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Ca 4076 FR

Le document présente les Perspectives agricoles de l'OCDE et de la FAO pour la période 2019-2028, mettant en avant les tendances du marché agricole mondial et les défis environnementaux. Il souligne que la demande de produits agricoles devrait augmenter de 15 % au cours de la prochaine décennie, tout en insistant sur la nécessité de réduire l'empreinte carbone de l'agriculture. Un chapitre spécial se concentre sur l'Amérique latine, qui est devenue le premier exportateur mondial de produits agricoles et doit équilibrer les besoins des populations rurales avec la protection des ressources naturelles.

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Le document présente les Perspectives agricoles de l'OCDE et de la FAO pour la période 2019-2028, mettant en avant les tendances du marché agricole mondial et les défis environnementaux. Il souligne que la demande de produits agricoles devrait augmenter de 15 % au cours de la prochaine décennie, tout en insistant sur la nécessité de réduire l'empreinte carbone de l'agriculture. Un chapitre spécial se concentre sur l'Amérique latine, qui est devenue le premier exportateur mondial de produits agricoles et doit équilibrer les besoins des populations rurales avec la protection des ressources naturelles.

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Perspectives agricoles

de l’OCDE et de la FAO
2019‑2028

CHAPITRE SPÉCIAL : AMÉRIQUE LATINE


Perspectives agricoles
de l’OCDE et de la FAO
2019‑2028
Cet ouvrage est publié sous la responsabilité du Secrétaire général de l’OCDE et celle du
Directeur général de la FAO. Les opinions et les interprétations exprimées ne reflètent pas
nécessairement les vues de l’OCDE ou des gouvernements de ses pays membres ou celles
de l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Ce document, ainsi que les données et cartes qu'il peut comprendre, sont sans préjudice du
statut de tout territoire, de la souveraineté s’exerçant sur ce dernier, du tracé des frontières
et limites internationales, et du nom de tout territoire, ville ou région.

Les appellations employées dans ce produit d'information et la présentation des données


qui y figurent n’impliquent de la part de l'Organisation des Nations Unies pour
l'alimentation et l'agriculture (FAO) aucune prise de position quant au statut juridique ou
au stade de développement des pays, territoires, villes ou zones ou de leurs autorités, ni
quant au tracé de leurs frontières ou limites.

Les noms de pays et territoires employés dans ce document sont ceux qu’utilise la FAO.

Merci de citer cet ouvrage comme suit :


OCDE/FAO (2019), Perspectives agricoles de l'OCDE et de la FAO 2019-2028, Éditions OCDE, Paris/FAO,
Rome, [Link]

ISBN 978-92-64-31271-5 (imprimé)


ISBN 978-92-64-31272-2 (pdf)

Perspectives agricoles de l'OCDE et de la FAO


ISSN 1563-0455 (imprimé)
ISSN 1999-1150 (en ligne)

FAO
ISBN 978-92-5-131389-3 (imprimé et PDF)

Les données statistiques concernant Israël sont fournies par et sous la responsabilité des autorités israéliennes
compétentes. L’utilisation de ces données par l’OCDE est sans préjudice du statut des hauteurs du Golan, de
Jérusalem-Est et des colonies de peuplement israéliennes en Cisjordanie aux termes du droit international.
La position de l'ONU sur la question de Jérusalem figure dans la Résolution 181 (II) du 29 novembre 1947 et dans des
résolutions postérieures à cette date de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité relatives à cette question.

Crédits photo : Couverture © Concept initial réalisé par Juan Luis Salazar. Adaptations par OCDE.

Les corrigenda des publications de l’OCDE sont disponibles sur : [Link]/about/publishing/[Link].


© OCDE/FAO 2019

La copie, le téléchargement ou l’impression du contenu OCDE pour une utilisation personnelle sont autorisés. Il est possible d’inclure des
extraits de publications, de bases de données et de produits multimédia de l’OCDE dans des documents, présentations, blogs, sites internet
et matériel pédagogique, sous réserve de faire mention de la source et du copyright. Toute demande en vue d’un usage public ou
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au Centre français d’exploitation du droit de copie (CFC), contact@[Link].
AVANT-PROPOS │3

Avant-propos

L’agriculture est devenue un secteur des plus contrasté dans le monde, avec un éventail
d’acteurs allant des petites exploitations de subsistance aux grandes multinationales. Les
produits des agriculteurs sont vendus frais sur les marchés locaux, mais aussi dans le monde
entier au moyen de chaînes de valeur modernes et sophistiquées. Au-delà de leur rôle
traditionnel de « nourrisseurs » de l’humanité, les agriculteurs sont aussi d’importants
gardiens de l’environnement naturel et sont devenus des producteurs d’énergie
renouvelable.
Pour pouvoir répondre aux fortes attentes de la société vis-à-vis de l’agriculture, les
décideurs publics et privés doivent disposer d’informations fiables sur les tendances
probables de la demande, de l’offre, des échanges et des prix dans le monde, ainsi que sur
les facteurs qui les déterminent. Les Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO
constituent à cet égard un repère annuel qui fournit un scénario de référence complet de
l’évolution à moyen terme des marchés des produits agricoles aux niveaux national,
régional et mondial.
En plus de présenter un scénario plausible d’évolution des marchés agricoles sur la
décennie à venir, les Perspectives mettent en lumière les risques de plus en plus nombreux
qui planent sur ces marchés, ce qui peut aider les décideurs à mieux les anticiper et y faire
face. On peut citer à cet égard la propagation des épizooties et des maladies des plantes, le
risque croissant de phénomènes climatiques extrêmes ainsi que les perturbations des
approvisionnements que pourraient provoquer les tensions commerciales de plus en plus
vives.
Selon les projections des Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO 2019-2028, la
demande de produits agricoles progressera de 15 % sur les dix années à venir. Les moyens
mis en œuvre pour la satisfaire détermineront l’impact du secteur sur les ressources
naturelles disponibles, en particulier sur les terres, l’eau et la biodiversité. L’augmentation
de la production alimentaire s’accompagne aussi d’une hausse des émissions de gaz à effet
de serre, imputables pour près d’un quart à l’agriculture, à la foresterie et au changement
d’affectation des terres.
Sans surprise, des contraintes de plus en plus fortes pèsent sur l’agriculture pour l’amener
à réduire son empreinte carbone et contribuer à lutter contre le changement climatique.
Dans le même temps, l’agriculture permet à environ deux milliards de personnes de
subvenir à leurs besoins. Une grande partie des populations les plus démunies vivront
encore en zone rurale et resteront tributaires de l’agriculture pour une bonne part de leurs
revenus. Quelque 820 millions de personnes dans le monde sont encore touchées par la
sous-nutrition, tandis que des millions d’autres souffrent d’autres formes de malnutrition,
qu’il s’agisse de carences en micronutriments ou d’obésité, par exemple.
Ce rapport apporte un substrat utile aux travaux de nos Membres visant à éliminer la faim,
assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable
d’ici 2030, ainsi qu’ils s’y sont engagés dans le cadre des Objectifs de développement
durable (ODD) et de l’Accord de Paris de 2015 adopté au titre de la Convention-cadre des
Nations Unies sur les changements climatiques.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


4 │ AVANT-PROPOS

La présente édition des Perspectives comporte un chapitre spécial consacré aux


perspectives et enjeux de l’agriculture dans la région de l’Amérique latine et des Caraïbes.
Bien que caractérisée par une immense diversité, cette région est devenue le premier
exportateur mondial de produits agricoles et devrait conforter encore sa position au cours
de la prochaine décennie. Elle abrite par ailleurs 57 % des forêts primaires et 40 à 50 % de
la biodiversité du monde. Dans toute l’Amérique latine et les Caraïbes, les pouvoirs publics
doivent intervenir de manière ciblée et concertée afin de créer un environnement favorable
qui permette aux populations rurales de subvenir à leurs besoins tout en protégeant les
ressources naturelles et en promouvant des relations commerciales bénéfiques avec les
régions importatrices de produits alimentaires.
Le présent rapport complète les travaux menés en collaboration par nos deux organisations
dans un cadre plus vaste, notamment celui des processus du G20 et du G7. En particulier,
le Système d’information sur les marchés agricoles (AMIS) vient compléter ces
Perspectives à moyen terme en fournissant des renseignements à court terme qui
contribuent à améliorer la transparence des marchés et la coordination de l’action publique
en faveur de la sécurité alimentaire.
Nous espérons que cette nouvelle édition des Perspectives, fruit de notre collaboration,
continuera de fournir aux pouvoirs publics de nos Membres et à tous les autres acteurs des
renseignements et analyses prospectifs utiles sur les marchés. Ces informations peuvent
permettre aux pays de prendre des décisions éclairées au profit de leurs citoyens et de
protéger les ressources naturelles dont ils dépendent. Nos organisations ont à cœur
d’œuvrer de concert pour veiller à ce que les ressources naturelles dont nous disposons
soient utilisées de manière durable dans le but d’améliorer la sécurité alimentaire et la
nutrition dans le monde, et pour contribuer de manière constructive aux moyens déployés
pour atteindre les ODD.

Angel Gurría José Graziano da Silva


Secrétaire général Directeur général
Organisation pour le développement Organisation des Nations Unies pour
et co-opération économique l'alimentation et l'agriculture

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


REMERCIEMENTS │5

Remerciements

Les Perspectives agricoles 2019-2028 sont le fruit de la collaboration entre l’Organisation


de coopération et de développement économiques (OCDE) et l’Organisation des Nations
Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Les deux organisations mettent en
commun leurs connaissances spécialisées sur les produits, les politiques et les pays, ainsi
que les informations fournies par leurs pays membres, afin de produire chaque année une
analyse des perspectives des marchés nationaux, régionaux et mondiaux des produits
agricoles de base pour la décennie à venir.
La présente édition des Perspectives agricoles a été préparée conjointement par les
Secrétariats de l’OCDE et de la FAO.
À l’OCDE, les personnes de la Direction des échanges et de l'agriculture qui ont contribué
à l’élaboration du scénario de référence et à l’écriture du rapport sont : Marcel Adenäuer,
Jonathan Brooks (chef de Division), Koen Deconinck, Annelies Deuss, Armelle Elasri
(coordonnatrice de la publication), Hubertus Gay (coordonnateur des Perspectives),
Céline Giner, Gaëlle Gouarin, Claude Nenert, Ana-Maria Muresan et Grégoire Tallard, de
la Division des échanges et des marchés agro-alimentaires, et, pour la pêche et
l’aquaculture, James Innes, de la Division des politiques des ressources naturelles. Csaba
Gaspar et Sophia Gnych des Systèmes de semences de l'OCDE ont apporté leur concours
à la préparation de l’encadré sur les innovations en matière de sélection végétale. Le
Secrétariat de l’OCDE est reconnaissant aux experts invités Abdi Ali (Agriculture et
Agroalimentaire Canada), Aline Gomes de Almeida Gastardelo (ministère brésilien de
l’Agriculture, de l’Élevage et de l’Approvisionnement), et Yu Wen (Académie chinoise
des sciences agricoles) pour leurs contributions. L’analyse stochastique partielle repose sur
les travaux de l’unité Aspects économiques de l’agriculture du Centre commun de
recherche de la Commission européenne ; Thomas Chatzopoulos et Ignacio Pérez
Domínguez ont fourni l’encadré sur les événements météorologiques extrêmes. Kelsey
Burns, Helen Maguire et Michèle Patterson se sont chargées de l’organisation des réunions
et de la préparation de la publication. L’assistance technique à la préparation de la base de
données des Perspectives a été assurée par Karine Lepron, Eric Espinasse et Frano Ilicic.
Beaucoup d’autres collègues du Secrétariat de l’OCDE et les délégués des pays membres
ont apporté des commentaires utiles sur les versions préliminaires de ce rapport.
À l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les
projections de référence et le rapport ont été préparés par les membres de la Division du
commerce et des marchés (EST) sous la direction de Boubaker Ben-Belhassen (Directeur,
EST) et Josef Schmidhuber (Directeur adjoint, EST), selon les orientations générales
définies par Máximo Torero (Sous-directeur général, Département du développement
économique et social) et par l’équipe de direction du Département du développement
économique et social. L’équipe chargée des projections centrales se composait de
Francesca Biasetton, Katia Covarrubias, Sergio René Araujo Enciso, Holger Matthey (chef
d'équipe), Svetlana Mladenovic et Javier Sanchez Alvarez. Pour les produits halieutiques
et aquacoles, l’équipe était constituée de Stefania Vannuccini et Adrienne Egger du

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


6 │ REMERCIEMENTS

Département des pêches et de l’aquaculture de la FAO, avec le soutien technique de Pierre


Charlebois. Des conseils sur les questions relatives aux farines de poisson et à l’huile de
poisson ont été fournis par Enrico Bachis de l’IFFO (The Marine Ingredients Organisation).
Salar Tayyib, Carola Fabi et Alicia English ont apporté des informations et une aide utiles
concernant les données de FAOSTAT. Abdolreza Abbassian, ElMamoun Amrouk, Thomas
Bower, Erin Collier, Jean Luc Mastaki Namegabe, Shirley Mustafa, Adam Prakash,
Peter Thoenes, G.A. Upali Wickramasinghe et Di Yang ont apporté leurs connaissances
spécialisées sur les produits. L’encadré consacré à la concurrence entre alimentation
animale et alimentation humaine a été mis au point par Anne Mottet et Alessandra Falcucci.
Nous remercions Tracy Davids, experte invitée du Bureau pour la politique alimentaire et
agricole de l’Université de Pretoria. David Bedford, Julie Claro, Harout Dekermendjian,
Annamaria Giusti, Kotomi Honda, Yanyun Li, Lavinia Lucarelli, Emanuele Marocco et
Marco Milo ont participé aux recherches et à la préparation de la base de données. Cette
édition a aussi été commentée par d’autres collègues de la FAO et d’institutions des pays
membres. Araceli Cardenas, Ettore Vecchione, Yongdong Fu, Jessica Mathewson et
Raffaella Rucci ont apporté une aide précieuse sur les questions de publication et de
communication. Le chapitre 2 des Perspectives, « L’agriculture en Amérique latine :
perspectives et enjeux », a été préparé par les Secrétariats de la FAO et de l’OCDE. Il a été
rédigé sous la conduite de Salomón Salcedo Baca. L’encadré sur l’obésité est une
contribution de Céline Giner, Aline Gomes de Almeida Gastardelo et Ana-Maria Muresan
du Secrétariat de l’OCDE. Sabine Altendorf et Giuseppe Bonavita du Secrétariat de la FAO
ont préparé celui sur les bananes et les fruits tropicaux.
Enfin, les informations et commentaires fournis par l’Association mondiale des planteurs
de betteraves et de canne à sucre, le Comité consultatif international du coton, le Conseil
international des céréales, l’Association internationale de l’industrie des engrais, la
Fédération internationale du lait, la Marine Ingredients Organisation (IFFO) et
l’Organisation internationale du sucre ont été très précieux. Le Secrétariat de l’OCDE
remercie également la Fédération internationale des semences des éléments fournis pour
l’encadré concernant les innovations en matière de sélection végétale.
Les Perspectives agricoles complètes, y compris la base de données documentée, qui
comprend les séries chronologiques et les projections, peuvent être consultées sur le site
internet commun de l’OCDE et de la FAO : [Link] La publication
Perspectives agricoles 2019-2028 est disponible sur OECD iLibrary.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


TABLE DES MATIÈRES │7

Table des matières

Avant-propos ......................................................................................................................................... 3
Remerciements....................................................................................................................................... 5
Acronymes et abréviations.................................................................................................................. 14
Monnaies............................................................................................................................................ 16
Listes des groupes de pays et territoires ............................................................................................ 17
Listes des groupes régionaux de pays et territoires............................................................................ 18
Résumé ................................................................................................................................................. 19
Amérique latine et Caraïbes ............................................................................................................... 20
Vue d’ensemble................................................................................................................ 22
1.1. Introduction................................................................................................................................. 23
1.2. Prix .............................................................................................................................................. 26
1.3. Consommation ............................................................................................................................ 28
1.4. Production ................................................................................................................................... 42
1.5. Échanges ..................................................................................................................................... 56
1.6. Risques et incertitudes ................................................................................................................ 60
Notes .................................................................................................................................................. 73
L’agriculture en Amérique latine : perspectives et enjeux.......................................... 76
2.1. Introduction................................................................................................................................. 77
2.2. Développement agricole ............................................................................................................. 79
2.3. Perspectives à moyen terme ........................................................................................................ 89
2.4. Défis stratégiques et lignes d’action possibles .......................................................................... 107
2.5. Conclusion ................................................................................................................................ 122
Note.................................................................................................................................................. 123
References........................................................................................................................................ 124
Annexe 2.A. Prévalence de l’obésité en Amérique latine et dans les Caraïbes ............................... 130
Céréales .......................................................................................................................... 135
3.1. Situation du marché .................................................................................................................. 136
3.2. Principaux éléments des projections ......................................................................................... 136
3.3. Prix ............................................................................................................................................ 138
3.4. Production ................................................................................................................................. 139
3.5. Consommation .......................................................................................................................... 142
3.6. Échanges ................................................................................................................................... 148
3.7. Principales questions et incertitudes ......................................................................................... 152
Oléagineux et produits oléagineux ............................................................................... 154
4.1. Situation du marché .................................................................................................................. 155

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


8 │ TABLE DES MATIÈRES

4.2. Principaux éléments des projections ......................................................................................... 155


4.3. Prix ............................................................................................................................................ 157
4.4. Production d’oléagineux ........................................................................................................... 158
4.5. Trituration d’oléagineux et production d’huiles végétales et de tourteaux protéiques ............. 159
4.6. Consommation d’huile végétale ............................................................................................... 161
4.7. Consommation de tourteaux protéiques.................................................................................... 162
4.8. Échanges ................................................................................................................................... 163
4.9. Principales questions et incertitudes ......................................................................................... 165
Sucre ............................................................................................................................... 167
5.1. Situation du marché .................................................................................................................. 168
5.2. Principaux éléments des projections ......................................................................................... 168
5.3. Prix ............................................................................................................................................ 170
5.4. Production ................................................................................................................................. 171
5.5. Consommation .......................................................................................................................... 174
5.6. Échanges ................................................................................................................................... 176
5.7. Principales questions et incertitudes ......................................................................................... 178
Viande ............................................................................................................................ 180
6.1. Situation du marché .................................................................................................................. 181
6.2. Principaux éléments des projections ......................................................................................... 181
6.3. Prix ............................................................................................................................................ 184
6.4. Production ................................................................................................................................. 185
6.5. Consommation .......................................................................................................................... 190
6.6. Échanges ................................................................................................................................... 192
6.7. Principales questions et incertitudes ......................................................................................... 194
Notes ................................................................................................................................................ 195
Lait et produits laitiers ................................................................................................. 196
7.1. Situation du marché .................................................................................................................. 197
7.2. Principaux éléments des projections ......................................................................................... 197
7.3. Prix ............................................................................................................................................ 199
7.4. Production ................................................................................................................................. 200
7.5. Consommation .......................................................................................................................... 202
7.6. Échanges ................................................................................................................................... 203
7.7. Principales questions et incertitudes ......................................................................................... 205
Note.................................................................................................................................................. 206
Produits halieutiques et aquacoles ............................................................................... 207
8.1. Situation du marché .................................................................................................................. 208
8.2. Principaux éléments des projections ......................................................................................... 208
8.3. Prix ............................................................................................................................................ 210
8.4. Production ................................................................................................................................. 211
8.5. Consommation .......................................................................................................................... 214
8.6. Échanges ................................................................................................................................... 217
8.7. Principales questions et incertitudes ......................................................................................... 219
Notes ................................................................................................................................................ 221
Biocarburants ................................................................................................................ 223
9.1. Situation du marché .................................................................................................................. 224

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


TABLE DES MATIÈRES │9

9.2. Principaux éléments des projections ......................................................................................... 224


9.3. Prix ............................................................................................................................................ 226
9.4. Production et consommation..................................................................................................... 227
9.5. Échanges ................................................................................................................................... 236
9.6. Principales questions et incertitudes ......................................................................................... 237
Notes ................................................................................................................................................ 237
Coton ............................................................................................................................ 239
10.1. Situation du marché ................................................................................................................ 240
10.2. Principaux éléments des projections ....................................................................................... 240
10.3. Prix .......................................................................................................................................... 242
10.4. Production ............................................................................................................................... 244
10.5. Consommation ........................................................................................................................ 245
10.6. Échanges ................................................................................................................................. 248
10.7. Principales questions et incertitudes ....................................................................................... 248
Notes ................................................................................................................................................ 249
Annexe A. Glossaire .......................................................................................................................... 251
Annexe B. Méthodologie ................................................................................................................... 256
Établissement des Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO ................................................ 256
Sources et hypothèses utilisées pour les projections macroéconomiques ........................................ 258
Le modèle Aglink-Cosimo ............................................................................................................... 258
Annexe C. Annexe statistique ........................................................................................................... 262

Tableaux

Tableau 2.1. Évolution de la taille moyenne des exploitations dans certains pays de la région ALC,
d’après les derniers recensements ................................................................................................. 85
Tableau 2.2. Politiques nutritionnelles en Amérique latine................................................................... 89
Tableau 2.3. Contribution de l’agriculture aux émissions de GES de certains pays ........................... 116
Tableau 3.1. Consommation de riz par habitant .................................................................................. 148
Tableau 9.1. Classement des producteurs de biocarburants et principales matières premières........... 228
Tableau 9.2. Cadre décisionnel de l’UE concernant les biocarburants ............................................... 231

Graphiques

Graphique 1.1. Situation des principaux marchés ................................................................................. 24


Graphique 1.2. Variation annuelle moyenne des prix réels des produits agricoles, 2019-28 ................ 26
Graphique 1.3. Evolution à moyen terme des prix des produits agricoles, en valeur réelle .................. 27
Graphique 1.4. Evolution à long terme des prix des produits agricoles, en valeur réelle ..................... 27
Graphique 1.5. Principales utilisations des produits agricoles et leurs déterminants ............................ 29
Graphique 1.6. Consommation mondiale des principaux produits........................................................ 30
Graphique 1.7. Contribution des régions à la consommation alimentaire de certains produits ............ 31
Graphique 1.8. Contribution de la population à la croissance de la consommation alimentaire .......... 32
Graphique 1.9. Contribution des différents groupes de produits à la disponibilité totale de calories
par jour et par habitant................................................................................................................... 33
Graphique 1.10. Sources et disponibilité totale de protéines par jour et par habitant ........................... 33

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


10 │ TABLE DES MATIÈRES

Graphique 1.11. Variation en pourcentage de la part de différents groupes d'aliments dans l'apport
quotidien de calories par habitant, 2016-18 à 2028 ....................................................................... 37
Graphique 1.12. Consommation d'aliments pour animaux et production animale dans le secteur des
non-ruminants au cours des dix prochaines années ....................................................................... 40
Graphique 1.13. Evolution de la demande de biocarburants dans les grandes régions ......................... 41
Graphique 1.14. Part des biocarburants en pourcentage de la consommation totale, par grandes
catégories de matières premières agricoles ................................................................................... 42
Graphique 1.15. Population, production agricole et utilisation des terres agricoles à long terme ........ 43
Graphique 1.16. Tendances régionales de la production agricole, halieutique et aquacole ................. 44
Graphique 1.17. Répartition de la superficie agricole mondiale ........................................................... 45
Graphique 1.18. Evolution de l'utilisation des terres agricoles, 2016-18 à 2028 .................................. 45
Graphique 1.19. Croissance de la production végétale ......................................................................... 46
Graphique 1.20. Production de maïs ..................................................................................................... 47
Graphique 1.21. Croissance de la production animale mondiale .......................................................... 50
Graphique 1.22. Sources de croissance de la production de viande, par région.................................... 51
Graphique 1.23. Production laitière, rendement et nombre d'animaux ................................................. 52
Graphique 1.24. Aquaculture et pêche .................................................................................................. 53
Graphique 1.25. Emissions directes de gaz à effet de serre imputables à l'agriculture ......................... 55
Graphique 1.26. Balances commerciales agricoles par région, en valeur constante ............................. 57
Graphique 1.27. Parts de l'Ukraine et de la Fédération de Russie dans les exportations mondiales ..... 57
Graphique 1.28. Rapport entre les importations nettes et la consommation intérieure ......................... 58
Graphique 1.29. Part des échanges intrarégionaux dans le total des échanges des pays du PTPGP en
2016 ............................................................................................................................................... 60
Graphique 1.30. Éventail des résultats relatifs au maïs en 2028 ........................................................... 61
Graphique 1.31. Éventail des résultats relatifs au prix mondial du maïs en 2028, par type de choc..... 62
Graphique 1.32. Croissance de la population mondiale ........................................................................ 68
Graphique 1.33. Coissance du revenu par habitant ............................................................................... 69
Graphique 1.34. Taux de croissance annuels du PIB, 2019-2028 ......................................................... 70
Graphique 2.1. Croissance annuelle de la productivité totale des facteurs dans l'agriculture,
moyennes pondérées, 1991-2015 .................................................................................................. 80
Graphique 2.2. Superficie récoltée en céréales et en soja en Amérique latine et dans les Caraïbes ..... 83
Graphique 2.3. Cheptel par sous-région de la zone Amérique latine et les Caraïbes ............................ 83
Graphique 2.4. Prévalence du surpoids ou de l'obésité chez les adultes dans le monde ....................... 87
Graphique 2.5. Gros plan sur la part des matières grasses, des sucres libres et des protéines dans la
composition nutritionnelle des régimes alimentaires de la région Amérique latine et les
Caraïbes ......................................................................................................................................... 88
Graphique 2.6. Consommation de viande par habitant dans la région Amérique latine et les
Caraïbes ......................................................................................................................................... 91
Graphique 2.7. Croissance annuelle de la demande des principaux groupes de produits dans la
région Amérique latine et Caraïbes ............................................................................................... 92
Graphique 2.8. Sources de croissance de la production végétale de la région Amérique latine et
Caraïbes ......................................................................................................................................... 92
Graphique 2.9. Production céréalière dans la région Amérique latine et Caraïbes ............................... 93
Graphique 2.10. Répartition de la production de soja dans la région Amérique latine et les Caraïbes . 94
Graphique 2.11. Exportations nettes de bananes et de fruits tropicaux de la région Amérique latine
et Caraïbes ..................................................................................................................................... 99
Graphique 2.12. Production animale en Amérique latine et dans les Caraïbes ................................... 100
Graphique 2.13. Production de l'aquaculture et pêche de la région Amérique latine et Caraïbes ....... 102
Graphique 2.14. Balance des échanges agricoles par sous-région de la zone Amérique latine et
Caraïbes, en valeur constante ...................................................................................................... 103

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


TABLE DES MATIÈRES │ 11

Graphique 2.15. Part des exportations dans la production intérieure de la région Amérique latine et
Caraïbes ....................................................................................................................................... 105
Graphique 2.16. Balance commerciale des céréales de la région Amérique latine et Caraïbes .......... 105
Graphique 2.17. Destination des exportations de produits agricoles et halieutiques de la région
Amérique latine et Caraïbes par valeur en USD.......................................................................... 106
Graphique 2.18. Parts du soutien budgétaire et de l'ESSG dans les allocations budgétaires totales au
secteur, 2015-17 ou dernière année disponible ........................................................................... 108
Graphique 2.19. Composition de l'estimation du soutien aux producteurs par pays, 2015-17 ou
dernière année disponible ............................................................................................................ 109
Graphique 2.20. Émissions de GES du secteur de l'élevage par région en 2017 ................................ 116
Graphique 2.21. Brésil : sources d'émissions directes de l'agriculture ................................................ 117
Graphique 3.1. Prix mondiaux des céréales ........................................................................................ 137
Graphique 3.2. Taux de croissance mondiaux des superficies récoltées et des rendements pour les
céréales ........................................................................................................................................ 140
Graphique 3.3. Contribution régionale à la hausse de la production de céréales, 2016-18 à 2028 ..... 141
Graphique 3.4. Stocks et ratio stocks/consommation de céréales à l’échelle mondiale ...................... 143
Graphique 3.5. Consommation de céréales dans les pays développés et en développement .............. 145
Graphique 3.6. Fonctionnement général des programmes de stockage public.................................... 146
Graphique 3.7. Pourcentage de variation des prix aux producteurs .................................................... 147
Graphique 3.8. Volumes des échanges mondiaux de céréales par produit .......................................... 149
Graphique 3.9. Parts des principales régions exportatrices dans les exportations mondiales ............. 150
Graphique 3.10. Stocks et ratio stocks/consommation de maïs à l’échelle mondiale ......................... 153
Graphique 4.1. Exportations d’oléagineux et de produits oléagineux par région................................ 156
Graphique 4.2. Évolution des prix mondiaux des oléagineux ............................................................. 157
Graphique 4.3. Production d’oléagineux par région............................................................................ 158
Graphique 4.4. Production de tourteaux protéiques et d’huile végétale par variété ............................ 160
Graphique 4.5. Quantité d’huile végétale alimentaire disponible par habitant dans les principaux
pays.............................................................................................................................................. 161
Graphique 4.6. Proportion des huiles végétales utilisées dans la production de biodiesel .................. 162
Graphique 4.7. Croissance annuelle moyenne de la consommation de tourteaux protéiques et de la
production animale (2019-28) ..................................................................................................... 163
Graphique 4.8. Part des exportations dans la production totale d’oléagineux et de produits
oléagineux des trois plus gros pays exportateurs......................................................................... 164
Graphique 5.1. Offre et demande de sucre, par région ........................................................................ 169
Graphique 5.2. Évolution des prix mondiaux du sucre ....................................................................... 171
Graphique 5.3. Production des cultures sucrières dans le monde........................................................ 173
Graphique 5.4. Production de sucre par type de culture ...................................................................... 174
Graphique 5.5. Demande de sucre par habitant dans les principaux pays et régions .......................... 175
Graphique 5.6. Part de l'isoglucose dans la consommation d'édulcorants dans les principaux pays
consommateurs, par habitant ....................................................................................................... 176
Graphique 5.7. Exportations de sucre des grands pays et régions ....................................................... 177
Graphique 5.8. Importations de sucre des grands pays et régions ....................................................... 178
Graphique 6.1. Prix mondiaux de la viande ........................................................................................ 182
Graphique 6.2. Indice du coût de l’alimentation animale et ratios entre le prix nominal de la viande
et celui de l’alimentation animale................................................................................................ 184
Graphique 6.3. Croissance de la production par région et par type de viande .................................... 186
Graphique 6.4. Pays contribuant le plus à l’augmentation de la production par type de viande ......... 187
Graphique 6.5. Effectifs des vaches à viande aux États-Unis ............................................................. 187
Graphique 6.6. Production chinoise de viande porcine ....................................................................... 190
Graphique 6.7. Consommation de viande par habitant, par région ..................................................... 191

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12 │ TABLE DES MATIÈRES

Graphique 6.8. Importations de viande dans certains pays du PTPGP ............................................... 193
Graphique 7.1. Consommation par habitant de produits laitiers frais et transformés, en extrait sec
de lait ........................................................................................................................................... 198
Graphique 7.2. Prix des produits laitiers ............................................................................................. 199
Graphique 7.3. Variation annuelle des effectifs du cheptel laitier et des rendements entre 2019 et
2028 ............................................................................................................................................. 201
Graphique 7.4. Production et rendements laitiers dans un certain nombre de pays et de régions ....... 201
Graphique 7.5. Exportations de produits laitiers par région ................................................................ 204
Graphique 7.6. Importations de produits laitiers par région ................................................................ 204
Graphique 8.1. Contribution de l’aquaculture à la production régionale de produits halieutiques et
aquacoles ..................................................................................................................................... 209
Graphique 8.2. Prix mondiaux des produits halieutiques et aquacoles ............................................... 210
Graphique 8.3. Production aquacole et halieutique mondiale ............................................................. 212
Graphique 8.4. Croissance de la production aquacole mondiale par espèce ....................................... 213
Graphique 8.5. Part des importations dans la consommation de poisson destiné à l’alimentation
humaine, par région ..................................................................................................................... 215
Graphique 8.6. Évolution de la consommation de poisson par habitant, par région ........................... 216
Graphique 8.7. Part de la farine et de l’huile de poisson dans les rations alimentaires des animaux .. 217
Graphique 8.8. Exportations de poisson destiné à la consommation humaine, par principaux
exportateurs, en 2016-18 et 2028 ................................................................................................ 218
Graphique 8.9. Importations de poisson destiné à la consommation humaine, par principaux
importateurs, en 2016-18 et 2028 ................................................................................................ 219
Graphique 9.1. Evolution de la demande de biocarburants dans les grandes régions ......................... 225
Graphique 9.2. Évolution des prix des biocarburants et des matières premières qui les composent .. 227
Graphique 9.3. Production mondiale de biocarburants à partir de produits de base traditionnels et
avancés ........................................................................................................................................ 229
Graphique 9.4. Évolution du marché mondial de l’éthanol ................................................................. 232
Graphique 9.5. Essor du marché mondial du biodiesel ....................................................................... 234
Graphique 9.6. Des échanges de biocarburants dominés par une poignée d’acteurs mondiaux ......... 236
Graphique 10.1. Production mondiale de coton .................................................................................. 242
Graphique 10.2. Prix mondiaux du coton ............................................................................................ 243
Graphique 10.3. Production, consommation et stocks de coton dans le monde .................................. 244
Graphique 10.4. Rendements et surface consacrée au coton dans les principaux pays producteurs ... 245
Graphique 10.5. Évolution de la consommation de fibres textiles ...................................................... 246
Graphique 10.6. Consommation de coton par région .......................................................................... 247

Encadrés

Encadré 1.1. L’alimentation animale et l’alimentation humaine sont-elles en concurrence ? .............. 38


Encadré 1.2. Innovations en matière de sélection végétale ................................................................... 48
Encadré 1.3. Effets possibles des événements météorologiques extrêmes. ........................................... 63
Encadré 1.4. Hypothèses concernant la situation macroéconomique et les politiques publiques ......... 68
Encadré 2.1. L’agriculture en Amérique latine et Caraïbes – un secteur caractérisé par les
contrastes ....................................................................................................................................... 78
Encadré 2.2. L’épidémie d’obésité dans la région de l’Amérique latine et des Caraïbes ..................... 86
Encadré 2.3. Bananes et fruits tropicaux en Amérique latine et dans les Caraïbes ............................... 96
Encadré 3.1. Répercussions économiques des politiques de stockage public du riz en Asie .............. 145
Encadré 6.1. Hypothèses retenues par la Chine à l’égard de la peste porcine africaine ...................... 189
Encadré 9.1. Les biocarburants en bref ............................................................................................... 228

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TABLE DES MATIÈRES │ 13

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14 │ ACRONYMES ET ABBRÉVIATIONS

Acronymes et abréviations

ACEUM Accord Canada-États-Unis–Mexique


AECG Accord économique et commercial global
AFAT Agriculture, foresterie et autres affectations des terres
AIC Agriculture intelligente face au climat
AIE Agence internationale de l'énergie
ALC Amérique latine et Caraïbes
ALE Accord de libre échange
ALENA Accord de libre-échange nord-américain
AMIS Système d’information du marché agricole
APE Accords de partenariat économique
BRIC Brésil, Fédération de Russie, Inde et Chine
BRICS Brésil, Fédération de Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud
CAC Amérique centrale et Caraïbes
CAF Coût, assurance, fret
CCC Commodity Credit Corporation (États-Unis)
CEPALC Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes
CIAT Centre international d'agriculture tropicale
CRISPR Courtes répétitions palindromiques groupées et régulièrement espacées
cts/lb Cents par livre
DCP Déflateur de consommation privée
EISA Energy Independence and Security Act of 2007 (Loi de 2007 sur l’indépendance et la sécurité énergétiques)
(États-Unis)
El Niño Phénomène climatique lié à la température des grands courants marins
EMBRAPA Empresa Brasileira de Pesquisa Agropecuária (Entreprise brésilienne de recherche agricole)
EPA Environmental Protection Agency (Agence pour la protection de l’environnement) (États-Unis)
epc Equivalent poids carcasse
é.s Équivalent poids sec
ESP Estimation du soutien aux producteurs
ESSG Estimation du soutien aux services d’intérêt général
est Estimation
FAO Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture
FIDA Fonds international de développement agricole
FMI Fonds monétaire international
FOB Franco à bord (prix à l'exportation)
G20 Groupe des 20 premières économies développées et en développement (voir le glossaire)
GES Gaz à effet de serre
GIEC Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat
ha Hectare
hl Hectolitre
IBGE Instituto Brasileiro de Geografia e Estatistica (Institut brésilien de géographie et de statistique) (Brésil)
IPC Indice des prix à la consommation
IFPRI Institut international de recherche sur les politiques alimentaires
INDAP El Instituto de Desarrollo Agropecuario (Institut de développement agricole du ministère de l’Agriculture)
(Chili)

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ACRONYMES ET ABBRÉVIATIONS │ 15

INIA Instituto de Investigaciones Agropecuarias (Chili)


kg Kilogramme
Kt Kilotonne
La Niña Phénomène climatique lié au phénomène El Niño (voir le glossaire)
lb Livre (poids)
MENA Moyen-Orient et Afrique du Nord
MERCOSUR Mercado Común del Sur (Marché commun du Sud)
Mha Million d’hectares
Mt Million de tonnes
OCDE Organisation de coopération et de développement économiques
ODD Objectif de développement durable
OIE Organisation mondiale de la santé animale
OMC Organisation mondiale du commerce
OMS Organisation mondiale de la santé
ONG Organisation non gouvernementale
ONU Organisation des Nations Unies
OIS Organisation Internationale du Sucre
PAC Politique agricole commune (Union européenne)
pac Prêt à cuire
PAM Programme alimentaire mondial
PIB Produit intérieur brut
PMA Pays les moins avancés
PME Petites et moyennes entreprises
PNUE Programme des Nations Unies pour l'environnement
PPA Parité de pouvoir d’achat
PTF Productivité totale des facteurs
PTP Partenariat transpacifique
PTPGP Accord de partenariat transpacifique global et progressiste
p.v. Poids vif
RAM Résistance aux antimicrobiens
R-D Recherche-développement
REAF Reunión Especializada en Agricultura Familiar (Forum spécialisé dans l’agriculture familiale)
RFS / RFS2 Renewable Fuel Standard (norme sur les carburants renouvelables ; loi des États-Unis sur la politique de
l’énergie)
SDRP Syndrome dysgénésique et respiratoire du porc
t Tonne métrique
t/ha Tonne/ha
tq Base tel quel (sucre)
UE Pays membres de l’Union européenne, à l’exception du Royaume-Uni
UE-14 Les 14 États membres de l’Union européenne avant 2004, à l’exception du Royaume-Uni
UNICEF Fonds des Nations Unies pour l'enfance
USDA Ministère de l’Agriculture des États-Unis

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16 │ ACRONYMES ET ABBRÉVIATIONS

Monnaies

ARS Peso argentin


AUD Dollars australien
BRL Real brésilien
CAD Dollar canadien
CLP Peso chilien
CNY Yuan renminbi
EGP Livre égyptienne
EUR Euro (Europe)
GDP Livre sterling
IDR Roupie indonésienne
INR Roupie indienne
JPY Yen japonaise
KRW Won coréenne
MXN Peso mexicain
MYR Ringgit malaysien
NZD Dollar néo-zélandais
PKR Roupie pakistanaise
RUB Rouble russe
SAR Riyal saoudien
THB Bhat thaïlandaise
UAH Hryvna ukrainian
USD Dollar des États-Unis
ZAR Rand sud africain

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ACRONYMES ET ABBRÉVIATIONS │ 17

Listes des groupes de pays et territoires

Amérique En développement Anguilla, Antigua-et-Barbuda, Argentine, Aruba, Bahamas, Barbade, Belize, Bolivie (État plurinational de),
latine Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Cuba, Dominique, El Salvador, Équateur, Grenade, Guadeloupe,
Guatemala, Guyana, Guyane française, Haïti, Honduras, Îles Caïmanes, Îles Falkland, Îles Turques et
Caïques, Îles Vierges américaines, Îles Vierges britanniques, Jamaïque, Martinique, Mexique, Montserrat,
Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, Porto Rico, République dominicaine, Sainte-Lucie, Saint-Kitts-et-
Nevis, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Suriname, Trinité-et-Tobago, Uruguay, Venezuela (République
bolivarienne du)
Europe Développés Albanie, Andorre, Bélarus, Bosnie-Herzégovine, Fédération de Russie, Gibraltar, Île de Man, Îles Anglo-
Normandes, Îles Féroé, Îles Svalbard et Jan Mayen, Islande, République de Macédoine du Nord,
Liechtenstein, Monaco, Monténégro, Norvège, République de Moldova, Royaume-Uni, Saint-Marin, Saint-
Siège, Serbie, Suisse, Ukraine, Union européenne1.
Afrique Développés Afrique du Sud
En développement Algérie, Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cabo Verde, Cameroun, Comores, Congo,
Côte d'Ivoire, Djibouti, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée équatoriale,
Guinée-Bissau, Kenya, Lesotho, Libéria, Libye, Madagascar, Malawi, Mali, Maroc, Maurice, Mauritanie,
Mayotte, Mozambique, Namibie, Niger, Nigéria, Ouganda, République centrafricaine,
République démocratique du Congo, République-Unie de Tanzanie, Réunion, Rwanda, Sahara
occidental, Sainte-Hélène (Ascension et Tristan de Cunha), Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Seychelles,
Sierra Leone, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Swaziland, Tchad, Togo, Tunisie, Zambie, Zimbabwe
Asie Développés Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Israël, Japon, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan,
Turkménistan
En développement Afghanistan, Arabie saoudite, Bahreïn, Bangladesh, Bhoutan, Brunéi Darussalam, Cambodge, Chine -
continentale, Hong Kong, Chine, Macao, Chine, Taipei chinois, Émirats arabes unis, Inde, Indonésie, Iran
(République islamique d'), Iraq, Jordanie, Koweït, Liban, Malaisie, Maldives, Mongolie, Myanmar, Nauru,
Népal, Oman, Pakistan, Philippines, Qatar, République arabe syrienne, République de Corée, République
démocratique populaire lao, République populaire démocratique de Corée, Singapour, Sri Lanka,
Territoire palestinien occupé, Thaïlande, Timor-Leste, Turquie, Viet Nam, Yémen
Pays Développés Australie, Nouvelle-Zélande
d'Océanie
En développement Fidji, Guam, Îles Cook, Îles Mariannes du Nord, Îles Marshall, Micronésie (États fédérés de), Île Norfolk,
Îles Pitcairn, Îles Salomon, Îles Wallis et Futuna, Kiribati, Nioué, Polynésie française, Nouvelle-Calédonie,
Palaos, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Samoa, Samoa américaines, Tokélaou, Tonga, Tuvalu, Vanuatu
PMA2 Angola, Bangladesh, Bénin, Bhoutan, Burkina Faso, Burundi, Cambodge, Comores, Djibouti, Érythrée,
Éthiopie, Gambie, Guinée, Guinée équatoriale, Guinée-Bissau, Haïti, Îles Salomon, Kiribati, Lesotho,
Libéria, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Mozambique, Myanmar, Népal, Niger, Ouganda,
République centrafricaine, République démocratique du Congo, République démocratique populaire lao,
République-Unie de Tanzanie, Rwanda, Samoa, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Sierra Leone, Somalie,
Soudan, Soudan du Sud, Tchad, Timor-Leste, Togo, Tuvalu, Vanuatu, Yémen, Zambie
BRICS Afrique du Sud, Brésil, République populaire de Chine, Fédération de Russie, Inde
Note: 1 Désigne l’ensemble des États membres de l’Union européenne à l’exception du Royaume-Uni. 2 Les pays les moins
avancés (PMA) sont un sous-groupe des pays en développement. Les noms de pays et de territoires employés dans ce tableau
sont ceux en usage à la FAO.
Source : FAO, [Link]

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18 │ ACRONYMES ET ABBRÉVIATIONS

Listes des groupes régionaux de pays et territoires

Asie du Sud et de l’Est Afghanistan, Bangladesh, Bhoutan, Brunei Darussalam, Cambodge, République populaire de
Chine, Hong Kong, Chine, Macao, Chine, Taipei chinois, Inde, Indonésie, Japon, Malaisie,
Maldives, Mongolie, Myanmar, Népal, Pakistan, Philippines, République de Corée, République
démocratique populaire lao, République populaire démocratique de Corée, Singapour, Sri Lanka,
Thaïlande, Timor-Leste, Viet Nam, Yémen
Amérique latine et Caraïbes Anguilla, Antigua-et-Barbuda, Argentine, Aruba, Bahamas, Barbade, Belize, Bolivie (État
plurinational de), Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Cuba, Dominique, El Salvador, Équateur,
Grenade, Guadeloupe, Guatemala, Guyana, Guyane française, Haïti, Honduras, Îles Caïmanes,
Îles Falkland, Îles Turques et Caïques, Îles Vierges américaines, Îles Vierges britanniques,
Jamaïque, Martinique, Mexique, Montserrat, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, Porto Rico,
République dominicaine, Sainte-Lucie, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les Grenadines,
Suriname, Trinité-et-Tobago, Uruguay, Venezuela (République bolivarienne du)
Amérique du Nord Canada, États-Unis
Afrique sub-saharienne Afrique du Sud, Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cabo Verde, Cameroun,
Comores, Congo, Côte d'Ivoire, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée,
Guinée équatoriale, Guinée-Bissau, Kenya, Lesotho, Libéria, Madagascar, Malawi, Mali, Maurice,
Mauritanie, Mayotte, Mozambique, Namibie, Niger, Nigéria, Ouganda, République centrafricaine,
République démocratique du Congo, République-Unie de Tanzanie, Réunion, Rwanda,
Sahara occidental, Sainte-Hélène (Ascension et Tristan de Cunha), Sao Tomé-et-Principe,
Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Swaziland, Tchad, Togo,
Zambie, Zimbabwe
Europe orientale et Asie centrale Albanie, Andorre, Arménie, Azerbaïdjan, Bélarus, Bosnie-Herzégovine, ex-République
yougoslave de Macédoine, Fédération de Russie, Géorgie, Gibraltar, Îles Anglo-Normandes,
Île de Man, Îles Féroé, Îles Svalbard et Jan Mayen, Islande, Israël, Kazakhstan, Kirghizistan,
Liechtenstein, Monaco, Monténégro, Ouzbékistan, République de Moldova, Saint-Marin, Saint-
Siège, Serbie, Tadjikistan, Turquie, Turkménistan, Ukraine
Europe occidentale Norvège, Royaume-Uni, Suisse, Union européenne1
Moyen Orient et Afrique du Nord Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Égypte, Émirats arabes unis, Iran (République islamique d'),
Iraq, Jordanie, Koweït, Liban, Libye, Maroc, Oman, Qatar, République arabe syrienne,
Territoire palestinien occupé, Tunisie
Océanie Australie, Fidji, Guam, Île Norfolk, Îles Cook, Îles Mariannes du Nord, Marshall, Îles Pitcairn,
Îles Salomon, Kiribati, Micronésie (États fédérés de), Nauru, Nioué, Nouvelle-Calédonie,
Nouvelle-Zélande, Palaos, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Polynésie française, Samoa, Samoa
américaines, Tokélaou, Tonga, Tuvalu, Vanuatu, Îles Wallis-et-Futuna
Note: 1 Désigne l’ensemble des États membres de l’Union européenne à l’exception du Royaume-Uni. 2 Les noms de pays
et de territoires employés dans ce tableau sont ceux en usage à la FAO.
Source : FAO, [Link]

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RÉSUMÉ │ 19

Résumé

Les Perspectives agricoles 2019-2028 sont le fruit de la collaboration entre l’OCDE et la


FAO. Elles ont été préparées avec l’aide d’experts de leurs pays membres et de plusieurs
organisations de produits, et présentent une analyse consensuelle de ce que devrait être
l’évolution à dix ans des marchés des produits agricoles, halieutiques et aquacoles aux
niveaux national, régional et mondial. L’édition de cette année contient un chapitre spécial
consacré à l’Amérique latine et aux Caraïbes.
Plusieurs années d’une offre abondante ont fait baisser les prix de la plupart des produits
agricoles sur le marché international, malgré les sursauts éphémères de ceux des céréales,
de la viande bovine et la viande ovine. Les prix réels de la quasi-totalité des produits
examinés dans les Perspectives devraient rester stationnaires ou diminuer par rapport à leur
niveau actuel sur les dix prochaines années, car la productivité continue de croître plus
rapidement que la demande.
De plus en plus nombreuse, la population mondiale continuera d’utiliser des quantités
croissantes de produits agricoles pour l’alimentation humaine et animale ainsi qu’à des fins
industrielles. S’agissant de l’alimentation humaine, l’essentiel de la demande
supplémentaire de la décennie à venir viendra de régions et de pays à forte croissance
démographique, en particulier d’Afrique subsaharienne et d’Inde, ainsi que du Moyen-
Orient et de l’Afrique du Nord.
Exprimée par habitant, la consommation d’aliments de base devrait rester stationnaire, la
demande de la majeure partie de la population mondiale ayant atteint le point de saturation.
La viande devrait connaître une demande relativement soutenue sur le continent américain
tandis qu’en Afrique subsaharienne, sa consommation devrait rester entravée par la
faiblesse des revenus. Les produits laitiers frais satisferont une bonne partie de la demande
de protéines en Asie (en particulier en Inde et au Pakistan). De manière plus générale, la
consommation par habitant de sucre et d’huiles végétales devrait s’inscrire en hausse,
favorisée par l’urbanisation et le recours croissant aux aliments transformés et prêts à
consommer.
Sous l’effet conjugué d’une alimentation trop riche en calories et déséquilibrée et d’une
baisse de l’activité physique, les problèmes de surpoids et d’obésité prennent de l’ampleur
dans plusieurs pays du monde. De nombreux pays à faible revenu et à revenu intermédiaire
sont touchés par le « triple fardeau » de la malnutrition, qui mêle surpoids et obésité, sous-
alimentation et carences en micronutriments.
La demande soutenue d’aliments d’origine animale pousse le secteur de l’élevage à
accroître sa production en augmentant la taille des troupeaux. Ce phénomène, allié à la
hausse escomptée des taux d’exploitation, devrait stimuler la demande de produits
d’alimentation animale et les cultures fourragères comme le maïs et le soja devraient ainsi
représenter une part plus importante des cultures pratiquées dans le monde. Selon les
prévisions, l’utilisation des céréales devrait donc augmenter davantage pour l’alimentation
animale que pour l’alimentation humaine au cours des dix prochaines années.

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20 │ RÉSUMÉ

Les biocarburants ont été à l’origine d’une grande partie de la croissance de la demande de
céréales entre 2000 et 2015, mais la progression ralentira au cours de la prochaine décennie,
puisque l’essentiel de la demande supplémentaire est attendue en Indonésie, où le biodiesel
est produit à partir d’huile végétale, ainsi qu’en République populaire de Chine et au Brésil,
qui utilisent le manioc et la canne à sucre pour produire l’éthanol.
La production agricole devrait croître de 15 % sur les dix prochaines années, pour une
utilisation des terres agricoles globalement inchangée. L’augmentation de la production de
céréales qui est anticipée s’explique essentiellement par une amélioration des rendements
et par le fait que l’innovation technologique devrait mener à une intensification de la
production. L’augmentation escomptée de la production animale repose quant à elle sur
l’accroissement de la taille des troupeaux et le recours de plus en plus fréquent et efficient
à l’alimentation animale. La production halieutique étant limitée, l’offre de produits
halieutiques et aquacoles devra la quasi-totalité de la croissance anticipée à l’aquaculture,
dont la contribution à la production totale devrait ainsi atteindre quelque 55 % d’ici 2028.
L’agriculture reste l’un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre à l’échelle
mondiale. Ses émissions directes, essentiellement imputables à l’élevage ainsi qu’à la
production de riz et aux engrais de synthèse, devraient croître de 0.5 % par an ces dix
prochaines années, contre 0.7 % par an au cours de la décennie passée. Ce taux est inférieur
au rythme de croissance de la production agricole, signe que l’intensité carbone du secteur
diminue à mesure que la productivité augmente.
Le commerce international demeurera essentiel pour assurer la sécurité alimentaire d’un
nombre croissant de pays importateurs. Il continue par ailleurs d’apporter une contribution
notable aux revenus et aux moyens de subsistance dans les régions exportatrices comme
celle de l’Amérique latine et des Caraïbes, dont la part dans les exportations mondiales de
produits agricoles devrait encore croître. La région de la mer Noire confortera sa position
de grand exportateur de blé et de maïs, à destination essentiellement du Moyen-Orient et
de l’Afrique du Nord.
Les marchés agricoles mondiaux sont confrontés à plusieurs nouveaux facteurs
d’incertitude, qui viennent s’ajouter aux risques importants qui pèsent communément sur
l’agriculture. Sur le front de l’offre, on s’interroge sur la propagation de maladies comme
la peste porcine africaine, la résistance de plus en plus forte aux antimicrobiens, la
réglementation des nouvelles techniques de sélection végétale et les mesures prises pour
faire face au risque croissant de phénomènes climatiques extrêmes. Du côté de la demande,
l’incertitude porte sur l’évolution des habitudes alimentaires, qui dépendra du regard porté
sur les questions de santé et d’environnement, et sur les mesures prises par les pouvoirs
publics afin de lutter contre les tendances inquiétantes de l’obésité. L’horizon est aussi
voilé par l’incertitude considérable qui plane sur les futurs accords commerciaux entre
plusieurs acteurs majeurs des marchés agricoles mondiaux. Une escalade des tensions
commerciales qui règnent actuellement pourrait réduire les échanges et modifier leur
physionomie, non sans répercussions sur les marchés intérieurs et internationaux.

Amérique latine et Caraïbes

Cette année, le chapitre spécial s’intéresse à l’Amérique latine et aux Caraïbes (ALC), une
région qui dispose de terres et d’eau en abondance et représente 14 % de la production et
23 % des exportations mondiales de produits agricoles, halieutiques et aquacoles. La
croissance de la production devrait certes ralentir au cours des dix prochaines années, mais
elle devrait atteindre 22 % pour les céréales et 16 % pour les produits d’élevage, soit

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


RÉSUMÉ │ 21

respectivement sept et deux points de pourcentage de plus que le rythme moyen de


progression de la production mondiale de ces produits. Son ralentissement sera limité par
la hausse des exportations de la région, ce qui montre à quel point l’ouverture des échanges
à l’échelle mondiale est importante pour cette zone. Elle l’est d’autant plus que, d’ici 2028,
ces pays représenteront plus de 25 % des exportations mondiales de produits de
l’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture.
Dans la majeure partie des pays de la région, le soutien aux producteurs est faible par
rapport aux moyennes mondiale et de la zone OCDE, si bien que les choix en matière de
production sont guidés essentiellement par les signaux du marché. Les pays n’étant pas à
égalité en matière de programmes de R-D et d’infrastructures rurales, les pouvoirs publics
doivent consentir des investissements stratégiques différents pour mettre en place un
environnement favorable à l’agriculture et susceptible de faire progresser la productivité
agricole de façon durable. Plusieurs gouvernements de la région doivent aussi investir en
vue d’améliorer la performance environnementale du secteur et de lutter contre l’érosion
des sols, la déforestation et les émissions imputables à la production agricole.
Les perspectives de croissance prometteuses des cultures de fruits et de légumes à forte
valeur ajoutée offrent des opportunités aux petits exploitants, mais les interventions des
pouvoirs publics devront être adaptées aux ressources disponibles et au potentiel du
marché. La féminisation que connaît actuellement le secteur agricole dans la région met en
avant la nécessité de mettre en place des mesures à l’intention des agricultrices afin
d’améliorer leur accès à l’éducation, au crédit et aux services de vulgarisation.
La sécurité alimentaire reste un sujet de préoccupation dans la région, de nombreux
ménages n’ayant pas les moyens d’acheter la nourriture dont ils ont besoin. Devant la
progression de l’extrême pauvreté depuis 2015, il est primordial d’assurer une hausse des
revenus au sein des populations les plus pauvres, un défi dans lequel le développement
agricole a un important rôle à jouer. La région ALC enregistre dans le même temps une
augmentation rapide du nombre de personnes en surpoids et obèses, ce qui représente un
problème de santé publique de plus en plus sérieux. Plusieurs initiatives ont été lancées
pour infléchir ces tendances, qu’il s’agisse de campagnes d’information, de l’adoption de
textes réglementaires applicables à l’industrie ou encore de mesures fiscales. Il est essentiel
de les évaluer afin que celles donnant des résultats puissent être mises en œuvre à grande
échelle et étendues à d’autres pays.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


22 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

Vue d’ensemble

Ce chapitre donne un aperçu de la dernière série de projections quantitatives à moyen


terme relatives aux marchés agricoles mondiaux et nationaux. Ces projections englobent
la production, la consommation, les stocks, les échanges et les prix de 25 produits agricoles
pour la période allant de 2019 à 2028. Le ralentissement de la demande devrait persister
pendant la décennie à venir. Bien que la croissance démographique semble devoir fléchir,
la population sera le principal moteur de la consommation de la plupart des produits. À
l’échelle mondiale, la consommation par habitant de beaucoup de produits devrait stagner.
Par conséquent, le ralentissement de la demande de bon nombre de produits agricoles de
base devrait aller de pair avec des gains d’efficience dans la production, les prix réels
demeurant ainsi relativement stationnaires. Le commerce international restera essentiel
pour la sécurité alimentaire dans les pays importateurs de produits alimentaires. Outre les
risques élevés auxquels l’agriculture est habituellement exposée, les marchés agricoles
mondiaux font face à de nouvelles incertitudes, liées notamment à la propagation de
maladies comme la peste porcine africaine et aux accords commerciaux qui pourraient
être conclus entre plusieurs acteurs clés du secteur.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


1. VUE D’ENSEMBLE │ 23

1.1. Introduction

Les Perspectives agricoles présentent un scénario de référence cohérent pour l’évolution


des marchés des produits agricoles et du poisson aux niveaux national, régional et mondial
au cours des dix prochaines années (2019-2028). Elles mettent donc l'accent sur le moyen
terme et complètent ainsi les travaux sur le suivi des marchés et les perspectives à court
terme, d'une part, et les projections à long terme, d'autre part1.
Les projections qui sous-tendent les Perspectives ont été établies par l'OCDE et la FAO en
collaboration avec des experts de pays membres et d'organisations internationales
spécialisées dans les produits. Le modèle AGLINK-COSIMO mis au point par l'OCDE et
la FAO relie les différents secteurs étudiés et assure un équilibre global entre tous les
marchés. Il permet en outre de procéder à une analyse de suivi, notamment en ce qui
concerne les incertitudes sur l'évolution des marchés. Une présentation détaillée de la
méthode utilisée pour établir les projections ainsi que d'autres informations sur le modèle
AGLINK-COSIMO sont disponibles en ligne2. Les projections relatives aux produits sont
présentées en détail dans la version en ligne des chapitres correspondants.
Les projections présentées ici reflètent à la fois la situation actuelle des marchés
(cf. graphique 1.1) et une série d’hypothèses concernant l’environnement
macroéconomique, les tendances démographiques et les politiques publiques (présentées
dans l'encadré 1.4 à la fin du chapitre). Au cours de la période de projection, la croissance
démographique devrait faire passer la population mondiale à 8.4 milliards de personnes en
2028, sous la poussée principalement de l’Afrique subsaharienne (+300 millions) et de
l’Asie du Sud, notamment de l’Inde (+189 millions). La croissance économique sera
inégalement répartie autour du globe, avec une hausse soutenue du revenu par habitant en
Inde et en République populaire de Chine (ci-après la “Chine”) et une progression plus
lente en Afrique subsaharienne notamment. Malgré la forte croissance de leur revenu par
habitant, les pays émergents seront encore loin d'atteindre les niveaux de l'OCDE en 2028.
Ces perspectives et les hypothèses dont elles découlent sont analysées plus en détail dans
l'encadré 1.4.
Les incertitudes qui entourent les projections sont examinées en détail à la fin du chapitre
et dans chacun des chapitres par produit disponibles en ligne.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


24 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

Graphique 1.1. Situation des principaux marchés

Situation actuelle du marché Indice de production Indice des prix nominaux


Moyenne 2009-2018 = 100 Moyenne 2009-2018 = 100

Céréales : La production mondiale de céréales s’est inscrite en repli pour la Production de céréales Prix des céréales
deuxième année consécutive en 2018, marquée par la baisse des récoltes de
140 140
blé et autres céréales secondaires. À l’inverse, les récoltes de maïs ont
130 130
augmenté. La production de riz a elle aussi été plus abondante en 2018,
120 120
dépassant ainsi le record établi l’année précédente. Les stocks mondiaux de 110
110
céréales ont diminué pour la première fois depuis six ans. 100 100
90 90
80 80
70 70
60 60
2016 2017 2018 2016 2017 2018

Oléagineux : Les récoltes de soja ont été extrêmement abondantes en 2018 Production d'oléagineux Prix des oléagineux
aux États-Unis et au Brésil. La demande de tourteaux d’oléagineux s’est
140 140
essoufflée en raison des droits de douane imposés par la Chine sur le soja
130 130
américain et les mesures prises pour réduire la part de ces produits dans les 120 120
rations alimentaires des animaux. Les prix ont atteint des sommets au premier 110 110
semestre 2018, avant de redescendre depuis, notamment du fait du niveau 100 100
élevé des stocks et des incertitudes qui planent sur les marchés. 90 90
80 80
70 70
60 60
2016 2017 2018 2016 2017 2018

Sucre : Après le record affiché en 2017-18, l’excédent de production devrait Production de sucre Prix du sucre blanc
être plus ténu en 2018-19 en raison des conditions météorologiques
140 140
défavorables en Inde, en Thaïlande et en Europe. La consommation de sucre
continue de croître à vive allure dans de nombreux pays en développement. 120 120
La production demeurant excédentaire, les prix mondiaux du sucre ont été
relativement maussades sur une grande partie de la campagne 2017-18. 100 100

80 80

60 60
2016 2017 2018 2016 2017 2018

Viande : La production de viande bovine, porcine et de volaille a augmenté Production de viandes Prix des viandes
en 2018, avant tout aux États-Unis, en Fédération de Russie et dans l’UE. La
140 140
production a reculé en République populaire de Chine (« Chine ») en raison
des foyers de peste porcine africaine qui s’y sont déclarés. Le prix de la 120 120
viande s’est contracté dans les filières porcine et avicole, tandis que le prix de
la viande bovine se maintenait. 100 100

80 80

60 60
2016 2017 2018 2016 2017 2018

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


1. VUE D’ENSEMBLE │ 25

Produits laitiers : La production mondiale de lait a augmenté de 1.6 % Production de lait Prix des produits laitiers
en 2018 grâce à la hausse de 3.0 % enregistrée en Inde et au mouvement
140 140
de progression affiché par les trois plus grands exportateurs mondiaux
(États-Unis, Nouvelle-Zélande et Union européenne). Le prix du beurre s’est 120 120
contracté après avoir atteint des records l’an dernier, tandis que celui du lait
écrémé en poudre se redressait après avoir fait pâle figure l’année 100 100
précédente.
80 80

60 60
2016 2017 2018 2016 2017 2018

Poisson : La production, les échanges et la consommation ont tous atteint Production de poissons Prix du poisson (échangé)
des sommets inégalés en 2018. La production doit son développement à la
140 140
légère augmentation des captures (d’anchois en Amérique du Sud surtout)
et à la montée en puissance ininterrompue de l’aquaculture, au rythme de 120 120
3 à 4 % par an. Les prix du poisson ont augmenté sur la première partie
de 2018 et demeurent supérieurs aux niveaux observés en 2017 pour la 100 100
plupart des espèces et produits.
80 80

60 60
2016 2017 2018 2016 2017 2018

Biocarburants : La production mondiale a augmenté dans la plupart des Production de… Prix des biocarburants
grandes régions productrices en 2018. La demande a été soutenue par les
140 140
obligations d’incorporation et la hausse de la demande totale de carburants,
même si les prix ont décliné en raison de l’abondance de l’offre. Le 120 120
tassement de l’écart entre les prix des biocarburants et ceux des carburants
conventionnels a fait progresser la demande de biocarburants hors du cadre 100 100
des obligations d’incorporation, en particulier au Brésil.
80 80

60 60
2016 2017 2018 2016 2017 2018

Coton : La production s’est contractée de 3 % durant la Production de coton Prix du coton


campagne 2018, les grands producteurs se retrouvant confrontés à la
140 140
présence de ravageurs et à une météo défavorable. La consommation
est montée en flèche au Bangladesh, en Turquie et au Viet Nam. Les 120 120
stocks mondiaux se sont rétractés pour s’établir à environ 8 mois de
consommation mondiale. Malgré sa dépréciation, le coton continue 100 100
d’afficher des prix élevés par rapport à son principal substitut, le
polyester. 80 80

60 60
2016 2017 2018 2016 2017 2018

Note : toutes les données sont exprimées sous la forme d’un indice dont la base 100 correspond à la moyenne
des dix dernières années (2009-2018). La production désigne les volumes de production mondiaux. Les indices
de prix sont pondérés par la valeur moyenne de la production mondiale sur les dix dernières années, calculée à
l’aide des prix internationaux en valeur réelle. On trouvera davantage d’informations sur la situation des
différents marchés et leurs évolutions dans les tableaux des aperçus par produit présentés en annexe, ainsi que
dans la version en ligne des chapitres par produit.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


26 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

1.2. Prix

Dans les Perspectives, les prix internationaux de référence sont ceux constatés sur les
principaux marchés (par exemple, ports des États-Unis, Bangkok) pour chaque produit
agricole. Sur le court terme, les projections relatives aux prix restent influencées par les
événements récents (sécheresses, changements de politique). En revanche, plus on
s’approche de la fin de la période de projection et plus elles sont déterminées par les
conditions fondamentales de l’offre et de la demande. Les chocs qui peuvent survenir, tels
que les sécheresses ou les récessions, sont une source de variabilité autour de ces
trajectoires de prix. On étudiera leur incidence potentielle au moyen d’une analyse
stochastique partielle plus loin dans le chapitre.

Graphique 1.2. Variation annuelle moyenne des prix réels des produits agricoles, 2019-28

%
2.0

1.0

0.0

- 1.0

- 2.0

- 3.0

- 4.0
Blé

Fromage
Soja

Biodiesel
Autres céréales second.
Maïs

Riz

Autres oléagineux

Sucre blanc

Viande ovine

Beurre
Tourteaux protéiques

Sucre brut

Lait entier en poudre

Poissons

Coton
Viande de volaille

Viande bovine

Ethanol
Huiles végétales

Viande porcine

Lait écrémé en poudre

Céréales Oléagineux Sucre Viande Produits laitiers Biocarburants

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

La plupart des produits examinés dans les Perspectives devraient voir leur prix réel baisser
d’environ 1-2 % par an au cours des dix années à venir (graphique 1.3), du fait de la
croissance de la productivité. Ces baisses seront sans doute plus marquées pour le bœuf et
le mouton. Dans le cas du bœuf, les prix élevés de ces dernières années ont favorisé
l’expansion du cheptel. Or, vu le temps qu’il faut pour élever des bovins, il va en résulter
une offre supplémentaire qui fera pression à la baisse sur les prix dans les années à venir.
Une évolution analogue se dessine pour les prix du mouton : ils ont augmenté de plus de
20 % en valeur réelle entre 2017 et 2018, mais devraient maintenant baisser pour revenir à
leurs niveaux de 2017 au cours des deux prochaines années. Les prix réels de quelques
produits (huile végétale, lait en poudre entier et écrémé, éthanol) devraient en revanche
rester stationnaires ou monter légèrement par rapport à un point de départ relativement bas.
Le graphique 1.3 replace ces projections de prix réels dans le contexte de leur évolution
récente. Les prix des céréales, des oléagineux, des produits laitiers et de la viande (entre
autres produits agricoles) ont connu de fortes hausses entre le début des années 2000 et la
période 2007-14, doublant même parfois en très peu de temps en valeur réelle
(graphique 1.4). Les prix des produits agricoles sont toutefois orientés à la baisse depuis
quelques années et les projections montrent qu’ils devraient rester à leurs niveaux actuels

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


1. VUE D’ENSEMBLE │ 27

ou passer en dessous, dans la mesure où l’on prévoit une nouvelle baisse des coûts
marginaux de production en termes réels durant la décennie.

Graphique 1.3. Evolution à moyen terme des prix des produits agricoles, en valeur réelle

Céréales Produits laitiers Viande Oléagineux

Indice (2018=100)
180

160

140

120

100

80

60

40
1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016 2018 2020 2022 2024 2026 2028

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

Graphique 1.4. Evolution à long terme des prix des produits agricoles, en valeur réelle

Soja Maïs Viande bovine Viande porcine


Indice (2018=100)
500
450
400
350
300
250
200
150
100

50

0
1960 1964 1968 1972 1976 1980 1984 1988 1992 1996 2000 2004 2008 2012 2016 2020 2024 2028

Note : les données concernant le soja, le maïs et le bœuf proviennent de la Banque mondiale, "World
Commodity Price Data" (1960-1989). Les données concernant le porc sont tirées des statistiques du ministère
de l'Agriculture des Etats-Unis (USDA QuickStats) (1960-1989).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


28 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

La baisse prévue des prix réels concorde avec leur tendance sur le long terme
(graphique 1.4). Rétrospectivement, les données montrent en effet que les prix des produits
agricoles sont en général étroitement corrélés et tendent à suivre une courbe descendante
sur longue période, tendance qui peut toutefois être interrompue par des épisodes de
volatilité et de hausses des prix. C’est ce qui s’est passé dans les années 1970, et plus
récemment aussi. Dans la présente édition des Perspectives, les projections de prix reflètent
les tendances structurelles de la décennie à venir, mais des événements imprévus
(mauvaises récoltes, chocs sur la demande) pourraient créer de la volatilité autour de ces
tendances.
Des prix plus bas sont une aubaine pour des millions de consommateurs dans le monde
entier, mais ils réduisent aussi les revenus des producteurs qui n’ont pas les moyens
d’améliorer suffisamment leur productivité. Un contexte de faiblesse des prix pourrait donc
se traduire par des demandes accrues de soutien aux agriculteurs, susceptibles de se
répercuter à leur tour sur les projections.
Outre l’évolution des prix internationaux, les prix intérieurs des produits agricoles sont
influencés par plusieurs facteurs tels que les coûts de transport, la politique commerciale,
la fiscalité et les taux de change. Ces derniers sont peut-être la principale source de
variabilité puisqu’ils peuvent eux-mêmes fluctuer sensiblement sur une courte période. Si
les prix internationaux sont révélateurs des conditions de l’offre et de la demande au niveau
mondial, les cours des produits de base sont généralement libellés en dollars des États-Unis,
si bien que les variations de change par rapport à cette monnaie constituent un autre
déterminant de l’évolution des prix. Les hypothèses relatives aux taux de change sont
exposées dans l’encadré 1.4.

1.3. Consommation

Au cours des dix prochaines années, la demande de produits agricoles dépendra surtout des
besoins de produits alimentaires et de matières premières d’une population mondiale
croissante et plus aisée. Au niveau mondial, la consommation devrait être influencée en
particulier par la demande alimentaire d’une population en pleine expansion en Afrique
subsaharienne, par la demande de produits de valeur plus élevée et d’une plus grande
quantité d’aliments transformés sous l’effet de la progression des revenus dans les
économies émergentes, et par l’évolution des modes de consommation résultant d’une
sensibilité toujours plus grande vis-à-vis des problèmes de santé, d’environnement et de
durabilité dans les économies avancées. Par ailleurs, les hypothèses de croissance
économique sont sujettes à un élément d'incertitude supplémentaire, compte tenu
notamment des récentes révisions suggérant un ralentissement économique général.

Déterminants de la demande de produits agricoles


Les produits agricoles sont destinés à l’alimentation humaine et animale, à la production
de carburant et à des applications industrielles qui les utilisent comme matières premières.
Leur demande est déterminée par une série de facteurs communs, tels que la dynamique
démographique, le revenu disponible, les prix et les préférences des consommateurs, ainsi
que par des facteurs spécifiques, comme indiqué au graphique 1.5.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


1. VUE D’ENSEMBLE │ 29

Graphique 1.5. Principales utilisations des produits agricoles et leurs déterminants

Consommation
totale

Population--Revenus--Prix--Préférences

Alimentation Alimentation
Biocarburants Autres (fibres)
humaine animale

Demande de
Demande de Systèmes
Cultures carburants destinés Politiques
produits animaux d'élevage au transport

Activité
Elevage Politiques
économique

Autres facteurs
Poisson
(technologie)

Note : Boîtes bleu foncé : utilisations des produits agricoles ; boîtes bleu clair : déterminants de la demande ;
boîtes grises : facteurs de production et politiques.

La population, le revenu et les préférences de consommation ont une influence directe sur
la demande alimentaire, car ils déterminent le nombre de consommateurs, la composition
souhaitée du panier alimentaire et la capacité d’achat. Étant donné les disparités
géographiques considérables qui caractérisent chacun de ces facteurs, leur incidence
relative sur la consommation varie d’un pays à l’autre et d’une région à l’autre. De plus,
pour les usages tels que l’alimentation animale, la fabrication de carburants et d’autres
applications industrielles, il existe aussi un certain nombre de facteurs spécifiques. Par
exemple, la demande d’aliments pour animaux dépend à la fois de la consommation
humaine de produits d’origine animale et des différents systèmes d’élevage, lesquels
dépendent à leur tour des politiques sectorielles et des techniques de production. La
demande de produits agricoles est aussi soumise aux politiques économiques générales qui
déterminent le revenu disponible. Les biocarburants offrent un exemple caractéristique de
ce qu’est une demande induite par l’action publique. Pour établir les prévisions de
consommation les concernant et en déduire la demande potentielle des diverses matières
premières agricoles utilisées pour les produire, il a fallu tenir compte de plusieurs facteurs
d’ordre politique et économique (voir le chapitre consacré aux biocarburants pour plus de
détails).
L’alimentation humaine est le principal débouché de la plupart des produits agricoles
comestibles, mais l’alimentation animale et les usages énergétiques ont beaucoup progressé
depuis quelques décennies. Avec notamment l’évolution des comportements alimentaires,
l’augmentation de la part des produits d’origine animale dans la consommation et
l’expansion de l’élevage qui en a résulté ont accru l’importance de l’alimentation animale.
On prévoit que l’utilisation des céréales augmentera davantage pour l’alimentation du
bétail que pour l’alimentation humaine au cours des dix prochaines années, tandis que la
demande de matières premières agricoles destinées aux biocarburants restera forte, sans
toutefois progresser (graphique 1.6).

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


30 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

Graphique 1.6. Consommation mondiale des principaux produits

Alim. Anim. Alimentation Carburant Autres utilisations Taux de croissance, % p.a. (axe de droite)
Mt %
1400 5

1200
4
1000

800 3

600 2
400
1
200

0 0
2016-18

2016-18

2016-18

2016-18

2016-18

2016-18

2016-18

2016-18

2016-18

2016-18

2016-18

2016-18
2028

2028
2028

2028

2028

2028

2028

2028

2028

2028

2028

2028
Maïs Autres Riz Blé Oléagi- Légumi- Racines Viande Produits Poissons Sucre Huiles
céréales neux neuses et laitiers végétales
second tubercules

Note : l'utilisation fourragère des oléagineux correspond à l'équivalent oléagineux de la farine protéique issue
de la trituration de graines oléagineuses ; l'huile obtenue par trituration est comptabilisée dans la catégorie
"huiles végétales" ; tous les produits laitiers sont en équivalents extrait sec ; le sucre utilisé pour la production
de biocarburants correspond à la canne à sucre, convertie en équivalents sucre.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

Perspectives mondiales de la consommation alimentaire de produits agricoles


La consommation alimentaire totale des produits examinés ici devrait croître régulièrement
au cours de la prochaine décennie, au rythme de 1.2 % par an pour les céréales, de 1.7 %
pour les produits animaux, de 1.8 % pour le sucre et les huiles végétales, et de 1.9 % pour
les légumineuses et les racines et tubercules. En ce qui concerne les produits alimentaires
de base (céréales, racines et tubercules, légumineuses), la consommation par habitant s’est
globalement stabilisée et son évolution, dorénavant, dépendra donc principalement de la
croissance de la population, tandis que la demande de produits de valeur plus élevée (sucre,
huiles végétales, viande, produits laitiers) sera fonction à la fois de la consommation par
habitant et de la croissance démographique. Selon les projections, elle devrait donc
augmenter plus vite que celle des produits alimentaires de base au cours des dix années à
venir.
La consommation alimentaire de céréales s’accroîtra de 150 Mt sur la période de
projection, essentiellement tirée par le riz et le blé, avec 50 Mt supplémentaires chacun
d’ici 2028. Pour les produits animaux, la hausse de la consommation viendra surtout des
produits laitiers, dont la demande en constante augmentation gonflera de 20 Mt (en
équivalent extrait sec) sur le moyen terme, d’après les projections. La consommation de
viande augmentera de 40 Mt et celle de poisson de 25 Mt d’ici 2028. Pour le sucre et les
huiles végétales, on estime à 30 Mt environ le supplément de consommation dans chaque
cas. Les différences constatées entre les régions, en termes de niveau et de taux de
croissance de la consommation, continueront de refléter l’importance relative de chaque
filière et de chaque déterminant (graphique 1.7).

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


1. VUE D’ENSEMBLE │ 31

Graphique 1.7. Contribution des régions à la consommation alimentaire de certains produits

Moyenne 2016-18 Taux de croissance 2019-2028

Mt
200
180
160
140
120
100
80
60
40
20
0
ALC

ALC

ALC

ALC

ALC

ALC
OCDE

OCDE

OCDE

OCDE

OCDE

OCDE
Reste du monde

Reste du monde

Chine

Reste du monde

Reste du monde

Reste du monde

Inde

Reste du monde
Inde
Chine

Inde
Chine

Inde

Inde
Chine

Inde
Chine

Chine
Afrique Sub-Sah.

Afrique Sub-Sah.

Afrique Sub-Sah.

Afrique Sub-Sah.

Afrique Sub-Sah.

Afrique Sub-Sah.
Maïs Riz Blé Produits laitiers frais Poisson et aquaculture Viande

Note : ALC = Amérique latine et Caraïbes.


Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

La consommation de produits alimentaires de base dépendra de la croissance


démographique
La population est le principal facteur de croissance de la consommation alimentaire de
produits agricoles, telle qu’elle ressort des projections, en particulier pour les produits qui
affichent des niveaux élevés de consommation par habitant dans des régions à forte
croissance démographique. La consommation mondiale de céréales augmentera de 147 Mt
sur la période de projection, dont 42 % (62 Mt) en Afrique, où la croissance
démographique représentera environ 90 % de la demande supplémentaire.
L’importance relative des deux principaux déterminants de la demande totale de produits
agricoles, à savoir la croissance de la consommation par habitant et la croissance
démographique, varie beaucoup selon les régions et selon les produits (graphique 1.8). En
ce qui concerne les céréales, la population reste généralement un facteur important dans
toutes les régions, étant donné la stagnation de la demande par habitant, et même sa baisse
dans plusieurs pays à haut revenu. Dans le cas de la viande et des produits laitiers, la
croissance démographique a moins d’influence car le revenu et les préférences
individuelles comptent davantage. En Asie, elle n’explique qu’environ 60 % de la
consommation supplémentaire de viande. Dans certains pays et certaines régions, la
croissance prévue de la consommation alimentaire totale est le résultat d’un accroissement
de la population en partie compensé par une baisse de la demande par habitant. Ainsi, en
Afrique, la consommation de viande ne devrait progresser que de 25 % malgré un taux de
croissance démographique de 30 % au cours de la prochaine décennie. Des effets analogues
sont attendus pour les aliments de base consommés dans de nombreux pays industrialisés,
quoique pour des raisons très différentes, comme on le verra dans les sections suivantes.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


32 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

Graphique 1.8. Contribution de la population à la croissance


de la consommation alimentaire

Blé
80%

60%
Huiles végétales Maïs

40%

20%

0%

Sucre Riz

Chine
Inde
Amérique latine
Amérique du Nord

Produits laitiers frais Viande de volaille Afrique subsah.


Monde

Note : ce graphique montre, pour quelques régions et quelques produits, la part de la croissance de la
consommation alimentaire imputable à la croissance de la population.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Consommation alimentaire par habitant : perspectives et déterminants


Si les évolutions démographique sont un facteur de croissance de la demande qui compte
dans de nombreuses régions, leur effet dépend toutefois de la composition de la
consommation alimentaire par habitant dans chaque région, c’est-à-dire des préférences
des consommateurs et de leur revenu disponible. Au cours des dix années qui viennent, les
comportements alimentaires seront influencés par l’évolution des revenus, des modes de
vie et d’autres déterminants tels que les problèmes de santé et d’environnement. Ils n'en
continueront pas moins de présenter des différences selon les régions, ne serait-ce que parce
que les préférences de consommation, qui sont le fruit de la culture et des traditions,
n'évolueront sans doute que graduellement.
Le graphique 1.9 illustre l'évolution de la composition des régimes alimentaires dans
différentes régions sur la période de projection, en termes de disponibilité de calories par
jour et par habitant selon différents groupes d’aliments. Il révèle de grandes différences
entre les régions : des aliments de base comme les céréales, les légumineuses et les racines
et tubercules, par exemple, fournissent la majeure partie de l’apport calorique en Inde et en
Afrique subsaharienne, alors que leur part est plus limitée en Chine, en Amérique latine et
en Europe.
De même, l'importance relative des différentes sources de protéines varie selon les régions
du monde (graphique 1.10). La viande et le poisson représentent une large part de l'apport

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


1. VUE D’ENSEMBLE │ 33

protéique en Amérique latine et dans les Caraïbes, en Chine et en Europe, mais leur
contribution est beaucoup plus limitée en Inde et en Afrique subsaharienne.

Graphique 1.9. Contribution des différents groupes de produits à la disponibilité totale


de calories par jour et par habitant

Céréales Légumineuses, racines et tubercules Viande et poisson Produits laitiers Sucre et huiles végétales Autres

%
100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Afrique subsah. Inde Chine Amérique latine et Caraïbes Europe

Note : les barres se composent des parts que représentent les différents groupes de produits dans l'apport total
de calories par jour et par habitant.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Graphique 1.10. Sources et disponibilité totale de protéines par jour et par habitant

Produits végétaux Viande et poisson Œufs Produits laitiers Autres Totals grammes de protéines

% g/personne/jour
100 120
90
100
80
70
80
60
50 60
40
40
30
20
20
10
0 0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Afrique subsah. Inde Asie du Sud Est Amérique latine et Chine Europe
Caraïbes

Note : les barres illustrent la part de chaque groupe de produits dans l'apport total de protéines par jour et par
habitant (échelle de gauche) ; les points représentent l'apport total de protéines par jour et par habitant (échelle
de droite) ; la production végétale correspond aux grandes cultures (céréales, graines oléagineuses comestibles,
légumineuses, racines et tubercules, sucre).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


34 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

La composition du panier alimentaire selon les régions et les catégories de revenu ne devrait
pas beaucoup changer, les habitudes de consommation à moyen terme n’évoluant guère.
Dans les pays à faible revenu, les consommateurs continueront de tirer à peu près 70 % de
leur apport total de calories et de protéines des produits alimentaires de base, et 20 %
seulement de leur apport protéique de sources animales, tandis que dans les pays à revenu
élevé, la part des aliments de base dans la consommation de calories se maintiendra aux
alentours de 40 %, et les protéines animales représenteront encore plus de la moitié de
l'apport protéique total.
Dans les pays à revenu intermédiaire ou élevé, la consommation par habitant de produits
alimentaires de base comme le blé, le riz et les racines et tubercules tend à se stabiliser ou
commence à reculer. Dans certains pays d'Asie et d'Amérique latine, la consommation de
céréales devrait croître plus lentement que celle de produits de valeur plus élevée tels que
la viande, les produits laitiers, le sucre et les huiles végétales, ce qui se traduira par une
stagnation ou une diminution de leur part dans l'alimentation. En tant que composante
essentielle du régime alimentaire de la population, les céréales continueront cependant de
jouer un rôle important à moyen terme dans ces pays.
La stabilité générale des habitudes alimentaires masque toutefois des changements
importants qui sont en train de se produire sous l'effet de la hausse des revenus, de
l'urbanisation, des politiques publiques et des préoccupations en matière de santé et
d'environnement.

Incidence de l'évolution des revenus sur l'alimentation


Au cours de la prochaine décennie, la croissance économique devrait augmenter les revenus
moyens dans le monde (voir les hypothèses de croissance économique présentées dans
l'encadré 1.4). Toutefois, les prévisions de croissance du revenu qui sous-tendent les
perspectives actuelles semblent de moins en moins robustes, les données récentes indiquant
un ralentissement économique plus prononcé. Des projections plus faibles à court terme
pourraient se traduire par une croissance réduite à moyen terme et freiner davantage
l’expansion prévue de la consommation alimentaire. En outre, la croissance et la
distribution des revenus resteront inégales d'un pays à l'autre et au sein même des pays.
Ainsi, la région Asie de l'Est et du Sud-Est devrait voir son revenu par habitant augmenter
de 60 % à 100 % d'ici 2028, ce qui se traduira par une hausse de la consommation de viande
de 5 kg par habitant en Chine et de 4 kg par habitant en Asie du Sud-Est à moyen terme.
Cette expansion concernera surtout la volaille et le porc, les deux viandes les plus
consommées dans ces régions. Il y aura aussi une augmentation de la consommation de
bœuf en Chine, de 0.5 kg par habitant sur les dix prochaines années, et donc un léger
accroissement de la part du bœuf dans la consommation totale de viande, avec 4 kg en
moyenne par habitant.
En Asie du Sud, en revanche, la croissance des revenus n'entraînera pas une augmentation
comparable de la consommation de viande, mais sera plutôt associée, d'après les
projections, à une hausse de la demande de produits laitiers, de sucre et d'huile végétale.
Les produits laitiers et les légumineuses resteront les principales sources de protéines dans
cette région. C'est au Pakistan que la croissance de la consommation de produits laitiers
frais devrait être la plus forte au monde, avec une progression de 42 kg par habitant d'ici
2028, soit un niveau annuel moyen de 274 kg par habitant, représentant près de 30 % de
l'apport de protéines quotidien total par habitant. La consommation de produits laitiers

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


1. VUE D’ENSEMBLE │ 35

devrait également connaître une forte croissance en Inde, où elle fournira 15 % de l'apport
protéique total par habitant d'ici 2028. Deuxième grande source de protéines dans ce pays,
les légumineuses devraient compter pour 15 % de l'apport total de protéines en 2028, avec
un niveau de consommation estimé à 17 kg par habitant.
Globalement, l'importance relative de la viande en tant que source de protéines varie d'une
région à l'autre suivant les niveaux de revenu. Il est probable que ces différences
subsisteront dans la mesure où la viande est en train de gagner du terrain dans des régions
qui en sont déjà de grosses consommatrices, alors qu'elle ne semble pas devoir prendre une
place beaucoup plus importante dans les régimes alimentaires d'autres populations.
Dans les pays à revenu élevé, la consommation de viande par habitant augmentera moins
vite que dans les économies à faible revenu, mais comme elle atteint déjà un niveau
relativement élevé, cette hausse sera plus importante en valeur absolue. Aux États-Unis,
par exemple, la consommation de viande par habitant n'augmentera que de 2 %, mais avec
plus de 2 kg supplémentaires chaque année par habitant, elle dépassera 100 kg par habitant
en 2028, battant toujours le record du monde. Au total, la consommation de viande des
États-Unis augmentera ainsi de 4 Mt, soit 10 % de la croissance totale enregistrée pour ce
produit. Une croissance soutenue de la consommation de viande dans de nombreux pays à
revenu intermédiaire ou élevé devrait creuser l'écart de consommation par habitant avec
beaucoup de pays à faible revenu, surtout en Afrique subsaharienne.
La consommation totale de viande par habitant des pays d'Afrique subsaharienne devrait
baisser de 0.6 kg, tombant à 12.9 kg en moyenne d'ici 2028. Dans cette région, les revenus
n'augmenteront pas suffisamment à moyen terme pour que les produits carnés deviennent
accessibles à l'ensemble de la population. La chute de la consommation devrait surtout
concerner le mouton, le bœuf et le veau, tandis qu'une modeste croissance est attendue pour
la volaille dans quelques pays de la région.
Au niveau mondial, la hausse des revenus devrait largement contribuer à la croissance de
la consommation de sucre et d'huiles végétales. En 2028, la consommation mondiale de
sucre atteindra 24 kg par habitant, soit une progression de près de 2 kg en dix ans. Une
hausse comparable portera la consommation d'huiles végétales à près de 20 kg par habitant
d'ici la fin de la période de projection. Comme ces évolutions toucheront surtout les pays à
revenu intermédiaire ou faible, les sucres et les graisses contribueront pour une plus large
part à l'apport de calories dans ces régions d'ici 2028.

L'urbanisation des modes de vie contribue à la demande de produits plus riches


en calories
La hausse prévue de la consommation de sucre et d’huile végétale s'explique par la hausse
des niveaux de revenu, ainsi que par l'urbanisation des modes de vie dans de nombreux
pays à revenu faible ou intermédiaire. La concentration progressive des populations dans
les centres urbains entraîne un changement structurel dans l'économie. La migration vers
les villes s'accompagne généralement de nouvelles perspectives de revenus, mais elle ne va
pas toujours de pair avec une amélioration du niveau de vie.
L’urbanisation allonge les filières alimentaires commerciales et les rend plus complexes.
Les populations rurales qui migrent vers les villes ne peuvent plus avoir de contact direct
avec les producteurs locaux, et si la migration permet parfois de découvrir un plus large
choix de produits alimentaires, elle pose en même temps le problème de l’accès à des
aliments nutritifs qui, en milieu urbain, sont souvent plus à la portée des catégories à hauts
revenus3. De pair avec un mode de vie potentiellement caractérisé par davantage de

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36 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

contraintes de temps, une moindre présence au foyer et donc un plus grand besoin de
solutions pratiques, l’urbanisation est en général associée à une consommation accrue
d’aliments prêts à l’emploi, transformés ou préparés en dehors de chez soi, qui sont souvent
plus riches en lipides, en sel et en sucre.
Alors que 55 % de la population mondiale vit actuellement en milieu urbain et que cette
proportion passera à près de 60 % au cours de la prochaine décennie, la demande d’aliments
préparés et transformés ne peut qu’augmenter, et avec elle la consommation de sucre et
d’huiles végétales.

Les politiques de santé visent à modérer la consommation de sucre et de graisses


La modification des régimes alimentaires sous l'effet conjugué de la hausse des revenus et
de l'adoption de modes de vie urbains caractérisés par le manque de temps et la recherche
de solutions toutes prêtes a contribué à faire monter la prévalence de l'obésité et des
maladies non transmissibles comme le diabète. En Amérique latine et dans les Caraïbes,
région où la consommation de sucre et d'huile végétale a sensiblement augmenté, l'obésité
touche à présent un quart environ de la population, et 60 % des habitants sont en surpoids.
L'augmentation des taux d'obésité et les préoccupations que suscitent plus généralement les
effets sur la santé d'une alimentation trop grasse et trop sucrée ont conduit à l'adoption de
politiques visant à limiter la consommation de graisse et de sucre. Des taxes sur le sucre
ont été mises en place ou sont en projet dans de nombreux pays, tels que le Chili, la France,
le Mexique, la Norvège, l'Afrique du Sud et le Royaume-Uni. Dans certains cas, comme au
Chili, ces taxes s'accompagnent de nouvelles obligations en matière d'étiquetage des
produits alimentaires à forte teneur en sel, en sucre et en graisse, ainsi que de
réglementations limitant la publicité destinée aux jeunes pour ces produits. Si les premiers
effets de ces interventions diffèrent d'un pays à l'autre, les nouvelles obligations
d'étiquetage adoptées au Chili ont conduit les industriels à reformuler leurs produits pour
en réduire la teneur en sucre ou en matières grasses, ce qui pourrait indirectement réduire
la consommation de ces produits.

Des facteurs sociaux encouragent une alimentation plus saine et plus durable
Dans les pays à haut revenu, les préoccupations en matière de santé et d'environnement
influent de plus en plus sur les décisions de consommation. C'est ainsi que s'explique, par
exemple, la popularité croissante des viandes maigres telles que la volaille. Dans les pays
développés, la consommation de volaille devrait s'accroître de près de 2 kg par habitant et
atteindre 31 kg par habitant d'ici 2028, tandis que celle de bœuf et de veau devrait baisser
dans des pays comme le Canada (-1.4 kg par habitant) et la Nouvelle-Zélande (-1 kg par
habitant). Là aussi, la santé sera au cœur des préoccupations qui motiveront une hausse
concomitante de la consommation de volaille : d'ici 2028, celle-ci augmentera de 1.2 kg
par habitant au Canada et de 1.6 kg par habitant en Nouvelle-Zélande. Des substitutions
analogues entre différents types de viande sont également prévues pour l'Union
européenne, la Norvège, la Suisse et l'Australie.
Les préoccupations concernant la santé et le bien-être sont perçues comme favorisant une
substitution continue des graisses de cuisson de l'huile végétale au beurre à moyen terme.
Ces considérations, ajoutées aux problèmes environnementaux que pose la production
d'huile de palme, contribueront au recul de la consommation d'huiles végétales au Canada,
dans l'Union européenne et en Norvège, où le beurre connaîtra une évolution d'ampleur
comparable en sens inverse. Au Canada, la consommation de beurre devrait augmenter de

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1. VUE D’ENSEMBLE │ 37

près de 1 kg par habitant au cours de la période de projection, tandis que la consommation


d'huiles végétales diminuera de près de 4 kg par habitant, malgré leur prix avantageux.
Par conséquent, même si les habitudes alimentaires restent très différentes d'une région à
l'autre, la consommation alimentaire par habitant évoluera du fait de la hausse des revenus,
de l'urbanisation, des politiques publiques et des préoccupations en matière de santé et
d'environnement. Certains de ces changements sont illustrés au graphique 1.11. Ainsi, la
disponibilité de calories par jour et par habitant augmentera plus rapidement en Inde, en
Chine et en Asie du Sud-Est que dans les autres régions, ce qui correspond dans une large
mesure à l'évolution des revenus. De manière générale, l'apport quotidien de calories par
habitant progressera lentement pour les aliments de base, mais plus vite pour les produits
d'origine animale ainsi que pour les graisses et le sucre, reflétant l'influence de
l'urbanisation et l'importance croissante des aliments prêts à consommer. Enfin, dans
certaines régions (Europe, Amérique latine et Caraïbes), la croissance faible ou nulle de
l'apport calorique provenant du sucre s'explique en partie par des préoccupations
croissantes en matière de santé.

Graphique 1.11. Variation en pourcentage de la part de différents groupes d'aliments


dans l'apport quotidien de calories par habitant, 2016-18 à 2028

Aliments de base (céréales, légumineuses, racines) Animal (laitier, œuf, poisson, viande) Matières grasses (beurre, huiles) Sucre

%
35
30
25
20
15
10
5
0
-5
-10
Afrique subsah. Inde Chine Asie du Sud Est Amérique latine et Europe
Caraïbes

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Perspectives mondiales de la demande fourragère


En 2016-18, environ 1.7 milliard de tonnes de produits agricoles ont été utilisés pour
l'alimentation du bétail (principalement du maïs et d'autres céréales ainsi que des tourteaux
protéiques d'oléagineux ; les Perspectives agricoles s'intéressent uniquement aux produits
fourragers commerciaux et donc ne tiennent pas compte de l'herbe, du foin et des déchets
de cuisine, examinés dans l'encadré 1.1). À moyen terme, la consommation totale
d'aliments pour animaux augmentera de 1.5 % par an, plus vite que la production de viande
qui ne devrait croître, quant à elle, que de 1.2 % par an, ce qui laisse entrevoir une nouvelle
intensification dans le secteur de l'élevage. Les céréales représenteront la majeure partie de
cette croissance de la demande fourragère, avec un supplément de 156 millions de tonnes,

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


38 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

contre un accroissement de 147 millions de tonnes pour la consommation alimentaire


totale.

Encadré 1.1. L’alimentation animale et l’alimentation humaine sont-elles en concurrence ?

Pour obtenir des produits animaux comme la viande, les produits laitiers ou les œufs, il
faut utiliser des aliments pour animaux. Les ruminants comme les vaches, les moutons et
les chèvres peuvent consommer de l’herbe et d’autres végétaux présents dans les prairies
et les zones de parcours. Les non-ruminants tels que porcs et volailles, en revanche, ne
peuvent trouver leur nourriture dans les pâturages, mais ont besoin d’autres types
d’aliments. Dans les systèmes de production de subsistance de taille modeste, il peut s’agir
en particulier de déchets alimentaires ; dans les systèmes de plus grande taille,
l’alimentation peut être composée de céréales et tourteaux protéiques (fabriqués à partir
d’oléagineux, notamment de soja). Les ruminants peuvent également recevoir ces
tourteaux, soit en complément d’un régime à base d’herbe, soit comme élément principal
du régime alimentaire (dans les parcs d’engraissement par exemple).
La production d’aliments pour animaux peut se faire au détriment de celle des aliments
destinés à la consommation humaine. C’est particulièrement évident lorsque les terres
agricoles sont affectées à la production d’aliments pour animaux. Cependant, même les
pâturages peuvent dans une certaine mesure occuper des terrains susceptibles de recevoir
des cultures vivrières.
Pour chiffrer ces arbitrages potentiels entre les aliments destinés à la consommation
humaine et à la consommation animale, des chercheurs de la FAO ont étudié la
consommation d’aliments pour animaux dans le monde1. Ils ont estimé que les animaux
d’élevage avaient consommé en 2010 6 milliards de tonnes d’aliments environ en matière
sèche. Sur ce total, 86 % ne convenait pas à la consommation humaine : il s’agissait
d’herbes et de feuilles (46 % du total) ou de résidus végétaux (19 %). Les céréales
constituaient 13 % environ de la consommation totale des animaux d’élevage, chiffre qui
correspond à près d’un tiers de la production mondiale de céréales.
Il n’est pas étonnant que les données témoignent d’importantes différences entre ruminants
et non-ruminants. Les fourrages (herbes et feuilles, résidus végétaux et ensilage)
représentent près des trois quarts de la consommation totale d’aliments pour animaux, mais
visent presque exclusivement les ruminants. En revanche, la volaille et les porcins
consomment ensemble les deux tiers de tous les autres types d’aliments. Des différences
géographiques apparaissent également : les pays de l’OCDE ne représentent que 16 % de
la consommation mondiale de fourrage, tandis que leur part dans la consommation des
autres aliments s’élève à 32 %.
Les auteurs de l’étude estiment aussi que, sur plus de 3 milliards d’hectares de pâturages
dans le monde, 685 millions d’hectares pourraient en principe être affectés à des cultures,
une superficie qui correspond à la moitié environ des terres arables mondiales à l’heure
actuelle. En outre, 560 millions d’hectares de terres arables dans le monde servent à
produire des végétaux destinés à l’alimentation animale, principalement des céréales et des
oléagineux.
1. Mottet, A., C. de Haan, A. Falcucci, G. Tempio, C. Opio et P. Gerber (2017), « Livestock: On our plates or
eating at our table? A new analysis of the feed/food debate », Global Food Security 14, pp. 1-8.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


1. VUE D’ENSEMBLE │ 39

La demande fourragère totale résulte essentiellement de deux facteurs. Premièrement, la


demande de produits d'origine animale (œufs, viande, produits laitiers et poisson), qui
détermine le niveau de production du secteur de l'élevage et de l'aquaculture.
Deuxièmement, la structure et l'efficacité des systèmes de production, qui déterminent la
quantité de fourrage nécessaire pour obtenir la production demandée.

La demande fourragère augmentera plus vite que la production de viande


En Chine, on prévoit que la consommation d'aliments concentrés augmentera de 61 Mt d'ici
2028 (+1.5 % par an), soit la plus forte croissance en volume imputable à un seul pays au
cours de la période de projection. Mais d'autres pays verront leur demande fourragère
croître encore plus vite que celle de la Chine, notamment le Paraguay (4.0 % par an), le
Pérou (3.3 % par an), le Viet Nam (3.0 % par an), l'Indonésie (2.9 % par an) et les
Philippines (2.7 % par an). Dans leur cas, la croissance de la demande d’aliments pour
animaux rapportée à celle de la production de produits d’élevage indique une nouvelle
intensification de cette dernière. D'après les projections, la production d'œufs, de porc et de
volaille devrait afficher une croissance annuelle de 1.3 % au Paraguay, 2.1 % au Pérou,
1.9 % au Viet Nam, 2.2 % en Indonésie et 2.0 % aux Philippines.

La restructuration des systèmes d’élevage influe sur la demande fourragère


Avec le passage des systèmes d'élevage traditionnels, en basse-cour, aux exploitations
commerciales, l'alimentation des animaux s'intensifie et la demande globale d’aliments
concentrés par unité produite augmente. Toutefois, le changement de système de
production a également pour effet d'améliorer l'efficacité alimentaire et donc de réduire,
dans un second temps, la demande d'aliments par unité produite. Conjuguées à la croissance
respective de l'élevage et de l'aquaculture, ces deux phases de développement déterminent
les projections de la demande fourragère dans chaque région, telles que présentées dans les
Perspectives.
Le graphique 1.12, qui illustre les prévisions relatives à la production animale et à la
consommation d’aliments pour animaux dans le secteur des non-ruminants, met en
évidence les différences liées aux structures de production dans l'ensemble des régions.
Dans les pays les moins avancés d’Afrique, par exemple, la consommation d’aliments pour
animaux dans le secteur des non-ruminants augmentera plus vite que la production d’œufs,
de volaille et de porc, ce qui laisse supposer que la modernisation des systèmes de
production se poursuit. Aux États-Unis et dans l’UE14, en revanche, c’est-à-dire dans des
pays qui possèdent des systèmes de production industrielle à grande échelle, la
consommation d’aliments pour animaux progressera à peu près au même rythme que la
production animale des non-ruminants, voire amorcera un déclin.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


40 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

Graphique 1.12. Consommation d'aliments pour animaux et production animale


dans le secteur des non-ruminants au cours des dix prochaines années

Production des non-rumninants (axe de gauche) Alimentation animale (axe de droite)

Mt Mt
120 350
Mt

Mt
100 300

250
80
200
60
150
40
100
20 50

0 0

2028
2022
2025
2028

2022
2025
2028

2022
2025
2028

2022
2025
2028

2022
2025

2022
2025
2028
2016-18

2016-18

2016-18

2016-18

2016-18

2016-18
Afrique, moins Inde Brésil Chine États-Unis UE-14
développés

Note : la production des non-ruminants comprend les oeufs, le porc et la volaille. L'abréviation EU-14 désigne
les membres de l'Union européenne avant 2004 à l'exception du Royaume-Uni.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Déterminants de la demande de biocarburants : évolution des politiques


publiques et des usages énergétiques
Les produits agricoles sont devenus une source importante de matières premières pour la
production de carburants dans les transports à partir du début des années 2000, lorsque sont
apparues les premières politiques nationales prescrivant l'utilisation de biocarburants au
Brésil, dans l'Union européenne et aux États-Unis ; le maïs, la canne à sucre et l'huile
végétale contribuent maintenant pour une large part à la fabrication de carburants
renouvelables. Dans l’Union européenne et aux États-Unis, la demande ne devrait guère
progresser, mais l'essor des biocarburants se poursuivra probablement, avec des obligations
d'incorporation nouvelles ou renforcées, dans les pays émergents et en développement
(graphique 1.13).
La consommation de biodiesel augmentera de 18 %, soit 6.6 millions de litres, au cours des
dix prochaines années, en grande partie du fait de nouvelles prescriptions visant à porter à
30 % le taux de mélange du biodiesel en Indonésie. Motivée par des stocks intérieurs
abondants et par les prix compétitifs de l'huile végétale sur le marché international, cette
obligation d'incorporation s'accompagnera d'une taxe sur les exportations d'huile de palme
destinée à soutenir le secteur national du biodiesel. Ces mesures ont aussi pour but de se
prémunir contre la baisse potentielle des importations d'huile de palme de l'Union
européenne, principal débouché du produit à l'étranger. Dans la mesure où l'Union
européenne favorise de plus en plus les biocarburants de deuxième génération par rapport
aux technologies actuelles, elle devrait en effet réduire sa consommation d'huile végétale
pour la fabrication de biodiesel. Parallèlement, elle devrait aussi enregistrer une baisse de
sa consommation totale de diesel à moyen terme, qui ferait reculer le biodiesel de 4 %
d'après les prévisions.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


1. VUE D’ENSEMBLE │ 41

Graphique 1.13. Evolution de la demande de biocarburants dans les grandes régions

Variation de la demande Éthanol Variation de la demande Biodiesel


d'éthanol (%) de biodiesel (%)
120 80
Chine

60
Thaïlande
80 Indonésie
40

Argentine
40 Thaïlande 20
États-Unis
UE Brésil
Brésil
Inde 0
0 États-Unis UE

-20

-40 -40
-40 0 40 80 120 -40 -20 0 20 40 60 80
Variation de la demande d'essence (%) Variation de la demande de diesel (%)

Note : Les parts calculées pour la demande sont exprimées en volume et correspondent à la variation entre 2028
et 2018. La taille de chaque bulle correspond au volume de consommation du biocarburant considéré en 2018.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

La consommation mondiale d'éthanol progressera de 18 % environ d'ici 2028, soit


21 milliards de litres supplémentaires, principalement du fait de la hausse attendue en
Chine (+5.4 milliards de litres). En 2017, le gouvernement chinois a annoncé un objectif
d'incorporation d'éthanol de 10 % d'ici 2020, auquel il compte répondre en utilisant du maïs
local et du manioc importé pour développer la production nationale. Si cet objectif a peu
de chance d'être pleinement atteint, il laisse toutefois entrevoir une forte croissance de la
production chinoise d'éthanol.
Le Brésil, deuxième consommateur mondial d'éthanol, verra quant à lui sa demande
progresser de 7.6 milliards de litres, compte tenu de l'objectif de réduction des émissions
liées au transport, fixé par la loi RenovaBio à 10 % d'ici 2028. Cette ambition devrait
encourager le développement de la production de canne destinée aux biocarburants à
moyen terme, d'autant plus que cela permettrait aussi de faire face à la crise des cours
mondiaux du sucre qui sévit depuis dix ans.
Plusieurs autres pays continueront de favoriser la valorisation des cultures sucrières pour
la production d'éthanol afin de soutenir les producteurs de canne, de respecter leurs
engagements climatiques et de réduire leur dépendance à l'égard des combustibles fossiles
importés.
Bien que le manioc soit encore loin d'occuper la même place que le maïs ou la canne à
sucre dans la production d'éthanol, la valorisation bioénergétique de ce produit contribuera
pour 17 % à la croissance totale de sa consommation, en grande partie liée aux importations
de la Chine en provenance de la Thaïlande et du Viet Nam.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


42 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

Graphique 1.14. Part des biocarburants en pourcentage de la consommation totale,


par grandes catégories de matières premières agricoles

2016-18 2028

%
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
WLD

WLD

WLD

WLD
Brésil
Argentine

CHN

USA

CHN

Brésil

Brésil
EUN

USA
EUN

THA

Argentine

THA

Argentine

EUN

IDN

THA
Maïs Manioc Plantes sucrières Huiles végétales

Note : ARG = Argentine ; BRA = Brésil ; CHN = Chine ; EUN = les 27 Etats membres de l'Union européenne
(c.à.d. Royaume-Uni non inclus) ; IDN = Indonésie ; THA = Thaïlande ; USA = Etats-Unis ; WLD = Total
mondial. Les cultures sucrières comprennent la canne à sucre (ARG, BRA, THA, WLD) et la betterave (EUN,
WLD).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

1.4. Production

La demande croissante de produits agricoles pose la question de savoir comment le secteur


de l'agriculture pourra y répondre et, surtout, s'il sera en mesure d'y répondre de façon
durable. L'agriculture utilise beaucoup de terres et d'eau, et son empreinte écologique est
de ce fait considérable. Par exemple, la conversion des paysages naturels en terres agricoles
entraîne des pertes de biodiversité et une augmentation des émissions de gaz à effet de
serre, tandis que l'utilisation intensive d'intrants comme les engrais et les pesticides a des
incidences sur les écosystèmes.
Avant la “Révolution verte”, au milieu du siècle dernier, la croissance de la production
végétale résultait essentiellement de l'augmentation des surfaces mises en production
(graphique 1.15). D'après les estimations de l'époque, jusqu'au milieu du XXe siècle,
l'utilisation des terres agricoles augmentait proportionnellement à la population mondiale.
Depuis les années 60, le recours croissant aux engrais et aux pesticides, l'irrigation et
l'amélioration des variétés végétales se sont traduits par une hausse spectaculaire des
rendements dans de nombreuses régions du monde. Depuis, l'accroissement de la
production vient pour l'essentiel des gains de productivité, c'est-à-dire de l'augmentation
des rendements et de l'intensification des cultures, bien davantage que de l'expansion des
surfaces cultivées4. Dans le même temps, les progrès incessants de la sélection animale,
l'utilisation plus intensive d'aliments à forte valeur énergétique et protéique ainsi que
l'amélioration continue des mesures de lutte contre les maladies et de la gestion de la
production en général ont accru la productivité dans le secteur de l'élevage.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


1. VUE D’ENSEMBLE │ 43

Bien que la population mondiale ait plus que doublé depuis 1960 et que la production
alimentaire mondiale ait plus que triplé, on estime que l'utilisation totale des terres agricoles
(cultures et pâturages) n'a augmenté que d'environ 10 %. Pour la décennie à venir, les
Perspectives prévoient une croissance de l'ordre de 14 % de la production agricole
mondiale avec une utilisation des terres agricoles globalement inchangée. Cela suppose que
l'intensification de la production est appelée à se poursuivre et que la quantité de nourriture
par personne va augmenter (graphique 1.15).

Graphique 1.15. Population, production agricole et utilisation des terres agricoles


à long terme

Population Total des terres agricoles Production agricole mondiale

1960=100
500
450
400
350
300
250
200
150
100
50
0
1800 1810 1820 1830 1840 1850 1860 1870 1880 1890 1900 1910 1920 1930 1940 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2020 2030

Note : les données démographiques sont tirées des statistiques de Maddison pour la période 1820-1940 et des
statistiques de la Division de la population de l'ONU pour la période 1950-2030 ; les données pour 1800 et
1810 sont extrapolées des statistiques de Maddison. Les données sur les terres agricoles (cultures et pâturages)
pour la période 1800-2010 proviennent de la base de données "History Database of the Global Environment"
(HYDE 3.2.), Klein Goldewijk et al. (2017) ; elles sont étendues jusqu'en 2030 sur la base des projections des
Perspectives agricoles. La production agricole mondiale pour la période 1960-2010 est tirée de FAOSTAT
(indice de la production agricole nette) ; les données sont étendues jusqu'en 2030 sur la base des projections
des Perspectives agricoles.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Dans les dix années qui viennent, la croissance de la production se répartira essentiellement
entre les pays émergents et les pays en développement, où elle résultera à la fois d'une
hausse des investissements et du rattrapage technologique, mais aussi de la disponibilité
des ressources (en Amérique latine) et, pour partie, de l'accélération de la demande (en Inde
et en Afrique). La croissance de la production agricole devrait être beaucoup plus modeste
en Amérique du Nord et en Europe, où les rendements et la productivité atteignent déjà, en
général, des niveaux élevés, et où les politiques environnementales limitent les possibilités
d'expansion.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


44 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

Graphique 1.16. Tendances régionales de la production agricole, halieutique et aquacole

Produits végétaux Bétail Pêche Croissance de la production, 2016-18 to 28 (axe de droite)


mrd USD %
450 30
400
25
350
300 20
250
15
200
150 10
100
5
50
0 0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Inde Afrique Amérique latine et Océanie Chine Europe Amérique du Nord
Caraïbes

Note : ce graphique présente la valeur nette estimée de la production agricole, halieutique et aquacole prise en
compte dans les Perspectives, en milliards USD et à prix constants de 2004-06. L'Europe comprend la Russie.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

La croissance de la production agricole n'aura qu'une incidence mineure sur


l'utilisation des terres à l'échelle mondiale
A l'heure actuelle, l'agriculture utilise près de 40 % des terres de la planète
(graphique 1.17), dont quelque 70 % de pâturages. La vocation agricole ou pastorale des
terres varie selon les régions. En Océanie ou en Afrique, par exemple, une grande partie
des terres ne peut être exploitée que pour le pâturage, tandis que dans d'autres régions,
comme l'Europe, les terres cultivables sont plus abondantes. Ces différences sont
principalement déterminées par des caractéristiques agro-écologiques (pluviométrie, sols,
déclivité), qui limitent les possibilités de substitution entre pâturages et terres arables. Il
convient toutefois d'être prudent dans ce que l'on entend par pâturage, tant il est difficile de
définir cette notion ou de mesurer avec précision ce qu'elle représente5.
Dans le droit fil des tendances observées ces dix dernières années, la superficie agricole
mondiale devrait rester à son niveau actuel au cours de la prochaine décennie, l'extension
des terres cultivées étant compensée par une diminution des pâturages. Les tendances de
l'utilisation des terres et leurs déterminants varient toutefois selon les régions du monde
(graphique 1.18).
On prévoit une extension des terres cultivées comme des pâturages en Amérique latine et
dans les Caraïbes. Dans cette région, ce sont essentiellement des exploitations
commerciales à grande échelle et à bas coûts qui devraient rester suffisamment rentables
pour investir dans le défrichage et la mise en culture de nouvelles terres, malgré le faible
niveau des prix prévu sur le marché agricole pour les dix prochaines années.

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1. VUE D’ENSEMBLE │ 45

Graphique 1.17. Répartition de la superficie agricole mondiale

(a) By use (b) By region


Agriculture Forêts Autres Pâturage Terres cultivées Amérique du Nord ALC Asie Europe Afrique Océanie

100% 100%
90% 90%
80% 80%
70% 70%
60% 60%
50% 50%
40% 40%
30% 30%
20% 20%
10% 10%
0% 0%
Toutes les terres Terre agricole Pâturage Terres cultivées

Note : l'Europe comprend la Russie, ALC = Amérique latine et Caraïbes.


Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Graphique 1.18. Evolution de l'utilisation des terres agricoles, 2016-18 à 2028

Pâturage Terres cultivées Changement global (Mha) Croissance totale, 2016-18 to 2028 (axe de droite)

Mha %
15 3%

10 2%

5 1%

0 0%

-5 -1%

-10 -2%

-15 -3%

-20 -4%
Inde Afrique Amérique latine et Océanie Chine Amérique du Nord Europe
Caraïbes

Note : l'Europe comprend la Russie.


Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

L'utilisation totale des terres agricoles ne devraient pas augmenter de manière significative
en Afrique, malgré la disponibilité de vastes étendues de terres dans la région
subsaharienne. L'extension des surfaces agricoles sera principalement limitée par la
structure du secteur, essentiellement composé de petites exploitations, par les conflits qui
sévissent dans les pays où la terre est abondante, ainsi que par la perte de terres agricoles

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


46 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

du fait de la dégradation des sols, des activités minières et de l'étalement urbain. Une partie
des pâturages devrait néanmoins être convertie en terres cultivées, notamment en Tanzanie,
par suite de l'extension de la superficie agricole des exploitations commerciales.

La croissance de la production végétale reposera avant tout sur l'amélioration


des rendements
Au cours des dix années à venir, la production végétale mondiale devrait croître de 384 Mt
pour les céréales, 84 Mt pour les oléagineux, 41 Mt pour les racines et tubercules, 19 Mt
pour les légumineuses et 3 Mt pour le coton. Cette croissance résultera principalement
d'investissements dans l'amélioration des rendements pour ce qui est des céréales et de
l'huile de palme, et d'une extension des surfaces conjuguée à de meilleurs rendements dans
le cas des oléagineux, du coton et de la canne à sucre6.

Graphique 1.19. Croissance de la production végétale

Croissance de la superficie Croissance des rendements Superficie en 2028 (millions d'hectares, axe de droite)
Mha
18% 250
16%
14% 200

12%
150
10%
8%
100
6%
4% 50
2%
0% 0
Blé Maïs Riz Autres céréales Soja Autres oléagineux Coton Canne à sucre
second.

Note : le graphique illustre la décomposition de la croissance de la production totale (2016-18 à 2028) entre
extension de la superficie récoltée et augmentation des rendements moyens au niveau mondial.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

En ce qui concerne le blé, l'augmentation de la production sera particulièrement notable


dans la région de la mer Noire. En Fédération de Russie (ci-après « Russie »), les
investissements publics dans les infrastructures et les techniques agricoles, telles que
l'amélioration des semences, ont poussé les rendements à la hausse ces dernières années, et
cette tendance devrait se poursuivre. L'importance accordée au renforcement de
l'agriculture nationale semble liée en partie aux sanctions en vigueur depuis 2014, qui ont
limité les importations de produits de base en provenance des États-Unis et de l'Union
européenne. Entre la dépréciation de la monnaie et l'amélioration de l'offre nationale
d'intrants, les exportations de blé russe sont devenues compétitives sur les marchés
mondiaux (voir la section consacrée aux échanges pour plus de détails).
La production de maïs et de soja, largement dominée par les Amériques, augmentera à la
fois sous l'effet de changements d'affectation des terres et d'investissements dans
l'amélioration des rendements. En Argentine et au Brésil, la pratique actuelle de la double

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


1. VUE D’ENSEMBLE │ 47

culture de maïs et de soja devrait permettre d'accroître la production grâce à une utilisation
plus intensive des terres déjà exploitées. En Amérique du Nord, au contraire, l'extension
des superficies récoltées de maïs et de soja passe presque uniquement par la substitution à
d'autres cultures. La hausse des rendements nord-américains devrait être tirée
essentiellement par les progrès de la sélection végétale, la plupart des exploitations étant
déjà parvenues à la frontière de production. Le graphique 1.20 illustre les projections
relatives à l'extension des surfaces cultivées et à l'amélioration des rendements selon les
régions. Malgré une hausse plus rapide dans les régions moins productives, les rendements
du maïs présenteront encore des disparités considérables en 2028.

Graphique 1.20. Production de maïs

Croissance intensive vs extensive Rendements


t/ha 2016-18 2028
Croissance des rendements %
1.8 14
Afrique Sub-
1.6 Sah.
12
1.4 ALC
Chine
1.2 Europe 10
1
8
0.8
Amérique du
0.6 Nord
6
0.4
0.2 4

0
2
-0.2
-0.4 0
-0.2 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 Amérique du LAC Chine Europe Afrique Sub-
Croissance de la superficie récoltée % Nord Sah.

Note : dans la partie gauche, la taille des bulles est proportionnelle à la production de maïs en 2028.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Les rendements des autres cultures resteront eux aussi très variables selon les pays, ce qui
s'explique en partie par la diversité des conditions agro-écologiques, mais aussi par
l'impossibilité d'accéder aux variétés améliorées, aux engrais et à d'autres intrants7. Depuis
le début de la “Révolution verte”, dans les années 50, l'utilisation de ces intrants s'est
considérablement développée dans la plupart des pays d'Asie et d'Amérique latine, alors
que les progrès technologiques en Afrique subsaharienne ont toujours été beaucoup plus
lents. La consommation d'engrais par hectare de terres arables en Asie de l'Est, en Asie du
Sud et en Amérique latine est respectivement 20, 10 et 9 fois plus élevée qu'en Afrique
subsaharienne8. Depuis quelques années, toutefois, la consommation d'engrais et d'autres
intrants (en particulier des herbicides) progresse dans plusieurs pays de la région 9. Des
efforts soutenus pour mettre au point des variétés améliorées adaptées aux conditions
locales et pour optimiser les pratiques culturales devraient permettre de nouvelles hausses
des rendements en Afrique subsaharienne. Dans les régions où l'utilisation d'engrais et de
produits phytosanitaires est déjà répandue, les variétés améliorées devraient être le
principal levier de la progression continue des rendements10.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


48 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

Encadré 1.2. Innovations en matière de sélection végétale

Depuis la révolution verte, les innovations de la sélection végétale, comme les variétés
semi-naines de blé et de riz et les nouvelles techniques génétiques de renforcement de la
résistance aux maladies et aux ennemis des cultures ont beaucoup amélioré les rendements,
la qualité et la résilience des productions agricoles. Les nombreuses innovations qui voient
le jour dans ce domaine depuis quelques années peuvent contribuer à répondre à ces
besoins durables.
Au nombre de ces innovations figure l’hybridation de nouvelles espèces. Lorsque deux
lignées consanguines sont croisées, il en résulte une semence dont la vigueur, les
rendements et la stabilité des rendements sont renforcés, un phénomène appelé hétérosis.
Autrefois, seules quelques cultures pouvaient faire l’objet d’une hybridation, notamment
le maïs. De nouvelles techniques permettent aujourd’hui de créer des variétés hybrides, en
particulier de blé et de riz. Certains chercheurs travaillent par exemple sur des hybrides de
blé moins vulnérables au changement climatique. Des travaux récents sur un hybride de
riz Japonica visent aussi à mettre au point des plantes hybrides qui produisent des semences
clonées, ce qui permettrait de réduire les coûts de production de semences et d’encourager
l’adoption de nouvelles variétés par les agriculteurs1.
L’amélioration des variétés par la sélection classique exige un très grand nombre de plantes
et beaucoup de temps. Les techniques récentes de « sélection génomique » utilisent des
modèles mathématiques et des marqueurs moléculaires pour prévoir et indiquer à quel
moment certains gènes sont exprimés, et améliorer ainsi la sélection. On peut aussi se servir
de la génomique pour repérer la présence de gènes bénéfiques dans les banques de gènes
sous-exploitées2.
Même les techniques tout à fait nouvelles comme CRISPR permettent de générer
rapidement et facilement des mutations ciblées, et peuvent donc contribuer à accélérer le
développement de caractères agronomiques utiles3. Des chercheurs ont récemment fait
appel à cette technique pour créer une variété de blé résistante au mildiou. CRISPR sert
aussi à accélérer l’instauration d’une résistance aux infections virales chez les végétaux.
Dans plusieurs cultures importantes comme le soja, le riz et le blé, le processus de
photosynthèse est relativement peu efficace, ce qui limite la croissance de la plante. Des
chercheurs ont récemment eu recours au génie génétique pour modifier le processus de
photosynthèse du tabac (retenu comme modèle car il est facile à modifier). Il en est résulté
une augmentation de 41 % de la biomasse, ce qui permet de penser que d’importants gains
de rendement seraient possibles également dans les cas des grandes cultures vivrières 4.
Mais ces découvertes en laboratoire ne sont que la première étape d’un long parcours
jusqu’à l’exploitation agricole. Des caractéristiques nouvelles doivent pouvoir être
conférées à des variétés à haute performance généralement bien adaptées à la zone
agro-écologique de culture. Des infrastructures de sélection, de multiplication et de
diffusion des variétés obtenues sont nécessaires à cette fin. Pour cela, il faut pouvoir
s’approvisionner en toute confiance en semences dont l’authenticité, la traçabilité et la
qualité sont en général garanties par des systèmes d’inscription des variétés, de certification
des semences et de collecte des redevances. Les systèmes de semences de l’OCDE

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


1. VUE D’ENSEMBLE │ 49

constituent une composante essentielle du cadre réglementaire international qui permet de


veiller à ce que les exploitants agricoles aient accès à des semences de qualité5. Il reste
difficile d’offrir aux agriculteurs un plus large accès à l’innovation en matière de sélection.
D’après les estimations réalisées, les 13 premiers producteurs mondiaux de semences
n’atteignent pas plus de 10 % des 500 millions de petites exploitations agricoles présentes
dans le monde6. Les innovations mentionnées ne seront donc sans doute pas visibles
immédiatement dans les champs, mais elles présentent néanmoins de grandes potentialités
à long terme.
1 Khanday et al. (2019), « A male-expressed rice embryogenic trigger redirected for asexual propagation
through seeds », Nature 565, pp.91-95.
2 Yu et al. (2016) « Genomic prediction contributing to a promising global strategy to turbocharge gene banks »,

Nature Plants 2, pp. 1-7.


3 Schaart, J. et al. (2015), « Opportunities of New Plant Breeding Techniques », Wageningen

University and Research, [Link]


4 South et al. (2019) « Synthetic glycolate metabolism pathways stimulate crop growth and productivity in the

field », Science 363, 6422


5 Voir [Link]
6 Indice de l’accès aux semences, [Link]

En ce qui concerne l'huile de palme, le coton et la canne à sucre, les perspectives sont
davantage influencées par des considérations concernant la disponibilité des terres,
l'investissement et la durabilité.
D'après les projections, la production mondiale de coton augmentera de 10 % d'ici 2028.
Les rendements sont stationnaires depuis 2004, plusieurs pays producteurs étant confrontés
à des problèmes d'eau et de ravageurs. La hausse prévue de la production passera donc en
grande partie par une utilisation accrue des terres, puisque ces difficultés continueront de
peser sur les rendements.
Dans les grands pays producteurs d’huile de palme, les perspectives de baisse des prix réels
et les préoccupations environnementales des consommateurs sur certains marchés
limiteront encore les investissements. Les replantations et la création de nouvelles
plantations devraient donc nettement ralentir, ce qui ramènera la croissance de la
production à seulement 9 Mt d’ici 2028, contre 27 Mt au cours des dix années précédentes.
Malgré la faiblesse persistante des prix du sucre, la production mondiale de canne à sucre
devrait augmenter d'environ 13 % sur la période considérée, face à la croissance continue
de la demande de sucre et (surtout) d'éthanol dans le monde entier. Au Brésil, premier
producteur de canne à sucre, le renouvellement des plantations prendra du temps, mais la
production augmentera vigoureusement en Inde (en partie grâce aux soutiens publics dont
bénéficie le secteur).

Les facteurs de croissance de la production animale varient en intensité selon


les régions
Au cours de la période de projection, la production animale devrait croître de près de 15 %
sous l’effet d’une série de facteurs. Dans la plupart des pays, l’accroissement de la
production de viande, de lait et d’autres produits animaux résultera à la fois de
l’augmentation des effectifs et de l’amélioration de la production annuelle moyenne par
animal. Pour la viande, l’intensification de la production se traduira par une hausse du poids
à l’abattage et une réduction du temps de finition des animaux. L’une et l’autre de ces

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


50 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

dimensions peuvent être influencées par la sélection animale, l’utilisation d’aliments de


meilleure qualité et l’amélioration des pratiques d’élevage.

Graphique 1.21. Croissance de la production animale mondiale

Croissance annuel 2019-28 Croissance annuel 2009-18


p.a.
3.0%

2.5%

2.0%

1.5%

1.0%

0.5%

0.0%

-0.5%
Production Nombre Production Nombre Production Nombre Production Nombre Production Nombre Pâturage Alim. Anim.
d'animaux d'animaux d'animaux d'animaux d'animaux
Viande de volaille Viande porcine Viande ovine Viande bovine Lait Intrants

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Pour la viande de volaille et de mouton, la production mondiale augmentera plus ou moins


proportionnellement à la croissance des effectifs, alors qu’elle croîtra plus vite dans le cas
de la viande porcine, du bœuf et du veau, ainsi que du lait (graphique 1.21). À l’échelle
mondiale, la croissance de la production animale ira de pair avec une diminution des
pâturages, mais avec une forte hausse de la consommation d’aliments pour animaux.
L’importance relative de l’augmentation du nombre d’animaux et de l’intensification de la
production (par animal) variera en fonction non seulement des produits, mais aussi des
régions : en général, les effectifs augmenteront plus vite dans les régions émergentes ou en
développement qu’en Europe ou en Amérique du Nord (graphique 1.22).
La production de volaille devrait augmenter de 20 Mt, comptant pour environ la moitié de
la production supplémentaire totale de viande au cours de la prochaine décennie. Elle
devrait aussi s'intensifier grâce aux prix favorables des aliments pour animaux et
simultanément à un élargissement de la base productive. La hausse de la production de
volaille en Chine et en Amérique latine représentera près de 40 % de la croissance mondiale
totale et résultera pour l'essentiel de l'augmentation des effectifs avicoles. En Europe, la
croissance de la production de viande de volaille par animal a ralenti ces dernières années
et la production devrait rester stationnaire dans les années à venir.
La production de viande ovine est beaucoup plus faible que celle des autres types de viande
au niveau mondial, mais elle devrait afficher une forte croissance, chiffrée à 14 % (+2 Mt)
dans les projections. La hausse des revenus en Chine et l'accroissement de la population en
Afrique soutiendront la croissance de la demande, dont une bonne partie sera absorbée
localement. La production ovine étant largement basée sur la pâture, sa croissance dépend
principalement des progrès de la sélection et de l'expansion des troupeaux. En Afrique (non
représentée sur le graphique 1.22), le cheptel ovin devrait croître de près de 2 % par an,

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


1. VUE D’ENSEMBLE │ 51

tandis que la production par animal restera stable, étant donné les progrès jusqu'à présent
limités de l'amélioration génétique dans la région.
La production de bœuf et de veau augmentera d'environ 9 Mt d'ici 2028. Les principales
régions productrices, l'Amérique latine et les États-Unis, assureront plus de la moitié de la
croissance mondiale. Les prix relativement bas de l'alimentation du bétail et l'expansion de
la demande devraient conduire à une intensification de la production en Amérique du Nord
et en Océanie.

Graphique 1.22. Sources de croissance de la production de viande, par région

Viande de volaille Viande porcine Viande ovine Viande bovine


Croissance de l'intensité de la production
1.5%

Océanie

Afrique
1.0%

Amérique du Nord
Chine
Chine
Amérique du Nord ALC
Océanie
0.5% Chine
Amérique du Nord Afrique

Europe Chine
ALC
ALC

Europe
0.0% Europe
Europe

-0.5%
-0.5% 0.0% 0.5% 1.0% 1.5%
Croissance du nombre d'animaux

Note : l'intensité de la production se définit comme la production annuelle totale divisée par le nombre
d'animaux à la fin de l'année civile. La taille de chaque bulle est proportionnelle à la part de la région dans la
production mondiale de chaque type de viande en 2028. Les régions dont la part du total est inférieure à 5% ne
sont pas représentées. Une valeur atypique (viande ovine en Afrique) n'est pas représentée. ALC = Amérique
latine et Caraïbes.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


52 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

Graphique 1.23. Production laitière, rendement et nombre d'animaux

Rendement Rendement
(t/tête) (t/tête)
16 16
2028
États-Unis 2028 Union
8 Union 8 2000
Nouvelle- européenne européenne
Zélande 2000
4 4 États-Unis
Russie
Chine 2028
2 Brésil 2
Pakistan 256 Mt 2000 2028
Inde
1 1
2000
Pakistan
0.5 0.5
64 Mt Inde
0.25 0.25
Ethiopie
4 Mt 16 Mt
0.125 0.125
4 8 16 32 64 128 256 4 8 16 32 64 128 256
Nombre d'animaux (Mn de têtes) Nombre d'animaux (Mn de têtes)

Note : le rendement correspond à la production de lait en tonnes par tête, y compris le lait d’autres mammifères
que les vaches. Le nombre d'animaux comprend les vaches et les autres mammifères laitiers. Les deux axes
sont représentés sur une échelle logarithmique de manière à permettre la comparaison entre des producteurs de
taille très différente. Les bulles indiquent la production totale de lait (de vache et d’autres mammifères). Les
lignes obliques relient toutes les combinaisons de rendement et de cheptel donnant le même niveau de
production (en millions de tonnes). L’« Union européenne » comprend 27 États membres pour toutes les années
considérées.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

La production de viande porcine devrait croître de 11 Mt d'ici 2028, largement tirée par la
Chine, qui contribuera pour 42 % au total. En Chine, on estime que la croissance de la
production proviendra aux deux tiers d'une intensification de l'élevage. Depuis quelques
décennies, le petit élevage traditionnel en basse-cour tend à disparaître au profit de l'élevage
commercial. Les récentes épidémies de peste porcine africaine devraient accélérer la
restructuration du secteur autour d'exploitations plus grandes et plus productives (voir le
chapitre consacré à la viande pour plus de détails), avec à la clé une hausse de la production
moyenne par animal. Dans la filière porcine, l'intensification de la production sera donc la
tendance dominante au niveau mondial. Toutefois, en Amérique latine, région qui a
toujours joué un rôle beaucoup plus réduit dans le secteur du porc que dans celui de la
volaille ou du bœuf, l'augmentation du cheptel devrait être un levier plus important pour
répondre à la croissance rapide de la demande asiatique.
En Afrique, l'élevage devrait rester largement tributaire des petits producteurs. Le manque
de capitaux à investir, la disponibilité limitée d'aliments pour animaux et des facteurs
environnementaux tels que la désertification dans le nord du continent constituent autant
de freins structurels à l'intensification de la production. Ces obstacles sont particulièrement
sensibles dans le secteur des ruminants (bœuf et mouton), où la production de viande par
animal devrait continuer de stagner dans les années à venir. La volaille constitue toutefois
une exception notable. Dans certains pays, tels que l'Afrique du Sud et la Tanzanie, la
modernisation de la filière avicole a entraîné une intensification de l'élevage qui devrait
favoriser la croissance de la production dans les dix années à venir.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


1. VUE D’ENSEMBLE │ 53

Dans le secteur de l'élevage, la production laitière devrait être la filière la plus dynamique
ces dix prochaines années. Non seulement elle répond à une forte demande, en particulier
de produits frais, dans les pays d'Asie, mais elle bénéficie aussi de prix favorables sur le
marché des produits transformés tels que le beurre, le formage et les laits en poudre. Dans
la plupart des régions productrices, la production de beurre et de fromage va augmenter
grâce au lait produit par un cheptel en constante augmentation et à des systèmes
d'alimentation plus intensifs.
En dépit des hausses de rendement prévues à l'échelle mondiale, la productivité de la filière
laitière présente de fortes disparités entre les pays (graphique 1.23). Par exemple, en Inde,
premier producteur mondial de lait, les rendements ne représentent à l'heure actuelle qu'un
huitième du niveau atteint en Amérique du Nord, autre grand fournisseur mondial de lait et
de produits laitiers. La forte croissance de la production attendue en Inde découlera en
partie d'une hausse des rendements (grâce à de meilleures pratiques d'alimentation et de
sélection génétique), mais l'écart avec l'Amérique du Nord devrait rester considérable.

L'aquaculture devrait prendre le pas sur la pêche dans les années à venir
La production de poisson et de produits de la mer provient aujourd’hui de deux sources
d’égale importance – la pêche et l'aquaculture. Jusque dans les années 90, la quasi-totalité
du poisson et des aliments d’origine marine étaient issus de la pêche, mais, depuis lors,
l’aquaculture n’a pas cessé de gagner en importance, notamment en Chine. À l’heure
actuelle, l’aquaculture compte pour 47 % de la production totale et elle devrait continuer à
se développer, alors que la production halieutique est relativement stable depuis 20 ans et
son expansion relativement limitée. L’aquaculture devrait donc ravir à la pêche sa place de
première source mondiale de poisson et de produits de la mer au cours de la période de
projection.

Graphique 1.24. Aquaculture et pêche

Aquaculture Total pêche Pêche pour consommation humaine


Mt

120

100

80

60

40

20

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


54 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

Des gains d'efficience sont prévus dans le secteur de l'aquaculture, où l'utilisation


d'aliments de substitution tels que les tourteaux protéiques, les insectes ou les algues, en
particulier, devrait se traduire par une réduction de la quantité de farine ou d’huile de
poisson nécessaire pour obtenir une quantité donnée de produit d'élevage. La part relative
des espèces sauvages (anchois) dans les aliments utilisés pour nourrir les poissons
d’élevage continuera à baisser dans les dix prochaines années.

Impact des politiques sur les perspectives


Les politiques publiques ont une grande influence sur les marchés agricoles. Les mesures
de soutien telles que les subventions, les prix minimums garantis ou les droits d’importation
peuvent stimuler la production, même si elles le font de façon inefficace et, selon les
circonstances, au détriment éventuellement des partenaires commerciaux. C’est pourquoi
l’utilisation de ces mesures de soutien est encadrée par l’Accord sur l'agriculture de
l’Organisation mondiale du commerce, en vigueur depuis 1995. Cet accord plafonne les
mesures les plus génératrices de distorsions mais il laisse encore aux pays une marge de
manœuvre considérable en matière de soutien interne. Pendant longtemps, ce sont surtout
les pays à haut revenu qui soutenaient leurs agriculteurs, mais ces dernières années, cette
pratique s’est également répandue dans les pays émergents, dans certains cas à l’appui d’un
objectif d’autosuffisance nationale pour tel ou tel produit11. C’est le cas en Russie, par
exemple, où le gouvernement fixe des objectifs de production pour plusieurs produits
agricoles (notamment les céréales, la viande, le sucre, l’huile végétale et les produits
laitiers) et dispense diverses formes d’aides financières aux producteurs. De même, presque
tous les pays de l’Asie du Sud-Est membres de l’ASEAN ont un objectif d’autosuffisance
alimentaire, le plus souvent pour le riz12.
Étant donné la quantité considérable de ressources naturelles que consomme l’agriculture
et sa contribution aux émissions de gaz à effet de serre, la prochaine décennie devrait voir
la montée en puissance de politiques de gestion durable de l'environnement qui pourraient
peser sur la croissance de la production. Ainsi, le 13e plan quinquennal de la Chine (2016-
2020) prévoit d'améliorer l'efficience et la durabilité de la pêche et de l'aquaculture, ce qui
risque de se traduire par une réduction de la production halieutique chinoise et par une
augmentation de la production aquacole moins importante qu'elle ne l'aurait été autrement.
Sachant que la Chine représente à l'heure actuelle près de 40 % de la production mondiale
de poisson, des politiques plus strictes dans ce pays impliquent aussi un ralentissement au
niveau mondial (une analyse plus détaillée figure dans le chapitre consacré à la production
halieutique et aquacole).
Les mesures de soutien à l'agriculture et de gestion environnementale durable ont un effet
direct et visible sur la production. Toutefois, d'autres mesures peuvent avoir un impact plus
important mais plus long à se manifester. Tel est le cas en particulier des incitations à
l'investissement public et privé dans la recherche-développement agricole (R-D), lequel
constitue, sur le long terme, le facteur le plus déterminant de la croissance de la productivité
dans le secteur de l'agriculture et de l'élevage. Cet aspect est examiné plus en détail ci-après
dans la section consacrée aux risques et incertitudes.

Conséquences du point de vue des émissions de gaz à effet de serre


On estime que les émissions de gaz à effet de serre imputables à l'agriculture, à la foresterie
et aux autres affectations des terres (AFAT) représentent 24 % des émissions totales à
l'échelle mondiale. 11% de ce total provient d’émissions directes de l’agriculture, mais
celle-ci est aussi la source d'une grande partie des émissions indirectes liées au changement

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


1. VUE D’ENSEMBLE │ 55

d'affectation des terres, par exemple lorsque l'extension des surfaces agricoles conduit à la
déforestation ou au drainage des tourbières13. L'élevage (en particulier celui de ruminants
comme les bovins, les ovins et les caprins) compte pour les deux tiers des émissions directes
de l'agriculture (fermentation entérique et déjections), et il a en outre un effet indirect
important sur l'affectation des terres. Les engrais de synthèse et la production de riz sont
deux autres grands émetteurs14.

Graphique 1.25. Emissions directes de gaz à effet de serre imputables à l'agriculture

Répartition régionale Répartition par activité


Afrique Amérique du Nord ALC Bovins Viande ovine et caprine
Reste de l'Asie Chine Inde Autre bétail Engrais de synthèse
Reste du monde Culture de riz Autres
Gigatonne CO2 eq. Gigatonne CO2 eq.
6 6

5 5

4 4

3 3

2 2

1 1

0 0
2000
2002
2004
2006
2008
2010
2012
2014
2016
2018
2020
2022
2024
2026
2028

2006

2020
2000
2002
2004

2008
2010
2012
2014
2016
2018

2022
2024
2026
2028
Note : ALC = Amérique latine et Caraïbes.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

En postulant le maintien des politiques et des technologies actuelles au cours de la période


de projection, les Perspectives prévoient une augmentation des émissions directes de GES
de 0.5 % par an, ce qui est cohérent avec leur trajectoire entre 1990 et 2016, période durant
laquelle elles se sont également accrues de 0.5 % par an, soit plus lentement que la
production agricole (2.7 % par an). Cet écart implique une réduction de l'intensité de
carbone au fil du temps, même s'il n'est pas suffisant pour parvenir à un découplage total
entre émissions et production.
Près de la moitié de l'augmentation des émissions directes devrait venir des bovins, et 15 %
des petits ruminants (moutons et chèvres). Sur le plan géographique , la hausse provient en
premier lieu des pays en développement, l'Afrique comptant à elle seule pour plus de 40 %
des émissions supplémentaires et l'Asie (y compris la Chine et l'Inde) pour 45 %. La forte
contribution du monde en développement s'explique à la fois par une croissance plus rapide
de la production agricole et par des systèmes d'élevage extensifs dont les taux d'émission
par unité produite sont relativement élevés15.
Entre 2000 et 2010, les émissions directes que l'on peut voir sur le graphique 1.25
représentaient un peu plus de la moitié des émissions agricoles totales de GES, le reste étant
dû aux effets de l'utilisation des terres, en premier lieu au brûlage de la biomasse et à la
déforestation. Au fil du temps, ces émissions indirectes ont diminué, en particulier grâce à
une réduction des taux de déforestation. Leur évolution future n'est pas modélisée dans les
présentes Perspectives.

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56 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

Il existe plusieurs options pour atténuer les émissions de l'agriculture : la tarification du


carbone, la réduction ou la prévention de la déforestation, des solutions techniques pour
diminuer l'intensité d'émission des pratiques de production agricole, la modification des
régimes alimentaires aux dépens des produits à forte empreinte carbone ou encore la
réduction des pertes et des déchets alimentaires16. Ces mesures doivent être soigneusement
évaluées étant donné la complexité des interactions entre environnement, sources de revenu
en milieu rural, et sécurité alimentaire et nutrition17.

1.5. Échanges

Les régions où l'agriculture est la plus productive ne sont pas toujours celles où se concentre
la population (et donc la demande). Les échanges agricoles sont par conséquent essentiels
à la sécurité alimentaire dans certaines régions, et constituent une importante source de
revenu dans d'autres. Au fil des ans, le commerce agricole a induit une différenciation
croissante entre exportateurs nets et importateurs nets, les exportations agricoles ayant
souvent pour origine un nombre relativement limité de pays, alors que les importations
agricoles sont en règle générale plus dispersées.
Depuis le début des années 2000, la croissance des échanges agricoles est portée par le
recul des prix agroalimentaires et des mesures de soutien à la production qui faussent les
échanges ainsi que par le dynamisme de l'activité économique en Chine18. Pour les dix
années à venir, on prévoit une poursuite de cette expansion, mais à un rythme plus modéré
du fait du ralentissement de la demande mondiale et des importations chinoises, en
particulier. La tendance générale à la différenciation entre régions exportatrices ou
importatrices nettes devrait toutefois se poursuivre dans les dix prochaines années
(graphique 1.26).
Tout au long des années 2000, les Amériques, en particulier, ont renforcé leur position de
fournisseur mondial de produits agricoles de base comme le maïs, le soja et la viande. Au
cours des dix prochaines années, l'Amérique latine et les Caraïbes devraient voir leurs
exportations augmenter, tandis que celles de l'Amérique du Nord enregistreront une
croissance plus modérée, conforme aux tendances prévues de la production agricole.
L'Océanie a longtemps été exportatrice nette de produits agricoles, mais ses exportations
totales (après correction des variations de prix) stagnent depuis une vingtaine d'années, et
cette tendance ne semble guère devoir changer.
L'Europe (qui inclut la Russie et l'Ukraine) est passée d'importatrice nette à exportatrice
nette de produits agricoles au fil du temps, en partie du fait de la stagnation de sa population
et d'une consommation par habitant atone qui limitent la demande intérieure. La croissance
de la production est un autre facteur d'amélioration des performances à l'exportation,
particulièrement pour l'Ukraine et la Russie, qui sont devenues en l'espace de quelques
années des exportateurs compétitifs de maïs pour l’une et de blé pour l’autre, grâce à des
gains de productivité très appréciables et à des mouvements de change favorables
(graphique 1.27).
Parmi les régions dont la balance des échanges agricoles affiche un solde négatif, les
importations nettes ont augmenté en Chine et en Afrique, quoique pour des raisons
différentes. En Chine, une croissance économique vigoureuse a stimulé la demande
alimentaire et fait bondir les importations dans les années 2000, mais les achats de la Chine
à l'étranger devraient enregistrer une progression beaucoup plus modérée dans les dix
années qui viennent. Depuis le début des années 2000, la part de la Chine dans les
importations mondiales de soja est passée de moins de 30 % à plus de 60 %, et sa part dans

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


1. VUE D’ENSEMBLE │ 57

les importations mondiales de lait écrémé en poudre, de moins de 10 % à environ 20 % sur


la même période. Ces proportions ne devraient pas changer au cours des dix prochaines
années.

Graphique 1.26. Balances commerciales agricoles par région, en valeur constante

Amérique du Nord Amérique latine et Caraïbes Europe


Afrique Chine Inde
mrd USD Océanie
100

80

60

40

20

-20

-40

-60

-80

Note : échanges nets (exportations moins importations) de produits de toutes les catégories étudiées dans les
Perspectives agricoles, mesurés en USD constants de 2004-06. L'Europe comprend la Russie.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Graphique 1.27. Parts de l'Ukraine et de la Fédération de Russie


dans les exportations mondiales

(a) Maïs (b) Blé


Ukraine Fédération de Russie Ukraine Fédération de Russie

% %
25 25

20 20

15 15

10 10

5 5

0 0
2006
2000
2002
2004

2008
2010
2012
2014
2016
2018
2020
2022
2024
2026
2028
2024
2000
2002
2004
2006
2008
2010
2012
2014
2016
2018
2020
2022

2026
2028

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


58 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

En Afrique, la hausse des importations est liée à la poussée démographique et elle devrait
se poursuivre pendant toute la décennie à venir (même si les présentes Perspectives ne
couvrent pas les produits tropicaux, dont l'Afrique est exportatrice nette). Comme le montre
le graphique 1.28, l'Afrique du Nord et l'Afrique subsaharienne sont toutes deux
importatrices nettes de céréales, utilisées pour assurer la sécurité alimentaire directement
mais aussi à travers l'alimentation du bétail. En Afrique du Nord, le maïs et les autres
céréales secondaires sont surtout utilisées comme fourrage, tandis que le blé et le riz servent
à l'alimentation humaine. La région est importatrice nette de ces quatre catégories de
produits, et elle devrait le rester au cours de la prochaine décennie. La croissance des
importations de céréales en Afrique du Nord profite aux exportateurs de Russie et
d'Ukraine, qui bénéficient de leur proximité avec la région. En Afrique subsaharienne, le
maïs (en particulier le maïs blanc) et les autres céréales secondaires (dont des céréales
locales comme le teff) sont principalement destinés à l'alimentation humaine, et la région
en produit suffisamment pour couvrir ses besoins. Avec la hausse des revenus, la demande
de riz et de blé augmente et fait gonfler les importations. Ce phénomène sera
particulièrement marqué dans le cas du riz, dont la part de l'Afrique dans les importations
mondiales devrait passer de 35 % à 50 % sur la période de projection.

Graphique 1.28. Rapport entre les importations nettes et la consommation intérieure

Afrique du Nord Afrique subsah.


Blé Maïs Blé Maïs
Riz Autres céréales second. Riz Autres céréales second.
80% 80%

60% 60%

40% 40%

20% 20%

0% 0%

-20% -20%

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

La balance des échanges agricoles de l'Inde mérite d'être signalée car le pays, malgré sa
taille, ne figure à l'heure actuelle ni parmi les grands importateurs ni parmi les grands
exportateurs de produits agricoles. Toutefois, en raison précisément de sa taille, les
variations du solde commercial de l'Inde pourraient avoir d'importantes répercussions sur
les marchés. Dans les dix années à venir, la production intérieure devrait suivre la
croissance de la population et des revenus, sans grand changement de la position
commerciale globale. Par exemple, la forte croissance de la consommation et de la
production indiennes de produits laitiers aura sans doute peu d'effet sur les marchés
mondiaux. Quelques produits font toutefois exception tels que l'huile végétale, dont l'Inde

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


1. VUE D’ENSEMBLE │ 59

est un importateur majeur, ainsi que le riz et la viande de buffle, dont elle est l'un des
principaux exportateurs. Ces positions sont appelées à se renforcer dans les dix années à
venir.

Les accords de libre-échange influent sur les projections des échanges agricoles
En moyenne, les obstacles aux échanges sont bien plus élevés dans l'agriculture que dans
le secteur manufacturier. En effet, alors que plusieurs cycles de négociations commerciales
multilatérales ont permis de faire baisser les droits de douane sur les produits manufacturés,
le recul du protectionnisme agricole, lui, a été plus limité. L'Accord de l'OMC sur
l'agriculture qui est entré en vigueur en 1995 a marqué une avancée importante en
améliorant l'accès aux marchés et en limitant les mesures de soutien à la production ayant
des effets de distorsion sur les échanges. Malgré cela, les produits agricoles étaient encore
soumis, ces dernières années, à des droits d'importation de l'ordre de 16 % en moyenne,
contre 4 % pour les produits industriels19. De plus, certains produits agricoles sont souvent
frappés de droits beaucoup plus élevés dans les pays où ils sont considérés comme
sensibles. Les négociations multilatérales étant au point mort, la plupart de ces restrictions
commerciales devraient continuer de peser sur les flux d'échanges pendant toute la
prochaine décennie. Cela étant, les accords commerciaux bilatéraux et régionaux qui se
sont multipliés ces dernières années pourraient avoir un effet sur les projections du
commerce agricole. Dans l'ensemble, la part des échanges dans la production agricole totale
devrait rester constante tout au long des dix prochaines années.
Depuis la dernière édition des Perspectives agricoles, deux grands accords de libre-échange
ont été ratifiés : l'Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) et
l'Accord de partenariat économique entre l’Union européenne et le Japon (APE UE-Japon).
Ces deux instruments prévoient, entre autres dispositions, des engagements concernant
l'amélioration de l’accès aux marchés des produits agricoles. (L'accord de libre-échange
entre le Canada, les États-Unis et le Mexique qui doit remplacer l'Accord de libre-échange
nord-américain (ALENA) n'ayant pas encore été ratifié, les Perspectives supposent que
celui-ci continue de s'appliquer.)
Le PTPGP est un accord commercial entre 11 pays : Australie, Brunei Darussalam, Canada,
Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour et Viet Nam, qui
prévoit l'élimination de la majeure partie des droits de douane dans tous les secteurs20. En
2016, ces pays représentaient environ 20 % des exportations et des importations agricoles
mondiales. Pour certaines catégories de produits comme le beurre, le fromage et les autres
oléagineux, les échanges entre pays du PTPGP comptent déjà pour une part importante de
leurs échanges totaux (graphique 1.29).
Bien que la présente édition des Perspectives ne contienne pas de projections détaillées
concernant l'effet positif de l'accord sur les échanges, on estime que ses retombées
commerciales les plus importantes concerneront la viande, les produits laitiers et, dans une
moindre mesure, les céréales. Les droits d'importation sur ces produits peuvent être
relativement élevés. À titre d'exemple, le bœuf importé au Japon est soumis à un droit de
douane de 38.5 %, qui sera ramené à 9 % dans le cadre du PTPGP. Les droits d'importation
visant les produits laitiers au Canada et la volaille au Mexique peuvent atteindre
respectivement 250 % et 234 %. Ils baisseront eux aussi grâce au PTPGP. Le Japon étant
le plus gros importateur net, en valeur, de la plupart de ces produits, il devrait être le premier
concerné par les retombées du PTPGP sur les approvisionnements.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


60 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

Graphique 1.29. Part des échanges intrarégionaux dans le total des échanges
des pays du PTPGP en 2016

50%
45%
40%
35%
30%
25%
20%
15%
10%
5%
0%

Note : les données montrent la part que représentent les échanges entre pays du PTPGP dans leurs échanges
totaux.
Source: Global Trade Tracker (2019).
StatLink 2 [Link]

L'accord de partenariat économique entre l'Union européenne et le Japon (APE UE-Japon),


qui est entré en vigueur le 1er février 2019, supprime les droits de douane sur la plupart des
lignes tarifaires de l'Union européenne et du Japon. Pour L'Union européenne, ce
partenariat économique devrait avoir des avantages considérables dans le secteur
agricole21. L'Union européenne est déjà un fournisseur important du Japon en ce qui
concerne le beurre, le sucre blanc, le porc et le fromage (les courants d'échanges en sens
inverse sont plus limités). L'APE devrait se traduire par un accroissement des exportations
agricoles de l'Union européenne vers le Japon, en particulier pour le porc, le bœuf, la
volaille et les produits laitiers. Bien que les flux d'échanges bilatéraux ne soient pas
modélisés dans les Perspectives, ces effets potentiels ont été pris en compte dans les
projections relatives aux exportations de l'Union européenne et aux importations
japonaises.
Le commerce international des produits agricoles est actuellement soumis à divers risques
et incertitudes liés au conflit commercial entre les États-Unis et la Chine ainsi qu'aux
modalités de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, entre autres. Ces facteurs
sont examinés plus en détail dans la section suivante.

1.6. Risques et incertitudes

Analyse de sensibilité
Les projections présentées dans la présente édition des Perspectives se fondent sur un
ensemble d’hypothèses relatives à l’évolution probable des variables démographiques et
macroéconomiques (présentées en détail dans l’encadré 1.4) et sur une hypothèse de
conditions météorologiques moyennes. Le modèle Aglink-Cosimo sur lequel reposent les
Perspectives peut servir à la réalisation d’analyses de scénario permettant d’examiner les
effets des différentes hypothèses sur les projections. Une étude récente réalisée avec ce

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


1. VUE D’ENSEMBLE │ 61

modèle s’affranchit de l’hypothèse des conditions météorologiques moyennes pour


modéliser les conséquences d’événements météorologiques extrêmes sur les marchés
agricoles, comme l’explique l’encadré 1.3.
On a réalisé une analyse stochastique partielle pour évaluer l’effet de la variation
« habituelle » des variables macroéconomiques sur les projections. Cette analyse repose
sur 1 000 simulations différentes utilisant des combinaisons aléatoires de variation de
variables telles que le prix du pétrole, les taux de change, la croissance économique et les
chocs de rendement. Les variations sont choisies en fonction de la variabilité passée par
rapport à la tendance à long terme.
L’analyse est partielle, car il n’est pas possible de rendre compte de toutes les sources de
variabilité des marchés agricoles. Par exemple, les épizooties comme la peste porcine
africaine peuvent avoir d’importantes conséquences sur les marchés mais ne sont pas
intégrées dans les variables. Les résultats de ces scénarios donnent cependant une
indication de la sensibilité des projections à certaines des sources de variabilité des marchés
agricoles les plus importantes.
L’analyse stochastique fait apparaître en premier lieu que les projections de consommation
sont plutôt moins sensibles aux chocs que les projections de production, à leur tour moins
sensibles que les échanges, les niveaux de stocks ou les prix. Cette conclusion est illustrée
dans le graphique 1.30 relatif au maïs, qui compare la projection de référence pour 2028 à
l’ensemble des valeurs observées dans l’analyse stochastique ainsi qu’à l’intervalle à 90 %
(c’est-à-dire l’intervalle incluant 90 % des scénarios simulés). L’offre et la demande
agricoles sont relativement peu sensibles aux évolutions des prix, ce qui signifie que les
chocs peuvent entraîner de grandes variations des prix. L’analyse stochastique indique ainsi
que les chocs peuvent entraîner des variations des prix de 40 %, à la hausse ou à la baisse,
par rapport aux projections du scénario de référence.

Graphique 1.30. Éventail des résultats relatifs au maïs en 2028

Fourchette de valeurs Intervalle 90% Scénario de référence = 100


150
140
130
120
110
100
90
80
70
60
50
Consommation Production Echanges Stocks Prix

Note : le graphique montre l’éventail des valeurs obtenues dans l’analyse stochastique partielle, la valeur de
référence étant normalisée à 100.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


62 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

L’analyse stochastique donne aussi des indications sur l’importance relative des différents
types de chocs. Le graphique 1.31 compare les effets sur le prix du maïs en 2028 de
l’application de l’ensemble des chocs ou de différents sous-ensembles de chocs dans
l’analyse stochastique. Les prix apparaissent plus sensibles aux chocs de rendement dans
les simulations qui n’incluent que les chocs de rendement, le prix du maïs en 2028 peut être
supérieur ou inférieur de 20 % à la projection de référence. Les taux de change et les prix
du pétrole sont aussi d’importantes sources de variation. Il est intéressant de constater que,
dans les deux cas, les simulations font apparaître une réponse asymétrique des prix. Les
chocs de taux de change entraînent des hausses des prix pouvant s’élever à 10 % alors que
les baisses des prix peuvent atteindre 20 %. Les chocs passés sur les taux de change (sur
lesquels l’analyse stochastique est fondée) sont asymétriques dans de nombreux pays, et
les dépréciations par rapport au dollar des États-Unis sont plus fréquentes que les
appréciations de même ampleur. Comme les prix des produits de base sont indiqués en
dollars des États-Unis, ces fortes dépréciations ont tendance à stimuler les exportations et
à décourager les importations. Les exportations agricoles ne concernent souvent que
quelques pays, de sorte que les dépréciations subies par les grands exportateurs peuvent
conduire à de fortes hausses des exportations mondiales et par conséquent à un recul assez
marqué des prix mondiaux. Les chocs sur les prix du pétrole, d’un autre côté, entraînent
des majorations des prix de plus de 10 % mais des baisses de 6 %, car les chocs passés sur
les prix du pétrole sont asymétriques, avec une plus grande fréquence des fortes hausses
par rapport aux baisses de même ampleur. Enfin, les chocs sur les revenus font monter ou
baisser les prix de 10 % par rapport à la projection de référence, bien que la plupart des
résultats simulés se trouvent dans une fourchette plus étroite, de quelques points de
pourcentage autour de la projection de référence.

Graphique 1.31. Éventail des résultats relatifs au prix mondial du maïs en 2028,
par type de choc

Fourchette de valeurs Intervalle 90% Scénario de référence = 100


150
140
130
120
110
100
90
80
70
60
50
Tous les chocs Seulement Seulement taux de Seulement prix du Seulement revenu
rendements change pétrole

Note : le graphique montre l’éventail des valeurs du prix mondial du maïs obtenues dans l’analyse stochastique
partielle pour différents types de chocs. La valeur de référence est normalisée à 100.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


1. VUE D’ENSEMBLE │ 63

L’analyse stochastique apporte ainsi des précisions quant à la sensibilité des projections à
différents chocs. Diverses autres incertitudes sont cependant plus difficiles à chiffrer.
L’impact potentiel de certaines d’entre elles est examiné ci-dessous.

Encadré 1.3. Effets possibles des événements météorologiques extrêmes.

La fréquence et la durée des événements météorologiques extrêmes, tels que vagues de


chaleur, sécheresse et fortes précipitations, qui ont souvent des effets considérables sur la
production agricole, vont probablement s’accentuer dans de nombreuses régions1. Les
projections des Perspectives agricoles reposent habituellement sur des hypothèses de
conditions agro-climatiques pendant la période végétative. Les rendements des cultures
suivent en général les tendances antérieures et par conséquent ne rendent pas compte des
effets possibles d’événements biophysiques rares et intenses.
Des chercheurs du Centre commun de recherche de la Commission européenne, dans le
cadre d’une étude récente, ont élargi le modèle AGLINK-COSIMO de façon à tenir compte
des variations des rendements imputables à des anomalies au niveau des températures et
des ressources en eau, au moyen d’informations sur les événements extrêmes antérieurs 2.
En simulant de façon expérimentale la récurrence de 58 cas d’événements extrêmes
régionaux ayant touché les cultures de blé, de maïs et de soja, de la période 1980-2010 à la
campagne 2019-20, ils ont examiné les impacts économiques qui pourraient être observés
sur les grands marchés nationaux et internationaux de produits de base.
En fonction des caractéristiques (de durée et d’intensité, par exemple) des événements
extrêmes analysés, ils ont estimé que les impacts sur la production intérieure variaient
de -28 % (Australie) à +41 % (Kazakhstan) pour le blé, de -49 % à +68 % (Afrique du Sud)
pour le maïs et de -12 % à +13 % (États-Unis) pour le soja. Ces variations se traduiraient
par d’importants écarts des prix intérieurs et internationaux des produits visés par rapport
à une situation correspondant à des conditions moyennes. Dans l’ensemble, les prix
intérieurs du blé pourraient varier de -10 % (Kazakhstan) à +125 % (Pakistan), ceux du
maïs de -21 % à +31 % (Afrique du Sud) et ceux du soja de -24 % à +58 % (Inde). La
transmission des prix aux marchés mondiaux apparaît très prononcée dans le cas des grands
exportateurs et importateurs ayant connu des chocs importants. Les prix internationaux de
référence du blé pourraient ainsi varier de -6 % à +10 % sous le seul effet des événements
extrêmes en Russie, tandis que ceux du maïs (–13 % à +35 %) et du soja (–14 % à +15 %)
seraient fortement affectés par de tels événements aux États-Unis. Des incidences
considérables sur les échanges sont également observées dans un sens comme dans l’autre.
Les événements dommageables pourraient aboutir en définitive à une baisse de la
compétitivité des exportations, à une hausse de la dépendance à l’égard des importations,
à un recul de l’autosuffisance et parfois à une instabilité temporaire des prix.
Dans l’ensemble, les prix agricoles sont plus sensibles aux événements dommageables
qu’aux événements bénéfiques. Les échanges et les stocks ne sont donc pas toujours
suffisants pour atténuer les préjudices causés par de mauvaises récoltes simultanées et
récurrentes qui risquent d’aggraver encore la sensibilité des prix par la suite. Pour formuler
des mesures qui permettent de faire face aux événements agro-climatiques extrêmes, par

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


64 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

exemple au moyen de réserves d’urgence constituées par plusieurs pays, il faudra


cependant une connaissance plus approfondie de deux facteurs : la probabilité et l’ampleur
d’événements simultanés et récurrents dans le monde entier, et la faculté des différentes
régions à s’adapter, à l’aide de variétés végétales résistantes, de systèmes d’alerte précoces
et de dispositifs efficaces d’utilisation de l’eau. En l’absence d’informations sur ces
aspects, il serait difficile aux pouvoirs publics des régions en situation d’insécurité
alimentaire, non seulement de définir et d’approuver des niveaux optimaux de stocks à
détenir, mais aussi de gérer en pratique les systèmes de stocks régulateurs destinés à
stabiliser l’offre ou les prix.
1. GIEC (2012), « Managing the Risks of Extreme Events and Disasters to Advance Climate Change
Adaptation », Rapport spécial des Groupes de travail I et II du Groupe d’experts intergouvernemental sur
l’évolution du climat.
2. Chatzopoulos T., Pérez Domínguez I., Zampieri M., Toreti A. (2019), « Climate extremes and agricultural
commodity markets: A global economic analysis of regionally simulated events », dans Weather and Climate
Extremes, [Link] .

Incertitudes des projections

Demande
Les Perspectives agricoles examinent l’évolution probable des préférences de
consommation. Des hypothèses différentes, par exemple celle d’un développement des
modes de vie végétariens, « véganes », ou « flexitariens », modifieraient la tendance de la
projection à moyen terme. Les chocs à court terme, comme les inquiétudes sanitaires autour
de l’alimentation, qui ne sont pas pris en compte dans les projections, entraîneraient des
fluctuations des projections de consommation alimentaire des Perspectives.
Les Perspectives considèrent que les politiques sont fixées à moyen terme et évaluent leur
efficacité à venir. Ces conventions constituent elles aussi une source d’incertitude. Par
exemple, les mesures prises pour réduire la consommation globale de calories ou pour
orienter les consommateurs vers des régimes alimentaires plus sains pourraient influer à la
fois sur la demande totale de produits alimentaires et sur la demande relative de certains
produits alimentaires, dans des proportions qui restent imprévisibles aujourd’hui. De
même, les politiques destinées à encourager des régimes alimentaires plus durables
pourraient avoir sur les modes de consommation des effets qui ne correspondent pas à ceux
dont sont convenus les experts et sur lesquels reposent les Perspectives.
L’évaluation de l’efficacité des politiques relatives aux biocarburants reste également
incertaine. Par exemple, le gouvernement chinois a annoncé que la teneur en éthanol de
l’essence serait portée à 10 % à l’échelle du pays en 2020. L’hypothèse des Perspectives
porte sur un taux de 4 % environ seulement qui serait atteint en 2028. Si la Chine veut
atteindre son objectif de 10 %, il lui faudra de grandes quantités supplémentaires de maïs,
de manioc et/ou de canne à sucre, d’où une modification des perspectives d’évolution des
productions végétales et animales.

Offre
Les projections de ces Perspectives sont sensibles aux flambées de maladies des végétaux
et des animaux, qui sont impossibles à prévoir mais peuvent avoir des effets considérables
et durables. On peut citer l’exemple de l’apparition de la chenille légionnaire d’automne,

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


1. VUE D’ENSEMBLE │ 65

un insecte originaire d’Amérique qui s’est répandu en Afrique subsaharienne en 2016. Ce


ravageur s’attaque principalement au maïs, mais aussi à de nombreuses autres cultures
comme le riz, le coton et la canne à sucre. La FAO estime que les dommages causés par la
chenille légionnaire d’automne en Afrique représentent aujourd’hui un montant compris
entre 1 milliard et 3 milliards USD. Selon les projections, l’infestation peut être en grande
partie maîtrisée et ne causera pas de dégâts de grande ampleur à moyen terme. En
juillet 2018, l’insecte a été repéré en Inde et au Yémen ; en janvier 2019, il avait atteint le
Sri Lanka, le Bangladesh, le Myanmar, la Thaïlande et la Province chinoise du Yunnan.
Bien que les données concernant l’Asie ne soient pas encore disponibles, les projections
supposent que les effets seront moins graves qu’en Afrique, en raison d’une plus grande
disponibilité des produits phytosanitaires22. Aucune autre flambée de maladie n’est prévue
dans les Perspectives, mais de tels événements aboutiraient à des chocs à court terme sur
les tendances projetées ou, dans les situations les plus graves, les modifieraient à long
terme.
Des épizooties ont perturbé les marchés de la volaille, du bœuf et d’autres animaux
d’élevage par le passé et peuvent le faire à nouveau dans la décennie à venir. Une épidémie
touche à l’heure actuelle la production animale, la peste porcine africaine, mortelle pour
les porcs et les sangliers, mais non transmissible à l’homme. En août 2018, la Chine a
déclaré pour la première fois une flambée de peste porcine africaine. La maladie a
également été détectée dans d’autre pays d’Asie, et elle est réapparue en Europe (où des
cas avaient été repérés en 2007 et 2014). Les effets à moyen terme de la maladie sur la
production mondiale de porcs sont incertains. Les mesures prises pour contenir cette
flambée devraient faire modérément baisser la production mondiale à court terme. Comme
leur succès est incertain, l’épidémie pourra cependant avoir des effets plus graves que prévu
à moyen terme.
Les tendances de rendement et les tendances de la productivité animale projetées dans les
Perspectives reposent sur l’hypothèse d’une amélioration continue des potentialités
génétiques des plantes cultivées et des animaux d’élevage et sur la poursuite des
innovations en cours en matière de technologies de production, qui dépendront de leur côté
du maintien des investissements publics et privés dans la recherche et le développement
(R-D). De nombreuses études ont montré les avantages sociaux considérables qui
résultaient des investissements publics dans la R-D agricole, ce qui semble indiquer que les
niveaux actuels d’investissement sont trop faibles23. Dans les pays à haut revenu, les
investissements publics ont néanmoins chuté depuis la crise financière de 2008-0924.
Comme ces pays représentaient la moitié des dépenses publiques mondiales de R-D
agricole en 2008, cette tendance pourrait conduire à un affaiblissement de la croissance de
la productivité dans les décennies à venir. D’un autre côté, les dépenses publiques de R-D
s’accroissent dans les économies émergentes, notamment en Chine et en Inde 25. En outre,
les investissements mondiaux du secteur privé dans la R-D ont augmenté ces dernières
années plus rapidement que les dépenses de R-D du secteur public26. Ces tendances
soutiennent l’hypothèse d’une croissance continue de la productivité adoptée dans ces
Perspectives, mais tout scénario différent concernant le taux de croissance modifierait les
projections.
Dans la décennie à venir, la production agricole dépendra de toute une série de mesures
visant à guider les pratiques de production. Ces mesures répondent à des objectifs variés,
comme la lutte contre le changement climatique, la protection du bien-être animal et de la
santé humaine, l’amélioration de l’autosuffisance intérieure ou la réalisation d’objectifs
d’exportation. Les Perspectives incluent des prévisions sur les effets de toutes les mesures

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


66 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

connues, mais leurs résultats effectifs sont incertains et les mesures prises sont susceptibles
d’être modifiées.

Commerce international
Les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine continuent d’accentuer les
incertitudes entourant les projections des Perspectives. Au cours de l’été 2018, les droits
de douane adoptés en représailles par la Chine sur le soja des États-Unis ont fait baisser les
exportations américaines. D’après les estimations du ministère de l’Agriculture des
États-Unis, les exportations de soja vers la Chine ont diminué de 22 millions de tonnes en
glissement annuel27. Les exportations vers d’autres destinations ont augmenté de 7 millions
de tonnes environ, soit une réduction nette de 13.5 millions de tonnes environ. Les droits
de douane chinois ont entraîné au cours de l’été 2018 un écart entre les prix à l’exportation
du soja des États-Unis et du Brésil, qui a disparu vers la fin de l’année lorsque la Chine
s’est engagée à procéder à des achats supplémentaires de soja et d’autres produits des
États-Unis. Au moment de la rédaction, des négociations étaient en cours entre les
États-Unis et la Chine. Comme aucune échéance particulière n’a été fixée concernant
l’application des droits de douane chinois, les projections reposent sur l’hypothèse qu’ils
resteront en place pendant toute la période de projection, conformément à l’approche
générale des Perspectives qui consiste à considérer l’orientation des politiques comme
constante. Toute résolution négociée de ce différend influera probablement sur les
importations chinoises et les exportations américaines de soja, ainsi que sur les prix
mondiaux du soja et les parts de marchés d’autres pays, compte tenu de l’importance de la
Chine et des États-Unis sur le marché mondial du soja.
Le 29 mars 2017, le gouvernement britannique a officiellement annoncé son intention de
quitter l’Union européenne, départ communément désigné sous le nom de Brexit. Au
moment où s’élaboraient les Perspectives agricoles, les conditions de ce départ restaient
peu claires. Les Perspectives font par conséquent l’hypothèse de relations commerciales
non perturbées entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Le Brexit pourrait avoir des
conséquences de grande ampleur car le Royaume-Uni entretient de fortes relations
commerciales avec l’Union européene. En 2018, plus de 70 % des importations agricoles
du pays venaient de l’Union européene et 62 % de ses exportations agricoles lui étaient
destinées. Le pays est globalement importateur net de produits agricoles et a enregistré en
2018 un déficit de 27 milliards USD de ses échanges agricoles avec le reste de l’Union
européene. Les échanges avec les États membres de l’Union européenne sont exempts de
droits de douane, mais le Brexit pourrait entraîner d’importants obstacles aux échanges qui
se répercuteraient sur les prix agricoles et sur la production du Royaume-Uni et de l’Union
européene. En outre, le secteur agricole britannique reçoit 60 % de ses revenus en moyenne
sous forme de subventions au titre de la Politique agricole commune (PAC) de l’Union
européene. Bien que le gouvernement se soit engagé à maintenir ces subventions jusqu’en
2020, leur retrait par la suite pourrait porter atteinte à la production et aux prix intérieurs.
Le Brexit pourrait avoir des retombées sur les marchés mondiaux du fromage, du beurre,
de la viande porcine et ovine, produits dont le Royaume-Uni est un gros importateur net. Il
est notamment le premier importateur net de fromage du monde Sur d’autres marchés, le
principal effet pourrait être une réorientation des flux d’échanges vers d’autres partenaires
commerciaux, qui aurait des effets moins marqués sur les volumes totaux.
L’AEUMC (Accord États-Unis-Mexique-Canada) est l’accord commercial préférentiel
entre les États-Unis, le Mexique et le Canada qui doit remplacer l’ALENA. Signé le
30 novembre 2018, il n’a pas encore été ratifié, et n’est donc pas inclus dans les projections
de référence. Par rapport à l’ALENA, il ne prévoit dans le secteur de l’agriculture que de

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


1. VUE D’ENSEMBLE │ 67

modestes améliorations de l’accès au marché. Les produits agricoles importés en franchise


de droits dans le cadre de l’ALENA resteront exempts de droits avec l’AEUMC. Ce dernier
maintient entre les trois pays les engagements en matière d’agriculture qui existaient dans
l’ALENA, et qui prévoient une assez grande ouverture des marchés. Les principales
améliorations portent sur l’accès plus large dont bénéficieront les États-Unis au marché
canadien des produits laitiers, de la volaille et des œufs. Le Canada a obtenu de son côté
une plus grande ouverture du marché des États-Unis pour certains produits laitiers et, sous
forme de contingents tarifaires, pour le sucre raffiné et les produits contenant du sucre. Le
nouvel accord n’entraînera pas de changements conséquents de l’accès aux marchés
agricoles pour le Mexique.

Données
Les Perspectives agricoles reposent sur un ensemble complet de données relatives à la
production, à la consommation, aux échanges et aux prix mondiaux des produits agricoles,
et incluent des données provenant de sources statistiques nationales, d’organisations
internationales (la FAO en particulier), d’organismes spécialisés dans les produits de base
(comme le Conseil international des céréales) et de fournisseurs privés de données. Si les
données mondiales et régionales sur les pays développés, agrégées ou non, sont
généralement fiables, les données antérieures sont parfois des estimations qui présentent
un potentiel d’erreurs. Elles sont régulièrement actualisées lorsque des révisions sont mises
à disposition, ce qui, normalement, influe peu sur le tableau général.
Les récentes révisions des données en Chine suscitent cependant une incertitude
particulière. À la suite du recensement mené en 2017, le Bureau national chinois des
statistiques a publié des estimations révisées de la production agricole remontant à 2007 et
2009 pour la pêche et l’aquaculture. Ces révisions font apparaître une production céréalière
chinoise sensiblement plus élevée ces dix dernières années que ne l’indiquaient les
estimations antérieures. Dans le cas du maïs, la révision cumulée représente 266 millions
de tonnes, soit une augmentation de 10 % environ. Des révisions à la hausse ont également
été annoncées pour d’autres céréales. En revanche, les nouvelles estimations relatives aux
produits laitiers indiquent une production qui pourrait être inférieure de 15 % aux
hypothèses antérieures.
Les estimations plus élevées de la production de maïs amènent à se demander ce qu’il est
advenu de cette production supplémentaire. On ne sait pas si elle a servi à l’alimentation
animale (ce qui impliquerait une production animale plus élevée ou une plus forte
consommation d’aliments pour animaux qu’on ne l’estimait auparavant). Par ailleurs, la
possibilité que la production supplémentaire ait servi à constituer des stocks pose d’autres
problèmes, car on ignore qui détiendrait ces stocks et où ils se trouveraient28.
Les révisions des statistiques chinoises influent non seulement sur les données antérieures,
mais suscitent également des questions sur la transparence des marchés agricoles
mondiaux. Il est essentiel de disposer de données fiables sur les stocks pour évaluer la
résilience des marchés agricoles mondiaux face aux chocs. La révision des niveaux de
production en Chine met ainsi en évidence un problème plus général d’incertitude relative
aux estimations des stocks. Souvent, ces stocks (qu’il s’agisse de la Chine ou d’autres pays)
ne sont pas connus directement, mais les variations annuelles sont estimées sur la base de
la différence entre production et consommation, de sorte que les stocks estimés sont
particulièrement vulnérables aux erreurs de mesure. Compte tenu de l’importance de la
fiabilité des données sur la disponibilité de produits alimentaires à l’échelle mondiale, il

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


68 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

faudrait s’efforcer d’améliorer les estimations des stocks mondiaux, par exemple au moyen
d’enquêtes directes29.

Encadré 1.4. Hypothèses concernant la situation macroéconomique


et les politiques publiques

Principales hypothèses sur lesquelles repose le scénario de référence


Les Perspectives présentent un scénario considéré comme plausible sur la base des
hypothèses retenues concernant l’environnement macroéconomique, les politiques
publiques et la situation démographique, qui sert de soubassement aux prévisions
d'évolution de l'offre et de la demande sur le marché des produits de l'agriculture et de la
pêche. Les données détaillées sont disponibles dans l'annexe statistique et les principales
hypothèses sont décrites ci-après dans le présent encadré.

Croissance démographique
Pour les projections démographiques, les Perspectives agricoles utilisent les estimations
de la variante moyenne tirées de la base de données des perspectives de la population
mondiale des Nations Unies, révision de 2017 (United Nations World Population
Prospects 2017).

Graphique 1.32. Croissance de la population mondiale

(a) Croissance de la population entre 2016-18 et 2028 (b) Variation annuelle de la population

% Reste du monde OCDE ASE


35 Mn ALC Chine Inde
Afrique Sub-Sah.
90
30 80

25 70
60
20
50
15 40

10 30
20
5
10
0 0
Afrique [Link] Chine ALC ASE OCDE Monde 2000 2004 2008 2012 2016 2020 2024 2028

Note : ALC = Amérique latine et Caraïbes ; ASE = Asie du Sud-Est.


Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Au cours de la période de projection, la population mondiale passera de 7.5 milliards de


personnes en 2016-18 à 8.4 milliards en 2028, soit un taux de croissance moins rapide au
cours des dix prochaines années (1 % par an) que durant les dix précédentes (1.2 % par
an). Cette croissance se concentrera dans les régions en développement, en particulier
l’Afrique subsaharienne, qui connaîtra la hausse la plus rapide (2.4 % par an), et l’Inde, où

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


1. VUE D’ENSEMBLE │ 69

la population augmentera de 0.9 % par an. L’Inde, qui comptera 136 millions d’habitants
de plus en 2028, devrait dépasser la Chine et devenir le pays le plus peuplé de la planète.
Croissance du revenu par habitant
Les estimations de la croissance du revenu par habitant sont tirées des Perspectives
économiques de l'OCDE, n° 104 (novembre 2018) et des Perspectives de l’économie
mondiale (octobre 2018) du FMI. Elles sont exprimées en termes de parité de pouvoir
d’achat, en dollars constants de 2011.

Graphique 1.33. Coissance du revenu par habitant

(a) Moyenne 2016-18 et 2028 (b) Croissance entre 2016-18 et 2028


2016-18 2028
'000 USD %
60 120

50 100

40 80

30 60

20 40

10 20

0 0
Afrique Inde Chine ALC MENA ASE OCDE Afrique Inde Chine ALC MENA ASE OCDE
Sub-Sah. Sub-Sah.

Note : ALC = Amérique latine et Caraïbes ; MENA = Moyen-Orient et Afrique du Nord ; ASE = Asie du Sud-
Est. La partie (a) montre le PIB par habitant en termes de parité de pouvoir d'achat (PPA) (dollars des Etats-
Unis constants de 2011).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

La demande alimentaire dépend du revenu disponible des ménages, que l'on mesure ici par
approximation en se fondant sur la croissance du PIB par habitant. Toutefois, comme les
effets de la croissance économique ne sont pas toujours également répartis, la
consommation moyenne peut s'en ressentir. Ainsi, comme l'indique le Rapport 2018 sur la
pauvreté et la prospérité partagée publié par la Banque mondiale, dans plusieurs pays
d'Afrique subsaharienne, les revenus des 40 % les plus pauvres n'ont pas crû aussi vite que
le revenu moyen. C'est la raison pour laquelle les projections de la demande établies pour
les présentes Perspectives s'écartent parfois de la trajectoire attendue sur la base de la
croissance moyenne.
Globalement, le revenu par habitant devrait augmenter de 2.5 % par an en termes réels sur
la période de projection. En Inde, on prévoit un doublement du revenu par habitant (6.6 %
par an) grâce à une croissance économique vigoureuse, tandis qu'en Chine, le revenu par
habitant devrait croître de 63 % (4.1 % par an), malgré le ralentissement prévu de l'activité.
Pour d'autres pays en développement d'Asie, les projections à moyen terme tablent sur la
poursuite d’une croissance rapide : la hausse du revenu par habitant devrait se situer entre
4 % et 6 % au Viet Nam, en Indonésie et aux Philippines, et autour de 3.3 %, en Thaïlande.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


70 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

Elle sera plus lente au Pakistan (1.2 % par an). En Afrique subsaharienne, on prévoit une
croissance du revenu par habitant de 14.2 % sur la période de projection, en particulier du
fait de la forte croissance économique attendue en Éthiopie (7.6 % par an). En Amérique
latine et dans les Caraïbes, la croissance du revenu par habitant au cours des dix prochaines
années sera très contrastée selon les pays. Elle sera relativement lente au Brésil et au
Mexique (aux alentours de 2 % par an), mais atteindra 2.8 % par an dans des pays comme
le Pérou, le Paraguay et la Colombie.
Dans les pays de l'OCDE, le revenu par habitant devrait croître d'environ 1.9 % par an dans
les dix années à venir. Aux deux extrémités de l'échelle, la progression sera de 3.1 % par
an en Turquie et de seulement 1.3 % par an au Canada.
Croissance mondiale
Les hypothèses de croissance du PIB sont fondées sur les Perspectives économiques de
l’OCDE, n° 104 (novembre 2018) et sur les Perspectives de l’économie mondiale (octobre
2018) du FMI.

Graphique 1.34. Taux de croissance annuels du PIB, 2019-2028

Croissance du PIB par habitant Croissance de la population Croissance du PIB 2009-18


%
9

0
Afrique Inde Chine ALC OCDE Monde Paraguay Pérou Colombie CAC Argentine Uruguay Chili Mexique Brésil
Sub-Sah.

Note : ALC = Amérique latine et Caraïbes ; CAC = Amérique centrale et Caraïbes.


Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

L’économie mondiale connaîtra un taux de croissance de 3.4 % en moyenne au cours des


dix prochaines années. Le graphique 1.34 montre les taux de croissance du PIB des
principales régions et de quelques pays d'Amérique latine, sujet du chapitre spécial de cette
année. C'est en Inde que la croissance sera la plus rapide (7.7 % par an), et au Paraguay
qu'elle atteindra le niveau le plus élevé d'Amérique latine (4.0 % par an).
Le graphique 1.34 présente aussi une décomposition des hypothèses de croissance du PIB
entre deux éléments : la croissance du PIB par habitant et la croissance de la population.
On peut y voir que la croissance économique suit globalement celle du revenu par habitant,
particulièrement dans les pays de l'OCDE et en Chine. La forte croissance
démographique enregistrée en Afrique subsaharienne, en revanche, signifie que le taux de

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


1. VUE D’ENSEMBLE │ 71

croissance économique relativement élevé de la région (près de 4 % par an) ne correspond


qu'à une modeste hausse du revenu par habitant (environ 1.3 % par an).
Taux de change et inflation
Les hypothèses de taux de change sont fondées sur les Perspectives économiques de
l’OCDE, n° 104 (novembre 2018) et sur les Perspectives de l’économie mondiale (octobre
2018) du FMI. Sur la période 2019-28, on suppose que les taux de change réels seront
globalement stables, de sorte que les taux nominaux évolueront surtout en fonction du
différentiel d'inflation par rapport aux États-Unis. Certaines monnaies devraient s'apprécier
en valeur réelle vis-à-vis du dollar des États-Unis c'est le cas au Mexique, au Paraguay et
en Uruguay. En revanche, on prévoit une dépréciation de la monnaie en valeur réelle pour
l'Argentine, le Brésil et l'Australie.
Les projections d'inflation reposent sur le déflateur des dépenses de consommation privée
tiré des Perspectives économiques de l’OCDE, n° 104 (novembre 2018) et sur les
Perspectives de l’économie mondiale (octobre 2018) du FMI. D'après les projections,
l'inflation augmentera dans les prochaines années aussi bien dans les économies avancées
que dans les économies en développement, en raison du rebond de la demande et de la
hausse des prix réels des produits de base. Aux États-Unis, l'inflation devrait s'élever à
2.1 % par an au cours des dix prochaines années, et elle atteindra 1.7 % par an dans la zone
Euro. Dans les autres pays de l'OCDE, l'inflation devrait s'établir en moyenne à 3.5 % par
an. En ce qui concerne les grandes économies de marché émergentes, la Chine devrait
connaître une inflation stable d’environ 2.9 % par an, tandis que celle du Brésil redescendra
lentement à 4.6 % par an. De même, en Inde, la hausse des prix à la consommation accusera
un ralentissement qui fera passer son taux annuel de 6.8 % à 4.1 % par an au cours des dix
prochaines années.
Malgré une inflation légèrement plus élevée aux États-Unis que dans la zone Euro, l'Euro
devrait se déprécier par rapport au dollar des États-Unis, tant en valeur nominale qu’en
valeur réelle. Une dépréciation nominale de la monnaie sera enregistrée en Chine, au
Canada, en Corée, en Nouvelle-Zélande, en Australie, dans la Fédération de Russie et au
Japon, et des dépréciations relativement fortes sont prévues pour l'Argentine, le Brésil, la
Turquie, l'Uruguay et l'Inde.

Coûts des intrants

Les projections des Perspectives agricoles reposent sur des hypothèses concernant les
coûts de production, c'est-à-dire les coûts des semences, de l'énergie, des engrais ainsi que
de divers autres intrants faisant ou non l'objet d'échanges internationaux. Elles sont
déterminées par l'évolution d'un indice composite basé sur le coût de ces intrants et
construit en utilisant leur part respective des coûts totaux pour chaque pays et chaque
produit (maintenue constante pendant toute la durée de la période de projection). Les prix
de l'énergie sont représentés par le cours international du brut exprimé en monnaie
nationale. L'évolution des coûts des intrants échangeables comme les machines et les
produits chimiques est estimée à partir des variations du taux de change réel, et celle des
intrants non échangeables (principalement les coûts de main-d'œuvre), à partir des
variations du déflateur du PIB. Pour les semences et les engrais, on procède de façon

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


72 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

itérative car les coûts de ces intrants dépendent en partie des prix des produits agricoles (et,
dans le cas des engrais, des prix du brut).
Les données concernant les cours mondiaux du pétrole jusqu'en 2017 correspondent au
prix du pétrole brut Brent et sont tirées de la version actualisée des Perspectives
économiques de l'OCDE, n° 104 (novembre 2018). Pour 2018, on a utilisé la moyenne
annuelle des prix mensuels au comptant et, pour 2019, la moyenne des prix au jour le jour
en décembre 2018. Pour le reste de la période de projection, on suppose que les prix du
pétrole resteront inchangés en termes réels, ce qui implique une hausse en termes
nominaux, avec un baril passant de 58 USD fin 2018 à 70 USD en 2028.

Politiques publiques

Les politiques publiques et leurs réformes ont des conséquences importantes sur les
marchés des produits agricoles, des biocarburants et de la pêche, souvent même en termes
structurels. Les hypothèses retenues dans la présente édition des Perspectives tablent sur
le maintien des politiques en vigueur pendant toute la période de projection. La décision
du Royaume-Uni de sortir de l'Union européenne n’est pas prise en compte dans les
projections, car les modalités de cette sortie n’étaient pas encore arrêtées au moment de
leur préparation. Les projections relatives au Royaume-Uni sont toutefois traitées
séparément du reste de l'Union européenne dans le présent rapport.

Les accords commerciaux bilatéraux ne sont pris en compte que s'ils ont été ratifiés ou mis
en œuvre. Tel est le cas de l’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste
(PTPGP), qui a été signé en mars 2018 et mis en œuvre, après ratification par la majorité
des pays signataires, à la fin de 2018 (voir la section consacrée aux échanges dans le présent
chapitre pour un examen de ses effets) ainsi que de l'Accord de partenariat économique
entre l’Union européenne et le Japon, qui est entré en vigueur en février 2019. L'Accord
économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l'Union européenne, qui est
partiellement mis en œuvre mais n'a pas encore été ratifié, est également pris en compte
dans les projections. En revanche, l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) ne
donne lieu à aucun changement pendant la période de projection, car le nouvel accord
commercial qui doit le remplacer — l'accord Canada- États-Unis - Mexique — n'a pas
encore été ratifié.
L'embargo imposé par la Fédération de Russie sur les importations en provenance de
certains pays ayant été annoncé comme une mesure temporaire, l'hypothèse retenue ici est
qu'il sera révoqué à la fin de 2019. En revanche, les hausses temporaires des droits de
douane décidées par les États-Unis et par la Chine sont maintenues pendant toute la durée
de la période de projection car aucune date officielle n'a été annoncée pour leur
suppression. Les hypothèses relatives aux politiques énergétiques sont décrites dans le
chapitre consacré aux biocarburants.

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1. VUE D’ENSEMBLE │ 73

Notes

1
Pour le suivi des marchés et les perspectives à court terme, voir en particulier le Système
d’information sur les marchés agricoles ([Link]) et le Système mondial
d’information et d’alerte rapide de la FAO ([Link] Pour les projections à
long terme, jusqu'en 2050, voir par exemple : FAO (2018), The Future of Food and Agriculture –
Alternative pathways to 2050 Adenäuer, M., J. Brooks et J.T. Saunders (2019), « Analysis of Long-
term Challenges for Agricultural Markets », OECD Food, Agriculture and Fisheries Papers, à
paraître ainsi que d'autres travaux examinés par Hertel, T.W. et al. (2016) in « Predicting Long-Term
Food Demand, Cropland Use, and Prices », Annual Review of Resource Economics, vol. 8, pp. 417
441.
2
Voir [Link]
3
Voir Reardon, T. et C.P. Timmer (2012), « The Economics of the Food System Revolution »,
Annual Review of Resource Economics, vol. 4, pp. 225-264.
4
Pour une décomposition de la croissance de la production entre extension des surfaces et hausse
des rendements dans les pays en développement, et une étude des différents facteurs d'amélioration
des rendements, voir par exemple Evenson, R. et D. Gollin (2003), « Assessing the Impact of the
Green Revolution, 1960 to 2000 », Science, vol. 300, n° 5620, pp. 758-762.
5
Voir Phelps, L.P. et J.O. Kaplan (2017), « Land use for animal production in global change studies
: defining and characterizing a framework », Global Change Biology, vol. 23, n° 11, pp. 4457-4471.
Les Perspectives agricoles reprennent la définition que FAOSTAT donne des pâturages.
6
La contribution relative de la hausse des rendements et de l'extension des surfaces à l'augmentation
de la production agricole est importante pour comprendre l'évolution probable du terrritoire agricole
et les pressions qui pourraient en résulter sur l'environnement. Toutefois, augmenter les rendements
n'est pas toujours une solution économiquemenet optimale, par exemple lorsque les intrants
supplémentaires nécessaires coûtent plus cher que ce que rapporte le supplément de production. De
plus, l'augmentation des rendements peut être en soi néfaste pour l'environnement, par exemple
lorsqu'une utilisation accrue d'engrais entraîne une pollution des eaux par l'azote. Par conséquent,
bien qu'ils soient un indicateur important, les rendements ne donnent qu'une image partielle de la
croissance de la productivité et de ses effets sur l'environnement dans le domaine de la production
végétale. Voir par exemple Beddow et al. (2015), « Rethinking Yield Gaps », University of
Minnesota College of Food, Agricultural and Natural Resource Sciences – Staff Paper P15-04.
7
Voir par exemple les données du Global Yield Gap Atlas ([Link]) et l'analyse présentée
dans Fischer, T., D. Byerlee et G. Edmeades (2014), « Crop yields and global food security: Will
yield increase continue to feed the world? », Australian Centre for International Agricultural
Research and Grains Research & Development Corporation.
8
Chiffres de 2016, d'après les Indicateurs du développement dans le monde de la Banque mondiale
([Link]), [Link]
9
Voir par exemple Christiaensen, L (2017), « Agriculture in Africa – Telling myths from facts: A
synthesis », Food Policy n° 67, pp. 1-11 Haggblade et al. (2017), « The Herbicide Revolution in
Developing Countries: Patterns, Causes, and Implications », European Journal of Development
Research, vol. 29, n° 3, pp. 533-559 et International Fertilizer Association (2018), Fertilizer
Outlook 2018-2022.
10
Une comparaison entre les vingt premières années de la Révolution verte (1961-1980) et les
années suivantes (1981-2000) montre que la contribution des variétés améliorées à la croissance des
rendements a augmenté en valeur relative comme en valeur absolue. À mesure que l'utilisation
d'autres intrants se généralisera, il est probable que l'augmentation des rendements dépendra de plus

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


74 │ 1. VUE D’ENSEMBLE

en plus des variétés améliorées. Voir Evenson, R.E. et D. Gollin (2003), « Assessing the impact of
the Green Revolution, 1960-2000 », Science, vol. 300, n° 5620, pp. 758-762.
11
À propos des politiques agricoles des BRIC, voir par exemple Brink et al. (2017) “BRIC
Agricultural policies through a WTO lens” in A. Bouët et D. Laborde, Agriculture, Development
and the Global Trading System: 2000-2015, IFPRI, et OCDE (2018), Politiques agricoles suivi et
évaluation 2018.
12
À propos de la Russie, voir le ministère de l'Agriculture des États-Unis – Foreign Agricultural
Service (2018), « Russian Federation – Agricultural Economy and Policy Report », GAIN Report
RS1819, [Link] pour l'Asie du Sud-Est, voir OCDE (2017), Building Food
Security and Managing Risk in Southeast Asia, Éditions OCDE, Paris (pp. 107 108)..
13
Voir Smith et al. (2015) “Agriculture, Forestry and Other Land Use,” dans IPCC’s Fifth
Assessment Report, [Link]
14
Les chiffres de 2016 sont tirés de FAOSTAT, [Link]
15
Voir par exemple Herrero, M. et al. (2013), « Biomass use, production, feed efficiencies, and
greenhouse gas emissions from global livestock systems », Proceedings of the National Academy of
Sciences, décembre 2013, vol. 110, n° 52, pp. 20888-20893.
16
Voir, par exemple, Blandford, D. et K. Hassapoyannes (2018), « The role of agriculture in global
GHG mitigation », OECD Food, Agriculture and Fisheries Papers, n° 112, Paris, éditions OCDE,
Paris; World Resources Institute (2018), Creating a Sustainable Food Future,
[Link] Smith, P. et al. (2015),
« Agriculture, Forestry and Other Land Use » in IPCC’s Fifth Assessment Report,
[Link]
17
Voir OCDE (2019), « Options for Climate Change Mitigation in the Agricultural Sector : A Partial
Equilibrium Analysis », à paraître.
18
Voir OCDE (2019), « The changing landscape of agricultural markets and trade », OECD Food,
Agriculture and Fisheries Papers, n° 118, éditions OCDE, Paris.
19
Voir Bouët, A et D. Laborde (2017), « Assessing the potential cost of a failed Doha Round », in
A. Bouët et D. Laborde, Agriculture, Development and the Global Trading System: 2000-2015,
IFPRI, Washington D.C.
20
Le PTPGP est entré en vigueur en Australie, au Canada, au Japon, au Mexique, en Nouvelle-
Zélande et à Singapour le 30 décembre 2018. Il est entré en vigueur au Viet Nam le 14 janvier 2019.
Il entrera en vigueur dans les quatre pays restants (Brunei Darussalam, Chili, Malaisie et Pérou) 60
jours après l'achèvement de la procédure de ratification propre à chacun. La plupart des lignes
tarifaires (environ 86 %) des pays parties au PTPGP seront exemptées de droits dès l'entrée en
vigueur de l'Accord. Certains droits de douane seront éliminés graduellement au cours de périodes
“d'élimination progressive” qui varient d'un pays à l'autre et d'un produit à l'autre, et un petit nombre
de lignes tarifaires ne seront pas exemptées de droits. Au total, 99 % environ des lignes tarifaires
des pays membres du PTPGP seront exemptes de droits d'ici 15 ans.
21
Dans le cadre de cet accord de partenariat économique, l'Union européenne accepte de supprimer
les droits de douane sur 99 % de ses lignes tarifaires et 100 % de ses importations, tandis que le
Japon supprime les droits de douane sur 97 % de ses lignes tarifaires et 99 % de ses importations.
Une fois que l'accord sera pleinement mis en œuvre, le Japon aura éliminé les droits de douane sur
environ 84 % des produits agricoles de l’Union européenne (en termes de lignes tarifaires) et l'Union
européenne aura éliminé les droits de douane sur pratiquement tous les produits agricoles du Japon,
à l'exception du riz (qui fait l'objet d'une exclusion mutuelle) et de quelques produits transformés.
22
La FAO, en collaboration avec les autorités des deux régions, s’emploie à informer les agriculteurs
et à les former à la lutte contre ce ravageur. Voir : [Link]
events/en/c/1186008/

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1. VUE D’ENSEMBLE │ 75

23
Voir par exemple Alston, J.M. et al. (2000), « A meta-analysis of rates of return to agricultural
R&D: Ex pede Herculem? », IFPRI Research Report Hurley, T.M. et al. (2014), « Re-examining the
reported rates of return to food and agricultural research and development », American Journal of
Agricultural Economics, vol. 96, n° 5, pp. 1492-1504 Nin-Pratt, A. et E. Magalhaes (2018),
« Revisiting rates of return to agricultural R&D investment », IFPRI Discussion Paper n° 01718.
24
Voir Heisey, P.H. et K.O. Fuglie (2018), Agricultural Research Investment and Policy Reform in
High-Income Countries, ministère de l'Agriculture des États-Unis – Economic Research Service,
mai 2018.
25
Voir ASTI (2012), ASTI Global Assessment of Agricultural R&D Spending, Agricultural Science
and Technology Indicators, [Link]
26
Voir Fuglie, K.O. et al. (2012), « The contribution of private industry to agricultural innovation »,
Science, n° 338, vol. 6110, pp. 1031-1032.
27
Johannson, R. (2019), « The Outlook for U.S. Agriculture », discours prononcé au Forum sur les
Perspectives de l’agriculture au ministère de l’Agriculture des États-Unis (21-22 février 2019).
28
Les travaux en cours du Secrétariat de l’AMIS s’appuient sur des estimations des besoins
biologiques des animaux d’élevage pour évaluer quelle part de la production céréalière
supplémentaire a pu être affectée à l’alimentation des animaux. Voir AMIS Market Monitor n° 65
(février 2019), disponible à l’adresse : [Link].
29
Pour plus d’informations, voir AMIS Market Monitor n° 64 (décembre 2018), disponible à
l’adresse : [Link].

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76 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

L’agriculture en Amérique latine : perspectives et enjeux

Ce chapitre est consacré aux perspectives et aux difficultés du secteur agricole dans la
région Amérique latine et Caraïbes (ALC). Cette région représente environ un quart des
exportations mondiales de produits agricoles et halieutiques, ce qui souligne l’importance
que revêt l’ouverture des échanges au niveau international. Les bonnes perspectives de
croissance des cultures de fruits et de légumes à forte valeur ajoutée offrent des
opportunités aux petits exploitants, mais les politiques publiques devront être différenciées
en fonction des ressources dont ils disposent et de leurs débouchés potentiels sur le marché.
La sécurité alimentaire reste un sujet de préoccupation dans la région, de nombreux
ménages n’ayant pas les moyens d’acheter la nourriture dont ils ont besoin. Étant donné
l’augmentation concomitante du nombre de personnes en surpoids ou obèses, plusieurs
initiatives ont été lancées pour infléchir ces tendances. De nouveaux investissements
stratégiques dans un environnement favorable à l’agriculture seront nécessaires pour faire
augmenter la productivité agricole de façon durable dans la région ALC. Toutefois, vu la
diversité qui caractérise cette région du point de vue de l’infrastructure rurale, de la R-D
et des problèmes environnementaux liés à la production agricole, les possibilités
d’accroître encore la dépense publique en faveur du secteur et d’améliorer sa performance
environnementale sont très inégales.

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2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 77

2.1. Introduction

Regroupant 34 pays, la région de l’Amérique latine et des Caraïbes (ALC) s’étend sur plus
de 2 milliards d’hectares et comptait en 2018, d’après les estimations, 657 millions
d’habitants, soit une densité moyenne modeste de 0.64 personnes par hectare. Trente-huit
pour cent des surfaces disponibles sont à usage agricole (dont 9.5 % pour les cultures et
28.5 % pour le pâturage) et 46 % sont couverts de forêts. Le territoire de la région
représente 15 % de la surface du globe, reçoit 30 % des précipitations et fournit 33 % des
ressources mondiales en eau, ce qui fait d’elle une grande réserve mondiale de terres arables
et de forêts. Compte tenu de l’immense distance entre ses extrémités nord et sud, de sa
topographie variée et de son abondante biodiversité, la région ALC possède un éventail de
systèmes agricoles parmi les plus complexes et pluriels en comparaison avec les autres
régions du monde (Encadré 2.1).
L’agriculture est un secteur économique important pour une grande partie de l’Amérique
latine et des Caraïbes (ALC), comptant pour 4.7 % du PIB en moyenne en 2015-17. Cette
contribution a baissé de 1.4 % par rapport à 1996-98, ce qui correspond au schéma classique
du développement économique, et reflète une tendance générale dans les pays de la région,
à l’exception de l’Argentine. La part de l’agriculture dans l’économie a considérablement
diminué en Équateur (10 % au cours de la même période), au Guatemala (13.6 %) et en
Guyane (20.2 %). Toutefois, elle atteint encore environ 10 % du PIB total ou plus dans ces
pays, ainsi qu’au Belize, en Bolivie, en Dominique, en Équateur, à Haïti et au Paraguay.
En Amérique latine et dans les Caraïbes, la production agricole et halieutique a progressé
de 2.7 % par an en moyenne (en dollars E.-U. constants de 2010, sylviculture comprise) au
cours des vingt dernières années, soit un peu moins vite que la croissance économique
globale, ce qui correspond à la baisse de la part du secteur dans le PIB. Ce rythme de
croissance est nettement supérieur à celui des pays de l’OCDE (1.2 % par an), mais
inférieur à ceux des régions plus dynamiques de l’Asie du Sud ou de l’Asie de l’Est et du
Pacifique, respectivement de 3.1 % et 3.7 %, ou à celui de l’Afrique subsaharienne, qui
arrive en tête de toutes les régions, avec 4.6 % par an (Banque mondiale, 2019[1]).
Les performances sont variables au sein de la région. En général, les résultats de
l’agriculture et de la pêche sont relativement meilleurs dans les pays d’Amérique du Sud
que dans ceux d’Amérique centrale. Le secteur a enregistré un recul dans plusieurs
économies des Caraïbes, mais la République dominicaine affiche le deuxième taux de
croissance le plus élevé (4.3 %).
La région se positionne comme un exportateur de produits agricoles de premier plan. Les
pays d’Amérique latine sont des grands exportateurs de soja, de viande porcine, de maïs,
de volaille, d’aliments pour animaux, de sucre, de café, et de fruits et légumes. Le Brésil
est le premier exportateur de produits agricoles et alimentaires (79.3 milliards USD en
2017) de la région, suivi par l’Argentine (35.0 milliards USD), le Mexique
(32.5 milliards USD), le Chili (17 milliards USD), l’Équateur (10.4 milliards USD) et le
Pérou (8.8 milliards USD). Certains pays d’Amérique latine sont également de grands
importateurs de produits agroalimentaires, comme le Mexique, qui fait partie des
principaux importateurs mondiaux de maïs, de soja, de produits laitiers, de viande porcine
et de volaille, et le Brésil, l’un des plus gros importateurs mondiaux de blé. Toutefois,
globalement, l’excédent commercial agricole de la région ALC augmente régulièrement
depuis vingt ans ; il atteignait 104.3 milliards USD en 2017.
Le secteur est particulièrement important pour les moyens de subsistance des populations.
En 2018, il employait 14.1 % de la main-d’œuvre totale de la région ALC, et cette part était

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78 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

de plus d’un quart dans des pays comme la Bolivie, l’Équateur, le Guatemala, le Honduras,
Haïti, le Nicaragua et le Pérou (Banque mondiale, 2019). Les pays de la région ALC sont
parvenus à faire baisser les taux de pauvreté rurale, même en période de crise économique
et de faible croissance. Entre 1990 et 2014, la pauvreté rurale a diminué de près de 20 points
de pourcentage dans la région. Un facteur clé de ce résultat a été la réorientation de l’action
publique, avec l’abandon des subventions générales à la consommation au profit de
programmes de transferts monétaires conditionnels, dont les pays d’Amérique latine ont
été les pionniers. De plus, lorsque la région a connu des crises économiques, l’agriculture
a servi de « tampon » pendant les périodes de récession (Arias et al., 2017[2]).
Toutefois, la tendance à la baisse de la pauvreté s’est inversée ces dernières années. En
outre, la pauvreté et l’extrême pauvreté se maintiennent à des taux élevés dans les zones
rurales (48.6 % et 22.5 % respectivement). Depuis 2015, le resserrement de l’écart entre
les populations pauvres des zones rurales et des zones urbaines s’est également inversé, et
l’écart s’est accru si l’on prend en compte d’autres dimensions de la pauvreté (accès aux
services publics de base) (CEPALC, 2018[3] ; FAO, 2018[4]). Par ailleurs, le nombre de
personnes sous-alimentées a augmenté pour la troisième année consécutive en 2017,
atteignant 39.3 millions (FAO, 2018[5]), et ce problème est davantage lié à l’accessibilité
financière des aliments qu’à leur disponibilité physique, la région étant excédentaire en
produits agricoles et alimentaires.
Les ressources naturelles abondantes de la région ALC lui permettront de continuer à jouer
un rôle majeur dans la production et les échanges agricoles mondiaux. À l’avenir, la
difficulté sera de maintenir la croissance dans un contexte de ralentissement de la demande
et de baisse des prix internationaux, tout en veillant à la rendre plus durable et inclusive
que dans le passé.

Encadré 2.1. L’agriculture en Amérique latine et Caraïbes


– un secteur caractérisé par les contrastes

Dans la région de l’Amérique latine et Caraïbes (ALC), l’agriculture est un secteur


contrasté sous tous les angles ou presque. La région abrite des zones agro-écologiques très
diverses, des topographies variées et un éventail d’exploitations à la taille et à la structure
très hétérogènes, plus ou moins perfectionnées et portées sur l’utilisation d’outils
technologiques. L’agriculture recouvre donc une réalité très diverse d’un pays à l’autre,
tant à l’aune des systèmes de production que du poids dans l’économie et de la contribution
aux revenus, à l’emploi et aux échanges.
La physionomie globale de la production est très contrastée dans la région. De grandes
exploitations à forte intensité capitalistique et technologique qui ont réussi à se faire une
place sur les marchés agroalimentaires côtoient un vaste secteur socio-productif reposant
sur l’agriculture de subsistance, des activités rurales non agricoles et des populations
rurales sans terre auxquelles les circuits économiques dynamiques restent fermés. Entre ces
deux extrêmes se trouve un secteur intermédiaire qui est certes en lien avec les marchés,
mais qui reste à la merci des chocs économiques et politiques et est très exposé aux risques
climatiques.
L’hétérogénéité de l’agriculture dans la région ALC trouve son écho dans la diversité des
structures d’exploitation. Si le paysage agricole du cône Sud est marqué avant tout par les
grandes exploitations commerciales tournées vers les exportations, en particulier en
Argentine et au Brésil mais aussi et de plus en plus dans d’autres pays comme l’Uruguay,

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2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 79

ce sont les petites structures et les exploitations familiales qui l’emportent dans une bonne
partie du reste de la région. Selon les estimations, 50 % de la production alimentaire totale
de la région ALC est assurée par les 15 millions de petites exploitations que compte cette
zone.
S’agissant des échanges, bien que la région dans son ensemble figure parmi les grands
exportateurs mondiaux de céréales et d’oléagineux, ainsi que de bananes, de café et de
sucre, on observe des écarts importants d’une sous-région à l’autre. Par exemple, les pays
du cône Sud, en particulier l’Argentine et le Brésil, comptent parmi les principaux
exportateurs mondiaux de blé, de maïs, de soja et de sucre, tandis que les pays des Caraïbes
doivent recourir aux importations pour couvrir leurs besoins en produits alimentaires.
La contribution de l’agriculture à la production économique totale varie aussi fortement
d’un pays à l’autre. En effet, si l’agriculture primaire représente moins de 5 % du PIB de
la région en moyenne, ce chiffre masque d’importantes disparités entre les pays. Au
Mexique et au Chili, l’agriculture représente moins de 4 % du PIB, tandis que sa
contribution dépasse 15 % au Belize et au Nicaragua, et même 20 % au Paraguay. Dans
tous les cas en revanche, l’agriculture occupe une place plus importante dans l’économie
lorsque l’on ajoute les activités amont et aval à la production primaire. Ainsi élargi, le
secteur agricole compte pour plus de 20 % du PIB dans la plupart des économies de la
région ALC.

2.2. Développement agricole

Résultats du secteur agricole


La région de l’Amérique latine et des Caraïbes enregistre une croissance marquée de la
production agricole depuis vingt ans. Le Brésil est l’un des leaders de ce mouvement dans
la région comme à l’échelle mondiale, avec un taux de croissance annuel moyen de 4.1 %
entre 1991 et 2015, contre 2.8 % dans les pays du cône Sud1 et les pays andins, 2.5 % dans
les pays d’Amérique centrale, et un modeste 1.0 % dans les pays des Caraïbes.
La hausse de la production tient beaucoup plus à l’amélioration de la productivité qu’à
l’accroissement des surfaces utilisées. En Amérique latine et dans les Caraïbes, la
productivité totale des facteurs (PTF) dans le secteur agricole a progressé au rythme annuel
de 2.1 % entre 1991 et 2015, soit 0.5 point de plus que la moyenne mondiale, mais 1.3 point
de moins qu’en Asie du Nord-Est, région qui enregistrait alors la croissance la plus rapide
à l’échelle mondiale. Au sein de la région, la croissance de la PTF du secteur agricole est
assez contrastée : l’une des plus faibles au monde dans les Caraïbes, elle a atteint 3.0 % au
Brésil, pays le plus performant après l’Asie du Nord-Est (3.4 %), où elle progressait
environ deux fois moins vite que la PTF agricole brésilienne dans les années 70 et 80.
La croissance de la productivité varie selon les pays de la région ; les données du Brésil
laissent penser qu’il y a également des différences importantes selon la taille,
l’emplacement et le degré de spécialisation des exploitations. Au Brésil, ce sont les grandes
exploitations (500 ha et plus) et les plus petites (0-5 ha) qui ont affiché la plus forte
croissance de la PTF entre 1985 et 2006, tandis que les exploitations de taille moyenne
(100-500 ha) étaient à la traîne. Des différences de croissance de la PTF ont également été
relevées selon le degré de spécialisation des exploitations (Rada, Helfand et Magalhães,
2018[6]). La relation entre la taille de l’exploitation et la croissance de la PTF varie selon la
région. Par exemple, dans le nord-est du Brésil, la croissance de la PTF atteint son plus

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80 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

haut niveau dans la catégorie des exploitations de 5 à 20 ha, tandis que dans le sud-est, la
meilleure performance est celle des exploitations de plus de 500 ha (Arias et al., 2017[2]).
La croissance de la productivité dans la région a trois sources : la recherche et le
développement (R-D), des investissements visant à instaurer un environnement favorable
à l’agriculture et des aides spécifiques aux agriculteurs. Les investissements publics dans
la R-D agricole ont joué un rôle clé dans la hausse de la productivité du secteur agricole
latino-américain. Malgré des fluctuations dans les années 80 et 90, les dépenses publiques
de R-D en faveur de l’agriculture affichent une tendance positive sur le long terme. En
2013, la région a dépensé 5.1 milliards USD (prix de 2011, PPA) dans la R-D agricole,
dont un peu plus de 50 % pour le Brésil (Stads et al., 2016[7]).

Graphique 2.1. Croissance annuelle de la productivité totale des facteurs dans l'agriculture,
moyennes pondérées, 1991-2015

%
3.5

2.5

1.5

0.5

0
Brésil Communauté Andine Amérique centrale et Caraïbes ALC Monde
Mexique

Note : le Brésil inclut la Guyane française, le Guyana et le Suriname.


Source : USDA (2018).
StatLink 2 [Link]

Les établissements publics de recherche en agriculture, qui collaborent parfois avec le


secteur privé, ont beaucoup fait pour que les dépenses publiques de R-D se traduisent
concrètement par des gains de productivité. Par exemple, au Brésil, l’EMBRAPA, principal
établissement de recherche agricole de la région, a complètement transformé l’agriculture
du Cerrado (savane), dans le centre-ouest du Brésil, en introduisant des technologies
venues de l’étranger (fixation de l’azote, absence de travail du sol, par exemple) et des
races de bétail qui ont été adaptées aux conditions locales afin de produire du coton, du
soja, du maïs et de la viande (OCDE/FAO, 2015[8]). En Argentine, l’INTA, grâce à ses
recherches sur la sélection des semences, le semis direct et la lutte contre les mauvaises
herbes, en collaboration avec le secteur privé, a largement contribué à la hausse de la
productivité des cultures de soja (notamment par le développement du système de double
culture soja-blé) dans la région de La Pampa et en dehors (Bisang, Anlló et Campi, 2015[9]).
Au Chili, les recherches menées par l’INIA ont contribué à doper les exportations agricoles
nationales. Les agriculteurs estiment que l’introduction de nouvelles variétés de noix a
permis d’augmenter les exportations de noix de 1 000 % entre 2001 et 2011. L’INIA a
également introduit les myrtilles dans différentes régions du Chili. Alors que ce fruit était
pratiquement inconnu des agriculteurs il y a tout juste vingt ans, le Chili est aujourd’hui un
important producteur et exportateur de myrtilles de l’hémisphère sud (Instituto de
Investigaciones Agropecuarias (INIA), 2014[10]). Au Mexique, une évaluation de
30 nouvelles technologies mises au point par l’INIFAP au cours de la période 2000-2010

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2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 81

(nouvelles variétés de haricots, d’avoine, de pois chiches et d’ail, gestion du fourrage,


utilisation plus efficace de l’eau, par exemple) a conclu que ces technologies avaient été
adoptées par 536 369 agriculteurs sur 1.8 million d’hectares, et qu’elles généraient des taux
de rentabilité internes compris entre 10.6 % et 73 % (González-Estrada, 2016[11]).
Des investissements réalisés en parallèle pour créer des conditions propices à l’agriculture
peuvent amplifier les retombées bénéfiques de la R-D. Les mesures qui améliorent les
incitations économiques des producteurs, le renforcement de l’enseignement en milieu
rural et des services de vulgarisation agricole, et la mise en place d’infrastructures qui
facilitent l’accès aux marché constituent des facteurs complémentaires (Fuglie and Wang,
2012[12]).
Des investissements parallèles visant à instaurer des conditions favorables à l’agriculture
peuvent accroître les retombées de la R-D. Parmi les facteurs complémentaires figurent les
mesures d’incitation économique destinées aux producteurs, le renforcement de l’éducation
rurale et des services de vulgarisation agricole, et une infrastructure rurale qui améliore
l’accès aux marchés (Fuglie et Wang, 2012[12]).
Les agriculteurs bénéficient également d’un soutien spécifique. Par exemple, au Mexique,
l’Alianza para el Campo apporte son appui aux agriculteurs à l’aide d’un vaste éventail
d’instruments, dont des aides à l’investissement dans les exploitations (Programa de Apoyo
a la Inversión en Equipamiento e Infraestructura), des aides au revenu (Procampo, Diesel
Agropecuario, Fomento Productivo del Café, par exemple), des programmes de
préservation des ressources naturelles, des aides à la gestion des risques et à la
commercialisation. Le gouvernement mexicain applique également des programmes
stratégiques spéciaux tels que PROMAF, qui soutient les chaînes de valeur du maïs et des
haricots, deux produits de base traditionnels du régime alimentaire mexicain.
De la même façon, le Brésil vise des populations agricoles particulières avec des mesures
intégrées comme le PRONAF (Programa Nacional de Fortalecimento da Agricultura
Familiar – Programme national d’appui à l’agriculture familiale). Les exploitations de
taille moyenne ont accès à des lignes de crédit spéciales par l’intermédiaire du PRONAMP
(Programa Nacional de Apoio ao Médio Produtor Rural – Programme national de soutien
aux exploitations agricoles de taille moyenne) et les exploitations de plus grande taille
bénéficient du soutien des prix et de programmes d’assurance et de crédit subventionnés.
La politique agricole du Chili est axée à la fois sur la mise en place de marchés internes
efficaces (amélioration des informations sur les marchés, infrastructure de stockage,
promotion de l’agriculture sous contrat, par exemple) et sur le développement des
exportations agricoles par le biais de son Fondo de Promoción de Exportaciones
Agropecuarias. Le gouvernement chilien subventionne les projets d’irrigation à petite
échelle au moyen d’appel d’offres. Par l’intermédiaire du FONDOSAG, les agriculteurs
reçoivent des aides publiques pour investir dans les produits phytosanitaires, la santé
animale et la préservation des ressources. Les petits exploitants bénéficient normalement
du soutien de l’INDAP, un institut relevant du ministère de l’Agriculture qui leur propose
un large choix d’instruments, dont des crédits, des formations, des aides à l’investissement
au niveau de l’exploitation et un soutien à la commercialisation.
D’autres pays d’Amérique latine et des Caraïbes soutiennent les agriculteurs en facilitant
l’accès au crédit et aux nouvelles technologies, ainsi qu’au moyen de divers
investissements. Toutefois, l’effet de ces mesures sur la productivité agricole est difficile à
mesurer et il existe peu d’évaluations d’impact officielles.

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82 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

L’accumulation de capital social et humain concourt aussi à la productivité agricole. Le


renforcement des compétences en gestion et le développement rapide des technologies de
l’information améliorent l’efficacité technique et l’efficience allocative. En outre,
l’amélioration des compétences organisationnelles permet aux agriculteurs de mieux
répondre aux évolution des marchés (Chang et Zepeda, 2001[13]). La région ALC compte
plus de 33 000 coopératives agricoles actives. Par ailleurs, il existe plusieurs organisations
d’exploitants, plus ou moins efficaces, aux niveaux national, sous-régional et régional.
La Federación Nacional de Cafeteros de Colombie, par exemple, mène des campagnes
promotionnelles dans plusieurs pays, vend directement le café et réalise de la recherche et
des transferts de technologies pour ses membres. L’explosion des exportations de quinoa
n’aurait probablement pas été possible sans l’existence d’associations de producteurs telles
que l’ANAPQUI et l’APQUISA en Bolivie ou de diverses coopératives au Pérou. À
l’échelle régionale, l’Association latino-américaine des producteurs de volaille, par le biais
de son Comité technique et scientifique, élabore des plans de prévention, de lutte et
d’éradication pour les maladies avicoles, ainsi que des programmes de formation pour les
associations d’aviculteurs à l’échelle nationale.

Évolution de la structure de la production agricole


Depuis 2000, la superficie des pâturages dans la région ALC est demeurée quasiment stable
(570 millions d’hectares), tandis que celle des cultures a augmenté de 1.2 % par an, pour
atteindre 188 millions d’hectares en 2018. À lui seul, le Brésil a accru sa superficie agricole
récoltée de 55.7 millions d’hectares. Près du tiers de l’augmentation des superficies
récoltées de céréales, d’oléagineux et de légumineuses en Argentine et au Brésil est due à
la double culture La superficie en oléagineux (en particulier le soja) a considérablement
augmenté dans les pays du MERCOSUR, est restée relativement stable dans les pays
andins, sauf en Bolivie, et a diminué régulièrement en Amérique centrale, au Mexique et
au Chili. En revanche, les fruits et les légumes ont gagné beaucoup d’importance en
Amérique centrale, au Mexique et au Chili.
L’élevage présente des évolutions différentes selon les régions d’Amérique latine : si le
cheptel est resté relativement constant dans les Caraïbes (la diminution à Cuba et dans les
petits pays insulaires ayant été compensée par l’augmentation en République dominicaine),
il a progressé de façon modérée en Amérique centrale, au Mexique, dans les pays andins et
en Uruguay, et plus rapidement au Brésil et au Paraguay. Au total, les effectifs sont passés
de 293 millions de têtes en 1980-82 à 414 millions de têtes en 2015-17, une augmentation
imputable pour 80 % au seul Brésil. En 2015-17, le Brésil représentait 53 % du cheptel de
la région ALC (11 points de plus qu’en 1980-82).
L’aviculture est particulièrement dynamique dans la région, avec une demande intérieure
et extérieure croissante, soutenue par des prix avantageux par rapport à d’autres viandes.
Les effectifs avicoles ont triplé dans les pays du MERCOSUR et d’Amérique centrale ces
trente dernières années, et plus que triplé dans les pays andins et dans les Caraïbes. La
croissance de l’aviculture a été moins concentrée à l’échelle régionale que celle de l’élevage
bovin. En réalité, même si les effectifs de volailles ont triplé au Brésil entre 1980-82 et
2015-17, la part du Brésil dans le total de la région ALC a diminué de quatre points de
pourcentage, mais représente encore 40 %. La part des pays andins a augmenté de six points
durant cette période, principalement grâce à la Bolivie, où l’accroissement de la superficie
consacrée au soja a rendu les aliments pour volaille plus abordables pour les producteurs
locaux.

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2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 83

La structure de l’agriculture latino-américaine est hétérogène et a évolué différemment


selon les pays. Elle fait coexister des grandes exploitations tournées vers l’exportation et à
forte intensité de capital avec des petites exploitations à forte intensité de main-d’œuvre
qui pratiquent une agriculture de subsistance. Sur les 20.4 millions d’exploitations que
compte la région, selon les estimations, 81.3 % sont des petites exploitations familiales qui
n’occupent que 23.4 % de la superficie agricole. À l’inverse, 18.7 % de l’ensemble des
exploitations possèdent 76.6 % du total des terres agricoles (Leporati et al., 2014[14]).

Graphique 2.2. Superficie récoltée en céréales et en soja


en Amérique latine et dans les Caraïbes

a) Superficie totale récoltée en ALC 1980-2017 b) Proportion des surfaces récoltées par région d'ALC
Céréales Soja Argentine Brésil Autres Am. du Sud
kha % Centrale Caraïbes Mexique
140000 100

120000 90
80
100000 70
80000 60
50
60000
40
40000 30
20
20000
10
0 0
1980-82 2015-17 1980-82 2015-17
Soja Cèrèales

Note : la superficie récoltée inclut les doubles récoltes. ALC = Amérique latine et Caraïbes.
Source : FAOSTAT.
StatLink 2 [Link]

Graphique 2.3. Cheptel par sous-région de la zone Amérique latine et les Caraïbes

MERCOSUR Communauté Andine Amérique centrale Caraïbes Têtes de bétail (axe de droite)

% Mn têtes
100 4 000
90 3 500
80
3 000
70
60 2 500

50 2 000
40 1 500
30
1 000
20
10 500

0 -
1980-82 2015-17 1980-82 2015-17 1980-82 2015-17
Bovins Viande de volaille Viande porcine

Source : FAOSTAT.
StatLink 2 [Link]

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84 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

Au cours des vingt dernières années, deux phénomènes opposés ont été observés en ce qui
concerne la structure des terres agricoles en Amérique latine : d’une part, une concentration
des terres dans des pays tels que le Paraguay, l’Argentine, l’Uruguay, le Chili et le
Venezuela ; d’autre part, un morcellement des terres dans des pays comme le Brésil, le
Pérou, le Mexique, le Costa Rica, le Nicaragua et le Salvador. Les économies d’échelle, les
successions, l’urbanisation et le développement des marchés fonciers expliquent les
phénomènes observés, lesquels peuvent tous se produire simultanément à l’échelle des
pays. La taille moyenne des exploitations a augmenté de plus de 20 % en Argentine et en
Uruguay et de près de 40 % au Paraguay en moins de vingt ans, tandis qu’elle a diminué
d’environ 30 % dans des pays tels que le Nicaragua (entre 2001 et 2011) et le Salvador
(entre 1971 et 2007-08) (Sotomayor et Namdar-Irani, 2016[16]). Les données d’enquêtes
auprès des ménages laissent également entrevoir une concentration des terres dans la
région. Entre 2002 et 2014, le nombre de ménages agricoles (salariés et indépendants) a
diminué d’un cinquième dans douze pays de la région ALC, et l’emploi dans le secteur
agricole a reculé de 11 points de pourcentage (CEPALC, FAO et IICA, 2017[17]).
Les moyennes citées concernant la taille des exploitations ne tiennent pas compte de la
location des terres, une pratique courante dans certains pays tels que l’Argentine, où les
pools de siembra (entreprises agricoles financées par des fonds d’investissement) peuvent
gérer des exploitations de plusieurs milliers d’hectares, ou le Mexique, avec ses entreprises
agro-industrielles transnationales établies de longue date qui, par le biais de l’agriculture
contractuelle, contrôlent implicitement l’ensemble du processus de production de plusieurs
milliers d’hectares. En outre, les chiffres ci-dessus masquent les mouvements de
concentration à l’œuvre dans des secteurs agricoles particuliers. Par exemple, bien que le
Pérou ait connu un phénomène de morcellement de son espace agricole ces vingt dernières
années, un seul groupe économique y gère des exploitations de 1 240 à 8 858 ha dans le
secteur de l’exportation des fruits et légumes. Au Brésil, où l’on a également observé une
tendance au morcellement des terres, un producteur a pu planter 223 000 ha de soja sur une
seule exploitation (Soto Baquero and Gómez, 2014).
Outre la concentration des terres, l’augmentation de l’investissement étranger dans les
terres agricoles est un phénomène relativement récent. Les investisseurs étrangers ne
viennent pas uniquement de l’extérieur de la région : les Brésiliens et les Argentins
produisent du soja, élèvent du bétail et exploitent la forêt en Bolivie, par exemple ; les
investisseurs brésiliens ont acquis des terres non seulement en Bolivie, mais aussi au
Paraguay, en Colombie et en Uruguay ; les investisseurs mexicains, costariciens et
guatémaltèques sont présents dans les activités forestières, l’élevage, la production de riz,
de canne à sucre, d’agrumes et la culture du palmier à huile au Nicaragua, pour ne citer que
quelques exemples (Soto Baquero and Gómez, 2014). Entre la location des terres et
l’augmentation des surfaces entre les mains d’étrangers, les exploitations agricoles peuvent
atteindre plusieurs milliers d’hectares, modifiant ainsi la structure et l’évolution de la
superficie agricole de la région, et laissant entrevoir des taux de concentration des terres
plus élevés que ne le laissent supposer les données des recensements. Quoi qu’il en soit,
ces deux phénomènes constituent des problèmes bien particuliers pour les dirigeants.

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2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 85

Tableau 2.1. Évolution de la taille moyenne des exploitations dans certains pays de la
région ALC, d’après les derniers recensements

Taille moyenne des exploitations (ha)


Recensement précédent (A) Recensement le plus récent (B) Variation de taille
Pays Année Valeur Année Valeur moyenne des
d’observation d’observation exploitations (B/A)
Paraguay 1991 77.5 2008 107.3 38.40 %
Argentine 1988 423.6 2002 524.1 23.70 %
Uruguay 2000 296.9 2011 361.5 21.70 %
Chili 1997 111.2 2007 121 8.80 %
Venezuela 1997-1998 60.01 2007-2008 63.8 6.30 %
Brésil 1995-1996 72.8 2006 63.8 -12.40 %
Pérou 1994 20.1 2012 17.1 -14.50 %
Mexique 1991 24.6 2007 20.2 -17.60 %
Costa Rica 1984 31.7 2014 25.9 -18.50 %
Nicaragua 2001 31.8 2011 22 -30.90 %
Salvador 1971 3.5 2007-2008 2.3 -35.40 %
Moyenne nationale 60.1 51.4 -14.50 %
Moyenne des pays 176.4 205 16.20 %
avec concentration
Moyenne des pays 44 35.9 -18.50 %
avec fragmentation

Note : d’après le dernier recensement agricole, réalisé en 2017, la taille moyenne des exploitations au Brésil est
de 69.1 ha (données préliminaires). IBGE (2017).
Source : (Sotomayor et Namdar-Irani, 2016[16]).

Population rurale, pauvreté rurale et sécurité alimentaire : tendances observées


L’essor du secteur agricole latino-américain n’a pas mis fin à la migration des zones rurales
vers les villes ou vers des pays hors de la région. À la fin des années 80, la population rurale
de la région a cessé d’augmenter, et quelques années plus tard, elle a commencé à diminuer
légèrement. Il y avait autant de personnes vivant en milieu rural en 2017 (126 millions)
qu’au milieu des années 70. L’Amérique latine a donc tendance à s’urbaniser : 80.4 % de
ses 644 millions d’habitants vivent en milieu urbain. L’exode rural concerne davantage les
hommes que les femmes. Ainsi, les ménages agricoles ayant à leur tête une femme ont
augmenté de 40 % entre 2002 et 2014 (CEPALC, FAO et IICA, 2017[17]).
Pendant 25 ans, l’Amérique latine a vu sa pauvreté rurale diminuer (de 20 points de
pourcentage entre 1990 et 2014). Certains pays ont été en mesure de réduire sensiblement
la pauvreté rurale, comme le Brésil (-42 points entre 1990 et 2014), l’Équateur (-39 points
entre 2000 et 2014), le Chili (-32 points entre 1990 et 2013) et le Pérou (-27 points entre
1997 et 2014). La croissance économique, les investissements publics dans l’infrastructure
et les services publics, et la mise en œuvre de programmes de protection sociale
(principalement des programmes de transferts monétaires conditionnels qui, en 2015,
couvraient environ un cinquième de la population latino-américaine) expliquent en grande
partie ces résultats (FAO, 2018[4]).
Cette tendance positive de réduction de la pauvreté, y compris de l’écart de pauvreté entre
populations rurales et populations urbaines, a marqué un palier en 2014-16 et s’est inversée
dans certains pays. Par ailleurs, la région se caractérise par d’importantes inégalités entre
les sexes, les populations autochtones ou d’origine africaine sont marginalisées, et les
inégalités en termes de protection sociale, de logement et d’éducation sont évidentes (FAO,

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86 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

2018[4]). Paradoxalement, alors que la production agricole et alimentaire de l’Amérique


latine est excédentaire, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire a
augmenté pour la troisième année consécutive (FAO, 2018[5]). C’est moins la disponibilité
physique des aliments que leur coût pour les consommateurs pauvres qui explique la
dégradation des tendances de la sécurité alimentaire dans la région. De plus, le surpoids et
l’obésité sont un problème de santé publique de plus en plus grave dans les sociétés latino-
américaines et caribéennes. Un cinquième de la population de la région ALC est considérée
comme obèse, et l’obésité semble continuer de progresser, en particulier parmi les
catégories à faible revenu de la population, les femmes, les populations autochtones, les
personnes d’ascendance africaine et, dans certains cas, les enfants (encadré 2.2).

Encadré 2.2. L’épidémie d’obésité dans la région de l’Amérique latine et des Caraïbes

Examen régional de la composition du régime alimentaire et des politiques visant à stopper


une tendance alarmante
La région de l’Amérique latine et des Caraïbes (ALC) est confrontée au défi de la
malnutrition depuis longtemps. La prévalence de la sous-alimentation y a été notablement
réduite au cours des dernières décennies, en partie grâce à une forte volonté politique. Un
rapport du Programme alimentaire mondial (PAM) et de la Commission économique pour
l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC) (PAM-CEPALC, 2017[19]) indique que la
suralimentation devrait devenir le principal problème économique et social de la région.
En effet, conjuguée à un manque d’activité physique, la suralimentation est un facteur
majeur de surpoids et d’obésité (Graf et Cecchini (2017[20])), lesquels résultent du
déséquilibre énergétique entre les calories consommées par une personne et les calories
dépensées (OMS, 2019[21]). La suralimentation est source de maladies non transmissibles
et n’est pas sans conséquences sur les dépenses de santé publique, la prévalence des décès
prématurés et la productivité (Devaux et Sassi, 2015[22]).
Nettement supérieure aux niveaux moyens mondiaux depuis plus de quarante ans, la
prévalence du surpoids et de l’obésité dans la région ALC est comparable à celle que
connaissent les pays à revenu élevé (graphique 2.4). En fait, aujourd’hui, cette région se
classe en la matière en deuxième position au classement mondial, juste derrière l’Amérique
du Nord.
D’après l’OMS (2019[23]), la prévalence du surpoids dans la région a augmenté
régulièrement, passant d’environ 35 % en 1975 à 60 % en 2016, tandis que la prévalence
de l’obésité s’est hissée de 8 % à 25 % dans le même temps. Cette tendance à la hausse est
observée dans l’ensemble des pays de la région. À l’heure actuelle, c’est Trinité-et-Tobago
qui enregistre la plus faible prévalence du surpoids (46 %), et le Mexique, la plus élevée
(65 %).
Cet encadré fournit quelques indications sur l’évolution de la composition du régime
alimentaire dans la région ALC en se fondant sur les données historiques recueillies pour
les Perspectives agricoles. Les Perspectives évaluent la disponibilité énergétique
alimentaire par habitant1 de la région ALC à environ 3 000 calories actuellement, soit une
augmentation de 11 % environ par rapport au niveau de 1998 (graphique 2.6.d). Même en
prenant en compte les pertes alimentaires au niveau de la transformation, de la vente au
détail et des ménages, une telle disponibilité énergétique alimentaire par habitant implique

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 87

une consommation moyenne supérieure à la référence de 2 000 calories pour une personne
moyenne (OMS, 2019[26]).
L’OMS recommande que la proportion de sucres libres et de matières grasses ne dépasse
pas, respectivement, 10 % et 30 % des calories totales consommées. Il semble que les
habitudes alimentaires de la région ALC ne concordent pas avec ces préconisations. La part
des sucres libres y est largement supérieure, même si elle est passée d’environ 16 % des
calories totales disponibles en 1998 à 13 % en 2018 (graphique 2.5.a). C’est le Brésil qui a
enregistré la plus forte réduction des sucres libres disponibles, leur part étant passée de
17 % des calories totales en 1998 à quelque 12 % en 2018. Toutefois, cette tendance
baissière n’a pas été observée dans tous les pays de la région ALC. Dans certains d’entre
eux, on constate une légère hausse, comme en Argentine, où la part des sucres libres
disponibles dans le régime alimentaire est passée de 13.5 % à 14 % en 20 ans, tandis que
dans d’autres, comme le Mexique, la proportion n’a pas varié.

Graphique 2.4. Prévalence du surpoids ou de l'obésité chez les adultes dans le monde

Obésité 1975 Obésité 2016 En surpoids 1975 En surpoids 2016

Amérique latine et Caraïbes 24.7 7.8 33.4 59.7

Revenu élevé 24.6 8.6 35.7 57.6

Revenu intermédiaire de la tranche supérieure 13.8 4.3 20.8 43.3

Mondial 13.1 4.7 21.5 38.9

Revenu intermédiaire de la tranche inférieure 7.6 1.9 10.8 27.0

Faible revenu 6.8 0.9 9.2 25.8

Note : la prévalence est présentée sous la forme du pourcentage d'adultes en surpoids ou obèses, ce qui signifie
qu'ils ont un IMC supérieur à 25 et 30 respectivement. Données agrégées de l'OMS. Les chiffres de l'Amérique
latine et des Caraïbes ont été calculés en déduisant les chiffres du Canada et des États-Unis d'Amérique des
agrégats de l'OMS sur les Amériques, en utilisant les données démographiques des Nations Unies.
L'augmentation de la prévalence au cours de cette période a été globalement constante.
Source : OMS (2019), Nations Unies (2017).
StatLink 2 [Link]

Dans la région ALC, le pourcentage de calories disponibles provenant des matières grasses
a tendance à augmenter. Il est ainsi passé d’environ 26 % à 29.5 % au cours des vingt
dernières années, atteignant presque le seuil maximal de 30 % recommandé par l’OMS.
Certains pays de la région tels que l’Argentine, le Brésil et le Chili dépassent déjà ce seuil.
Par ailleurs, il y a vingt ans, la part des calories disponibles provenant des protéines dans
la région ALC, qui frôlait 11 %, était similaire à la moyenne mondiale. Toutefois, environ
45 % de ces calories protéiques étaient d’origine animale, alors que la moyenne mondiale
n’est que d’un tiers. Le régime de la région, auparavant riche en céréales, racines,
tubercules et légumineuses, fait progressivement de plus en plus de place aux protéines
animales (graphique 2.5.c).

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88 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

Graphique 2.5. Gros plan sur la part des matières grasses, des sucres libres et des protéines
dans la composition nutritionnelle des régimes alimentaires de la région Amérique latine
et les Caraïbes

a) Part des sucres libres dans le total des calories b) Part des matières grasses dans le total des calories

% OMS max Monde Argentine Brésil Chili Mexique ALC % OMS max Monde Argentine Brésil Chili Mexique ALC
20 40
18 35
16
30
14
12 25

10 20
8 15
6
10
4
5
2
0 0
1998 2018 1998 2018
Sucres libres % des calories Matières grasses % des calories

c) Part des protéines d'origine animale dans le total des calories d) Évolution de la disponibilité énergétique

Monde Argentine Brésil Chili Mexique ALC kcal/jour 2000 kcal Monde Argentine Brésil Chili Mexique ALC
% /personne
10 3500
9
3300
8
3100
7
6 2900

5 2700
4
2500
3
2300
2
1 2100

0 1900
1998 2018 1998 2018
Protéines d'origine animale % des calories Calories

Note : les sucres libres regroupent le sucre et le sirop de maïs à haute teneur en fructose. Les protéines d'origine
animale sont les protéines présentes dans la viande, le poisson, les produits laitiers et les œufs. ALC = Amérique
latine et Caraïbes.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

Au vu de la tendance alarmante à la hausse de la prévalence du surpoids et de l’obésité,


ainsi que des spécificités des régimes alimentaires de la région ALC, plusieurs pays ont
mis en place ces cinq dernières années des mesures visant à modifier le comportement des
consommateurs et leurs choix alimentaires. Le tableau 2.2 donne un aperçu des mesures en
vigueur dans quatre grands pays de la région : le Brésil, l’Argentine, le Mexique et le Chili.
Le classement des mesures dans le tableau reflète l’approche stratégique préconisée pour
encourager des choix alimentaires plus sains, du rapport Towards Policies Encouraging
Healthier Food, publié dans OECD Food, Agriculture and Fisheries Paper series. Des
renseignements ont été recueillis sur les interventions des pouvoirs publics axées sur la

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 89

demande, comme la communication d’informations aux consommateurs, ou à l’interface


de l’offre et de la demande, visant à modifier le comportement des acteurs de la chaîne
alimentaire.

Tableau 2.2. Politiques nutritionnelles en Amérique latine

Sous- Suralimentation
alimen- Interventions publiques visant la Interventions à l’interface de l’offre et de la demande
tation demande
Communication d’informations Collaboration Renforcement de la réglementation
publiques public-privé
volontaire Activités
Pays
Recommandations Programmes Modification Étiquettes Encadrement Règles sur Mesures physiques
alimentaires d’éducation de la de mise de la la fiscales
composition en garde publicité composition
des produits de produits
mauvais
pour la
santé
Argentine ● ● ● ● ●* ●* ● ●
Brésil ● ● ● ● ●* ● ● ●
Chili ● ● ● ● ● ● ● ● ●
Mexique ● ● ● ● ● ● ● ●

Note: * Politiques en processus de développement ou de mise à jour.


Source : Secrétariat de l’OCDE à partir d’un examen des mesures (voir l’annexe 2.A).

Le Chili est particulièrement actif dans le domaine de la politique nutritionnelle. Son


gouvernement met en œuvre une panoplie de mesures qui fixe des limites à la publicité sur
les aliments et boissons transformés ciblant les enfants, et impose un système d’étiquetage
nutritionnel sur le devant des emballages signalant les produits alimentaires à teneur élevée
en sucre, en gras ou en sel. En 2014, le Mexique a été l’un des premiers pays à créer une
taxe sur les aliments en lien avec la santé. Le Brésil a élaboré la loi la plus complète sur la
restauration scolaire afin de réduire les aliments ultra-transformés (Popkin and Reardon,
2018[24]). L’Équateur a été le premier pays de la région à instaurer un étiquetage obligatoire
des produits alimentaires utilisant le feu tricolore (Pérez-Escamilla et al., 2017[25]). Le
secteur privé participe également : les entreprises de transformation des aliments
s’engagent volontairement à revoir la composition de leurs produits.
L’efficacité de cet engagement public-privé visant à modifier l’environnement alimentaire
et à enrayer l’épidémie d’obésité dans la région ALC devra être évaluée à l’avenir.
1. La disponibilité énergétique alimentaire par habitant correspond à la quantité de calories associée à
l’utilisation totale des produits agricoles à des fins alimentaires, telle qu’elle est évaluée dans les Perspectives
(en ajoutant la consommation de fruits et de légumes indiquée dans FAOStat), divisée par le nombre
d’habitants. L’utilisation à des fins alimentaires comprend les pertes qui peuvent se produire à différents
niveaux de la chaîne alimentaire et n’est pas assimilable à la quantité d’aliments ingérés.

2.3. Perspectives à moyen terme

Les projections qui suivent concernant les marchés agricoles d’Amérique latine et des
Caraïbes prennent en compte les déterminants structurels décrits précédemment. Elles
pourraient ne pas se vérifier si de nouvelles actions étaient menées pour accroître la
productivité, gérer les ressources environnementales de façon durable et rendre la

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


90 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

croissance du secteur agricole plus inclusive. Les réponses stratégiques à apporter à ces
enjeux et les actions envisageables sont examinées, au niveau sectoriel, dans la section 2.4.

Demande
La demande de produits agricoles et alimentaires latino-américains sera principalement
déterminée par l’augmentation de la population et des revenus dans la région et dans ses
principaux marchés. Avec 656.6 millions d’habitants, la région ALC représente 8.5 % de
la population mondiale totale. L’Amérique du Sud est la sous-région la plus peuplée, avec
65.6 % de la population totale de la région ALC ; l’Amérique centrale et le Mexique
représentent 27.6 % de cette population, et les Caraïbes, les 6.7 % restants. La croissance
de la population dans la région diminue depuis vingt ans, du fait de la baisse du taux de
fertilité, passé de 3.06 naissances par femme en 1995 à 2.12 ces dernières années, et du
solde migratoire négatif de la région. En 2005, par exemple, l’émigration vers les pays
développés a atteint un pic, avec 1.1 million de personnes, et s’est stabilisée autour de
350 000 émigrants par an ces dernières années. La croissance annuelle moyenne de la
population dans la région devrait passer de 1.3 % au cours des deux dernières décennies à
0.8 % au cours de la prochaine. La croissance démographique du Brésil, première économie
et pays le plus peuplé (212 millions d’habitants en 2019) de la région, devrait diminuer de
moitié au cours des dix ans à venir, s’établissant à 0.6 % par an, contre 1.1 % ces vingt
dernières années. Le Mexique (deuxième pays le plus peuplé avec 132 millions d’habitants)
verra aussi la croissance de sa population ralentir, passant de 1.4 % par an en 1995-2018 à
1.0 % en 2019-28.
Le PIB réel par habitant de la région ALC devrait progresser en moyenne de 1.9 % par an
durant les dix prochaines années, soit 0.3 point de pourcentage de plus que dans les
économies de l’OCDE. Cette évolution entraînera une modification de la composition de
la demande de produits agricoles et alimentaires de la région ALC. La hausse de la demande
de protéines d’origine animale, par exemple, fait partie des changements attendus. En outre,
à l’échelle régionale, on peut prévoir une augmentation de la consommation de fruits, de
légumes, de viande, de produits laitiers et de poisson par rapport à celle d’aliments de base
tels que le maïs (dont la consommation par habitant devrait baisser de 4.3 % en l’espace de
dix ans), le blé, le riz et les haricots. La consommation annuelle de produits laitiers dans la
région ALC devrait augmenter de 1.2 % dans le cas du beurre, de 1.4 % pour les produits
laitiers frais, de 1.8 % pour la poudre de lait entier, et de 2.0 % pour le fromage. Au cours
de la prochaine décennie, la consommation de viande bovine et porcine par habitant devrait
croître d’environ 10 %, celle de poisson, d’environ 12 %, et celle de volaille, de près de
15 %. Ainsi, d’ici 2028, la consommation de volaille représentera 42.1 % de la
consommation totale de viande, avec 34.2 kg par habitant et par an, soit 14.8 points de
pourcentage de plus qu’au milieu des années 90. Les consommateurs de la région ALC, qui
remplacent assez facilement un type de viande par un autre, devraient réagir au prix
avantageux de la volaille par rapport à celui d’autres viandes.
Les biocarburants (principalement l’éthanol et le biodiesel) ont beaucoup contribué à la
hausse de la demande de produits agricoles ces vingt dernières années, à l’échelle régionale
comme à l’échelle mondiale. La production d’éthanol au Brésil, deuxième producteur et
exportateur mondial derrière les États-Unis, est particulièrement dynamique, croissant à un
rythme annuel moyen de 5.3 %. Les biocarburants devraient toutefois jouer un rôle
relativement moins important vis-à-vis de la demande de produits agricoles dans les dix
années à venir.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 91

Graphique 2.6. Consommation de viande par habitant dans la région Amérique latine
et les Caraïbes

Viande bovine Viande porcine Viande de volaille Poissons

kg/personne/an
80

70

60

50

40

30

20

10

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

L’augmentation annuelle moyenne de la consommation de biodiesel et d’éthanol dans la


région ALC devrait passer respectivement de 10.8 % et 7.2 % durant la décennie écoulée à
1.6 % et 1.3 % durant la décennie à venir. L’évolution de la politique bioénergétique au
plan international déterminera en grande partie l’offre et la demande de biocarburants à
l’avenir. D’un côté, les obligations d’incorporation, telles que celles récemment adoptées
en Argentine, au Brésil, en Colombie et au Mexique, et les programmes du type
RENOVABIO au Brésil stimuleront le marché des biocarburants. De l’autre, le débat qui
a vu le jour en Europe sur le caractère durable des biocarburants issus de matières premières
alimentaires, dans le cadre duquel des pays comme la Norvège envisagent la suppression
du taux d’incorporation de 20 % d’éthanol fixé en 2017, pourrait avoir des répercussions
négatives sur le développement du marché (Renewable Energy Policy Network for the 21st
century (REN21), 2018[27]). Ce débat pourrait gagner les pays d’Amérique latine à un
moment donné, en particulier ceux qui sont des importateurs nets de céréales et
d’oléagineux.
Alors que la croissance de la demande de produits agricoles et alimentaires latino-
américains devrait ralentir, les pays qui ont des partenaires commerciaux diversifiés ou qui
sont le plus à même de répondre aux besoins des pays où la demande alimentaire restera
dynamique (Afrique subsaharienne, Inde, République populaire de Chine – ci-après la
« Chine ») seront moins touchés. En outre, l’appréciation possible du yuan chinois et de la
roupie indienne pourrait stimuler la demande d’exportations agricoles latino-américaines.
Les projections macroéconomiques de référence du modèle Aglink-Cosimo prévoient une
dépréciation du yuan de 11.2 % et une dépréciation de la roupie de 22.7 % à l’horizon 2028.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


92 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

Graphique 2.7. Croissance annuelle de la demande des principaux groupes de produits


dans la région Amérique latine et Caraïbes

Due à l'augmentation de la demande par tête (alimentation et autre usage) En raison de la croissance démographique
%
4.5

4.0

3.5

3.0

2.5

2.0

1.5

1.0

0.5

0.0
2019-28 2009-18 2019-28 2009-18 2019-28 2009-18 2019-28 2009-18 2019-28 2009-18 2019-28 2009-18
Céréales Viande Poissons Produits laitiers frais Sucre Huile végétale

Note : la contribution de la croissance démographique est calculée en partant de l’hypothèse que la demande
par habitant reste à son niveau de la dernière année de la décennie précédente. Les taux de croissance renvoient
à la demande totale (alimentation humaine, alimentation animale et autres utilisations).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Production

Graphique 2.8. Sources de croissance de la production végétale


de la région Amérique latine et Caraïbes

Croissance de la superficie Croissance des rendements Superficie en 2028 (millions d'hectares, axe de droite)
Mha
50% 70
45%
60
40%
35% 50

30%
40
25%
30
20%
15% 20
10%
10
5%
0% 0
Blé Maïs Riz Autres céréales second. Soja Autres oléagineux Coton Canne à sucre

Note : le graphique ventile la croissance totale de la production (2016-18 à 2028) entre croissance de la
superficie récoltée et croissance des rendements moyens de la région Amérique latine et les Caraïbes.
Source: OECD/FAO (2018), “OECD-FAO Agricultural Outlook”, OECD Agriculture statistics (database),
[Link]
StatLink 2 [Link]

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 93

Céréales
L’Argentine et le Brésil sont les principaux producteurs céréaliers de la région. En 2016-18,
ces deux pays représentaient environ la moitié de la production totale de céréales
secondaires et de riz de la région ALC, 75.1 % de celle de maïs, et 77.8 % de celle de blé.
Le maïs est un aliment de base essentiel du régime mexicain, mais au cours des vingt
dernières années, la part du Mexique dans la production totale de maïs de la région ALC a
diminué de près de 10 points de pourcentage pour s’établir à 15.2 % actuellement. Une
évolution similaire a été observée en ce qui concerne la production mexicaine de céréales
secondaires (principalement du sorgho) : la part du pays dans la production totale de la
région ALC a chuté de 11.7 points de pourcentage, passant de 42.9 % à 31.2 %. Bien que
très concentrée, la répartition de la production de blé est restée relativement stable durant
les deux dernières décennies.
La croissance de la production céréalière devrait ralentir au cours des dix prochaines
années, avec des taux annuels de croissance réduits de moitié par rapport à ceux observés
ces vingt dernières années pour les principaux pays producteurs de céréales. D’ici 2028, la
région ALC devrait produire 233.5 Mt de maïs (18 % du total mondial), 22.1 Mt de céréales
secondaires (3 % du total mondial), 21.4 Mt de riz (4 % du total mondial) et 37.3 Mt de blé
(11 % du total mondial).

Graphique 2.9. Production céréalière dans la région Amérique latine et Caraïbes

Production Part de la production dans la production mondiale (axe de droite)

Mt %
250 20
18
200 16
14
150 12
10
100 8
6
50 4
2
0 0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Maïs Riz Blé Autres céréales second.

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Oléagineux et huile végétale


La production de soja est particulièrement dynamique en Amérique du Sud, notamment en
Argentine, au Brésil et au Paraguay, où l’amélioration des rendements due aux innovations
technologiques s’est accompagnée d’un accroissement des superficies. Ces pays ont
respectivement mis en culture 12.7, 22.0 et 2.6 millions d’hectares supplémentaires de soja
entre 1995-97 et 2015-17. Entre 1995-97 et 2016-18, la production de soja de l’Argentine,
du Brésil et du Paraguay réunis a augmenté de 300 %. Cette hausse rapide est due en grande
partie à l’agrandissement des superficies récoltées, qui ont progressé de 5.1 % par an alors

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


94 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

que les rendements croissaient de 1.3 % par an. Ces trois pays représentent actuellement
96.6 % de la production totale de soja de la région.
La production de soja continuera à progresser au cours de la prochaine décennie, et la
surface consacrée à cette culture devrait encore croître au détriment des pâturages, même
si un tiers de cette augmentation proviendra des systèmes de double culture. Cependant, le
taux annuel de croissance de la production dans l’ensemble de la région devrait diminuer,
passant de 6.9 % au cours des deux dernières décennies à 2.8 % au cours de la prochaine.
Au cours des vingt dernières années, la croissance de la production d’huile végétale a été
relativement modeste (137 %) dans l’ensemble de la région, mais dynamique en Amérique
centrale et dans les Caraïbes (370 %) en raison de l’accroissement rapide de la superficie
consacrée à l’huile de palme. La production d’huile végétale est légèrement moins
concentrée dans la région ALC : l’Argentine et le Brésil en fournissent chacun 34 %
(principalement du soja), le Mexique et la Colombie, 7.2 % et 7.0 % respectivement, et
l’Amérique centrale et les Caraïbes, 7.5 %. La production d’huile végétale devrait croître
de 26.8 % d’ici 2028.

Graphique 2.10. Répartition de la production de soja dans la région Amérique latine


et les Caraïbes

Argentine Brésil Paraguay Autres Amérique latine et Caraïbes

Mt
250

200

150

100

50

0
2016-18 2028
Soja

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Légumineuses
Les légumineuses, principalement les haricots, constituent une part importante du régime
alimentaire de plusieurs pays de la région ALC. La production de légumineuses a enregistré
une croissance globale modeste (30 %) dans cette région durant les deux décennies
écoulées, mais elle a été relativement dynamique en Amérique centrale et dans les Caraïbes
(162.6 % entre 1995-97 et 2016-18), soutenue par les programmes publics mis en place à
la suite de la crise alimentaire mondiale de 2007-08. C’est ainsi que la part des pays
d’Amérique centrale et des Caraïbes dans la production totale de légumineuses de la région
ALC a augmenté de 10 points de pourcentage, passant de 9.2 % à 18.6 % au cours des vingt
dernières années. Le Brésil et le Mexique représentent respectivement 41.2 % et 24.8 % de
la production totale de légumineuses. Au cours de la prochaine décennie, les tendances de

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 95

la production devraient être analogues à celles observées dans le passé, avec un taux de
croissance moyen de 1.3 % par an pour la région ALC dans son ensemble, selon les
estimations.

Coton
La production de coton de la région ALC a doublé ces vingt dernières années. Le Brésil
domine le secteur, avec 78.4 % de la production totale en 2016-18, suivi par le Mexique,
qui est parvenu à faire passer sa part de 5.8 % en 2000-02 à 11 % en 2016-18, et par
l’Argentine, avec une part de 8.8 %. Le Brésil est le cinquième producteur de coton, avec
environ 6 % du total mondial, et ses exportations de coton représentent environ 10 % du
total mondial. Au cours des dix prochaines années, la production de coton de la région ALC
devrait progresser de 0.9 % par an, soutenue par la demande croissante de fibre et les prix
relatifs du coton, devenus récemment avantageux par rapport aux cultures concurrentes
telles que le blé, le soja, le maïs et la canne à sucre. Néanmoins, cette croissance sera
inférieure de 3.5 points de pourcentage à celle des deux décennies écoulées. La part des
exportations brésiliennes dans les exportations mondiales totales devrait atteindre 14.7 %
à l’horizon 2028.

Sucre
Comme dans d’autres pays en développement, la consommation de sucre par habitant
continuera de progresser dans les pays de la région ALC. Consécutive aux évolutions
socioéconomiques, la hausse de la demande d’aliments transformés stimulera la production
et contribuera donc à la croissance annuelle moyenne attendue de 2.6 % au cours des dix
prochaines années. Le Brésil restera le principal producteur de sucre de la région ALC,
avec une part de 62.4 % de la production totale d’ici 2028, d’après les prévisions, suivi par
les pays d’Amérique centrale et des Caraïbes (13.6 % du total) et le Mexique (9.5 % du
total). Cependant, après avoir dominé la production mondiale de sucre pendant 15 années
consécutives, le Brésil sera dépassé par l’Inde en 2019. Avec l’affectation de volumes de
canne supplémentaires à la production d’éthanol, la part du Brésil dans les exportations
mondiales de sucre devrait passer de 38.7 % en 2016-18 à 37.6 % en 2028.

Racines et tubercules
La production de racines et de tubercules dans la région ALC a affiché une croissance
relativement lente (13.8 % sur les vingt dernières années) par rapport aux autres produits
agricoles. Le Brésil est le principal producteur de racines et de tubercules de la région, mais
la superficie qu’il consacre à ces produits a diminué de 15.6 % ces vingt dernières années,
et sa part dans la production de racines et de tubercules de la région est passée de 56.9 % à
46.0 %. Parallèlement, la part des pays d’Amérique centrale et des Caraïbes ainsi que du
Pérou a augmenté de cinq points de pourcentage pour atteindre respectivement 10.3 % et
11.4 % du total en 2016-18. La production de racines et tubercules devrait croître en
moyenne de 1.4 % par an au cours de la décennie à venir.

Café
Le Brésil est le premier producteur et exportateur mondial de café, tandis que la Colombie,
le Honduras, le Pérou et le Mexique figurent parmi les dix plus grands producteurs. Cinq
pays d’Amérique latine font partie des dix principaux exportateurs de café. Si la superficie
récoltée en café est demeurée relativement stable au Brésil ces vingt dernières années, en
Colombie et au Mexique, en revanche, elle a diminué respectivement de 6.0 % et 9.8 %. À

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


96 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

l’inverse, cette superficie a plus que doublé au Honduras et au Pérou. Ces évolutions de la
production dans la région ont repositionné les pays sur les marchés d’exportation. La part
du Brésil est passée de 23 % à 29 % au cours des deux dernières décennies, tandis que celle
de la Colombie a perdu huit points de pourcentage, tombant de 17 % à 9 %. Le Mexique
représentait 5 % des exportations mondiales de café il y a vingt ans, mais il ne fait plus
partie des exportateurs nets aujourd’hui. Le Guatemala reste l’un des principaux
exportateurs mondiaux de café, avec une part de marché de 3 % (deux points de moins qu’il
y a vingt ans). Le Costa Rica n’est plus un exportateur majeur, tandis que le Honduras et le
Pérou s’adjugent respectivement 4 % et 3 % des exportations. Les pays d’Amérique latine
continueront de jouer un rôle important sur les marchés mondiaux du café, malgré une
présence accrue des fournisseurs asiatiques. La hausse de la consommation sur les marchés
émergents tels que la Chine, la Fédération de Russie et la Corée, ainsi que dans les pays
exportateurs actuels tels que l’Inde, l’Indonésie et le Viet Nam devraient permettre de
valoriser le potentiel de production favorable de la région. Toutefois, pour maintenir leur
part de marché, les producteurs de café d’Amérique latine devront composer avec la
modification des conditions climatiques, qui rendra certaines régions inadaptées à la
production de café et qui favorisera la propagation d’organismes nuisibles et de maladies,
comme la rouille orangée du caféier (Sänger, 2018[28]).

Fruits et légumes
Stimulées par les accords de libre-échange (ALE), la production et les exportations de fruits
et de légumes de la région ALC ont considérablement progressé, la majeure partie étant
destinée aux États-Unis et au Canada. Le Mexique est de longue date le principal
fournisseur de fruits et de légumes de son voisin du nord, mais les pays d’Amérique centrale
et le Chili, à la faveur de leur ALE avec les États-Unis, jouent également un rôle de plus en
plus important sur le marché des importations de fruits et de légumes d’hiver de ce pays.
En 2017, le Mexique, le Pérou, le Guatemala et le Costa Rica représentaient 75.4 % des
importations totales de légumes frais des États-Unis. Dans le cas des fruits frais, neuf pays
d’Amérique latine assuraient 92.3 % des importations totales des États-Unis, les principaux
fournisseurs étant le Mexique, le Chili, le Guatemala et le Costa Rica. Au cours des vingt
dernières années, la superficie récoltée en fruits et légumes du Mexique a augmenté de
26.2 %, atteignant 1.9 million d’hectares en 2015-17, contre 42.2 % au Chili et 45.8 % en
Amérique centrale. La production et les exportations traditionnelles de fruits et de légumes
de la région (tomates et avocats mexicains, raisin et pêches chiliennes, bananes et ananas
centraméricains, par exemple) ont fortement progressé et se sont diversifiées, incluant
notamment des cerises et des canneberges chiliennes, des aubergines, des piments et des
poivrons centraméricains, ainsi que des myrtilles et des framboises mexicaines. Grâce à
des conditions climatiques favorables, et compte tenu de sa forte intensité de main-d’œuvre,
la production de fruits et de légumes des pays de la région ALC pourrait continuer à
bénéficier d’un avantage comparatif à l’avenir, avantage qui pourrait être encore renforcé
avec l’amélioration des techniques de stockage, de l’infrastructure et des pratiques de
production.

Encadré 2.3. Bananes et fruits tropicaux en Amérique latine et dans les Caraïbes

Les bananes et les fruits tropicaux1 constituent des produits agricoles de plus en plus
importants à la fois pour la sécurité alimentaire et pour la croissance du secteur rural de
l’Amérique latine et des Caraïbes (ALC). Majoritairement cultivés dans les zones
tropicales, ces fruits sont avant tout des sources de calories et nutriments vitaux qui

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 97

permettent de répondre facilement aux besoins croissants des consommateurs de la région.


Au-delà des marchés intérieurs, le commerce international de bananes et de fruits tropicaux
devient une source de recettes d’exportation de plus en plus importante pour de nombreux
pays producteurs de la région ALC. La croissance rapide de la demande sur des marchés
d’importation en plein essor soutient des prix à l’exportation élevés pour la majorité des
fruits tropicaux, ce qui, dans une perspective de diversification des exportations, les place
en bonne position face aux produits agricoles de moindre valeur.
Disposant d’abondantes ressources en terres offrant des conditions agroclimatiques très
propices aux cultures tropicales, la région ALC est la deuxième zone de production de
bananes et de fruits tropicaux à l’échelle mondiale derrière l’Asie. Entre 2016 et 2018, elle
a représenté environ 25 % de la production mondiale totale en moyenne, soit à peu près
54 Mt. Parmi tous les fruits, la banane est la production la plus importante de la région,
moyennant un volume annuel d’environ 30 Mt. Avec une consommation annuelle de 55 kg
de bananes et de fruits tropicaux par habitant, la région ALC figure également parmi les
principaux consommateurs mondiaux.
Le volume élevé des échanges de bananes et de fruits tropicaux non transformés, frais et
séchés de la région est révélateur de son importance dans l’offre mondiale de fruits. Aidée
par sa proximité avec les États-Unis d’Amérique, l’un des plus gros importateurs mondiaux
de fruits, la région ALC s’est affirmée comme le principal fournisseur mondial de bananes
et de fruits tropicaux au cours des dernières décennies, représentant environ 80 % des
expéditions mondiales de bananes, d’ananas, de papayes et d’avocats, et à peu près 50 %
des exportations mondiales de mangues en moyenne.
En raison de la forte hausse de la demande mondiale, le rythme de croissance des
exportations de bananes et de fruits tropicaux de la région est plus rapide que celui de la
production ces dix dernières années. S’appuyant sur un secteur important, implanté
localement de longue date – de nombreux fruits tropicaux étant originaires de la région –,
des entreprises nationales et multinationales ont investi lourdement afin de tirer parti des
perspectives de hausse des exportations. Alors que la commercialisation des bananes et des
ananas est bien établie, des possibilités d’expansion substantielle se sont récemment
ouvertes pour les autres fruits tropicaux, à l’égard desquels les consommateurs affichent un
intérêt qui croît rapidement.
Selon les estimations, les expéditions totales des cinq fruits combinés auraient atteint
environ 21 Mt en moyenne sur la période de trois ans allant de 2016 à 2018. Lorsqu’on
évalue les échanges nets de bananes et de fruits tropicaux par région, la région ALC se
classe résolument au premier rang des fournisseurs des pays développés.
Approximativement 86 % des importations d’ananas de l’UE proviennent du Costa Rica,
et environ 70 % de celles de bananes viennent de l’Équateur, de la Colombie et du Costa
Rica. La quasi-totalité des importations de bananes et d’avocats des États-Unis provient de
la région ALC, le Guatemala et le Mexique étant respectivement les principaux
fournisseurs.
Si les fruits tropicaux jouent un rôle relativement réduit dans les échanges agricoles
globaux en volume, leur valeur unitaire moyenne élevée à l’exportation, nettement
supérieure à 1 000 USD par tonne, en fait la catégorie de fruits la plus intéressante en valeur
absolue, derrière les bananes. D’après les estimations, la valeur totale des exportations de
bananes et de fruits tropicaux de la région ALC serait de l’ordre de 15.5 milliards USD en
2016-2018, dont environ 6 milliards USD proviennent des bananes, et 3.54 milliards USD
des avocats2. Dans certains des principaux pays producteurs, les recettes des exportations

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98 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

de bananes et de fruits tropicaux représentent une part significative de la valeur ajoutée de


l’agriculture. Par exemple, les exportations de fruits tropicaux du Costa Rica constituent
environ un tiers du total des recettes de ses exportations de produits agricoles.
Outre le fait qu’ils contribuent aux recettes des exportations, les échanges de fruits
tropicaux génèrent des revenus substantiels pour les petits producteurs de la région, sous
réserve de conditions commerciales équitables et inclusives. Selon les estimations, au
Mexique, 80 % des avocats sont cultivés par des petits exploitants qui disposent de 5 ha ou
moins. En outre, dans de nombreuses zones de production de la région ALC, les fruits
tropicaux continuent d’être cultivés principalement sur des exploitations de subsistance
plutôt que sur des exploitations commerciales, apportant ainsi une contribution vitale à la
sécurité alimentaire.

Perspectives3
Soutenue par la croissance de la population mondiale, la hausse des revenus par habitant
dans de nombreuses régions consommatrices et la modification des régimes alimentaires
qui en découle, la production de bananes et de fruits tropicaux en Amérique latine et dans
les Caraïbes devrait progresser de 1.4 % par an dans les dix ans à venir. La production
totale combinée devrait croître de 9 Mt pour atteindre 63 Mt à l’horizon 2028, les bananes
représentant 50 % de l’offre totale. Du fait de la hausse de la demande, l’augmentation de
la production de fruits tropicaux devrait être stimulée par de fortes marges bénéficiaires et
la croissance tendancielle du rendement des cultures, à mesure que le secteur devient plus
commercial. Dans la région, les principaux fournisseurs de bananes et de fruits tropicaux
sont le Brésil, la Colombie, le Costa Rica, l’Équateur, le Guatemala et le Mexique.
En parallèle, l’évolution des préférences, propice à une plus grande consommation de fruits
tropicaux dans les régions développées, en particulier dans le cas de l’avocat, devrait
favoriser la poursuite de l’expansion des échanges. Globalement, les exportations de
bananes et de fruits tropicaux de la région ALC devraient progresser de 1.7 % par an entre
2019 et 2028 pour atteindre 23 Mt. La région ALC restera de loin le principal fournisseur
mondial de bananes et de fruits tropicaux, sa part dans le commerce mondial restant proche
de 80 % à l’horizon 2028 selon les projections. Toutefois, s’agissant du volume total des
importations, la part des pays développés devrait légèrement diminuer à moyen terme. En
effet, les importations de la Chine devraient croître plus rapidement, sous l’effet de
l’augmentation des revenus par habitant et, par ricochet, de l’évolution des goûts des
consommateurs, qui se tourneront davantage vers les fruits tropicaux, en particulier
l’avocat.
L’accroissement de la production de bananes et de fruits tropicaux obéira en grande partie
à la demande. Sauf en ce qui concerne les bananes, secteur où la demande se rapproche de
la saturation dans de nombreux pays, la demande par habitant progresse surtout dans les
pays où elle était faible au départ. Outre la croissance de la population, le principal
déterminant de la hausse de la demande de fruits sera l’évolution des préférences des
consommateurs, du fait de l’augmentation des revenus par habitant, dans la région comme
sur les marchés d’importation clés. La meilleure connaissance des bienfaits nutritionnels
des fruits tropicaux, notamment des avocats et des mangues, qui sont souvent classés dans
la catégorie des « superfruits », jouera un rôle fondamental dans cette évolution. Dans les
pays à revenu élevé, la préférence de plus en plus marquée pour les fruits tropicaux sera
soutenue non seulement par leur plus grande disponibilité, mais aussi par le nouveau regard

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2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 99

porté sur les effets sur la santé de la consommation de sucre raffiné, les fruits, dont les fruits
tropicaux, étant de plus en plus considérés et promus comme une alternative plus saine.

Graphique 2.11. Exportations nettes de bananes et de fruits tropicaux


de la région Amérique latine et Caraïbes

Ananas Mangue Avocat Papaye Banane (axe de droite)

Mt Mt
4 18

Thousands
3.5 16

14
3
12
2.5
10
2
8
1.5
6
1
4
0.5 2

0 0

Source : FAO (2019).


StatLink 2 [Link]

Les projections confirment l’idée que les bananes et les fruits tropicaux feront partie des
productions agricoles enregistrant la plus forte expansion. À ce titre, ils méritent l’attention
des décideurs en quête des sources de croissance économique, de nutriments et de réduction
de la pauvreté dans les zones rurales. Ces projections se vérifieront en particulier dans les
pays de la région ALC, qui fournissent une grande partie de l’excédent de demande
mondiale des produits en question. Cependant, la menace du changement climatique et des
phénomènes météorologiques imprévisibles et extrêmes qui lui sont associés plane sur le
secteur, étant donné que de nombreuses zones de production de la région ALC, notamment
celles situées dans les Caraïbes, sont de ce point de vue très vulnérables. Les répercussions
environnementales préjudiciables du défrichage, de la déforestation et l’irrigation, entre
autres, de même que les risques dus notamment aux ravageurs et aux maladies, font peser
un stress supplémentaire sur la production et les échanges, menaçant non seulement la
sécurité alimentaire de la région, mais aussi la viabilité commerciale du secteur. Les
tensions commerciales, les restrictions phytosanitaires, la volatilité des coûts de transport
et la tendance à la hausse des prix sur les marchés d’importation sont eux aussi des écueils
sur le chemin pouvant mener le secteur à un développement durable en Amérique latine et
dans les Caraïbes.
1. Les fruits tropicaux inclus dans cette analyse sont les ananas, les mangues, les avocats et les papayes.
2. Selon la valeur notifiée des exportations de la région.
3. Les projections dépendent d’hypothèses essentielles au sujet de la croissance de facteurs déterminants tels
que les revenus, la population et le coût des intrants, ainsi que de conditions particulières entourant la production
de fruits tropicaux dans le secteur rural. Ces conditions comprennent notamment les coûts d’opportunité de la
terre, qui dépendent eux-mêmes des prix d’autres produits agricoles, des activités rurales et de la structure de
la propriété. Les conditions agricoles également susceptibles d’influer sur le secteur ont été tirées des
Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO 2019-28.

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100 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

Viande
La production animale a également enregistré une forte progression dans la région ALC :
au cours des vingt dernières années, la production de viande bovine a augmenté de 33 %,
celle de viande porcine, de 111 %, et celle de volaille, de 302 %, sous l’effet non seulement
du développement de l’élevage avicole, porcin et bovin, mais aussi de l’innovation
technologique dans tous les secteurs de l’élevage.

Graphique 2.12. Production animale en Amérique latine et dans les Caraïbes

Brésil Autres Amérique latine et Caraïbes

Mt
35

30

25

20

15

10

0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Viande bovine Viande porcine Viande de volaille

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

La croissance annuelle moyenne de la production de viande bovine ralentira légèrement


dans les dix prochaines années, s’établissant à 1.2 % au lieu de 1.4 % au cours des deux
dernières décennies. Ce ralentissement est moins important que celui de la demande
intérieure, étant donné qu’une part croissante de la production de la région ALC sera
destinée à l’exportation. Comme dans d’autres régions, on s’attend à ce que la croissance
de la demande par habitant diminue à mesure que les revenus augmentent. Le Brésil restera
le principal producteur de viande bovine de la région : avec une augmentation prévue de
deux millions de tonnes, la production brésilienne représentera 56.9 % de la production
totale de viande bovine de la région ALC d’ici 2028. La production de viande porcine et
de volaille continuera d’être plus dynamique que celle de viande bovine, progressant au
rythme de 2.2 % par an dans les dix ans à venir. La part du Brésil dans la production totale
de viande porcine et de volaille devrait se maintenir autour de 50 % au cours de la prochaine
décennie.

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2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 101

Produits laitiers
La production de produits laitiers frais devrait se redresser durant les dix années à venir,
augmentant de 1.4 % par an, soit 0.6 point de pourcentage de plus qu’au cours des deux
dernières décennies, sous l’effet d’une forte demande intérieure. La croissance de la
production de produits laitiers frais sera en grande partie attribuable aux pays du cône Sud
et au Brésil, car elle restera stationnaire dans le reste de la région. La production de beurre
stagnera également au cours des dix prochaines années, tandis que la production de fromage
croîtra de 1.2 % par an. Dans les pays du MERCOSUR, la production de lait entier en
poudre devrait poursuivre sur sa lancée en progressant d’environ 3 % par an dans les dix
années à venir. Globalement, la région restera toutefois importatrice nette de produits
laitiers, sauf dans le cas de la poudre de lait entier.

Pêche et aquaculture
Importantes sources de protéines, moyen de subsistance de millions de ménages et
génératrices de recettes d’exportation, la pêche et l’aquaculture jouent un rôle notable dans
la région. Le Pérou, le Chili, le Mexique, le Brésil et l’Argentine sont les principaux
producteurs de la zone. Si les captures marines sont restées relativement stables dans le
monde ces dix dernières années, celles des pays d’Amérique latine et des Caraïbes ont
considérablement diminué, nonobstant un certain redressement en 2017 et 2018 ((FAO),
2019[29]). Particulièrement manifeste au Pérou et au Chili, principaux producteurs
d’Amérique latine, cette tendance à la baisse est surtout imputable à la mise en œuvre de
plans de gestion plus stricts, ainsi qu’aux variations du climat (dues notamment à El Niño).
Dans certains cas, l’aggravation de la surexploitation ne lui est pas étrangère (Food and
Agriculture Organization of the UN (FAO) Barange.M et al. (Eds.), 2018B[30]). Le
phénomène El Niño explique la chute des prises d’anchois au Pérou et au Chili, lesquelles
représentent, dans le cas du Pérou, plus de 75 % des captures marines totales. Contrairement
à la pêche en mer, l’aquaculture a enregistré une croissance régulière au cours de la
décennie écoulée, à l’échelle mondiale et dans la région. Toutefois, l’Amérique latine et les
Caraïbes ne représentent que 3.4 % de la production aquacole mondiale (le Chili assure à
lui seul 38.3 % de la production aquacole régionale) (Food and Agriculture Organization
of the UN (FAO), 2018[31]).
La production devrait croître de 12 % au cours de la prochaine décennie dans la région
ALC. C’est au Paraguay, au Chili et au Brésil que son augmentation sera la plus prononcée
(30 %, 21% et 17%, respectivement), et au Pérou qu’elle sera la plus modeste (4 %) sur la
décennie. L’aquaculture, qui représente aujourd’hui moins de 20 % de la production totale
de poisson de la région (contre 46.8 % à l’échelle mondiale) est appelée à prendre une
importance croissante dans la production totale en raison de son fort potentiel d’expansion
par rapport aux captures marines. Globalement, la région restera exportatrice nette de
produits halieutiques et aquacoles, le Pérou et le Chili faisant partie des principaux
exportateurs mondiaux de farine et huile de poisson, et le Chili des principaux exportateurs
de saumon.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


102 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

Graphique 2.13. Production de l'aquaculture et pêche


de la région Amérique latine et Caraïbes

Pérou Chili Mexique Brésil Argentine Autres Amérique latine et Caraïbes


Mt
14.0

12.0

10.0

8.0

6.0

4.0

2.0

0.0
2016-18 2028 2016-18 2028
Pêche Aquaculture

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

Échanges
Malgré le ralentissement de la croissance du volume des échanges agricoles mondiaux ces
vingt dernières années, la région de l’Amérique latine et des Caraïbes a vu ses exportations
agricoles progresser régulièrement, dépassant les autres régions du monde. L’excédent
commercial agricole de la région ALC a augmenté, passant de 12 milliards USD en 1996-
98 à 54 milliards USD en 2016-18. Cette évolution est à comparer aux déficits
commerciaux agricoles enregistrés par l’Afrique subsaharienne (17.3 milliards USD en
2016-18) et l’Asie du Sud-Est (71.6 milliards USD en 2016-18). Le Brésil et l’Argentine
continuent de jouer un rôle de premier plan en tant qu’exportateurs mondiaux de soja, de
maïs, d’huiles végétales, de sucre, de volaille et de viande bovine. La part des exportations
dans la production intérieure est particulièrement élevée pour les oléagineux (46 %), le blé
(48 %) et le sucre (56 %) (graphique 2.14). Le Brésil se positionne comme le troisième
exportateur mondial de produits agricoles, avec des exportations atteignant
79.3 milliards USD en 2017. L’Argentine se classe au dixième rang, avec des exportations
agricoles s’élevant à 35 milliards USD. Bien que leur valeur soit bien plus faible que celle
de l’Argentine ou du Brésil, les exportations agricoles du Chili ont triplé au cours des deux
dernières décennies et ses produits comme les petits fruits, les pommes, les pêches, les
prunes, la volaille et le saumon sont de plus en plus présents sur des marchés mondiaux
variés. Les exportations de fruits (avocats compris), de légumes et de café centraméricaines
et mexicaines affichent également un dynamisme remarquable. En 2016, après près de
quarante ans de déficit commercial agricole continu (sauf pendant la crise mexicaine de
1985-87), le Mexique est devenu exportateur net de produits agroalimentaires et le
principal fournisseur de ces produits aux États-Unis, dépassant le Canada et l’Union
européenne. Au cours de la décennie à venir, les exportations de sucre de la région ALC
devraient progresser de 6.9 %, celles de blé et de riz, de 23.1 % et de 24.0 %
respectivement, et les celles d’huiles végétales, de 40.5 %.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 103

Graphique 2.14. Balance des échanges agricoles par sous-région


de la zone Amérique latine et Caraïbes, en valeur constante

Amérique latine et Caraïbes Amérique centrale et Caraïbes Amérique du Sud


Argentine Brésil Mexique
mrd USD
100

80

60

40

20

-20
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028

Note : exportations nettes (exportations moins importations) des produits agricoles pris en compte dans les
Perspectives agricoles, mesurées en dollars constants de 2004-06.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

La région ALC devient également un fournisseur mondial important de produits d’élevage.


La production animale et les exportations de viande ont augmenté assez rapidement : les
exportations de viande bovine sont passées de 1.2 à 3.2 Mt entre 1995-97 et 2016-18, celles
de volaille ont crû de 639 % durant la même période, atteignant 4.7 Mt en 2016-18, et celles
de viande porcine, qui étaient modestes au milieu des années 1990, ont presque été
multipliées par douze, frôlant 1 Mt en 2016-18. Le Brésil est le principal exportateur de
viande de la région, avec une part de 45 % des exportations totales de viande bovine, de
65 % de celles de viande porcine, et de 91.6 % de celles de volaille. Les autres grands
exportateurs de viande de la zone, loin derrière le Brésil, sont l’Argentine, le Chili et le
Mexique. Dans les dix années à venir, la croissance annuelle des exportations de viande,
qui était à deux chiffres pour la viande porcine et la volaille, ralentira pour s’établir autour
de 2 % pour la viande bovine et la volaille, et de 2.5 % pour la viande porcine. Ainsi, d’ici
la fin de l’année 2028, les exportations de viande bovine de la région ALC devraient croître
de 57 %, celles de viande porcine, de 33 %, et celles de volaille, de 27 %.
Ces dernières années, les exportations de fruits et de légumes de la région ALC ont affiché
un dynamisme remarquable, frôlant les 30 milliards USD en 2015-17. Les exportations
centraméricaines ont en l’occurrence triplé entre 2002-04 et 2015-17. Au cours de la même
période, les exportations mexicaines de ces produits ont progressé de 244.5 %, les
exportations sud-américaines ont crû de 281.2 %, et celles des Caraïbes ont été multipliées
par 15.
Certains pays de la région jouent un rôle important en tant qu’importateurs mondiaux de
produits agricoles particuliers, comme le Mexique (soja, produits laitiers, maïs, viande
porcine et volaille) et le Brésil (blé). En réalité, à l’exception des pays du MERCOSUR,
tous ceux de la région ALC sont des importateurs nets de céréales, qui proviennent souvent
de cette même région. Les importations agricoles et alimentaires de ces pays continueront

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


104 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

à augmenter durant la prochaine décennie. Les importations de blé de la région ALC, par
exemple, devraient augmenter de 3.5 Mt d’ici 2028, et celles de maïs progresseront de près
de 7 Mt, atteignant 40.3 Mt en 2028. D’après les projections, le Mexique représentera 41 %
des importations totales de maïs de la région, la Colombie, 15 %, et le Pérou, 10 %. Dans
le cas du blé, le Brésil sera le principal importateur de la région ALC, avec 6.6 Mt en 2028,
soit une part de 25.1 % des importations totales de blé de la région ALC, suivi par le
Mexique (20.2 %) et le Pérou (9.8 %).
Des changements importants sont intervenus au niveau des flux commerciaux de la région
ALC ces vingt dernières années. Les pays asiatiques, en particulier la Chine, sont des
marchés de destination de plus en plus importants pour les exportations agricoles de la
région ALC. Les exportations de produits agricoles et halieutiques vers l’Asie de l’Est et
le Pacifique ont quadruplé durant les deux dernières décennies, tandis que les exportations
des pays du MERCOSUR vers cette région ont été multipliées par onze. Durant la
période 2015-17, l’Asie de l’Est et le Pacifique sont devenus la principale destination des
exportations de produits agricoles et halieutiques des pays du MERCOSUR avec une part
de 35.7 % des exportations totales, dépassant l’Europe et l’Asie centrale. En réalité, la
croissance relativement modeste des exportations de produits agricoles et halieutiques de
la région ALC vers l’Europe et l’Asie centrale comparée à celle de ses exportations vers
d’autres régions du monde a fait perdre du terrain à Europe et à l’Asie centrale sur tous les
marchés d’exportation de l’ensemble des sous-régions de la région ALC.
L’Amérique du Nord (États-Unis et Canada) est un marché de plus en plus important pour
les exportations agricoles et halieutiques de l’ensemble des sous-régions de la région ALC
en termes absolus. De plus, en raison de sa proximité et de ses conditions d’accès
préférentielles, ce marché est particulièrement important pour les Caraïbes en termes
relatifs : la part des exportations totales caribéennes y a progressé de 10 points de
pourcentage au détriment de l’Europe et de l’Asie centrale. Les exportations de produits
agricoles et halieutiques du Mexique en Amérique du Nord ont augmenté de 352.3 % ces
vingt dernières années, mais la part de cette région dans les exportations mexicaines totales
est restée relativement stable, autour de 80 %.
Le commerce intrarégional est également devenu plus significatif. Les pays andins ont
augmenté leurs échanges de produits agricoles et halieutiques de 2.7 points de pourcentage
ces vingt dernières années, les pays des Caraïbes, de 3.5 points, et les pays centraméricains
ont vu le commerce intrarégional progresser de 11.6 points. En réalité, en 2015-17, 20.5 %
des exportations totales de produits agricoles et halieutiques d’Amérique centrale étaient
destinées à des pays de la même sous-région, et 9.8 % des exportations totales étaient
destinées à d’autres pays de la région ALC (graphique 2.16).
Jusqu’à présent, aucune évolution n’a été observée concernant la part des produits agricoles
transformés dans les exportations agricoles totales. L’Amérique latine reste spécialisée
dans l’exportation de produits en vrac. Contrairement aux pays d’Asie du Sud-Est, qui
affichent des liens solides avec les chaînes de valeur agroalimentaires mondiales au sein de
la région et dans d’autres régions, les pays d’Amérique latine sont peu intégrés aux chaînes
de valeur agroalimentaires mondiales, ce qui est due en partie aux nombreuses mesures non
tarifaires en vigueur. En fait, l’Amérique latine (avec les pays nord-américains) arrive au
dernier rang au chapitre de la participation totale moyenne aux chaînes de valeur mondiales,
l’Asie se classant en tête, suivie par l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. La politique
commerciale, la politique de l’investissement, les capacités agricoles (par exemple,
éducation, R-D en agriculture) et les caractéristiques structurelles s’avèrent être des

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 105

facteurs influant sur la participation aux chaînes de valeur mondiales (Greenville, Kawasaki
et Beaujeu, 2017[31]).

Graphique 2.15. Part des exportations dans la production intérieure


de la région Amérique latine et Caraïbes

2006-08 2016-18 2028


%
60

50

40

30

20

10

0
Sucre Maïs Blé Riz Oléagineux Huile végétale Viande bovine Viande porcineViande de volaille Poissons

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Graphique 2.16. Balance commerciale des céréales de la région Amérique latine et Caraïbes

2006-08 2016-18 2028

Amérique centrale et Caraïbes

Uruguay

Pérou

Paraguay

Mexique

Colombie

Chili

Brésil

Argentine

-25000 -15000 -5000 5000 15000 25000 35000 45000 55000 kt

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


106 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

Graphique 2.17. Destination des exportations de produits agricoles et halieutiques


de la région Amérique latine et Caraïbes par valeur en USD

Amérique du Nord Europe et Asie Centrale Commerce intrarégional


Autres Amérique latine et Caraïbes Autres pays Asie de l'Est et Pacifique
Asie du Sud Moyen-Orient et Afrique du Nord Afrique subsah.
% Total échanges commerciaux (axe de droite) Mn USD
100 140000

90
120000
80

70 100000

60
80000
50
60000
40

30 40000

20
20000
10

0 0
1995-97 2015-17 1995-97 2015-17 1995-97 2015-17 1995-97 2015-17
Caraïbes Amérique centrale Communauté Andine MERCOSUR

Note : les régions correspondent aux définitions de la Banque mondiale, c'est-à-dire que l'Amérique du Nord
comprend les États-Unis, le Canada et les Bermudes. Les échanges intrarégionaux sont les échanges entre les
sous-régions définies sur l'axe horizontal. « Reste de la région ALC » correspond à la région ALC moins les
sous-régions définies sur l'axe horizontal. Produits couverts : Chapitres 1 à 24 du SH, poissons et produits à
base de poisson compris, rubriques du SH : 33.01, 35.01-33.05, 41.01-41.03, 43.01, 50.01-50.03, 51.01-51.03,
52.01-52.03, 53.01, 53.01, codes du SH 2905.43, 2905.44, 3809.10, 3823.60.
Source : (Division de statistique des Nations Unies (UNSD), 2019[30]).
StatLink 2 [Link]

Le dynamisme des échanges agricoles observé dans la région s’explique en partie par la
participation active des pays qui la compose aux accords de libre-échange (ALE). Outre les
efforts d’intégration économique sous-régionale déployés par les pays des Caraïbes, des
Andes, du MERCOSUR et d’Amérique centrale, qui ont rencontré plusieurs difficultés, les
pays de la région ALC ont conclu plus de 70 ALE au sein de la région et à l’extérieur. Le
Chili et le Mexique, par exemple, ont un ALE avec la plupart des pays de la région, les
États-Unis et le Canada, l’Union européenne et plusieurs pays asiatiques, dont (dans le cas
du Chili) la Chine et le Japon.
La croissance démographique dans d’autres parties du monde fera également augmenter la
demande de produits agricoles et alimentaires de la région ALC, notamment en Chine, où
la population devrait atteindre 1 441 milliards d’habitants à l’horizon 2028. La croissance
de la demande alimentaire mondiale, dont celle de la Chine, devrait ralentir ces dix
prochaines années.
La prochaine décennie devrait offrir des perspectives favorables aux exportations agricoles
de la région ALC, mais la croissance des exportations diminuera et la possible instauration
de mesures protectionnistes risque d’accentuer ce ralentissement. De plus, l’Accord de
Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) récemment signé (mars 2018)

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 107

pourrait modifier l’ampleur et le sens des flux d’échanges agricoles pour les pays de la
région ALC. Entré en vigueur le 30 décembre 2018, cet accord ouvre des possibilités
d’exportation vers des pays tels que le Japon, le Viet Nam, la Malaisie, l’Australie et la
Nouvelle-Zélande. Les seuls pays de la région ALC participant au PTPGP sont le Mexique,
le Pérou et le Chili. Si les États-Unis rejoignent l’Accord, après s’être retirés du PTP signé
précédemment, la part de marché de l’Amérique latine pourrait diminuer dans les pays
asiatiques pour des produits tels que le soja, la viande, le sucre, les produits laitiers et les
légumes. Une réorientation similaire pourrait se produire si l’Union européenne et les États-
Unis réduisaient leurs droits de douane sur les importations agricoles et alimentaires dans
le cadre d’un éventuel Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP).
Les pays de la région ALC devront déterminer des mesures et des stratégies commerciales
afin de tirer parti de leur avantage comparatif dans le secteur agricole dans l’environnement
dynamique des ALE.

2.4. Défis stratégiques et lignes d’action possibles

La politique agricole des pays de la région ALC poursuit des objectifs variés, en fonction
de leur vision et de l’évolution de leur contexte socio-économique et politique. Parmi ces
objectifs figurent notamment l’amélioration de la productivité et de la compétitivité, la
sécurité alimentaire, la protection de l’environnement, l’accès des petits exploitants aux
marchés et la hausse des recettes en devises. Les gouvernements recourent à divers
instruments d’action pour atteindre ces objectifs. Cette section examine l’éventail des
dispositions mises en place dans l’ensemble de la région ALC et vise à indiquer dans quelle
mesure elles favorisent une croissance durable de la productivité et une plus grande
inclusivité.

Action des pouvoirs publics


La dépendance des agriculteurs vis-à-vis des aides publiques varie fortement au sein de la
région. Dans la plupart des pays, l’ESP en % (c’est-à-dire l’estimation du soutien aux
producteurs exprimée en pourcentage des recettes agricoles brutes) est inférieure à la
moyenne de 18 % de l’OCDE, sauf au Panama, au Pérou, en République dominicaine et au
Salvador. Le soutien aux producteurs est faible (ESP en % inférieure à 5 %) dans plusieurs
pays, dont le Guatemala, l’Uruguay, le Paraguay, le Chili et le Brésil. L’Argentine fait
figure d’exception dans la région, avec une ESP en % négative, ce qui sous-entend qu’en
définitive, les mesures gouvernementales taxent les agriculteurs du pays. Le faible niveau
du soutien aux producteurs, en moyenne, fait écho à la compétitivité de l’agriculture dans
la plupart des pays et à leur position d’exportateurs nets.
Dans la région ALC, les pouvoirs publics ont tendance à s’appuyer sur le soutien du marché
et d’autres instruments susceptibles de créer des distorsions (comme les subventions aux
intrants) plutôt que sur des paiements directs aux agriculteurs qui sont découplés de la
production. Le Mexique est une exception, avec un niveau de soutien similaire à celui des
États-Unis, dont plus de la moitié prend la forme de paiements directs aux agriculteurs, qui
créent moins de distorsions. Les paiements directs occupent également une place
prépondérante au Paraguay, au Chili et au Brésil, même si le niveau de soutien global aux
producteurs est faible dans ces pays.
Comparativement à la place des interventions sur les prix dans la panoplie de mesures, le
soutien budgétaire à l’agriculture tend à être relativement faible. De plus, sur les paiements
budgétaires totaux au secteur, entre 40 % et 60 % sont versés aux producteurs (c’est-à-dire
sont inclus dans l’ESP), le reste étant composé de paiements au secteur dans son ensemble

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


108 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

(comptabilisés dans l’estimation du soutien aux services d’intérêt général ou ESSG). Cette
dernière catégorie comprend des secteurs d’investissement importants, dont la R-D en
agriculture, les services de vulgarisation, l’aide technique, les systèmes d’innovation et
l’infrastructure agricole. Les dépenses dans cette dernière catégorie ne représentent que
15 % des paiements budgétaires au Mexique, mais 85 % au Costa Rica. Globalement, il
semble que la région ALC ne consacre pas assez de fonds aux biens publics à même
d’accélérer le développement agricole.
L’allocation des investissements, dans l’agriculture, nécessite un diagnostic et une
évaluation appropriés. L’évaluation est probablement le maillon faible du cycle
d’élaboration de la politique. Parfois, des programmes de plusieurs millions de dollars sont
mal évalués ou ne sont pas évalués du tout. Ainsi, souvent, les décideurs ne savent pas si
leurs mesures et leurs programmes donnent les résultats escomptés, ou ne sont pas à même
d’interpréter les résultats qu’ils observent. Il est donc essentiel d’institutionnaliser
l’évaluation de l’action publique, en particulier lorsque les gouvernements doivent
composer avec des budgets restreints. L’instauration d’une « culture de l’évaluation » est
un processus de longue haleine, mais certains pays tels que le Mexique et le Chili ont déjà
accompli d’importants progrès à cet égard, donnant la possibilité à d’autres pays de la
région d’en tirer des enseignements.

Graphique 2.18. Parts du soutien budgétaire et de l'ESSG dans les allocations budgétaires
totales au secteur, 2015-17 ou dernière année disponible

Soutien budgétaire ESSG

%
100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0

Source : Argentine, Chili, Brésil, Costa Rica, Mexique, Canada, États-Unis, Colombie, Union européenne :
OCDE (2018b), « Estimations du soutien aux producteurs et aux consommateurs », Statistiques agricoles de
l'OCDE (base de données), [Link] Guatemala (2012-14), Uruguay (2011-
13), Paraguay (2011-13), Équateur (2014-16), Belize (2012-14), Nicaragua (2009-10), Suriname (2012-14),
Honduras (2011-12), Bolivie (2007-09), Guyana (2009-11), Panama (2013-15), Pérou (2011-13), Rép.
dominicaine (2015-17), El Salvador (2010-12) : base de données BID (2019),
[Link]
Monitoring/2dqw-u35p.
StatLink 2 [Link]

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 109

Graphique 2.19. Composition de l'estimation du soutien aux producteurs par pays,


2015-17 ou dernière année disponible

Soutien pouvant créer le plus de distorsions (1) Autre soutien


%
30

20

10

-10

-20

Note : Pourcentage des recettes agricoles brutes. (1) Soutien au titre de la production (incluant le soutien des
prix du marché et les paiements au titre de la production) et de l’utilisation d’intrants variables non assortie de
contraintes. *UE28.
Source : Argentine, Chili, Brésil, Costa Rica, Mexique, Canada, États-Unis, Colombie, Union européenne :
OCDE (2018b), « Estimations du soutien aux producteurs et aux consommateurs », Statistiques agricoles de
l'OCDE (base de données), [Link] Guatemala (2012-14), Uruguay (2011-
13), Paraguay (2011-13), Équateur (2014-16), Belize (2012-14), Nicaragua (2009-10), Suriname (2012-14),
Honduras (2011-12), Bolivie (2007-09), Guyana (2009-11), Panama (2013-15), Pérou (2011-13), Rép.
dominicaine (2015-17), El Salvador (2010-12) : base de données BID (2019),
[Link]
Monitoring/2dqw-u35p.
StatLink 2 [Link]

Augmentation de la productivité et nécessité d’un environnement favorable


Pour que l’Amérique latine reste compétitive sur les marchés mondiaux, la productivité
agricole doit encore augmenter, et ce, de façon durable. Pour ce faire, il sera nécessaire
d’allouer des ressources adéquates à la recherche agricole, de réaliser des investissements
complémentaires dans le secteur, de disposer de marchés du crédit et de l’assurance qui
fonctionnent bien et d’améliorer la coordination entre les interventions.

Recherche agricole
Les dépenses consacrées à la recherche agricole dans les pays latino-américains ont
augmenté régulièrement au cours des dernières décennies. La région a réussi à atteindre
l’objectif minimal d’investissement des Nations Unies d’au moins 1 % de la valeur ajoutée
du secteur dans la R-D en agriculture. Cependant, il y a des différences considérables d’un
pays à l’autre : si le Brésil, l’Uruguay, l’Argentine et le Chili consacrent nettement plus de
1 % de la valeur ajoutée du secteur à la R-D en agriculture, le pourcentage est de 0.4 % ou
moins au Nicaragua, au Pérou, au Venezuela, en République dominicaine, au Paraguay, en
Équateur, au Honduras et au Guatemala (Stads et al., 2016[7]).
La hausse des investissements dans la R-D en agriculture est une condition préalable, mais
qui pourrait ne pas suffire à faire augmenter la productivité, compte tenu des futurs défis
sur le plan du climat et de la sécurité alimentaire. Il peut être nécessaire d’étudier de quelle
façon les ressources actuellement disponibles pour la R-D en agriculture sont investies. Les
pays d’Amérique latine investissent-ils dans le « bon » type de recherche ? Dans quelle

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


110 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

mesure les technologies de l’agriculture intelligente face au climat (AIC) sont-elles


intégrées au programme de recherche agricole ? La lutte contre la résistance aux
antimicrobiens (RAM) a-t-elle une priorité suffisamment élevée dans le programme de
recherche sur les cultures et l’élevage ? Pour combattre la RAM, des recherches doivent
être menées sur les coûts économiques d’une transition vers une diminution de l’utilisation
des antibiotiques dans les élevages, sur les produits de remplacement possibles et sur la
façon d’améliorer l’hygiène des exploitations d’élevage (O’Neill, 2016[32]).
Les pays devront aussi relever trois autres défis. Tout d’abord, ils devront définir des
stratégies de relève pour leurs scientifiques vieillissants, car 40 % des chercheurs en
agriculture de la région étaient quinquagénaires ou sexagénaires en 2012-13 (Stads et al.,
2016[7]). Ensuite, ils devront cerner des façons efficaces de coordonner et de renforcer les
synergies afin de surmonter la complexité de la structure institutionnelle au sein de laquelle
la recherche agricole est menée (organismes gouvernementaux fédéraux, établissements
gouvernementaux locaux, universités, secteur privé, organisations agricoles, ONG). Enfin,
des mécanismes de financement doivent être garantis. Concernant ces derniers, l’attribution
des fonds gouvernementaux par mise en concurrence et les taxes sur la production ou les
exportations, déjà utilisés dans certains pays d’Amérique latine, constituent des options de
financement que les gouvernements pourraient étudier en s’appuyant sur l’expérience
acquise dans les pays du continent et ailleurs.

Investissement dans l’agriculture


La croissance de la productivité et la compétitivité sur les marchés mondiaux nécessiteront,
outre des investissements plus importants et mieux ciblés dans la recherche agricole, un
investissement permanent dans l’infrastructure, les services de vulgarisation et les
initiatives visant les petits exploitants. En parallèle, un environnement favorable devra être
maintenu afin d’encourager les investissements privés.
Les investissements publics dans l’infrastructure sont non seulement assujettis aux cycles
économiques, mais dépendent aussi des priorités fixées par les gouvernements. En règle
générale, ils figurent dans le bas de la liste des priorités parmi les dépenses publiques
totales. Dans le cas du secteur agricole, ces vingt dernières années, les investissements dans
l’infrastructure (dont leur entretien) ont progressé modestement au Chili (croissance
annuelle moyenne de 7.2 %), en Colombie (8.5 %) et au Mexique (7.0 %), et
significativement en Argentine (14.0 %) et au Costa Rica (10.9 %). Au Brésil, les
investissements dans l’infrastructure liée à l’agriculture ont été assez irréguliers et ont
beaucoup souffert des effets de la crise économique qui a secoué le pays récemment.
Lorsqu’on additionne les ressources investies dans l’infrastructure pour ces six pays, on
constate un déclin net notable entre 1997-99 et 2015-17. Ce phénomène s’explique par les
sommes importantes investies par le Brésil dans les années 1990, qui représentaient 82.6 %
de l’investissement total dans l’infrastructure en 1997-99 dans ces six pays. En 2015-17, la
part du Brésil était tombée à 11 %.
La piètre qualité des réseaux d’irrigation, des routes de campagne, de la logistique et de
l’infrastructure portuaire représente, dans plusieurs cas, des obstacles majeurs au
développement agricole. Le mauvais état des routes, par exemple, ampute la compétitivité
de la région du Brésil où le coût de production est le plus bas, à savoir le Mato Grosso, et
porte à 32 % la part des coûts logistiques dans le coût total des exportations de soja. Selon
les estimations, les coûts de transport du soja au Brésil seraient sept fois supérieurs à ceux
des États-Unis (Arias et al., 2017[2]). Néanmoins, le Brésil a accru ses exportations de soja
beaucoup plus vite que les États-Unis au cours de la décennie écoulée.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 111

Le Rapport sur la compétitivité du Forum économique mondial rend compte des problèmes
de compétitivité liés à l’infrastructure. D’après l’édition 2017-18, sur un total de 137 pays,
la plupart des pays d’Amérique latine se situent en dessous de la note moyenne pour
l’infrastructure, à l’exception du Chili et de l’Uruguay, qui se classent en 41 e et
45e positions respectivement. Par exemple, le Brésil occupe la 73e place, l’Argentine, la
81e, la Colombie, la 87e et le Honduras, la 104e.
Le secteur public est loin d’être la première source d’investissement dans l’agriculture. Ce
sont les agriculteurs qui investissent le plus, dépassant les investissements publics dans une
proportion de quatre contre un (FAO, 2012). Cependant, les investissements publics jouent
un rôle de catalyseur, non seulement en développant l’infrastructure, mais aussi en
soutenant les initiatives des petites exploitations familiales. Le faible taux d’adoption des
pratiques d’AIC susmentionnées, par exemple, peut s’expliquer par l’insuffisance des
services de vulgarisation destinés aux petits exploitants et le manque d’approches adaptées,
comme des écoles pratiques d’agriculture, pour ce type de producteurs.
Il revient également aux pouvoirs publics de garantir un environnement favorable afin
d’encourager les investissements privés dans l’agriculture. L’infrastructure joue
certainement un rôle clé, mais il en est de même pour les droits de propriété, le respect des
contrats, l’amélioration de la réglementation et de la fiscalité, le bon fonctionnement des
marchés du travail et les institutions des marchés financiers (FAO, 2012[33]). Un cadre
d’action pour l’investissement agricole a été élaboré par l’OCDE (2014[34]) ; il pourrait
servir de référence importante pour les pays d’Amérique latine.

Crédit et assurance agricoles


Des systèmes compétitifs de crédit et d’assurance doivent être à la disposition des divers
types d’agriculteurs pour que le secteur privé investisse dans l’agriculture. Les marchés
financiers ruraux latino-américains ont connu des restructurations importantes, passées par
une forte réduction de la participation des pouvoirs publics en tant que fournisseurs directs
de services de crédit ou la suppression de la bonification d’intérêt et du subventionnement
des coûts d’exploitation des banques commerciales. L’accès des petits exploitants aux
services financiers s’est dégradé en particulier en raison du risque plus élevé qui leur est
imputé, du manque de régimes d’assurance, des coûts de fonctionnement relativement plus
élevés des banques (dispersion des clients, systèmes de communication défaillants, manque
de moyens du système judiciaire, etc.), et du déficit d’informations sur le secteur productif
dans lequel ils exercent leurs activités. Il n’en reste pas moins que les systèmes de crédit et
d’assurance à court et à long terme sont indispensables pour que la productivité agricole
latino-américaine connaisse une croissance durable.
L’environnement macroéconomique et financier a évolué de manière positive dans la
région, jetant les bases de la création de marchés financiers ruraux concurrentiels. L’accès
aux services financiers des exploitations de grande taille ou axées sur les exportations
semble assuré. Dans certains cas, du fait de la rentabilité élevée de produits agricoles précis,
ce sont en fait les fonds d’investissement qui font la démarche de proposer des ressources
financières aux agriculteurs. Pourtant, malgré l’existence de programmes de crédit soutenus
par les pouvoirs publics dans divers pays d’Amérique latine, les observateurs s’accordent
à penser que les besoins d’assurance et de crédit ne sont pas satisfaits pour plus de 80 %
des exploitations de la région.
Il existe depuis longtemps des établissements ruraux de microfinancement dans la région
(Société financière internationale (SFI), 2014[35]), ainsi que des régimes d’assurance
novateurs pour les petits exploitants (Celaya et al., 2014[36]), dont il est possible de tirer des

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


112 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

enseignements pour améliorer l’évaluation des risques, faire baisser des coûts de
transaction et améliorer les canaux de distribution. Toutefois, pour que ces régimes soient
efficaces, les pouvoirs publics doivent s’assurer qu’un cadre juridique et réglementaire est
en place. Ils doivent également investir dans l’infrastructure financière, physique et de
communication, et concevoir des programmes pour renforcer les établissements financiers
ruraux. Afin d’encourager la participation du secteur privé au microfinancement rural, ils
doivent envisager des mesures incitatives telles que des garanties de crédit, des mécanismes
de partage des risques et des produits de crédit conçus conjointement pour les petits et
moyens exploitants. La collecte et la diffusion des données est un autre secteur clé de
l’intervention gouvernementale, car les données permettront aux établissements financiers
de mieux connaître le secteur ou la chaîne de valeur auquel l’agriculteur participe et
d’évaluer les risques de façon plus réaliste. Lors des interventions sur les marchés
financiers, les pouvoirs publics doivent être particulièrement attentifs à éviter toute
distorsion.

Cohérence et coordination des politiques


Diverses politiques sectorielles d’origine et de portée variées convergent vers l’agriculture
et le secteur rural. Différents ministères opérationnels (agriculture, environnement,
développement social, économie, etc.) conçoivent et mettent en œuvre des politiques et des
programmes qui interagissent avec les programmes des régions/états et des communes à
l’échelle locale. En outre, les ONG et les organismes multilatéraux exécutent des
programmes qui peuvent revêtir une importance considérable dans certains pays.
Certains pays ont lancé des projets de grande ampleur en vue de coordonner les politiques
et les programmes aux différents niveaux de gouvernement, avec plus ou moins de succès.
Le renforcement de cette coordination est considéré comme un défi majeur en raison de la
décentralisation de l’administration opérée dans plusieurs pays latino-américains ces vingt
dernières années, ainsi que des synergies qui pourraient éventuellement être créées en
coordonnant efficacement les politiques et les programmes.
Les organisations d’agriculteurs influent également sur l’élaboration de la politique
agricole dans la région. Le Consejo Nacional Agropecuario (Conseil national agricole) du
Mexique, par exemple, a joué un rôle clé dans le processus de réforme de la politique
agricole mené par le pays dans les années 1990, lorsque les instruments de soutien des prix
ont été remplacés par des mécanismes de soutien des revenus. La Confédération des
organisations d’exploitations familiales du MERCOSUR (COPROFAM) est un exemple
qui montre que des forums de dialogue peuvent être créés et durer. Avec la création de la
Reunión Especializada en Agricultura Familiar ou REAF (Forum spécialisé dans
l’agriculture familiale), les organisations d’exploitations familiales peuvent s’asseoir
autour d’une table avec les pouvoirs publics, dans le cadre du MERCOSUR, afin de
discuter des enjeux de l’agriculture familiale. La REAF a joué un rôle important dans la
création de registres nationaux d’exploitations familiales dans les pays du MERCOSUR,
qui ont servi de fondement à des mesures ciblées en faveur de l’agriculture familiale (FAO
et REF/MERCOSUR, 2016[37]).

Enjeux liés à l’environnement et aux ressources

Terres
L’Amérique latine est l’une des rares régions du monde disposant de ressources foncières
substantielles, d’une densité de population relativement faible, et d’un potentiel de mise en

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 113

culture de terres inexploitées, notamment en Amérique du Sud. Les richesses foncières du


Brésil et de l’Argentine sont bien connues, mais il y a d’autres pays qui pourraient agrandir
davantage leur surface agricole, comme la Colombie. Ce pays pourrait, dans un avenir
proche, mettre à disposition entre trois et quatre millions d’hectares supplémentaires, sous-
utilisés à cause du conflit armé.
Plus de 90 % des terres cultivées d’Amérique latine sont considérées comme des terres de
grande qualité convenant très bien à l’agriculture, un chiffre nettement supérieur à la
moyenne mondiale (80 %). Cependant, la région est aussi confrontée à des problèmes de
dégradation des sols liés entre autres à leur appauvrissement en nutriments naturels, à la
salinisation, à l’érosion et la désertification (FAO, 2011[38]).
Près de 20 % des sols d’Amérique latine présentent un risque d’érosion. En Argentine,
l’érosion touche 25 millions d’hectares et les agriculteurs des plaines humides subissent
souvent d’énormes pertes économiques à cause de la salinisation des sols. L’érosion
représente aussi un défi majeur sur 19 % du territoire au Mexique, 43 % à Cuba, 30 % en
Uruguay, 50 % en Équateur et 75 % au Salvador. En raison de la forte proportion de terres
agricoles situées sur des versants, l’Amérique centrale est particulièrement vulnérable à
l’érosion. La désertification touche 17 % du territoire colombien, 28 % de celui de
l’Équateur et 62 % de celui du Chili, et pose des problèmes importants dans certaines
régions vulnérables, comme le nord-est du Brésil (Vargas et al., 2015[39]). Le problème de
la dégradation des terres s’explique par des facteurs naturels (précipitations, vent), mais
aussi par l’intervention humaine, comme la modification de l’affectation des terres
(déforestation principalement), le surpâturage et la mauvaise gestion des terres arables.
Afin de faire face à la dégradation des terres, plusieurs agriculteurs ont opté pour
l’agriculture de conservation, une approche qui suit trois principes directeurs : a) absence
ou quasi-absence de travail du sol, b) couverture du sol (par exemple, préservation de la
biomasse des cultures, des racines) et c) diversification ou rotation des cultures.
L’agriculture de conservation se développe de façon exponentielle dans le monde, mais
l’adoption de cette approche est particulièrement importante en Amérique du Sud (il
convient de noter que le troisième principe de diversification ou rotation des cultures peut
ne pas être pleinement suivi). On estime que l’agriculture de conservation est le mode
d’exploitation de 70 % du total des terres arables des pays du MERCOSUR (Argentine,
Brésil, Paraguay et Uruguay) (Kassam, Friedrich et Derpsch, 2019[40]).
Néanmoins, l’agriculture de conservation confronte les agriculteurs et les pouvoirs publics
à de nouveaux défis. Pour les agriculteurs, cette approche à forte intensité de capital
nécessite d’avoir accès à des ressources financières suffisantes. De même, l’agriculture de
conservation est fortement tributaire de l’utilisation des herbicides, notamment du
glyphosate, que certains gouvernements envisagent d’interdire. Cette décision pourrait
avoir des effets négatifs à court terme sur la rentabilité des exploitations, l’érosion des sols
et les émissions de GES.
Conscients qu’une interdiction du glyphosate est possible, mais aussi à cause de
l’apparition d’une résistance au produit chez certaines adventices, des agriculteurs testent
des méthodes alternatives en Australie, aux États-Unis et au Royaume-Uni, une stratégie
qui pourrait être reproduite en Amérique latine. Quelle que soit la méthode de
remplacement adoptée pour lutter contre les adventices, celle-ci nécessitera d’investir des
capitaux supplémentaires pour les agriculteurs latino-américains pratiquant actuellement
l’agriculture de conservation.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


114 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

La pratique de l’agriculture de conservation ne se limite pas aux grandes exploitations.


Plusieurs moyens de lutte contre les adventices (mécaniques, biologiques et intégrées) ont
été mis en évidence pour les petits exploitants souhaitant adopter l’agriculture de
conservation (Sims et al., 2018[41]). Cependant, si l’agriculture de conservation se
développe rapidement dans les grandes propriétés foncières à forte intensité de capital
d’Amérique latine, elle semble avoir pris du retard dans les petites exploitations par rapport
à d’autres régions du monde (Asie et Afrique), et la politique agricole pourrait donc
s’emparer du sujet.

Eau
L’Amérique latine est relativement bien pourvue en ressources hydriques et plus de 90 %
de l’agriculture est pluviale. Toutefois, la croissance de la population et l’urbanisation
exercent une pression considérable sur l’eau disponible pour l’irrigation, et le changement
climatique pourrait accroître la pression sur les ressources hydriques, étant donné que les
précipitations devraient diminuer dans l’ensemble de la région.
L’agriculture représente 68 % des prélèvements d’eau douce en Amérique latine et dans
les Caraïbes, et avec ses produits (principalement agricoles) vendus sur le marché
international, la région ALC est un exportateur net virtuel d’eau vers d’autres régions du
monde (PNUE, 2016[42]). Les terres irriguées représentent 8 % de la totalité des terres
cultivées en Amérique du Sud et 7 % en Amérique centrale, contre 17 % à l’échelle
mondiale (FAO, 2011[38]). Les subventions à l’irrigation ont été fortement réduites à la suite
de la décentralisation des unités de gestion de l’irrigation, confiées à leurs utilisateurs, en
Amérique latine. L’investissement dans l’irrigation a diminué régulièrement au fil des ans,
et les projets d’irrigation de grande ampleur mis en place au cours des décennies
précédentes deviennent rares aujourd’hui. L’infrastructure d’irrigation actuelle est parfois
mal gérée, ce qui entraîne des pertes d’eau. La gestion de l’eau, la politique de l’eau et les
investissements dans des petits réseaux d’irrigation (un domaine largement négligé par la
politique gouvernementale) semblent être les questions à étudier pour améliorer l’efficacité
et l’équité de l’irrigation dans la région (Salcedo et al., 2011[18]).

Forêts et déforestation
L’Amérique latine a perdu une partie considérable de sa surface boisée au cours des trente
dernières années. Entre 1990 et 2015, la déforestation a touché 9 % des terres boisées, soit
90.3 millions d’hectares. Près de 60 % de ces pertes concernent le territoire brésilien.
Même si, en valeur absolue, les chiffres ne sont pas aussi conséquents, l’Amérique centrale
a perdu 25 % de ses forêts et l’Amérique du Sud, 9.5 % au cours de cette période, tandis
que les Caraïbes ont vu leur surface boisée croître de 43.4 % (FAO, 2015[43]).
Le rythme de la déforestation diminue au fil des ans,et des actions publiques ont été
introduites pour le réduire davantage. Cependant, le Brésil a enregistré une perte nette de
surface forestière entre 2010 et 2015, de près d’un million d’hectares, tandis que le
Paraguay, l’Argentine et la Bolivie ont perdu environ 300 000 hectares chacun. La surface
forestière en pourcentage de la superficie totale dans la région est donc passée de 51.3 %
en 1990 à 46.4 % en 2015 (FAO, 2018[44]).
La croissance agricole contribue, directement ou indirectement, à la déforestation. La
politique et la réglementation agricoles et environnementales, le droit et le déficit de
capacités de surveillance et de contrôle jouent également un rôle. Ainsi, tout
assouplissement de la réglementation environnementale pourrait entraîner un risque de
déforestation.

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2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 115

Les décideurs ne perçoivent pas toujours les avantages économiques des forêts, au-delà de
leurs avantages environnementaux. Il est donc primordial de sensibiliser à la contribution
des forêts au développement économique et à leur potentiel dans des systèmes
agroforestiers intégrés afin de lutter contre la déforestation. La FAO considère comme
essentiels les principes d’action suivants : (a) créer un environnement favorable à la
participation du secteur privé, grâce à un savant mélange d’approches réglementaires et de
mesures incitatives ; (b) investir dans la transformation du secteur informel en secteur
formel ; et (c) intégrer les mesures en faveur de la forêt au programme plus général de
développement durable. Une telle approche nécessite des informations, des données et une
analyse sur les conditions locales afin de prendre des décisions adéquates (FAO, 2018[44]).
Le Programme de collaboration des Nations Unies sur la réduction des émissions liées à la
déforestation et à la dégradation des forêts dans les pays en développement (Programme
ONU-REDD) et le programme ONU-REDD+ sont des mécanismes clés pour lutter contre
la déforestation (outre les autres avantages qu’on en attend). Ces programmes sont déjà
exécutés dans 23 pays de la région ALC, en collaboration avec les peuples autochtones et
d’autres communautés tributaires de la forêt.

Changement climatique
Les sécheresses prolongées, les précipitations et les inondations plus intenses, les variations
climatiques et la modification du type, de la répartition et de la nocivité des organismes
nuisibles et des maladies sont tous des effets prévus du changement climatique. Ce dernier
peut donc réduire les rendements agricoles et la productivité de l’élevage, menaçant la
sécurité alimentaire des 9.7 milliards d’habitants que devrait compter la planète d’ici 2050.
Il est donc urgent d’agir pour rendre l’agriculture plus résiliente au changement climatique.
Cependant, l’agriculture elle-même contribue au changement climatique. En effet, à
l’échelle mondiale, l’évolution de l’agriculture, de la foresterie et des autres affectations
des terres (AFAT) est responsable de près d’un quart (24 %) des émissions totales de gaz à
effet de serre (GES). L’électricité et la production de chaleur sont les seuls secteurs qui,
ensemble, représentent une part plus élevée des émissions (25 %). Au cours des dernières
décennies, les émissions du secteur AFAT ont affiché une endance à la hausse dans les
pays en développement (les émissions directes de l’agriculture ont augmenté de 54 % entre
1970 et 2000) en raison de la hausse du nombre de ruminants, de l’augmentation de
l’utilisation des engrais de synthèse, et de la déforestation (Blandford et Hassapoyannes,
2018[45]).
Dans le cas des pays latino-américains, la contribution de l’agriculture aux émissions
totales de gaz à effet de serre peut atteindre 75 % (Uruguay) (Banque mondiale, Centro
Agronomico Tropical de Investigacion Ensenanza et Centre international d’agriculture
tropicale, 2014[46]), une situation particulièrement délicate étant donné que les GES sont
concentrés dans des secteurs clés de l’économie.
Au sein du secteur agricole, la production animale émet la majeure partie des GES. Au
niveau des régions, l’Amérique latine et les Caraïbes enregistrent les émissions de GES les
plus élevées (graphique 2.19), en grande partie du fait de la spécialisation de la région dans
la production de viande bovine. Quel que soit le niveau de la contribution aux émissions
totales de GES, il est urgent de prendre des mesures afin de réduire celles qui ont une
origine agricole.

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116 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

Des hausses sensibles des émissions imputables à l’agriculture ont été enregistrées dans la
première puissance agricole de la région, le Brésil, principalement en raison de
l’accroissement substantiel du cheptel bovin du pays, qui a fait augmenter les émissions de
méthane provenant de la fermentation entérique et les émissions d’hémioxyde d’azote du
fait de la plus grande quantité d’effluents d’élevage laissée dans les pâturages. D’autres
sources d’émissions de GES jouent un rôle relativement mineur (graphique 2.20). Malgré
la hausse des émissions directes du secteur agricole, les émissions globales du secteur
AFAT ont diminué du fait du ralentissement du rythme de la déforestation.

Graphique 2.20. Émissions de GES du secteur de l'élevage par région en 2017

Viande bovine Lait de vache


Viande porcine Poulet - viande & oeufs
Petits ruminants - viande & lait Buffles - viande & lait
% total, millions de tonnes d'équivalent CO2 axe de droite MtCO2-eq
100 2 000

90 1 800

80 1 600

70 1 400

60 1 200

50 1 000

40 800

30 600

20 400

10 200

0 0
ALC Amérique du Europe de Europe de Fédération de Asia de l'Est et Asie du Sud Océanie Proche-Orient Afrique
Nord l'Ouest l'Est Russie du Sud-Est et Afrique du subsah.
Nord

Note : les petits ruminants sont les ovins et les caprins.


Source : (FAO, 2017[47]).
StatLink 2 [Link]

Tableau 2.3. Contribution de l’agriculture aux émissions de GES de certains pays

Contribution de l’agriculture aux Part imputable Part imputable


émissions totales de GES aux cultures à l’élevage
du pays (%) (en % du total de l’agriculture) (en % du total de l’agriculture)
Argentine 44.3 52.9 47.1
Colombie 38 58 49.2
Costa Rica 37 59.4 40.6
Salvador 22 49.5 50.5
Grenade 0.02 75 25
Mexique 12.3 50.2 49.8
Nicaragua 11.9 53.1 46.9
Pérou 19 49.6 50.4
Uruguay 75 44 56

Source : Banque mondiale/CIAT (2015).

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2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 117

Graphique 2.21. Brésil : sources d'émissions directes de l'agriculture

Brûlage - Savane Fermentation entérique


Effluents d'élevage épandus sur les sols Effluents d'élevage laissés dans les pâturages
Gt éq.CO2 Gestion des effluents d'élevage Engrais de synthèse
0.3

0.25

0.2

0.15

0.1

0.05

Source : (FAO, 2018[15]).


StatLink 2 [Link]

Parvenir à une croissance agricole durable tout en atteignant les objectifs


d’atténuation du changement climatique
Dans le passé, les pays d’Amérique latine ont donné plus d’importance à la réalisation des
objectifs de production agricole qu’à la réduction de la pollution ou des émissions de GES.
Toutefois, ils n’ont pas tous suivi exactement la même voie. L’Argentine, le Belize, la
Bolivie, le Brésil, le Costa Rica et le Mexique sont parvenus à rendre leur agriculture plus
respectueuse de l’environnement tout en maintenant la croissance de la productivité
(Moreno-Moreno, Velasco Morente et Sanz Diaz, 2018[48]).
Il existe plusieurs exemples montrant que la productivité agricole peut croître de façon
durable, grâce aux pratiques de l’agriculture intelligente face au climat. L’agriculture
intelligente face au climat (AIC) repose sur trois piliers : a) l’augmentation durable de la
productivité et des revenus, b) l’adaptation et le renforcement de la résilience face au
changement climatique, et c) la réduction ou la suppression des émissions de gaz à effet de
serre, dans la mesure du possible (FAO, 2013[49]). Compte tenu de cette définition, on
estime qu’il existe déjà des centaines de pratiques d’AIC et qu’elles sont utilisées à divers
degrés.
Des études détaillées ont été consacrées à certaines pratiques d’AIC pour déterminer dans
quelle mesure elles sont « intelligentes », à l’aune de six critères clés : efficacité de
l’utilisation de l’eau, effets sur les stocks de carbone, efficacité de l’utilisation de l’azote,
utilisation d’énergies fossiles, réduction des risques météorologiques et mise en avant des
connaissances locales. L’adoption de ces pratiques d’AIC a été évaluée dans les systèmes
de production concernés et, dans certains cas, par type d’agriculteur (taille de

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118 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

l’exploitation). Les travaux menés par la Banque mondiale, le CIAT et plusieurs institutions
nationales dans dix pays d’Amérique latine et des Caraïbes a permis de recenser et de
classer selon leur « intelligence » 304 pratiques d’AIC pour 68 systèmes de production
agricole pertinents. La gestion de l’eau, la tolérance des cultures au stress et les cultures
intercalaires faisaient partie des pratiques d’AIC les plus souvent observées dans la région.
Trente-trois pour cent des pratiques d’AIC dans la région ALC ont été recensées dans les
cultures commerciales, 28 % dans les cultures de céréales, 21 % dans l’élevage, 15 % dans
les systèmes mixtes, et 3 % dans les cultures de tubercules (Sova et al., 2018[50]).
Dans le cas du Brésil, les pratiques d’AIC dont il est prouvé qu’elles réduisent
effectivement les émissions de GES ont également été définies dans le cadre du Plan pour
une agriculture à faible émission de carbone (Plano ABC). Ce plan se compose de sept
volets, à avoir la reforestation des pâturages dégradés, les systèmes intégrés culture-
élevage-sylviculture, les techniques culturales simplifiées, la fixation biologique de l’azote,
les forêts plantées, le traitement des déjections animales et d’autres mesures d’adaptation
au changement climatique. Dans le cas du secteur de l’élevage brésilien, cette approche
comprend l’évolution vers des systèmes plus intensifs de gestion des pâturages et de
production de viande, l’adoption de variétés végétales améliorées et l’amélioration du
fourrage destiné au bétail, pour réduire les émissions de méthane provenant des processus
digestifs sans diminuer la production totale de viande (Arias et al., 2017[2]).
Cependant, globalement, le fait que les pratiques d’AIC soient disponibles ne signifie pas
que les agriculteurs y aient facilement accès et les adoptent. Les pratiques d’AIC les mieux
classées dans les dix pays de la région ALC étudiées par la Banque mondiale et le CIAT
(2014[46]), par exemple, affichaient des taux d’adoption faibles à modérés dans la majorité
des cas. Les petites exploitations familiales sont moins susceptibles d’adopter ces types de
technologies et des différences régionales sont observées au sein des pays.
Les pouvoirs publics doivent garantir l’accès aux technologies de l’AIC, en particulier aux
petits exploitants, et concevoir des mesures incitatives adaptées qui encouragent les grandes
exploitations à adopter ces types de pratiques. Il faut avant toute chose qu’existe,
semble-t-il, une forte volonté politique de s’attaquer au changement climatique, que les
pouvoirs publics de la région ALC ont démontrée lors des forums multilatéraux et exprimée
au travers de leur législation nationale et de leur structure organisationnelle.
La pleine intégration du changement climatique dans la politique agricole et la conception
des stratégies et des programmes d’AIC ne sont pas des tâches aisées, que ce soit sur le
plan technique, institutionnel ou financier (pour une approche exhaustive de l’atténuation
du changement climatique dans le secteur agricole, voir (Blandford et Hassapoyannes,
2018[45])). Il faut parfois que les pratiques d’AIC soient adaptées aux conditions locales.
Les institutions habituellement chargées des questions de productivité peuvent trouver
difficile d’intégrer les questions environnementales et inversement. De plus, dans leurs
tentatives de mise en œuvre de programmes d’AIC, les pouvoirs publics peuvent être
confrontés à des contraintes budgétaires.
Le Fonds vert pour le climat offre de nouvelles possibilités importantes de financement des
initiatives d’AIC. Ce fonds a déjà commencé à financer des projets de cette nature en
Amérique latine et dans les Caraïbes, plus précisément au Mexique, au Guatemala, en
République dominicaine et au Paraguay. Il faut peut-être étudier et solliciter d’autres
sources de financement internationales, et les pouvoirs publics doivent peut-être également
réaffecter des ressources internes afin que l’agriculture joue un véritable rôle dans
l’atténuation du changement climatique.

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2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 119

Rendre la croissance agricole plus inclusive


La croissance économique et agricole prévue en Amérique latine ne suffit pas à elle seule
à garantir que les petites exploitations familiales en bénéficieront. La croissance peut être
d’autant plus inclusive que les petits exploitants participent déjà au dynamisme du secteur
agricole et à ses activités exportatrices. En général, ils ne participent guère à la production
de soja, de blé, de viande bovine, de viande porcine, de volaille et de produits laitiers, et
beaucoup à la production de café, de cacao et de certains fruits tropicaux. En outre,
plusieurs obstacles, dont certains structurels, empêchent toujours d’intégrer véritablement
les petites exploitations familiales aux marchés agricoles dynamiques, un défi que les
pouvoirs publics devront relever en améliorant leur accès aux services public et privé, ainsi
qu’aux marchés des intrants et des produits.
Pour parvenir à une véritable croissance agricole inclusive, les pouvoirs publics devront
peut-être adopter différentes stratégies passant notamment par la poursuite des programmes
de protection sociale et la mise en place de programmes ciblant les petites exploitations
familiales, mais aussi par le renforcement les liens avec les chaînes de valeur mondiales, la
réduction des inégalités entre agriculteurs et agricultrices, et la multiplication des
débouchés offerts à la jeunesse rurale.
Les programmes de protection sociale, notamment les programmes de transferts monétaires
sous conditions, se sont montrés très efficaces pour réduire la pauvreté rurale, de sorte que
les gouvernements les maintiendront très probablement. Toutefois, ces programmes
doivent s’accompagner de mesures et de stratégies différenciées selon les caractéristiques
socio-économiques de chaque filière agricole et du degré d’intégration de celle-ci aux
chaînes de valeur mondiales. À cet égard, quatre grandes catégories de filières peuvent être
envisagées : (A) dynamique, axée sur les exportations, à forte intensité de capital, avec une
faible participation des petits exploitants (par exemple, soja, blé, viande) ; (B) dynamique,
axée sur les exportations, à forte intensité de main-d’œuvre (par exemple, certains fruits et
légumes), avec une faible participation des petits exploitants ; (C) dynamique, axée sur les
exportations, à forte intensité de main-d’œuvre, avec une forte participation des petits
exploitants (par exemple, café, cacao, certains fruits tropicaux) et (D) relativement moins
dynamique, axée sur le marché intérieur, avec une forte participation des petits exploitants
(par exemple, céréales, légumineuses, tubercules, fruits, légumes, viande, produits laitiers).
S’agissant de la catégorie A, « dynamique, axée sur les exportations, à forte intensité de
capital, avec une faible participation des petits exploitants », le renforcement des chaînes
de valeur agroalimentaires mondiales émergentes, avec une approche fondée sur les pôles
d’activité, pourrait être une option pour assurer une croissance agricole inclusive. La
participation de la population rurale par le biais de cette approche nécessitera d’offrir une
formation spécialisée et ciblée, selon les besoins actuels des chaînes de valeur, ainsi que de
soutenir les initiatives entrepreneuriales afin de favoriser la création de petites et moyennes
entreprises rurales qui fourniront des services compétitifs aux filières axées sur les
exportations et aux chaînes de valeur agroalimentaires. La Banque mondiale a financé
plusieurs programmes visant les petites et moyennes entreprises (PME) dans la région et
dans le monde, et a réalisé des évaluations d’impact et tiré plusieurs leçons sur l’efficacité
des programmes en faveur des PME. De plus, l’un des objectifs du Fonds d’investissement
pour l’entrepreneuriat agricole du Fonds international de développement agricole est de
procurer des financements aux créateurs de PME et aux jeunes entrepreneurs ruraux. Dans
le cadre de la stratégie visant la catégorie A, l’innovation, dans laquelle les universités
devraient jouer un rôle clé, et les investissements dans l’infrastructure seront également des

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


120 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

composantes importantes pour accroître la productivité des filières axées sur les
exportations et pour les intégrer aux chaînes de valeur mondiales concurrentielles.
Pour la catégorie B, « dynamique, axée sur les exportations, à forte intensité de main-
d’œuvre, avec une faible participation des petits exploitants », la solution pour atteindre
une croissance agricole inclusive pourrait être d’encourager la création d’emplois ruraux
décents. Les travailleurs ruraux de la région ALC, en particulier les jeunes, ont
habituellement des emplois précaires et faiblement rémunérés, souvent sans contrat de
travail officiel, et n’ont pas de sécurité sociale. La promotion d’emplois ruraux décents
(l’objectif 8 des objectifs de développement durable fait explicitement référence au travail
décent) devrait contribuer à réduire l’écart salarial actuel entre zones urbaines et zones
rurales, et améliorer globalement la qualité des emplois existants dans les zones rurales. De
plus, pour les petits exploitants faisant partie de cette catégorie, le renforcement du capital
social et des organisations d’agriculteurs concourra à assurer une meilleure inclusion.
Le renforcement des organisations d’agriculteurs devient également primordial pour la
catégorie C « dynamique, axée sur les exportations, à forte intensité de main-d’œuvre, avec
une forte participation des petits exploitants ». Par ailleurs, les stratégies portant sur cette
catégorie devront prendre en compte les répercussions possibles du changement climatique,
étant donné que certaines régions ne se prêteront plus à la production à l’avenir, et trouver
des façons de mieux faire face aux nouveaux ravageurs et maladies. Outre l’amélioration
de la productivité agricole, la commercialisation, la différenciation des produits (produits
biologiques, commerce équitable, dénomination géographique) et l’intégration verticale
seront des aspects clés de ces stratégies.
Néanmoins, la majorité des petits exploitants font partie de la catégorie D « relativement
moins dynamique, axée sur le marché intérieur », couvrant une large gamme de produits
agricoles. Dans ce cas, il ne sera pas forcément nécessaire que les petits exploitants passent
de leur catégorie actuelle aux catégories dynamiques axées sur les exportations pour assurer
une croissance agricole inclusive. Cette dernière demandera plutôt la mise en place de
programmes propres au secteur des petites exploitations familiales afin d’augmenter la
productivité de manière durable et d’améliorer l’accès aux marchés des intrants, des
services et des produits. Dans bien des cas, cela reviendra à réduire les coûts de transaction
élevés auxquels les petits exploitants sont habituellement confrontés et à mettre en œuvre
des mécanismes durables de crédit et d’assurance pour ce type d’agriculteurs. Il existe de
nombreux documents expliquant comment de petites exploitations familiales latino-
américaines ont réussi à accroître leur production de façon durable, à améliorer leur accès
aux marchés locaux et nationaux, et même à se lancer dans un projet avec de grandes
entreprises agro-industrielles (FAO, 2014[51]). Cependant, ces initiatives réussies ont une
portée relativement limitée étant donné que dans la plupart des cas, il n’existe aucun
système institutionnel solide ou durable pour soutenir un passage à grande échelle.
Des mécanismes institutionnels axés sur les petites exploitations familiales doivent être
élaborés et mis en place. Il y a deux exemples remarquables à cet égard dans la région. Le
Brésil a mis en œuvre des programmes complets visant les exploitations familiales (crédit,
assurance, soutien à la commercialisation, par exemple) et une législation (par exemple,
une certaine proportion des produits alimentaires acquis par les pouvoirs publics pour les
programmes d’alimentation scolaire devait provenir d’exploitations familiales), et il a créé
des institutions au plus haut niveau (jusqu’en 2018, le Brésil avait un ministère dédié aux
petits exploitants et à la réforme agraire). Les bons résultats du secteur de l’agriculture
familiale, dans ce pays, ces vingt dernières années ne pourraient s’expliquer sans ces
mécanismes institutionnels. Au Chili, l’INDAP, qui relève du ministère de l’Agriculture,

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 121

soutient les petits exploitants depuis près de 60 ans à l’aide d’une panoplie d’instruments
(crédit, assistance technique, aides à l’investissement, amélioration de l’accès aux marchés,
formation, infrastructure d’irrigation, par exemple) qui a évolué au fil du temps pour
s’adapter à l’évolution des contextes.
Des mécanismes institutionnels spécifiques devraient être définis selon les caractéristiques
propres de chaque pays. Cependant, la croissance agricole de la prochaine décennie a peu
de chances d’être inclusive sans mécanismes institutionnels spécifiquement orientés vers
les petites exploitations familiales, qui adoptent une approche intégrée, mais mettent
fortement l’accent sur les domaines de la recherche agricole (agriculture intelligente face
au climat), la vulgarisation (utilisation des connaissances locales et écoles pratiques
d’agriculture), le crédit et l’assurance.
Le renforcement du capital social est également considéré comme une nécessité, non
seulement pour pouvoir participer aux filières agricoles dynamiques, mais aussi pour
garantir des schémas d’inclusivité plus favorables. L’inclusion des petites exploitations
agricoles dans les chaînes de valeur agricoles peut revêtir différentes formes. Des
organisations de petits exploitants plus fortes sont plus susceptibles d’influer sur le transfert
de technologies (en évitant les approches descendantes), d’adopter de meilleures pratiques
de gestion des cultures et d’offrir de plus grands avantages en général que les organisations
plus faibles (Ramirez et al., 2018[52]). De ce point de vue, la constitution d’un capital social
ou son renforcement, aspect qui faisait partie des grands programmes de développement
rural auparavant, mais qui a été de plus en plus négligé au fil du temps, sauf dans les projets
d’organisations multilatérales, mérite plus d’attention des pouvoirs publics.
La féminisation de l’agriculture devrait se poursuivre à l’avenir, les hommes continuant à
migrer vers les grandes villes ou l’étranger. Les pouvoirs publics devront prendre des
mesures pour gommer les disparités entre femmes et hommes, celles-ci ayant un effet non
négligeable sur la productivité. Les agricultrices sont moins instruites et ont moins accès
aux services de vulgarisation et aux informations agricoles que les agriculteurs. Elles ont
également moins recours aux intrants et au crédit que les hommes. Si les écarts entre
femmes et hommes étaient comblés, les rendements agricoles pourraient augmenter de 20
à 30 % (FAO, 2011[38]). Pour rendre la croissance agricole plus inclusive, il faudrait donc
éliminer les disparités entre femmes en hommes en intégrant la question du genre à la
politique agricole, en luttant contre la discrimination des femmes, et en mettant au point
des actions sexospécifiques afin de relever le niveau d’éducation des agricultrices et
d’améliorer leur accès aux marchés des intrants, des services et des produits agricoles.
Du fait du vieillissement de la population agricole en Amérique latine, les jeunes sont un
autre segment particulièrement vulnérable de la population rurale qui nécessite une
attention particulière de la part du gouvernement. Sur les 30.9 millions de jeunes (entre 15
et 29 ans) vivant en zone rurale, 11.9 millions n’ont pas d’emploi. Toutefois, même ceux
ayant un emploi sont souvent sous-payés et ne bénéficient pas de la sécurité sociale et des
autres avantages qu’ont les jeunes employés dans les zones urbaines (Dirven, 2016).
Plusieurs documents décrivent des initiatives qui améliorent effectivement l’accès de la
jeunesse rurale à la terre (le programme « Jeune entrepreneur rural et fonds agraire », au
Mexique, en est un exemple), aux connaissances, aux informations, à l’éducation, aux
services financiers et aux marchés (FAO, 2014[53]). Le FIDA et la FAO conduisent
actuellement des projets axés sur la jeunesse rurale dans la région. En outre, il existe
quelques initiatives innovantes telles que le programme chilien « Moi, jeune en zone
rurale » (Yo joven & rural), soutenu par l’INDAP et mis en œuvre à l’aide de Facebook,
qui crée une communauté virtuelle rassemblant les jeunes agriculteurs, ingénieurs,

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


122 │ 2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

entrepreneurs et professeurs des zones rurales, entre autres, afin qu’ils partagent leurs
expériences, posent des questions, échangent des informations, innovent et se lancent dans
des entreprises.
La création de passerelles entre les projets ou initiatives ayant une portée limitée et les
stratégies nationales globales semble être le chaînon manquant pour traiter adéquatement
la question de la jeunesse rurale. Même si des initiatives régionales et nationales tentent de
faire de cette question un sujet politique, leur impact a été assez limité. La volonté politique
semble donc être le préalable indispensable. Enfin, en cas de disparités régionales très
fortes au sein d’un pays, les pouvoirs publics peuvent devoir recourir à une approche
territoriale du développement rural pour rendre la croissance agricole plus inclusive.

2.5. Conclusion

L’agriculture est un secteur majeur de la région ALC en raison de sa contribution à la


production et à l’emploi, ainsi que des recettes en devises qu’elle génère. Dans la plupart
des pays de la région, ce secteur a connu une croissance rapide ces vingt dernières années,
mais le ralentissement de la demande intérieure et extérieure devrait contribuer à freiner la
hausse de la production au cours de la décennie à venir.
Les échanges feront contrepoids au fléchissement de la production. Les échanges mondiaux
de produits agricoles devraient certes ralentir, mais du fait de son avantage comparatif pour
un grand nombre de ces produits, la région ALC est en mesure de gagner de nouvelles parts
de marché à l’international. S’agissant de plusieurs produits agricoles, comme le maïs, le
riz et la viande bovine, étant donné que la croissance de la demande sera plus soutenue à
l’étranger que dans la région, une plus grande partie de la production sera destinée à
l’exportation. En ce qui concerne la plupart des produits, les exportations seront en majorité
destinées aux marchés situés en dehors de la région ALC, ce qui souligne que l’ouverture
des échanges à l’échelle mondiale est importante pour cette zone.
La croissance agricole peut être soutenue par des mesures qui favorisent une augmentation
durable de la productivité. Toutefois, moins de la moitié du soutien budgétaire total apporté
au secteur prend la forme d’investissements stratégiques qui pourraient faire progresser la
productivité agricole de façon durable, comme la R-D, l’infrastructure rurale ou d’autres
investissements dans un environnement favorable à l’agriculture. Plusieurs pays ne
consacrent pas assez de dépenses à ces biens publics.
Parallèlement, la croissance agricole doit être rendue plus respectueuse de l’environnement.
La région ALC dispose de terres et d’eau en abondance, mais les problèmes
environnementaux persistent, en particulier l’érosion des sols, tandis que la déforestation
reste un défi majeur. Une série de mesures a été adoptée afin d’améliorer la performance
environnementale de l’agriculture dans la région, par exemple pour promouvoir
l’agriculture de conservation. Ces mesures vont de pair avec des actions visant à atténuer
le changement climatique, comme les actions en faveur de l’agriculture intelligente face au
climat. Pour orienter ces initiatives à plus long terme, il serait judicieux de mettre davantage
l’accent sur l’évaluation des programmes.
Les avantages de la croissance agricole peuvent également être répercutés plus largement.
Les fortes perspectives de croissance des cultures de fruits et de légumes à forte valeur
ajoutée offrent des opportunités aux petits exploitants, mais les interventions des pouvoirs
publics visant cette population devront être adaptées ses ressources et au potentiel du
marché. Des mesures différenciées sont également nécessaires pour aborder la question de
la « féminisation » de l’agriculture, les hommes quittant ce secteur. En règle générale, les

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX │ 123

femmes ont moins accès aux services qui leur permettraient d’accroître leur productivité,
comme l’éducation, le crédit et les services de vulgarisation.
La sécurité alimentaire reste un sujet de préoccupation dans la région, de nombreux
ménages n’ayant pas les moyens d’acheter la nourriture dont ils ont besoin. Il s’agit
principalement d’assurer une hausse des revenus dans les catégories les plus pauvres, un
défi dans lequel le développement agricole a un important rôle à jouer. La région ALC
enregistre simultanément une augmentation particulièrement rapide du nombre de
personnes en surpoids et obèses, ce qui représente un problème de santé publique de plus
en plus sérieux. Plusieurs initiatives ont été lancées pour infléchir ces tendances. Il devient
urgent de les évaluer afin que celles donnant des résultats puissent être mises en œuvre à
grande échelle dans les pays et étendues à d’autres pays.

Note

1
Dans ce chapitre, la région andine inclut la Bolivie, la Colombie, l’Équateur et le Pérou ; la région
de l’Amérique centrale comprend le Costa Rica, le Salvador le Guatemala, le Honduras, le
Nicaragua et le Panama ; le MERCOSUR regroupe l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay ;
la région des Caraïbes comprend le Belize, Antigua-et-Barbuda, les Bahamas, la Barbade, Cuba, la
Dominique, la République dominicaine, la Jamaïque, Grenade, Haïti, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-
Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines et Trinité-et-Tobago. La région du cône Sud comprend
l’Argentine, le Chili, le Paraguay et l’Uruguay. L’Amérique du Sud inclut le Brésil, le Vénézuela,
le Cône sud et les pays andins.

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Annexe 2.A. Prévalence de l’obésité


en Amérique latine et dans les Caraïbes

Graphique d’annexe 2.A.1. Prévalence du surpoids et de l'obésité (%) dans les pays
de la région Amérique latine et Caraïbes, 2016 en comparaison de 1975

Obésité 1975 En surpoids 1975 Obésité 2016 En surpoids 2016

Mexique 28.9 9.5 37.3 64.9


Bahamas 31.6 12.0 38 64.4
Vénézuela 25.6 9.6 39.2 63.4
Chili 28.0 11.2 39.7 63.1
Uruguay 27.9 11.4 40 62.9
Argentine 28.3 11.2 39.8 62.7
Costa Rica 25.7 5.2 28 61.6
République dominicaine 27.6 5.8 26.5 61.2
Dominique 27.9 6.6 27.3 60.3
El Salvador 24.6 5.8 29 59.9
Colombie 22.3 6.6 32 59.0
Suriname 26.4 7.5 30 58.9
Panama 22.7 6.0 30.5 58.8
Cuba 24.6 7.8 31.4 58.5
Nicaragua 23.7 7.0 31.5 58.2
Pérou 19.7 6.3 32.8 57.5
Brésil 22.1 5.2 27.5 56.5
Bolivie (État plurinational de) 20.2 4.8 27.5 56.1
Équateur 19.9 5.0 28.3 56.0
Guatemala 21.2 5.1 27.7 55.9
Honduras 21.4 4.3 24.9 55.8
Jamaïque 24.7 6.9 27.4 55.5
Saint-Vincent-et-les Grenadines 23.7 5.7 25.3 55.0
Haïti 22.7 3.2 19.7 54.9
Bélize 24.1 8.8 32 54.8
Paraguay 20.3 4.2 24.6 53.5
Barbade 23.1 7.7 28.9 52.4
Saint-Kitts-et-Nevis 22.9 6.4 26.6 52.3
Grenade 21.3 5.9 25.7 51.4
Guyana 20.2 5.1 23.8 49.4
Sainte-Lucie 19.7 5.1 23.4 48.1
Antigua-et-Barbuda 18.9 5.6 25.3 48.0
Trinité-et-Tobago 18.6 3.8 20.2 46.0

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PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


134  2. L’AGRICULTURE EN AMÉRIQUE LATINE : PERSPECTIVES ET ENJEUX

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Activación Física, [Link]
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Note : informations complétant le tableau 2.2.


Source : Secrétariats de l’OCDE et de la FAO.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


3. CÉRÉALES  135

Céréales

Ce chapitre décrit la situation des marchés et présente les projections à moyen terme
relatives aux marchés mondiaux des céréales sur la période 2019-28. Il passe en revue les
évolutions prévues en termes de prix, de production, de consommation et d’échanges pour
le maïs, le riz, le blé et les autres céréales secondaires, et examine en conclusion les
principaux risques et incertitudes susceptibles d’avoir une incidence sur les marchés
mondiaux des céréales dans les dix années à venir.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


136  3. CÉRÉALES

3.1. Situation du marché

Ces dernières années, l'offre mondiale des céréales principales a dépassé la consommation
totale, entraînant une accumulation sensible des stocks et une nette diminution des prix sur
les marchés internationaux par rapport à la décennie précédente. Toutefois la production
mondiale de céréales devrait diminuer au cours de la campagne 2018, pour la deuxième
année consécutive, en raison d’une baisse des récoltes de blé et de céréales secondaires. La
production de blé et d’orge a considérablement diminué suite aux mauvaises conditions
météorologiques dans l’Union européenne, dans la Fédération de Russie et en Australie.
En revanche, celle de maïs devrait augmenter du fait des conditions favorables en Ukraine,
au Brésil et en Argentine. La production de riz devrait également être à la hausse en 2018
en raison de l’augmentation continue en Asie et de la reprise enregistrée au États-Unis. Du
fait de la baisse du niveau de production et de la croissance soutenue de la demande, les
stocks mondiaux de céréales à court terme devraient diminuer pour la première fois depuis
six ans, entraînant une légère majoration des prix. Globalement, les échanges de céréales
devraient s’accroître car l’augmentation de l’offre de maïs pourrait compenser celle en
baisse du blé, du riz et des céréales secondaires dans certains pays se classant aux premiers
rangs des exportations.

3.2. Principaux éléments des projections

Après plusieurs années de croissance de la production supérieure à celle de la


consommation – d’où des stocks importants –, le prix international des céréales sur le court
terme devrait se maintenir à un bas niveau (graphique 3.1). Au cours de la période de
projection, les prix diminueraient en valeur réelle (mais augmenteraient en valeur
nominale) car le volume des stocks et le ralentissement de l’augmentation de la demande
de céréales par rapport à la précédente décennie continueront à exercer une pression à la
baisse sur les marchés des céréales. La diminution attendue des prix risque d’affecter le
revenu des producteurs et d’avoir une incidence sur les choix de culture et les réactions de
l’offre.
La production mondiale de céréales devrait s’accroître de 367 Mt – pour atteindre 3 053 Mt
en 2028 –, principalement en raison de l’augmentation des rendements. La hausse la plus
forte serait enregistrée par le maïs (+181 Mt), puis le blé (+86 Mt), le riz (+66 Mt) et les
céréales secondaires (+35 Mt). L’amélioration des variétés de semences continuera à
pousser les rendements vers le haut, tandis que l’augmentation du nombre d’exploitations
commerciales (en particulier en Afrique et dans la région de la mer Noire) facilitera l’accès
aux nouvelles technologies, notamment les machines et les services de vulgarisation. Les
exploitations de grande taille pourraient en outre accroître la productivité, plus
particulièrement grâce à une utilisation plus efficiente des intrants comme les engrais et les
produits agrochimiques. Par voie de conséquence, le rendement mondial des céréales
progresserait de 1.1 % par an en moyenne au cours de la période examinée, contre 1.9 %
au cours de la précédente décennie. Une légère progression de la superficie totale plantée
est prévue, due principalement à l’extension des terres agricoles (Afrique, Fédération de
Russie et Amérique latine), aux cultures multiples (Amérique latine) et à la conversion des
prairies en terres cultivables (Inde). Ces changements résultent en partie des politiques
nationales d’autosuffisance alimentaire.
La consommation mondiale de céréales devrait afficher une augmentation de 382 Mt entre
la période de référence et 2028, atteignant 3 036.0 Mt en 2028. À moyen terme, la hausse
de la demande globale de céréales devrait être plus modérée qu’au cours de la précédente

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


3. CÉRÉALES  137

décennie car la demande d’aliments pour animaux en République populaire de Chine (ci-
après la « Chine ») devrait ralentir. L’usage industriel des céréales – surtout de l’amidon et
des biocarburants – enregistrera sans doute une hausse plus modérée. S’agissant de
l’alimentation humaine, la consommation par habitant de la plupart des céréales a atteint
un niveau de saturation dans le monde entier ; pour autant, la demande en matière
d’alimentation humaine devrait être forte sous l’effet de la croissance démographique
rapide en Afrique et en Asie, où les céréales de base demeurent les principales composantes
de l’alimentation. La consommation de blé devrait s’accroître de 93 Mt par rapport à la
période de référence et continuera d’être destinée principalement à l’alimentation humaine.
Celle de maïs devrait progresser de 189 Mt en raison du développement du secteur de
l’élevage en Chine, dans les Amériques et en Asie du Sud-Est. La consommation humaine
de maïs devrait augmenter de 27 Mt, en particulier en Afrique subsaharienne où le maïs
blanc est un aliment de base important et où la croissance démographique est rapide.
L’utilisation de céréales secondaires devrait augmenter de 32 Mt, avec une hausse de la
consommation humaine attendue en Afrique. La consommation mondiale de riz devrait
s’accroître de 67 Mt d’ici à 2028 – l’Asie et l’Afrique représentant la majeure partie de
cette hausse –, principalement à destination de l’alimentation humaine.

Graphique 3.1. Prix mondiaux des céréales

Prix nominal Prix réel

USD/t
800

700

600

500

400

300

200

100

0
1998

2003

2008

2013

2018

2023

2028
1998

2003

2008

2013

2018

2023

2028
1998

2003

2008

2013

2018

2023

2028
1998

2003

2008

2013

2018

2023

2028

Blé Maïs Autres céréales second. Riz

Note : blé : prix f.a.b. du blé rouge d’hiver de catégorie n° 2, ports des États-Unis ; maïs : prix f.a.b. du maïs
jaune de catégorie n˚ 2, ports des États-Unis ; céréales secondaires : prix f.a.b. de l’orge fourragère, port de
Rouen, France ; riz : prix f.a.b. du riz moyen complètement blanchi, port de Bangkok, Thaïlande.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

À l’horizon 2028, les échanges mondiaux de céréales devraient croître de 76 Mt pour


atteindre 503 Mt. La Fédération de Russie rejoint le devant de la scène internationale et
s’est inscrite au premier rang des exportateurs de blé ces dernières années, supplantant en
2016 l’Union européenne à la première place. Le pays devrait conserver la première place
pendant toute la période examinée, avec 20.3 % des exportations mondiales en 2028.
S’agissant du maïs, les États-Unis resteront en tête des exportations, même si leur part de
marché évoluera à la baisse à mesure que le Brésil, l’Argentine, l’Ukraine et la Fédération

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


138  3. CÉRÉALES

de Russie occuperont une plus grande place sur les marchés mondiaux de cette céréale.
L’Union européenne, l’Australie et les Amériques devraient se maintenir aux premiers
rangs des exportations de céréales secondaires (principalement de seigle et de sorgho).
Néanmoins, la hausse de leurs exportations sera limitée par les protections commerciales
et l’intensification de la concurrence du maïs sur les marchés des aliments pour animaux.
En ce qui concerne le riz, les principaux fournisseurs mondiaux resteront l’Inde, la
Thaïlande, le Viet Nam et le Pakistan, tandis que le Cambodge et le Myanmar joueront un
rôle accru.
Du fait des efforts déployés par la Chine – en particulier pour réduire ses stocks de maïs –
les stocks mondiaux de céréales devraient se resserrer au cours de la période de projection.
Cela entraînera une baisse du ratio mondial stocks/consommation de céréales, qui passera
de 33 % pendant la période de référence à 27 % en 2028. Si ce fléchissement risque de
provoquer une hausse des prix, les stocks mondiaux de céréales se maintiendront
généralement à un niveau élevé au cours de la période considérée, voire augmenteront en
ce qui concerne le blé et les céréales secondaires. La demande en Chine d’aliments pour
animaux, ainsi que le niveau global de l’offre intérieure et les effets connexes sur les stocks,
constitueront les principales incertitudes durant la période considérée.

3.3. Prix

Le prix international du blé – dont la référence est le prix f.a.b. du blé rouge d’hiver de
catégorie n° 2, ports des États-Unis – devrait passer à 241 USD/t en 2018, ce qui représente
la deuxième année consécutive de hausse après une tendance à la baisse amorcée en 2013.
Avec des prix en termes réels du pétrole supposés faibles (et stationnaires), des prévisions
de récolte moyennes et une croissance des exportations modérée, le prix international du
blé devrait reculer en termes réels durant la période couverte par les projections, mais
légèrement augmenter par rapport à la période de référence, pour atteindre 238 USD/t en
2028 (graphique 3.1).
Le prix international du maïs – dont la référence est le prix f.a.b. du maïs jaune de catégorie
n° 2, ports des États-Unis – devrait s’élever en moyenne à 160 USD/t en 2018, soit un
niveau inchangé depuis 2017. Bien que les stocks mondiaux de maïs diminuent, les efforts
de déstockage de la Chine, les prévisions de baisse des prix de l’énergie et des intrants,
ainsi que le ralentissement anticipé de la hausse de la demande des exportations par rapport
à la précédente décennie auront pour effet de limiter l’augmentation en termes réels du prix
international du maïs. Par conséquent, alors que le prix nominal devrait croître à 186 USD/t
d’ici à 2028, cette hausse restera inférieure à l’inflation, ce qui signifie que le prix réel sera
en baisse.
S’agissant des céréales secondaires, le prix sur le marché mondial, mesuré par le prix de
l’orge fourragère (France, prix f.a.b. Rouen), devrait se hisser à 221 USD/t en 2018, ce qui
représente la deuxième année consécutive de hausse après une tendance à la baisse amorcée
en 2013. À moyen terme, le prix international des céréales secondaires devrait décroître en
termes réels jusqu’à 216 USD/t en 2028, car les mesures de protection des échanges et
l’intensification de la concurrence du maïs empêcheront la hausse de la demande
d’importations en Chine.
Le prix international du riz (riz moyen complètement blanchi de Thaïlande, f.a.b. Bangkok)
est passé à 447 USD/t en 2018, soit le plus haut niveau depuis 2014. Au cours de la période
de projection, la demande d’importations de riz en Afrique subsaharienne (qui connaît une
croissance démographique rapide) devrait être forte. Cependant, les importantes hausses de

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


3. CÉRÉALES  139

production – favorisées par l’action publique – dans les principaux pays importateurs
d’Asie vont sans doute limiter l’augmentation des importations mondiales de riz à moins
de la moitié du pourcentage enregistré lors de la précédente décennie. Le prix nominal
progressera donc moins que l’inflation, et atteindra 470 USD/t en 2028.

3.4. Production

La production mondiale de céréales devrait croître de 1.2 % par an entre la période de


référence et 2028 – où elle s’élèvera à 3 053 Mt –, une grande partie de cette hausse étant
due aux rendements accrus (graphique 3.2). Au cours de la période de projection, le
rendement moyen des céréales à l’échelle mondiale devrait progresser de 1.1 % par an
(contre 1.9 % au cours de la précédente décennie) sous l’effet des progrès de la
biotechnologie, des évolutions structurelles (vers des exploitations de plus grande taille),
ainsi que de l’amélioration des pratiques agricoles. La superficie totale ne devrait
augmenter que légèrement, principalement du fait de l’extension des terres agricoles
(Afrique, Europe de l’Est et Amérique latine), des cultures multiples (Amérique latine) et
de la conversion des prairies en terres cultivables (Inde). Dans le monde développé,
l’augmentation de la superficie affectée aux céréales sera limitée par les restrictions
imposées à la conversion de forêts ou de prairies en terres arables, l’urbanisation en cours
et la faiblesse des prix des céréales par rapport à d’autres végétaux. La hausse de la
production mondiale de céréales devrait avoir lieu majoritairement en Asie, Amérique
latine, Afrique et Europe de l’Est (graphique 3.3), où les politiques nationales
d’autosuffisance alimentaire encourageront non seulement l’extension des superficies mais
aussi la recherche de variétés de semences permettant une augmentation plus rapide des
rendements. Par le passé, ces politiques – qui incluaient également des subventions aux
intrants, le soutien des prix, des paiements directs, des prêts agricoles, une assurance à taux
préférentiel, l’accès à de meilleures variétés de semences et des services de vulgarisation –
avaient un certain effet en matière de hausse de la production. Le problème est que leur
succès dépendait en grande partie de leur chronologie et de leur mise en œuvre.
La production mondiale de blé devrait augmenter de 86 Mt pour s’établir à 838 Mt d’ici à
2028, soit un rythme plus modéré que celui de la décennie précédente. Dans le monde
développé, c’est dans l’Union européenne que la hausse de cette production devrait être la
plus forte, avec des rendements élevés, des prix compétitifs et des céréales de qualité. La
production de blé devrait s’accroître de 41 Mt à l’horizon 2028 dans les pays développés,
et de 45 Mt dans les pays en développement, ce qui représente une augmentation minime
de la contribution de ces pays à la production mondiale. L’Inde, qui est le troisième plus
gros producteur de blé, verra sa production augmenter de 15.5 Mt d’ici à 2028. Cette hausse
est largement due à la politique indienne du prix de soutien minimum, qui garantit aux
agriculteurs un revenu stable grâce à un programme d’achats publics. Il est supposé, dans
ces Perspectives, que les terres irriguées continueront de représenter plus de 95 % de la
zone de production. En plus de l’Inde, d’autres pays devraient également enregistrer une
forte progression de la production : l’Union européenne (+13 Mt), la Fédération de Russie
(+9 Mt), la Chine (+8 Mt) et l’Ukraine (+6 Mt). Dans la Fédération de Russie et en Ukraine,
l’accroissement de la production s’explique par l’utilisation de semences hybrides et
d’engrais produits domestiquement, les faibles coûts de l’énergie et l’existence de grandes
exploitations commerciales.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


140  3. CÉRÉALES

Graphique 3.2. Taux de croissance mondiaux des superficies récoltées


et des rendements pour les céréales

Superficie Rendement Augmentation totale

%
4.0
3.5
3.0
2.5
2.0
1.5
1.0
0.5
0.0
- 0.5
- 1.0
2009-18 2019-28 2009-18 2019-28 2009-18 2019-28 2009-18 2019-28 2009-18 2019-28
Total céréales Blé Maïs Autres céréales second. Riz

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

La production mondiale de maïs devrait s’accroître de 183 Mt à 1311 Mt au cours de la


prochaine décennie, les plus fortes augmentations étant enregistrées en Chine (+47 Mt),
aux États-Unis (+31 Mt), au Brésil (+25 Mt), en Argentine (+17 Mt) et en Ukraine (+6 Mt).
Selon les projections, en Chine, la production de cette céréale progressera plus lentement
(+2.1 % par an) que durant les dix précédentes années (+4.5 % par an) car les nouvelles
mesures prises par les pouvoirs publics en 2016 ont mis fin au soutien des prix du maïs et
au programme concomitant d’accumulation des stocks ; ces dispositions ont été remplacées
par des subventions agricoles directes et des achats obéissant à la logique du marché. Par
conséquent, sur le court terme, la Chine va délaisser la production de maïs pour se tourner
vers d’autres céréales comme le soja et le blé, mais elle pourrait revenir au maïs dans
quelques années lorsque les stocks seront redescendus à des niveaux plus viables. Aux
États-Unis, la superficie plantée en maïs restera stable et l’augmentation de la production
sera due surtout à la hausse des rendements. Au Brésil et en Argentine, la production
augmentera à la fois du fait de l’extension de la superficie plantée (nouvelles terres
agricoles et cultures multiples) et de la hausse de la productivité, toutes deux favorisées par
des politiques intérieures incitatives (par exemple des prêts à taux préférentiel) et par la
dépréciation des monnaies nationales. En Ukraine, la hausse de la production sera due en
grande partie à l’utilisation de variétés indigènes à haut rendement et d’un système de
culture pluviale.
La production mondiale d’autres céréales secondaires – comme le sorgho et l’orge – devrait
atteindre 325 Mt d’ici à 2028, soit 34 Mt de plus que durant la période de référence.
L’Éthiopie devrait représenter 16 % de la hausse de la production mondiale ; sa production
d’autres céréales secondaires augmentera de 5 Mt – pour s’établir à 19 Mt à l’horizon
2028 –, le teff et le sorgho représentant la majorité de cette hausse. Une progression
similaire est attendue dans l’Union européenne (+5 Mt), suivie par l’Inde, la Turquie et la
Chine (+1.9 Mt chacune). Aux États-Unis, la production d’autres céréales secondaires (en

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


3. CÉRÉALES  141

particulier de sorgho) va continuer à diminuer au cours de la période de projection sous


l’effet des mesures de protection des échanges et de la suppression des soutiens des prix du
maïs en Chine, qui ont entraîné une baisse de la compétitivité du prix des aliments de
substitution pour animaux par rapport au maïs. Globalement, la contribution du monde
développé à l’augmentation mondiale de la production sera limitée (+9 Mt), en partie à
cause d’un ralentissement de la hausse de la demande d’aliments pour animaux et de
l’intensification de la concurrence du maïs sur les marchés de l’alimentation animale. En
revanche, les gains de production seront importants dans les pays en développement
(+25 Mt), en particulier en Afrique où la demande sera en hausse du fait de la croissance
démographique et du développement du secteur de l’alimentation animale.
La production mondiale de riz devrait croître de 65 Mt pour se porter à 578 Mt en 2028. Si
l’augmentation sera minime dans les pays développés (+1 Mt), elle sera au contraire
relativement forte dans les pays en développement (+64 Mt). Pendant la période de
projection, la production mondiale supplémentaire sera attribuable en majeure partie à
l’Asie, qui contribuera pour 56 Mt à l’augmentation. La progression la plus importante
devrait avoir lieu en Inde (+21 Mt), le deuxième plus gros producteur de riz au monde. Ce
pays sera suivi par les pays d’Asie les moins avancés (+11 Mt), l’Indonésie (+7.6 Mt), la
Chine et le Viet Nam (+4 Mt chacun), et la Thaïlande (+3 Mt).

Graphique 3.3. Contribution régionale à la hausse de la production de céréales,


2016-18 à 2028

Riz Autres céréales second. Maïs Blé

Mt
220

170

120

70

20

Asie Amérique latine et Europe Afrique Amérique du Nord Océanie


-30 Caraïbes

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

En Inde, l’augmentation de la production de riz devrait être forte grâce à la hausse de


rendements. Le gouvernement encourage activement l’utilisation de nouvelles variétés de
semences et l’extension des systèmes d’irrigation. Il est présumé que cette tendance va se
poursuivre, ce qui permettra à ce pays de combler son écart de rendement par rapport aux
autres grands producteurs. Le maintien d’un prix de soutien minimum pendant la période
de projection devrait inciter à planter du riz. En Chine, premier producteur de riz au monde,
la production devrait croître à un rythme plus lent qu’au cours de la précédente décennie,

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


142  3. CÉRÉALES

car l’on anticipe une baisse de la superficie plantée en riz suite aux efforts des pouvoirs
publics pour résoudre les problèmes d’excès de l’offre.
En Thaïlande et au Viet Nam, qui sont deux importants fournisseurs de riz, l’augmentation
de la production dépendra de l’amélioration des rendements, en supposant que les efforts
des pouvoirs publics pour promouvoir une évolution vers des cultures alternatives portent
leurs fruits. Toutefois, comme pour d’autres producteurs de riz, les facteurs déterminants
seront, outre les aspects liés à l’infrastructure et aux intrants, la structure variétale des
plantations et l’utilisation de souches de semences améliorées. Les initiatives visant à
promouvoir la production de variétés de meilleure qualité mais à plus faible rendement
pourraient avoir des répercussions sur les améliorations futures du taux de productivité
dans les deux pays.
Dans les pays développés, la production va stagner ou revenir au niveau de la période de
référence en Corée, au Japon et dans l’Union européenne, mais elle va s’accroître aux États-
Unis et en Australie – toutefois sans dépasser le niveau record de 2010 dans le premier
pays, ni celui de 2001 dans le second. Les pays d’Asie les moins avancés – Myanmar,
Cambodge, République démocratique populaire lao et Bangladesh – devraient continuer à
accroître leurs niveaux de productivité à mesure qu’ils adopteront des variétés à plus haut
rendement et amélioreront leurs pratiques agricoles. Alors que l’on s’attend à une hausse
de la production dans de nombreux pays d’Afrique, le potentiel d’augmentation sera limité
par le fait que, selon les prévisions, ces pays vont continuer à pratiquer une culture à sec, à
utiliser peu d’intrants et à avoir une infrastructure agricole inadaptée.

3.5. Consommation

La consommation mondiale de céréales devrait s’accroître de 1.2 % par an au cours de la


période de projection. C’est moins que les 2.1 % par an enregistrés lors de la précédente
décennie car la demande en Chine, qui représentait 32 % de la hausse de la consommation
lors de la période précédente , est anticipée à la baisse et ne devrait représenter que 22 %
de la progression prévue. Pendant la période de référence, l’alimentation humaine
représentait la plus grosse part de la consommation mondiale de céréales (42 %), suivie par
l’alimentation animale (37 %) et l’utilisation industrielle (21 %). Au cours de la période de
projection, l’alimentation animale devrait enregistrer une croissance absolue (+156 Mt)
supérieure à celle de l’alimentation humaine (+147 Mt), d’où une légère augmentation de
sa part dans la consommation totale de céréales à l’horizon 2028. S’agissant de la
consommation humaine, l’essentiel de la demande supplémentaire viendra d’Afrique et
d’Inde, où les céréales de base demeurent les principales composantes du régime
alimentaire, et où la croissance démographique est rapide. Par ailleurs, alors que la
consommation moyenne par habitant de céréales a atteint un niveau de saturation à l’échelle
mondiale, elle est en forte hausse en Afrique, en particulier en Éthiopie (où la progression
est d’environ 20 kg par habitant) et dans les PMA d’Afrique subsaharienne (avec +10 kg
par habitant). Dans certaines régions d’Asie, en particulier l’Inde et l’Indonésie, la
consommation annuelle de céréales par habitant devrait s’accroître de plus de 5 kg d’ici à
2028. En Amérique latine, la progression serait plus modérée, aux environs de 6 kg sur
toute la période de projection.
Pour ce qui est de la consommation animale, la Chine continuera, selon les prévisions, de
représenter une part très importante (25 %) de la demande supplémentaire. Toutefois, les
Amériques – qui se situent dans les premiers rangs de la production et des exportations de
viande – devraient voir leur consommation animale s’accroître considérablement et
contribuer pour 17 % à la demande supplémentaire. L’Asie du Sud-Est, le Moyen-Orient,

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


3. CÉRÉALES  143

l’Afrique du Nord et l’Europe de l’Est enregistreront également une augmentation de la


consommation animale, sous l’effet de l’extension des secteurs de l’élevage et de la
production laitière. Enfin, l’utilisation industrielle des céréales, notamment pour la
production d’amidon et de biocarburants, sera en faible hausse car les politiques existantes
ne favoriseront sans doute pas une plus forte progression.
La consommation de blé devrait s’accroître de 94 Mt par rapport à la période de référence,
et être destinée en grande partie à la consommation humaine. On prévoit que la Chine
(+21 Mt), l’Inde (+12 Mt), l’Afrique continentale (+17 Mt) et le Moyen-Orient (+9 Mt)
représenteront plus des deux tiers de l’augmentation de la consommation totale en raison
de leurs régimes alimentaires à base de blé et de la croissance démographique. La
consommation humaine, qui restera stable (environ deux tiers de la consommation totale),
représentera 55 % de l’augmentation de la demande totale, la faible progression
s’expliquant par la légère baisse de la consommation mondiale par habitant et le rythme
modéré de la croissance démographique. La consommation animale devrait elle aussi
s’accroître plus modestement (+21 Mt) que pendant la période de référence en raison du
ralentissement de la production animale mondiale et de la plus grande compétitivité des
produits pour l’alimentation animale à base de maïs. La production mondiale d’éthanol à
base de blé devrait augmenter de 3 Mt, sous l’effet des efforts déployés par la Chine pour
produire plus d’éthanol. Dans l’Union européenne – qui fut pendant la précédente décennie
un gros utilisateur de blé aux fins de la production d’éthanol –, les politiques en matière de
biocarburants ne devraient plus favoriser la poursuite de la croissance des biocarburants de
première génération. La production mondiale de blé étant globalement plus élevée que sa
consommation pendant toute la période de projection, le ratio stocks/consommation à
l’échelle mondiale atteindrait 40 % en 2028, soit une progression de 1 point de pourcentage
par rapport à la période de référence.

Graphique 3.4. Stocks et ratio stocks/consommation de céréales à l’échelle mondiale

Stocks Stock sur consommation (axe de droite)


Mt %
500 45
450 40
400 35
350
30
300
25
250
20
200
15
150
100 10

50 5
0 0
2013
2008

2013

2018

2023

2028
2008

2013

2018

2023

2028
2008

2013

2018

2023

2028
2008

2018

2023

2028

Blé Maïs Autres céréales second. Riz

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


144  3. CÉRÉALES

La consommation mondiale de maïs devrait augmenter de 189 Mt au cours de la période


de projection, soit un peu moins que les 265 Mt de la précédente décennie. Le maïs étant
principalement une culture fourragère (à 59 % pendant la période de référence), cette
hausse plus faible de sa consommation est liée à l’évolution de la demande d’aliments pour
animaux qui, durant la période de projection, se caractérise par une plus grande efficience
de la consommation animale et un ralentissement de la croissance de la production animale.
Par ailleurs, la hausse de la consommation de maïs pour la production de biocarburant, qui
a plus que doublé au cours de la précédente décennie, devrait être limitée car les politiques
actuelles en matière de biocarburants n’encourageront sans doute pas les gros producteurs
à produire davantage. La consommation animale représente la majeure partie (63 %) de
l’augmentation prévue en raison du développement du secteur de l’élevage en Chine, dans
les Amériques et en Asie du Sud-Est. La consommation humaine de maïs devrait progresser
de 27 Mt, sous l’effet à la fois de la croissance démographique et de l’augmentation de la
consommation mondiale par habitant. C’est en Afrique subsaharienne, où le maïs blanc est
un aliment de base important et où la croissance démographique est rapide, que la
progression de la consommation humaine devrait être la plus forte (+13 Mt).
La Chine a modifié en 2016 sa politique relative au maïs en supprimant le dispositif de
soutien des prix du marché qui était en vigueur depuis 2008. Cette modification était
motivée par la nécessité de réduire les énormes stocks de maïs (qui, d’ailleurs, se
dégradaient), de mettre fin aux pratiques agricoles non viables et de répondre aux
préoccupations environnementales. La Chine a donc mis en place une subvention directe
sur le maïs et remplacé le programme de stockage par des achats obéissant à la logique du
marché. Selon les prévisions, ce changement de politique permettra d’écouler les stocks
accumulés par la Chine, et ainsi de revenir à un ratio stocks/consommation plus viable
(17 %) à l’horizon 2028. En partant de cette hypothèse, ce ratio passera, au niveau mondial,
de 34 % pendant la période de référence à 18 % en 2028 (graphique 3.4).
La consommation mondiale d’autres céréales secondaires devrait augmenter de 32 Mt soit
1 % par an sur la période visée, ce qui est nettement plus rapide que la progression de
0.5 % par an enregistrée lors de la précédente décennie. Une progression similaire est
prévue pour la consommation humaine et animale (+14 Mt chacune). La consommation
dans les pays développés devrait rester stable en raison d’une hausse plus réduite de la
demande d’aliments pour animaux, ce qui veut dire que les pays en développement – en
particulier en Afrique – représenteront une part importante de l’augmentation de la
consommation (graphique 3.5). La principale raison de la hausse de la consommation dans
les pays africains est l’accroissement de la consommation humaine, lui-même dû à une
augmentation de la consommation par habitant et une croissance démographique rapide.
S’agissant de l’alimentation animale, les pays du Moyen-Orient (en particulier l’Iran et la
Turquie) et l’Amérique latine contribueront pour une part importante à la hausse de la
consommation du fait du développement des secteurs de l’élevage et de l’aviculture. Dans
la mesure où la consommation humaine devrait augmenter davantage que la consommation
animale, sa part dans la consommation totale passerait de 27 % environ pendant la période
de référence à 29 % en 2028. Par ailleurs, la consommation étant inférieure à la production,
le ratio stocks/consommation mondial passerait de 18 % pendant la période de référence à
20 % en 2028.

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3. CÉRÉALES  145

Graphique 3.5. Consommation de céréales dans les pays développés et en développement

Autre utilisation Biocarburants Alimentation animale Alimentation humaine

Mt
900
800
700
600
500
400
300
200
100
0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Développés En développement Développés En développement Développés En développement Développés En développement
Blé Maïs Autres céréales second. Riz

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

Encadré 3.1. Répercussions économiques des politiques de stockage public du riz en Asie

Au cours de la précédente décennie, un certain nombre de pays du monde entier ont eu de


plus en plus recours à des programmes de stockage public consistant pour les pouvoirs
publics à acheter, stocker et distribuer des produits alimentaires de base. Les objectifs de
ces programmes vont de la stabilisation des prix au soutien de programmes de distribution
régulière de denrées alimentaires, en passant par l’aide alimentaire temporaire en période
de crise. Cela dit, tous ces programmes n’atteignent pas leurs objectifs. La plupart de ceux
visant à constituer des « stocks régulateurs » (c’est-à-dire des stocks publics destinés à
stabiliser les prix) n’ont pas réussi à réduire la volatilité des prix et certains l’ont même
accrue, ce qui signifie que ces programmes – dans lesquels sont injectés des fonds publics –
sont mis en place au détriment de politiques plus efficaces (Deuss, 2015 ; World Bank,
2012).
Outre leur efficacité variable, les programmes de stockage public peuvent aussi avoir des
effets additionnels imprévus sur les marchés intérieurs et internationaux. De plus, aux
effets sur les prix, la production, la consommation et les échanges peuvent s’ajouter des
impacts sur les budgets publics et l’activité du secteur privé. L’ampleur de ces impacts
dépend non seulement de la taille des programmes, mais aussi de leur fonctionnement,
c’est-à-dire des circuits utilisés pour acquérir et écouler les stocks publics (graphique 3.6).
Le rapport intitulé The Economic Effects of Public Stockholding Policies for Rice in Asia
(OCDE, 2018) compare le fonctionnement des programmes de stockage public du riz dans
8 pays d’Asie – Bangladesh, Chine, Corée, Inde, Indonésie, Japon, Philippines et
Thaïlande – et examine leurs effets sur le plan économique. L’analyse simule, en prenant
pour référence une situation de maintien des politiques existantes, les impacts sur le moyen
terme (2018-2030) de la mise en œuvre d’un programme de stockage public de haut niveau

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146  3. CÉRÉALES

(scénario « haut ») ou de bas niveau (scénario « bas »). Le niveau des stocks publics
équivaut à trois mois de consommation intérieure de riz dans le scénario « haut », et à deux
semaines dans le scénario « bas ».

Graphique 3.6. Fonctionnement général des programmes de stockage public

Source : OCDE (2018)..

L’analyse montre que ces programmes peuvent avoir de nombreux effets sur les marchés
intérieurs et internationaux : dans le scénario « haut », la disponibilité du riz sur les
marchés serait réduite, ce qui entraînerait une hausse des prix intérieurs (graphique 3.7) et
mondiaux de cette céréale par rapport à la situation de référence, alors que c’est l’inverse
qui se produirait dans le scénario « bas ». Ces effets seraient très prononcés au cours de la
période transitoire de trois ans au cours de laquelle des modifications sont apportées aux
programmes ; les impacts structurels persisteront toutefois – quoique de moindre
intensité – sur le moyen terme. En plus de la modification du niveau des achats (le maintien
de stocks élevés nécessite en effet d’acheter des volumes plus importants en continu) et des
conséquences sur les prix et la disponibilité à l’échelle nationale et internationale, ces
programmes auront une incidence sur les dépenses publiques et le niveau des stocks privés.
Dans le scénario « haut » par exemple, les stocks privés seraient plus faibles à moyen terme
que dans la situation de référence, car ils seraient mobilisés pour la constitution de stocks
publics. La situation serait inverse dans le scénario « bas ».
Un dernier constat de première importance concerne la capacité des stocks publics à
protéger les marchés contre les chocs survenant du côté de l’offre. L’analyse montre que
si la constitution de stocks publics importants peut au début atténuer l’impact sur les prix
et la disponibilité d’une baisse de la production mondiale, des stocks plus faibles favorisent
en revanche une reprise plus rapide et le retour à une situation normale. De surcroît, le
maintien de stocks publics peu élevés permet de réduire considérablement les dépenses de

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


3. CÉRÉALES  147

l’État, et ainsi de consacrer les fonds correspondants à d’autres stratégies d’atténuation des
situations (d’urgence) de pénurie alimentaire.

Graphique 3.7. Pourcentage de variation des prix aux producteurs

% scénario de haut niveau par rapport au scénario de base % scénario de bas niveau par rapport au scénario de base
20 2
1
15 0
-1
10
-2
-3
5
-4

0 -5
-6
-5 -7
2017 2019 2021 2023 2025 2027 2029 2017 2019 2021 2023 2025 2027 2029

Bangladesh Chine Inde Indonésie


Japon Corée Philippines Thaïlande

Source : Simulations de l’OCDE à l’aide du modèle Aglink-Cosimo de l’OCDE/FAO.


StatLink 2 [Link]

Que doivent faire les pouvoirs publics ?


Lorsqu’ils envisagent de modifier le niveau des stocks publics, les gouvernements doivent
évaluer avec soin non seulement les impacts éventuels à court terme sur le marché, mais
aussi les conséquences à moyen terme sur les marchés intérieurs et internationaux. Ils
doivent aussi prendre conscience qu’augmenter le niveau des stocks publics a un coût sur
le plan budgétaire et peut dissuader le secteur privé de participer à la constitution de ces
stocks.
Deuss, A. (2015), « Review of the performance and impacts of recent stockholding policies », in Issues in
Agricultural Trade Policy, Éditions OCDE, Paris, [Link]
OCDE (2018), The Economic Effects of Public Stockholding Policies for Rice in Asia, Éditions OCDE, Paris,
[Link]
Banque mondiale (2012), Using Public Food Grain Stocks to Enhance Food Security, Report N° 71280- GLB,
Septembre, 2012.

La consommation mondiale de riz devrait s’accroître de 67 Mt d’ici à 2028. Si


l’alimentation humaine directe reste sa principale forme de consommation, le riz reste un
aliment de base important en Asie, en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes.
Selon les prévisions, la consommation totale de riz progressera d’environ 1.1 % par an –
contre 1.4 % par an au cours de la précédente décennie –, principalement en raison de la
croissance démographique. La hausse attendue de la consommation est presque
entièrement attribuable à l’augmentation de la demande alimentaire dans les pays en
développement (graphique 3.5), en particulier en Asie (+35 Mt) et en Afrique (+17 Mt).
Du fait de la diversification des régimes alimentaires – due à la hausse des revenus –, la
consommation de riz par habitant devrait stagner, ou n’augmenter que légèrement, dans la
plupart des pays d’Asie, où la majeure partie de la production est consommée au niveau
intérieur. La seule exception est l’Inde, où la consommation annuelle par habitant va

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


148  3. CÉRÉALES

s’accroître de 4 kg au cours des dix prochaines années, en partie sous l’effet de la politique
sociale du gouvernement visant à améliorer la sécurité alimentaire des ménages défavorisés
par la distribution publique de céréales alimentaires. En Afrique, où le riz acquiert une
place de plus en plus importante parmi les aliments de base, la consommation par habitant
devrait croître plus rapidement (d’environ 5 kg) au cours de la période de projection
(tableau 3.1). À l’échelle mondiale, la consommation moyenne de riz par habitant pour
l’alimentation humaine devrait augmenter de 1 kg, pour s’établir à 55 kg par an. Avec une
augmentation de la consommation de riz légèrement plus rapide que l’offre mondiale, le
ratio stocks/consommation mondial va quelque peu diminuer, d’un taux élevé de 34 %
pendant la période de référence à 32 % à l’horizon 2028.

Tableau 3.1. Consommation de riz par habitant

KG/personne/an

Taux de croissance
2016-18 2028
(% par an)
Afrique 26.1 30.7 1.26
Asie et Pacifique 77.8 78.7 0.11
Amérique du Nord 12.8 12.9 0.23
Amérique latine et Caraïbes 28.6 28.4 -0.03
Europe 5.8 6.1 0.42

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]

3.6. Échanges

Le commerce mondial de céréales devrait s’accroître de 76 Mt au cours de la période de


projection, pour atteindre 503 Mt à l’horizon 2028 (graphique 3.8). En adéquation avec les
prévisions de ralentissement de la hausse de la demande, le volume des échanges de
céréales progressera de 1.5 %, soit moins que les 5.0 % d’augmentation par an enregistrés
lors de la précédente décennie, ce qui portera à environ 16 % la part des échanges dans la
consommation mondiale au cours de la période de projection. De manière générale, les
Amériques, la région de la mer Noire et l’Australie approvisionneront en céréales les pays
situés au sein et en dehors de leurs régions, où la demande croissante de l’alimentation
humaine et animale ne peut être satisfaite intérieurement. Cette situation devrait se
poursuivre au cours de la prochaine décennie, car la part combinée des cinq principaux
exportateurs de céréales devrait rester stable.
Les exportations de blé devraient augmenter de 27 Mt, pour s’établir à 203 Mt d’ici à 2028.
La Fédération de Russie a supplanté l’Union européenne au premier rang des exportations
en 2016, à la faveur de la compétitivité de ses prix et de sa proximité géographique avec
les principaux pays importateurs du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. L’Égypte, qui est
le plus gros importateur de blé au monde, a récemment réduit son exigence concernant la
teneur en protéines du blé importé, ce qui l’amène à préférer le blé de la mer Noire. Au
cours de la précédente décennie, l’offre des principaux pays producteurs de blé de cette
région – la Fédération de Russie, le Kazakhstan et l’Ukraine – avait été irrégulière,
principalement à cause des fluctuations des rendements. La production s’est toutefois
accrue plus vite que la consommation en raison de l’adoption de variétés de semences
améliorées. Par voie de conséquence, une hausse de la production est attendue dans ces
pays, ce qui entraînera une augmentation de leurs parts dans les exportations mondiales de

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


3. CÉRÉALES  149

blé (graphique 3.9). La Fédération de Russie devrait se maintenir à la première place d’ici
à 2028 – avec une part d’environ 20 % dans les exportations mondiales de blé–, suivie par
l’Union européenne (15 %), les États-Unis (13 %), le Canada (12 %) et l’Ukraine (11 %).
La part des exportations de l’Union européenne augmentera légèrement en raison de la
compétitivité des prix de l’UE, de la qualité de ses céréales et de sa proximité avec ses
principaux marchés en Afrique et en Asie. Selon les prévisions, les importations de blé vont
se répartir plus largement entre un grand nombre de pays, les cinq premiers – Égypte,
Indonésie, Algérie, Brésil et Philippines – représentant une part cumulée d’environ 25-
27 % au cours de la période de projection.

Graphique 3.8. Volumes des échanges mondiaux de céréales par produit

Riz Autres céréales second. Maïs Blé


Mt
600

500

400

300

200

100

0
2008 2013 2018 2023 2028

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

Les exportations de maïs devraient progresser de 33 Mt à 193 Mt en 2028. La part des


exportations des cinq principaux exportateurs – États-Unis, Brésil, Ukraine, Argentine et
Fédération de Russie – représentent 89 % pendant la période de référence et passeront à
91 % en 2028 sous l’effet de la hausse des quantités exportables au Brésil, en Argentine et
en Ukraine. Les États-Unis devraient conserver la première place du classement – avec des
exportations en hausse de 5 Mt, se situant donc à 66 Mt à l’horizon 2028 –, mais leur part
dans les exportations sera en baisse (de 38 % à 34 %) car les acheteurs d’Asie du Sud-Est
manifestent des préférences pour le maïs d’Amérique du Sud en raison de leur perception
de son niveau d’humidité et de la dureté du grain. Dans son ensemble, l’Amérique latine
devrait voir sa part dans les exportations mondiales passer de 36 % pendant la période de
référence à 41 % en 2028 (graphique 3.9), du fait de l’augmentation de la production
favorisée par les politiques intérieures (par exemple, des prêts à taux préférentiel) et de la
dépréciation des monnaies locales. Selon les prévisions, l’Ukraine et la Fédération de
Russie enregistreront une hausse de leurs exportations de maïs, car leur offre augmentera
plus vite que la consommation intérieure, entrainant l’écoulement des excédents sur le
marché mondial.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


150  3. CÉRÉALES

Graphique 3.9. Parts des principales régions exportatrices dans les exportations mondiales

2016-18 2028

%
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
Mer Noire Amérique du Union Amérique Amérique du Mer Noire Mer Noire Union Océanie Asie du Sud Inde Pakistan
Nord européenne latine Nord européenne Est
Blé Maïs Autres céréales second. Riz

Note : La région de la mer Noire comprend la Fédération de Russie, l’Ukraine et le Kazakhstan


Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

Pendant la période de référence, les cinq premiers pays importateurs de maïs – Mexique,
Union européenne, Japon, Corée et Égypte – représentaient 43 % des importations
mondiales. Le Viet Nam, qui enregistre un accroissement de ses importations de maïs
depuis 2012, devrait remplacer la Corée au quatrième rang mondial, sous l’impulsion du
développement de ses secteurs de l’élevage et de l’aviculture. La Malaisie devrait, du fait
du développement continu de son secteur de l’élevage, accroître encore ses importations.
En Chine, sous l’effet du changement de politique en 2016 (suppression du dispositif de
soutien des prix et du programme de stockage qui y était associé), la hausse de la production
de maïs devrait ralentir. À mesure que les stocks diminueront et reviendront à des niveaux
plus viables, un resserrement de l’offre devrait favoriser la progression des importations à
un niveau proche du contingent tarifaire de 7.2 Mt d’ici à 2028.
Contraint par les mesures de protection des échanges (particulièrement en Chine) et par
l’intensification de la concurrence du maïs sur les marchés de l’alimentation animale, le
volume des échanges internationaux d’autres céréales secondaires – telles que l’orge et le
sorgho – ne devrait s’accroître que de 3 Mt durant la période concernée, contre presque
10 Mt enregistrés pendant la décennie écoulée. Entre 2012 et 2014, les importations par la
Chine d’autres céréales secondaires ont augmenté de 2.9 Mt à 20.2 Mt, sous l’influence du
prix intérieur élevé du maïs (dans le cadre du dispositif de soutien des prix) et des
restrictions commerciales limitées. Depuis lors, la suppression des prix de soutien et
l’écoulement qui s’en est suivi des stocks existants de maïs, ainsi que les tarifs douaniers,
ont entraîné une baisse des importations d’autres céréales secondaires par la Chine. Pendant
la période de référence, les cinq principaux exportateurs – Union européenne, Australie,
Ukraine, Canada et États-Unis – représentaient 72 % des exportations mondiales ; ce
pourcentage devrait fléchir à 71 % en raison de la baisse des exportations de sorgho par les
États-Unis causée par les tarifs douaniers chinois. Par ricochet, la Fédération de Russie
remplacera les États-Unis au cinquième rang des exportateurs d’autres céréales secondaires

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


3. CÉRÉALES  151

car son accès privilégié aux marchés d’Iran et des pays d’Asie centrale lui permettra de
maintenir le niveau de ses exportations. Contrairement aux importations de maïs et de blé,
les importations d’autres céréales secondaires sont beaucoup moins réparties entre les pays.
Les cinq principaux importateurs – Chine, Arabie saoudite, République islamique d’Iran,
Japon et États-Unis – absorbent 66 % des échanges mondiaux, la Chine en représentant
29 % à elle seule en 2028.
Les échanges mondiaux de riz devraient s’accroître de 2.3 % par an au cours de la période
de projection, soit une hausse des volumes échangés de 12 Mt, à 164 Mt en 2028. La part
de marché des cinq principaux exportateurs de riz – Inde, Thaïlande, Viet Nam, Pakistan
et États-Unis – devrait passer, au cours de la période considérée, de 77 % à 75 %. L’Inde
restera le premier exportateur de riz au monde, la demande de ses marchés traditionnels
d’Afrique et du Proche-Orient assurant la hausse des exportations. La Thaïlande, dont le
riz proposé à l’exportation est toujours majoritairement de qualité supérieure, devrait se
maintenir au deuxième rang mondial des exportations. Quant au Viet Nam, l’augmentation
prévue de ses exportations sera due en partie aux efforts engagés par le pays pour diversifier
la composition variétale de l’offre de riz, qui pourrait entraîner un accroissement de ses
livraisons au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie de l’Est. Les trois pays susmentionnés
pourraient toutefois être confrontés à une concurrence accrue sous l’effet des prévisions de
croissance des exportations de riz chinois à destination de l’Afrique, ainsi que de
l’importance accrue du Cambodge et du Myanmar en tant que fournisseurs de riz pendant
la période de projection. Compte tenu de leurs prix compétitifs et de l’abondance des
quantités exportables, les exportations totales de ces pays devraient croître de 4 Mt valeur
de la période de référence à 7 Mt en 2028.
La plus forte hausse des importations sera enregistrée dans les pays africains, où la
demande – stimulée par l’augmentation de la consommation par habitant et la croissance
démographique rapide – devrait dépasser la production. Selon les prévisions, les
importations totales dans cette région progresseront de 17 Mt pendant la période de
référence à 29 Mt en 2028. Cela porterait la part de l’Afrique dans les importations
mondiales de riz de 35 % à 49 %, et la région deviendrait la première destination des flux
mondiaux de cette céréale. Le Nigéria, en particulier, devrait plus que doubler ses
importations de riz à l’horizon 2028 et atteindre quasiment les mêmes quantités que celles
anticipées pour la Chine, qui est le premier importateur de riz au monde. Les PMA
d’Afrique subsaharienne enregistreraient une forte hausse de leurs importations, de 8 Mt
pendant la période de référence à 14 Mt en 2028. Avec ses réserves abondantes et ses efforts
poussés pour lutter contre le trafic de riz via sa frontière méridionale, la Chine devrait
assister à une légère baisse de ses importations de riz ; elle restera néanmoins un important
débouché commercial de cette céréale pendant la période de projection. Outre la Chine et
le Nigéria, les cinq plus gros importateurs de riz sont les Philippines, l’Union européenne
et l’Iran, qui représentent globalement quelque 26 % des importations mondiales pendant
la période de référence.
S’agissant des Philippines, les prévisions ne tiennent pas compte du remplacement récent
des restrictions quantitatives des importations de riz par des droits sur les importations,
suite à l’adoption de la loi de la République N° 11203 en février 2019. Les modalités de
mise en œuvre de ce texte ne sont en effet pas encore définies, notamment en ce qui
concerne le stockage et la distribution publics de riz, ainsi que l’utilisation du fonds de
promotion de la compétitivité du riz (doté de 10 milliards PHP) établi par la loi, qui fournira
pendant six ans des aides aux producteurs locaux.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


152  3. CÉRÉALES

La variété Indica représente la majeure partie des échanges mondiaux de riz. La variété
Japonica, cultivée sous des climats plus tempérés, représente quelque 13 % de la production
mondiale de riz et environ 7 % des échanges. Le Japon, la Corée, l’Égypte et la Turquie
produisent et consomment presque exclusivement du riz Japonica ; les prévisions relatives
à ces pays représentent donc la projection à moyen terme de cette variété. Les plus gros
exportateurs sont les États-Unis, l’Australie, l’Union européenne et la Chine, où le Japonica
représente respectivement quelque 21 %, 80 %, 77 % et 35 % de la production de riz.
S’agissant des importations, l’Asie du Nord-Est (Japon, Corée et Taipei chinois) reste la
principale destination du riz Japonica, suivie par le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, où
la demande s’accroît. De plus en plus de PMA interviennent dans le commerce du riz,
l’Asie pour les exportations et l’Afrique pour les importations. Il s’agit d’un cas unique
dans lequel un groupe de PMA devrait contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire
de PMA situés dans une autre région.

3.7. Principales questions et incertitudes

Bien que les hypothèses climatiques donnent lieu à des perspectives de production positives
pour les principales régions céréalières, les ravageurs, les maladies des végétaux et les aléas
météorologiques accentués par le changement climatique pourraient entraîner une plus
grande volatilité des rendements des cultures, avec des conséquences sur l’offre et les prix
au niveau mondial. Les variations historiques du rendement des cultures ont été plus
marquées en Australie, au Kazakhstan, dans la Fédération de Russie et en Ukraine. Les
rendements des cultures en Amérique du Sud – notamment en Argentine, au Brésil, au
Paraguay et en Uruguay – affichent également une variabilité élevée. Ces dernières années,
la participation accrue de la région de la mer Noire aux marchés mondiaux des céréales a
atténué certains des risques associés à l’insuffisance des récoltes dans les principaux pays
exportateurs. L’augmentation continue de sa participation aux exportations pendant la
prochaine décennie pourrait réduire les risques de volatilité des rendements dans certaines
régions. Par ailleurs, la survenue de maladies (comme celle causée par la chenille
légionnaire d’automne) dans les grands pays producteurs et exportateurs pourrait avoir un
impact considérable sur les marchés mondiaux.
Le développement futur des marchés mondiaux du maïs et du blé est encore incertain car
les principaux pays exportateurs d’Amérique du Sud pourraient connaître une hausse
sensible des prix due à la supposée dépréciation de leurs taux de change. Dans cette région,
les prix internationaux exprimés en dollars pourraient chuter, et les producteurs et sociétés
d’export pourraient bénéficier d’une majoration des prix – due à l’affaiblissement de leur
monnaie nationale – qui stimulerait la production. L’incertitude des taux de change dans la
région pourrait avoir une incidence sur la production et les quantités exportables.
La demande d’aliments pour animaux en Chine, ainsi que le niveau global de l’offre
intérieure et les effets connexes sur les stocks, constitueront les principales incertitudes
durant la période considérée. On ne dispose aujourd’hui d’aucun état exhaustif et officiel
de l’équilibre du marché dans ce pays. S’appuyant sur le troisième recensement agricole
national datant de 2018, les autorités chinoises ont revu leurs estimations de la production
végétale, avec une nette évolution de la production de maïs (+266 Mt) au cours des dix
dernières années. En revanche, aucun chiffre n’est fourni concernant l’alimentation animale
ou les stocks. Le scénario de référence actuel utilise les estimations du ministère de
l’Agriculture des États-Unis, dans lesquelles la production supplémentaire est répartie entre
les estimations précédentes des stocks et de la consommation animale. Pour autant, malgré
cette révision, la production de maïs en Chine est en baisse depuis trois ans sous l’effet du

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


3. CÉRÉALES  153

changement de politique introduit en 2016 – qui a remplacé le dispositif de soutien des prix
du marché par un programme de subvention directe pour le maïs. On suppose que cette
nouvelle disposition entraînera, au cours de la période de projection, un écoulement des
stocks accumulés par la Chine (graphique 3.10). Toutefois, si le niveau des stocks descend
en fait très en dessous des estimations actuelles, il est possible que la Chine devienne un
gros importateur de maïs et ait par conséquent une grande influence sur les évolutions
futures des marchés mondiaux des céréales. De surcroît, les récents changements
intervenus dans la mise en œuvre du soutien aux producteurs de riz pourraient avoir une
incidence sur les décisions de production, ce qui entraînerait l’écoulement des stocks de
cette céréale. L’ampleur de cet écoulement est difficile à déterminer et pourrait différer de
la tendance supposée dans ces Perspectives.

Graphique 3.10. Stocks et ratio stocks/consommation de maïs à l’échelle mondiale

Stocks Stock sur consommation (axe de droite)

Mt %
500 100
450 90
400 80
350 70
300 60
250 50
200 40
150 30
100 20
50 10
0 0
2008

2013

2018

2023

2028

2008

2013

2018

2023

2028

2008

2013

2018

2023

2028
Chine 5 plus gros exportateurs Reste du monde

Principaux exportateurs (2016-2018) : États-Unis, Brésil, Argentine, Ukraine et Fédération de Russie


Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

Les prix des céréales pourraient être affectés par la possibilité d’un nouveau ralentissement
de la croissance économique des économies à croissance rapide et par une baisse des prix
de l’énergie induite par l’utilisation de nouvelles sources d’énergie et les nouvelles
technologies d’extraction. En outre, le renforcement des critères de sécurité alimentaire et
de durabilité dans la réforme des politiques relatives aux biocarburants et dans leur
élaboration (Union européenne, Brésil ou États-Unis) peut aussi avoir des effets sur la
demande de céréales.
Le contexte du commerce international des céréales est marqué par une incertitude
croissante qui risque d’avoir une incidence sur les flux commerciaux. Outre la protection
des échanges, le règlement des différends en cours (par exemple entre les États-Unis et la
Chine) et la perspective de nouveaux accords commerciaux au niveau régional pourront
avoir d’importantes répercussions sur l’évolution future des marchés de céréales.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


154 │ 4. OLÉAGINEUX ET PRODUITS OLÉAGINEUX

Oléagineux et produits oléagineux

Ce chapitre décrit la situation des marchés et présente les projections à moyen terme
relatives aux marchés mondiaux des oléagineux sur la période 2019-28. Il passe en revue
les évolutions prévues en termes de prix, de production, de consommation et d’échanges
pour le soja, les autres oléagineux, les tourteaux protéiques et les huiles végétales, et
examine en conclusion les principaux risques et incertitudes susceptibles d’avoir une
incidence sur les marchés mondiaux des oléagineux dans les dix années à venir.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


4. OLÉAGINEUX ET PRODUITS OLÉAGINEUX │ 155

4.1. Situation du marché

Les prix moyens des huiles végétales ont confirmé leur tendance à la baisse en 2018 et ont
atteint leur niveau le plus faible depuis dix ans. Les prix des tourteaux oléagineux et des
semences ont quant à eux augmenté durant le premier semestre de 2018 avant d’enregistrer
un recul semblable quoique moins spectaculaire. Les stocks importants dont disposent les
principaux pays exportateurs ainsi que les incertitudes qui planent sur les marchés en raison
des discussions commerciales entre les États-Unis et la République populaire de Chine (ci-
après dénommée « la Chine ») ont pesé sur l’évolution des prix.
La production mondiale de soja a progressé en 2018 sous l’effet de récoltes exceptionnelles
aux États-Unis et au Brésil, qui ont permis d’alimenter les stocks. La demande de tourteaux
protéiques s’est essoufflée compte tenu des mesures de rétorsion douanière que la Chine a
décidé d’appliquer aux exportations de soja américaines et de la réduction de la part des
tourteaux protéiques dans les rations alimentaires des animaux qui s’est ensuivie. En Chine,
la peste porcine africaine a continué de sévir dans le secteur de l’élevage, d’où un recul de
la demande d’aliments pour animaux. Par ailleurs, les pouvoirs publics se sont récemment
positionnés en faveur de la réduction de la part minimale de protéines dans les rations
alimentaires des animaux, qui avait été proposée par l’une des principales associations
professionnelles du secteur.
Le secteur des huiles végétales a été marqué par un ralentissement des échanges mondiaux
qui reflète essentiellement une diminution des importations indiennes d’huile alimentaire
en 2018. Cette situation tient à l’accroissement de la production interne d’oléagineux
couplée au relèvement des droits de douane. Plusieurs pays ont également accru leur
capacité de trituration et donc augmenté leurs importations de semences au détriment de
leurs achats d’huile et de tourteaux. En conséquence, les exportations des principaux
producteurs d’huiles végétales, tels que l’Indonésie et la Malaisie, ont moins progressé que
la moyenne, ce qui a entraîné une augmentation des stocks et un recul des prix. Pour toutes
ces raisons, l’Indonésie a relevé le niveau des obligations d’incorporation de biodiesel,
entraînant une hausse de la consommation intérieure d’huile de palme, qui est passée de
3.5 millions de litres en 2017 à 5.1 millions de litres en 2018.

4.2. Principaux éléments des projections

La production mondiale de soja devrait continuer de progresser de 1.6 % par an au cours


de la période de projection, l’extension des superficies exploitées étant à l’origine de
53 % de cette croissance à l’échelle mondiale. Avec une production intérieure qui atteindra
144 Mt d’ici à 2028, le Brésil deviendra le premier producteur mondial et détrônera les
États-Unis, dont la production devrait s’établir à 121 Mt à l’horizon 2028. La production
d’autres oléagineux augmentera de 1.4 % par an au cours de la décennie à venir, à un
rythme plus modéré que durant les dix années précédentes, sous l’effet d’un ralentissement
de la demande d’huile de colza en tant que matière première pour la production de biodiesel
européen. Le soja et les autres oléagineux resteront pour l’essentiel triturés pour produire
des tourteaux et de l’huile ; ces utilisations augmentant plus vite que les autres, notamment
la consommation alimentaire ou animale directe de soja, d’arachide ou de tournesol. Dans
l’ensemble, la trituration devrait absorber 91 % de la production mondiale de soja et
87 % de la production mondiale d’autres oléagineux en 2028.
L’huile végétale comprend l’huile obtenue par trituration de graines de soja et d’autres
oléagineux (55 % de la production mondiale environ), l’huile de palme (35 %) et l’huile de
palmiste, de coco et de coton. Bien que les superficies en palmiers à huile matures

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


156 │ 4. OLÉAGINEUX ET PRODUITS OLÉAGINEUX

s’étendent plus lentement, la production devrait progresser sensiblement en Indonésie


(4.6 Mt) et en Malaisie (2.3 Mt). Cependant, le relèvement de l’obligation d’incorporation
du biodiesel en Indonésie fera pression sur les approvisionnements en huile végétale à
moyen terme. La demande mondiale d’huile végétale progressera de 28 Mt d’ici à 2028, ce
qui va probablement contribuer à puiser dans les stocks et à faire augmenter les prix durant
la période de projection.
Les tourteaux de soja représentent la majeure partie de la production et de la consommation
de tourteaux protéiques. Comparé à la décennie passée, leur utilisation devrait moins
progresser (1.5 % par an contre 4.1 % par an) en raison d’une croissance plus lente de la
production mondiale de porc et de volaille, ainsi que par les efforts déployés par la Chine
pour abaisser la part des tourteaux protéiques intégrée aux rations alimentaires animales.
De ce fait, la consommation chinoise de tourteaux protéiques devrait croître légèrement
moins vite que celle de la production animale.
Les huiles végétales figurent parmi les produits agricoles les plus échangés sur les marchés
internationaux (40 %). L’Indonésie et la Malaisie, les deux premiers producteurs mondiaux
d’huile de palme – la principale huile végétale – continueront de dominer les échanges
(graphique 4.1) en exportant plus de 70 % de leur production combinée, qui représente à
elle seule près de 60 % des exportations mondiales.
Les échanges mondiaux de soja, dominés par les Amériques, devraient voir leur croissance
ralentir considérablement au cours de la prochaine décennie. Cette évolution est
directement liée au rythme d’augmentation des tonnages de soja importés en Chine afin d’y
être transformés, qui devrait faiblir. Parallèlement, le Brésil va renforcer sa place de
premier exportateur de soja.

Graphique 4.1. Exportations d’oléagineux et de produits oléagineux par région

États-Unis Canada Brésil Argentine Malaisie Indonésie Reste du monde


Mt
180

160

140

120

100

80

60

40

20

0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Soja Autres oléagineux Tourteaux protéiques Huiles végétales

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


4. OLÉAGINEUX ET PRODUITS OLÉAGINEUX │ 157

Le développement de la production et des exportations américaines et brésiliennes de soja


dépendra de l’issue des négociations commerciales en cours entre la Chine et les États-
Unis. La marge de progression de la production d’huile de palme en Indonésie et en
Malaisie reposera de plus en plus sur les activités de replantation et d’accompagnement en
vue d’améliorer les rendements (et non sur l’augmentation des superficies), qui ont pêché
par manque de dynamisme ces dernières années compte tenu de la faible rentabilité du
secteur, de l’ampleur limitée des programmes publics de replantation menés en Indonésie,
et de la hausse du coût de la main d’œuvre en Malaisie. Les préoccupations liées à la
durabilité pèsent également sur la production d’huile de palme étant donné que dans les
pays développés, la demande privilégie les huiles non liées à la déforestation et cherche à
ce que l’huile végétale utilisée pour produire du biodiesel et, de plus en plus, les huiles
végétales alimentaires, soient certifiées durables.

4.3. Prix

Le prix réel des huiles végétales, en baisse depuis treize ans, devrait amorcer un mouvement
à la hausse. Les prix devraient se rétablir à la faveur de l’augmentation de la demande
mondiale d’huile végétale destinée aux industries alimentaire et oléochimique, ainsi que de
l’émergence récente d’une demande intérieure d’huile végétale comme matière première
pour la production de biodiesel dans certains pays, comme l’Indonésie, qui vont être
amenés à puiser dans des stocks dont le niveau n’avait pas été aussi élevé depuis dix ans.
Parallèlement, les contraintes de production auxquelles sont confrontés les grands pays
producteurs d’huile de palme empêcheront toute progression importante de l’offre au cours
de la prochaine décennie, ce qui renforcera la tendance haussière des prix réels.

Graphique 4.2. Évolution des prix mondiaux des oléagineux

Soja Autres oléagineux Tourteaux protéiques Huiles végétales

USD/t
1 500

1 200

900

600

300

0
2013
1998

2003

2008

2013

2018

2023

2028

1998

2003

2008

2018

2023

2028

Prix nominal Prix réel

Note : soja, États-Unis, prix CAF (coût, assurance et frêt) Rotterdam ; autres oléagineux, colza, Europe, prix
CAF Hambourg ; tourteaux protéiques, prix moyen pondéré à la production de tourteaux de soja, de tournesol
et de colza, port européen ; huile végétale, prix moyen pondéré à la production d'huile de palme, de soja, de
tournesol et de colza, port européen. Les prix réels sont les prix mondiaux nominaux corrigés des effets de
l'inflation par le déflateur du PIB des États-Unis (2018 = 1).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link] .
StatLink 2 [Link]

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158 │ 4. OLÉAGINEUX ET PRODUITS OLÉAGINEUX

Les prix réels du soja, des autres oléagineux et des tourteaux protéiques reculeront
légèrement car la demande devrait progresser un peu moins vite que l’offre mondiale. Ils
demeureront néanmoins supérieurs au plus bas niveau relevé par le passé (graphique 4.2).
À moyen terme, les prix des oléagineux et des produits oléagineux devraient augmenter en
valeur nominale, sans toutefois atteindre les précédents records enregistrés.

4.4. Production d’oléagineux

D’après les projections, la production de soja devrait croître de 1.6 % par an, contre
4.4 % par an au cours de la dernière décennie. La production d’autres graines oléagineuses
(colza, tournesol et arachide) progressera moins vite que celle de soja, au rythme de
1.4 % par an, contre 3.1 % par an ces dix dernières années. Elle devra son augmentation
avant tout à l’amélioration des rendements, qui explique 64 % de la production
supplémentaire, contre 46 % dans le cas du soja.
Le Brésil et les États-Unis produisent à peu près la même quantité de soja (environ 120 Mt
en 2016-18), mais durant la décennie à venir, le Brésil devrait connaître un taux de
croissance annuel supérieur à celui des États-Unis (1.8 % contre 1.2 %) parce qu’il pourra
accroître ses superficies exploitées, essentiellement via l’intensification des cultures et la
double culture du soja et du maïs. De plus, à supposer que la Chine maintienne ses mesures
de rétorsion à l’encontre du soja américain, le soja brésilien bénéficiera d’un avantage
concurrentiel sur le premier marché d’importation au monde. Dans l’ensemble, la
production de soja devrait continuer de croître fortement en Amérique latine, l’Argentine
et le Paraguay produisant 62 Mt et 13 Mt en 2028 (graphique 4.3). Après avoir fléchi ces
dix dernières années, la production chinoise devrait repartir à la hausse, en raison
notamment d’une baisse du soutien des pouvoirs publics à la culture des céréales. Enfin, la
production devrait également s’accroître en Inde, en Fédération de Russie, en Ukraine et
au Canada.

Graphique 4.3. Production d’oléagineux par région

Amérique latine et Caraïbes Amérique du Nord Europe Asie et Pacifique Afrique


Mt
450

400

350

300

250

200

150

100

50

0
2016-18 2028 2016-18 2028
Soja Autres oléagineux

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]

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4. OLÉAGINEUX ET PRODUITS OLÉAGINEUX │ 159

Les plus grands producteurs d’autres oléagineux sont la Chine (colza et arachide surtout)
et l’Union européenne (colza et tournesol surtout), dont la production devrait ressortir à
32 Mt et 30 Mt respectivement en 2028. Ces deux pôles de production devraient toutefois
connaître une croissance limitée (de 1 % par an en Chine et de 0.6 % par an dans l’Union
européenne) car les céréales s’échangent à des prix attractifs qui engendreront une
concurrence rude pour accéder à des terres arables dont la superficie totale stagne, voire
recule. Autre grand producteur et principal exportateur de Colza, le Canada devrait voir sa
production augmenter de 1.2 % par an. En revanche, la production d’autres graines
oléagineuses devrait s’élever plus vite en Ukraine et en Fédération de Russie, en raison du
développement du secteur agricole dans la région de la mer Noire. En Inde, elle progressera
plus rapidement au cours des dix prochaines années, étant donné que les pouvoirs publics
continuent de soutenir la production pour répondre à la demande intérieure d’huiles
végétales et de tourteaux protéiques.
Les stocks de soja ne devraient pas changer, entraînant un recul du ratio
stocks/consommation à l’échelle mondiale, de 12.3 % en 2016-18 à 10.7 % en 2028.
Compte tenu de la tendance générale à la concentration progressive de la production dans
quelques grands pays, la baisse de ce ratio pourrait favoriser la volatilité des prix.

4.5. Trituration d’oléagineux et production d’huiles végétales et de tourteaux


protéiques

À l’échelle mondiale, le soja et les autres oléagineux sont pour l’essentiel triturés pour
produire des tourteaux et de l’huile. La demande de graines destinées à la trituration
augmentera plus vite que la demande relative à d’autres usages, à savoir la consommation
directe de soja, d’arachides et de graines de tournesol, ainsi que l’utilisation directe du soja
dans l’alimentation animale. Dans l’ensemble, la trituration absorbera 90 % de la
production mondiale de soja et 86 % de la production mondiale d’autres oléagineux
en 2028. La situation géographique des activités de trituration dépend de nombreux
facteurs : frais de transport, politiques commerciales, tolérance vis-à-vis des cultures
transgéniques, coûts de transformation (main d’œuvre, énergie, etc.) et infrastructures
(ports, routes, etc.).
En valeur absolue, la trituration du soja progresse de 61 Mt pendant la période considérée,
soit bien moins que les 111 Mt enregistrées les dix années précédentes. La Chine, qui
devrait produire 19 Mt supplémentaires de soja trituré, comptera pour environ 31 % de la
hausse du volume de trituration dans le monde, en recourant essentiellement à du soja
importé. Certes important, ce niveau de croissance relevé en Chine est bien plus faible
qu’au cours de la dernière décennie. En volume, la trituration des autres oléagineux devrait
suivre l’augmentation de la production et s’effectuer à plus faible distance des sites de
production que ce qui est observé pour le soja. Par conséquent, la proportion d’autres
oléagineux exportés sera bien plus faible que celle du soja.
La production mondiale d’huile végétale est tributaire d’une part de la trituration
d’oléagineux et d’autre part de la production de plantes oléagineuses tropicales pérennes,
notamment de palmiers à huile. À l’échelle mondiale, la production d’huile de palme a
connu une croissance plus vive que celle des autres huiles au cours de la décennie écoulée.
Toutefois, sa position devrait s’affaiblir légèrement sur la période de projection
(graphique 4.4). Elle se concentre en Indonésie et en Malaisie, qui représentent à elles
seules plus d’un tiers de la production d’huiles végétales dans le monde.

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160 │ 4. OLÉAGINEUX ET PRODUITS OLÉAGINEUX

Graphique 4.4. Production de tourteaux protéiques et d’huile végétale par variété

Tourteaux de soja Huile de palme Huile de soja Autres


Mt
450

400

350

300

250

200

150

100

50

0
2016-18 2028 2016-18 2028
Tourteaux protéiques Huiles végétales

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

La production d’huile de palme indonésienne devrait croître de 1.8 % par an durant la


période de projection, contre 6.9 % par an au cours de la décennie passée. Le durcissement
des politiques environnementales adoptées par les grands pays importateurs d’huile de
palme et les normes de production agricole durable (dans le contexte du Programme de
développement durable à l’horizon 2030), devraient ralentir l’expansion des surfaces
plantées en palmiers à huile en Malaisie et en Indonésie. Cela signifie que la croissance de
la production tiendra de plus en plus aux gains de productivité, et notamment à
l’accélération des activités de replantation. La production d’huile de palme progresse plus
vite dans d’autres pays, où elle part il est vrai d’un niveau fort bas et alimente
essentiellement les marchés intérieurs ou régionaux. Par exemple, la Thaïlande, la
Colombie et le Nigéria devraient produire 2.9 Mt, 2.0 Mt et 1.2 Mt respectivement à
l’horizon 2028. Dans certains pays d’Amérique centrale, une production de niche se
développe en étant d’emblée assortie de certifications de durabilité reconnues à l’échelle
mondiale, ce qui pourrait permettre à cette région, à terme, de se positionner sur les marchés
d’exportation. Au niveau mondial, l’offre d’huile de palme devrait s’accroître de 1.8 % par
an.
En plus de l’huile de palme et de celle extraite de la trituration d’oléagineux analysées ci-
dessus, l’huile végétale comprend aussi l’huile de palmiste, de noix de coco et de coton.
L’huile de palmiste est produite parallèlement à l’huile de palme et épouse donc la tendance
de cette dernière. L’huile de coco est produite principalement aux Philippines, en Indonésie
et dans les îles océaniennes. L’huile de palmiste et l’huile de coco sont largement utilisées
dans le secteur industriel et la production grandissante d’huile de palme est désormais
dominée par l’huile de palmiste. L’huile de coton est un sous-produit du coton, dont la
production est essentiellement concentrée en Inde, aux États-Unis, au Pakistan et en Chine.
Globalement, la production d’huile végétale devrait croître de 1.7 % par an dans le monde,
soit un rythme plus soutenu que pour la plupart des autres produits étudiés dans la présente
édition des Perspectives.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


4. OLÉAGINEUX ET PRODUITS OLÉAGINEUX │ 161

La production mondiale de tourteaux protéiques devrait augmenter de 1.6 % par an pour


atteindre 400 Mt à l’horizon 2028. Le tourteau de soja arrive en tête dans ce domaine,
puisqu’il représente plus des deux tiers de la production mondiale de tourteaux protéiques
(graphique 4.4). Cette dernière se concentre dans un nombre restreint de pays. Selon les
projections, l’Argentine, le Brésil, la Chine, les États-Unis, l'Inde et l’Union européenne
réaliseront 75 % de la production mondiale en 2028. En Chine et dans l’Union européenne,
la production de tourteaux est effectuée principalement à partir de graines oléagineuses
importées, en majeure partie du soja provenant du Brésil et des États-Unis.

4.6. Consommation d’huile végétale

La consommation d’huile végétale alimentaire par habitant devrait s’accroître de 0.9 % par
an, ce qui est bien inférieur aux 2 % annuels relevés en 2009-18. En Chine (30 kg par
habitant) et au Brésil (24 kg par habitant), la disponibilité de l’huile végétale alimentaire
va atteindre des niveaux comparables à ceux observés dans les pays développés, dans
lesquels la croissance de la consommation se stabilisera à 27 kg par habitant, moyennant
une hausse annuelle de 0.4 % (graphique 4.5).
L’Inde, deuxième consommateur et premier importateur d’huile végétale dans le monde,
devrait conserver une croissance annuelle de 3.1 % de la consommation par habitant, et
atteindre 15 kg par habitant en 2028. Cette forte augmentation résultera à la fois d’une
production intérieure plus abondante due à l’intensification des cultures d’oléagineux, et
d’une nouvelle hausse des importations, principalement d’huile de palme d’origine
indonésienne et malaisienne. Dans les pays les moins avancés (PMA), l’apport d’huile
végétale par habitant devrait augmenter de 1.2 % par an pour atteindre 10 kg par habitant
à l’horizon 2028.

Graphique 4.5. Quantité d’huile végétale alimentaire disponible par habitant


dans les principaux pays

2006-08 2016-18 2028


kg/pers
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
Monde PMA Inde Indonésie Chine Amérique latine Union européenne États-Unis

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]

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162 │ 4. OLÉAGINEUX ET PRODUITS OLÉAGINEUX

Le volume d’huile végétale destiné à la production de biodiesel restera identique ces dix
prochaines années, alors qu’une augmentation de 8.5 % par an avait été enregistrée au cours
de la décennie précédente, avec l’entrée en vigueur des politiques de soutien aux
biocarburants. De manière générale, les objectifs nationaux de taux d’incorporation de
biodiesel devraient moins progresser que par le passé. Par ailleurs, la part des résidus
d’huile, du suif et d’autres matières premières utilisées dans la fabrication du biodiesel
grandit en raison de certaines mesures (voir chapitre 9 pour plus de précisions sur les
biocarburants). En Argentine, la filière du biodiesel devrait rester tournée vers les
exportations (plus de la moitié de la production est exportée). Le volume d’huile végétale
destiné à l’industrie argentine des biocarburants devrait s’élever à 3.2 Mt d’ici à 2028, ce
qui correspond à 75 % de la consommation intérieure du produit (graphique 4.6). La
production de biodiesel a grimpé en flèche en Indonésie, au Brésil et en Thaïlande ces dix
dernières années, mais le mouvement devrait s’essouffler dans la décennie à venir en étant
toutefois plus rapide que la croissance de la demande globale d’huile végétale alimentaire,
du fait notamment de mesures de soutien visant à stimuler la consommation intérieure de
biodiesel.

Graphique 4.6. Proportion des huiles végétales utilisées dans la production de biodiesel

2006-08 2016-18 2028

%
80

70

60

50

40

30

20

10

0
Monde États-Unis Indonésie Thaïlande Brésil Union européenne Argentine

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

4.7. Consommation de tourteaux protéiques

La consommation de tourteaux protéiques devrait continuer d’augmenter de 1.6 % par an,


soit une allure bien plus modeste que le rythme annuel de 4.2 % des dix années précédentes.
Cette croissance est étroitement liée à celle de la demande d’aliments pour animaux, car
les tourteaux protéiques sont exclusivement utilisés à cette fin. Le lien entre production
animale et consommation de tourteaux protéiques varie selon le degré de développement
économique de chaque pays, les agriculteurs à faibles revenus se concentrant sur une
production de subsistance tandis que la production industrielle est devenue la règle dans
les pays à plus forts revenus (graphique 4.7).
Étant donné que les pays en développement se tournent vers des modes de production
faisant davantage appel aux aliments pour animaux, la croissance de la consommation de
tourteaux protéiques tend à dépasser celle de la production animale. Dans les PMA, où les

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


4. OLÉAGINEUX ET PRODUITS OLÉAGINEUX │ 163

tourteaux protéiques sont encore très peu employés, l’intensification de l’élevage devrait
se poursuivre, caractérisée par un recours plus systématique aux aliments industriels pour
animaux. La quantité de tourteaux protéiques utilisée par unité de production animale
devrait considérablement augmenter, entraînant une croissance rapide de la demande totale
de ces pays. Dans des pays tels que les États-Unis ou les États membres de l’Union
européenne, où l’essentiel de la production animale s’appuie sur les aliments composés, la
consommation de tourteaux protéiques devrait progresser à un rythme semblable à celui de
la production animale.
En Chine, la croissance de la consommation de tourteaux protéiques devrait reculer, passant
de 6.3 % par an au cours de la décennie écoulée à 1.6 % par an. La hausse de la demande
d’aliments composés pour animaux devrait se tasser en raison du ralentissement de la
croissance de la production animale et de la part déjà importante que représente la
production d’aliments composés. En outre, la part des tourteaux protéiques dans la
consommation totale d’aliments pour animaux a bondi au cours de la décennie écoulée et
dépasse nettement celle observée aux États-Unis et dans l’Union européenne. Pour
remédier à cela, le gouvernement chinois s’est récemment positionné en faveur de la
réduction de la part minimale de protéines dans les rations alimentaires des animaux, qui
avait été proposée par l’une des principales associations professionnelles du secteur.

Graphique 4.7. Croissance annuelle moyenne de la consommation de tourteaux protéiques


et de la production animale (2019-28)

Tourteaux protéiques Lait Viande porcine Viande de volaille Aquaculture

%
3

2.5

1.5

0.5

-0.5
PMA Amérique latine Chine États-Unis Union européenne

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

4.8. Échanges

Plus de 40 % de la production mondiale de soja fait l’objet d’échanges internationaux, ce


qui est beaucoup par rapport aux autres produits agricoles. Comparé à la décennie
précédente, l’essor des échanges mondiaux devrait ralentir considérablement durant la
période examinée. Cette évolution est directement liée à au fléchissement anticipé du
volume de trituration de soja en Chine.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


164 │ 4. OLÉAGINEUX ET PRODUITS OLÉAGINEUX

Les importations chinoises de soja devraient augmenter de 1.5 % par an pour atteindre
environ 113 Mt en 2028 et représenter les deux tiers environ des importations mondiales.
Les exportations de soja proviennent pour l’essentiel des Amériques ; à eux trois, les États-
Unis, le Brésil et l’Argentine devraient fournir 87 % des volumes exportés en 2028. Les
États-Unis, qui étaient de longue date le premier exportateur mondial de soja, ont été
détrônés par le Brésil, qui voit ses capacités d’exportation croître de façon soutenue. Selon
les projections, ce pays réalisera 42 % des exportations mondiales de soja à l’horizon 2028.
Cette évolution s’explique par les 25 % de droits de douane supplémentaires que la Chine
impose au soja importé des États-Unis. Cette mesure devrait continuer de s’appliquer tout
au long de la période de projection.
La part de la production faisant l’objet d’échanges internationaux est bien plus modeste
pour les autres oléagineux que pour le soja, puisqu’elle représente quelque 14 % de la
production mondiale. Les grands pays exportateurs sont le Canada, l’Australie et l’Ukraine,
qui réaliseront plus de 75 % des exportations mondiales à l’horizon 2028. Au Canada et en
Australie, plus de la moitié des autres oléagineux (colza) produits sont exportés
(graphique 4.8).

Graphique 4.8. Part des exportations dans la production totale d’oléagineux


et de produits oléagineux des trois plus gros pays exportateurs

2016-18 2028

%
100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
États-Unis Brésil Argentine Canada Australie Ukraine Argentine Brésil États-Unis Indonésie Malaisie Argentine
Soja Autres oléagineux Tourteaux protéiques Huiles végétales

Note : ce graphique ne fait apparaître que la part des produits exportés directement, sans tenir compte des
exportations de produits transformés, ce qui augmenterait les valeurs.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

Les exportations d’huile végétale, qui représentent 41 % de la production mondiale, restent


dominées par quelques pays. L’Indonésie et la Malaisie continueront d’assurer près des
deux tiers des exportations totales au cours de la période considérée. L’Argentine devrait
devenir le troisième exportateur mondial (d’huile de soja, principalement), avec une part
d’environ 7.9 % des exportations mondiales d’huile végétale en 2028. Dans ces trois pays,
les exportations absorberont plus des deux tiers de la production intérieure d’huile végétale.
Toutefois, cette proportion devrait diminuer légèrement en Indonésie et en Malaisie, la
consommation destinée à l’alimentation, à l’oléochimie et aux biocarburants en particulier

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


4. OLÉAGINEUX ET PRODUITS OLÉAGINEUX │ 165

étant appelée à croître plus vite que les exportations. L’Inde devrait voir ses importations
continuer de progresser au rythme soutenu de 3.7 % par an pour atteindre 22 Mt en 2028,
soit environ un quart des importations mondiales d’huile végétale.
Durant la période de projection, la croissance des échanges mondiaux de tourteaux
protéiques devrait s’établir autour de 1.5 % par an, contre 3.6 % par an au cours de la
décennie passée ; la part de la production mondiale faisant l’objet d’échanges devrait par
ailleurs baisser. Cette diminution s’explique par la concentration attendue de la croissance
mondiale de la production de viande dans les principaux pays transformateurs
d’oléagineux, où la consommation de tourteaux protéiques produits localement
s’intensifiera, entraînant une timide augmentation des échanges.
L’Argentine demeurera le premier exportateur de tourteaux car elle est le seul grand
producteur à privilégier sans équivoque les exportations. Le plus grand importateur de
tourteaux est l’Union européenne, avec un volume prévu quasi stationnaire de 28.1 Mt
en 2028. L’Asie, et plus particulièrement le Viet Nam, le Pakistan et la Thaïlande,
absorberont plus de la moitié des 18 Mt des importations supplémentaires de tourteaux
protéiques. La capacité de trituration de ces pays ne pourra vraisemblablement plus
répondre à la demande de tourteaux protéiques, d’où la nécessité pour le secteur de
l’élevage de se tourner vers l’importation d’aliments pour animaux pour satisfaire ses
besoins.

4.9. Principales questions et incertitudes

Les incertitudes communes à la plupart des produits de base (conjoncture


macroéconomique, cours du pétrole brut, conditions météorologiques) s’appliquent aussi
aux oléagineux et produits oléagineux. La production étant concentrée dans quelques
régions du monde, les variations météorologiques ont un impact plus important sur la filière
des oléagineux et de l’huile de palme que sur d’autres grandes cultures.
L’essor de la production de soja aux États-Unis et au Brésil dépendra de l’issue des
négociations commerciales en cours entre la Chine et les États-Unis, qui pourrait
encourager le Brésil à accroître ses superficies cultivées pour répondre à la demande
chinoise et pousser les États-Unis à abandonner une partie de ses cultures de soja au profit
du maïs. L’évolution de ces négociations pourrait également influencer la demande d’autres
oléagineux produits ailleurs dans le monde, les effets de substitution et le volume des
importations chinoises de tourteaux et d’huiles.
Les inquiétudes des consommateurs concernant le soja sont liées au fait qu’une grande part
de la production est obtenue avec des semences transgéniques. Dans l’Union européenne
en particulier, les dispositifs de certification des produits animaux fondés sur une
alimentation garantie sans produits génétiquement modifiés prennent de l’ampleur et
pourraient entraîner une réorientation de la demande d’aliments pour animaux vers d’autres
sources de protéines. Les préoccupations environnementales se font également plus
pressantes, notamment pour ce qui concerne le lien potentiel entre la déforestation et l’essor
de la production de soja au Brésil et en Argentine. Ces inquiétudes ont amené le secteur
privé à privilégier les terres déjà défrichées pour agrandir les superficies cultivées. En cas
de succès, ces initiatives volontaires devraient dissuader les producteurs de soja de
défricher de nouvelles terres pour pouvoir mener leurs activités.
La marge de progression de la production d’huile de palme en Indonésie et en Malaisie
reposera de plus en plus sur les activités de replantation et d’accompagnement en vue
d’améliorer les rendements (et non sur l’augmentation des superficies), qui ont pêché par

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


166 │ 4. OLÉAGINEUX ET PRODUITS OLÉAGINEUX

manque de dynamisme ces dernières années compte tenu de la faible rentabilité du secteur,
de l’ampleur limitée des programmes publics de replantation menés en Indonésie, et de la
hausse du coût de la main d’œuvre en Malaisie. Les préoccupations liées à la durabilité
pèsent également sur la production d’huile de palme étant donné que dans les pays
développés, la demande privilégie les huiles non liées à la déforestation et cherche à ce que
l’huile végétale utilisée pour produire du biodiesel et, de plus en plus, les huiles végétales
alimentaires soient certifiées durables.
Les dispositifs de certification, l’étiquetage des produits et la législation environnementale
pourraient freiner l’extension des superficies consacrées au palmier à huile dans les grands
pays producteurs et porter un coup aux achats opérés par les principaux importateurs, ce
qui finirait par peser sur l’offre. Ces préoccupations font obstacle à la poursuite de
l’agrandissement des plantations de palmiers à huile et aux exportations d’huile de palme
par la Malaisie et l’Indonésie.
La demande d’huile végétale en tant que matière première entrant dans la fabrication de
biodiesel se stabilise, après une croissance rapide depuis l’année 2000 qui s’explique par
les politiques menées dans un certain nombre de pays. Aux États-Unis, dans l’Union
européenne et en Indonésie, ces mesures sont source d’incertitudes pour le secteur des
huiles végétales, étant donné qu’environ 12 % de l’huile végétale produite mondialement
est destinée à la production de biodiesel. Au sein de l’Union européenne, les réformes et
l’émergence des biocarburants de deuxième génération vont probablement permettre de ne
plus recourir aux matières premières alimentaires En Indonésie, rien ne permet d’affirmer
avec certitude que l’obligation d’incorporation de 30 % du biodiesel pourra être atteinte,
compte tenu des contraintes qu’elle va imposer en termes d’approvisionnement à moyen
terme. L’augmentation des prix du pétrole, dont dépend la rentabilité du biodiesel, demeure
par ailleurs source de profondes incertitudes pour le secteur des huiles végétales.
Les tourteaux protéiques rivalisent en partie avec d’autres produits dans la production
d’aliments composés et sont, à ce titre, sensibles à toute variation des prix des céréales. En
outre, de nouvelles habitudes d’alimentation des animaux – en particulier des
bovins – peuvent modifier la demande de tourteaux protéiques. En Chine, les ajustements
apportés actuellement aux prix intérieurs des céréales, par exemple, auront des
retentissements sur la composition des aliments composés produits par le pays, qui
contiennent pour l’heure davantage de tourteaux protéiques que dans les pays développés
et dans les autres grandes économies émergentes.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


[Link] │ 167

Sucre

Ce chapitre décrit la situation des marchés et présente les projections à moyen terme
relatives aux marchés mondiaux du sucre sur la période 2019-28. Il passe en revue les
évolutions prévues en termes de prix, de production, de consommation et d’échanges pour
le sucre de betterave, le sucre de canne, le sucre, la mélasse et l’isoglucose, et examine en
conclusion les principaux risques et incertitudes susceptibles d’avoir une incidence sur les
marchés mondiaux du sucre dans les dix années à venir.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


168 │ 5. SUCRE

5.1. Situation du marché

Après une production record durant la campagne 2017 (octobre 2017-septembre 2018), un
excédent plus modeste est prévu pour 2018. Cette contraction s’explique essentiellement
par de mauvaises conditions météorologiques, qui ont eu des retombées négatives sur les
rendements de grands pays producteurs, tels que l’Inde, la Thaïlande et l'Europe. Cela fait
deux ans que l’Inde a pris au Brésil son titre de premier producteur mondial de sucre.
Malgré une hausse de sa production, la République populaire de Chine (ci-après la
« Chine ») reste un importateur de sucre important.
Malgré le ralentissement récent de la demande, dû au fléchissement de la croissance
démographique mondiale et aux inquiétudes croissantes concernant les effets sur la santé
d’un apport excessif de sucre, la consommation de sucre continue de croître à vive allure
dans les nombreux pays en développement où elle atteint un niveau relativement faible par
habitant. Les stocks de sucre augmentent en Inde, en raison de récoltes exceptionnelles,
tandis que l’on observe une tendance au déstockage dans l’Union européenne et aux États-
Unis, ce qui entraîne une stabilisation relative du ratio mondial stocks/consommation.
Les prix mondiaux du sucre sont restés relativement bas pendant une bonne partie de la
campagne 2017, renouant avec leur niveau d’il y a une dizaine d’années, en raison d’une
offre pléthorique. Les prix auraient même continué à baisser si le Brésil n’avait pas
réorienté une partie de sa production de canne vers la fabrication d’éthanol. Quoi qu’il en
soit, plusieurs pays exportateurs de sucre, comme l’Inde, le Mexique ou l’Australie, ont vu
leurs prix à l’exportation augmenter pendant une grande partie de l’année 2018 en raison
de l’appréciation du dollar des États-Unis.

5.2. Principaux éléments des projections

Leur niveau de départ étant relativement bas, les prix réels du sucre brut et du sucre blanc,
libellés en USD, devraient se redresser au cours de ces quatre prochaines années avant de
redescendre légèrement pour revenir à 285 USD/t en 2028. Dans l’hypothèse d’un prix du
pétrole constant, la production de sucre, une activité fortement mécanisée, devrait voir sa
rentabilité baisser au fil du temps. En valeur nominale et en dollars des États-Unis, les prix
devraient suivre une tendance légèrement ascendante (+1.3 % par an en moyenne). La
surcote du sucre blanc (différence entre les prix du sucre blanc et du sucre brut) sur la
campagne 2018 (70 USD/t en valeur nominale) devrait s’accentuer légèrement pour
atteindre 88 USD/t pendant la période de projection, mais rester inférieure à la moyenne
des dix dernières années (93 USD/t).
Dans l’hypothèse de conditions météorologiques normales, la production de canne à sucre
et de betterave sucrière devrait continuer à se développer, en raison d'une rentabilité plus
élevée que celle d'autres cultures et des mesures de soutien à la production d’éthanol issu
du sucre ou de cultures sucrières. La canne à sucre, qui est principalement cultivée dans
des pays tropicaux et subtropicaux d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et des Caraïbes,
restera la principale culture sucrière, assurant environ 86 % de la production. Son
rendement devrait augmenter plus vite que celui de la betterave à sucre, avec une extension
des surfaces du même ordre pour les deux cultures.
Ces dix prochaines années, la production mondiale de sucre devrait augmenter de 14 %,
passant de 178 Mt au cours de la période de référence (septembre 2016-octobre 2019) à
207 Mt en 2028, cette hausse étant imputable pour 85 % aux pays en développement.
Compte tenu des hypothèses économiques qui sous-tendent les projections, le sucre exporté

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


[Link] │ 169

par le Brésil reste à un prix suffisamment attractif pour entraîner des gains de productivité
sur l’ensemble de la chaîne de valeur. La filière sucre devrait être de plus en plus en
concurrence avec la filière éthanol, qui utilise aussi de la canne à sucre, malgré un prix du
pétrole relativement bas, car le programme Renovabio (adopté en décembre 2017)
soutiendra la production d’éthanol ces dix prochaines années. Le Brésil devrait reprendre
à l’Inde la place de premier producteur mondial de sucre qu'elle lui a récemment ravie
pendant deux campagnes, avec à peine plus d'un sixième de la production mondiale (contre
un quart il y a dix ans). Par comparaison avec la période de référence, le niveau de la
production augmentera surtout en Inde (+5.7 Mt), en Thaïlande (+3.0 Mt), en Chine
(+2.9 Mt) et au Brésil (+2.5 Mt). Globalement, par rapport à la décennie passée, le taux de
croissance annuel moyen de la production devrait diminuer légèrement, en particulier dans
les pays de l’OCDE et dans les principaux pays producteurs d’Asie.

Graphique 5.1. Offre et demande de sucre, par région

Production Consommation
Mt tq
120

100

80

60

40

20

0
2008 2018 2028 1998 2018 2028 2008 2018 2028 2008 2018 2028 2008 2018 2028 2008 2018 2028
Afrique Asie et Pacifique Amérique latine Amérique du Nord Union européenne Autre Europe

Note : les chiffres sont exprimés en base tel quel (tq).


Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

La demande mondiale de sucre devrait atteindre 203 Mt en 2028, soit 32 Mt de plus que
durant la période de référence, sous l'effet principalement de la hausse de la consommation
en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Mesurée par habitant, toutefois, on
prévoit qu'elle ralentira dans ces régions et dans les grands pays consommateurs. La
consommation du principal édulcorant calorique de substitution, l’isoglucose, devrait
augmenter de 1.6 Mt pour s’établir à 15 Mt en 2028. Le sucre et l'isoglucose continueront
de représenter respectivement 80 % et 10 % du marché de l’édulcorant. Dans plusieurs pays
développés et certains pays en développement (Afrique du Sud, Brésil, Égypte, Mexique,
Paraguay, Turquie), la consommation de sucre atteint un niveau préoccupant du point de
vue sanitaire (obésité, diabète et autres problèmes de santé), entraînant un certain nombre
de mesures, dont l’instauration de taxes sur les édulcorants très caloriques (sucre et
isoglucose). Ces taxes pourraient être plus efficaces si elles s’intègrent à une stratégie plus
large de santé publique, qui passe par des politiques encourageant l’équilibre alimentaire
et l’exercice physique. Quoi qu’il en soit, parce qu’ils gagnent à accroître les recettes

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


170 │ 5. SUCRE

fiscales, les pouvoirs publics ont commencé à mettre en place ces nouveaux dispositifs
depuis quelques années, y compris en Asie.
L’évolution de l’action publique dans le monde et les accords bilatéraux de libre-échange
devraient susciter une nouvelle dynamique dans les échanges mondiaux. On prévoit ainsi
que le Brésil continuera de dominer le commerce mondial du sucre et que sa part de marché,
en baisse depuis quelques années, remontera au début des années 2020. Toutefois, la
Thaïlande devrait rester un concurrent important sur les marchés en pleine expansion
d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie. Les tensions commerciales entre grands
exportateurs resteront d’actualité, tandis que l’OMC continuera probablement d’être saisie
pour des litiges portant sur des subventions ou d’autres formes de soutien.

5.3. Prix

En termes réels, les prix du sucre sont bas au début de la période couverte par les
Perspectives, proches des niveaux planchers observés durant les campagnes 2006, 2014 et
2017, où les récoltes avaient été exceptionnelles. Ils devraient se redresser légèrement
durant quatre ans environ, portés par une production qui repart progressivement, puis
redescendre sur le reste de la période, revenant à leur niveau actuel en 2028. Cette tendance
à la baisse s’explique par le ralentissement prévu de la demande au cours des dix prochaines
années, y compris dans les pays où la consommation par habitant est inférieure à la
moyenne mondiale, et par une offre abondante. Les stocks ne devraient pas beaucoup
augmenter, laissant ainsi le ratio stocks/consommation revenir progressivement sous la
barre des 48 %, sa moyenne à long terme.
Ces dix prochaines années, le prix moyen du sucre devrait être inférieur en valeur réelle à
sa moyenne des 20 dernières années, mais supérieur à celle-ci en valeur nominale. À
l’horizon 2028, le prix mondial en valeur nominale devrait s’établir à 350 USD/t
(15.9 cts/lb) pour le sucre brut et à 438 USD/t (19.9 cts/lb) pour le sucre blanc
(graphique 5.2). La surcote du sucre blanc est faible actuellement du fait de l’accroissement
des livraisons de l’Union européenne et de l’augmentation des capacités de raffinage des
pays du Moyen-Orient et de l’Algérie. Elle devrait se raffermir progressivement pour
atteindre 88 USD/t en valeur nominale à la fin de la période de projection.
L’abandon progressif de mesures de soutien qui faussent les échanges dans certains pays
essentiels devrait contribuer à atténuer les fluctuations annuelles du prix du sucre. Du côté
de l’offre, l’Union européenne a supprimé son système de quotas de sucre en octobre 2017,
tandis que le contingent de production et les mécanismes de soutien des prix de la Thaïlande
ont été éliminés à la fin de 2017. L’accord sur le sucre entre les États-Unis et le Mexique
qui a été renégocié en juin 2017 a apporté une certaine stabilité au marché. Quoi qu’il en
soit, les programmes d’aide aux exportations de sucre (comme ceux qui existent en Inde ou
au Pakistan) ont des effets négatifs non négligeables sur les prix. Les réformes du côté de
la demande semblent avoir moins d’impact sur les prix, car les changements de
comportements des consommateurs produisent rarement des effets immédiats. En règle
générale, il s’agit de l'instauration de taxes sur les boissons sucrées avec des édulcorants
caloriques, qui visent à lutter contre l’obésité et autres problèmes de santé. Il en existe déjà
dans plusieurs pays.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


[Link] │ 171

Graphique 5.2. Évolution des prix mondiaux du sucre

USD/t Sucre brut Sucre blanc


1000
900
800
700
600
500
400
300
200
100
0
1998 2003 2008 2013 2018 2023 2028 1998 2003 2008 2013 2018 2023 2028
Prix nominaux Prix réels

Note : prix du sucre brut : Intercontinental Exchange, contrat n°11 à l'échéance la plus proche ; prix du sucre
raffiné, Euronext Liffe, contrat n°407, Londres. Les prix réels sont les prix nominaux corrigés du déflateur du
PIB des États-Unis.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

5.4. Production

La culture sucrière devrait se développer dans de nombreuses régions du monde, étant


donné les possibilités de permutation entre sucre et éthanol qu'elle offre aux sucreries, selon
la rémunération respective de ces deux productions. La canne à sucre représente environ
86 % des cultures sucrières et la betterave à sucre, le reste. La canne à sucre est une plante
vivace que l’on cultive principalement dans les régions tropicales et subtropicales. Les
mêmes plants peuvent être récoltés plusieurs années de suite, mais la baisse des rendements
au fil des récoltes rend la substitution plus difficile que pour les cultures annuelles. En plus
du sucre et de l’éthanol, la canne à sucre peut être utilisée pour produire de l’électricité
(bagasse) et des bioplastiques. Toutefois, c'est une culture qui nécessite beaucoup d’eau. À
l’inverse, la betterave à sucre est une plante annuelle cultivée principalement en zone
tempérée. Toutes les parties de la plante sont exploitées et donnent une vaste gamme de
produits, allant des produits alimentaires (sucre) ou des aliments pour animaux jusqu’aux
bioproduits destinés à l’industrie (produits pharmaceutiques, plastiques, textiles et produits
chimiques) en passant par l’éthanol.
Au cours de la période de projection, la production des deux cultures sucrières sera
davantage tirée par l’amélioration des rendements que par l’accroissement des surfaces. La
production de canne à sucre, principale culture sucrière, devrait ainsi augmenter de 1.3 %
par an, soit un peu moins vite que durant la décennie écoulée, cette hausse étant imputable
pour 44 % au Brésil. Les perspectives sont relativement moins favorables pour la betterave
à sucre, puisque l’on prévoit un ralentissement de la croissance (1 % par an) par rapport
aux dix dernières années (2.4 % par an) (graphique 5.3) ; l’Égypte, la Turquie, l’Union
européenne, la Chine, la Fédération de Russie et l’Ukraine devraient toutefois tirer leur
épingle du jeu. Dans l’Union européenne, l’interdiction de certains néonicotinoïdes, entrée
en vigueur le 1er janvier 2019, fera baisser les rendements de la betterave sucrière pendant
quelques années, jusqu’à ce que des pratiques acceptables soient mises en place et que des

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


172 │ 5. SUCRE

semences plus résistantes aux pesticides soient utilisées. Aux États-Unis, où la production
de sucre bénéficie d’aides importantes et où les deux cultures sont pratiquées,
l’augmentation du coût des intrants pèsera sur la filière betterave, tandis que l’on prévoit
une certaine progression de la production de la canne à sucre, cette culture étant plus stable
en raison de sa nature pérenne.
Par rapport à la période de référence, la part de la canne à sucre destinée à la production de
sucre devrait baisser de 4 %, tandis qu’elle restera à peu près au même niveau pour la
betterave. En d’autres termes, la part des cultures sucrières mondiales servant à la
production d’éthanol devrait passer de 18 % pendant la période de référence à 21 % en
2028. Le Brésil conservera son titre de premier producteur de sucre et d’éthanol issu de la
canne à sucre : en 2028, il produira en effet 37 % de la canne à sucre cultivée dans le
monde, 18 % du sucre et 88 % de l’éthanol de canne à sucre produits dans le monde (contre
19 % et 91 % respectivement, durant la période de référence).
La production mondiale de sucre devrait marquer le pas, avec un taux de croissance annuel
de 1.5 % sur la période de projection, contre 1.7 % durant la décennie précédente.
L’essentiel de la hausse devrait provenir des pays en développement, qui assureront 77 %
de la production mondiale en 2028 (contre 75 % dans la période de référence). L’Asie et
l’Amérique latine-Caraïbes seront les premières régions productrices. La part de l’Asie
dans la production mondiale devrait passer de 39 % durant la période de référence à 42 %
en 2028. Celle de l’Amérique latine sera plus modeste, tombant de 31 % pendant la période
de référence à 29 % en 2028. Cette baisse s’explique surtout par la contribution en baisse
du Brésil, premier producteur mondial. Cela fait dix ans que le pays est aux prises avec un
endettement persistant qui va ralentir l’investissement dans la productivité et le
renouvellement des plantations au cours des prochaines années. De plus, le sucre continuera
d'être en concurrence avec l’éthanol, qui absorbera plus de la moitié de la production
nationale de canne à sucre. Le Brésil demeurera néanmoins le premier producteur et
exportateur mondial de sucre pendant la période de projection. À la fin de celle-ci, sa
production devrait atteindre 36 Mt (soit une hausse de 2.5 Mt par rapport à la période de
référence et environ 3.3 Mt de moins que l’augmentation prévue en Inde).
L’Inde est le deuxième producteur mondial de sucre. Dans ce pays, la production devrait
croître plus régulièrement grâce aux aides renouvelées des pouvoirs publics. Dopée par une
demande intérieure vigoureuse, la production de sucre devrait augmenter de 5.7 Mt ces dix
prochaines années, pour atteindre 34 Mt en 2028. La Thaïlande conservera sa place de
quatrième producteur mondial (l’Union européenne arrivant en troisième position), mais
elle devrait voir sa production ralentir par rapport à ces dernières années du fait de
l’abandon des mesures de soutien des prix depuis janvier 2018 et de l’extension des
superficies cultivées dans des régions moins propices. En 2028, la Thaïlande devrait
produire 15.6 Mt de sucre. En Chine, la production de canne à sucre et de betterave sucrière
devrait s’accélérer les premières années de la période de projection, grâce au plan national
2015-2020, mais les coûts de production resteront sans doute élevés par rapport aux pays
voisins. Afin de limiter les importations qui concurrencent la production nationale, les
pouvoirs publics ont augmenté les droits de douane hors contingent pour certains pays, les
portant de 50 % à 95 % en mai 2017, et ont étendu cette mesure à tous les pays à partir du
1er août 2018. En Chine, la production de sucre devrait atteindre 13.3 Mt en 2028. Au
Pakistan, où les aides publiques, importantes, prennent la forme de prix garantis aux
producteurs, la production devrait croître, mais à une allure bien plus lente, de 2 % par an
contre 6.5 % ces dix dernières années, pour atteindre 7.8 Mt en 2028.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


[Link] │ 173

Graphique 5.3. Production des cultures sucrières dans le monde

Sucre Biocarburants
Mt
1800

1600

1400

1200

1000

800

600

400

200

0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Betterave à sucre, Monde Canne à sucre, Brésil Canne à sucre, reste du monde

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

En Afrique, une forte demande intérieure et de bons débouchés commerciaux soutiendront


l’augmentation de la production de sucre. Cette dernière devrait ainsi s’accroître de 48 %
par rapport à la période de référence, atteignant 16.7 Mt d’ici la fin de 2028, grâce aux
investissements réalisés dans les exploitations et les sucreries en Afrique subsaharienne.
Malgré cette croissance, la part du continent sur le marché mondial restera modeste (8 %
en 2028).
Les pays développés ont contribué pour près d’un tiers à la croissance mondiale de la
production de sucre ces dix dernières années. Leur part devrait toutefois revenir à 15 %
durant la période de projection (graphique 5.4). Alors que la production devrait croître au
rythme de 1.7 % par an dans les pays en développement, la progression ne sera que de
1.0 % par an dans les pays développés, les plus fortes hausses par rapport à la période de
référence étant enregistrées en Afrique du Sud et dans l’Union européenne (+1.1 Mt
respectivement), en Fédération de Russie (+0.6 Mt), en Ukraine (+0.4 Mt) et aux États-
Unis (+0.3 Mt). L’Union européenne conservera sa place de troisième producteur mondial
malgré un ralentissement de la production dû au recul des rendements de la betterave
sucrière durant les premières années de la période de projection. En Afrique du Sud, où la
production sera protégée par des droits de douane plus élevés (portés de 566 USD/t à
680 USD/t en août 2018), elle devrait progresser, mais la hausse du coût des intrants et les
tensions sociales fréquentes dans les sucreries font obstacle à la croissance. Dans la
Fédération de Russie, où des efforts ont été faits pour moderniser le secteur, accroître les
rendements et les capacités journalières de transformation, il y aura encore des
regroupements dans les prochaines années ; le pays restera toutefois tributaire des
conditions météorologiques. Aucun changement significatif n’est attendu aux États-Unis,
où la filière reste très dépendante des mesures de soutien à la production intérieure :
programme de prêts (Sugar Loan Program) qui garantit les prix payés aux producteurs,
quotas de commercialisation du sucre (Sugar Marketing Allotments) qui contraignent ou
incitent les producteurs à satisfaire 85 % de la consommation intérieure, programme de
flexibilité de l’approvisionnement (Feedstock Flexibility Program) qui vise à réorienter les

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


174 │ 5. SUCRE

excédents de sucre vers la production d’éthanol au lieu de favoriser le recours au dispositif


de prêt de la Commodity Credit Corporation (CCC) du ministère de l’Agriculture, et
obstacles commerciaux à l'importation (contingents tarifaires, accords régionaux et limites
aux exportations du Mexique).
Le niveau mondial des stocks de sucre est relativement élevé au début de la période de
projection, en raison principalement d’une offre abondante en Inde, même si l’Union
européenne et les États-Unis ont écoulé une partie de leurs stocks en 2018. Les stocks
mondiaux devraient continuer de croître à un rythme modéré au cours de la prochaine
décennie. D'après les projections, le ratio mondial stocks/consommation reculera pour
s’établir à 43.6 % en 2028, contre 47.3 % durant la période de référence.

Graphique 5.4. Production de sucre par type de culture

2016-18 2028
Mt tq
40
35
30
25
20
15
10
5
0
Brésil Inde Thaïlande Pakistan Mexique Australie Afrique Chine États-Unis Union Russie
européenne
Pays producteurs de canne à sucre Pays producteurs de canne à sucre et Pays producteurs de
betterave à sucre betterave à sucre

Note : les chiffres sont exprimés en base tel quel (tq).


Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

5.5. Consommation

La consommation mondiale de sucre devrait continuer d’augmenter d’environ 1.6 % par


an, pour atteindre 203 Mt à l’horizon 2028, dans un contexte marqué par le léger
ralentissement de la croissance démographique, une conjoncture économique morose au
plan international et des préoccupations grandissantes quant aux effets nocifs d’une
consommation excessive de sucre. Sur la période de projection, la consommation mondiale
moyenne par habitant devrait passer de 22.7 kg/habitant à 24.2 kg/habitant, mais des
variations considérables sont à attendre d’une région et d’un pays à l’autre (graphique 5.5).
Ces dix prochaines années, la consommation mondiale de sucre devrait être tirée surtout
par les pays en développement, qui généreront 98 % de la demande supplémentaire,
principalement en Asie (69 %) et en Afrique (27 %), deux régions déficitaires. En raison
d’une demande accrue de produits transformés, de confiseries et de boissons sucrées, les
perspectives de croissance sont prometteuses dans les zones urbaines des pays asiatiques
et africains, où la consommation est faible par rapport à d’autres régions. À l’inverse, la
croissance devrait rester modeste en Amérique latine où la consommation est déjà élevée.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


[Link] │ 175

En Asie, l’Inde, et après elle la Chine, l’Indonésie et le Pakistan devraient connaître la plus
forte hausse de la consommation. En Chine et dans les PMA d’Asie, la consommation par
habitant est très faible puisqu’elle n’atteint pas 10 kg par an sur la période de référence,
mais sa progression en rythme annuel devrait rester à peu près identique à celle de ces dix
dernières années, compte tenu du peu de goût des habitants pour les produits sucrés et de
la lente évolution des habitudes alimentaires. En Afrique, les plus fortes hausses prévues
concernent l'Égypte et plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, mais la consommation par
habitant se maintiendra toutefois en deçà de 11 kg par an dans les PMA d’Afrique
subsaharienne et au Nigéria.

Graphique 5.5. Demande de sucre par habitant dans les principaux pays et régions

2016-18 2028 Variation en pourcentage (droite)

kg/personne %
50 25

40 20

30 15

20 10

10 5

0 0

-10 -5
OCDE Amérique latine Russie MENA Thaïlande Afrique subsah. Inde Chine

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

En revanche, dans de nombreux pays développés, la consommation par habitant devrait


continuer à baisser en raison d’une prise de conscience accrue des risques liées à la
surconsommation de sucre : prise de poids dangereuse pour la santé et augmentation du
risque de diabète, de cardiopathies et de carie dentaire. Plusieurs pays ont institué une taxe
sur les produits sucrés caloriques, pour essayer d’en faire baisser la consommation, à
commencer par le Mexique, en 2014. Pour compenser les effets de ces taxes, certaines
multinationales ont réduit la taille des portions, diminué la quantité d’édulcorants
caloriques ou remplacé le sucre par des édulcorants de synthèse, plus sucrés mais moins
caloriques que le sucre. C’est dans l’Union européenne que la consommation de sucre des
pays développés devrait marquer le plus net recul, ce marché étant également confronté à
la concurrence de l’isoglucose, un édulcorant à base d’amidon de maïs dont la production
était soumise à des limites avant septembre 2017. On prévoit l’inverse aux États-Unis, où
la part du sucre dans la consommation totale d’édulcorants caloriques par habitant devrait
progresser, passant de 62 % durant la période de référence à 64 % en 2028, dans un contexte
de stabilité de la consommation d’édulcorants en général. L'idée que l’isoglucose puisse
être plus nocif pour la santé que le sucre continue de faire débat dans ce pays. Dans la
Fédération de Russie, en revanche, la demande de sucre devrait continuer à progresser,
compte tenu des perspectives prometteuses qu'offrent les boissons alcooliques (rhum et
vodka) – même si des réglementations sont mises en œuvre localement pour lutter contre

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


176 │ 5. SUCRE

l'abus d’alcool –, les boissons sans alcool et les boissons chaudes. La question de la taxation
éventuelle du sucre n'est pas encore tranchée.
Compte tenu de sa compétitivité dans la fabrication de boissons sucrées, la consommation
d’isoglucose (en poids sec) devrait grimper de 12 %, soit 1.6 Mt, à l’horizon 2028. À
l’échelle mondiale, la consommation reste toutefois circonscrite à un certain nombre de
pays. Comme pour le sucre, la consommation par habitant devrait diminuer dans les pays
où la consommation d’édulcorants caloriques est élevée, et elle augmentera essentiellement
en Chine. En tant que premier producteur mondial d’amidon, la Chine développera sa
production d’isoglucose pour répondre à une demande intérieure en hausse. Dans l’Union
européenne, on prévoyait une augmentation de la disponibilité d'isoglucose dans les pays
déficitaires après la suppression du quota en 2017. Elle devrait toutefois être moins
prononcée que prévu en raison du différentiel de prix avec le sucre. La consommation
devrait aussi progresser au Mexique, quoique dans une moindre mesure. Dans ce pays, la
part de l’isoglucose dans la demande d’édulcorants devrait légèrement augmenter sur la
période considérée parce que les entreprises ont tendance à réduire la quantité de sucre
ajouté dans les boissons non alcoolisées et que les prix de l'isoglucose comme ceux du
sucre s'équivalent. À l’inverse, aux États-Unis, premier producteur d’isoglucose, la
demande de ce produit en pourcentage de la consommation totale devrait continuer à
marquer le pas, passant de 48 % durant la période de référence à 38 % en 2028. Cette
évolution est directement attribuable à la contraction du marché des boissons gazeuses
sucrées aux États-Unis en raison de l'attitude de certains consommateurs soucieux d’éviter
cet édulcorant.

Graphique 5.6. Part de l'isoglucose dans la consommation d'édulcorants


dans les principaux pays consommateurs, par habitant

2016-18 2028
%
20

18

16

14

12

10

0
États-Unis Mexique Argentine Japon Corée Turquie Canada Chine Union européenne

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

5.6. Échanges

Au cours de la prochaine décennie, les exportations de sucre (graphique 5.7) devraient


rester très concentrées, le Brésil conservant son titre de premier exportateur mondial (avec
38 % des échanges mondiaux). La dépréciation du real vis-à-vis du dollar des États-Unis
sur la période de projection aidera le secteur brésilien du sucre à conserver sa compétitivité,

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


[Link] │ 177

mais le sucre sera fortement concurrencé par l’éthanol. Par conséquent, les exportations
brésiliennes ne devraient augmenter que de 2 Mt par rapport à la période de référence. En
Thaïlande, second exportateur mondial de sucre, la canne à sucre ne sert à produire
directement qu’une proportion très réduite d’éthanol (moins de 3 %), la mélasse et le
manioc étant privilégiés. Ce concurrent asiatique bien établi va donc bénéficier d'une
croissance régulière de sa production et devrait continuer à accroître sa part de marché,
avec 18 % des exportations mondiales de sucre en 2028, soit 12 Mt, contre 14 % durant la
période de référence (9 Mt). En Australie, les investissements dans l’irrigation, l’extension
des superficies consacrées à la canne à sucre et l’augmentation des capacités de
transformation devraient doper la production, celle-ci favorisant à son tour les exportations
à moyen terme.

Graphique 5.7. Exportations de sucre des grands pays et régions

2016-18 2028

Mt tq
30

25

20

15

10

0
Brésil Thaïlande Australie Union européenne Inde Mexique Reste du monde

Note : les chiffres sont exprimés en base tel quel (tq).


Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

En 1968, l’Union européenne a instauré des quotas de production de sucre et d’isoglucose


afin de protéger ses producteurs et de garantir les prix. Ces quotas ont été supprimés en
2017, ce qui a entraîné une baisse des prix intérieurs et la levée du plafond sur les
exportations subventionnées fixé par l’OMC. Durant la période de projection, les
exportations de sucre blanc de qualité supérieure devraient augmenter de 33 % par rapport
à la période de référence, malgré un prix plus élevé. Ces exportations seront principalement
destinées aux pays déficitaires en sucre des régions MENA et Extrême-Orient, mais elles
seront concurrencées par les raffineries traditionnelles de sucre de canne de la
région MENA.
Les importations mondiales sont plus dispersées que les exportations (graphique 5.8).
Selon les projections, l’Asie et l’Afrique connaîtront la plus forte croissance de la demande
de sucre, ce qui se traduira par une hausse de leurs importations. Durant la période de
référence, la Chine et l’Indonésie étaient les principaux importateurs, suivies des États-
Unis, de la Malaisie, de l’Inde et de la Corée. Les hausses de production en Inde et en Chine
se répercuteront sur cette répartition au cours des dix prochaines années, l’Indonésie
passant alors en première position devant la Chine, les États-Unis, la Malaisie et la Corée

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


178 │ 5. SUCRE

(avec respectivement 7.7 Mt, 6.8 Mt, 2.5 Mt, 2.4 Mt et 2.1 Mt en 2028). La levée des
quotas de sucre a rendu l’Union européenne moins intéressante pour les pays autorisés à
exporter leur sucre malgré certains accords commerciaux régionaux : ses importations
devraient baisser de 61 % ces dix prochaines années pour s’établir à 1.0 Mt en moyenne,
contre 2.6 Mt sur les dix dernières années. Les échanges d’isoglucose de l’UE demeureront
plutôt stables puisque la hausse de la production après 2017 permettra de répondre pour
l’essentiel à la demande intérieure.
Aux États-Unis, pays traditionnellement déficitaire en sucre, les mesures qui visent à
favoriser la production intérieure et à limiter le niveau des importations continueront d'avoir
une incidence déterminante. Les prix modiques prévus sur la période de projection
n’inciteront guère à accroître la production. Dans ce contexte, les importations se
poursuivront, limitées par les contingents tarifaires appliqués en vertu d'accords de l’OMC
ou d'accords de libre-échange, et par les limites imposées par le ministère du Commerce
des États-Unis (US Export Limit) aux exportations du Mexique. Le prix du sucre étant
relativement plus élevé aux États-Unis, le Mexique continuera néanmoins d’exporter sa
production principalement vers son voisin. En contrepartie, le Mexique devrait importer de
l’isoglucose des États-Unis (+9 % soit 93 000 t en 2028) pour satisfaire sa demande
d’édulcorants.

Graphique 5.8. Importations de sucre des grands pays et régions

2016-18 2028
Mt tq
9

0
Indonésie Chine États-Unis Malaisie Corée Egypte Union européenne Russie Inde

Note : les chiffres sont exprimés en base tel quel (tq).


Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

5.7. Principales questions et incertitudes

Les projections établies pour la présente édition des Perspectives supposent une situation
macro-économique et des conditions météorologiques stables, et s’appuient sur certaines
hypothèses concernant les cours du pétrole brut. Par ailleurs, les marchés intérieurs sont
censés être protégés par des mesures qui encouragent la production malgré des prix
relativement bas. Tout choc exercé sur l’une de ces variables serait source de variations
importantes sur le marché, car la production se concentre dans un petit nombre de pays.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


[Link] │ 179

Les projections pour le Brésil s'accompagnent d'une certaine incertitude liée à


l’assainissement en cours des finances publiques. De plus, elles reposent sur une devise, le
real brésilien, qui, si elle s’appréciait, réduirait la rémunération des producteurs sur les
ventes libellées en dollars des États-Unis. L’évolution des politiques bioénergétiques et des
prix des biocarburants pourrait en outre se répercuter indirectement sur les marchés du
sucre. Enfin, l'extension des cultures de canne à sucre génétiquement modifiée, dont
l’utilisation commerciale a été autorisée il y a deux ans, pourrait avoir une incidence sur
les rendements à partir de 2020 et, par conséquent, sur le volume des sous-produits.
Les perspectives sont assez positives pour la Thaïlande, ce pays ayant beaucoup investi
dans la filière sucrière ces dernières années. Toutefois, seule une part réduite de son sucre
brut devrait être affectée à la production d’éthanol. Si cette part devait augmenter, en
fonction de la rentabilité de l’un ou de l’autre produit, cela pourrait créer des turbulences
sur les marchés mondiaux, compte tenu de la forte orientation exportatrice de la production
thaïlandaise.
La persistance de distorsions commerciales sur les marchés internationaux du sucre crée
d'autres incertitudes. L’évolution des cours internationaux ne se répercute pas toujours dans
son intégralité sur les producteurs et les consommateurs, même si certains marchés ont
connu des réformes et des transformations structurelles comme la récente levée des quotas
dans l’Union européenne et en Thaïlande, ou le paiement d’un prix équitable aux
producteurs en Inde depuis 2013. De nombreux pays continuent de recourir à des
instruments de politique commerciale pour protéger leur marché intérieur : droits hors
contingent élevés (mesure de sauvegarde de trois ans prise par la Chine en mai 2017 sur les
importations provenant des principaux pays producteurs, puis étendue à toutes les origines
en août 2018, et relèvement par l’Afrique du Sud, de 560 USD/t à 680 USD /t, de ses droits
d’entrée en 2018) ; modifications des contingents tarifaires de l’OMC et limite sur les
exportations du Mexique (États-Unis) ; subventions au transport pour stimuler les
exportations et soutien aux prix intérieurs du sucre (Pakistan, Inde) ; droits de douane
élevés sur les importations (Union européenne, Fédération de Russie, États-Unis) ; accords
commerciaux régionaux (ALENA, accords de partenariat économique de l’Union
européenne et programme Tout sauf les armes).
Le Brexit est une source d'incertitude supplémentaire. En effet, si le Royaume-Uni parvient
à négocier de nouveaux accords de libre-échange, les raffineurs britanniques (qui dominent
le marché européen) gagneront à importer du sucre brut exempté de droits de douane. En
revanche, les producteurs de betterave sucrière devraient acquitter des droits exorbitants
s’ils voulaient exporter vers l’Union européenne. Pour autant, le Brexit ne devrait avoir
qu'un faible impact sur le marché mondial.
L’évolution de la demande est elle aussi incertaine. Les données qui s’accumulent
concernant les effets préjudiciables d’une consommation excessive de sucre sur la santé
humaine pourraient faire baisser la consommation. Pour lutter contre l’obésité et d’autres
problèmes de santé, certains gouvernements ont d’ores et déjà instauré des taxes sur les
édulcorants caloriques, afin d'en faire baisser la consommation. Cette tendance pourrait se
renforcer au cours des dix prochaines années, bien que les mesures préventives prises par
l'industrie agroalimentaire, comme la reformulation de certains produits, l’utilisation
d’autres édulcorants et la diminution de la taille des portions, puissent en atténuer les effets
sur les projections.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


180 │ 6. VIANDE

Viande

Ce chapitre décrit la situation des marchés et présente les projections à moyen terme
relatives aux marchés mondiaux de la viande sur la période 2019-28. Il passe en revue les
évolutions prévues en termes de prix, de production, de consommation et d’échanges pour
la viande bovine, la viande porcine, la volaille et la viande ovine, et examine en conclusion
les principaux risques et incertitudes susceptibles d’avoir une incidence sur les marchés
mondiaux de la viande dans les dix années à venir.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


6. VIANDE │ 181

6.1. Situation du marché

La production mondiale de viande a augmenté de 1.0 % pour s’établir à 327 Mt en 2018,


sous l’effet des hausses enregistrées dans les filières bovine, porcine et avicole, ainsi que
de la très modeste avancée de la filière ovine. La majeure partie de l’augmentation observée
à l’échelle mondiale est à mettre au crédit de l’Australie, des États-Unis, de la Fédération
de Russie et de l’Union européenne, ainsi que, dans une moindre mesure, de l’Argentine,
de l’Inde et du Mexique. La production de viande a en revanche légèrement reculé en
République populaire de Chine (« Chine ») et au Brésil, deux des plus importants
producteurs au monde, ce qui a modéré l’accélération à l’échelle planétaire.
L’augmentation de la production de viande est en grande partie imputable à des gains de
productivité, mais les abattages induits par les vagues de sécheresse, notamment en
Australie et en Union européenne, ont aussi pesé dans la balance dans plusieurs cas. En
Chine, si la quantité de viande produite a signé une croissance moins vigoureuse, c’est
avant tout en raison du repli de la filière porcine provoqué par l’épizootie de peste porcine
africaine (PPA), tandis qu’au Brésil, c’est en grande partie la perte de marchés
d’exportation qui est responsable, notamment l’embargo imposé par la Fédération de
Russie sur les importations en provenance du Brésil en raison de doutes sur la sécurité des
aliments.
À l’aune de l’indice des prix de la viande de la FAO, les prix moyens constatés en 2018
étaient en baisse de 2.2 % par rapport à ceux de 2017, tirés vers le bas par le recul des prix
moyens annuels de la viande porcine et de volaille, tandis que ceux de la viande bovine
restaient stables. Les prix de la viande ovine ont certes connu une augmentation, mais elle
n’a guère eu d'impact sur l’indice, étant donné les volumes plus modestes de cette filière.
La propagation de la peste porcine africaine et les restrictions aux importations qu’elle a
induites ont pesé sur les cours internationaux de la viande porcine, tandis que la viande de
volaille voyait ses prix reculer en raison de l’atonie générale de la demande d’importations.
Le marché international de la viande bovine a été caractérisé par d’importants volumes
destinés à l’exportation et une demande robuste, un contexte qui a contribué à la stabilité
des prix. La forte demande d’importations ainsi que l’offre limitée en provenance
d’Océanie ont porté les prix de la viande ovine.
Les exportations totales de viande ont atteint 34 Mt dans le monde en 2018, gagnant 1.5 %
par rapport à 2017. En 2018, elles ont été tirées avant tout par la hausse des livraisons
depuis l’Australie, l’Argentine, la Thaïlande et les États-Unis, mais le recul des expéditions
depuis le Brésil et l’Inde a freiné le mouvement. Au chapitre des importations, la Chine,
premier importateur mondial de viande, a nettement accru ses achats afin de répondre à la
demande toujours croissante des consommateurs dans un contexte marqué par une
contraction de la production intérieure de viande porcine.

6.2. Principaux éléments des projections

D’après les projections de la présente édition des Perspectives, le prix de la viande


s’inscrira en repli en termes réels à moyen terme par rapport à la période de référence
(moyenne des années 2016-2018). Cette évolution résulte d’une croissance de la
consommation moins allègre, alliée à une offre plus abondante, laquelle sera étayée par la
baisse des prix des céréales fourragères par rapport à la décennie passée. Bien que les
prévisions tablent sur une lente augmentation du coût de l’alimentation animale, les marges
entre le prix de la viande et celui de l’alimentation animale resteront dans l’ensemble
proches des niveaux relevés par le passé.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


182 │ 6. VIANDE

Les prix en valeur réelle (aux prix de 2018) devraient baisser d’ici 2028, surtout pour la
viande bovine et ovine, pour atteindre 3 336 USD/t et 3 493 USD/t respectivement en
équivalent poids carcasse (epc), tandis que les prix constants de la viande de porc et de
volaille devraient fléchir pour s’établir à 1 311 USD/t epc et 1 453 USD/t poids produit
respectivement. En valeur nominale, les prix de toutes les viandes enregistreront une hausse
modeste d’ici 2028, à l’exception de ceux de la viande ovine, qui sont actuellement élevés
par rapport aux niveaux observés par le passé (graphique 6.1). Ils devraient le rester au
début de la période de projection, en raison des contraintes qui pèsent sur l’offre en
Océanie, où la réduction du cheptel induite par la sécheresse en Australie s’accompagne
d’une forte demande d’importations de la part de la Chine. Les effectifs du cheptel ovin
devraient augmenter une fois passée la vague de sécheresse actuelle, ce qui abaissera le
prix de cette viande dans la deuxième partie de la période.

Graphique 6.1. Prix mondiaux de la viande

Prix nominal Prix réel (2018 USD)

USD/t USD/t
3000 6 000

2500 5 000

2000 4 000

1500 3 000

1000 2 000

500 1 000

0
2018

2028
1998

2003

2008

2013

2018

2023

2028
1998

2003

2008

2013

2018

2023

2028
1998

2003

2008

2013

2023

2028
1998

2003

2008

2013

2018

Viande porcine Viande de volaille Viande bovine (axe de droite) Viande ovine (axe de droite) 2023

Note : Bouvillons, 1 100-1 300 lb epc, Nebraska, États-Unis. Prix de l’agneau epc, moyenne toutes catégories,
Nouvelle-Zélande. Gorets châtrés et cochettes, base nationale animaux maigres 51-52 % epc, Brésil : valeur
unitaire des exportations de poulet (FOB) en poids produit.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

La croissance de la demande de protéines animales devrait ralentir à l’échelle mondiale sur


les dix prochaines années. Tirée par l’augmentation persistante des revenus, la
consommation mondiale de viande devrait atteindre 35.1 kg par habitant en poids au détail
d’ici à 2028, soit une progression de 0.4 kg ou 1.2 % par rapport à la période de référence.
Par le passé, des prix de vente peu élevés ont contribué à faire de la volaille la viande de
prédilection, surtout pour les consommateurs des pays en développement. Avec
l’augmentation des revenus, cette tendance se vérifiera encore sur la période de projection
et la viande de volaille couvrira la majeure partie de la consommation supplémentaire par
habitant à l’échelle mondiale. Dans le même temps, de nombreux consommateurs devraient
diversifier leur consommation de viande et ajouter à leur alimentation des viandes plus
coûteuses comme la viande bovine et la viande ovine, ce qui fera augmenter la
consommation par habitant de ces types de viande d’ici 2028 à l’échelle de la planète. La

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


6. VIANDE │ 183

consommation de viande de porc par habitant devrait quant à elle diminuer sur la période
de projection, car cette viande n’est pas au cœur de l’alimentation dans un certain nombre
de pays en développement.
D’après les projections de cette édition des Perspectives, l’offre de viande devrait continuer
de s’accroître sur les dix prochaines années. En 2028, la production mondiale de viande
devrait avoir augmenté de 13 % par rapport à la période de référence et les pays en
développement devraient assurer l’essentiel de cette progression. Le recours croissant à
une alimentation plus riche en céréales dans le processus de production permettra
d’atteindre plus rapidement un poids carcasse plus élevé.
L’effectif mondial des cheptels a augmenté ces dernières années. Cette tendance,
notamment au sein des principaux pays exportateurs d’Amérique comme l’Argentine, le
Brésil et les États-Unis, ainsi qu’en Inde, malgré les incertitudes qui planent sur les mesures
que prendront les pouvoirs publics en matière d’abattage, contribuera à accroître l’offre sur
le marché dans les premières années de la période de projection. En Australie, l’offre de
viande bovine reste ténue à court terme en raison de la sécheresse qui sévit actuellement.
Les nombreux foyers de peste porcine africaine qui se sont déclarés en 2018 devraient
réduire la production mondiale de viande de porc en 2019. La Chine, numéro un sur ce
segment, a été durement touchée. D’après les projections, la production reprendre sa hausse
régulière à partir de 2021 à l’échelle mondiale. En outre, à mesure que les effets de
l’épizootie de grippe aviaire en Chine s’estomperont dans les premières années de la
période de projection, la croissance de la production mondiale de viande de volaille
retrouvera son niveau habituel. La volaille restera le principal moteur de croissance de la
production de viande sur la période de projection et continuera de gagner en importance
dans la production totale de viande, à un rythme toutefois plus mesuré qu’au cours des dix
dernières années.
La production de viande ovine devrait elle aussi croître moins rapidement que lors de la
décennie précédente. Elle progressera essentiellement en Asie, Chine en tête, mais aussi en
Afrique. En Océanie, grand exportateur de ce type de viande, l’augmentation devrait être
faible, notamment en Nouvelle-Zélande, en raison de la concurrence qu’exercent la viande
bovine et le secteur laitier.
Au niveau mondial, la part de la production de viande exportée devrait modestement
augmenter sur la période de projection. L’augmentation prévue de la production dans les
pays en développement devrait rester insuffisante pour répondre à la hausse de la demande,
en particulier en Afrique. La demande d’importations devrait donc rester forte pendant
toute la période de projection.
À l’échelle mondiale, les flambées épizootiques (de peste porcine africaine par exemple),
les restrictions sanitaires et les politiques commerciales resteront les principaux
déterminants de l’évolution et de la dynamique du marché de la viande. Les incertitudes
liées aux accords commerciaux actuels ou futurs (avec la sortie du Royaume-Uni de
l’Union européenne, par exemple) pourraient modifier et diversifier la physionomie des
échanges de viande. D’autres facteurs sont susceptibles d’influer sur les perspectives,
comme les préférences et les attitudes des consommateurs à l’égard de la viande, compte
tenu de ses impacts sur la santé, l’environnement et les émissions mondiales de GES.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


184 │ 6. VIANDE

6.3. Prix

Les prix de la viande ont baissé en valeur nominale comme en valeur réelle par rapport aux
niveaux record enregistrés il y a peu (graphique 6.1). Sur la période de projection, les prix
de la viande resteront orientés à la baisse en termes réels, sous l’effet d’un tassement de
croissance de la consommation et d’une hausse de l’offre favorisée par les prix relativement
faibles des céréales fourragères. L’évolution observée au fil du temps variera selon le type
de viande.
Sur le court terme, les prix constants de la viande bovine baisseront plus rapidement du fait
de l’abondance de l’offre dans les principaux pays producteurs comme l’Argentine, le
Brésil et les États-Unis, après une reconstitution rapide des troupeaux. Cependant, à mesure
que les troupeaux de bovins diminueront et que l’augmentation de la production ralentira,
les prix nominaux devraient lentement repartir à la hausse.
Les prix de la viande porcine devraient diminuer en valeur réelle, mais ils devraient
connaître leur cycle de variations habituel pendant la période de projection. Cette tendance
s’explique essentiellement par la progression de l’offre au Brésil et aux États-Unis, ainsi
que par la hausse des importations, notamment de Chine, où la production est touchée par
la peste porcine africaine.
L’épizootie de grippe aviaire de 2017 semble contenue. Cependant, la production de
volaille sera limitée en 2019, les animaux disponibles pour l’élevage étant peu nombreux.
À l’échelle mondiale, on attend une lente augmentation des effectifs de volaille, ainsi
qu’une montée des coûts de l’alimentation animale (graphique 6.2), ce qui entraînera une
hausse modérée des prix de la volaille en début de période.

Graphique 6.2. Indice du coût de l’alimentation animale et ratios entre le prix nominal
de la viande et celui de l’alimentation animale

2003-05=1 2003-05=1
3.0 1.5

2.5 1.3

2.0 1.0

1.5 0.8

1.0 0.5

0.5 0.3

0.0 0.0
1993

2018
1988
1993
1998
2003
2008
2013
2018
2023
2028
1988
1993
1998
2003
2008
2013
2018
2023
2028
1988

1998
2003
2008
2013
2018
2023
2028
1988
1993
1998
2003
2008
2013

2023
2028

Indice du coût de l'alimentation animale Viande porcine/Indice alim. animale Viande volaille/Indice alim. animale Viande bovine/Indice alim. animale
(gauche) (droite) (droite) (droite)

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Les prix de la viande ovine devraient rester bas jusqu’en 2020 en valeur réelle, la baisse
des effectifs réduisant l’offre et les échanges des deux principaux pays exportateurs que
sont l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Les prix mondiaux devraient donc rester sous
tension dans les premières années de la période. La demande d’importations de la Chine,

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


6. VIANDE │ 185

en augmentation rapide, devrait ralentir le rythme en début de période, car l’expansion des
foyers de peste porcine africaine en 2018 a entraîné l’importation d’importants volumes de
protéines animales, viande ovine comprise.

6.4. Production

À moyen terme, la production bénéficiera d’un prix favorable de l’alimentation animale


(graphique 6.2). En raison des différences propres à chaque système de production, les
ratios favorables entre le prix de la viande et celui de l’alimentation animale sont plus
bénéfiques à certains types de viande qu’à d’autres. Par exemple, la production de viande
de volaille et porcine est celle qui recourt le plus à l’alimentation animale, tandis que les
producteurs de viande bovine ont davantage la possibilité d’alterner entre des systèmes
intensifs et extensifs. La production de viande ovine repose avant tout sur le pâturage et
tire moins parti de la contraction de ces ratios.
Sur la période de projection, en raison de l’effet conjugué de la reconstitution des effectifs
sur le continent américain et de la productivité croissante dans la région, l’évolution du
marché sera dictée par la situation sur le front de l’offre. La volaille reste le moteur de
croissance du secteur de la production de viande. Avec de faibles coûts de production, des
taux de conversion alimentaire élevés et des prix de vente bas, la volaille est devenue une
viande de choix pour les producteurs comme pour les consommateurs.
La production totale de viande devrait s’accroître de plus de 40 Mt à l’horizon 2028, pour
atteindre près de 364 Mt. Bien qu’elle varie d’une région à l’autre, l’augmentation de la
quantité globale de viande produite est mise au crédit des pays en développement surtout,
qui représenteront 74 % de la production supplémentaire (graphique 6.3). À court terme,
l’évolution de l’offre des divers types de viande reste influencée par les foyers de
contamination qui se déclarent en Chine (viande de volaille et porcine), ainsi que par la
réduction du troupeau induite par les conditions météorologiques en Australie. Au-delà
de 2021, les effets de ces facteurs se stabiliseront, ce qui permettra à la production des
divers types de viande d’afficher une croissance annuelle constante.
Dans certains pays en développement, la croissance de la production est favorisée par la
hausse de la productivité (c’est-à-dire l’augmentation du poids carcasse par tête) et par une
utilisation plus efficace de l’alimentation animale. Dans les pays les moins avancés,
toutefois, l’amélioration de la productivité devrait être moins marquée, car l’organisation
du secteur de l’élevage en petites exploitations et le manque d’investissements continueront
de limiter les avancées technologiques et la commercialisation.
La production de viande est toujours dominée par le Brésil, la Chine, les États-Unis et
l’Union européenne. La croissance de la production brésilienne tirera encore parti de
l’abondance des ressources naturelles, des aliments du bétail, des pâturages, ainsi que des
gains de productivité et, dans une certaine mesure, de la dépréciation du réal. La production
chinoise bénéficiera de plus en plus de l’augmentation des économies d’échelle liée à la
transformation des petites unités de production en grandes exploitations commerciales.
L’instauration de nouvelles réglementations environnementales a entraîné la disparition de
nombreuses petites exploitations et le développement des grands producteurs intégrés, dont
la part de marché s’est accrue. L’épidémie de peste porcine africaine pourrait accélérer le
processus car les petits exploitants pourraient pâtir davantage de l’apparition d’un foyer de
contamination, en raison de mesures de biosécurité moins rigoureuses. Aux États-Unis, la
production sera stimulée par une forte demande intérieure et un poids à l’abattage en
hausse. Dans l’Union européenne, en revanche, la production totale restera relativement

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


186 │ 6. VIANDE

stable et la part des différents types de viande dans la production totale dépendra des
préférences manifestées par les consommateurs, des débouchés à l’exportation et de la
rentabilité. S’agissant de la viande bovine, l’évolution du secteur laitier jouera également
un rôle important.

Graphique 6.3. Croissance de la production par région et par type de viande

Mt (epc ou pac)

60

50
0.43
40
2.0 5.4
2.5 26%
1.7
30

20 14.6
74%

10 7.4

6.5
0
Viande bovine Viande porcine Viande de Viande ovine Viande bovine Viande porcine Viande de Viande ovine Augmentation
volaille volaille totale
En développement Développés

Note : epc : équivalent poids carcasse ; pac : prêt à cuire.


Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

D’autres pays sont susceptibles de contribuer sensiblement à l’augmentation de la


production de viande, notamment : l’Argentine — stimulée par les possibilités
d’exportation vers la Chine et la croissance de la consommation intérieure de volaille ;
l’Australie — dont les conditions saisonnières deviennent plus propices au pâturage ; l’Inde
— où les petits producteurs de viande de volaille pratiquent une « agriculture
contractuelle » ; le Mexique — qui connaît une modernisation de ses infrastructures, un
mouvement d’intégration verticale, une amélioration génétique des animaux et une
meilleure biosécurité ; le Pakistan — en raison des nouveaux débouchés qu’offre la région
pour les exportations ; les Philippines et le Viet Nam — du fait de l’augmentation rapide
de la demande intérieure (graphique 6.4). Enfin, l’embargo imposé par la Fédération de
Russie sur les importations de viande jusqu’à la fin de l’année 2019, allié à la dépréciation
de la monnaie russe, a tiré les prix intérieurs vers le haut, une tendance qui continuera de
stimuler la production de viande du pays.
La production de viande bovine continuera de s’accroître dans les principaux pays
producteurs au cours de la période considérée (graphique 6.5). Dans les pays en
développement, elle devrait augmenter de 17 % entre la période de référence et 2028. Ces
pays devraient assurer 72 % des quantités supplémentaires produites. La majeure partie de
cette augmentation devrait émaner d’Afrique du Sud, d’Argentine, du Brésil, de Chine, du
Mexique et du Pakistan. Dans les pays développés, la production devrait progresser de 8 %
entre la période de référence et 2028, dans un mouvement qui sera presque entièrement
attribuable à des taux de croissance élevés, comme aux États-Unis par exemple. Sur le court
terme, la production de viande bovine sera soutenue à la fois par l’augmentation des poids

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


6. VIANDE │ 187

carcasse due à la baisse des coûts des aliments et à l’amélioration génétique des bovins, et
par la hausse du nombre d’abattages due au fait que plusieurs années de reconstitution des
troupeaux dans plusieurs régions de production se traduisent par une expansion du cheptel.
Aux États-Unis, le nombre total de vaches à viande devrait s’accroître et atteindre un niveau
record en 2021. La diminution de la consommation intérieure de viande bovine par habitant
dans la dernière partie de la prochaine décennie sous-tend les prévisions selon lesquelles le
cheptel bovin entamera un cycle de baisse après 2021 aux États-Unis.

Graphique 6.4. Pays contribuant le plus à l’augmentation de la production


par type de viande

Viande bovine Viande porcine Viande de volaille Viande ovine

Chine
États-Unis
Brésil
Inde
Mexique
Argentine
Viet Nam
Pakistan
Russie
Australie
Philippines

-1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Mt (epc ou pac)

Note : epc : équivalent poids carcasse ; pac : prêt à cuire.


Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Graphique 6.5. Effectifs des vaches à viande aux États-Unis

Variation annuelle en pourcentage (axe de droite) Inventaire de vache à viande


Mn têtes %
34 4

33 3

32 2

31 1

30 0

29 -1

28 -2

27 -3
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


188 │ 6. VIANDE

Si le cycle d’expansion du cheptel touche à sa fin aux États-Unis, il reste pleinement à


l’œuvre et ne devrait pas ralentir avant quelque temps dans d’autres pays comme
l’Argentine, le Brésil, l’Inde et le Mexique. Par ailleurs, malgré la mise en place d’une taxe
provisoire à l’exportation sur la viande bovine en Argentine, l’augmentation des effectifs
devrait faire renouer la production de viande bovine avec ses niveaux passés à moyen
terme. La production devrait croître en Inde par rapport à la décennie passée, alors que
continuera de planer l’incertitude sur les décisions que prendront les pouvoirs publics en
matière d’abattage. Dans l’Union européenne1, en revanche, la production de viande bovine
devrait entrer dans une phase descendante car les races laitières, qui représentent près des
deux tiers de l’offre, fléchiront quelque peu en raison des gains de productivité dans la
filière laitière. D’autres facteurs brideront le potentiel de croissance du secteur de la viande
bovine dans l’Union européenne, comme la faible productivité, l’intensification de la
concurrence sur le marché des exportations et l’essoufflement de la demande intérieure, qui
devrait se tourner davantage vers les produits carnés transformés et les plats prêts à
consommer. Au Royaume-Uni aussi la production de viande bovine devrait être orientée à
la baisse sur la période de projection, car les prix compétitifs des importations devraient
mettre à mal la production intérieure.
L’augmentation de la production mondiale de viande porcine ralentira sur les dix
prochaines années, principalement parce que ce type de viande ne tient pas une place
importante dans l’alimentation au sein de nombreuses régions en développement.
L’augmentation prévue à l’échelle mondiale restera alimentée en grande partie par la région
asiatique, puisque la Chine devrait fournir la moitié des quantités supplémentaires produites
dans le monde. La croissance de la production devrait aussi enregistrer une vive
accélération — absorbée essentiellement par le marché intérieur — au Brésil, aux États-
Unis et au Viet Nam. La production de viande porcine dans l’Union européenne devrait
quant à elle légèrement fléchir car les préoccupations environnementales et manifestées par
la population à l’égard de la gestion des effluents devraient limiter son développement.
La Chine s’est hissée pour la première fois dans les premiers rangs des importateurs de
viande porcine en 2007-2008, lorsque l’épidémie de syndrome dysgénésique et respiratoire
du porc (SDRP) a réduit l’offre intérieure. La flambée épizootique de peste porcine
africaine survenue en 2018 a eu un impact comparable sur la croissance de la production
chinoise et jette le doute sur les prévisions de la période de projection. Dans les présentes
Perspectives, la production devrait en subir le contrecoup et baisser en 2019 (-5 %).
En 2020, la production et la consommation devraient retrouver les niveaux de 2018 et
renouer avec leur croissance tendancielle sur le reste de la période de projection. L’offre
intérieure chinoise sera donc insuffisante et les importations du pays devraient augmenter
pour atteindre près de 2 Mt en 2019. La Chine ayant augmenté les droits de douane sur la
viande porcine en provenance des États-Unis, le Brésil, le Canada et l’Union européenne
devraient tirer parti de sa demande accrue d’importations.
La volaille continuera de renforcer sa position dominante dans le secteur de la viande, en
représentant près de la moitié de la production supplémentaire de viande sur les dix années
à venir. Son cycle de production court permet aux producteurs de réagir rapidement aux
signaux du marché, et se prête à des améliorations rapides en matière de génétique, de santé
des animaux et de pratiques d’alimentation. La production augmentera rapidement dans les
pays où l’offre de céréales fourragères est excédentaire, comme le brésil, et grâce aux
investissements et gains de productivité constants en Union européenne, en particulier en
Hongrie, en Pologne et en Roumanie, ainsi qu’aux États-Unis. Une progression rapide est
également prévue en Asie après 2019, principalement en Chine, où les effets de la

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


6. VIANDE │ 189

précédente épidémie de grippe aviaire continueront de s’estomper et l’effectif des animaux


d’élevage devrait croître, ainsi qu’en Inde, en Indonésie, en Thaïlande et en Turquie.
L’offre reste limitée sur le marché mondial de la viande ovine, essentiellement du fait de
la réduction des cheptels en Australie et de la stagnation de la production au Royaume-Uni.
Cette situation devrait perdurer au moins jusqu’à fin 2019 et, bien que les présentes
Perspectives escomptent une reprise de la production mondiale de viande ovine vers 2020,
elles ne prévoient pas d’accroissement considérable des cheptels, sauf peut-être en
Australie. Les prix étant actuellement élevés, les producteurs chinois devraient accroître
leur offre. Ils seront à l’origine de plus de 40 % de la production supplémentaire, sur fond
d’augmentation continue de la demande intérieure. En Union européenne, la production
devrait légèrement augmenter grâce à la meilleure rentabilité des exploitations ovines et à
la mise en œuvre du dispositif facultatif d’aide couplée dans les principaux États membres
producteurs de viande ovine. La part du continent africain dans la production mondiale de
viande ovine va lentement s’accroître, malgré les contraintes exercées par l’urbanisation,
la désertification et le manque de disponibilité des aliments pour animaux dans certains
pays.

Encadré 6.1. Hypothèses retenues par la Chine à l’égard de la peste porcine africaine

Le ministère chinois de l’Agriculture et des Affaires rurales a rendu publiques ses


Perspectives agricoles de la Chine (2019-2028) le 20 avril 2019. Les projections
concernant les marchés agricoles contenues dans ce rapport tiennent compte des effets sur
le marché intérieur de viande porcine de l’épizootie de peste porcine africaine (PPA) et de
la Loi sur la protection de l’environnement, qui a pour objectif de rendre la production plus
durable. Selon les prévisions, la capacité de production baissera considérablement durant
les deux premières années de la période de projection. Les volumes d’importation devraient
atteindre 2.1 Mt en 2020, soit une augmentation de plus de 75 % par rapport à 2018, afin
de combler le déficit. La part de la Chine dans les importations mondiales passerait ainsi
de 17 % en 2018 à environ 23 % en 2020. La plupart des importations supplémentaires de
viande porcine devraient provenir du Brésil, du Canada et de l’Union européenne. Les
volumes de production devraient toutefois se rétablir à partir de 2021 et retrouver leurs
niveaux de 2018 en 2024 (graphique 6.6).
La peste porcine africaine amènera les consommateurs chinois à se tourner vers d’autres
sources de protéines animales, et notamment vers la viande de volaille, dont les quantités
supplémentaires produites devraient être utilisées pour répondre à l’augmentation de la
demande intérieure. La croissance de la demande globale de produits d’alimentation
animale devrait toutefois ralentir dans les premières années de la période de projection
malgré l’augmentation des quantités de viande de volaille produites. Dans le cas du maïs,
la demande devrait même reculer au cours des deux premières années, durant la période de
repli escompté de la production chinoise de viande porcine. Ces tendances s’expliquent
avant tout par le fait qu’il faut une plus grande quantité d’aliments pour produire un volume
donné de viande porcine que pour le même volume de viande de volaille. À l’approche
de 2028, les Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO et les Perspectives agricoles
de la Chine escomptent des volumes similaires de production de viande porcine.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


190 │ 6. VIANDE

Graphique 6.6. Production chinoise de viande porcine

Production de viande porcine (kt) Taux de croissance annuel (%)

kt %
56000 6

54000 4

52000 2

50000 0

48000 -2

46000 -4

44000 -6

42000 -8
2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024

Note : d’après les Perspectives agricoles de Chine (2019-2028)


Source : ministère chinois de l’Agriculture et des Affaires rurales (2019), « China Agricultural Outlook (2019
- 2028) ». [Link]
StatLink 2 [Link]

Note de l’encadré 6.1: Pour plus d’informations, veuillez consulter FAO (Mai, 2019), “African Swine Fever:
Challenges for some, opportunities for others?”, dans Food Outlook, FAO publications, Rome.

6.5. Consommation

La consommation de viande devrait s’inscrire en hausse au cours de la période considérée,


en particulier en Asie, mais à un rythme généralement moins allègre que durant la décennie
précédente. La consommation mondiale de viande par habitant devrait augmenter de 0.4 kg
en poids au détail par rapport à la période précédente. L’augmentation sera essentiellement
liée à celle des revenus et de la population, en particulier dans les pays d’Asie et
d’Amérique latine où il existe une classe moyenne importante.
De manière générale, les niveaux de consommation sont déjà élevés dans les pays
développés, mais la demande de viande continue de croître, étant donné que les prix
deviennent plus abordables dans certains pays. C’est particulièrement manifeste aux États-
Unis, où la consommation par habitant et les prix de la viande vont retrouver un niveau
proche de celui observé il y a dix ans. La consommation de viande affiche toutefois une
tendance baissière dans certains pays et les taux de croissance attendus dans le monde
développé devraient être globalement inférieurs à ceux des pays en développement
(graphique 6.7).
La population et la croissance démographique des régions en développement étant
supérieures à celles des pays développés, la quantité de viande consommée devrait y croître
environ quatre fois plus que dans ces pays. Ramenée au nombre d’habitants, cette
croissance devrait toutefois demeurer faible, notamment dans les régions où les revenus
augmentent en partant d’un niveau peu élevé. C’est particulièrement vrai en Afrique, où la
croissance de la consommation dépasse le taux de toutes les autres régions au total, mais

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


6. VIANDE │ 191

reste limitée lorsqu’elle est exprimée par habitant. La demande d’importations devrait elle
aussi signer le plus fort taux de croissance en Afrique. Parallèlement, en volume, la moitié
des importations supplémentaires de viande seront absorbées par l’Asie, où l’expansion
démographique et l’augmentation de la consommation par habitant favorisée par la hausse
des revenus font monter la consommation en flèche.

Graphique 6.7. Consommation de viande par habitant, par région

Viande de volaille Viande porcine Viande ovine Viande bovine

kg/personne/an
120

100

80
0.000
60

40

20

0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Amérique du Nord Océanie Europe Amérique latine et Monde Asie et Pacifique Afrique
Caraïbes

Note : la consommation par habitant est exprimée en poids au détail.


Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

Les faibles prix de vente de la volaille et du porc ont contribué à en faire par le passé les
viandes préférées des consommateurs dans les pays en développement, mais la hausse des
revenus permet désormais à ces derniers de diversifier progressivement leur consommation
en se tournant vers des produits plus coûteux, comme la viande bovine et la viande ovine.
Les tendances en matière de consommation de viande évoluent certes en fonction des
niveaux de revenu et des prix relatifs, mais d’autres facteurs entrent aussi en jeu, comme
les croyances religieuses, les normes culturelles, l’urbanisation ainsi que les préoccupations
environnementales, éthiques et de santé.
La consommation de viande bovine augmentera progressivement au cours des dix
prochaines années. Exprimée en volume par habitant, celle du monde en développement ne
devrait représenter encore qu’un tiers de celle des pays développés. En Asie, le principal
moteur de croissance de la consommation de viande bovine est l’occidentalisation du mode
d’alimentation de la population, à laquelle s’ajoute la perception par les acheteurs chinois
que la viande bovine est plus saine et exempte de maladies. Une consommation accrue de
viande bovine est en outre attendue en Corée, au Kazakhstan, en Turquie et au Viet Nam.
La consommation mondiale de viande porcine par habitant devrait légèrement reculer au
cours de la période étudiée et atteindre un niveau de saturation dans la plupart des pays
développés. Dans les pays en développement, en revanche, les niveaux de consommation
par habitant sont très différents selon les régions. La hausse est soutenue dans la plupart
des pays d’Amérique latine, avec une progression rapide ces dernières années. En effet, les
prix relatifs avantageux de la viande porcine en ont fait l’une des viandes préférées des
consommateurs aux côtés de la volaille, tandis que la filière investit sans cesse en faveur

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


192 │ 6. VIANDE

de son développement et de son intégration verticale en vue de satisfaire la demande


croissante de la classe moyenne. La consommation par habitant est en hausse dans plusieurs
pays asiatiques affichant des conditions économiques favorables et dans lesquels la viande
de porc fait partie de l’alimentation traditionnelle, comme la Chine, la Corée, le Japon et le
Viet Nam. La consommation de viande de porc de l’Union européenne devrait en revanche
décliner, la composition de la population évoluant et entraînant une modification des
habitudes alimentaires en faveur de la viande de volaille.
La consommation de viande de volaille devrait augmenter dans le monde, quel que soit le
niveau de revenu. La progression devrait toutefois rester plus rapide dans le monde en
développement, à l’exception de l’Arabie saoudite, où un recul est attendu en raison d’une
conjonction de facteurs tels que le tassement de la croissance des revenus depuis le
fléchissement des cours du pétrole, le départ d’un grand nombre de membres de familles
expatriées, et l’interdiction de l’électronarcose dans la production de volaille, qui a
sensiblement relevé les prix au détail. En Chine, la consommation s’est redressée après les
flambées de grippe aviaire et ces Perspectives supposent qu’elle repartira à la hausse
en 2019 pour ensuite renouer avec sa tendance habituelle. La volaille devrait représenter la
moitié de la consommation supplémentaire de viande au cours de la période de projection.
Si la consommation mondiale de viande ovine se décline en une multitude de types de
produits et d’usages gastronomiques, cette viande reste un mets spécial et de luxe dans de
nombreuses coutumes alimentaires. Ramenée au nombre d’habitants, la consommation de
viande ovine ne devrait donc que peu progresser dans le monde sur la période de projection.
Elle devrait légèrement fléchir en Afrique, en Amérique du Nord et latine, ainsi qu’en
Océanie, mais continuer à s’accroître dans plusieurs pays asiatiques comme la Chine, où
cette viande est vantée pour sa qualité et ses bienfaits nutritionnels. Au cours des deux
dernières années, les foyers d’infection qui se sont déclarés dans les élevages de volaille et
de porc ont donné de l’élan à la demande chinoise de viande ovine, considérée comme une
source alternative de protéines animales. D’après les projections, la Chine devrait absorber
40 % de la quantité supplémentaire de viande ovine consommée d’ici 2028. En revanche,
dans de nombreux pays du Moyen-Orient, où cette viande fait partie de l’alimentation
traditionnelle, la consommation par habitant devrait piquer du nez. La hausse de la
demande dans cette région est étroitement liée au marché du pétrole, qui a une influence
considérable sur le revenu disponible de la classe moyenne et sur la structure des dépenses
publiques.

6.6. Échanges

Les exportations mondiales de viande (hors animaux vivants et produits transformés)


devraient augmenter de 18 % en 2028 par rapport à la période de référence. Cela représente
un ralentissement de la croissance des échanges de viande, dont le taux annuel moyen
tombera à 1.4 %, contre 3 % au cours de la décennie précédente. En revanche, la part de la
production totale de viande qui sera échangée sur le marché mondial s’inscrira légèrement
en hausse.
Les pays développés devraient compter pour un peu plus de la moitié des exportations
mondiales de viande d’ici à 2028, mais leur part diminuera régulièrement par rapport à la
période de référence en raison de l’accélération de la croissance des exportations en
provenance des pays en développement. Les exportations de viande proviennent en grande
partie d’une poignée de pays : ensemble, les deux plus gros exportateurs de viande — le
Brésil et les États-Unis — devraient voir leur part de marché monter aux alentours de 43 %,
ce qui signifie qu’ils contribueront pour plus de la moitié à l’augmentation prévue des

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


6. VIANDE │ 193

exportations mondiales au cours de la période de projection. L’UE a amélioré son accès


aux marchés asiatiques, mais elle ne pourra en tirer pleinement parti à cause de la
concurrence des Amériques. En Amérique latine, les pays traditionnellement exportateurs
devraient continuer de représenter une forte proportion des échanges mondiaux de viande.
L’Argentine et le Brésil devraient voir leur part des exportations mondiales de viande
croître quelque peu, bénéficiant de la dépréciation de leur monnaie.
L’Asie restera prédominante sur le front des importations de viande, avec 56 % des
échanges mondiaux. Les augmentations les plus marquées seront signées par les
Philippines et des membres du PTPGP2 comme le Japon, la Malaisie et le Viet Nam, où la
consommation et les importations croîtront plus vite que la production, à la faveur de
l’expansion de l’activité économique (graphique 6.8). Les importations chinoises ne
devraient pas augmenter notablement sur la période de projection, mais demeurer aussi
élevées qu’au cours de la période de référence. En dehors de l’Asie, l’Afrique elle aussi
affiche une progression rapide des importations. En Fédération de Russie, l’interdiction des
importations de viande décrétée en 2014 et dont les présentes Perspectives prévoient la
levée fin 2019, a stimulé la production intérieure, et les importations de viande devraient
rester inférieures au niveau qu’elles affichaient avant l’embargo.
La viande de volaille surtout, mais aussi la viande bovine, représenteront la majeure partie
de la hausse des importations ces dix prochaines années. Ensemble, ces deux types de
viande devraient représenter la plus grande part des quantités supplémentaires de viande
importées en Asie et en Afrique.

Graphique 6.8. Importations de viande dans certains pays du PTPGP

Viande de volaille Viande porcine Viande bovine Viande ovine Variation en pourcentage (droite)

kt (epc ou pad) %
3500 200

180
3000
160
2500 140

120
2000
100
1500
80

1000 60

40
500
20

0 0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Japon Mexique Viet Nam Chili Malaisie Pérou

Note : epc : équivalent poids carcasse ; pac : prêt à cuire.


Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

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194 │ 6. VIANDE

À l’échelle mondiale, les importations de viande porcine devraient compter pour 16 % de


l’augmentation totale des importations de viande. La croissance rapide des importations
d’Amérique latine, où les ménages à faible revenu considèrent la viande de porc, ainsi que
la volaille, comme une alternative à la viande bovine, devrait être à l’origine de 33 % de la
demande supplémentaire d’importations de viande de porc en 2028. Les quantités
supplémentaires de viande de porc exportées proviendront en majorité des pays développés.
Les exportations de viande ovine d’Australie et de Nouvelle-Zélande ont été tirées par la
fermeté générale de la demande pour ce type de viande, qui reste un mets spécial et de luxe
dans de nombreuses coutumes alimentaires. Les livraisons vers les trois plus grands
marchés que sont les États-Unis, la Chine et le Moyen-Orient ont battu tous les records
en 2018. L’offre de viande ovine n’a pas pu suivre le rythme de la demande émanant de
Chine, un marché plutôt tourné vers la viande de mouton par le passé mais qui est devenu
un débouché important pour la viande d’agneau. L’Australie devrait donc continuer
d’augmenter sa production de viande d’agneau aux détriment de celle de mouton. En
Nouvelle-Zélande, la croissance des exportations devrait être minime, l’élevage ovin étant
progressivement remplacé par l’élevage laitier.

6.7. Principales questions et incertitudes

Les politiques commerciales restent un facteur important qui influence la dynamique des
marchés mondiaux de la viande. Ainsi, la mise en œuvre de divers accords commerciaux
au cours de la période de projection pourrait entraîner une diversification ou une
concentration notable des échanges. Les impacts des accords multilatéraux comme
l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP), en particulier sur le
marché de la viande, se révèlent difficiles à chiffrer, car plusieurs autres accords
commerciaux bilatéraux déjà en place doivent être pris en considération.
Les mesures commerciales unilatérales et/ou non programmées représentent un autre
facteur de risque dans les projections. En 2017, par exemple, la Fédération de Russie a
prolongé jusqu’à fin 2019 l’interdiction frappant les importations de produits alimentaires
en provenance des États-Unis, de l’Australie, de la Norvège, du Canada et de l’Union
européenne, en réponse aux sanctions économiques de ces mêmes pays. Cette interdiction
a provoqué une chute sévère des importations de viande, un pic de volatilité des prix aux
producteurs, et une hausse des prix pour le consommateur. Les politiques nationales ont
également une influence sur la compétitivité des producteurs de viande. À titre d’exemple,
l’Argentine a mis en place en 2018 une taxe provisoire sur les exportations de viande et
d’autres produits. Cette mesure devrait nuire à la compétitivité de l’Argentine sur le marché
mondial de la viande et entraver la capacité du pays à trouver de nouveaux débouchés à
l’exportation sur le court terme. Les négociations qui ont cours sur les modalités selon
lesquelles le Royaume-Uni, grand producteur de viande, doit sortir de l’Union européenne,
impacteront aussi les divers marchés de la viande en fonction de l’importance que chacun
d’entre eux revêt aujourd’hui au sein du marché global de la viande à l’échelle
communautaire3 et mondiale.
Les marchés de la volaille, de la viande bovine et d’autres produits animaux ont été ébranlés
par des épizooties par le passé et le phénomène pourrait se reproduire au cours de la
décennie à venir. La production animalière est actuellement touchée par une épidémie de
peste porcine africaine, fatale pour les porcs et sangliers, bien qu’elle ne se transmette pas
à l’être humain. En août 2018, la Chine a annoncé l’apparition d’un foyer de peste porcine
africaine, le premier du pays. Depuis, le virus a également été décelé dans d’autres pays
d’Asie et d’Europe. L’impact de cette maladie sur la production mondiale de viande de

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


6. VIANDE │ 195

porc est incertain à moyen terme. D’après les projections, les mesures prises pour contenir
l’épidémie devraient la réduire quelque peu à court terme. Leur succès étant incertain,
l’impact de cette infection à moyen terme peut être bien plus sévère que prévu actuellement.
L’évolution des préférences des consommateurs jouera aussi, comme le développement du
végétarisme et du véganisme, les préoccupations sociales à l’égard notamment des
dommages causés par la production de viande à l’environnement et divers autres aspects
socio-culturels liés par exemple à la religion ou aux normes culturelles. L’attention
croissante portée par les consommateurs au traitement des animaux et aux modes de
production de la viande (la préférence allant de plus en plus aux produits provenant
d’animaux élevés en liberté et sans antibiotiques), est une tendance relativement nouvelle
et difficile à évaluer. Si elle rallie une part croissante de la population, elle pourrait avoir
une incidence sur les marchés mondiaux de la viande, mais il est difficile de déterminer
dans quelle mesure les consommateurs accepteraient et pourraient se permettre de payer
plus cher pour ces produits.

Notes

1
(2017) Commission européenne. « Box 4.1 Insights on development in EU member states », EU
Agricultural Outlook for markets and income 2017-2030.
2
La croissance des importations devrait globalement être plus rapide qu’on ne l’escomptait
précédemment en raison de la ratification du PTPGP. Cet accord de libre-échange devrait également
avoir des répercussions sur le rythme de croissance de la production et de la consommation
intérieures.
3
(2018) Commission européenne. « What about the UK? », p. 69, EU Agricultural Outlook for
markets and income 2018-2030.

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196 │ 7. LAIT ET PRODUITS LAITIERS

Lait et produits laitiers

Ce chapitre décrit la situation des marchés et présente les projections à moyen terme
relatives aux marchés mondiaux des produits laitiers sur la période 2019-28. Il passe en
revue les évolutions prévues en termes de prix, de production, de consommation et
d’échanges pour le lait, les produits laitiers frais, le beurre, le fromage, le lait écrémé en
poudre et le lait entier en poudre, et examine en conclusion les principaux risques et
incertitudes susceptibles d’avoir une incidence sur les marchés mondiaux des produits
laitiers dans les dix années à venir

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7. LAIT ET PRODUITS LAITIERS │ 197

7.1. Situation du marché

La production mondiale de lait (lait de vache : 81 %, lait de bufflonne : 15 %, autres types


de lait (chèvre, brebis et chamelle) : 4 %) a augmenté de 1.6 % en 2018 pour s’établir à
838 Mt environ. En Inde, premier producteur mondial, elle a crû de 3.0 % pour atteindre
174 Mt. Toutefois, cette progression n’a eu que des retombées modestes sur le marché
laitier mondial, car l’Inde ne participe que de façon marginale aux échanges de lait et de
produits laitiers.
En 2018, les trois principaux exportateurs de lait et de produits laitiers — l’Union
européenne, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis — ont vu leur production augmenter
respectivement de 0.8 %, 3.2 % et 1.1 %. Cette hausse est presque uniquement due à une
amélioration des rendements par vache. En Nouvelle-Zélande, des conditions favorables à
l’herbe ont également joué un rôle. Par conséquent, la disponibilité de produits laitiers frais1
et transformés pour l’exportation a également augmenté. Dans la République populaire de
Chine (ci-après la « Chine »), premier importateur mondial de produits laitiers, la
production de lait a augmenté pour la première fois en quatre ans (+1.1 % en 2018) ; fin
2018, les statistiques officielles de la production ont été révisées à la baisse de 15 % pour
les dix dernières années.
Les cours laitiers mondiaux désignent les cours des produits laitiers, le lait cru n’étant
pratiquement jamais échangé. Le beurre sert de référence pour la matière grasse du lait et
le lait écrémé en poudre pour les autres constituants solides du lait. La matière grasse et les
autres constituants solides représentent environ 13 % du poids du lait, le reste étant
constitué d’eau. En 2018, les prix du beurre ont baissé par rapport à leur niveau record de
2017, tout en opérant un redressement important vers le milieu de l’année. La bonne tenue
des prix de la matière grasse du lait (beurre) par rapport à ceux des autres constituants
solides (lait écrémé en poudre) s’est confirmée en 2018, en raison d’une demande
vigoureuse de crème, de beurre et d’autres produits laitiers entiers en Amérique du Nord et
en Europe. Les prix du lait écrémé en poudre ont commencé à se redresser vers la fin de
2018, l’Union européenne ayant écoulé une bonne partie de son stock d’intervention,
constitué principalement en 2016 lorsque les prix étaient tombés sous le seuil fixé à
1 698 EUR par tonne.

7.2. Principaux éléments des projections

La production mondiale de lait devrait croître de 1.7 % par an ces dix prochaines années
(atteignant 981 Mt en 2028), plus vite que la plupart des autres produits agricoles.
Contrairement à ce qu’il s’est passé ces dix dernières années, la croissance prévue des
cheptels (1.2 % par an) est supérieure à celle de la moyenne des rendements (0.4 %), les
cheptels de vaches laitières étant appelés à augmenter plus rapidement dans les pays où les
rendements sont bas. Ainsi, l’Inde et le Pakistan, deux grands producteurs de lait,
compteront pour plus de la moitié de la croissance de la production mondiale ces dix
prochaines années et pour plus de 30 % de la production mondiale en 2028. La production
de l’Union européenne, deuxième producteur mondial, devrait croître plus lentement que
la moyenne mondiale, parce qu'elle est peu exportée et que la demande intérieure
n’augmente que légèrement.
Le lait est un produit très périssable, qui doit être transformé rapidement après sa collecte.
Il ne peut être stocké que quelques jours. Ainsi, l’essentiel de la production laitière est
consommée sous forme de produits frais, qui ne sont pas ou presque pas transformés. La
part de ces produits dans la consommation mondiale devrait croître au cours des dix

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


198 │ 7. LAIT ET PRODUITS LAITIERS

prochaines années, en raison d’une forte demande portée par la hausse des revenus et la
croissance de la population dans les pays en développement. D'après les projections, la
consommation mondiale par habitant de produits laitiers frais augmentera de 1.0 % par an
ces dix prochaines années, soit un peu plus vite qu'au cours des dix précédentes, sous l'effet
de la hausse des revenus par habitant, en particulier en Inde. En Europe et en Amérique du
Nord, la demande globale de produits laitiers frais par habitant recule, mais se réoriente
depuis quelques années vers les matières grasses du lait. C’est dans ces deux régions que
l'on consomme l’essentiel du fromage, deuxième produit laitier par ordre d’importance sur
la base de l’extrait sec, et cette consommation devrait encore augmenter.

Graphique 7.1. Consommation par habitant de produits laitiers frais et transformés,


en extrait sec de lait

Produits laitiers transformés Produits laitiers frais

kg/personne/an
60

50

40

30

20

10

0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Union européenne États-Unis Inde Pakistan Chine Afrique subsah. Amérique latine

Note : l'extrait sec du lait est calculé en additionnant la quantité de matière grasse et de matière sèche non grasse
contenue dans chaque produit. Les produits transformés comprennent le beurre, le fromage, le lait écrémé en
poudre et le lait entier en poudre.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Les échanges mondiaux de lait portent principalement sur les produits transformés. La
Chine en consomme de petites quantités par habitant, mais elle n'en est pas moins le premier
importateur de produits laitiers, en particulier de lait entier en poudre. Le Japon, la
Fédération de Russie, le Mexique, et la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord
sont d’autres grands importateurs nets de produits laitiers. Les accords commerciaux
internationaux (PTPGP, AECG et accord préférentiel entre le Japon et l’Union européenne)
contiennent des dispositions précises sur les produits laitiers (comme les contingents
tarifaires) qui favorisent les échanges commerciaux.
Depuis 2015, le prix du beurre dépasse largement celui du lait écrémé en poudre. Cette
évolution reflète celle de la demande internationale, plus forte pour les matières grasses du
lait que pour ses autres constituants solides, et l'on suppose qu'elle constituera une
caractéristique structurelle du secteur au cours des dix prochaines années.
L'évolution de l’environnement commercial pourrait entraîner une modification sensible
des échanges de produits laitiers. Le Brexit, par exemple, pourrait avoir une incidence sur
les quantités importantes de fromage et d’autres produits laitiers qui s'échangent
actuellement entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, tandis que l’Accord Canada-

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


7. LAIT ET PRODUITS LAITIERS │ 199

États-Unis-Mexique (ACEUM) devrait se répercuter sur les flux d’échanges en Amérique


du Nord. À ce jour, les grands pays consommateurs que sont l’Inde et le Pakistan sont peu
présents dans le commerce mondial. S'ils participaient davantage aux échanges, cela
pourrait avoir d’importantes retombées sur les marchés internationaux.

7.3. Prix

Les prix internationaux de référence correspondent aux prix des produits transformés des
principaux exportateurs d’Océanie et d’Europe. Les deux principaux prix de référence sont
celui du beurre et celui du lait écrémé en poudre. Depuis 2015, les cours du beurre ont
augmenté bien davantage que ceux du lait écrémé en poudre en raison principalement d’une
demande internationale accrue de matières grasses du lait par rapport à d’autres constituants
solides. Cette tendance devrait se poursuivre ces dix prochaines années (graphique 7.2).
Actuellement, le prix du lait écrémé en poudre est relativement bas et devrait augmenter en
valeur réelle durant la période de projection. La constitution d’importants stocks
d’intervention dans l’Union européenne a mis un frein à la hausse, mais ces stocks ont été
presque entièrement écoulés au second semestre 2018 et début 2019. Le prix annuel du
beurre a atteint un niveau record en 2017 avant de redescendre. Il devrait se replier encore
légèrement, en valeur réelle, comme les prix de la plupart des autres produits agricoles,
pendant la période de projection. Les prix mondiaux du lait entier en poudre et du fromage
devraient épouser la tendance du beurre et du lait écrémé en poudre, selon leur teneur
respective en matière grasse et en autres matières solides.

Graphique 7.2. Prix des produits laitiers

Beurre Fromage Lait écrémé en poudre Lait entier en poudre


USD/t
6000

5000

4000

3000

2000

1000

Prix nominal Prix réel

Note : beurre, prix à l'exportation FAB, 82 % de matières grasses, Océanie ; lait écrémé en poudre, prix à
l'exportation FAB, lait dégraissé en poudre, 1.25 % de matières grasses, Océanie ; lait entier en poudre, prix à
l'exportation FAB, 26 % de matières grasses, Océanie ; fromage, prix à l'exportation FAB, cheddar, 39 %
d'humidité, Océanie. Les prix réels sont les prix nominaux corrigés du déflateur du PIB des États-Unis
(2010=1).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


200 │ 7. LAIT ET PRODUITS LAITIERS

La forte volatilité des cours internationaux des produits laitiers s’explique par la faible part
de ces produits dans le commerce mondial (environ 8 % de la production mondiale de lait),
par la prédominance de quelques pays exportateurs et importateurs, et par des politiques
commerciales restrictives. La plupart des marchés domestiques sont assez déconnectés de
ces prix, puisque l'on y consomme surtout des produits laitiers frais et que seule une part
réduite du lait est transformée.

7.4. Production

La production mondiale de lait devrait croître de 1.7 % par an ces dix prochaines années
(atteignant 981 Mt en 2028), soit plus vite que celle de la plupart des produits agricoles.
Dans presque toutes les régions du monde, cette augmentation devrait provenir davantage
de l'amélioration des rendements que de l'accroissement des cheptels (graphique 7.3). Si
les moyennes mondiales semblent contredire cette projection, puisque la croissance des
effectifs (1.2 % par an) est plus forte que la hausse des rendements (0.4 %), c'est parce que
les cheptels augmentent plus vite dans les pays où les rendements sont relativement bas.
L’Inde et le Pakistan sont des producteurs de lait particulièrement prolifiques. Ils devraient
compter pour plus de la moitié de la hausse de la production mondiale au cours des dix
prochaines années et assurer plus de 30 % de cette production en 2028, essentiellement
avec des troupeaux de quelques vaches ou de quelques bufflonnes. On prévoit que les
rendements continueront d'augmenter rapidement et qu'ils contribuent davantage à la
croissance de la production. Dans ces deux pays, la grande majorité de la production sera
consommée sur place, car les produits laitiers frais sont rarement exportés.
Dans l’Union européenne, second producteur mondial de lait, la production devrait croître
moins vite que la moyenne mondiale. À moyen terme, cette croissance résultera d'une
modeste augmentation de la demande intérieure (fromage, beurre, crème et autres produits),
mais aussi de la hausse de la demande mondiale de produits laitiers. L’accroissement de la
production passera par une amélioration des rendements, estimée à 1.1 % par an ces dix
prochaines années. Les cheptels laitiers devraient de nouveau s’orienter à la baisse (-0.5 %
par an) après une augmentation au début de la période de projection, suite à la suppression
des quotas laitiers. La production européenne est assurée par des animaux nourris à l’herbe
ou avec d’autres aliments. En outre, une part croissante du lait produit devrait être d’origine
biologique : les élevages biologiques regroupent à l’heure actuelle plus de 10 % des vaches
laitières en Autriche, en Suède, en Lettonie, en Grèce et au Danemark. Environ 3 % de la
production de lait de l’Union européenne proviennent d’exploitations biologiques, dont les
rendements sont relativement faibles, mais qui bénéficient d’une majoration de prix
considérable.
C’est en Amérique du Nord, où la production à l'herbe est limitée et l’alimentation du bétail
axée sur les rendements, que la production moyenne par vache devrait être la plus élevée
(graphique 7.4). Aux États-Unis et au Canada, les cheptels resteront globalement inchangés
et la croissance de la production sera tirée par de nouvelles hausses de rendements qui sont
déjà élevés. Alors que les marchés intérieurs sont saturés et que la demande de matières
grasses du lait continue à s’accroître, les États-Unis exporteront principalement du lait
écrémé en poudre.

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7. LAIT ET PRODUITS LAITIERS │ 201

Graphique 7.3. Variation annuelle des effectifs du cheptel laitier et des rendements
entre 2019 et 2028

% variation du rendement
2.5

Inde
2.0 Pakistan

Union européenne 1.5

Amérique latine
Chine 1.0
Russie
Afrique
Nouvelle-Zélande
0.5
Australie
États-Unis

0.0
- 1.5 - 1.0 - 0.5 0.0 0.5 1.0 1.5 2.0
% variation des inventaires

Note : la taille des bulles correspond à la production totale de lait durant la période de référence (2016-18).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Graphique 7.4. Production et rendements laitiers dans un certain nombre de pays


et de régions

2016-18 2028 Rendement 2016-18 (t/animal)


Mt t/animal
250 12.5

200 10.0

150 7.5

100 5.0

50 2.5

0 0.0

Note : le rendement est calculé par animal de traite (vaches principalement, mais aussi bufflonnes, chamelles,
brebis et chèvres).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


202 │ 7. LAIT ET PRODUITS LAITIERS

La Nouvelle-Zélande est le pays où la production de lait, qui a fortement augmenté


récemment, est la plus axée sur les exportations. Le système repose essentiellement sur
l'herbe et les rendements sont beaucoup plus bas qu’en Amérique du Nord et en Europe.
Une gestion efficace des prairies et le pâturage toute l’année permettent toutefois à la
Nouvelle-Zélande d’être compétitive. Le manque de terres disponibles et les restrictions
croissantes en matière d’environnement sont les deux principaux obstacles à la croissance.
Une réorientation du système de production vers une plus grande utilisation d’autres
aliments que l’herbe n’est toutefois pas prévue.
En Afrique, la production laitière devrait croître à un rythme soutenu, principalement du
fait de l’expansion des cheptels. Les rendements sont généralement bas, mais le lait est
surtout du lait de chèvre et de brebis. La plupart des vaches, des chèvres et des brebis
pâturent et sont aussi élevées pour la production de viande et la traction, ou utilisées comme
instruments d’épargne. Au cours de la période considérée, environ un tiers du cheptel
mondial devrait se trouver sur le continent africain et fournir environ 5 % de la production
totale.
Moins de 30 % de la production de lait sont transformés en beurre, fromage, lait écrémé ou
entier en poudre, ou poudre de lactosérum. La demande directe de beurre et de fromage
– surtout de fromage — est considérable. Ces deux produits représentent actuellement une
large part de la consommation d’extrait sec de lait en Europe et en Amérique du Nord. Les
échanges de lait écrémé et de lait entier en poudre sont florissants, et cette production est
surtout destinée à l’exportation. Ces deux produits sont utilisés dans le secteur
agroalimentaire, notamment dans la confiserie, les laits infantiles et les produits de
boulangerie.
D’après les projections, seule la production de beurre progressera à un rythme plus rapide
(1.9 % par an) que la production mondiale de lait. La production de lait écrémé en poudre
devrait croître de 1.3 % par an, tandis que le fromage et le lait entier en poudre
enregistreront une hausse de 1.2 % par an. Dans le cas du fromage, le ralentissement reflète
celui des marchés alimentaires d’Europe et d’Amérique du Nord, sur lesquels il trouve ses
principaux débouchés.

7.5. Consommation

L’essentiel du lait produit est consommé sous forme de produits frais. La part de ces
produits dans la consommation mondiale devrait augmenter ces dix prochaines années,
sous l’effet de l’accélération de la demande en Inde et au Pakistan en particulier, elle-même
portée par la croissance des revenus et de la population. Ainsi, la consommation mondiale
par habitant de produits laitiers frais devrait croître de 1.0 % par an sur la prochaine
décennie, c’est-à-dire un peu plus vite que ces dix dernières années, du fait d’une
amélioration rapide des revenus.
En termes d’extrait sec, la consommation de lait par habitant est très variable dans le monde
(graphique 7.1). Cela tient en partie aux différences de revenus, mais il ne faut pas sous-
estimer l’importance des préférences régionales. Ainsi, la consommation par habitant
devrait être élevée en Inde et au Pakistan, mais faible en Chine. Quoi qu’il en soit, dans
tous les pays, la part des produits laitiers transformés dans la consommation globale
d’extrait sec de lait devrait être étroitement liée au niveau des revenus.
En Europe et en Amérique du Nord, la demande de produits laitiers frais par habitant
décline, mais sa composition se modifie depuis quelques années au profit des matières
grasses du lait, en l’occurrence le lait entier et la crème. Les études récentes qui ont mis en

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


7. LAIT ET PRODUITS LAITIERS │ 203

lumière les bienfaits des matières grasses laitières pour la santé, et les préférences
croissantes des consommateurs pour des aliments plus goûteux et moins transformés
expliquent en grande partie cette évolution.
Le fromage, deuxième produit laitier par ordre d’importance en termes d’extrait sec, est
surtout consommé en Europe, en Amérique du Nord et en Océanie, où la consommation
par habitant devrait continuer d’augmenter. En ce qui concerne le lait écrémé et le lait entier
en poudre, l’industrie restera leur principal débouché, notamment pour la confiserie, les
laits infantiles et les produits de boulangerie.
Si certains pays sont autosuffisants, comme l’Inde et le Pakistan, dans d’autres régions du
monde, telles que l’Afrique, l’Asie du Sud-Est et le Moyen-Orient, la consommation
devrait augmenter plus vite que la production, ce qui favorisera les importations. Le lait
liquide étant plus coûteux à importer et à exporter, ce sont les laits en poudre, auxquels on
ajoute de l'eau pour la consommation finale ou la transformation, qui absorberont la
demande supplémentaire.

7.6. Échanges

Environ 8 % de la production mondiale de lait font l’objet d’échanges internationaux. Cette


faible proportion s’explique avant tout par la nature périssable du lait et par sa teneur élevée
en eau (plus de 85 %). Quoi qu’il en soit, ces dernières années, la Chine a considérablement
augmenté ses importations de lait en provenance de l’Union européenne et de la Nouvelle-
Zélande. Plus de 40 % de la production mondiale de lait entier et de lait écrémé en poudre
sont échangés sur les marchés. Toutefois, ces poudres sont souvent produites dans le seul
but de pouvoir stocker et négocier le produit sur de longues périodes.
Les quatre principaux pays exportateurs de produits laitiers de la période de référence sont
la Nouvelle-Zélande, l’Union européenne, les États-Unis et l’Australie. Ensemble, ils
devraient réaliser 75 % des exportations de fromage, 78 % de celles de lait entier en poudre,
79 % de celles de beurre et 81 % de celles de lait écrémé en poudre (graphique 7.5).
L’Argentine est aussi un exportateur important de lait entier en poudre ; elle devrait
compter pour 5 % des exportations mondiales en 2028. Ces dernières années, le Bélarus est
également devenu un acteur important sur les marchés d’exportation, particulièrement sur
le marché russe.
La Nouvelle-Zélande restera le premier fournisseur international de beurre et de lait entier
en poudre, avec 39 % et 53 % respectivement de parts de marché attendues d’ici 2028.
Étant donné que la Chine, qui est un grand importateur de lait entier en poudre, a réduit ses
achats de façon spectaculaire, la Nouvelle-Zélande devrait voir sa production croître plus
lentement, au rythme de 0.3 % par an ces dix prochaines années, contre 6.9 % les dix
précédentes. La Nouvelle-Zélande devrait également diversifier et accroître légèrement sa
production de fromage sur la période considérée.
L’Union européenne restera le principal exportateur mondial de fromage, suivie des États-
Unis et de la Nouvelle-Zélande. Elle produira 48 % du fromage consommé dans le monde
en 2028, cette performance étant soutenue par une hausse de ses exportations vers le
Canada dans le cadre de l’accord AECG et vers le Japon suite à la ratification de l’accord
commercial bilatéral en 2019.
Les importations de produits laitiers sont plus largement réparties entre les pays, mais leurs
principales destinations sont le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (MENA), les pays
développés, l'Asie du Sud-Est, et la Chine (graphique 7.6). Le Moyen-Orient et l’Afrique

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204 │ 7. LAIT ET PRODUITS LAITIERS

du Nord s’approvisionneront principalement auprès de l’Union européenne, tandis que les


États-Unis et l’Océanie devraient être les principaux fournisseurs de lait en poudre de
l’Asie du Sud-Est.

Graphique 7.5. Exportations de produits laitiers par région

Reste du monde Argentine Australie Union européenne Nouvelle-Zélande États-Unis

Mt
4.0

3.5

3.0

2.5

2.0

1.5

1.0

0.5

0.0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Beurre Fromage Lait écrémé en poudre Lait entier en poudre

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Graphique 7.6. Importations de produits laitiers par région

Reste du monde MENA Asie du Sud-Est Chine Développés

Mt
4.0

3.5

3.0

2.5

2.0

1.5

1.0

0.5

0.0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Beurre Fromage Lait écrémé en poudre Lait entier en poudre

Note : MENA = Moyen-Orient et Afrique du Nord ; l’Asie du Sud-Est comprend l’Indonésie, la Malaisie, les
Philippines, la Thaïlande et le Viet Nam.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

La Chine devrait rester le premier importateur de produits laitiers, en particulier de lait


entier en poudre, qu'elle se procure pour l’essentiel auprès des pays d’Océanie. Ces
dernières années, toutefois, elle a accru ses achats de beurre et de lait écrémé en poudre
auprès de l’Union européenne. La Chine importe aussi beaucoup de produits laitiers frais :

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


7. LAIT ET PRODUITS LAITIERS │ 205

ses importations nettes s’élevaient à 0.7 Mt environ sur la période de référence et elles
devraient augmenter de 2.7 % par an au cours des dix prochaines années.
Les pays développés importent un volume important de fromage et de beurre : environ
55 % et 39 % respectivement des importations mondiales en 2016-18. Ces pourcentages
devraient être identiques en 2028. Le Royaume-Uni, la Fédération de Russie, le Japon,
l’Union européenne et la Chine devraient être les cinq premiers importateurs de fromage
en 2028. Le classement pourrait changer, mais les principaux pays importateurs de fromage
seront des pays développés. Ces pays étant aussi souvent des exportateurs, leur
participation aux échanges commerciaux se traduira par un choix plus vaste pour le
consommateur.

7.7. Principales questions et incertitudes

La production mondiale pourrait pâtir d’événements météorologiques imprévus qui se


répercuteraient sur la production de lait à l'herbe, système actuellement le plus répandu au
monde. En effet, le changement climatique accroît le risque de sécheresse, d’inondation et
de maladies qui peuvent nuire de différentes façons au secteur de l’élevage (volatilité des
prix, rendement des vaches laitières et ajustement des cheptels).
Le caractère saisonnier de la production laitière en système pâturant entraîne une variation
des cours internationaux selon les saisons, avec des pointes vers le milieu de l’année civile,
surtout pour le beurre. La forte hausse du prix du beurre, ces dernières années, a mis en
lumière ce phénomène.
La législation sur la protection de l’environnement conditionne dans une large mesure
l’évolution de la production laitière. Dans certains pays, les activités du secteur laitier
produisent une part considérable des émissions de gaz à effet de serre (Nouvelle-Zélande,
Irlande). Toute réforme à cet égard pourrait avoir des répercussions sur la production de
lait. Les pratiques durables en matière d’accès à l’eau et de gestion des effluents d’élevage
sont un autre domaine où des changements d’orientation pourraient avoir un impact.
Dans l’Union européenne, la suppression des quotas laitiers en avril 2015 a relancé la
spécialisation et la relocalisation de la production de lait. Dans plusieurs pays – Pays-Bas,
Allemagne, Danemark, France et Italie –, les préoccupations liées à l’environnement
pourraient faire obstacle à de futures hausses de la production de lait. Dans l’Union
européenne, la nécessité de réduire les bilans minéraux au niveau de l’exploitation pourra
créer des contraintes sur la production laitière, en particulier pour la production spécialisée
basée sur d’autres aliments que l’herbe.
Les maladies du bétail peuvent avoir des répercussions considérables sur la production
laitière. La mammite est l’infection la plus courante chez les bovins laitiers dans les
exploitations du monde entier, quelle que soit leur taille. Il s’agit aussi de la pathologie la
plus préjudiciable du point de vue économique, avec des retombées considérables sur les
rendements et la qualité du lait. Les évolutions futures en matière de sensibilisation, mais
aussi de diagnostic et de traitement, pourraient augmenter considérablement la production
laitière par une diminution des pertes.
La lutte contre de nombreuses maladies, dont la mammite, passe le plus souvent par des
traitements antibiotiques. Or, cette pratique suscite des inquiétudes concernant le
développement de résistances bactériennes dû à une utilisation excessive, lesquelles
risquent de réduire l’efficacité des traitements existants et de nécessiter l’élaboration de

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206 │ 7. LAIT ET PRODUITS LAITIERS

nouveaux médicaments. L'évolution de cette situation demeure une incertitude pour les dix
années à venir.
Le prix relativement élevé des matières grasses du lait pourrait favoriser leur remplacement
par des matières grasses végétales (poudres de lait réengraissées et autres produits laitiers)
pour certaines utilisations et destinations. Cela crée des incertitudes supplémentaires
concernant la valorisation relative de la matière grasse et de l’extrait sec dégraissé du lait à
longue échéance.
Ces dernières années, les substituts d’origine végétale (boissons à base de soja, d’amande,
de riz ou d’avoine) gagnent en importance dans la consommation de lait liquide de
nombreuses régions du monde, notamment l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Asie de l’Est.
Cet engouement s’explique par une intolérance au lactose mais aussi par des interrogations
sur les conséquences pour la santé et l’environnement de la consommation de lait et de
produits laitiers. Les produits de substitution d’origine végétale connaissent une forte
croissance, même si leur point de départ est bas, mais eux aussi suscitent un débat
concernant leur impact sur l’environnement et leurs bienfaits pour la santé. Par conséquent,
l’incertitude reste de mise quant à l'incidence à long terme de cette évolution sur la demande
laitière.
L’évolution des politiques nationales constitue un autre motif d’incertitude. Au Canada, les
projections concernant les exportations de lait écrémé en poudre sont difficiles à établir du
fait de la réorganisation de la filière laitière nationale après la Décision de Nairobi adoptée
par l’Organisation mondiale du commerce, qui supprime les subventions à l’exportation
dans l’agriculture à compter de 2020. Dans l’Union européenne, les achats d’intervention
de lait écrémé en poudre et de beurre à des prix déterminés, qui ont eu des répercussions
importantes sur les cours du lait écrémé en poudre ces dernières années, restent une
éventualité.
Les flux d’échanges laitiers pourraient être profondément modifiés par les transformations
de l’environnement commercial. À ce jour, les plus grands pays consommateurs de produits
laitiers, à savoir l’Inde et le Pakistan, ne sont pas présents sur le marché international, car
leur production nationale est absorbée par une demande intérieure en plein essor.
La modification ou la mise en place d’accords commerciaux pourrait se répercuter sur la
demande et les flux d’échanges de produits laitiers. Ainsi, l’Union européenne et le
Royaume-Uni échangent des quantités importantes de fromage et d’autres produits laitiers,
mais cela pourrait changer avec le Brexit, tandis que l’Accord Canada-États-Unis-Mexique
(ACEUM) devrait se répercuter sur les flux d’échanges en Amérique du Nord. Quant à la
Fédération de Russie, l’embargo qu'elle a imposé sur plusieurs produits laitiers en
provenance de grands pays exportateurs devrait être levé en 2019 et ses importations
devraient donc augmenter légèrement, mais il est peu probable qu'elles reviennent à leur
niveau antérieur.

Note

1
Les produits laitiers frais comprennent tous les produits laitiers et le lait qui ne sont pas inclus dans
les produits transformés (beurre, fromage, lait écrémé en poudre, lait entier en poudre et, dans
certains cas, caséine et lactosérum). Les quantités sont exprimées en équivalent lait de vache.

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8. PRODUITS HALIEUTIQUES ET AQUACOLES │ 207

Produits halieutiques et aquacoles

Ce chapitre décrit la situation des marchés et présente les projections à moyen terme
relatives aux marchés mondiaux des produits halieutiques et aquacoles sur la période
2019-28. Il passe en revue les évolutions prévues en termes de prix, de production, de
consommation et d’échanges pour le poisson et les produits de la pêche et de l’aquaculture,
et examine en conclusion les principaux risques et incertitudes susceptibles d’avoir une
incidence sur les marchés mondiaux des produits halieutiques et aquacoles dans les dix
années à venir

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


208 │ 8. PRODUITS HALIEUTIQUES ET AQUACOLES

8.1. Situation du marché

La croissance des secteurs de la pêche et de l’aquaculture s’est globalement poursuivie


en 2018, comme l’illustrent les records atteints par la production, les échanges et la
consommation. La production doit son développement à l’augmentation des captures
(d’anchois en Amérique du Sud surtout) et à la montée en puissance ininterrompue de
l’aquaculture, au rythme de 3 à 4 % par an.
Le poisson1 a vu ses prix augmenter sur la première partie de 2018, sous l’effet d’une
progression plus rapide de la demande que de l’offre pour certaines grandes espèces, avant
de se déprécier sur le restant de l’année, l’offre se montrant plus abondante et les
consommateurs moins demandeurs aux États-Unis et sur certains marchés européens.
L’indice agrégé des prix du poisson de la FAO2 a atteint un sommet en mars 2018 (165,
pour une base 100 en 2002-04), avant d’amorcer un léger repli. Les prix de la plupart des
espèces et produits sont toutefois restés supérieurs aux niveaux de 2017. Cette appréciation,
alliée à des volumes d’échanges toujours importants, a hissé la valeur des échanges totaux
de poisson frais et transformé à 166 milliards USD en 2018, soit une hausse de plus de 7 %
par rapport à l’année précédente.

8.2. Principaux éléments des projections

Les prix du poisson resteront tous relativement stationnaires en valeur réelle sur la période
de projection, les contraintes de production excluant toute dépréciation du même ordre que
celle escomptée du côté des viandes de substitution comme la volaille. Dans tous les cas,
les prix devraient évoluer dans une fourchette de +/-1 % par an, avec une légère
dépréciation des espèces issues de la pêche, du prix mondial du poisson échangé et de la
farine de poisson, et une légère appréciation des espèces aquacoles et de l’huile de poisson.
Par rapport à la décennie passée (2009-18), les prix devraient tous ralentir leur rythme de
croissance annuelle ou rester orientés à la baisse. Dans la lignée des sommets atteints par
de nombreux produits agricoles au cours des dix années passées, les prix de la farine et de
l’huile de poisson en particulier sont plus élevés que jamais et devraient le rester aussi loin
que l’on puisse prévoir. Le prix moyen réel pondéré des espèces aquacoles augmente plus
rapidement que celui des aliments pour animaux faiblement protéinés comme le maïs. Cette
tendance pourrait être de bon augure pour la rentabilité car ces aliments sont l’un des
principaux intrants de la production de nombreuses espèces aquacoles. En valeur nominale,
les prix de tous les types de poissons devraient suivre une courbe légèrement haussière.
La quantité de poisson produite à l’échelle mondiale devrait continuer de croître (1.1 % par
an), tout en ralentissant le pas par rapport à la décennie précédente (2.4 % par an). Ce coup
de frein est dû notamment au 13e plan quinquennal chinois (2016-2020)3, qui touchera la
production halieutique aussi bien qu’aquacole, ainsi qu’à la révision à la baisse des chiffres
de la production chinoise depuis 20094. L’aquaculture devrait rester une filière de premier
plan et continuer de monter en puissance (graphique 8.1). Sur la période de projection, sa
croissance moyenne (2.0 % par an) devrait constituer le principal moteur de la production
totale de poisson à l’échelle mondiale. D’ici 2028, la production aquacole devrait dépasser
de loin les captures (8.0 Mt). La gouvernance inadéquate et l’épuisement des stocks dont
pâtissent certaines pêches dans le monde devraient rester problématiques, mais les
projections tablent sur une légère augmentation du volume des captures (0.2 % par an),
notamment parce que l’amélioration des conditions de gestion dans plusieurs régions
devrait continuer de porter ses fruits.

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8. PRODUITS HALIEUTIQUES ET AQUACOLES │ 209

Selon les projections, la production de poisson servira essentiellement à l’alimentation


humaine (178 Mt en 2028), les usages non alimentaires restant limités à 9.4 % (farine et
huile de poisson principalement). L’aquaculture devrait fournir une part croissante du
poisson destiné à la consommation humaine, de 52 % en moyenne en 2016-18 à 58 % en
2028. La production mondiale de poisson devant croître à un rythme moins soutenu, la
consommation mondiale de poisson destiné à l’alimentation humaine ne devrait augmenter
que de 1.3 % par an, soit bien moins que les 2.7 % annuels observés lors de la décennie
précédente. À l’échelle mondiale, la consommation humaine apparente5 de poisson devrait
atteindre 21.3 kg par habitant en 2028, contre 20.3 kg en 2016-18. La consommation par
habitant devrait légèrement diminuer en Afrique subsaharienne et rester stationnaire sur
l’ensemble du continent africain, mais elle devrait afficher les taux de croissance les plus
élevés en Amérique latine et en Europe.

Graphique 8.1. Contribution de l’aquaculture à la production régionale


de produits halieutiques et aquacoles

2008 2018 2028

90%

80%

70%

60%

50%

40%

30%

20%

10%

0%
Afrique Amériques Asie excl. Chine Chine Europe Océanie Monde

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Le poisson frais et transformé (poisson destiné à la consommation humaine et farine de


poisson) figure parmi les denrées les plus échangées dans le monde. D’ici 2028, les
volumes d’exportation de ces produits devraient représenter environ 36 % de la production
totale (31 % si l’on exclut les échanges intra-UE). Les échanges mondiaux de poisson
destiné à la consommation humaine devraient continuer de s’intensifier sur les dix
prochaines années (+1.1 % par an), mais moins rapidement qu’au cours de la décennie
écoulée (+1.9 % par an), étant donné le ralentissement de croissance de la production. La
tendance à long terme imprimée par les pays d’Asie, qui occupent une part de plus en plus
importante dans ces échanges, devrait se maintenir puisqu’ils devraient représenter 52 %
des exportations mondiales en 2028, contre 49 % en 2016-18. Après leur contraction lors
de la décennie passée, les échanges mondiaux de farine de poisson devraient repartir à la
hausse sur la période de projection, dopés par la production plus abondante ; en effet, la
transformation des déchets de poisson permet de récupérer davantage de farine et les
captures sont en légère hausse.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


210 │ 8. PRODUITS HALIEUTIQUES ET AQUACOLES

Ces projections constituent le scénario le plus probablement appelé à se produire, sous


réserve de certaines hypothèses relatives à l’économie et à l’action publique. De multiples
incertitudes planent sur les perspectives des secteurs de la pêche et de l’aquaculture
s’agissant de l’évolution des conditions environnementales, de la gouvernance dans le
secteur de la pêche et des politiques commerciales, ainsi que de l’accès aux marchés. Les
conséquences de ces évolutions dépendront à la fois de la mesure dans laquelle elles
s’écartent de l’hypothèse retenue et de la capacité du secteur d’y faire face.

8.3. Prix

Les prix du poisson devraient rester relativement stables sur la période de projection en
valeur réelle, avec un léger recul attendu dans la plupart des cas en 2028 par rapport à la
période de référence. C’est la production halieutique qui devrait connaître la baisse la plus
importante (-6.5 %), suivie par la farine de poisson (-4.0 %), le poisson transformé échangé
(-3.0 %) et enfin l’aquaculture (-2.2 %), tandis que le prix de l’huile de poisson devrait
s’inscrire en légère hausse (+1.8 %) (graphique 8.2).

Graphique 8.2. Prix mondiaux des produits halieutiques et aquacoles

Prix nominal Prix réel

USD/t
4 000

3 500

3 000

2 500

2 000

1 500

1 000

500

0
2018

2013
2003
2008
2013
2018
2023
2028

2003
2008
2013

2023
2028

2003
2008
2013
2018
2023
2028

2003
2008
2013
2018
2023
2028

2003
2008

2018
2023
2028
Poisson commercialisé Aquaculture Pêche Huile de poisson Farine de poisson

Note : poisson échangé (alimentation humaine) : valeur unitaire mondiale des échanges (somme des
importations et des exportations) de produits halieutiques et aquacoles destinés à l’alimentation humaine.
Aquaculture : valeur unitaire mondiale de la production aquacole (poids vif), selon la FAO. Pêche : valeur des
débarquements à l’échelle mondiale estimée par la FAO, hors pêches minotières. Farine de poisson : protéine
64-65 %, Hambourg, Allemagne. Huile de poisson : Europe du Nord-Ouest Prix réel : déflateur du PIB des
États-Unis ; année de référence = 2018
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Les hypothèses les plus déterminantes sur lesquelles reposent les présentes Perspectives
concernant la pêche et l’aquaculture sont, comme en 2018, celles relatives aux
conséquences les plus probables qu’aura le 13e plan quinquennal chinois (2016-2020). Ces
conjectures, alliées au fait que les chiffres de la production chinoise depuis 2009 ont été

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


8. PRODUITS HALIEUTIQUES ET AQUACOLES │ 211

révisés à la baisse après le recensement, ont entraîné une nette réduction de la production
halieutique et aquacole. Celle-ci se traduit par une augmentation des prix chinois d’autant
plus marquée que l’épizootie de peste porcine qui sévit actuellement réduit la production
de porc et accroît la demande de poisson. La Chine assure 59 % de la production aquacole
dans le monde (moyenne des années 2016-18). L’importance relative de sa contribution,
alliée au fait que la croissance démographique et des revenus nourrit une demande soutenue
de poisson à l’échelle planétaire, limite la chute à venir des prix mondiaux.
Certes, la farine de poisson devrait voir son prix légèrement reculer en termes réels, mais
elle part de niveaux très élevés et, en 2028, les prix devraient afficher une augmentation de
53 % par rapport à ceux observés en 2005, juste avant qu’ils n’amorcent leur montée en
flèche. Le même scénario se dessine, de manière plus marquée encore, pour l’huile de
poisson, dont le prix réel en 2028 devrait être supérieur de 83 % à celui de 2005. À elles
deux, et toutes choses égales par ailleurs, ces évolutions portent à croire que la
transformation de captures et de déchets de poissons en farine et en huile demeurera une
activité lucrative sur la période de projection.
À long terme, les prix mondiaux de la farine et de l’huile de poisson devraient continuer
globalement d’évoluer en tandem avec ceux des produits oléagineux, du fait des
nombreuses possibilités de substitution qui existent. La farine devrait toutefois s’apprécier
légèrement par rapport aux tourteaux d’oléagineux en raison de l’augmentation limitée de
l’offre, qui baisse même les années où survient un épisode El Niño6, et parce que ce produit
reste prisé pour ses caractéristiques nutritionnelles, à la fois par l’aquaculture, dont la
production augmente, et par d’autres activités comme l’élevage (porcs et volaille surtout).
Du côté des huiles, l’écart de prix entre l’huile de poisson et l’huile végétale restera élevé
car le changement structurel qu’il a connu en 2012 devrait perdurer. Celui-ci est
essentiellement à mettre sur le compte de la demande accrue, pour l’alimentation humaine,
d’acides gras oméga-3, présents à des teneurs particulièrement élevées dans l’huile de
poisson.
Les rations alimentaires sont le principal poste de dépense de la plupart des producteurs
pratiquant l’élevage intensif de poissons et l’importance croissante des ingrédients
d’origine végétale dans ces rations fait du rapport entre les prix de l’aquaculture et du maïs
un bon indicateur de la rentabilité potentielle de l’aquaculture. L’écart entre les deux devrait
rester élevé sur la période de projection, ce qui porte à croire que le secteur aquacole sera
rentable la plupart des années concernées.

8.4. Production

La production totale de poisson à l’échelle mondiale devrait atteindre 196.3 Mt en 2028,


soit une augmentation de 14 % par rapport à la période de référence (moyenne des
années 2016-18) et une production supplémentaire de 24.1 Mt de produits halieutiques et
aquacoles en termes absolus (graphique 8.3). Bien que la croissance de la production se
poursuive, son accélération et sa valeur absolue continuent de se contracter. En termes
absolus, la croissance de la production halieutique et aquacole mondiale sur la période
devrait atteindre 51 % de celle enregistrée au cours de la décennie passée, durant laquelle
la production mondiale annuelle avait augmenté de 32.2 Mt.
L’aquaculture restera le principal artisan de cette croissance, avec une production qui
devrait augmenter de 2 Mt par an en moyenne, pour atteindre 102.2 Mt en 2028, soit une
progression de 28 % sur la période de projection. Certes, la production aquacole fera date
en 2027-2028 en passant pour la première fois la barre des 100 Mt, mais son taux de

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


212 │ 8. PRODUITS HALIEUTIQUES ET AQUACOLES

croissance annuelle devrait continuer de ralentir sur les dix prochaines années, à moins de
la moitié de ce qu’il était au cours de la décennie passée (2.0 % contre 4.6 %). Cet
essoufflement est dû en grande partie à l’effet modérateur qu’aura le plan quinquennal
actuel de la Chine sur la croissance de la production aquacole du pays. Celle-ci devrait
augmenter de 24 % sur les dix prochaines années, soit moitié moins qu’au cours de la
décennie passée (54 %). La Chine a assuré 59 % de la production aquacole mondiale sur la
période de référence (moyenne des années 2016-18), une contribution qui devrait se replier
à 57 % d’ici 2028, bien que la part de l’aquaculture dans la production totale de produits
halieutiques et aquacoles en Chine passe dans le même temps de 75 % à 82 % selon les
prévisions (graphique 8.3), sous l’effet d’une baisse des captures (-14 %). À l’échelle de la
planète, la production aquacole devrait également ralentir le pas en raison du tassement des
gains de productivité entraîné par le durcissement de la réglementation environnementale
dans la filière et de la raréfaction des sites de production optimaux.

Graphique 8.3. Production aquacole et halieutique mondiale

Aquaculture Total pêche Pêche pour consommation humaine

Mt
120

100

80

60

40

20

0
1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020 2025

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Après s’être plutôt stabilisée autour d’un palier ces dernières années, la production
halieutique devrait repartir en légère hausse et atteindre 94.2 Mt dans le monde en fin de
période, soit environ 1.7 Mt et 1.9 % de plus que la moyenne constatée sur la période de
référence 2016-18. Elle devrait ainsi croître malgré la réduction escomptée des captures en
Chine, grâce aux effets que devrait avoir l’amélioration de la gestion dans certaines régions
(par exemple, Amérique du Nord et Amérique Latine, Europe) et au prix relativement élevé
du poisson. Au niveau pays, les plus fortes augmentations absolues des captures devraient
se produire en Fédération de Russie et en Indonésie. Il n’est par conséquent plus prévu que
la production aquacole supplante le total des captures (y compris celles destinées à des
usages non alimentaires) avant 2022, alors que ce basculement était attendu en 2021
auparavant. Les épisodes El Niño escomptés en 2021 et 2026 entraîneront une baisse de la
production halieutique sur les deux années concernées, ce phénomène environnemental
récurrent ayant un impact considérable sur les pêches d’espèces pélagiques des pays
d’Amérique du Sud.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


8. PRODUITS HALIEUTIQUES ET AQUACOLES │ 213

À l’échelle des groupes d’espèces, toutes les formes de production aquacole continueront
de croître, mais à des rythmes différents selon le groupe, ce qui modifiera l’importance
relative des diverses espèces en termes de quantités produites dans le monde. En 2028, les
carpes et mollusques devraient toujours figurer en tête des groupes d’espèces aquacoles,
représentant à eux deux 55 % de la production totale (35.8 % pour les carpes et 19.2 %
pour les mollusques). Leur avance continue toutefois de s’effriter, notamment celle des
mollusques, dont la contribution s’érode lentement depuis le record de 77 % atteint au
milieu des années 90, au profit d’autres espèces dont la production croît plus rapidement.
Cette tendance se poursuivra au cours de la prochaine décennie puisque le taux de
croissance le plus élevé, de 3.4 % par an, est attendu chez les tilapias, suivis par les silures
et pangas (qui appartiennent au groupe des poissons d’eau douce et diadromes)
(graphique 8.4).

Graphique 8.4. Croissance de la production aquacole mondiale par espèce

4.0%
Tilapia
3.5% Autres poissons d’eau
douce et diadromes
Taux de croissance annuel moyen (%)

3.0%
Crevettes
2016-18 vs 2028

2.5%
Autre aquaculture
2.0%
Salmonoidés Carpe
1.5%

1.0%

Mollusques
0.5%

0.0%
0 1 000 2 000 3 000 4 000 5 000 6 000 7 000 8 000 9 000
Moyenne absolue (Tonnes) - 2016-18 vs 2028

Note : la taille des bulles correspond à la moyenne de la production mondiale totale (en tonnes) en 2016-2018.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Après dix ans de croissance ténue de la production d’huile de poisson et de baisse de la


production de farine, ces deux produits devraient s’inscrire en hausse sur la période de
projection, signant des progressions de 3.9 % pour l’huile et de 10.6 % pour la farine de
poisson entre la période de référence et 2028. Ce regain de vigueur est escompté bien que
la part des captures transformées en farine et en huile reste peu ou prou stationnaire, à
environ 16 %. Il s’explique plutôt par d’autres facteurs : la proportion croissante de farine
et d’huile issues de la transformation de déchets de poisson, l’augmentation relative du prix
de ces produits et la légère hausse des captures escomptée. La proportion de farine et
d’huile de poisson issues de la transformation de déchets devrait passer de 25 % et 35 %
respectivement en 2018 à 31 % et 40 % en 2028.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


214 │ 8. PRODUITS HALIEUTIQUES ET AQUACOLES

8.5. Consommation

Le poisson est une denrée aux formes et aux usages multiples qui comporte une grande
variété d’espèces. Il peut être préparé et consommé de bien des manières et sous des formes
très diverses, que ce soit dans l’alimentation humaine ou non. Les modes d’utilisation, de
transformation et de consommation du poisson varient aussi considérablement d’un
continent, d’une région et d’un pays à l’autre. Dans sa très grande majorité, la production
de poisson est utilisée pour satisfaire la consommation humaine, et cet usage devrait
absorber 91 % de la production en 2028, contre 89 % sur la période de référence (2016-18).
Dans l’ensemble, la quantité de poisson destiné à la consommation humaine devrait
augmenter de 25 Mt d’ici 2028, pour atteindre 178 Mt, soit une progression de 16 % par
rapport à la moyenne de 2016-18, contre 32 % au cours de la décennie précédente. Ce
tassement s’explique essentiellement par la croissance moins vigoureuse de la production
disponible, la modération de l’expansion démographique et la saturation de la demande
dans certains pays, en particulier dans les économies développées, où la consommation de
poisson destiné à l’alimentation humaine ne devrait guère progresser (+0.6 % par an
d’ici 2028).
L’augmentation de la demande sera surtout imputable aux pays en développement (Asie en
tête), qui devraient représenter 93 % de la hausse de la consommation et absorber 81 % du
poisson destiné à l’alimentation humaine en 2028 (contre 79 % en 2016-18). Dans
l’ensemble, l’Asie devrait consommer 71 % (ou 126 Mt) du total du poisson destiné à
l’alimentation humaine, tandis qu’à l’autre bout du spectre, l’Océanie et l’Amérique latine
afficheront les quantités les plus modestes. L’Asie restera par ailleurs le principal moteur
de croissance de la consommation puisqu’elle absorbera 71 % de la quantité
supplémentaire de poisson produite à l’horizon 2028. L’essor de la consommation, en
particulier en Asie de l’Est (hors Japon) et du Sud-Est, sera nourri par de nouvelles hausses
de la production intérieure, notamment aquacole, par l’augmentation des revenus et de la
commercialisation, et par l’expansion démographique de pays déjà très peuplés qui,
conjuguée à un phénomène d’urbanisation, favorisera la consommation de protéines
animales, poissons compris, au détriment des aliments d’origine végétale. Premier
producteur de poisson, la Chine en restera de loin le premier consommateur mondial. Elle
devrait ainsi représenter quelque 36 % de la consommation mondiale totale en 2028 et sa
consommation par habitant devrait atteindre environ 44.3 kg, contre 39.3 kg sur la période
de référence.
Dans l’ensemble, la croissance de la demande devrait aussi être stimulée par l’évolution
actuelle des habitudes alimentaires, qui devrait continuer de tendre vers une plus grande
variété des aliments proposés et un intérêt grandissant pour la santé, la nutrition et la
diététique. En tant que source concentrée de protéines et de nombreux autres acides gras
essentiels et oligoéléments, le poisson joue un rôle particulier à cet égard en apportant une
contribution précieuse et nutritive à une alimentation saine et équilibrée. Les échanges
devraient rester un facteur déterminant en étendant la commercialisation du poisson, ce qui
aura pour effet non seulement de réduire l’impact de la situation géographique et d’une
production intérieure limitée, mais d’élargir aussi les débouchés commerciaux de
nombreuses espèces et de permettre aux consommateurs de bénéficier d’une offre plus
diversifiée. Les importations devraient couvrir jusqu’à 69 % de la consommation de
poisson destiné à l’alimentation humaine en Europe, et jusqu’à 71 % en Amérique du Nord
(graphique 8.5).

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


8. PRODUITS HALIEUTIQUES ET AQUACOLES │ 215

Graphique 8.5. Part des importations dans la consommation de poisson destiné à


l’alimentation humaine, par région

2008 2018 2028

80%

70%

60%

50%

40%

30%

20%

10%

0%
Afrique Amérique du Nord Amérique latine Europe Océanie Asie Monde

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

La consommation de poisson par habitant (graphique 8.6) devrait augmenter sur tous les
continents à l’exception de l’Afrique, où elle devrait rester stationnaire. Un léger
fléchissement est attendu en Afrique subsaharienne. Malgré une offre totale de poisson
destiné à l’alimentation humaine plus abondante (+30 % en Afrique et +31 % en Afrique
subsaharienne par rapport à la période de référence) grâce à une hausse de la production et
des importations, la consommation par habitant ne parviendra pas à croître suffisamment
vite pour dépasser les rythmes de croissance démographique similaires qui prévalent sur le
continent, si bien qu’elle restera stationnaire, voire en baisse. Cette évolution étale à
l’échelle de l’Afrique dans son ensemble et à la baisse dans la région subsaharienne suscite
de vives inquiétudes à l’égard de la sécurité alimentaire, étant donné que l’Afrique est le
continent où la sous-nutrition sévit le plus dans le monde et que la sécurité alimentaire s’y
est récemment dégradée, en particulier dans certaines régions subsahariennes7. Même si la
consommation de poisson par habitant est actuellement inférieure à la moyenne mondiale
sur le continent, cette denrée joue un rôle de premier plan dans la région en fournissant des
oligoéléments et protéines très utiles, dans des proportions supérieures à la moyenne
mondiale dans le cas des protéines.
Le poisson consacré à des usages non alimentaires devrait représenter tout juste moins de
10 % de la production. La grande majorité de ce poisson est utilisé pour produire de la
farine et de l’huile et environ 2 % est destiné à des usages tels que la production de poissons
d’ornement, de poissons d’élevage, de progénitures et alevins, d’appâts ou d’intrants
destinés à l’industrie pharmaceutique, et peut servir directement d’aliment aux espèces
aquacoles, au bétail et à d’autres animaux. La farine et l’huile de poisson peuvent être
fabriquées à partir de poissons entiers, de chutes de parage ou d’autres sous-produits du
poisson issus de sa transformation. Ces deux produits sont utilisés avant tout comme
aliments dans l’aquaculture ou l’élevage (porcin surtout) ainsi que comme compléments
alimentaires et ingrédients dans des préparations alimentaires industrielles destinées à la

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


216 │ 8. PRODUITS HALIEUTIQUES ET AQUACOLES

consommation humaine. À l’heure actuelle, environ 70 % de la farine et 75 % de l’huile de


poisson sont employées pour nourrir les poissons d’élevage. Par ailleurs, quelque 7 % de
l’huile de poisson sert de complément alimentaire8. Aucune évolution notable n’est
escomptée au cours de la prochaine décennie, mis à part l’augmentation possible de la
proportion d’huile employée comme complément alimentaire, un segment sur lequel les
prix sont généralement plus élevés.

Graphique 8.6. Évolution de la consommation de poisson par habitant, par région

1.5%

1.3%
Taux de croissance annuel moyen (%)

1.1%
Inde
0.9% Europe
2016-18 vs 2028

Asie (excl. Chine


Chine et Inde)
0.7%

0.5%
Amériques
0.3%

Océanie
0.1%

-0.1%
Afrique
-0.3%
-1.0 0.0 1.0 2.0 3.0 4.0 5.0 6.0
Moyenne absolue (kg) - 2016-18 vs 2028

Note : la taille des bulles correspond à la moyenne de la production mondiale totale (en tonnes) en 2016-2018.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

La farine et l’huile de poisson, qui affichent une hausse limitée des volumes de production
et des prix élevés, en plus de demander des efforts considérables en matière d’innovation,
seront plus fréquemment employées comme ingrédients stratégiques afin de stimuler la
croissance à certaines étapes de la production d’espèces aquacoles et d’élevage, car elles
sont considérées comme les ingrédients les plus nutritifs et digestibles à cette fin. Leurs
taux d’incorporation aux aliments composés destinés à l’aquaculture sont nettement en
baisse car elles sont employées de manière plus sélective et remplacées par des tourteaux
d’oléagineux, meilleur marché (graphique 8.7). D’ici 2028, l’aquaculture devrait utiliser
près de 9 Mt de tourteaux d’oléagineux, contre 4.4 Mt pour la farine de poisson. Premier
producteur aquacole au monde, loin devant les autres pays, la Chine restera le principal
consommateur de farine de poisson et représentera environ 38 % de la consommation
totale ; la Norvège, quant à elle, demeurera le premier consommateur d’huile de poisson en
raison de sa filière salmonicole.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


8. PRODUITS HALIEUTIQUES ET AQUACOLES │ 217

Graphique 8.7. Part de la farine et de l’huile de poisson


dans les rations alimentaires des animaux

Salmonoidés Crevettes

Farine de poisson Tourteaux d'oléagineux Farine de poisson Tourteaux d'oléagineux


% %
35 35

30 30

25 25

20 20

15 15

10 10

5 5

0 0
1998 2003 2008 2013 2018 2023 2028 1998 2003 2008 2013 2018 2023 2028

Note : moyenne pondérée mondiale.


Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

8.6. Échanges

Les échanges de poisson frais et transformé (poisson destiné à la consommation humaine


et farine de poisson) vont continuer de croître sur la période de projection, en ralentissant
toutefois le rythme par rapport à la décennie précédente, freinés par la décélération de la
production et la guerre commerciale qui oppose les États-Unis et la Chine. Les échanges
resteront déterminants dans les secteurs de la pêche et de l’aquaculture, notamment à
l’égard de l’offre et de la sécurité alimentaires. À l’échelle mondiale, le poisson tend à
représenter une part croissante des apports totaux en protéines animales, notamment en
raison du développement des échanges de poisson frais et transformé.
Les échanges mondiaux de poisson destiné à la consommation humaine devraient atteindre
au total 45.8 Mt en équivalent poids vif en 2028 (hors échanges intra-UE), soit une
augmentation de 11 % par rapport à la période de référence de 2016-18. Les exportations
de poisson destiné à la consommation humaine devraient se concentrer dans un nombre
plus restreint de pays sur la période de projection (graphique 8.8). La part des cinq plus
grands exportateurs (Chine, Viet Nam, Norvège, Union européenne [qui sera détrônée par
l’Indonésie en 2028] et Fédération de Russie) dans le total des volumes d’exportation
devrait passer de 45 % en moyenne en 2016-18 à 46 % en 2028. Parmi eux, c’est en
Norvège qu’est attendu le taux de croissance le plus faible, puisque les exportations y
suivent la tendance imprimée par la production. À l’inverse, la croissance la plus
vigoureuse est prévue en Indonésie. Étant donné l’essor de sa production, le pays devrait
se hisser au quatrième rang des plus grands exportateurs de poisson destiné à la
consommation humaine en 2028, devant l’Union européenne et la Fédération de Russie,
alors qu’il se classait en dixième position sur la période de référence. Parmi les autres
grands pays exportateurs, le Chili et la Thaïlande devraient afficher des taux de croissance
robustes. À l’inverse, un repli des volumes d’exportation est attendu aux États-Unis, sous

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


218 │ 8. PRODUITS HALIEUTIQUES ET AQUACOLES

l’effet du bras de fer commercial entre les États-Unis et la Chine, qui devrait perdurer
jusqu’en 2028.

Graphique 8.8. Exportations de poisson destiné à la consommation humaine,


par principaux exportateurs, en 2016-18 et 2028

2016-18 2028

Mt
30

25

20

15

10

0
Chine Viet Nam Norvège Indonésie Russie Autres

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Les importations, quant à elles, devraient devenir moins concentrées sur la période de
projection. L’Union européenne, les États-Unis, la Chine, le Japon, et la Thaïlande resteront
les cinq principaux importateurs de poisson destiné à la consommation humaine
(graphique 8.9). La part qu’ils représentent dans les volumes mondiaux d’importation
devrait toutefois passer de 56 % en 2016-18 à 52 % en 2028 avec le recul des importations
japonaises et chinoises. Sur l’Archipel nippon, la consommation de poisson, importé en
partie, continuera de fléchir, les nouvelles générations de Japonais lui préférant la viande.
Les importations chinoises devraient quant à elles légèrement baisser à mesure que le
secteur aquacole s’adaptera aux préférences des consommateurs locaux en termes
d’espèces. On attend en particulier un recul des importations d’espèces marines sur la
période de projection. Globalement, la part de l’Asie dans les importations mondiales de
poisson destiné à la consommation humaine devrait légèrement baisser, en passant de 40 %
sur la période de référence à 39 % en 2028.
Les échanges de farine de poisson devraient augmenter de 9.8 % ces dix prochaines années,
pour s’élever à 3.1 Mt (en poids produit) en 2028, tirés par l’augmentation des volumes de
production, hormis en 2026, année qui devrait être marquée par un phénomène El Niño
sévère. C’est plus que durant la période 2013-2016, caractérisée par des quotas de pêche
drastiques au Pérou et la survenue d’un épisode El Niño. Le Pérou devrait rester de loin le
principal exportateur de farine de poisson, suivi par l’Union européenne et le Chili. La
Chine en restera le principal importateur et absorbera près de la moitié du total des
importations en 2028 pour alimenter son importante filière aquacole, puisque la farine est
utilisée pour produire les aliments des poissons d’élevage. Les échanges d’huile de poisson
devraient s’élever à 0.9 Mt (en poids produit) en 2028, en hausse par rapport à période
sombre de 2013-2016, pour les mêmes raisons que celles évoquées ci-dessus. L’huile de

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


8. PRODUITS HALIEUTIQUES ET AQUACOLES │ 219

poisson est essentiellement importée par l’Union européenne et la Norvège, où elle est
employée comme complément alimentaire et dans la production de saumon.

Graphique 8.9. Importations de poisson destiné à la consommation humaine,


par principaux importateurs, en 2016-18 et 2028

Moyenne 2016-18 2028

Mt
25

20

15

10

0
Union européenne États-Unis Chine Japon Thaïlande Autres

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

L’achoppement des négociations du cycle de Doha sur l’accès aux marchés a entraîné la
prolifération d’accords commerciaux bilatéraux et régionaux. Dans les présentes
Perspectives, les sept accords commerciaux suivants ont été expressément pris en compte :
États-Unis – Corée (KORUS), Union européenne – Corée, Canada – Corée (CKFTA),
Chine – Corée, Canada – Union européenne (CETA), accord de partenariat économique
(APE) Union européenne – Japon et Accord de partenariat transpacifique global et
progressiste (PTPGP)9. Ces accords ont conduit à une première réduction des droits de
douane sur les poissons frais et transformés en 2012, 2013, 2015, 2017, 2018, 2019 et 2019
respectivement.

8.7. Principales questions et incertitudes

Les projections présentées dans les présentes Perspectives reposent sur un certain nombre
d’hypothèses concernant l’évolution de l’économie, de l’action publique et de
l’environnement. Toute modification drastique de ces variables modifierait les projections
concernant les produits halieutiques et aquacoles. De nombreuses incertitudes et difficultés
sont susceptibles de naître au cours de la période de projection. Plusieurs d’entre elles ont
été analysées dans des éditions précédentes des Perspectives (état des stocks, pollution,
difficultés propres à chaque secteur, etc.) et restent d’actualité. La présente section examine
certains points d’incertitude particuliers.
Les chiffres de la production halieutique et aquacole chinoise sur la période 2009-2016 ont
été revus à la baisse à la lumière des résultats du nouveau recensement. Cette révision a été
prise en compte dans les Perspectives, de même que l’évolution la plus probable de la mise

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


220 │ 8. PRODUITS HALIEUTIQUES ET AQUACOLES

en œuvre du 13e plan quinquennal chinois (2016-2020), ce qui a considérablement réduit


la production chinoise de poisson par rapport aux chiffres escomptés auparavant. Les
retombées exactes du plan quinquennal restent toutefois empreintes d’incertitudes. La
Chine étant le principal producteur et exportateur de produits halieutiques et aquacoles,
tout écart par rapport au scénario de référence pourrait avoir un impact considérable sur les
volumes totaux de production, d’échange et de consommation de poisson frais et
transformé. Par exemple, si toutes les dispositions du plan sont mises en œuvre, la
production chinoise totale sera inférieure de 4 à 5 Mt au volume pris en compte dans ces
Perspectives.
Le changement climatique10, la variabilité des conditions météorologiques et l’évolution de
la fréquence et de l’ampleur des phénomènes météorologiques extrêmes devraient avoir
une forte incidence sur la disponibilité et les échanges de poisson frais et transformé, le
plus souvent en aggravant plus ou moins la destruction des habitats et en altérant les
comportements migratoires des poissons et la productivité naturelle des stocks. En raison
de la complexité de l’exercice, le changement climatique n’a toutefois pas été expressément
pris en compte dans la modélisation réalisée pour ces Perspectives, hormis l’influence des
épisodes El Niño, qui sont explicitement intégrés au modèle (en 2021 et 2026) sur la base
des épisodes passés. La question des droits de pêche internationaux devrait être encore
compliquée par le fait que les stocks se déplacent vers de nouvelles zones économiques. La
pénétration d’espèces dans de nouvelles eaux territoriales exacerbera le risque de conflit,
ainsi que le risque de déficience provisoire des politiques de gestion des pêches, le temps
que les pays s’adaptent aux nouvelles routes migratoires. Aujourd’hui déjà, le déplacement
des stocks de maquereau vers l’Islande et les Îles Féroé crée un différend sur la gestion de
cette espèce. L’Islande et le Groenland n’ont pas approuvé la proposition de répartition des
quotas entérinée par l’Union européenne, les Îles Féroé et la Norvège.
Les présentes Perspectives ne tiennent aucun compte de l’incidence du Brexit. Étant donné
l’impasse dans laquelle se trouve actuellement la recherche d’un accord, les incertitudes
qui se posent et les nombreuses issues possibles du processus, il n’est pas possible d’en
tenir compte dans le scénario de référence. Le Brexit pourrait par exemple réduire l’accès
aux eaux britanniques aux navires des États membres de l’Union européenne et entraîner
une hausse des droits de douane appliqués aux producteurs de poisson d’outre-Manche qui
exportent vers l’Union européenne. Celle-ci est le premier marché d’exportation de
produits de la mer du Royaume-Uni, si bien que l’impact des droits de douane ou les retards
liés aux formalités de dédouanement de produits frais vivants ou éminemment périssables
peut se révéler coûteux pour les producteurs et changer la physionomie des échanges.
La production mondiale de poisson, aquaculture et pêche réunies, est fortement influencée
par la politique de gestion et les mécanismes de contrôle. Les pouvoirs publics
reconnaissent de plus en plus la nécessité d’améliorer les cadres de gestion des pêches.
Certaines régions du monde ayant adopté des pratiques de gestion des ressources plus
adaptées et plus efficaces, certains stocks commencent à se reconstituer et certaines pêches
montrent des signes de redressement, des tendances qui devraient se poursuivre au cours
de la prochaine décennie. Elles permettront à la production halieutique globale de se
maintenir, voire de progresser, grâce à une augmentation des captures dans certaines pêches
et zones de pêche. L’ampleur du phénomène est encore relativement incertaine, mais cette
perspective compte parmi les améliorations possibles. Malheureusement, les ambitions en
matière de durabilité de la pêche peuvent être contrecarrées par des mesures qui ont tôt ou
tard pour effet d’encourager des méthodes de production et des volumes de capture non
durables, comme c’est le cas des mesures visant à accroître les revenus ou la production. À
cet égard, il est important que les pays se soient fixé comme objectif dans le cadre des ODD

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


8. PRODUITS HALIEUTIQUES ET AQUACOLES │ 221

des Nations Unies de rétablir la durabilité des pêches et de supprimer les mesures de soutien
dommageables.
Les progrès qui seront réalisés dans la suppression des mesures de soutien dommageables
sont un autre facteur d’incertitude pour l’activité halieutique. Les mesures de soutien
peuvent avoir des effets indésirables, comme celui d’accroître l’effort de pêche plus qu’on
ne le souhaite ou d’entraîner une surcapacité des flottes, ainsi que de rendre la pêche
illégale, non déclarée et non réglementée (INN) plus attrayante aux yeux des pêcheurs. La
conjugaison de ces facteurs réduit les bénéfices et le revenu des pêcheurs, fait baisser la
production de poisson pour les consommateurs et induit des risques pour la santé du milieu
marin. Des travaux menés récemment par l’OCDE11 indiquent qu’il est possible de soutenir
le secteur de la pêche et de prendre des mesures qui bénéficient aux pêcheurs, sans
engendrer outre mesure de surpêche ou de surcapacité ; par exemple, rediriger le soutien
existant accordé au titre des engins, du carburant, des navires ou d’autres intrants, vers
toutes les formes de soutien qui peuvent aider les pêcheurs à mieux conduire leur activité,
pourrait permettre d’augmenter le revenu des pêcheurs de pratiquement 2 milliards USD
par an, de réduire la pression exercée sur les stocks, et d’accroître les volumes de capture
de près d’un demi-million de tonnes par an. Ces évolutions dépendent toutefois de
l’avancée des travaux au niveau de l’OMC et des réformes de la politique de la pêche dans
chaque pays.
La guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis, qui a entraîné une augmentation de
25 % des droits de douane chinois sur l’ensemble des produits de la pêche en provenance
des États-Unis à compter de mi-2018, a été prise en compte dans le scénario de référence.
Faute de signes de détente dans ce bras de fer, cette majoration a été conservée tout au long
de la période de projection. Dans l’ensemble, l’impact de ce conflit commercial devrait être
limité. En effet, la Chine devrait être à même de s’approvisionner auprès d’autres
partenaires commerciaux, tandis que, de la même manière, les États-Unis devraient être en
mesure de rediriger une partie de leurs exportations vers d’autres marchés. On ne sait
toutefois avec certitude si la majoration des droits de douane restera en vigueur tout au long
de la période de projection. Selon la durée de leur application, ces droits majorés pourraient
réduire les volumes échangés et modifier la physionomie des échanges.

Notes

1
Dans le présent chapitre et dans cette publication, le terme « poisson » englobe les poissons, les
crustacés, les mollusques et autres animaux aquatiques, mais ne comprend ni les mammifères et
plantes aquatiques, ni les crocodiles, caïmans et alligators. Les quantités sont exprimées en
équivalent poids vif, hormis celles concernant la farine et l’huile de poisson.
2
Indice calculé en valeur nominale et englobant les produits halieutiques et aquacoles.
3
Comme c’était le cas dans les projections de 2018, les présentes Perspectives ne retiennent que les
retombées les plus probables du plan quinquennal chinois.
4
Les chiffres de la pêche aussi bien que de l’aquaculture en Chine ont été révisés à la lumière de
nouveaux renseignements livrés par le recensement.
5
Le terme apparent se rapporte à la quantité de produits d’alimentation humaine disponible pour
consommation, un chiffre qui n’est pas égal à la consommation moyenne de produits comestibles.
La consommation apparente est calculée en appliquant la formule suivante : production +
importations – exportations – usages non alimentaires, +/- variation des stocks, chaque élément étant
exprimé en équivalent poids vif.

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222 │ 8. PRODUITS HALIEUTIQUES ET AQUACOLES

6
L’ampleur escomptée des épisodes El Niño pris en compte dans les Perspectives est déterminée
sur la base des épisodes précédents du phénomène au moyen des valeurs de l’indice océanique
El Niño (ONI), qui mesure l’oscillation australe. Leur impact est pris en compte dans les chiffres de
2021 et 2026.
7
FAO, FIDA, UNICEF, PAM et OMC. 2018. État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans
le monde, 2018. Renforcer la résilience face aux changements climatiques pour la sécurité
alimentaire et la nutrition. Rome, FAO. Licence : CC BY-NC-SA 3.0 IGO.
8
Source : The Marine Ingredients Organisation (IFFO)
9
Les échanges bilatéraux des six pays (Canada, Chine, Union européenne avec le Royaume-Uni, le
Japon, la Corée et les États-Unis) ont pu être pris en compte dans le modèle, grâce aux
renseignements issus du modèle de simulation SEASIM aimablement fournis par le ministère Pêche
et Océans Canada (MPO).
10
Barange, M., et al. (Eds.) (2018), « Impacts of Climate Change on fisheries and Aquaculture:
Synthesis of Current Knowledge, Adaptation and Mitigation Options », FAO, Document technique
sur les pêches, no 627 [Link]
11
Martini, R. et J. Innes (2018), « Relative Effects of Fisheries Support Policies », OECD Food,
Agriculture and Fisheries Papers, no 115, Éditions OCDE, Paris, [Link]
en.

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9. BIOCARBURANTS │ 223

Biocarburants

Ce chapitre décrit la situation des marchés et présente les projections à moyen terme
relatives aux marchés mondiaux des biocarburants sur la période 2019-28. Il passe en
revue les évolutions prévues en termes de prix, de production, de consommation et
d’échanges pour l’éthanol et le biodiesel, et examine en conclusion les principaux risques
et incertitudes susceptibles d’avoir une incidence sur les marchés mondiaux des
biocarburants dans les dix années à venir.

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224 │ 9. BIOCARBURANTS

9.1. Situation du marché

En 2018, la production mondiale de biocarburants a augmenté dans l’ensemble des grandes


régions productrices, sauf en Argentine, où le biodiesel a atteint son niveau le plus faible
en quatre ans, principalement à cause de la détérioration des perspectives d’exportation.
Alors que les prix du pétrole brut ont grimpé en 2018, ceux de l’éthanol et du biodiesel ont
baissé sous le poids de l’offre. Les prix des produits de base sont restés à des niveaux
proches de ceux de 2017, sauf dans le cas des huiles végétales, où ils n’ont jamais été aussi
bas. En 2018, l’augmentation du rapport entre les prix du biodiesel et ceux des produits
utilisés dans sa fabrication a rendu ce biocarburant plus rentable, alors que les producteurs
d’éthanol ont vu leurs profits s’éroder.
La demande de biocarburants a été soutenue par les obligations d’incorporation et par la
hausse de la demande mondiale en carburant, due à la faiblesse persistante des prix de
l’énergie. La convergence des prix des biocarburants et des carburants conventionnels a
fait grimper la demande en biocarburants indépendamment des obligations d’incorporation,
surtout au Brésil. En 2018, les pouvoirs publics de certains pays ont pris des décisions
favorables pour les biocarburants, notamment en promulguant ou en annonçant
l’augmentation des quantités prescrites ainsi que l’adoption de systèmes d’imposition ou
de subvention différentiels.

9.2. Principaux éléments des projections

Les prix mondiaux des biocarburants sont étroitement liés à l’évolution des prix des
matières utilisées pour les produire (dont la plupart baissent en termes réels) et des cours
du pétrole brut (constants en termes réels). Par conséquent, les prix internationaux des
biocarburants devraient, au cours de la période de projection, progresser en valeur nominale
tout en continuant de reculer en valeur réelle.
Dans l’avenir, l’évolution des marchés des biocarburants restera fortement tributaire des
mesures de soutien national. Deux grandes régions productrices, l’Union européenne et les
États-Unis, destinent de plus en plus leur soutien aux biocarburants avancés non issus de
produits agricoles traditionnels (biocarburants de deuxième génération). Dans son rapport
World Energy Outlook (Perspectives mondiales de l'énergie), sur lequel reposent les
projections des présentes Perspectives, l’AIE annonce une diminution de la demande totale
de carburant dans ces deux régions, ce qui donne à penser que la croissance de la
consommation de biocarburants sera limitée (graphique 9.1). Dans l’Union européenne, la
baisse attendue de la consommation totale de diesel devrait faire fléchir celle de biodiesel.
À l’inverse, aux États-Unis, la consommation de biodiesel devrait croître durablement du
fait que le biodiesel produit à partir d’huiles végétales peut être considéré comme un
biocarburant avancé en vertu de la Norme sur les carburants renouvelables (Renewable
Fuel Standard - RFS) et que les taux obligatoires d’incorporation de biocarburants avancés
et de biodiesel augmenteront en 2019 et 2020.
Au Brésil, en revanche, on prévoit une hausse de la consommation totale de carburant.
Cette évolution et le programme RenovaBio – dont l’objectif est de réduire les émissions
liées aux carburants de 10 % à l’horizon 2028 – sont de bon augure pour l’éthanol et le
biodiesel. Dans les années à venir, la consommation de biodiesel devrait progresser au
même rythme que celle du diesel, et l’éthanol marquer une légère accélération par rapport
à l’essence. D’après les projections, 37 milliards de litres d’éthanol seront consommés
en 2028, soit près d’un tiers de plus qu’aujourd'hui. Seule la République populaire de Chine
(ci-après la « Chine ») devrait afficher une hausse relative plus forte. En septembre 2017,

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9. BIOCARBURANTS │ 225

les autorités chinoises ont annoncé une nouvelle obligation concernant l’E10 applicable
dans l’ensemble du pays à l’horizon 2020 et d’importantes capacités de production
d’éthanol sont en cours de construction. Il est peu probable que l’obligation d’incorporation
totale soit atteinte en 2020, les présentes Perspectives tablant sur un taux d’environ 4 %
seulement pour cet horizon. Il n’empêche que, même dans ce cas, la consommation
chinoise d’éthanol aura plus que doublé en une décennie.

Graphique 9.1. Evolution de la demande de biocarburants dans les grandes régions

Variation de la demande Éthanol Variation de la demande Biodiesel


d'éthanol (%) de biodiesel (%)
120 80
Chine

60
Thaïlande
80 Indonésie
40

Argentine
40 Thaïlande 20
États-Unis
UE Brésil
Brésil
Inde 0
0 États-Unis UE

-20

-40 -40
-40 0 40 80 120 -40 -20 0 20 40 60 80
Variation de la demande d'essence (%) Variation de la demande de diesel (%)

Note: Les parts calculées pour la demande sont exprimées en volume et correspondent à la variation entre 2028
et 2018. La taille de chaque bulle correspond au volume de consommation du biocarburant considéré en 2018.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Normalement, en Argentine, la teneur obligatoire de biodiesel, fixée à 10 %, sera respectée.


En Indonésie, malgré la progression prévue de la part du diesel et du biodiesel dans la
consommation totale de carburant au cours de la période de projection, il est peu probable
que la demande permette d’atteindre les objectifs de 20 % ou 30 %. L’hypothèse retenue
ici est que le taux d’incorporation du biodiesel plafonnera autour de 18 % en 2028. En
Thaïlande, les autorités, anticipant une offre de manioc et de mélasse insuffisante pour
atteindre les objectifs nationaux de production de biocarburants, ont revu à la baisse leurs
objectifs de consommation d’éthanol et de biodiesel, qui sont ainsi passés de 4.1 milliards
de litres à 2.6 milliards de litres. En Inde, il y a tout lieu de penser que l’éthanol ne
progressera pas au même rythme que l’ensemble des carburants (dont la consommation va
quasiment doubler au cours des dix prochaines années) puisque, malgré la hausse prévue
de la consommation d’éthanol carburant, le taux d’incorporation d’éthanol devrait diminuer
au cours de la période de projection.

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226 │ 9. BIOCARBURANTS

Comme les mesures prises dans de nombreux pays en faveur des biocarburants tendent à
soutenir le marché national, le volume des échanges internationaux est relativement faible.
Au cours de la dernière décennie, les échanges mondiaux de biodiesel et d’éthanol, dominés
par une poignée de pays, ont rarement représenté plus de 10 % de la production totale (qui
devrait s’élever, en 2028, à 44 milliards de litres dans le cas du biodiesel et à 143 milliards
de litres dans celui de l’éthanol). Les échanges de biodiesel devraient reculer du fait que
l’offre croît plus vite que la demande aux États-Unis et dans l’Union européenne, tandis
que ceux d’éthanol devraient rester stables. Les exportations de biodiesel devraient reculer
en Argentine, et progresser en Indonésie.
Les principaux risques et incertitudes qui pèsent sur l’avenir du secteur des biocarburants
sont liés au contexte dans lequel s’inscrit l’action des pouvoirs publics. D’après les
présentes Perspectives, la plupart des biocarburants continueront d’être produits à partir de
matières premières agricoles. Les annonces récentes semblent toutefois favorables aux
biocarburants et mettent l’accent sur le rôle que les carburants renouvelables pourraient
jouer dans l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre imputables au secteur des
transports (par exemple, dans l’Union européenne ou au Canada). Pour l’heure, rien
n’indique que ces annonces se traduiront par des investissements supplémentaires dans la
R-D liée à la production de biocarburants avancés à partir de biomasse lignocellulosique,
de déchets ou de matières premières non alimentaires. Cela dit, compte tenu des
investissements à réaliser pour disposer des capacités de production requises, l’essor des
biocarburants avancés ne saurait intervenir avant le milieu de la période de projection.

9.3. Prix

Compte tenu de l’évolution des marchés des huiles végétales, les prix nominaux du
biodiesel devraient grimper plus lentement (0.8 % par an) que ceux de l’éthanol (2.4 %).
En valeur réelle, les prix du biodiesel devraient diminuer au cours de la période de
projection, et ceux de l’éthanol repartir à la baisse à compter de 2023. Cette évolution des
prix nominaux tient surtout au fait que les prix de l’éthanol n’ont jamais été aussi bas qu’à
l’heure actuelle ; leur remontée est donc attendue pour les premières années de la période
de projection. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que les prix internationaux et intérieurs
des biocarburants sont généralement dissociés, le plus souvent à cause des mesures prises
par les pouvoirs publics, parmi lesquelles figurent les avantages fiscaux et les prix garantis.

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9. BIOCARBURANTS │ 227

Graphique 9.2. Évolution des prix des biocarburants et des matières premières
qui les composent

Ethanol Biodiesel Matière première du biodiesel Matière première pour l'éthanol


USD/hl
160

140

120

100

80

60

40

20

0
2008

2013

2018

2023

2028

2008

2013

2018

2023

2028
Prix nominal Prix réel

Note : éthanol : prix de gros, États-Unis, Omaha ; biodiesel : prix à la production en Allemagne net de droits
de douanes et de taxes sur l’énergie. Les prix réels sont calculés sur la base du déflateur du PIB des États-Unis.
Pour établir les prix des matières premières du biodiesel, on s'est fondé sur les cours mondiaux des huiles
végétales et, pour ceux de l'éthanol, sur une moyenne pondérée des prix du sucre brut et du maïs.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

9.4. Production et consommation

Un déterminant majeur de la production et de la consommation mondiales de biocarburants


est l’évolution du secteur des transports. D’après les projections que l’AIE présente dans
son rapport World Energy Outlook (Perspectives mondiales de l'énergie), la demande
mondiale d’essence se maintiendra autour de 1 120 milliards de litres tout au long de la
période de projection, tandis que celle du diesel diminuera d’environ 8 %, passant ainsi de
762 milliards de litres à 703 milliards de litres. Pourtant, dans le même temps, la demande
totale en carburant continuera probablement de croître dans de nombreux pays
(Encadre 9.1).
À l’échelle mondiale, les Perspectives anticipent un fort ralentissement de la production de
biocarburants par rapport aux décennies précédentes. La raison principale en est qu’aux
États-Unis et dans l’Union européenne, les pouvoirs publics ont diminué la voilure du
soutien au secteur des biocarburants. La demande devrait croître dans les principaux pays
en développement du fait de l’élargissement attendu du parc de véhicules et des mesures
prises pour stimuler la demande des consommateurs et favoriser les mélanges à forte teneur.

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228 │ 9. BIOCARBURANTS

Encadré 9.1. Les biocarburants en bref

Les biocarburants (bioéthanol et biodiesel1) sont les carburants qui sont produits à partir de
la biomasse. Environ 60 % de l’éthanol actuellement produit est issu du maïs, 25 % de la
canne à sucre, 7 % de la mélasse, 4 % du blé, les autres céréales, le manioc et les betteraves
sucrières se partageant le reste. Le biodiesel est obtenu à partir d’huiles végétales dans
77 % des cas (à raison de 30 % pour l’huile de soja, de 25 % pour l’huile de palme et de
18 % pour l’huile de colza) et d’huiles de cuisson usagées dans 22 %. Les biocarburants
avancés issus de produits cellulosiques (par exemple, résidus de récolte, résidus du bois ou
cultures dédiées à la production énergétique) occupent une place marginale dans la
production totale de biocarburants. Pourtant, les technologies y afférentes sont souvent
jugées prometteuses pour l’avenir, dans la mesure où elles sont censées amoindrir la
concurrence pour les produits alimentaires et entraîner des niveaux moins dangereux
d’émissions de gaz à effet de serre1. Les secteurs mondiaux des biocarburants sont
extrêmement sensibles aux politiques nationales qui répondent aux trois objectifs suivants :
soutenir les agriculteurs, réduire les émissions de gaz à effet de serre et/ou limiter la
dépendance énergétique.

Tableau 9.1. Classement des producteurs de biocarburants et principales matières premières

Rang (période de référence) Principales matières premières


Éthanol Biodiesel Éthanol Biodiesel
États-Unis 1 (50 %) 2 (19 %) Maïs Huile de soja / diverses autres
huiles
Union 4 (5 %) 1 (36 %) Maïs/blé/betterave à Huile de colza / huiles usagées
européenne sucre
Brésil 2 (24 %) 3 (12 %) Canne à sucre Huile de soja
Chine 3 (8 %) 8 (3 %) Maïs Huiles usagées
Inde 5 (2 %) 15 (0.5 %) Mélasse Huile de palme
Canada 6 (1.6 %) 10 (1.4 %) Maïs Huiles usagées
Indonésie 23 4 (10 %) Mélasse Huile de palme
(0.2 %)
Argentine 9 (1 %) 5 (7 %) Maïs / canne à sucre Huile de soja
Thaïlande 7 (1.5 %) 6 (4 %) Mélasse / manioc Huile de palme
Colombie 13 9 (1.5 %) Canne à sucre Huile de palme
(0.4 %)
Paraguay 15 19 Maïs / canne à sucre Huile de soja
(0.3 %) (0.03 %)

Note : Les valeurs exprimées en pourcentage correspondent à la part représentée par les pays dans la production
totale au cours de la période de référence.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]

1. Le biodiesel inclut le diesel renouvelable (appelé aussi huile végétale hydro-traitée HVH) dans les données
de ces Perspectives, bien que les deux soient des produits différents.
2. Une analyse – réalisée avec Aglink-Cosimo – de la manière dont les biocarburants pourraient contribuer à
atténuer les effets du changement climatique dans le secteur des transports
(COM/TAD/CA/ENV/EPOC(2018)19/FINAL) fait toutefois apparaître qu’il est impératif, pour accroître
sensiblement le rôle des biocarburants dans la décarbonation de ce secteur, de recourir à une panoplie de
mesures d’incitation qui présentent un bon rapport coût-efficacité et qui ne compromettent ni la sécurité
alimentaire, ni la viabilité écologique de l’utilisation des ressources.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


9. BIOCARBURANTS │ 229

D’après les projections, la production mondiale d’éthanol poursuivra sa croissance, pour


s’élever à 143 milliards de litres en 2028 (contre environ 122 milliards de litres pendant la
période de référence), quand celle de biodiesel atteindra à peine 44 milliards de litres,
principalement du fait de la hausse imposée aux États-Unis au cours des premières années
de la période de projection. Les matières premières traditionnelles domineront toujours
dans la production de biocarburants, même si de nombreux pays sont de plus en plus
sensibles à la viabilité écologique du secteur (graphique 9.3). L’éthanol continuera d’être
essentiellement produit à partir de céréales secondaires – en particulier le maïs – et de
canne à sucre et sa fabrication absorbera respectivement 14 % et 24 % de la production
mondiale de maïs et de canne à sucre d’ici à 2028. Les huiles végétales devraient rester des
matières premières de choix dans la production de biodiesel. Le biodiesel obtenu à partir
d’huiles usagées et de suif conservera une place importante dans l’Union européenne, au
Canada et aux États-Unis.

Graphique 9.3. Production mondiale de biocarburants


à partir de produits de base traditionnels et avancés

Période de Référence Traditionnels Période de Référence Avancés 2028 Traditionnels 2028 Avancés
PJ
2000
1800
1600
1400
1200
1000
800
600
400
200
0
États-Unis Union Brésil Chine Indonésie Autres
européenne

Note : Les produits de base traditionnels désignent ici les cultures vivrières et fourragères employées dans la
fabrication des biocarburants. Valeurs en pétajoules = 1015 joules.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Dans seulement un pays, le Brésil, les biocarburants représentent plus de 10 % de la


consommation d’énergie dans le secteur des transports. Or, bien souvent, en particulier
dans les économies en développement, l’action des pouvoirs publics à l’égard des
biocarburants vise à réduire la dépendance aux énergies fossiles. Peu y sont parvenus.

États-Unis
Aux États-Unis, la Norme sur les carburants renouvelables (Renewable Fuel Standard –
RFS2) a été mise en place par la Loi de 2007 sur l’indépendance et la sécurité énergétiques
(Energy Independence and Security Act – EISA), qui fixe quatre obligations
d’incorporation, annuelles et chiffrées, à respecter à l’horizon 2022. Celles applicables à
l’ensemble des biocarburants et aux biocarburants avancés doivent faire baisser les
émissions de gaz à effet de serre d’au moins 20 % et 50 % respectivement, tandis que celles
relatives au biodiesel et aux biocarburants cellulosiques s’articulent avec l’obligation

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230 │ 9. BIOCARBURANTS

d’incorporation de biocarburants avancés. L’Agence pour la protection de l’environnement


des États-Unis (Environmental Protection Agency – EPA) détermine les quantités
minimales qui doivent être utilisées chaque année dans chacune des quatre catégories de
biocarburants2.
En 2018, l’EPA a décidé de revoir à la hausse l’obligation d’incorporation des
biocarburants avancés pour 2019 (+2.3 milliards de litres) et celle applicable au biodiesel
pour 2020 (+1.3 milliard de litres). Comme par le passé, une part importante des niveaux
définitifs initialement inscrits dans la loi EISA au sujet des biocarburants avancés et des
biocarburants cellulosiques ont été abandonnés au motif que la capacité de production
d’éthanol cellulosique était insuffisante ; l’écart à combler par des biocarburants
conventionnels3, souvent qualifié d’obligation implicite d’incorporation de maïs, a été
maintenu à 56.8 milliards de litres.
D’après les projections, les quantités requises pour toutes les catégories de biocarburants
se maintiendront à leurs niveaux annoncés récemment – en volume – et ce malgré le recul
attendu des carburants de transport, à l’exception des biocarburants cellulosiques pour
lesquels les quantités prescrites devraient plus que doubler au cours de la période étudiée,
même si elles ne représentent que 4.6 % du volume indiqué dans l’EISA pour 2028. On
estime que les quantités de biocarburants cellulosiques seront atteintes, en majeure partie
grâce au gaz naturel comprimé et au gaz naturel liquéfié renouvelables. Dans les
projections, le taux maximal d’incorporation d’éthanol4 ne progresse que lentement pour
s’élever à 11.2 % en 2028, car il n’a pas été tenu compte du débat en cours sur le
déploiement des pompes à E15 dans l’ensemble du pays.
La hausse des prescriptions susmentionnées donne à penser que la production de biodiesel
grimpera à 8.7 milliards de litres (graphique 9.5). La croissance de la production d’éthanol
devrait se limiter à 0.1 % par an et découler en quasi-totalité de l’augmentation attendue
des quantités prescrites de biocarburants cellulosiques ; il n’y a donc pas lieu de tabler sur
un vaste potentiel d’exportation pour les États-Unis. Le pays restera le premier producteur
mondial d’éthanol mais sa part dans la production mondiale passera de 50 % à 43 %.

Union européenne
Depuis 2010, le soutien aux biocarburants au sein de l’Union européenne est régi par la
Directive de 2009 sur les énergies renouvelables (DER), qui fixe à 10 % la proportion
minimale que les énergies renouvelables devront représenter dans la consommation finale
d’énergie dans les transports à l’horizon 2020. En juin 2018, il a été convenu de porter cet
objectif à 14 % ; les plafonds nationaux applicables aux biocarburants issus des cultures
vivrières et fourragères sont fixés à un 1 point de pourcentage au-dessus des niveaux
de 2020 et ne peuvent excéder 7 %. Le nouveau cadre, adopté en vertu de la
Directive 2018/2001 du 11 décembre 2018, sera mis en place à l’horizon 20305. Les
principaux indicateurs qui le composent, dont s’inspirent les présentes Perspectives, sont
exposés dans le tableau 9.2.
Le scénario de référence de l’AIE utilisé pour les besoins des présentes Perspectives prévoit
une diminution des parts du diesel et de l’essence dans la consommation totale d’énergie
du secteur dans transports. Le recul des carburants diesel sera tel que, même si la
proposition de DER II favorise comme prévu la hausse proportionnelle de la consommation
des biocarburants, seul l’éthanol en tirera parti (+0.8 milliard de litres). En revanche, la
consommation de biodiesel diminuera en valeur absolue (-0.4 milliard de litres). Cette
baisse touchera essentiellement le biodiesel à base d’huile de palme, compte tenu des
préoccupations de durabilité que la production de l’huile de palme suscite dans l’UE. Le

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


9. BIOCARBURANTS │ 231

biodiesel issu d’autres huiles végétales en pâtira également, mais dans une moindre mesure,
tandis que la production de biodiesel à base d’huiles usagées ne devrait guère évoluer. Il y
a donc tout lieu de penser qu’en 2028, l’Union européenne occupera toujours le premier
rang dans le classement mondial des régions productrices de biodiesel, mais ne représentera
plus que 30 % de la production mondiale, contre 36 % actuellement.
D’après les projections, la consommation totale de biocarburants aura légèrement
augmenté en valeur énergétique en 2028 (+14 PJ), mais la part des biocarburants avancés
devrait s’élever à 22 %, contre 15 % à l’heure actuelle (Graphique 9.3)

Tableau 9.2. Cadre décisionnel de l’UE concernant les biocarburants

Cadre 2010-20 Cadre 2020-30


DER / CIAS Accord sur les CIAS (DER II)
Part des renouvelables dans les transports 10 % 14 %
Plafond applicable aux biocarburants produits à 7% Niveau national de 2020 + 1 p.
partir de plantes p., max. 7 %
Objectif en matière de biocarburants avancés Pas d’objectif chiffré, double 3.5 %, double comptage possible
comptage possible
Contribution des huiles usagées et graisses max 1.7 %, double comptage
possible

Source : Perspectives des marchés et revenus agricoles de l’Union européenne, 2018-30. Commission
européenne, DG Agriculture et développement rural, Bruxelles.

Brésil
Le Brésil fait partie des rares pays dotés d’un vaste parc de véhicules polycarburants. Ces
véhicules fonctionnent indifféremment au bioéthanol (mélange d’essence et d’éthanol
anhydre) ou à l’E100 (éthanol hydraté). La loi en vigueur impose que le bioéthanol se
compose à 27 % d’éthanol. À cela s’ajoute un régime fiscal différencié, qui est plus
favorable à l’éthanol hydraté qu’au bioéthanol dans les principaux États du pays. Dans le
cas du biodiesel, le taux d’incorporation obligatoire est fixé à 10 %.
Le Brésil est le pays qui devrait contribuer le plus à la hausse mondiale de la consommation
et de la production d’éthanol annoncée dans les présentes Perspectives (graphqiue 9.4),
principalement en raison de son programme RenovaBio6, qui sera à mis à exécution au
cours des deux prochaines années. Officiellement signé en janvier 2018, RenovaBio fixe à
40 % pour 2030 la teneur minimale obligatoire en éthanol anhydre. L’objectif est de réduire
l’intensité en émissions dans le secteur brésilien des transports, conformément à
l’engagement pris par le pays dans le cadre de la COP21. Pour créer les incitations
structurelles nécessaires à cet effet, RenovaBio mettra en place un système d’échange de
crédits fondé sur les émissions de carbone évitées semblable à celui instauré en Californie
dans le cadre de son programme en faveur des carburants à faible intensité carbone. Il
faudra probablement compter quelques années avant de voir la production monter en
flèche. D’après les projections, la contribution du Brésil à la croissance de la production et
de la consommation mondiales se chiffrera à 37 milliards de litres (+8 milliards de litres).
On estime qu’en 2028, plus de la moitié de la production nationale d’éthanol servira à faire
rouler les véhicules polycarburants avec un carburant à forte teneur en éthanol. D’où la
multiplication attendue des véhicules de ce type qui circuleront dans le pays.
Contrairement aux États-Unis et à l’Union européenne, le Brésil devrait voir sa
consommation totale de diesel et d’essence croître au cours de la prochaine décennie
(graphique 9.1), ce qui soutiendrait le potentiel de croissance des deux types de carburants

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


232 │ 9. BIOCARBURANTS

renouvelables. C’est pourquoi, les présentes Perspectives prévoient une progression du


marché de l’éthanol en volume, mais aussi une hausse de la consommation de biodiesel.
La consommation de biodiesel devrait augmenter au même rythme que celle du diesel dans
la mesure où le taux d’incorporation obligatoire de 10 % a été atteint en 2018 et qu’en
principe, il ne sera plus modifié.

Graphique 9.4. Évolution du marché mondial de l’éthanol

Consommation mondiale de biocarburants


Hausse de la consommation d'éthanol entre la période
Autres Canada Inde mrd L de référence et 2028
Thaïlande Union européenne Chine 25
mrd L Brésil États-Unis 21.33
160
20
140
5.36
0.89 0.61 0.03 3.46
120 15 0.64
100 7.63
10
80

60 5
2.7
40
0
20

0
2000 2005 2010 2015 2020 2025

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

Chine
La hausse attendue de la production mondiale d’éthanol devrait être alimentée en second
lieu par la Chine. En septembre 2017, les autorités chinoises ont annoncé une nouvelle
obligation concernant l’E10 applicable dans l’ensemble du pays à l’horizon 2020. Les
mécanismes nécessaires à sa mise en place et au contrôle de son application n’avaient
toujours pas été présentés en mars 2019. Selon les présentes Perspectives, l’ambition
attachée à l’E10 ne sera pas concrétisée en 2028 ; il est supposé en revanche que l’essence
contiendra 4 % d’éthanol. Si l’on considère que la demande d’éthanol correspondante sera
essentiellement satisfaite par la production intérieure, cela signifie que le pays produira
5 milliards de litres supplémentaires. Le biodiesel chinois restera davantage produit à partir
d’huiles de cuisson, dont le potentiel de croissance est limité.

Inde
La politique nationale sur les biocarburants (National Policy on Biofuels) est entrée en
vigueur en mai 2018. L’objectif est d’atteindre un taux d’incorporation de 20 % pour
l’éthanol et de 5 % pour le biodiesel, soit beaucoup plus qu’à l’heure actuelle, où ces taux
sont respectivement de 1.4 % et 0.1 %. Fait nouveau, il sera possible d’utiliser des céréales
impropres à la consommation humaine. L’éthanol continuera d’être principalement produit
à partir de mélasse. La nouvelle politique porte sur l’utilisation des cultures non
comestibles, les restrictions aux importations, la régulation des prix, les incitations fiscales
ainsi que la R-D, en particulier eu égard aux biocarburants de deuxième génération.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


9. BIOCARBURANTS │ 233

Pourtant cinquième producteur mondial d’éthanol, l’Inde destine la majeure partie de sa


production à l’industrie et à l’alimentation, les biocarburants ne représentant que 44 % de
la demande totale. L’Inde étant un pays importateur net d’huiles végétales, sa production
de biodiesel est marginale. Selon les présentes Perspectives, on estime que la
consommation d’éthanol et de biodiesel carburant s’élèvera à 1.6 milliard de litres et
0.24 milliard de litres respectivement en 2028, mais aussi que les taux d’incorporation
auront fléchi en raison d’une plus forte croissance de la demande en carburants
conventionnels.
Au cours de la période de projection, le principal obstacle à la croissance de la production
de biocarburants devrait venir de la disponibilité des matières premières. On estime que
l’Inde ne produira pas suffisamment de mélasse pour faire face à la hausse de la demande
du secteur des biocarburants. La canne à sucre pourrait être une solution, mais son
utilisation dans la fabrication d’éthanol est actuellement marginale. L’absence d’indication
claire sur la manière dont la nouvelle politique favoriserait le renforcement des capacités
de transformation de canne à sucre incite à tabler sur une croissance négligeable. Il est
certes autorisé, désormais, d’utiliser les céréales non comestibles pour produire de
l’éthanol, mais la diminution attendue du rapport stocks/consommation de céréales
fourragères (maïs et autres céréales secondaires) laisse augurer un resserrement des
marchés, de sorte qu’aucune augmentation de la production d’éthanol fabriqué avec des
céréales n’est attendue.

Canada
Aux termes du Règlement fédéral sur les carburants renouvelables, l’essence et le diesel
doivent contenir respectivement 5 % et 2 % de carburant renouvelable (certaines provinces
imposent un taux plus élevé pour l’essence). En principe, ces prescriptions seront
remplacées à compter de 2022 par celles de la Norme sur les combustibles propres visant
les combustibles liquides7. L’objectif de cette norme actuellement à l’examen est de
réduire les émissions de gaz à effet de serre imputables à la consommation de carburants et
combustibles avec la mise en place d’un système d’échange de crédits fondé sur les
émissions de carbone évitées. Selon toute vraisemblance, le Règlement fédéral sur les
carburants renouvelables (qui fixe à 5 % et 2 % la teneur exigée en carburant renouvelable
dans l’essence et le diesel) ne sera pas supprimé et complètera la Norme sur les
combustibles propres en prescrivant des seuils d’incorporation. L’objectif est toutefois que
la Norme valorise les biocarburants grâce au système de crédits et en favorise
l’incorporation et la consommation au Canada. Les projections des présentes Perspectives
ne tenant pas compte des répercussions potentielles de la Norme sur les marchés des
biocarburants, les taux d’incorporation de biodiesel et d’éthanol escomptés sont identiques
à ceux actuellement en place.

Indonésie
En misant sur un taux d’incorporation de 30 % (B30), l’Indonésie espère s’affranchir de
ses importations de combustibles fossiles. Ces dernières années, la production de biodiesel
gagne du terrain sous l’effet du programme de soutien aux producteurs de biodiesel financé
par un fonds pour l’huile de palme brute. D’après des informations publiées dans la presse,
ce fonds disposait, au cours de la période 2016-17, d’environ 1.9 milliard USD, dont
1.5 milliard ont servi à financer le programme en faveur du biodiesel. La pérennité de la
production de biodiesel dépend entièrement des exportations d’huile de palme et de la
compétitivité des prix.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


234 │ 9. BIOCARBURANTS

La politique nationale sur les biocarburants (National Policy on Biofuels) est entrée en
vigueur en mai 2018. L’objectif est d’atteindre un taux d’incorporation de 20 % pour
l’éthanol et de 5 % pour le biodiesel, soit beaucoup plus qu’à l’heure actuelle, où ces taux
sont respectivement de 1.4 % et 0.1 %. Fait nouveau, il sera possible d’utiliser des céréales
impropres à la consommation humaine. L’éthanol continuera d’être principalement produit
à partir de mélasse. La nouvelle politique porte sur l’utilisation des cultures non
comestibles, les restrictions aux importations, la régulation des prix, les incitations fiscales
ainsi que la R-D, en particulier eu égard aux biocarburants de deuxième génération.

Argentine
En Argentine, les taux d’incorporation obligatoire sont de 10 % pour le biodiesel et de 12 %
pour l’éthanol. Il est actuellement envisagé de relever l’obligation d’incorporation de
biodiesel, notamment en raison de la mise en place, sur les deux plus grands marchés
d’exportation, à savoir les États-Unis et l’Union européenne, de droits antidumping sur les
importations en provenance d’Argentine. Selon toute vraisemblance, les obligations
d’incorporation seront remplies en 2021. Les exonérations fiscales devraient continuer à
accélérer le développement du secteur argentin du biodiesel, qui exporte plus de la moitié
de sa production. Cela dit, les barrières commerciales érigées par les États-Unis à l’encontre
du biodiesel argentin vont probablement limiter la demande extérieure. Il y a donc lieu de
penser que la production argentine va redécoller sans toutefois atteindre les niveaux record
de 2014 ou 2017.

Graphique 9.5. Essor du marché mondial du biodiesel

Consommation mondiale de biocarburants Hausse de la consommation de biodiesel entre la


Autres Chine Thaïlande période de référence et 2028
mrd L
Argentine Indonésie Brésil 8
mrd L États-Unis Union européenne 0.55 0.53
50
7 0.25
45
6 0.91
40 0.24
5
35
30 4
25 3 2.72
20
2
15 1.41
1
10 1.08 6.63
0
5
0
2000 2005 2010 2015 2020 2025

Note : Les chiffres sur fond bleu correspondent à des réductions dans le graphique a droit.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


9. BIOCARBURANTS │ 235

Thaïlande
La Thaïlande cherche à réduire ses émissions de CO2 ainsi que sa dépendance à l’égard des
carburants fossiles importés et comptait initialement y parvenir en produisant 4.1 milliards
de litres d’éthanol et de biodiesel. Les problèmes de disponibilité des produits de base – dus
aux obstacles à la production intérieure de mélasse, de manioc et d’huile de palme – l’ont
obligée à revoir ses ambitions à la baisse en ramenant son objectif à 2.6 milliards de litres.
La production intérieure de manioc serait théoriquement suffisamment élevée pour remplir
l’objectif initial, mais elle est principalement destinée aux marchés extérieurs qui offrent
des prix plus élevés que les producteurs locaux de biocarburants. En conséquence, l’offre
intérieure disponible dans le secteur des biocarburants restera limitée tout au long de la
période de projection. La canne à sucre pourrait constituer une solution de rechange, mais
peu de moyens sont investis pour développer les distilleries et aucune mesure n’est
envisagée pour y remédier.

Colombie
Le gouvernement colombien a fait part de son intention de développer l’E10 à l’échelle
nationale. Les prescriptions relatives au biodiesel B10 sont en définitive difficiles à mettre
en œuvre, car il faudrait pour cela un véritable essor de la production d’huile de palme. Ont
également été mis en place des exonérations fiscales en faveur des mélanges et des
dispositifs de régulation des prix pour soutenir les producteurs nationaux.
Selon les présentes Perspectives, les quantités prescrites d’E10 seront atteintes en 2028, où
la demande sera de 1.5 milliard de litres. La canne à sucre est la principale matière première
utilisée et, en principe, le restera tout au long de la période de projection. Compte tenu de
l’évolution passée, l’éthanol est appelé à devenir une source de revenu de plus en plus
importante pour le secteur de la canne à sucre. On estime qu’en 2028, environ 38 % de la
canne à sucre produite en Colombie servira à fabriquer de l’éthanol. La réalisation d’un
objectif si ambitieux suppose de doubler la capacité de production au cours de la période
de projection. La demande de biodiesel devrait faiblement croître de 1.1 % par an au cours
de la période de projection pour atteindre 0.7 milliard de litres en 2028, avec un taux
d’incorporation maintenu aux alentours de 6 %. Bien que le biodiesel fasse l’objet
d’exonérations fiscales, d’obligations d’incorporation et de dispositifs de régulation des
prix, la production devrait rester limitée. En 2018, la Colombie a commencé à importer du
biodiesel en faibles quantités ; les producteurs craignent donc une hausse de ces
importations, qui mettrait en péril la viabilité du secteur national.

Paraguay
Au Paraguay, le taux moyen d’incorporation d’éthanol avoisine 18 %. Compte tenu de
l’évolution passée et de la place prépondérante des véhicules polycarburants dans
l’ensemble du parc automobile, le taux d’incorporation national pourrait être plus élevé
dans l’avenir. D’après les projections, l’éthanol continuera d’être principalement produit à
partir de canne à sucre, mais la part du maïs progressera car tout indique que le secteur de
la canne à sucre ne sera pas en mesure de satisfaire la demande du secteur agro-alimentaire
et de celui des biocarburants, malgré le recul de la consommation de sucre par habitant. La
production de ces deux types de biocarburant devrait plus que doubler au cours de la
période de projection.

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236 │ 9. BIOCARBURANTS

9.5. Échanges

D’après les projections, la part de la production totale d’éthanol échangée à l’international


restera faible et devrait même tomber à 8 % en 2028, contre 9 % pour la période de
référence. Les États-Unis devraient conserver leur statut d’exportateur net d’éthanol de
maïs et importer un peu d’éthanol de canne à sucre. Ces besoins d’importation découlent
de la norme sur les carburants à faible teneur en carbone (Low Carbon Fuel Standard) en
vigueur en Californie et de l’écart à combler pour respecter l’obligation relative aux
biocarburants avancés. Les exportations d’éthanol par les États-Unis devraient reculer au
cours de la période de projection sous l’effet conjugué de l’essor de la demande intérieure
et de l’atonie de la demande extérieure. Les exportations brésiliennes d’éthanol ne
devraient pas augmenter durant la période considérée car le secteur national de l’éthanol
s’attachera surtout à répondre à une demande intérieure soutenue et parce que les prix
seront donc légèrement plus élevés sur le marché intérieur qu’à l’international.

Graphique 9.6. Des échanges de biocarburants dominés par une poignée d’acteurs mondiaux

mrd L Autres importateurs 5 plus gros importateurs Autres exportateurs 5 plus gros exportateurs
15

10

-5

-10

-15
2018

2008
2008

2013

2023

2028

2013

2018

2023

Ethanol Biodiesel 2028

Note : Cinq principaux exportateurs d’éthanol en 2028 : États-Unis, Brésil, Pakistan, Union européenne,
Royaume-Uni. Cinq principaux importateurs d’éthanol en 2028 : Brésil, États-Unis, Japon, Canada, Chine.
Cinq principaux exportateurs de biodiesel en 2028 : Argentine, Union européenne, Canada, États-Unis,
Indonésie. Cinq principaux importateurs de biodiesel en 2028 : Union européenne, États-Unis, Royaume-Uni,
Pérou, Canada.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]

L’incertitude qui entoure l’issue des différends commerciaux en cours rejaillit sur
l’évolution future des échanges de biodiesel. D’après les Perspectives, ces échanges
diminueront au cours des dix prochaines années, car les nombreux pays concernés
s’appuieront sur leur production nationale pour remplir leurs objectifs ou obligations liés
au biodiesel ; la demande d’importations devrait donc baisser dans les pays développés, en
particulier aux États-Unis et dans l’Union européenne.
L’Argentine devrait conserver sa position de premier pays exportateur de biodiesel, suivie
par l’Union européenne (qui exporte principalement au Royaume-Uni) et le Canada. Le
niveau des exportations argentines, actuellement bas, devrait s’élever au cours de la période

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


9. BIOCARBURANTS │ 237

de projection. Les exportations de l’Indonésie et de la Malaisie devraient chuter sous l’effet


de la contraction des marchés d’exportation, en particulier celui de l’Union européenne.

9.6. Principales questions et incertitudes

Les risques et incertitudes qui pèsent sur le secteur des biocarburants tiennent
principalement au contexte dans lequel s’inscrit l’action des pouvoirs publics. Ces
incertitudes concernent la variation des quantités prescrites, les mécanismes d’application
correspondants, l’investissement dans les produits non traditionnellement destinés à la
production de biocarburants et l’évolution des exonérations fiscales.
Dans les présentes Perspectives, plusieurs hypothèses sont formulées quant au pourcentage
des quantités prescrites qui seront véritablement atteintes et le chiffre retenu est
généralement très loin de 100 %. Pour renforcer le potentiel des biocarburants, il faudrait
investir plus massivement dans les capacités de production de biocarburants ou soutenir
plus énergiquement le secteur.
Une autre incertitude tient à la capacité du secteur agricole à fournir les produits de base
nécessaires pour satisfaire la demande de biocarburants qui progresse dans de nombreux
pays et atteindre les quantités prescrites. La production de biodiesel est freinée par l’offre
limitée d’huiles végétales, du fait de la concurrence directe de la demande alimentaire. La
production d’éthanol pâtit des perturbations qui touchent le secteur de la canne à sucre en
raison du caractère cyclique de cette culture. Malgré la possibilité d’y remédier par la
diversification des produits de base, il n’est pas certain de parvenir à développer les
capacités de transformation.
Suivant le principe de viabilité écologique adopté au début de l’année 2019, les États
membres de l’Union européenne sont tenus de faire reculer la production de biocarburants
à risque élevé de changement indirect d’affectation des sols (CIAS) à compter de 2024 afin
qu’ils aient disparu en 2030. Les biocarburants à risque élevé de CIAS sont produits à partir
de cultures vivrières et fourragères qui requièrent une forte expansion des surfaces cultivées
sur des sols riches en carbone (forêts, zones humides et tourbières). L’incidence que ce
critère aura sur le marché des biocarburants demeure incertaine, en particulier en ce qui
concerne l’utilisation de l’huile de palme dans la mesure où les matières premières des
biocarburants à faible risque de CIAS sont soumises à certification.
La consommation de biocarburants est fortement tributaire de l’évolution des flottes
nationales de transport. Le secteur automobile a entrepris d’investir dans la voiture
électrique et, selon l’accueil qui lui sera réservé (ce qui dépendra certainement des mesures
adoptées par les pouvoirs publics), la demande totale de carburant pourrait être plus faible
que prévu dans les présentes Perspectives, ce qui amoindrirait le potentiel des
biocarburants.

Notes

1
Le biodiesel inclut le diesel renouvelable renouvelable (également appelé huile végétale
hydrotraitée ou HVO) dans ces perspectives, bien que ces deux produits soient différents.
2
[Link]
biomass-based-diesel-volume.

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238 │ 9. BIOCARBURANTS

3
L’écart à combler par des biocarburants conventionnels correspond à la différence entre le total
prescrit et le minimum à respecter pour les biocarburants avancés, aux termes de la Norme sur les
carburants renouvelables (RFS2).
4
Ici, le taux maximal d’incorporation correspond à la moyenne nationale réalisable, étant entendu
que la plupart des pompes du pays ne proposent que de l’E10. Cela suppose donc la mise en service
de plusieurs pompes à E15 dans les années à venir.
5
[Link]
6
[Link]
7
[Link]
pollution/production-energie/reglement-carburants/norme-carburants-propres/conception-
[Link].

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


10. COTON │ 239

Coton

Ce chapitre décrit la situation des marchés et présente les projections à moyen terme
relatives aux marchés mondiaux du coton sur la période 2019-28. Il passe en revue les
évolutions prévues en termes de prix, de production, de consommation et d’échanges, et
examine en conclusion les principaux risques et incertitudes susceptibles d’avoir une
incidence sur les marchés mondiaux du coton dans les dix années à venir

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


240 │ 10. COTON

10.1. Situation du marché

La production mondiale de coton s’est repliée de 3 % pour atteindre 25.8 Mt durant la


campagne 20181. Un recul a été enregistré en Inde, en République populaire de Chine
(« Chine ») et aux États-Unis. Ces tassements s’expliquent notamment par la disponibilité
limitée des ressources en eau, l’action des ravageurs et les conditions météorologiques
défavorables. Parmi les grands producteurs, seul le Brésil a pris le contrepied de cette
tendance, en particulier dans le Mato Grosso, où la surface cultivée est passée de moins de
600 000 hectares à 1 million d’hectares selon les estimations au cours des quatre dernières
campagnes.
La consommation mondiale de coton a augmenté de 2 % pour s’établir à 27.3 Mt en 2018.
La Chine demeure le principal consommateur de coton brut, puisqu’elle réalise environ un
tiers des filatures (voir ci-dessous), suivie par l’Inde. Ces dernières années, la croissance
vigoureuse des industries de filature et de confection a donné de l’élan à la transformation
du coton brut au Bangladesh, en Turquie et au Viet Nam, une tendance qui s’est poursuivie
en 20182.
Les stocks mondiaux estimés en fin de campagne ont baissé de 7 % pour atteindre 17.8 Mt,
soit environ huit mois de consommation mondiale. L’évolution des stocks dépend
essentiellement de la Chine, qui détient actuellement 40 % des réserves mondiales mais
réduit ses stocks depuis 2014.
Les exportations mondiales de coton ont grimpé de 7 % pour s’élever à 9.5 Mt, soit 37 %
de la production mondiale. Cette intensification des exportations a été observée aux États-
Unis (premier exportateur mondial) ainsi qu’au Brésil, qui fournit de plus en plus l’Asie du
Sud et de l’Est. Du côté de la demande, les importations se sont accrues en Chine ainsi
qu’au Viet Nam et au Bangladesh. Ces deux derniers pays produisent peu de coton et leurs
importations suivent une courbe parallèle à celle de leur consommation, en hausse.
L’indice Cotlook A, la principale référence des prix internationaux du coton, est passé
de 1 750 USD/t en août 2017 à près de 2 200 USD/t un an plus tard, avant toutefois de faire
marche arrière ces derniers mois, ce qui devrait l’amener en moyenne à 1 960 USD/t
sur 2018 d’après les prévisions3. Le coton continue d’afficher des prix élevés par rapport à
son principal substitut, le polyester, dont le prix a fluctué entre 1 200 USD et 1 700 USD/t
en 2018.

10.2. Principaux éléments des projections

Si le coton est utilisé comme oléagineux grâce à ses graines, il est cultivé essentiellement
pour ses fibres (aussi appelées coton égrené), qui sont transformées en fil dans des filatures.
Ces usines peuvent aussi le plus souvent traiter des fibres synthétiques. Les fils sont
transformés en étoffe par tissage ou tricotage pour confectionner ensuite des vêtements ou
autres produits textiles. À l’échelle de la planète, la consommation de textiles en coton
devrait croître moins rapidement que la population dans les dix années à venir, l’expansion
démographique étant concentrée dans des régions où ces produits sont utilisés en moindre
quantité par habitant, tandis que la consommation par habitant elle-même devrait continuer
de stagner dans la plupart des régions.
Dans les présentes Perspectives, les données relatives à la consommation se rapportent aux
quantités filées, autrement dit à la transformation de coton brut en coton filé. La répartition
de la consommation dans le monde dépend donc du lieu d’implantation des filatures,
généralement situées à proximité d’une industrie textile. Ces dernières décennies, on a

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


10. COTON │ 241

observé un net déplacement des activités de filature depuis le monde développé et les
territoires de l’ancienne Union soviétique vers l’Asie, en particulier la Chine. La
consommation chinoise a toutefois atteint le haut de la vague en 2007 avant de se replier
sous l’effet d’un durcissement de la réglementation environnementale et de la hausse des
coûts de main-d’œuvre, qui ont conduit ces activités vers d’autres pays d’Asie, en
particulier le Viet Nam et le Bangladesh. Ces tendances devraient se poursuivre pendant la
période de projection. En Inde, autre grand consommateur de coton, les pouvoirs publics
poursuivent une politique en faveur de l’industrie textile du pays, ce qui devrait aussi
stimuler la croissance des filatures.
La production mondiale devrait augmenter de 16 % pour atteindre 29.2 Mt en 2028, dans
un mouvement alimenté essentiellement par l’expansion des surfaces cultivées (9 %),
tandis qu’une croissance de 6 % en moyenne est attendue sur le front des rendements
mondiaux. Les rendements moyens sont stationnaires depuis 2004, car de nombreux pays
sont touchés par les ravageurs et des apports d’eau inadéquats. L’amélioration des pratiques
agronomiques (haute densité de semis, utilisation de variétés à cycle court, meilleure
gestion du couvert végétal, etc.) ainsi que l’amélioration des caractéristiques génétiques
des cultures et les nouvelles techniques de lutte contre les ravageurs pourraient les faire
partir à la hausse dans la décennie à venir, mais plusieurs pays pourraient avoir encore du
mal à progresser sur ce front. L’Inde restera le principal producteur mondial de coton. C’est
sur son territoire que se trouveront plus de 65 % des surfaces supplémentaires cultivées,
mais étant donné la faiblesse des rendements dans le pays, celui-ci ne devrait représenter
qu’un tiers de la croissance de la production mondiale.
Les exportations mondiales de coton brut devraient atteindre 12 Mt en 2028. Les États-
Unis restent le premier exportateur mondial, comptant pour 31 % des exportations de la
planète. Le Brésil, quant à lui, devrait se hisser parmi les grands exportateurs dans la
décennie à venir, grâce à la culture séquentielle de coton et de soja. Étant donné la hausse
de leur consommation, le Bangladesh et le Viet Nam, déjà en tête des importations,
devraient encore accroître leurs achats. Les importations chinoises devraient être stables
dans les premières années avant de reculer les années suivantes lorsque la consommation
renouera avec sa tendance baissière à long terme.
Le prix du coton restera inférieur à la moyenne de la période de référence, aussi bien en
termes réels que nominaux, plombé par la concurrence des fibres synthétiques. D’après les
présentes Perspectives, le prix réel du coton devrait baisser de quelque 23 % sur les trois
premières années et s’approcher ainsi du prix du polyester.
Plusieurs incertitudes planent sur la période de projection. On ne peut dire avec assurance
comment l’augmentation des revenus et l’urbanisation croissante feront évoluer la
consommation par habitant de textiles en coton dans les économies en développement et
émergentes, d’autant plus que le polyester exerce une concurrence. Les projections
anticipent une stagnation de la consommation de coton par habitant dans ces économies,
dans la lignée des tendances observées ces dix dernières années. Toutefois, si l’évolution
devait s’écarter ne serait-ce que légèrement de cette tendance, les projections mondiales
pourraient s’en trouver largement modifiées. Les projections relatives à la production,
quant à elles, sont sensibles aux effets des ravageurs et aux conditions météorologiques. Le
changement climatique, qui influence la fréquence et l’ampleur de phénomènes tels que les
épisodes de sécheresse et les tempêtes, jette lui aussi un voile d’incertitude sur l’avenir.
L’évolution des rendements n’est pas non plus assurée. Bien que leur croissance ait été
décevante dans de nombreuses régions productrices ces dix dernières années, il est possible
qu’elle s’accélère grâce à l’amélioration des pratiques agronomiques, des caractéristiques

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


242 │ 10. COTON

génétiques des cultures et des techniques de lutte contre les ravageurs. Les préoccupations
à l’égard de la durabilité continueront d’influer sur la demande et l’offre de coton dans
l’avenir.
L’action des pouvoirs publics est elle aussi un facteur d’incertitude, en particulier en Chine,
où se joue le sort de réserves considérables, et à l’égard du coton Bt, car l’efficacité et
l’impact de cette variété génétiquement modifiée recommencent à faire débat en Inde et au
Burkina Faso.

Graphique 10.1. Production mondiale de coton

Inde Chine États-Unis Pakistan Brésil Reste du monde


Mt
35

30

25

20

15

10

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

10.3. Prix

Les prix internationaux du coton devraient fléchir en valeur réelle sur la période de
projection, avec une demande mondiale toujours freinée par la concurrence des fibres
synthétiques, polyester en tête (graphique 10.2). Depuis le début des années 1970, lorsque
le prix du polyester est devenu compétitif par rapport à celui du coton, la courbe de prix du
coton a eu tendance à suivre celle de son substitut synthétique ; en moyenne, les prix du
coton n’étaient que 5 % supérieurs à ceux de la fibre de polyester entre 1972 et 2009.
Depuis 2009, toutefois, le coton affiche des prix en moyenne près de 40 % supérieurs à
ceux du polyester. Le creusement de l’écart s’explique peut-être en partie par une évolution
des préférences, mais il est probable qu’il soit largement imputable à des facteurs
temporaires comme la faiblesse de la production en 2015-16 et l’accumulation des stocks
en Chine. D’après les présentes Perspectives, un mouvement de correction partielle devrait
se produire et faire renouer les prix du coton avec leur tendance de fond. Les prix devraient
chuter de 23 % en termes réels sur les trois premières années de la période de projection,
puis perdre progressivement 1.1 % par an. (Les prix du polyester ne sont pas étudiés en soi
dans les projections, mais ils devraient suivre les cours du pétrole, qui devraient rester
stationnaires en termes réels.)

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


10. COTON │ 243

Graphique 10.2. Prix mondiaux du coton

Nominal Réel
USD/t
4500

4000

3500

3000

2500

2000

1500

1000

500

2020
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019

2021
2022
2023
2024
2025
2026
2027
2028
Note : le prix de référence du coton est l’indice de prix Cotlook A, Middling 1 1/8”, coût et fret, ports
d’Extrême-Orient. Les données indiquées représentent la moyenne de la campagne annuelle (août-juillet).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

Par le passé, les prix du coton se sont montrés sensibles aux variations brutales de la
demande et de l’offre, qui peuvent entraîner de fortes fluctuations. En 2009 et 2010, ils ont
plus que doublé sous l’effet conjugué de la faiblesse des stocks mondiaux, d’une demande
étonnamment élevée et d’inondations au Pakistan. La correction qui s’est ensuivie a été
partiellement gommée par les achats substantiels réalisés par la Chinese National Cotton
Reserves, qui ont amené le volume des stocks chinois à la moitié des réserves mondiales
totales de ces dernières années, voire plus (graphique 10.3).
Il est toujours possible qu’une évolution brutale de l’offre ou de la demande nourrisse la
volatilité mais il semble improbable que les prix retrouvent le sommet atteint en 2009-10,
étant donné que les réserves mondiales détenues hors de Chine sont désormais plus
abondantes. Les décisions des pouvoirs publics chinois en matière de déstockage peuvent
toutefois altérer les projections. D’après les présentes Perspectives, les réserves détenues
par l’État chinois baisseront progressivement pour retrouver les niveaux qu’elles
affichaient avant 2011, comme le laissent entrevoir les tendances récentes. L’évolution des
prix du coton dépendra naturellement de la validité de cette hypothèse.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


244 │ 10. COTON

Graphique 10.3. Production, consommation et stocks de coton dans le monde

Stocks, Chine (est.) Stocks, reste du monde (est.) Production Consommation

Mt
35

30

25

20

15

10

0
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

10.4. Production

Le coton est cultivé sous les climats subtropicaux et à saisons alternées (saison des pluies,
saison sèche) dans l’hémisphère nord aussi bien que dans l’hémisphère sud, bien que la
majeure partie des volumes soient produits au nord de l’équateur. Les principaux pays
producteurs sont l’Inde, la Chine, les États-Unis, le Brésil et le Pakistan. À eux cinq, ces
pays totalisent plus des trois quarts de la production mondiale (graphique 10.1).
Ce sont eux également qui devraient être à l’origine de la majeure partie de la production
supplémentaire attendue ces dix prochaines années, dont plus d’un quart pour l’Inde seule.
À l’échelle mondiale, la surface dévolue aux cotonniers devrait croître de 9 %, tandis que
les rendements ne devraient progresser que de 6 %. Au cours de la décennie passée, les
rendements mondiaux sont restés étales en raison de leur stagnation dans certains grands
pays producteurs (États-Unis, Pakistan, Inde) et parce que la superficie des cultures de
coton a décliné aux États-Unis et en Chine (où les rendements sont supérieurs à la moyenne)
tandis qu’elle augmentait en Inde (qui affiche des rendements inférieurs à la moyenne). Ces
deux facteurs devraient perdurer et continuer de déterminer la tendance mondiale des
rendements ces dix prochaines années, malgré la croissance des rendements et de la
superficie consacrée au coton au Brésil.
La production devrait augmenter de quelque 1.8 % par an en Inde au cours de la prochaine
décennie, ce qui s’explique en grande partie par la demande croissante de coton émanant
de l’industrie de la confection du pays. Après une rapide amélioration entre 2000 et 2007
(liée à l’augmentation de l’irrigation, à l’usage d’engrais et à l’adoption du coton
transgénique Bt), les rendements ont affiché une croissance décevante ces dernières années,
les producteurs se trouvant confrontés à des conditions météorologiques défavorables et à
l’action de ravageurs tels que le ver rose du cotonnier, qui est devenu résistant au coton Bt.
S’il est possible que de nouvelles technologies apportent une bouffée d’oxygène, le
développement et la mise en œuvre de solutions peuvent prendre plusieurs années. En Inde,

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


10. COTON │ 245

en outre, les rendements dépendent du cycle des moussons dans les régions non irriguées
et subissent donc l’influence du changement climatique. D’après les présentes
Perspectives, les rendements devraient donc être relativement stationnaires en Inde et,
comme par le passé, la demande croissante de coton que connaît le pays sera probablement
satisfaite par une augmentation de la surface cultivée.

Graphique 10.4. Rendements et surface consacrée au coton


dans les principaux pays producteurs

Rendement Superficie récoltée


Chine Inde États-Unis
Chine Inde États-Unis Brésil
Brésil Monde
t/ha Mha
2 16
1.8 14
1.6
12
1.4
10
1.2
1 8
0.8 6
0.6
4
0.4
2
0.2
0 0

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link]

StatLink 2 [Link]

Les producteurs de coton chinois parviennent à l’heure actuelle à obtenir des rendements
par hectare deux fois plus élevés que la moyenne mondiale et, bien qu’il reste une marge
d’amélioration, il se pourrait qu’il soit difficile de progresser encore. La superficie
consacrée au coton en Chine est en recul sur la dernière décennie, en raison avant tout de
l’évolution des politiques publiques. Ce mouvement semble s’être arrêté ces deux dernières
années. Les présentes Perspectives projettent une lente contraction de la surface dévolue
au coton en Chine.
Au Brésil, une partie du coton est cultivé de manière séquentielle en alternance avec le soja
ou le maïs, et la production a grimpé en flèche récemment dans l’État du Mato Grosso. Les
conditions étant propices aux cultures et les taux d’adoption des technologies modernes
élevés, il est probable que les rendements et la superficie cultivée poursuivent sur la lancée
de ces dernières années et continuent de progresser.
La production de coton devrait croître moins rapidement que la consommation durant les
premières années de la période de projection, réfrénée par la mise sur le marché des stocks,
en particulier en Chine.

10.5. Consommation

Dans les présentes Perspectives, les statistiques relatives à la consommation se rapportent


à l’utilisation de fibres de coton par les filatures en vue de produire des fils de coton. Les
volumes ainsi filés dépendent de la demande mondiale de textiles ainsi que de la

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


246 │ 10. COTON

concurrence de produits de substitution comme le polyester et d’autres fibres synthétiques.


Si la demande mondiale de fibres textiles a grimpé en flèche ces dernières décennies, elle
a été satisfaite essentiellement par les fibres synthétiques (graphique 10.5). La
consommation par habitant de fibres autres que le coton a supplanté celle de fibres de coton
au début des années 1990 et continue de croître à vive allure. En revanche, la consommation
par habitant de fibres de coton n’a guère augmenté à l’échelle planétaire et s’est même
contractée ces dernières années. La consommation mondiale de coton a doc atteint le haut
de la vague en 2007 en affichant 27 Mt, avant de se rétracter à environ 26 Mt en 2016-18.

Graphique 10.5. Évolution de la consommation de fibres textiles

Global consumption
Consommation mondiale Consommation per capita

Coton Laine Fibres chimiques Coton Pas de coton


Mt kg/personne
120 10
9
100
8

80 7
6
60 5
4
40
3

20 2
1
0 0

Source : estimations de la demande mondiale de textiles du CCIC, 2018.

Les perspectives du coton à l’échelle mondiale dépendent en grande partie de la manière


dont évoluera la consommation par habitant de textiles en coton dans les économies en
développement et émergentes. Selon les données recueillies par le Comité consultatif
international du coton, dans les régions en développement, ces produits ont connu une
baisse de la demande par habitant entre 2007 et 2012, puis une évolution stationnaire. Il est
probable que la croissance des revenus (qui pourrait stimuler la demande de produits en
coton) voie ses effets gommés en partie par l’expansion démographique rapide dans les
régions où la demande par habitant de produits en coton est inférieure à la moyenne. En
raison de ces tendances, les présentes Perspectives tablent sur une croissance moins rapide
de la consommation de produits en coton que de la population ces dix prochaines années à
l’échelle mondiale. Par conséquent, les volumes consommés par les filatures devraient
croître de quelque 0.7 % par an sur la période considérée.
La répartition géographique de la demande de fibres de coton dépend du lieu d’implantation
des filatures, qui transforment les fibres de coton et synthétiques en fils. Ces usines se
situent pour la plupart en Asie, notamment en raison du coût moins élevé de la main-
d’œuvre dans ces pays ; la Chine est le premier consommateur de coton au monde depuis
les années 1960. On assiste toutefois à des mutations, car la production de fil quitte peu à
peu la Chine pour s’implanter dans d’autres pays asiatiques.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


10. COTON │ 247

Graphique 10.6. Consommation de coton par région

Chine Inde Pakistan Viet Nam Bangladesh Reste du monde

Mt
30

25

20

15

10

Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de


l’OCDE (base de données), [Link] CCIC pour les données rétrospectives.

StatLink 2 [Link]

En Chine, la consommation a atteint son sommet en 2007 et s’est contractée de 20 %


depuis. Ce recul s’explique en partie par la baisse des achats publics de coton, qui avaient
relevé les prix aux producteurs, mais aussi avaient conduit à une réorientation de la
demande de coton vers les fibres synthétiques. Il témoigne aussi d’une évolution plus
structurelle. En effet, l’augmentation du coût de la main-d’œuvre et le durcissement de la
réglementation ont incité la filière à partir s’implanter dans d’autres pays d’Asie, en
particulier au Viet Nam et au Bangladesh. Au cours des trois dernières années, les volumes
consommés par les filatures ont regagné une partie du terrain cédé, notamment parce que
le coton a gagné en attrait face au polyester après la réduction des mesures destinées à en
relever les prix. Le polyester semble aussi avoir pâti des mesures prises par les pouvoirs
publics pour lutter contre la pollution industrielle. Malgré cela, la croissance allègre des
filatures et de la confection dans les pays asiatiques à bas coût laisse supposer que les
volumes consommés par les filatures chinoises repartiront à la baisse sur la période de
projection.
Les volumes de coton filé devraient au contraire augmenter en Inde, où les pouvoirs publics
favorisent le développement de l’industrie textile du pays. Celle-ci représente une part
importante de la production industrielle indienne et est considérée comme un moteur de la
création d’emplois. Les mesures prises par les pouvoirs publics devraient continuer de
favoriser son développement, en aidant notamment les industriels à s’équiper de machines
à tisser plus rapides.
La suppression progressive des dispositions de l’Arrangement multifibres (qui prévoyait
des contingents fixes d’importation des pays en développement vers l’Europe et les États-
Unis, négociés bilatéralement), qui s’est achevée en 2005, devait selon les prévisions
favoriser les producteurs de textile chinois, au détriment de leurs rivaux implantés dans de
plus petits pays asiatiques. Au lieu de cela, l’industrie textile de pays comme le Bangladesh,
le Viet Nam et l’Indonésie affiche une croissance étonnamment vigoureuse. Au Viet Nam,
la vigueur s’explique en partie par les investissements directs étrangers réalisés par les

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


248 │ 10. COTON

entrepreneurs chinois et par l’adhésion du pays à l’Organisation mondiale du commerce


en 2007. La montée en puissance de ces pays devrait se poursuivre ces dix prochaines
années, puisque la consommation de leurs filatures devrait augmenter de plus de 50 % sur
la période. La croissance devrait se poursuivre aussi en Turquie, où l’industrie textile prend
de l’ampleur notamment grâce au développement des exportations vers l’Union européenne
et la Fédération de Russie.

10.6. Échanges

Traditionnellement, le coton est échangé sur le marché mondial sous la forme de balles de
fibres de coton brut, même si le commerce de coton filé est en hausse depuis peu. Les
échanges mondiaux de coton brut (au cœur des projections des présentes Perspectives)
devraient atteindre 12 Mt en 2028 et ainsi croître de quelque 30 % par rapport à la période
de référence. C’est un rythme plus rapide que celui de la production et de la consommation
mondiales. En effet, la demande croît dans des pays produisant peu de coton, comme le
Bangladesh et le Viet Nam, tandis que la consommation intérieure des filatures brésiliennes
est en baisse.
Le Bangladesh et le Viet Nam devraient occuper les premiers rangs des pays importateurs
dans la décennie à venir, en raison de la forte progression des volumes importés, estimée à
plus de 50 % pour les deux pays d’ici 2028. Ensemble, ils représenteront plus de 40 % des
importations mondiales.
Les États-Unis resteront le premier exportateur mondial sur la période de projection,
assurant près d’un tiers des livraisons dans le monde en 2028. Les exportations brésiliennes
devraient connaître un coup de fouet sur les dix prochaines années et hisser le Brésil au
second rang des pays exportateurs d’ici 2028.
Le coton est une importante culture d’exportation en Afrique subsaharienne et la région
assure actuellement 15 % des exportations mondiales (la production et les livraisons
provenant à près de 75 % d’Afrique de l’Ouest). Les principaux producteurs que sont le
Burkina Faso, le Bénin, le Mali et la Côte d’Ivoire ont vu leurs volumes croître au cours
des dernières campagnes, grâce à l’expansion des surfaces cultivées et aux mesures de
soutien public. La consommation des filatures demeurant limitée en Afrique subsaharienne,
de nombreux pays de la région exportent pratiquement toute leur production. Les volumes
d’exportation d’Afrique subsaharienne devraient continuer de croître au rythme
d’environ 2.6 % par an sur les dix prochaines années, ce qui portera la part de marché de
la région à 17 %. Les principaux destinataires de ces produits seront l’Asie et l’Asie du
Sud-Est.

10.7. Principales questions et incertitudes

Comme nous l’avons déjà mentionné, on ne peut dire avec assurance quels effets la
croissance économique et l’urbanisation auront sur la demande par habitant de textiles en
coton dans les économies en développement et émergentes. Si la demande par habitant
s’écarte, ne serait-ce que légèrement, de la tendance anticipée dans les présentes
Perspectives pour le monde en développement, il est possible que les projections en matière
de consommation, de production et d’échanges dans le monde s’en trouvent nettement
altérées. À court terme, la demande de textiles dépend des conditions économiques ; un
mouvement mondial de récession pourrait donc la faire chuter.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


10. COTON │ 249

Les projections pourraient aussi subir les effets d’autres évolutions de la demande.
L’activité de recyclage de l’industrie textile crée par exemple un marché secondaire stable
qui rivalise avec le marché primaire pour fournir leur matière première aux industriels
produisant des textiles de qualité inférieure à la moyenne et des produits autres que des
textiles. Cette tendance pourrait encore réduire la demande de coton et autres fibres. À
l’inverse, dans les pays à revenu élevé, les consommateurs semblent priser de plus en plus
les fibres naturelles, ce qui pourrait favoriser le coton au détriment du polyester.
Les mesures des pouvoirs publics peuvent aussi influer sur la consommation. Plusieurs
pays d’Afrique de l’Est s’efforcent par exemple de décourager les importations de
vêtements de seconde main, ce qui pourrait stimuler la consommation de coton et
encourager la création de valeur ajoutée en Afrique.
La production de coton est sensible aux ravageurs et aux conditions météorologiques. La
culture du cotonnier nécessitant de l’eau, les projections sont sensibles au changement
climatique, qui pourrait engendrer des sécheresses et autres conditions météorologiques
défavorables. Comme nous l’avons déjà évoqué, les rendements n’ont progressé qu’à faible
allure dans plusieurs pays au cours des dix années passées. L’amélioration des
caractéristiques génétiques des plants (facilitée en partie par un meilleur décryptage du
génome du coton) et une meilleure lutte contre les nuisibles pourraient permettre aux
rendements de croître plus rapidement que ne le prévoient les Perspectives. La mise au
point et le déploiement de telles innovations prennent toutefois du temps et, dans le cas du
coton transgénique, suscitent la controverse. En Inde, le ver rose du cotonnier semble être
devenu résistant au coton Bt, si bien que le Maharashtra a subi d’immenses pertes. Les
causes de cette infestation font encore débat, bien qu’il semble que l’utilisation de variétés
hybrides de cotonniers à cycle long n’y soit pas étrangère. Au Burkina Faso, l’introduction
du coton Bt en 2008 a permis de lutter efficacement contre le ver rose, mais cette variété a
produit des fibres plus courtes (donc de moindre qualité et vendues moins cher), ce qui a
incité les pouvoirs publics à mettre un terme à son utilisation en 2015.
L’action publique joue un rôle important sur les marchés mondiaux du coton. C’est
notamment le cas des décisions des pouvoirs publics chinois en matière de stocks, comme
nous l’avons vu. D’autres mesures peuvent aussi altérer les projections (comme les mesures
de soutien aux industries textiles du pays, les subventions à l’achat d’intrants, etc.).
Les préoccupations à l’égard de la durabilité continueront d’influer sur la demande et
l’offre de coton dans l’avenir. À l’échelle mondiale, on estime que 19 % du coton a été
produit dans le respect des normes de durabilité de la Better Cotton Initiative en 2017-18,
et cette proportion devrait encore augmenter. Les filières apparentées, comme celle du
coton bio, devraient elles aussi prendre de l’ampleur. Ces tendances ont plusieurs
conséquences, dont celle de rendre de plus en plus indispensables la transparence et la
traçabilité de la chaîne d’approvisionnement.

Notes

1
Conformément aux conventions d’usage du Comité consultatif international du coton, la campagne
annuelle de commercialisation du coton débute le 1er août pour se terminer le 31 juillet. Ainsi, les
données relatives à 2018 se rapportent à la période comprise entre le 1er août 2018 et le
31 juillet 2019 et les prévisions sont établies à partir des données disponibles.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


250 │ 10. COTON

2
Les Perspectives agricoles réunissent en un seul agrégat les données relatives aux pays les moins
avancés d’Asie, lesquels comprennent, outre le Bangladesh, l’Afghanistan, le Bouton, le Cambodge,
le Laos, le Myanmar, le Népal et le Timor-Leste. S’agissant du coton, le Bangladesh représente à
lui seul la quasi-totalité de l’activité au sein de cet agrégat. Pour des raisons de simplicité, le présent
chapitre reprend donc ces données en les attribuant au seul Bangladesh.
3
L’indice Cotlook A est exprimé en centimes de dollar américain par livre, tandis que les prix
énoncés dans les Perspectives sont exprimés en USD par tonne (2 204.6 livres). Une division par 22
des prix indiqués dans ce rapport permet d’obtenir le prix en centimes de dollar américain par livre.

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GLOSSAIRE │ 251

Annexe A. Glossaire

Accès aux marchés Régi par les dispositions de l’Accord sur l'agriculture issu du cycle d'Uruguay concernant
les concessions contenues dans les Listes nationales, c’est-à-dire les consolidations et les
réductions des droits de douane, ainsi que d’autres engagements en matière d'accès aux
marchés.
Accord de libre-échange nord-américain Accord trilatéral sur les échanges, échanges agricoles compris, conclu entre le Canada,
(ALENA) les États-Unis et le Mexique, visant à éliminer progressivement les droits de douane et à
revoir les autres règles commerciales entre les trois pays sur une période de 15 ans.
Signé en décembre 1992, il est entré en vigueur le 1er janvier 1994. En 2018, le Canada,
les États-Unis et le Mexique ont signé un nouvel accord (l’ACEUM) qui devrait remplacer
l’ALENA une fois ratifié.
Accord de partenariat transpacifique global et Le PTPGP est un accord commercial entre l’Australie, Brunei, le Canada, le Chili, le
progressiste (PTPGP) Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Viet Nam. Il
a été signé en mars 2018 et est entré en vigueur dans les six premiers pays en décembre
2018.
Accord économique et commercial global L’AECG est un accord commercial entre l’Union européenne et le Canada. Signé en
(AECG) octobre 2016, il est entré en application provisoirement en avril 2017. Sa ratification et son
entrée en vigueur pleines et entières sont en cours.
Accord sur l'agriculture issu du cycle « Accord sur l’agriculture » contenu dans l’Acte final reprenant les résultats des
d'Uruguay (AACU) négociations commerciales multilatérales du cycle d’Uruguay. Ce texte comprend des
engagements en matière d’accès aux marchés, de soutien interne et de subventions à
l’exportation, ainsi que des dispositions générales concernant le suivi de sa mise en
œuvre et la poursuite du processus. En outre, chaque pays a une Liste nationale qui fait
partie intégrante de ses engagements dans le cadre de l’AACU. Un accord distinct, intitulé
« Accord sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires » (Accord SPS), vise
à établir un cadre multilatéral de règles et de disciplines pour orienter l’adoption,
l’élaboration et l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires afin de minimiser
leurs effets négatifs sur le commerce.
Accord sur l’application des mesures Un accord distinct, intitulé « Accord sur l’application des mesures sanitaires et
phytosanitaires » (Accord SPS), vise à établir un cadre multilatéral de règles et de
sanitaires et phytosanitaires (Accord SPS)
disciplines pour orienter l’adoption, l’élaboration et l’application des mesures sanitaires et
phytosanitaires afin de minimiser leurs effets négatifs sur le commerce.
Autres céréales secondaires Catégorie comprenant l’orge, l’avoine, le sorgho et d’autres céréales secondaires dans
tous les pays sauf l’Australie, où elle englobe aussi le triticale, les États membres de
l’Union européenne, où le seigle et les céréales mélangées sont compris.
Autres oléagineux Catégorie comprenant les graines de colza (canola), de tournesol et d’arachides
(cacahuètes).
Base tel quel Poids du sucre indépendamment de sa teneur en saccharose (mesuré par polarisation).
Biomasse Toute matière végétale utilisée directement comme combustible ou transformée avant
combustion. Elle comprend le bois, les déchets végétaux (déchets de bois et résidus de
récoltes), les matières/déchets d’origine animale et les déchets industriels et urbains
servant de matières premières pour obtenir des produits biosourcés. Dans les
Perspectives, elle n’englobe pas les produits agricoles utilisés pour produire des
biocarburants (huiles végétales, sucre et céréales, par exemple).
Biocarburants Au sens large, les biocombustibles comprennent tous les combustibles solides, liquides ou
gazeux produits à partir de la biomasse. Dans un sens plus étroit, les biocarburants
désignent les produits qui remplacent les carburants à base de pétrole dans le transport
routier : le bioéthanol tiré de plantes sucrières, de céréales et de plantes amylacées, qui
peut être utilisé comme additif à l’essence, en mélange avec elle ou à sa place ; et le
biodiesel, tiré principalement d’huiles végétales, mais aussi d’huiles usagées ou de
graisses animales.
BRICS Acronyme désignant les économies émergentes suivantes : Brésil, Fédération de Russie,
Inde, Chine et Afrique du Sud.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


252 │ GLOSSAIRE

Campagne Pour la plupart des produits végétaux, le début de la campagne internationale coïncide
avec la récolte dans les principales régions de production.
• Blé : 1er juin
• Coton : 1er août
• Céréales secondaires : 1er septembre
• Sucre, soja, autres oléagineux, tourteaux protéiques, huiles végétales : 1er octobre.
Dans le cas de ces produits, lorsque le texte mentionne la campagne 2018, il faut
comprendre la campagne 2018/19. Pour tous les autres produits, la campagne coïncide
avec l’année civile.
Céréales Catégorie comprenant le blé, le maïs, les autres céréales secondaires et le riz.
Contingent tarifaire Régime d’importation prévu par l’Accord sur l’agriculture issu du cycle d'Uruguay. Certains
pays se sont engagés à assurer des possibilités minimales d’accès à des produits
précédemment visés par des obstacles non tarifaires. Dans ce cadre, un contingent et un
droit de douane à deux niveaux sont instaurés pour les produits concernés. Le droit le plus
bas (taux contingentaire) est appliqué aux importations dans la limite du contingent et le
droit le plus élevé (taux hors contingent) est perçu sur les importations en sus du
contingent.
Directive sur les énergies renouvelables Directive de l’UE qui fixe à 20 % la part que devront représenter les énergies
renouvelables dans la palette énergétique de tous les États membres en 2020, et en
particulier à 10 % leur part dans la consommation d’énergie destinée aux transports.
El Niño El Niño désigne ici un ensemble de phénomènes climatiques océaniques quasi-
périodiques englobant La Niña et l’oscillation australe, qui se caractérisent par des
anomalies de la température à la surface de l’eau sur la façade occidentale de l’Amérique
latine (surtout au Pérou) – réchauffement et refroidissement respectivement appelés El
Niño et La Niña – et par des variations de la pression atmosphérique dans la zone
tropicale du Pacifique Ouest (oscillation australe), souvent aux alentours de Noël.
Le réchauffement anormal des eaux océaniques va de pair avec un bouleversement
complet de l’abondance et de la répartition des espèces, une augmentation des
précipitations et des inondations locales, auxquels s’ajoute la mortalité massive des
poissons et de leurs prédateurs (oiseaux compris).
Estimation du soutien aux producteurs (ESP) Indicateur de la valeur monétaire annuelle des transferts bruts des consommateurs et des
contribuables aux producteurs agricoles, au départ de l’exploitation, découlant des
politiques de soutien à l’agriculture, quels que soient leur nature, leurs objectifs ou leurs
incidences sur la production ou le revenu agricole. L’ESP mesure le soutien découlant des
politiques en faveur de l’agriculture par rapport à la situation qui prévaudrait en l’absence
de ces dernières, c’est-à-dire lorsque les producteurs sont soumis uniquement aux
politiques nationales de portée générale (politiques économique, sociale,
environnementale, fiscale, etc.). Elle est brute en ce sens qu’aucun des coûts associés à
ces politiques et supportés individuellement par les producteurs n’est déduit. Elle fait en
outre référence au soutien nominal, ce qui signifie que la majoration des coûts liée aux
droits perçus sur les importations d’intrants n’est pas déduite. Cet indicateur est toutefois
mesuré déduction faite des contributions des producteurs au financement des dispositions
(prélèvements à la production, par exemple) donnant lieu à un transfert donné en leur
faveur (voir [Link]
agricoles/).
Éthanol Biocarburant qui peut être utilisé comme carburant de substitution (éthanol hydraté) ou
mélangé à de l’essence (éthanol anhydre), et produit à partir de matières premières
agricoles comme la canne à sucre et le maïs. L’alcool anhydre ne contient pas d’eau et il
est pur à 99 % au minimum. L’alcool hydraté contient de l’eau et, en général, il est pur à
96 %. Au Brésil, cet éthanol est utilisé en remplacement de l’alcool carburant dans les
véhicules polycarburant.
Fièvre aphteuse La fièvre aphteuse est une maladie virale très contagieuse, en général non mortelle, qui
affecte les animaux sauvages et domestiques à sabot fendu, mais peut aussi frapper
d’autres espèces. Elle est très répandue dans le monde. Les animaux peuvent rester
porteurs du virus infectieux pendant une longue période après leur rétablissement. La
fièvre aphteuse n’est pas dangereuse pour les humains, mais elle peut dans bien des cas
occasionner des pertes économiques notables dans les filières exposées.
G20 Le G20 est un forum international qui réunit 19 pays et l’Union européenne, soit les
principales économies développées et émergentes du monde. Ensemble, les membres du
G20 représentent 85 % du PIB mondial, 75 % des échanges internationaux et deux tiers
de la population mondiale. Composé à l’origine de ministres des finances et de
gouverneurs de banque centrale, le G20 fonctionne aujourd’hui comme un forum élargi où
l’on débat des grands problèmes mondiaux.

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GLOSSAIRE │ 253

Gasohol Mélange d’essence et d’éthanol anhydre.


Huiles végétales Huiles de colza (canola), de soja, de tournesol, de coprah/coco, de coton, de palmiste,
d’arachide et de palme.
Influenza aviaire L’influenza aviaire est une infection virale très contagieuse qui peut atteindre toutes les
espèces d’oiseaux et peut se manifester de différentes façons selon, notamment, la
capacité du virus à provoquer une maladie (pathogénécité) chez l’espèce touchée (pour
plus d’informations à ce sujet, voir : [Link]
Isoglucose Édulcorant liquide fabriqué à partir du glucose présent dans l’amidon, par l’action de la
glucose-isomérase sur le dextrose. Ce procédé d’isomération permet d’obtenir des
mélanges de glucose et de fructose contenant jusqu’à 42 % de fructose. D’autres
opérations peuvent porter la teneur en fructose à 55 %. L'isoglucose à 42 % de fructose
possède un pouvoir sucrant qui équivaut à celui du saccharose.
Loi agricole (Farm Bill) Aux États-Unis, la loi agricole est le principal instrument de la politique agricole et
alimentaire du pouvoir fédéral. La loi agricole de 2014 modifie en profondeur les
programmes visant les produits de base et restera en vigueur jusqu’en 2018.
Loi sur l’indépendance et sécurité Cette loi adoptée en décembre 2007 aux États-Unis vise à renforcer la sécurité
énergétique (EISA) 2007 énergétique du pays en réduisant sa dépendance à l’égard du pétrole importé, à faire des
économies d’énergie, à accroître l’efficacité énergétique, à développer la production
d’énergie renouvelable et à améliorer la qualité de l’air pour les générations futures.
Marché atlantique de la viande Le marché dit « de l'Atlantique » comprend les pays qui produisent et échangent des
bovine/porcine animaux d’élevage (bovins et porcins), et qui sont indemnes de fièvre aphteuse avec
vaccination ou qui contiennent des zones indemnes. Ces pays sont situés en partie sur le
bassin Atlantique et échangent en général des bovins nourris à l'herbe et des porcins
engraissés aux céréales. Voir également Marché pacifique de la viande bovine/porcine
Marché pacifique de la viande bovine/porcine Le marché de la viande dit « du Pacifique » se compose de pays ou de parties de pays qui
produisent et échangent des animaux d’élevage, et qui sont reconnus par l’OIE comme
indemnes de fièvre aphteuse sans vaccination conformément à des règles strictes
([Link]/en/animal-health-in-the-world/official-disease-status/fmd/). Il comprend, entre
autres, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Corée, l’Amérique du Nord et
l'immense majorité de l'Europe occidentale. L’appellation « du Pacifique » tient au fait que
la plupart d'entre eux sont baignés par cet océan. Voir également Marché atlantique de la
viande bovine/porcine.
Norme sur les carburants renouvelables Prévue aux États-Unis pour le secteur des transports par la loi sur l’indépendance et la
(RFS et RFS2) sécurité énergétiques (EISA), la norme sur les carburants renouvelables (RSF) fait l’objet
d’un programme dont la nouvelle mouture, RFS2, s’applique depuis 2010.
Organisation mondiale du commerce (OMC) Créée en 1995 à l’issue des négociations du cycle d’Uruguay, elle établit les règles du
commerce mondial, sert de cadre à la négociation d’accords commerciaux et dispose d’un
mécanisme de règlement des différends entre ses membres.
Paiement découplé Paiement budgétaire versé aux producteurs remplissant les conditions requises, sans lien
avec la production de certains produits ou le nombre d’animaux, ni avec l'utilisation de
facteurs de production particuliers.
Paiement direct Paiement versé directement par les pouvoirs publics aux producteurs.
Parité de pouvoir d’achat (PPA) Taux de conversion monétaire qui permet de neutraliser les différences de prix entre pays.
Les parités de pouvoir d’achat (PPA) indiquent combien d'unités de la monnaie nationale
sont nécessaires pour se procurer ce qui pourrait être acheté avec un dollar des États-
Unis (USD).
Pêche Activités consistant à prélever dans les eaux maritimes, côtières ou intérieures, des
organismes aquatiques sauvages, notamment des poissons, des mollusques et des
crustacés, mais aussi des végétaux, pour la consommation humaine ou à d'autres fins,
moyennant leur capture, leur collecte ou leur ramassage à la main ou, plus souvent, à
l’aide de divers types d’engins, tels que les filets, les lignes et les pièges fixes. La
production est mesurée en captures nominales (poids vif) de poissons, crustacés,
mollusques et autres animaux et plantes aquatiques, tués, capturés, piégés ou ramassés
à des fins commerciales, industrielles, récréatives et de subsistance. Il convient de noter
que dans ces Perspectives, les données concernant les plantes ne sont pas prises en
compte.
Peste porcine africaine (PPA) La peste porcine africaine est une maladie hémorragique très contagieuse qui touche les
porcs, les phacochères et les sangliers d’Europe et d’Amérique. Elle ne constitue pas une
menace pour la santé de l’homme. L’agent pathogène responsable de la peste porcine
africaine est un virus à ADN de la famille des Asfarviridés.
(pour plus d’informations à ce sujet, voir : [Link]

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254 │ GLOSSAIRE

Poids vif Poids des viandes, poissons, coquillages et crustacés au moment de la capture ou de la
récolte. Le poids vif équivalent des quantités débarquées est calculé à partir de facteurs
de conversion, compte tenu par ailleurs des taux observés dans les pays pour chaque
type de transformation.
Politique agricole commune (PAC) Politique agricole de l’Union européenne, dont les objectifs ont été définis pour la première
fois par l’article 39 du Traité de Rome, signé en 1957.
Prix de soutien Prix fixé par les pouvoirs publics pour déterminer, directement ou indirectement, les prix
intérieurs ou les prix à la production. Les dispositifs de prix « administrés » fixent, pour le
produit visé, un prix de soutien minimum garanti ou un prix indicatif, qui peut être maintenu
au moyen de différentes mesures : restrictions quantitatives visant la production et les
importations ; taxes, prélèvements et droits de douane sur les importations ; subventions à
l’exportation ; et stockage public.
Produits laitiers frais Les produits laitiers frais contiennent tous les produits laitiers et le lait qui ne sont pas
inclus dans les produits transformés (beurre, fromage, lait écrémé en poudre, lait entier en
poudre et dans certains cas caséine et lactosérum). Les quantités sont en équivalent lait
de vache.
Projections de référence Ensemble de projections concernant les marchés, qui étayent l’analyse présentée dans ce
rapport et servent de repère pour étudier les effets de différents scénarios économiques et
stratégiques. La section méthodologie décrit en détail la démarche suivie pour les établir.
Racines et tubercules Les racines et les tubercules de certaines plantes contiennent de l’amidon (manioc, patate
douce et igname dans le premier cas, par exemple ; pomme de terre et taro dans le
second, entre autres). Ils sont principalement destinés à l’alimentation humaine
(transformés ou non) et, comme la plupart des cultures de base, ils peuvent être utilisés
pour nourrir les animaux ou produire de la fécule, de l’éthanol et des boissons fermentées.
À moins d’être transformés, ils se périment très vite une fois récoltés, ce qui limite les
possibilités de commercialisation et de stockage. Comme ils contiennent beaucoup d’eau,
les quantités sont toujours exprimées en poids sec de manière à améliorer la
comparabilité.
Ratio stocks/consommation Dans le cas des céréales, rapport entre les volumes stockés et les volumes utilisés à
l’intérieur du pays.
Ratio stocks/utilisation totale Rapport entre les stocks détenus par les principaux exportateurs et leur utilisation totale
(consommation intérieure plus exportations). Dans le cas du blé, les huit principaux
exportateurs sont pris en compte, à savoir les États-Unis, l’Argentine, l’Union européenne,
le Canada, l’Australie, la Fédération de Russie, l’Ukraine et le Kazakhstan. Dans celui des
céréales secondaires, ce sont les États-Unis, l’Argentine, l’Union européenne, le Canada,
l’Australie, la Fédération de Russie, l’Ukraine et le Brésil qui sont comptabilisé. En ce qui
concerne le riz, ce sont le Viet Nam, la Thaïlande, l’Inde, le Pakistan et les États-Unis.
Scénario Ensemble de projections concernant le marché, générées par un modèle à partir
d’hypothèses différentes de celles retenues pour établir les projections de référence.
Apporte des informations quantitatives sur les effets d’une modification des hypothèses
sur les perspectives.
Soutien interne Renvoie au niveau annuel de soutien apporté à la production agricole, exprimé en termes
monétaires. Il s’agit de l’un des trois domaines faisant l’objet d’engagements dans l’Accord
sur l'agriculture issu du cycle d'Uruguay.
Stocks d'intervention Dans l’Union européenne, stocks détenus par les organismes nationaux compétents par
suite des achats d’intervention de produits bénéficiant d’un soutien des prix du marché.
Les stocks d’intervention peuvent être écoulés sur le marché intérieur si les prix intérieurs
sont supérieurs aux prix d’intervention ; dans le cas contraire, ils peuvent être vendus sur
le marché mondial moyennant des restitutions à l’exportation.
Subventions à l’exportation Aides accordées aux négociants pour compenser les différences de prix entre le marché
intérieur et le marché mondial. Les restitutions à l’exportation de l’UE en sont un exemple.
L’élimination des subventions à l’exportation dans le domaine agricole est prévue par
l’accord conclu à Nairobi dans le cadre de la 10e Conférence ministérielle de l’OMC, en
décembre 2015.
Syndrome dysgénésique et respiratoire du Le syndrome dysgénésique et respiratoire du porc (SDRP) est une maladie virale qui
porc (SDRP) occasionne un trouble de la reproduction et des troubles respiratoires chez le porc, quel
que soit l’âge.
Taux de croissance des moindres carrés Le taux de croissance des moindres carrés, r, est estimé comme suit par régression
linéaire du logarithme des valeurs annuelles de la variable considérée sur la période
étudiée : Ln(xt) = a + r*t et calculé comme suit : [exp (r) – 1].
Taux de prêt (États-Unis) Prix consenti par la Commodity Credit Corporation (CCC) aux agriculteurs pour certains
produits de base, dans le cadre des prêts sans recours. Les cultures visées par le

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


GLOSSAIRE │ 255

programme servent de garantie. Le taux de prêt constitue un prix plancher, le niveau


effectif se situant légèrement au-dessus du taux annoncé, dans la mesure où les
producteurs concernés peuvent choisir de ne pas rembourser leur prêt et de céder leur
récolte à la CCC plutôt que de l’écouler sur le marché à un prix plus bas.
Taux maximal d’incorporation Plafond de la proportion d’éthanol pouvant être mélangée à l’essence du fait de
contraintes techniques à court terme, qui freinent la progression de la consommation de
biocarburants.
Teff Céréale secondaire annuelle originaire d’Éthiopie et d’Érythrée, cultivée pour ses graines
comestibles.
Tourteaux protéiques Tourteaux d’oléagineux, de coprah, de graines de coton et de palmiste.
« Tout sauf les armes » (TSA) Initiative consistant à supprimer les droits de douane appliqués par l’UE aux importations
de nombreux biens, produits agricoles compris, en provenance des pays les moins
avancés. La suppression des droits a eu lieu en quatre étapes de 2006/07 à 2009/10.
Véhicules polycarburant Véhicules acceptant aussi bien le gasohol que l’éthanol hydraté.
(ou véhicules flex-fuel)

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256 │ METHODOLOGIE

Annexe B. Méthodologie

Cette section contient des informations sur les modalités d’établissement des projections
qui sont utilisées aux fins des présentes Perspectives agricoles. Une description générale
des projections de référence et du rapport des Perspectives est donnée en premier lieu. Puis,
l’ensemble cohérent d’hypothèses associées aux projections macroéconomiques est
analysé plus en détail. Après l’avoir présenté, on expliquera ensuite comment le modèle
Aglink-Cosimo sert à réaliser une analyse stochastique partielle.

Établissement des Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO

Les projections présentées dans ces Perspectives agricoles sont le fruit d’un exercice pour
lequel un très grand nombre de sources d’information ont été mobilisées. Ces projections
reposent sur les données fournies par les pays et les experts ainsi que sur les résultats du
modèle Aglink-Cosimo établi par l’OCDE et la FAO pour analyser les marchés agricoles
mondiaux. Ce modèle économique sert également à vérifier la cohérence des projections
de référence. Les experts n’en sont pas moins largement consultés à différents stades du
processus. Les Perspectives agricoles présentent une vision commune jugée plausible par
les secrétariats de l’OCDE et de la FAO, compte tenu des hypothèses retenues et des
informations disponibles au moment de la rédaction.

Point de départ : établissement des valeurs de référence initiales


Les séries de données qui fournissent les valeurs observées sont extraites des bases de
données de l’OCDE et de la FAO. Pour l’essentiel, les informations contenues dans ces
bases proviennent de sources statistiques nationales. Les valeurs de départ utilisées pour
définir l’évolution future probable des marchés agricoles sont établies par l’OCDE, pour
ce qui est de ses États membres et certains non membres, et par la FAO, pour tous les autres
pays.
 Du côté de l’OCDE, un questionnaire annuel est diffusé à l’automne auprès des
administrations nationales. Le Secrétariat de l’OCDE recueille ainsi des
informations sur l’évolution escomptée des marchés des produits étudiés dans les
Perspectives et des politiques agricoles nationales.
 Du côté de la FAO, les projections de départ destinées aux modules par pays sont
établies à l’aide des modèles et des avis des spécialistes de produits de la FAO.
Il est également fait appel à des sources extérieures comme le FMI, la Banque mondiale ou
l’ONU, de manière à dégager une vision globale des principaux facteurs économiques qui
déterminent l’évolution des marchés.
L’objet de cette étape est d’obtenir un premier aperçu de l’évolution possible des marchés
et de construire les principales hypothèses sous-jacentes aux Perspectives. Celles qui
concernent l’activité économique et l’action publique sont décrites dans le chapitre « Vue

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


METHODOLOGIE │ 257

d’ensemble » ainsi que dans les tableaux par produits. Les sources et hypothèses dont elles
découlent sont analysées plus en détail ci-après.
Ensuite, il est recouru au cadre de modélisation Aglink-Cosimo de l’OCDE et de la FAO
pour intégrer les données initiales de manière cohérente et en tirer des valeurs de référence
initiales sur la base desquelles les projections de l’évolution des marchés mondiaux sont
établies. Ce cadre de modélisation garantit qu’à l’échelle mondiale, les projections de la
consommation cadrent avec celles de la production des différents produits.
Outre les quantités produites, consommées et échangées, ce scénario de référence porte sur
les prix nominaux (exprimés en unités monétaires locales) des produits considérés.1
Les valeurs de référence initiales sont ensuite corrigées :
 Pour les pays qui relèvent du Secrétariat de l’OCDE, elles sont comparées avec les
réponses indiquées dans le questionnaire. Les problèmes, quels qu’ils soient, sont
examinés dans le cadre d’échanges bilatéraux avec les experts des pays concernés.
 S’agissant des modules nationaux et régionaux mis au point par le Secrétariat de la
FAO, les valeurs de référence initiales sont examinées par un cercle plus large
d’experts internes et internationaux.

Valeurs de référence définitives


À ce stade, un tableau général des projections apparaît. Des ajustements sont effectués
suivant les compromis convenus entre les deux secrétariats et les conseillers externes. À
partir du résultat de ces échanges et des informations actualisées, un deuxième ensemble
de valeurs de référence est élaboré. Les informations ainsi obtenues servent à analyser les
marchés des biocarburants, des céréales, des oléagineux, du sucre, de la viande, des
produits de la pêche et de l’aquaculture, des produits laitiers et du coton sur la période
couverte par les Perspectives.
Ces résultats sont ensuite examinés lors des réunions annuelles du Groupe sur les marchés
de produits du Comité de l’agriculture de l’OCDE, qui réunit les experts des
administrations nationales des États membres de l’OCDE et des organisations spécialisées.
La version définitive des projections de référence est établie à partir des observations
formulées par ce groupe et des données révisées.
Les modalités d’élaboration des Perspectives impliquent que les projections de référence
présentées dans ce rapport ne reposent pas seulement sur des projections pures, mais
tiennent également compte des connaissances des experts. L’utilisation d’un cadre de
modélisation formel permet de résoudre les incohérences relevées entre les projections des
différents pays et de parvenir à un équilibre général pour tous les marchés de produits. La
procédure d’examen permet de prendre en compte l’avis des experts nationaux dans les
projections et les analyses connexes. Ce sont néanmoins les secrétariats de l’OCDE et de
la FAO qui, en dernier ressort, sont responsables des projections et de leur interprétation.
Avant d’être publié, le texte des Perspectives agricoles a été rédigé sur la base de ces
projections révisées, puis examiné, en mai par le Comité de direction du Département du
développement économique et social de la FAO, ainsi que par le Groupe de travail des
politiques et des marchés agricoles du Comité de l’agriculture de l’OCDE. Par ailleurs, les
Perspectives serviront de point de départ à l’analyse présentée au Comité des produits de
la FAO, ainsi qu’à ses divers groupes intergouvernementaux sur les produits.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


258 │ METHODOLOGIE

Sources et hypothèses utilisées pour les projections macroéconomiques

Les données démographiques utilisées pour l’ensemble des pays et blocs régionaux
considérés dans les présentes Perspectives sont des estimations tirées de la version 2017 de
la base de données des perspectives démographiques des Nations Unies (United Nations
Population Prospects). Sur les quatre variantes de projection envisagées (fécondité basse,
moyenne, haute et constante), c’est la variante moyenne qui a été retenue pour la période
de projection. La décision d’utiliser la base de données des Nations Unies sur les
perspectives démographiques tient au fait qu’il s’agit d’une source très complète
d’estimations fiables et qu’elle renseigne également sur des pays en développement non
membres de l’OCDE. Dans un souci de cohérence, elle constitue également la source des
estimations démographiques historiques et des données de projection.
Les autres séries macroéconomiques utilisées dans le modèle AGLINK-COSIMO sont
celles du PIB réel, de l’indice implicite des prix du PIB, du déflateur des dépenses de
consommation des ménages, du prix du pétrole brut Brent (en USD par baril) et des taux
de change exprimés en unités de monnaie locale pour un dollar des États-Unis. Les données
historiques utilisées pour les séries concernant les pays de l’OCDE ainsi que le Brésil,
l’Argentine, la Chine et la Fédération de Russie concordent avec celles publiées dans le
n°104 des Perspectives économiques de l’OCDE, en novembre 2018. Pour les autres
économies, les données macroéconomiques historiques proviennent des Perspectives
économiques mondiales du FMI publiées en octobre 2018. Les hypothèses retenues pour
2019-2028 reposent sur les projections macroéconomiques à moyen terme récemment
établies par le Département des affaires économiques de l’OCDE, sur les projections
décrites dans les Perspectives économiques de l’OCDE n° 104 et sur les projections du
FMI.
Dans le modèle, les indices du PIB réel, des prix à la consommation (déflateur des dépenses
de consommation des ménages) et des prix à la production (indice implicite des prix du
PIB) prennent la valeur 1 pour 2010, qui sert d’année de référence. L’hypothèse de taux de
change constant en termes réels implique qu’un pays dont le taux d’inflation est supérieur
(inférieur) à celui des États-Unis (mesuré par l’indice implicite des prix du PIB des États-
Unis) verra sa monnaie se déprécier (s’apprécier) et, en conséquence, son taux de change
augmenter (diminuer) au cours de la période considérée dans la mesure où le taux de change
est exprimé en nombre d’unités de monnaie locale correspondant à 1 USD. Le taux de
change nominal est calculé à partir de la croissance en pourcentage du ratio « déflateur du
PIB du pays considéré / déflateur du PIB des États-Unis ».
Jusqu'à 2017, le cours du pétrole utilisé est tiré de la version actualisée des Perspectives
économiques de l’OCDE n°104 (novembre 2018). Pour 2018, c’est le prix spot moyen
annuel qui est utilisé, et pour 2019, le prix spot quotidien moyen de décembre 2018. À
partir de 2019, les prix du pétrole brut sont censés rester inchangés en valeur réelle.

Le modèle Aglink-Cosimo

Aglink-Cosimo est un modèle économique qui analyse l’offre et la demande agricoles


mondiales. Administré par les secrétariats de l’OCDE et de l’Organisation des Nations
Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), il sert à l’élaboration des Perspectives
agricoles de l'OCDE et de la FAO et à l’analyse des scénarios d’action publique.
Aglink-Cosimo est un modèle d’équilibre partiel dynamique et récursif, employé pour
simuler l’évolution d’une année sur l’autre de l’équilibre des marchés et des prix des

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


METHODOLOGIE │ 259

principaux produits agricoles de base qui sont produits, consommés et négociés dans le
monde. Des modules nationaux et régionaux englobant le monde entier et les projections
sont élaborés et tenus à jour par les secrétariats de l’OCDE et de la FAO, en collaboration
avec des experts et les administrations nationaux. Plusieurs grandes caractéristiques sont à
signaler :
 Aglink-Cosimo est un modèle « d’équilibre partiel » couvrant les principaux
produits agricoles de base ainsi que le biodiesel et le bioéthanol. Les marchés non
agricoles ne sont pas modélisés et sont traités de façon exogène ; de ce fait, les
hypothèses concernant la trajectoire des variables macroéconomiques clés sont
prédéterminées et l’incidence des évolutions des marchés agricoles sur l’économie
en général n’est pas envisagée.
 Les marchés mondiaux des produits agricoles de base sont censés être
concurrentiels, ce qui signifie que les acheteurs et vendeurs acceptent les prix. Les
prix du marché sont déterminés par l’équilibre mondial ou régional de l’offre et de
la demande.
 La production d’un pays et les produits qu’il échange sont considérés comme
homogènes et donc comme parfaitement substituables par les acheteurs et les
vendeurs. En particulier, les importateurs ne distinguent pas les produits en fonction
de leur pays d’origine, étant donné qu’Aglink-Cosimo n’est pas un modèle spatial.
Les importations et les exportations sont néanmoins déterminées séparément. Cette
hypothèse a une incidence sur les résultats des analyses dans lesquelles les échanges
sont un facteur important.
 Aglink-Cosimo est un modèle dynamique et récursif, en conséquence de quoi les
résultats obtenus pour une année déterminent ceux des années consécutives (par
exemple, à travers les effectifs des cheptels). Les projections obtenues avec Aglink-
Cosimo portent sur les dix années à venir.
Aglink-Cosimo est décrit en détail en anglais dans un document paru en 2015, qui peut être
consulté à cette adresse : [Link].
Le modèle employé pour établir les projections relatives aux produits de la pêche et de
l’aquaculture est un satellite d’Aglink-Cosimo. Sont partagées les hypothèses exogènes
sont mises en commun et les variables interactives, comme les prix qui se répercutent les
uns sur les autres. Le modèle dédié à la pêche et à l’aquaculture a été remanié en profondeur
en 2016. Les 32 éléments représentés dans les fonctions de l’offre totale de l’aquaculture
ont été remplacés par des fonctions de l’offre de 117 espèces, chacune étant caractérisée
par une élasticité, une ration alimentaire et un temps de réaction qui lui sont propres. Les
principales espèces prises en compte sont le saumon, la truite, la crevette, le tilapia, la carpe,
le silure (dont le Pangasius), les sparidés, le bar et les mollusques. À cela s’ajoutent
quelques productions mineures, comme les chanidés. Le modèle a été construit de façon à
assurer une cohérence entre les rations alimentaires et les marchés de la farine et de l’huile
de poisson. Selon les espèces, les rations alimentaires peuvent contenir au maximum cinq
types d’aliments : farine de poisson, huile de poisson, tourteaux d’oléagineux (ou
substituts), huile végétale et aliments à faible teneur en protéines comme les céréales et le
son.

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260 │ METHODOLOGIE

Simulation stochastique à l’aide d’Aglink-Cosimo

L’analyse stochastique partielle montre en quoi les scénarios divergent de celui de


référence en appliquant un traitement stochastique à un certain nombre de variables. Celles-
ci sont sélectionnées de manière à mettre en évidence les principales sources d’incertitude
sur les marchés agricoles. En l’occurrence, les variables macro-économiques spécifiques
aux pays, le prix du pétrole brut, les rendements nationaux et les rendements par produit
sont considérés comme incertains. Outre le prix international du pétrole, quatre variables
macro-économiques sont prises en compte pour tous les pays : l’indice des prix à la
consommation (IPC) l’indice du produit intérieur brut, le déflateur du produit intérieur brut
et le taux de change du dollar des États-Unis (XR). Les variables de rendement considérées
concernent la production végétale et la production laitière dans toutes les régions couvertes
par le modèle.
En 2019, la méthode employée pour déterminer les tirages stochastiques (exposée dans
Araujo-Enciso, Pieralli et Pérez-Domínguez (2017)2) a été abandonnée. La nouvelle façon
de procéder repose sur une technique plus simple et plus facile à comprendre, qui restitue
elle aussi la variance dans le temps de chacune des variables. Les trois grandes étapes de
l’analyse stochastique partielle sont brièvement décrites ci-après.

i) Quantification de la variabilité passée autour de la tendance calculée pour


chaque variable macro-économique et chaque variable de rendement
La première étape de la procédure consiste à définir la tendance passée des variables
stochastiques. Souvent, une tendance linéaire ne représente pas correctement la dynamique
observée. C’est pourquoi on utilise un filtre de Hodrick-Prescott pour estimer une tendance
non linéaire, en séparant les fluctuations de court terme des mouvements à long terme 3. Le
filtre est appliqué directement aux séries temporelles des rendements et aux variations
annuelles pour les variables macro-économiques.

ii) Génération de 1 000 combinaisons de valeurs possibles pour les variables


stochastiques
La deuxième étape consiste à générer 1 000 combinaisons de valeurs possibles pour les
variables stochastiques. Pour chacune des dix années de la période de projection (2019-28),
on tire une année particulière de la période de référence 1995-2018, puis on applique l’écart
relatif entre la valeur effective de la variable à la fin de cette année-là et la valeur
tendancielle correspondante estimée à l’étape 1 à la valeur de la variable pour l’année de
projection. Toutes les variables reçoivent ainsi la valeur de la même année de référence. les
variables macro-économiques sont toutefois traitées séparément des rendements, car il n’y
a pas de corrélation étroite entre eux.

iii) Application du modèle Aglink-Cosimo pour chacune des 1 000


combinaisons de valeurs possibles (scénarios d’incertitude)
La troisième étape consiste à faire tourner le modèle Aglink-Cosimo pour chacun des 1 000
scénarios d'incertitude générés à l’étape ii). En combinant l’incertitude macro-économique
et l’incertitude liée aux rendements, on aboutit à 989 simulations réussies, le modèle ne
donnant pas de solution dans les onze cas restants. Le modèle étant un système complexe
d’équations et de politiques, il peut en effet conduire à des impasses en cas de choc extrême
sur une ou plusieurs variables stochastiques.

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METHODOLOGIE │ 261

Notes

1
Pour les régions comme l’Union européenne et les groupes de pays en développement, les données
relatives aux échanges concernent uniquement les échanges avec l’extérieur (et n’incluent donc pas
les échanges réalisés à l’intérieur de la région). On obtient par conséquent des valeurs des échanges
mondiaux plus faibles qu’en cumulant les statistiques nationales. Les demandes d’information
concernant des séries particulières doivent être adressées aux secrétariats de l’OCDE et de la FAO.
2
. Araujo-Enciso, S., Pieralli, S. et I. Pérez-Domínguez (2017), « Partial Stochastic Analysis with
the Aglink-Cosimo Model: A Methodological Overview », EUR 28863 EN, Office des publications
de l'Union européenne, Luxembourg, 2017, doi:10.2760/680976, JRC108837.
3
Ce filtre a été popularisé en économie dans les années 90 par Hodrick, R.J. et E.C. Prescott (1997),
« Postwar U.S. Business Cycles: An Empirical Investigation », Journal of Money, Credit, and
Banking, vol. 29, n° 1, pp. 1–16, JSTOR 2953682.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


262 │ ANNEXE STATISTIQUE

Annexe C. Annexe statistique

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.1. Projections mondiales des céréales


Année commerciale
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
BLÉ
Monde
Production Mt 752.2 766.4 772.9 781.0 788.8 796.5 804.8 812.8 821.6 829.8 838.0
Surface Mha 219.0 220.5 220.2 220.2 220.2 220.2 220.4 220.5 220.8 220.9 221.0
Rendements t/ha 3.43 3.48 3.51 3.55 3.58 3.62 3.65 3.69 3.72 3.76 3.79
Consommation Mt 741.1 751.6 764.7 776.0 787.1 795.1 802.1 810.1 818.4 826.7 834.8
Alimentation animale Mt 146.3 147.8 150.9 153.1 155.4 157.5 159.4 161.4 163.5 165.5 167.7
Alimentation humaine Mt 503.4 512.5 518.4 525.5 531.5 535.1 538.0 542.3 546.5 550.8 554.5
Biocarburant Mt 12.3 12.6 12.8 13.1 13.4 13.7 14.0 14.5 14.9 15.3 15.7
Autre Mt 79.1 78.7 82.6 84.3 86.8 88.8 90.7 92.0 93.5 95.1 96.9
Exportations Mt 176.6 181.4 185.2 187.3 189.9 191.9 193.9 196.7 199.2 201.7 204.0
Stocks, fin de période Mt 286.0 301.6 309.8 314.8 316.6 317.9 320.6 323.3 326.5 329.6 332.8
Prix1 USD/t 221.1 225.9 217.1 216.0 217.4 221.0 224.9 227.9 231.4 234.7 237.5
Pays développés
Production Mt 394.3 402.9 405.6 409.4 412.7 415.8 419.6 423.3 427.6 431.3 434.8
Consommation Mt 273.6 271.3 273.3 275.3 277.7 279.6 281.0 282.7 284.6 286.3 288.1
Échanges nets Mt 122.2 126.8 130.4 132.6 135.1 136.9 138.3 140.8 142.7 144.8 146.5
Stocks, fin de période Mt 79.8 77.1 79.1 80.6 80.4 79.7 80.0 79.9 80.2 80.4 80.6
Pays en développement
Production Mt 357.9 363.6 367.3 371.5 376.2 380.7 385.1 389.5 394.0 398.5 403.2
Consommation Mt 467.5 480.2 491.4 500.7 509.3 515.5 521.1 527.4 533.8 540.3 546.8
Échanges nets Mt -120.5 -126.8 -130.4 -132.6 -135.1 -136.9 -138.3 -140.8 -142.7 -144.8 -146.5
Stocks, fin de période Mt 206.2 224.5 230.7 234.2 236.2 238.2 240.6 243.4 246.2 249.2 252.2
OCDE2
Production Mt 282.3 291.6 292.8 294.8 296.3 297.8 299.9 301.8 304.4 306.4 308.3
Consommation Mt 225.4 225.6 227.1 228.8 230.7 232.2 233.2 234.4 235.8 237.1 238.4
Échanges nets Mt 57.9 63.7 64.0 64.7 65.6 65.9 66.8 67.7 68.4 69.2 69.7
Stocks, fin de période Mt 65.1 62.0 63.8 65.0 65.0 64.7 64.7 64.5 64.7 64.8 64.9
MAÏS
Monde
Production Mt 1 128.2 1 151.5 1 168.2 1 184.8 1 201.5 1 219.5 1 237.1 1 256.9 1 275.3 1 293.6 1 311.2
Surface Mha 190.2 190.2 191.1 191.7 192.6 193.5 194.2 195.2 196.1 196.9 197.5
Rendements t/ha 5.93 6.05 6.11 6.18 6.24 6.30 6.37 6.44 6.50 6.57 6.64
Consommation Mt 1 111.5 1 159.2 1 177.6 1 192.8 1 207.4 1 225.1 1 240.1 1 255.5 1 270.0 1 286.0 1 300.7
Alimentation animale Mt 651.9 678.6 690.7 700.4 708.9 721.3 731.1 741.3 751.0 762.2 772.0
Alimentation humaine Mt 133.9 138.7 141.0 143.5 146.0 148.5 151.0 153.5 156.1 158.7 161.3
Biocarburant Mt 178.5 181.6 183.0 184.0 185.3 186.3 187.4 188.0 188.7 189.2 189.7
Autre Mt 100.0 112.4 114.5 116.1 117.8 119.2 120.3 121.7 122.8 124.1 125.3
Exportations Mt 160.1 169.1 171.7 173.8 176.5 179.2 182.1 185.0 187.9 190.8 193.6
Stocks, fin de période Mt 374.9 339.5 319.1 300.0 283.1 266.4 252.3 242.7 237.0 233.5 233.0
Prix3 USD/t 158.5 160.6 164.5 165.8 169.0 171.9 175.3 178.3 181.6 184.2 186.0
Pays développés
Production Mt 520.5 528.9 536.3 541.4 545.6 549.9 554.0 558.5 563.0 567.0 570.8
Consommation Mt 461.1 468.4 475.2 478.9 482.0 486.5 489.4 492.6 495.8 498.7 501.3
Échanges nets Mt 57.9 58.3 59.3 60.5 61.8 62.8 64.3 65.4 66.7 67.8 69.0
Stocks, fin de période Mt 84.7 78.9 80.7 82.6 84.4 85.1 85.4 85.9 86.4 87.0 87.5
Pays en développement
Production Mt 607.6 622.6 631.8 643.4 655.9 669.6 683.1 698.4 712.4 726.6 740.4
Consommation Mt 650.4 690.7 702.3 713.9 725.4 738.6 750.7 762.9 774.2 787.4 799.5
Échanges nets Mt -46.8 -47.3 -48.3 -49.5 -50.7 -51.7 -53.2 -54.4 -55.6 -56.8 -58.0
Stocks, fin de période Mt 290.3 260.6 238.4 217.4 198.6 181.3 166.9 156.8 150.6 146.5 145.5
OCDE2
Production Mt 487.4 494.1 500.2 504.4 507.5 510.9 513.9 517.3 520.7 523.7 526.3
Consommation Mt 485.3 494.1 501.7 505.6 508.7 513.4 516.4 519.7 523.1 526.1 528.8
Échanges nets Mt 0.6 -2.8 -3.6 -3.2 -2.9 -3.0 -2.8 -2.9 -2.9 -2.9 -2.9
Stocks, fin de période Mt 83.9 77.8 79.9 81.9 83.6 84.2 84.5 84.9 85.4 85.9 86.3

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 263


ANNEXE C

Tableau C.1. Projections mondiales des céréales (suite)


Année commerciale
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
AUTRES CÉRÉALES SECONDAIRES
Monde
Production Mt 292.1 299.1 301.0 304.1 306.8 309.3 312.5 315.5 318.7 321.9 325.0
Surface Mha 154.2 156.1 155.6 155.9 155.9 156.0 156.3 156.6 156.8 157.1 157.3
Rendements t/ha 1.89 1.92 1.93 1.95 1.97 1.98 2.00 2.01 2.03 2.05 2.07
Consommation Mt 290.8 293.0 298.2 300.8 304.0 306.9 310.2 313.4 316.4 319.7 322.9
Alimentation animale Mt 161.7 162.4 164.8 165.9 167.2 168.7 170.1 171.6 172.8 174.3 175.6
Alimentation humaine Mt 77.7 79.1 80.7 81.9 83.5 84.6 86.2 87.6 89.0 90.5 92.1
Biocarburant Mt 9.4 9.5 9.6 9.6 9.8 9.9 10.0 10.1 10.2 10.2 10.3
Autre Mt 42.1 42.1 43.2 43.3 43.5 43.8 44.0 44.2 44.4 44.6 44.9
Exportations Mt 43.1 40.5 41.1 41.6 42.3 42.8 43.6 44.2 44.8 45.4 46.1
Stocks, fin de période Mt 53.7 57.5 58.7 60.4 61.7 62.5 63.2 63.7 64.4 65.0 65.5
Prix4 USD/t 189.9 189.2 188.3 190.3 192.5 197.6 201.3 205.6 210.1 213.7 216.1
Pays développés
Production Mt 180.0 182.1 182.7 183.8 184.7 185.1 186.0 186.8 187.7 188.6 189.4
Consommation Mt 150.1 149.4 151.7 151.7 152.3 152.7 153.2 153.6 153.8 154.2 154.6
Échanges nets Mt 31.6 29.0 30.1 30.7 31.6 31.9 32.6 33.1 33.6 34.2 34.8
Stocks, fin de période Mt 28.7 31.0 31.9 33.3 34.1 34.6 34.9 35.0 35.3 35.5 35.5
Pays en développement
Production Mt 112.0 117.0 118.2 120.4 122.2 124.2 126.4 128.6 130.9 133.3 135.6
Consommation Mt 140.7 143.6 146.5 149.1 151.7 154.2 157.0 159.7 162.6 165.4 168.3
Échanges nets Mt -27.9 -27.4 -28.5 -29.2 -30.0 -30.3 -31.0 -31.5 -32.0 -32.6 -33.2
Stocks, fin de période Mt 25.0 26.5 26.7 27.2 27.6 27.9 28.3 28.6 29.1 29.5 30.0
OCDE2
Production Mt 145.9 149.7 150.0 150.6 151.0 151.1 151.5 151.9 152.3 152.8 153.2
Consommation Mt 128.8 128.1 129.9 130.3 130.5 130.7 130.9 131.3 131.4 131.7 132.0
Échanges nets Mt 20.2 18.9 19.4 19.5 20.0 19.9 20.3 20.5 20.8 21.1 21.4
Stocks, fin de période Mt 20.3 20.9 21.6 22.4 23.0 23.5 23.8 23.9 24.0 24.0 23.9
RIZ
Monde
Production Mt 513.4 526.9 532.1 537.9 543.8 549.1 554.8 560.7 566.6 572.4 578.2
Surface Mha 165.8 167.5 167.3 167.1 167.1 166.9 166.8 166.8 166.7 166.6 166.5
Rendements t/ha 3.10 3.15 3.18 3.22 3.26 3.29 3.33 3.36 3.40 3.44 3.47
Consommation Mt 510.5 524.1 530.8 537.0 543.3 548.9 554.6 560.3 566.1 571.8 577.6
Alimentation animale Mt 17.8 17.0 17.5 17.7 17.9 18.0 18.1 18.3 18.5 18.7 18.9
Alimentation humaine Mt 408.7 419.6 424.7 429.5 434.7 439.5 444.2 448.9 453.7 458.4 463.1
Exportations Mt 47.3 49.9 51.4 52.2 53.1 54.1 55.1 56.2 57.3 58.4 59.6
Stocks, fin de période Mt 171.7 178.9 180.2 181.0 181.6 181.7 182.0 182.5 183.0 183.6 184.1
Prix5 USD/t 422.7 436.4 431.5 433.7 434.8 441.3 448.5 454.5 460.5 465.7 470.3
Pays développés
Production Mt 17.9 18.1 18.1 18.2 18.4 18.4 18.5 18.6 18.7 18.8 18.9
Consommation Mt 20.0 20.2 20.3 20.3 20.3 20.4 20.4 20.5 20.6 20.6 20.6
Échanges nets Mt -1.8 -1.8 -1.8 -1.9 -1.9 -1.9 -1.9 -1.9 -1.9 -1.9 -1.9
Stocks, fin de période Mt 4.6 4.1 3.7 3.5 3.4 3.3 3.2 3.3 3.3 3.4 3.6
Pays en développement
Production Mt 495.6 508.8 514.0 519.7 525.4 530.6 536.3 542.1 547.9 553.6 559.2
Consommation Mt 490.5 504.0 510.5 516.8 523.0 528.5 534.1 539.8 545.5 551.2 557.0
Échanges nets Mt 1.3 1.8 1.8 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9
Stocks, fin de période Mt 167.1 174.9 176.5 177.6 178.2 178.5 178.8 179.2 179.7 180.1 180.5
OCDE2
Production Mt 21.4 21.6 21.6 21.7 21.8 21.8 21.9 21.9 21.9 22.0 22.0
Consommation Mt 23.8 23.7 23.9 23.9 23.9 23.9 23.9 23.9 24.0 23.9 24.0
Échanges nets Mt -2.0 -1.8 -1.9 -2.0 -2.0 -2.0 -2.0 -2.1 -2.1 -2.1 -2.1
Stocks, fin de période Mt 5.7 5.1 4.7 4.5 4.4 4.3 4.3 4.3 4.3 4.5 4.6
Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées. Les
prix sont en valeur nominale.
1. Prix FAB du blé rouge d'hiver de catégorie No.2, protéine ordinaire, ports des États-Unis (juin/mai).
2. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
3. Prix à l'exportation FAB du maïs jaune de catégorie No.2, aux ports des États-Unis (Sept/Août).
4. Prix à l'exportation FAB de l'orge fourragère, Rouen (juin/juillet).
5. Usiné 100%, classe b, estimation de prix nominal, FAB Bangkok (janvier/décembre).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

264 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.2. Projections mondiales des oléagineux


Année commerciale
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
SOJA
Monde
Production Mt 352.8 357.1 362.1 368.5 374.6 381.8 387.5 393.2 398.9 404.8 411.0
Surface Mha 124.3 126.3 127.2 128.1 129.0 130.1 131.0 131.8 132.6 133.4 134.3
Rendements t/ha 2.84 2.83 2.85 2.88 2.90 2.93 2.96 2.98 3.01 3.03 3.06
Consommation Mt 347.0 358.8 365.5 370.8 376.1 381.8 387.5 393.1 398.9 404.8 410.9
Trituration Mt 311.8 322.5 329.2 334.3 339.3 344.7 350.1 355.5 361.1 366.8 372.4
Stocks, fin de période Mt 42.6 50.9 47.5 45.2 43.7 43.6 43.7 43.8 43.7 43.8 43.9
Prix1 USD/t 393.8 373.5 395.9 403.0 415.4 421.2 431.0 440.3 450.3 459.5 465.8
Pays développés
Production Mt 140.9 129.6 131.0 133.3 135.4 138.2 140.3 142.3 144.4 146.6 148.8
Consommation Mt 91.2 94.0 95.2 96.1 97.0 98.0 99.0 100.0 101.0 102.1 103.3
Trituration Mt 82.2 84.5 85.7 86.6 87.4 88.3 89.2 90.1 91.1 92.1 93.1
Stocks, fin de période Mt 19.4 27.2 23.8 21.5 19.9 19.5 19.4 19.3 19.1 19.0 18.9
Pays en développement
Production Mt 211.9 227.4 231.1 235.2 239.2 243.6 247.3 250.8 254.5 258.3 262.2
Consommation Mt 255.8 264.8 270.3 274.7 279.1 283.8 288.5 293.1 297.9 302.8 307.7
Trituration Mt 229.6 238.0 243.4 247.7 251.9 256.5 260.9 265.4 270.0 274.7 279.4
Stocks, fin de période Mt 23.3 23.7 23.7 23.8 23.8 24.1 24.3 24.5 24.6 24.8 25.0
OCDE2
Production Mt 131.8 119.7 121.0 123.0 124.9 127.4 129.3 131.1 133.0 134.9 136.9
Consommation Mt 91.3 93.8 95.0 96.0 97.0 98.0 99.1 100.1 101.2 102.2 103.4
Trituration Mt 82.3 84.3 85.6 86.5 87.4 88.4 89.4 90.3 91.3 92.3 93.2
Stocks, fin de période Mt 19.5 27.0 23.7 21.4 19.8 19.5 19.3 19.2 19.0 18.9 18.7
AUTRES OLÉAGINEUX
Monde
Production Mt 152.8 157.2 158.9 161.7 164.1 166.5 168.9 171.2 173.4 175.6 178.0
Surface Mha 88.7 90.3 90.4 91.1 91.6 92.1 92.6 93.0 93.4 93.8 94.3
Rendements t/ha 1.72 1.74 1.76 1.77 1.79 1.81 1.82 1.84 1.86 1.87 1.89
Consommation Mt 151.9 156.8 159.3 161.5 163.9 166.3 168.7 171.0 173.3 175.5 178.0
Trituration Mt 130.8 135.6 137.9 139.8 142.1 144.2 146.3 148.4 150.5 152.4 154.7
Stocks, fin de période Mt 8.5 8.4 8.0 8.2 8.4 8.7 8.9 9.1 9.2 9.4 9.4
Prix3 USD/t 428.0 426.3 431.5 441.5 453.3 458.2 466.0 475.5 484.3 494.5 497.1
Pays développés
Production Mt 92.5 95.5 96.2 98.0 99.4 100.7 102.0 103.2 104.4 105.5 106.8
Consommation Mt 82.7 85.6 86.8 87.6 88.7 89.6 90.6 91.4 92.3 93.1 94.1
Trituration Mt 75.0 78.0 79.0 79.8 80.8 81.7 82.6 83.3 84.2 85.0 85.9
Stocks, fin de période Mt 6.2 6.4 6.0 6.2 6.3 6.6 6.8 6.9 7.0 7.1 7.1
Pays en développement
Production Mt 60.3 61.6 62.7 63.7 64.7 65.8 66.9 68.0 69.1 70.1 71.2
Consommation Mt 69.3 71.2 72.6 73.9 75.2 76.7 78.1 79.6 81.0 82.3 83.8
Trituration Mt 55.8 57.7 58.9 60.1 61.3 62.5 63.8 65.1 66.3 67.5 68.8
Stocks, fin de période Mt 2.3 2.0 2.0 2.1 2.1 2.1 2.1 2.2 2.2 2.2 2.3
OCDE2
Production Mt 61.0 61.1 61.2 62.3 63.0 63.6 64.2 64.7 65.1 65.5 66.0
Consommation Mt 56.2 56.9 57.5 57.8 58.3 58.7 59.1 59.4 59.7 59.9 60.3
Trituration Mt 50.3 50.9 51.5 51.7 52.2 52.5 52.9 53.1 53.4 53.7 54.0
Stocks, fin de période Mt 5.3 5.5 5.1 5.3 5.5 5.7 5.9 6.1 6.2 6.3 6.3
TOURTEAUX PROTEIQUES
Monde
Production Mt 343.0 354.5 361.3 366.6 372.2 377.9 383.7 389.4 395.3 401.1 407.2
Consommation Mt 342.0 354.6 361.3 366.5 372.1 377.8 383.6 389.3 395.2 401.0 407.1
Stocks, fin de période Mt 15.3 13.8 13.8 13.9 13.9 14.0 14.1 14.2 14.2 14.3 14.4
Prix4 USD/t 332.5 325.2 335.7 339.6 348.3 353.4 360.8 367.9 376.1 382.7 387.2
Pays développés
Production Mt 108.7 111.4 112.9 114.0 115.2 116.3 117.5 118.6 119.8 121.0 122.2
Consommation Mt 124.4 127.2 128.4 129.2 130.0 130.8 131.6 132.3 133.1 133.9 134.7
Stocks, fin de période Mt 1.9 1.8 1.8 1.8 1.8 1.8 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9
Pays en développement
Production Mt 234.2 243.1 248.3 252.6 257.0 261.6 266.2 270.8 275.5 280.2 285.0
Consommation Mt 217.6 227.3 232.8 237.3 242.1 247.0 252.0 257.0 262.1 267.2 272.4
Stocks, fin de période Mt 13.5 12.0 12.0 12.1 12.1 12.2 12.2 12.3 12.4 12.5 12.6
OCDE2
Production Mt 99.1 100.6 102.1 103.0 104.0 105.1 106.1 107.0 108.1 109.0 110.1
Consommation Mt 128.0 130.6 132.2 133.3 134.3 135.4 136.5 137.5 138.6 139.6 140.7
Stocks, fin de période Mt 1.6 1.4 1.5 1.5 1.5 1.5 1.5 1.5 1.5 1.5 1.6

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 265


ANNEXE C

Tableau C.2. Projections mondiales des oléagineux (suite)


Année commerciale
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
HUILES VÉGÉTALES
Monde
Production Mt 202.6 210.6 214.0 216.9 220.1 223.4 226.7 229.9 233.2 236.4 239.8
dont huile de palme Mt 71.3 74.7 75.6 76.5 77.6 78.7 79.8 80.8 81.8 82.9 83.9
Consommation Mt 201.2 210.9 214.2 217.1 220.2 223.3 226.6 229.8 233.1 236.4 239.7
Alimentation humaine Mt 136.3 140.8 143.2 145.7 148.2 150.8 153.6 156.3 159.2 162.0 164.8
Biocarburants Mt 25.4 29.8 30.5 30.5 30.4 30.5 30.4 30.4 30.3 30.3 30.2
Exportations Mt 81.9 84.6 85.8 87.0 88.2 89.2 90.4 91.6 92.8 94.1 95.4
Stocks, fin de période Mt 22.3 21.1 20.9 20.7 20.6 20.7 20.9 21.0 21.0 21.0 21.1
Prix5 USD/t 731.6 685.2 715.4 744.8 776.0 794.6 810.3 827.8 846.9 868.9 886.5
Pays développés
Production Mt 50.0 51.6 52.3 52.8 53.4 54.0 54.6 55.1 55.7 56.2 56.8
Consommation Mt 53.9 56.1 56.4 56.7 57.1 57.2 57.2 57.2 57.2 57.2 57.1
Stocks, fin de période Mt 3.7 3.5 3.5 3.5 3.5 3.5 3.5 3.5 3.5 3.5 3.5
Pays en développement
Production Mt 152.6 159.0 161.7 164.1 166.7 169.5 172.1 174.8 177.5 180.2 183.0
Consommation Mt 147.3 154.8 157.8 160.4 163.1 166.2 169.4 172.6 175.9 179.2 182.6
Stocks, fin de période Mt 18.6 17.6 17.4 17.2 17.2 17.2 17.4 17.4 17.5 17.5 17.6
OCDE2
Production Mt 39.6 40.2 40.7 41.0 41.4 41.8 42.2 42.5 42.8 43.1 43.5
Consommation Mt 53.2 55.1 55.4 55.8 56.1 56.2 56.2 56.2 56.3 56.3 56.1
Stocks, fin de période Mt 3.3 3.1 3.1 3.1 3.1 3.1 3.1 3.1 3.1 3.1 3.1
Note : Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées. Les prix sont en valeur nominale.
1. Soja, U.S., CAF Rotterdam (Octobre/Septembre).
2. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
3. Colza, Europe, CAF Hambourg (Octobre/Septembre).
4. Prix moyen pondéré des tourteaux protéiques, port Européen (Octobre/Septembre).
5. Prix moyen pondéré des huiles oléagineuses et de l'huile de palme, port Européen (Octobre/Septembre).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

266 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.3. Projections mondiales du sucre


Année commerciale
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
MONDE
BETTERAVE À SUCRE
Production Mt 291.4 290.8 293.5 295.1 297.6 300.1 303.2 307.0 310.3 313.8 317.4
Surface Mha 4.7 4.7 4.7 4.7 4.8 4.8 4.8 4.8 4.8 4.9 4.9
Rendements t/ha 61.91 61.59 61.88 62.35 62.56 62.80 63.24 63.81 64.23 64.69 65.15
Utilisation en biocarburant Mt 13.8 14.0 14.0 14.0 14.1 14.1 14.1 14.1 14.1 14.1 14.1
CANNE À SUCRE
Production Mt 1 758.2 1 731.1 1 771.0 1 800.3 1 825.5 1 849.1 1 870.8 1 892.6 1 908.8 1 926.7 1 947.7
Surface Mha 25.3 24.9 25.3 25.5 25.6 25.7 25.8 25.8 25.8 25.9 25.9
Rendements t/ha 69.36 69.40 69.90 70.56 71.26 71.95 72.59 73.25 73.87 74.51 75.16
Utilisation en biocarburant Mt 360.6 376.6 389.5 403.9 412.5 421.4 429.6 437.7 446.1 455.1 464.1
SUCRE
Production Mt tq 177.6 179.7 183.0 186.5 189.6 192.2 194.9 197.7 200.2 203.2 206.8
Consommation Mt tq 170.8 176.6 179.4 181.7 184.4 187.4 190.5 193.7 196.8 199.7 202.5
Stocks, fin de période Mt tq 80.8 83.5 83.4 84.5 86.0 87.2 87.9 88.1 87.9 87.7 88.3
Prix, sucre brut1 USD/t 314.9 303.0 315.4 331.9 339.4 341.1 341.4 339.0 341.1 346.0 350.0
Prix, sucre raffiné2 USD/t 392.6 376.1 391.3 410.2 419.1 422.7 423.8 422.9 427.2 433.0 438.4
Prix, isoglucose3 USD/t 908.9 691.7 693.7 704.0 709.9 715.1 720.2 723.9 731.8 740.3 746.0
PAYS DÉVELOPPÉS
BETTERAVE À SUCRE
Production Mt 236.9 233.5 234.6 234.6 235.3 236.1 237.6 239.6 241.1 242.6 244.2
CANNE À SUCRE
Production Mt 78.7 78.5 78.7 79.0 79.5 80.1 80.5 80.7 80.8 80.9 81.1
SUCRE
Production Mt tq 44.1 44.2 44.6 45.0 45.5 46.0 46.6 47.1 47.5 47.9 48.4
Consommation Mt tq 46.9 47.2 47.3 47.3 47.4 47.4 47.5 47.5 47.5 47.6 47.6
Stocks, fin de période Mt tq 13.5 12.7 12.4 12.4 12.6 12.9 13.1 13.2 13.3 13.4 13.5
ISOGLUCOSE
Production Mt é.s 9.1 9.0 9.0 9.0 9.1 9.1 9.1 9.1 9.1 9.1 9.1
Consommation Mt é.s 7.9 7.8 7.8 7.9 7.9 7.9 7.8 7.8 7.8 7.8 7.8
PAYS EN DÉVELOPPEMENT
BETTERAVE À SUCRE
Production Mt 54.4 57.3 58.9 60.5 62.2 64.0 65.7 67.4 69.2 71.1 73.1
CANNE À SUCRE
Production Mt 1 679.5 1 652.7 1 692.3 1 721.3 1 746.0 1 769.0 1 790.3 1 811.9 1 828.0 1 845.8 1 866.6
SUCRE
Production Mt tq 133.5 135.5 138.3 141.5 144.0 146.2 148.3 150.6 152.7 155.3 158.4
Consommation Mt tq 123.8 129.4 132.1 134.4 137.0 139.9 143.0 146.2 149.2 152.1 155.0
Stocks, fin de période Mt tq 67.3 70.8 71.0 72.1 73.4 74.3 74.8 74.9 74.5 74.3 74.7
ISOGLUCOSE
Production Mt é.s 4.5 4.9 5.0 5.1 5.3 5.4 5.5 5.6 5.7 5.8 5.9
Consommation Mt é.s 5.5 6.1 6.2 6.3 6.5 6.6 6.7 6.8 6.9 7.0 7.2
OCDE4
BETTERAVE À SUCRE
Production Mt 184.0 183.1 183.8 183.4 183.8 184.3 185.5 187.1 188.2 189.5 190.7
CANNE À SUCRE
Production Mt 117.5 118.6 119.1 119.5 120.6 121.5 122.3 122.8 123.3 123.8 124.3
SUCRE
Production Mt tq 41.4 41.3 41.6 41.8 42.3 42.6 43.0 43.4 43.6 43.9 44.2
Consommation Mt tq 43.9 44.1 44.3 44.3 44.3 44.3 44.4 44.4 44.4 44.4 44.4
Stocks, fin de période Mt tq 12.2 11.3 11.4 11.5 11.8 12.0 12.2 12.3 12.4 12.5 12.6
ISOGLUCOSE
Production Mt é.s 10.3 10.2 10.3 10.3 10.3 10.4 10.4 10.4 10.5 10.5 10.5
Consommation Mt é.s 10.0 10.0 10.0 10.0 10.1 10.1 10.1 10.2 10.2 10.2 10.2

Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées. Les
prix sont en valeur nominale.
1. Prix mondial du sucre brut, ICE contrat No11 le plus proche (octobre/septembre).
2. Prix du sucre raffiné, contrats futurs No. 407,marché de l'Euronext, Liffe, Londres (octobre/septembre).
3. Prix de gros des Etats-Unis, référence HFCS-55, état sec (octobre/septembre).
4. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 267


ANNEXE C

Tableau C.4. Projections mondiales des viandes


Année civile
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
MONDE
VIANDE BOVINE
Production kt epc 68 441 70 379 71 413 72 122 72 812 73 689 74 474 75 171 75 965 76 750 77 476
Consommation kt epc 68 567 70 480 71 522 72 221 72 911 73 782 74 566 75 267 76 058 76 843 77 570
VIANDE PORCINE
Production kt epc 119 440 117 842 121 663 122 688 123 554 124 448 125 307 126 205 127 106 127 954 128 819
Consommation kt epc 119 435 117 809 121 592 122 661 123 527 124 408 125 264 126 163 127 064 127 914 128 779
VIANDE DE VOLAILLE
Production kt pac 121 083 125 637 127 068 128 788 130 437 132 142 133 886 135 667 137 424 139 218 141 091
Consommation kt pac 120 487 124 637 126 086 127 834 129 475 131 197 132 961 134 762 136 536 138 356 140 253
VIANDE OVINE
Production kt epc 14 912 15 036 15 283 15 505 15 730 15 937 16 149 16 363 16 574 16 784 16 997
Consommation kt epc 14 911 15 048 15 302 15 524 15 747 15 959 16 170 16 382 16 592 16 799 17 009
TOTAL VIANDE
Consommation par habitant1 kg pad 34.7 34.4 34.7 34.8 34.8 34.8 34.9 34.9 35.0 35.0 35.1
PAYS DÉVELOPPÉS
VIANDE BOVINE
Production kt epc 30 189 31 093 31 369 31 481 31 609 31 910 32 118 32 231 32 412 32 582 32 719
Consommation kt epc 28 994 29 649 29 896 30 023 30 142 30 394 30 592 30 694 30 849 30 996 31 110
VIANDE PORCINE
Production kt epc 44 823 45 630 46 233 46 108 46 100 46 216 46 323 46 459 46 602 46 728 46 857
Consommation kt epc 41 160 41 387 42 203 42 337 42 349 42 423 42 485 42 580 42 664 42 728 42 801
VIANDE DE VOLAILLE
Production kt pac 50 025 51 371 51 626 52 053 52 564 53 041 53 514 53 997 54 469 54 952 55 455
Consommation kt pac 47 622 48 779 48 797 49 206 49 628 49 977 50 370 50 775 51 149 51 549 51 966
VIANDE OVINE
Production kt epc 3 517 3 558 3 608 3 661 3 706 3 740 3 778 3 819 3 860 3 902 3 946
Consommation kt epc 2 798 2 812 2 848 2 877 2 910 2 940 2 971 3 005 3 036 3 068 3 101
TOTAL VIANDE
Consommation par habitant1 kg pad 68.5 69.2 69.5 69.7 69.8 70.0 70.2 70.4 70.6 70.8 71.0
PAYS EN DÉVELOPPEMENT
VIANDE BOVINE
Production kt epc 38 252 39 287 40 044 40 641 41 202 41 779 42 356 42 940 43 553 44 169 44 757
Consommation kt epc 39 572 40 831 41 626 42 198 42 770 43 389 43 974 44 572 45 209 45 847 46 460
VIANDE PORCINE
Production kt epc 74 616 72 212 75 429 76 580 77 455 78 232 78 984 79 746 80 504 81 225 81 961
Consommation kt epc 78 275 76 422 79 389 80 324 81 178 81 985 82 779 83 583 84 400 85 186 85 977
VIANDE DE VOLAILLE
Production kt pac 71 058 74 266 75 442 76 735 77 873 79 101 80 372 81 669 82 955 84 266 85 636
Consommation kt pac 72 865 75 858 77 290 78 628 79 847 81 220 82 591 83 987 85 387 86 807 88 287
VIANDE OVINE
Production kt epc 11 395 11 478 11 674 11 844 12 024 12 197 12 371 12 543 12 714 12 881 13 050
Consommation kt epc 12 114 12 236 12 454 12 647 12 837 13 019 13 198 13 378 13 556 13 732 13 908
TOTAL VIANDE
Consommation par habitant1 kg pad 26.8 26.5 26.9 27.0 27.0 27.1 27.1 27.2 27.3 27.4 27.5
OCDE2
VIANDE BOVINE
Production kt epc 28 072 28 891 29 155 29 238 29 330 29 597 29 794 29 888 30 052 30 198 30 315
Consommation kt epc 27 196 28 011 28 270 28 378 28 456 28 678 28 873 28 962 29 108 29 242 29 347
VIANDE PORCINE
Production kt epc 42 624 43 505 44 106 44 036 44 059 44 220 44 369 44 537 44 713 44 871 45 032
Consommation kt epc 39 899 40 325 41 045 41 197 41 268 41 389 41 505 41 653 41 789 41 906 42 032
VIANDE DE VOLAILLE
Production kt pac 48 323 49 889 50 166 50 594 51 100 51 584 52 066 52 568 53 063 53 575 54 097
Consommation kt pac 45 634 46 854 46 943 47 380 47 829 48 190 48 583 48 995 49 381 49 792 50 215
VIANDE OVINE
Production kt epc 2 729 2 701 2 728 2 765 2 788 2 802 2 817 2 834 2 850 2 869 2 889
Consommation kt epc 2 064 2 044 2 056 2 069 2 082 2 094 2 106 2 119 2 130 2 140 2 152
TOTAL VIANDE
Consommation par habitant1 kg pad 69.4 70.2 70.5 70.6 70.7 70.8 71.0 71.2 71.3 71.5 71.6

Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 Septembre pour la Nouvelle-Zélande dans les agrégats. Moyenne 2016-18est : Les données
pour 2018 sont estimées. Les prix sont en valeur nominale.
1. La consommation par habitant est exprimée en poids au détail. Les coefficients de conversion poids carcasse-poids au détail sont de 0.7
pour la viande bovine, de 0.78 pour la viande porcine et de 0.88 pour la viande ovine et la viande de volaille.
2. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

268 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.5. Projections mondiales du secteur laitier : Lait, beurre et fromage


Année civile
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
LAIT
Monde
Production kt pp 826 106 848 978 859 795 874 273 888 433 902 445 922 292 937 673 951 779 965 154 981 218
Inventaires 000 têtes 681 852 697 501 700 570 708 580 716 540 724 700 738 873 748 031 756 078 763 306 773 185
Rendements tonne/tête 1.21 1.22 1.23 1.23 1.24 1.25 1.25 1.25 1.26 1.26 1.27
Pays développés
Production kt pp 395 573 399 974 402 688 405 585 408 524 410 991 413 559 416 287 418 849 421 449 424 049
Inventaires 000 têtes 80 873 80 941 80 911 80 988 81 055 81 089 81 126 81 187 81 244 81 292 81 336
Rendements tonne/tête 4.89 4.94 4.98 5.01 5.04 5.07 5.10 5.13 5.16 5.18 5.21
Pays en développement
Production kt pp 430 534 449 005 457 107 468 688 479 909 491 454 508 733 521 386 532 929 543 705 557 169
Inventaires 000 têtes 600 979 616 559 619 659 627 592 635 484 643 611 657 747 666 844 674 833 682 014 691 849
Rendements tonne/tête 0.72 0.73 0.74 0.75 0.76 0.76 0.77 0.78 0.79 0.80 0.81
OCDE
Production kt pp 354 050 359 736 362 268 364 810 367 418 369 623 371 939 374 392 376 694 379 045 381 394
Inventaires 000 têtes 72 949 74 405 74 642 74 702 74 780 74 927 75 112 75 311 75 510 75 710 75 910
Rendements tonne/tête 4.85 4.83 4.85 4.88 4.91 4.93 4.95 4.97 4.99 5.01 5.02
PRODUITS LAITIERS FRAIS
Monde
Consommation kt pp 412 909 428 638 433 576 442 380 450 518 458 906 473 047 482 519 491 689 499 081 509 144
Pays développés
Consommation kt pp 133 114 134 026 134 098 134 554 134 950 135 353 135 783 136 221 136 661 137 087 137 530
Pays en développement
Consommation kt pp 279 795 294 612 299 479 307 826 315 568 323 553 337 264 346 298 355 027 361 994 371 614
OCDE
Consommation kt pp 99 975 100 706 100 586 100 639 100 769 100 968 101 198 101 456 101 719 101 984 102 282
BEURRE
Monde
Production kt pp 10 906 11 006 11 219 11 438 11 664 11 882 12 101 12 330 12 562 12 800 13 035
Consommation kt pp 10 847 10 999 11 214 11 436 11 662 11 880 12 099 12 329 12 562 12 800 13 035
Variation de stocks kt pp -23 6 5 3 2 2 2 1 1 0 0
Prix1 USD/t 4 504 4 066 4 113 4 199 4 271 4 334 4 400 4 484 4 554 4 637 4 704
Pays développés
Production kt pp 4 522 4 560 4 599 4 648 4 694 4 731 4 766 4 805 4 845 4 885 4 921
Consommation kt pp 3 930 3 980 4 006 4 043 4 079 4 105 4 129 4 157 4 180 4 204 4 223
Pays en développement
Production kt pp 6 384 6 446 6 620 6 790 6 970 7 151 7 335 7 524 7 717 7 915 8 115
Consommation kt pp 6 917 7 019 7 207 7 393 7 582 7 774 7 970 8 172 8 382 8 596 8 812
OCDE2
Production kt pp 4 349 4 405 4 447 4 497 4 543 4 582 4 620 4 660 4 701 4 742 4 778
Consommation kt pp 3 780 3 830 3 863 3 906 3 946 3 977 4 007 4 040 4 068 4 099 4 125
Variation de stocks kt pp -19 3 2 -1 -1 -1 -1 -1 -1 -1 -1
FROMAGE
Monde
Production kt pp 23 343 23 986 24 240 24 541 24 867 25 149 25 466 25 780 26 092 26 409 26 743
Consommation kt pp 23 287 23 990 24 214 24 543 24 865 25 147 25 465 25 779 26 090 26 408 26 742
Variation de stocks kt pp -14 -4 26 -2 1 2 1 1 1 1 1
Prix3 USD/t 3 530 3 516 3 549 3 615 3 676 3 735 3 796 3 866 3 931 4 003 4 071
Pays développés
Production kt pp 18 746 19 358 19 568 19 785 20 030 20 233 20 472 20 712 20 947 21 188 21 443
Consommation kt pp 17 790 18 379 18 502 18 721 18 934 19 103 19 308 19 510 19 710 19 920 20 145
Pays en développement
Production kt pp 4 597 4 628 4 672 4 756 4 836 4 916 4 994 5 068 5 145 5 222 5 300
Consommation kt pp 5 498 5 611 5 712 5 822 5 932 6 044 6 157 6 269 6 380 6 488 6 597
OCDE2
Production kt pp 18 203 18 839 19 036 19 247 19 479 19 668 19 895 20 119 20 342 20 572 20 813
Consommation kt pp 17 398 17 960 18 062 18 261 18 468 18 630 18 827 19 024 19 218 19 418 19 633
Variation de stocks kt pp -14 -4 26 -2 1 2 1 1 1 1 1

Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande dans les agrégats. Moyenne
2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées. Les prix sont en valeur nominale.
1. Prix à l'exportation FAB, beurre à 82% m.g., Océanie
2. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
3. Prix à l'exportation, FAB, fromage cheddar, 39% d'humidité, Océanie.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 269


ANNEXE C

Tableau C.6. Projections mondiales du secteur laitier : Poudres et caséine


Année civile
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
LAIT ÉCRÉMÉ EN POUDRE
Monde
Production kt pp 4 411 4 394 4 571 4 654 4 719 4 777 4 824 4 873 4 924 4 973 5 024
Consommation kt pp 4 361 4 538 4 589 4 672 4 733 4 781 4 828 4 876 4 927 4 976 5 026
Variation de stocks kt pp 11 -144 -18 -18 -13 -4 -4 -3 -3 -3 -3
Prix1 USD/t 2 011 2 066 2 134 2 185 2 257 2 323 2 390 2 455 2 525 2 593 2 663
Pays développés
Production kt pp 3 844 3 836 3 988 4 055 4 104 4 150 4 187 4 225 4 263 4 300 4 339
Consommation kt pp 1 927 1 980 1 970 1 983 1 984 1 973 1 962 1 949 1 937 1 923 1 911
Pays en développement
Production kt pp 567 558 583 600 616 628 637 648 661 673 684
Consommation kt pp 2 434 2 558 2 619 2 689 2 748 2 808 2 866 2 927 2 990 3 053 3 115
OCDE2
Production kt pp 3 601 3 604 3 755 3 825 3 870 3 914 3 948 3 984 4 020 4 055 4 093
Consommation kt pp 1 976 1 988 1 989 2 014 2 023 2 019 2 016 2 011 2 008 2 003 2 000
Variation de stocks kt pp 11 -144 -18 -18 -13 -4 -4 -3 -3 -3 -3
LAIT ENTIER EN POUDRE
Monde
Production kt pp 5 317 5 478 5 558 5 640 5 709 5 776 5 843 5 910 5 975 6 041 6 107
Consommation kt pp 5 315 5 470 5 550 5 633 5 702 5 768 5 831 5 897 5 963 6 029 6 095
Variation de stocks kt pp 17 8 8 8 8 8 13 13 13 13 13
Prix3 USD/t 2 841 2 926 2 987 3 065 3 126 3 198 3 267 3 344 3 420 3 501 3 580
Pays développés
Production kt pp 2 383 2 499 2 530 2 553 2 583 2 603 2 624 2 645 2 668 2 692 2 718
Consommation kt pp 610 612 617 621 625 628 627 630 633 636 639
Pays en développement
Production kt pp 2 934 2 978 3 027 3 088 3 126 3 173 3 220 3 264 3 307 3 349 3 389
Consommation kt pp 4 705 4 858 4 934 5 012 5 077 5 140 5 204 5 267 5 329 5 392 5 455
OCDE2
Production kt pp 2 562 2 674 2 708 2 733 2 764 2 783 2 803 2 825 2 846 2 870 2 895
Consommation kt pp 818 828 836 845 854 861 863 870 877 883 890
Variation de stocks kt pp 23 -5 -5 -5 -5 -5 0 0 0 0 0
POUDRE DE LACTOSÉRUM
Prix4 USD/t 903 955 1 007 1 029 1 052 1 089 1 121 1 153 1 188 1 221 1 252
CASÉINE
Prix5 USD/t 5 958 5 936 6 075 6 230 6 389 6 563 6 729 6 913 7 095 7 284 7 472

Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande dans les agrégats. Moyenne
2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées. Les prix sont en valeur nominale.
1. Prix à l'exportation FAB, lait écrémé en poudre, 1.25% de matière grasse, Océanie.
2. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
3. Prix à l'exportation FAB, lait entier en poudre 26% de matière grasse, Océanie.
4. Prix à l'exportation FAB, lactosérum doux non hygroscopique, Europe occidentale.
5. Prix à l'exportation, Nouvelle Zélande.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

270 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.7. Projections mondiales de la pêche et l'aquaculture


Année civile
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
POISSON1
Monde
Production kt 172 268 178 537 180 246 180 582 184 508 187 299 189 342 191 143 191 488 194 478 196 324
dont aquaculture kt 79 833 85 329 87 769 90 000 93 044 94 682 96 371 97 854 99 264 100 736 102 156
Consommation kt 172 525 178 432 180 221 180 722 184 533 187 114 189 107 190 793 191 753 194 503 196 449
alimentation humaine kt 152 784 158 502 160 667 162 250 165 752 168 306 170 306 171 992 173 830 175 812 177 777
transformation industrielle kt 15 226 15 529 15 275 14 315 14 747 14 896 14 975 15 063 14 271 15 126 15 194
Prix
Aquaculture2 USD/t 2 952.2 2 936.7 3 050.7 3 315.1 3 325.7 3 368.7 3 507.1 3 580.5 3 635.8 3 588.0 3 626.2
Pêche3 USD/t 1 683.4 1 719.0 1 760.2 1 864.7 1 873.2 1 891.3 1 935.7 1 952.8 1 979.6 1 959.9 1 976.5
Produits échangés4 USD/t 2 977.5 3 059.1 3 145.1 3 382.7 3 393.6 3 437.4 3 542.6 3 580.5 3 635.8 3 588.0 3 626.2
Pays développés
Production kt 29 603 30 102 30 240 30 099 30 196 30 540 30 625 30 726 30 765 30 844 30 921
dont aquaculture kt 4 579 4 744 4 882 4 983 5 061 5 136 5 208 5 293 5 308 5 372 5 431
Consommation kt 37 357 37 352 37 365 37 446 37 846 38 057 38 291 38 223 38 420 38 450 38 630
alimentation humaine kt 32 111 32 256 32 328 32 466 32 905 33 124 33 386 33 341 33 549 33 612 33 819
transformation industrielle kt 4 379 4 321 4 267 4 215 4 181 4 178 4 150 4 127 4 116 4 083 4 056
Pays en développement
Production kt 142 666 148 435 150 006 150 482 154 313 156 759 158 717 160 418 160 723 163 634 165 403
dont aquaculture kt 75 254 80 585 82 887 85 017 87 982 89 546 91 163 92 561 93 956 95 364 96 725
Consommation kt 135 168 141 080 142 856 143 276 146 688 149 058 150 816 152 571 153 333 156 053 157 819
alimentation humaine kt 120 673 126 246 128 339 129 784 132 847 135 182 136 920 138 651 140 281 142 200 143 958
transformation industrielle kt 10 848 11 208 11 009 10 100 10 566 10 717 10 826 10 936 10 155 11 043 11 138
OCDE
Production kt 28 824 29 637 29 753 29 305 29 513 29 890 30 000 30 120 29 821 30 166 30 378
dont aquaculture kt 6 373 6 673 6 824 6 960 7 058 7 166 7 262 7 366 7 415 7 517 7 617
Consommation kt 38 532 38 728 38 806 38 699 39 202 39 423 39 678 39 623 39 650 39 843 40 067
alimentation humaine kt 33 050 33 223 33 366 33 517 33 994 34 241 34 524 34 493 34 716 34 799 35 035
transformation industrielle kt 4 460 4 564 4 514 4 271 4 312 4 301 4 288 4 279 4 098 4 223 4 226
FARINE DE POISSON5
Monde
Production kt 4 865.7 5 033.3 5 022.3 4 822.3 4 974.4 5 066.2 5 132.5 5 203.6 5 049.8 5 316.4 5 380.6
à partir de poisson entier kt 3 526.6 3 708.3 3 659.3 3 437.5 3 552.5 3 597.6 3 626.9 3 659.8 3 474.6 3 699.4 3 727.5
Consommation kt 4 785.5 5 115.7 5 110.7 5 142.3 4 930.4 5 082.2 5 161.5 5 234.1 5 292.9 5 225.4 5 302.5
Variation de stocks kt 80.2 -57.4 -63.4 -295.1 69.0 9.0 -4.0 -5.6 -243.1 90.9 78.0
Prix6 USD/t 1 463.3 1 490.2 1 532.0 1 618.7 1 572.7 1 608.4 1 645.0 1 684.0 1 818.9 1 753.7 1 765.8
Pays développés
Production kt 1 523.2 1 561.8 1 563.6 1 561.7 1 570.6 1 595.9 1 607.6 1 621.6 1 637.5 1 648.4 1 660.1
à partir de poisson entier kt 1 523.2 1 561.8 1 563.6 1 561.7 1 570.6 1 595.9 1 607.6 1 621.6 1 637.5 1 648.4 1 660.1
Consommation kt 1 546.1 1 625.3 1 603.8 1 556.8 1 481.6 1 477.5 1 464.2 1 457.7 1 427.5 1 405.5 1 405.6
Variation de stocks kt 4.5 -33.4 -3.4 -64.1 32.0 2.0 -3.0 -3.6 -57.1 33.9 11.0
Pays en développement
Production kt 3 342.6 3 471.5 3 458.8 3 260.5 3 403.9 3 470.4 3 524.9 3 581.9 3 412.4 3 668.0 3 720.4
à partir de poisson entier kt 3 342.6 3 471.5 3 458.8 3 260.5 3 403.9 3 470.4 3 524.9 3 581.9 3 412.4 3 668.0 3 720.4
Consommation kt 3 423.1 3 640.4 3 631.9 3 685.6 3 523.8 3 654.7 3 722.2 3 776.4 3 865.4 3 820.0 3 897.0
Variation de stocks kt 75.7 -24.0 -60.0 -231.0 37.0 7.0 -1.0 -2.0 -186.0 57.0 67.0
OCDE
Production kt 1 517.6 1 575.2 1 573.6 1 524.0 1 545.3 1 563.3 1 573.9 1 586.3 1 558.4 1 601.4 1 614.9
à partir de poisson entier kt 1 517.6 1 575.2 1 573.6 1 524.0 1 545.3 1 563.3 1 573.9 1 586.3 1 558.4 1 601.4 1 614.9
Consommation kt 1 696.2 1 815.8 1 797.7 1 752.0 1 659.6 1 662.1 1 652.2 1 648.2 1 623.1 1 600.0 1 607.9
Variation de stocks kt 7.8 -34.4 -18.4 -74.1 27.0 7.0 -1.0 -0.6 -62.1 33.9 31.0

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 271


ANNEXE C

Tableau C.7. Projections mondiales de la pêche et l'aquaculture (suite)


Année civile
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
HUILE DE POISSON5
Monde
Production kt 1 086.2 1 028.7 1 037.3 1 012.4 1 043.0 1 063.0 1 078.4 1 094.0 1 070.6 1 116.4 1 128.5
à partir de poisson entier kt 614.5 645.2 645.4 614.1 636.8 646.9 654.5 662.4 631.2 669.4 673.9
Consommation kt 1 095.9 1 057.9 1 067.8 1 077.4 1 036.0 1 075.6 1 079.9 1 091.7 1 111.4 1 086.0 1 128.8
Variation de stocks kt -19.8 0.8 -5.6 -45.0 22.0 -2.6 3.5 2.3 -40.8 30.4 -0.3
Prix7 USD/t 1 601.0 1 633.4 1 688.1 1 803.0 1 787.7 1 837.4 1 880.9 1 925.5 2 053.9 2 009.2 2 048.1
Pays développés
Production kt 435.9 429.4 432.5 433.8 437.8 445.2 449.2 453.5 458.4 462.3 466.4
à partir de poisson entier kt 435.9 429.4 432.5 433.8 437.8 445.2 449.2 453.5 458.4 462.3 466.4
Consommation kt 571.5 602.7 600.2 610.5 583.8 610.8 616.1 628.3 645.6 620.3 644.2
Variation de stocks kt -8.5 -2.2 -2.6 -21.0 15.0 1.4 -1.5 -1.7 -19.8 16.4 2.7
Pays en développement
Production kt 651.3 599.3 604.7 578.6 605.2 617.8 629.2 640.5 612.2 654.1 662.2
à partir de poisson entier kt 651.3 599.3 604.7 578.6 605.2 617.8 629.2 640.5 612.2 654.1 662.2
Consommation kt 479.9 425.2 442.7 446.9 437.2 454.8 458.8 463.4 465.8 465.7 484.7
Variation de stocks kt -11.3 3.0 -3.0 -24.0 7.0 -4.0 5.0 4.0 -21.0 14.0 -3.0
OCDE
Production kt 508.5 523.6 526.0 516.7 523.3 529.0 532.5 536.2 531.1 541.5 545.6
à partir de poisson entier kt 508.5 523.6 526.0 516.7 523.3 529.0 532.5 536.2 531.1 541.5 545.6
Consommation kt 714.4 754.9 762.7 767.5 736.0 766.0 768.5 778.7 788.2 766.6 797.1
Variation de stocks kt -1.7 -1.2 -4.6 -19.0 10.0 -2.6 5.5 -0.7 -18.8 11.4 -2.3
Note : Sous la terminologie "produits de la pêche et aquaculture" sont compris les poissons, les crustacés, les mollusques et autres animaux
marins, mais sont exclus les mammifères marins, les crocodiles, caïmans, aligators et les plantes aquatiques. Moyenne 2016-18est : Les
données pour 2018 sont estimées. Les prix sont en valeur nominale.
1. Les données sont en équivalent poids vif.
2. Valeur unitaire mondiale de la production de poissons issue de l'aquaculture (base poids vivant).
3. La valeur de la production de poissons pêchés est estimée par la FAO, déduction faite des poissons utilisés pour réduction.
4. Valeur unitaire mondiale des échanges (somme des importations et des exportations).
5. Les données sont en poids de produit.
6. Farine de poisson, protéine 64-65%, Hambourg, Allemagne.
7. Huile de poisson, sans origine, N.O. Europe.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

272 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.8. Projections mondiales des biocarburants


Année civile
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
ÉTHANOL
Monde
Production mln L 122.5 126.3 128.5 130.6 132.4 134.2 136.0 137.7 139.5 141.3 143.1
Consommation mln L 121.9 127.3 129.3 131.0 132.7 134.4 136.2 137.9 139.7 141.4 143.2
Exportations mln L 10.5 11.1 10.8 10.8 10.7 10.8 10.8 10.7 10.6 10.5 10.4
Prix1 USD/hl 42.6 40.9 44.5 47.1 48.7 49.4 50.7 50.7 51.3 52.0 52.6
Pays développés
Production mln L 72.3 73.3 73.6 73.6 73.9 74.0 74.1 74.3 74.4 74.5 74.6
Consommation mln L 70.1 71.7 72.5 72.6 72.9 72.9 73.3 73.4 73.5 73.6 73.7
Échanges nets mln L 2.1 2.1 1.7 1.5 1.3 1.3 1.1 1.1 1.0 1.0 1.0
Pays en développement
Production mln L 50.1 53.0 54.9 57.0 58.6 60.2 61.8 63.4 65.1 66.8 68.5
Consommation mln L 51.7 55.6 56.8 58.5 59.8 61.5 62.9 64.5 66.1 67.8 69.5
Échanges nets mln L -1.7 -2.1 -1.7 -1.5 -1.3 -1.3 -1.1 -1.1 -1.0 -1.0 -1.0
OCDE2
Production mln L 71.4 72.4 72.6 72.7 72.9 73.1 73.2 73.3 73.4 73.5 73.6
Consommation mln L 70.2 71.7 72.5 72.6 72.9 73.0 73.3 73.4 73.6 73.6 73.7
Échanges nets mln L 1.1 1.2 0.7 0.5 0.3 0.3 0.1 0.1 0.1 0.0 0.0
BIODIESEL
Monde
Production mln L 36.8 43.1 44.2 43.9 43.7 43.9 43.9 44.0 44.0 44.0 43.9
Consommation mln L 37.6 43.6 44.5 44.2 44.0 44.2 44.2 44.3 44.3 44.3 44.2
Exportations mln L 4.1 4.8 4.1 3.8 3.7 3.6 3.6 3.5 3.5 3.5 3.4
Prix3 USD/hl 88.4 87.3 88.4 90.4 91.3 91.2 92.7 92.6 93.2 94.1 94.7
Pays développés
Production mln L 21.3 24.6 25.7 25.3 24.9 24.6 24.3 24.0 23.7 23.3 22.9
Consommation mln L 24.2 27.5 28.0 27.3 26.8 26.5 26.2 25.9 25.6 25.2 24.8
Échanges nets mln L -2.6 -2.8 -2.3 -2.0 -1.9 -1.9 -1.9 -1.9 -1.9 -1.9 -2.0
Pays en développement
Production mln L 15.5 18.5 18.5 18.6 18.9 19.3 19.6 19.9 20.3 20.7 21.0
Consommation mln L 13.4 16.1 16.5 16.9 17.3 17.7 18.0 18.3 18.7 19.0 19.4
Échanges nets mln L 2.2 2.4 2.0 1.7 1.6 1.6 1.6 1.6 1.6 1.6 1.6
OCDE2
Production mln L 22.0 25.3 26.4 25.9 25.5 25.3 24.9 24.7 24.4 24.0 23.6
Consommation mln L 24.9 28.2 28.7 27.9 27.4 27.2 26.8 26.6 26.3 25.9 25.5
Échanges nets mln L -2.5 -2.7 -2.3 -2.0 -1.9 -1.9 -1.9 -1.9 -1.9 -1.9 -1.9

Note : Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées. Les prix sont en valeur nominale.
1. Prix de gros, États-Unis, Omaha.
2. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
3. Prix à la production en Allemagne net de droits de douanes sur le biodiesel et de la taxe sur l'énergie.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 273


ANNEXE C

Tableau C.9. Projections mondiales du coton


Année commerciale
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
MONDE
Production Mt 25.2 26.4 26.6 26.8 27.2 27.5 27.9 28.2 28.6 28.9 29.2
Surface Mha 32.1 33.5 33.6 33.7 33.9 34.1 34.3 34.5 34.8 34.9 35.1
Rendements t/ha 0.78 0.79 0.79 0.80 0.80 0.81 0.81 0.82 0.82 0.83 0.83
Consommation1 Mt 26.2 27.3 27.6 27.7 27.9 28.0 28.0 28.2 28.5 28.8 29.2
Exportations Mt 8.8 9.9 10.2 10.3 10.5 10.7 10.8 11.0 11.2 11.4 11.6
Stocks, fin de période Mt 18.6 16.9 15.9 15.0 14.3 13.8 13.6 13.6 13.6 13.7 13.7
Prix2 USD/t 1 908.9 1 745.4 1 627.4 1 597.2 1 631.3 1 666.5 1 696.5 1 707.1 1 713.8 1 722.2 1 734.7
PAYS DÉVELOPPÉS
Production Mt 6.6 6.6 6.6 6.6 6.7 6.8 6.9 6.9 7.0 7.0 7.1
Consommation Mt 1.7 1.7 1.7 1.8 1.8 1.8 1.8 1.8 1.8 1.9 1.9
Exportations Mt 5.1 5.0 5.2 5.2 5.3 5.3 5.4 5.4 5.4 5.5 5.5
Importations Mt 0.3 0.3 0.3 0.3 0.3 0.3 0.3 0.3 0.3 0.3 0.3
Stocks, fin de période Mt 2.1 2.4 2.4 2.3 2.3 2.3 2.4 2.4 2.4 2.4 2.5
PAYS EN DÉVELOPPEMENT
Production Mt 18.6 19.8 20.0 20.2 20.4 20.7 21.0 21.3 21.6 21.9 22.1
Consommation Mt 24.6 25.6 25.9 26.0 26.1 26.3 26.2 26.4 26.7 27.0 27.3
Exportations Mt 3.7 4.9 4.9 5.1 5.2 5.4 5.5 5.6 5.8 5.9 6.1
Importations Mt 8.6 9.6 9.8 10.0 10.2 10.4 10.5 10.7 10.9 11.1 11.3
Stocks, fin de période Mt 16.6 14.6 13.6 12.7 12.0 11.4 11.2 11.2 11.2 11.2 11.2
OCDE3
Production Mt 6.3 6.4 6.5 6.6 6.7 6.7 6.8 6.9 7.0 7.0 7.1
Consommation Mt 3.2 3.3 3.5 3.5 3.5 3.6 3.6 3.6 3.6 3.7 3.7
Exportations Mt 4.6 4.4 4.6 4.6 4.7 4.8 4.8 4.8 4.9 4.9 5.0
Importations Mt 1.5 1.4 1.5 1.6 1.6 1.6 1.6 1.6 1.6 1.6 1.6
Stocks, fin de période Mt 2.5 2.7 2.7 2.7 2.7 2.7 2.7 2.7 2.8 2.8 2.8

Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées. Les
prix sont en valeur nominale.
1. La consommation du coton correspond à celle de la filature et non à la demande finale du consommateur.
2. Indice Cotlook A, Middling 1 1/8", coût et fret hors assurance, ports d'extrême Orient (août/juillet).
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

274 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.10. Hypothèses économiques


Année civile
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
PIB RÉEL1
Australie % 2.6 2.9 2.6 3.4 3.4 3.3 3.3 3.2 3.2 3.1 3.1
Canada % 2.2 2.2 1.9 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1
Chili % 2.2 3.4 3.2 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0
Union européenne % 2.1 1.7 1.6 1.5 1.5 1.5 1.4 1.5 1.4 1.4 1.4
Japon % 1.2 1.0 0.7 1.0 1.1 1.1 1.2 1.2 1.3 1.3 1.3
Corée % 2.9 2.8 2.9 3.0 2.9 2.8 2.7 2.6 2.5 2.5 2.4
Mexique % 2.4 2.5 2.8 2.8 2.8 2.8 2.8 2.9 2.9 3.0 3.1
Nouvelle-Zélande % 3.3 2.8 2.6 2.6 2.6 2.6 2.6 2.6 2.6 2.5 2.5
Norvège % 1.6 1.9 2.3 2.4 2.3 2.2 2.1 2.0 2.0 1.9 1.9
Suisse % 2.1 1.6 1.6 2.2 2.2 2.1 2.1 2.1 2.0 2.0 2.0
Turquie % 4.7 0.4 2.6 2.1 2.2 2.6 2.6 2.6 2.6 2.6 2.6
Royaume-Uni % 1.6 1.4 1.1 2.9 2.9 2.8 2.7 2.7 2.6 2.6 2.5
États-Unis % 2.2 2.7 2.1 2.5 2.5 2.4 2.4 2.4 2.4 2.4 2.4
Brésil % -0.4 2.1 2.4 2.5 2.5 2.5 2.5 2.6 2.6 2.7 2.7
Chine % 6.7 6.3 6.0 4.9 4.6 4.4 4.2 4.0 3.9 3.7 3.6
Égypte % 4.6 5.5 5.9 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0
Inde % 7.0 7.4 7.7 7.7 7.7 7.7 7.7 7.7 7.7 7.7 7.7
Indonésie % 5.1 5.1 5.2 5.3 5.3 5.4 5.4 5.4 5.4 5.4 5.4
Iran % 4.9 -3.6 1.1 1.6 2.3 2.3 2.3 2.3 2.3 2.3 2.3
Malaisie % 4.9 4.6 4.8 4.8 4.8 4.8 4.8 4.8 4.8 4.8 4.8
Pakistan % 5.2 4.0 3.5 3.5 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0
Russie % 1.0 1.5 1.8 2.9 2.9 2.8 2.8 2.8 2.8 2.7 2.7
Arabie saoudite % 1.0 2.4 1.9 2.1 2.2 2.3 2.3 2.3 2.3 2.3 2.3
Afrique du Sud % 0.9 1.4 1.7 1.8 1.8 1.8 1.8 1.8 1.8 1.8 1.8
Ukraine % 2.8 2.7 3.0 3.2 3.3 3.4 3.4 3.4 3.4 3.4 3.4
OCDE2,3 % 2.2 2.1 1.9 2.2 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1
DÉFLATEUR DCP1
Australie % 1.2 1.6 2.0 2.7 2.7 2.7 2.7 2.7 2.7 2.7 2.7
Canada % 1.4 2.0 1.9 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2
Chili % 2.8 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0
Union européenne % 0.6 1.7 1.8 1.6 1.8 1.8 1.7 1.7 1.7 1.7 1.7
Japon % 0.0 0.9 1.6 2.1 2.1 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0
Corée % 1.3 1.8 1.8 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0
Mexique % 4.8 4.4 3.7 3.2 3.2 3.2 3.2 3.2 3.2 3.2 3.2
Nouvelle-Zélande % 1.1 2.2 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1
Norvège % 2.4 2.1 1.9 2.9 2.9 2.9 2.9 2.9 2.8 2.8 2.8
Suisse % 0.3 0.9 1.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.0 2.0
Turquie % 11.3 16.7 14.2 13.4 13.0 13.0 12.1 11.3 10.6 9.9 9.2
Royaume-Uni % 1.9 2.2 2.2 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0
États-Unis % 1.6 2.1 2.4 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0
Brésil % 5.1 4.9 4.7 4.6 4.6 4.6 4.6 4.6 4.6 4.6 4.6
Chine % 1.9 2.4 2.6 2.8 2.9 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0
Égypte % 18.2 14.0 10.9 7.8 7.2 7.0 7.0 7.0 7.0 7.0 7.0
Inde % 4.3 4.9 4.6 4.3 4.1 4.0 4.0 4.0 4.0 4.0 4.0
Indonésie % 3.6 3.8 3.8 3.4 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0
Iran % 16.1 34.1 24.2 17.5 13.5 12.0 12.0 12.0 12.0 12.0 12.0
Malaisie % 2.3 2.3 2.6 2.5 2.4 2.3 2.3 2.3 2.3 2.3 2.3
Pakistan % 3.6 7.5 6.5 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0
Russie % 4.5 5.1 4.8 4.8 4.8 4.6 4.6 4.6 4.6 4.6 4.6
Arabie saoudite % 1.3 2.0 2.3 2.2 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1
Afrique du Sud % 5.5 5.3 5.4 5.5 5.5 5.5 5.5 5.5 5.5 5.5 5.5
Ukraine % 13.1 7.3 6.0 5.8 5.3 5.2 5.2 5.2 5.2 5.2 5.2
OCDE2,3 % 1.9 3.0 3.1 3.1 3.2 3.3 3.3 3.2 3.2 3.2 3.2

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 275


ANNEXE C

Tableau C.10. Hypothèses économiques (suite)


Année civile
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
DÉFLATEUR PIB1
Australie % 2.1 1.1 1.4 2.7 2.7 2.7 2.7 2.7 2.7 2.7 2.7
Canada % 1.6 2.0 2.1 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2
Chili % 3.5 2.1 3.2 3.1 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0
Union européenne % 0.0 1.7 1.8 1.6 1.8 1.8 1.7 1.7 1.7 1.7 1.7
Japon % 0.0 0.3 1.6 2.1 2.1 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0
Corée % 1.6 2.0 2.1 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0
Mexique % 5.7 5.6 4.6 3.2 3.2 3.2 3.2 3.2 3.2 3.2 3.2
Nouvelle-Zélande % 2.1 2.0 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1
Norvège % 2.9 3.3 2.2 2.9 2.9 2.9 2.9 2.9 2.8 2.8 2.8
Suisse % -0.1 1.2 1.2 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.1 2.0 2.0
Turquie % 10.9 15.3 12.0 12.1 12.5 12.8 12.0 11.1 10.4 9.7 9.0
Royaume-Uni % 2.0 1.7 1.8 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0
États-Unis % 1.7 2.2 2.5 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0
Brésil % 5.0 4.4 4.5 4.6 4.6 4.6 4.6 4.6 4.6 4.6 4.6
Chine % 2.7 3.0 3.0 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5
Égypte % 16.9 13.8 10.7 7.7 7.2 7.0 7.0 7.0 7.0 7.0 7.0
Inde % 3.7 4.3 4.1 3.8 3.6 3.6 3.6 3.6 3.6 3.6 3.6
Indonésie % 3.4 3.6 3.8 3.4 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0
Iran % 1.7 2.2 2.5 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0
Malaisie % 2.1 2.6 3.0 2.8 2.7 2.4 2.4 2.4 2.4 2.4 2.4
Pakistan % 2.5 6.8 5.3 4.7 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0
Russie % 6.0 5.3 3.4 3.9 3.9 4.0 4.0 4.0 4.0 4.0 4.0
Arabie saoudite % 4.7 0.9 0.6 0.3 0.8 1.1 1.1 1.1 1.1 1.1 1.1
Afrique du Sud % 5.7 5.3 5.4 5.5 5.5 5.5 5.5 5.5 5.5 5.5 5.5
Ukraine % 16.6 8.4 8.1 8.0 7.3 6.8 6.8 6.8 6.8 6.8 6.8
OCDE3 % 1.8 2.9 2.9 2.9 3.0 3.1 3.1 3.1 3.1 3.1 3.1
PRIX MONDIAUX DES INTRANTS
Pétrole brut (Brent)4 USD/baril 56.7 58.1 59.5 60.7 62.0 63.2 64.5 65.8 67.2 68.5 69.9
Engrais5 USD/t 247.8 249.2 251.2 254.4 257.2 260.1 262.6 266.2 270.2 274.5 278.8
TAUX DE CHANGE
Australie AUD/USD 1.33 1.41 1.41 1.45 1.49 1.53 1.56 1.60 1.63 1.66 1.69
Canada CAD/USD 1.31 1.31 1.31 1.33 1.35 1.36 1.37 1.38 1.39 1.40 1.41
Chili CLP/USD 652.29 653.60 658.46 663.23 667.98 672.89 677.83 682.82 687.84 692.89 697.99
Union européenne EUR/USD 0.88 0.88 0.88 0.89 0.90 0.90 0.91 0.91 0.92 0.92 0.93
Japon JPY/USD 110.48 112.80 112.80 113.60 114.31 114.94 115.50 116.01 116.46 116.86 117.23
Corée KRW/USD 1 131.32 1 140.60 1 140.60 1 144.61 1 149.28 1 154.60 1 160.54 1 167.06 1 174.11 1 181.66 1 189.67
Mexique MXN/USD 18.88 19.95 19.95 20.01 20.08 20.17 20.26 20.36 20.47 20.59 20.72
Nouvelle-Zélande NZD/USD 1.43 1.52 1.52 1.56 1.60 1.63 1.65 1.68 1.70 1.72 1.74
Brésil BRL/USD 3.44 3.70 3.70 3.89 4.08 4.27 4.45 4.63 4.82 5.00 5.18
Chine CNY/USD 6.68 6.97 6.97 7.02 7.08 7.14 7.20 7.26 7.31 7.37 7.43
Égypte EGP/USD 13.53 17.86 18.39 19.84 21.29 22.12 22.99 23.88 24.81 25.78 26.78
Inde INR/USD 67.14 71.24 72.54 73.73 74.90 76.10 77.31 78.54 79.79 81.07 82.36
Indonésie '000 IDR/USD 13.80 15.09 14.96 15.19 15.38 15.56 15.75 15.94 16.13 16.33 16.52
Malaisie MYR/USD 4.19 4.10 4.11 4.12 4.12 4.12 4.12 4.12 4.12 4.12 4.12
Pakistan PKR/USD 103.10 108.22 111.21 114.16 117.53 120.90 124.38 127.95 131.62 135.40 139.28
Russie RUB/USD 62.65 65.59 65.59 65.51 65.57 65.76 66.06 66.46 66.95 67.53 68.19
Arabie saoudite SAR/USD 3.75 3.75 3.75 3.75 3.75 3.75 3.75 3.75 3.75 3.75 3.75
Afrique du Sud ZAR/USD 13.69 13.60 13.94 14.38 14.80 15.26 15.74 16.24 16.75 17.28 17.82
Ukraine UAH/USD 26.41 28.66 29.92 31.17 32.22 33.23 34.27 35.34 36.45 37.59 38.76
Royaume-Uni GBP/USD 0.76 0.79 0.79 0.80 0.81 0.82 0.83 0.83 0.84 0.85 0.85

276 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.10. Hypothèses économiques (suite)


Année civile
2018est 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
POPULATION1
Australie % 1.3 1.3 1.2 1.2 1.2 1.1 1.1 1.1 1.0 1.0 1.0
Canada % 0.9 0.9 0.9 0.9 0.8 0.8 0.8 0.8 0.8 0.7 0.7
Chili % 0.8 0.8 0.7 0.7 0.7 0.7 0.6 0.6 0.6 0.6 0.6
Union européenne % 0.2 0.2 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1
Japon % -0.2 -0.3 -0.3 -0.3 -0.3 -0.3 -0.4 -0.4 -0.4 -0.4 -0.4
Corée % 0.4 0.3 0.3 0.3 0.3 0.3 0.3 0.2 0.2 0.2 0.2
Mexique % 1.2 1.2 1.2 1.1 1.1 1.1 1.0 1.0 1.0 0.9 0.9
Nouvelle-Zélande % 0.9 0.9 0.9 0.9 0.8 0.8 0.8 0.8 0.7 0.7 0.7
Norvège % 0.9 0.9 0.9 0.9 0.9 0.9 0.9 0.9 0.9 0.9 0.9
Suisse % 0.8 0.8 0.7 0.7 0.7 0.6 0.6 0.6 0.6 0.6 0.6
Turquie % 1.5 1.3 1.1 0.8 0.6 0.5 0.4 0.4 0.5 0.5 0.5
Royaume-Uni % 0.6 0.6 0.6 0.5 0.5 0.5 0.5 0.5 0.5 0.4 0.4
États-Unis % 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7
Argentine % 0.9 0.9 0.9 0.9 0.9 0.9 0.8 0.8 0.8 0.8 0.8
Brésil % 0.8 0.7 0.7 0.7 0.6 0.6 0.6 0.5 0.5 0.5 0.5
Chine % 0.4 0.4 0.3 0.3 0.2 0.2 0.2 0.1 0.1 0.1 0.0
Égypte % 1.9 1.8 1.8 1.7 1.6 1.6 1.6 1.5 1.5 1.5 1.4
Inde % 1.1 1.1 1.1 1.0 1.0 1.0 0.9 0.9 0.9 0.9 0.8
Indonésie % 1.1 1.0 1.0 1.0 0.9 0.9 0.9 0.8 0.8 0.8 0.7
Iran % 1.0 1.0 0.9 0.9 0.8 0.7 0.7 0.6 0.6 0.5 0.5
Malaisie % 1.3 1.3 1.3 1.3 1.3 1.2 1.2 1.2 1.1 1.1 1.0
Pakistan % 1.9 1.9 1.8 1.8 1.8 1.7 1.7 1.6 1.6 1.5 1.5
Russie % 0.0 0.0 -0.1 -0.1 -0.1 -0.2 -0.2 -0.2 -0.2 -0.3 -0.3
Arabie saoudite % 1.9 1.7 1.7 1.6 1.5 1.4 1.4 1.3 1.3 1.2 1.1
Afrique du Sud % 1.2 1.2 1.1 1.1 1.1 1.0 1.0 0.9 0.9 0.9 0.8
Ukraine % -0.5 -0.5 -0.5 -0.5 -0.5 -0.5 -0.5 -0.5 -0.6 -0.6 -0.6
OCDE3 % 0.5 0.5 0.5 0.4 0.4 0.4 0.4 0.4 0.4 0.3 0.3
Monde % 1.1 1.1 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 0.9 0.9 0.9 0.9

Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
PIB REEL PAR HABITANT1
Australie % 1.3 1.6 1.3 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.1 2.1 2.1
Canada % 1.3 1.3 1.0 1.2 1.2 1.3 1.3 1.3 1.3 1.3 1.3
Chili % 1.4 2.6 2.4 2.3 2.3 2.3 2.4 2.4 2.4 2.4 2.5
Union européenne % 1.9 1.7 1.6 1.4 1.4 1.3 1.3 1.3 1.3 1.3 1.3
Japon % 1.4 1.2 1.0 1.3 1.4 1.5 1.6 1.6 1.7 1.7 1.8
Corée % 2.5 2.4 2.5 2.7 2.6 2.6 2.5 2.4 2.3 2.2 2.2
Mexique % 1.1 1.3 1.6 1.6 1.7 1.7 1.8 1.9 2.0 2.1 2.2
Nouvelle-Zélande % 2.3 1.9 1.7 1.8 1.8 1.8 1.8 1.8 1.8 1.8 1.8
Norvège % 0.6 1.0 1.4 1.5 1.3 1.2 1.2 1.1 1.1 1.1 1.0
Suisse % 1.2 0.8 0.9 1.5 1.5 1.5 1.5 1.5 1.4 1.4 1.4
Turquie % 3.1 -0.9 1.5 1.3 1.6 2.2 3.0 3.7 4.4 5.0 5.6
Royaume-Uni % 1.0 0.8 0.6 2.4 2.3 2.3 2.2 2.2 2.1 2.1 2.1
États-Unis % 1.5 2.0 1.4 1.8 1.8 1.7 1.7 1.7 1.7 1.7 1.7
Brésil % -1.2 1.4 1.7 1.8 1.8 1.9 2.0 2.0 2.1 2.2 2.2
Chine % 6.3 5.9 5.7 4.6 4.4 4.2 4.0 3.9 3.8 3.7 3.6
Égypte % 2.6 3.6 4.1 4.2 4.3 4.3 4.4 4.4 4.4 4.5 4.5
Inde % 5.8 6.3 6.6 6.6 6.7 6.7 6.7 6.8 6.8 6.8 6.9
Indonésie % 3.9 4.1 4.1 4.3 4.3 4.4 4.4 4.5 4.5 4.5 4.6
Iran % 2.0 -6.6 -2.3 -1.3 -0.5 -0.4 -0.4 -0.3 -0.3 -0.2 -0.2
Malaisie % 3.5 3.3 3.5 3.5 3.5 3.5 3.6 3.6 3.7 3.7 3.8
Pakistan % 3.2 2.1 1.6 1.6 1.2 1.3 1.3 1.4 1.4 1.4 1.5
Russie % 1.0 1.5 1.8 3.1 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0
Arabie saoudite % -1.0 0.7 0.2 0.5 0.7 0.8 0.9 1.0 1.0 1.1 1.1
Afrique du Sud % -0.4 0.2 0.6 0.7 0.8 0.8 0.8 0.9 0.9 0.9 1.0
Ukraine % 3.3 3.2 3.5 3.8 3.8 4.0 4.0 4.0 4.0 4.0 4.0
OCDE3 % 1.6 1.7 1.4 1.7 1.6 1.6 1.6 1.6 1.6 1.6 1.7

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 277


ANNEXE C

Note : Pour les pays de l'OCDE, ainsi que le Brésil, la Chine et la Russie, les données historiques du PIB réel, du déflateur des dépenses de la
consommation privée et du déflateur du PIB proviennent des Perspectives Économiques de l'OCDE No. 104, novembre 2018. Pour les autres
économies, les données macroéconomiques historiques proviennent du FMI, Perspectives Économiques mondiales, octobre 2018. Les
hypothèses correspondant à la période de projections se basent sur les dernières projections macroéconomiques du Département
Économique de l'OCDE, sur les projections du FMI et pour les données de population sur les World Population Prospects: the 2017 Revision
(medium variant), des Nations Unies. Les données de l'Union européenne sont un agrégat de la zone euro à l'exception de la population.
L'indice des prix utilisé est le déflateur des dépenses de la consommation privée. Moyenne 2016-18est et 2018est : Les données pour 2018
sont estimées.
1. Variation annuelle en pourcentage.
2. Moyenne pondérée des taux de croissance annuels du PIB réel et du déflateur de l'IPC dans les pays de l'OCDE basée sur des poids utilisant
les parités de pouvoir d'achat (PPA).
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. La mise à jour de court terme du prix du pétrole brut provient des Perspectives Économiques de l'OCDE No. 104, novembre 2018. Pour l’année
2018, c'est la moyenne annuelle des prix spot mensuels qui est utilisée, et pour 2019 le prix spot quotidien moyen de décembre 2018. Les
projections sont basées sur un taux de croissance constant en terme réel.
5. Banque mondiale. Les données pour 2018 sont estimées, les projections proviennent des Secrétariats de l'OCDE et de la FAO
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

278 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.11. Prix mondiaux


Prix nominal
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
CÉRÉALES
Blé1 USD/t 221.1 225.9 217.1 216.0 217.4 221.0 224.9 227.9 231.4 234.7 237.5
Maïs2 USD/t 158.5 160.6 164.5 165.8 169.0 171.9 175.3 178.3 181.6 184.2 186.0
Autres céréales secondaires3 USD/t 189.9 189.2 188.3 190.3 192.5 197.6 201.3 205.6 210.1 213.7 216.1
Riz4 USD/t 422.7 436.4 431.5 433.7 434.8 441.3 448.5 454.5 460.5 465.7 470.3
Drêches sèches de distillerie5 USD/t 126.5 134.5 138.0 139.2 141.9 144.2 147.2 150.0 153.2 155.8 157.6
OLÉAGINEUX
Soja6 USD/t 393.8 373.5 395.9 403.0 415.4 421.2 431.0 440.3 450.3 459.5 465.8
Autres oléagineux7 USD/t 428.0 426.3 431.5 441.5 453.3 458.2 466.0 475.5 484.3 494.5 497.1
Tourteaux protéiques8 USD/t 332.5 325.2 335.7 339.6 348.3 353.4 360.8 367.9 376.1 382.7 387.2
Huiles végétales9 USD/t 731.6 685.2 715.4 744.8 776.0 794.6 810.3 827.8 846.9 868.9 886.5
EDULCORANTS
Sucre brut10 USD/t 314.9 303.0 315.4 331.9 339.4 341.1 341.4 339.0 341.1 346.0 350.0
Sucre raffiné11 USD/t 392.6 376.1 391.3 410.2 419.1 422.7 423.8 422.9 427.2 433.0 438.4
Isoglucose12 USD/t é.s 908.9 691.7 693.7 704.0 709.9 715.1 720.2 723.9 731.8 740.3 746.0
Mélasse13 USD/t 139.9 145.7 158.6 163.3 162.0 160.1 157.9 157.8 159.7 161.5 162.3
VIANDE
Viande bovine
Prix, UE14 USD/t pcp 4 290.1 4 357.8 4 183.7 4 123.4 4 043.6 3 931.4 3 907.8 3 934.2 3 938.3 3 948.1 3 914.5
Prix, États-Unis15 USD/t pcp 4 258.6 4 119.2 3 947.8 3 979.9 4 001.8 3 928.2 3 913.9 3 981.0 4 017.6 4 061.9 4 103.8
Prix, Brésil16 USD/t pcp 3 959.3 4 006.5 3 872.4 3 899.8 3 871.0 3 841.0 3 875.6 3 934.1 3 982.2 4 036.2 4 093.6
Viande porcine
Prix, UE17 USD/t pcp 1 709.0 1 882.7 1 731.4 1 878.1 1 982.7 2 001.9 2 015.7 2 020.5 1 992.4 1 978.5 1 972.1
Prix, États-Unis18 USD/t pcp 1 454.4 1 440.5 1 382.4 1 535.8 1 631.2 1 646.5 1 654.4 1 655.7 1 631.3 1 618.6 1 613.2
Prix, Brésil19 USD/t pcp 2 196.7 2 194.8 2 126.5 2 339.4 2 458.2 2 485.6 2 510.2 2 520.3 2 496.9 2 486.3 2 488.2
Viande de volaille
Prix, UE20 USD/t pac 2 091.7 2 094.5 2 138.5 2 166.6 2 116.3 2 076.6 2 074.5 2 073.3 2 063.7 2 050.9 2 042.5
Prix, États-Unis21 USD/t pac 1 136.9 1 078.8 1 097.6 1 144.0 1 166.1 1 167.8 1 176.9 1 186.6 1 195.5 1 204.9 1 214.6
Prix, Brésil22 USD/t pac 1 579.0 1 549.7 1 585.5 1 654.8 1 689.4 1 698.3 1 715.7 1 733.8 1 751.4 1 769.5 1 787.9
Viande ovine
Prix, Nouvelle-Zélande23 USD/t pcp 4 148.5 5 171.6 4 866.0 4 414.0 4 332.4 4 281.7 4 263.9 4 257.5 4 263.9 4 268.3 4 298.0
PECHE ET AQUACULTURE
Produits échangés24 USD/t 2 977.5 3 059.1 3 145.1 3 382.7 3 393.6 3 437.4 3 542.6 3 580.5 3 635.8 3 588.0 3 626.2
Aquaculture25 USD/t 2 952.2 2 936.7 3 050.7 3 315.1 3 325.7 3 368.7 3 507.1 3 580.5 3 635.8 3 588.0 3 626.2
Pêche26 USD/t 1 683.4 1 719.0 1 760.2 1 864.7 1 873.2 1 891.3 1 935.7 1 952.8 1 979.6 1 959.9 1 976.5
Alimentation animale27 USD/t 1 463.3 1 490.2 1 532.0 1 618.7 1 572.7 1 608.4 1 645.0 1 684.0 1 818.9 1 753.7 1 765.8
Huile28 USD/t 1 601.0 1 633.4 1 688.1 1 803.0 1 787.7 1 837.4 1 880.9 1 925.5 2 053.9 2 009.2 2 048.1
PRODUITS LAITIERS
Beurre29 USD/t 4 504.2 4 066.1 4 112.6 4 199.1 4 270.7 4 334.2 4 400.3 4 484.1 4 554.3 4 636.5 4 704.0
Fromage30 USD/t 3 530.0 3 515.7 3 548.6 3 615.2 3 676.0 3 734.9 3 796.2 3 866.4 3 931.3 4 002.7 4 071.0
Lait écrémé en poudre31 USD/t 2 010.7 2 066.2 2 134.0 2 185.2 2 256.8 2 322.7 2 389.6 2 455.3 2 524.6 2 592.7 2 663.5
Lait entier en poudre32 USD/t 2 841.3 2 925.8 2 987.0 3 065.1 3 126.4 3 197.7 3 267.3 3 344.1 3 420.2 3 501.0 3 580.2
Poudre de lactosérum33 USD/t 902.7 955.2 1 007.4 1 029.4 1 052.2 1 088.7 1 121.2 1 152.8 1 188.4 1 221.4 1 252.3
Caséine34 USD/t 5 958.4 5 936.1 6 075.2 6 230.2 6 389.5 6 562.6 6 729.2 6 912.6 7 095.1 7 283.7 7 471.6
BIOCARBURANTS
Éthanol35 USD/hl 42.6 40.9 44.5 47.1 48.7 49.4 50.7 50.7 51.3 52.0 52.6
Biodiesel36 USD/hl 88.4 87.3 88.4 90.4 91.3 91.2 92.7 92.6 93.2 94.1 94.7
COTON
Coton37 USD/t 1 908.9 1 745.4 1 627.4 1 597.2 1 631.3 1 666.5 1 696.5 1 707.1 1 713.8 1 722.2 1 734.7
RACINES ET TUBERCULES
Racines et tubercules38 USD/t 397.3 483.4 502.7 506.3 520.2 525.6 538.3 546.0 557.4 565.0 572.3
Déflateur PIB USA (2018=1) Indice 0.979 1.022 1.047 1.068 1.090 1.112 1.135 1.158 1.181 1.206 1.230

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 279


ANNEXE C

Tableau C.11. Prix mondiaux (suite)


Prix réel
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
CÉRÉALES
Blé1 USD/t 225.5 221.0 207.4 202.2 199.5 198.7 198.2 196.9 195.9 194.7 193.1
Maïs2 USD/t 161.8 157.2 157.2 155.3 155.1 154.5 154.5 154.0 153.7 152.8 151.2
Autres céréales secondaires3 USD/t 193.6 185.2 179.8 178.2 176.6 177.7 177.4 177.6 177.8 177.2 175.7
Riz4 USD/t 431.5 427.1 412.2 406.0 398.9 396.8 395.3 392.5 389.8 386.3 382.3
Drêches sèches de distillerie5 USD/t 129.1 131.6 131.8 130.3 130.2 129.7 129.7 129.5 129.6 129.2 128.1
OLÉAGINEUX
Soja6 USD/t 402.4 365.5 378.1 377.3 381.1 378.8 379.8 380.3 381.1 381.2 378.7
Autres oléagineux7 USD/t 437.2 417.1 412.1 413.3 415.9 412.0 410.6 410.7 409.9 410.2 404.1
Tourteaux protéiques8 USD/t 339.5 318.2 320.7 317.9 319.6 317.8 317.9 317.7 318.3 317.5 314.8
Huiles végétales9 USD/t 748.3 670.5 683.3 697.2 712.0 714.5 714.1 714.9 716.8 720.8 720.6
EDULCORANTS
Sucre brut10 USD/t 322.4 296.5 301.2 310.7 311.4 306.7 300.8 292.8 288.7 287.0 284.6
Sucre raffiné11 USD/t 401.8 368.1 373.7 384.0 384.5 380.1 373.4 365.2 361.6 359.1 356.4
Isoglucose12 USD/t é.s 929.6 676.9 662.6 659.1 651.3 643.0 634.7 625.2 619.4 614.1 606.4
Mélasse13 USD/t 142.9 142.5 151.5 152.9 148.6 143.9 139.2 136.3 135.2 134.0 131.9
VIANDE
Viande bovine
Prix, UE14 USD/t pcp 3 813.0 3 713.5 3 479.7 3 361.4 3 230.7 3 078.4 2 998.8 2 958.7 2 902.7 2 851.8 2 771.0
Prix, États-Unis15 USD/t pcp 4 351.0 4 031.1 3 770.8 3 725.9 3 671.7 3 532.3 3 449.2 3 438.3 3 400.6 3 369.3 3 336.0
Prix, Brésil16 USD/t pcp 4 043.2 3 920.8 3 698.8 3 650.9 3 551.7 3 453.9 3 415.4 3 397.7 3 370.6 3 348.0 3 327.8
Viande porcine
Prix, UE17 USD/t pcp 1 520.0 1 604.3 1 440.0 1 531.0 1 584.1 1 567.5 1 546.9 1 519.5 1 468.5 1 429.1 1 396.0
Prix, États-Unis18 USD/t pcp 1 485.7 1 409.7 1 320.4 1 437.8 1 496.6 1 480.6 1 458.0 1 430.0 1 380.8 1 342.6 1 311.4
Prix, Brésil19 USD/t pcp 2 245.2 2 147.8 2 031.2 2 190.1 2 255.4 2 235.1 2 212.2 2 176.7 2 113.4 2 062.4 2 022.7
Viande de volaille
Prix, UE20 USD/t pac 1 858.7 1 784.8 1 778.7 1 766.2 1 690.9 1 626.0 1 591.9 1 559.2 1 521.0 1 481.4 1 445.8
Prix, États-Unis21 USD/t pac 1 011.7 919.3 912.9 932.6 931.7 914.4 903.1 892.4 881.1 870.3 859.8
Prix, Brésil22 USD/t pac 1 612.8 1 516.5 1 514.5 1 549.2 1 550.0 1 527.1 1 512.0 1 497.4 1 482.4 1 467.8 1 453.4
Viande ovine
Prix, Nouvelle-Zélande23 USD/t pcp 4 228.1 5 060.9 4 647.9 4 132.3 3 975.1 3 850.2 3 757.6 3 677.1 3 609.1 3 540.5 3 494.0
PECHE ET AQUACULTURE
Produits échangés24 USD/t 3 039.2 2 993.6 3 004.1 3 166.8 3 113.7 3 091.0 3 121.9 3 092.4 3 077.4 2 976.2 2 947.8
Aquaculture25 USD/t 3 015.1 2 873.9 2 913.9 3 103.5 3 051.4 3 029.2 3 090.7 3 092.4 3 077.4 2 976.2 2 947.8
Pêche26 USD/t 1 719.0 1 682.2 1 681.3 1 745.7 1 718.7 1 700.7 1 705.9 1 686.6 1 675.6 1 625.7 1 606.8
Alimentation animale27 USD/t 1 494.5 1 458.3 1 463.3 1 515.4 1 443.0 1 446.3 1 449.7 1 454.4 1 539.5 1 454.7 1 435.5
Huile28 USD/t 1 635.7 1 598.4 1 612.4 1 687.9 1 640.3 1 652.2 1 657.6 1 663.0 1 738.4 1 666.6 1 665.0
PRODUITS LAITIERS
Beurre29 USD/t 4 589.7 3 979.1 3 928.2 3 931.1 3 918.5 3 897.4 3 877.8 3 872.7 3 854.8 3 846.0 3 824.0
Fromage30 USD/t 3 601.9 3 440.5 3 389.6 3 384.5 3 372.8 3 358.5 3 345.4 3 339.3 3 327.5 3 320.3 3 309.4
Lait écrémé en poudre31 USD/t 2 053.9 2 022.0 2 038.3 2 045.7 2 070.7 2 088.6 2 105.8 2 120.5 2 136.9 2 150.6 2 165.2
Lait entier en poudre32 USD/t 2 898.3 2 863.2 2 853.1 2 869.4 2 868.5 2 875.4 2 879.4 2 888.1 2 894.9 2 904.1 2 910.4
Poudre de lactosérum33 USD/t 801.9 813.9 837.9 839.2 840.6 852.5 860.4 867.0 875.9 882.2 886.5
Caséine34 USD/t 6 085.4 5 809.1 5 802.9 5 832.6 5 862.5 5 901.2 5 930.2 5 970.2 6 005.4 6 041.9 6 073.8
BIOCARBURANTS
Éthanol35 USD/hl 43.6 40.1 42.5 44.1 44.6 44.4 44.6 43.8 43.4 43.1 42.8
Biodiesel36 USD/hl 90.2 85.4 84.5 84.6 83.8 82.0 81.7 80.0 78.9 78.1 77.0
COTON
Coton37 USD/t 1 948.9 1 708.1 1 554.4 1 495.3 1 496.8 1 498.5 1 495.0 1 474.4 1 450.6 1 428.5 1 410.2
RACINES ET TUBERCULES
Racines et tubercules38 USD/t 404.8 473.1 480.2 474.0 477.3 472.7 474.4 471.6 471.8 468.6 465.3

280 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Note : Ce tableau est une compilation de l'information sur les prix présentés dans les tableaux détaillés par produits de cette annexe. Les prix
pour les produits végétaux sont en année commerciale et ceux pour les viandes, le poisson et les produits laitiers sont en année calendaire.
Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées. Les prix réels sont déflatés
en utilisant le PIB des Etats-Unis en base année 2018=1.
1. Prix FAB du blé rouge d'hiver de catégorie No.2, protéine ordinaire, ports des États-Unis (juin/mai).
2. Prix à l'exportation FAB du maïs jaune de catégorie No.2, aux ports des États-Unis (septembre/août).
3. Prix à l'exportation FAB de l'orge fourragère, Rouen (juillet/juin).
4. Usiné 100%, classe b, estimation de prix nominal, FAB Bangkok (janvier/décembre).
5. Prix de gros, Illinois central (septembre/aôut).
6. Soja, U.S., CAF Rotterdam (octobre/septembre).
7. Colza, Europe, CAF Hambourg (octobre/septembre).
8. Prix moyen pondéré des tourteaux, port Européen (octobre/septembre).
9. Prix moyen pondéré des huiles oléagineuses et de l'huile de palme, port Européen (octobre/septembre).
10. Prix mondial du sucre brut, ICE contrat No11 le plus proche (octobre/septembre).
11. Prix du sucre raffiné, Euronext, Liffe, Contrat No. 407, Londres, Europe (octobre/septembre).
12. Prix de gros des Etats-Unis, référence HFCS-55, poids sec (octobre/septembre).
13. Prix unitaire à l'importation, Europe (octobre/septembre).
14. Prix moyen à la production de la viande de boeuf, Union européenne.
15. Bouvillons, 1100-1300 livres pv, Nebraska - le facteur de conversion pv vers pcp est 0.63.
16. Brésil : boeuf congelé, valeur unitaire à l'exportation, poids produit.
17. Prix moyen à la production de la viande porcine, Union européenne.
18. Gorets châtrés et cochettes, Iowa, So. Minn. No 1-3, 230-250 livres pv - le facteur de conversion pv vers pcp est 0.74.
19. Brésil : viande porcine congelée, valeur unitaire à l'exportation, poids produit.
20. Prix moyen à la production, Union européenne.
21. Moyenne pondérée des prix de gros des poulets de chair, 12 villes.
22. Brésil : valeur unitaire à l'exportation pour le poulet (FAB), poids produit.
23. Prix pour l'agneau, poids carcasse, moyenne toutes catégories.
24. Valeur unitaire mondiale des échanges (somme des exportations et importations).
25. Valeur unitaire mondiale de la production issue de l'aquaculture (base poids vivant).
26. La valeur de la production de poissons pêchés à l'exclusion de la transformation industrielle est estimée par la FAO.
27. Farine de poisson, 64-65% de protéine, Hambourg, Allemagne.
28. Huile de poisson, sans origine, N.O. Europe.
29. Prix à l'exportation FAB, beurre à 82% m.g., Océanie.
30. Prix à l'exportation FAB, fromage cheddar, 39% d'humidité, Océanie.
31. Prix à l'exportation FAB, lait écrémé en poudre, 1.25% de matière grasse, Océanie.
32. Prix à l'exportation FAB, lait entier en poudre 26% de matière grasse, Océanie.
33. Prix à l'exportation FAB, lactosérum doux non hygroscopique, Europe occidentale.
34. Prix à l'exportation, Nouvelle Zélande.
35. Prix de gros, États-Unis, Omaha.
36. Prix à la production en Allemagne net de droits de douanes sur le biodiesel et de la taxe sur l'énergie.
37. Indice Cotlook A, Middling 1 1/8", coût et fret hors assurance, ports d'extrême Orient (août/juillet).
38. Thaïlande, Bangkok, Manioc (farine), prix de gros.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 281


ANNEXE C

Tableau C.12.1. Projections des échanges mondiaux, importations

Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
Blé
Échanges mondiaux kt 174 948 181 381 185 151 187 266 189 867 191 928 193 893 196 743 199 157 201 686 203 974
OCDE1 kt 37 226 36 583 36 808 36 695 36 433 36 559 36 720 36 804 36 893 36 941 37 060
Pays en développement kt 144 164 150 121 153 941 156 413 159 127 161 135 163 036 165 828 168 182 170 679 172 912
Pays les Moins Avancés kt 17 328 19 235 19 816 20 075 20 477 20 964 21 469 22 002 22 498 22 995 23 492
Maïs
Échanges mondiaux kt 149 077 158 065 160 627 162 705 165 412 168 192 171 072 173 904 176 875 179 724 182 557
OCDE1 kt 66 613 70 437 71 744 71 616 72 000 72 663 72 883 73 459 74 026 74 584 75 091
Pays en développement kt 110 365 117 644 119 531 122 067 124 617 127 038 130 106 132 771 135 591 138 277 140 981
Pays les Moins Avancés kt 3 414 4 536 4 585 4 693 4 750 4 778 4 799 4 863 4 914 4 987 5 081
Autres céréales secondaires
Échanges mondiaux kt 39 336 38 867 39 548 40 045 40 753 41 170 42 038 42 580 43 209 43 837 44 516
OCDE1 kt 7 336 6 881 6 862 6 821 6 750 6 778 6 865 6 828 6 815 6 773 6 749
Pays en développement kt 32 471 31 973 32 798 33 479 34 259 34 613 35 367 35 903 36 512 37 155 37 835
Pays les Moins Avancés kt 580 728 935 943 1 311 1 171 1 419 1 483 1 591 1 700 1 894
Riz
Échanges mondiaux kt 47 801 49 915 51 364 52 245 53 096 54 062 55 123 56 172 57 277 58 405 59 580
OCDE1 kt 6 169 6 310 6 373 6 437 6 498 6 557 6 629 6 697 6 766 6 825 6 884
Pays en développement kt 41 670 43 515 44 941 45 765 46 567 47 479 48 483 49 480 50 530 51 611 52 742
Pays les Moins Avancés kt 10 877 11 244 11 622 12 122 12 607 13 115 13 641 14 192 14 771 15 391 16 039
Soja
Échanges mondiaux kt 150 824 152 601 154 445 156 365 158 120 160 221 162 124 164 104 166 113 168 179 170 225
OCDE kt 27 247 26 988 27 410 27 628 27 768 27 983 28 154 28 371 28 565 28 759 28 924
Pays en développement kt 129 146 131 504 133 113 134 969 136 694 138 742 140 561 142 418 144 310 146 247 148 194
Pays les Moins Avancés kt 1 498 1 827 1 900 1 954 1 998 2 039 2 073 2 107 2 141 2 176 2 212
Autres oléagineux
Échanges mondiaux kt 20 507 21 021 21 391 21 782 21 994 22 228 22 472 22 685 22 933 23 204 23 589
OCDE kt 10 653 10 683 10 788 10 938 10 922 10 878 10 817 10 772 10 755 10 766 10 822
Pays en développement kt 11 868 12 522 12 819 13 095 13 370 13 699 14 058 14 365 14 679 14 986 15 368
Pays les Moins Avancés kt 178 193 213 228 246 265 287 306 326 346 370
Tourteaux protéiques
Échanges mondiaux kt 90 567 95 882 97 036 97 835 98 847 100 188 101 563 102 960 104 422 105 887 107 472
OCDE kt 48 648 50 431 50 916 50 843 50 827 51 099 51 373 51 628 51 896 52 125 52 414
Pays en développement kt 48 393 52 160 53 211 54 243 55 434 56 704 58 030 59 415 60 852 62 333 63 878
Pays les Moins Avancés kt 937 984 989 1 010 1 051 1 099 1 154 1 210 1 270 1 330 1 393
Huiles végétales
Échanges mondiaux kt 80 243 84 558 85 812 87 042 88 173 89 229 90 369 91 560 92 815 94 084 95 417
OCDE kt 21 252 22 267 22 298 22 342 22 338 22 109 21 873 21 631 21 427 21 204 20 912
Pays en développement kt 60 244 63 471 64 714 65 894 67 018 68 281 69 641 71 063 72 507 73 987 75 603
Pays les Moins Avancés kt 7 417 7 757 7 952 8 154 8 368 8 612 8 877 9 145 9 421 9 699 9 996
Sucre
Échanges mondiaux kt 56 381 53 468 53 882 55 345 56 618 57 789 58 807 59 894 60 888 61 999 63 245
OCDE kt 11 263 11 541 11 345 11 402 11 355 11 358 11 236 11 137 11 109 11 035 10 937
Pays en développement kt 44 501 41 705 42 390 43 735 45 047 46 259 47 440 48 693 49 772 50 988 52 361
Pays les Moins Avancés kt 8 944 7 782 7 879 8 266 8 725 9 165 9 614 10 108 10 540 11 007 11 528
Viande bovine2,3
Échanges mondiaux kt 9 971 10 541 10 679 10 872 11 064 11 257 11 425 11 589 11 779 11 974 12 161
OCDE kt 4 204 4 326 4 348 4 421 4 463 4 492 4 527 4 551 4 588 4 627 4 665
Pays en développement kt 5 952 6 528 6 689 6 818 6 973 7 146 7 290 7 438 7 601 7 768 7 930
Pays les Moins Avancés kt 165 173 198 214 234 256 273 294 321 349 377
Viande porcine2,3
Échanges mondiaux kt 8 806 9 310 9 322 9 251 9 318 9 383 9 450 9 536 9 622 9 709 9 798
OCDE kt 4 990 5 129 5 166 5 195 5 276 5 300 5 321 5 368 5 397 5 422 5 458
Pays en développement kt 4 943 5 431 5 306 5 177 5 193 5 242 5 301 5 360 5 432 5 512 5 584
Pays les Moins Avancés kt 147 147 174 201 215 233 251 269 289 311 333
Viande de volaille
Échanges mondiaux kt 13 121 13 423 13 709 13 976 14 232 14 527 14 826 15 130 15 426 15 733 16 045
OCDE kt 3 900 4 020 4 057 4 096 4 127 4 150 4 166 4 177 4 185 4 192 4 198
Pays en développement kt 8 898 9 047 9 327 9 559 9 804 10 077 10 352 10 635 10 914 11 200 11 493
Pays les Moins Avancés kt 860 873 940 993 1 051 1 117 1 182 1 250 1 321 1 393 1 467
Viande ovine2,3
Échanges mondiaux kt 1 130 1 164 1 172 1 189 1 204 1 216 1 225 1 233 1 242 1 250 1 258
OCDE kt 493 467 467 467 473 476 478 479 481 481 483
Pays en développement kt 653 716 724 741 750 759 767 773 781 788 795
Pays les Moins Avancés kt 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 5

282 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.12.1. Projections des échanges mondiaux, importations (suite)

Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
Beurre
Échanges mondiaux kt 994 1 067 1 107 1 130 1 147 1 159 1 175 1 191 1 212 1 232 1 252
OCDE kt 312 332 358 369 376 375 377 381 382 387 389
Pays en développement kt 608 645 660 674 682 693 704 716 733 749 766
Pays les Moins Avancés kt 15 17 18 19 19 20 20 20 20 20 20
Fromage
Échanges mondiaux kt 3 016 3 093 3 170 3 240 3 298 3 353 3 410 3 468 3 525 3 579 3 631
OCDE kt 1 620 1 667 1 685 1 712 1 743 1 766 1 786 1 807 1 828 1 844 1 859
Pays en développement kt 1 347 1 339 1 398 1 436 1 470 1 507 1 548 1 590 1 632 1 669 1 706
Pays les Moins Avancés kt 24 16 17 17 17 18 18 19 19 19 20
Lait entier en poudre
Échanges mondiaux kt 2 472 2 575 2 606 2 631 2 661 2 685 2 714 2 745 2 776 2 808 2 841
OCDE kt 137 125 125 125 126 127 128 129 129 130 130
Pays en développement kt 2 339 2 460 2 492 2 518 2 548 2 573 2 602 2 633 2 665 2 697 2 730
Pays les Moins Avancés kt 207 219 224 229 234 240 246 251 258 264 270
Lait écrémé en poudre
Échanges mondiaux kt 2 444 2 633 2 659 2 711 2 752 2 799 2 846 2 895 2 945 2 995 3 046
OCDE kt 558 594 591 599 603 610 616 624 631 639 647
Pays en développement kt 2 125 2 311 2 347 2 398 2 442 2 489 2 537 2 587 2 636 2 687 2 738
Pays les Moins Avancés kt 122 119 123 127 132 136 141 146 150 155 160
Poisson
Échanges mondiaux kt 41 524 41 646 41 954 42 501 43 404 43 606 44 191 44 361 44 827 45 321 45 759
OCDE kt 22 525 22 040 22 072 22 408 22 780 22 766 23 011 22 961 23 202 23 244 23 357
Pays en développement kt 19 556 19 893 20 233 20 535 21 121 21 310 21 677 21 904 22 219 22 690 22 975
Pays les Moins Avancés kt 1 308 1 431 1 486 1 520 1 608 1 680 1 751 1 817 1 897 2 001 2 098
Farine de poisson4
Échanges mondiaux kt 3 051 3 245 3 277 3 140 3 102 3 134 3 153 3 159 3 053 3 126 3 149
OCDE kt 1 033 1 066 1 072 981 977 949 934 930 852 902 891
Pays en développement kt 2 198 2 375 2 402 2 356 2 305 2 369 2 406 2 419 2 396 2 415 2 454
Pays les Moins Avancés kt 19 21 20 20 19 20 20 20 20 21 21
Huile de poisson4
Échanges mondiaux kt 801 845 857 849 842 864 866 877 877 882 907
OCDE kt 654 691 697 690 685 704 705 715 714 717 737
Pays en développement kt 258 272 284 279 272 277 277 276 273 276 286
Pays les Moins Avancés kt 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3
Éthanol
Échanges mondiaux kt 10 090 11 073 10 833 10 824 10 726 10 795 10 772 10 714 10 608 10 523 10 436
OCDE kt 5 711 5 937 5 953 6 017 6 009 6 052 6 072 6 008 5 948 5 903 5 859
Pays en développement kt 4 981 5 698 5 458 5 388 5 297 5 325 5 282 5 291 5 247 5 210 5 169
Pays les Moins Avancés kt 13 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3
Biodiesel
Échanges mondiaux kt 4 505 5 084 4 417 4 137 3 992 3 936 3 899 3 859 3 819 3 780 3 738
OCDE kt 4 214 4 841 4 174 3 894 3 748 3 691 3 654 3 614 3 574 3 535 3 493
Pays en développement kt 290 244 243 243 244 245 245 245 245 245 245
Pays les Moins Avancés kt 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Coton
Échanges mondiaux kt 8 946 9 894 10 156 10 330 10 526 10 705 10 836 11 018 11 207 11 398 11 590
OCDE kt 1 504 1 441 1 539 1 595 1 581 1 581 1 584 1 591 1 603 1 614 1 625
Pays en développement kt 8 599 9 566 9 821 9 997 10 195 10 378 10 509 10 691 10 879 11 069 11 261
Pays les Moins Avancés kt 1 678 1 923 2 000 2 070 2 138 2 208 2 282 2 366 2 455 2 546 2 639
Racines et tubercules
Échanges mondiaux kt 16 440 17 304 17 398 17 486 17 603 17 710 17 839 17 974 18 106 18 243 18 371
OCDE kt 2 875 2 992 3 020 3 007 3 034 3 020 3 037 3 035 3 049 3 048 3 057
Pays en développement kt 14 148 14 881 14 962 15 077 15 185 15 306 15 425 15 566 15 690 15 834 15 959
Pays les Moins Avancés kt 216 202 216 220 219 227 229 235 239 245 252
Note : La somme OCDE, pays en développement et pays les moins avancés ne correspond pas au total des échanges mondiaux en raison du
double comptage pour certains pays et des différences statistiques (par exemple les PMA sont déjà compris dans l'agrégat des pays en
développement). Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
2. Exclut le commerce d'animaux vivants.
3. Exclut le commerce d'animaux vivants.
4. Les données sont en poids de produit.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 283


ANNEXE C

Tableau C.12.2. Projections des échanges mondiaux, exportations

Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
Blé
OCDE1 kt 95 095 100 252 100 808 101 432 102 001 102 457 103 471 104 459 105 285 106 147 106 795
Pays en développement kt 23 641 23 318 23 586 23 799 23 979 24 237 24 706 25 071 25 474 25 888 26 377
Pays les Moins Avancés kt 121 110 108 106 105 103 101 99 97 95 94
Maïs
OCDE1 kt 67 230 67 606 68 104 68 381 69 057 69 650 70 080 70 603 71 156 71 644 72 143
Pays en développement kt 63 538 70 390 71 235 72 595 73 893 75 312 76 895 78 404 79 985 81 514 83 004
Pays les Moins Avancés kt 3 216 2 748 2 637 2 590 2 558 2 536 2 518 2 485 2 458 2 425 2 382
Autres céréales secondaires
OCDE1 kt 27 502 25 785 26 297 26 272 26 768 26 675 27 191 27 370 27 611 27 842 28 120
Pays en développement kt 4 564 4 540 4 306 4 317 4 264 4 315 4 373 4 406 4 471 4 558 4 650
Pays les Moins Avancés kt 857 476 236 210 161 175 157 157 156 156 154
Riz
OCDE1 kt 4 212 4 516 4 473 4 466 4 526 4 561 4 610 4 640 4 673 4 708 4 745
Pays en développement kt 42 990 45 285 46 755 47 639 48 424 49 343 50 347 51 355 52 415 53 494 54 620
Pays les Moins Avancés kt 4 704 4 806 5 384 5 463 5 636 5 844 6 066 6 308 6 571 6 850 7 162
Soja
OCDE kt 60 897 56 050 56 704 56 984 57 244 57 679 58 474 59 485 60 570 61 622 62 589
Pays en développement kt 86 446 92 902 93 917 95 388 96 719 98 215 99 150 99 955 100 728 101 589 102 512
Pays les Moins Avancés kt 64 76 76 76 74 73 72 71 69 68 66
Autres oléagineux
OCDE kt 15 324 14 606 14 900 15 224 15 380 15 591 15 799 15 919 16 080 16 219 16 499
Pays en développement kt 2 854 2 898 2 904 2 901 2 872 2 812 2 763 2 735 2 708 2 696 2 678
Pays les Moins Avancés kt 105 112 91 99 94 97 95 99 98 100 98
Tourteaux protéiques
OCDE kt 19 738 20 540 20 699 20 533 20 532 20 716 20 911 21 102 21 332 21 538 21 767
Pays en développement kt 65 405 67 858 68 674 69 450 70 235 71 189 72 165 73 176 74 191 75 237 76 360
Pays les Moins Avancés kt 359 407 396 400 399 403 403 406 405 408 410
Huiles végétales
OCDE kt 7 775 7 435 7 581 7 616 7 651 7 692 7 828 7 901 8 006 8 100 8 293
Pays en développement kt 65 521 67 913 68 827 69 811 70 690 71 475 72 254 73 158 74 074 75 010 75 905
Pays les Moins Avancés kt 453 468 457 448 438 427 415 404 392 382 371
Sucre
OCDE kt 8 792 8 974 8 651 8 779 9 062 9 405 9 727 9 977 10 235 10 455 10 624
Pays en développement kt 52 366 48 226 48 421 49 680 50 737 51 628 52 240 52 981 53 594 54 374 55 356
Pays les Moins Avancés kt 2 466 954 637 449 399 384 374 384 388 369 348
Viande bovine2
OCDE kt 4 831 5 041 5 083 5 115 5 165 5 227 5 259 5 287 5 335 5 381 5 429
Pays en développement kt 4 767 5 098 5 213 5 353 5 490 5 618 5 744 5 864 5 999 6 140 6 271
Pays les Moins Avancés kt 2 2 2 2 2 1 1 1 1 1 1
Viande porcine2
OCDE kt 7 681 8 291 8 178 8 025 8 062 8 113 8 163 8 231 8 300 8 369 8 438
Pays en développement kt 1 140 1 179 1 236 1 264 1 285 1 300 1 313 1 324 1 335 1 345 1 356
Pays les Moins Avancés kt 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
Viande de volaille
OCDE kt 6 811 7 061 7 270 7 323 7 394 7 547 7 663 7 770 7 890 8 008 8 121
Pays en développement kt 7 093 7 454 7 479 7 668 7 828 7 955 8 130 8 316 8 480 8 656 8 840
Pays les Moins Avancés kt 19 20 19 19 19 18 18 17 17 17 16
Viande ovine2
OCDE kt 1 092 1 056 1 076 1 101 1 115 1 126 1 132 1 139 1 147 1 156 1 164
Pays en développement kt 87 106 99 98 98 98 99 100 101 103 104
Pays les Moins Avancés kt 6 6 6 5 6 6 6 6 6 6 6
Beurre
OCDE kt 900 904 940 961 974 981 992 1 002 1 016 1 030 1 043
Pays en développement kt 79 68 69 68 67 66 66 66 67 67 67
Pays les Moins Avancés kt 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4
Fromage
OCDE kt 2 440 2 550 2 633 2 701 2 754 2 802 2 852 2 902 2 950 2 996 3 038
Pays en développement kt 447 356 358 370 375 380 385 389 396 403 410
Pays les Moins Avancés kt 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Lait entier en poudre
OCDE kt 1 858 1 976 2 001 2 018 2 041 2 053 2 068 2 083 2 099 2 117 2 136
Pays en développement kt 576 567 573 580 585 594 605 618 630 641 651
Pays les Moins Avancés kt 9 9 9 8 8 8 8 8 8 8 8
Lait écrémé en poudre
OCDE kt 2 170 2 354 2 376 2 428 2 465 2 508 2 553 2 600 2 646 2 694 2 742
Pays en développement kt 262 311 311 309 310 309 309 308 308 307 307
Pays les Moins Avancés kt 5 8 7 7 7 7 7 7 6 6 6

284 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.12.2. Projections des échanges mondiaux, exportations (suite)

Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
Poisson3
OCDE kt 12 793 12 914 13 044 13 038 13 116 13 243 13 344 13 458 13 373 13 567 13 668
Pays en développement kt 27 013 27 203 27 358 27 881 28 772 28 827 29 343 29 411 29 884 30 306 30 693
Pays les Moins Avancés kt 1 594 1 516 1 478 1 453 1 394 1 365 1 325 1 293 1 250 1 202 1 158
Farine de poisson4
OCDE kt 847 860 866 827 836 843 857 868 849 870 867
Pays en développement kt 2 042 2 230 2 289 2 162 2 148 2 178 2 210 2 226 2 129 2 206 2 210
Pays les Moins Avancés kt 156 150 155 160 163 165 167 168 171 173 174
Huile de poisson4
OCDE kt 449 461 465 459 462 470 463 474 476 480 488
Pays en développement kt 430 443 449 435 433 444 442 449 441 451 467
Pays les Moins Avancés kt 30 32 33 33 34 35 35 36 36 37 37
Éthanol
OCDE kt 6 793 7 105 6 662 6 554 6 316 6 327 6 173 6 126 5 998 5 920 5 812
Pays en développement kt 3 295 3 563 3 764 3 863 4 002 4 059 4 189 4 176 4 197 4 192 4 212
Pays les Moins Avancés kt 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Biodiesel
OCDE kt 1 681 2 106 1 882 1 872 1 852 1 811 1 763 1 710 1 660 1 611 1 559
Pays en développement kt 2 445 2 686 2 243 1 973 1 846 1 830 1 841 1 854 1 863 1 873 1 884
Pays les Moins Avancés kt 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Coton
OCDE kt 4 565 4 382 4 591 4 625 4 717 4 754 4 789 4 837 4 889 4 939 4 985
Pays en développement kt 3 707 4 868 4 947 5 105 5 220 5 370 5 475 5 620 5 770 5 926 6 085
Pays les Moins Avancés kt 1 056 1 237 1 265 1 300 1 339 1 380 1 422 1 465 1 507 1 550 1 595
Racines et tubercules
OCDE kt 1 718 1 749 1 733 1 780 1 763 1 812 1 812 1 850 1 858 1 893 1 909
Pays en développement kt 11 063 11 697 11 815 11 851 11 983 12 047 12 182 12 285 12 412 12 521 12 636
Pays les Moins Avancés kt 130 154 141 141 141 136 135 132 131 128 125
Note : Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
2. Exclut le commerce d'animaux vivants.
3. Les données sont en équivalent poids vif et correspondent au commerce de produits alimentaires, i.e. pour la consommation humaine.
4. Les données sont en poids de produit.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 285


ANNEXE C

Tableau C.13.1. Projections du blé : Production et échanges


Année commerciale
PRODUCTION (kt) Croissance (%)4 IMPORTATIONS (kt) Croissance (%)4 EXPORTATIONS (kt) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 752 209 838 032 1.49 1.01 174 948 203 974 3.56 1.27 176 580 203 974 3.59 1.27
AMÉRIQUE DU NORD 85 122 87 232 -0.24 0.13 3 859 3 641 2.85 -0.40 48 352 50 016 0.36 -0.01
Canada 31 298 32 805 2.61 0.21 94 93 1.36 0.02 21 572 23 618 3.07 0.37
États-Unis 53 824 54 427 -1.64 0.09 3 765 3 548 2.89 -0.41 26 781 26 398 -1.49 -0.32
AMÉRIQUE LATINE 31 124 37 152 2.12 1.36 24 141 26 107 2.83 0.76 15 048 18 333 5.11 1.56
Argentine 18 794 22 286 6.53 1.30 3 3 0.00 0.00 13 009 15 835 11.61 1.55
Brésil 5 540 6 697 -0.56 1.72 6 569 6 548 0.99 0.03 517 517 -10.67 0.00
Chili 1 421 1 679 0.08 1.21 1 350 971 8.04 -1.54 0 0 .. ..
Colombie 12 6 -15.97 2.09 1 962 2 391 4.28 1.42 7 6 17.09 -1.40
Mexique 3 436 4 221 -1.55 1.14 4 961 5 273 5.44 1.49 767 1 108 -3.58 2.60
Paraguay 857 1 020 -7.10 1.11 2 1 0.49 0.68 425 483 -10.68 1.13
Pérou 181 216 -2.73 1.49 2 032 2 550 3.42 1.46 9 9 1.56 -1.25
EUROPE 256 197 287 615 2.59 1.00 10 601 10 012 0.78 -0.43 80 218 98 878 9.24 1.88
Union européenne1 130 950 144 241 0.97 0.68 6 387 6 045 -0.55 -0.71 24 332 30 980 2.46 1.30
Royaume-Uni 15 068 16 718 1.10 0.50 1 596 1 537 3.40 1.07 1 639 1 215 -8.26 -1.12
Russie 76 437 85 028 5.74 1.35 311 351 35.99 1.04 35 578 41 449 18.79 2.00
Ukraine 25 603 32 057 4.31 1.76 49 55 2.00 0.31 16 959 22 868 15.48 2.55
AFRIQUE 26 430 29 434 1.63 0.90 46 955 62 526 2.54 2.11 1 004 791 -5.04 -1.64
Égypte 8 867 10 082 1.40 1.06 12 067 15 218 2.69 1.32 0 0 .. ..
Éthiopie 4 594 5 299 6.39 1.45 1 350 2 637 0.43 4.86 0 0 -75.14 ..
Nigéria 69 72 -5.92 0.12 4 567 5 920 1.95 2.44 600 466 3.39 -2.38
Afrique du Sud 1 761 2 077 -0.77 1.53 1 438 1 656 0.17 0.30 93 56 -13.63 6.03
ASIE 329 583 369 011 1.36 1.18 88 528 100 692 4.80 1.16 16 584 17 051 1.37 1.16
Chine2 133 012 141 030 1.84 0.81 3 813 3 675 12.72 1.29 127 205 -16.80 3.41
Inde 96 833 112 285 2.05 1.44 2 525 145 52.80 -5.96 516 633 18.68 1.06
Indonésie 0 0 .. .. 10 521 13 536 7.61 2.24 127 98 24.63 -2.19
Iran 12 333 15 360 2.01 1.39 584 656 -20.86 -6.78 187 30 11.15 -1.89
Japon 863 939 4.05 0.49 5 736 5 561 -0.04 -0.27 0 0 .. ..
Kazakhstan 14 929 16 124 0.42 1.00 67 60 188.85 -0.15 8 123 8 993 1.25 1.17
Corée 35 37 1.37 2.24 4 545 5 315 -0.72 1.62 50 54 0.00 0.67
Malaisie 0 0 .. .. 1 514 1 731 2.47 0.44 125 139 9.99 -0.44
Pakistan 25 932 29 879 1.11 1.45 7 6 -38.58 -1.40 815 625 5.74 8.47
Philippines 0 0 .. .. 5 790 7 382 8.22 1.91 44 33 496.82 -1.88
Arabie saoudite 10 16 -49.94 5.27 3 519 4 215 7.85 1.12 0 0 .. ..
Thaïlande 1 1 2.15 0.75 3 428 4 218 9.70 2.13 17 11 8.05 -2.09
Turquie 20 700 24 651 0.17 1.37 5 335 4 866 6.32 -1.43 4 575 4 516 5.37 1.46
Viet Nam 0 0 .. .. 5 157 6 446 12.58 2.57 51 40 202.19 -2.51
OCÉANIE 23 753 27 589 -2.31 1.42 865 996 4.76 1.15 15 373 18 905 -4.09 1.75
Australie 23 339 27 104 -2.33 1.40 26 20 8.94 0.00 15 373 18 905 -4.09 1.75
Nouvelle-Zélande 414 484 -1.13 2.53 521 574 8.11 1.04 0 0 -36.38 ..
PAYS DÉVELOPPÉS 394 277 434 820 1.41 0.86 30 784 31 062 1.40 -0.04 152 938 177 597 3.71 1.25
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 357 932 403 212 1.59 1.17 144 164 172 912 4.08 1.52 23 641 26 377 3.02 1.38
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 8 343 9 521 0.62 1.43 17 328 23 492 5.49 2.24 121 94 -4.37 -1.77
OCDE3 282 260 308 333 0.26 0.63 37 226 37 060 2.01 0.12 95 095 106 795 0.14 0.73
BRICS 313 583 347 116 2.64 1.16 14 655 12 375 5.32 0.35 36 831 42 861 14.53 1.97

.. Non disponible
Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni.
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

286 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.13.2. Projections du blé : Consommation, humaine


Année commerciale
CONSOMMATION (kt) Croissance (%)4 HUMAINE (kt) Croissance (%)4 HUMAINE (kg/cap) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 741 113 834 844 1.50 1.13 503 381 554 470 1.28 0.85 67.0 66.3 0.11 -0.11
AMÉRIQUE DU NORD 39 979 40 739 -0.11 0.27 28 900 30 310 0.46 0.36 80.0 77.7 -0.28 -0.35
Canada 9 479 9 224 2.00 0.10 2 745 2 798 -0.13 -0.06 75.0 69.8 -1.12 -0.85
États-Unis 30 500 31 514 -0.68 0.32 26 155 27 512 0.53 0.40 80.6 78.6 -0.19 -0.29
AMÉRIQUE LATINE 39 470 44 829 1.76 1.03 35 011 40 139 1.64 1.01 54.4 56.8 0.53 0.19
Argentine 5 838 6 457 1.47 0.95 5 205 5 848 1.17 1.04 117.6 120.3 0.14 0.20
Brésil 11 123 12 677 0.84 0.88 10 837 12 362 0.88 0.89 51.8 55.3 0.00 0.32
Chili 2 519 2 641 2.37 0.38 1 959 1 975 1.10 -0.03 108.5 101.6 0.23 -0.67
Colombie 1 873 2 374 3.97 1.58 1 709 2 170 3.42 1.55 34.8 41.2 2.45 0.93
Mexique 7 596 8 398 2.30 1.23 6 299 7 320 3.64 1.34 48.8 50.5 2.22 0.30
Paraguay 482 533 0.16 1.47 356 404 1.72 1.12 52.3 52.4 0.38 0.03
Pérou 2 219 2 751 3.13 1.53 2 085 2 580 3.40 1.51 64.8 71.4 2.07 0.46
EUROPE 188 856 198 750 0.19 0.68 80 995 80 683 0.28 -0.04 109.0 108.8 0.18 -0.01
Union européenne1 113 937 119 285 0.17 0.61 49 962 50 204 0.32 0.04 112.8 113.4 0.24 0.06
Royaume-Uni 15 682 17 059 1.83 0.66 6 907 7 203 1.47 0.49 104.4 102.9 0.82 0.00
Russie 41 232 43 958 0.55 1.02 14 670 14 133 0.22 -0.40 101.9 99.9 0.14 -0.21
Ukraine 9 471 9 239 -4.08 0.12 4 681 4 358 -1.48 -0.64 105.9 104.5 -0.99 -0.10
AFRIQUE 73 786 90 761 2.86 1.93 62 626 77 853 2.59 2.00 50.4 48.3 -0.01 -0.36
Égypte 21 283 25 225 2.68 1.56 18 150 21 464 2.26 1.52 186.1 184.4 0.13 -0.05
Éthiopie 5 994 7 910 5.65 2.52 4 827 6 322 4.74 2.46 46.0 47.1 2.09 0.23
Nigéria 4 043 5 517 1.58 2.99 3 838 5 283 3.02 3.00 20.1 21.0 0.33 0.46
Afrique du Sud 3 282 3 674 0.72 0.90 3 203 3 556 0.98 0.91 56.5 56.1 -0.37 -0.08
ASIE 389 923 450 086 2.03 1.28 293 101 322 460 1.33 0.84 65.5 66.3 0.30 0.12
Chine2 122 365 143 518 0.93 1.11 88 367 90 302 0.31 0.16 62.7 62.6 -0.20 -0.01
Inde 98 843 110 836 2.78 1.32 80 095 89 780 1.52 1.05 59.8 60.3 0.31 0.10
Indonésie 10 444 13 411 8.12 2.32 6 777 8 732 3.48 2.39 25.7 30.0 2.24 1.51
Iran 14 650 15 956 0.75 0.85 13 500 14 679 1.23 0.70 166.4 166.6 0.01 0.01
Japon 6 577 6 500 0.13 -0.16 5 185 5 081 0.01 -0.30 40.7 41.4 0.13 0.07
Kazakhstan 6 754 7 165 -1.12 1.05 2 587 2 645 1.04 0.06 142.2 132.0 -0.44 -0.77
Corée 4 430 5 297 -0.33 1.62 2 437 2 513 0.59 0.29 47.8 47.8 0.19 0.03
Malaisie 1 455 1 590 4.12 0.65 1 015 1 063 2.41 0.20 32.1 29.4 0.71 -0.99
Pakistan 25 858 29 224 1.62 1.34 24 499 28 230 2.04 1.31 124.3 118.9 -0.03 -0.35
Philippines 5 613 7 319 7.95 2.04 2 450 2 899 1.93 1.50 23.3 23.7 0.30 0.11
Arabie saoudite 3 607 4 174 1.97 1.48 3 250 3 830 2.74 1.50 98.7 99.1 0.10 0.12
Thaïlande 3 280 4 151 11.21 2.33 1 115 1 305 2.35 1.50 16.2 18.7 1.96 1.44
Turquie 22 122 24 965 1.45 0.84 16 930 18 439 1.55 0.59 209.7 210.9 -0.02 0.04
Viet Nam 4 830 6 366 14.72 2.74 1 624 2 330 4.67 2.99 17.0 22.2 3.54 2.14
OCÉANIE 9 098 9 679 4.68 0.85 2 748 3 026 2.91 1.13 69.0 66.2 1.36 -0.10
Australie 7 844 8 225 4.89 0.70 2 041 2 215 3.59 1.10 83.4 80.0 2.11 0.00
Nouvelle-Zélande 929 1 059 4.54 1.69 399 434 0.82 0.75 84.8 84.3 -0.24 -0.04
PAYS DÉVELOPPÉS 273 571 288 068 0.27 0.66 134 782 137 420 0.49 0.15 95.4 94.2 0.09 -0.12
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 467 542 546 776 2.28 1.38 368 598 417 050 1.58 1.09 60.5 60.4 0.22 -0.02
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 26 062 32 751 4.42 2.10 21 494 27 412 3.79 2.19 25.4 25.4 1.37 -0.05
OCDE3 225 380 238 443 0.59 0.61 123 199 128 156 0.80 0.32 92.8 92.4 0.25 -0.06
BRICS 276 846 314 663 1.48 1.16 197 172 210 133 0.82 0.55 62.4 62.5 0.00 0.01

Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni.
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 287


ANNEXE C

Tableau C.14.1. Projections du maïs : Production et échanges


Année commerciale
PRODUCTION (kt) Croissance (%)4 IMPORTATIONS (kt) Croissance (%)4 EXPORTATIONS (kt) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 1 128 161 1 311 242 3.59 1.47 149 077 182 557 6.82 1.63 160 127 193 607 7.28 1.53
AMÉRIQUE DU NORD 387 975 420 131 2.32 0.64 2 525 2 619 2.55 -0.22 62 351 67 438 5.42 0.76
Canada 13 956 15 301 3.19 0.60 1 399 1 607 2.04 -0.34 1 539 1 723 21.75 0.74
États-Unis 374 019 404 830 2.29 0.64 1 126 1 012 10.78 -0.01 60 812 65 715 5.41 0.76
AMÉRIQUE LATINE 184 693 233 553 5.63 2.03 35 506 42 274 7.10 1.46 57 550 79 040 9.79 2.18
Argentine 49 157 66 532 10.86 1.98 4 4 0.00 0.00 26 760 36 696 9.78 1.59
Brésil 90 094 114 582 4.80 2.34 1 070 695 8.96 -3.21 27 745 38 834 11.14 2.96
Chili 1 116 1 251 -2.76 1.69 1 689 1 985 13.33 1.91 21 20 -14.33 -0.63
Colombie 1 631 1 947 0.18 2.02 4 912 6 170 5.70 1.92 2 1 3.54 -0.15
Mexique 27 717 30 635 4.10 1.10 15 751 18 557 9.77 1.22 1 166 1 268 18.85 2.42
Paraguay 5 169 6 773 10.28 1.65 11 10 -3.81 0.12 1 836 2 201 4.60 -0.67
Pérou 1 517 2 009 -0.15 2.30 3 406 3 767 10.09 2.14 10 10 2.69 -0.27
EUROPE 116 236 131 621 3.54 1.29 17 936 21 123 15.64 0.49 32 298 40 776 15.81 2.05
Union européenne1 63 635 66 041 0.31 0.63 15 198 17 924 18.69 0.56 3 417 3 200 3.29 -0.16
Royaume-Uni 28 32 224.28 0.00 1 861 2 322 8.38 0.78 128 69 22.01 -5.53
Russie 13 149 18 004 18.13 3.24 80 101 5.34 0.12 5 057 7 884 47.87 3.87
Ukraine 29 314 35 297 11.01 1.50 55 60 4.26 -0.39 21 733 27 343 17.28 1.82
AFRIQUE 80 544 100 192 3.12 2.12 22 737 27 209 6.71 2.33 4 247 3 843 -1.95 0.33
Égypte 7 467 8 823 0.15 1.52 9 500 11 145 7.49 1.37 0 0 .. ..
Éthiopie 8 198 9 968 7.96 1.85 0 0 -83.06 .. 700 615 14.04 -2.63
Nigéria 11 454 13 104 5.48 1.27 443 1 025 19.31 18.84 150 105 -10.02 -5.60
Afrique du Sud 13 097 15 227 0.45 1.81 745 0 -39.52 .. 1 839 2 209 -2.55 2.94
ASIE 358 077 425 035 4.30 1.93 70 291 89 241 5.59 1.85 3 614 2 430 -5.19 -2.44
Chine2 260 005 307 180 4.49 2.09 3 588 6 312 11.46 2.72 34 14 -27.91 15.77
Inde 27 707 33 320 4.75 1.67 52 55 24.20 2.46 709 33 -20.00 -21.22
Indonésie 23 462 29 056 3.80 1.31 752 2 222 -3.35 12.40 99 208 2.14 -2.72
Iran 899 1 080 -7.57 1.78 7 446 10 344 10.37 2.79 0 0 .. ..
Japon 0 0 .. .. 15 500 15 628 -0.23 -0.11 0 0 .. ..
Kazakhstan 799 969 7.87 1.39 5 4 178.18 -0.04 30 89 21.20 0.61
Corée 74 76 -0.33 0.14 9 809 11 034 2.89 0.59 0 0 .. ..
Malaisie 68 81 4.80 1.66 3 910 4 780 3.78 1.85 31 25 20.78 -1.82
Pakistan 5 910 7 123 6.62 1.93 12 114 5.63 14.04 42 2 353.43 -20.05
Philippines 7 711 9 124 1.80 1.57 667 1 269 36.82 5.27 0 0 .. ..
Arabie saoudite 86 132 -3.82 5.55 4 133 5 923 11.79 2.86 0 0 .. ..
Thaïlande 4 831 5 731 0.07 1.64 126 168 -9.23 2.11 443 82 -2.67 -8.01
Turquie 6 000 7 227 4.93 1.49 2 263 2 758 20.41 1.84 80 69 6.86 -0.40
Viet Nam 5 095 5 160 1.46 0.55 9 045 14 311 33.71 4.11 105 86 40.68 -1.49
OCÉANIE 635 709 1.17 0.39 82 92 56.00 1.22 67 80 14.32 1.46
Australie 407 449 0.99 0.64 2 0 69.99 .. 63 77 18.01 1.52
Nouvelle-Zélande 218 239 1.47 0.14 79 92 85.01 1.22 3 3 -3.96 0.00
PAYS DÉVELOPPÉS 520 524 570 810 2.53 0.82 38 712 41 577 5.55 0.25 96 589 110 603 7.33 1.26
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 607 637 740 432 4.62 1.99 110 365 140 981 7.32 2.07 63 538 83 004 7.62 1.90
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 41 292 53 982 4.51 2.58 3 414 5 081 12.80 1.17 3 216 2 382 5.75 -1.34
OCDE3 487 399 526 313 2.13 0.68 66 613 75 091 6.21 0.65 67 230 72 143 5.30 0.74
BRICS 404 050 488 313 4.72 2.15 5 536 7 164 12.65 1.93 35 384 48 974 9.00 3.03

.. Non disponible
Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni.
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

288 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.14.2. Projections du maïs : Consommation, animale, humaine


Année commerciale
CONSOMMATION (kt) Croissance (%)4 ANIMALE (kt) Croissance (%)4 HUMAINE (kg/cap) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 1 111 485 1 300 749 3.44 1.28 651 943 771 953 3.78 1.43 17.8 19.3 0.70 0.72
AMÉRIQUE DU NORD 328 797 355 030 1.68 0.68 145 459 167 502 1.69 1.39 16.8 15.8 -1.50 -0.56
Canada 13 897 15 189 2.18 0.48 8 770 10 115 3.21 0.95 22.6 14.9 -8.61 -4.11
États-Unis 314 900 339 841 1.66 0.69 136 688 157 387 1.60 1.42 16.1 15.9 -0.02 -0.10
AMÉRIQUE LATINE 158 450 195 728 4.49 1.84 101 486 125 785 4.87 1.87 52.9 56.6 0.56 0.49
Argentine 22 311 29 735 12.61 2.49 16 500 22 291 14.91 2.61 35.7 36.6 1.79 0.19
Brésil 61 753 76 114 2.97 1.97 43 277 53 184 2.09 1.88 23.3 25.6 -0.07 0.48
Chili 2 614 3 166 2.14 1.57 1 962 2 458 1.98 1.80 21.3 21.8 0.84 0.20
Colombie 6 475 8 088 4.22 1.92 3 999 5 145 4.18 2.60 49.3 54.7 3.15 0.22
Mexique 41 513 47 850 5.19 1.11 23 181 26 587 9.17 0.98 130.9 133.9 -0.16 0.23
Paraguay 2 428 4 437 14.36 3.08 774 1 562 19.90 2.45 54.4 59.1 0.87 0.73
Pérou 4 037 5 590 4.15 2.09 2 764 4 039 2.90 2.48 20.6 22.1 1.15 0.56
EUROPE 100 075 111 819 2.08 0.88 76 675 84 023 2.23 0.51 8.2 8.5 0.27 0.25
Union européenne1 73 936 80 762 1.67 0.64 56 547 59 498 1.97 0.07 9.8 10.1 -0.46 0.24
Royaume-Uni 1 766 2 287 8.15 1.03 702 1 153 7.66 1.10 8.4 9.0 7.85 0.15
Russie 8 005 10 172 14.07 2.89 6 171 7 962 15.00 3.30 1.4 1.5 4.10 0.78
Ukraine 7 975 7 987 1.92 0.36 5 973 5 954 2.27 0.25 10.8 11.4 -0.29 0.50
AFRIQUE 96 987 122 843 4.10 2.19 33 901 40 491 5.20 1.85 40.4 41.6 0.38 0.37
Égypte 16 867 19 916 3.71 1.55 12 200 14 795 4.56 1.79 41.7 38.8 -0.56 -0.54
Éthiopie 7 414 9 325 7.51 2.21 1 333 1 322 17.13 1.99 45.4 47.8 1.96 0.28
Nigéria 11 477 13 964 5.92 2.03 2 067 2 365 14.12 1.81 37.0 36.2 1.80 0.20
Afrique du Sud 11 536 12 954 1.55 1.37 5 275 6 453 1.20 2.33 89.2 85.2 -0.03 -0.49
ASIE 426 524 514 611 4.81 1.38 293 956 353 628 4.89 1.48 8.3 8.5 0.38 0.23
Chine2 264 962 316 499 4.79 1.18 189 000 219 374 4.44 1.18 6.1 6.1 -0.40 -0.01
Inde 27 033 33 331 7.39 1.75 11 331 15 590 12.16 2.52 7.0 7.2 -0.01 0.23
Indonésie 24 115 31 060 3.48 1.85 10 333 15 009 8.39 2.37 28.7 29.4 0.31 0.25
Iran 8 011 11 386 6.12 2.62 7 786 11 112 6.28 2.64 0.9 0.8 -1.20 -0.96
Japon 15 592 15 648 -0.26 -0.10 11 704 11 638 -0.16 -0.27 0.8 0.9 0.28 0.37
Kazakhstan 780 881 7.67 1.57 677 777 7.19 1.64 0.5 0.6 -1.46 0.15
Corée 10 166 11 110 3.20 0.83 7 867 8 808 3.73 1.06 2.0 1.9 0.82 -0.03
Malaisie 3 898 4 830 3.54 1.87 3 637 4 509 3.35 1.93 1.8 1.9 1.22 0.25
Pakistan 6 213 7 223 7.97 2.00 3 133 3 931 10.81 2.55 8.2 8.4 1.43 0.32
Philippines 8 218 10 357 2.31 1.95 5 476 7 061 1.55 2.15 18.5 19.0 1.24 0.18
Arabie saoudite 4 203 6 046 11.14 2.88 3 997 5 824 10.57 2.97 0.2 0.2 -2.57 -0.99
Thaïlande 4 597 5 801 0.52 1.85 4 258 5 470 0.77 1.97 1.2 1.1 -0.39 -0.65
Turquie 8 184 9 877 7.71 1.69 6 283 7 724 9.48 1.89 16.1 16.4 0.47 0.15
Viet Nam 14 296 19 360 13.59 3.06 10 842 15 318 11.99 3.51 7.2 8.7 3.47 1.65
OCÉANIE 652 719 2.48 0.54 467 524 3.47 0.64 2.3 2.2 -1.11 -0.66
Australie 347 372 -0.04 0.46 186 196 -0.53 0.67 3.2 3.0 -0.92 -0.58
Nouvelle-Zélande 294 328 5.99 0.43 278 317 6.27 0.42 1.5 1.5 -1.05 -0.03
PAYS DÉVELOPPÉS 461 133 501 278 1.72 0.72 243 546 274 699 1.80 1.06 12.5 12.6 -0.18 0.00
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 650 352 799 472 4.83 1.64 408 397 497 255 5.14 1.64 19.1 20.7 0.79 0.77
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 40 974 56 356 5.24 2.61 10 141 13 104 9.43 1.85 26.8 30.3 0.79 1.19
OCDE3 485 340 528 825 2.01 0.72 256 189 288 158 2.41 1.00 22.5 23.7 0.14 0.46
BRICS 373 290 449 070 4.66 1.39 255 054 302 563 4.32 1.44 8.9 9.2 0.01 0.20

Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni.
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 289


ANNEXE C

Tableau C.15.1. Projections des autres céréales secondaires : Production et échanges


Année commerciale
PRODUCTION (kt) Croissance (%)4 IMPORTATIONS (kt) Croissance (%)4 EXPORTATIONS (kt) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 292 081 325 009 0.63 0.94 39 336 44 516 5.29 1.51 43 078 46 104 4.25 1.46
AMÉRIQUE DU NORD 26 984 25 485 1.12 -0.18 1 652 1 770 -0.27 0.62 9 820 8 101 3.50 -0.55
Canada 12 348 12 878 0.48 0.16 81 94 10.01 -0.66 5 084 5 438 2.15 0.58
États-Unis 14 636 12 607 1.67 -0.51 1 571 1 676 -0.65 0.70 4 737 2 663 4.78 -2.54
AMÉRIQUE LATINE 18 975 21 983 0.18 0.85 1 954 1 996 -11.46 0.24 3 026 3 532 -0.90 0.57
Argentine 6 805 7 809 2.69 0.38 1 1 0.00 0.00 2 825 3 217 -0.96 0.03
Brésil 2 954 4 036 3.14 1.33 579 796 8.50 3.29 2 2 -7.03 -1.25
Chili 870 933 3.17 1.36 109 112 -21.71 -2.72 36 71 -5.79 2.36
Colombie 22 26 -18.93 2.31 343 358 -6.40 0.69 0 0 .. ..
Mexique 5 937 6 226 -2.68 0.62 647 554 -19.61 -0.73 0 0 -2.77 ..
Paraguay 108 134 5.05 2.09 0 0 .. .. 2 0 -0.31 -30.42
Pérou 260 322 0.35 1.83 162 150 4.26 -1.11 36 41 295.47 1.12
EUROPE 132 781 141 066 0.34 0.42 2 459 1 910 0.29 -1.51 19 289 23 115 7.10 2.14
Union européenne1 82 141 87 316 -0.07 0.08 1 581 1 079 1.00 -1.36 8 283 10 275 7.02 1.19
Royaume-Uni 7 740 7 979 2.57 0.23 204 256 1.76 1.73 1 373 1 370 6.16 -0.02
Russie 26 582 27 077 3.09 0.86 212 178 -4.25 0.76 4 516 5 371 16.99 4.28
Ukraine 10 053 11 466 -2.22 1.82 50 52 4.35 0.15 4 925 5 829 3.69 2.35
AFRIQUE 54 026 67 544 1.59 2.29 3 872 5 601 7.91 3.84 1 427 1 033 1.45 0.69
Égypte 949 1 115 -0.60 1.38 36 53 -11.65 -2.19 0 0 .. ..
Éthiopie 13 337 18 557 5.45 3.21 0 0 -75.39 .. 432 737 6.13 3.43
Nigéria 8 310 9 982 -2.15 2.36 20 19 0.00 -20.40 100 97 -1.21 27.73
Afrique du Sud 516 665 0.54 1.97 202 248 9.60 -1.51 18 27 -7.36 1.11
ASIE 46 149 54 587 0.59 1.27 29 294 33 116 8.43 1.50 1 539 2 031 6.40 1.08
Chine2 7 540 9 436 3.87 2.00 12 671 12 878 28.65 1.49 32 21 -8.48 3.08
Inde 17 370 19 307 -1.39 0.64 207 209 73.33 1.61 76 71 -15.47 -0.87
Indonésie 0 0 .. .. 107 132 4.54 1.77 0 0 .. ..
Iran 2 953 3 563 1.36 1.50 2 151 4 041 14.10 3.91 0 0 .. ..
Japon 225 219 1.54 -0.37 1 998 1 708 -7.07 -1.63 0 0 .. ..
Kazakhstan 4 090 5 044 8.68 1.57 7 5 -12.01 -0.27 1 407 1 919 22.19 1.16
Corée 96 115 -1.24 0.55 114 121 4.44 0.61 0 0 .. ..
Malaisie 0 0 .. .. 15 16 339.46 1.85 0 0 .. ..
Pakistan 512 606 -0.52 1.42 134 131 37.45 1.04 0 0 .. ..
Philippines 1 1 9.98 1.42 37 52 -0.68 2.25 0 0 .. ..
Arabie saoudite 202 271 2.99 2.35 8 059 9 242 1.74 0.89 0 0 .. ..
Thaïlande 170 191 0.41 1.15 24 42 0.00 0.63 2 2 -0.17 -0.12
Turquie 7 635 9 531 -0.52 1.62 394 411 18.94 8.36 12 10 -27.60 -0.74
Viet Nam 3 3 8.42 1.43 123 119 5.59 1.36 0 0 .. ..
OCÉANIE 13 166 14 343 0.64 1.16 104 123 7.30 0.85 7 977 8 293 2.26 2.41
Australie 12 773 13 871 0.65 1.17 0 0 .. .. 7 976 8 292 2.26 2.41
Nouvelle-Zélande 389 467 -0.02 0.71 19 26 69.15 -0.78 0 0 .. ..
PAYS DÉVELOPPÉS 180 043 189 396 0.69 0.44 6 865 6 681 -2.52 -0.09 38 514 41 454 5.44 1.56
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 112 039 135 613 0.65 1.69 32 471 37 835 7.75 1.82 4 564 4 650 -2.29 0.55
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 26 144 31 139 2.67 1.93 580 1 894 -0.08 10.16 857 154 -0.11 -8.53
OCDE3 145 857 153 193 0.21 0.25 7 336 6 749 -5.58 -0.14 27 502 28 120 3.91 0.92
BRICS 54 962 60 522 1.33 1.00 13 871 14 311 25.01 1.51 4 645 5 492 13.82 4.17

.. Non disponible
Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni.
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

290 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.15.2. Projections des autres céréales secondaires : Consommation, animale,


humaine
Année commerciale
CONSOMMATION (kt) Croissance (%)4 ANIMALE (kt) Croissance (%)4 HUMAINE (kg/cap) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 290 801 322 938 0.48 1.05 161 679 175 625 0.13 0.85 10.3 11.0 0.15 0.72
AMÉRIQUE DU NORD 18 992 19 152 -1.10 -0.01 11 644 11 733 -2.31 -0.10 4.1 4.0 -0.17 -0.46
Canada 7 594 7 535 -1.41 -0.08 7 011 6 996 -1.44 -0.07 6.7 5.7 -1.31 -2.27
États-Unis 11 398 11 617 -0.94 0.05 4 633 4 737 -3.90 -0.13 3.8 3.8 0.02 -0.12
AMÉRIQUE LATINE 17 968 20 389 -1.21 1.01 12 211 13 629 -3.39 0.73 3.8 3.9 1.01 0.24
Argentine 4 162 4 592 6.96 0.72 2 506 2 821 5.60 0.05 18.2 17.9 3.09 -0.20
Brésil 3 557 4 831 4.14 1.62 2 121 2 920 3.17 1.11 1.8 2.2 2.74 1.95
Chili 835 948 -6.06 1.67 534 594 -10.32 2.09 3.9 4.5 2.69 1.00
Colombie 366 384 -7.96 0.80 45 44 -27.81 2.58 0.8 0.4 -7.71 -1.05
Mexique 6 584 6 777 -5.79 0.50 5 876 5 994 -6.48 0.46 5.5 5.4 0.68 -0.22
Paraguay 106 134 5.34 2.28 96 111 5.35 1.63 0.0 0.0 -1.57 -1.16
Pérou 390 431 0.65 0.79 23 33 -0.65 2.70 6.4 6.1 0.82 -0.46
EUROPE 117 706 119 917 -0.90 0.29 84 068 86 568 -0.87 0.30 13.7 13.3 -0.60 -0.10
Union européenne1 78 212 78 336 -0.62 0.17 57 462 57 870 -0.90 0.08 9.5 9.6 -0.10 0.14
Royaume-Uni 6 789 6 868 1.97 0.33 3 780 3 806 1.86 0.14 35.6 35.3 0.72 0.24
Russie 21 201 21 839 -0.61 0.12 14 658 15 410 0.60 0.30 14.4 12.2 -2.43 -1.26
Ukraine 5 180 5 649 -6.02 1.57 3 436 3 830 -5.90 2.42 17.0 15.9 -2.86 -0.74
AFRIQUE 56 064 71 762 1.64 2.41 8 160 9 637 -1.91 2.13 32.2 32.9 0.10 0.34
Égypte 985 1 164 -1.03 1.40 630 797 -1.74 1.98 3.0 2.5 -1.65 -1.54
Éthiopie 12 426 17 612 4.93 3.20 600 650 5.19 0.72 93.8 108.2 1.70 1.39
Nigéria 8 220 9 864 -3.84 2.07 272 331 -24.84 3.13 39.5 35.4 -1.26 -0.63
Afrique du Sud 708 885 3.21 0.89 107 151 -1.96 2.27 2.7 2.6 -1.19 0.05
ASIE 74 805 85 547 3.12 1.41 42 024 49 610 5.79 1.99 5.2 5.0 -0.99 -0.12
Chine2 20 153 22 356 14.15 1.68 10 940 11 904 50.32 2.98 2.4 2.2 2.44 -0.64
Inde 18 084 19 451 -0.94 0.67 796 712 8.78 -2.40 12.4 11.9 -1.86 -0.21
Indonésie 107 132 4.54 1.77 0 0 .. .. 0.4 0.5 3.31 0.89
Iran 5 137 7 601 4.98 2.71 4 959 7 425 5.19 2.79 0.3 0.3 -1.20 -0.97
Japon 2 226 1 939 -6.02 -1.43 1 592 1 362 -7.92 -1.56 3.8 4.0 1.32 0.40
Kazakhstan 2 610 3 121 4.29 1.94 1 717 2 102 3.30 2.42 2.5 2.3 -1.46 -1.04
Corée 210 235 1.17 0.58 59 59 0.41 -0.19 3.0 3.4 1.10 0.59
Malaisie 14 16 275.93 1.93 13 15 333.97 1.95 0.0 0.0 125.78 0.93
Pakistan 646 738 2.65 1.35 196 202 0.13 0.09 2.1 2.1 2.22 0.32
Philippines 37 53 -0.57 2.23 26 38 -2.56 2.30 0.0 0.1 -0.90 1.14
Arabie saoudite 8 728 9 446 2.37 0.92 8 532 9 247 2.43 0.93 2.7 2.4 -2.57 -0.99
Thaïlande 192 231 0.37 1.11 56 87 0.85 2.27 1.4 1.4 -0.48 0.15
Turquie 8 046 9 888 0.59 1.80 6 993 8 817 0.71 2.05 3.6 3.3 -1.46 -0.57
Viet Nam 126 123 5.66 1.36 0 0 .. .. 0.0 0.0 6.04 1.66
OCÉANIE 5 265 6 171 -0.76 0.13 3 571 4 448 -1.20 0.13 6.7 6.6 -3.58 -0.19
Australie 4 770 5 579 -0.96 0.06 3 202 3 996 -1.46 0.07 7.8 7.6 -5.32 -0.36
Nouvelle-Zélande 408 493 0.64 0.62 350 435 0.74 0.71 1.7 1.6 -1.05 -0.80
PAYS DÉVELOPPÉS 150 060 154 611 -0.84 0.32 104 936 109 458 -1.03 0.35 8.9 8.5 -0.76 -0.32
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 140 741 168 327 2.05 1.76 56 743 66 167 2.58 1.73 10.7 11.5 0.31 0.86
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 25 783 32 792 2.79 2.29 1 775 2 095 6.15 1.85 23.0 24.1 0.32 0.42
OCDE3 128 757 131 976 -1.00 0.26 92 903 96 147 -1.56 0.24 7.7 7.6 -0.03 -0.02
BRICS 63 702 69 362 2.75 0.87 28 622 31 098 7.90 1.26 7.1 6.9 -1.12 -0.11

.. Non disponible
Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 291


ANNEXE C

Tableau C.16.1. Projections du riz : Production et échanges


Année commerciale
PRODUCTION (kt) Croissance (%)4 IMPORTATIONS (kt) Croissance (%)4 EXPORTATIONS (kt) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 513 426 578 182 1.19 1.04 47 801 59 580 5.09 1.92 47 302 59 580 4.47 1.92
AMÉRIQUE DU NORD 6 593 7 031 -0.59 0.71 1 212 1 481 3.31 1.58 3 176 3 466 -0.99 0.51
Canada 0 0 .. .. 381 454 0.49 1.72 0 0 .. ..
États-Unis 6 593 7 031 -0.59 0.71 831 1 027 4.84 1.51 3 176 3 466 -0.99 0.51
AMÉRIQUE LATINE 18 528 21 336 0.38 1.23 4 428 4 318 3.66 -0.21 3 419 4 174 2.40 1.80
Argentine 929 1 154 -0.27 2.32 9 10 3.05 0.00 439 532 -5.07 3.25
Brésil 7 932 8 533 -0.61 0.52 743 656 0.13 -1.20 734 969 1.46 0.96
Chili 111 151 4.70 1.46 150 165 3.15 -0.01 3 4 38.32 0.00
Colombie 1 774 1 988 2.22 1.31 185 82 3.69 -2.24 1 1 .. 0.17
Mexique 266 238 3.05 -1.35 782 917 3.75 2.27 69 4 18.61 0.00
Paraguay 648 814 17.93 1.40 2 1 7.44 -0.23 581 695 20.72 1.45
Pérou 2 192 2 720 1.72 1.82 331 161 14.70 -5.81 66 102 30.61 3.70
EUROPE 2 486 2 535 -0.93 0.53 2 538 2 726 2.16 0.54 710 711 2.27 1.49
Union européenne1 1 756 1 715 -0.89 0.04 1 332 1 483 3.40 0.93 493 484 2.81 0.56
Royaume-Uni 0 0 .. .. 671 687 0.46 0.25 46 27 2.92 -5.00
Russie 674 753 0.22 1.66 231 239 1.68 -0.24 162 192 1.51 6.33
Ukraine 44 52 -12.08 1.42 76 68 3.48 -1.65 2 2 -16.72 1.21
AFRIQUE 20 834 25 920 3.26 2.22 16 900 29 212 5.97 4.47 462 253 -1.52 -2.58
Égypte 4 043 4 051 1.33 1.41 190 705 21.35 -0.52 125 14 -14.30 -0.48
Éthiopie 104 124 7.23 1.31 497 916 33.25 5.05 0 0 .. ..
Nigéria 4 144 4 860 7.47 0.87 2 577 5 275 1.13 6.23 0 0 .. ..
Afrique du Sud 2 2 0.00 1.70 892 1 050 2.65 1.08 0 0 .. ..
ASIE 464 445 520 362 1.19 0.99 22 196 21 279 5.33 -0.21 39 286 50 399 5.54 2.07
Chine2 148 376 152 613 0.93 0.32 5 606 5 328 27.90 -0.13 1 239 1 991 10.91 1.99
Inde 112 650 133 388 2.23 1.44 2 1 22.30 0.80 12 239 16 167 17.99 1.02
Indonésie 46 202 54 346 1.65 1.26 1 257 541 4.40 -10.07 4 9 17.88 1.48
Iran 1 933 2 287 4.11 1.54 1 313 1 396 0.69 0.72 1 1 12.31 -0.05
Japon 7 592 7 573 -0.32 0.11 820 824 0.34 0.00 87 89 -9.53 0.22
Kazakhstan 322 403 5.22 1.67 9 6 -13.77 -1.56 90 117 10.37 1.58
Corée 4 012 3 633 -1.51 -0.87 425 517 2.59 1.55 36 43 20.89 0.00
Malaisie 1 814 2 174 1.66 1.49 904 1 084 -1.12 1.13 21 15 57.05 -0.22
Pakistan 7 130 8 249 2.76 1.45 7 7 -17.89 -0.02 3 886 4 441 0.56 1.47
Philippines 12 443 14 932 1.99 1.55 1 598 1 548 1.81 -0.14 0 1 -4.54 0.01
Arabie saoudite 0 0 .. .. 1 187 1 478 0.02 1.38 0 0 .. ..
Thaïlande 22 186 25 262 -1.12 1.02 257 241 -6.24 2.22 10 704 12 038 3.16 2.47
Turquie 552 668 1.53 1.26 289 270 0.23 -0.86 52 51 0.09 0.87
Viet Nam 28 289 32 053 1.15 1.11 600 543 -1.11 -0.72 6 494 8 444 -0.15 2.33
OCÉANIE 540 999 -4.75 1.58 526 564 2.72 0.72 249 577 -5.64 2.44
Australie 531 988 -4.84 1.58 175 169 1.52 -0.05 248 576 -5.64 2.45
Nouvelle-Zélande 0 0 .. .. 48 56 2.48 1.57 0 0 .. ..
PAYS DÉVELOPPÉS 17 852 18 946 -0.52 0.53 6 131 6 838 2.20 0.77 4 312 4 960 -1.08 0.87
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 495 574 559 236 1.26 1.06 41 670 52 742 5.60 2.08 42 990 54 620 5.17 2.02
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 76 444 91 003 0.99 1.54 10 877 16 039 8.90 4.05 4 704 7 162 12.12 4.06
OCDE3 21 414 21 997 -0.70 0.21 6 169 6 884 2.25 0.98 4 212 4 745 -0.98 0.68
BRICS 269 634 295 291 1.40 0.82 7 474 7 274 15.36 -0.07 14 374 19 320 14.91 1.15

.. Non disponible
Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni.
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

292 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.16.2. Projections du riz : Consommation, humaine


Année commerciale
CONSOMMATION (kt) Croissance (%)4 HUMAINE (kg/cap) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est
MONDE 510 499 577 622 1.44 1.07 54.4 55.4 0.00 0.14
AMÉRIQUE DU NORD 4 622 5 041 0.43 0.94 12.8 12.9 -0.32 0.23
Canada 381 454 0.49 1.72 10.4 11.3 -0.51 0.91
États-Unis 4 241 4 588 0.43 0.86 13.1 13.1 -0.29 0.16
AMÉRIQUE LATINE 19 616 21 456 0.73 0.80 28.6 28.4 -0.44 -0.03
Argentine 555 630 4.67 1.56 10.5 11.9 3.83 1.00
Brésil 8 027 8 222 -0.37 0.35 38.4 36.8 -1.24 -0.22
Chili 251 311 3.16 0.77 11.7 13.5 2.38 0.10
Colombie 1 847 2 070 1.64 0.70 34.3 35.6 0.29 0.01
Mexique 930 1 151 1.78 1.31 7.2 7.9 0.39 0.28
Paraguay 122 120 14.35 1.12 6.8 6.8 3.28 0.02
Pérou 2 417 2 771 2.33 1.13 65.8 65.8 0.68 0.10
EUROPE 4 331 4 548 0.52 0.39 5.8 6.1 0.43 0.42
Union européenne1 2 584 2 715 0.54 0.36 5.8 6.1 0.47 0.38
Royaume-Uni 624 661 0.43 0.53 9.4 9.4 -0.21 0.04
Russie 767 798 1.04 0.43 5.3 5.6 0.96 0.62
Ukraine 117 118 -3.64 -0.44 2.6 2.8 -2.91 0.06
AFRIQUE 37 008 54 791 4.56 3.45 26.1 30.7 2.17 1.26
Égypte 4 128 4 734 1.99 1.30 38.6 37.9 0.07 -0.17
Éthiopie 585 1 028 23.95 4.57 5.0 7.1 20.71 2.59
Nigéria 6 721 10 128 4.91 3.33 29.8 34.4 1.87 0.76
Afrique du Sud 917 1 051 3.14 1.08 15.8 16.2 1.86 0.10
ASIE 444 099 490 802 1.26 0.86 77.8 78.7 -0.10 0.11
Chine2 149 309 156 547 1.49 0.32 77.3 77.2 0.10 0.01
Inde 98 712 116 822 1.21 1.54 68.3 72.4 -0.10 0.56
Indonésie 47 321 54 718 1.88 1.17 133.8 136.0 -0.06 0.06
Iran 3 165 3 671 1.89 1.29 34.8 36.7 0.45 0.41
Japon 8 633 8 134 0.38 -0.55 53.8 51.6 -1.09 -0.36
Kazakhstan 236 289 1.96 1.76 11.5 12.8 0.15 0.99
Corée 4 612 4 107 -0.83 -0.60 62.1 54.7 -2.22 -1.13
Malaisie 2 784 3 238 1.03 1.40 80.8 82.5 -0.08 0.22
Pakistan 3 145 3 800 2.87 1.50 12.8 13.1 0.30 -0.05
Philippines 14 035 16 473 1.76 1.28 115.8 116.8 -0.03 0.02
Arabie saoudite 1 320 1 476 1.36 1.39 39.5 37.7 -1.17 0.02
Thaïlande 13 546 13 456 0.75 0.03 98.7 90.2 -0.14 -0.92
Turquie 791 885 1.74 0.72 9.2 9.5 0.08 0.15
Viet Nam 22 271 24 130 1.41 0.69 153.1 150.2 -0.87 -0.21
OCÉANIE 822 985 2.93 1.25 20.4 21.3 1.32 0.03
Australie 467 580 2.80 1.37 19.1 21.0 1.33 0.26
Nouvelle-Zélande 48 56 2.48 1.57 10.2 10.9 1.41 0.77
PAYS DÉVELOPPÉS 20 027 20 642 0.70 0.25 12.9 12.9 -0.32 -0.01
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 490 471 556 981 1.47 1.10 64.1 64.4 -0.13 0.03
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 82 002 99 659 1.35 1.79 76.4 75.2 -0.03 -0.15
OCDE3 23 834 23 956 0.34 0.09 15.5 15.0 -0.86 -0.29
BRICS 257 732 283 439 1.32 0.81 66.5 68.2 -0.02 0.26

Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni.
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 293


ANNEXE C

Tableau C.17. Hypothèses concernant les marchés des céréales


Année commerciale
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
ARGENTINE
Production végétale taxe à l'exportation1 % 4.0 10.9 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Riz taxe à l'exportation1 % 4.0 10.9 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
CANADA
Contingents tarifaires2
Blé kt 350.0 350.0 350.0 350.0 350.0 350.0 350.0 350.0 350.0 350.0 350.0
Droits de douane intra quota % 1.1 1.1 1.1 1.1 1.1 1.1 1.1 1.1 1.1 1.1 1.1
Droits de douane hors quota % 61.7 61.7 61.7 61.7 61.7 61.7 61.7 61.7 61.7 61.7 61.7
Orge kt 399.0 399.0 399.0 399.0 399.0 399.0 399.0 399.0 399.0 399.0 399.0
Droits de douane intra quota % 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7
Droits de douane hors quota % 58.0 58.0 58.0 58.0 58.0 58.0 58.0 58.0 58.0 58.0 58.0
UNION EUROPÉENNE3
Soutien couplé facultatif
Blé4 mln EUR 89.9 89.3 89.7 89.7 89.7 89.7 89.7 89.7 89.7 89.7 89.7
Riz5 mln EUR 56.1 55.7 55.6 55.6 55.6 55.6 55.6 55.6 55.6 55.6 55.6
Céréales prix de référence6 EUR/t 101.3 101.3 101.3 101.3 101.3 101.3 101.3 101.3 101.3 101.3 101.3
Plafonds des paiements directs7 mrd EUR 41.5 41.6 42.2 42.3 42.3 42.3 42.3 42.3 42.3 42.3 42.3
Riz prix de référence8 EUR/t 150.0 150.0 150.0 150.0 150.0 150.0 150.0 150.0 150.0 150.0 150.0
Blé contingents tarifaires2 kt 4 482.8 4 523.2 4 523.2 4 523.2 4 523.2 4 523.2 4 523.2 4 523.2 4 523.2 4 523.2 4 523.2
Céréales secondaires contingents tarifaires2 kt 4 296.9 4 439.5 4 460.8 4 461.8 4 462.8 4 463.8 4 464.8 4 465.8 4 466.8 4 467.8 4 468.8
JAPON
Blé contingents tarifaires kt 5 740.0 5 740.0 5 740.0 5 740.0 5 740.0 5 740.0 5 740.0 5 740.0 5 740.0 5 740.0 5 740.0
Droits de douane intra quota '000 JPY/t 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Droits de douane hors quota '000 JPY/t 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0
Orge contingent tarifaire kt 1 369.0 1 369.0 1 369.0 1 369.0 1 369.0 1 369.0 1 369.0 1 369.0 1 369.0 1 369.0 1 369.0
Droits de douane intra quota '000 JPY/t 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Droits de douane hors quota '000 JPY/t 39.0 39.0 39.0 39.0 39.0 39.0 39.0 39.0 39.0 39.0 39.0
Riz contingent tarifaire kt 682.2 682.2 682.2 682.2 682.2 682.2 682.2 682.2 682.2 682.2 682.2
Droits de douane intra quota '000 JPY/t 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Droits de douane hors quota '000 JPY/t 341.0 341.0 341.0 341.0 341.0 341.0 341.0 341.0 341.0 341.0 341.0
CORÉE
Blé tarif % 5.4 5.4 5.4 5.4 5.4 5.4 5.4 5.4 5.4 5.4 5.4
Maïs contingent tarifaire kt 6 102.0 6 102.0 6 102.0 6 102.0 6 102.0 6 102.0 6 102.0 6 102.0 6 102.0 6 102.0 6 102.0
Droits de douane intra quota % 2.4 2.4 2.4 2.4 2.4 2.4 2.4 2.4 2.4 2.4 2.4
Droits de douane hors quota % 304.7 304.7 304.7 304.7 304.7 304.7 304.7 304.7 304.7 304.7 304.7
Orge contingent tarifaire kt 23.6 23.6 23.6 23.6 23.6 23.6 23.6 23.6 23.6 23.6 23.6
Droits de douane intra quota % 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0
Droits de douane hors quota % 271.4 271.4 271.4 271.4 271.4 271.4 271.4 271.4 271.4 271.4 271.4
Riz, contingent9 kt 408.7 408.7 408.7 408.7 408.7 408.7 408.7 408.7 408.7 408.7 408.7
Droits de douane intra quota % 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0
MERCOSUR
Blé, droits de douane % 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0
Céréales secondaires droits de douane10 % 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0
Riz droits de douane % 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0
MEXIQUE
Orge, droits de douane % 5.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
ÉTATS-UNIS
Taux de participation ARC
Blé % 55.6 55.6 55.6 55.6 55.6 55.6 55.6 55.6 55.6 55.6 55.6
Céréales secondaires % 93.1 93.1 93.1 93.1 93.1 93.1 93.1 93.1 93.1 93.1 93.1
Taux de prêt du blé USD/t 108.0 108.0 108.0 108.0 108.0 108.0 108.0 108.0 108.0 108.0 108.0
Taux de prêt du maïs USD/t 76.8 76.8 76.8 76.8 76.8 76.8 76.8 76.8 76.8 76.8 76.8
CHINE
Blé contingents tarifaires kt 9 636 9 636 9 636 9 636 9 636 9 636 9 636 9 636 9 636 9 636 9 636
Droits de douane intra quota % 2.3 2.3 2.3 2.3 2.3 2.3 2.3 2.3 2.3 2.3 2.3
Droits de douane hors quota % 65.0 65.0 65.0 65.0 65.0 65.0 65.0 65.0 65.0 65.0 65.0
Céréales secondaires, droits de douane % 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0
Maïs contingent tarifaire kt 7 200 7 200 7 200 7 200 7 200 7 200 7 200 7 200 7 200 7 200 7 200
Droits de douane intra quota % 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0
Droits de douane hors quota % 65.0 65.0 65.0 65.0 65.0 65.0 65.0 65.0 65.0 65.0 65.0
Riz contingent tarifaire kt 5 320 5 320 5 320 5 320 5 320 5 320 5 320 5 320 5 320 5 320 5 320
Droits de douane intra quota % 2.3 2.3 2.3 2.3 2.3 2.3 2.3 2.3 2.3 2.3 2.3
Droits de douane hors quota % 51.7 51.7 51.7 51.7 51.7 51.7 51.7 51.7 51.7 51.7 51.7

294 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.17. Hypothèses concernant les marchés des céréales (suite)


Année commerciale
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
INDE
Prix de soutien minimum
Riz INR/t 15 743 16 880 17 401 17 887 18 354 18 827 19 317 19 814 20 326 20 851 21 389
Blé INR/t 16 268 16 638 17 019 17 455 17 953 18 468 18 953 19 321 19 711 20 116 20 525
Blé, droits de douane % 61.7 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0
Riz, droits de douane % 70.2 70.2 70.2 70.2 70.2 70.2 70.2 70.2 70.2 70.2 70.2
RUSSIE
Blé, taxe à l'importation ad valorem % 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0
Riz, Droits de douane équivalents aux
% 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0
barrières à l'importation
Céréales secondaires, Droits de douane
% 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
équivalents aux barrières à l'importation
Céréales secondaires, droit de douane
RUB/t 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
spécifique
Céréales secondaires, taxe à l'importation
% 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
spécifique
Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimé[Link]
sources pour les droits de douane et les contingents tarifaires sont la réponse au questionnaire national, la CNUCED et l'OMC.
1. En Argentine, sera appliquée une taxe temporaire sur tous les biens du 4 septembre 2018 jusqu'au 31 décembre 2020.
2. Année débutant le 1er juillet.
3. Depuis 2015, le régime de paiement de base est en vigueur et représente au maximum 68% des enveloppes nationales pour les paiements
directs. De plus, des instruments obligatoires ont été introduits : les paiements "verts" (30%) et l'aide aux jeunes agriculteurs (2%).
4. Concerne essentiellement le blé dur. Mis en oeuvre dans 6 états membres.
5. Mis en oeuvre dans 6 états membres.
6. L'achat au prix de référence n’est possible automatiquement que pour le blé tendre à hauteur de 3 millions de tonnes par année de
commercialisation. Au-delà de ce seuil et pour le blé dur, le maïs et l’orge, l’intervention ne peut avoir lieu que par appel d’offres.
7. Montants nets estimés pour tous les paiements directs basés sur l'Annexe II du Règlement UE N°1307/2013, en prenant en compte les
transferts entre aides directes et enveloppes de développement rural.
8. L'intervention est fixée à zéro tonne par année de commercialisation. Néanmoins, la Commission peut intervenir si la situation du marché
le nécessite.
9. Base riz usiné.
10. Appliqués uniquement par le Brésil.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 295


ANNEXE C

Tableau C.18.1. Projections du soja : Production et échanges


Année commerciale
PRODUCTION (kt) Croissance (%)4 IMPORTATIONS (kt) Croissance (%)4 EXPORTATIONS (kt) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 352 838 411 002 4.35 1.59 150 824 170 225 7.20 1.22 150 794 170 225 6.47 1.22
AMÉRIQUE DU NORD 127 995 132 032 4.75 1.50 1 168 1 292 5.55 1.09 60 192 62 101 5.18 1.23
Canada 7 274 8 668 8.40 2.07 457 521 5.70 3.00 5 054 6 071 10.43 1.78
États-Unis 120 721 123 364 4.56 1.46 711 771 6.02 -0.03 55 137 56 030 4.78 1.17
AMÉRIQUE LATINE 181 455 223 704 4.49 1.58 9 636 7 911 7.88 0.97 85 442 101 700 6.99 1.12
Argentine 48 985 61 914 -0.18 1.34 2 574 0 243.23 .. 8 231 10 260 -10.09 0.76
Brésil 116 234 140 989 7.01 1.60 410 410 21.91 0.00 68 568 79 699 12.01 0.97
Chili 0 0 .. .. 250 462 3.48 2.10 2 1 0.00 -2.06
Colombie 70 90 0.31 2.61 840 939 7.72 0.64 33 19 76.21 -0.64
Mexique 459 545 15.78 1.87 4 160 4 749 2.44 1.46 0 0 .. ..
Paraguay 10 083 13 231 5.90 2.13 5 5 -8.06 0.09 5 833 8 332 2.72 2.80
Pérou 5 6 0.00 2.26 400 461 21.32 0.88 0 0 .. ..
EUROPE 11 171 14 386 14.62 2.34 16 398 16 817 2.52 0.50 4 126 5 545 25.08 3.45
Union européenne1 2 799 3 662 15.01 2.81 13 245 14 076 1.97 0.75 578 364 18.09 0.29
Royaume-Uni 0 0 .. .. 747 758 -1.59 0.00 11 11 18.64 0.00
Russie 3 843 5 199 17.67 1.93 1 910 1 445 10.39 -1.58 755 1 574 122.68 4.68
Ukraine 4 063 4 978 14.99 2.53 4 5 19.37 -0.18 2 775 3 585 22.99 3.31
AFRIQUE 2 801 3 646 6.37 1.78 4 720 5 673 7.57 0.83 212 218 1.16 -0.37
Égypte 35 42 1.60 1.61 2 727 3 632 6.03 1.28 50 43 15.22 -1.26
Éthiopie 106 124 30.97 1.42 2 2 0.00 -1.10 67 75 410.28 1.11
Nigéria 703 884 1.37 1.93 20 15 -2.17 -1.62 10 11 -0.79 0.71
Afrique du Sud 1 203 1 689 11.33 1.67 100 1 26.83 -6.07 4 6 -40.30 0.67
ASIE 29 366 37 136 -0.26 1.69 118 900 138 531 7.95 1.35 816 640 8.22 -0.17
Chine2 14 948 19 496 -0.14 1.65 93 032 108 482 8.11 1.48 233 100 -4.67 0.00
Inde 12 198 14 905 -0.24 1.75 100 50 91.77 -0.18 281 250 27.49 -0.78
Indonésie 598 742 -5.05 1.78 2 456 3 056 4.87 1.24 2 2 -35.47 -0.12
Iran 202 242 2.01 1.82 2 360 2 682 21.52 0.52 107 112 82.96 -0.52
Japon 246 274 1.36 1.02 3 203 3 011 0.16 -0.26 0 0 .. ..
Kazakhstan 248 330 11.27 2.43 10 6 -22.69 -5.38 20 40 0.00 8.34
Corée 88 105 -4.36 0.54 1 267 1 270 0.88 0.32 0 0 .. ..
Malaisie 0 0 .. .. 813 941 5.51 0.97 23 9 3.03 -0.96
Pakistan 4 5 -9.30 1.73 2 257 3 148 33.32 1.53 0 0 .. ..
Philippines 1 1 0.00 1.58 180 353 14.16 1.84 0 0 .. ..
Arabie saoudite 0 0 .. .. 583 852 23.85 1.39 0 0 .. ..
Thaïlande 44 47 -14.89 1.56 2 825 3 102 6.23 0.83 6 4 -7.25 -0.82
Turquie 148 184 10.93 1.99 2 054 2 002 5.57 0.37 108 90 437.24 -0.37
Viet Nam 117 136 -10.21 1.72 1 558 1 935 24.88 1.57 1 1 -4.89 -0.23
OCÉANIE 50 99 0.23 5.04 2 2 -1.42 0.22 6 21 7.13 10.35
Australie 50 99 0.23 5.04 1 1 -2.69 0.45 6 21 7.13 10.35
Nouvelle-Zélande 0 0 .. .. 1 1 0.00 0.00 0 0 .. ..
PAYS DÉVELOPPÉS 140 918 148 815 5.35 1.58 21 678 22 031 2.24 0.44 64 348 67 713 5.79 1.40
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 211 920 262 186 3.72 1.59 129 146 148 194 8.27 1.35 86 446 102 512 7.01 1.11
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 810 975 1.96 1.90 1 498 2 212 35.90 2.02 64 66 7.80 -1.56
OCDE3 131 791 136 907 4.91 1.54 27 247 28 924 1.99 0.73 60 897 62 589 5.29 1.23
BRICS 148 425 182 278 5.57 1.63 95 552 110 388 8.20 1.43 69 841 81 629 12.06 1.02

.. Non disponible
Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni.
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

296 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.18.2. Projections du soja : Consommation, trituration domestique


Année commerciale
CONSOMMATION (kt) Croissance (%)4 TRITURATION DOMESTIQUE (kt) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est
MONDE 346 981 410 923 4.53 1.50 311 794 372 450 4.59 1.58
AMÉRIQUE DU NORD 62 088 71 329 2.83 1.15 56 641 65 711 2.55 1.17
Canada 2 669 3 108 4.86 2.79 1 900 2 480 4.81 3.00
États-Unis 59 419 68 221 2.75 1.08 54 740 63 231 2.48 1.10
AMÉRIQUE LATINE 105 715 129 878 3.24 1.91 98 862 121 671 3.32 1.93
Argentine 43 495 51 648 3.36 1.46 42 573 50 581 3.45 1.48
Brésil 48 076 61 696 2.40 2.47 42 879 55 411 2.39 2.56
Chili 247 461 3.64 2.18 247 461 3.64 2.18
Colombie 875 1 010 8.08 0.82 872 1 005 8.06 0.83
Mexique 4 562 5 294 3.08 1.50 4 326 5 045 3.25 1.55
Paraguay 4 188 4 883 10.84 1.06 4 036 4 697 11.06 1.03
Pérou 418 467 22.48 0.89 417 465 22.49 0.89
EUROPE 23 454 25 697 4.65 0.83 20 935 22 175 4.33 0.84
Union européenne1 15 555 17 413 3.23 1.07 13 542 14 442 2.50 1.12
Royaume-Uni 736 747 -1.70 0.00 673 655 -1.31 -0.31
Russie 4 904 5 073 12.68 0.15 4 815 4 995 12.47 0.16
Ukraine 1 308 1 397 8.13 0.74 1 182 1 264 8.87 0.78
AFRIQUE 7 027 9 080 6.93 1.28 6 358 8 215 7.77 1.07
Égypte 2 652 3 626 5.54 1.39 2 652 3 626 5.57 1.39
Éthiopie 40 51 13.92 1.76 21 29 12.61 2.33
Nigéria 713 888 1.26 1.88 500 670 5.65 1.12
Afrique du Sud 1 111 1 670 14.64 1.78 1 010 1 518 14.75 1.77
ASIE 148 654 174 859 6.28 1.45 128 961 154 604 6.69 1.63
Chine2 108 980 127 742 7.15 1.55 93 486 112 084 7.52 1.82
Inde 11 962 14 697 0.03 1.79 10 062 12 493 -0.58 1.76
Indonésie 3 085 3 794 2.45 1.35 2 519 3 147 4.54 1.25
Iran 2 443 2 810 17.56 0.65 2 434 2 796 17.90 0.64
Japon 3 438 3 284 -0.13 -0.44 2 692 2 527 0.99 -0.49
Kazakhstan 238 296 7.30 1.61 124 151 2.68 1.45
Corée 1 347 1 375 0.57 0.34 905 952 0.51 0.56
Malaisie 790 931 5.46 1.01 790 931 5.46 1.01
Pakistan 2 227 3 149 32.69 1.53 2 227 3 149 32.74 1.53
Philippines 180 354 13.50 1.88 180 354 13.87 1.88
Arabie saoudite 582 852 23.80 1.40 582 852 23.80 1.40
Thaïlande 2 872 3 144 5.41 0.84 2 839 3 144 5.74 0.84
Turquie 2 139 2 092 5.29 0.58 2 096 2 067 5.58 0.57
Viet Nam 1 703 2 066 15.37 1.57 1 616 1 951 19.93 1.55
OCÉANIE 43 80 -1.91 3.84 37 74 -2.25 4.23
Australie 42 79 -1.96 3.90 37 74 -2.25 4.23
Nouvelle-Zélande 1 1 0.00 0.00 0 0 .. ..
PAYS DÉVELOPPÉS 91 170 103 263 3.25 1.03 82 233 93 062 3.02 1.05
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 255 812 307 661 5.04 1.66 229 561 279 388 5.22 1.77
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 2 240 3 119 14.84 2.09 1 868 2 638 20.38 1.87
OCDE3 91 307 103 380 2.75 1.07 82 307 93 237 2.52 1.10
BRICS 175 032 210 878 5.24 1.79 152 251 186 500 5.36 1.98

.. Non disponible
Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni.
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 297


ANNEXE C

Tableau C.19.1. Projections des autres oléagineux : Production et échanges


Année commerciale
PRODUCTION (kt) Croissance (%)4 IMPORTATIONS (kt) Croissance (%)4 EXPORTATIONS (kt) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 152 814 177 995 3.08 1.41 20 507 23 589 4.07 1.20 21 372 23 589 4.48 1.20
AMÉRIQUE DU NORD 24 946 26 379 5.72 1.14 1 016 1 191 1.26 1.20 11 650 12 281 5.37 1.41
Canada 20 478 22 043 6.12 1.32 248 248 -1.67 -0.04 11 017 11 747 5.62 1.53
États-Unis 4 467 4 336 4.23 0.27 768 943 2.62 1.55 633 534 2.11 -0.96
AMÉRIQUE LATINE 5 862 8 789 2.33 3.61 1 811 2 305 2.02 1.81 902 1 310 6.11 1.64
Argentine 4 367 6 976 2.67 4.16 1 1 0.00 0.00 694 1 058 7.67 1.86
Brésil 454 583 5.10 2.22 5 5 -10.71 0.00 79 101 8.96 -0.54
Chili 199 237 11.86 1.51 14 10 -4.49 -2.53 9 13 18.68 2.25
Colombie 2 3 0.00 2.25 7 7 0.00 0.48 0 0 .. ..
Mexique 111 119 3.08 0.61 1 752 2 255 2.21 1.91 3 4 15.23 0.00
Paraguay 190 223 -3.10 1.54 5 4 0.00 -1.53 32 40 -2.59 1.79
Pérou 6 8 0.00 2.02 1 1 0.00 -1.59 0 0 .. ..
EUROPE 61 930 73 597 4.03 1.32 4 874 4 193 1.27 -1.51 3 946 4 800 0.95 1.98
Union européenne1 28 174 30 391 1.41 0.64 4 302 3 703 1.62 -1.66 897 638 -1.82 -0.22
Royaume-Uni 2 074 2 304 -0.42 0.04 281 187 -4.38 -0.19 262 377 2.72 0.07
Russie 13 175 17 659 7.96 2.29 190 202 7.67 -0.13 368 738 9.72 6.61
Ukraine 16 697 20 873 7.78 1.68 33 36 7.47 -0.18 1 943 2 481 0.95 1.64
AFRIQUE 9 281 11 045 1.81 1.62 493 571 5.63 1.90 203 148 -1.26 -3.18
Égypte 117 140 -0.48 1.50 72 71 5.01 0.19 21 23 6.10 -0.19
Éthiopie 99 120 4.85 1.83 0 0 .. .. 0 0 .. ..
Nigéria 2 125 2 486 0.29 1.31 4 73 0.00 41.97 42 1 -10.32 -34.41
Afrique du Sud 1 015 1 246 3.91 1.63 49 12 -2.69 -8.68 3 3 -19.03 0.94
ASIE 47 335 54 047 1.17 1.33 12 287 15 304 6.07 1.96 2 249 1 923 10.77 -1.56
Chine2 28 603 31 629 1.24 1.03 5 332 7 397 14.72 3.14 649 591 3.18 -0.12
Inde 11 717 14 275 0.39 1.95 267 308 8.24 -0.54 678 277 10.80 -9.10
Indonésie 637 745 -2.42 1.68 252 243 5.37 -0.73 1 1 -3.81 0.06
Iran 359 426 4.19 0.67 200 282 45.93 2.09 1 1 0.00 -0.18
Japon 23 24 1.46 0.76 2 368 2 407 -0.19 0.08 0 0 .. ..
Kazakhstan 1 036 1 266 10.68 1.58 7 7 -0.72 -0.12 468 674 36.99 1.95
Corée 15 15 3.04 0.04 27 27 -1.94 0.07 0 0 .. ..
Malaisie 5 6 1.85 1.66 44 49 2.76 1.03 4 3 1.97 -1.02
Pakistan 748 834 -3.41 1.19 1 300 1 529 4.94 1.66 5 5 -28.47 -0.21
Philippines 20 23 0.53 1.42 61 72 2.12 1.53 0 0 .. ..
Arabie saoudite 3 4 0.00 3.48 4 4 0.00 -1.07 1 2 0.00 1.08
Thaïlande 90 102 -0.15 1.31 58 55 4.20 -0.62 4 4 8.16 0.45
Turquie 1 816 2 225 7.71 2.26 706 869 -3.80 1.25 65 45 6.86 -0.91
Viet Nam 330 389 0.76 1.60 174 217 433.26 1.56 35 31 9.41 -1.54
OCÉANIE 3 462 4 138 2.53 1.17 26 26 -1.12 0.00 2 422 3 127 2.41 1.25
Australie 3 449 4 125 2.54 1.18 21 21 1.16 0.00 2 421 3 126 2.42 1.25
Nouvelle-Zélande 10 10 0.00 -0.01 5 5 -6.70 0.02 1 1 0.00 0.00
PAYS DÉVELOPPÉS 92 541 106 821 4.45 1.28 8 639 8 221 1.08 -0.59 18 518 20 911 4.19 1.53
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 60 274 71 174 1.23 1.61 11 868 15 368 6.80 2.30 2 854 2 678 6.63 -1.05
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 6 346 7 317 1.48 1.42 178 370 -5.87 7.36 105 98 5.29 -0.28
OCDE3 60 960 65 992 3.17 0.90 10 653 10 822 0.56 -0.02 15 324 16 499 4.13 1.27
BRICS 54 964 65 392 2.39 1.58 5 842 7 924 13.60 2.84 1 776 1 710 6.49 -0.32

.. Non disponible
Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni.
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

298 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.19.2. Projections des autres oléagineux : Consommation, trituration domestique


Année commerciale
CONSOMMATION (kt) Croissance (%)4 TRITURATION DOMESTIQUE (kt) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est
MONDE 151 943 177 960 2.96 1.41 130 822 154 675 3.27 1.46
AMÉRIQUE DU NORD 14 211 15 300 5.33 0.90 12 086 13 208 6.03 0.90
Canada 9 654 10 562 6.38 1.01 9 195 10 140 6.46 0.97
États-Unis 4 557 4 738 3.47 0.66 2 890 3 068 4.92 0.66
AMÉRIQUE LATINE 6 778 9 782 1.71 3.45 6 325 9 241 1.79 3.56
Argentine 3 678 5 918 1.59 4.64 3 549 5 731 1.58 4.67
Brésil 382 486 4.24 3.12 316 417 3.68 3.58
Chili 206 234 9.54 1.27 186 212 9.34 1.23
Colombie 9 10 0.00 0.92 8 9 0.00 1.14
Mexique 1 860 2 370 2.24 1.84 1 735 2 243 2.73 1.94
Paraguay 163 187 -2.20 1.41 133 150 -2.47 1.25
Pérou 7 8 0.00 1.73 3 3 0.00 1.36
EUROPE 62 923 72 989 3.93 1.09 57 751 67 246 3.88 1.13
Union européenne1 31 568 33 455 1.44 0.38 28 376 29 894 0.99 0.38
Royaume-Uni 2 093 2 112 -0.57 0.01 1 925 1 973 -0.94 0.10
Russie 13 062 17 120 7.68 2.11 12 432 16 255 8.43 2.06
Ukraine 14 791 18 434 8.97 1.68 13 791 17 473 9.43 1.76
AFRIQUE 9 588 11 466 2.04 1.71 5 844 6 605 2.45 1.10
Égypte 169 187 1.05 1.25 118 132 3.23 1.52
Éthiopie 99 120 4.85 1.83 62 71 8.44 1.15
Nigéria 2 088 2 557 0.69 1.76 733 689 0.68 -1.18
Afrique du Sud 1 076 1 253 3.26 1.45 966 1 120 3.25 1.45
ASIE 57 343 67 386 1.78 1.56 47 784 57 408 2.26 1.74
Chine2 33 451 38 433 2.52 1.42 27 157 32 196 3.32 1.71
Inde 11 096 14 278 0.10 2.27 9 640 12 621 0.13 2.37
Indonésie 889 986 -0.54 1.03 297 349 3.88 1.38
Iran 556 708 10.09 1.22 519 645 10.63 1.00
Japon 2 412 2 432 -0.02 0.09 2 394 2 414 0.04 0.09
Kazakhstan 551 597 3.53 1.14 422 441 3.35 0.93
Corée 42 42 -0.72 0.06 38 38 -0.72 0.06
Malaisie 45 51 2.72 1.26 44 50 2.79 1.23
Pakistan 2 050 2 356 1.52 1.49 1 920 2 197 1.83 1.44
Philippines 80 95 1.66 1.51 68 81 1.89 1.69
Arabie saoudite 6 6 0.00 0.88 5 5 0.00 0.95
Thaïlande 145 153 1.15 0.59 88 101 2.30 1.39
Turquie 2 461 3 046 3.40 2.03 2 258 2 801 3.00 2.05
Viet Nam 485 575 6.26 1.78 361 436 9.33 1.76
OCÉANIE 1 100 1 037 3.63 0.92 1 032 968 3.64 0.98
Australie 1 083 1 019 3.76 0.93 1 021 956 3.68 0.99
Nouvelle-Zélande 14 14 -3.30 0.00 10 10 0.00 0.00
PAYS DÉVELOPPÉS 82 669 94 137 4.02 1.04 75 015 85 892 4.07 1.07
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 69 274 83 823 1.81 1.83 55 807 68 784 2.26 1.98
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 6 418 7 587 1.18 1.67 4 422 5 120 1.28 1.42
OCDE3 56 241 60 320 2.35 0.63 50 294 54 017 2.13 0.64
BRICS 59 067 71 570 2.97 1.76 50 511 62 609 3.64 1.94

Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni.
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 299


ANNEXE C

Tableau C.20.1. Projections des tourteaux protéiques : Production et échanges


Année commerciale
PRODUCTION (kt) Croissance (%)4 IMPORTATIONS (kt) Croissance (%)4 EXPORTATIONS (kt) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 342 967 407 162 3.90 1.53 90 567 107 472 3.27 1.28 91 834 107 472 3.10 1.28
AMÉRIQUE DU NORD 56 021 64 021 2.98 1.10 4 546 4 192 5.42 -0.16 17 242 19 372 5.06 0.84
Canada 6 700 7 699 6.06 1.45 855 756 -3.39 0.23 4 911 5 598 8.69 1.33
États-Unis 49 321 56 322 2.63 1.05 3 692 3 436 8.92 -0.24 12 331 13 774 4.00 0.65
AMÉRIQUE LATINE 82 364 103 576 3.19 2.01 9 333 12 076 3.13 2.42 51 180 63 261 3.10 1.98
Argentine 35 296 42 652 3.33 1.64 0 0 .. .. 31 381 38 267 3.48 1.72
Brésil 34 478 46 072 2.28 2.59 6 6 -22.22 0.00 15 286 20 163 1.16 2.96
Chili 303 487 5.20 1.93 1 112 1 469 3.01 2.96 7 6 -9.99 -1.20
Colombie 833 980 6.38 1.13 1 434 2 203 11.19 3.67 91 63 5.07 -3.54
Mexique 4 697 5 573 3.30 1.57 2 038 2 582 3.18 2.53 116 111 -1.68 0.00
Paraguay 3 233 3 752 10.34 1.03 7 7 0.38 0.17 2 589 2 985 15.72 0.67
Pérou 353 396 16.90 0.96 1 332 1 875 7.51 2.85 5 5 0.00 -0.63
EUROPE 44 614 49 230 3.44 0.93 31 313 31 918 1.06 -0.40 9 039 11 564 5.43 1.79
Union européenne1 26 651 27 871 1.58 0.66 26 144 26 786 1.26 -0.59 1 834 1 708 0.67 -0.78
Royaume-Uni 1 661 1 539 -0.95 -0.03 3 155 3 003 0.20 0.18 160 167 -2.50 -0.31
Russie 8 064 9 551 8.14 1.18 231 88 -12.31 -0.64 1 458 2 380 5.88 5.05
Ukraine 7 063 8 796 9.42 1.64 42 33 -7.89 -0.08 5 188 6 905 8.91 1.76
AFRIQUE 9 546 10 478 5.63 1.48 5 370 8 198 4.40 2.46 641 642 1.34 -0.63
Égypte 2 213 2 962 4.79 1.15 1 182 1 316 8.79 3.07 11 7 23.42 -0.33
Éthiopie 98 114 11.41 1.54 0 0 .. .. 4 1 3.00 -8.90
Nigéria 876 1 011 3.24 0.46 410 614 31.55 2.15 174 145 7.60 -2.11
Afrique du Sud 1 270 1 753 9.60 1.67 713 793 -6.62 3.27 22 23 -16.18 -0.96
ASIE 149 323 178 517 4.72 1.58 36 933 47 334 4.74 2.18 13 661 12 519 -0.01 -1.37
Chine2 91 406 109 159 6.06 1.72 2 602 2 980 4.57 -1.91 1 702 1 879 8.41 1.25
Inde 18 806 23 369 -0.09 1.94 407 621 23.36 5.02 2 723 1 933 -9.86 -4.78
Indonésie 7 511 9 049 5.74 1.25 4 536 5 347 5.73 1.25 4 864 4 511 6.48 -1.23
Iran 2 249 2 609 15.63 0.71 1 671 2 322 -3.51 3.59 27 9 -28.97 -0.73
Japon 3 517 3 397 0.61 -0.27 1 776 1 865 -2.80 0.17 4 4 -0.86 0.00
Kazakhstan 341 380 2.08 1.16 5 5 0.00 -0.34 86 73 -7.50 -0.41
Corée 811 851 0.86 0.49 3 372 3 980 0.64 1.42 60 60 0.77 0.00
Malaisie 3 356 3 874 1.53 1.16 1 549 1 608 4.54 0.17 2 649 2 660 1.58 -0.17
Pakistan 4 406 5 581 4.98 1.45 672 1 846 2.97 13.63 77 43 -10.29 -4.31
Philippines 1 023 1 319 0.95 1.64 2 953 3 915 7.60 2.34 393 338 -4.39 -2.29
Arabie saoudite 463 676 23.12 1.40 1 489 1 733 13.64 1.58 58 49 20.35 -1.56
Thaïlande 2 714 3 060 6.74 0.99 3 575 5 162 2.57 2.86 13 14 5.28 -0.31
Turquie 3 419 3 957 4.17 1.46 2 153 3 156 9.87 5.08 115 94 8.90 -3.41
Viet Nam 1 501 1 812 16.02 1.58 5 560 7 476 8.42 2.91 42 27 9.31 -1.49
OCÉANIE 1 099 1 340 3.52 3.09 3 072 3 755 7.59 1.84 70 115 -7.63 0.68
Australie 964 1 174 4.06 3.27 840 1 057 5.02 2.08 17 64 -15.83 1.49
Nouvelle-Zélande 8 8 0.00 0.00 2 219 2 684 8.77 1.76 0 0 .. ..
PAYS DÉVELOPPÉS 108 728 122 194 3.10 1.01 42 174 43 594 1.53 -0.04 26 428 31 112 4.99 1.18
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 234 238 284 968 4.29 1.76 48 393 63 878 5.00 2.29 65 405 76 360 2.42 1.32
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 4 782 6 225 6.34 1.95 937 1 393 10.77 4.22 359 410 3.11 0.23
OCDE3 99 111 110 062 2.47 0.98 48 648 52 414 2.07 0.40 19 738 21 767 4.30 0.66
BRICS 154 025 189 904 4.37 1.92 3 958 4 488 1.22 -0.38 21 192 26 379 -0.03 2.15

.. Non disponible
Note : Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni.
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

300 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.20.2. Projections des tourteaux protéiques : Consommation


Année commerciale
CONSOMMATION (kt) Croissance (%)4
Moyenne
2028 2009-18 2019-28
2016-18est
MONDE 341 955 407 053 4.05 1.53
AMÉRIQUE DU NORD 43 305 48 841 2.48 1.07
Canada 2 658 2 857 -0.10 1.34
États-Unis 40 647 45 984 2.67 1.06
AMÉRIQUE LATINE 40 532 52 368 3.39 2.14
Argentine 3 919 4 384 2.99 0.94
Brésil 19 131 25 915 3.19 2.30
Chili 1 428 1 946 3.77 2.70
Colombie 2 178 3 117 9.52 2.99
Mexique 6 619 8 043 3.40 1.89
Paraguay 664 765 0.96 2.43
Pérou 1 680 2 265 9.01 2.50
EUROPE 66 815 69 576 2.05 0.17
Union européenne1 50 944 52 949 1.43 0.06
Royaume-Uni 4 657 4 375 -0.06 0.12
Russie 6 835 7 259 7.73 0.15
Ukraine 1 861 1 919 10.00 1.19
AFRIQUE 14 333 18 024 5.51 2.00
Égypte 3 432 4 270 6.82 1.72
Éthiopie 94 113 11.91 1.73
Nigéria 1 107 1 480 7.89 1.45
Afrique du Sud 1 967 2 521 1.78 2.17
ASIE 172 870 213 264 5.37 1.92
Chine2 92 227 110 261 6.28 1.61
Inde 16 576 22 039 2.32 2.91
Indonésie 7 248 9 881 5.67 2.62
Iran 3 887 4 920 5.46 1.97
Japon 5 291 5 258 -0.67 -0.12
Kazakhstan 263 311 8.65 1.53
Corée 4 142 4 771 0.74 1.26
Malaisie 2 247 2 820 3.22 1.94
Pakistan 5 033 7 377 5.18 3.50
Philippines 3 596 4 887 7.21 2.55
Arabie saoudite 1 895 2 359 15.60 1.60
Thaïlande 6 280 8 205 4.36 2.13
Turquie 5 468 7 005 6.33 3.04
Viet Nam 7 154 9 260 10.12 2.65
OCÉANIE 4 101 4 980 7.17 2.19
Australie 1 788 2 167 5.47 2.73
Nouvelle-Zélande 2 225 2 692 9.01 1.76
PAYS DÉVELOPPÉS 124 391 134 666 2.22 0.62
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 217 565 272 387 5.25 2.01
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 5 357 7 204 7.31 2.45
OCDE3 128 036 140 690 2.09 0.80
BRICS 136 737 167 995 5.26 1.82

Note : Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.


1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni.
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 301


ANNEXE C

Tableau C.21.1. Projections des huiles végétales : Production et échanges


Année commerciale
PRODUCTION (kt) Croissance (%)4 IMPORTATIONS (kt) Croissance (%)4 EXPORTATIONS (kt) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 202 563 239 817 4.05 1.45 80 243 95 417 3.50 1.33 81 852 95 417 3.69 1.33
AMÉRIQUE DU NORD 17 866 19 952 3.79 1.04 4 560 5 100 3.08 0.08 4 669 5 068 1.86 1.63
Canada 4 434 4 815 6.37 1.14 264 184 -3.99 -4.03 3 325 3 604 5.21 1.28
États-Unis 13 432 15 138 3.08 1.00 4 296 4 916 3.69 0.27 1 344 1 463 -3.42 2.55
AMÉRIQUE LATINE 27 151 34 550 4.01 2.21 4 859 4 839 2.85 -0.22 11 116 15 307 4.69 2.89
Argentine 9 289 11 738 3.10 2.15 18 18 5.44 0.00 6 111 8 263 3.19 2.40
Brésil 9 312 12 019 2.81 2.37 504 514 1.04 0.00 1 454 2 804 -2.06 7.61
Chili 116 164 6.34 1.70 454 499 6.83 0.68 1 1 -8.45 -0.10
Colombie 1 938 2 506 8.29 2.44 739 716 10.30 -1.11 855 992 21.43 1.12
Mexique 1 924 2 335 3.42 1.65 1 032 1 064 3.61 0.42 66 54 2.24 0.00
Paraguay 784 911 9.37 1.04 13 11 -1.44 -1.02 679 796 16.45 1.03
Pérou 249 303 12.14 1.77 563 703 6.30 1.71 1 1 0.00 -0.17
EUROPE 28 390 32 783 3.99 1.11 12 934 12 015 1.96 -1.33 11 357 14 144 9.45 1.81
Union européenne1 14 474 15 277 1.24 0.50 9 668 8 793 1.78 -1.66 2 034 2 161 4.44 0.31
Royaume-Uni 941 1 016 -0.77 0.04 1 094 1 125 1.14 0.00 214 231 -4.90 -0.82
Russie 5 938 7 604 8.91 1.90 1 070 1 104 4.86 -0.15 2 808 4 011 17.40 3.67
Ukraine 6 406 8 068 9.41 1.73 262 226 -4.61 -1.48 5 960 7 287 10.54 1.50
AFRIQUE 8 131 9 388 3.67 1.48 11 563 15 819 4.88 2.72 1 312 1 073 -1.34 -2.28
Égypte 561 729 3.88 0.88 2 006 2 622 2.32 2.27 151 107 -9.85 -2.22
Éthiopie 54 62 9.92 1.40 518 896 17.54 5.67 0 0 .. ..
Nigéria 1 637 1 799 1.81 0.63 1 449 2 393 6.23 4.83 48 45 -11.51 -2.78
Afrique du Sud 555 709 6.09 1.59 843 861 0.86 0.42 25 25 -17.67 -0.37
ASIE 119 638 141 479 4.16 1.40 45 991 57 290 3.76 1.90 52 461 58 746 2.87 0.90
Chine2 28 254 33 857 5.25 1.71 8 706 8 635 -1.03 -1.28 274 246 0.16 0.18
Inde 8 913 11 055 0.14 2.02 15 186 22 077 7.30 3.67 76 61 -3.04 -0.67
Indonésie 44 592 52 641 6.67 1.22 94 91 0.58 -0.02 30 540 35 104 6.02 1.07
Iran 666 782 13.89 0.79 1 291 1 683 -1.91 3.01 56 12 -19.49 -2.92
Japon 1 508 1 486 0.56 -0.11 882 967 2.02 0.46 1 1 45.72 0.00
Kazakhstan 245 263 2.71 1.03 106 111 0.91 0.02 60 65 22.61 -0.02
Corée 215 225 0.86 0.45 1 122 1 101 4.62 -0.51 5 4 -14.14 0.00
Malaisie 22 311 25 577 1.13 1.20 1 237 1 083 -7.76 -1.06 18 049 20 290 -0.65 1.07
Pakistan 1 997 2 432 1.96 1.43 3 205 4 076 5.38 2.62 91 66 -3.91 -2.48
Philippines 1 744 2 087 -0.12 1.58 1 233 1 466 12.97 1.32 894 757 -2.19 -1.30
Arabie saoudite 107 156 22.69 1.39 769 1 016 12.33 2.00 73 58 19.95 -1.96
Thaïlande 3 597 4 305 7.67 1.55 305 631 11.37 5.95 520 350 1.29 -5.61
Turquie 1 732 2 131 3.70 1.82 1 434 1 257 5.34 -0.92 510 487 9.00 0.92
Viet Nam 625 755 9.26 1.62 1 007 1 265 5.01 2.04 133 131 -0.95 -2.00
OCÉANIE 1 387 1 665 2.68 2.12 337 354 3.98 0.46 937 1 079 3.14 1.34
Australie 524 576 3.88 2.39 204 209 5.20 0.21 193 190 8.00 0.16
Nouvelle-Zélande 5 5 1.17 0.00 100 117 3.60 1.53 0 0 .. ..
PAYS DÉVELOPPÉS 50 012 56 813 3.74 1.06 19 999 19 814 2.30 -0.73 16 331 19 512 6.58 1.73
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 152 551 183 004 4.15 1.57 60 244 75 603 3.93 1.95 65 521 75 905 3.07 1.23
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 3 838 4 744 3.01 1.83 7 417 9 996 7.16 2.88 453 371 3.41 -2.57
OCDE3 39 621 43 513 2.52 0.86 21 252 20 912 2.75 -0.74 7 775 8 293 2.58 1.10
BRICS 52 972 65 245 4.13 1.90 26 309 33 191 3.53 1.86 4 638 7 147 5.41 4.81

.. Non disponible
Note : Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni.
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

302 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.21.2. Projections des huiles végétales : Consommation, humaine


Année commerciale
CONSOMMATION (kt) Croissance (%)4 HUMAINE (kg/cap) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est
MONDE 201 163 239 711 4.24 1.43 18.2 19.7 1.98 0.81
AMÉRIQUE DU NORD 17 729 19 980 4.04 0.64 39.6 39.2 1.29 0.79
Canada 1 389 1 390 5.98 -0.05 32.3 28.3 2.55 -1.07
États-Unis 16 340 18 591 3.89 0.70 40.4 40.5 1.20 0.95
AMÉRIQUE LATINE 20 971 24 076 3.58 1.28 20.1 20.8 0.81 0.58
Argentine 3 197 3 491 3.17 1.57 18.9 21.3 0.12 1.14
Brésil 8 424 9 729 4.17 1.13 25.4 25.3 0.39 0.57
Chili 571 662 6.85 0.91 11.3 13.1 1.40 0.99
Colombie 1 818 2 228 5.43 1.69 20.3 24.8 3.46 1.76
Mexique 2 892 3 345 3.55 1.27 22.4 23.1 2.14 0.24
Paraguay 118 127 -5.74 0.86 16.2 15.3 -6.91 -0.22
Pérou 810 1 005 7.77 1.71 9.6 11.4 4.81 1.47
EUROPE 30 193 30 630 1.75 -0.22 24.1 25.1 1.38 0.29
Union européenne1 22 279 21 891 1.31 -0.43 23.7 23.7 0.36 0.20
Royaume-Uni 1 822 1 910 1.04 0.13 27.5 27.3 0.40 -0.36
Russie 4 254 4 696 5.47 0.14 29.6 33.2 5.39 0.33
Ukraine 704 1 001 -2.75 2.53 11.9 19.5 -3.26 3.61
AFRIQUE 18 403 24 119 5.07 2.48 9.8 10.5 2.34 0.76
Égypte 2 437 3 240 4.94 2.14 8.1 11.0 2.40 2.46
Éthiopie 572 958 16.63 5.34 5.0 6.8 13.73 3.32
Nigéria 3 029 4 145 4.32 2.91 10.3 11.0 2.24 0.56
Afrique du Sud 1 394 1 546 4.20 0.93 13.4 14.0 2.13 0.46
ASIE 113 080 139 967 5.05 1.79 17.5 20.2 2.72 1.23
Chine2 37 206 42 246 4.30 1.03 26.4 29.1 3.76 0.69
Inde 24 238 33 014 4.45 3.07 11.0 14.9 0.96 3.07
Indonésie 13 574 17 698 8.93 1.51 19.7 25.0 3.97 1.33
Iran 1 875 2 450 3.25 2.26 10.7 12.5 0.12 1.48
Japon 2 368 2 452 1.09 0.11 18.5 19.9 1.18 0.48
Kazakhstan 289 309 0.45 0.83 15.1 14.7 -0.97 -0.01
Corée 1 325 1 322 4.12 -0.35 14.0 13.5 -0.44 -0.63
Malaisie 5 301 6 340 5.04 0.92 27.0 27.8 4.04 -0.39
Pakistan 5 097 6 434 4.21 2.19 20.2 22.1 2.45 0.95
Philippines 2 097 2 793 7.32 2.36 12.7 14.4 6.63 1.35
Arabie saoudite 794 1 111 12.58 2.12 19.2 23.9 9.10 1.14
Thaïlande 3 410 4 582 9.02 2.91 12.2 16.0 7.16 2.68
Turquie 2 673 2 900 4.32 0.69 24.3 24.5 1.96 0.09
Viet Nam 1 501 1 887 7.55 2.20 2.4 4.3 3.52 5.96
OCÉANIE 786 939 2.80 2.39 19.2 20.0 1.35 1.20
Australie 538 595 3.41 2.36 22.0 21.5 1.93 1.24
Nouvelle-Zélande 104 122 3.48 1.46 22.2 23.7 2.40 0.66
PAYS DÉVELOPPÉS 53 877 57 086 2.51 0.19 26.4 27.1 1.34 0.53
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 147 287 182 625 4.94 1.85 16.2 18.1 2.36 0.98
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 10 808 14 358 5.81 2.69 8.7 9.7 2.90 1.14
OCDE3 53 239 56 109 2.62 0.19 27.1 27.3 1.10 0.46
BRICS 75 517 91 232 4.39 1.68 19.7 22.4 2.70 1.14

Note : Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.


1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni.
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 303


ANNEXE C

Tableau C.22. Hypothèses concernant les marchés des oléagineux


Année commerciale
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
ARGENTINE
Taxe à l'exportation1
Soja % 29.0 28.9 18.0 18.0 18.0 18.0 18.0 18.0 18.0 18.0 18.0
Autres oléagineux % 4.0 10.9 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Tourteaux de soja % 27.0 28.9 18.0 18.0 18.0 18.0 18.0 18.0 18.0 18.0 18.0
Huile de soja % 27.0 28.9 18.0 18.0 18.0 18.0 18.0 18.0 18.0 18.0 18.0
AUSTRALIE
Droits de douane
Huile de soja % 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0
Huile de colza % 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0
CANADA
Droits de douane
Huile de colza % 6.4 6.4 6.4 6.4 6.4 6.4 6.4 6.4 6.4 6.4 6.4
UNION EUROPÉENNE2
Soutien couplé facultatif
Soja mln EUR 86 27 28 29 29 30 31 31 33 34 35
Droits de douane
Huile de soja % 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0
Huile de colza % 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0
JAPON
Nouveaux paiements au titre de la production
Soja JPY/kg 165.2 150.7 150.7 150.7 150.7 150.7 150.7 150.7 150.7 150.7 150.7
Droits de douane
Huile de soja JPY/kg 10.9 10.9 10.9 10.9 10.9 10.9 10.9 10.9 10.9 10.9 10.9
Huile de colza JPY/kg 10.9 10.9 10.9 10.9 10.9 10.9 10.9 10.9 10.9 10.9 10.9
CORÉE
Contingent tarifaire, soja kt 1 032 1 032 1 032 1 032 1 032 1 032 1 032 1 032 1 032 1 032 1 032
Droits de douane intra quota % 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5
Droits de douane hors quota % 487 487 487 487 487 487 487 487 487 487 487
Soja (alim. humaine), marge '000 KRW/t 131 131 131 131 131 131 131 131 131 131 131
MEXIQUE
Droits de douane
Soja % 33 33 33 33 33 33 33 33 33 33 33
Tourteaux de soja % 23.8 23.8 23.8 23.8 23.8 23.8 23.8 23.8 23.8 23.8 23.8
Huile de soja % 45 45 45 45 45 45 45 45 45 45 45
ÉTATS-UNIS
Taux de participation ARC
Soja % 96.9 96.9 96.9 96.9 96.9 96.9 96.9 96.9 96.9 96.9 96.9
Taux débiteur du soja USD/t 183.7 183.7 183.7 183.7 183.7 183.7 183.7 183.7 183.7 183.7 183.7
Droits de douane
Graines de colza % 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0
Tourteaux de soja % 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2
Tourteaux de colza % 1.2 1.2 1.2 1.2 1.2 1.2 1.2 1.2 1.2 1.2 1.2
Huile de soja % 12.7 12.7 12.7 12.7 12.7 12.7 12.7 12.7 12.7 12.7 12.7
Huile de colza % 3.2 3.2 3.2 3.2 3.2 3.2 3.2 3.2 3.2 3.2 3.2
CHINE
Droits de douane
Soja % 2.4 2.4 2.4 2.4 2.4 2.4 2.4 2.4 2.4 2.4 2.4
Tourteaux de soja % 6.3 6.3 6.3 6.3 6.3 6.3 6.3 6.3 6.3 6.3 6.3
Huile de soja, droits de douane intra quota % 9.0 9.0 9.0 9.0 9.0 9.0 9.0 9.0 9.0 9.0 9.0
Contingent tarifaire, huile végétale kt 7 998.1 7 998.1 7 998.1 7 998.1 7 998.1 7 998.1 7 998.1 7 998.1 7 998.1 7 998.1 7 998.1
INDE
Soja, droits de douane % 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0
Colza, droits de douane % 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0
Tourteaux de soja, droits de douane % 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0
Huile de soja, droits de douane % 12.5 12.5 12.5 12.5 12.5 12.5 12.5 12.5 12.5 12.5 12.5
INDONÉSIE
Tourteaux protéiques, droits de douane % 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5
PAKISTAN
Tourteaux protéiques, droits de douane % 11.0 11.0 11.0 11.0 11.0 11.0 11.0 11.0 11.0 11.0 11.0
VIET NAM
Tourteaux protéiques, droits de douane % 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0

304 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimé[Link]
sources pour les droits de douane et les contingents tarifaires sont la réponse au questionnaire national, la CNUCED et l'OMC.
1. En Argentine, sera appliquée une taxe temporaire sur tous les biens du 4 septembre 2018 jusqu'au 31 décembre 2020. Une taxe spécifique
de 18% sera rajoutée pour le soja et aux produits du soja; il est prévu une diminution de la taxe dans le futur mais sans calendrier précis.
2. Depuis 2015, le régime de paiement de base est en vigueur et représente au maximum 68% des enveloppes nationales pour les paiements
directs. De plus, des instruments obligatoires ont été introduits : les paiements "verts" (30%) et l'aide aux jeunes agriculteurs (2%).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 305


ANNEXE C

Tableau C.23.1. Projections du sucre : Production et échanges


Année commerciale
PRODUCTION (kt) Croissance (%)4 IMPORTATIONS (kt) Croissance (%)4 EXPORTATIONS (kt) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 177 620 206 769 1.73 1.52 56 381 63 245 1.06 1.93 61 445 66 917 1.53 1.82
AMÉRIQUE DU NORD 7 717 8 015 1.51 0.08 3 795 3 657 -3.29 -0.07 122 112 -12.54 0.00
Canada 100 104 1.66 0.52 1 137 1 150 -0.12 0.00 35 30 -8.07 0.00
États-Unis 7 617 7 911 1.51 0.07 2 658 2 507 -4.41 -0.10 87 82 -14.15 0.00
AMÉRIQUE LATINE 54 853 59 659 -0.40 1.86 2 030 1 476 -3.42 -1.50 31 048 33 209 -0.84 2.73
Argentine 1 914 2 338 0.00 2.13 0 0 -77.78 .. 334 820 2.30 8.92
Brésil 33 891 36 373 -1.52 2.31 1 0 35.00 .. 23 775 25 690 -1.60 3.53
Chili 235 304 -3.81 2.60 489 450 1.35 -0.39 0 0 .. ..
Colombie 2 214 2 072 0.61 0.13 110 126 -13.13 6.22 561 198 -5.56 -5.86
Mexique 6 038 6 565 2.27 1.07 22 10 -34.23 -0.03 1 367 1 472 3.56 0.52
Paraguay 136 141 0.94 1.34 107 89 10.69 -0.21 107 83 7.74 0.21
Pérou 1 180 1 887 1.94 4.06 376 83 7.01 -10.16 139 189 7.51 2.98
EUROPE 28 578 31 131 2.48 1.19 3 541 2 763 -10.12 -3.31 4 498 6 457 4.07 5.29
Union européenne1 17 681 18 791 1.50 0.87 1 549 1 022 -10.58 -5.57 2 574 3 435 3.57 5.44
Royaume-Uni 1 168 1 161 0.10 1.33 1 016 1 057 -2.96 -0.56 234 237 -7.93 0.32
Russie 6 262 6 902 7.50 1.48 252 74 -23.46 -10.94 406 1 007 34.84 11.37
Ukraine 2 010 2 453 1.69 2.40 1 0 -74.82 .. 577 825 94.70 4.92
AFRIQUE 11 265 16 664 2.71 3.21 13 594 15 971 3.64 3.04 3 980 3 227 1.87 0.18
Égypte 2 635 4 089 4.83 3.77 1 321 1 252 -0.94 0.08 211 141 -1.11 -0.08
Éthiopie 502 1 313 9.08 6.43 160 9 4.06 -13.78 46 342 477.26 11.36
Nigéria 47 72 4.50 1.57 1 402 1 986 4.18 3.33 0 0 -6.09 ..
Afrique du Sud 1 930 3 098 -0.83 3.48 463 79 -2.68 -5.94 205 573 -15.19 6.32
ASIE 70 065 85 955 2.98 1.33 33 044 38 974 3.24 2.39 17 608 19 482 5.67 0.15
Chine2 10 351 13 269 -1.60 1.65 4 756 6 835 11.54 1.78 97 96 5.23 2.27
Inde 28 123 33 860 3.39 0.56 1 922 32 7.00 -14.85 2 834 2 046 16.37 -5.57
Indonésie 2 247 2 657 0.44 1.42 4 679 7 696 8.76 4.73 0 0 .. ..
Iran 1 828 2 563 10.03 2.61 677 189 -11.71 -10.23 2 0 -65.45 ..
Japon 744 749 0.55 -0.01 1 339 1 296 0.47 -0.52 4 5 15.91 0.00
Kazakhstan 30 32 2.72 2.52 456 520 2.31 0.62 8 5 -4.66 -0.62
Corée 0 0 .. .. 1 885 2 135 1.78 1.01 318 375 -0.92 2.28
Malaisie 0 0 -77.61 .. 1 988 2 434 1.57 2.66 134 52 -9.65 -2.59
Pakistan 6 592 7 775 6.51 2.06 8 11 -32.31 0.46 894 1 125 23.13 -1.22
Philippines 2 267 2 441 0.49 1.03 95 84 14.16 0.60 170 94 -7.88 -4.79
Arabie saoudite 0 0 .. .. 1 487 1 916 2.53 2.10 322 391 4.08 2.00
Thaïlande 12 570 15 567 5.43 1.83 0 0 -61.71 .. 8 766 12 178 5.36 1.54
Turquie 2 675 3 283 1.39 1.98 93 26 45.86 -6.90 165 757 2.05 11.59
Viet Nam 1 510 2 145 4.65 2.37 192 320 0.29 17.41 68 20 241.22 -15.02
OCÉANIE 5 142 5 345 3.99 0.44 375 404 -0.05 -0.15 4 190 4 429 4.39 0.34
Australie 4 887 5 034 4.07 0.36 84 120 -3.86 0.00 3 978 4 201 4.45 0.33
Nouvelle-Zélande 0 0 .. .. 247 239 0.74 -0.13 22 20 -0.28 0.00
PAYS DÉVELOPPÉS 44 083 48 364 2.31 1.03 11 880 10 884 -4.74 -0.80 9 080 11 561 2.68 3.07
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 133 537 158 405 1.55 1.68 44 501 52 361 3.26 2.61 52 366 55 356 1.38 1.57
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 3 888 5 462 3.87 3.17 8 944 11 528 6.80 4.70 2 466 348 6.60 -8.00
OCDE3 41 417 44 229 1.79 0.78 11 263 10 937 -3.12 -0.53 8 792 10 624 2.50 2.41
BRICS 80 556 93 501 0.66 1.54 7 395 7 019 1.31 1.26 27 317 29 412 -0.77 2.79

.. Non disponible
Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées. Les
données sur le sucre sont exprimées en base tel quel.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

306 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.23.2. Projections du sucre : Consommation, humaine


Année commerciale
CONSOMMATION (kt) Croissance (%)4 HUMAINE (kg/cap) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est
MONDE 170 757 202 543 1.60 1.55 22.7 24.2 0.43 0.59
AMÉRIQUE DU NORD 11 521 11 558 0.13 0.03 31.9 29.6 -0.57 -0.67
Canada 1 220 1 224 0.47 0.05 33.3 30.5 -0.52 -0.75
États-Unis 10 300 10 335 0.09 0.03 31.7 29.5 -0.58 -0.66
AMÉRIQUE LATINE 26 431 27 919 -0.06 0.52 41.1 39.5 -1.16 -0.31
Argentine 1 560 1 520 -0.66 -0.23 35.2 31.3 -1.66 -1.05
Brésil 10 967 10 747 -1.19 -0.05 52.4 48.1 -2.06 -0.62
Chili 752 756 0.34 0.07 41.7 38.9 -0.53 -0.57
Colombie 1 747 1 999 1.70 1.19 35.6 38.0 0.74 0.58
Mexique 4 579 5 070 1.37 0.88 35.5 34.9 -0.02 -0.14
Paraguay 133 146 1.18 0.88 19.5 19.0 -0.14 -0.22
Pérou 1 358 1 760 2.87 2.33 42.2 48.7 1.55 1.27
EUROPE 27 578 27 334 -0.01 -0.13 37.1 36.9 -0.10 -0.09
Union européenne1 16 776 16 278 0.18 -0.36 37.9 36.8 0.10 -0.33
Royaume-Uni 1 944 1 981 -0.30 0.39 29.4 28.3 -0.94 -0.11
Russie 5 817 5 965 0.49 0.17 40.4 42.2 0.41 0.36
Ukraine 1 541 1 626 -2.50 0.68 34.9 39.0 -2.02 1.23
AFRIQUE 20 426 28 988 3.89 3.20 16.4 18.0 1.26 0.81
Égypte 3 613 5 119 3.85 3.15 37.0 44.0 1.68 1.56
Éthiopie 587 972 5.88 4.52 5.6 7.2 3.20 2.25
Nigéria 1 449 2 042 4.27 3.25 7.6 8.1 1.55 0.70
Afrique du Sud 2 135 2 585 2.16 1.73 37.7 40.8 0.79 0.74
ASIE 83 542 105 419 2.50 2.11 18.7 21.7 1.46 1.38
Chine2 16 337 19 947 2.44 1.68 11.6 13.8 1.92 1.51
Inde 25 602 32 345 2.53 2.17 19.1 21.7 1.30 1.22
Indonésie 6 944 10 265 4.61 3.61 26.3 35.2 3.35 2.72
Iran 2 519 2 749 0.99 0.77 31.0 31.2 -0.22 0.08
Japon 2 111 2 040 -0.82 -0.34 16.6 16.6 -0.71 0.03
Kazakhstan 502 548 1.39 0.60 27.6 27.3 -0.10 -0.23
Corée 1 598 1 759 2.85 0.83 31.4 33.5 2.43 0.57
Malaisie 1 839 2 354 3.58 2.31 58.2 65.2 1.86 1.10
Pakistan 5 148 6 603 2.30 2.27 26.1 27.8 0.22 0.60
Philippines 2 143 2 425 1.49 1.19 20.4 19.8 -0.13 -0.19
Arabie saoudite 1 230 1 517 3.10 1.83 37.4 39.3 0.45 0.44
Thaïlande 2 943 3 335 2.09 1.27 42.6 47.9 1.70 1.21
Turquie 2 429 2 543 1.18 0.18 30.1 29.1 -0.38 -0.36
Viet Nam 1 583 2 421 4.69 3.59 16.6 23.1 3.55 2.73
OCÉANIE 1 259 1 324 -0.54 0.42 31.6 29.0 -2.04 -0.80
Australie 925 959 -1.11 0.28 37.8 34.6 -2.52 -0.81
Nouvelle-Zélande 220 218 0.36 -0.12 46.8 42.4 -0.69 -0.90
PAYS DÉVELOPPÉS 46 923 47 559 0.15 0.09 33.2 32.6 -0.25 -0.18
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 123 834 154 984 2.20 2.05 20.3 22.5 0.83 0.93
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 10 166 16 350 5.53 4.40 12.0 15.1 3.07 2.10
OCDE3 43 884 44 398 0.34 0.06 33.1 32.0 -0.20 -0.31
BRICS 60 857 71 590 1.54 1.48 19.3 21.3 0.71 0.94

Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées. Les
données sur le sucre sont exprimées en base tel quel.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 307


ANNEXE C

Tableau C.24. Hypothèses concernant les marchés du sucre


Année commerciale
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
ARGENTINE
Droits de douane, sucre ARS/t 35.0 35.0 35.0 35.0 35.0 35.0 35.0 35.0 35.0 35.0 35.0
BRÉSIL
Droits de douane, sucre brut % 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0
Droits de douane, sucre raffiné % 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0
CANADA
Droits de douane, sucre brut CAD/t 24.7 24.7 24.7 24.7 24.7 24.7 24.7 24.7 24.7 24.7 24.7
Droits de douane, sucre raffiné CAD/t 30.9 30.9 30.9 30.9 30.9 30.9 30.9 30.9 30.9 30.9 30.9
CHINE1
Contingent tarifaire sucre kt 1 954.0 1 954.0 1 954.0 1 954.0 1 954.0 1 954.0 1 954.0 1 954.0 1 954.0 1 954.0 1 954.0
Droits de douane intra quota, sucre brut % 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0
Droits de douane intra quota, sucre raffiné % 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0
Droits de douane hors quota % 69.4 88.3 85.0 85.0 85.0 85.0 85.0 85.0 85.0 85.0 85.0
UNION EUROPÉENE2
Soutien couplé facultatif
Betterave à sucre3 mln EUR 178.0 180.2 169.3 169.3 169.3 169.3 169.3 169.3 169.3 169.3 169.3
Droits de douane, sucre brut EUR/t 339.0 339.0 339.0 339.0 339.0 339.0 339.0 339.0 339.0 339.0 339.0
Droits de douane, sucre raffiné EUR/t 419.0 419.0 419.0 419.0 419.0 419.0 419.0 419.0 419.0 419.0 419.0
INDE
Droits de douane, sucre % 100.0 100.0 100.0 100.0 100.0 100.0 100.0 100.0 100.0 100.0 100.0
INDONÉSIE
Droits de douane, sucre % 20.6 20.6 20.6 20.6 20.6 20.6 20.6 20.6 20.6 20.6 20.6
JAPON
Prix de stabilisation minimum, sucre brut JPY/kg 153.2 153.2 153.2 153.2 153.2 153.2 153.2 153.2 153.2 153.2 153.2
Droits de douane, sucre brut JPY/kg 71.8 71.8 71.8 71.8 71.8 71.8 71.8 71.8 71.8 71.8 71.8
Droits de douane, sucre raffiné JPY/kg 103.1 103.1 103.1 103.1 103.1 103.1 103.1 103.1 103.1 103.1 103.1
CORÉE
Droits de douane, sucre brut % 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0
Droits de douane, sucre raffiné % 35.0 35.0 35.0 35.0 35.0 35.0 35.0 35.0 35.0 35.0 35.0
MEXIQUE
Mexique, droit de douane extérieur commun,
USD/t 338.6 338.6 338.6 338.6 338.6 338.6 338.6 338.6 338.6 338.6 338.6
sucre brut
Mexique, droit de douane extérieur commun,
USD/t 357.4 357.4 357.4 357.4 357.4 357.4 357.4 357.4 357.4 357.4 357.4
sucre raffiné
RUSSIE
Droits de douane minimum, sucre brut USD/t 230.3 240.0 240.0 240.0 240.0 240.0 240.0 203.0 203.0 203.0 203.0
Droits de douane minimum, sucre raffiné USD/t 340.0 340.0 340.0 340.0 340.0 340.0 340.0 340.0 340.0 340.0 340.0
ÉTATS-UNIS
Taux de prêt, sucre brut USD/t 413.4 413.4 413.4 413.4 413.4 413.4 413.4 413.4 413.4 413.4 413.4
Taux de prêt, sucre raffiné USD/t 531.1 531.1 531.1 531.1 531.1 531.1 531.1 531.1 531.1 531.1 531.1
Contingent tarifaire, sucre brut kt esb 1 463 1 422 1 426 1 487 1 596 1 761 1 843 1 951 2 038 2 188 2 250
Contingent tarifaire, sucre raffiné kt esb 49.0 49.0 49.0 49.0 49.0 49.0 49.0 49.0 49.0 49.0 49.0
Sucre brut, droits de douane OMC 2ème
USD/t 338.6 338.6 338.6 338.6 338.6 338.6 338.6 338.6 338.6 338.6 338.6
régime
Sucre raffiné, droits de douane OMC 2ème
USD/t 357.4 357.4 357.4 357.4 357.4 357.4 357.4 357.4 357.4 357.4 357.4
régime
VIET NAM
Droit de douane, sucre % 58.5 60.8 60.8 60.8 60.8 60.8 60.8 60.8 60.8 60.8 60.8

Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées. Les
sources pour les droits de douane et les contingents tarifaires sont la réponse au questionnaire national, la CNUCED et l'OMC.
1. Continentale uniquement.
2. Production soutenue par un quota de production de sucre de l'UE de 13,5 millions de tonnes et de 720 kt d'isoglucose jusqu'au 30 septembre
2017.
3. Mis en oeuvre dans 10 états membres.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

308 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.25.1. Projections de la viande : Production et échanges


Année civile
IMPORTATIONS EXPORTATIONS
PRODUCTION (kt epc)4 Croissance (%)5 Croissance (%)5 Croissance (%)5
(kt epc)6 (kt epc)6
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 323 876 364 383 1.74 1.09 33 028 39 262 3.05 1.48 33 577 39 762 3.01 1.39
AMÉRIQUE DU NORD 49 220 55 216 1.09 0.79 2 674 2 840 3.11 0.70 9 177 11 054 1.35 1.25
Canada 4 833 5 268 0.43 0.60 638 728 0.44 1.03 2 005 2 309 1.28 0.89
États-Unis 44 387 49 947 1.17 0.81 2 036 2 112 4.09 0.58 7 172 8 745 1.38 1.35
AMÉRIQUE LATINE 52 156 61 411 1.80 1.40 4 363 5 226 4.92 1.46 8 435 11 363 1.85 2.68
Argentine 5 498 6 706 1.67 1.52 52 51 -5.30 0.30 494 1 141 -3.21 5.90
Brésil 26 678 30 263 1.60 1.08 53 67 5.50 1.17 6 212 8 190 1.74 2.62
Chili 1 474 1 801 1.21 1.83 528 581 11.59 0.35 335 379 2.81 0.54
Colombie 2 739 3 542 3.99 2.26 192 294 15.51 2.50 27 57 -2.21 3.54
Mexique 6 605 8 168 2.17 1.75 1 941 2 102 5.93 0.54 321 378 13.49 0.83
Paraguay 687 802 4.47 2.16 37 49 8.47 0.39 360 426 6.85 2.67
Pérou 1 866 2 278 4.56 1.55 82 231 14.61 7.75 5 3 -5.65 -1.54
EUROPE 62 710 64 825 1.82 0.23 5 187 5 244 -3.77 -0.01 7 902 8 247 4.66 0.25
Union européenne1 43 462 43 986 1.06 0.05 1 594 1 667 -1.15 0.25 6 002 6 206 3.79 0.21
Royaume-Uni 3 900 4 025 1.89 0.24 1 832 1 999 1.12 0.82 792 711 2.50 -0.62
Russie 10 338 11 218 5.56 0.58 939 702 -12.81 -2.18 229 305 35.68 2.35
Ukraine 2 157 2 405 1.83 1.44 299 355 -5.94 -1.26 333 401 28.40 1.10
AFRIQUE 16 941 20 322 2.35 1.88 2 959 4 496 5.23 4.29 300 311 7.41 1.33
Égypte 2 081 2 763 2.15 2.43 438 645 7.22 3.74 7 8 8.54 -0.41
Éthiopie 498 585 -2.80 1.71 0 0 .. .. 17 25 8.02 3.27
Nigéria 1 189 1 346 0.58 1.42 4 7 -4.03 4.03 1 1 .. -1.97
Afrique du Sud 3 142 3 906 2.57 2.27 630 762 8.58 1.77 170 196 21.22 3.47
ASIE 136 393 155 282 1.84 1.35 17 327 20 826 5.17 1.47 4 574 5 138 7.05 0.84
Chine2 83 592 92 216 1.07 1.14 3 371 3 489 17.83 -1.26 518 579 -1.03 2.25
Inde 7 141 9 121 2.63 2.26 1 15 -9.40 26.35 1 651 1 639 9.30 0.44
Indonésie 3 217 3 921 5.19 2.25 175 290 8.89 4.04 1 1 -10.60 -0.36
Iran 3 030 3 600 2.95 1.80 166 165 -3.48 -0.22 81 82 11.71 0.74
Japon 3 323 3 312 0.50 -0.18 3 011 3 246 2.90 0.49 17 17 7.61 -0.21
Kazakhstan 867 1 078 2.40 1.86 262 279 0.55 2.45 12 11 45.03 -2.02
Corée 2 470 2 719 3.48 0.67 1 323 1 544 5.90 1.11 29 32 -0.98 0.00
Malaisie 2 092 2 483 4.19 1.67 340 444 6.10 2.70 183 170 5.11 -1.03
Pakistan 3 599 4 610 4.52 2.18 34 39 9.76 1.22 74 87 6.84 1.24
Philippines 3 504 4 276 2.75 1.85 542 924 9.68 4.43 11 7 -6.99 -0.47
Arabie saoudite 682 922 2.58 2.30 991 952 1.29 1.50 73 62 21.12 -1.44
Thaïlande 2 923 3 546 2.10 1.54 25 22 8.18 -1.33 1 129 1 537 7.20 2.14
Turquie 3 412 4 167 6.21 1.81 48 68 3.55 -2.02 536 715 15.24 0.20
Viet Nam 4 970 6 014 3.00 1.80 1 465 1 957 8.69 3.54 38 12 5.77 -8.28
OCÉANIE 6 456 7 327 1.89 1.30 516 629 3.00 1.81 3 190 3 651 2.42 1.53
Australie 4 915 5 717 2.17 1.53 333 389 2.20 1.57 2 124 2 576 2.91 2.12
Nouvelle-Zélande 1 403 1 445 0.98 0.35 78 94 6.74 1.33 1 063 1 073 1.45 0.23
PAYS DÉVELOPPÉS 128 554 138 978 1.56 0.59 12 582 13 459 -0.14 0.60 20 491 23 191 2.81 0.94
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 195 322 225 405 1.86 1.41 20 446 25 802 5.52 1.98 13 086 16 571 3.33 2.05
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 10 940 13 063 4.12 1.93 1 176 2 181 3.83 6.72 27 24 -4.83 -1.46
OCDE3 121 749 132 333 1.36 0.63 13 587 14 804 2.93 0.66 20 415 23 153 2.63 0.88
BRICS 130 891 146 724 1.60 1.18 4 996 5 034 3.47 -0.96 8 780 10 908 3.19 2.25

.. Non disponible
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 septembre pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont
estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Production indigène brute.
5. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
6. Exclut le commerce d'animaux vivants.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 309


ANNEXE C

Tableau C.25.2. Projections de la viande : Consommation, humaine


Année civile
CONSOMMATION (kt epc) Croissance (%)4 HUMAINE (kg pad/cap)5 Croissance (%)4
Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est
MONDE 323 399 363 611 1.74 1.10 34.7 35.1 0.63 0.15
AMÉRIQUE DU NORD 42 929 47 331 1.10 0.70 95.3 97.2 0.43 -0.01
Canada 3 134 3 371 0.63 0.71 68.6 67.8 -0.24 -0.04
États-Unis 39 795 43 960 1.14 0.69 98.3 100.5 0.50 0.00
AMÉRIQUE LATINE 47 688 54 580 2.07 1.15 59.6 62.3 1.05 0.33
Argentine 5 056 5 616 2.21 0.81 89.0 90.3 1.35 0.00
Brésil 20 363 21 823 1.67 0.53 77.7 78.0 0.89 -0.04
Chili 1 662 1 997 3.23 1.64 73.8 82.4 2.35 0.98
Colombie 2 872 3 741 4.67 2.29 47.8 58.2 3.91 1.69
Mexique 8 011 9 615 2.85 1.49 50.6 54.2 1.54 0.46
Paraguay 365 427 2.92 1.46 40.9 42.2 1.52 0.35
Pérou 1 943 2 506 4.90 2.00 51.5 59.3 3.63 0.95
EUROPE 60 013 61 630 0.87 0.22 64.8 66.8 0.89 0.27
Union européenne1 39 015 39 209 0.67 0.05 70.3 70.9 0.67 0.10
Royaume-Uni 4 939 5 312 1.51 0.58 60.5 61.6 0.91 0.10
Russie 11 097 11 648 1.73 0.34 62.6 66.9 1.93 0.52
Ukraine 2 116 2 353 -1.20 1.04 39.1 46.4 -0.63 1.62
AFRIQUE 19 561 24 523 2.67 2.32 12.7 12.3 0.11 -0.03
Égypte 2 537 3 425 2.91 2.65 20.8 23.6 0.99 1.11
Éthiopie 461 546 -3.37 1.86 3.2 2.9 -6.48 -0.35
Nigéria 1 250 1 460 0.38 1.72 5.3 4.6 -2.41 -0.82
Afrique du Sud 3 604 4 461 2.79 2.09 52.3 57.8 1.46 1.07
ASIE 149 749 171 627 2.08 1.36 27.0 28.5 1.07 0.65
Chine2 86 363 95 050 1.48 1.02 49.0 52.9 0.96 0.86
Inde 5 481 7 488 1.21 2.73 3.5 4.3 0.53 1.83
Indonésie 3 512 4 375 5.09 2.34 11.1 12.5 3.88 1.48
Iran 3 113 3 696 2.56 1.73 32.4 35.3 1.35 1.01
Japon 6 307 6 543 1.50 0.15 39.7 42.8 1.67 0.52
Kazakhstan 1 120 1 348 1.81 2.02 48.4 53.1 0.44 1.20
Corée 3 738 4 231 4.10 0.84 58.0 63.8 3.71 0.59
Malaisie 2 264 2 772 4.24 2.01 61.0 65.3 2.58 0.80
Pakistan 3 552 4 554 4.51 2.20 14.2 15.1 2.56 0.52
Philippines 4 039 5 197 3.54 2.27 31.2 34.6 2.02 0.90
Arabie saoudite 1 720 1 928 1.53 1.93 44.9 42.7 -1.09 0.52
Thaïlande 1 661 1 780 -0.14 0.83 19.6 20.8 -0.45 0.78
Turquie 3 140 3 799 5.63 1.69 32.0 35.7 3.77 1.12
Viet Nam 6 450 8 007 4.14 2.21 53.0 59.8 2.89 1.33
OCÉANIE 3 459 3 920 1.79 1.27 70.7 70.0 0.44 0.04
Australie 2 793 3 144 1.71 1.25 92.9 92.5 0.44 0.14
Nouvelle-Zélande 425 469 2.03 0.75 74.0 74.8 1.23 -0.02
PAYS DÉVELOPPÉS 120 573 128 978 1.13 0.54 68.5 71.0 0.82 0.28
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 202 826 234 632 2.12 1.42 26.8 27.5 0.80 0.32
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 11 967 15 128 4.15 2.55 11.4 11.2 1.79 0.32
OCDE3 114 792 123 746 1.34 0.58 69.4 71.6 0.87 0.22
BRICS 126 907 140 470 1.55 1.00 32.3 33.7 0.78 0.48

Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 septembre pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont
estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
5. La consommation par habitant est exprimée en poids au détail. Les coefficients de conversion poids carcasse-poids au détail sont de 0.7
pour la viande bovine, de 0.78 pour la viande porcine et de 0.88 pour la viande ovine et la viande de volaille.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

310 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.26.1. Projections de la viande bovine : Production et échanges


Année civile
IMPORTATIONS EXPORTATIONS
PRODUCTION (kt epc)4 Croissance (%)5 Croissance (%)5 Croissance (%)5
(kt epc)6 (kt epc)6
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 68 441 77 476 0.66 1.06 9 971 12 161 4.44 1.61 9 773 11 928 3.67 1.64
AMÉRIQUE DU NORD 12 884 14 575 -0.13 0.67 1 566 1 661 3.16 0.57 1 777 2 084 2.63 0.58
Canada 1 399 1 538 -1.07 0.74 205 215 -1.16 0.47 473 618 0.78 1.86
États-Unis 11 485 13 037 0.00 0.66 1 361 1 446 4.00 0.58 1 303 1 466 3.52 0.09
AMÉRIQUE LATINE 17 527 20 541 0.64 1.31 775 866 0.31 1.03 2 782 4 305 2.83 3.39
Argentine 2 786 3 454 -0.32 1.57 7 7 1.71 0.00 294 795 -3.57 6.65
Brésil 8 890 10 142 0.52 0.99 41 47 5.75 1.92 1 314 2 098 3.41 3.41
Chili 211 241 0.67 1.49 280 337 7.61 1.22 11 11 -1.26 -1.10
Colombie 808 971 -0.06 1.75 6 6 14.83 -1.20 20 48 2.57 4.38
Mexique 1 919 2 211 1.32 1.35 134 137 -6.00 0.39 195 221 17.40 0.83
Paraguay 471 554 5.46 2.55 8 14 22.97 -2.66 351 414 6.66 2.74
Pérou 189 216 1.39 1.69 7 7 5.00 -2.92 0 0 .. ..
EUROPE 10 744 10 562 -0.25 -0.23 1 379 1 361 -2.57 0.53 1 020 970 3.68 -0.55
Union européenne1 7 141 6 826 -0.17 -0.59 379 375 -1.42 1.04 546 496 3.24 -0.84
Royaume-Uni 907 857 0.51 -0.53 339 403 1.79 1.56 138 98 1.25 -3.40
Russie 1 633 1 760 -0.55 0.86 503 416 -6.76 -0.80 8 10 6.79 0.00
Ukraine 375 388 -1.81 0.78 2 2 -17.27 -0.85 46 62 15.62 4.55
AFRIQUE 6 645 7 850 2.12 1.66 652 1 076 2.33 4.77 116 149 5.89 5.05
Égypte 796 905 -0.54 1.32 296 520 4.92 4.03 2 3 21.59 -0.35
Éthiopie 413 487 0.77 1.58 0 0 .. .. 0 0 .. ..
Nigéria 321 380 3.04 1.66 2 3 17.31 1.90 1 1 .. -1.96
Afrique du Sud 1 058 1 413 3.56 3.13 23 16 0.43 -2.85 68 121 19.96 8.41
ASIE 17 464 20 349 1.26 1.54 5 568 7 162 8.79 1.75 1 945 1 945 9.03 0.38
Chine2 6 280 7 150 0.15 1.17 970 1 235 65.40 -0.52 39 35 -8.48 -0.06
Inde 2 526 2 774 0.04 0.81 0 0 -29.84 .. 1 625 1 598 9.92 0.41
Indonésie 425 457 3.57 1.02 165 274 8.49 3.99 0 0 -8.61 ..
Iran 481 641 4.50 3.08 142 129 -2.52 -0.62 6 5 32.79 0.13
Japon 471 448 -1.20 -0.67 814 911 1.84 0.45 4 3 24.03 -2.02
Kazakhstan 444 579 1.70 2.26 68 39 -0.74 -1.50 3 3 38.25 0.20
Corée 281 299 0.60 0.49 492 593 5.99 1.35 5 3 2.30 0.00
Malaisie 37 48 11.00 2.28 201 267 4.48 2.90 11 9 5.56 -2.82
Pakistan 1 868 2 374 3.25 2.22 4 4 2.86 -0.30 64 83 9.74 2.40
Philippines 308 361 0.62 1.81 159 213 4.59 2.20 4 4 -1.11 -0.51
Arabie saoudite 41 61 4.08 3.63 168 199 2.44 1.79 17 16 32.32 -1.75
Thaïlande 196 229 -3.46 1.84 16 14 10.85 -2.83 45 57 13.27 2.92
Turquie 790 938 7.53 4.09 29 45 23.40 -2.98 24 39 11.29 3.51
Viet Nam 359 509 -0.91 2.42 929 1 232 18.73 4.06 0 0 .. ..
OCÉANIE 3 176 3 599 1.07 1.38 31 35 -0.01 1.22 2 133 2 476 2.17 1.59
Australie 2 502 2 946 1.16 1.79 10 10 -0.17 0.00 1 550 1 914 2.31 2.26
Nouvelle-Zélande 663 643 0.71 -0.30 9 10 7.48 0.14 580 560 1.76 -0.39
PAYS DÉVELOPPÉS 30 189 32 719 0.21 0.57 4 019 4 230 0.48 0.63 5 006 5 657 2.77 0.92
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 38 252 44 757 1.03 1.43 5 952 7 930 8.03 2.18 4 767 6 271 4.70 2.33
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 3 848 4 537 2.94 1.62 165 377 1.12 8.67 2 1 2.37 -3.01
OCDE3 28 072 30 315 0.28 0.53 4 204 4 665 2.30 0.83 4 831 5 429 2.79 0.82
BRICS 20 387 23 239 0.39 1.13 1 537 1 714 7.82 -0.55 3 054 3 862 6.19 2.13

.. Non disponible
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 septembre pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont
estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Production indigène brute.
5. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
6. Exclut le commerce d'animaux vivants.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 311


ANNEXE C

Tableau C.26.2. Projections de la viande bovine : Consommation, humaine


Année civile
CONSOMMATION (kt epc) Croissance (%)4 HUMAINE (kg pad/cap)5 Croissance (%)4
Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est
MONDE 68 567 77 570 0.72 1.05 6.4 6.5 -0.44 0.09
AMÉRIQUE DU NORD 12 911 14 458 -0.17 0.69 25.0 25.9 -0.91 -0.02
Canada 943 954 -0.72 0.20 18.0 16.7 -1.70 -0.60
États-Unis 11 968 13 504 -0.12 0.72 25.8 27.0 -0.84 0.03
AMÉRIQUE LATINE 15 114 16 395 0.27 0.78 16.4 16.2 -0.83 -0.04
Argentine 2 499 2 666 0.25 0.43 39.5 38.4 -0.77 -0.40
Brésil 7 461 7 774 0.29 0.38 25.0 24.3 -0.58 -0.19
Chili 475 562 4.08 1.40 18.4 20.2 3.18 0.74
Colombie 762 891 0.13 1.70 10.9 11.8 -0.81 1.08
Mexique 1 633 1 836 0.14 1.20 8.9 8.9 -1.23 0.17
Paraguay 129 156 3.98 1.47 13.2 14.2 2.62 0.37
Pérou 196 223 1.49 1.50 4.3 4.3 0.19 0.45
EUROPE 10 917 10 792 -1.19 -0.08 10.3 10.2 -1.28 -0.05
Union européenne1 6 749 6 518 -0.67 -0.45 10.7 10.3 -0.75 -0.42
Royaume-Uni 1 109 1 162 0.82 0.45 11.7 11.6 0.18 -0.04
Russie 2 177 2 205 -3.14 0.51 10.6 10.9 -3.22 0.71
Ukraine 323 320 -3.63 0.25 5.1 5.4 -3.15 0.80
AFRIQUE 7 215 8 876 2.05 2.01 4.1 3.9 -0.53 -0.35
Égypte 1 115 1 447 0.81 2.19 8.0 8.7 -1.29 0.61
Éthiopie 392 472 0.48 1.83 2.6 2.5 -2.06 -0.39
Nigéria 375 482 2.28 2.50 1.4 1.3 -0.39 -0.03
Afrique du Sud 1 004 1 287 2.37 2.54 12.4 14.2 1.00 1.54
ASIE 21 644 26 253 2.44 1.63 3.4 3.8 1.40 0.90
Chine2 7 240 8 393 2.31 0.91 3.6 4.1 1.79 0.74
Inde 901 1 176 -8.19 1.39 0.5 0.6 -9.29 0.44
Indonésie 726 913 3.36 1.97 1.9 2.2 2.12 1.09
Iran 622 770 2.37 2.35 5.4 6.1 1.15 1.65
Japon 1 281 1 357 0.75 0.07 7.0 7.7 0.87 0.44
Kazakhstan 512 617 1.33 1.98 19.7 21.6 -0.16 1.13
Corée 769 889 4.33 1.06 10.6 11.8 3.91 0.80
Malaisie 239 318 3.69 2.89 5.3 6.2 1.97 1.67
Pakistan 1 802 2 289 3.07 2.22 6.4 6.8 0.97 0.54
Philippines 466 575 1.97 1.96 3.1 3.3 0.34 0.57
Arabie saoudite 193 245 1.48 2.50 4.1 4.4 -1.12 1.11
Thaïlande 125 136 -4.87 0.45 1.3 1.4 -5.23 0.39
Turquie 1 011 1 222 9.94 2.00 8.8 9.8 8.24 1.45
Viet Nam 1 341 1 788 10.59 3.44 9.8 11.9 9.38 2.58
OCÉANIE 766 796 -2.00 1.24 13.5 12.2 -3.47 0.01
Australie 664 692 -1.75 1.37 19.0 17.5 -3.15 0.27
Nouvelle-Zélande 82 82 -3.67 0.11 12.2 11.1 -4.68 -0.67
PAYS DÉVELOPPÉS 28 994 31 110 -0.34 0.54 14.4 14.9 -0.74 0.26
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 39 572 46 460 1.56 1.42 4.5 4.7 0.20 0.30
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 3 965 4 907 2.90 2.13 3.3 3.2 0.50 -0.11
OCDE3 27 196 29 347 0.19 0.51 14.3 14.8 -0.36 0.14
BRICS 18 783 20 836 0.07 0.78 4.2 4.3 -0.75 0.25

Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 septembre pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont
estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
5. La consommation par habitant est exprimée en poids au détail. Les coefficients de conversion poids carcasse-poids au détail sont de 0.7
pour la viande bovine, de 0.78 pour la viande porcine et de 0.88 pour la viande ovine et la viande de volaille.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

312 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.27.1. Projections de la viande porcine : Production et échanges


Année civile
IMPORTATIONS EXPORTATIONS
PRODUCTION (kt epc)4 Croissance (%)5 Croissance (%)5 Croissance (%)5
(kt epc)6 (kt epc)6
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 119 440 128 819 1.37 0.85 8 806 9 798 3.64 0.62 8 672 9 624 2.98 0.47
AMÉRIQUE DU NORD 13 495 15 020 1.54 0.59 720 782 3.49 0.92 3 909 4 475 2.71 0.37
Canada 2 050 2 200 0.67 0.43 226 279 2.28 0.89 1 373 1 510 2.04 0.43
États-Unis 11 445 12 820 1.71 0.62 494 503 4.11 0.94 2 536 2 966 3.10 0.34
AMÉRIQUE LATINE 8 098 10 002 2.75 1.75 1 380 1 704 8.85 1.23 936 1 167 3.46 1.00
Argentine 561 743 9.78 1.70 34 37 -6.47 0.42 13 24 14.75 1.84
Brésil 3 822 4 510 2.25 1.27 1 11 15.55 0.86 602 785 2.18 1.23
Chili 510 630 -0.23 2.09 99 104 32.60 -0.45 172 183 2.79 0.45
Colombie 361 463 8.54 2.17 97 193 32.56 4.10 0 0 .. ..
Mexique 1 430 1 948 2.75 2.64 830 937 8.13 0.57 124 151 11.43 0.63
Paraguay 192 225 3.08 1.68 3 3 9.20 -1.52 4 7 57.34 3.01
Pérou 156 198 4.17 2.35 12 23 19.36 4.36 0 0 .. ..
EUROPE 29 168 29 616 1.27 0.07 1 332 1 372 -6.44 0.21 3 547 3 709 3.38 0.30
Union européenne1 22 872 22 886 0.62 -0.04 156 167 -0.34 0.44 3 168 3 275 3.21 0.19
Royaume-Uni 885 977 3.10 0.69 805 807 0.03 0.22 239 274 5.71 1.39
Russie 3 513 3 811 6.10 0.47 217 214 -19.84 1.35 58 73 53.70 3.70
Ukraine 718 746 2.55 1.44 16 26 -31.62 -6.98 4 3 19.87 2.56
AFRIQUE 1 464 1 773 3.89 2.00 276 509 3.78 6.50 28 26 20.97 -1.07
Égypte 0 0 -2.32 .. 1 1 26.39 1.62 1 0 .. ..
Éthiopie 2 2 1.73 2.46 0 0 .. .. 0 0 .. ..
Nigéria 276 292 2.37 0.90 1 3 38.96 5.08 0 0 .. ..
Afrique du Sud 237 287 2.79 1.96 38 47 0.50 1.07 24 23 33.02 -1.06
ASIE 66 665 71 751 1.16 1.10 4 698 4 958 7.30 -0.03 205 191 -0.31 4.10
Chine2 54 342 58 050 0.99 1.11 1 620 1 426 26.49 -2.44 102 109 -3.73 92.82
Inde 307 290 -2.56 -0.15 1 14 -5.42 33.02 0 0 -22.69 ..
Indonésie 359 400 6.62 1.24 4 4 20.65 -0.46 0 0 .. ..
Iran 0 0 .. .. 4 4 24.96 0.00 3 2 22.03 0.00
Japon 1 280 1 215 -0.19 -0.65 1 308 1 451 3.00 0.80 3 4 15.05 1.04
Kazakhstan 93 83 -1.84 -0.78 27 36 -4.00 3.89 1 1 147.39 -0.69
Corée 1 306 1 400 3.51 0.34 659 722 5.85 0.65 2 2 4.72 0.00
Malaisie 195 197 -1.33 -0.02 29 47 13.04 5.67 5 4 -2.30 -2.30
Pakistan 0 0 .. .. 0 0 .. .. 0 0 .. ..
Philippines 1 861 2 226 1.81 1.76 134 193 8.50 3.48 2 2 -3.22 -0.34
Arabie saoudite 0 0 .. .. 20 26 49.34 0.00 3 4 354.67 0.00
Thaïlande 1 026 1 183 0.66 0.99 1 1 1.47 1.84 24 29 4.04 -3.05
Turquie 0 0 .. .. 10 11 7.52 0.00 10 11 7.48 0.00
Viet Nam 3 680 4 327 2.62 1.72 48 96 4.58 5.75 38 11 6.03 -8.42
OCÉANIE 550 658 2.20 1.26 399 472 3.09 1.51 47 55 -0.36 0.88
Australie 408 493 2.84 1.16 323 379 2.30 1.61 47 54 -0.48 0.90
Nouvelle-Zélande 46 49 -0.53 0.36 65 80 7.43 1.56 1 1 .. -0.18
PAYS DÉVELOPPÉS 44 823 46 857 1.32 0.24 3 863 4 214 -1.09 0.75 7 532 8 269 3.05 0.34
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 74 616 81 961 1.40 1.22 4 943 5 584 9.23 0.53 1 140 1 356 2.62 1.36
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 1 983 2 467 5.83 2.21 147 333 1.82 8.81 1 1 -2.79 -0.55
OCDE3 42 624 45 032 1.07 0.33 4 990 5 458 3.66 0.70 7 681 8 438 3.09 0.34
BRICS 62 221 66 948 1.29 1.08 1 877 1 711 6.08 -1.98 787 990 2.50 2.23

.. Non disponible
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 septembre pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont
estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Production indigène brute.
5. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
6. Exclut le commerce d'animaux vivants.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 313


ANNEXE C

Tableau C.27.2. Projections de la viande porcine : Consommation, humaine


Année civile
CONSOMMATION (kt epc) Croissance (%)4 HUMAINE (kg pad/cap)5 Croissance (%)4
Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est
MONDE 119 435 128 779 1.40 0.85 12.4 12.0 0.22 -0.10
AMÉRIQUE DU NORD 10 314 11 316 1.27 0.71 22.3 22.6 0.52 0.00
Canada 756 795 -0.13 0.57 16.1 15.5 -1.12 -0.23
États-Unis 9 558 10 521 1.39 0.72 23.0 23.4 0.66 0.02
AMÉRIQUE LATINE 8 550 10 546 3.49 1.74 10.4 11.6 2.35 0.91
Argentine 582 756 8.13 1.63 10.3 12.1 7.03 0.79
Brésil 3 222 3 734 2.27 1.27 12.0 13.0 1.37 0.69
Chili 437 550 1.50 2.17 18.9 22.1 0.62 1.51
Colombie 458 656 11.29 2.70 7.3 9.7 10.24 2.07
Mexique 2 142 2 743 4.20 1.99 12.9 14.7 2.78 0.96
Paraguay 190 221 2.83 1.59 21.8 22.4 1.49 0.48
Pérou 167 222 4.90 2.53 4.1 4.8 3.55 1.47
EUROPE 26 956 27 288 0.46 0.05 28.3 28.7 0.37 0.09
Union européenne1 19 842 19 761 0.30 -0.07 35.0 34.8 0.22 -0.04
Royaume-Uni 1 451 1 510 0.98 0.32 17.1 16.8 0.34 -0.18
Russie 3 672 3 953 1.47 0.42 19.9 21.8 1.39 0.61
Ukraine 731 772 -0.78 0.97 12.9 14.4 -0.28 1.52
AFRIQUE 1 713 2 257 3.70 2.90 1.1 1.1 1.08 0.52
Égypte 1 1 3.96 2.09 0.0 0.0 1.79 0.51
Éthiopie 2 3 1.92 2.51 0.0 0.0 -0.66 0.28
Nigéria 279 298 2.47 0.93 1.1 0.9 -0.21 -1.56
Afrique du Sud 249 310 1.24 2.09 3.4 3.8 -0.12 1.09
ASIE 71 001 76 296 1.49 0.99 12.4 12.2 0.46 0.27
Chine2 55 747 59 247 1.34 0.98 30.9 32.1 0.82 0.81
Inde 308 304 -2.53 0.25 0.2 0.2 -3.70 -0.69
Indonésie 347 387 7.31 1.23 1.0 1.0 6.02 0.35
Iran 1 2 .. 0.00 0.0 0.0 4.26 -0.68
Japon 2 581 2 662 1.25 0.11 15.8 16.9 1.37 0.48
Kazakhstan 120 118 -2.51 0.41 5.1 4.6 -3.93 -0.42
Corée 1 936 2 120 3.60 0.44 29.6 31.5 3.19 0.18
Malaisie 219 240 -0.14 0.93 5.4 5.2 -1.80 -0.26
Pakistan 0 0 .. .. 0.0 0.0 -49.63 -1.64
Philippines 1 992 2 417 2.17 1.89 14.8 15.4 0.54 0.50
Arabie saoudite 17 22 45.52 0.00 0.4 0.4 41.78 -1.36
Thaïlande 887 954 0.28 0.78 10.0 10.7 -0.10 0.72
Turquie 0 0 .. .. 0.0 0.0 -1.55 -0.67
Viet Nam 3 690 4 411 2.63 1.84 30.1 32.8 1.51 0.99
OCÉANIE 901 1 075 2.67 1.39 17.7 18.4 1.12 0.16
Australie 683 818 2.75 1.38 21.8 23.0 1.29 0.28
Nouvelle-Zélande 110 129 3.47 1.09 18.3 19.5 2.39 0.30
PAYS DÉVELOPPÉS 41 160 42 801 0.75 0.27 22.7 22.9 0.35 0.00
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 78 275 85 977 1.75 1.16 10.0 9.7 0.39 0.05
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 2 140 2 809 5.53 2.80 2.0 2.0 3.08 0.54
OCDE3 39 899 42 032 1.01 0.38 23.4 23.6 0.46 0.00
BRICS 63 198 67 548 1.37 0.96 15.6 15.7 0.54 0.43

.. Non disponible
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 septembre pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont
estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
5. La consommation par habitant est exprimée en poids au détail. Les coefficients de conversion poids carcasse-poids au détail sont de 0.7
pour la viande bovine, de 0.78 pour la viande porcine et de 0.88 pour la viande ovine et la viande de volaille.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

314 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.28.1. Projections de la viande de volaille : Production et échanges


Année civile
PRODUCTION (kt pac) Croissance (%)4 IMPORTATIONS (kt pac) Croissance (%)4 EXPORTATIONS (kt pac) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 121 083 141 091 2.82 1.30 13 121 16 045 1.78 2.00 13 942 16 922 2.69 1.79
AMÉRIQUE DU NORD 22 749 25 517 1.57 0.98 257 281 1.22 1.39 3 489 4 492 -0.53 2.58
Canada 1 368 1 513 1.78 0.72 184 210 0.14 1.90 159 182 -2.53 1.70
États-Unis 21 381 24 005 1.56 1.00 74 71 4.60 0.00 3 330 4 310 -0.43 2.62
AMÉRIQUE LATINE 26 151 30 461 2.41 1.36 2 180 2 628 4.95 1.78 4 699 5 875 1.09 2.55
Argentine 2 100 2 454 3.30 1.41 11 6 -7.30 0.00 185 320 -1.42 4.61
Brésil 13 842 15 481 2.18 1.08 3 3 14.86 -1.73 4 296 5 307 1.20 2.55
Chili 740 918 2.58 1.80 149 140 13.68 -0.94 147 182 3.45 0.95
Colombie 1 563 2 100 5.79 2.53 89 95 7.43 0.17 7 9 -1.95 -0.02
Mexique 3 195 3 938 2.46 1.57 967 1 018 7.26 0.54 2 6 -15.79 7.95
Paraguay 21 18 -1.29 -1.99 25 32 5.45 2.38 4 4 23.12 -2.32
Pérou 1 482 1 821 5.23 1.47 64 200 15.38 8.93 5 2 -6.08 -1.64
EUROPE 21 531 23 303 3.99 0.65 2 166 2 205 -2.67 -0.53 3 185 3 421 6.85 0.45
Union européenne1 12 839 13 640 2.83 0.53 864 923 -0.70 -0.22 2 247 2 380 4.82 0.42
Royaume-Uni 1 804 1 879 2.35 0.42 581 693 3.33 1.24 318 262 2.35 -0.93
Russie 4 965 5 393 8.18 0.57 217 69 -15.92 -10.96 158 222 37.31 2.07
Ukraine 1 051 1 256 3.11 1.67 281 326 0.03 -0.62 283 336 34.75 0.62
AFRIQUE 5 722 7 237 3.03 2.14 2 003 2 881 6.76 3.79 125 99 9.57 -1.91
Égypte 1 158 1 705 4.83 3.08 140 124 14.12 2.66 4 5 3.23 -0.25
Éthiopie 14 17 -18.62 1.59 0 0 .. .. 0 0 .. ..
Nigéria 203 199 -1.98 0.19 0 0 -47.59 .. 0 0 .. ..
Afrique du Sud 1 687 2 034 2.29 1.86 562 692 10.22 1.96 76 51 24.96 -1.68
ASIE 43 403 52 797 3.15 1.63 6 455 7 958 1.41 2.29 2 381 2 942 6.93 0.98
Chine2 18 304 21 502 1.29 1.10 518 504 -2.49 -0.07 374 430 1.27 0.69
Inde 3 561 5 224 6.56 3.52 0 1 .. 4.50 5 2 5.76 -10.90
Indonésie 2 311 2 921 5.66 2.66 4 5 15.22 3.57 0 0 .. ..
Iran 2 184 2 589 3.57 1.69 2 2 -32.90 -0.09 72 75 10.59 0.81
Japon 1 572 1 649 1.68 0.33 867 862 4.22 0.07 10 10 3.18 0.00
Kazakhstan 160 206 8.42 1.76 166 204 2.06 3.18 8 7 57.22 -2.75
Corée 882 1 019 4.65 1.22 157 210 5.38 2.04 22 27 -0.65 0.00
Malaisie 1 858 2 235 4.84 1.82 75 83 7.52 0.89 167 157 5.37 -0.89
Pakistan 1 261 1 704 8.47 2.52 30 34 11.39 1.43 4 4 25.88 -0.48
Philippines 1 276 1 619 5.00 2.02 248 513 15.76 5.86 4 1 -14.26 -0.53
Arabie saoudite 640 861 2.76 2.21 758 681 0.93 1.51 49 39 26.65 -1.48
Thaïlande 1 698 2 132 3.93 1.83 5 6 4.84 0.95 1 059 1 451 7.11 2.25
Turquie 2 220 2 814 5.98 1.39 8 11 1.72 0.36 502 665 15.92 0.04
Viet Nam 916 1 155 6.75 1.80 487 624 0.14 2.23 0 0 .. ..
OCÉANIE 1 527 1 775 4.30 1.29 60 92 9.25 3.83 64 94 6.79 3.98
Australie 1 269 1 468 4.05 1.27 0 0 .. .. 43 59 3.08 3.85
Nouvelle-Zélande 226 268 5.89 1.29 0 0 .. .. 21 34 20.47 4.21
PAYS DÉVELOPPÉS 50 025 55 455 2.70 0.88 4 223 4 552 0.37 0.46 6 849 8 081 2.64 1.58
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 71 058 85 636 2.91 1.59 8 898 11 493 2.54 2.68 7 093 8 840 2.72 2.00
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 3 014 3 775 5.83 2.19 860 1 467 4.93 5.89 19 16 -6.92 -2.21
OCDE3 48 323 54 097 2.33 0.93 3 900 4 198 3.36 0.47 6 811 8 121 2.10 1.51
BRICS 42 359 49 634 2.67 1.30 1 300 1 269 -3.42 -0.27 4 910 6 012 1.79 2.33

.. Non disponible
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 septembre pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont
estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 315


ANNEXE C

Tableau C.28.2. Projections de la viande de volaille : Consommation, humaine


Année civile
CONSOMMATION (kt pac) Croissance (%)4 HUMAINE (kg pad/cap)5 Croissance (%)4
Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est
MONDE 120 487 140 253 2.74 1.33 14.1 14.8 1.55 0.36
AMÉRIQUE DU NORD 19 491 21 347 1.91 0.70 47.5 48.1 1.16 -0.01
Canada 1 395 1 581 2.10 1.11 33.5 34.8 1.10 0.33
États-Unis 18 096 19 766 1.90 0.67 49.1 49.7 1.17 -0.03
AMÉRIQUE LATINE 23 632 27 214 2.90 1.15 32.3 33.9 1.77 0.33
Argentine 1 926 2 140 3.78 1.00 38.3 38.8 2.73 0.17
Brésil 9 549 10 177 2.68 0.39 40.2 40.1 1.78 -0.18
Chili 741 876 3.92 1.49 36.1 39.7 3.02 0.83
Colombie 1 644 2 186 5.92 2.42 29.5 36.5 4.92 1.80
Mexique 4 160 4 950 3.45 1.35 28.3 30.0 2.04 0.32
Paraguay 42 45 1.41 0.90 5.4 5.2 0.08 -0.20
Pérou 1 541 2 020 5.58 2.03 42.2 49.2 4.22 0.97
EUROPE 20 769 22 088 2.89 0.55 24.6 26.2 2.79 0.59
Union européenne1 11 712 12 182 2.49 0.49 23.3 24.2 2.42 0.52
Royaume-Uni 2 067 2 310 2.61 0.83 27.5 29.0 1.95 0.33
Russie 5 025 5 240 4.85 0.20 30.7 32.6 4.77 0.39
Ukraine 1 049 1 246 -0.52 1.30 20.9 26.3 -0.03 1.85
AFRIQUE 7 600 10 019 3.81 2.64 5.4 5.5 1.18 0.26
Égypte 1 294 1 824 5.59 3.06 11.7 13.8 3.39 1.47
Éthiopie 14 17 -18.63 1.59 0.1 0.1 -20.69 -0.62
Nigéria 203 200 -2.58 0.21 0.9 0.7 -5.13 -2.26
Afrique du Sud 2 173 2 675 3.44 1.97 33.7 37.1 2.06 0.97
ASIE 47 472 57 812 2.73 1.75 9.3 10.5 1.69 1.02
Chine2 18 448 21 576 1.16 1.08 11.5 13.2 0.65 0.92
Inde 3 557 5 223 6.56 3.54 2.3 3.1 5.29 2.57
Indonésie 2 315 2 926 5.66 2.67 7.7 8.8 4.39 1.78
Iran 2 114 2 516 3.09 1.71 22.9 25.1 1.85 1.02
Japon 2 423 2 501 2.30 0.24 16.7 17.9 2.43 0.61
Kazakhstan 318 402 4.51 2.56 15.4 17.7 2.98 1.71
Corée 1 017 1 202 4.81 1.39 17.5 20.1 4.39 1.13
Malaisie 1 765 2 161 4.89 2.01 49.1 52.7 3.15 0.80
Pakistan 1 287 1 735 8.48 2.51 5.7 6.4 6.27 0.83
Philippines 1 520 2 130 6.34 2.82 12.7 15.3 4.65 1.42
Arabie saoudite 1 349 1 503 1.45 2.00 36.1 34.2 -1.15 0.61
Thaïlande 646 686 0.33 0.96 8.2 8.7 -0.05 0.90
Turquie 1 726 2 159 4.06 1.84 18.8 21.7 2.45 1.29
Viet Nam 1 403 1 779 3.71 1.95 12.9 14.9 2.59 1.11
OCÉANIE 1 523 1 773 4.36 1.28 33.7 34.2 2.79 0.05
Australie 1 227 1 409 4.08 1.17 44.2 44.8 2.60 0.07
Nouvelle-Zélande 205 234 4.99 0.92 38.4 40.0 3.89 0.13
PAYS DÉVELOPPÉS 47 622 51 966 2.52 0.74 29.7 31.4 2.11 0.47
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 72 865 88 287 2.88 1.69 10.5 11.3 1.51 0.57
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 3 855 5 226 5.74 3.12 4.0 4.3 3.28 0.85
OCDE3 45 634 50 215 2.48 0.81 30.2 31.8 1.93 0.43
BRICS 38 751 44 890 2.51 1.12 10.8 11.8 1.67 0.58

Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 septembre pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont
estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
5. La consommation par habitant est exprimée en poids au détail. Les coefficients de conversion poids carcasse-poids au détail sont de 0.7
pour la viande bovine, de 0.78 pour la viande porcine et de 0.88 pour la viande ovine et la viande de volaille.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

316 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.29.1. Projections de la viande ovine : Production et échanges


Année civile
IMPORTATIONS EXPORTATIONS
PRODUCTION (kt epc)4 Croissance (%)5 Croissance (%)5 Croissance (%)5
(kt epc)6 (kt epc)6
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 14 912 16 997 1.57 1.36 1 130 1 258 2.41 0.88 1 191 1 288 1.80 1.00
AMÉRIQUE DU NORD 92 104 -0.90 1.33 131 116 4.55 -0.50 3 3 -13.55 -0.38
Canada 16 18 0.78 0.92 24 24 1.63 0.59 0 0 .. ..
États-Unis 76 87 -1.22 1.42 107 92 5.30 -0.75 3 3 -13.89 0.04
AMÉRIQUE LATINE 380 406 -0.30 0.53 28 28 -2.71 0.55 18 16 -7.56 -3.09
Argentine 51 56 -1.23 0.96 0 0 .. .. 2 2 -17.03 -0.36
Brésil 124 130 1.77 0.45 8 7 1.32 -0.40 0 0 .. ..
Chili 14 12 -2.25 -2.41 0 0 .. .. 5 3 -2.14 -7.85
Colombie 8 8 -3.98 0.21 0 0 .. .. 0 0 .. ..
Mexique 61 70 1.42 1.32 10 10 -4.70 -0.43 0 0 .. ..
Paraguay 4 4 1.36 0.69 0 0 .. .. 0 0 .. ..
Pérou 39 42 -0.34 0.59 0 0 .. .. 0 0 .. ..
EUROPE 1 267 1 344 -0.05 0.50 310 306 -3.10 0.64 150 146 0.44 0.23
Union européenne1 610 634 -1.35 0.54 194 201 -3.10 0.97 41 55 3.47 3.01
Royaume-Uni 304 312 0.31 0.02 106 95 -2.59 0.03 98 77 -1.28 -1.85
Russie 227 254 2.97 0.69 3 2 -14.62 0.32 4 .. 74.60 ..
Ukraine 14 15 -5.09 0.64 0 0 .. .. 0 0 .. ..
AFRIQUE 3 110 3 462 1.01 1.80 29 31 -2.22 2.99 32 37 1.50 0.93
Égypte 126 153 -0.91 2.29 1 0 -22.03 .. 0 0 .. ..
Éthiopie 69 79 -11.22 2.56 0 0 .. .. 16 24 8.49 3.38
Nigéria 389 474 -0.75 2.12 0 0 .. .. 0 0 .. ..
Afrique du Sud 160 172 -0.69 1.05 8 7 -1.68 2.06 1 1 14.24 -0.28
ASIE 8 861 10 384 2.19 1.39 606 748 7.08 1.12 42 59 -5.12 0.81
Chine2 4 666 5 514 2.52 1.52 263 323 20.81 0.06 3 4 -14.79 -0.35
Inde 747 832 -0.61 1.03 0 0 .. .. 21 38 -1.65 3.70
Indonésie 122 143 0.35 1.15 2 6 16.55 11.98 0 0 .. ..
Iran 365 369 -1.66 0.62 18 31 24.47 1.60 0 0 .. ..
Japon 0 0 .. .. 22 23 -6.18 -0.36 .. .. .. ..
Kazakhstan 171 211 2.64 2.08 0 0 .. .. 0 0 .. ..
Corée 2 2 0.70 0.00 15 20 19.73 1.37 0 0 .. ..
Malaisie 2 3 5.60 3.33 36 47 9.33 2.39 0 0 .. ..
Pakistan 470 532 1.15 1.03 0 0 .. .. 7 1 -7.79 -19.88
Philippines 60 70 1.17 1.23 1 5 4.61 27.33 0 0 .. ..
Arabie saoudite 0 0 -55.34 .. 45 46 -2.14 0.99 3 4 0.90 -0.98
Thaïlande 2 3 4.63 1.23 2 2 9.83 4.20 0 0 .. ..
Turquie 402 416 5.08 0.18 1 1 5.46 -0.47 0 0 .. ..
Viet Nam 15 23 9.04 2.68 1 5 -30.15 21.17 0 0 .. ..
OCÉANIE 1 203 1 296 1.32 1.11 26 29 -3.05 1.82 945 1 027 2.93 1.21
Australie 735 810 2.51 1.32 .. .. .. .. 484 549 5.54 1.62
Nouvelle-Zélande 468 485 -0.35 0.76 4 4 -1.30 0.00 461 478 0.63 0.76
PAYS DÉVELOPPÉS 3 517 3 946 1.35 1.12 477 463 -1.54 0.44 1 104 1 184 2.52 1.07
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 11 395 13 050 1.65 1.43 653 795 6.27 1.15 87 104 -4.73 0.19
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 2 094 2 284 2.63 1.83 4 5 0.25 1.97 6 6 8.99 1.16
OCDE3 2 729 2 889 0.91 0.71 493 483 -1.11 0.43 1 092 1 164 2.38 1.01
BRICS 5 925 6 903 1.98 1.39 281 340 16.57 0.09 28 44 -2.24 3.11

.. Non disponible
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 septembre pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont
estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Production indigène brute.
5. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
6. Exclut le commerce d'animaux vivants.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 317


ANNEXE C

Tableau C.29.2. Projections de la viande ovine : Consommation, humaine


Année civile
CONSOMMATION (kt epc) Croissance (%)4 HUMAINE (kg pad/cap)5 Croissance (%)4
Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est
MONDE 14 911 17 009 1.72 1.35 1.7 1.8 0.54 0.39
AMÉRIQUE DU NORD 213 210 2.36 0.35 0.5 0.5 1.60 -0.35
Canada 40 41 0.90 0.78 0.9 0.9 -0.10 -0.03
États-Unis 173 169 2.72 0.25 0.5 0.4 1.98 -0.44
AMÉRIQUE LATINE 393 425 0.05 0.70 0.5 0.5 -1.05 -0.13
Argentine 49 54 0.14 1.01 1.0 1.0 -0.87 0.17
Brésil 131 138 1.67 0.42 0.6 0.5 0.78 -0.15
Chili 9 9 -2.20 0.31 0.4 0.4 -3.04 -0.34
Colombie 8 8 -4.25 0.29 0.1 0.1 -5.15 -0.32
Mexique 75 86 0.54 1.02 0.5 0.5 -0.83 -0.01
Paraguay 4 4 1.37 0.69 0.5 0.5 0.04 -0.40
Pérou 39 42 -0.34 0.59 1.1 1.0 -1.62 -0.45
EUROPE 1 371 1 463 -1.27 0.67 1.6 1.7 -1.37 0.70
Union européenne1 713 747 -2.77 0.72 1.4 1.5 -2.84 0.75
Royaume-Uni 313 330 -0.25 0.52 4.2 4.1 -0.89 0.02
Russie 222 250 1.89 0.70 1.4 1.6 1.81 0.89
Ukraine 14 15 -5.12 0.64 0.3 0.3 -4.65 1.18
AFRIQUE 3 033 3 370 0.98 1.85 2.1 1.8 -1.58 -0.50
Égypte 127 153 -1.00 2.31 1.1 1.2 -3.07 0.73
Éthiopie 53 54 -13.86 2.22 0.4 0.4 -16.04 0.00
Nigéria 393 481 -0.78 2.17 1.8 1.7 -3.37 -0.35
Afrique du Sud 178 190 0.15 1.03 2.8 2.6 -1.19 0.04
ASIE 9 632 11 266 2.62 1.36 1.9 2.0 1.58 0.63
Chine2 4 929 5 833 3.09 1.43 3.1 3.6 2.57 1.26
Inde 716 784 -0.51 0.93 0.5 0.5 -1.71 -0.02
Indonésie 125 149 0.61 1.46 0.4 0.4 -0.60 0.58
Iran 376 408 0.32 0.73 4.1 4.1 -0.88 0.04
Japon 22 23 -6.18 -0.36 0.2 0.2 -6.07 0.01
Kazakhstan 171 211 2.64 2.10 8.3 9.3 1.14 1.25
Corée 17 20 16.01 1.33 0.3 0.3 15.55 1.07
Malaisie 41 53 9.20 2.32 1.1 1.3 7.39 1.11
Pakistan 463 530 1.38 1.17 2.1 2.0 -0.68 -0.48
Philippines 61 75 1.22 1.92 0.5 0.5 -0.40 0.53
Arabie saoudite 162 158 1.15 0.71 4.3 3.6 -1.45 -0.67
Thaïlande 3 4 5.25 2.64 0.0 0.1 4.85 2.58
Turquie 403 417 4.74 0.18 4.4 4.2 3.12 -0.36
Viet Nam 16 28 1.70 4.48 0.1 0.2 0.60 3.62
OCÉANIE 269 275 -1.07 0.87 5.9 5.3 -2.56 -0.35
Australie 219 225 -0.82 0.88 7.9 7.1 -2.24 -0.21
Nouvelle-Zélande 28 24 -0.97 -0.37 5.2 4.1 -2.01 -1.15
PAYS DÉVELOPPÉS 2 798 3 101 0.41 1.08 1.7 1.9 0.01 0.81
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 12 114 13 908 2.04 1.42 1.7 1.8 0.68 0.30
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 2 008 2 186 2.60 1.89 2.1 1.8 0.22 -0.35
OCDE3 2 064 2 152 -0.20 0.57 1.4 1.4 -0.74 0.20
BRICS 6 175 7 195 2.46 1.32 1.7 1.9 1.62 0.78

Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 septembre pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont
estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
5. La consommation par habitant est exprimée en poids au détail. Les coefficients de conversion poids carcasse-poids au détail sont de 0.7
pour la viande bovine, de 0.78 pour la viande porcine et de 0.88 pour la viande ovine et la viande de volaille.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

318 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.30. Hypothèses concernant le marché du bétail

Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
ARGENTINE
Viande bovine taxe à l'exportation1 % 2.7 8.2 8.2 .. .. .. .. .. .. .. ..
CANADA
Contingent tarifaire, boeuf kt pp 129.2 129.2 129.2 129.2 129.2 129.2 129.2 129.2 129.2 129.2 129.2
Droits de douane intra quota % 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Droits de douane hors quota % 26.5 26.5 26.5 26.5 26.5 26.5 26.5 26.5 26.5 26.5 26.5
Contingent tarifaire, volaille kt pp 92.5 96.4 98.6 99.2 100.3 101.4 102.2 103.0 103.6 104.2 104.8
Droits de douane intra quota % 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0
Droits de douane hors quota % 249.0 249.0 249.0 249.0 249.0 249.0 249.0 249.0 249.0 249.0 249.0
UNION EUROPÉENNE2
Soutien couplé facultatif
Viande bovine3 mln EUR 1 695 1 693 1 693 1 693 1 693 1 693 1 693 1 693 1 693 1 693 1 693
Viande ovine et caprine4 mln EUR 484 491 496 496 496 496 496 496 496 496 496
Prix de base, boeuf5 EUR/kg pcp 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2
Prix d'achat du boeuf5,6 EUR/kg pcp 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9
Contingent tarifaire, boeuf kt epc 340.4 359.8 369.0 378.3 387.5 389.0 390.6 392.2 392.7 393.2 393.7
Contingent tarifaire, viande porcine kt epc 176.7 203.5 216.9 230.3 245.7 246.6 247.5 248.4 249.3 250.2 251.1
Contingent tarifaire, volaille kt pac 1 011.5 1 017.9 1 021.1 1 024.3 1 026.3 1 028.4 1 030.5 1 032.5 1 034.6 1 036.7 1 038.7
Contingent tarifaire, viande ovine kt epc 295.1 296.1 296.3 296.5 296.7 296.9 297.1 297.1 297.5 297.7 297.9
JAPON7
Prix de stabilisation, boeuf
Prix supérieur JPY/kg pcp 1 208.3 1 255.0 1 255.0 1 255.0 1 255.0 1 255.0 1 255.0 1 255.0 1 255.0 1 255.0 1 255.0
Prix inférieur JPY/kg pcp 905.0 925.0 925.0 925.0 925.0 925.0 925.0 925.0 925.0 925.0 925.0
Droits de douane, boeuf % 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5
Prix de stabilisation, viande porcine
Prix supérieur JPY/kg pcp 596.7 595.0 595.0 595.0 595.0 595.0 595.0 595.0 595.0 595.0 595.0
Prix inférieur JPY/kg pcp 441.7 440.0 440.0 440.0 440.0 440.0 440.0 440.0 440.0 440.0 440.0
Système d'importation, viande porcine
Droits de douane % 4.3 4.3 4.3 4.3 4.3 4.3 4.3 4.3 4.3 4.3 4.3
Prix de référence à l'importation JPY/kg pcp 409.9 409.9 409.9 409.9 409.9 409.9 409.9 409.9 409.9 409.9 409.9
Droits de douane, volaille % 7.4 7.4 7.4 7.4 7.4 7.4 7.4 7.4 7.4 7.4 7.4
CORÉE
Droits de douane, boeuf % 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0
Droits de douane, porc % 23.8 23.8 23.8 23.8 23.8 23.8 23.8 23.8 23.8 23.8 23.8
Droits de douane, volaille % 21.0 21.0 21.0 21.0 21.0 21.0 21.0 21.0 21.0 21.0 21.0
MEXIQUE8
Contingent tarifaire, viande bovine kt pp 220.0 220.0 220.0 220.0 220.0 220.0 220.0 220.0 220.0 0.0 0.0
Droits de douane intra quota % 50.0 50.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Droits de douane hors quota9 % 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0
Contingent tarifaire, volaille kt pp 300.0 300.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Droits de douane intra quota % 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Droits de douane hors quota % 83.3 75.0 75.0 75.0 75.0 75.0 75.0 75.0 75.0 75.0 75.0
RUSSIE
Contingent tarifaire, boeuf kt pp 570.0 570.0 570.0 570.0 570.0 570.0 570.0 570.0 570.0 570.0 570.0
Droits de douane intra quota % 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0
Droits de douane hors quota % 53.3 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0
Contingent tarifaire, porc10 kt pp 430.0 430.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Droits de douane intra quota % .. .. 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0
Droits de douane hors quota % 65.0 65.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0
Contingents tarifaires volaille kt pp 357.3 354.0 354.0 354.0 354.0 354.0 354.0 354.0 354.0 354.0 354.0
Droits de douane intra quota % 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0
Droits de douane hors quota % 80.0 80.0 80.0 80.0 80.0 80.0 80.0 80.0 80.0 80.0 80.0
ÉTATS-UNIS
Contingent tarifaire, boeuf kt pp 696.6 696.6 696.6 696.6 696.6 696.6 696.6 696.6 696.6 696.6 696.6
Droits de douane intra quota % 4.8 4.8 4.8 4.8 4.8 4.8 4.8 4.8 4.8 4.8 4.8
Droits de douane hors quota % 26.4 26.4 26.4 26.4 26.4 26.4 26.4 26.4 26.4 26.4 26.4

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 319


ANNEXE C

Tableau C.30. Hypothèses concernant le marché du bétail (suite)

Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
CHINE
Droits de douane, boeuf % 15.5 15.5 15.5 15.5 15.5 15.5 15.5 15.5 15.5 15.5 15.5
Droits de douane, porc % 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0
Droits de douane, ovins % 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0
Droits de douane, volaille % 19.1 19.1 19.1 19.1 19.1 19.1 19.1 19.1 19.1 19.1 19.1
INDE
Droits de douane, boeuf % 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5
Droits de douane, porc % 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0
Droits de douane, ovins % 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0
Droits de douane, volaille % 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0
AFRIQUE DU SUD
Contingent tarifaire, ovins kt pp 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0
Droits de douane intra quota % 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0
Droits de douane hors quota % 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0
.. Non disponible
Note : Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. En Argentine, sera appliquée une taxe temporaire sur tous les biens du 4 septembre 2018 jusqu'au 31 décembre 2020
2. Depuis 2015, le régime de paiement de base est en vigueur et représente au maximum 68% des enveloppes nationales pour les paiements
directs. De plus, des instruments obligatoires ont été introduits : les paiements "verts" (30%) et l'aide aux jeunes agriculteurs (2%).
3. Mis en oeuvre dans 24 états membres.
4. Mis en oeuvre dans 22 états membres.
5. Prix pour les bovins mâles de classe R3.
6. Déclencheur de filet de sécurité.
7. Année débutant le 1er avril.
8. Destiné aux pays pour lesquels le Mexique n’a aucun accord de libre-échange.
9. 25% pour le boeuf surgelé.
10. Supprimé en 2020 et remplacé par des droits de douane.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

320 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.31.1. Projections du beurre : Production et échanges


Année civile
PRODUCTION (kt) Croissance (%)4 IMPORTATIONS (kt) Croissance (%)4 EXPORTATIONS (kt) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 10 906 13 035 2.22 1.90 994 1 252 2.05 1.63 1 077 1 252 1.35 1.63
AMÉRIQUE DU NORD 953 1 043 1.95 0.54 48 33 22.05 -5.06 28 35 -2.20 0.10
Canada 107 146 2.99 1.75 18 12 15.42 0.00 0 0 3.72 ..
États-Unis 846 898 1.82 0.36 29 21 28.15 -7.03 28 35 -2.26 0.23
AMÉRIQUE LATINE 450 507 2.81 1.38 62 79 1.48 1.89 39 41 -0.84 1.58
Argentine 32 33 -6.40 1.00 0 0 .. .. 9 6 -8.30 1.98
Brésil 99 103 3.64 0.33 4 5 2.11 2.60 0 1 -29.06 -3.88
Chili 23 26 2.48 1.00 6 9 26.59 3.57 4 3 9.62 -3.44
Colombie 21 21 0.26 0.17 0 0 .. .. 0 0 .. ..
Mexique 201 233 6.64 1.48 31 36 -0.12 2.72 10 12 29.91 2.09
Paraguay 0 0 .. .. 0 0 .. .. 0 0 .. ..
Pérou 4 4 2.64 3.47 6 11 6.64 2.64 0 0 .. ..
EUROPE 2 760 3 026 1.69 1.01 257 329 -0.20 2.25 463 645 2.68 3.11
Union européenne1 2 003 2 212 1.82 1.01 61 117 -1.91 5.02 297 450 1.58 3.23
Royaume-Uni 145 142 2.39 -0.01 97 99 -0.33 0.46 55 42 8.89 -1.33
Russie 314 331 0.69 0.53 91 97 3.13 1.45 2 3 -5.31 0.00
Ukraine 105 95 4.42 -0.22 2 11 -22.31 5.78 13 2 42.78 -5.91
AFRIQUE 310 374 0.33 2.31 124 159 -1.96 2.04 9 8 3.06 1.70
Égypte 122 139 -0.47 1.62 54 74 0.43 3.03 1 0 -29.25 ..
Éthiopie 17 25 -0.28 3.93 0 0 .. .. 0 0 .. ..
Nigéria 12 16 1.06 2.93 5 5 -18.69 0.21 0 0 .. ..
Afrique du Sud 12 15 -0.69 5.23 6 5 8.41 -4.39 3 4 16.92 4.60
ASIE 5 748 7 371 2.77 2.67 466 590 3.51 1.53 37 25 0.38 -2.76
Chine2 98 103 -1.22 0.70 96 139 18.30 2.04 1 1 -10.39 1.00
Inde 4 224 5 561 3.40 2.87 4 38 -9.49 27.60 7 0 -0.47 -40.47
Indonésie 0 0 .. .. 23 25 6.55 3.21 0 0 .. ..
Iran 210 264 0.43 2.53 42 33 -3.38 -0.73 1 0 -20.56 ..
Japon 61 60 -2.59 0.01 12 12 27.49 0.00 0 0 .. ..
Kazakhstan 13 18 -1.75 4.09 8 8 0.89 -2.26 0 0 .. ..
Corée 2 3 0.51 2.00 10 13 5.26 2.66 0 0 .. ..
Malaisie 0 0 .. .. 20 22 7.52 0.44 9 8 12.68 -0.44
Pakistan 729 861 1.59 2.12 1 3 .. 0.66 0 0 .. ..
Philippines 0 0 .. .. 22 7 -5.19 4.15 0 0 .. ..
Arabie saoudite 5 4 -0.74 0.77 52 61 6.54 0.91 3 2 1.33 -0.91
Thaïlande 0 0 .. .. 13 14 4.99 0.08 1 1 16.68 -0.08
Turquie 210 281 3.86 3.10 12 1 -0.14 -23.52 0 0 .. ..
Viet Nam 0 0 .. .. 10 25 -0.61 4.31 0 0 .. ..
OCÉANIE 686 714 0.96 0.49 37 61 7.43 3.48 502 498 0.84 0.34
Australie 104 98 -3.68 -0.21 32 57 9.58 3.61 22 6 -15.37 -9.80
Nouvelle-Zélande 579 613 2.01 0.61 1 0 3.00 .. 480 491 2.39 0.58
PAYS DÉVELOPPÉS 4 522 4 921 1.52 0.85 386 486 2.38 1.33 998 1 185 1.53 1.75
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 6 384 8 115 2.75 2.59 608 766 1.87 1.84 79 67 -0.57 -0.28
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 201 234 1.02 1.90 15 20 6.22 1.66 4 4 14.19 -0.36
OCDE3 4 349 4 778 1.88 0.91 312 389 2.71 1.33 900 1 043 1.31 1.41
BRICS 4 747 6 112 3.08 2.65 201 284 6.94 3.04 14 9 -2.15 -5.03

.. Non disponible
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les
données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 321


ANNEXE C

Tableau C.31.2. Projections du beurre : Consommation, humaine


Année civile
CONSOMMATION (kt) Croissance (%)4 HUMAINE (kg/cap) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est
MONDE 10 847 13 035 2.29 1.90 1.4 1.6 1.10 0.93
AMÉRIQUE DU NORD 965 1 043 2.48 0.38 2.7 2.7 1.71 -0.34
Canada 119 159 3.54 2.06 3.3 4.0 2.52 1.25
États-Unis 846 884 2.33 0.10 2.6 2.5 1.60 -0.60
AMÉRIQUE LATINE 478 543 3.22 1.49 0.7 0.8 2.08 0.66
Argentine 27 26 -2.73 2.00 0.6 0.5 -3.71 1.16
Brésil 103 107 3.85 0.46 0.5 0.5 2.94 -0.11
Chili 25 32 4.53 2.13 1.4 1.6 3.63 1.47
Colombie 21 21 0.28 0.17 0.4 0.4 -0.67 -0.44
Mexique 223 257 4.89 1.62 1.7 1.8 3.46 0.59
Paraguay 0 0 .. .. 0.0 0.0 -51.07 -0.10
Pérou 10 15 4.40 2.85 0.3 0.4 3.06 1.79
EUROPE 2 567 2 710 1.25 0.70 3.5 3.7 1.15 0.74
Union européenne1 1 779 1 879 1.62 0.75 4.0 4.2 1.54 0.77
Royaume-Uni 186 199 0.13 0.53 2.8 2.8 -0.51 0.03
Russie 403 425 0.89 0.74 2.8 3.0 0.81 0.93
Ukraine 94 104 1.15 0.47 2.1 2.5 1.65 1.01
AFRIQUE 425 525 -0.46 2.24 0.3 0.3 -2.98 -0.13
Égypte 175 213 -0.13 2.09 1.8 1.8 -2.21 0.51
Éthiopie 17 25 -0.28 3.92 0.2 0.2 -2.81 1.66
Nigéria 18 21 -9.54 2.17 0.1 0.1 -11.90 -0.34
Afrique du Sud 14 16 -0.76 1.22 0.2 0.2 -2.09 0.23
ASIE 6 177 7 936 2.84 2.61 1.4 1.6 1.79 1.87
Chine2 192 240 5.36 1.45 0.1 0.2 4.82 1.28
Inde 4 221 5 599 3.36 2.95 3.2 3.8 2.12 1.99
Indonésie 23 25 7.61 3.25 0.1 0.1 6.32 2.36
Iran 252 297 -0.23 2.11 3.1 3.4 -1.43 1.41
Japon 72 72 -1.34 0.01 0.6 0.6 -1.23 0.38
Kazakhstan 20 26 -0.95 1.72 1.1 1.3 -2.40 0.88
Corée 12 16 3.68 2.54 0.2 0.3 3.27 2.27
Malaisie 12 14 5.10 0.98 0.4 0.4 3.35 -0.22
Pakistan 730 864 1.61 2.11 3.7 3.6 -0.46 0.44
Philippines 22 7 -5.22 4.16 0.2 0.1 -6.73 2.74
Arabie saoudite 53 63 5.63 0.97 1.6 1.6 2.92 -0.41
Thaïlande 12 13 4.40 0.09 0.2 0.2 4.00 0.03
Turquie 221 282 3.64 2.29 2.7 3.2 2.03 1.73
Viet Nam 10 25 -0.61 4.33 0.1 0.2 -1.69 3.46
OCÉANIE 235 277 3.27 1.29 5.9 6.1 1.71 0.06
Australie 109 149 4.99 1.75 4.5 5.4 3.49 0.65
Nouvelle-Zélande 121 122 2.41 0.74 25.8 23.8 1.33 -0.04
PAYS DÉVELOPPÉS 3 930 4 223 1.56 0.67 2.8 2.9 1.15 0.39
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 6 917 8 812 2.73 2.55 1.1 1.3 1.35 1.42
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 213 250 1.17 1.92 0.3 0.2 -1.18 -0.32
OCDE3 3 780 4 125 2.07 0.83 2.8 3.0 1.51 0.45
BRICS 4 933 6 387 3.21 2.68 1.6 1.9 2.36 2.14

.. Non disponible
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les
données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

322 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.32.1. Projections du fromage : Production et échanges


Année civile
PRODUCTION (kt) Croissance (%)4 IMPORTATIONS (kt) Croissance (%)4 EXPORTATIONS (kt) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 23 343 26 743 1.71 1.22 3 016 3 631 3.47 1.76 3 087 3 631 1.87 1.76
AMÉRIQUE DU NORD 6 117 7 131 2.86 1.29 180 213 0.73 1.00 321 368 9.63 1.11
Canada 471 559 3.00 1.55 28 55 3.62 4.29 12 10 3.02 0.00
États-Unis 5 645 6 573 2.85 1.27 152 158 0.27 0.07 309 358 10.00 1.14
AMÉRIQUE LATINE 2 376 2 827 1.88 1.76 332 430 5.33 1.88 156 150 0.30 0.21
Argentine 537 595 0.46 1.00 1 1 -17.49 0.00 49 53 -1.25 1.94
Brésil 757 950 2.32 2.00 35 50 4.63 2.42 3 5 -3.59 4.26
Chili 94 98 4.22 0.59 37 56 20.40 4.76 6 3 -8.12 -4.27
Colombie 58 55 0.05 -0.17 3 7 25.04 4.60 0 0 -19.49 ..
Mexique 351 381 3.60 0.94 116 153 5.83 3.17 6 3 2.53 0.66
Paraguay 0 0 .. .. 3 4 14.10 0.97 0 0 .. ..
Pérou 23 30 2.37 2.75 6 8 11.63 2.26 0 0 .. ..
EUROPE 11 536 13 071 1.42 1.06 1 040 1 200 1.00 1.05 1 793 2 281 3.19 2.17
Union européenne1 9 775 11 093 1.27 1.03 198 206 2.63 0.54 1 303 1 755 3.47 2.60
Royaume-Uni 454 514 2.79 1.05 492 513 2.13 0.37 170 168 5.93 -0.51
Russie 630 754 5.03 1.62 220 317 -3.69 2.57 13 11 -3.73 -1.04
Ukraine 127 123 -8.09 -0.04 9 34 -3.36 9.15 7 2 -29.87 -8.38
AFRIQUE 974 1 043 -0.17 1.04 162 238 1.22 3.73 83 39 -10.52 -2.02
Égypte 636 656 -0.14 0.65 31 85 0.60 9.21 52 7 -15.49 -8.43
Éthiopie 6 9 0.11 3.63 0 0 .. .. 0 0 .. ..
Nigéria 10 9 1.91 -1.63 1 4 -28.87 17.70 0 0 .. ..
Afrique du Sud 43 54 -0.38 2.69 14 10 11.24 -3.26 10 14 25.93 3.37
ASIE 1 613 1 862 0.72 1.62 1 187 1 430 6.25 2.27 226 247 -6.45 3.40
Chine2 247 258 -1.46 0.68 104 169 24.36 4.49 0 0 .. ..
Inde 4 1 11.44 -5.49 3 3 11.09 1.37 6 5 13.09 -1.35
Indonésie 0 0 .. .. 25 34 6.29 2.77 2 1 13.40 -2.69
Iran 294 318 0.22 0.99 0 0 .. .. 35 68 -9.64 5.30
Japon 47 49 0.41 0.02 271 328 4.57 1.39 0 0 .. ..
Kazakhstan 26 41 4.54 5.03 22 24 -0.20 -1.24 1 2 -4.21 0.39
Corée 34 51 4.21 3.42 119 164 10.47 2.99 0 0 .. ..
Malaisie 0 0 .. .. 22 30 10.56 2.87 0 0 .. ..
Pakistan 0 0 .. .. 4 5 18.32 3.16 0 0 .. ..
Philippines 2 1 65.73 -3.01 33 41 10.29 2.02 0 0 -28.46 ..
Arabie saoudite 197 236 1.17 2.17 142 98 3.28 1.71 100 33 -13.24 -1.68
Thaïlande 5 2 0.00 -8.76 15 23 13.38 3.22 0 0 .. ..
Turquie 201 271 2.98 2.64 11 5 9.06 -6.13 48 109 8.54 6.54
Viet Nam 0 0 .. .. 5 10 2.09 4.04 0 0 .. ..
OCÉANIE 727 809 1.64 0.78 114 120 6.18 0.75 508 547 2.25 0.70
Australie 353 383 0.37 0.26 102 107 5.80 0.81 172 162 1.02 -0.56
Nouvelle-Zélande 374 426 2.98 1.28 10 11 11.16 0.00 336 384 2.95 1.28
PAYS DÉVELOPPÉS 18 746 21 443 1.86 1.14 1 668 1 925 1.94 1.03 2 640 3 221 3.68 1.79
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 4 597 5 300 1.10 1.56 1 347 1 706 5.68 2.65 447 410 -5.87 1.56
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 342 383 0.29 1.36 24 20 4.14 2.30 0 0 .. ..
OCDE3 18 203 20 813 1.90 1.11 1 620 1 859 3.81 1.26 2 440 3 038 3.95 1.89
BRICS 1 681 2 018 2.52 1.69 375 550 1.34 2.94 32 35 3.23 1.19

.. Non disponible
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les
données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 323


ANNEXE C

Tableau C.32.2. Projections du fromage : Consommation, humaine


Année civile
CONSOMMATION (kt) Croissance (%)4 HUMAINE (kg/cap) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est
MONDE 23 287 26 742 1.89 1.23 3.1 3.2 0.71 0.26
AMÉRIQUE DU NORD 5 964 6 975 2.36 1.29 16.5 17.9 1.60 0.58
Canada 486 602 2.90 1.79 13.3 15.0 1.89 0.98
États-Unis 5 478 6 373 2.31 1.25 16.9 18.2 1.58 0.55
AMÉRIQUE LATINE 2 552 3 106 2.38 1.85 4.0 4.4 1.25 1.02
Argentine 489 542 0.55 0.91 11.0 11.2 -0.47 0.07
Brésil 788 995 2.43 2.01 3.8 4.4 1.54 1.43
Chili 126 151 8.48 2.08 7.0 7.8 7.55 1.43
Colombie 61 62 0.94 0.26 1.2 1.2 -0.01 -0.35
Mexique 461 531 4.15 1.54 3.6 3.7 2.73 0.51
Paraguay 3 3 16.06 1.10 0.4 0.4 14.54 0.00
Pérou 29 38 3.61 2.66 0.9 1.0 2.28 1.60
EUROPE 10 810 11 991 1.13 0.87 14.6 16.2 1.03 0.91
Union européenne1 8 695 9 545 1.03 0.77 19.6 21.6 0.95 0.79
Royaume-Uni 777 859 1.80 0.96 11.7 12.3 1.15 0.46
Russie 837 1 061 2.33 1.93 5.8 7.5 2.25 2.12
Ukraine 130 156 -3.02 1.60 2.9 3.7 -2.53 2.15
AFRIQUE 1 053 1 242 1.32 1.62 0.8 0.8 -1.25 -0.73
Égypte 614 734 2.28 1.51 6.3 6.3 0.15 -0.06
Éthiopie 6 9 0.23 3.51 0.1 0.1 -2.31 1.26
Nigéria 11 13 -9.63 1.56 0.1 0.1 -11.99 -0.95
Afrique du Sud 47 51 -0.63 1.01 0.8 0.8 -1.96 0.02
ASIE 2 574 3 046 3.86 1.79 0.6 0.6 2.81 1.06
Chine2 352 427 2.39 2.02 0.2 0.3 1.87 1.85
Inde 0 0 .. .. 0.0 0.0 -65.80 0.33
Indonésie 23 33 5.74 2.96 0.1 0.1 4.47 2.06
Iran 259 250 -0.66 0.08 3.2 2.8 -1.85 -0.60
Japon 319 376 3.87 1.21 2.5 3.1 3.99 1.58
Kazakhstan 48 64 2.22 2.26 2.6 3.2 0.72 1.42
Corée 153 214 8.80 3.10 3.0 4.1 8.37 2.83
Malaisie 22 30 10.59 2.96 0.7 0.8 8.75 1.74
Pakistan 4 5 18.34 3.16 0.0 0.0 15.93 1.48
Philippines 34 43 11.27 1.81 0.3 0.3 9.50 0.42
Arabie saoudite 238 301 24.96 2.53 7.2 7.8 21.75 1.13
Thaïlande 20 24 8.60 1.98 0.3 0.4 8.19 1.92
Turquie 163 167 2.01 0.37 2.0 1.9 0.43 -0.17
Viet Nam 5 10 2.03 4.06 0.1 0.1 0.92 3.20
OCÉANIE 334 382 3.16 0.82 8.4 8.4 1.61 -0.41
Australie 284 327 2.95 0.79 11.6 11.8 1.49 -0.31
Nouvelle-Zélande 48 53 4.55 0.96 10.3 10.3 3.46 0.17
PAYS DÉVELOPPÉS 17 790 20 145 1.61 1.04 12.6 13.8 1.20 0.76
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 5 498 6 597 2.84 1.83 0.9 1.0 1.46 0.71
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 365 402 0.48 1.40 0.4 0.4 -1.86 -0.82
OCDE3 17 398 19 633 1.78 1.01 13.1 14.1 1.23 0.63
BRICS 2 024 2 533 2.30 1.96 0.6 0.8 1.46 1.42

.. Non disponible
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les
données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

324 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.33.1. Projections du lait écrémé en poudre : Production et échanges


Année civile
PRODUCTION (kt) Croissance (%)4 IMPORTATIONS (kt) Croissance (%)4 EXPORTATIONS (kt) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 4 411 5 024 3.28 1.33 2 444 3 046 5.80 1.67 2 481 3 046 7.41 1.67
AMÉRIQUE DU NORD 1 164 1 391 3.46 1.21 2 1 -8.16 0.00 693 970 11.24 2.66
Canada 104 121 4.02 0.14 1 0 -46.60 .. 54 65 26.85 -1.09
États-Unis 1 060 1 270 3.40 1.32 1 1 18.79 0.00 639 906 10.47 3.00
AMÉRIQUE LATINE 298 366 3.07 2.19 435 535 6.90 1.74 97 151 12.54 0.59
Argentine 40 43 2.68 1.05 0 0 .. .. 25 25 7.02 2.07
Brésil 155 188 2.67 1.79 32 29 9.68 0.00 0 0 .. ..
Chili 28 37 11.33 1.98 12 13 13.25 1.62 2 2 6.86 -1.30
Colombie 4 7 -4.45 5.52 12 18 55.49 3.84 0 0 .. ..
Mexique 41 59 6.45 4.20 310 403 6.98 1.98 51 104 97.58 0.00
Paraguay 0 0 .. .. 0 0 .. .. 0 0 .. ..
Pérou 0 0 .. .. 21 29 6.26 2.50 0 0 .. ..
EUROPE 1 865 2 088 5.22 1.35 213 192 8.85 -0.57 943 1 150 10.26 1.82
Union européenne1 1 461 1 651 6.14 1.40 35 30 8.03 -1.16 733 933 12.24 1.89
Royaume-Uni 73 75 3.13 0.19 37 37 -4.71 0.29 49 48 11.32 -0.29
Russie 74 71 1.71 -0.89 110 94 22.53 -0.65 1 1 33.89 0.00
Ukraine 112 114 0.40 0.33 1 1 -28.28 0.28 30 12 5.00 -5.96
AFRIQUE 19 23 0.00 2.17 354 435 3.20 1.99 12 14 7.62 -0.80
Égypte 0 0 .. .. 76 108 8.36 3.83 0 0 -23.19 ..
Éthiopie 0 0 .. .. 0 0 -16.06 .. 0 0 .. ..
Nigéria 0 0 .. .. 44 67 1.96 2.63 0 0 .. ..
Afrique du Sud 15 18 0.07 1.89 7 6 9.33 -1.63 6 7 12.81 1.66
ASIE 399 443 0.40 1.30 1 426 1 864 5.85 1.84 162 152 7.57 -0.73
Chine2 27 21 -10.61 2.13 237 344 14.26 1.99 0 1 6.34 0.00
Inde 224 276 5.92 2.13 0 0 -44.37 .. 16 20 2.35 -0.28
Indonésie 0 0 .. .. 164 217 4.40 2.67 1 1 3.13 -2.60
Iran 0 0 .. .. 20 7 -1.34 0.57 14 1 6.32 0.00
Japon 121 116 -3.35 -0.48 48 42 6.78 -2.01 0 0 .. ..
Kazakhstan 3 3 0.10 -0.32 20 30 13.55 2.26 0 0 .. ..
Corée 9 9 -0.03 0.00 22 19 7.85 -0.29 0 0 .. ..
Malaisie 0 0 .. .. 137 170 6.74 1.77 36 32 25.89 -1.74
Pakistan 0 0 .. .. 45 61 16.92 2.91 1 1 13.90 -2.83
Philippines 0 0 .. .. 180 267 6.29 1.71 0 0 .. ..
Arabie saoudite 0 0 .. .. 58 65 1.49 1.41 9 6 -14.80 -1.39
Thaïlande 0 0 .. .. 60 58 1.42 -0.09 9 9 23.51 0.09
Turquie 0 0 .. .. 51 59 31.06 0.00 51 59 91.72 0.00
Viet Nam 0 0 .. .. 59 131 1.27 3.86 0 0 .. ..
OCÉANIE 666 714 0.36 1.10 13 18 7.32 0.75 575 610 0.63 0.93
Australie 223 221 0.57 0.99 8 10 10.58 0.00 164 149 1.64 -0.13
Nouvelle-Zélande 443 493 0.28 1.18 3 3 -3.53 0.00 411 461 0.29 1.28
PAYS DÉVELOPPÉS 3 844 4 339 3.35 1.21 319 308 8.30 -0.35 2 219 2 739 7.19 1.89
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 567 684 2.84 2.14 2 125 2 738 5.48 1.92 262 307 9.48 -0.14
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 0 0 .. .. 122 160 6.73 3.36 5 6 9.91 -2.74
OCDE3 3 601 4 093 3.46 1.24 558 647 7.14 1.02 2 170 2 742 7.94 1.75
BRICS 495 574 2.56 1.58 386 473 13.53 1.23 23 29 3.60 0.18

.. Non disponible
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les
données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 325


ANNEXE C

Tableau C.33.2. Projections du lait écrémé en poudre : Consommation, humaine


Année civile
CONSOMMATION (kt) Croissance (%)4 HUMAINE (kg/cap) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est
MONDE 4 361 5 026 2.62 1.13 0.6 0.6 2.15 0.26
AMÉRIQUE DU NORD 469 425 -3.24 -1.47 1.2 1.0 -2.79 -2.41
Canada 47 59 -7.83 1.65 0.6 0.5 -9.53 0.79
États-Unis 423 366 -2.71 -1.88 1.3 1.0 -2.27 -2.56
AMÉRIQUE LATINE 637 750 4.25 2.21 0.9 1.0 3.19 1.43
Argentine 15 18 -2.45 -0.20 0.3 0.4 -3.43 -1.02
Brésil 187 217 3.50 1.53 0.6 0.7 2.65 0.95
Chili 39 49 12.70 2.02 2.2 2.5 11.73 1.36
Colombie 16 25 14.86 4.30 0.3 0.5 13.77 3.66
Mexique 301 358 4.44 2.99 2.3 2.5 3.01 1.94
Paraguay 0 0 .. .. 0.0 0.0 -19.68 0.00
Pérou 21 29 6.28 2.50 0.7 0.8 4.91 1.45
EUROPE 1 114 1 130 2.58 -0.21 1.4 1.4 4.50 0.07
Union européenne1 744 747 2.40 -0.46 1.5 1.5 5.59 -0.08
Royaume-Uni 59 63 -4.54 0.63 0.9 0.9 -5.16 0.13
Russie 182 164 9.24 -0.75 1.3 1.2 9.15 -0.56
Ukraine 82 104 -1.45 1.42 1.9 2.5 -0.96 1.97
AFRIQUE 361 445 2.89 2.10 0.3 0.3 0.29 -0.26
Égypte 76 108 8.52 3.84 0.8 0.9 6.26 2.24
Éthiopie 0 0 .. .. 0.0 0.0 -19.84 0.00
Nigéria 44 67 1.99 2.64 0.2 0.3 -0.67 0.11
Afrique du Sud 17 17 0.12 0.60 0.3 0.3 -1.21 -0.39
ASIE 1 665 2 155 4.23 1.93 0.4 0.4 3.20 1.25
Chine2 264 364 8.56 1.99 0.2 0.3 8.01 1.82
Inde 208 256 5.41 2.34 0.2 0.2 4.15 1.38
Indonésie 163 216 4.42 2.70 0.6 0.7 3.16 1.81
Iran 5 6 -26.88 0.69 0.1 0.1 -27.75 0.00
Japon 169 158 -0.76 -0.91 1.1 1.1 -1.27 -0.43
Kazakhstan 23 33 12.29 2.03 1.3 1.6 10.65 1.19
Corée 34 28 1.99 -0.20 0.7 0.5 1.58 -0.46
Malaisie 101 138 3.48 2.80 3.2 3.8 1.76 1.59
Pakistan 44 61 17.23 2.99 0.2 0.3 14.84 1.30
Philippines 180 267 6.30 1.71 1.7 2.2 4.60 0.32
Arabie saoudite 49 59 12.05 1.76 1.5 1.5 9.17 0.37
Thaïlande 52 49 -0.12 -0.12 0.7 0.7 -0.50 -0.18
Turquie 0 0 -65.43 .. 0.0 0.0 -65.97 -0.05
Viet Nam 58 131 1.30 3.89 0.6 1.2 0.20 3.03
OCÉANIE 116 122 2.18 1.85 2.9 2.7 0.64 0.61
Australie 79 82 3.26 3.01 3.2 3.0 1.79 1.89
Nouvelle-Zélande 35 35 0.00 -0.05 7.4 6.8 -1.05 -0.83
PAYS DÉVELOPPÉS 1 927 1 911 0.68 -0.40 1.3 1.2 1.59 -0.56
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 2 434 3 115 4.45 2.20 0.4 0.4 3.08 1.09
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 117 154 6.60 3.69 0.1 0.1 4.12 1.41
OCDE3 1 976 2 000 0.70 0.05 1.4 1.3 1.43 -0.18
BRICS 858 1 018 6.34 1.46 0.3 0.3 5.69 0.92

.. Non disponible
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les
données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

326 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.34.1. Projections du lait entier en poudre : Production et échanges


Année civile
PRODUCTION (kt) Croissance (%)4 IMPORTATIONS (kt) Croissance (%)4 EXPORTATIONS (kt) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 5 317 6 107 3.25 1.20 2 472 2 841 1.92 1.08 2 458 2 841 3.63 1.08
AMÉRIQUE DU NORD 49 63 1.54 0.14 13 8 3.22 0.00 29 32 9.60 0.71
Canada 8 7 -4.24 -1.90 2 2 -5.16 0.00 1 1 4.39 0.00
États-Unis 41 56 2.77 0.44 11 6 6.53 0.00 28 32 9.73 0.72
AMÉRIQUE LATINE 1 488 1 964 2.49 2.70 336 316 -1.32 -0.53 272 359 0.35 3.47
Argentine 153 163 -5.25 0.72 0 0 -50.07 .. 100 132 -6.15 1.65
Brésil 566 830 2.17 3.42 89 62 5.66 -0.93 7 9 3.07 7.16
Chili 66 68 -2.91 0.38 7 6 18.64 0.57 6 6 -10.48 -0.56
Colombie 41 42 -0.03 1.28 29 48 59.10 2.90 1 0 -34.88 ..
Mexique 221 254 0.96 1.24 43 45 10.95 1.07 8 2 -0.74 -13.49
Paraguay 0 0 .. .. 2 2 5.05 0.00 2 2 66.09 0.01
Pérou 0 0 .. .. 18 23 11.29 1.42 0 0 .. ..
EUROPE 852 1 023 0.57 1.80 82 71 3.28 0.16 432 601 2.55 2.64
Union européenne1 715 851 1.33 1.83 23 19 -3.48 0.00 369 509 3.97 2.72
Royaume-Uni 42 50 1.47 1.38 18 21 -2.14 1.63 30 37 -2.51 0.37
Russie 33 40 -7.57 0.49 39 28 23.58 -0.54 2 2 25.67 0.00
Ukraine 5 4 -8.12 -1.39 0 1 -15.95 2.69 2 1 -8.66 -2.62
AFRIQUE 26 31 0.28 3.08 576 733 -0.29 2.09 19 15 4.90 0.33
Égypte 0 0 .. .. 47 73 5.86 3.91 4 0 9.11 ..
Éthiopie 0 0 .. .. 1 2 0.21 1.58 0 1 .. 0.00
Nigéria 0 0 .. .. 73 104 -8.70 2.49 1 0 9.51 ..
Afrique du Sud 15 21 -0.43 3.45 4 3 7.37 -2.57 5 6 8.61 2.63
ASIE 1 460 1 449 3.96 -0.03 1 436 1 686 3.86 1.06 291 284 0.34 -0.27
Chine2 1 342 1 278 4.14 -0.49 470 600 8.39 1.44 3 3 -10.73 -0.27
Inde 5 7 83.98 3.12 0 0 -25.21 .. 1 2 1.84 8.70
Indonésie 76 115 3.01 4.57 50 50 -0.93 -0.17 2 2 -27.56 0.06
Iran 1 1 -1.67 1.90 2 2 -9.63 0.01 2 1 -1.45 0.47
Japon 10 13 -3.26 2.32 0 0 .. .. 0 0 .. ..
Kazakhstan 15 19 0.19 3.12 4 0 3.35 -22.36 0 0 .. ..
Corée 2 2 -2.78 0.00 4 4 10.99 -1.07 0 0 .. ..
Malaisie 0 0 .. .. 36 39 4.95 0.22 23 23 7.55 -0.22
Pakistan 0 0 .. .. 3 2 -11.71 0.73 1 1 -13.31 0.00
Philippines 0 0 .. .. 33 29 -4.80 0.00 20 29 -9.67 0.00
Arabie saoudite 0 0 .. .. 103 94 2.12 1.94 15 2 -10.14 -1.90
Thaïlande 0 0 .. .. 49 53 7.92 0.43 2 2 -11.18 -0.43
Turquie 0 0 .. .. 0 0 -23.87 .. 0 0 -7.82 ..
Viet Nam 0 0 .. .. 34 76 -1.03 1.95 6 0 0.11 ..
OCÉANIE 1 442 1 578 5.35 0.33 28 27 8.33 -0.23 1 414 1 549 5.70 0.34
Australie 70 72 -8.98 0.10 21 19 11.33 -0.58 56 55 -8.47 0.13
Nouvelle-Zélande 1 372 1 506 6.89 0.35 3 3 11.66 0.00 1 358 1 493 6.90 0.35
PAYS DÉVELOPPÉS 2 383 2 718 3.23 0.91 133 111 4.41 -0.43 1 882 2 189 4.86 0.93
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 2 934 3 389 3.26 1.44 2 339 2 730 1.79 1.15 576 651 0.41 1.61
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 3 3 4.75 3.32 207 270 0.81 2.39 9 8 3.27 -1.08
OCDE3 2 562 2 895 3.18 0.85 137 130 3.75 0.53 1 858 2 136 4.90 0.83
BRICS 1 960 2 175 3.26 0.90 602 693 8.35 1.09 18 23 1.60 4.02

.. Non disponible
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les
données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 327


ANNEXE C

Tableau C.34.2. Projections du lait entier en poudre : Consommation, humaine


Année civile
CONSOMMATION (kt) Croissance (%)4 HUMAINE (kg/cap) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est
MONDE 5 315 6 095 2.49 1.19 0.7 0.7 1.29 0.23
AMÉRIQUE DU NORD 31 39 -2.18 -0.32 0.1 0.1 -2.91 -1.02
Canada 10 9 -4.82 -1.55 0.3 0.2 -5.76 -2.34
États-Unis 21 30 -0.62 0.07 0.1 0.1 -1.33 -0.62
AMÉRIQUE LATINE 1 559 1 908 2.11 1.98 2.4 2.7 0.99 1.15
Argentine 54 31 -5.30 -2.44 1.2 0.6 -6.25 -3.25
Brésil 648 882 2.51 3.02 3.1 3.9 1.61 2.43
Chili 68 68 -0.75 0.48 3.7 3.5 -1.61 -0.17
Colombie 69 90 6.44 2.11 1.4 1.7 5.44 1.49
Mexique 256 297 2.13 1.49 2.0 2.0 0.74 0.45
Paraguay 0 0 .. .. 0.0 0.0 -71.61 -0.10
Pérou 18 23 11.51 1.42 0.5 0.6 10.07 0.37
EUROPE 480 493 -0.02 0.47 0.6 0.7 -0.11 0.50
Union européenne1 347 361 0.04 0.38 0.8 0.8 -0.03 0.41
Royaume-Uni 30 34 3.82 2.75 0.4 0.5 3.16 2.24
Russie 70 66 0.85 0.05 0.5 0.5 0.77 0.25
Ukraine 4 4 -6.89 -0.38 0.1 0.1 -6.43 0.16
AFRIQUE 583 748 -0.40 2.17 0.5 0.5 -2.92 -0.20
Égypte 43 73 5.20 3.94 0.4 0.6 3.00 2.33
Éthiopie 1 1 2.07 3.39 0.0 0.0 -0.52 1.14
Nigéria 72 104 -8.78 2.50 0.4 0.4 -11.17 -0.02
Afrique du Sud 13 18 -1.76 2.31 0.2 0.3 -3.08 1.31
ASIE 2 606 2 851 4.40 0.62 0.6 0.6 3.34 -0.10
Chine2 1 809 1 875 5.11 0.09 1.3 1.3 4.58 -0.07
Inde 4 4 25.16 0.94 0.0 0.0 23.66 0.00
Indonésie 124 163 3.70 2.91 0.5 0.6 2.45 2.02
Iran 1 2 -15.19 0.69 0.0 0.0 -16.21 0.00
Japon 10 13 -3.17 2.29 0.1 0.1 -3.06 2.67
Kazakhstan 18 19 0.32 0.61 1.0 1.0 -1.14 -0.22
Corée 6 6 3.40 -0.74 0.1 0.1 2.99 -1.00
Malaisie 13 16 1.95 0.88 0.4 0.4 0.25 -0.31
Pakistan 2 1 -11.62 1.66 0.0 0.0 -13.42 0.00
Philippines 12 0 -41.40 .. 0.1 0.0 -42.33 -0.13
Arabie saoudite 87 92 4.13 2.04 2.7 2.4 1.46 0.64
Thaïlande 47 51 10.36 0.47 0.7 0.7 9.94 0.41
Turquie 0 0 -61.31 .. 0.0 0.0 -61.91 -0.05
Viet Nam 28 75 -4.48 1.96 0.3 0.7 -5.52 1.11
OCÉANIE 56 56 -1.04 -0.10 1.4 1.2 -2.62 -1.31
Australie 36 36 -3.18 -0.30 1.5 1.3 -4.56 -1.38
Nouvelle-Zélande 16 15 7.04 0.01 3.4 2.9 42.26 -0.77
PAYS DÉVELOPPÉS 610 639 -0.40 0.45 0.4 0.4 -0.87 0.18
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 4 705 5 455 2.96 1.28 0.8 0.8 1.58 0.16
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 202 266 0.80 2.53 0.2 0.2 -1.55 0.28
OCDE3 818 890 0.18 0.78 0.6 0.6 -0.41 0.40
BRICS 2 543 2 846 4.25 0.93 0.8 0.8 3.39 0.39

.. Non disponible
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les
données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

328 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.35. Projections des produits laitiers frais : Production et consommation humaine
Année civile
PRODUCTION (kt) Croissance (%)4 CONSOMMATION HUMAINE (kg/cap) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est
MONDE 413 766 509 466 2.08 2.00 55.0 60.9 0.94 1.05
AMÉRIQUE DU NORD 26 212 24 418 -1.53 -0.47 72.6 62.6 -2.26 -1.17
Canada 2 896 2 842 -0.93 -0.13 79.1 71.0 -1.91 -0.92
États-Unis 23 315 21 576 -1.60 -0.51 71.9 61.6 -2.30 -1.20
AMÉRIQUE LATINE 33 599 39 173 -0.07 1.63 52.0 55.1 -1.12 0.80
Argentine 1 548 1 668 -1.17 0.52 29.0 27.8 -1.70 -0.37
Brésil 14 605 19 078 0.94 2.87 70.3 85.9 0.09 2.26
Chili 492 484 -10.87 0.09 27.3 24.9 -11.64 -0.55
Colombie 6 023 6 241 1.99 0.15 122.8 118.5 1.03 -0.46
Mexique 3 545 3 336 -1.77 -0.48 27.5 23.0 -3.11 -1.49
Paraguay 536 669 1.37 2.23 78.7 86.9 0.04 1.12
Pérou 1 716 2 319 1.73 2.86 53.4 64.1 0.43 1.80
EUROPE 77 503 76 776 -0.60 -0.16 102.9 102.6 -0.66 -0.08
Union européenne1 38 118 38 211 -0.16 -0.03 83.7 83.6 -0.14 -0.03
Royaume-Uni 7 463 6 936 0.53 -0.82 112.8 106.7 -0.12 -0.63
Russie 16 028 15 739 -1.80 -0.18 111.3 111.3 -1.87 0.01
Ukraine 7 271 6 870 -1.78 -0.43 164.4 164.7 -1.29 0.10
AFRIQUE 33 528 41 426 0.11 2.25 27.0 25.7 -2.43 -0.12
Égypte 1 418 1 650 0.19 1.98 14.5 14.2 -1.90 0.40
Éthiopie 3 157 3 957 -0.77 2.53 30.1 29.5 -3.28 0.30
Nigéria 253 287 2.12 0.89 1.3 1.1 -0.55 -1.60
Afrique du Sud 2 628 3 046 0.42 1.27 46.3 48.0 -0.92 0.28
ASIE 239 765 324 359 4.31 2.85 53.7 66.9 3.29 2.11
Chine2 23 344 26 181 -1.53 0.97 17.0 18.8 -1.65 0.86
Inde 113 835 160 360 5.35 3.24 85.0 107.7 4.09 2.27
Indonésie 774 902 -2.99 1.50 2.9 3.1 -4.16 0.63
Iran 565 679 -10.11 0.17 7.0 7.7 -11.18 -0.51
Japon 4 286 4 428 -0.51 0.30 33.6 36.1 -0.39 0.67
Kazakhstan 4 653 5 208 -0.27 1.09 255.7 259.9 -1.73 0.25
Corée 1 377 1 346 -0.02 -0.24 27.0 25.6 -0.42 -0.49
Malaisie 87 113 2.04 2.55 2.8 3.1 0.34 1.34
Pakistan 45 510 64 979 7.38 3.55 231.0 273.8 5.20 1.85
Philippines 9 12 5.66 2.00 0.1 0.1 3.98 0.61
Arabie saoudite 1 132 1 296 9.87 0.59 34.4 33.5 7.05 -0.78
Thaïlande 1 076 1 240 2.89 1.24 15.6 17.8 2.50 1.18
Turquie 14 715 18 665 6.28 1.88 182.3 213.4 4.63 1.33
Viet Nam 640 959 9.51 3.83 6.7 9.1 8.32 2.96
OCÉANIE 3 159 3 313 1.79 0.37 72.0 65.4 -0.28 -0.89
Australie 2 604 2 707 1.50 0.30 106.5 97.7 0.06 -0.79
Nouvelle-Zélande 535 582 3.62 0.67 50.9 49.8 -1.78 -0.27
PAYS DÉVELOPPÉS 134 484 138 531 -0.22 0.27 94.2 94.3 -0.61 0.03
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 279 282 370 935 3.35 2.73 45.9 53.8 2.01 1.60
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 20 882 27 595 -0.28 2.89 24.7 25.5 -2.60 0.63
OCDE3 101 345 103 284 0.16 0.15 75.3 73.7 -0.37 -0.19
BRICS 170 441 224 403 2.91 2.62 54.2 67.1 2.12 2.08

Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les
données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 329


ANNEXE C

Tableau C.36. Projections du lait : Production, inventaires, rendement


Année civile
INVENTAIRES RENDEMENT
PRODUCTION (kt) Croissance (%)4 Croissance (%)4 Croissance (%)4
('000 têtes) (tonne/tête)
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 826 106 981 218 2.14 1.66 681 852 773 185 0.79 1.22 1.21 1.27 1.34 0.44
AMÉRIQUE DU NORD 107 461 114 218 1.64 0.49 10 350 10 422 0.31 0.05 10.38 10.96 1.32 0.44
Canada 9 833 10 631 2.11 0.59 962 962 -0.07 -0.04 10.22 11.05 2.18 0.64
États-Unis 97 628 103 587 1.60 0.47 9 387 9 460 0.35 0.06 10.40 10.95 1.24 0.42
AMÉRIQUE LATINE 81 756 98 155 1.49 1.59 41 367 44 413 -1.73 0.70 1.98 2.21 3.28 0.89
Argentine 10 314 11 616 0.02 0.97 1 738 1 699 -0.18 -0.12 5.94 6.84 0.20 1.09
Brésil 35 234 44 625 2.80 2.02 17 975 19 927 -3.29 1.03 1.97 2.24 6.30 0.99
Chili 2 030 2 111 -2.99 0.53 1 748 1 564 3.20 -0.98 1.16 1.35 -6.00 1.53
Colombie 7 101 7 307 1.69 0.18 5 097 4 556 -1.19 -1.34 1.39 1.60 2.92 1.54
Mexique 12 154 13 340 1.45 0.77 2 504 2 636 0.80 0.47 4.85 5.06 0.65 0.30
Paraguay 536 669 1.37 2.23 220 250 0.75 0.99 2.44 2.68 0.61 1.23
Pérou 1 947 2 592 1.78 2.87 1 169 1 349 0.95 1.39 1.67 1.92 0.83 1.45
EUROPE 222 757 235 529 0.79 0.54 42 010 39 604 -0.67 -0.52 5.30 5.95 1.47 1.07
Union européenne1 149 218 159 384 1.30 0.57 21 139 19 957 -0.31 -0.50 6.95 7.90 1.77 1.11
Royaume-Uni 15 405 16 375 1.32 0.63 1 908 1 908 0.59 -0.09 8.08 8.58 0.72 0.73
Russie 30 284 30 666 -0.84 0.34 8 258 7 713 -1.14 -0.65 3.67 3.98 0.30 1.00
Ukraine 10 294 9 657 -1.43 -0.36 2 890 2 294 -3.81 -1.99 3.56 4.21 2.48 1.67
AFRIQUE 43 779 53 245 0.10 2.16 218 354 257 094 0.47 1.62 0.20 0.21 -0.36 0.52
Égypte 5 632 6 168 -0.24 1.28 6 843 6 680 0.90 -0.14 0.82 0.92 -1.13 1.42
Éthiopie 3 540 4 513 -0.74 2.69 16 249 20 107 2.47 1.84 0.22 0.22 -3.13 0.83
Nigéria 574 664 1.62 1.53 2 271 2 407 1.58 0.32 0.25 0.28 0.03 1.21
Afrique du Sud 3 241 3 840 0.24 1.73 1 006 1 029 0.16 0.36 3.22 3.73 0.09 1.37
ASIE 339 153 447 167 3.82 2.70 363 069 415 029 1.51 1.27 0.93 1.08 2.28 1.41
Chine2 34 689 37 076 -0.21 0.58 12 189 11 457 -0.18 -0.44 2.51 2.88 0.31 1.10
Inde 168 894 232 835 4.77 3.12 129 704 148 086 1.20 1.47 1.30 1.57 3.53 1.63
Indonésie 1 237 1 608 -1.07 2.74 15 199 17 896 4.07 1.39 0.08 0.09 -4.94 1.33
Iran 6 502 7 827 -1.12 1.90 19 996 21 646 -1.69 0.66 0.33 0.36 0.58 1.23
Japon 7 312 7 504 -0.79 0.29 847 837 -1.57 -0.06 8.63 8.97 0.79 0.35
Kazakhstan 5 177 5 969 -0.21 1.44 4 087 4 251 4.91 0.42 1.27 1.40 -4.88 1.02
Corée 2 069 2 288 0.25 0.95 250 257 0.22 0.26 8.26 8.91 0.03 0.68
Malaisie 87 113 2.04 2.55 105 117 -5.30 0.80 0.83 0.97 7.75 1.74
Pakistan 54 004 75 012 6.25 3.34 35 075 42 595 2.93 1.52 1.54 1.76 3.23 1.80
Philippines 22 21 4.86 -0.51 5 4 -0.49 -2.06 4.02 4.86 5.37 1.59
Arabie saoudite 2 461 2 843 4.45 1.38 4 820 4 781 2.41 -0.10 0.51 0.59 1.99 1.48
Thaïlande 1 106 1 250 2.81 1.11 235 214 -0.93 -0.66 4.71 5.85 3.77 1.78
Turquie 20 141 25 954 5.54 2.18 26 466 30 739 6.17 0.92 0.76 0.84 -0.60 1.25
Viet Nam 640 959 9.51 3.83 319 404 11.58 2.18 2.00 2.37 -1.85 1.62
OCÉANIE 31 200 32 904 1.77 0.54 6 703 6 624 1.10 0.00 4.66 4.97 0.66 0.54
Australie 9 618 9 682 0.12 0.40 1 548 1 489 -0.67 -0.02 6.21 6.50 0.79 0.41
Nouvelle-Zélande 21 514 23 150 2.60 0.60 5 101 5 085 1.70 0.01 4.22 4.55 0.88 0.59
PAYS DÉVELOPPÉS 395 573 424 049 1.16 0.65 80 873 81 336 0.33 0.06 4.89 5.21 0.83 0.59
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 430 534 557 169 3.11 2.51 600 979 691 849 0.85 1.37 0.72 0.81 2.24 1.12
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 26 738 34 313 -0.02 2.65 205 635 243 308 0.23 1.71 0.13 0.14 -0.25 0.93
OCDE3 354 050 381 394 1.55 0.65 72 949 75 910 2.03 0.22 4.85 5.02 -0.47 0.43
BRICS 272 343 349 042 3.00 2.40 169 130 188 212 0.42 1.19 1.61 1.85 2.57 1.19

Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les
données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

330 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.37. Projections du lactosérum en poudre et de la caséine


Année civile
Moyenne Croissance (%)3
2028
2016-18est 2009-18 2019-28
AUSTRALIE
Échanges nets, lac. en p. kt pp 86.1 88.1 0.44 0.02
Exportations, caséine kt pp 0.5 3.1 -31.92 15.05
CANADA
Échanges nets, lac. en p. kt pp 33.8 35.9 10.37 0.50
UNION EUROPÉENNE
Lac. en p.
Production kt pp 1 799.8 2 068.1 1.50 1.00
Consommation kt pp 1 262.5 1 405.7 0.43 0.73
Échanges nets kt pp 537.4 662.4 4.49 1.60
Caséine
Production kt pp 150.8 182.1 3.32 1.50
Consommation kt pp 124.6 153.6 4.20 3.00
Échanges nets kt pp 26.2 28.4 0.63 -3.69
JAPON
Échanges nets, lac. en p. kt pp -58.4 -58.1 .. ..
Importations, caséine kt pp 13.5 13.5 -0.82 -0.27
NOUVELLE ZÉLANDE
Échanges nets, lac. en p. kt pp -7.0 -5.4 .. ..
Exportations, caséine kt pp 180.8 165.8 2.91 0.84
ÉTATS-UNIS
Lactosérum en poudre
Production kt pp 493.3 544.2 0.37 1.07
Consommation kt pp 259.2 274.6 -2.08 0.62
Exportations kt pp 234.2 269.6 3.84 1.55
Importations, caséine kt pp 134.3 159.2 6.40 1.38
ARGENTINE
Échanges nets, lac. en p. kt pp 70.9 92.2 1.75 2.41
BRÉSIL
Échanges nets, lac. en p. kt pp -19.8 -20.0 .. ..
CHINE2
Échanges nets, lac. en p. kt pp -414.6 -472.6 .. ..
RUSSIE
Échanges nets, lac. en p. kt pp -59.7 -64.9 .. ..

.. Non disponible
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les
données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 331


ANNEXE C

Tableau C.38. Hypothèses concernant le marché des produits laitiers


Année civile
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
CANADA
Prix d'objectif, lait1 CADc/litre 80.9 84.3 85.9 87.3 88.7 90.2 91.7 93.1 94.5 96.0 97.5
Prix de soutien, beurre CAD/t 7 862.7 8 225.6 8 385.2 8 522.8 8 655.5 8 800.0 8 945.6 9 086.3 9 222.4 9 362.8 9 512.6
Contingent tarifaire, fromage kt pp 25.3 33.6 38.6 43.6 52.6 52.6 52.6 52.6 52.6 52.6 52.6
Droits de douane intra quota % 0.7 0.7 0.7 0.7 0.7 0.6 0.6 0.6 0.6 0.6 0.6
Droits de douane hors quota % 245.6 245.6 245.6 245.6 245.6 245.6 245.6 245.6 245.6 245.6 245.6
UNION EUROPÉENNE2
Soutien couplé facultatif
Lait et produits laitiers3 mln EUR 844 861 846 846 846 846 846 846 846 846 846
Prix de référence, beurre4 EUR/t 2 217.5 2 217.5 2 217.5 2 217.5 2 217.5 2 217.5 2 217.5 2 217.5 2 217.5 2 217.5 2 217.5
Prix de référence, lait écr. en poudre EUR/t 1 499.3 1 400.0 1 400.0 1 400.0 1 400.0 1 400.0 1 400.0 1 400.0 1 400.0 1 400.0 1 400.0
Contingent tarifaire beurre kt pp 89.5 90.2 90.3 90.3 90.4 90.4 90.5 90.5 90.6 90.6 90.7
Contingent tarifaire fromage kt pp 118.6 119.2 119.5 119.9 120.2 120.5 120.8 121.2 121.5 121.8 122.1
JAPON
Paiements directs5 JPY/kg 10.5 8.2 8.2 8.2 8.2 8.2 8.2 8.2 8.2 8.2 8.2
Droits de douane, fromage6 % 31.2 31.2 31.2 31.2 31.2 31.2 31.2 31.2 31.2 31.2 31.2
Contingents tarifaires
Beurre kt pp 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9
Droits de douane intra quota % 35.0 35.0 35.0 35.0 35.0 35.0 35.0 35.0 35.0 35.0 35.0
Droits de douane hors quota % 279.9 287.7 284.8 278.0 272.4 267.7 263.0 257.8 253.5 248.9 245.2
Lait écrémé en poudre kt pp 93.1 93.1 93.1 93.1 93.1 93.1 93.1 93.1 93.1 93.1 93.1
Droits de douane intra quota % 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0
Droits de douane hors quota % 210.0 210.0 210.0 210.0 210.0 210.0 210.0 210.0 210.0 210.0 210.0
Lait entier en poudre kt pp 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Droits de douane intra quota % 24.0 24.0 24.0 24.0 24.0 24.0 24.0 24.0 24.0 24.0 24.0
Droits de douane hors quota % 316.2 316.2 316.2 316.2 316.2 316.2 316.2 316.2 316.2 316.2 316.2
CORÉE
Contingents tarifaires
Beurre kt pp 0.4 0.4 0.4 0.4 0.4 0.4 0.4 0.4 0.4 0.4 0.4
Droits de douane intra quota % 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0
Droits de douane hors quota % 89.0 89.0 89.0 89.0 89.0 89.0 89.0 89.0 89.0 89.0 89.0
Lait écrémé en poudre kt pp 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0
Droits de douane intra quota % 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0
Droits de douane hors quota % 176.0 176.0 176.0 176.0 176.0 176.0 176.0 176.0 176.0 176.0 176.0
Lait entier en poudre kt pp 0.6 0.6 0.6 0.6 0.6 0.6 0.6 0.6 0.6 0.6 0.6
Droits de douane intra quota % 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0
Droits de douane hors quota % 176.0 176.0 176.0 176.0 176.0 176.0 176.0 176.0 176.0 176.0 176.0
MEXIQUE
Droits de douane, beurre % 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Contingents tarifaires
Fromage kt pp 9.4 9.4 9.4 9.4 9.4 9.4 9.4 9.4 9.4 9.4 9.4
Droits de douane intra quota % 50.0 50.0 50.0 50.0 50.0 50.0 50.0 50.0 50.0 50.0 50.0
Droits de douane hors quota % 45.0 45.0 45.0 45.0 45.0 45.0 45.0 45.0 45.0 45.0 45.0
Lait écrémé en poudre kt pp 90.0 90.0 90.0 90.0 90.0 90.0 90.0 90.0 90.0 90.0 90.0
Droits de douane intra quota % 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Droits de douane hors quota % 46.7 45.0 45.0 45.0 45.0 45.0 45.0 45.0 45.0 45.0 45.0
Programe social Liconsa mln MXN 1 202.5 1 202.5 1 202.5 1 202.5 1 202.5 1 202.5 1 202.5 1 202.5 1 202.5 1 202.5 1 202.5
RUSSIE
Droits de douane, beurre % 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0
Droits de douane, fromage % 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0
ÉTATS-UNIS7
Contingent tarifaire, beurre kt pp 9.2 9.2 9.2 9.2 9.2 9.2 9.2 9.2 9.2 9.2 9.2
Droits de douane intra quota % 2.9 3.0 2.9 2.9 2.9 2.8 2.8 2.7 2.7 2.7 2.6
Droits de douane hors quota % 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Contingent tarifaire, fromage kt pp 110.0 110.0 110.0 110.0 110.0 110.0 110.0 110.0 110.0 110.0 110.0
Droits de douane intra quota % 12.1 12.1 12.1 12.1 12.1 12.1 12.1 12.1 12.1 12.1 12.1
Droits de douane hors quota % 42.9 42.6 41.9 41.2 40.6 39.9 39.3 38.7 38.1 37.5 36.9
INDE
Droits de douane, beurre % 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0
Droits de douane, fromage % 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0
Droits de douane, lait écrémé en poudre % 60.0 60.0 60.0 60.0 60.0 60.0 60.0 60.0 60.0 60.0 60.0
Droits de douane, lait entier en poudre % 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0
AFRIQUE DU SUD
Droits de douane, beurre % 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Droits de douane, fromage % 23.9 23.9 23.9 23.9 23.9 23.9 23.9 23.9 23.9 23.9 23.9
Droits de douane, lait écrémé en poudre % 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Droits de douane, lait entier en poudre % 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0

332 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Note : Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.


1. Pour le lait destiné à la transformation.
2. Depuis 2015, le régime de paiement de base est en vigueur et représente au maximum 68% des enveloppes nationales pour les paiements
directs. De plus, des instruments obligatoires ont été introduits : les paiements "verts" (30%) et l'aide aux jeunes agriculteurs (2%). Le
système de quotas laitiers de l’Union européenne a été supprimé en avril 2015.
3. Mis en oeuvre dans 19 états membres. La quantité maximale autorisée est de 11,695 millions de vaches laitières.
4. L'intervention, lorsque les prix du marché sont inférieurs au prix de référence pour le lait écrémé en poudre et à 90% du prix de référence
pour le beurre, est possible automatiquement pour une quantité maximale de 109 000 tonnes pour le lait écrémé en poudre et 50 000 tonnes
pour le beurre (avant 2014, ce seuil était de 30 000 tonnes). Au-delà de ce seuil l’intervention ne peut avoir lieu que par appel d’offres. En
2018, en raison d’une mesure temporaire, la quantité de lait écrémé en poudre achetée à prix fixe est fixée à zéro. L'achat via une procédure
d'appel d'offres peut toujours être possible.
5. En avril 2017, en sus du lait écrémé en poudre, du beurre et du fromage, la production de lait utilisé pour la crème fraiche et de lait écrémé
concentré et entier est couverte par les paiements directs.
6. Exclut le fromage transformé.
7. Mis à jour en février 2018, un programme de protection de la marge laitière (prix du lait moins marge d'alimentation animale moyenne)
s’applique; il fournit un filet de sécurité aux producteurs laitiers. Ces derniers doivent décider des niveaux d’affiliation et de couverture.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 333


ANNEXE C

Tableau C.39.1. Projections de la pêche et l'aquaculture : Production et échanges


Année civile
PRODUCTION (kt) Croissance (%)4 IMPORTATIONS (kt) Croissance (%)4 EXPORTATIONS (kt) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 172 268 196 324 2.37 1.09 41 524 45 759 1.45 1.06 41 237 45 769 1.86 1.06
AMÉRIQUE DU NORD 6 457 6 510 0.87 0.19 5 888 6 526 1.09 1.30 2 788 2 515 0.48 -0.14
Canada 1 040 1 094 -0.71 0.63 641 641 0.23 0.13 823 827 -0.32 0.37
États-Unis 5 417 5 416 1.21 0.10 5 247 5 885 1.20 1.44 1 965 1 688 0.85 -0.39
AMÉRIQUE LATINE 14 837 16 551 -1.19 0.37 2 433 2 910 2.55 2.36 4 481 5 275 2.72 0.94
Argentine 815 931 0.03 0.90 70 70 3.70 0.00 593 666 -1.02 0.53
Brésil 1 299 1 523 1.09 1.42 714 871 2.87 2.63 47 62 0.44 0.99
Chili 3 025 3 668 -3.21 0.82 134 135 9.66 0.00 1 483 2 095 4.37 2.33
Colombie 183 211 0.98 0.98 219 276 3.78 2.48 41 47 -9.34 -0.25
Mexique 1 840 2 024 0.96 0.39 509 684 7.85 4.85 238 184 0.80 -1.40
Paraguay 24 32 1.95 1.75 5 5 6.41 0.00 0 .. .. ..
Pérou 5 109 5 312 -2.55 -0.66 135 133 4.17 0.00 556 584 0.11 -1.81
EUROPE 17 741 19 220 1.30 0.56 11 421 11 994 -0.01 0.50 10 027 11 132 1.14 0.56
Union européenne1 5 859 6 376 0.54 0.55 8 090 8 348 0.94 0.65 2 570 2 809 1.41 0.69
Royaume-Uni 930 963 2.27 0.31 1 271 1 381 -0.39 0.87 885 825 0.60 -0.56
Norvège 3 591 3 890 0.44 0.38 269 226 1.67 -1.39 2 830 3 049 -0.09 0.20
Russie 4 994 5 537 2.51 1.08 758 942 -6.73 -0.06 2 224 2 899 3.58 1.74
Ukraine 109 135 -9.43 0.81 432 459 -3.78 -0.57 16 22 -21.93 -3.23
AFRIQUE 11 684 13 264 3.80 1.13 4 432 5 906 1.13 2.98 2 736 2 178 4.79 -2.09
Égypte 1 807 2 504 5.44 2.90 560 503 6.27 -0.51 48 45 25.75 0.00
Éthiopie 55 80 16.05 2.95 2 2 12.22 0.00 1 1 -8.41 0.00
Nigéria 1 155 1 282 5.24 0.71 627 986 -11.96 5.87 7 4 -18.50 -5.06
Afrique du Sud 577 545 0.18 -0.13 260 336 7.03 1.65 170 163 -0.49 0.13
ASIE 119 899 138 955 3.02 1.30 16 676 17 707 2.62 0.59 20 174 23 590 1.82 1.86
Chine2 62 351 71 529 3.12 1.34 4 301 4 271 4.80 -0.35 8 130 9 164 1.87 2.14
Inde 11 469 13 643 4.92 1.11 40 60 9.55 4.03 1 267 1 321 5.09 -0.55
Indonésie 12 462 16 253 7.30 2.09 153 203 -6.00 2.57 1 295 2 922 2.28 6.30
Iran 1 182 1 545 8.40 1.93 74 60 2.13 0.00 113 139 11.98 2.96
Japon 3 766 3 451 -3.05 -0.82 3 583 2 994 -0.33 -1.19 706 710 3.04 0.88
Kazakhstan 36 34 -1.84 0.00 60 70 -4.25 2.29 40 40 -1.93 0.00
Corée 1 901 1 865 -2.15 -0.14 1 841 2 006 3.25 0.46 590 707 -2.56 1.13
Malaisie 1 723 1 809 -0.24 0.68 523 538 0.50 -0.15 285 222 -1.62 -1.74
Pakistan 678 707 1.88 0.45 13 13 27.80 0.00 197 212 3.38 0.60
Philippines 2 727 2 755 -2.06 0.33 518 607 11.34 1.60 406 322 3.96 -0.46
Arabie saoudite 120 148 4.41 1.48 319 423 5.52 2.66 66 98 10.65 2.28
Thaïlande 2 376 2 613 -4.03 0.98 1 924 2 193 2.08 1.46 1 827 2 244 -4.47 1.99
Turquie 624 727 -0.44 1.12 111 132 4.11 1.36 223 268 14.01 2.42
Viet Nam 7 034 8 499 5.06 1.69 336 414 11.62 2.00 2 846 3 197 7.34 1.21
OCÉANIE 1 650 1 824 2.22 1.01 675 716 1.47 0.80 1 031 1 079 3.51 0.45
Australie 274 321 0.89 2.01 469 518 0.35 1.07 78 84 3.49 1.96
Nouvelle-Zélande 535 563 -0.30 0.68 51 52 0.30 0.00 402 420 -0.93 0.68
PAYS DÉVELOPPÉS 29 603 30 921 0.55 0.33 21 983 22 784 0.30 0.54 14 229 15 075 1.00 0.46
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 142 666 165 403 2.78 1.24 19 556 22 975 2.88 1.60 27 013 30 693 2.34 1.36
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 13 119 15 356 3.83 1.34 1 308 2 098 11.22 4.36 1 594 1 158 6.25 -2.91
OCDE3 28 824 30 378 -0.53 0.29 22 525 23 357 1.03 0.66 12 793 13 668 1.02 0.61
BRICS 80 689 92 777 3.26 1.28 6 073 6 480 2.52 0.18 11 838 13 609 2.45 1.74

.. Non disponible
Note : Sous la terminologie "produits de la pêche et de l'aquaculture" sont compris les poissons, les crustacés, les mollusques et autres animaux
marins, mais sont exclus les mammifères marins, les crocodiles, caïmans, aligators et les plantes aquatiques. Les importations et
exportations correspondent au commerce de produits alimentaires, i.e. pour la consommation humaine. Toutes les données sont en
équivalent poids vif. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

334 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.39.2. Projections de la pêche et l'aquaculture : Transformation, consommation


humaine
Année civile
CONS. HUMAINE (kg/
TRANSFORMATION (kt) Croissance (%)4 CONS. HUMAINE (kt) Croissance (%)4 Croissance (%)4
cap)
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 15 226 15 194 -1.25 -0.13 152 784 177 777 2.70 1.30 20.3 21.3 1.51 0.34
AMÉRIQUE DU NORD 999 1 026 1.40 0.06 8 202 9 174 1.27 1.09 22.7 23.5 0.52 0.38
Canada 17 18 -12.50 0.27 818 870 0.47 0.53 22.3 21.7 -0.52 -0.28
États-Unis 981 1 009 1.88 0.05 7 384 8 305 1.36 1.15 22.8 23.7 0.64 0.45
AMÉRIQUE LATINE 5 599 5 762 -5.18 -0.67 6 740 8 034 2.47 1.71 10.5 11.4 1.34 0.88
Argentine .. .. .. .. 292 335 2.94 1.47 6.6 6.9 1.90 0.63
Brésil 52 44 -1.65 -1.31 1 914 2 288 1.81 1.94 9.1 10.2 0.92 1.36
Chili 1 217 1 322 -8.76 -0.76 276 331 1.73 1.81 15.3 17.0 0.85 1.16
Colombie .. .. .. .. 361 439 4.67 2.06 7.4 8.3 3.69 1.44
Mexique 183 199 -11.01 -0.11 1 927 2 325 4.85 1.78 14.9 16.0 3.42 0.75
Paraguay .. .. .. .. 29 37 2.57 1.49 4.2 4.7 1.23 0.39
Pérou 3 958 4 001 -3.33 -0.71 690 801 0.94 1.17 21.4 22.1 -0.36 0.12
EUROPE 2 411 2 254 2.85 -0.59 16 228 17 392 0.36 0.70 21.8 23.4 0.27 0.73
Union européenne1 681 440 -1.92 -3.20 10 522 11 325 1.03 0.78 23.8 25.6 0.95 0.80
Royaume-Uni .. .. .. .. 1 316 1 520 0.57 1.36 19.9 21.7 -0.07 0.86
Norvège 558 555 3.19 0.05 289 337 1.46 1.52 54.5 57.6 0.28 0.60
Russie 419 459 3.23 0.91 3 018 3 030 -1.23 0.19 21.0 21.4 -1.30 0.38
Ukraine .. .. .. .. 525 572 -4.07 -0.14 11.9 13.7 -3.59 0.40
AFRIQUE 816 822 0.80 0.55 12 489 16 151 2.93 2.40 10.0 10.0 0.33 0.03
Égypte .. .. .. .. 2 320 2 961 5.46 2.27 23.8 25.4 3.26 0.69
Éthiopie .. .. .. .. 57 82 17.10 2.90 0.5 0.6 14.14 0.66
Nigéria .. .. .. .. 1 775 2 264 -3.29 2.69 9.3 9.0 -5.82 0.16
Afrique du Sud 313 319 2.37 0.42 354 400 3.02 0.75 6.2 6.3 1.65 -0.23
ASIE 5 283 5 198 1.60 0.54 108 067 125 779 3.21 1.24 24.1 25.9 2.16 0.51
Chine2 2 080 2 060 1.38 0.74 55 442 63 827 3.63 1.18 39.3 44.3 3.11 1.01
Inde 560 690 9.27 1.56 9 683 11 692 5.29 1.29 7.2 7.8 4.03 0.34
Indonésie 17 25 -6.02 0.00 9 887 12 519 6.10 1.97 37.4 43.0 4.82 1.09
Iran 76 71 2.92 -1.29 1 067 1 396 8.05 1.93 13.1 15.8 6.75 1.24
Japon 540 329 -4.84 -3.72 6 103 5 407 -1.49 -0.99 47.9 44.1 -1.37 -0.63
Kazakhstan .. .. .. .. 55 63 -4.42 2.56 3.1 3.2 -5.82 1.71
Corée 99 100 -2.20 0.00 2 907 2 964 0.39 0.06 57.0 56.4 -0.02 -0.20
Malaisie 102 65 -4.17 -3.09 1 858 2 060 1.48 0.90 58.8 57.1 -0.21 -0.29
Pakistan 132 133 2.02 -0.43 363 375 1.41 0.68 1.8 1.6 -0.65 -0.97
Philippines .. .. .. .. 2 839 3 040 -1.22 0.66 27.1 24.9 -2.80 -0.72
Arabie saoudite .. .. .. .. 373 473 4.26 2.35 11.3 12.2 1.58 0.95
Thaïlande 426 305 -3.26 -1.82 1 880 2 196 0.90 1.37 27.2 31.5 0.52 1.31
Turquie 104 163 -2.42 2.90 406 422 -2.89 -0.11 5.0 4.8 -4.40 -0.65
Viet Nam 802 923 12.98 2.63 3 605 4 753 2.64 2.15 37.7 45.3 1.52 1.30
OCÉANIE 119 132 -1.49 0.08 1 057 1 247 1.61 1.78 26.6 27.3 0.08 0.54
Australie 29 38 -8.13 0.42 635 717 0.69 1.42 26.0 25.9 -0.75 0.31
Nouvelle-Zélande 51 53 -3.54 -0.11 134 141 2.78 0.74 28.5 27.4 1.70 -0.04
PAYS DÉVELOPPÉS 4 379 4 056 1.13 -0.63 32 111 33 819 0.30 0.55 22.7 23.2 -0.11 0.28
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 10 848 11 138 -2.09 0.06 120 673 143 958 3.42 1.48 19.8 20.9 2.04 0.37
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 484 498 6.79 0.73 12 175 15 679 3.91 2.18 14.4 14.5 1.50 -0.07
OCDE3 4 460 4 226 -4.15 -0.84 33 050 35 035 0.65 0.61 24.9 25.2 0.10 0.23
BRICS 3 424 3 572 2.58 0.86 70 410 81 236 3.54 1.17 22.3 24.2 2.69 0.64

.. Non disponible
Note : Sous la terminologie "produits de la pêche et de l'aquaculture" sont compris les poissons, les crustacés, les mollusques et autres animaux
marins, mais sont exclus les mammifères marins, les crocodiles, caïmans, aligators et les plantes aquatiques. Les importations et
exportations correspondent au commerce de produits alimentaires, i.e. pour la consommation humaine. Toutes les données sont en
équivalent poids vif. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 335


ANNEXE C

Tableau C.40.1. Projections de l'éthanol : Production et utilisation


Année civile
CONSOMMATION UTILISATION EN CARBURANT
PRODUCTION (mln L) Croissance (%)4 Croissance (%)4 Croissance (%)4
(mln L) (mln L)
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2019-28 2028 2019-28 2028 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 122 478 143 112 1.37 121 858 143 190 1.30 .. .. ..
AMÉRIQUE DU NORD 62 902 64 110 0.07 59 276 62 010 0.22 .. .. ..
Canada 1 955 2 047 0.12 3 198 3 229 -0.38 2 983 2 962 -0.57
États-Unis 60 947 62 062 0.07 56 078 58 781 0.25 54 377 57 177 0.26
AMÉRIQUE LATINE 33 794 44 321 2.43 34 015 44 140 2.16 .. .. ..
Argentine 1 178 1 803 4.33 1 178 1 805 4.24 1 021 1 554 4.39
Brésil 29 341 37 155 2.16 28 927 36 563 1.93 27 186 34 535 1.99
Chili 8 12 4.53 37 31 1.51 .. .. ..
Colombie 486 1 337 7.26 668 1 492 5.08 539 1 368 5.68
Mexique 222 275 0.97 363 411 1.05 163 215 2.29
Paraguay 353 916 6.90 335 774 6.79 317 754 7.04
Pérou 200 274 2.79 264 351 2.11 186 242 2.16
EUROPE 8 700 9 738 1.06 8 908 9 834 0.86 .. .. ..
Union européenne1 6 640 7 406 0.90 6 771 7 406 0.67 5 176 5 716 0.87
Royaume-Uni 918 1 099 2.67 1 019 1 235 2.34 755 988 3.01
Russie 621 597 -0.24 485 464 -0.49 .. .. ..
Ukraine 358 467 2.18 352 459 2.23 175 244 2.74
AFRIQUE 1 045 1 374 2.19 1 052 1 330 2.27 .. .. ..
Égypte 38 55 2.96 35 55 2.99 .. .. ..
Éthiopie 104 160 3.80 104 160 3.80 .. .. ..
Nigéria 29 70 3.66 178 187 1.22 .. .. ..
Afrique du Sud 307 330 0.33 95 126 0.88 5 5 0.14
ASIE 15 684 23 241 3.65 18 335 25 624 2.95 .. .. ..
Chine2 9 633 14 774 4.25 10 167 15 528 4.05 3 600 8 829 8.42
Inde 2 398 3 132 1.93 2 680 3 294 1.13 1 023 1 595 2.28
Indonésie 216 272 1.96 154 212 2.58 50 62 2.38
Iran 0 0 .. 0 0 .. .. .. ..
Japon 77 77 0.01 1 551 1 454 -0.87 833 754 -1.61
Kazakhstan 0 0 .. 0 0 .. .. .. ..
Corée 153 146 0.05 512 534 -0.02 5 4 -1.76
Malaisie 0 0 .. 0 0 .. .. .. ..
Pakistan 608 809 2.22 21 22 0.25 2 2 1.94
Philippines 311 459 3.29 723 927 1.50 571 718 1.00
Arabie saoudite 0 6 26.35 60 58 1.12 .. .. ..
Thaïlande 1 807 2 810 3.85 1 808 2 696 3.47 1 517 2 406 3.95
Turquie 109 114 0.33 206 214 0.17 96 89 -1.17
Viet Nam 209 407 3.52 201 387 2.77 101 280 4.00
OCÉANIE 353 327 -1.18 271 251 -1.93 .. .. ..
Australie 345 320 -1.23 266 245 -2.01 193 170 -2.78
Nouvelle-Zélande 3 1 0.00 0 0 .. .. .. ..
PAYS DÉVELOPPÉS 72 340 74 593 0.19 70 134 73 722 0.27 .. .. ..
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 50 138 68 518 2.83 51 725 69 468 2.53 .. .. ..
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 369 515 2.89 381 517 2.88 .. .. ..
OCDE3 71 420 73 593 0.18 70 212 73 726 0.27 .. .. ..
BRICS 42 299 55 987 2.62 42 353 55 974 2.40 .. .. ..

.. Non disponible
Note : Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

336 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.40.2. Projections de l'éthanol : Part en volume et échanges


Année civile
PART DANS L'UTILISATION DE
IMPORTATIONS (mln L) Croissance (%)4 EXPORTATIONS (mln L) Croissance (%)4
L'ESSENCE (%)
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2028 2019-28 2028 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE .. .. 10 090 10 436 -0.51 10 486 10 436 -0.51
AMÉRIQUE DU NORD .. .. 2 296 2 684 0.40 5 903 4 805 -2.35
Canada 6.0 6.2 1 306 1 262 -1.05 78 80 1.36
États-Unis 9.7 11.2 991 1 422 1.85 5 825 4 725 -2.40
AMÉRIQUE LATINE .. .. 2 741 2 730 -1.19 2 342 2 903 1.23
Argentine 10.8 12.0 15 23 -0.36 16 21 5.46
Brésil 46.3 48.7 1 495 1 522 -1.52 1 731 2 106 1.22
Chili .. .. 29 20 0.00 0 1 0.00
Colombie .. .. 182 155 -5.08 0 0 ..
Mexique 0.4 0.4 145 139 1.21 3 3 0.23
Paraguay .. .. 2 5 -0.86 21 147 7.05
Pérou .. .. 184 198 0.00 120 121 0.00
EUROPE .. .. 1 281 1 138 -0.70 971 1 107 0.47
Union européenne1 5.6 7.3 534 397 -1.88 320 462 0.92
Royaume-Uni 4.4 7.1 578 588 0.03 477 451 0.05
Russie .. .. 2 3 -1.00 120 135 0.60
Ukraine .. .. 0 0 .. 6 8 0.00
AFRIQUE .. .. 256 195 0.00 249 239 0.00
Égypte .. .. 1 1 0.00 5 1 0.00
Éthiopie .. .. 0 0 .. 0 0 ..
Nigéria .. .. 149 117 0.00 0 0 ..
Afrique du Sud .. .. 14 14 0.00 226 218 0.00
ASIE .. .. 3 506 3 677 -0.59 935 1 294 3.01
Chine2 2.1 3.7 522 848 0.85 86 94 0.96
Inde .. .. 421 354 -3.41 139 192 3.40
Indonésie .. .. 3 2 0.00 65 61 0.00
Iran .. .. 0 0 .. 0 0 ..
Japon 1.6 1.9 1 473 1 379 -0.91 1 2 0.02
Kazakhstan .. .. 0 0 .. 0 0 ..
Corée 0.0 0.0 378 388 0.21 0 0 ..
Malaisie .. .. 0 0 .. 0 0 ..
Pakistan .. .. 0 0 .. 587 787 2.28
Philippines .. .. 412 468 0.00 0 0 ..
Arabie saoudite .. .. 61 52 0.00 0 0 ..
Thaïlande .. .. 23 4 -14.03 22 118 15.40
Turquie .. .. 98 100 0.00 1 0 ..
Viet Nam .. .. 21 14 -5.79 29 34 6.15
OCÉANIE .. .. 9 11 -0.91 87 87 0.49
Australie 1.0 1.2 7 9 -1.01 82 84 0.51
Nouvelle-Zélande .. .. 1 1 0.00 5 2 0.00
PAYS DÉVELOPPÉS .. .. 5 109 5 267 -0.20 7 191 6 224 -1.79
PAYS EN DÉVELOPPEMENT .. .. 4 981 5 169 -0.81 3 295 4 212 1.73
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) .. .. 13 3 0.00 1 0 0.00
OCDE3 .. .. 5 711 5 859 -0.14 6 793 5 812 -1.92
BRICS .. .. 2 454 2 741 -1.13 2 301 2 745 1.21

.. Non disponible
Note : Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 337


ANNEXE C

Tableau C.41.1. Projections du biodiesel : Production et utilisation


Année civile
CONSOMMATION
PRODUCTION (mln L) Croissance (%)4 Croissance (%)4
(mln L)
Moyenne Moyenne
2028 2019-28 2028 2019-28
2016-18est 2016-18est
MONDE 36 807 43 931 0.10 37 603 44 227 0.08
AMÉRIQUE DU NORD 7 377 9 304 -1.67 8 830 9 903 -1.65
Canada 513 611 1.10 355 355 0.21
États-Unis 6 864 8 693 -1.85 8 475 9 549 -1.71
AMÉRIQUE LATINE 7 860 9 640 1.26 6 459 8 342 1.30
Argentine 2 660 2 769 1.40 1 021 1 265 2.11
Brésil 4 520 5 916 1.10 4 489 5 898 1.09
Chili 0 0 .. 0 0 ..
Colombie 565 699 1.05 566 702 1.05
Mexique 0 0 .. 0 0 ..
Paraguay 12 37 9.64 12 37 9.64
Pérou 50 140 4.13 318 360 1.42
EUROPE 13 821 13 524 -0.67 15 342 14 863 -1.00
Union européenne1 13 238 12 872 -0.73 14 541 14 009 -1.10
Royaume-Uni 284 352 1.74 503 554 1.63
Russie 0 0 .. 0 0 ..
Ukraine 0 0 .. 0 0 ..
AFRIQUE 0 0 .. 0 0 ..
Égypte 0 0 .. 0 0 ..
Éthiopie 0 0 .. 0 0 ..
Nigéria 0 0 .. 0 0 ..
Afrique du Sud 0 0 .. 0 0 ..
ASIE 7 690 11 418 1.82 6 911 11 074 2.73
Chine2 1 031 1 279 1.13 1 020 1 270 1.16
Inde 165 239 2.15 153 235 2.18
Indonésie 3 748 6 052 1.22 3 173 5 888 2.84
Iran 0 0 .. 0 0 ..
Japon 16 18 1.61 12 14 2.38
Kazakhstan 0 0 .. 0 0 ..
Corée 677 678 -0.32 633 655 -0.28
Malaisie 460 545 1.53 342 447 2.01
Pakistan 0 0 .. 0 0 ..
Philippines 211 287 3.05 211 287 3.05
Arabie saoudite 0 0 .. 0 0 ..
Thaïlande 1 383 2 320 4.84 1 368 2 278 4.78
Turquie 0 0 .. 0 0 ..
Viet Nam 0 0 .. 0 0 ..
OCÉANIE 60 44 1.58 61 45 1.60
Australie 60 44 1.58 61 45 1.60
Nouvelle-Zélande 0 0 .. 0 0 ..
PAYS DÉVELOPPÉS 21 274 22 891 -1.08 24 245 24 825 -1.25
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 15 533 21 040 1.56 13 358 19 402 2.09
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 0 0 .. 0 0 ..
OCDE3 21 951 23 569 -1.06 24 877 25 481 -1.23
BRICS 5 716 7 434 1.13 5 662 7 404 1.14

.. Non disponible
Note : Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

338 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.41.2. Projections du biodiesel : Part en volume et échanges


Année civile
PART DANS L'UTILISATION DU
IMPORTATIONS (mln L) Croissance (%)4 EXPORTATIONS (mln L) Croissance (%)4
DIESEL (%)
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2028 2019-28 2028 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE .. .. 4 505 3 738 -2.61 4 081 3 420 -2.82
AMÉRIQUE DU NORD .. .. 2 204 1 390 -0.33 727 791 0.36
Canada 1.2 1.3 262 190 -2.45 422 447 0.12
États-Unis 3.8 4.5 1 943 1 200 0.04 305 344 0.70
AMÉRIQUE LATINE .. .. 269 223 0.02 1 649 1 522 0.88
Argentine 11.5 13.1 0 0 .. 1 642 1 504 0.85
Brésil 9.9 11.6 0 0 .. 7 18 3.74
Chili .. .. 0 0 .. 0 0 ..
Colombie .. .. 1 3 1.41 0 0 ..
Mexique .. .. 0 0 .. 0 0 ..
Paraguay .. .. 0 0 .. 0 0 ..
Pérou .. .. 268 220 0.00 0 0 ..
EUROPE .. .. 2 007 2 101 -4.15 904 740 -5.30
Union européenne1 7.1 8.1 1 727 1 816 -4.76 841 657 -5.79
Royaume-Uni 1.7 2.3 280 285 1.00 62 83 0.00
Russie .. .. 0 0 .. 0 0 ..
Ukraine .. .. 0 0 .. 0 0 ..
AFRIQUE .. .. 0 0 .. 0 0 ..
Égypte .. .. 0 0 .. 0 0 ..
Éthiopie .. .. 0 0 .. 0 0 ..
Nigéria .. .. 0 0 .. 0 0 ..
Afrique du Sud .. .. 0 0 .. 0 0 ..
ASIE .. .. 22 24 0.99 801 367 -10.99
Chine2 0.9 1.2 9 11 3.46 20 20 0.00
Inde .. .. 7 7 0.15 19 11 0.19
Indonésie .. .. 0 0 .. 574 164 -16.92
Iran .. .. 0 0 .. 0 0 ..
Japon 0.0 0.1 1 1 0.87 6 5 -0.34
Kazakhstan .. .. 0 0 .. 0 0 ..
Corée .. .. 0 0 .. 44 23 -1.42
Malaisie .. .. 0 0 .. 118 98 -0.39
Pakistan .. .. 0 0 .. 0 0 ..
Philippines .. .. 0 0 .. 0 0 ..
Arabie saoudite .. .. 0 0 .. 0 0 ..
Thaïlande .. .. 5 4 -2.63 20 46 6.83
Turquie .. .. 0 0 .. 0 0 ..
Viet Nam .. .. 0 0 .. 0 0 ..
OCÉANIE .. .. 1 1 2.37 0 0 ..
Australie 0.6 0.5 1 1 2.41 0 0 ..
Nouvelle-Zélande .. .. 0 0 .. 0 0 ..
PAYS DÉVELOPPÉS .. .. 4 214 3 493 -2.78 1 636 1 536 -2.80
PAYS EN DÉVELOPPEMENT .. .. 290 245 0.10 2 445 1 884 -2.82
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) .. .. 0 0 .. 0 0 ..
OCDE3 .. .. 4 214 3 493 -2.78 1 681 1 559 -2.78
BRICS .. .. 16 18 1.98 46 49 1.27

.. Non disponible
Note : Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 339


ANNEXE C

Tableau C.42. Hypothèses concernant le marché des biocarburants

2018est 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
ARGENTINE
Biodiesel
Taxe à l'exportation % 15.0 15.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0
BRÉSIL
Éthanol
Droits de douane % 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Taux d'incorporation obligatoire2 % 27.0 27.0 27.0 27.0 27.0 27.0 27.0 27.0 27.0 27.0 27.0
Biodiesel
Différentiel de fiscalité3 BRL/hl 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Droits de douane % 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
CANADA
Éthanol
Taux d'incorporation obligatoire2 % 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0
Biodiesel
Taux d'incorporation obligatoire2 % 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0
COLOMBIE
Éthanol
Droits de douane % 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0
Taux d'incorporation cible1,4 % 9.0 9.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0
Biodiesel
Taux d'incorporation cible1 % 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0
UNION EUROPÉENNE
Biocarburants
Part en énergie dans la consommation de
% 5.8 5.9 6.1 6.3 6.6 6.9 7.2 7.5 7.8 8.1 8.4
carburant5
Éthanol
Différentiel de fiscalité3 EUR/hl 8.8 8.8 8.8 8.8 8.8 8.8 8.8 8.8 8.8 8.8 8.8
Droits de douane EUR/hl 19.2 19.2 19.2 19.2 19.2 19.2 19.2 19.2 19.2 19.2 19.2
Biodiesel
Différentiel de fiscalité3 EUR/hl 11.9 11.9 11.9 11.9 11.9 11.9 11.9 11.9 11.9 11.9 11.9
Droits de douane % 6.5 6.5 6.5 6.5 6.5 6.5 6.5 6.5 6.5 6.5 6.5
INDE
Éthanol
Droits de douane % 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0
Part des mandats de biocarburants dans la
% 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0
consommation totale de carburant
Biodiesel
Droits de douane % 7.5 7.5 7.5 7.5 7.5 7.5 7.5 7.5 7.5 7.5 7.5
Part des mandats de biocarburants dans la
% 7.3 8.2 8.2 8.2 8.2 8.2 8.2 8.2 8.2 8.2 8.2
consommation totale de carburant
INDONÉSIE
Biodiesel
Taux d'incorporation cible1 % 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0
MALAISIE
Biodiesel
Taux d'incorporation cible1 % 6.0 6.0 7.0 7.0 7.0 7.0 7.0 7.0 7.0 7.0 7.0
THAÏLANDE
Éthanol
Taux d'incorporation cible1 % 8.4 8.5 8.6 8.8 9.0 9.2 9.4 9.6 9.8 10.0 10.2
Biodiesel
Taux d'incorporation cible1 % 6.0 6.2 6.6 6.7 6.9 7.0 7.2 7.5 7.7 8.0 8.2
ÉTATS-UNIS
Norme de carburants renouvelables6
Total mln L 73 020 75 405 75 405 75 405 75 405 75 405 75 405 75 405 75 405 75 405 75 405
mandat avancé mln L 16 239 18 624 18 624 18 624 18 624 18 624 18 624 18 624 18 624 18 624 18 624
éthanol cellulosique mln L 1 090 1 582 1 693 1 812 1 938 2 074 2 219 2 375 2 541 2 719 2 909
Éthanol
Charges supplémentaires à l’importation USD/hl 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00
Droits de douane (non dénaturé) % 2.40 2.40 2.40 2.40 2.40 2.40 2.40 2.40 2.40 2.40 2.40
Droits de douane (dénaturé) % 1.90 1.90 1.90 1.90 1.90 1.90 1.90 1.90 1.90 1.90 1.90
Crédits de taxes aux producteurs USD/hl 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00
Biodiesel
Droits de douane % 4.60 4.60 4.60 4.60 4.60 4.60 4.60 4.60 4.60 4.60 4.60
Crédits de taxes aux producteurs USD/hl 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00

340 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Note : 2018est : Les données pour 2018 sont estimé[Link] certains pays, les parts pour l'éthanol et le biodiesel ne sont pas spécifiées
[Link] données prennent en compte à la fois le mandat de l'UE dans le contexte de la Directive sur l'Énergie Renouvelable et
les Plans d'Action Nationaux pour l'Énergie Renouvelable (NREAP) dans les états membres de l'UE.
1. Exprimé en part en volume.
2. Part dans chacun des carburants, en volume.
3. Différence de taxation entre les carburants fossiles et les agrocarburants.
4. S'applique aux villes de plus de 500 000 habitants.
5. D'après l'actuelle Directive sur les énergies renouvelables 2009/28/EC, l'énergie contenue dans les biocarburants autres que ceux de
première génération est prise en compte deux fois pour atteindre l'objectif. On considère que des sources autres que les biocarburants vont
aider à remplir l'objectif de 10% pour l'énergie dans les transports.
6. Les quantités pour le mandat total, le mandat avancé et le mandat cellulosique ne sont pas aux niveaux définis dans l'EISA. Des
compléments d’informations peuvent être trouvés dans la section des hypothèses de politique du chapitre sur les biocarburants.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 341


ANNEXE C

Tableau C.43.1. Projections du coton : Production et échanges


Année commerciale
PRODUCTION (kt) Croissance (%)4 IMPORTATIONS (kt) Croissance (%)4 EXPORTATIONS (kt) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est 2016-18est
MONDE 25 228 29 189 -0.04 1.17 8 946 11 590 0.43 1.70 8 832 11 590 0.45 1.70
AMÉRIQUE DU NORD 4 100 4 271 2.80 0.50 1 1 -16.95 0.13 3 333 3 611 1.87 0.83
Canada 0 0 .. .. 0 0 -19.30 .. 0 0 .. ..
États-Unis 4 100 4 271 2.80 0.50 1 1 23.43 1.10 3 333 3 611 1.87 0.83
AMÉRIQUE LATINE 2 484 3 690 2.71 2.32 384 349 -4.50 0.30 1 070 2 568 7.77 3.12
Argentine 217 286 -0.71 1.53 2 2 -18.48 0.16 45 125 4.07 3.76
Brésil 1 947 2 992 2.99 2.63 26 17 -6.97 0.14 964 2 383 8.47 3.18
Chili 0 0 .. .. 0 0 -33.92 .. 0 0 .. ..
Colombie 9 12 -15.06 2.23 23 20 -8.51 -1.21 1 1 98.18 1.22
Mexique 273 356 8.97 0.67 207 176 -3.81 0.08 56 54 5.02 -0.08
Paraguay 4 5 -12.32 1.13 2 1 141.21 -1.14 3 4 -12.64 1.15
Pérou 22 26 -5.91 1.81 44 34 -5.44 -1.37 1 1 -10.45 0.48
EUROPE 290 292 1.04 0.54 268 254 -6.75 -0.04 284 277 2.36 0.08
Union européenne1 288 290 1.05 0.54 214 195 -4.63 -0.20 281 276 2.33 0.08
Royaume-Uni 0 0 .. .. 0 0 .. .. 0 0 .. ..
Russie 1 1 0.21 0.26 37 39 -14.41 0.00 2 0 112.13 ..
Ukraine 0 0 .. .. 2 2 -11.59 2.01 0 0 .. ..
AFRIQUE 1 726 2 300 5.97 2.10 188 304 1.86 4.11 1 430 2 046 5.59 2.34
Égypte 72 44 -7.67 -8.83 120 187 6.56 3.23 50 53 -6.14 -3.13
Éthiopie 51 57 12.71 1.49 14 46 38.30 9.73 2 1 -4.36 -7.09
Nigéria 51 56 0.43 0.82 1 19 -14.50 22.42 25 1 -3.22 -17.95
Afrique du Sud 31 42 14.95 1.48 17 11 -1.41 0.05 10 17 4.24 -0.05
ASIE 15 788 17 642 -1.48 0.90 8 105 10 680 1.12 1.74 1 906 2 111 -6.26 0.54
Chine2 5 505 5 416 -3.44 -0.51 1 414 1 789 -11.52 -0.83 20 24 10.66 0.23
Inde 6 088 7 212 0.81 1.79 437 259 18.19 -2.21 1 029 1 321 -5.50 2.26
Indonésie 5 6 -4.29 1.45 783 1 185 5.78 3.24 1 0 -45.13 ..
Iran 53 57 -2.53 1.42 71 82 1.79 1.93 0 0 .. ..
Japon 0 0 .. .. 56 58 -3.01 -0.43 0 0 .. ..
Kazakhstan 73 83 -0.99 1.25 0 0 .. .. 50 64 -4.96 0.73
Corée 0 0 .. .. 202 142 -2.18 -3.30 0 0 .. ..
Malaisie 0 0 .. .. 137 215 4.26 2.46 30 25 -0.64 -2.40
Pakistan 1 736 2 060 -2.86 1.36 607 552 10.47 -1.14 39 48 -18.38 0.47
Philippines 0 0 .. .. 14 21 1.55 4.42 0 0 .. ..
Arabie saoudite 0 0 .. .. 0 0 .. .. 0 0 .. ..
Thaïlande 1 1 0.26 1.29 257 228 -4.51 -1.02 0 0 .. ..
Turquie 812 1 165 4.15 2.21 822 1 050 1.21 2.10 71 53 8.58 -2.05
Viet Nam 1 1 -16.14 1.45 1 472 2 297 21.52 3.59 0 0 .. ..
OCÉANIE 839 994 0.56 3.23 1 1 -2.36 0.00 810 977 2.18 3.74
Australie 838 993 0.56 3.23 0 0 .. .. 809 976 2.18 3.74
Nouvelle-Zélande 1 1 0.00 0.00 1 1 0.00 0.00 1 1 0.00 0.00
PAYS DÉVELOPPÉS 6 616 7 068 1.49 0.87 347 330 -5.98 -0.10 5 125 5 505 0.32 0.86
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 18 612 22 121 -0.52 1.27 8 599 11 261 0.80 1.76 3 707 6 085 0.75 2.53
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 1 378 1 923 6.48 2.73 1 678 2 639 9.79 3.53 1 056 1 595 7.67 2.92
OCDE3 6 325 7 090 2.73 1.12 1 504 1 625 -1.30 0.89 4 565 4 985 1.85 1.24
BRICS 13 572 15 662 -0.85 1.07 1 930 2 116 -8.97 -0.98 2 024 3 746 -0.29 2.80

.. Non disponible
Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

342 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.43.2. Projections du coton : Consommation


Année commerciale
CONSOMMATION (kt)4 Croissance (%)5
Moyenne
2028 2009-18 2019-28
2016-18est
MONDE 26 215 29 176 1.03 0.66
AMÉRIQUE DU NORD 713 657 -1.25 -1.01
Canada 0 0 -21.54 ..
États-Unis 713 656 -1.22 -1.01
AMÉRIQUE LATINE 1 494 1 466 -3.20 -0.47
Argentine 152 156 -1.33 0.09
Brésil 725 628 -4.81 -1.68
Chili 0 0 -40.75 ..
Colombie 34 30 -11.47 -0.11
Mexique 430 478 0.98 0.54
Paraguay 3 3 -12.67 -0.11
Pérou 59 59 -7.45 -0.11
EUROPE 279 270 -7.36 0.84
Union européenne1 225 211 -5.27 0.90
Royaume-Uni 0 0 .. ..
Russie 39 40 -14.93 0.19
Ukraine 2 2 -13.39 2.01
AFRIQUE 397 558 1.42 2.24
Égypte 144 178 -0.16 0.49
Éthiopie 62 102 9.82 4.68
Nigéria 34 74 7.19 4.26
Afrique du Sud 26 36 2.56 1.84
ASIE 23 324 26 217 1.59 0.74
Chine2 8 758 7 186 -1.00 -2.15
Inde 5 200 6 150 2.58 1.49
Indonésie 773 1 190 5.45 3.23
Iran 114 140 -1.92 1.72
Japon 59 58 -3.80 -0.43
Kazakhstan 13 19 0.41 3.27
Corée 203 142 -1.85 -3.28
Malaisie 98 190 16.92 3.33
Pakistan 2 280 2 563 0.51 0.79
Philippines 13 21 0.76 4.42
Arabie saoudite 0 0 .. ..
Thaïlande 253 229 -4.84 -1.01
Turquie 1 547 2 162 2.62 2.29
Viet Nam 1 429 2 298 21.01 3.59
OCÉANIE 7 7 -4.04 -0.01
Australie 6 6 -4.57 -0.01
Nouvelle-Zélande 1 1 0.00 0.00
PAYS DÉVELOPPÉS 1 661 1 879 -1.04 1.01
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 24 555 27 297 1.19 0.63
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 1 928 2 968 7.89 3.34
OCDE3 3 185 3 715 0.29 1.02
BRICS 14 747 14 040 -0.17 -0.67

.. Non disponible
Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. La consommation du coton correspond à celle de la filature et non à la demande finale du consommateur.
5. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 343


ANNEXE C

Tableau C.44. Hypothèses concernant les marchés du coton


Année commerciale
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
ARGENTINE
Taxe à l'exportation équivalente aux barrières
% 4.0 10.9 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
à l'exportation
Droits de douane équivalents aux barrières à
% 7.5 7.5 7.5 7.5 7.5 7.5 7.5 7.5 7.5 7.5 7.5
l'importation
BRÉSIL
Prix minimum au producteur, coton-fibre BRL/t 4 491.9 5 754.0 5 754.0 5 754.0 5 754.0 5 754.0 5 840.0 6 230.6 6 598.1 6 933.3 7 242.4
Droits de douane équivalents aux barrières à
% 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0
l'importation
UNION EUROPÉENNE
Surface pour paiement couplé kha 301.7 301.7 301.7 301.7 301.7 301.7 301.7 301.7 301.7 301.7 301.7
Paiement couplé par ha1 EUR/ha 830.0 830.0 830.0 830.0 830.0 830.0 830.0 830.0 830.0 830.0 830.0
Droits de douane équivalents aux barrières à
% 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
l'importation
JAPON
Droits de douane équivalents aux barrières à
% 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
l'importation
CORÉE
Droits de douane équivalents aux barrières à
% 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
l'importation
MEXIQUE
Droits de douane équivalents aux barrières à
% 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
l'importation
RUSSIE
Droits de douane équivalents aux barrières à
% 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
l'importation
ÉTATS-UNIS
Niveau de paiement pour l'assistance à
USD/t 66.1 66.1 66.1 66.1 66.1 66.1 66.1 66.1 66.1 66.1 66.1
l'ajustement économique
Contingent tarifaire kt 73.2 73.2 73.2 73.2 73.2 73.2 73.2 73.2 73.2 73.2 73.2
Droits de douane intra quota USD/t 44.0 44.0 44.0 44.0 44.0 44.0 44.0 44.0 44.0 44.0 44.0
Droits de douane hors quota USD/t 314.0 314.0 314.0 314.0 314.0 314.0 314.0 314.0 314.0 314.0 314.0
CHINE
Contingent tarifaire kt 894.0 894.0 894.0 894.0 894.0 894.0 894.0 894.0 894.0 894.0 894.0
Droits de douane intra quota % 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0 1.0
Droits de douane hors quota % 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0

Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Si la surface est supérieure au plafond, le montant est réduit proportionnellement.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

344 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.45. Projections des racines et tubercules : Production et consommation humaine


Année civile
PRODUCTION (kt) Croissance (%)4 CONSOMMATION HUMAINE (kg/cap) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est
MONDE 221 479 261 440 2.42 1.27 15.6 16.7 0.66 0.53
AMÉRIQUE DU NORD 5 432 5 649 1.06 0.32 12.4 12.1 0.31 -0.36
Canada 952 991 0.82 0.39 16.0 15.6 0.52 -0.53
États-Unis 4 480 4 658 1.12 0.30 12.0 11.7 0.28 -0.34
AMÉRIQUE LATINE 14 014 15 652 -0.51 1.01 12.0 12.4 -0.64 0.30
Argentine 603 652 1.22 1.01 9.3 9.3 -0.51 -0.14
Brésil 6 441 6 308 -3.58 0.07 12.8 11.7 -3.61 -0.53
Chili 265 321 2.26 1.48 13.9 15.1 2.49 0.64
Colombie 1 317 1 694 2.33 1.98 21.7 24.9 1.53 1.26
Mexique 399 434 0.91 0.83 3.3 3.3 -0.03 -0.16
Paraguay 960 1 172 3.73 1.58 41.1 37.5 -0.23 -0.95
Pérou 1 599 2 001 3.25 1.83 31.7 35.9 1.77 0.96
EUROPE 24 959 25 044 0.09 0.12 17.1 16.6 -0.39 -0.27
Union européenne2 10 308 9 569 -1.87 -0.62 14.0 12.7 -1.40 -0.81
Royaume-Uni 1 226 1 262 -0.14 0.22 17.0 16.7 -0.96 -0.25
Russie 6 800 6 591 2.89 -0.01 24.2 25.0 1.28 0.16
Ukraine 5 012 5 723 2.83 1.16 27.4 30.2 1.45 0.89
AFRIQUE 82 742 104 433 3.83 1.74 36.3 37.1 0.73 0.15
Égypte 1 103 1 395 2.98 1.60 8.0 9.3 0.71 1.29
Éthiopie 2 343 3 016 6.01 1.92 18.7 18.9 2.59 -0.22
Nigéria 30 678 37 754 4.60 1.54 68.5 69.4 1.49 0.09
Afrique du Sud 481 591 1.83 1.76 5.9 6.4 -0.71 0.70
ASIE 93 250 109 371 2.54 1.19 10.4 10.8 0.39 0.31
Chine3 42 061 45 308 1.68 0.48 15.4 15.4 0.10 -0.09
Inde 12 986 16 536 3.25 1.74 7.0 8.1 0.88 1.12
Indonésie 9 076 10 869 2.12 1.58 18.3 19.7 1.24 0.54
Iran 957 1 131 1.25 1.44 10.1 10.7 0.49 0.50
Japon 760 739 -1.01 -0.08 6.4 6.3 -0.55 -0.09
Kazakhstan 753 909 4.37 1.60 22.1 24.7 -0.03 1.01
Corée 197 214 -0.42 0.98 5.0 5.1 4.50 -0.01
Malaisie 37 46 7.48 1.59 3.5 3.9 2.47 1.00
Pakistan 996 1 265 4.26 1.77 3.9 4.5 1.63 1.15
Philippines 1 011 1 248 2.80 1.59 9.4 9.9 1.13 0.35
Arabie saoudite 79 130 -1.73 5.37 4.7 5.2 9.62 0.99
Thaïlande 10 329 13 300 4.12 2.02 5.2 5.0 -0.34 -0.39
Turquie 764 937 -2.45 1.32 7.1 6.3 -5.27 -0.96
Viet Nam 4 001 4 919 3.81 1.62 3.9 4.1 -0.20 0.87
OCÉANIE 1 081 1 290 1.40 1.51 22.7 23.1 -0.32 0.11
Australie 254 273 0.08 0.84 10.6 9.4 -1.04 -1.01
Nouvelle-Zélande 132 148 2.60 1.06 11.9 12.4 -0.13 0.37
PAYS DÉVELOPPÉS 34 365 35 364 0.44 0.30 14.0 13.7 -0.29 -0.26
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 187 114 226 075 2.83 1.43 16.0 17.3 0.85 0.65
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 38 697 49 769 3.62 1.89 27.3 28.2 0.77 0.26
OCDE 19 986 19 818 -0.87 -0.07 11.0 10.4 -0.89 -0.56
BRICS 68 769 75 333 1.45 0.67 11.9 12.2 -0.07 0.10

Note : Année civile. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées. La production et la consommation sont exprimées en poids sec.
1. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
2. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
3. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 345


ANNEXE C

Tableau C.46. Information sur les variations des prix alimentaires

% de variation de l’IPC total % de variation de l’IPC alimentaire Contribution de l’alimentaire à la


Part des dépenses alimentaires
(glissement annuel) (glissement annuel)2 variation totale de l’IPC3
2018 2019 2018 2019 2018 2019 2018 2019
OCDE
Australie1 1.9 .. -0.3 .. 12.8 12.8 0.0 ..
Autriche 1.8 1.7 2.0 1.2 12.0 12.0 0.2 0.1
Belgique 1.7 2.0 2.2 1.4 17.4 17.4 0.4 0.2
Canada 1.7 1.4 1.6 2.5 11.5 11.5 0.2 0.3
Chili 2.2 2.2 3.9 1.3 18.9 18.9 0.7 0.2
République tchèque 2.2 2.5 4.5 -0.2 17.0 17.0 0.8 0.0
Danemark 0.7 1.3 1.6 1.1 11.5 11.5 0.2 0.1
Estonie 3.4 2.7 5.7 1.7 21.7 21.7 1.2 0.4
Finlande 0.8 1.1 1.5 2.1 13.4 13.4 0.2 0.3
France 1.3 1.2 1.3 2.9 14.7 14.7 0.2 0.4
Allemagne 1.4 1.4 2.6 0.7 10.4 10.4 0.3 0.1
Grèce -0.2 0.4 -1.2 1.9 17.1 17.1 -0.2 0.3
Hongrie 2.1 2.7 4.5 3.8 19.6 19.6 0.9 0.8
Islande 2.4 3.4 -0.1 4.8 14.9 14.9 0.0 0.7
Irlande 0.2 0.7 -1.7 -1.5 11.7 11.7 -0.2 -0.2
Israël 0.1 1.2 -1.1 4.7 14.3 14.3 -0.2 0.7
Italie 0.9 0.9 1.3 0.7 16.3 16.3 0.2 0.1
Japon 1.4 0.2 3.8 -2.2 19.0 19.0 0.7 -0.4
Corée 0.8 0.8 -1.1 2.6 14.4 14.4 -0.2 0.4
Luxembourg 1.1 1.8 1.8 2.6 11.1 11.1 0.2 0.3
Mexique 5.5 4.4 8.6 5.3 18.9 18.9 1.6 1.0
Pays-Bas 1.5 2.2 2.2 3.0 11.3 11.3 0.3 0.3
Nouvelle-Zélande1 1.1 .. 0.0 .. 17.4 17.4 0.0 ..
Norvège 1.6 3.1 2.6 1.2 13.3 13.3 0.3 0.2
Pologne 1.9 0.7 4.8 .. 24.1 24.1 1.2 ..
Portugal 1.0 0.5 1.4 0.2 18.1 18.1 0.3 0.0
République slovaque 2.4 2.2 6.7 1.6 18.4 18.4 1.2 0.3
Slovénie 1.5 1.1 2.9 0.8 17.0 17.0 0.5 0.1
Espagne 0.6 1.0 1.3 0.9 18.2 18.2 0.2 0.2
Suède 1.6 1.9 2.3 1.6 13.9 13.9 0.3 0.2
Suisse 0.7 0.6 1.0 0.8 10.8 10.8 0.1 0.1
Turquie 10.3 20.4 8.8 31.0 26.8 26.8 2.3 8.3
Royaume-Uni 2.7 1.8 3.7 0.9 11.8 11.8 0.4 0.1
États-Unis 2.1 1.6 1.0 0.7 7.8 7.8 0.1 0.1
Total OCDE 2.2 2.1 2.2 1.9 .. .. .. ..
Engagement renforcé
Brésil 2.9 3.8 -1.5 4.2 22.5 22.5 -0.3 0.9
Chine 1.5 1.7 -0.5 2.0 33.6 33.6 -0.2 0.7
Inde 5.1 6.6 4.6 .. 35.4 35.4 1.6 ..
Indonésie 3.3 2.8 2.9 2.0 19.6 19.6 0.6 0.4
Russie 2.2 5.0 0.3 6.2 32.8 32.8 0.1 2.0
Afrique du Sud 4.3 3.9 3.8 2.9 18.3 18.3 0.7 0.5

346 PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019


ANNEXE C

Tableau C.46. Information sur les variations des prix alimentaires (suite)

% de variation de l’IPC total % de variation de l’IPC alimentaire Contribution de l’alimentaire à la


Part des dépenses alimentaires
(glissement annuel) (glissement annuel)2 variation totale de l’IPC3
2018 2019 2018 2019 2018 2019 2018 2019
Non OCDE
Algérie 3.6 2.6 1.8 1.4 43.8 43.8 0.8 0.6
Bangladesh 5.4 5.4 5.3 5.3 28.6 28.6 1.5 1.5
Bolivie 2.9 1.4 3.3 1.5 27.6 27.6 0.9 0.4
Botswana 3.1 3.5 0.4 -0.2 23.7 23.7 0.1 0.0
Bulgarie 1.8 3.0 1.0 3.6 37.2 37.2 0.4 1.3
Colombie 3.7 3.2 0.4 2.1 34.7 34.7 0.1 0.7
Costa Rica 2.4 1.7 2.3 -0.7 21.4 21.4 0.5 -0.1
République dominicaine 3.9 0.7 5.2 -0.4 29.2 29.2 1.5 -0.1
Equateur -0.1 0.5 -0.1 0.4 23.0 23.0 0.0 0.1
Égypte 17.0 12.5 12.9 12.5 26.3 26.3 3.4 3.3
Salvador 1.5 0.3 2.9 0.8 26.0 26.0 0.8 0.2
Ethiopie 10.5 11.5 13.7 .. 57.0 57.0 7.8 ..
Ghana 10.3 9.0 6.8 8.0 37.0 37.0 2.5 3.0
Guatelama 4.7 4.1 10.5 9.8 28.6 28.6 3.0 2.8
Haïti 13.2 15.5 13.2 18.9 50.4 50.4 6.7 9.5
Honduras 4.6 4.0 1.7 1.1 31.8 31.8 0.5 0.4
Irak 0.8 1.1 -0.2 .. 35.0 35.0 -0.1 ..
Jordanie 3.0 3.6 -1.3 3.6 35.2 35.2 -0.5 1.3
Kenya 4.8 4.7 4.7 1.6 36.0 36.0 1.7 0.6
Madagascar 11.3 .. 11.3 .. 60.0 60.0 6.8 ..
Malawi 4.5 8.8 8.4 10.7 50.0 50.0 4.2 5.4
Malaisie 3.5 -0.7 2.7 1.0 56.3 56.3 1.5 0.6
Moldavie 6.5 2.2 8.4 -3.0 60.0 60.0 5.0 -1.8
Maroc 1.8 -0.5 2.2 -3.1 40.4 40.4 0.9 -1.3
Nouvelle-Calédonie 1.4 1.0 1.4 -0.6 21.0 21.0 0.3 -0.1
Nicaragua 5.4 3.3 5.6 1.3 26.1 26.1 1.5 0.3
Niger 7.6 .. 7.2 .. 40.0 40.0 2.9 ..
Nigéria 15.1 11.3 18.9 13.5 51.8 51.8 9.8 7.0
Pakistan 4.4 9.9 3.7 4.3 37.5 37.5 1.4 1.6
Panama 0.4 -0.3 -1.9 0.9 33.6 33.6 -0.6 0.3
Paraguay 4.7 2.4 7.7 -1.0 39.1 39.1 3.0 -0.4
Pérou 1.4 2.4 0.2 1.5 25.0 25.0 0.1 0.4
Philippines 3.9 4.4 4.5 5.6 39.0 39.0 1.8 2.2
Roumanie 4.3 3.3 3.8 3.8 37.4 37.4 1.4 1.4
Rwanda 0.1 1.0 -2.0 -4.3 39.0 39.0 -0.8 -1.7
Sénégal -0.3 0.6 -0.3 0.7 53.4 53.4 -0.2 0.4
Singapour 0.0 0.4 1.1 1.4 21.7 21.7 0.2 0.3
Sri Lanka 5.8 3.7 10.5 -2.1 41.0 41.0 4.3 -0.9
Taipei Chinois 0.9 0.2 0.8 0.8 23.7 23.7 0.2 0.2
Tanzanie 4.0 3.0 6.3 0.7 38.5 38.5 2.4 0.3
Thaïlande 0.7 0.3 0.1 1.3 33.0 33.0 0.0 0.4
Tunisie 6.9 7.1 7.9 7.1 28.7 28.7 2.3 2.0
Ouganda 3.0 2.7 2.7 -1.5 27.2 27.2 0.7 -0.4
Zambie 6.2 7.8 4.6 7.7 52.5 52.5 2.4 4.0
.. Non disponible
1. Pas de donnée disponible pour janvier 2019 en Australie et Nouvelle Zélande.
2. IPC alimentaire : définitions basées sur les sources nationales.
3. Contribution calculée en multipliant la variation de l’IPC alimentaire par la part des dépenses, exprimée en %.
Source : Secrétariat de l'OCDE et sources nationales.

PERSPECTIVES AGRICOLES DE L'OCDE ET DE LA FAO 2019-2028 – © OCDE/FAO 2019 347


ÉDITIONS OCDE, 2, rue André-Pascal, 75775 PARIS CEDEX 16
(51 2019 02 2 P) ISBN 978-92-64-31271-5 – 2019
Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO
2019‑2028
Les Perspectives agricoles 2019-2028 sont le fruit de la collaboration entre l’Organisation de coopération et de
développement économiques (OCDE) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
(FAO). Les deux organisations mettent en commun leurs connaissances spécialisées sur les produits, les
politiques et les pays, ainsi que les informations fournies par leurs pays membres afin de produire tous les ans
une analyse des perspectives des marchés nationaux, régionaux et mondiaux des produits agricoles de base
pour la décennie à venir.
Le chapitre spécial pour cette édition sera dédié aux développements agricoles en Amérique latine.

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et bases de données statistiques de l’Organisation.
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ISBN 978-92-64-31271-5
51 2019 02 2 P
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