Ca 4076 FR
Ca 4076 FR
de l’OCDE et de la FAO
2019‑2028
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statut de tout territoire, de la souveraineté s’exerçant sur ce dernier, du tracé des frontières
et limites internationales, et du nom de tout territoire, ville ou région.
Les noms de pays et territoires employés dans ce document sont ceux qu’utilise la FAO.
FAO
ISBN 978-92-5-131389-3 (imprimé et PDF)
Les données statistiques concernant Israël sont fournies par et sous la responsabilité des autorités israéliennes
compétentes. L’utilisation de ces données par l’OCDE est sans préjudice du statut des hauteurs du Golan, de
Jérusalem-Est et des colonies de peuplement israéliennes en Cisjordanie aux termes du droit international.
La position de l'ONU sur la question de Jérusalem figure dans la Résolution 181 (II) du 29 novembre 1947 et dans des
résolutions postérieures à cette date de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité relatives à cette question.
Crédits photo : Couverture © Concept initial réalisé par Juan Luis Salazar. Adaptations par OCDE.
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AVANT-PROPOS │3
Avant-propos
L’agriculture est devenue un secteur des plus contrasté dans le monde, avec un éventail
d’acteurs allant des petites exploitations de subsistance aux grandes multinationales. Les
produits des agriculteurs sont vendus frais sur les marchés locaux, mais aussi dans le monde
entier au moyen de chaînes de valeur modernes et sophistiquées. Au-delà de leur rôle
traditionnel de « nourrisseurs » de l’humanité, les agriculteurs sont aussi d’importants
gardiens de l’environnement naturel et sont devenus des producteurs d’énergie
renouvelable.
Pour pouvoir répondre aux fortes attentes de la société vis-à-vis de l’agriculture, les
décideurs publics et privés doivent disposer d’informations fiables sur les tendances
probables de la demande, de l’offre, des échanges et des prix dans le monde, ainsi que sur
les facteurs qui les déterminent. Les Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO
constituent à cet égard un repère annuel qui fournit un scénario de référence complet de
l’évolution à moyen terme des marchés des produits agricoles aux niveaux national,
régional et mondial.
En plus de présenter un scénario plausible d’évolution des marchés agricoles sur la
décennie à venir, les Perspectives mettent en lumière les risques de plus en plus nombreux
qui planent sur ces marchés, ce qui peut aider les décideurs à mieux les anticiper et y faire
face. On peut citer à cet égard la propagation des épizooties et des maladies des plantes, le
risque croissant de phénomènes climatiques extrêmes ainsi que les perturbations des
approvisionnements que pourraient provoquer les tensions commerciales de plus en plus
vives.
Selon les projections des Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO 2019-2028, la
demande de produits agricoles progressera de 15 % sur les dix années à venir. Les moyens
mis en œuvre pour la satisfaire détermineront l’impact du secteur sur les ressources
naturelles disponibles, en particulier sur les terres, l’eau et la biodiversité. L’augmentation
de la production alimentaire s’accompagne aussi d’une hausse des émissions de gaz à effet
de serre, imputables pour près d’un quart à l’agriculture, à la foresterie et au changement
d’affectation des terres.
Sans surprise, des contraintes de plus en plus fortes pèsent sur l’agriculture pour l’amener
à réduire son empreinte carbone et contribuer à lutter contre le changement climatique.
Dans le même temps, l’agriculture permet à environ deux milliards de personnes de
subvenir à leurs besoins. Une grande partie des populations les plus démunies vivront
encore en zone rurale et resteront tributaires de l’agriculture pour une bonne part de leurs
revenus. Quelque 820 millions de personnes dans le monde sont encore touchées par la
sous-nutrition, tandis que des millions d’autres souffrent d’autres formes de malnutrition,
qu’il s’agisse de carences en micronutriments ou d’obésité, par exemple.
Ce rapport apporte un substrat utile aux travaux de nos Membres visant à éliminer la faim,
assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable
d’ici 2030, ainsi qu’ils s’y sont engagés dans le cadre des Objectifs de développement
durable (ODD) et de l’Accord de Paris de 2015 adopté au titre de la Convention-cadre des
Nations Unies sur les changements climatiques.
Remerciements
Avant-propos ......................................................................................................................................... 3
Remerciements....................................................................................................................................... 5
Acronymes et abréviations.................................................................................................................. 14
Monnaies............................................................................................................................................ 16
Listes des groupes de pays et territoires ............................................................................................ 17
Listes des groupes régionaux de pays et territoires............................................................................ 18
Résumé ................................................................................................................................................. 19
Amérique latine et Caraïbes ............................................................................................................... 20
Vue d’ensemble................................................................................................................ 22
1.1. Introduction................................................................................................................................. 23
1.2. Prix .............................................................................................................................................. 26
1.3. Consommation ............................................................................................................................ 28
1.4. Production ................................................................................................................................... 42
1.5. Échanges ..................................................................................................................................... 56
1.6. Risques et incertitudes ................................................................................................................ 60
Notes .................................................................................................................................................. 73
L’agriculture en Amérique latine : perspectives et enjeux.......................................... 76
2.1. Introduction................................................................................................................................. 77
2.2. Développement agricole ............................................................................................................. 79
2.3. Perspectives à moyen terme ........................................................................................................ 89
2.4. Défis stratégiques et lignes d’action possibles .......................................................................... 107
2.5. Conclusion ................................................................................................................................ 122
Note.................................................................................................................................................. 123
References........................................................................................................................................ 124
Annexe 2.A. Prévalence de l’obésité en Amérique latine et dans les Caraïbes ............................... 130
Céréales .......................................................................................................................... 135
3.1. Situation du marché .................................................................................................................. 136
3.2. Principaux éléments des projections ......................................................................................... 136
3.3. Prix ............................................................................................................................................ 138
3.4. Production ................................................................................................................................. 139
3.5. Consommation .......................................................................................................................... 142
3.6. Échanges ................................................................................................................................... 148
3.7. Principales questions et incertitudes ......................................................................................... 152
Oléagineux et produits oléagineux ............................................................................... 154
4.1. Situation du marché .................................................................................................................. 155
Tableaux
Tableau 2.1. Évolution de la taille moyenne des exploitations dans certains pays de la région ALC,
d’après les derniers recensements ................................................................................................. 85
Tableau 2.2. Politiques nutritionnelles en Amérique latine................................................................... 89
Tableau 2.3. Contribution de l’agriculture aux émissions de GES de certains pays ........................... 116
Tableau 3.1. Consommation de riz par habitant .................................................................................. 148
Tableau 9.1. Classement des producteurs de biocarburants et principales matières premières........... 228
Tableau 9.2. Cadre décisionnel de l’UE concernant les biocarburants ............................................... 231
Graphiques
Graphique 1.11. Variation en pourcentage de la part de différents groupes d'aliments dans l'apport
quotidien de calories par habitant, 2016-18 à 2028 ....................................................................... 37
Graphique 1.12. Consommation d'aliments pour animaux et production animale dans le secteur des
non-ruminants au cours des dix prochaines années ....................................................................... 40
Graphique 1.13. Evolution de la demande de biocarburants dans les grandes régions ......................... 41
Graphique 1.14. Part des biocarburants en pourcentage de la consommation totale, par grandes
catégories de matières premières agricoles ................................................................................... 42
Graphique 1.15. Population, production agricole et utilisation des terres agricoles à long terme ........ 43
Graphique 1.16. Tendances régionales de la production agricole, halieutique et aquacole ................. 44
Graphique 1.17. Répartition de la superficie agricole mondiale ........................................................... 45
Graphique 1.18. Evolution de l'utilisation des terres agricoles, 2016-18 à 2028 .................................. 45
Graphique 1.19. Croissance de la production végétale ......................................................................... 46
Graphique 1.20. Production de maïs ..................................................................................................... 47
Graphique 1.21. Croissance de la production animale mondiale .......................................................... 50
Graphique 1.22. Sources de croissance de la production de viande, par région.................................... 51
Graphique 1.23. Production laitière, rendement et nombre d'animaux ................................................. 52
Graphique 1.24. Aquaculture et pêche .................................................................................................. 53
Graphique 1.25. Emissions directes de gaz à effet de serre imputables à l'agriculture ......................... 55
Graphique 1.26. Balances commerciales agricoles par région, en valeur constante ............................. 57
Graphique 1.27. Parts de l'Ukraine et de la Fédération de Russie dans les exportations mondiales ..... 57
Graphique 1.28. Rapport entre les importations nettes et la consommation intérieure ......................... 58
Graphique 1.29. Part des échanges intrarégionaux dans le total des échanges des pays du PTPGP en
2016 ............................................................................................................................................... 60
Graphique 1.30. Éventail des résultats relatifs au maïs en 2028 ........................................................... 61
Graphique 1.31. Éventail des résultats relatifs au prix mondial du maïs en 2028, par type de choc..... 62
Graphique 1.32. Croissance de la population mondiale ........................................................................ 68
Graphique 1.33. Coissance du revenu par habitant ............................................................................... 69
Graphique 1.34. Taux de croissance annuels du PIB, 2019-2028 ......................................................... 70
Graphique 2.1. Croissance annuelle de la productivité totale des facteurs dans l'agriculture,
moyennes pondérées, 1991-2015 .................................................................................................. 80
Graphique 2.2. Superficie récoltée en céréales et en soja en Amérique latine et dans les Caraïbes ..... 83
Graphique 2.3. Cheptel par sous-région de la zone Amérique latine et les Caraïbes ............................ 83
Graphique 2.4. Prévalence du surpoids ou de l'obésité chez les adultes dans le monde ....................... 87
Graphique 2.5. Gros plan sur la part des matières grasses, des sucres libres et des protéines dans la
composition nutritionnelle des régimes alimentaires de la région Amérique latine et les
Caraïbes ......................................................................................................................................... 88
Graphique 2.6. Consommation de viande par habitant dans la région Amérique latine et les
Caraïbes ......................................................................................................................................... 91
Graphique 2.7. Croissance annuelle de la demande des principaux groupes de produits dans la
région Amérique latine et Caraïbes ............................................................................................... 92
Graphique 2.8. Sources de croissance de la production végétale de la région Amérique latine et
Caraïbes ......................................................................................................................................... 92
Graphique 2.9. Production céréalière dans la région Amérique latine et Caraïbes ............................... 93
Graphique 2.10. Répartition de la production de soja dans la région Amérique latine et les Caraïbes . 94
Graphique 2.11. Exportations nettes de bananes et de fruits tropicaux de la région Amérique latine
et Caraïbes ..................................................................................................................................... 99
Graphique 2.12. Production animale en Amérique latine et dans les Caraïbes ................................... 100
Graphique 2.13. Production de l'aquaculture et pêche de la région Amérique latine et Caraïbes ....... 102
Graphique 2.14. Balance des échanges agricoles par sous-région de la zone Amérique latine et
Caraïbes, en valeur constante ...................................................................................................... 103
Graphique 2.15. Part des exportations dans la production intérieure de la région Amérique latine et
Caraïbes ....................................................................................................................................... 105
Graphique 2.16. Balance commerciale des céréales de la région Amérique latine et Caraïbes .......... 105
Graphique 2.17. Destination des exportations de produits agricoles et halieutiques de la région
Amérique latine et Caraïbes par valeur en USD.......................................................................... 106
Graphique 2.18. Parts du soutien budgétaire et de l'ESSG dans les allocations budgétaires totales au
secteur, 2015-17 ou dernière année disponible ........................................................................... 108
Graphique 2.19. Composition de l'estimation du soutien aux producteurs par pays, 2015-17 ou
dernière année disponible ............................................................................................................ 109
Graphique 2.20. Émissions de GES du secteur de l'élevage par région en 2017 ................................ 116
Graphique 2.21. Brésil : sources d'émissions directes de l'agriculture ................................................ 117
Graphique 3.1. Prix mondiaux des céréales ........................................................................................ 137
Graphique 3.2. Taux de croissance mondiaux des superficies récoltées et des rendements pour les
céréales ........................................................................................................................................ 140
Graphique 3.3. Contribution régionale à la hausse de la production de céréales, 2016-18 à 2028 ..... 141
Graphique 3.4. Stocks et ratio stocks/consommation de céréales à l’échelle mondiale ...................... 143
Graphique 3.5. Consommation de céréales dans les pays développés et en développement .............. 145
Graphique 3.6. Fonctionnement général des programmes de stockage public.................................... 146
Graphique 3.7. Pourcentage de variation des prix aux producteurs .................................................... 147
Graphique 3.8. Volumes des échanges mondiaux de céréales par produit .......................................... 149
Graphique 3.9. Parts des principales régions exportatrices dans les exportations mondiales ............. 150
Graphique 3.10. Stocks et ratio stocks/consommation de maïs à l’échelle mondiale ......................... 153
Graphique 4.1. Exportations d’oléagineux et de produits oléagineux par région................................ 156
Graphique 4.2. Évolution des prix mondiaux des oléagineux ............................................................. 157
Graphique 4.3. Production d’oléagineux par région............................................................................ 158
Graphique 4.4. Production de tourteaux protéiques et d’huile végétale par variété ............................ 160
Graphique 4.5. Quantité d’huile végétale alimentaire disponible par habitant dans les principaux
pays.............................................................................................................................................. 161
Graphique 4.6. Proportion des huiles végétales utilisées dans la production de biodiesel .................. 162
Graphique 4.7. Croissance annuelle moyenne de la consommation de tourteaux protéiques et de la
production animale (2019-28) ..................................................................................................... 163
Graphique 4.8. Part des exportations dans la production totale d’oléagineux et de produits
oléagineux des trois plus gros pays exportateurs......................................................................... 164
Graphique 5.1. Offre et demande de sucre, par région ........................................................................ 169
Graphique 5.2. Évolution des prix mondiaux du sucre ....................................................................... 171
Graphique 5.3. Production des cultures sucrières dans le monde........................................................ 173
Graphique 5.4. Production de sucre par type de culture ...................................................................... 174
Graphique 5.5. Demande de sucre par habitant dans les principaux pays et régions .......................... 175
Graphique 5.6. Part de l'isoglucose dans la consommation d'édulcorants dans les principaux pays
consommateurs, par habitant ....................................................................................................... 176
Graphique 5.7. Exportations de sucre des grands pays et régions ....................................................... 177
Graphique 5.8. Importations de sucre des grands pays et régions ....................................................... 178
Graphique 6.1. Prix mondiaux de la viande ........................................................................................ 182
Graphique 6.2. Indice du coût de l’alimentation animale et ratios entre le prix nominal de la viande
et celui de l’alimentation animale................................................................................................ 184
Graphique 6.3. Croissance de la production par région et par type de viande .................................... 186
Graphique 6.4. Pays contribuant le plus à l’augmentation de la production par type de viande ......... 187
Graphique 6.5. Effectifs des vaches à viande aux États-Unis ............................................................. 187
Graphique 6.6. Production chinoise de viande porcine ....................................................................... 190
Graphique 6.7. Consommation de viande par habitant, par région ..................................................... 191
Graphique 6.8. Importations de viande dans certains pays du PTPGP ............................................... 193
Graphique 7.1. Consommation par habitant de produits laitiers frais et transformés, en extrait sec
de lait ........................................................................................................................................... 198
Graphique 7.2. Prix des produits laitiers ............................................................................................. 199
Graphique 7.3. Variation annuelle des effectifs du cheptel laitier et des rendements entre 2019 et
2028 ............................................................................................................................................. 201
Graphique 7.4. Production et rendements laitiers dans un certain nombre de pays et de régions ....... 201
Graphique 7.5. Exportations de produits laitiers par région ................................................................ 204
Graphique 7.6. Importations de produits laitiers par région ................................................................ 204
Graphique 8.1. Contribution de l’aquaculture à la production régionale de produits halieutiques et
aquacoles ..................................................................................................................................... 209
Graphique 8.2. Prix mondiaux des produits halieutiques et aquacoles ............................................... 210
Graphique 8.3. Production aquacole et halieutique mondiale ............................................................. 212
Graphique 8.4. Croissance de la production aquacole mondiale par espèce ....................................... 213
Graphique 8.5. Part des importations dans la consommation de poisson destiné à l’alimentation
humaine, par région ..................................................................................................................... 215
Graphique 8.6. Évolution de la consommation de poisson par habitant, par région ........................... 216
Graphique 8.7. Part de la farine et de l’huile de poisson dans les rations alimentaires des animaux .. 217
Graphique 8.8. Exportations de poisson destiné à la consommation humaine, par principaux
exportateurs, en 2016-18 et 2028 ................................................................................................ 218
Graphique 8.9. Importations de poisson destiné à la consommation humaine, par principaux
importateurs, en 2016-18 et 2028 ................................................................................................ 219
Graphique 9.1. Evolution de la demande de biocarburants dans les grandes régions ......................... 225
Graphique 9.2. Évolution des prix des biocarburants et des matières premières qui les composent .. 227
Graphique 9.3. Production mondiale de biocarburants à partir de produits de base traditionnels et
avancés ........................................................................................................................................ 229
Graphique 9.4. Évolution du marché mondial de l’éthanol ................................................................. 232
Graphique 9.5. Essor du marché mondial du biodiesel ....................................................................... 234
Graphique 9.6. Des échanges de biocarburants dominés par une poignée d’acteurs mondiaux ......... 236
Graphique 10.1. Production mondiale de coton .................................................................................. 242
Graphique 10.2. Prix mondiaux du coton ............................................................................................ 243
Graphique 10.3. Production, consommation et stocks de coton dans le monde .................................. 244
Graphique 10.4. Rendements et surface consacrée au coton dans les principaux pays producteurs ... 245
Graphique 10.5. Évolution de la consommation de fibres textiles ...................................................... 246
Graphique 10.6. Consommation de coton par région .......................................................................... 247
Encadrés
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OECD
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Acronymes et abréviations
Monnaies
Amérique En développement Anguilla, Antigua-et-Barbuda, Argentine, Aruba, Bahamas, Barbade, Belize, Bolivie (État plurinational de),
latine Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Cuba, Dominique, El Salvador, Équateur, Grenade, Guadeloupe,
Guatemala, Guyana, Guyane française, Haïti, Honduras, Îles Caïmanes, Îles Falkland, Îles Turques et
Caïques, Îles Vierges américaines, Îles Vierges britanniques, Jamaïque, Martinique, Mexique, Montserrat,
Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, Porto Rico, République dominicaine, Sainte-Lucie, Saint-Kitts-et-
Nevis, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Suriname, Trinité-et-Tobago, Uruguay, Venezuela (République
bolivarienne du)
Europe Développés Albanie, Andorre, Bélarus, Bosnie-Herzégovine, Fédération de Russie, Gibraltar, Île de Man, Îles Anglo-
Normandes, Îles Féroé, Îles Svalbard et Jan Mayen, Islande, République de Macédoine du Nord,
Liechtenstein, Monaco, Monténégro, Norvège, République de Moldova, Royaume-Uni, Saint-Marin, Saint-
Siège, Serbie, Suisse, Ukraine, Union européenne1.
Afrique Développés Afrique du Sud
En développement Algérie, Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cabo Verde, Cameroun, Comores, Congo,
Côte d'Ivoire, Djibouti, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée équatoriale,
Guinée-Bissau, Kenya, Lesotho, Libéria, Libye, Madagascar, Malawi, Mali, Maroc, Maurice, Mauritanie,
Mayotte, Mozambique, Namibie, Niger, Nigéria, Ouganda, République centrafricaine,
République démocratique du Congo, République-Unie de Tanzanie, Réunion, Rwanda, Sahara
occidental, Sainte-Hélène (Ascension et Tristan de Cunha), Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Seychelles,
Sierra Leone, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Swaziland, Tchad, Togo, Tunisie, Zambie, Zimbabwe
Asie Développés Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Israël, Japon, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan,
Turkménistan
En développement Afghanistan, Arabie saoudite, Bahreïn, Bangladesh, Bhoutan, Brunéi Darussalam, Cambodge, Chine -
continentale, Hong Kong, Chine, Macao, Chine, Taipei chinois, Émirats arabes unis, Inde, Indonésie, Iran
(République islamique d'), Iraq, Jordanie, Koweït, Liban, Malaisie, Maldives, Mongolie, Myanmar, Nauru,
Népal, Oman, Pakistan, Philippines, Qatar, République arabe syrienne, République de Corée, République
démocratique populaire lao, République populaire démocratique de Corée, Singapour, Sri Lanka,
Territoire palestinien occupé, Thaïlande, Timor-Leste, Turquie, Viet Nam, Yémen
Pays Développés Australie, Nouvelle-Zélande
d'Océanie
En développement Fidji, Guam, Îles Cook, Îles Mariannes du Nord, Îles Marshall, Micronésie (États fédérés de), Île Norfolk,
Îles Pitcairn, Îles Salomon, Îles Wallis et Futuna, Kiribati, Nioué, Polynésie française, Nouvelle-Calédonie,
Palaos, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Samoa, Samoa américaines, Tokélaou, Tonga, Tuvalu, Vanuatu
PMA2 Angola, Bangladesh, Bénin, Bhoutan, Burkina Faso, Burundi, Cambodge, Comores, Djibouti, Érythrée,
Éthiopie, Gambie, Guinée, Guinée équatoriale, Guinée-Bissau, Haïti, Îles Salomon, Kiribati, Lesotho,
Libéria, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Mozambique, Myanmar, Népal, Niger, Ouganda,
République centrafricaine, République démocratique du Congo, République démocratique populaire lao,
République-Unie de Tanzanie, Rwanda, Samoa, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Sierra Leone, Somalie,
Soudan, Soudan du Sud, Tchad, Timor-Leste, Togo, Tuvalu, Vanuatu, Yémen, Zambie
BRICS Afrique du Sud, Brésil, République populaire de Chine, Fédération de Russie, Inde
Note: 1 Désigne l’ensemble des États membres de l’Union européenne à l’exception du Royaume-Uni. 2 Les pays les moins
avancés (PMA) sont un sous-groupe des pays en développement. Les noms de pays et de territoires employés dans ce tableau
sont ceux en usage à la FAO.
Source : FAO, [Link]
Asie du Sud et de l’Est Afghanistan, Bangladesh, Bhoutan, Brunei Darussalam, Cambodge, République populaire de
Chine, Hong Kong, Chine, Macao, Chine, Taipei chinois, Inde, Indonésie, Japon, Malaisie,
Maldives, Mongolie, Myanmar, Népal, Pakistan, Philippines, République de Corée, République
démocratique populaire lao, République populaire démocratique de Corée, Singapour, Sri Lanka,
Thaïlande, Timor-Leste, Viet Nam, Yémen
Amérique latine et Caraïbes Anguilla, Antigua-et-Barbuda, Argentine, Aruba, Bahamas, Barbade, Belize, Bolivie (État
plurinational de), Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Cuba, Dominique, El Salvador, Équateur,
Grenade, Guadeloupe, Guatemala, Guyana, Guyane française, Haïti, Honduras, Îles Caïmanes,
Îles Falkland, Îles Turques et Caïques, Îles Vierges américaines, Îles Vierges britanniques,
Jamaïque, Martinique, Mexique, Montserrat, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, Porto Rico,
République dominicaine, Sainte-Lucie, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les Grenadines,
Suriname, Trinité-et-Tobago, Uruguay, Venezuela (République bolivarienne du)
Amérique du Nord Canada, États-Unis
Afrique sub-saharienne Afrique du Sud, Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cabo Verde, Cameroun,
Comores, Congo, Côte d'Ivoire, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée,
Guinée équatoriale, Guinée-Bissau, Kenya, Lesotho, Libéria, Madagascar, Malawi, Mali, Maurice,
Mauritanie, Mayotte, Mozambique, Namibie, Niger, Nigéria, Ouganda, République centrafricaine,
République démocratique du Congo, République-Unie de Tanzanie, Réunion, Rwanda,
Sahara occidental, Sainte-Hélène (Ascension et Tristan de Cunha), Sao Tomé-et-Principe,
Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Swaziland, Tchad, Togo,
Zambie, Zimbabwe
Europe orientale et Asie centrale Albanie, Andorre, Arménie, Azerbaïdjan, Bélarus, Bosnie-Herzégovine, ex-République
yougoslave de Macédoine, Fédération de Russie, Géorgie, Gibraltar, Îles Anglo-Normandes,
Île de Man, Îles Féroé, Îles Svalbard et Jan Mayen, Islande, Israël, Kazakhstan, Kirghizistan,
Liechtenstein, Monaco, Monténégro, Ouzbékistan, République de Moldova, Saint-Marin, Saint-
Siège, Serbie, Tadjikistan, Turquie, Turkménistan, Ukraine
Europe occidentale Norvège, Royaume-Uni, Suisse, Union européenne1
Moyen Orient et Afrique du Nord Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Égypte, Émirats arabes unis, Iran (République islamique d'),
Iraq, Jordanie, Koweït, Liban, Libye, Maroc, Oman, Qatar, République arabe syrienne,
Territoire palestinien occupé, Tunisie
Océanie Australie, Fidji, Guam, Île Norfolk, Îles Cook, Îles Mariannes du Nord, Marshall, Îles Pitcairn,
Îles Salomon, Kiribati, Micronésie (États fédérés de), Nauru, Nioué, Nouvelle-Calédonie,
Nouvelle-Zélande, Palaos, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Polynésie française, Samoa, Samoa
américaines, Tokélaou, Tonga, Tuvalu, Vanuatu, Îles Wallis-et-Futuna
Note: 1 Désigne l’ensemble des États membres de l’Union européenne à l’exception du Royaume-Uni. 2 Les noms de pays
et de territoires employés dans ce tableau sont ceux en usage à la FAO.
Source : FAO, [Link]
Résumé
Les biocarburants ont été à l’origine d’une grande partie de la croissance de la demande de
céréales entre 2000 et 2015, mais la progression ralentira au cours de la prochaine décennie,
puisque l’essentiel de la demande supplémentaire est attendue en Indonésie, où le biodiesel
est produit à partir d’huile végétale, ainsi qu’en République populaire de Chine et au Brésil,
qui utilisent le manioc et la canne à sucre pour produire l’éthanol.
La production agricole devrait croître de 15 % sur les dix prochaines années, pour une
utilisation des terres agricoles globalement inchangée. L’augmentation de la production de
céréales qui est anticipée s’explique essentiellement par une amélioration des rendements
et par le fait que l’innovation technologique devrait mener à une intensification de la
production. L’augmentation escomptée de la production animale repose quant à elle sur
l’accroissement de la taille des troupeaux et le recours de plus en plus fréquent et efficient
à l’alimentation animale. La production halieutique étant limitée, l’offre de produits
halieutiques et aquacoles devra la quasi-totalité de la croissance anticipée à l’aquaculture,
dont la contribution à la production totale devrait ainsi atteindre quelque 55 % d’ici 2028.
L’agriculture reste l’un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre à l’échelle
mondiale. Ses émissions directes, essentiellement imputables à l’élevage ainsi qu’à la
production de riz et aux engrais de synthèse, devraient croître de 0.5 % par an ces dix
prochaines années, contre 0.7 % par an au cours de la décennie passée. Ce taux est inférieur
au rythme de croissance de la production agricole, signe que l’intensité carbone du secteur
diminue à mesure que la productivité augmente.
Le commerce international demeurera essentiel pour assurer la sécurité alimentaire d’un
nombre croissant de pays importateurs. Il continue par ailleurs d’apporter une contribution
notable aux revenus et aux moyens de subsistance dans les régions exportatrices comme
celle de l’Amérique latine et des Caraïbes, dont la part dans les exportations mondiales de
produits agricoles devrait encore croître. La région de la mer Noire confortera sa position
de grand exportateur de blé et de maïs, à destination essentiellement du Moyen-Orient et
de l’Afrique du Nord.
Les marchés agricoles mondiaux sont confrontés à plusieurs nouveaux facteurs
d’incertitude, qui viennent s’ajouter aux risques importants qui pèsent communément sur
l’agriculture. Sur le front de l’offre, on s’interroge sur la propagation de maladies comme
la peste porcine africaine, la résistance de plus en plus forte aux antimicrobiens, la
réglementation des nouvelles techniques de sélection végétale et les mesures prises pour
faire face au risque croissant de phénomènes climatiques extrêmes. Du côté de la demande,
l’incertitude porte sur l’évolution des habitudes alimentaires, qui dépendra du regard porté
sur les questions de santé et d’environnement, et sur les mesures prises par les pouvoirs
publics afin de lutter contre les tendances inquiétantes de l’obésité. L’horizon est aussi
voilé par l’incertitude considérable qui plane sur les futurs accords commerciaux entre
plusieurs acteurs majeurs des marchés agricoles mondiaux. Une escalade des tensions
commerciales qui règnent actuellement pourrait réduire les échanges et modifier leur
physionomie, non sans répercussions sur les marchés intérieurs et internationaux.
Cette année, le chapitre spécial s’intéresse à l’Amérique latine et aux Caraïbes (ALC), une
région qui dispose de terres et d’eau en abondance et représente 14 % de la production et
23 % des exportations mondiales de produits agricoles, halieutiques et aquacoles. La
croissance de la production devrait certes ralentir au cours des dix prochaines années, mais
elle devrait atteindre 22 % pour les céréales et 16 % pour les produits d’élevage, soit
Vue d’ensemble
1.1. Introduction
Céréales : La production mondiale de céréales s’est inscrite en repli pour la Production de céréales Prix des céréales
deuxième année consécutive en 2018, marquée par la baisse des récoltes de
140 140
blé et autres céréales secondaires. À l’inverse, les récoltes de maïs ont
130 130
augmenté. La production de riz a elle aussi été plus abondante en 2018,
120 120
dépassant ainsi le record établi l’année précédente. Les stocks mondiaux de 110
110
céréales ont diminué pour la première fois depuis six ans. 100 100
90 90
80 80
70 70
60 60
2016 2017 2018 2016 2017 2018
Oléagineux : Les récoltes de soja ont été extrêmement abondantes en 2018 Production d'oléagineux Prix des oléagineux
aux États-Unis et au Brésil. La demande de tourteaux d’oléagineux s’est
140 140
essoufflée en raison des droits de douane imposés par la Chine sur le soja
130 130
américain et les mesures prises pour réduire la part de ces produits dans les 120 120
rations alimentaires des animaux. Les prix ont atteint des sommets au premier 110 110
semestre 2018, avant de redescendre depuis, notamment du fait du niveau 100 100
élevé des stocks et des incertitudes qui planent sur les marchés. 90 90
80 80
70 70
60 60
2016 2017 2018 2016 2017 2018
Sucre : Après le record affiché en 2017-18, l’excédent de production devrait Production de sucre Prix du sucre blanc
être plus ténu en 2018-19 en raison des conditions météorologiques
140 140
défavorables en Inde, en Thaïlande et en Europe. La consommation de sucre
continue de croître à vive allure dans de nombreux pays en développement. 120 120
La production demeurant excédentaire, les prix mondiaux du sucre ont été
relativement maussades sur une grande partie de la campagne 2017-18. 100 100
80 80
60 60
2016 2017 2018 2016 2017 2018
Viande : La production de viande bovine, porcine et de volaille a augmenté Production de viandes Prix des viandes
en 2018, avant tout aux États-Unis, en Fédération de Russie et dans l’UE. La
140 140
production a reculé en République populaire de Chine (« Chine ») en raison
des foyers de peste porcine africaine qui s’y sont déclarés. Le prix de la 120 120
viande s’est contracté dans les filières porcine et avicole, tandis que le prix de
la viande bovine se maintenait. 100 100
80 80
60 60
2016 2017 2018 2016 2017 2018
Produits laitiers : La production mondiale de lait a augmenté de 1.6 % Production de lait Prix des produits laitiers
en 2018 grâce à la hausse de 3.0 % enregistrée en Inde et au mouvement
140 140
de progression affiché par les trois plus grands exportateurs mondiaux
(États-Unis, Nouvelle-Zélande et Union européenne). Le prix du beurre s’est 120 120
contracté après avoir atteint des records l’an dernier, tandis que celui du lait
écrémé en poudre se redressait après avoir fait pâle figure l’année 100 100
précédente.
80 80
60 60
2016 2017 2018 2016 2017 2018
Poisson : La production, les échanges et la consommation ont tous atteint Production de poissons Prix du poisson (échangé)
des sommets inégalés en 2018. La production doit son développement à la
140 140
légère augmentation des captures (d’anchois en Amérique du Sud surtout)
et à la montée en puissance ininterrompue de l’aquaculture, au rythme de 120 120
3 à 4 % par an. Les prix du poisson ont augmenté sur la première partie
de 2018 et demeurent supérieurs aux niveaux observés en 2017 pour la 100 100
plupart des espèces et produits.
80 80
60 60
2016 2017 2018 2016 2017 2018
Biocarburants : La production mondiale a augmenté dans la plupart des Production de… Prix des biocarburants
grandes régions productrices en 2018. La demande a été soutenue par les
140 140
obligations d’incorporation et la hausse de la demande totale de carburants,
même si les prix ont décliné en raison de l’abondance de l’offre. Le 120 120
tassement de l’écart entre les prix des biocarburants et ceux des carburants
conventionnels a fait progresser la demande de biocarburants hors du cadre 100 100
des obligations d’incorporation, en particulier au Brésil.
80 80
60 60
2016 2017 2018 2016 2017 2018
60 60
2016 2017 2018 2016 2017 2018
Note : toutes les données sont exprimées sous la forme d’un indice dont la base 100 correspond à la moyenne
des dix dernières années (2009-2018). La production désigne les volumes de production mondiaux. Les indices
de prix sont pondérés par la valeur moyenne de la production mondiale sur les dix dernières années, calculée à
l’aide des prix internationaux en valeur réelle. On trouvera davantage d’informations sur la situation des
différents marchés et leurs évolutions dans les tableaux des aperçus par produit présentés en annexe, ainsi que
dans la version en ligne des chapitres par produit.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
1.2. Prix
Dans les Perspectives, les prix internationaux de référence sont ceux constatés sur les
principaux marchés (par exemple, ports des États-Unis, Bangkok) pour chaque produit
agricole. Sur le court terme, les projections relatives aux prix restent influencées par les
événements récents (sécheresses, changements de politique). En revanche, plus on
s’approche de la fin de la période de projection et plus elles sont déterminées par les
conditions fondamentales de l’offre et de la demande. Les chocs qui peuvent survenir, tels
que les sécheresses ou les récessions, sont une source de variabilité autour de ces
trajectoires de prix. On étudiera leur incidence potentielle au moyen d’une analyse
stochastique partielle plus loin dans le chapitre.
Graphique 1.2. Variation annuelle moyenne des prix réels des produits agricoles, 2019-28
%
2.0
1.0
0.0
- 1.0
- 2.0
- 3.0
- 4.0
Blé
Fromage
Soja
Biodiesel
Autres céréales second.
Maïs
Riz
Autres oléagineux
Sucre blanc
Viande ovine
Beurre
Tourteaux protéiques
Sucre brut
Poissons
Coton
Viande de volaille
Viande bovine
Ethanol
Huiles végétales
Viande porcine
StatLink 2 [Link]
La plupart des produits examinés dans les Perspectives devraient voir leur prix réel baisser
d’environ 1-2 % par an au cours des dix années à venir (graphique 1.3), du fait de la
croissance de la productivité. Ces baisses seront sans doute plus marquées pour le bœuf et
le mouton. Dans le cas du bœuf, les prix élevés de ces dernières années ont favorisé
l’expansion du cheptel. Or, vu le temps qu’il faut pour élever des bovins, il va en résulter
une offre supplémentaire qui fera pression à la baisse sur les prix dans les années à venir.
Une évolution analogue se dessine pour les prix du mouton : ils ont augmenté de plus de
20 % en valeur réelle entre 2017 et 2018, mais devraient maintenant baisser pour revenir à
leurs niveaux de 2017 au cours des deux prochaines années. Les prix réels de quelques
produits (huile végétale, lait en poudre entier et écrémé, éthanol) devraient en revanche
rester stationnaires ou monter légèrement par rapport à un point de départ relativement bas.
Le graphique 1.3 replace ces projections de prix réels dans le contexte de leur évolution
récente. Les prix des céréales, des oléagineux, des produits laitiers et de la viande (entre
autres produits agricoles) ont connu de fortes hausses entre le début des années 2000 et la
période 2007-14, doublant même parfois en très peu de temps en valeur réelle
(graphique 1.4). Les prix des produits agricoles sont toutefois orientés à la baisse depuis
quelques années et les projections montrent qu’ils devraient rester à leurs niveaux actuels
ou passer en dessous, dans la mesure où l’on prévoit une nouvelle baisse des coûts
marginaux de production en termes réels durant la décennie.
Graphique 1.3. Evolution à moyen terme des prix des produits agricoles, en valeur réelle
Indice (2018=100)
180
160
140
120
100
80
60
40
1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016 2018 2020 2022 2024 2026 2028
StatLink 2 [Link]
Graphique 1.4. Evolution à long terme des prix des produits agricoles, en valeur réelle
50
0
1960 1964 1968 1972 1976 1980 1984 1988 1992 1996 2000 2004 2008 2012 2016 2020 2024 2028
Note : les données concernant le soja, le maïs et le bœuf proviennent de la Banque mondiale, "World
Commodity Price Data" (1960-1989). Les données concernant le porc sont tirées des statistiques du ministère
de l'Agriculture des Etats-Unis (USDA QuickStats) (1960-1989).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
La baisse prévue des prix réels concorde avec leur tendance sur le long terme
(graphique 1.4). Rétrospectivement, les données montrent en effet que les prix des produits
agricoles sont en général étroitement corrélés et tendent à suivre une courbe descendante
sur longue période, tendance qui peut toutefois être interrompue par des épisodes de
volatilité et de hausses des prix. C’est ce qui s’est passé dans les années 1970, et plus
récemment aussi. Dans la présente édition des Perspectives, les projections de prix reflètent
les tendances structurelles de la décennie à venir, mais des événements imprévus
(mauvaises récoltes, chocs sur la demande) pourraient créer de la volatilité autour de ces
tendances.
Des prix plus bas sont une aubaine pour des millions de consommateurs dans le monde
entier, mais ils réduisent aussi les revenus des producteurs qui n’ont pas les moyens
d’améliorer suffisamment leur productivité. Un contexte de faiblesse des prix pourrait donc
se traduire par des demandes accrues de soutien aux agriculteurs, susceptibles de se
répercuter à leur tour sur les projections.
Outre l’évolution des prix internationaux, les prix intérieurs des produits agricoles sont
influencés par plusieurs facteurs tels que les coûts de transport, la politique commerciale,
la fiscalité et les taux de change. Ces derniers sont peut-être la principale source de
variabilité puisqu’ils peuvent eux-mêmes fluctuer sensiblement sur une courte période. Si
les prix internationaux sont révélateurs des conditions de l’offre et de la demande au niveau
mondial, les cours des produits de base sont généralement libellés en dollars des États-Unis,
si bien que les variations de change par rapport à cette monnaie constituent un autre
déterminant de l’évolution des prix. Les hypothèses relatives aux taux de change sont
exposées dans l’encadré 1.4.
1.3. Consommation
Au cours des dix prochaines années, la demande de produits agricoles dépendra surtout des
besoins de produits alimentaires et de matières premières d’une population mondiale
croissante et plus aisée. Au niveau mondial, la consommation devrait être influencée en
particulier par la demande alimentaire d’une population en pleine expansion en Afrique
subsaharienne, par la demande de produits de valeur plus élevée et d’une plus grande
quantité d’aliments transformés sous l’effet de la progression des revenus dans les
économies émergentes, et par l’évolution des modes de consommation résultant d’une
sensibilité toujours plus grande vis-à-vis des problèmes de santé, d’environnement et de
durabilité dans les économies avancées. Par ailleurs, les hypothèses de croissance
économique sont sujettes à un élément d'incertitude supplémentaire, compte tenu
notamment des récentes révisions suggérant un ralentissement économique général.
Consommation
totale
Population--Revenus--Prix--Préférences
Alimentation Alimentation
Biocarburants Autres (fibres)
humaine animale
Demande de
Demande de Systèmes
Cultures carburants destinés Politiques
produits animaux d'élevage au transport
Activité
Elevage Politiques
économique
Autres facteurs
Poisson
(technologie)
Note : Boîtes bleu foncé : utilisations des produits agricoles ; boîtes bleu clair : déterminants de la demande ;
boîtes grises : facteurs de production et politiques.
La population, le revenu et les préférences de consommation ont une influence directe sur
la demande alimentaire, car ils déterminent le nombre de consommateurs, la composition
souhaitée du panier alimentaire et la capacité d’achat. Étant donné les disparités
géographiques considérables qui caractérisent chacun de ces facteurs, leur incidence
relative sur la consommation varie d’un pays à l’autre et d’une région à l’autre. De plus,
pour les usages tels que l’alimentation animale, la fabrication de carburants et d’autres
applications industrielles, il existe aussi un certain nombre de facteurs spécifiques. Par
exemple, la demande d’aliments pour animaux dépend à la fois de la consommation
humaine de produits d’origine animale et des différents systèmes d’élevage, lesquels
dépendent à leur tour des politiques sectorielles et des techniques de production. La
demande de produits agricoles est aussi soumise aux politiques économiques générales qui
déterminent le revenu disponible. Les biocarburants offrent un exemple caractéristique de
ce qu’est une demande induite par l’action publique. Pour établir les prévisions de
consommation les concernant et en déduire la demande potentielle des diverses matières
premières agricoles utilisées pour les produire, il a fallu tenir compte de plusieurs facteurs
d’ordre politique et économique (voir le chapitre consacré aux biocarburants pour plus de
détails).
L’alimentation humaine est le principal débouché de la plupart des produits agricoles
comestibles, mais l’alimentation animale et les usages énergétiques ont beaucoup progressé
depuis quelques décennies. Avec notamment l’évolution des comportements alimentaires,
l’augmentation de la part des produits d’origine animale dans la consommation et
l’expansion de l’élevage qui en a résulté ont accru l’importance de l’alimentation animale.
On prévoit que l’utilisation des céréales augmentera davantage pour l’alimentation du
bétail que pour l’alimentation humaine au cours des dix prochaines années, tandis que la
demande de matières premières agricoles destinées aux biocarburants restera forte, sans
toutefois progresser (graphique 1.6).
Alim. Anim. Alimentation Carburant Autres utilisations Taux de croissance, % p.a. (axe de droite)
Mt %
1400 5
1200
4
1000
800 3
600 2
400
1
200
0 0
2016-18
2016-18
2016-18
2016-18
2016-18
2016-18
2016-18
2016-18
2016-18
2016-18
2016-18
2016-18
2028
2028
2028
2028
2028
2028
2028
2028
2028
2028
2028
2028
Maïs Autres Riz Blé Oléagi- Légumi- Racines Viande Produits Poissons Sucre Huiles
céréales neux neuses et laitiers végétales
second tubercules
Note : l'utilisation fourragère des oléagineux correspond à l'équivalent oléagineux de la farine protéique issue
de la trituration de graines oléagineuses ; l'huile obtenue par trituration est comptabilisée dans la catégorie
"huiles végétales" ; tous les produits laitiers sont en équivalents extrait sec ; le sucre utilisé pour la production
de biocarburants correspond à la canne à sucre, convertie en équivalents sucre.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
Mt
200
180
160
140
120
100
80
60
40
20
0
ALC
ALC
ALC
ALC
ALC
ALC
OCDE
OCDE
OCDE
OCDE
OCDE
OCDE
Reste du monde
Reste du monde
Chine
Reste du monde
Reste du monde
Reste du monde
Inde
Reste du monde
Inde
Chine
Inde
Chine
Inde
Inde
Chine
Inde
Chine
Chine
Afrique Sub-Sah.
Afrique Sub-Sah.
Afrique Sub-Sah.
Afrique Sub-Sah.
Afrique Sub-Sah.
Afrique Sub-Sah.
Maïs Riz Blé Produits laitiers frais Poisson et aquaculture Viande
StatLink 2 [Link]
Blé
80%
60%
Huiles végétales Maïs
40%
20%
0%
Sucre Riz
Chine
Inde
Amérique latine
Amérique du Nord
Note : ce graphique montre, pour quelques régions et quelques produits, la part de la croissance de la
consommation alimentaire imputable à la croissance de la population.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
protéique en Amérique latine et dans les Caraïbes, en Chine et en Europe, mais leur
contribution est beaucoup plus limitée en Inde et en Afrique subsaharienne.
Céréales Légumineuses, racines et tubercules Viande et poisson Produits laitiers Sucre et huiles végétales Autres
%
100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Afrique subsah. Inde Chine Amérique latine et Caraïbes Europe
Note : les barres se composent des parts que représentent les différents groupes de produits dans l'apport total
de calories par jour et par habitant.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
Graphique 1.10. Sources et disponibilité totale de protéines par jour et par habitant
Produits végétaux Viande et poisson Œufs Produits laitiers Autres Totals grammes de protéines
% g/personne/jour
100 120
90
100
80
70
80
60
50 60
40
40
30
20
20
10
0 0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Afrique subsah. Inde Asie du Sud Est Amérique latine et Chine Europe
Caraïbes
Note : les barres illustrent la part de chaque groupe de produits dans l'apport total de protéines par jour et par
habitant (échelle de gauche) ; les points représentent l'apport total de protéines par jour et par habitant (échelle
de droite) ; la production végétale correspond aux grandes cultures (céréales, graines oléagineuses comestibles,
légumineuses, racines et tubercules, sucre).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
La composition du panier alimentaire selon les régions et les catégories de revenu ne devrait
pas beaucoup changer, les habitudes de consommation à moyen terme n’évoluant guère.
Dans les pays à faible revenu, les consommateurs continueront de tirer à peu près 70 % de
leur apport total de calories et de protéines des produits alimentaires de base, et 20 %
seulement de leur apport protéique de sources animales, tandis que dans les pays à revenu
élevé, la part des aliments de base dans la consommation de calories se maintiendra aux
alentours de 40 %, et les protéines animales représenteront encore plus de la moitié de
l'apport protéique total.
Dans les pays à revenu intermédiaire ou élevé, la consommation par habitant de produits
alimentaires de base comme le blé, le riz et les racines et tubercules tend à se stabiliser ou
commence à reculer. Dans certains pays d'Asie et d'Amérique latine, la consommation de
céréales devrait croître plus lentement que celle de produits de valeur plus élevée tels que
la viande, les produits laitiers, le sucre et les huiles végétales, ce qui se traduira par une
stagnation ou une diminution de leur part dans l'alimentation. En tant que composante
essentielle du régime alimentaire de la population, les céréales continueront cependant de
jouer un rôle important à moyen terme dans ces pays.
La stabilité générale des habitudes alimentaires masque toutefois des changements
importants qui sont en train de se produire sous l'effet de la hausse des revenus, de
l'urbanisation, des politiques publiques et des préoccupations en matière de santé et
d'environnement.
devrait également connaître une forte croissance en Inde, où elle fournira 15 % de l'apport
protéique total par habitant d'ici 2028. Deuxième grande source de protéines dans ce pays,
les légumineuses devraient compter pour 15 % de l'apport total de protéines en 2028, avec
un niveau de consommation estimé à 17 kg par habitant.
Globalement, l'importance relative de la viande en tant que source de protéines varie d'une
région à l'autre suivant les niveaux de revenu. Il est probable que ces différences
subsisteront dans la mesure où la viande est en train de gagner du terrain dans des régions
qui en sont déjà de grosses consommatrices, alors qu'elle ne semble pas devoir prendre une
place beaucoup plus importante dans les régimes alimentaires d'autres populations.
Dans les pays à revenu élevé, la consommation de viande par habitant augmentera moins
vite que dans les économies à faible revenu, mais comme elle atteint déjà un niveau
relativement élevé, cette hausse sera plus importante en valeur absolue. Aux États-Unis,
par exemple, la consommation de viande par habitant n'augmentera que de 2 %, mais avec
plus de 2 kg supplémentaires chaque année par habitant, elle dépassera 100 kg par habitant
en 2028, battant toujours le record du monde. Au total, la consommation de viande des
États-Unis augmentera ainsi de 4 Mt, soit 10 % de la croissance totale enregistrée pour ce
produit. Une croissance soutenue de la consommation de viande dans de nombreux pays à
revenu intermédiaire ou élevé devrait creuser l'écart de consommation par habitant avec
beaucoup de pays à faible revenu, surtout en Afrique subsaharienne.
La consommation totale de viande par habitant des pays d'Afrique subsaharienne devrait
baisser de 0.6 kg, tombant à 12.9 kg en moyenne d'ici 2028. Dans cette région, les revenus
n'augmenteront pas suffisamment à moyen terme pour que les produits carnés deviennent
accessibles à l'ensemble de la population. La chute de la consommation devrait surtout
concerner le mouton, le bœuf et le veau, tandis qu'une modeste croissance est attendue pour
la volaille dans quelques pays de la région.
Au niveau mondial, la hausse des revenus devrait largement contribuer à la croissance de
la consommation de sucre et d'huiles végétales. En 2028, la consommation mondiale de
sucre atteindra 24 kg par habitant, soit une progression de près de 2 kg en dix ans. Une
hausse comparable portera la consommation d'huiles végétales à près de 20 kg par habitant
d'ici la fin de la période de projection. Comme ces évolutions toucheront surtout les pays à
revenu intermédiaire ou faible, les sucres et les graisses contribueront pour une plus large
part à l'apport de calories dans ces régions d'ici 2028.
contraintes de temps, une moindre présence au foyer et donc un plus grand besoin de
solutions pratiques, l’urbanisation est en général associée à une consommation accrue
d’aliments prêts à l’emploi, transformés ou préparés en dehors de chez soi, qui sont souvent
plus riches en lipides, en sel et en sucre.
Alors que 55 % de la population mondiale vit actuellement en milieu urbain et que cette
proportion passera à près de 60 % au cours de la prochaine décennie, la demande d’aliments
préparés et transformés ne peut qu’augmenter, et avec elle la consommation de sucre et
d’huiles végétales.
Des facteurs sociaux encouragent une alimentation plus saine et plus durable
Dans les pays à haut revenu, les préoccupations en matière de santé et d'environnement
influent de plus en plus sur les décisions de consommation. C'est ainsi que s'explique, par
exemple, la popularité croissante des viandes maigres telles que la volaille. Dans les pays
développés, la consommation de volaille devrait s'accroître de près de 2 kg par habitant et
atteindre 31 kg par habitant d'ici 2028, tandis que celle de bœuf et de veau devrait baisser
dans des pays comme le Canada (-1.4 kg par habitant) et la Nouvelle-Zélande (-1 kg par
habitant). Là aussi, la santé sera au cœur des préoccupations qui motiveront une hausse
concomitante de la consommation de volaille : d'ici 2028, celle-ci augmentera de 1.2 kg
par habitant au Canada et de 1.6 kg par habitant en Nouvelle-Zélande. Des substitutions
analogues entre différents types de viande sont également prévues pour l'Union
européenne, la Norvège, la Suisse et l'Australie.
Les préoccupations concernant la santé et le bien-être sont perçues comme favorisant une
substitution continue des graisses de cuisson de l'huile végétale au beurre à moyen terme.
Ces considérations, ajoutées aux problèmes environnementaux que pose la production
d'huile de palme, contribueront au recul de la consommation d'huiles végétales au Canada,
dans l'Union européenne et en Norvège, où le beurre connaîtra une évolution d'ampleur
comparable en sens inverse. Au Canada, la consommation de beurre devrait augmenter de
Aliments de base (céréales, légumineuses, racines) Animal (laitier, œuf, poisson, viande) Matières grasses (beurre, huiles) Sucre
%
35
30
25
20
15
10
5
0
-5
-10
Afrique subsah. Inde Chine Asie du Sud Est Amérique latine et Europe
Caraïbes
Pour obtenir des produits animaux comme la viande, les produits laitiers ou les œufs, il
faut utiliser des aliments pour animaux. Les ruminants comme les vaches, les moutons et
les chèvres peuvent consommer de l’herbe et d’autres végétaux présents dans les prairies
et les zones de parcours. Les non-ruminants tels que porcs et volailles, en revanche, ne
peuvent trouver leur nourriture dans les pâturages, mais ont besoin d’autres types
d’aliments. Dans les systèmes de production de subsistance de taille modeste, il peut s’agir
en particulier de déchets alimentaires ; dans les systèmes de plus grande taille,
l’alimentation peut être composée de céréales et tourteaux protéiques (fabriqués à partir
d’oléagineux, notamment de soja). Les ruminants peuvent également recevoir ces
tourteaux, soit en complément d’un régime à base d’herbe, soit comme élément principal
du régime alimentaire (dans les parcs d’engraissement par exemple).
La production d’aliments pour animaux peut se faire au détriment de celle des aliments
destinés à la consommation humaine. C’est particulièrement évident lorsque les terres
agricoles sont affectées à la production d’aliments pour animaux. Cependant, même les
pâturages peuvent dans une certaine mesure occuper des terrains susceptibles de recevoir
des cultures vivrières.
Pour chiffrer ces arbitrages potentiels entre les aliments destinés à la consommation
humaine et à la consommation animale, des chercheurs de la FAO ont étudié la
consommation d’aliments pour animaux dans le monde1. Ils ont estimé que les animaux
d’élevage avaient consommé en 2010 6 milliards de tonnes d’aliments environ en matière
sèche. Sur ce total, 86 % ne convenait pas à la consommation humaine : il s’agissait
d’herbes et de feuilles (46 % du total) ou de résidus végétaux (19 %). Les céréales
constituaient 13 % environ de la consommation totale des animaux d’élevage, chiffre qui
correspond à près d’un tiers de la production mondiale de céréales.
Il n’est pas étonnant que les données témoignent d’importantes différences entre ruminants
et non-ruminants. Les fourrages (herbes et feuilles, résidus végétaux et ensilage)
représentent près des trois quarts de la consommation totale d’aliments pour animaux, mais
visent presque exclusivement les ruminants. En revanche, la volaille et les porcins
consomment ensemble les deux tiers de tous les autres types d’aliments. Des différences
géographiques apparaissent également : les pays de l’OCDE ne représentent que 16 % de
la consommation mondiale de fourrage, tandis que leur part dans la consommation des
autres aliments s’élève à 32 %.
Les auteurs de l’étude estiment aussi que, sur plus de 3 milliards d’hectares de pâturages
dans le monde, 685 millions d’hectares pourraient en principe être affectés à des cultures,
une superficie qui correspond à la moitié environ des terres arables mondiales à l’heure
actuelle. En outre, 560 millions d’hectares de terres arables dans le monde servent à
produire des végétaux destinés à l’alimentation animale, principalement des céréales et des
oléagineux.
1. Mottet, A., C. de Haan, A. Falcucci, G. Tempio, C. Opio et P. Gerber (2017), « Livestock: On our plates or
eating at our table? A new analysis of the feed/food debate », Global Food Security 14, pp. 1-8.
Mt Mt
120 350
Mt
Mt
100 300
250
80
200
60
150
40
100
20 50
0 0
2028
2022
2025
2028
2022
2025
2028
2022
2025
2028
2022
2025
2028
2022
2025
2022
2025
2028
2016-18
2016-18
2016-18
2016-18
2016-18
2016-18
Afrique, moins Inde Brésil Chine États-Unis UE-14
développés
Note : la production des non-ruminants comprend les oeufs, le porc et la volaille. L'abréviation EU-14 désigne
les membres de l'Union européenne avant 2004 à l'exception du Royaume-Uni.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
60
Thaïlande
80 Indonésie
40
Argentine
40 Thaïlande 20
États-Unis
UE Brésil
Brésil
Inde 0
0 États-Unis UE
-20
-40 -40
-40 0 40 80 120 -40 -20 0 20 40 60 80
Variation de la demande d'essence (%) Variation de la demande de diesel (%)
Note : Les parts calculées pour la demande sont exprimées en volume et correspondent à la variation entre 2028
et 2018. La taille de chaque bulle correspond au volume de consommation du biocarburant considéré en 2018.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
2016-18 2028
%
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
WLD
WLD
WLD
WLD
Brésil
Argentine
CHN
USA
CHN
Brésil
Brésil
EUN
USA
EUN
THA
Argentine
THA
Argentine
EUN
IDN
THA
Maïs Manioc Plantes sucrières Huiles végétales
Note : ARG = Argentine ; BRA = Brésil ; CHN = Chine ; EUN = les 27 Etats membres de l'Union européenne
(c.à.d. Royaume-Uni non inclus) ; IDN = Indonésie ; THA = Thaïlande ; USA = Etats-Unis ; WLD = Total
mondial. Les cultures sucrières comprennent la canne à sucre (ARG, BRA, THA, WLD) et la betterave (EUN,
WLD).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
1.4. Production
Bien que la population mondiale ait plus que doublé depuis 1960 et que la production
alimentaire mondiale ait plus que triplé, on estime que l'utilisation totale des terres agricoles
(cultures et pâturages) n'a augmenté que d'environ 10 %. Pour la décennie à venir, les
Perspectives prévoient une croissance de l'ordre de 14 % de la production agricole
mondiale avec une utilisation des terres agricoles globalement inchangée. Cela suppose que
l'intensification de la production est appelée à se poursuivre et que la quantité de nourriture
par personne va augmenter (graphique 1.15).
1960=100
500
450
400
350
300
250
200
150
100
50
0
1800 1810 1820 1830 1840 1850 1860 1870 1880 1890 1900 1910 1920 1930 1940 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2020 2030
Note : les données démographiques sont tirées des statistiques de Maddison pour la période 1820-1940 et des
statistiques de la Division de la population de l'ONU pour la période 1950-2030 ; les données pour 1800 et
1810 sont extrapolées des statistiques de Maddison. Les données sur les terres agricoles (cultures et pâturages)
pour la période 1800-2010 proviennent de la base de données "History Database of the Global Environment"
(HYDE 3.2.), Klein Goldewijk et al. (2017) ; elles sont étendues jusqu'en 2030 sur la base des projections des
Perspectives agricoles. La production agricole mondiale pour la période 1960-2010 est tirée de FAOSTAT
(indice de la production agricole nette) ; les données sont étendues jusqu'en 2030 sur la base des projections
des Perspectives agricoles.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
Dans les dix années qui viennent, la croissance de la production se répartira essentiellement
entre les pays émergents et les pays en développement, où elle résultera à la fois d'une
hausse des investissements et du rattrapage technologique, mais aussi de la disponibilité
des ressources (en Amérique latine) et, pour partie, de l'accélération de la demande (en Inde
et en Afrique). La croissance de la production agricole devrait être beaucoup plus modeste
en Amérique du Nord et en Europe, où les rendements et la productivité atteignent déjà, en
général, des niveaux élevés, et où les politiques environnementales limitent les possibilités
d'expansion.
Note : ce graphique présente la valeur nette estimée de la production agricole, halieutique et aquacole prise en
compte dans les Perspectives, en milliards USD et à prix constants de 2004-06. L'Europe comprend la Russie.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
100% 100%
90% 90%
80% 80%
70% 70%
60% 60%
50% 50%
40% 40%
30% 30%
20% 20%
10% 10%
0% 0%
Toutes les terres Terre agricole Pâturage Terres cultivées
Pâturage Terres cultivées Changement global (Mha) Croissance totale, 2016-18 to 2028 (axe de droite)
Mha %
15 3%
10 2%
5 1%
0 0%
-5 -1%
-10 -2%
-15 -3%
-20 -4%
Inde Afrique Amérique latine et Océanie Chine Amérique du Nord Europe
Caraïbes
L'utilisation totale des terres agricoles ne devraient pas augmenter de manière significative
en Afrique, malgré la disponibilité de vastes étendues de terres dans la région
subsaharienne. L'extension des surfaces agricoles sera principalement limitée par la
structure du secteur, essentiellement composé de petites exploitations, par les conflits qui
sévissent dans les pays où la terre est abondante, ainsi que par la perte de terres agricoles
du fait de la dégradation des sols, des activités minières et de l'étalement urbain. Une partie
des pâturages devrait néanmoins être convertie en terres cultivées, notamment en Tanzanie,
par suite de l'extension de la superficie agricole des exploitations commerciales.
Croissance de la superficie Croissance des rendements Superficie en 2028 (millions d'hectares, axe de droite)
Mha
18% 250
16%
14% 200
12%
150
10%
8%
100
6%
4% 50
2%
0% 0
Blé Maïs Riz Autres céréales Soja Autres oléagineux Coton Canne à sucre
second.
Note : le graphique illustre la décomposition de la croissance de la production totale (2016-18 à 2028) entre
extension de la superficie récoltée et augmentation des rendements moyens au niveau mondial.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
culture de maïs et de soja devrait permettre d'accroître la production grâce à une utilisation
plus intensive des terres déjà exploitées. En Amérique du Nord, au contraire, l'extension
des superficies récoltées de maïs et de soja passe presque uniquement par la substitution à
d'autres cultures. La hausse des rendements nord-américains devrait être tirée
essentiellement par les progrès de la sélection végétale, la plupart des exploitations étant
déjà parvenues à la frontière de production. Le graphique 1.20 illustre les projections
relatives à l'extension des surfaces cultivées et à l'amélioration des rendements selon les
régions. Malgré une hausse plus rapide dans les régions moins productives, les rendements
du maïs présenteront encore des disparités considérables en 2028.
0
2
-0.2
-0.4 0
-0.2 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 Amérique du LAC Chine Europe Afrique Sub-
Croissance de la superficie récoltée % Nord Sah.
Note : dans la partie gauche, la taille des bulles est proportionnelle à la production de maïs en 2028.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
Les rendements des autres cultures resteront eux aussi très variables selon les pays, ce qui
s'explique en partie par la diversité des conditions agro-écologiques, mais aussi par
l'impossibilité d'accéder aux variétés améliorées, aux engrais et à d'autres intrants7. Depuis
le début de la “Révolution verte”, dans les années 50, l'utilisation de ces intrants s'est
considérablement développée dans la plupart des pays d'Asie et d'Amérique latine, alors
que les progrès technologiques en Afrique subsaharienne ont toujours été beaucoup plus
lents. La consommation d'engrais par hectare de terres arables en Asie de l'Est, en Asie du
Sud et en Amérique latine est respectivement 20, 10 et 9 fois plus élevée qu'en Afrique
subsaharienne8. Depuis quelques années, toutefois, la consommation d'engrais et d'autres
intrants (en particulier des herbicides) progresse dans plusieurs pays de la région 9. Des
efforts soutenus pour mettre au point des variétés améliorées adaptées aux conditions
locales et pour optimiser les pratiques culturales devraient permettre de nouvelles hausses
des rendements en Afrique subsaharienne. Dans les régions où l'utilisation d'engrais et de
produits phytosanitaires est déjà répandue, les variétés améliorées devraient être le
principal levier de la progression continue des rendements10.
Depuis la révolution verte, les innovations de la sélection végétale, comme les variétés
semi-naines de blé et de riz et les nouvelles techniques génétiques de renforcement de la
résistance aux maladies et aux ennemis des cultures ont beaucoup amélioré les rendements,
la qualité et la résilience des productions agricoles. Les nombreuses innovations qui voient
le jour dans ce domaine depuis quelques années peuvent contribuer à répondre à ces
besoins durables.
Au nombre de ces innovations figure l’hybridation de nouvelles espèces. Lorsque deux
lignées consanguines sont croisées, il en résulte une semence dont la vigueur, les
rendements et la stabilité des rendements sont renforcés, un phénomène appelé hétérosis.
Autrefois, seules quelques cultures pouvaient faire l’objet d’une hybridation, notamment
le maïs. De nouvelles techniques permettent aujourd’hui de créer des variétés hybrides, en
particulier de blé et de riz. Certains chercheurs travaillent par exemple sur des hybrides de
blé moins vulnérables au changement climatique. Des travaux récents sur un hybride de
riz Japonica visent aussi à mettre au point des plantes hybrides qui produisent des semences
clonées, ce qui permettrait de réduire les coûts de production de semences et d’encourager
l’adoption de nouvelles variétés par les agriculteurs1.
L’amélioration des variétés par la sélection classique exige un très grand nombre de plantes
et beaucoup de temps. Les techniques récentes de « sélection génomique » utilisent des
modèles mathématiques et des marqueurs moléculaires pour prévoir et indiquer à quel
moment certains gènes sont exprimés, et améliorer ainsi la sélection. On peut aussi se servir
de la génomique pour repérer la présence de gènes bénéfiques dans les banques de gènes
sous-exploitées2.
Même les techniques tout à fait nouvelles comme CRISPR permettent de générer
rapidement et facilement des mutations ciblées, et peuvent donc contribuer à accélérer le
développement de caractères agronomiques utiles3. Des chercheurs ont récemment fait
appel à cette technique pour créer une variété de blé résistante au mildiou. CRISPR sert
aussi à accélérer l’instauration d’une résistance aux infections virales chez les végétaux.
Dans plusieurs cultures importantes comme le soja, le riz et le blé, le processus de
photosynthèse est relativement peu efficace, ce qui limite la croissance de la plante. Des
chercheurs ont récemment eu recours au génie génétique pour modifier le processus de
photosynthèse du tabac (retenu comme modèle car il est facile à modifier). Il en est résulté
une augmentation de 41 % de la biomasse, ce qui permet de penser que d’importants gains
de rendement seraient possibles également dans les cas des grandes cultures vivrières 4.
Mais ces découvertes en laboratoire ne sont que la première étape d’un long parcours
jusqu’à l’exploitation agricole. Des caractéristiques nouvelles doivent pouvoir être
conférées à des variétés à haute performance généralement bien adaptées à la zone
agro-écologique de culture. Des infrastructures de sélection, de multiplication et de
diffusion des variétés obtenues sont nécessaires à cette fin. Pour cela, il faut pouvoir
s’approvisionner en toute confiance en semences dont l’authenticité, la traçabilité et la
qualité sont en général garanties par des systèmes d’inscription des variétés, de certification
des semences et de collecte des redevances. Les systèmes de semences de l’OCDE
En ce qui concerne l'huile de palme, le coton et la canne à sucre, les perspectives sont
davantage influencées par des considérations concernant la disponibilité des terres,
l'investissement et la durabilité.
D'après les projections, la production mondiale de coton augmentera de 10 % d'ici 2028.
Les rendements sont stationnaires depuis 2004, plusieurs pays producteurs étant confrontés
à des problèmes d'eau et de ravageurs. La hausse prévue de la production passera donc en
grande partie par une utilisation accrue des terres, puisque ces difficultés continueront de
peser sur les rendements.
Dans les grands pays producteurs d’huile de palme, les perspectives de baisse des prix réels
et les préoccupations environnementales des consommateurs sur certains marchés
limiteront encore les investissements. Les replantations et la création de nouvelles
plantations devraient donc nettement ralentir, ce qui ramènera la croissance de la
production à seulement 9 Mt d’ici 2028, contre 27 Mt au cours des dix années précédentes.
Malgré la faiblesse persistante des prix du sucre, la production mondiale de canne à sucre
devrait augmenter d'environ 13 % sur la période considérée, face à la croissance continue
de la demande de sucre et (surtout) d'éthanol dans le monde entier. Au Brésil, premier
producteur de canne à sucre, le renouvellement des plantations prendra du temps, mais la
production augmentera vigoureusement en Inde (en partie grâce aux soutiens publics dont
bénéficie le secteur).
2.5%
2.0%
1.5%
1.0%
0.5%
0.0%
-0.5%
Production Nombre Production Nombre Production Nombre Production Nombre Production Nombre Pâturage Alim. Anim.
d'animaux d'animaux d'animaux d'animaux d'animaux
Viande de volaille Viande porcine Viande ovine Viande bovine Lait Intrants
tandis que la production par animal restera stable, étant donné les progrès jusqu'à présent
limités de l'amélioration génétique dans la région.
La production de bœuf et de veau augmentera d'environ 9 Mt d'ici 2028. Les principales
régions productrices, l'Amérique latine et les États-Unis, assureront plus de la moitié de la
croissance mondiale. Les prix relativement bas de l'alimentation du bétail et l'expansion de
la demande devraient conduire à une intensification de la production en Amérique du Nord
et en Océanie.
Océanie
Afrique
1.0%
Amérique du Nord
Chine
Chine
Amérique du Nord ALC
Océanie
0.5% Chine
Amérique du Nord Afrique
Europe Chine
ALC
ALC
Europe
0.0% Europe
Europe
-0.5%
-0.5% 0.0% 0.5% 1.0% 1.5%
Croissance du nombre d'animaux
Note : l'intensité de la production se définit comme la production annuelle totale divisée par le nombre
d'animaux à la fin de l'année civile. La taille de chaque bulle est proportionnelle à la part de la région dans la
production mondiale de chaque type de viande en 2028. Les régions dont la part du total est inférieure à 5% ne
sont pas représentées. Une valeur atypique (viande ovine en Afrique) n'est pas représentée. ALC = Amérique
latine et Caraïbes.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
Rendement Rendement
(t/tête) (t/tête)
16 16
2028
États-Unis 2028 Union
8 Union 8 2000
Nouvelle- européenne européenne
Zélande 2000
4 4 États-Unis
Russie
Chine 2028
2 Brésil 2
Pakistan 256 Mt 2000 2028
Inde
1 1
2000
Pakistan
0.5 0.5
64 Mt Inde
0.25 0.25
Ethiopie
4 Mt 16 Mt
0.125 0.125
4 8 16 32 64 128 256 4 8 16 32 64 128 256
Nombre d'animaux (Mn de têtes) Nombre d'animaux (Mn de têtes)
Note : le rendement correspond à la production de lait en tonnes par tête, y compris le lait d’autres mammifères
que les vaches. Le nombre d'animaux comprend les vaches et les autres mammifères laitiers. Les deux axes
sont représentés sur une échelle logarithmique de manière à permettre la comparaison entre des producteurs de
taille très différente. Les bulles indiquent la production totale de lait (de vache et d’autres mammifères). Les
lignes obliques relient toutes les combinaisons de rendement et de cheptel donnant le même niveau de
production (en millions de tonnes). L’« Union européenne » comprend 27 États membres pour toutes les années
considérées.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
La production de viande porcine devrait croître de 11 Mt d'ici 2028, largement tirée par la
Chine, qui contribuera pour 42 % au total. En Chine, on estime que la croissance de la
production proviendra aux deux tiers d'une intensification de l'élevage. Depuis quelques
décennies, le petit élevage traditionnel en basse-cour tend à disparaître au profit de l'élevage
commercial. Les récentes épidémies de peste porcine africaine devraient accélérer la
restructuration du secteur autour d'exploitations plus grandes et plus productives (voir le
chapitre consacré à la viande pour plus de détails), avec à la clé une hausse de la production
moyenne par animal. Dans la filière porcine, l'intensification de la production sera donc la
tendance dominante au niveau mondial. Toutefois, en Amérique latine, région qui a
toujours joué un rôle beaucoup plus réduit dans le secteur du porc que dans celui de la
volaille ou du bœuf, l'augmentation du cheptel devrait être un levier plus important pour
répondre à la croissance rapide de la demande asiatique.
En Afrique, l'élevage devrait rester largement tributaire des petits producteurs. Le manque
de capitaux à investir, la disponibilité limitée d'aliments pour animaux et des facteurs
environnementaux tels que la désertification dans le nord du continent constituent autant
de freins structurels à l'intensification de la production. Ces obstacles sont particulièrement
sensibles dans le secteur des ruminants (bœuf et mouton), où la production de viande par
animal devrait continuer de stagner dans les années à venir. La volaille constitue toutefois
une exception notable. Dans certains pays, tels que l'Afrique du Sud et la Tanzanie, la
modernisation de la filière avicole a entraîné une intensification de l'élevage qui devrait
favoriser la croissance de la production dans les dix années à venir.
Dans le secteur de l'élevage, la production laitière devrait être la filière la plus dynamique
ces dix prochaines années. Non seulement elle répond à une forte demande, en particulier
de produits frais, dans les pays d'Asie, mais elle bénéficie aussi de prix favorables sur le
marché des produits transformés tels que le beurre, le formage et les laits en poudre. Dans
la plupart des régions productrices, la production de beurre et de fromage va augmenter
grâce au lait produit par un cheptel en constante augmentation et à des systèmes
d'alimentation plus intensifs.
En dépit des hausses de rendement prévues à l'échelle mondiale, la productivité de la filière
laitière présente de fortes disparités entre les pays (graphique 1.23). Par exemple, en Inde,
premier producteur mondial de lait, les rendements ne représentent à l'heure actuelle qu'un
huitième du niveau atteint en Amérique du Nord, autre grand fournisseur mondial de lait et
de produits laitiers. La forte croissance de la production attendue en Inde découlera en
partie d'une hausse des rendements (grâce à de meilleures pratiques d'alimentation et de
sélection génétique), mais l'écart avec l'Amérique du Nord devrait rester considérable.
L'aquaculture devrait prendre le pas sur la pêche dans les années à venir
La production de poisson et de produits de la mer provient aujourd’hui de deux sources
d’égale importance – la pêche et l'aquaculture. Jusque dans les années 90, la quasi-totalité
du poisson et des aliments d’origine marine étaient issus de la pêche, mais, depuis lors,
l’aquaculture n’a pas cessé de gagner en importance, notamment en Chine. À l’heure
actuelle, l’aquaculture compte pour 47 % de la production totale et elle devrait continuer à
se développer, alors que la production halieutique est relativement stable depuis 20 ans et
son expansion relativement limitée. L’aquaculture devrait donc ravir à la pêche sa place de
première source mondiale de poisson et de produits de la mer au cours de la période de
projection.
120
100
80
60
40
20
d'affectation des terres, par exemple lorsque l'extension des surfaces agricoles conduit à la
déforestation ou au drainage des tourbières13. L'élevage (en particulier celui de ruminants
comme les bovins, les ovins et les caprins) compte pour les deux tiers des émissions directes
de l'agriculture (fermentation entérique et déjections), et il a en outre un effet indirect
important sur l'affectation des terres. Les engrais de synthèse et la production de riz sont
deux autres grands émetteurs14.
5 5
4 4
3 3
2 2
1 1
0 0
2000
2002
2004
2006
2008
2010
2012
2014
2016
2018
2020
2022
2024
2026
2028
2006
2020
2000
2002
2004
2008
2010
2012
2014
2016
2018
2022
2024
2026
2028
Note : ALC = Amérique latine et Caraïbes.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
1.5. Échanges
Les régions où l'agriculture est la plus productive ne sont pas toujours celles où se concentre
la population (et donc la demande). Les échanges agricoles sont par conséquent essentiels
à la sécurité alimentaire dans certaines régions, et constituent une importante source de
revenu dans d'autres. Au fil des ans, le commerce agricole a induit une différenciation
croissante entre exportateurs nets et importateurs nets, les exportations agricoles ayant
souvent pour origine un nombre relativement limité de pays, alors que les importations
agricoles sont en règle générale plus dispersées.
Depuis le début des années 2000, la croissance des échanges agricoles est portée par le
recul des prix agroalimentaires et des mesures de soutien à la production qui faussent les
échanges ainsi que par le dynamisme de l'activité économique en Chine18. Pour les dix
années à venir, on prévoit une poursuite de cette expansion, mais à un rythme plus modéré
du fait du ralentissement de la demande mondiale et des importations chinoises, en
particulier. La tendance générale à la différenciation entre régions exportatrices ou
importatrices nettes devrait toutefois se poursuivre dans les dix prochaines années
(graphique 1.26).
Tout au long des années 2000, les Amériques, en particulier, ont renforcé leur position de
fournisseur mondial de produits agricoles de base comme le maïs, le soja et la viande. Au
cours des dix prochaines années, l'Amérique latine et les Caraïbes devraient voir leurs
exportations augmenter, tandis que celles de l'Amérique du Nord enregistreront une
croissance plus modérée, conforme aux tendances prévues de la production agricole.
L'Océanie a longtemps été exportatrice nette de produits agricoles, mais ses exportations
totales (après correction des variations de prix) stagnent depuis une vingtaine d'années, et
cette tendance ne semble guère devoir changer.
L'Europe (qui inclut la Russie et l'Ukraine) est passée d'importatrice nette à exportatrice
nette de produits agricoles au fil du temps, en partie du fait de la stagnation de sa population
et d'une consommation par habitant atone qui limitent la demande intérieure. La croissance
de la production est un autre facteur d'amélioration des performances à l'exportation,
particulièrement pour l'Ukraine et la Russie, qui sont devenues en l'espace de quelques
années des exportateurs compétitifs de maïs pour l’une et de blé pour l’autre, grâce à des
gains de productivité très appréciables et à des mouvements de change favorables
(graphique 1.27).
Parmi les régions dont la balance des échanges agricoles affiche un solde négatif, les
importations nettes ont augmenté en Chine et en Afrique, quoique pour des raisons
différentes. En Chine, une croissance économique vigoureuse a stimulé la demande
alimentaire et fait bondir les importations dans les années 2000, mais les achats de la Chine
à l'étranger devraient enregistrer une progression beaucoup plus modérée dans les dix
années qui viennent. Depuis le début des années 2000, la part de la Chine dans les
importations mondiales de soja est passée de moins de 30 % à plus de 60 %, et sa part dans
80
60
40
20
-20
-40
-60
-80
Note : échanges nets (exportations moins importations) de produits de toutes les catégories étudiées dans les
Perspectives agricoles, mesurés en USD constants de 2004-06. L'Europe comprend la Russie.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
% %
25 25
20 20
15 15
10 10
5 5
0 0
2006
2000
2002
2004
2008
2010
2012
2014
2016
2018
2020
2022
2024
2026
2028
2024
2000
2002
2004
2006
2008
2010
2012
2014
2016
2018
2020
2022
2026
2028
En Afrique, la hausse des importations est liée à la poussée démographique et elle devrait
se poursuivre pendant toute la décennie à venir (même si les présentes Perspectives ne
couvrent pas les produits tropicaux, dont l'Afrique est exportatrice nette). Comme le montre
le graphique 1.28, l'Afrique du Nord et l'Afrique subsaharienne sont toutes deux
importatrices nettes de céréales, utilisées pour assurer la sécurité alimentaire directement
mais aussi à travers l'alimentation du bétail. En Afrique du Nord, le maïs et les autres
céréales secondaires sont surtout utilisées comme fourrage, tandis que le blé et le riz servent
à l'alimentation humaine. La région est importatrice nette de ces quatre catégories de
produits, et elle devrait le rester au cours de la prochaine décennie. La croissance des
importations de céréales en Afrique du Nord profite aux exportateurs de Russie et
d'Ukraine, qui bénéficient de leur proximité avec la région. En Afrique subsaharienne, le
maïs (en particulier le maïs blanc) et les autres céréales secondaires (dont des céréales
locales comme le teff) sont principalement destinés à l'alimentation humaine, et la région
en produit suffisamment pour couvrir ses besoins. Avec la hausse des revenus, la demande
de riz et de blé augmente et fait gonfler les importations. Ce phénomène sera
particulièrement marqué dans le cas du riz, dont la part de l'Afrique dans les importations
mondiales devrait passer de 35 % à 50 % sur la période de projection.
60% 60%
40% 40%
20% 20%
0% 0%
-20% -20%
La balance des échanges agricoles de l'Inde mérite d'être signalée car le pays, malgré sa
taille, ne figure à l'heure actuelle ni parmi les grands importateurs ni parmi les grands
exportateurs de produits agricoles. Toutefois, en raison précisément de sa taille, les
variations du solde commercial de l'Inde pourraient avoir d'importantes répercussions sur
les marchés. Dans les dix années à venir, la production intérieure devrait suivre la
croissance de la population et des revenus, sans grand changement de la position
commerciale globale. Par exemple, la forte croissance de la consommation et de la
production indiennes de produits laitiers aura sans doute peu d'effet sur les marchés
mondiaux. Quelques produits font toutefois exception tels que l'huile végétale, dont l'Inde
est un importateur majeur, ainsi que le riz et la viande de buffle, dont elle est l'un des
principaux exportateurs. Ces positions sont appelées à se renforcer dans les dix années à
venir.
Les accords de libre-échange influent sur les projections des échanges agricoles
En moyenne, les obstacles aux échanges sont bien plus élevés dans l'agriculture que dans
le secteur manufacturier. En effet, alors que plusieurs cycles de négociations commerciales
multilatérales ont permis de faire baisser les droits de douane sur les produits manufacturés,
le recul du protectionnisme agricole, lui, a été plus limité. L'Accord de l'OMC sur
l'agriculture qui est entré en vigueur en 1995 a marqué une avancée importante en
améliorant l'accès aux marchés et en limitant les mesures de soutien à la production ayant
des effets de distorsion sur les échanges. Malgré cela, les produits agricoles étaient encore
soumis, ces dernières années, à des droits d'importation de l'ordre de 16 % en moyenne,
contre 4 % pour les produits industriels19. De plus, certains produits agricoles sont souvent
frappés de droits beaucoup plus élevés dans les pays où ils sont considérés comme
sensibles. Les négociations multilatérales étant au point mort, la plupart de ces restrictions
commerciales devraient continuer de peser sur les flux d'échanges pendant toute la
prochaine décennie. Cela étant, les accords commerciaux bilatéraux et régionaux qui se
sont multipliés ces dernières années pourraient avoir un effet sur les projections du
commerce agricole. Dans l'ensemble, la part des échanges dans la production agricole totale
devrait rester constante tout au long des dix prochaines années.
Depuis la dernière édition des Perspectives agricoles, deux grands accords de libre-échange
ont été ratifiés : l'Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) et
l'Accord de partenariat économique entre l’Union européenne et le Japon (APE UE-Japon).
Ces deux instruments prévoient, entre autres dispositions, des engagements concernant
l'amélioration de l’accès aux marchés des produits agricoles. (L'accord de libre-échange
entre le Canada, les États-Unis et le Mexique qui doit remplacer l'Accord de libre-échange
nord-américain (ALENA) n'ayant pas encore été ratifié, les Perspectives supposent que
celui-ci continue de s'appliquer.)
Le PTPGP est un accord commercial entre 11 pays : Australie, Brunei Darussalam, Canada,
Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour et Viet Nam, qui
prévoit l'élimination de la majeure partie des droits de douane dans tous les secteurs20. En
2016, ces pays représentaient environ 20 % des exportations et des importations agricoles
mondiales. Pour certaines catégories de produits comme le beurre, le fromage et les autres
oléagineux, les échanges entre pays du PTPGP comptent déjà pour une part importante de
leurs échanges totaux (graphique 1.29).
Bien que la présente édition des Perspectives ne contienne pas de projections détaillées
concernant l'effet positif de l'accord sur les échanges, on estime que ses retombées
commerciales les plus importantes concerneront la viande, les produits laitiers et, dans une
moindre mesure, les céréales. Les droits d'importation sur ces produits peuvent être
relativement élevés. À titre d'exemple, le bœuf importé au Japon est soumis à un droit de
douane de 38.5 %, qui sera ramené à 9 % dans le cadre du PTPGP. Les droits d'importation
visant les produits laitiers au Canada et la volaille au Mexique peuvent atteindre
respectivement 250 % et 234 %. Ils baisseront eux aussi grâce au PTPGP. Le Japon étant
le plus gros importateur net, en valeur, de la plupart de ces produits, il devrait être le premier
concerné par les retombées du PTPGP sur les approvisionnements.
Graphique 1.29. Part des échanges intrarégionaux dans le total des échanges
des pays du PTPGP en 2016
50%
45%
40%
35%
30%
25%
20%
15%
10%
5%
0%
Note : les données montrent la part que représentent les échanges entre pays du PTPGP dans leurs échanges
totaux.
Source: Global Trade Tracker (2019).
StatLink 2 [Link]
Analyse de sensibilité
Les projections présentées dans la présente édition des Perspectives se fondent sur un
ensemble d’hypothèses relatives à l’évolution probable des variables démographiques et
macroéconomiques (présentées en détail dans l’encadré 1.4) et sur une hypothèse de
conditions météorologiques moyennes. Le modèle Aglink-Cosimo sur lequel reposent les
Perspectives peut servir à la réalisation d’analyses de scénario permettant d’examiner les
effets des différentes hypothèses sur les projections. Une étude récente réalisée avec ce
Note : le graphique montre l’éventail des valeurs obtenues dans l’analyse stochastique partielle, la valeur de
référence étant normalisée à 100.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
L’analyse stochastique donne aussi des indications sur l’importance relative des différents
types de chocs. Le graphique 1.31 compare les effets sur le prix du maïs en 2028 de
l’application de l’ensemble des chocs ou de différents sous-ensembles de chocs dans
l’analyse stochastique. Les prix apparaissent plus sensibles aux chocs de rendement dans
les simulations qui n’incluent que les chocs de rendement, le prix du maïs en 2028 peut être
supérieur ou inférieur de 20 % à la projection de référence. Les taux de change et les prix
du pétrole sont aussi d’importantes sources de variation. Il est intéressant de constater que,
dans les deux cas, les simulations font apparaître une réponse asymétrique des prix. Les
chocs de taux de change entraînent des hausses des prix pouvant s’élever à 10 % alors que
les baisses des prix peuvent atteindre 20 %. Les chocs passés sur les taux de change (sur
lesquels l’analyse stochastique est fondée) sont asymétriques dans de nombreux pays, et
les dépréciations par rapport au dollar des États-Unis sont plus fréquentes que les
appréciations de même ampleur. Comme les prix des produits de base sont indiqués en
dollars des États-Unis, ces fortes dépréciations ont tendance à stimuler les exportations et
à décourager les importations. Les exportations agricoles ne concernent souvent que
quelques pays, de sorte que les dépréciations subies par les grands exportateurs peuvent
conduire à de fortes hausses des exportations mondiales et par conséquent à un recul assez
marqué des prix mondiaux. Les chocs sur les prix du pétrole, d’un autre côté, entraînent
des majorations des prix de plus de 10 % mais des baisses de 6 %, car les chocs passés sur
les prix du pétrole sont asymétriques, avec une plus grande fréquence des fortes hausses
par rapport aux baisses de même ampleur. Enfin, les chocs sur les revenus font monter ou
baisser les prix de 10 % par rapport à la projection de référence, bien que la plupart des
résultats simulés se trouvent dans une fourchette plus étroite, de quelques points de
pourcentage autour de la projection de référence.
Graphique 1.31. Éventail des résultats relatifs au prix mondial du maïs en 2028,
par type de choc
Note : le graphique montre l’éventail des valeurs du prix mondial du maïs obtenues dans l’analyse stochastique
partielle pour différents types de chocs. La valeur de référence est normalisée à 100.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
L’analyse stochastique apporte ainsi des précisions quant à la sensibilité des projections à
différents chocs. Diverses autres incertitudes sont cependant plus difficiles à chiffrer.
L’impact potentiel de certaines d’entre elles est examiné ci-dessous.
Demande
Les Perspectives agricoles examinent l’évolution probable des préférences de
consommation. Des hypothèses différentes, par exemple celle d’un développement des
modes de vie végétariens, « véganes », ou « flexitariens », modifieraient la tendance de la
projection à moyen terme. Les chocs à court terme, comme les inquiétudes sanitaires autour
de l’alimentation, qui ne sont pas pris en compte dans les projections, entraîneraient des
fluctuations des projections de consommation alimentaire des Perspectives.
Les Perspectives considèrent que les politiques sont fixées à moyen terme et évaluent leur
efficacité à venir. Ces conventions constituent elles aussi une source d’incertitude. Par
exemple, les mesures prises pour réduire la consommation globale de calories ou pour
orienter les consommateurs vers des régimes alimentaires plus sains pourraient influer à la
fois sur la demande totale de produits alimentaires et sur la demande relative de certains
produits alimentaires, dans des proportions qui restent imprévisibles aujourd’hui. De
même, les politiques destinées à encourager des régimes alimentaires plus durables
pourraient avoir sur les modes de consommation des effets qui ne correspondent pas à ceux
dont sont convenus les experts et sur lesquels reposent les Perspectives.
L’évaluation de l’efficacité des politiques relatives aux biocarburants reste également
incertaine. Par exemple, le gouvernement chinois a annoncé que la teneur en éthanol de
l’essence serait portée à 10 % à l’échelle du pays en 2020. L’hypothèse des Perspectives
porte sur un taux de 4 % environ seulement qui serait atteint en 2028. Si la Chine veut
atteindre son objectif de 10 %, il lui faudra de grandes quantités supplémentaires de maïs,
de manioc et/ou de canne à sucre, d’où une modification des perspectives d’évolution des
productions végétales et animales.
Offre
Les projections de ces Perspectives sont sensibles aux flambées de maladies des végétaux
et des animaux, qui sont impossibles à prévoir mais peuvent avoir des effets considérables
et durables. On peut citer l’exemple de l’apparition de la chenille légionnaire d’automne,
connues, mais leurs résultats effectifs sont incertains et les mesures prises sont susceptibles
d’être modifiées.
Commerce international
Les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine continuent d’accentuer les
incertitudes entourant les projections des Perspectives. Au cours de l’été 2018, les droits
de douane adoptés en représailles par la Chine sur le soja des États-Unis ont fait baisser les
exportations américaines. D’après les estimations du ministère de l’Agriculture des
États-Unis, les exportations de soja vers la Chine ont diminué de 22 millions de tonnes en
glissement annuel27. Les exportations vers d’autres destinations ont augmenté de 7 millions
de tonnes environ, soit une réduction nette de 13.5 millions de tonnes environ. Les droits
de douane chinois ont entraîné au cours de l’été 2018 un écart entre les prix à l’exportation
du soja des États-Unis et du Brésil, qui a disparu vers la fin de l’année lorsque la Chine
s’est engagée à procéder à des achats supplémentaires de soja et d’autres produits des
États-Unis. Au moment de la rédaction, des négociations étaient en cours entre les
États-Unis et la Chine. Comme aucune échéance particulière n’a été fixée concernant
l’application des droits de douane chinois, les projections reposent sur l’hypothèse qu’ils
resteront en place pendant toute la période de projection, conformément à l’approche
générale des Perspectives qui consiste à considérer l’orientation des politiques comme
constante. Toute résolution négociée de ce différend influera probablement sur les
importations chinoises et les exportations américaines de soja, ainsi que sur les prix
mondiaux du soja et les parts de marchés d’autres pays, compte tenu de l’importance de la
Chine et des États-Unis sur le marché mondial du soja.
Le 29 mars 2017, le gouvernement britannique a officiellement annoncé son intention de
quitter l’Union européenne, départ communément désigné sous le nom de Brexit. Au
moment où s’élaboraient les Perspectives agricoles, les conditions de ce départ restaient
peu claires. Les Perspectives font par conséquent l’hypothèse de relations commerciales
non perturbées entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Le Brexit pourrait avoir des
conséquences de grande ampleur car le Royaume-Uni entretient de fortes relations
commerciales avec l’Union européene. En 2018, plus de 70 % des importations agricoles
du pays venaient de l’Union européene et 62 % de ses exportations agricoles lui étaient
destinées. Le pays est globalement importateur net de produits agricoles et a enregistré en
2018 un déficit de 27 milliards USD de ses échanges agricoles avec le reste de l’Union
européene. Les échanges avec les États membres de l’Union européenne sont exempts de
droits de douane, mais le Brexit pourrait entraîner d’importants obstacles aux échanges qui
se répercuteraient sur les prix agricoles et sur la production du Royaume-Uni et de l’Union
européene. En outre, le secteur agricole britannique reçoit 60 % de ses revenus en moyenne
sous forme de subventions au titre de la Politique agricole commune (PAC) de l’Union
européene. Bien que le gouvernement se soit engagé à maintenir ces subventions jusqu’en
2020, leur retrait par la suite pourrait porter atteinte à la production et aux prix intérieurs.
Le Brexit pourrait avoir des retombées sur les marchés mondiaux du fromage, du beurre,
de la viande porcine et ovine, produits dont le Royaume-Uni est un gros importateur net. Il
est notamment le premier importateur net de fromage du monde Sur d’autres marchés, le
principal effet pourrait être une réorientation des flux d’échanges vers d’autres partenaires
commerciaux, qui aurait des effets moins marqués sur les volumes totaux.
L’AEUMC (Accord États-Unis-Mexique-Canada) est l’accord commercial préférentiel
entre les États-Unis, le Mexique et le Canada qui doit remplacer l’ALENA. Signé le
30 novembre 2018, il n’a pas encore été ratifié, et n’est donc pas inclus dans les projections
de référence. Par rapport à l’ALENA, il ne prévoit dans le secteur de l’agriculture que de
Données
Les Perspectives agricoles reposent sur un ensemble complet de données relatives à la
production, à la consommation, aux échanges et aux prix mondiaux des produits agricoles,
et incluent des données provenant de sources statistiques nationales, d’organisations
internationales (la FAO en particulier), d’organismes spécialisés dans les produits de base
(comme le Conseil international des céréales) et de fournisseurs privés de données. Si les
données mondiales et régionales sur les pays développés, agrégées ou non, sont
généralement fiables, les données antérieures sont parfois des estimations qui présentent
un potentiel d’erreurs. Elles sont régulièrement actualisées lorsque des révisions sont mises
à disposition, ce qui, normalement, influe peu sur le tableau général.
Les récentes révisions des données en Chine suscitent cependant une incertitude
particulière. À la suite du recensement mené en 2017, le Bureau national chinois des
statistiques a publié des estimations révisées de la production agricole remontant à 2007 et
2009 pour la pêche et l’aquaculture. Ces révisions font apparaître une production céréalière
chinoise sensiblement plus élevée ces dix dernières années que ne l’indiquaient les
estimations antérieures. Dans le cas du maïs, la révision cumulée représente 266 millions
de tonnes, soit une augmentation de 10 % environ. Des révisions à la hausse ont également
été annoncées pour d’autres céréales. En revanche, les nouvelles estimations relatives aux
produits laitiers indiquent une production qui pourrait être inférieure de 15 % aux
hypothèses antérieures.
Les estimations plus élevées de la production de maïs amènent à se demander ce qu’il est
advenu de cette production supplémentaire. On ne sait pas si elle a servi à l’alimentation
animale (ce qui impliquerait une production animale plus élevée ou une plus forte
consommation d’aliments pour animaux qu’on ne l’estimait auparavant). Par ailleurs, la
possibilité que la production supplémentaire ait servi à constituer des stocks pose d’autres
problèmes, car on ignore qui détiendrait ces stocks et où ils se trouveraient28.
Les révisions des statistiques chinoises influent non seulement sur les données antérieures,
mais suscitent également des questions sur la transparence des marchés agricoles
mondiaux. Il est essentiel de disposer de données fiables sur les stocks pour évaluer la
résilience des marchés agricoles mondiaux face aux chocs. La révision des niveaux de
production en Chine met ainsi en évidence un problème plus général d’incertitude relative
aux estimations des stocks. Souvent, ces stocks (qu’il s’agisse de la Chine ou d’autres pays)
ne sont pas connus directement, mais les variations annuelles sont estimées sur la base de
la différence entre production et consommation, de sorte que les stocks estimés sont
particulièrement vulnérables aux erreurs de mesure. Compte tenu de l’importance de la
fiabilité des données sur la disponibilité de produits alimentaires à l’échelle mondiale, il
faudrait s’efforcer d’améliorer les estimations des stocks mondiaux, par exemple au moyen
d’enquêtes directes29.
Croissance démographique
Pour les projections démographiques, les Perspectives agricoles utilisent les estimations
de la variante moyenne tirées de la base de données des perspectives de la population
mondiale des Nations Unies, révision de 2017 (United Nations World Population
Prospects 2017).
(a) Croissance de la population entre 2016-18 et 2028 (b) Variation annuelle de la population
25 70
60
20
50
15 40
10 30
20
5
10
0 0
Afrique [Link] Chine ALC ASE OCDE Monde 2000 2004 2008 2012 2016 2020 2024 2028
la population augmentera de 0.9 % par an. L’Inde, qui comptera 136 millions d’habitants
de plus en 2028, devrait dépasser la Chine et devenir le pays le plus peuplé de la planète.
Croissance du revenu par habitant
Les estimations de la croissance du revenu par habitant sont tirées des Perspectives
économiques de l'OCDE, n° 104 (novembre 2018) et des Perspectives de l’économie
mondiale (octobre 2018) du FMI. Elles sont exprimées en termes de parité de pouvoir
d’achat, en dollars constants de 2011.
50 100
40 80
30 60
20 40
10 20
0 0
Afrique Inde Chine ALC MENA ASE OCDE Afrique Inde Chine ALC MENA ASE OCDE
Sub-Sah. Sub-Sah.
Note : ALC = Amérique latine et Caraïbes ; MENA = Moyen-Orient et Afrique du Nord ; ASE = Asie du Sud-
Est. La partie (a) montre le PIB par habitant en termes de parité de pouvoir d'achat (PPA) (dollars des Etats-
Unis constants de 2011).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
La demande alimentaire dépend du revenu disponible des ménages, que l'on mesure ici par
approximation en se fondant sur la croissance du PIB par habitant. Toutefois, comme les
effets de la croissance économique ne sont pas toujours également répartis, la
consommation moyenne peut s'en ressentir. Ainsi, comme l'indique le Rapport 2018 sur la
pauvreté et la prospérité partagée publié par la Banque mondiale, dans plusieurs pays
d'Afrique subsaharienne, les revenus des 40 % les plus pauvres n'ont pas crû aussi vite que
le revenu moyen. C'est la raison pour laquelle les projections de la demande établies pour
les présentes Perspectives s'écartent parfois de la trajectoire attendue sur la base de la
croissance moyenne.
Globalement, le revenu par habitant devrait augmenter de 2.5 % par an en termes réels sur
la période de projection. En Inde, on prévoit un doublement du revenu par habitant (6.6 %
par an) grâce à une croissance économique vigoureuse, tandis qu'en Chine, le revenu par
habitant devrait croître de 63 % (4.1 % par an), malgré le ralentissement prévu de l'activité.
Pour d'autres pays en développement d'Asie, les projections à moyen terme tablent sur la
poursuite d’une croissance rapide : la hausse du revenu par habitant devrait se situer entre
4 % et 6 % au Viet Nam, en Indonésie et aux Philippines, et autour de 3.3 %, en Thaïlande.
Elle sera plus lente au Pakistan (1.2 % par an). En Afrique subsaharienne, on prévoit une
croissance du revenu par habitant de 14.2 % sur la période de projection, en particulier du
fait de la forte croissance économique attendue en Éthiopie (7.6 % par an). En Amérique
latine et dans les Caraïbes, la croissance du revenu par habitant au cours des dix prochaines
années sera très contrastée selon les pays. Elle sera relativement lente au Brésil et au
Mexique (aux alentours de 2 % par an), mais atteindra 2.8 % par an dans des pays comme
le Pérou, le Paraguay et la Colombie.
Dans les pays de l'OCDE, le revenu par habitant devrait croître d'environ 1.9 % par an dans
les dix années à venir. Aux deux extrémités de l'échelle, la progression sera de 3.1 % par
an en Turquie et de seulement 1.3 % par an au Canada.
Croissance mondiale
Les hypothèses de croissance du PIB sont fondées sur les Perspectives économiques de
l’OCDE, n° 104 (novembre 2018) et sur les Perspectives de l’économie mondiale (octobre
2018) du FMI.
0
Afrique Inde Chine ALC OCDE Monde Paraguay Pérou Colombie CAC Argentine Uruguay Chili Mexique Brésil
Sub-Sah.
Les projections des Perspectives agricoles reposent sur des hypothèses concernant les
coûts de production, c'est-à-dire les coûts des semences, de l'énergie, des engrais ainsi que
de divers autres intrants faisant ou non l'objet d'échanges internationaux. Elles sont
déterminées par l'évolution d'un indice composite basé sur le coût de ces intrants et
construit en utilisant leur part respective des coûts totaux pour chaque pays et chaque
produit (maintenue constante pendant toute la durée de la période de projection). Les prix
de l'énergie sont représentés par le cours international du brut exprimé en monnaie
nationale. L'évolution des coûts des intrants échangeables comme les machines et les
produits chimiques est estimée à partir des variations du taux de change réel, et celle des
intrants non échangeables (principalement les coûts de main-d'œuvre), à partir des
variations du déflateur du PIB. Pour les semences et les engrais, on procède de façon
itérative car les coûts de ces intrants dépendent en partie des prix des produits agricoles (et,
dans le cas des engrais, des prix du brut).
Les données concernant les cours mondiaux du pétrole jusqu'en 2017 correspondent au
prix du pétrole brut Brent et sont tirées de la version actualisée des Perspectives
économiques de l'OCDE, n° 104 (novembre 2018). Pour 2018, on a utilisé la moyenne
annuelle des prix mensuels au comptant et, pour 2019, la moyenne des prix au jour le jour
en décembre 2018. Pour le reste de la période de projection, on suppose que les prix du
pétrole resteront inchangés en termes réels, ce qui implique une hausse en termes
nominaux, avec un baril passant de 58 USD fin 2018 à 70 USD en 2028.
Politiques publiques
Les politiques publiques et leurs réformes ont des conséquences importantes sur les
marchés des produits agricoles, des biocarburants et de la pêche, souvent même en termes
structurels. Les hypothèses retenues dans la présente édition des Perspectives tablent sur
le maintien des politiques en vigueur pendant toute la période de projection. La décision
du Royaume-Uni de sortir de l'Union européenne n’est pas prise en compte dans les
projections, car les modalités de cette sortie n’étaient pas encore arrêtées au moment de
leur préparation. Les projections relatives au Royaume-Uni sont toutefois traitées
séparément du reste de l'Union européenne dans le présent rapport.
Les accords commerciaux bilatéraux ne sont pris en compte que s'ils ont été ratifiés ou mis
en œuvre. Tel est le cas de l’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste
(PTPGP), qui a été signé en mars 2018 et mis en œuvre, après ratification par la majorité
des pays signataires, à la fin de 2018 (voir la section consacrée aux échanges dans le présent
chapitre pour un examen de ses effets) ainsi que de l'Accord de partenariat économique
entre l’Union européenne et le Japon, qui est entré en vigueur en février 2019. L'Accord
économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l'Union européenne, qui est
partiellement mis en œuvre mais n'a pas encore été ratifié, est également pris en compte
dans les projections. En revanche, l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) ne
donne lieu à aucun changement pendant la période de projection, car le nouvel accord
commercial qui doit le remplacer — l'accord Canada- États-Unis - Mexique — n'a pas
encore été ratifié.
L'embargo imposé par la Fédération de Russie sur les importations en provenance de
certains pays ayant été annoncé comme une mesure temporaire, l'hypothèse retenue ici est
qu'il sera révoqué à la fin de 2019. En revanche, les hausses temporaires des droits de
douane décidées par les États-Unis et par la Chine sont maintenues pendant toute la durée
de la période de projection car aucune date officielle n'a été annoncée pour leur
suppression. Les hypothèses relatives aux politiques énergétiques sont décrites dans le
chapitre consacré aux biocarburants.
Notes
1
Pour le suivi des marchés et les perspectives à court terme, voir en particulier le Système
d’information sur les marchés agricoles ([Link]) et le Système mondial
d’information et d’alerte rapide de la FAO ([Link] Pour les projections à
long terme, jusqu'en 2050, voir par exemple : FAO (2018), The Future of Food and Agriculture –
Alternative pathways to 2050 Adenäuer, M., J. Brooks et J.T. Saunders (2019), « Analysis of Long-
term Challenges for Agricultural Markets », OECD Food, Agriculture and Fisheries Papers, à
paraître ainsi que d'autres travaux examinés par Hertel, T.W. et al. (2016) in « Predicting Long-Term
Food Demand, Cropland Use, and Prices », Annual Review of Resource Economics, vol. 8, pp. 417
441.
2
Voir [Link]
3
Voir Reardon, T. et C.P. Timmer (2012), « The Economics of the Food System Revolution »,
Annual Review of Resource Economics, vol. 4, pp. 225-264.
4
Pour une décomposition de la croissance de la production entre extension des surfaces et hausse
des rendements dans les pays en développement, et une étude des différents facteurs d'amélioration
des rendements, voir par exemple Evenson, R. et D. Gollin (2003), « Assessing the Impact of the
Green Revolution, 1960 to 2000 », Science, vol. 300, n° 5620, pp. 758-762.
5
Voir Phelps, L.P. et J.O. Kaplan (2017), « Land use for animal production in global change studies
: defining and characterizing a framework », Global Change Biology, vol. 23, n° 11, pp. 4457-4471.
Les Perspectives agricoles reprennent la définition que FAOSTAT donne des pâturages.
6
La contribution relative de la hausse des rendements et de l'extension des surfaces à l'augmentation
de la production agricole est importante pour comprendre l'évolution probable du terrritoire agricole
et les pressions qui pourraient en résulter sur l'environnement. Toutefois, augmenter les rendements
n'est pas toujours une solution économiquemenet optimale, par exemple lorsque les intrants
supplémentaires nécessaires coûtent plus cher que ce que rapporte le supplément de production. De
plus, l'augmentation des rendements peut être en soi néfaste pour l'environnement, par exemple
lorsqu'une utilisation accrue d'engrais entraîne une pollution des eaux par l'azote. Par conséquent,
bien qu'ils soient un indicateur important, les rendements ne donnent qu'une image partielle de la
croissance de la productivité et de ses effets sur l'environnement dans le domaine de la production
végétale. Voir par exemple Beddow et al. (2015), « Rethinking Yield Gaps », University of
Minnesota College of Food, Agricultural and Natural Resource Sciences – Staff Paper P15-04.
7
Voir par exemple les données du Global Yield Gap Atlas ([Link]) et l'analyse présentée
dans Fischer, T., D. Byerlee et G. Edmeades (2014), « Crop yields and global food security: Will
yield increase continue to feed the world? », Australian Centre for International Agricultural
Research and Grains Research & Development Corporation.
8
Chiffres de 2016, d'après les Indicateurs du développement dans le monde de la Banque mondiale
([Link]), [Link]
9
Voir par exemple Christiaensen, L (2017), « Agriculture in Africa – Telling myths from facts: A
synthesis », Food Policy n° 67, pp. 1-11 Haggblade et al. (2017), « The Herbicide Revolution in
Developing Countries: Patterns, Causes, and Implications », European Journal of Development
Research, vol. 29, n° 3, pp. 533-559 et International Fertilizer Association (2018), Fertilizer
Outlook 2018-2022.
10
Une comparaison entre les vingt premières années de la Révolution verte (1961-1980) et les
années suivantes (1981-2000) montre que la contribution des variétés améliorées à la croissance des
rendements a augmenté en valeur relative comme en valeur absolue. À mesure que l'utilisation
d'autres intrants se généralisera, il est probable que l'augmentation des rendements dépendra de plus
en plus des variétés améliorées. Voir Evenson, R.E. et D. Gollin (2003), « Assessing the impact of
the Green Revolution, 1960-2000 », Science, vol. 300, n° 5620, pp. 758-762.
11
À propos des politiques agricoles des BRIC, voir par exemple Brink et al. (2017) “BRIC
Agricultural policies through a WTO lens” in A. Bouët et D. Laborde, Agriculture, Development
and the Global Trading System: 2000-2015, IFPRI, et OCDE (2018), Politiques agricoles suivi et
évaluation 2018.
12
À propos de la Russie, voir le ministère de l'Agriculture des États-Unis – Foreign Agricultural
Service (2018), « Russian Federation – Agricultural Economy and Policy Report », GAIN Report
RS1819, [Link] pour l'Asie du Sud-Est, voir OCDE (2017), Building Food
Security and Managing Risk in Southeast Asia, Éditions OCDE, Paris (pp. 107 108)..
13
Voir Smith et al. (2015) “Agriculture, Forestry and Other Land Use,” dans IPCC’s Fifth
Assessment Report, [Link]
14
Les chiffres de 2016 sont tirés de FAOSTAT, [Link]
15
Voir par exemple Herrero, M. et al. (2013), « Biomass use, production, feed efficiencies, and
greenhouse gas emissions from global livestock systems », Proceedings of the National Academy of
Sciences, décembre 2013, vol. 110, n° 52, pp. 20888-20893.
16
Voir, par exemple, Blandford, D. et K. Hassapoyannes (2018), « The role of agriculture in global
GHG mitigation », OECD Food, Agriculture and Fisheries Papers, n° 112, Paris, éditions OCDE,
Paris; World Resources Institute (2018), Creating a Sustainable Food Future,
[Link] Smith, P. et al. (2015),
« Agriculture, Forestry and Other Land Use » in IPCC’s Fifth Assessment Report,
[Link]
17
Voir OCDE (2019), « Options for Climate Change Mitigation in the Agricultural Sector : A Partial
Equilibrium Analysis », à paraître.
18
Voir OCDE (2019), « The changing landscape of agricultural markets and trade », OECD Food,
Agriculture and Fisheries Papers, n° 118, éditions OCDE, Paris.
19
Voir Bouët, A et D. Laborde (2017), « Assessing the potential cost of a failed Doha Round », in
A. Bouët et D. Laborde, Agriculture, Development and the Global Trading System: 2000-2015,
IFPRI, Washington D.C.
20
Le PTPGP est entré en vigueur en Australie, au Canada, au Japon, au Mexique, en Nouvelle-
Zélande et à Singapour le 30 décembre 2018. Il est entré en vigueur au Viet Nam le 14 janvier 2019.
Il entrera en vigueur dans les quatre pays restants (Brunei Darussalam, Chili, Malaisie et Pérou) 60
jours après l'achèvement de la procédure de ratification propre à chacun. La plupart des lignes
tarifaires (environ 86 %) des pays parties au PTPGP seront exemptées de droits dès l'entrée en
vigueur de l'Accord. Certains droits de douane seront éliminés graduellement au cours de périodes
“d'élimination progressive” qui varient d'un pays à l'autre et d'un produit à l'autre, et un petit nombre
de lignes tarifaires ne seront pas exemptées de droits. Au total, 99 % environ des lignes tarifaires
des pays membres du PTPGP seront exemptes de droits d'ici 15 ans.
21
Dans le cadre de cet accord de partenariat économique, l'Union européenne accepte de supprimer
les droits de douane sur 99 % de ses lignes tarifaires et 100 % de ses importations, tandis que le
Japon supprime les droits de douane sur 97 % de ses lignes tarifaires et 99 % de ses importations.
Une fois que l'accord sera pleinement mis en œuvre, le Japon aura éliminé les droits de douane sur
environ 84 % des produits agricoles de l’Union européenne (en termes de lignes tarifaires) et l'Union
européenne aura éliminé les droits de douane sur pratiquement tous les produits agricoles du Japon,
à l'exception du riz (qui fait l'objet d'une exclusion mutuelle) et de quelques produits transformés.
22
La FAO, en collaboration avec les autorités des deux régions, s’emploie à informer les agriculteurs
et à les former à la lutte contre ce ravageur. Voir : [Link]
events/en/c/1186008/
23
Voir par exemple Alston, J.M. et al. (2000), « A meta-analysis of rates of return to agricultural
R&D: Ex pede Herculem? », IFPRI Research Report Hurley, T.M. et al. (2014), « Re-examining the
reported rates of return to food and agricultural research and development », American Journal of
Agricultural Economics, vol. 96, n° 5, pp. 1492-1504 Nin-Pratt, A. et E. Magalhaes (2018),
« Revisiting rates of return to agricultural R&D investment », IFPRI Discussion Paper n° 01718.
24
Voir Heisey, P.H. et K.O. Fuglie (2018), Agricultural Research Investment and Policy Reform in
High-Income Countries, ministère de l'Agriculture des États-Unis – Economic Research Service,
mai 2018.
25
Voir ASTI (2012), ASTI Global Assessment of Agricultural R&D Spending, Agricultural Science
and Technology Indicators, [Link]
26
Voir Fuglie, K.O. et al. (2012), « The contribution of private industry to agricultural innovation »,
Science, n° 338, vol. 6110, pp. 1031-1032.
27
Johannson, R. (2019), « The Outlook for U.S. Agriculture », discours prononcé au Forum sur les
Perspectives de l’agriculture au ministère de l’Agriculture des États-Unis (21-22 février 2019).
28
Les travaux en cours du Secrétariat de l’AMIS s’appuient sur des estimations des besoins
biologiques des animaux d’élevage pour évaluer quelle part de la production céréalière
supplémentaire a pu être affectée à l’alimentation des animaux. Voir AMIS Market Monitor n° 65
(février 2019), disponible à l’adresse : [Link].
29
Pour plus d’informations, voir AMIS Market Monitor n° 64 (décembre 2018), disponible à
l’adresse : [Link].
Ce chapitre est consacré aux perspectives et aux difficultés du secteur agricole dans la
région Amérique latine et Caraïbes (ALC). Cette région représente environ un quart des
exportations mondiales de produits agricoles et halieutiques, ce qui souligne l’importance
que revêt l’ouverture des échanges au niveau international. Les bonnes perspectives de
croissance des cultures de fruits et de légumes à forte valeur ajoutée offrent des
opportunités aux petits exploitants, mais les politiques publiques devront être différenciées
en fonction des ressources dont ils disposent et de leurs débouchés potentiels sur le marché.
La sécurité alimentaire reste un sujet de préoccupation dans la région, de nombreux
ménages n’ayant pas les moyens d’acheter la nourriture dont ils ont besoin. Étant donné
l’augmentation concomitante du nombre de personnes en surpoids ou obèses, plusieurs
initiatives ont été lancées pour infléchir ces tendances. De nouveaux investissements
stratégiques dans un environnement favorable à l’agriculture seront nécessaires pour faire
augmenter la productivité agricole de façon durable dans la région ALC. Toutefois, vu la
diversité qui caractérise cette région du point de vue de l’infrastructure rurale, de la R-D
et des problèmes environnementaux liés à la production agricole, les possibilités
d’accroître encore la dépense publique en faveur du secteur et d’améliorer sa performance
environnementale sont très inégales.
2.1. Introduction
Regroupant 34 pays, la région de l’Amérique latine et des Caraïbes (ALC) s’étend sur plus
de 2 milliards d’hectares et comptait en 2018, d’après les estimations, 657 millions
d’habitants, soit une densité moyenne modeste de 0.64 personnes par hectare. Trente-huit
pour cent des surfaces disponibles sont à usage agricole (dont 9.5 % pour les cultures et
28.5 % pour le pâturage) et 46 % sont couverts de forêts. Le territoire de la région
représente 15 % de la surface du globe, reçoit 30 % des précipitations et fournit 33 % des
ressources mondiales en eau, ce qui fait d’elle une grande réserve mondiale de terres arables
et de forêts. Compte tenu de l’immense distance entre ses extrémités nord et sud, de sa
topographie variée et de son abondante biodiversité, la région ALC possède un éventail de
systèmes agricoles parmi les plus complexes et pluriels en comparaison avec les autres
régions du monde (Encadré 2.1).
L’agriculture est un secteur économique important pour une grande partie de l’Amérique
latine et des Caraïbes (ALC), comptant pour 4.7 % du PIB en moyenne en 2015-17. Cette
contribution a baissé de 1.4 % par rapport à 1996-98, ce qui correspond au schéma classique
du développement économique, et reflète une tendance générale dans les pays de la région,
à l’exception de l’Argentine. La part de l’agriculture dans l’économie a considérablement
diminué en Équateur (10 % au cours de la même période), au Guatemala (13.6 %) et en
Guyane (20.2 %). Toutefois, elle atteint encore environ 10 % du PIB total ou plus dans ces
pays, ainsi qu’au Belize, en Bolivie, en Dominique, en Équateur, à Haïti et au Paraguay.
En Amérique latine et dans les Caraïbes, la production agricole et halieutique a progressé
de 2.7 % par an en moyenne (en dollars E.-U. constants de 2010, sylviculture comprise) au
cours des vingt dernières années, soit un peu moins vite que la croissance économique
globale, ce qui correspond à la baisse de la part du secteur dans le PIB. Ce rythme de
croissance est nettement supérieur à celui des pays de l’OCDE (1.2 % par an), mais
inférieur à ceux des régions plus dynamiques de l’Asie du Sud ou de l’Asie de l’Est et du
Pacifique, respectivement de 3.1 % et 3.7 %, ou à celui de l’Afrique subsaharienne, qui
arrive en tête de toutes les régions, avec 4.6 % par an (Banque mondiale, 2019[1]).
Les performances sont variables au sein de la région. En général, les résultats de
l’agriculture et de la pêche sont relativement meilleurs dans les pays d’Amérique du Sud
que dans ceux d’Amérique centrale. Le secteur a enregistré un recul dans plusieurs
économies des Caraïbes, mais la République dominicaine affiche le deuxième taux de
croissance le plus élevé (4.3 %).
La région se positionne comme un exportateur de produits agricoles de premier plan. Les
pays d’Amérique latine sont des grands exportateurs de soja, de viande porcine, de maïs,
de volaille, d’aliments pour animaux, de sucre, de café, et de fruits et légumes. Le Brésil
est le premier exportateur de produits agricoles et alimentaires (79.3 milliards USD en
2017) de la région, suivi par l’Argentine (35.0 milliards USD), le Mexique
(32.5 milliards USD), le Chili (17 milliards USD), l’Équateur (10.4 milliards USD) et le
Pérou (8.8 milliards USD). Certains pays d’Amérique latine sont également de grands
importateurs de produits agroalimentaires, comme le Mexique, qui fait partie des
principaux importateurs mondiaux de maïs, de soja, de produits laitiers, de viande porcine
et de volaille, et le Brésil, l’un des plus gros importateurs mondiaux de blé. Toutefois,
globalement, l’excédent commercial agricole de la région ALC augmente régulièrement
depuis vingt ans ; il atteignait 104.3 milliards USD en 2017.
Le secteur est particulièrement important pour les moyens de subsistance des populations.
En 2018, il employait 14.1 % de la main-d’œuvre totale de la région ALC, et cette part était
de plus d’un quart dans des pays comme la Bolivie, l’Équateur, le Guatemala, le Honduras,
Haïti, le Nicaragua et le Pérou (Banque mondiale, 2019). Les pays de la région ALC sont
parvenus à faire baisser les taux de pauvreté rurale, même en période de crise économique
et de faible croissance. Entre 1990 et 2014, la pauvreté rurale a diminué de près de 20 points
de pourcentage dans la région. Un facteur clé de ce résultat a été la réorientation de l’action
publique, avec l’abandon des subventions générales à la consommation au profit de
programmes de transferts monétaires conditionnels, dont les pays d’Amérique latine ont
été les pionniers. De plus, lorsque la région a connu des crises économiques, l’agriculture
a servi de « tampon » pendant les périodes de récession (Arias et al., 2017[2]).
Toutefois, la tendance à la baisse de la pauvreté s’est inversée ces dernières années. En
outre, la pauvreté et l’extrême pauvreté se maintiennent à des taux élevés dans les zones
rurales (48.6 % et 22.5 % respectivement). Depuis 2015, le resserrement de l’écart entre
les populations pauvres des zones rurales et des zones urbaines s’est également inversé, et
l’écart s’est accru si l’on prend en compte d’autres dimensions de la pauvreté (accès aux
services publics de base) (CEPALC, 2018[3] ; FAO, 2018[4]). Par ailleurs, le nombre de
personnes sous-alimentées a augmenté pour la troisième année consécutive en 2017,
atteignant 39.3 millions (FAO, 2018[5]), et ce problème est davantage lié à l’accessibilité
financière des aliments qu’à leur disponibilité physique, la région étant excédentaire en
produits agricoles et alimentaires.
Les ressources naturelles abondantes de la région ALC lui permettront de continuer à jouer
un rôle majeur dans la production et les échanges agricoles mondiaux. À l’avenir, la
difficulté sera de maintenir la croissance dans un contexte de ralentissement de la demande
et de baisse des prix internationaux, tout en veillant à la rendre plus durable et inclusive
que dans le passé.
ce sont les petites structures et les exploitations familiales qui l’emportent dans une bonne
partie du reste de la région. Selon les estimations, 50 % de la production alimentaire totale
de la région ALC est assurée par les 15 millions de petites exploitations que compte cette
zone.
S’agissant des échanges, bien que la région dans son ensemble figure parmi les grands
exportateurs mondiaux de céréales et d’oléagineux, ainsi que de bananes, de café et de
sucre, on observe des écarts importants d’une sous-région à l’autre. Par exemple, les pays
du cône Sud, en particulier l’Argentine et le Brésil, comptent parmi les principaux
exportateurs mondiaux de blé, de maïs, de soja et de sucre, tandis que les pays des Caraïbes
doivent recourir aux importations pour couvrir leurs besoins en produits alimentaires.
La contribution de l’agriculture à la production économique totale varie aussi fortement
d’un pays à l’autre. En effet, si l’agriculture primaire représente moins de 5 % du PIB de
la région en moyenne, ce chiffre masque d’importantes disparités entre les pays. Au
Mexique et au Chili, l’agriculture représente moins de 4 % du PIB, tandis que sa
contribution dépasse 15 % au Belize et au Nicaragua, et même 20 % au Paraguay. Dans
tous les cas en revanche, l’agriculture occupe une place plus importante dans l’économie
lorsque l’on ajoute les activités amont et aval à la production primaire. Ainsi élargi, le
secteur agricole compte pour plus de 20 % du PIB dans la plupart des économies de la
région ALC.
haut niveau dans la catégorie des exploitations de 5 à 20 ha, tandis que dans le sud-est, la
meilleure performance est celle des exploitations de plus de 500 ha (Arias et al., 2017[2]).
La croissance de la productivité dans la région a trois sources : la recherche et le
développement (R-D), des investissements visant à instaurer un environnement favorable
à l’agriculture et des aides spécifiques aux agriculteurs. Les investissements publics dans
la R-D agricole ont joué un rôle clé dans la hausse de la productivité du secteur agricole
latino-américain. Malgré des fluctuations dans les années 80 et 90, les dépenses publiques
de R-D en faveur de l’agriculture affichent une tendance positive sur le long terme. En
2013, la région a dépensé 5.1 milliards USD (prix de 2011, PPA) dans la R-D agricole,
dont un peu plus de 50 % pour le Brésil (Stads et al., 2016[7]).
Graphique 2.1. Croissance annuelle de la productivité totale des facteurs dans l'agriculture,
moyennes pondérées, 1991-2015
%
3.5
2.5
1.5
0.5
0
Brésil Communauté Andine Amérique centrale et Caraïbes ALC Monde
Mexique
a) Superficie totale récoltée en ALC 1980-2017 b) Proportion des surfaces récoltées par région d'ALC
Céréales Soja Argentine Brésil Autres Am. du Sud
kha % Centrale Caraïbes Mexique
140000 100
120000 90
80
100000 70
80000 60
50
60000
40
40000 30
20
20000
10
0 0
1980-82 2015-17 1980-82 2015-17
Soja Cèrèales
Note : la superficie récoltée inclut les doubles récoltes. ALC = Amérique latine et Caraïbes.
Source : FAOSTAT.
StatLink 2 [Link]
Graphique 2.3. Cheptel par sous-région de la zone Amérique latine et les Caraïbes
MERCOSUR Communauté Andine Amérique centrale Caraïbes Têtes de bétail (axe de droite)
% Mn têtes
100 4 000
90 3 500
80
3 000
70
60 2 500
50 2 000
40 1 500
30
1 000
20
10 500
0 -
1980-82 2015-17 1980-82 2015-17 1980-82 2015-17
Bovins Viande de volaille Viande porcine
Source : FAOSTAT.
StatLink 2 [Link]
Au cours des vingt dernières années, deux phénomènes opposés ont été observés en ce qui
concerne la structure des terres agricoles en Amérique latine : d’une part, une concentration
des terres dans des pays tels que le Paraguay, l’Argentine, l’Uruguay, le Chili et le
Venezuela ; d’autre part, un morcellement des terres dans des pays comme le Brésil, le
Pérou, le Mexique, le Costa Rica, le Nicaragua et le Salvador. Les économies d’échelle, les
successions, l’urbanisation et le développement des marchés fonciers expliquent les
phénomènes observés, lesquels peuvent tous se produire simultanément à l’échelle des
pays. La taille moyenne des exploitations a augmenté de plus de 20 % en Argentine et en
Uruguay et de près de 40 % au Paraguay en moins de vingt ans, tandis qu’elle a diminué
d’environ 30 % dans des pays tels que le Nicaragua (entre 2001 et 2011) et le Salvador
(entre 1971 et 2007-08) (Sotomayor et Namdar-Irani, 2016[16]). Les données d’enquêtes
auprès des ménages laissent également entrevoir une concentration des terres dans la
région. Entre 2002 et 2014, le nombre de ménages agricoles (salariés et indépendants) a
diminué d’un cinquième dans douze pays de la région ALC, et l’emploi dans le secteur
agricole a reculé de 11 points de pourcentage (CEPALC, FAO et IICA, 2017[17]).
Les moyennes citées concernant la taille des exploitations ne tiennent pas compte de la
location des terres, une pratique courante dans certains pays tels que l’Argentine, où les
pools de siembra (entreprises agricoles financées par des fonds d’investissement) peuvent
gérer des exploitations de plusieurs milliers d’hectares, ou le Mexique, avec ses entreprises
agro-industrielles transnationales établies de longue date qui, par le biais de l’agriculture
contractuelle, contrôlent implicitement l’ensemble du processus de production de plusieurs
milliers d’hectares. En outre, les chiffres ci-dessus masquent les mouvements de
concentration à l’œuvre dans des secteurs agricoles particuliers. Par exemple, bien que le
Pérou ait connu un phénomène de morcellement de son espace agricole ces vingt dernières
années, un seul groupe économique y gère des exploitations de 1 240 à 8 858 ha dans le
secteur de l’exportation des fruits et légumes. Au Brésil, où l’on a également observé une
tendance au morcellement des terres, un producteur a pu planter 223 000 ha de soja sur une
seule exploitation (Soto Baquero and Gómez, 2014).
Outre la concentration des terres, l’augmentation de l’investissement étranger dans les
terres agricoles est un phénomène relativement récent. Les investisseurs étrangers ne
viennent pas uniquement de l’extérieur de la région : les Brésiliens et les Argentins
produisent du soja, élèvent du bétail et exploitent la forêt en Bolivie, par exemple ; les
investisseurs brésiliens ont acquis des terres non seulement en Bolivie, mais aussi au
Paraguay, en Colombie et en Uruguay ; les investisseurs mexicains, costariciens et
guatémaltèques sont présents dans les activités forestières, l’élevage, la production de riz,
de canne à sucre, d’agrumes et la culture du palmier à huile au Nicaragua, pour ne citer que
quelques exemples (Soto Baquero and Gómez, 2014). Entre la location des terres et
l’augmentation des surfaces entre les mains d’étrangers, les exploitations agricoles peuvent
atteindre plusieurs milliers d’hectares, modifiant ainsi la structure et l’évolution de la
superficie agricole de la région, et laissant entrevoir des taux de concentration des terres
plus élevés que ne le laissent supposer les données des recensements. Quoi qu’il en soit,
ces deux phénomènes constituent des problèmes bien particuliers pour les dirigeants.
Tableau 2.1. Évolution de la taille moyenne des exploitations dans certains pays de la
région ALC, d’après les derniers recensements
Note : d’après le dernier recensement agricole, réalisé en 2017, la taille moyenne des exploitations au Brésil est
de 69.1 ha (données préliminaires). IBGE (2017).
Source : (Sotomayor et Namdar-Irani, 2016[16]).
Encadré 2.2. L’épidémie d’obésité dans la région de l’Amérique latine et des Caraïbes
une consommation moyenne supérieure à la référence de 2 000 calories pour une personne
moyenne (OMS, 2019[26]).
L’OMS recommande que la proportion de sucres libres et de matières grasses ne dépasse
pas, respectivement, 10 % et 30 % des calories totales consommées. Il semble que les
habitudes alimentaires de la région ALC ne concordent pas avec ces préconisations. La part
des sucres libres y est largement supérieure, même si elle est passée d’environ 16 % des
calories totales disponibles en 1998 à 13 % en 2018 (graphique 2.5.a). C’est le Brésil qui a
enregistré la plus forte réduction des sucres libres disponibles, leur part étant passée de
17 % des calories totales en 1998 à quelque 12 % en 2018. Toutefois, cette tendance
baissière n’a pas été observée dans tous les pays de la région ALC. Dans certains d’entre
eux, on constate une légère hausse, comme en Argentine, où la part des sucres libres
disponibles dans le régime alimentaire est passée de 13.5 % à 14 % en 20 ans, tandis que
dans d’autres, comme le Mexique, la proportion n’a pas varié.
Graphique 2.4. Prévalence du surpoids ou de l'obésité chez les adultes dans le monde
Note : la prévalence est présentée sous la forme du pourcentage d'adultes en surpoids ou obèses, ce qui signifie
qu'ils ont un IMC supérieur à 25 et 30 respectivement. Données agrégées de l'OMS. Les chiffres de l'Amérique
latine et des Caraïbes ont été calculés en déduisant les chiffres du Canada et des États-Unis d'Amérique des
agrégats de l'OMS sur les Amériques, en utilisant les données démographiques des Nations Unies.
L'augmentation de la prévalence au cours de cette période a été globalement constante.
Source : OMS (2019), Nations Unies (2017).
StatLink 2 [Link]
Dans la région ALC, le pourcentage de calories disponibles provenant des matières grasses
a tendance à augmenter. Il est ainsi passé d’environ 26 % à 29.5 % au cours des vingt
dernières années, atteignant presque le seuil maximal de 30 % recommandé par l’OMS.
Certains pays de la région tels que l’Argentine, le Brésil et le Chili dépassent déjà ce seuil.
Par ailleurs, il y a vingt ans, la part des calories disponibles provenant des protéines dans
la région ALC, qui frôlait 11 %, était similaire à la moyenne mondiale. Toutefois, environ
45 % de ces calories protéiques étaient d’origine animale, alors que la moyenne mondiale
n’est que d’un tiers. Le régime de la région, auparavant riche en céréales, racines,
tubercules et légumineuses, fait progressivement de plus en plus de place aux protéines
animales (graphique 2.5.c).
Graphique 2.5. Gros plan sur la part des matières grasses, des sucres libres et des protéines
dans la composition nutritionnelle des régimes alimentaires de la région Amérique latine
et les Caraïbes
a) Part des sucres libres dans le total des calories b) Part des matières grasses dans le total des calories
% OMS max Monde Argentine Brésil Chili Mexique ALC % OMS max Monde Argentine Brésil Chili Mexique ALC
20 40
18 35
16
30
14
12 25
10 20
8 15
6
10
4
5
2
0 0
1998 2018 1998 2018
Sucres libres % des calories Matières grasses % des calories
c) Part des protéines d'origine animale dans le total des calories d) Évolution de la disponibilité énergétique
Monde Argentine Brésil Chili Mexique ALC kcal/jour 2000 kcal Monde Argentine Brésil Chili Mexique ALC
% /personne
10 3500
9
3300
8
3100
7
6 2900
5 2700
4
2500
3
2300
2
1 2100
0 1900
1998 2018 1998 2018
Protéines d'origine animale % des calories Calories
Note : les sucres libres regroupent le sucre et le sirop de maïs à haute teneur en fructose. Les protéines d'origine
animale sont les protéines présentes dans la viande, le poisson, les produits laitiers et les œufs. ALC = Amérique
latine et Caraïbes.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
Sous- Suralimentation
alimen- Interventions publiques visant la Interventions à l’interface de l’offre et de la demande
tation demande
Communication d’informations Collaboration Renforcement de la réglementation
publiques public-privé
volontaire Activités
Pays
Recommandations Programmes Modification Étiquettes Encadrement Règles sur Mesures physiques
alimentaires d’éducation de la de mise de la la fiscales
composition en garde publicité composition
des produits de produits
mauvais
pour la
santé
Argentine ● ● ● ● ●* ●* ● ●
Brésil ● ● ● ● ●* ● ● ●
Chili ● ● ● ● ● ● ● ● ●
Mexique ● ● ● ● ● ● ● ●
Les projections qui suivent concernant les marchés agricoles d’Amérique latine et des
Caraïbes prennent en compte les déterminants structurels décrits précédemment. Elles
pourraient ne pas se vérifier si de nouvelles actions étaient menées pour accroître la
productivité, gérer les ressources environnementales de façon durable et rendre la
croissance du secteur agricole plus inclusive. Les réponses stratégiques à apporter à ces
enjeux et les actions envisageables sont examinées, au niveau sectoriel, dans la section 2.4.
Demande
La demande de produits agricoles et alimentaires latino-américains sera principalement
déterminée par l’augmentation de la population et des revenus dans la région et dans ses
principaux marchés. Avec 656.6 millions d’habitants, la région ALC représente 8.5 % de
la population mondiale totale. L’Amérique du Sud est la sous-région la plus peuplée, avec
65.6 % de la population totale de la région ALC ; l’Amérique centrale et le Mexique
représentent 27.6 % de cette population, et les Caraïbes, les 6.7 % restants. La croissance
de la population dans la région diminue depuis vingt ans, du fait de la baisse du taux de
fertilité, passé de 3.06 naissances par femme en 1995 à 2.12 ces dernières années, et du
solde migratoire négatif de la région. En 2005, par exemple, l’émigration vers les pays
développés a atteint un pic, avec 1.1 million de personnes, et s’est stabilisée autour de
350 000 émigrants par an ces dernières années. La croissance annuelle moyenne de la
population dans la région devrait passer de 1.3 % au cours des deux dernières décennies à
0.8 % au cours de la prochaine. La croissance démographique du Brésil, première économie
et pays le plus peuplé (212 millions d’habitants en 2019) de la région, devrait diminuer de
moitié au cours des dix ans à venir, s’établissant à 0.6 % par an, contre 1.1 % ces vingt
dernières années. Le Mexique (deuxième pays le plus peuplé avec 132 millions d’habitants)
verra aussi la croissance de sa population ralentir, passant de 1.4 % par an en 1995-2018 à
1.0 % en 2019-28.
Le PIB réel par habitant de la région ALC devrait progresser en moyenne de 1.9 % par an
durant les dix prochaines années, soit 0.3 point de pourcentage de plus que dans les
économies de l’OCDE. Cette évolution entraînera une modification de la composition de
la demande de produits agricoles et alimentaires de la région ALC. La hausse de la demande
de protéines d’origine animale, par exemple, fait partie des changements attendus. En outre,
à l’échelle régionale, on peut prévoir une augmentation de la consommation de fruits, de
légumes, de viande, de produits laitiers et de poisson par rapport à celle d’aliments de base
tels que le maïs (dont la consommation par habitant devrait baisser de 4.3 % en l’espace de
dix ans), le blé, le riz et les haricots. La consommation annuelle de produits laitiers dans la
région ALC devrait augmenter de 1.2 % dans le cas du beurre, de 1.4 % pour les produits
laitiers frais, de 1.8 % pour la poudre de lait entier, et de 2.0 % pour le fromage. Au cours
de la prochaine décennie, la consommation de viande bovine et porcine par habitant devrait
croître d’environ 10 %, celle de poisson, d’environ 12 %, et celle de volaille, de près de
15 %. Ainsi, d’ici 2028, la consommation de volaille représentera 42.1 % de la
consommation totale de viande, avec 34.2 kg par habitant et par an, soit 14.8 points de
pourcentage de plus qu’au milieu des années 90. Les consommateurs de la région ALC, qui
remplacent assez facilement un type de viande par un autre, devraient réagir au prix
avantageux de la volaille par rapport à celui d’autres viandes.
Les biocarburants (principalement l’éthanol et le biodiesel) ont beaucoup contribué à la
hausse de la demande de produits agricoles ces vingt dernières années, à l’échelle régionale
comme à l’échelle mondiale. La production d’éthanol au Brésil, deuxième producteur et
exportateur mondial derrière les États-Unis, est particulièrement dynamique, croissant à un
rythme annuel moyen de 5.3 %. Les biocarburants devraient toutefois jouer un rôle
relativement moins important vis-à-vis de la demande de produits agricoles dans les dix
années à venir.
Graphique 2.6. Consommation de viande par habitant dans la région Amérique latine
et les Caraïbes
kg/personne/an
80
70
60
50
40
30
20
10
StatLink 2 [Link]
Due à l'augmentation de la demande par tête (alimentation et autre usage) En raison de la croissance démographique
%
4.5
4.0
3.5
3.0
2.5
2.0
1.5
1.0
0.5
0.0
2019-28 2009-18 2019-28 2009-18 2019-28 2009-18 2019-28 2009-18 2019-28 2009-18 2019-28 2009-18
Céréales Viande Poissons Produits laitiers frais Sucre Huile végétale
Note : la contribution de la croissance démographique est calculée en partant de l’hypothèse que la demande
par habitant reste à son niveau de la dernière année de la décennie précédente. Les taux de croissance renvoient
à la demande totale (alimentation humaine, alimentation animale et autres utilisations).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
Production
Croissance de la superficie Croissance des rendements Superficie en 2028 (millions d'hectares, axe de droite)
Mha
50% 70
45%
60
40%
35% 50
30%
40
25%
30
20%
15% 20
10%
10
5%
0% 0
Blé Maïs Riz Autres céréales second. Soja Autres oléagineux Coton Canne à sucre
Note : le graphique ventile la croissance totale de la production (2016-18 à 2028) entre croissance de la
superficie récoltée et croissance des rendements moyens de la région Amérique latine et les Caraïbes.
Source: OECD/FAO (2018), “OECD-FAO Agricultural Outlook”, OECD Agriculture statistics (database),
[Link]
StatLink 2 [Link]
Céréales
L’Argentine et le Brésil sont les principaux producteurs céréaliers de la région. En 2016-18,
ces deux pays représentaient environ la moitié de la production totale de céréales
secondaires et de riz de la région ALC, 75.1 % de celle de maïs, et 77.8 % de celle de blé.
Le maïs est un aliment de base essentiel du régime mexicain, mais au cours des vingt
dernières années, la part du Mexique dans la production totale de maïs de la région ALC a
diminué de près de 10 points de pourcentage pour s’établir à 15.2 % actuellement. Une
évolution similaire a été observée en ce qui concerne la production mexicaine de céréales
secondaires (principalement du sorgho) : la part du pays dans la production totale de la
région ALC a chuté de 11.7 points de pourcentage, passant de 42.9 % à 31.2 %. Bien que
très concentrée, la répartition de la production de blé est restée relativement stable durant
les deux dernières décennies.
La croissance de la production céréalière devrait ralentir au cours des dix prochaines
années, avec des taux annuels de croissance réduits de moitié par rapport à ceux observés
ces vingt dernières années pour les principaux pays producteurs de céréales. D’ici 2028, la
région ALC devrait produire 233.5 Mt de maïs (18 % du total mondial), 22.1 Mt de céréales
secondaires (3 % du total mondial), 21.4 Mt de riz (4 % du total mondial) et 37.3 Mt de blé
(11 % du total mondial).
Mt %
250 20
18
200 16
14
150 12
10
100 8
6
50 4
2
0 0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Maïs Riz Blé Autres céréales second.
que les rendements croissaient de 1.3 % par an. Ces trois pays représentent actuellement
96.6 % de la production totale de soja de la région.
La production de soja continuera à progresser au cours de la prochaine décennie, et la
surface consacrée à cette culture devrait encore croître au détriment des pâturages, même
si un tiers de cette augmentation proviendra des systèmes de double culture. Cependant, le
taux annuel de croissance de la production dans l’ensemble de la région devrait diminuer,
passant de 6.9 % au cours des deux dernières décennies à 2.8 % au cours de la prochaine.
Au cours des vingt dernières années, la croissance de la production d’huile végétale a été
relativement modeste (137 %) dans l’ensemble de la région, mais dynamique en Amérique
centrale et dans les Caraïbes (370 %) en raison de l’accroissement rapide de la superficie
consacrée à l’huile de palme. La production d’huile végétale est légèrement moins
concentrée dans la région ALC : l’Argentine et le Brésil en fournissent chacun 34 %
(principalement du soja), le Mexique et la Colombie, 7.2 % et 7.0 % respectivement, et
l’Amérique centrale et les Caraïbes, 7.5 %. La production d’huile végétale devrait croître
de 26.8 % d’ici 2028.
Mt
250
200
150
100
50
0
2016-18 2028
Soja
Légumineuses
Les légumineuses, principalement les haricots, constituent une part importante du régime
alimentaire de plusieurs pays de la région ALC. La production de légumineuses a enregistré
une croissance globale modeste (30 %) dans cette région durant les deux décennies
écoulées, mais elle a été relativement dynamique en Amérique centrale et dans les Caraïbes
(162.6 % entre 1995-97 et 2016-18), soutenue par les programmes publics mis en place à
la suite de la crise alimentaire mondiale de 2007-08. C’est ainsi que la part des pays
d’Amérique centrale et des Caraïbes dans la production totale de légumineuses de la région
ALC a augmenté de 10 points de pourcentage, passant de 9.2 % à 18.6 % au cours des vingt
dernières années. Le Brésil et le Mexique représentent respectivement 41.2 % et 24.8 % de
la production totale de légumineuses. Au cours de la prochaine décennie, les tendances de
la production devraient être analogues à celles observées dans le passé, avec un taux de
croissance moyen de 1.3 % par an pour la région ALC dans son ensemble, selon les
estimations.
Coton
La production de coton de la région ALC a doublé ces vingt dernières années. Le Brésil
domine le secteur, avec 78.4 % de la production totale en 2016-18, suivi par le Mexique,
qui est parvenu à faire passer sa part de 5.8 % en 2000-02 à 11 % en 2016-18, et par
l’Argentine, avec une part de 8.8 %. Le Brésil est le cinquième producteur de coton, avec
environ 6 % du total mondial, et ses exportations de coton représentent environ 10 % du
total mondial. Au cours des dix prochaines années, la production de coton de la région ALC
devrait progresser de 0.9 % par an, soutenue par la demande croissante de fibre et les prix
relatifs du coton, devenus récemment avantageux par rapport aux cultures concurrentes
telles que le blé, le soja, le maïs et la canne à sucre. Néanmoins, cette croissance sera
inférieure de 3.5 points de pourcentage à celle des deux décennies écoulées. La part des
exportations brésiliennes dans les exportations mondiales totales devrait atteindre 14.7 %
à l’horizon 2028.
Sucre
Comme dans d’autres pays en développement, la consommation de sucre par habitant
continuera de progresser dans les pays de la région ALC. Consécutive aux évolutions
socioéconomiques, la hausse de la demande d’aliments transformés stimulera la production
et contribuera donc à la croissance annuelle moyenne attendue de 2.6 % au cours des dix
prochaines années. Le Brésil restera le principal producteur de sucre de la région ALC,
avec une part de 62.4 % de la production totale d’ici 2028, d’après les prévisions, suivi par
les pays d’Amérique centrale et des Caraïbes (13.6 % du total) et le Mexique (9.5 % du
total). Cependant, après avoir dominé la production mondiale de sucre pendant 15 années
consécutives, le Brésil sera dépassé par l’Inde en 2019. Avec l’affectation de volumes de
canne supplémentaires à la production d’éthanol, la part du Brésil dans les exportations
mondiales de sucre devrait passer de 38.7 % en 2016-18 à 37.6 % en 2028.
Racines et tubercules
La production de racines et de tubercules dans la région ALC a affiché une croissance
relativement lente (13.8 % sur les vingt dernières années) par rapport aux autres produits
agricoles. Le Brésil est le principal producteur de racines et de tubercules de la région, mais
la superficie qu’il consacre à ces produits a diminué de 15.6 % ces vingt dernières années,
et sa part dans la production de racines et de tubercules de la région est passée de 56.9 % à
46.0 %. Parallèlement, la part des pays d’Amérique centrale et des Caraïbes ainsi que du
Pérou a augmenté de cinq points de pourcentage pour atteindre respectivement 10.3 % et
11.4 % du total en 2016-18. La production de racines et tubercules devrait croître en
moyenne de 1.4 % par an au cours de la décennie à venir.
Café
Le Brésil est le premier producteur et exportateur mondial de café, tandis que la Colombie,
le Honduras, le Pérou et le Mexique figurent parmi les dix plus grands producteurs. Cinq
pays d’Amérique latine font partie des dix principaux exportateurs de café. Si la superficie
récoltée en café est demeurée relativement stable au Brésil ces vingt dernières années, en
Colombie et au Mexique, en revanche, elle a diminué respectivement de 6.0 % et 9.8 %. À
l’inverse, cette superficie a plus que doublé au Honduras et au Pérou. Ces évolutions de la
production dans la région ont repositionné les pays sur les marchés d’exportation. La part
du Brésil est passée de 23 % à 29 % au cours des deux dernières décennies, tandis que celle
de la Colombie a perdu huit points de pourcentage, tombant de 17 % à 9 %. Le Mexique
représentait 5 % des exportations mondiales de café il y a vingt ans, mais il ne fait plus
partie des exportateurs nets aujourd’hui. Le Guatemala reste l’un des principaux
exportateurs mondiaux de café, avec une part de marché de 3 % (deux points de moins qu’il
y a vingt ans). Le Costa Rica n’est plus un exportateur majeur, tandis que le Honduras et le
Pérou s’adjugent respectivement 4 % et 3 % des exportations. Les pays d’Amérique latine
continueront de jouer un rôle important sur les marchés mondiaux du café, malgré une
présence accrue des fournisseurs asiatiques. La hausse de la consommation sur les marchés
émergents tels que la Chine, la Fédération de Russie et la Corée, ainsi que dans les pays
exportateurs actuels tels que l’Inde, l’Indonésie et le Viet Nam devraient permettre de
valoriser le potentiel de production favorable de la région. Toutefois, pour maintenir leur
part de marché, les producteurs de café d’Amérique latine devront composer avec la
modification des conditions climatiques, qui rendra certaines régions inadaptées à la
production de café et qui favorisera la propagation d’organismes nuisibles et de maladies,
comme la rouille orangée du caféier (Sänger, 2018[28]).
Fruits et légumes
Stimulées par les accords de libre-échange (ALE), la production et les exportations de fruits
et de légumes de la région ALC ont considérablement progressé, la majeure partie étant
destinée aux États-Unis et au Canada. Le Mexique est de longue date le principal
fournisseur de fruits et de légumes de son voisin du nord, mais les pays d’Amérique centrale
et le Chili, à la faveur de leur ALE avec les États-Unis, jouent également un rôle de plus en
plus important sur le marché des importations de fruits et de légumes d’hiver de ce pays.
En 2017, le Mexique, le Pérou, le Guatemala et le Costa Rica représentaient 75.4 % des
importations totales de légumes frais des États-Unis. Dans le cas des fruits frais, neuf pays
d’Amérique latine assuraient 92.3 % des importations totales des États-Unis, les principaux
fournisseurs étant le Mexique, le Chili, le Guatemala et le Costa Rica. Au cours des vingt
dernières années, la superficie récoltée en fruits et légumes du Mexique a augmenté de
26.2 %, atteignant 1.9 million d’hectares en 2015-17, contre 42.2 % au Chili et 45.8 % en
Amérique centrale. La production et les exportations traditionnelles de fruits et de légumes
de la région (tomates et avocats mexicains, raisin et pêches chiliennes, bananes et ananas
centraméricains, par exemple) ont fortement progressé et se sont diversifiées, incluant
notamment des cerises et des canneberges chiliennes, des aubergines, des piments et des
poivrons centraméricains, ainsi que des myrtilles et des framboises mexicaines. Grâce à
des conditions climatiques favorables, et compte tenu de sa forte intensité de main-d’œuvre,
la production de fruits et de légumes des pays de la région ALC pourrait continuer à
bénéficier d’un avantage comparatif à l’avenir, avantage qui pourrait être encore renforcé
avec l’amélioration des techniques de stockage, de l’infrastructure et des pratiques de
production.
Encadré 2.3. Bananes et fruits tropicaux en Amérique latine et dans les Caraïbes
Les bananes et les fruits tropicaux1 constituent des produits agricoles de plus en plus
importants à la fois pour la sécurité alimentaire et pour la croissance du secteur rural de
l’Amérique latine et des Caraïbes (ALC). Majoritairement cultivés dans les zones
tropicales, ces fruits sont avant tout des sources de calories et nutriments vitaux qui
Perspectives3
Soutenue par la croissance de la population mondiale, la hausse des revenus par habitant
dans de nombreuses régions consommatrices et la modification des régimes alimentaires
qui en découle, la production de bananes et de fruits tropicaux en Amérique latine et dans
les Caraïbes devrait progresser de 1.4 % par an dans les dix ans à venir. La production
totale combinée devrait croître de 9 Mt pour atteindre 63 Mt à l’horizon 2028, les bananes
représentant 50 % de l’offre totale. Du fait de la hausse de la demande, l’augmentation de
la production de fruits tropicaux devrait être stimulée par de fortes marges bénéficiaires et
la croissance tendancielle du rendement des cultures, à mesure que le secteur devient plus
commercial. Dans la région, les principaux fournisseurs de bananes et de fruits tropicaux
sont le Brésil, la Colombie, le Costa Rica, l’Équateur, le Guatemala et le Mexique.
En parallèle, l’évolution des préférences, propice à une plus grande consommation de fruits
tropicaux dans les régions développées, en particulier dans le cas de l’avocat, devrait
favoriser la poursuite de l’expansion des échanges. Globalement, les exportations de
bananes et de fruits tropicaux de la région ALC devraient progresser de 1.7 % par an entre
2019 et 2028 pour atteindre 23 Mt. La région ALC restera de loin le principal fournisseur
mondial de bananes et de fruits tropicaux, sa part dans le commerce mondial restant proche
de 80 % à l’horizon 2028 selon les projections. Toutefois, s’agissant du volume total des
importations, la part des pays développés devrait légèrement diminuer à moyen terme. En
effet, les importations de la Chine devraient croître plus rapidement, sous l’effet de
l’augmentation des revenus par habitant et, par ricochet, de l’évolution des goûts des
consommateurs, qui se tourneront davantage vers les fruits tropicaux, en particulier
l’avocat.
L’accroissement de la production de bananes et de fruits tropicaux obéira en grande partie
à la demande. Sauf en ce qui concerne les bananes, secteur où la demande se rapproche de
la saturation dans de nombreux pays, la demande par habitant progresse surtout dans les
pays où elle était faible au départ. Outre la croissance de la population, le principal
déterminant de la hausse de la demande de fruits sera l’évolution des préférences des
consommateurs, du fait de l’augmentation des revenus par habitant, dans la région comme
sur les marchés d’importation clés. La meilleure connaissance des bienfaits nutritionnels
des fruits tropicaux, notamment des avocats et des mangues, qui sont souvent classés dans
la catégorie des « superfruits », jouera un rôle fondamental dans cette évolution. Dans les
pays à revenu élevé, la préférence de plus en plus marquée pour les fruits tropicaux sera
soutenue non seulement par leur plus grande disponibilité, mais aussi par le nouveau regard
porté sur les effets sur la santé de la consommation de sucre raffiné, les fruits, dont les fruits
tropicaux, étant de plus en plus considérés et promus comme une alternative plus saine.
Mt Mt
4 18
Thousands
3.5 16
14
3
12
2.5
10
2
8
1.5
6
1
4
0.5 2
0 0
Les projections confirment l’idée que les bananes et les fruits tropicaux feront partie des
productions agricoles enregistrant la plus forte expansion. À ce titre, ils méritent l’attention
des décideurs en quête des sources de croissance économique, de nutriments et de réduction
de la pauvreté dans les zones rurales. Ces projections se vérifieront en particulier dans les
pays de la région ALC, qui fournissent une grande partie de l’excédent de demande
mondiale des produits en question. Cependant, la menace du changement climatique et des
phénomènes météorologiques imprévisibles et extrêmes qui lui sont associés plane sur le
secteur, étant donné que de nombreuses zones de production de la région ALC, notamment
celles situées dans les Caraïbes, sont de ce point de vue très vulnérables. Les répercussions
environnementales préjudiciables du défrichage, de la déforestation et l’irrigation, entre
autres, de même que les risques dus notamment aux ravageurs et aux maladies, font peser
un stress supplémentaire sur la production et les échanges, menaçant non seulement la
sécurité alimentaire de la région, mais aussi la viabilité commerciale du secteur. Les
tensions commerciales, les restrictions phytosanitaires, la volatilité des coûts de transport
et la tendance à la hausse des prix sur les marchés d’importation sont eux aussi des écueils
sur le chemin pouvant mener le secteur à un développement durable en Amérique latine et
dans les Caraïbes.
1. Les fruits tropicaux inclus dans cette analyse sont les ananas, les mangues, les avocats et les papayes.
2. Selon la valeur notifiée des exportations de la région.
3. Les projections dépendent d’hypothèses essentielles au sujet de la croissance de facteurs déterminants tels
que les revenus, la population et le coût des intrants, ainsi que de conditions particulières entourant la production
de fruits tropicaux dans le secteur rural. Ces conditions comprennent notamment les coûts d’opportunité de la
terre, qui dépendent eux-mêmes des prix d’autres produits agricoles, des activités rurales et de la structure de
la propriété. Les conditions agricoles également susceptibles d’influer sur le secteur ont été tirées des
Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO 2019-28.
Viande
La production animale a également enregistré une forte progression dans la région ALC :
au cours des vingt dernières années, la production de viande bovine a augmenté de 33 %,
celle de viande porcine, de 111 %, et celle de volaille, de 302 %, sous l’effet non seulement
du développement de l’élevage avicole, porcin et bovin, mais aussi de l’innovation
technologique dans tous les secteurs de l’élevage.
Mt
35
30
25
20
15
10
0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Viande bovine Viande porcine Viande de volaille
StatLink 2 [Link]
Produits laitiers
La production de produits laitiers frais devrait se redresser durant les dix années à venir,
augmentant de 1.4 % par an, soit 0.6 point de pourcentage de plus qu’au cours des deux
dernières décennies, sous l’effet d’une forte demande intérieure. La croissance de la
production de produits laitiers frais sera en grande partie attribuable aux pays du cône Sud
et au Brésil, car elle restera stationnaire dans le reste de la région. La production de beurre
stagnera également au cours des dix prochaines années, tandis que la production de fromage
croîtra de 1.2 % par an. Dans les pays du MERCOSUR, la production de lait entier en
poudre devrait poursuivre sur sa lancée en progressant d’environ 3 % par an dans les dix
années à venir. Globalement, la région restera toutefois importatrice nette de produits
laitiers, sauf dans le cas de la poudre de lait entier.
Pêche et aquaculture
Importantes sources de protéines, moyen de subsistance de millions de ménages et
génératrices de recettes d’exportation, la pêche et l’aquaculture jouent un rôle notable dans
la région. Le Pérou, le Chili, le Mexique, le Brésil et l’Argentine sont les principaux
producteurs de la zone. Si les captures marines sont restées relativement stables dans le
monde ces dix dernières années, celles des pays d’Amérique latine et des Caraïbes ont
considérablement diminué, nonobstant un certain redressement en 2017 et 2018 ((FAO),
2019[29]). Particulièrement manifeste au Pérou et au Chili, principaux producteurs
d’Amérique latine, cette tendance à la baisse est surtout imputable à la mise en œuvre de
plans de gestion plus stricts, ainsi qu’aux variations du climat (dues notamment à El Niño).
Dans certains cas, l’aggravation de la surexploitation ne lui est pas étrangère (Food and
Agriculture Organization of the UN (FAO) Barange.M et al. (Eds.), 2018B[30]). Le
phénomène El Niño explique la chute des prises d’anchois au Pérou et au Chili, lesquelles
représentent, dans le cas du Pérou, plus de 75 % des captures marines totales. Contrairement
à la pêche en mer, l’aquaculture a enregistré une croissance régulière au cours de la
décennie écoulée, à l’échelle mondiale et dans la région. Toutefois, l’Amérique latine et les
Caraïbes ne représentent que 3.4 % de la production aquacole mondiale (le Chili assure à
lui seul 38.3 % de la production aquacole régionale) (Food and Agriculture Organization
of the UN (FAO), 2018[31]).
La production devrait croître de 12 % au cours de la prochaine décennie dans la région
ALC. C’est au Paraguay, au Chili et au Brésil que son augmentation sera la plus prononcée
(30 %, 21% et 17%, respectivement), et au Pérou qu’elle sera la plus modeste (4 %) sur la
décennie. L’aquaculture, qui représente aujourd’hui moins de 20 % de la production totale
de poisson de la région (contre 46.8 % à l’échelle mondiale) est appelée à prendre une
importance croissante dans la production totale en raison de son fort potentiel d’expansion
par rapport aux captures marines. Globalement, la région restera exportatrice nette de
produits halieutiques et aquacoles, le Pérou et le Chili faisant partie des principaux
exportateurs mondiaux de farine et huile de poisson, et le Chili des principaux exportateurs
de saumon.
12.0
10.0
8.0
6.0
4.0
2.0
0.0
2016-18 2028 2016-18 2028
Pêche Aquaculture
StatLink 2 [Link]
Échanges
Malgré le ralentissement de la croissance du volume des échanges agricoles mondiaux ces
vingt dernières années, la région de l’Amérique latine et des Caraïbes a vu ses exportations
agricoles progresser régulièrement, dépassant les autres régions du monde. L’excédent
commercial agricole de la région ALC a augmenté, passant de 12 milliards USD en 1996-
98 à 54 milliards USD en 2016-18. Cette évolution est à comparer aux déficits
commerciaux agricoles enregistrés par l’Afrique subsaharienne (17.3 milliards USD en
2016-18) et l’Asie du Sud-Est (71.6 milliards USD en 2016-18). Le Brésil et l’Argentine
continuent de jouer un rôle de premier plan en tant qu’exportateurs mondiaux de soja, de
maïs, d’huiles végétales, de sucre, de volaille et de viande bovine. La part des exportations
dans la production intérieure est particulièrement élevée pour les oléagineux (46 %), le blé
(48 %) et le sucre (56 %) (graphique 2.14). Le Brésil se positionne comme le troisième
exportateur mondial de produits agricoles, avec des exportations atteignant
79.3 milliards USD en 2017. L’Argentine se classe au dixième rang, avec des exportations
agricoles s’élevant à 35 milliards USD. Bien que leur valeur soit bien plus faible que celle
de l’Argentine ou du Brésil, les exportations agricoles du Chili ont triplé au cours des deux
dernières décennies et ses produits comme les petits fruits, les pommes, les pêches, les
prunes, la volaille et le saumon sont de plus en plus présents sur des marchés mondiaux
variés. Les exportations de fruits (avocats compris), de légumes et de café centraméricaines
et mexicaines affichent également un dynamisme remarquable. En 2016, après près de
quarante ans de déficit commercial agricole continu (sauf pendant la crise mexicaine de
1985-87), le Mexique est devenu exportateur net de produits agroalimentaires et le
principal fournisseur de ces produits aux États-Unis, dépassant le Canada et l’Union
européenne. Au cours de la décennie à venir, les exportations de sucre de la région ALC
devraient progresser de 6.9 %, celles de blé et de riz, de 23.1 % et de 24.0 %
respectivement, et les celles d’huiles végétales, de 40.5 %.
80
60
40
20
-20
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
Note : exportations nettes (exportations moins importations) des produits agricoles pris en compte dans les
Perspectives agricoles, mesurées en dollars constants de 2004-06.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
à augmenter durant la prochaine décennie. Les importations de blé de la région ALC, par
exemple, devraient augmenter de 3.5 Mt d’ici 2028, et celles de maïs progresseront de près
de 7 Mt, atteignant 40.3 Mt en 2028. D’après les projections, le Mexique représentera 41 %
des importations totales de maïs de la région, la Colombie, 15 %, et le Pérou, 10 %. Dans
le cas du blé, le Brésil sera le principal importateur de la région ALC, avec 6.6 Mt en 2028,
soit une part de 25.1 % des importations totales de blé de la région ALC, suivi par le
Mexique (20.2 %) et le Pérou (9.8 %).
Des changements importants sont intervenus au niveau des flux commerciaux de la région
ALC ces vingt dernières années. Les pays asiatiques, en particulier la Chine, sont des
marchés de destination de plus en plus importants pour les exportations agricoles de la
région ALC. Les exportations de produits agricoles et halieutiques vers l’Asie de l’Est et
le Pacifique ont quadruplé durant les deux dernières décennies, tandis que les exportations
des pays du MERCOSUR vers cette région ont été multipliées par onze. Durant la
période 2015-17, l’Asie de l’Est et le Pacifique sont devenus la principale destination des
exportations de produits agricoles et halieutiques des pays du MERCOSUR avec une part
de 35.7 % des exportations totales, dépassant l’Europe et l’Asie centrale. En réalité, la
croissance relativement modeste des exportations de produits agricoles et halieutiques de
la région ALC vers l’Europe et l’Asie centrale comparée à celle de ses exportations vers
d’autres régions du monde a fait perdre du terrain à Europe et à l’Asie centrale sur tous les
marchés d’exportation de l’ensemble des sous-régions de la région ALC.
L’Amérique du Nord (États-Unis et Canada) est un marché de plus en plus important pour
les exportations agricoles et halieutiques de l’ensemble des sous-régions de la région ALC
en termes absolus. De plus, en raison de sa proximité et de ses conditions d’accès
préférentielles, ce marché est particulièrement important pour les Caraïbes en termes
relatifs : la part des exportations totales caribéennes y a progressé de 10 points de
pourcentage au détriment de l’Europe et de l’Asie centrale. Les exportations de produits
agricoles et halieutiques du Mexique en Amérique du Nord ont augmenté de 352.3 % ces
vingt dernières années, mais la part de cette région dans les exportations mexicaines totales
est restée relativement stable, autour de 80 %.
Le commerce intrarégional est également devenu plus significatif. Les pays andins ont
augmenté leurs échanges de produits agricoles et halieutiques de 2.7 points de pourcentage
ces vingt dernières années, les pays des Caraïbes, de 3.5 points, et les pays centraméricains
ont vu le commerce intrarégional progresser de 11.6 points. En réalité, en 2015-17, 20.5 %
des exportations totales de produits agricoles et halieutiques d’Amérique centrale étaient
destinées à des pays de la même sous-région, et 9.8 % des exportations totales étaient
destinées à d’autres pays de la région ALC (graphique 2.16).
Jusqu’à présent, aucune évolution n’a été observée concernant la part des produits agricoles
transformés dans les exportations agricoles totales. L’Amérique latine reste spécialisée
dans l’exportation de produits en vrac. Contrairement aux pays d’Asie du Sud-Est, qui
affichent des liens solides avec les chaînes de valeur agroalimentaires mondiales au sein de
la région et dans d’autres régions, les pays d’Amérique latine sont peu intégrés aux chaînes
de valeur agroalimentaires mondiales, ce qui est due en partie aux nombreuses mesures non
tarifaires en vigueur. En fait, l’Amérique latine (avec les pays nord-américains) arrive au
dernier rang au chapitre de la participation totale moyenne aux chaînes de valeur mondiales,
l’Asie se classant en tête, suivie par l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. La politique
commerciale, la politique de l’investissement, les capacités agricoles (par exemple,
éducation, R-D en agriculture) et les caractéristiques structurelles s’avèrent être des
facteurs influant sur la participation aux chaînes de valeur mondiales (Greenville, Kawasaki
et Beaujeu, 2017[31]).
50
40
30
20
10
0
Sucre Maïs Blé Riz Oléagineux Huile végétale Viande bovine Viande porcineViande de volaille Poissons
Graphique 2.16. Balance commerciale des céréales de la région Amérique latine et Caraïbes
Uruguay
Pérou
Paraguay
Mexique
Colombie
Chili
Brésil
Argentine
90
120000
80
70 100000
60
80000
50
60000
40
30 40000
20
20000
10
0 0
1995-97 2015-17 1995-97 2015-17 1995-97 2015-17 1995-97 2015-17
Caraïbes Amérique centrale Communauté Andine MERCOSUR
Note : les régions correspondent aux définitions de la Banque mondiale, c'est-à-dire que l'Amérique du Nord
comprend les États-Unis, le Canada et les Bermudes. Les échanges intrarégionaux sont les échanges entre les
sous-régions définies sur l'axe horizontal. « Reste de la région ALC » correspond à la région ALC moins les
sous-régions définies sur l'axe horizontal. Produits couverts : Chapitres 1 à 24 du SH, poissons et produits à
base de poisson compris, rubriques du SH : 33.01, 35.01-33.05, 41.01-41.03, 43.01, 50.01-50.03, 51.01-51.03,
52.01-52.03, 53.01, 53.01, codes du SH 2905.43, 2905.44, 3809.10, 3823.60.
Source : (Division de statistique des Nations Unies (UNSD), 2019[30]).
StatLink 2 [Link]
Le dynamisme des échanges agricoles observé dans la région s’explique en partie par la
participation active des pays qui la compose aux accords de libre-échange (ALE). Outre les
efforts d’intégration économique sous-régionale déployés par les pays des Caraïbes, des
Andes, du MERCOSUR et d’Amérique centrale, qui ont rencontré plusieurs difficultés, les
pays de la région ALC ont conclu plus de 70 ALE au sein de la région et à l’extérieur. Le
Chili et le Mexique, par exemple, ont un ALE avec la plupart des pays de la région, les
États-Unis et le Canada, l’Union européenne et plusieurs pays asiatiques, dont (dans le cas
du Chili) la Chine et le Japon.
La croissance démographique dans d’autres parties du monde fera également augmenter la
demande de produits agricoles et alimentaires de la région ALC, notamment en Chine, où
la population devrait atteindre 1 441 milliards d’habitants à l’horizon 2028. La croissance
de la demande alimentaire mondiale, dont celle de la Chine, devrait ralentir ces dix
prochaines années.
La prochaine décennie devrait offrir des perspectives favorables aux exportations agricoles
de la région ALC, mais la croissance des exportations diminuera et la possible instauration
de mesures protectionnistes risque d’accentuer ce ralentissement. De plus, l’Accord de
Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) récemment signé (mars 2018)
pourrait modifier l’ampleur et le sens des flux d’échanges agricoles pour les pays de la
région ALC. Entré en vigueur le 30 décembre 2018, cet accord ouvre des possibilités
d’exportation vers des pays tels que le Japon, le Viet Nam, la Malaisie, l’Australie et la
Nouvelle-Zélande. Les seuls pays de la région ALC participant au PTPGP sont le Mexique,
le Pérou et le Chili. Si les États-Unis rejoignent l’Accord, après s’être retirés du PTP signé
précédemment, la part de marché de l’Amérique latine pourrait diminuer dans les pays
asiatiques pour des produits tels que le soja, la viande, le sucre, les produits laitiers et les
légumes. Une réorientation similaire pourrait se produire si l’Union européenne et les États-
Unis réduisaient leurs droits de douane sur les importations agricoles et alimentaires dans
le cadre d’un éventuel Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP).
Les pays de la région ALC devront déterminer des mesures et des stratégies commerciales
afin de tirer parti de leur avantage comparatif dans le secteur agricole dans l’environnement
dynamique des ALE.
La politique agricole des pays de la région ALC poursuit des objectifs variés, en fonction
de leur vision et de l’évolution de leur contexte socio-économique et politique. Parmi ces
objectifs figurent notamment l’amélioration de la productivité et de la compétitivité, la
sécurité alimentaire, la protection de l’environnement, l’accès des petits exploitants aux
marchés et la hausse des recettes en devises. Les gouvernements recourent à divers
instruments d’action pour atteindre ces objectifs. Cette section examine l’éventail des
dispositions mises en place dans l’ensemble de la région ALC et vise à indiquer dans quelle
mesure elles favorisent une croissance durable de la productivité et une plus grande
inclusivité.
(comptabilisés dans l’estimation du soutien aux services d’intérêt général ou ESSG). Cette
dernière catégorie comprend des secteurs d’investissement importants, dont la R-D en
agriculture, les services de vulgarisation, l’aide technique, les systèmes d’innovation et
l’infrastructure agricole. Les dépenses dans cette dernière catégorie ne représentent que
15 % des paiements budgétaires au Mexique, mais 85 % au Costa Rica. Globalement, il
semble que la région ALC ne consacre pas assez de fonds aux biens publics à même
d’accélérer le développement agricole.
L’allocation des investissements, dans l’agriculture, nécessite un diagnostic et une
évaluation appropriés. L’évaluation est probablement le maillon faible du cycle
d’élaboration de la politique. Parfois, des programmes de plusieurs millions de dollars sont
mal évalués ou ne sont pas évalués du tout. Ainsi, souvent, les décideurs ne savent pas si
leurs mesures et leurs programmes donnent les résultats escomptés, ou ne sont pas à même
d’interpréter les résultats qu’ils observent. Il est donc essentiel d’institutionnaliser
l’évaluation de l’action publique, en particulier lorsque les gouvernements doivent
composer avec des budgets restreints. L’instauration d’une « culture de l’évaluation » est
un processus de longue haleine, mais certains pays tels que le Mexique et le Chili ont déjà
accompli d’importants progrès à cet égard, donnant la possibilité à d’autres pays de la
région d’en tirer des enseignements.
Graphique 2.18. Parts du soutien budgétaire et de l'ESSG dans les allocations budgétaires
totales au secteur, 2015-17 ou dernière année disponible
%
100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
Source : Argentine, Chili, Brésil, Costa Rica, Mexique, Canada, États-Unis, Colombie, Union européenne :
OCDE (2018b), « Estimations du soutien aux producteurs et aux consommateurs », Statistiques agricoles de
l'OCDE (base de données), [Link] Guatemala (2012-14), Uruguay (2011-
13), Paraguay (2011-13), Équateur (2014-16), Belize (2012-14), Nicaragua (2009-10), Suriname (2012-14),
Honduras (2011-12), Bolivie (2007-09), Guyana (2009-11), Panama (2013-15), Pérou (2011-13), Rép.
dominicaine (2015-17), El Salvador (2010-12) : base de données BID (2019),
[Link]
Monitoring/2dqw-u35p.
StatLink 2 [Link]
20
10
-10
-20
Note : Pourcentage des recettes agricoles brutes. (1) Soutien au titre de la production (incluant le soutien des
prix du marché et les paiements au titre de la production) et de l’utilisation d’intrants variables non assortie de
contraintes. *UE28.
Source : Argentine, Chili, Brésil, Costa Rica, Mexique, Canada, États-Unis, Colombie, Union européenne :
OCDE (2018b), « Estimations du soutien aux producteurs et aux consommateurs », Statistiques agricoles de
l'OCDE (base de données), [Link] Guatemala (2012-14), Uruguay (2011-
13), Paraguay (2011-13), Équateur (2014-16), Belize (2012-14), Nicaragua (2009-10), Suriname (2012-14),
Honduras (2011-12), Bolivie (2007-09), Guyana (2009-11), Panama (2013-15), Pérou (2011-13), Rép.
dominicaine (2015-17), El Salvador (2010-12) : base de données BID (2019),
[Link]
Monitoring/2dqw-u35p.
StatLink 2 [Link]
Recherche agricole
Les dépenses consacrées à la recherche agricole dans les pays latino-américains ont
augmenté régulièrement au cours des dernières décennies. La région a réussi à atteindre
l’objectif minimal d’investissement des Nations Unies d’au moins 1 % de la valeur ajoutée
du secteur dans la R-D en agriculture. Cependant, il y a des différences considérables d’un
pays à l’autre : si le Brésil, l’Uruguay, l’Argentine et le Chili consacrent nettement plus de
1 % de la valeur ajoutée du secteur à la R-D en agriculture, le pourcentage est de 0.4 % ou
moins au Nicaragua, au Pérou, au Venezuela, en République dominicaine, au Paraguay, en
Équateur, au Honduras et au Guatemala (Stads et al., 2016[7]).
La hausse des investissements dans la R-D en agriculture est une condition préalable, mais
qui pourrait ne pas suffire à faire augmenter la productivité, compte tenu des futurs défis
sur le plan du climat et de la sécurité alimentaire. Il peut être nécessaire d’étudier de quelle
façon les ressources actuellement disponibles pour la R-D en agriculture sont investies. Les
pays d’Amérique latine investissent-ils dans le « bon » type de recherche ? Dans quelle
Le Rapport sur la compétitivité du Forum économique mondial rend compte des problèmes
de compétitivité liés à l’infrastructure. D’après l’édition 2017-18, sur un total de 137 pays,
la plupart des pays d’Amérique latine se situent en dessous de la note moyenne pour
l’infrastructure, à l’exception du Chili et de l’Uruguay, qui se classent en 41 e et
45e positions respectivement. Par exemple, le Brésil occupe la 73e place, l’Argentine, la
81e, la Colombie, la 87e et le Honduras, la 104e.
Le secteur public est loin d’être la première source d’investissement dans l’agriculture. Ce
sont les agriculteurs qui investissent le plus, dépassant les investissements publics dans une
proportion de quatre contre un (FAO, 2012). Cependant, les investissements publics jouent
un rôle de catalyseur, non seulement en développant l’infrastructure, mais aussi en
soutenant les initiatives des petites exploitations familiales. Le faible taux d’adoption des
pratiques d’AIC susmentionnées, par exemple, peut s’expliquer par l’insuffisance des
services de vulgarisation destinés aux petits exploitants et le manque d’approches adaptées,
comme des écoles pratiques d’agriculture, pour ce type de producteurs.
Il revient également aux pouvoirs publics de garantir un environnement favorable afin
d’encourager les investissements privés dans l’agriculture. L’infrastructure joue
certainement un rôle clé, mais il en est de même pour les droits de propriété, le respect des
contrats, l’amélioration de la réglementation et de la fiscalité, le bon fonctionnement des
marchés du travail et les institutions des marchés financiers (FAO, 2012[33]). Un cadre
d’action pour l’investissement agricole a été élaboré par l’OCDE (2014[34]) ; il pourrait
servir de référence importante pour les pays d’Amérique latine.
enseignements pour améliorer l’évaluation des risques, faire baisser des coûts de
transaction et améliorer les canaux de distribution. Toutefois, pour que ces régimes soient
efficaces, les pouvoirs publics doivent s’assurer qu’un cadre juridique et réglementaire est
en place. Ils doivent également investir dans l’infrastructure financière, physique et de
communication, et concevoir des programmes pour renforcer les établissements financiers
ruraux. Afin d’encourager la participation du secteur privé au microfinancement rural, ils
doivent envisager des mesures incitatives telles que des garanties de crédit, des mécanismes
de partage des risques et des produits de crédit conçus conjointement pour les petits et
moyens exploitants. La collecte et la diffusion des données est un autre secteur clé de
l’intervention gouvernementale, car les données permettront aux établissements financiers
de mieux connaître le secteur ou la chaîne de valeur auquel l’agriculteur participe et
d’évaluer les risques de façon plus réaliste. Lors des interventions sur les marchés
financiers, les pouvoirs publics doivent être particulièrement attentifs à éviter toute
distorsion.
Terres
L’Amérique latine est l’une des rares régions du monde disposant de ressources foncières
substantielles, d’une densité de population relativement faible, et d’un potentiel de mise en
Eau
L’Amérique latine est relativement bien pourvue en ressources hydriques et plus de 90 %
de l’agriculture est pluviale. Toutefois, la croissance de la population et l’urbanisation
exercent une pression considérable sur l’eau disponible pour l’irrigation, et le changement
climatique pourrait accroître la pression sur les ressources hydriques, étant donné que les
précipitations devraient diminuer dans l’ensemble de la région.
L’agriculture représente 68 % des prélèvements d’eau douce en Amérique latine et dans
les Caraïbes, et avec ses produits (principalement agricoles) vendus sur le marché
international, la région ALC est un exportateur net virtuel d’eau vers d’autres régions du
monde (PNUE, 2016[42]). Les terres irriguées représentent 8 % de la totalité des terres
cultivées en Amérique du Sud et 7 % en Amérique centrale, contre 17 % à l’échelle
mondiale (FAO, 2011[38]). Les subventions à l’irrigation ont été fortement réduites à la suite
de la décentralisation des unités de gestion de l’irrigation, confiées à leurs utilisateurs, en
Amérique latine. L’investissement dans l’irrigation a diminué régulièrement au fil des ans,
et les projets d’irrigation de grande ampleur mis en place au cours des décennies
précédentes deviennent rares aujourd’hui. L’infrastructure d’irrigation actuelle est parfois
mal gérée, ce qui entraîne des pertes d’eau. La gestion de l’eau, la politique de l’eau et les
investissements dans des petits réseaux d’irrigation (un domaine largement négligé par la
politique gouvernementale) semblent être les questions à étudier pour améliorer l’efficacité
et l’équité de l’irrigation dans la région (Salcedo et al., 2011[18]).
Forêts et déforestation
L’Amérique latine a perdu une partie considérable de sa surface boisée au cours des trente
dernières années. Entre 1990 et 2015, la déforestation a touché 9 % des terres boisées, soit
90.3 millions d’hectares. Près de 60 % de ces pertes concernent le territoire brésilien.
Même si, en valeur absolue, les chiffres ne sont pas aussi conséquents, l’Amérique centrale
a perdu 25 % de ses forêts et l’Amérique du Sud, 9.5 % au cours de cette période, tandis
que les Caraïbes ont vu leur surface boisée croître de 43.4 % (FAO, 2015[43]).
Le rythme de la déforestation diminue au fil des ans,et des actions publiques ont été
introduites pour le réduire davantage. Cependant, le Brésil a enregistré une perte nette de
surface forestière entre 2010 et 2015, de près d’un million d’hectares, tandis que le
Paraguay, l’Argentine et la Bolivie ont perdu environ 300 000 hectares chacun. La surface
forestière en pourcentage de la superficie totale dans la région est donc passée de 51.3 %
en 1990 à 46.4 % en 2015 (FAO, 2018[44]).
La croissance agricole contribue, directement ou indirectement, à la déforestation. La
politique et la réglementation agricoles et environnementales, le droit et le déficit de
capacités de surveillance et de contrôle jouent également un rôle. Ainsi, tout
assouplissement de la réglementation environnementale pourrait entraîner un risque de
déforestation.
Les décideurs ne perçoivent pas toujours les avantages économiques des forêts, au-delà de
leurs avantages environnementaux. Il est donc primordial de sensibiliser à la contribution
des forêts au développement économique et à leur potentiel dans des systèmes
agroforestiers intégrés afin de lutter contre la déforestation. La FAO considère comme
essentiels les principes d’action suivants : (a) créer un environnement favorable à la
participation du secteur privé, grâce à un savant mélange d’approches réglementaires et de
mesures incitatives ; (b) investir dans la transformation du secteur informel en secteur
formel ; et (c) intégrer les mesures en faveur de la forêt au programme plus général de
développement durable. Une telle approche nécessite des informations, des données et une
analyse sur les conditions locales afin de prendre des décisions adéquates (FAO, 2018[44]).
Le Programme de collaboration des Nations Unies sur la réduction des émissions liées à la
déforestation et à la dégradation des forêts dans les pays en développement (Programme
ONU-REDD) et le programme ONU-REDD+ sont des mécanismes clés pour lutter contre
la déforestation (outre les autres avantages qu’on en attend). Ces programmes sont déjà
exécutés dans 23 pays de la région ALC, en collaboration avec les peuples autochtones et
d’autres communautés tributaires de la forêt.
Changement climatique
Les sécheresses prolongées, les précipitations et les inondations plus intenses, les variations
climatiques et la modification du type, de la répartition et de la nocivité des organismes
nuisibles et des maladies sont tous des effets prévus du changement climatique. Ce dernier
peut donc réduire les rendements agricoles et la productivité de l’élevage, menaçant la
sécurité alimentaire des 9.7 milliards d’habitants que devrait compter la planète d’ici 2050.
Il est donc urgent d’agir pour rendre l’agriculture plus résiliente au changement climatique.
Cependant, l’agriculture elle-même contribue au changement climatique. En effet, à
l’échelle mondiale, l’évolution de l’agriculture, de la foresterie et des autres affectations
des terres (AFAT) est responsable de près d’un quart (24 %) des émissions totales de gaz à
effet de serre (GES). L’électricité et la production de chaleur sont les seuls secteurs qui,
ensemble, représentent une part plus élevée des émissions (25 %). Au cours des dernières
décennies, les émissions du secteur AFAT ont affiché une endance à la hausse dans les
pays en développement (les émissions directes de l’agriculture ont augmenté de 54 % entre
1970 et 2000) en raison de la hausse du nombre de ruminants, de l’augmentation de
l’utilisation des engrais de synthèse, et de la déforestation (Blandford et Hassapoyannes,
2018[45]).
Dans le cas des pays latino-américains, la contribution de l’agriculture aux émissions
totales de gaz à effet de serre peut atteindre 75 % (Uruguay) (Banque mondiale, Centro
Agronomico Tropical de Investigacion Ensenanza et Centre international d’agriculture
tropicale, 2014[46]), une situation particulièrement délicate étant donné que les GES sont
concentrés dans des secteurs clés de l’économie.
Au sein du secteur agricole, la production animale émet la majeure partie des GES. Au
niveau des régions, l’Amérique latine et les Caraïbes enregistrent les émissions de GES les
plus élevées (graphique 2.19), en grande partie du fait de la spécialisation de la région dans
la production de viande bovine. Quel que soit le niveau de la contribution aux émissions
totales de GES, il est urgent de prendre des mesures afin de réduire celles qui ont une
origine agricole.
Des hausses sensibles des émissions imputables à l’agriculture ont été enregistrées dans la
première puissance agricole de la région, le Brésil, principalement en raison de
l’accroissement substantiel du cheptel bovin du pays, qui a fait augmenter les émissions de
méthane provenant de la fermentation entérique et les émissions d’hémioxyde d’azote du
fait de la plus grande quantité d’effluents d’élevage laissée dans les pâturages. D’autres
sources d’émissions de GES jouent un rôle relativement mineur (graphique 2.20). Malgré
la hausse des émissions directes du secteur agricole, les émissions globales du secteur
AFAT ont diminué du fait du ralentissement du rythme de la déforestation.
90 1 800
80 1 600
70 1 400
60 1 200
50 1 000
40 800
30 600
20 400
10 200
0 0
ALC Amérique du Europe de Europe de Fédération de Asia de l'Est et Asie du Sud Océanie Proche-Orient Afrique
Nord l'Ouest l'Est Russie du Sud-Est et Afrique du subsah.
Nord
0.25
0.2
0.15
0.1
0.05
l’exploitation). Les travaux menés par la Banque mondiale, le CIAT et plusieurs institutions
nationales dans dix pays d’Amérique latine et des Caraïbes a permis de recenser et de
classer selon leur « intelligence » 304 pratiques d’AIC pour 68 systèmes de production
agricole pertinents. La gestion de l’eau, la tolérance des cultures au stress et les cultures
intercalaires faisaient partie des pratiques d’AIC les plus souvent observées dans la région.
Trente-trois pour cent des pratiques d’AIC dans la région ALC ont été recensées dans les
cultures commerciales, 28 % dans les cultures de céréales, 21 % dans l’élevage, 15 % dans
les systèmes mixtes, et 3 % dans les cultures de tubercules (Sova et al., 2018[50]).
Dans le cas du Brésil, les pratiques d’AIC dont il est prouvé qu’elles réduisent
effectivement les émissions de GES ont également été définies dans le cadre du Plan pour
une agriculture à faible émission de carbone (Plano ABC). Ce plan se compose de sept
volets, à avoir la reforestation des pâturages dégradés, les systèmes intégrés culture-
élevage-sylviculture, les techniques culturales simplifiées, la fixation biologique de l’azote,
les forêts plantées, le traitement des déjections animales et d’autres mesures d’adaptation
au changement climatique. Dans le cas du secteur de l’élevage brésilien, cette approche
comprend l’évolution vers des systèmes plus intensifs de gestion des pâturages et de
production de viande, l’adoption de variétés végétales améliorées et l’amélioration du
fourrage destiné au bétail, pour réduire les émissions de méthane provenant des processus
digestifs sans diminuer la production totale de viande (Arias et al., 2017[2]).
Cependant, globalement, le fait que les pratiques d’AIC soient disponibles ne signifie pas
que les agriculteurs y aient facilement accès et les adoptent. Les pratiques d’AIC les mieux
classées dans les dix pays de la région ALC étudiées par la Banque mondiale et le CIAT
(2014[46]), par exemple, affichaient des taux d’adoption faibles à modérés dans la majorité
des cas. Les petites exploitations familiales sont moins susceptibles d’adopter ces types de
technologies et des différences régionales sont observées au sein des pays.
Les pouvoirs publics doivent garantir l’accès aux technologies de l’AIC, en particulier aux
petits exploitants, et concevoir des mesures incitatives adaptées qui encouragent les grandes
exploitations à adopter ces types de pratiques. Il faut avant toute chose qu’existe,
semble-t-il, une forte volonté politique de s’attaquer au changement climatique, que les
pouvoirs publics de la région ALC ont démontrée lors des forums multilatéraux et exprimée
au travers de leur législation nationale et de leur structure organisationnelle.
La pleine intégration du changement climatique dans la politique agricole et la conception
des stratégies et des programmes d’AIC ne sont pas des tâches aisées, que ce soit sur le
plan technique, institutionnel ou financier (pour une approche exhaustive de l’atténuation
du changement climatique dans le secteur agricole, voir (Blandford et Hassapoyannes,
2018[45])). Il faut parfois que les pratiques d’AIC soient adaptées aux conditions locales.
Les institutions habituellement chargées des questions de productivité peuvent trouver
difficile d’intégrer les questions environnementales et inversement. De plus, dans leurs
tentatives de mise en œuvre de programmes d’AIC, les pouvoirs publics peuvent être
confrontés à des contraintes budgétaires.
Le Fonds vert pour le climat offre de nouvelles possibilités importantes de financement des
initiatives d’AIC. Ce fonds a déjà commencé à financer des projets de cette nature en
Amérique latine et dans les Caraïbes, plus précisément au Mexique, au Guatemala, en
République dominicaine et au Paraguay. Il faut peut-être étudier et solliciter d’autres
sources de financement internationales, et les pouvoirs publics doivent peut-être également
réaffecter des ressources internes afin que l’agriculture joue un véritable rôle dans
l’atténuation du changement climatique.
composantes importantes pour accroître la productivité des filières axées sur les
exportations et pour les intégrer aux chaînes de valeur mondiales concurrentielles.
Pour la catégorie B, « dynamique, axée sur les exportations, à forte intensité de main-
d’œuvre, avec une faible participation des petits exploitants », la solution pour atteindre
une croissance agricole inclusive pourrait être d’encourager la création d’emplois ruraux
décents. Les travailleurs ruraux de la région ALC, en particulier les jeunes, ont
habituellement des emplois précaires et faiblement rémunérés, souvent sans contrat de
travail officiel, et n’ont pas de sécurité sociale. La promotion d’emplois ruraux décents
(l’objectif 8 des objectifs de développement durable fait explicitement référence au travail
décent) devrait contribuer à réduire l’écart salarial actuel entre zones urbaines et zones
rurales, et améliorer globalement la qualité des emplois existants dans les zones rurales. De
plus, pour les petits exploitants faisant partie de cette catégorie, le renforcement du capital
social et des organisations d’agriculteurs concourra à assurer une meilleure inclusion.
Le renforcement des organisations d’agriculteurs devient également primordial pour la
catégorie C « dynamique, axée sur les exportations, à forte intensité de main-d’œuvre, avec
une forte participation des petits exploitants ». Par ailleurs, les stratégies portant sur cette
catégorie devront prendre en compte les répercussions possibles du changement climatique,
étant donné que certaines régions ne se prêteront plus à la production à l’avenir, et trouver
des façons de mieux faire face aux nouveaux ravageurs et maladies. Outre l’amélioration
de la productivité agricole, la commercialisation, la différenciation des produits (produits
biologiques, commerce équitable, dénomination géographique) et l’intégration verticale
seront des aspects clés de ces stratégies.
Néanmoins, la majorité des petits exploitants font partie de la catégorie D « relativement
moins dynamique, axée sur le marché intérieur », couvrant une large gamme de produits
agricoles. Dans ce cas, il ne sera pas forcément nécessaire que les petits exploitants passent
de leur catégorie actuelle aux catégories dynamiques axées sur les exportations pour assurer
une croissance agricole inclusive. Cette dernière demandera plutôt la mise en place de
programmes propres au secteur des petites exploitations familiales afin d’augmenter la
productivité de manière durable et d’améliorer l’accès aux marchés des intrants, des
services et des produits. Dans bien des cas, cela reviendra à réduire les coûts de transaction
élevés auxquels les petits exploitants sont habituellement confrontés et à mettre en œuvre
des mécanismes durables de crédit et d’assurance pour ce type d’agriculteurs. Il existe de
nombreux documents expliquant comment de petites exploitations familiales latino-
américaines ont réussi à accroître leur production de façon durable, à améliorer leur accès
aux marchés locaux et nationaux, et même à se lancer dans un projet avec de grandes
entreprises agro-industrielles (FAO, 2014[51]). Cependant, ces initiatives réussies ont une
portée relativement limitée étant donné que dans la plupart des cas, il n’existe aucun
système institutionnel solide ou durable pour soutenir un passage à grande échelle.
Des mécanismes institutionnels axés sur les petites exploitations familiales doivent être
élaborés et mis en place. Il y a deux exemples remarquables à cet égard dans la région. Le
Brésil a mis en œuvre des programmes complets visant les exploitations familiales (crédit,
assurance, soutien à la commercialisation, par exemple) et une législation (par exemple,
une certaine proportion des produits alimentaires acquis par les pouvoirs publics pour les
programmes d’alimentation scolaire devait provenir d’exploitations familiales), et il a créé
des institutions au plus haut niveau (jusqu’en 2018, le Brésil avait un ministère dédié aux
petits exploitants et à la réforme agraire). Les bons résultats du secteur de l’agriculture
familiale, dans ce pays, ces vingt dernières années ne pourraient s’expliquer sans ces
mécanismes institutionnels. Au Chili, l’INDAP, qui relève du ministère de l’Agriculture,
soutient les petits exploitants depuis près de 60 ans à l’aide d’une panoplie d’instruments
(crédit, assistance technique, aides à l’investissement, amélioration de l’accès aux marchés,
formation, infrastructure d’irrigation, par exemple) qui a évolué au fil du temps pour
s’adapter à l’évolution des contextes.
Des mécanismes institutionnels spécifiques devraient être définis selon les caractéristiques
propres de chaque pays. Cependant, la croissance agricole de la prochaine décennie a peu
de chances d’être inclusive sans mécanismes institutionnels spécifiquement orientés vers
les petites exploitations familiales, qui adoptent une approche intégrée, mais mettent
fortement l’accent sur les domaines de la recherche agricole (agriculture intelligente face
au climat), la vulgarisation (utilisation des connaissances locales et écoles pratiques
d’agriculture), le crédit et l’assurance.
Le renforcement du capital social est également considéré comme une nécessité, non
seulement pour pouvoir participer aux filières agricoles dynamiques, mais aussi pour
garantir des schémas d’inclusivité plus favorables. L’inclusion des petites exploitations
agricoles dans les chaînes de valeur agricoles peut revêtir différentes formes. Des
organisations de petits exploitants plus fortes sont plus susceptibles d’influer sur le transfert
de technologies (en évitant les approches descendantes), d’adopter de meilleures pratiques
de gestion des cultures et d’offrir de plus grands avantages en général que les organisations
plus faibles (Ramirez et al., 2018[52]). De ce point de vue, la constitution d’un capital social
ou son renforcement, aspect qui faisait partie des grands programmes de développement
rural auparavant, mais qui a été de plus en plus négligé au fil du temps, sauf dans les projets
d’organisations multilatérales, mérite plus d’attention des pouvoirs publics.
La féminisation de l’agriculture devrait se poursuivre à l’avenir, les hommes continuant à
migrer vers les grandes villes ou l’étranger. Les pouvoirs publics devront prendre des
mesures pour gommer les disparités entre femmes et hommes, celles-ci ayant un effet non
négligeable sur la productivité. Les agricultrices sont moins instruites et ont moins accès
aux services de vulgarisation et aux informations agricoles que les agriculteurs. Elles ont
également moins recours aux intrants et au crédit que les hommes. Si les écarts entre
femmes et hommes étaient comblés, les rendements agricoles pourraient augmenter de 20
à 30 % (FAO, 2011[38]). Pour rendre la croissance agricole plus inclusive, il faudrait donc
éliminer les disparités entre femmes en hommes en intégrant la question du genre à la
politique agricole, en luttant contre la discrimination des femmes, et en mettant au point
des actions sexospécifiques afin de relever le niveau d’éducation des agricultrices et
d’améliorer leur accès aux marchés des intrants, des services et des produits agricoles.
Du fait du vieillissement de la population agricole en Amérique latine, les jeunes sont un
autre segment particulièrement vulnérable de la population rurale qui nécessite une
attention particulière de la part du gouvernement. Sur les 30.9 millions de jeunes (entre 15
et 29 ans) vivant en zone rurale, 11.9 millions n’ont pas d’emploi. Toutefois, même ceux
ayant un emploi sont souvent sous-payés et ne bénéficient pas de la sécurité sociale et des
autres avantages qu’ont les jeunes employés dans les zones urbaines (Dirven, 2016).
Plusieurs documents décrivent des initiatives qui améliorent effectivement l’accès de la
jeunesse rurale à la terre (le programme « Jeune entrepreneur rural et fonds agraire », au
Mexique, en est un exemple), aux connaissances, aux informations, à l’éducation, aux
services financiers et aux marchés (FAO, 2014[53]). Le FIDA et la FAO conduisent
actuellement des projets axés sur la jeunesse rurale dans la région. En outre, il existe
quelques initiatives innovantes telles que le programme chilien « Moi, jeune en zone
rurale » (Yo joven & rural), soutenu par l’INDAP et mis en œuvre à l’aide de Facebook,
qui crée une communauté virtuelle rassemblant les jeunes agriculteurs, ingénieurs,
entrepreneurs et professeurs des zones rurales, entre autres, afin qu’ils partagent leurs
expériences, posent des questions, échangent des informations, innovent et se lancent dans
des entreprises.
La création de passerelles entre les projets ou initiatives ayant une portée limitée et les
stratégies nationales globales semble être le chaînon manquant pour traiter adéquatement
la question de la jeunesse rurale. Même si des initiatives régionales et nationales tentent de
faire de cette question un sujet politique, leur impact a été assez limité. La volonté politique
semble donc être le préalable indispensable. Enfin, en cas de disparités régionales très
fortes au sein d’un pays, les pouvoirs publics peuvent devoir recourir à une approche
territoriale du développement rural pour rendre la croissance agricole plus inclusive.
2.5. Conclusion
femmes ont moins accès aux services qui leur permettraient d’accroître leur productivité,
comme l’éducation, le crédit et les services de vulgarisation.
La sécurité alimentaire reste un sujet de préoccupation dans la région, de nombreux
ménages n’ayant pas les moyens d’acheter la nourriture dont ils ont besoin. Il s’agit
principalement d’assurer une hausse des revenus dans les catégories les plus pauvres, un
défi dans lequel le développement agricole a un important rôle à jouer. La région ALC
enregistre simultanément une augmentation particulièrement rapide du nombre de
personnes en surpoids et obèses, ce qui représente un problème de santé publique de plus
en plus sérieux. Plusieurs initiatives ont été lancées pour infléchir ces tendances. Il devient
urgent de les évaluer afin que celles donnant des résultats puissent être mises en œuvre à
grande échelle dans les pays et étendues à d’autres pays.
Note
1
Dans ce chapitre, la région andine inclut la Bolivie, la Colombie, l’Équateur et le Pérou ; la région
de l’Amérique centrale comprend le Costa Rica, le Salvador le Guatemala, le Honduras, le
Nicaragua et le Panama ; le MERCOSUR regroupe l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay ;
la région des Caraïbes comprend le Belize, Antigua-et-Barbuda, les Bahamas, la Barbade, Cuba, la
Dominique, la République dominicaine, la Jamaïque, Grenade, Haïti, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-
Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines et Trinité-et-Tobago. La région du cône Sud comprend
l’Argentine, le Chili, le Paraguay et l’Uruguay. L’Amérique du Sud inclut le Brésil, le Vénézuela,
le Cône sud et les pays andins.
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Céréales
Ce chapitre décrit la situation des marchés et présente les projections à moyen terme
relatives aux marchés mondiaux des céréales sur la période 2019-28. Il passe en revue les
évolutions prévues en termes de prix, de production, de consommation et d’échanges pour
le maïs, le riz, le blé et les autres céréales secondaires, et examine en conclusion les
principaux risques et incertitudes susceptibles d’avoir une incidence sur les marchés
mondiaux des céréales dans les dix années à venir.
Ces dernières années, l'offre mondiale des céréales principales a dépassé la consommation
totale, entraînant une accumulation sensible des stocks et une nette diminution des prix sur
les marchés internationaux par rapport à la décennie précédente. Toutefois la production
mondiale de céréales devrait diminuer au cours de la campagne 2018, pour la deuxième
année consécutive, en raison d’une baisse des récoltes de blé et de céréales secondaires. La
production de blé et d’orge a considérablement diminué suite aux mauvaises conditions
météorologiques dans l’Union européenne, dans la Fédération de Russie et en Australie.
En revanche, celle de maïs devrait augmenter du fait des conditions favorables en Ukraine,
au Brésil et en Argentine. La production de riz devrait également être à la hausse en 2018
en raison de l’augmentation continue en Asie et de la reprise enregistrée au États-Unis. Du
fait de la baisse du niveau de production et de la croissance soutenue de la demande, les
stocks mondiaux de céréales à court terme devraient diminuer pour la première fois depuis
six ans, entraînant une légère majoration des prix. Globalement, les échanges de céréales
devraient s’accroître car l’augmentation de l’offre de maïs pourrait compenser celle en
baisse du blé, du riz et des céréales secondaires dans certains pays se classant aux premiers
rangs des exportations.
décennie car la demande d’aliments pour animaux en République populaire de Chine (ci-
après la « Chine ») devrait ralentir. L’usage industriel des céréales – surtout de l’amidon et
des biocarburants – enregistrera sans doute une hausse plus modérée. S’agissant de
l’alimentation humaine, la consommation par habitant de la plupart des céréales a atteint
un niveau de saturation dans le monde entier ; pour autant, la demande en matière
d’alimentation humaine devrait être forte sous l’effet de la croissance démographique
rapide en Afrique et en Asie, où les céréales de base demeurent les principales composantes
de l’alimentation. La consommation de blé devrait s’accroître de 93 Mt par rapport à la
période de référence et continuera d’être destinée principalement à l’alimentation humaine.
Celle de maïs devrait progresser de 189 Mt en raison du développement du secteur de
l’élevage en Chine, dans les Amériques et en Asie du Sud-Est. La consommation humaine
de maïs devrait augmenter de 27 Mt, en particulier en Afrique subsaharienne où le maïs
blanc est un aliment de base important et où la croissance démographique est rapide.
L’utilisation de céréales secondaires devrait augmenter de 32 Mt, avec une hausse de la
consommation humaine attendue en Afrique. La consommation mondiale de riz devrait
s’accroître de 67 Mt d’ici à 2028 – l’Asie et l’Afrique représentant la majeure partie de
cette hausse –, principalement à destination de l’alimentation humaine.
USD/t
800
700
600
500
400
300
200
100
0
1998
2003
2008
2013
2018
2023
2028
1998
2003
2008
2013
2018
2023
2028
1998
2003
2008
2013
2018
2023
2028
1998
2003
2008
2013
2018
2023
2028
Note : blé : prix f.a.b. du blé rouge d’hiver de catégorie n° 2, ports des États-Unis ; maïs : prix f.a.b. du maïs
jaune de catégorie n˚ 2, ports des États-Unis ; céréales secondaires : prix f.a.b. de l’orge fourragère, port de
Rouen, France ; riz : prix f.a.b. du riz moyen complètement blanchi, port de Bangkok, Thaïlande.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
de Russie occuperont une plus grande place sur les marchés mondiaux de cette céréale.
L’Union européenne, l’Australie et les Amériques devraient se maintenir aux premiers
rangs des exportations de céréales secondaires (principalement de seigle et de sorgho).
Néanmoins, la hausse de leurs exportations sera limitée par les protections commerciales
et l’intensification de la concurrence du maïs sur les marchés des aliments pour animaux.
En ce qui concerne le riz, les principaux fournisseurs mondiaux resteront l’Inde, la
Thaïlande, le Viet Nam et le Pakistan, tandis que le Cambodge et le Myanmar joueront un
rôle accru.
Du fait des efforts déployés par la Chine – en particulier pour réduire ses stocks de maïs –
les stocks mondiaux de céréales devraient se resserrer au cours de la période de projection.
Cela entraînera une baisse du ratio mondial stocks/consommation de céréales, qui passera
de 33 % pendant la période de référence à 27 % en 2028. Si ce fléchissement risque de
provoquer une hausse des prix, les stocks mondiaux de céréales se maintiendront
généralement à un niveau élevé au cours de la période considérée, voire augmenteront en
ce qui concerne le blé et les céréales secondaires. La demande en Chine d’aliments pour
animaux, ainsi que le niveau global de l’offre intérieure et les effets connexes sur les stocks,
constitueront les principales incertitudes durant la période considérée.
3.3. Prix
Le prix international du blé – dont la référence est le prix f.a.b. du blé rouge d’hiver de
catégorie n° 2, ports des États-Unis – devrait passer à 241 USD/t en 2018, ce qui représente
la deuxième année consécutive de hausse après une tendance à la baisse amorcée en 2013.
Avec des prix en termes réels du pétrole supposés faibles (et stationnaires), des prévisions
de récolte moyennes et une croissance des exportations modérée, le prix international du
blé devrait reculer en termes réels durant la période couverte par les projections, mais
légèrement augmenter par rapport à la période de référence, pour atteindre 238 USD/t en
2028 (graphique 3.1).
Le prix international du maïs – dont la référence est le prix f.a.b. du maïs jaune de catégorie
n° 2, ports des États-Unis – devrait s’élever en moyenne à 160 USD/t en 2018, soit un
niveau inchangé depuis 2017. Bien que les stocks mondiaux de maïs diminuent, les efforts
de déstockage de la Chine, les prévisions de baisse des prix de l’énergie et des intrants,
ainsi que le ralentissement anticipé de la hausse de la demande des exportations par rapport
à la précédente décennie auront pour effet de limiter l’augmentation en termes réels du prix
international du maïs. Par conséquent, alors que le prix nominal devrait croître à 186 USD/t
d’ici à 2028, cette hausse restera inférieure à l’inflation, ce qui signifie que le prix réel sera
en baisse.
S’agissant des céréales secondaires, le prix sur le marché mondial, mesuré par le prix de
l’orge fourragère (France, prix f.a.b. Rouen), devrait se hisser à 221 USD/t en 2018, ce qui
représente la deuxième année consécutive de hausse après une tendance à la baisse amorcée
en 2013. À moyen terme, le prix international des céréales secondaires devrait décroître en
termes réels jusqu’à 216 USD/t en 2028, car les mesures de protection des échanges et
l’intensification de la concurrence du maïs empêcheront la hausse de la demande
d’importations en Chine.
Le prix international du riz (riz moyen complètement blanchi de Thaïlande, f.a.b. Bangkok)
est passé à 447 USD/t en 2018, soit le plus haut niveau depuis 2014. Au cours de la période
de projection, la demande d’importations de riz en Afrique subsaharienne (qui connaît une
croissance démographique rapide) devrait être forte. Cependant, les importantes hausses de
production – favorisées par l’action publique – dans les principaux pays importateurs
d’Asie vont sans doute limiter l’augmentation des importations mondiales de riz à moins
de la moitié du pourcentage enregistré lors de la précédente décennie. Le prix nominal
progressera donc moins que l’inflation, et atteindra 470 USD/t en 2028.
3.4. Production
%
4.0
3.5
3.0
2.5
2.0
1.5
1.0
0.5
0.0
- 0.5
- 1.0
2009-18 2019-28 2009-18 2019-28 2009-18 2019-28 2009-18 2019-28 2009-18 2019-28
Total céréales Blé Maïs Autres céréales second. Riz
StatLink 2 [Link]
Mt
220
170
120
70
20
StatLink 2 [Link]
car l’on anticipe une baisse de la superficie plantée en riz suite aux efforts des pouvoirs
publics pour résoudre les problèmes d’excès de l’offre.
En Thaïlande et au Viet Nam, qui sont deux importants fournisseurs de riz, l’augmentation
de la production dépendra de l’amélioration des rendements, en supposant que les efforts
des pouvoirs publics pour promouvoir une évolution vers des cultures alternatives portent
leurs fruits. Toutefois, comme pour d’autres producteurs de riz, les facteurs déterminants
seront, outre les aspects liés à l’infrastructure et aux intrants, la structure variétale des
plantations et l’utilisation de souches de semences améliorées. Les initiatives visant à
promouvoir la production de variétés de meilleure qualité mais à plus faible rendement
pourraient avoir des répercussions sur les améliorations futures du taux de productivité
dans les deux pays.
Dans les pays développés, la production va stagner ou revenir au niveau de la période de
référence en Corée, au Japon et dans l’Union européenne, mais elle va s’accroître aux États-
Unis et en Australie – toutefois sans dépasser le niveau record de 2010 dans le premier
pays, ni celui de 2001 dans le second. Les pays d’Asie les moins avancés – Myanmar,
Cambodge, République démocratique populaire lao et Bangladesh – devraient continuer à
accroître leurs niveaux de productivité à mesure qu’ils adopteront des variétés à plus haut
rendement et amélioreront leurs pratiques agricoles. Alors que l’on s’attend à une hausse
de la production dans de nombreux pays d’Afrique, le potentiel d’augmentation sera limité
par le fait que, selon les prévisions, ces pays vont continuer à pratiquer une culture à sec, à
utiliser peu d’intrants et à avoir une infrastructure agricole inadaptée.
3.5. Consommation
50 5
0 0
2013
2008
2013
2018
2023
2028
2008
2013
2018
2023
2028
2008
2013
2018
2023
2028
2008
2018
2023
2028
StatLink 2 [Link]
Mt
900
800
700
600
500
400
300
200
100
0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Développés En développement Développés En développement Développés En développement Développés En développement
Blé Maïs Autres céréales second. Riz
StatLink 2 [Link]
Encadré 3.1. Répercussions économiques des politiques de stockage public du riz en Asie
(scénario « haut ») ou de bas niveau (scénario « bas »). Le niveau des stocks publics
équivaut à trois mois de consommation intérieure de riz dans le scénario « haut », et à deux
semaines dans le scénario « bas ».
L’analyse montre que ces programmes peuvent avoir de nombreux effets sur les marchés
intérieurs et internationaux : dans le scénario « haut », la disponibilité du riz sur les
marchés serait réduite, ce qui entraînerait une hausse des prix intérieurs (graphique 3.7) et
mondiaux de cette céréale par rapport à la situation de référence, alors que c’est l’inverse
qui se produirait dans le scénario « bas ». Ces effets seraient très prononcés au cours de la
période transitoire de trois ans au cours de laquelle des modifications sont apportées aux
programmes ; les impacts structurels persisteront toutefois – quoique de moindre
intensité – sur le moyen terme. En plus de la modification du niveau des achats (le maintien
de stocks élevés nécessite en effet d’acheter des volumes plus importants en continu) et des
conséquences sur les prix et la disponibilité à l’échelle nationale et internationale, ces
programmes auront une incidence sur les dépenses publiques et le niveau des stocks privés.
Dans le scénario « haut » par exemple, les stocks privés seraient plus faibles à moyen terme
que dans la situation de référence, car ils seraient mobilisés pour la constitution de stocks
publics. La situation serait inverse dans le scénario « bas ».
Un dernier constat de première importance concerne la capacité des stocks publics à
protéger les marchés contre les chocs survenant du côté de l’offre. L’analyse montre que
si la constitution de stocks publics importants peut au début atténuer l’impact sur les prix
et la disponibilité d’une baisse de la production mondiale, des stocks plus faibles favorisent
en revanche une reprise plus rapide et le retour à une situation normale. De surcroît, le
maintien de stocks publics peu élevés permet de réduire considérablement les dépenses de
l’État, et ainsi de consacrer les fonds correspondants à d’autres stratégies d’atténuation des
situations (d’urgence) de pénurie alimentaire.
% scénario de haut niveau par rapport au scénario de base % scénario de bas niveau par rapport au scénario de base
20 2
1
15 0
-1
10
-2
-3
5
-4
0 -5
-6
-5 -7
2017 2019 2021 2023 2025 2027 2029 2017 2019 2021 2023 2025 2027 2029
s’accroître de 4 kg au cours des dix prochaines années, en partie sous l’effet de la politique
sociale du gouvernement visant à améliorer la sécurité alimentaire des ménages défavorisés
par la distribution publique de céréales alimentaires. En Afrique, où le riz acquiert une
place de plus en plus importante parmi les aliments de base, la consommation par habitant
devrait croître plus rapidement (d’environ 5 kg) au cours de la période de projection
(tableau 3.1). À l’échelle mondiale, la consommation moyenne de riz par habitant pour
l’alimentation humaine devrait augmenter de 1 kg, pour s’établir à 55 kg par an. Avec une
augmentation de la consommation de riz légèrement plus rapide que l’offre mondiale, le
ratio stocks/consommation mondial va quelque peu diminuer, d’un taux élevé de 34 %
pendant la période de référence à 32 % à l’horizon 2028.
KG/personne/an
Taux de croissance
2016-18 2028
(% par an)
Afrique 26.1 30.7 1.26
Asie et Pacifique 77.8 78.7 0.11
Amérique du Nord 12.8 12.9 0.23
Amérique latine et Caraïbes 28.6 28.4 -0.03
Europe 5.8 6.1 0.42
3.6. Échanges
blé (graphique 3.9). La Fédération de Russie devrait se maintenir à la première place d’ici
à 2028 – avec une part d’environ 20 % dans les exportations mondiales de blé–, suivie par
l’Union européenne (15 %), les États-Unis (13 %), le Canada (12 %) et l’Ukraine (11 %).
La part des exportations de l’Union européenne augmentera légèrement en raison de la
compétitivité des prix de l’UE, de la qualité de ses céréales et de sa proximité avec ses
principaux marchés en Afrique et en Asie. Selon les prévisions, les importations de blé vont
se répartir plus largement entre un grand nombre de pays, les cinq premiers – Égypte,
Indonésie, Algérie, Brésil et Philippines – représentant une part cumulée d’environ 25-
27 % au cours de la période de projection.
500
400
300
200
100
0
2008 2013 2018 2023 2028
StatLink 2 [Link]
Graphique 3.9. Parts des principales régions exportatrices dans les exportations mondiales
2016-18 2028
%
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
Mer Noire Amérique du Union Amérique Amérique du Mer Noire Mer Noire Union Océanie Asie du Sud Inde Pakistan
Nord européenne latine Nord européenne Est
Blé Maïs Autres céréales second. Riz
StatLink 2 [Link]
Pendant la période de référence, les cinq premiers pays importateurs de maïs – Mexique,
Union européenne, Japon, Corée et Égypte – représentaient 43 % des importations
mondiales. Le Viet Nam, qui enregistre un accroissement de ses importations de maïs
depuis 2012, devrait remplacer la Corée au quatrième rang mondial, sous l’impulsion du
développement de ses secteurs de l’élevage et de l’aviculture. La Malaisie devrait, du fait
du développement continu de son secteur de l’élevage, accroître encore ses importations.
En Chine, sous l’effet du changement de politique en 2016 (suppression du dispositif de
soutien des prix et du programme de stockage qui y était associé), la hausse de la production
de maïs devrait ralentir. À mesure que les stocks diminueront et reviendront à des niveaux
plus viables, un resserrement de l’offre devrait favoriser la progression des importations à
un niveau proche du contingent tarifaire de 7.2 Mt d’ici à 2028.
Contraint par les mesures de protection des échanges (particulièrement en Chine) et par
l’intensification de la concurrence du maïs sur les marchés de l’alimentation animale, le
volume des échanges internationaux d’autres céréales secondaires – telles que l’orge et le
sorgho – ne devrait s’accroître que de 3 Mt durant la période concernée, contre presque
10 Mt enregistrés pendant la décennie écoulée. Entre 2012 et 2014, les importations par la
Chine d’autres céréales secondaires ont augmenté de 2.9 Mt à 20.2 Mt, sous l’influence du
prix intérieur élevé du maïs (dans le cadre du dispositif de soutien des prix) et des
restrictions commerciales limitées. Depuis lors, la suppression des prix de soutien et
l’écoulement qui s’en est suivi des stocks existants de maïs, ainsi que les tarifs douaniers,
ont entraîné une baisse des importations d’autres céréales secondaires par la Chine. Pendant
la période de référence, les cinq principaux exportateurs – Union européenne, Australie,
Ukraine, Canada et États-Unis – représentaient 72 % des exportations mondiales ; ce
pourcentage devrait fléchir à 71 % en raison de la baisse des exportations de sorgho par les
États-Unis causée par les tarifs douaniers chinois. Par ricochet, la Fédération de Russie
remplacera les États-Unis au cinquième rang des exportateurs d’autres céréales secondaires
car son accès privilégié aux marchés d’Iran et des pays d’Asie centrale lui permettra de
maintenir le niveau de ses exportations. Contrairement aux importations de maïs et de blé,
les importations d’autres céréales secondaires sont beaucoup moins réparties entre les pays.
Les cinq principaux importateurs – Chine, Arabie saoudite, République islamique d’Iran,
Japon et États-Unis – absorbent 66 % des échanges mondiaux, la Chine en représentant
29 % à elle seule en 2028.
Les échanges mondiaux de riz devraient s’accroître de 2.3 % par an au cours de la période
de projection, soit une hausse des volumes échangés de 12 Mt, à 164 Mt en 2028. La part
de marché des cinq principaux exportateurs de riz – Inde, Thaïlande, Viet Nam, Pakistan
et États-Unis – devrait passer, au cours de la période considérée, de 77 % à 75 %. L’Inde
restera le premier exportateur de riz au monde, la demande de ses marchés traditionnels
d’Afrique et du Proche-Orient assurant la hausse des exportations. La Thaïlande, dont le
riz proposé à l’exportation est toujours majoritairement de qualité supérieure, devrait se
maintenir au deuxième rang mondial des exportations. Quant au Viet Nam, l’augmentation
prévue de ses exportations sera due en partie aux efforts engagés par le pays pour diversifier
la composition variétale de l’offre de riz, qui pourrait entraîner un accroissement de ses
livraisons au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie de l’Est. Les trois pays susmentionnés
pourraient toutefois être confrontés à une concurrence accrue sous l’effet des prévisions de
croissance des exportations de riz chinois à destination de l’Afrique, ainsi que de
l’importance accrue du Cambodge et du Myanmar en tant que fournisseurs de riz pendant
la période de projection. Compte tenu de leurs prix compétitifs et de l’abondance des
quantités exportables, les exportations totales de ces pays devraient croître de 4 Mt valeur
de la période de référence à 7 Mt en 2028.
La plus forte hausse des importations sera enregistrée dans les pays africains, où la
demande – stimulée par l’augmentation de la consommation par habitant et la croissance
démographique rapide – devrait dépasser la production. Selon les prévisions, les
importations totales dans cette région progresseront de 17 Mt pendant la période de
référence à 29 Mt en 2028. Cela porterait la part de l’Afrique dans les importations
mondiales de riz de 35 % à 49 %, et la région deviendrait la première destination des flux
mondiaux de cette céréale. Le Nigéria, en particulier, devrait plus que doubler ses
importations de riz à l’horizon 2028 et atteindre quasiment les mêmes quantités que celles
anticipées pour la Chine, qui est le premier importateur de riz au monde. Les PMA
d’Afrique subsaharienne enregistreraient une forte hausse de leurs importations, de 8 Mt
pendant la période de référence à 14 Mt en 2028. Avec ses réserves abondantes et ses efforts
poussés pour lutter contre le trafic de riz via sa frontière méridionale, la Chine devrait
assister à une légère baisse de ses importations de riz ; elle restera néanmoins un important
débouché commercial de cette céréale pendant la période de projection. Outre la Chine et
le Nigéria, les cinq plus gros importateurs de riz sont les Philippines, l’Union européenne
et l’Iran, qui représentent globalement quelque 26 % des importations mondiales pendant
la période de référence.
S’agissant des Philippines, les prévisions ne tiennent pas compte du remplacement récent
des restrictions quantitatives des importations de riz par des droits sur les importations,
suite à l’adoption de la loi de la République N° 11203 en février 2019. Les modalités de
mise en œuvre de ce texte ne sont en effet pas encore définies, notamment en ce qui
concerne le stockage et la distribution publics de riz, ainsi que l’utilisation du fonds de
promotion de la compétitivité du riz (doté de 10 milliards PHP) établi par la loi, qui fournira
pendant six ans des aides aux producteurs locaux.
La variété Indica représente la majeure partie des échanges mondiaux de riz. La variété
Japonica, cultivée sous des climats plus tempérés, représente quelque 13 % de la production
mondiale de riz et environ 7 % des échanges. Le Japon, la Corée, l’Égypte et la Turquie
produisent et consomment presque exclusivement du riz Japonica ; les prévisions relatives
à ces pays représentent donc la projection à moyen terme de cette variété. Les plus gros
exportateurs sont les États-Unis, l’Australie, l’Union européenne et la Chine, où le Japonica
représente respectivement quelque 21 %, 80 %, 77 % et 35 % de la production de riz.
S’agissant des importations, l’Asie du Nord-Est (Japon, Corée et Taipei chinois) reste la
principale destination du riz Japonica, suivie par le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, où
la demande s’accroît. De plus en plus de PMA interviennent dans le commerce du riz,
l’Asie pour les exportations et l’Afrique pour les importations. Il s’agit d’un cas unique
dans lequel un groupe de PMA devrait contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire
de PMA situés dans une autre région.
Bien que les hypothèses climatiques donnent lieu à des perspectives de production positives
pour les principales régions céréalières, les ravageurs, les maladies des végétaux et les aléas
météorologiques accentués par le changement climatique pourraient entraîner une plus
grande volatilité des rendements des cultures, avec des conséquences sur l’offre et les prix
au niveau mondial. Les variations historiques du rendement des cultures ont été plus
marquées en Australie, au Kazakhstan, dans la Fédération de Russie et en Ukraine. Les
rendements des cultures en Amérique du Sud – notamment en Argentine, au Brésil, au
Paraguay et en Uruguay – affichent également une variabilité élevée. Ces dernières années,
la participation accrue de la région de la mer Noire aux marchés mondiaux des céréales a
atténué certains des risques associés à l’insuffisance des récoltes dans les principaux pays
exportateurs. L’augmentation continue de sa participation aux exportations pendant la
prochaine décennie pourrait réduire les risques de volatilité des rendements dans certaines
régions. Par ailleurs, la survenue de maladies (comme celle causée par la chenille
légionnaire d’automne) dans les grands pays producteurs et exportateurs pourrait avoir un
impact considérable sur les marchés mondiaux.
Le développement futur des marchés mondiaux du maïs et du blé est encore incertain car
les principaux pays exportateurs d’Amérique du Sud pourraient connaître une hausse
sensible des prix due à la supposée dépréciation de leurs taux de change. Dans cette région,
les prix internationaux exprimés en dollars pourraient chuter, et les producteurs et sociétés
d’export pourraient bénéficier d’une majoration des prix – due à l’affaiblissement de leur
monnaie nationale – qui stimulerait la production. L’incertitude des taux de change dans la
région pourrait avoir une incidence sur la production et les quantités exportables.
La demande d’aliments pour animaux en Chine, ainsi que le niveau global de l’offre
intérieure et les effets connexes sur les stocks, constitueront les principales incertitudes
durant la période considérée. On ne dispose aujourd’hui d’aucun état exhaustif et officiel
de l’équilibre du marché dans ce pays. S’appuyant sur le troisième recensement agricole
national datant de 2018, les autorités chinoises ont revu leurs estimations de la production
végétale, avec une nette évolution de la production de maïs (+266 Mt) au cours des dix
dernières années. En revanche, aucun chiffre n’est fourni concernant l’alimentation animale
ou les stocks. Le scénario de référence actuel utilise les estimations du ministère de
l’Agriculture des États-Unis, dans lesquelles la production supplémentaire est répartie entre
les estimations précédentes des stocks et de la consommation animale. Pour autant, malgré
cette révision, la production de maïs en Chine est en baisse depuis trois ans sous l’effet du
changement de politique introduit en 2016 – qui a remplacé le dispositif de soutien des prix
du marché par un programme de subvention directe pour le maïs. On suppose que cette
nouvelle disposition entraînera, au cours de la période de projection, un écoulement des
stocks accumulés par la Chine (graphique 3.10). Toutefois, si le niveau des stocks descend
en fait très en dessous des estimations actuelles, il est possible que la Chine devienne un
gros importateur de maïs et ait par conséquent une grande influence sur les évolutions
futures des marchés mondiaux des céréales. De surcroît, les récents changements
intervenus dans la mise en œuvre du soutien aux producteurs de riz pourraient avoir une
incidence sur les décisions de production, ce qui entraînerait l’écoulement des stocks de
cette céréale. L’ampleur de cet écoulement est difficile à déterminer et pourrait différer de
la tendance supposée dans ces Perspectives.
Mt %
500 100
450 90
400 80
350 70
300 60
250 50
200 40
150 30
100 20
50 10
0 0
2008
2013
2018
2023
2028
2008
2013
2018
2023
2028
2008
2013
2018
2023
2028
Chine 5 plus gros exportateurs Reste du monde
StatLink 2 [Link]
Les prix des céréales pourraient être affectés par la possibilité d’un nouveau ralentissement
de la croissance économique des économies à croissance rapide et par une baisse des prix
de l’énergie induite par l’utilisation de nouvelles sources d’énergie et les nouvelles
technologies d’extraction. En outre, le renforcement des critères de sécurité alimentaire et
de durabilité dans la réforme des politiques relatives aux biocarburants et dans leur
élaboration (Union européenne, Brésil ou États-Unis) peut aussi avoir des effets sur la
demande de céréales.
Le contexte du commerce international des céréales est marqué par une incertitude
croissante qui risque d’avoir une incidence sur les flux commerciaux. Outre la protection
des échanges, le règlement des différends en cours (par exemple entre les États-Unis et la
Chine) et la perspective de nouveaux accords commerciaux au niveau régional pourront
avoir d’importantes répercussions sur l’évolution future des marchés de céréales.
Ce chapitre décrit la situation des marchés et présente les projections à moyen terme
relatives aux marchés mondiaux des oléagineux sur la période 2019-28. Il passe en revue
les évolutions prévues en termes de prix, de production, de consommation et d’échanges
pour le soja, les autres oléagineux, les tourteaux protéiques et les huiles végétales, et
examine en conclusion les principaux risques et incertitudes susceptibles d’avoir une
incidence sur les marchés mondiaux des oléagineux dans les dix années à venir.
Les prix moyens des huiles végétales ont confirmé leur tendance à la baisse en 2018 et ont
atteint leur niveau le plus faible depuis dix ans. Les prix des tourteaux oléagineux et des
semences ont quant à eux augmenté durant le premier semestre de 2018 avant d’enregistrer
un recul semblable quoique moins spectaculaire. Les stocks importants dont disposent les
principaux pays exportateurs ainsi que les incertitudes qui planent sur les marchés en raison
des discussions commerciales entre les États-Unis et la République populaire de Chine (ci-
après dénommée « la Chine ») ont pesé sur l’évolution des prix.
La production mondiale de soja a progressé en 2018 sous l’effet de récoltes exceptionnelles
aux États-Unis et au Brésil, qui ont permis d’alimenter les stocks. La demande de tourteaux
protéiques s’est essoufflée compte tenu des mesures de rétorsion douanière que la Chine a
décidé d’appliquer aux exportations de soja américaines et de la réduction de la part des
tourteaux protéiques dans les rations alimentaires des animaux qui s’est ensuivie. En Chine,
la peste porcine africaine a continué de sévir dans le secteur de l’élevage, d’où un recul de
la demande d’aliments pour animaux. Par ailleurs, les pouvoirs publics se sont récemment
positionnés en faveur de la réduction de la part minimale de protéines dans les rations
alimentaires des animaux, qui avait été proposée par l’une des principales associations
professionnelles du secteur.
Le secteur des huiles végétales a été marqué par un ralentissement des échanges mondiaux
qui reflète essentiellement une diminution des importations indiennes d’huile alimentaire
en 2018. Cette situation tient à l’accroissement de la production interne d’oléagineux
couplée au relèvement des droits de douane. Plusieurs pays ont également accru leur
capacité de trituration et donc augmenté leurs importations de semences au détriment de
leurs achats d’huile et de tourteaux. En conséquence, les exportations des principaux
producteurs d’huiles végétales, tels que l’Indonésie et la Malaisie, ont moins progressé que
la moyenne, ce qui a entraîné une augmentation des stocks et un recul des prix. Pour toutes
ces raisons, l’Indonésie a relevé le niveau des obligations d’incorporation de biodiesel,
entraînant une hausse de la consommation intérieure d’huile de palme, qui est passée de
3.5 millions de litres en 2017 à 5.1 millions de litres en 2018.
160
140
120
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Soja Autres oléagineux Tourteaux protéiques Huiles végétales
4.3. Prix
Le prix réel des huiles végétales, en baisse depuis treize ans, devrait amorcer un mouvement
à la hausse. Les prix devraient se rétablir à la faveur de l’augmentation de la demande
mondiale d’huile végétale destinée aux industries alimentaire et oléochimique, ainsi que de
l’émergence récente d’une demande intérieure d’huile végétale comme matière première
pour la production de biodiesel dans certains pays, comme l’Indonésie, qui vont être
amenés à puiser dans des stocks dont le niveau n’avait pas été aussi élevé depuis dix ans.
Parallèlement, les contraintes de production auxquelles sont confrontés les grands pays
producteurs d’huile de palme empêcheront toute progression importante de l’offre au cours
de la prochaine décennie, ce qui renforcera la tendance haussière des prix réels.
USD/t
1 500
1 200
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0
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1998
2003
2008
2018
2023
2028
Note : soja, États-Unis, prix CAF (coût, assurance et frêt) Rotterdam ; autres oléagineux, colza, Europe, prix
CAF Hambourg ; tourteaux protéiques, prix moyen pondéré à la production de tourteaux de soja, de tournesol
et de colza, port européen ; huile végétale, prix moyen pondéré à la production d'huile de palme, de soja, de
tournesol et de colza, port européen. Les prix réels sont les prix mondiaux nominaux corrigés des effets de
l'inflation par le déflateur du PIB des États-Unis (2018 = 1).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link] .
StatLink 2 [Link]
Les prix réels du soja, des autres oléagineux et des tourteaux protéiques reculeront
légèrement car la demande devrait progresser un peu moins vite que l’offre mondiale. Ils
demeureront néanmoins supérieurs au plus bas niveau relevé par le passé (graphique 4.2).
À moyen terme, les prix des oléagineux et des produits oléagineux devraient augmenter en
valeur nominale, sans toutefois atteindre les précédents records enregistrés.
D’après les projections, la production de soja devrait croître de 1.6 % par an, contre
4.4 % par an au cours de la dernière décennie. La production d’autres graines oléagineuses
(colza, tournesol et arachide) progressera moins vite que celle de soja, au rythme de
1.4 % par an, contre 3.1 % par an ces dix dernières années. Elle devra son augmentation
avant tout à l’amélioration des rendements, qui explique 64 % de la production
supplémentaire, contre 46 % dans le cas du soja.
Le Brésil et les États-Unis produisent à peu près la même quantité de soja (environ 120 Mt
en 2016-18), mais durant la décennie à venir, le Brésil devrait connaître un taux de
croissance annuel supérieur à celui des États-Unis (1.8 % contre 1.2 %) parce qu’il pourra
accroître ses superficies exploitées, essentiellement via l’intensification des cultures et la
double culture du soja et du maïs. De plus, à supposer que la Chine maintienne ses mesures
de rétorsion à l’encontre du soja américain, le soja brésilien bénéficiera d’un avantage
concurrentiel sur le premier marché d’importation au monde. Dans l’ensemble, la
production de soja devrait continuer de croître fortement en Amérique latine, l’Argentine
et le Paraguay produisant 62 Mt et 13 Mt en 2028 (graphique 4.3). Après avoir fléchi ces
dix dernières années, la production chinoise devrait repartir à la hausse, en raison
notamment d’une baisse du soutien des pouvoirs publics à la culture des céréales. Enfin, la
production devrait également s’accroître en Inde, en Fédération de Russie, en Ukraine et
au Canada.
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2016-18 2028 2016-18 2028
Soja Autres oléagineux
StatLink 2 [Link]
Les plus grands producteurs d’autres oléagineux sont la Chine (colza et arachide surtout)
et l’Union européenne (colza et tournesol surtout), dont la production devrait ressortir à
32 Mt et 30 Mt respectivement en 2028. Ces deux pôles de production devraient toutefois
connaître une croissance limitée (de 1 % par an en Chine et de 0.6 % par an dans l’Union
européenne) car les céréales s’échangent à des prix attractifs qui engendreront une
concurrence rude pour accéder à des terres arables dont la superficie totale stagne, voire
recule. Autre grand producteur et principal exportateur de Colza, le Canada devrait voir sa
production augmenter de 1.2 % par an. En revanche, la production d’autres graines
oléagineuses devrait s’élever plus vite en Ukraine et en Fédération de Russie, en raison du
développement du secteur agricole dans la région de la mer Noire. En Inde, elle progressera
plus rapidement au cours des dix prochaines années, étant donné que les pouvoirs publics
continuent de soutenir la production pour répondre à la demande intérieure d’huiles
végétales et de tourteaux protéiques.
Les stocks de soja ne devraient pas changer, entraînant un recul du ratio
stocks/consommation à l’échelle mondiale, de 12.3 % en 2016-18 à 10.7 % en 2028.
Compte tenu de la tendance générale à la concentration progressive de la production dans
quelques grands pays, la baisse de ce ratio pourrait favoriser la volatilité des prix.
À l’échelle mondiale, le soja et les autres oléagineux sont pour l’essentiel triturés pour
produire des tourteaux et de l’huile. La demande de graines destinées à la trituration
augmentera plus vite que la demande relative à d’autres usages, à savoir la consommation
directe de soja, d’arachides et de graines de tournesol, ainsi que l’utilisation directe du soja
dans l’alimentation animale. Dans l’ensemble, la trituration absorbera 90 % de la
production mondiale de soja et 86 % de la production mondiale d’autres oléagineux
en 2028. La situation géographique des activités de trituration dépend de nombreux
facteurs : frais de transport, politiques commerciales, tolérance vis-à-vis des cultures
transgéniques, coûts de transformation (main d’œuvre, énergie, etc.) et infrastructures
(ports, routes, etc.).
En valeur absolue, la trituration du soja progresse de 61 Mt pendant la période considérée,
soit bien moins que les 111 Mt enregistrées les dix années précédentes. La Chine, qui
devrait produire 19 Mt supplémentaires de soja trituré, comptera pour environ 31 % de la
hausse du volume de trituration dans le monde, en recourant essentiellement à du soja
importé. Certes important, ce niveau de croissance relevé en Chine est bien plus faible
qu’au cours de la dernière décennie. En volume, la trituration des autres oléagineux devrait
suivre l’augmentation de la production et s’effectuer à plus faible distance des sites de
production que ce qui est observé pour le soja. Par conséquent, la proportion d’autres
oléagineux exportés sera bien plus faible que celle du soja.
La production mondiale d’huile végétale est tributaire d’une part de la trituration
d’oléagineux et d’autre part de la production de plantes oléagineuses tropicales pérennes,
notamment de palmiers à huile. À l’échelle mondiale, la production d’huile de palme a
connu une croissance plus vive que celle des autres huiles au cours de la décennie écoulée.
Toutefois, sa position devrait s’affaiblir légèrement sur la période de projection
(graphique 4.4). Elle se concentre en Indonésie et en Malaisie, qui représentent à elles
seules plus d’un tiers de la production d’huiles végétales dans le monde.
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Tourteaux protéiques Huiles végétales
StatLink 2 [Link]
La consommation d’huile végétale alimentaire par habitant devrait s’accroître de 0.9 % par
an, ce qui est bien inférieur aux 2 % annuels relevés en 2009-18. En Chine (30 kg par
habitant) et au Brésil (24 kg par habitant), la disponibilité de l’huile végétale alimentaire
va atteindre des niveaux comparables à ceux observés dans les pays développés, dans
lesquels la croissance de la consommation se stabilisera à 27 kg par habitant, moyennant
une hausse annuelle de 0.4 % (graphique 4.5).
L’Inde, deuxième consommateur et premier importateur d’huile végétale dans le monde,
devrait conserver une croissance annuelle de 3.1 % de la consommation par habitant, et
atteindre 15 kg par habitant en 2028. Cette forte augmentation résultera à la fois d’une
production intérieure plus abondante due à l’intensification des cultures d’oléagineux, et
d’une nouvelle hausse des importations, principalement d’huile de palme d’origine
indonésienne et malaisienne. Dans les pays les moins avancés (PMA), l’apport d’huile
végétale par habitant devrait augmenter de 1.2 % par an pour atteindre 10 kg par habitant
à l’horizon 2028.
StatLink 2 [Link]
Le volume d’huile végétale destiné à la production de biodiesel restera identique ces dix
prochaines années, alors qu’une augmentation de 8.5 % par an avait été enregistrée au cours
de la décennie précédente, avec l’entrée en vigueur des politiques de soutien aux
biocarburants. De manière générale, les objectifs nationaux de taux d’incorporation de
biodiesel devraient moins progresser que par le passé. Par ailleurs, la part des résidus
d’huile, du suif et d’autres matières premières utilisées dans la fabrication du biodiesel
grandit en raison de certaines mesures (voir chapitre 9 pour plus de précisions sur les
biocarburants). En Argentine, la filière du biodiesel devrait rester tournée vers les
exportations (plus de la moitié de la production est exportée). Le volume d’huile végétale
destiné à l’industrie argentine des biocarburants devrait s’élever à 3.2 Mt d’ici à 2028, ce
qui correspond à 75 % de la consommation intérieure du produit (graphique 4.6). La
production de biodiesel a grimpé en flèche en Indonésie, au Brésil et en Thaïlande ces dix
dernières années, mais le mouvement devrait s’essouffler dans la décennie à venir en étant
toutefois plus rapide que la croissance de la demande globale d’huile végétale alimentaire,
du fait notamment de mesures de soutien visant à stimuler la consommation intérieure de
biodiesel.
Graphique 4.6. Proportion des huiles végétales utilisées dans la production de biodiesel
%
80
70
60
50
40
30
20
10
0
Monde États-Unis Indonésie Thaïlande Brésil Union européenne Argentine
StatLink 2 [Link]
tourteaux protéiques sont encore très peu employés, l’intensification de l’élevage devrait
se poursuivre, caractérisée par un recours plus systématique aux aliments industriels pour
animaux. La quantité de tourteaux protéiques utilisée par unité de production animale
devrait considérablement augmenter, entraînant une croissance rapide de la demande totale
de ces pays. Dans des pays tels que les États-Unis ou les États membres de l’Union
européenne, où l’essentiel de la production animale s’appuie sur les aliments composés, la
consommation de tourteaux protéiques devrait progresser à un rythme semblable à celui de
la production animale.
En Chine, la croissance de la consommation de tourteaux protéiques devrait reculer, passant
de 6.3 % par an au cours de la décennie écoulée à 1.6 % par an. La hausse de la demande
d’aliments composés pour animaux devrait se tasser en raison du ralentissement de la
croissance de la production animale et de la part déjà importante que représente la
production d’aliments composés. En outre, la part des tourteaux protéiques dans la
consommation totale d’aliments pour animaux a bondi au cours de la décennie écoulée et
dépasse nettement celle observée aux États-Unis et dans l’Union européenne. Pour
remédier à cela, le gouvernement chinois s’est récemment positionné en faveur de la
réduction de la part minimale de protéines dans les rations alimentaires des animaux, qui
avait été proposée par l’une des principales associations professionnelles du secteur.
%
3
2.5
1.5
0.5
-0.5
PMA Amérique latine Chine États-Unis Union européenne
StatLink 2 [Link]
4.8. Échanges
Les importations chinoises de soja devraient augmenter de 1.5 % par an pour atteindre
environ 113 Mt en 2028 et représenter les deux tiers environ des importations mondiales.
Les exportations de soja proviennent pour l’essentiel des Amériques ; à eux trois, les États-
Unis, le Brésil et l’Argentine devraient fournir 87 % des volumes exportés en 2028. Les
États-Unis, qui étaient de longue date le premier exportateur mondial de soja, ont été
détrônés par le Brésil, qui voit ses capacités d’exportation croître de façon soutenue. Selon
les projections, ce pays réalisera 42 % des exportations mondiales de soja à l’horizon 2028.
Cette évolution s’explique par les 25 % de droits de douane supplémentaires que la Chine
impose au soja importé des États-Unis. Cette mesure devrait continuer de s’appliquer tout
au long de la période de projection.
La part de la production faisant l’objet d’échanges internationaux est bien plus modeste
pour les autres oléagineux que pour le soja, puisqu’elle représente quelque 14 % de la
production mondiale. Les grands pays exportateurs sont le Canada, l’Australie et l’Ukraine,
qui réaliseront plus de 75 % des exportations mondiales à l’horizon 2028. Au Canada et en
Australie, plus de la moitié des autres oléagineux (colza) produits sont exportés
(graphique 4.8).
2016-18 2028
%
100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
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États-Unis Brésil Argentine Canada Australie Ukraine Argentine Brésil États-Unis Indonésie Malaisie Argentine
Soja Autres oléagineux Tourteaux protéiques Huiles végétales
Note : ce graphique ne fait apparaître que la part des produits exportés directement, sans tenir compte des
exportations de produits transformés, ce qui augmenterait les valeurs.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
étant appelée à croître plus vite que les exportations. L’Inde devrait voir ses importations
continuer de progresser au rythme soutenu de 3.7 % par an pour atteindre 22 Mt en 2028,
soit environ un quart des importations mondiales d’huile végétale.
Durant la période de projection, la croissance des échanges mondiaux de tourteaux
protéiques devrait s’établir autour de 1.5 % par an, contre 3.6 % par an au cours de la
décennie passée ; la part de la production mondiale faisant l’objet d’échanges devrait par
ailleurs baisser. Cette diminution s’explique par la concentration attendue de la croissance
mondiale de la production de viande dans les principaux pays transformateurs
d’oléagineux, où la consommation de tourteaux protéiques produits localement
s’intensifiera, entraînant une timide augmentation des échanges.
L’Argentine demeurera le premier exportateur de tourteaux car elle est le seul grand
producteur à privilégier sans équivoque les exportations. Le plus grand importateur de
tourteaux est l’Union européenne, avec un volume prévu quasi stationnaire de 28.1 Mt
en 2028. L’Asie, et plus particulièrement le Viet Nam, le Pakistan et la Thaïlande,
absorberont plus de la moitié des 18 Mt des importations supplémentaires de tourteaux
protéiques. La capacité de trituration de ces pays ne pourra vraisemblablement plus
répondre à la demande de tourteaux protéiques, d’où la nécessité pour le secteur de
l’élevage de se tourner vers l’importation d’aliments pour animaux pour satisfaire ses
besoins.
manque de dynamisme ces dernières années compte tenu de la faible rentabilité du secteur,
de l’ampleur limitée des programmes publics de replantation menés en Indonésie, et de la
hausse du coût de la main d’œuvre en Malaisie. Les préoccupations liées à la durabilité
pèsent également sur la production d’huile de palme étant donné que dans les pays
développés, la demande privilégie les huiles non liées à la déforestation et cherche à ce que
l’huile végétale utilisée pour produire du biodiesel et, de plus en plus, les huiles végétales
alimentaires soient certifiées durables.
Les dispositifs de certification, l’étiquetage des produits et la législation environnementale
pourraient freiner l’extension des superficies consacrées au palmier à huile dans les grands
pays producteurs et porter un coup aux achats opérés par les principaux importateurs, ce
qui finirait par peser sur l’offre. Ces préoccupations font obstacle à la poursuite de
l’agrandissement des plantations de palmiers à huile et aux exportations d’huile de palme
par la Malaisie et l’Indonésie.
La demande d’huile végétale en tant que matière première entrant dans la fabrication de
biodiesel se stabilise, après une croissance rapide depuis l’année 2000 qui s’explique par
les politiques menées dans un certain nombre de pays. Aux États-Unis, dans l’Union
européenne et en Indonésie, ces mesures sont source d’incertitudes pour le secteur des
huiles végétales, étant donné qu’environ 12 % de l’huile végétale produite mondialement
est destinée à la production de biodiesel. Au sein de l’Union européenne, les réformes et
l’émergence des biocarburants de deuxième génération vont probablement permettre de ne
plus recourir aux matières premières alimentaires En Indonésie, rien ne permet d’affirmer
avec certitude que l’obligation d’incorporation de 30 % du biodiesel pourra être atteinte,
compte tenu des contraintes qu’elle va imposer en termes d’approvisionnement à moyen
terme. L’augmentation des prix du pétrole, dont dépend la rentabilité du biodiesel, demeure
par ailleurs source de profondes incertitudes pour le secteur des huiles végétales.
Les tourteaux protéiques rivalisent en partie avec d’autres produits dans la production
d’aliments composés et sont, à ce titre, sensibles à toute variation des prix des céréales. En
outre, de nouvelles habitudes d’alimentation des animaux – en particulier des
bovins – peuvent modifier la demande de tourteaux protéiques. En Chine, les ajustements
apportés actuellement aux prix intérieurs des céréales, par exemple, auront des
retentissements sur la composition des aliments composés produits par le pays, qui
contiennent pour l’heure davantage de tourteaux protéiques que dans les pays développés
et dans les autres grandes économies émergentes.
Sucre
Ce chapitre décrit la situation des marchés et présente les projections à moyen terme
relatives aux marchés mondiaux du sucre sur la période 2019-28. Il passe en revue les
évolutions prévues en termes de prix, de production, de consommation et d’échanges pour
le sucre de betterave, le sucre de canne, le sucre, la mélasse et l’isoglucose, et examine en
conclusion les principaux risques et incertitudes susceptibles d’avoir une incidence sur les
marchés mondiaux du sucre dans les dix années à venir.
Après une production record durant la campagne 2017 (octobre 2017-septembre 2018), un
excédent plus modeste est prévu pour 2018. Cette contraction s’explique essentiellement
par de mauvaises conditions météorologiques, qui ont eu des retombées négatives sur les
rendements de grands pays producteurs, tels que l’Inde, la Thaïlande et l'Europe. Cela fait
deux ans que l’Inde a pris au Brésil son titre de premier producteur mondial de sucre.
Malgré une hausse de sa production, la République populaire de Chine (ci-après la
« Chine ») reste un importateur de sucre important.
Malgré le ralentissement récent de la demande, dû au fléchissement de la croissance
démographique mondiale et aux inquiétudes croissantes concernant les effets sur la santé
d’un apport excessif de sucre, la consommation de sucre continue de croître à vive allure
dans les nombreux pays en développement où elle atteint un niveau relativement faible par
habitant. Les stocks de sucre augmentent en Inde, en raison de récoltes exceptionnelles,
tandis que l’on observe une tendance au déstockage dans l’Union européenne et aux États-
Unis, ce qui entraîne une stabilisation relative du ratio mondial stocks/consommation.
Les prix mondiaux du sucre sont restés relativement bas pendant une bonne partie de la
campagne 2017, renouant avec leur niveau d’il y a une dizaine d’années, en raison d’une
offre pléthorique. Les prix auraient même continué à baisser si le Brésil n’avait pas
réorienté une partie de sa production de canne vers la fabrication d’éthanol. Quoi qu’il en
soit, plusieurs pays exportateurs de sucre, comme l’Inde, le Mexique ou l’Australie, ont vu
leurs prix à l’exportation augmenter pendant une grande partie de l’année 2018 en raison
de l’appréciation du dollar des États-Unis.
Leur niveau de départ étant relativement bas, les prix réels du sucre brut et du sucre blanc,
libellés en USD, devraient se redresser au cours de ces quatre prochaines années avant de
redescendre légèrement pour revenir à 285 USD/t en 2028. Dans l’hypothèse d’un prix du
pétrole constant, la production de sucre, une activité fortement mécanisée, devrait voir sa
rentabilité baisser au fil du temps. En valeur nominale et en dollars des États-Unis, les prix
devraient suivre une tendance légèrement ascendante (+1.3 % par an en moyenne). La
surcote du sucre blanc (différence entre les prix du sucre blanc et du sucre brut) sur la
campagne 2018 (70 USD/t en valeur nominale) devrait s’accentuer légèrement pour
atteindre 88 USD/t pendant la période de projection, mais rester inférieure à la moyenne
des dix dernières années (93 USD/t).
Dans l’hypothèse de conditions météorologiques normales, la production de canne à sucre
et de betterave sucrière devrait continuer à se développer, en raison d'une rentabilité plus
élevée que celle d'autres cultures et des mesures de soutien à la production d’éthanol issu
du sucre ou de cultures sucrières. La canne à sucre, qui est principalement cultivée dans
des pays tropicaux et subtropicaux d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et des Caraïbes,
restera la principale culture sucrière, assurant environ 86 % de la production. Son
rendement devrait augmenter plus vite que celui de la betterave à sucre, avec une extension
des surfaces du même ordre pour les deux cultures.
Ces dix prochaines années, la production mondiale de sucre devrait augmenter de 14 %,
passant de 178 Mt au cours de la période de référence (septembre 2016-octobre 2019) à
207 Mt en 2028, cette hausse étant imputable pour 85 % aux pays en développement.
Compte tenu des hypothèses économiques qui sous-tendent les projections, le sucre exporté
par le Brésil reste à un prix suffisamment attractif pour entraîner des gains de productivité
sur l’ensemble de la chaîne de valeur. La filière sucre devrait être de plus en plus en
concurrence avec la filière éthanol, qui utilise aussi de la canne à sucre, malgré un prix du
pétrole relativement bas, car le programme Renovabio (adopté en décembre 2017)
soutiendra la production d’éthanol ces dix prochaines années. Le Brésil devrait reprendre
à l’Inde la place de premier producteur mondial de sucre qu'elle lui a récemment ravie
pendant deux campagnes, avec à peine plus d'un sixième de la production mondiale (contre
un quart il y a dix ans). Par comparaison avec la période de référence, le niveau de la
production augmentera surtout en Inde (+5.7 Mt), en Thaïlande (+3.0 Mt), en Chine
(+2.9 Mt) et au Brésil (+2.5 Mt). Globalement, par rapport à la décennie passée, le taux de
croissance annuel moyen de la production devrait diminuer légèrement, en particulier dans
les pays de l’OCDE et dans les principaux pays producteurs d’Asie.
Production Consommation
Mt tq
120
100
80
60
40
20
0
2008 2018 2028 1998 2018 2028 2008 2018 2028 2008 2018 2028 2008 2018 2028 2008 2018 2028
Afrique Asie et Pacifique Amérique latine Amérique du Nord Union européenne Autre Europe
La demande mondiale de sucre devrait atteindre 203 Mt en 2028, soit 32 Mt de plus que
durant la période de référence, sous l'effet principalement de la hausse de la consommation
en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Mesurée par habitant, toutefois, on
prévoit qu'elle ralentira dans ces régions et dans les grands pays consommateurs. La
consommation du principal édulcorant calorique de substitution, l’isoglucose, devrait
augmenter de 1.6 Mt pour s’établir à 15 Mt en 2028. Le sucre et l'isoglucose continueront
de représenter respectivement 80 % et 10 % du marché de l’édulcorant. Dans plusieurs pays
développés et certains pays en développement (Afrique du Sud, Brésil, Égypte, Mexique,
Paraguay, Turquie), la consommation de sucre atteint un niveau préoccupant du point de
vue sanitaire (obésité, diabète et autres problèmes de santé), entraînant un certain nombre
de mesures, dont l’instauration de taxes sur les édulcorants très caloriques (sucre et
isoglucose). Ces taxes pourraient être plus efficaces si elles s’intègrent à une stratégie plus
large de santé publique, qui passe par des politiques encourageant l’équilibre alimentaire
et l’exercice physique. Quoi qu’il en soit, parce qu’ils gagnent à accroître les recettes
fiscales, les pouvoirs publics ont commencé à mettre en place ces nouveaux dispositifs
depuis quelques années, y compris en Asie.
L’évolution de l’action publique dans le monde et les accords bilatéraux de libre-échange
devraient susciter une nouvelle dynamique dans les échanges mondiaux. On prévoit ainsi
que le Brésil continuera de dominer le commerce mondial du sucre et que sa part de marché,
en baisse depuis quelques années, remontera au début des années 2020. Toutefois, la
Thaïlande devrait rester un concurrent important sur les marchés en pleine expansion
d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie. Les tensions commerciales entre grands
exportateurs resteront d’actualité, tandis que l’OMC continuera probablement d’être saisie
pour des litiges portant sur des subventions ou d’autres formes de soutien.
5.3. Prix
En termes réels, les prix du sucre sont bas au début de la période couverte par les
Perspectives, proches des niveaux planchers observés durant les campagnes 2006, 2014 et
2017, où les récoltes avaient été exceptionnelles. Ils devraient se redresser légèrement
durant quatre ans environ, portés par une production qui repart progressivement, puis
redescendre sur le reste de la période, revenant à leur niveau actuel en 2028. Cette tendance
à la baisse s’explique par le ralentissement prévu de la demande au cours des dix prochaines
années, y compris dans les pays où la consommation par habitant est inférieure à la
moyenne mondiale, et par une offre abondante. Les stocks ne devraient pas beaucoup
augmenter, laissant ainsi le ratio stocks/consommation revenir progressivement sous la
barre des 48 %, sa moyenne à long terme.
Ces dix prochaines années, le prix moyen du sucre devrait être inférieur en valeur réelle à
sa moyenne des 20 dernières années, mais supérieur à celle-ci en valeur nominale. À
l’horizon 2028, le prix mondial en valeur nominale devrait s’établir à 350 USD/t
(15.9 cts/lb) pour le sucre brut et à 438 USD/t (19.9 cts/lb) pour le sucre blanc
(graphique 5.2). La surcote du sucre blanc est faible actuellement du fait de l’accroissement
des livraisons de l’Union européenne et de l’augmentation des capacités de raffinage des
pays du Moyen-Orient et de l’Algérie. Elle devrait se raffermir progressivement pour
atteindre 88 USD/t en valeur nominale à la fin de la période de projection.
L’abandon progressif de mesures de soutien qui faussent les échanges dans certains pays
essentiels devrait contribuer à atténuer les fluctuations annuelles du prix du sucre. Du côté
de l’offre, l’Union européenne a supprimé son système de quotas de sucre en octobre 2017,
tandis que le contingent de production et les mécanismes de soutien des prix de la Thaïlande
ont été éliminés à la fin de 2017. L’accord sur le sucre entre les États-Unis et le Mexique
qui a été renégocié en juin 2017 a apporté une certaine stabilité au marché. Quoi qu’il en
soit, les programmes d’aide aux exportations de sucre (comme ceux qui existent en Inde ou
au Pakistan) ont des effets négatifs non négligeables sur les prix. Les réformes du côté de
la demande semblent avoir moins d’impact sur les prix, car les changements de
comportements des consommateurs produisent rarement des effets immédiats. En règle
générale, il s’agit de l'instauration de taxes sur les boissons sucrées avec des édulcorants
caloriques, qui visent à lutter contre l’obésité et autres problèmes de santé. Il en existe déjà
dans plusieurs pays.
Note : prix du sucre brut : Intercontinental Exchange, contrat n°11 à l'échéance la plus proche ; prix du sucre
raffiné, Euronext Liffe, contrat n°407, Londres. Les prix réels sont les prix nominaux corrigés du déflateur du
PIB des États-Unis.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
5.4. Production
semences plus résistantes aux pesticides soient utilisées. Aux États-Unis, où la production
de sucre bénéficie d’aides importantes et où les deux cultures sont pratiquées,
l’augmentation du coût des intrants pèsera sur la filière betterave, tandis que l’on prévoit
une certaine progression de la production de la canne à sucre, cette culture étant plus stable
en raison de sa nature pérenne.
Par rapport à la période de référence, la part de la canne à sucre destinée à la production de
sucre devrait baisser de 4 %, tandis qu’elle restera à peu près au même niveau pour la
betterave. En d’autres termes, la part des cultures sucrières mondiales servant à la
production d’éthanol devrait passer de 18 % pendant la période de référence à 21 % en
2028. Le Brésil conservera son titre de premier producteur de sucre et d’éthanol issu de la
canne à sucre : en 2028, il produira en effet 37 % de la canne à sucre cultivée dans le
monde, 18 % du sucre et 88 % de l’éthanol de canne à sucre produits dans le monde (contre
19 % et 91 % respectivement, durant la période de référence).
La production mondiale de sucre devrait marquer le pas, avec un taux de croissance annuel
de 1.5 % sur la période de projection, contre 1.7 % durant la décennie précédente.
L’essentiel de la hausse devrait provenir des pays en développement, qui assureront 77 %
de la production mondiale en 2028 (contre 75 % dans la période de référence). L’Asie et
l’Amérique latine-Caraïbes seront les premières régions productrices. La part de l’Asie
dans la production mondiale devrait passer de 39 % durant la période de référence à 42 %
en 2028. Celle de l’Amérique latine sera plus modeste, tombant de 31 % pendant la période
de référence à 29 % en 2028. Cette baisse s’explique surtout par la contribution en baisse
du Brésil, premier producteur mondial. Cela fait dix ans que le pays est aux prises avec un
endettement persistant qui va ralentir l’investissement dans la productivité et le
renouvellement des plantations au cours des prochaines années. De plus, le sucre continuera
d'être en concurrence avec l’éthanol, qui absorbera plus de la moitié de la production
nationale de canne à sucre. Le Brésil demeurera néanmoins le premier producteur et
exportateur mondial de sucre pendant la période de projection. À la fin de celle-ci, sa
production devrait atteindre 36 Mt (soit une hausse de 2.5 Mt par rapport à la période de
référence et environ 3.3 Mt de moins que l’augmentation prévue en Inde).
L’Inde est le deuxième producteur mondial de sucre. Dans ce pays, la production devrait
croître plus régulièrement grâce aux aides renouvelées des pouvoirs publics. Dopée par une
demande intérieure vigoureuse, la production de sucre devrait augmenter de 5.7 Mt ces dix
prochaines années, pour atteindre 34 Mt en 2028. La Thaïlande conservera sa place de
quatrième producteur mondial (l’Union européenne arrivant en troisième position), mais
elle devrait voir sa production ralentir par rapport à ces dernières années du fait de
l’abandon des mesures de soutien des prix depuis janvier 2018 et de l’extension des
superficies cultivées dans des régions moins propices. En 2028, la Thaïlande devrait
produire 15.6 Mt de sucre. En Chine, la production de canne à sucre et de betterave sucrière
devrait s’accélérer les premières années de la période de projection, grâce au plan national
2015-2020, mais les coûts de production resteront sans doute élevés par rapport aux pays
voisins. Afin de limiter les importations qui concurrencent la production nationale, les
pouvoirs publics ont augmenté les droits de douane hors contingent pour certains pays, les
portant de 50 % à 95 % en mai 2017, et ont étendu cette mesure à tous les pays à partir du
1er août 2018. En Chine, la production de sucre devrait atteindre 13.3 Mt en 2028. Au
Pakistan, où les aides publiques, importantes, prennent la forme de prix garantis aux
producteurs, la production devrait croître, mais à une allure bien plus lente, de 2 % par an
contre 6.5 % ces dix dernières années, pour atteindre 7.8 Mt en 2028.
Sucre Biocarburants
Mt
1800
1600
1400
1200
1000
800
600
400
200
0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Betterave à sucre, Monde Canne à sucre, Brésil Canne à sucre, reste du monde
StatLink 2 [Link]
2016-18 2028
Mt tq
40
35
30
25
20
15
10
5
0
Brésil Inde Thaïlande Pakistan Mexique Australie Afrique Chine États-Unis Union Russie
européenne
Pays producteurs de canne à sucre Pays producteurs de canne à sucre et Pays producteurs de
betterave à sucre betterave à sucre
5.5. Consommation
En Asie, l’Inde, et après elle la Chine, l’Indonésie et le Pakistan devraient connaître la plus
forte hausse de la consommation. En Chine et dans les PMA d’Asie, la consommation par
habitant est très faible puisqu’elle n’atteint pas 10 kg par an sur la période de référence,
mais sa progression en rythme annuel devrait rester à peu près identique à celle de ces dix
dernières années, compte tenu du peu de goût des habitants pour les produits sucrés et de
la lente évolution des habitudes alimentaires. En Afrique, les plus fortes hausses prévues
concernent l'Égypte et plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, mais la consommation par
habitant se maintiendra toutefois en deçà de 11 kg par an dans les PMA d’Afrique
subsaharienne et au Nigéria.
Graphique 5.5. Demande de sucre par habitant dans les principaux pays et régions
kg/personne %
50 25
40 20
30 15
20 10
10 5
0 0
-10 -5
OCDE Amérique latine Russie MENA Thaïlande Afrique subsah. Inde Chine
l'abus d’alcool –, les boissons sans alcool et les boissons chaudes. La question de la taxation
éventuelle du sucre n'est pas encore tranchée.
Compte tenu de sa compétitivité dans la fabrication de boissons sucrées, la consommation
d’isoglucose (en poids sec) devrait grimper de 12 %, soit 1.6 Mt, à l’horizon 2028. À
l’échelle mondiale, la consommation reste toutefois circonscrite à un certain nombre de
pays. Comme pour le sucre, la consommation par habitant devrait diminuer dans les pays
où la consommation d’édulcorants caloriques est élevée, et elle augmentera essentiellement
en Chine. En tant que premier producteur mondial d’amidon, la Chine développera sa
production d’isoglucose pour répondre à une demande intérieure en hausse. Dans l’Union
européenne, on prévoyait une augmentation de la disponibilité d'isoglucose dans les pays
déficitaires après la suppression du quota en 2017. Elle devrait toutefois être moins
prononcée que prévu en raison du différentiel de prix avec le sucre. La consommation
devrait aussi progresser au Mexique, quoique dans une moindre mesure. Dans ce pays, la
part de l’isoglucose dans la demande d’édulcorants devrait légèrement augmenter sur la
période considérée parce que les entreprises ont tendance à réduire la quantité de sucre
ajouté dans les boissons non alcoolisées et que les prix de l'isoglucose comme ceux du
sucre s'équivalent. À l’inverse, aux États-Unis, premier producteur d’isoglucose, la
demande de ce produit en pourcentage de la consommation totale devrait continuer à
marquer le pas, passant de 48 % durant la période de référence à 38 % en 2028. Cette
évolution est directement attribuable à la contraction du marché des boissons gazeuses
sucrées aux États-Unis en raison de l'attitude de certains consommateurs soucieux d’éviter
cet édulcorant.
2016-18 2028
%
20
18
16
14
12
10
0
États-Unis Mexique Argentine Japon Corée Turquie Canada Chine Union européenne
5.6. Échanges
mais le sucre sera fortement concurrencé par l’éthanol. Par conséquent, les exportations
brésiliennes ne devraient augmenter que de 2 Mt par rapport à la période de référence. En
Thaïlande, second exportateur mondial de sucre, la canne à sucre ne sert à produire
directement qu’une proportion très réduite d’éthanol (moins de 3 %), la mélasse et le
manioc étant privilégiés. Ce concurrent asiatique bien établi va donc bénéficier d'une
croissance régulière de sa production et devrait continuer à accroître sa part de marché,
avec 18 % des exportations mondiales de sucre en 2028, soit 12 Mt, contre 14 % durant la
période de référence (9 Mt). En Australie, les investissements dans l’irrigation, l’extension
des superficies consacrées à la canne à sucre et l’augmentation des capacités de
transformation devraient doper la production, celle-ci favorisant à son tour les exportations
à moyen terme.
2016-18 2028
Mt tq
30
25
20
15
10
0
Brésil Thaïlande Australie Union européenne Inde Mexique Reste du monde
(avec respectivement 7.7 Mt, 6.8 Mt, 2.5 Mt, 2.4 Mt et 2.1 Mt en 2028). La levée des
quotas de sucre a rendu l’Union européenne moins intéressante pour les pays autorisés à
exporter leur sucre malgré certains accords commerciaux régionaux : ses importations
devraient baisser de 61 % ces dix prochaines années pour s’établir à 1.0 Mt en moyenne,
contre 2.6 Mt sur les dix dernières années. Les échanges d’isoglucose de l’UE demeureront
plutôt stables puisque la hausse de la production après 2017 permettra de répondre pour
l’essentiel à la demande intérieure.
Aux États-Unis, pays traditionnellement déficitaire en sucre, les mesures qui visent à
favoriser la production intérieure et à limiter le niveau des importations continueront d'avoir
une incidence déterminante. Les prix modiques prévus sur la période de projection
n’inciteront guère à accroître la production. Dans ce contexte, les importations se
poursuivront, limitées par les contingents tarifaires appliqués en vertu d'accords de l’OMC
ou d'accords de libre-échange, et par les limites imposées par le ministère du Commerce
des États-Unis (US Export Limit) aux exportations du Mexique. Le prix du sucre étant
relativement plus élevé aux États-Unis, le Mexique continuera néanmoins d’exporter sa
production principalement vers son voisin. En contrepartie, le Mexique devrait importer de
l’isoglucose des États-Unis (+9 % soit 93 000 t en 2028) pour satisfaire sa demande
d’édulcorants.
2016-18 2028
Mt tq
9
0
Indonésie Chine États-Unis Malaisie Corée Egypte Union européenne Russie Inde
Les projections établies pour la présente édition des Perspectives supposent une situation
macro-économique et des conditions météorologiques stables, et s’appuient sur certaines
hypothèses concernant les cours du pétrole brut. Par ailleurs, les marchés intérieurs sont
censés être protégés par des mesures qui encouragent la production malgré des prix
relativement bas. Tout choc exercé sur l’une de ces variables serait source de variations
importantes sur le marché, car la production se concentre dans un petit nombre de pays.
Viande
Ce chapitre décrit la situation des marchés et présente les projections à moyen terme
relatives aux marchés mondiaux de la viande sur la période 2019-28. Il passe en revue les
évolutions prévues en termes de prix, de production, de consommation et d’échanges pour
la viande bovine, la viande porcine, la volaille et la viande ovine, et examine en conclusion
les principaux risques et incertitudes susceptibles d’avoir une incidence sur les marchés
mondiaux de la viande dans les dix années à venir.
Les prix en valeur réelle (aux prix de 2018) devraient baisser d’ici 2028, surtout pour la
viande bovine et ovine, pour atteindre 3 336 USD/t et 3 493 USD/t respectivement en
équivalent poids carcasse (epc), tandis que les prix constants de la viande de porc et de
volaille devraient fléchir pour s’établir à 1 311 USD/t epc et 1 453 USD/t poids produit
respectivement. En valeur nominale, les prix de toutes les viandes enregistreront une hausse
modeste d’ici 2028, à l’exception de ceux de la viande ovine, qui sont actuellement élevés
par rapport aux niveaux observés par le passé (graphique 6.1). Ils devraient le rester au
début de la période de projection, en raison des contraintes qui pèsent sur l’offre en
Océanie, où la réduction du cheptel induite par la sécheresse en Australie s’accompagne
d’une forte demande d’importations de la part de la Chine. Les effectifs du cheptel ovin
devraient augmenter une fois passée la vague de sécheresse actuelle, ce qui abaissera le
prix de cette viande dans la deuxième partie de la période.
USD/t USD/t
3000 6 000
2500 5 000
2000 4 000
1500 3 000
1000 2 000
500 1 000
0
2018
2028
1998
2003
2008
2013
2018
2023
2028
1998
2003
2008
2013
2018
2023
2028
1998
2003
2008
2013
2023
2028
1998
2003
2008
2013
2018
Viande porcine Viande de volaille Viande bovine (axe de droite) Viande ovine (axe de droite) 2023
Note : Bouvillons, 1 100-1 300 lb epc, Nebraska, États-Unis. Prix de l’agneau epc, moyenne toutes catégories,
Nouvelle-Zélande. Gorets châtrés et cochettes, base nationale animaux maigres 51-52 % epc, Brésil : valeur
unitaire des exportations de poulet (FOB) en poids produit.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
consommation de viande de porc par habitant devrait quant à elle diminuer sur la période
de projection, car cette viande n’est pas au cœur de l’alimentation dans un certain nombre
de pays en développement.
D’après les projections de cette édition des Perspectives, l’offre de viande devrait continuer
de s’accroître sur les dix prochaines années. En 2028, la production mondiale de viande
devrait avoir augmenté de 13 % par rapport à la période de référence et les pays en
développement devraient assurer l’essentiel de cette progression. Le recours croissant à
une alimentation plus riche en céréales dans le processus de production permettra
d’atteindre plus rapidement un poids carcasse plus élevé.
L’effectif mondial des cheptels a augmenté ces dernières années. Cette tendance,
notamment au sein des principaux pays exportateurs d’Amérique comme l’Argentine, le
Brésil et les États-Unis, ainsi qu’en Inde, malgré les incertitudes qui planent sur les mesures
que prendront les pouvoirs publics en matière d’abattage, contribuera à accroître l’offre sur
le marché dans les premières années de la période de projection. En Australie, l’offre de
viande bovine reste ténue à court terme en raison de la sécheresse qui sévit actuellement.
Les nombreux foyers de peste porcine africaine qui se sont déclarés en 2018 devraient
réduire la production mondiale de viande de porc en 2019. La Chine, numéro un sur ce
segment, a été durement touchée. D’après les projections, la production reprendre sa hausse
régulière à partir de 2021 à l’échelle mondiale. En outre, à mesure que les effets de
l’épizootie de grippe aviaire en Chine s’estomperont dans les premières années de la
période de projection, la croissance de la production mondiale de viande de volaille
retrouvera son niveau habituel. La volaille restera le principal moteur de croissance de la
production de viande sur la période de projection et continuera de gagner en importance
dans la production totale de viande, à un rythme toutefois plus mesuré qu’au cours des dix
dernières années.
La production de viande ovine devrait elle aussi croître moins rapidement que lors de la
décennie précédente. Elle progressera essentiellement en Asie, Chine en tête, mais aussi en
Afrique. En Océanie, grand exportateur de ce type de viande, l’augmentation devrait être
faible, notamment en Nouvelle-Zélande, en raison de la concurrence qu’exercent la viande
bovine et le secteur laitier.
Au niveau mondial, la part de la production de viande exportée devrait modestement
augmenter sur la période de projection. L’augmentation prévue de la production dans les
pays en développement devrait rester insuffisante pour répondre à la hausse de la demande,
en particulier en Afrique. La demande d’importations devrait donc rester forte pendant
toute la période de projection.
À l’échelle mondiale, les flambées épizootiques (de peste porcine africaine par exemple),
les restrictions sanitaires et les politiques commerciales resteront les principaux
déterminants de l’évolution et de la dynamique du marché de la viande. Les incertitudes
liées aux accords commerciaux actuels ou futurs (avec la sortie du Royaume-Uni de
l’Union européenne, par exemple) pourraient modifier et diversifier la physionomie des
échanges de viande. D’autres facteurs sont susceptibles d’influer sur les perspectives,
comme les préférences et les attitudes des consommateurs à l’égard de la viande, compte
tenu de ses impacts sur la santé, l’environnement et les émissions mondiales de GES.
6.3. Prix
Les prix de la viande ont baissé en valeur nominale comme en valeur réelle par rapport aux
niveaux record enregistrés il y a peu (graphique 6.1). Sur la période de projection, les prix
de la viande resteront orientés à la baisse en termes réels, sous l’effet d’un tassement de
croissance de la consommation et d’une hausse de l’offre favorisée par les prix relativement
faibles des céréales fourragères. L’évolution observée au fil du temps variera selon le type
de viande.
Sur le court terme, les prix constants de la viande bovine baisseront plus rapidement du fait
de l’abondance de l’offre dans les principaux pays producteurs comme l’Argentine, le
Brésil et les États-Unis, après une reconstitution rapide des troupeaux. Cependant, à mesure
que les troupeaux de bovins diminueront et que l’augmentation de la production ralentira,
les prix nominaux devraient lentement repartir à la hausse.
Les prix de la viande porcine devraient diminuer en valeur réelle, mais ils devraient
connaître leur cycle de variations habituel pendant la période de projection. Cette tendance
s’explique essentiellement par la progression de l’offre au Brésil et aux États-Unis, ainsi
que par la hausse des importations, notamment de Chine, où la production est touchée par
la peste porcine africaine.
L’épizootie de grippe aviaire de 2017 semble contenue. Cependant, la production de
volaille sera limitée en 2019, les animaux disponibles pour l’élevage étant peu nombreux.
À l’échelle mondiale, on attend une lente augmentation des effectifs de volaille, ainsi
qu’une montée des coûts de l’alimentation animale (graphique 6.2), ce qui entraînera une
hausse modérée des prix de la volaille en début de période.
Graphique 6.2. Indice du coût de l’alimentation animale et ratios entre le prix nominal
de la viande et celui de l’alimentation animale
2003-05=1 2003-05=1
3.0 1.5
2.5 1.3
2.0 1.0
1.5 0.8
1.0 0.5
0.5 0.3
0.0 0.0
1993
2018
1988
1993
1998
2003
2008
2013
2018
2023
2028
1988
1993
1998
2003
2008
2013
2018
2023
2028
1988
1998
2003
2008
2013
2018
2023
2028
1988
1993
1998
2003
2008
2013
2023
2028
Indice du coût de l'alimentation animale Viande porcine/Indice alim. animale Viande volaille/Indice alim. animale Viande bovine/Indice alim. animale
(gauche) (droite) (droite) (droite)
Les prix de la viande ovine devraient rester bas jusqu’en 2020 en valeur réelle, la baisse
des effectifs réduisant l’offre et les échanges des deux principaux pays exportateurs que
sont l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Les prix mondiaux devraient donc rester sous
tension dans les premières années de la période. La demande d’importations de la Chine,
en augmentation rapide, devrait ralentir le rythme en début de période, car l’expansion des
foyers de peste porcine africaine en 2018 a entraîné l’importation d’importants volumes de
protéines animales, viande ovine comprise.
6.4. Production
stable et la part des différents types de viande dans la production totale dépendra des
préférences manifestées par les consommateurs, des débouchés à l’exportation et de la
rentabilité. S’agissant de la viande bovine, l’évolution du secteur laitier jouera également
un rôle important.
Mt (epc ou pac)
60
50
0.43
40
2.0 5.4
2.5 26%
1.7
30
20 14.6
74%
10 7.4
6.5
0
Viande bovine Viande porcine Viande de Viande ovine Viande bovine Viande porcine Viande de Viande ovine Augmentation
volaille volaille totale
En développement Développés
carcasse due à la baisse des coûts des aliments et à l’amélioration génétique des bovins, et
par la hausse du nombre d’abattages due au fait que plusieurs années de reconstitution des
troupeaux dans plusieurs régions de production se traduisent par une expansion du cheptel.
Aux États-Unis, le nombre total de vaches à viande devrait s’accroître et atteindre un niveau
record en 2021. La diminution de la consommation intérieure de viande bovine par habitant
dans la dernière partie de la prochaine décennie sous-tend les prévisions selon lesquelles le
cheptel bovin entamera un cycle de baisse après 2021 aux États-Unis.
Chine
États-Unis
Brésil
Inde
Mexique
Argentine
Viet Nam
Pakistan
Russie
Australie
Philippines
-1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Mt (epc ou pac)
33 3
32 2
31 1
30 0
29 -1
28 -2
27 -3
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
Encadré 6.1. Hypothèses retenues par la Chine à l’égard de la peste porcine africaine
kt %
56000 6
54000 4
52000 2
50000 0
48000 -2
46000 -4
44000 -6
42000 -8
2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Note de l’encadré 6.1: Pour plus d’informations, veuillez consulter FAO (Mai, 2019), “African Swine Fever:
Challenges for some, opportunities for others?”, dans Food Outlook, FAO publications, Rome.
6.5. Consommation
reste limitée lorsqu’elle est exprimée par habitant. La demande d’importations devrait elle
aussi signer le plus fort taux de croissance en Afrique. Parallèlement, en volume, la moitié
des importations supplémentaires de viande seront absorbées par l’Asie, où l’expansion
démographique et l’augmentation de la consommation par habitant favorisée par la hausse
des revenus font monter la consommation en flèche.
kg/personne/an
120
100
80
0.000
60
40
20
0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Amérique du Nord Océanie Europe Amérique latine et Monde Asie et Pacifique Afrique
Caraïbes
StatLink 2 [Link]
Les faibles prix de vente de la volaille et du porc ont contribué à en faire par le passé les
viandes préférées des consommateurs dans les pays en développement, mais la hausse des
revenus permet désormais à ces derniers de diversifier progressivement leur consommation
en se tournant vers des produits plus coûteux, comme la viande bovine et la viande ovine.
Les tendances en matière de consommation de viande évoluent certes en fonction des
niveaux de revenu et des prix relatifs, mais d’autres facteurs entrent aussi en jeu, comme
les croyances religieuses, les normes culturelles, l’urbanisation ainsi que les préoccupations
environnementales, éthiques et de santé.
La consommation de viande bovine augmentera progressivement au cours des dix
prochaines années. Exprimée en volume par habitant, celle du monde en développement ne
devrait représenter encore qu’un tiers de celle des pays développés. En Asie, le principal
moteur de croissance de la consommation de viande bovine est l’occidentalisation du mode
d’alimentation de la population, à laquelle s’ajoute la perception par les acheteurs chinois
que la viande bovine est plus saine et exempte de maladies. Une consommation accrue de
viande bovine est en outre attendue en Corée, au Kazakhstan, en Turquie et au Viet Nam.
La consommation mondiale de viande porcine par habitant devrait légèrement reculer au
cours de la période étudiée et atteindre un niveau de saturation dans la plupart des pays
développés. Dans les pays en développement, en revanche, les niveaux de consommation
par habitant sont très différents selon les régions. La hausse est soutenue dans la plupart
des pays d’Amérique latine, avec une progression rapide ces dernières années. En effet, les
prix relatifs avantageux de la viande porcine en ont fait l’une des viandes préférées des
consommateurs aux côtés de la volaille, tandis que la filière investit sans cesse en faveur
6.6. Échanges
Viande de volaille Viande porcine Viande bovine Viande ovine Variation en pourcentage (droite)
kt (epc ou pad) %
3500 200
180
3000
160
2500 140
120
2000
100
1500
80
1000 60
40
500
20
0 0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Japon Mexique Viet Nam Chili Malaisie Pérou
Les politiques commerciales restent un facteur important qui influence la dynamique des
marchés mondiaux de la viande. Ainsi, la mise en œuvre de divers accords commerciaux
au cours de la période de projection pourrait entraîner une diversification ou une
concentration notable des échanges. Les impacts des accords multilatéraux comme
l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP), en particulier sur le
marché de la viande, se révèlent difficiles à chiffrer, car plusieurs autres accords
commerciaux bilatéraux déjà en place doivent être pris en considération.
Les mesures commerciales unilatérales et/ou non programmées représentent un autre
facteur de risque dans les projections. En 2017, par exemple, la Fédération de Russie a
prolongé jusqu’à fin 2019 l’interdiction frappant les importations de produits alimentaires
en provenance des États-Unis, de l’Australie, de la Norvège, du Canada et de l’Union
européenne, en réponse aux sanctions économiques de ces mêmes pays. Cette interdiction
a provoqué une chute sévère des importations de viande, un pic de volatilité des prix aux
producteurs, et une hausse des prix pour le consommateur. Les politiques nationales ont
également une influence sur la compétitivité des producteurs de viande. À titre d’exemple,
l’Argentine a mis en place en 2018 une taxe provisoire sur les exportations de viande et
d’autres produits. Cette mesure devrait nuire à la compétitivité de l’Argentine sur le marché
mondial de la viande et entraver la capacité du pays à trouver de nouveaux débouchés à
l’exportation sur le court terme. Les négociations qui ont cours sur les modalités selon
lesquelles le Royaume-Uni, grand producteur de viande, doit sortir de l’Union européenne,
impacteront aussi les divers marchés de la viande en fonction de l’importance que chacun
d’entre eux revêt aujourd’hui au sein du marché global de la viande à l’échelle
communautaire3 et mondiale.
Les marchés de la volaille, de la viande bovine et d’autres produits animaux ont été ébranlés
par des épizooties par le passé et le phénomène pourrait se reproduire au cours de la
décennie à venir. La production animalière est actuellement touchée par une épidémie de
peste porcine africaine, fatale pour les porcs et sangliers, bien qu’elle ne se transmette pas
à l’être humain. En août 2018, la Chine a annoncé l’apparition d’un foyer de peste porcine
africaine, le premier du pays. Depuis, le virus a également été décelé dans d’autres pays
d’Asie et d’Europe. L’impact de cette maladie sur la production mondiale de viande de
porc est incertain à moyen terme. D’après les projections, les mesures prises pour contenir
l’épidémie devraient la réduire quelque peu à court terme. Leur succès étant incertain,
l’impact de cette infection à moyen terme peut être bien plus sévère que prévu actuellement.
L’évolution des préférences des consommateurs jouera aussi, comme le développement du
végétarisme et du véganisme, les préoccupations sociales à l’égard notamment des
dommages causés par la production de viande à l’environnement et divers autres aspects
socio-culturels liés par exemple à la religion ou aux normes culturelles. L’attention
croissante portée par les consommateurs au traitement des animaux et aux modes de
production de la viande (la préférence allant de plus en plus aux produits provenant
d’animaux élevés en liberté et sans antibiotiques), est une tendance relativement nouvelle
et difficile à évaluer. Si elle rallie une part croissante de la population, elle pourrait avoir
une incidence sur les marchés mondiaux de la viande, mais il est difficile de déterminer
dans quelle mesure les consommateurs accepteraient et pourraient se permettre de payer
plus cher pour ces produits.
Notes
1
(2017) Commission européenne. « Box 4.1 Insights on development in EU member states », EU
Agricultural Outlook for markets and income 2017-2030.
2
La croissance des importations devrait globalement être plus rapide qu’on ne l’escomptait
précédemment en raison de la ratification du PTPGP. Cet accord de libre-échange devrait également
avoir des répercussions sur le rythme de croissance de la production et de la consommation
intérieures.
3
(2018) Commission européenne. « What about the UK? », p. 69, EU Agricultural Outlook for
markets and income 2018-2030.
Ce chapitre décrit la situation des marchés et présente les projections à moyen terme
relatives aux marchés mondiaux des produits laitiers sur la période 2019-28. Il passe en
revue les évolutions prévues en termes de prix, de production, de consommation et
d’échanges pour le lait, les produits laitiers frais, le beurre, le fromage, le lait écrémé en
poudre et le lait entier en poudre, et examine en conclusion les principaux risques et
incertitudes susceptibles d’avoir une incidence sur les marchés mondiaux des produits
laitiers dans les dix années à venir
La production mondiale de lait devrait croître de 1.7 % par an ces dix prochaines années
(atteignant 981 Mt en 2028), plus vite que la plupart des autres produits agricoles.
Contrairement à ce qu’il s’est passé ces dix dernières années, la croissance prévue des
cheptels (1.2 % par an) est supérieure à celle de la moyenne des rendements (0.4 %), les
cheptels de vaches laitières étant appelés à augmenter plus rapidement dans les pays où les
rendements sont bas. Ainsi, l’Inde et le Pakistan, deux grands producteurs de lait,
compteront pour plus de la moitié de la croissance de la production mondiale ces dix
prochaines années et pour plus de 30 % de la production mondiale en 2028. La production
de l’Union européenne, deuxième producteur mondial, devrait croître plus lentement que
la moyenne mondiale, parce qu'elle est peu exportée et que la demande intérieure
n’augmente que légèrement.
Le lait est un produit très périssable, qui doit être transformé rapidement après sa collecte.
Il ne peut être stocké que quelques jours. Ainsi, l’essentiel de la production laitière est
consommée sous forme de produits frais, qui ne sont pas ou presque pas transformés. La
part de ces produits dans la consommation mondiale devrait croître au cours des dix
prochaines années, en raison d’une forte demande portée par la hausse des revenus et la
croissance de la population dans les pays en développement. D'après les projections, la
consommation mondiale par habitant de produits laitiers frais augmentera de 1.0 % par an
ces dix prochaines années, soit un peu plus vite qu'au cours des dix précédentes, sous l'effet
de la hausse des revenus par habitant, en particulier en Inde. En Europe et en Amérique du
Nord, la demande globale de produits laitiers frais par habitant recule, mais se réoriente
depuis quelques années vers les matières grasses du lait. C’est dans ces deux régions que
l'on consomme l’essentiel du fromage, deuxième produit laitier par ordre d’importance sur
la base de l’extrait sec, et cette consommation devrait encore augmenter.
kg/personne/an
60
50
40
30
20
10
0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Union européenne États-Unis Inde Pakistan Chine Afrique subsah. Amérique latine
Note : l'extrait sec du lait est calculé en additionnant la quantité de matière grasse et de matière sèche non grasse
contenue dans chaque produit. Les produits transformés comprennent le beurre, le fromage, le lait écrémé en
poudre et le lait entier en poudre.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
Les échanges mondiaux de lait portent principalement sur les produits transformés. La
Chine en consomme de petites quantités par habitant, mais elle n'en est pas moins le premier
importateur de produits laitiers, en particulier de lait entier en poudre. Le Japon, la
Fédération de Russie, le Mexique, et la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord
sont d’autres grands importateurs nets de produits laitiers. Les accords commerciaux
internationaux (PTPGP, AECG et accord préférentiel entre le Japon et l’Union européenne)
contiennent des dispositions précises sur les produits laitiers (comme les contingents
tarifaires) qui favorisent les échanges commerciaux.
Depuis 2015, le prix du beurre dépasse largement celui du lait écrémé en poudre. Cette
évolution reflète celle de la demande internationale, plus forte pour les matières grasses du
lait que pour ses autres constituants solides, et l'on suppose qu'elle constituera une
caractéristique structurelle du secteur au cours des dix prochaines années.
L'évolution de l’environnement commercial pourrait entraîner une modification sensible
des échanges de produits laitiers. Le Brexit, par exemple, pourrait avoir une incidence sur
les quantités importantes de fromage et d’autres produits laitiers qui s'échangent
actuellement entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, tandis que l’Accord Canada-
7.3. Prix
Les prix internationaux de référence correspondent aux prix des produits transformés des
principaux exportateurs d’Océanie et d’Europe. Les deux principaux prix de référence sont
celui du beurre et celui du lait écrémé en poudre. Depuis 2015, les cours du beurre ont
augmenté bien davantage que ceux du lait écrémé en poudre en raison principalement d’une
demande internationale accrue de matières grasses du lait par rapport à d’autres constituants
solides. Cette tendance devrait se poursuivre ces dix prochaines années (graphique 7.2).
Actuellement, le prix du lait écrémé en poudre est relativement bas et devrait augmenter en
valeur réelle durant la période de projection. La constitution d’importants stocks
d’intervention dans l’Union européenne a mis un frein à la hausse, mais ces stocks ont été
presque entièrement écoulés au second semestre 2018 et début 2019. Le prix annuel du
beurre a atteint un niveau record en 2017 avant de redescendre. Il devrait se replier encore
légèrement, en valeur réelle, comme les prix de la plupart des autres produits agricoles,
pendant la période de projection. Les prix mondiaux du lait entier en poudre et du fromage
devraient épouser la tendance du beurre et du lait écrémé en poudre, selon leur teneur
respective en matière grasse et en autres matières solides.
5000
4000
3000
2000
1000
Note : beurre, prix à l'exportation FAB, 82 % de matières grasses, Océanie ; lait écrémé en poudre, prix à
l'exportation FAB, lait dégraissé en poudre, 1.25 % de matières grasses, Océanie ; lait entier en poudre, prix à
l'exportation FAB, 26 % de matières grasses, Océanie ; fromage, prix à l'exportation FAB, cheddar, 39 %
d'humidité, Océanie. Les prix réels sont les prix nominaux corrigés du déflateur du PIB des États-Unis
(2010=1).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
La forte volatilité des cours internationaux des produits laitiers s’explique par la faible part
de ces produits dans le commerce mondial (environ 8 % de la production mondiale de lait),
par la prédominance de quelques pays exportateurs et importateurs, et par des politiques
commerciales restrictives. La plupart des marchés domestiques sont assez déconnectés de
ces prix, puisque l'on y consomme surtout des produits laitiers frais et que seule une part
réduite du lait est transformée.
7.4. Production
La production mondiale de lait devrait croître de 1.7 % par an ces dix prochaines années
(atteignant 981 Mt en 2028), soit plus vite que celle de la plupart des produits agricoles.
Dans presque toutes les régions du monde, cette augmentation devrait provenir davantage
de l'amélioration des rendements que de l'accroissement des cheptels (graphique 7.3). Si
les moyennes mondiales semblent contredire cette projection, puisque la croissance des
effectifs (1.2 % par an) est plus forte que la hausse des rendements (0.4 %), c'est parce que
les cheptels augmentent plus vite dans les pays où les rendements sont relativement bas.
L’Inde et le Pakistan sont des producteurs de lait particulièrement prolifiques. Ils devraient
compter pour plus de la moitié de la hausse de la production mondiale au cours des dix
prochaines années et assurer plus de 30 % de cette production en 2028, essentiellement
avec des troupeaux de quelques vaches ou de quelques bufflonnes. On prévoit que les
rendements continueront d'augmenter rapidement et qu'ils contribuent davantage à la
croissance de la production. Dans ces deux pays, la grande majorité de la production sera
consommée sur place, car les produits laitiers frais sont rarement exportés.
Dans l’Union européenne, second producteur mondial de lait, la production devrait croître
moins vite que la moyenne mondiale. À moyen terme, cette croissance résultera d'une
modeste augmentation de la demande intérieure (fromage, beurre, crème et autres produits),
mais aussi de la hausse de la demande mondiale de produits laitiers. L’accroissement de la
production passera par une amélioration des rendements, estimée à 1.1 % par an ces dix
prochaines années. Les cheptels laitiers devraient de nouveau s’orienter à la baisse (-0.5 %
par an) après une augmentation au début de la période de projection, suite à la suppression
des quotas laitiers. La production européenne est assurée par des animaux nourris à l’herbe
ou avec d’autres aliments. En outre, une part croissante du lait produit devrait être d’origine
biologique : les élevages biologiques regroupent à l’heure actuelle plus de 10 % des vaches
laitières en Autriche, en Suède, en Lettonie, en Grèce et au Danemark. Environ 3 % de la
production de lait de l’Union européenne proviennent d’exploitations biologiques, dont les
rendements sont relativement faibles, mais qui bénéficient d’une majoration de prix
considérable.
C’est en Amérique du Nord, où la production à l'herbe est limitée et l’alimentation du bétail
axée sur les rendements, que la production moyenne par vache devrait être la plus élevée
(graphique 7.4). Aux États-Unis et au Canada, les cheptels resteront globalement inchangés
et la croissance de la production sera tirée par de nouvelles hausses de rendements qui sont
déjà élevés. Alors que les marchés intérieurs sont saturés et que la demande de matières
grasses du lait continue à s’accroître, les États-Unis exporteront principalement du lait
écrémé en poudre.
Graphique 7.3. Variation annuelle des effectifs du cheptel laitier et des rendements
entre 2019 et 2028
% variation du rendement
2.5
Inde
2.0 Pakistan
Amérique latine
Chine 1.0
Russie
Afrique
Nouvelle-Zélande
0.5
Australie
États-Unis
0.0
- 1.5 - 1.0 - 0.5 0.0 0.5 1.0 1.5 2.0
% variation des inventaires
Note : la taille des bulles correspond à la production totale de lait durant la période de référence (2016-18).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
200 10.0
150 7.5
100 5.0
50 2.5
0 0.0
Note : le rendement est calculé par animal de traite (vaches principalement, mais aussi bufflonnes, chamelles,
brebis et chèvres).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
7.5. Consommation
L’essentiel du lait produit est consommé sous forme de produits frais. La part de ces
produits dans la consommation mondiale devrait augmenter ces dix prochaines années,
sous l’effet de l’accélération de la demande en Inde et au Pakistan en particulier, elle-même
portée par la croissance des revenus et de la population. Ainsi, la consommation mondiale
par habitant de produits laitiers frais devrait croître de 1.0 % par an sur la prochaine
décennie, c’est-à-dire un peu plus vite que ces dix dernières années, du fait d’une
amélioration rapide des revenus.
En termes d’extrait sec, la consommation de lait par habitant est très variable dans le monde
(graphique 7.1). Cela tient en partie aux différences de revenus, mais il ne faut pas sous-
estimer l’importance des préférences régionales. Ainsi, la consommation par habitant
devrait être élevée en Inde et au Pakistan, mais faible en Chine. Quoi qu’il en soit, dans
tous les pays, la part des produits laitiers transformés dans la consommation globale
d’extrait sec de lait devrait être étroitement liée au niveau des revenus.
En Europe et en Amérique du Nord, la demande de produits laitiers frais par habitant
décline, mais sa composition se modifie depuis quelques années au profit des matières
grasses du lait, en l’occurrence le lait entier et la crème. Les études récentes qui ont mis en
lumière les bienfaits des matières grasses laitières pour la santé, et les préférences
croissantes des consommateurs pour des aliments plus goûteux et moins transformés
expliquent en grande partie cette évolution.
Le fromage, deuxième produit laitier par ordre d’importance en termes d’extrait sec, est
surtout consommé en Europe, en Amérique du Nord et en Océanie, où la consommation
par habitant devrait continuer d’augmenter. En ce qui concerne le lait écrémé et le lait entier
en poudre, l’industrie restera leur principal débouché, notamment pour la confiserie, les
laits infantiles et les produits de boulangerie.
Si certains pays sont autosuffisants, comme l’Inde et le Pakistan, dans d’autres régions du
monde, telles que l’Afrique, l’Asie du Sud-Est et le Moyen-Orient, la consommation
devrait augmenter plus vite que la production, ce qui favorisera les importations. Le lait
liquide étant plus coûteux à importer et à exporter, ce sont les laits en poudre, auxquels on
ajoute de l'eau pour la consommation finale ou la transformation, qui absorberont la
demande supplémentaire.
7.6. Échanges
Mt
4.0
3.5
3.0
2.5
2.0
1.5
1.0
0.5
0.0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Beurre Fromage Lait écrémé en poudre Lait entier en poudre
Mt
4.0
3.5
3.0
2.5
2.0
1.5
1.0
0.5
0.0
2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028 2016-18 2028
Beurre Fromage Lait écrémé en poudre Lait entier en poudre
Note : MENA = Moyen-Orient et Afrique du Nord ; l’Asie du Sud-Est comprend l’Indonésie, la Malaisie, les
Philippines, la Thaïlande et le Viet Nam.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
ses importations nettes s’élevaient à 0.7 Mt environ sur la période de référence et elles
devraient augmenter de 2.7 % par an au cours des dix prochaines années.
Les pays développés importent un volume important de fromage et de beurre : environ
55 % et 39 % respectivement des importations mondiales en 2016-18. Ces pourcentages
devraient être identiques en 2028. Le Royaume-Uni, la Fédération de Russie, le Japon,
l’Union européenne et la Chine devraient être les cinq premiers importateurs de fromage
en 2028. Le classement pourrait changer, mais les principaux pays importateurs de fromage
seront des pays développés. Ces pays étant aussi souvent des exportateurs, leur
participation aux échanges commerciaux se traduira par un choix plus vaste pour le
consommateur.
nouveaux médicaments. L'évolution de cette situation demeure une incertitude pour les dix
années à venir.
Le prix relativement élevé des matières grasses du lait pourrait favoriser leur remplacement
par des matières grasses végétales (poudres de lait réengraissées et autres produits laitiers)
pour certaines utilisations et destinations. Cela crée des incertitudes supplémentaires
concernant la valorisation relative de la matière grasse et de l’extrait sec dégraissé du lait à
longue échéance.
Ces dernières années, les substituts d’origine végétale (boissons à base de soja, d’amande,
de riz ou d’avoine) gagnent en importance dans la consommation de lait liquide de
nombreuses régions du monde, notamment l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Asie de l’Est.
Cet engouement s’explique par une intolérance au lactose mais aussi par des interrogations
sur les conséquences pour la santé et l’environnement de la consommation de lait et de
produits laitiers. Les produits de substitution d’origine végétale connaissent une forte
croissance, même si leur point de départ est bas, mais eux aussi suscitent un débat
concernant leur impact sur l’environnement et leurs bienfaits pour la santé. Par conséquent,
l’incertitude reste de mise quant à l'incidence à long terme de cette évolution sur la demande
laitière.
L’évolution des politiques nationales constitue un autre motif d’incertitude. Au Canada, les
projections concernant les exportations de lait écrémé en poudre sont difficiles à établir du
fait de la réorganisation de la filière laitière nationale après la Décision de Nairobi adoptée
par l’Organisation mondiale du commerce, qui supprime les subventions à l’exportation
dans l’agriculture à compter de 2020. Dans l’Union européenne, les achats d’intervention
de lait écrémé en poudre et de beurre à des prix déterminés, qui ont eu des répercussions
importantes sur les cours du lait écrémé en poudre ces dernières années, restent une
éventualité.
Les flux d’échanges laitiers pourraient être profondément modifiés par les transformations
de l’environnement commercial. À ce jour, les plus grands pays consommateurs de produits
laitiers, à savoir l’Inde et le Pakistan, ne sont pas présents sur le marché international, car
leur production nationale est absorbée par une demande intérieure en plein essor.
La modification ou la mise en place d’accords commerciaux pourrait se répercuter sur la
demande et les flux d’échanges de produits laitiers. Ainsi, l’Union européenne et le
Royaume-Uni échangent des quantités importantes de fromage et d’autres produits laitiers,
mais cela pourrait changer avec le Brexit, tandis que l’Accord Canada-États-Unis-Mexique
(ACEUM) devrait se répercuter sur les flux d’échanges en Amérique du Nord. Quant à la
Fédération de Russie, l’embargo qu'elle a imposé sur plusieurs produits laitiers en
provenance de grands pays exportateurs devrait être levé en 2019 et ses importations
devraient donc augmenter légèrement, mais il est peu probable qu'elles reviennent à leur
niveau antérieur.
Note
1
Les produits laitiers frais comprennent tous les produits laitiers et le lait qui ne sont pas inclus dans
les produits transformés (beurre, fromage, lait écrémé en poudre, lait entier en poudre et, dans
certains cas, caséine et lactosérum). Les quantités sont exprimées en équivalent lait de vache.
Ce chapitre décrit la situation des marchés et présente les projections à moyen terme
relatives aux marchés mondiaux des produits halieutiques et aquacoles sur la période
2019-28. Il passe en revue les évolutions prévues en termes de prix, de production, de
consommation et d’échanges pour le poisson et les produits de la pêche et de l’aquaculture,
et examine en conclusion les principaux risques et incertitudes susceptibles d’avoir une
incidence sur les marchés mondiaux des produits halieutiques et aquacoles dans les dix
années à venir
Les prix du poisson resteront tous relativement stationnaires en valeur réelle sur la période
de projection, les contraintes de production excluant toute dépréciation du même ordre que
celle escomptée du côté des viandes de substitution comme la volaille. Dans tous les cas,
les prix devraient évoluer dans une fourchette de +/-1 % par an, avec une légère
dépréciation des espèces issues de la pêche, du prix mondial du poisson échangé et de la
farine de poisson, et une légère appréciation des espèces aquacoles et de l’huile de poisson.
Par rapport à la décennie passée (2009-18), les prix devraient tous ralentir leur rythme de
croissance annuelle ou rester orientés à la baisse. Dans la lignée des sommets atteints par
de nombreux produits agricoles au cours des dix années passées, les prix de la farine et de
l’huile de poisson en particulier sont plus élevés que jamais et devraient le rester aussi loin
que l’on puisse prévoir. Le prix moyen réel pondéré des espèces aquacoles augmente plus
rapidement que celui des aliments pour animaux faiblement protéinés comme le maïs. Cette
tendance pourrait être de bon augure pour la rentabilité car ces aliments sont l’un des
principaux intrants de la production de nombreuses espèces aquacoles. En valeur nominale,
les prix de tous les types de poissons devraient suivre une courbe légèrement haussière.
La quantité de poisson produite à l’échelle mondiale devrait continuer de croître (1.1 % par
an), tout en ralentissant le pas par rapport à la décennie précédente (2.4 % par an). Ce coup
de frein est dû notamment au 13e plan quinquennal chinois (2016-2020)3, qui touchera la
production halieutique aussi bien qu’aquacole, ainsi qu’à la révision à la baisse des chiffres
de la production chinoise depuis 20094. L’aquaculture devrait rester une filière de premier
plan et continuer de monter en puissance (graphique 8.1). Sur la période de projection, sa
croissance moyenne (2.0 % par an) devrait constituer le principal moteur de la production
totale de poisson à l’échelle mondiale. D’ici 2028, la production aquacole devrait dépasser
de loin les captures (8.0 Mt). La gouvernance inadéquate et l’épuisement des stocks dont
pâtissent certaines pêches dans le monde devraient rester problématiques, mais les
projections tablent sur une légère augmentation du volume des captures (0.2 % par an),
notamment parce que l’amélioration des conditions de gestion dans plusieurs régions
devrait continuer de porter ses fruits.
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Afrique Amériques Asie excl. Chine Chine Europe Océanie Monde
8.3. Prix
Les prix du poisson devraient rester relativement stables sur la période de projection en
valeur réelle, avec un léger recul attendu dans la plupart des cas en 2028 par rapport à la
période de référence. C’est la production halieutique qui devrait connaître la baisse la plus
importante (-6.5 %), suivie par la farine de poisson (-4.0 %), le poisson transformé échangé
(-3.0 %) et enfin l’aquaculture (-2.2 %), tandis que le prix de l’huile de poisson devrait
s’inscrire en légère hausse (+1.8 %) (graphique 8.2).
USD/t
4 000
3 500
3 000
2 500
2 000
1 500
1 000
500
0
2018
2013
2003
2008
2013
2018
2023
2028
2003
2008
2013
2023
2028
2003
2008
2013
2018
2023
2028
2003
2008
2013
2018
2023
2028
2003
2008
2018
2023
2028
Poisson commercialisé Aquaculture Pêche Huile de poisson Farine de poisson
Note : poisson échangé (alimentation humaine) : valeur unitaire mondiale des échanges (somme des
importations et des exportations) de produits halieutiques et aquacoles destinés à l’alimentation humaine.
Aquaculture : valeur unitaire mondiale de la production aquacole (poids vif), selon la FAO. Pêche : valeur des
débarquements à l’échelle mondiale estimée par la FAO, hors pêches minotières. Farine de poisson : protéine
64-65 %, Hambourg, Allemagne. Huile de poisson : Europe du Nord-Ouest Prix réel : déflateur du PIB des
États-Unis ; année de référence = 2018
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
Les hypothèses les plus déterminantes sur lesquelles reposent les présentes Perspectives
concernant la pêche et l’aquaculture sont, comme en 2018, celles relatives aux
conséquences les plus probables qu’aura le 13e plan quinquennal chinois (2016-2020). Ces
conjectures, alliées au fait que les chiffres de la production chinoise depuis 2009 ont été
révisés à la baisse après le recensement, ont entraîné une nette réduction de la production
halieutique et aquacole. Celle-ci se traduit par une augmentation des prix chinois d’autant
plus marquée que l’épizootie de peste porcine qui sévit actuellement réduit la production
de porc et accroît la demande de poisson. La Chine assure 59 % de la production aquacole
dans le monde (moyenne des années 2016-18). L’importance relative de sa contribution,
alliée au fait que la croissance démographique et des revenus nourrit une demande soutenue
de poisson à l’échelle planétaire, limite la chute à venir des prix mondiaux.
Certes, la farine de poisson devrait voir son prix légèrement reculer en termes réels, mais
elle part de niveaux très élevés et, en 2028, les prix devraient afficher une augmentation de
53 % par rapport à ceux observés en 2005, juste avant qu’ils n’amorcent leur montée en
flèche. Le même scénario se dessine, de manière plus marquée encore, pour l’huile de
poisson, dont le prix réel en 2028 devrait être supérieur de 83 % à celui de 2005. À elles
deux, et toutes choses égales par ailleurs, ces évolutions portent à croire que la
transformation de captures et de déchets de poissons en farine et en huile demeurera une
activité lucrative sur la période de projection.
À long terme, les prix mondiaux de la farine et de l’huile de poisson devraient continuer
globalement d’évoluer en tandem avec ceux des produits oléagineux, du fait des
nombreuses possibilités de substitution qui existent. La farine devrait toutefois s’apprécier
légèrement par rapport aux tourteaux d’oléagineux en raison de l’augmentation limitée de
l’offre, qui baisse même les années où survient un épisode El Niño6, et parce que ce produit
reste prisé pour ses caractéristiques nutritionnelles, à la fois par l’aquaculture, dont la
production augmente, et par d’autres activités comme l’élevage (porcs et volaille surtout).
Du côté des huiles, l’écart de prix entre l’huile de poisson et l’huile végétale restera élevé
car le changement structurel qu’il a connu en 2012 devrait perdurer. Celui-ci est
essentiellement à mettre sur le compte de la demande accrue, pour l’alimentation humaine,
d’acides gras oméga-3, présents à des teneurs particulièrement élevées dans l’huile de
poisson.
Les rations alimentaires sont le principal poste de dépense de la plupart des producteurs
pratiquant l’élevage intensif de poissons et l’importance croissante des ingrédients
d’origine végétale dans ces rations fait du rapport entre les prix de l’aquaculture et du maïs
un bon indicateur de la rentabilité potentielle de l’aquaculture. L’écart entre les deux devrait
rester élevé sur la période de projection, ce qui porte à croire que le secteur aquacole sera
rentable la plupart des années concernées.
8.4. Production
croissance annuelle devrait continuer de ralentir sur les dix prochaines années, à moins de
la moitié de ce qu’il était au cours de la décennie passée (2.0 % contre 4.6 %). Cet
essoufflement est dû en grande partie à l’effet modérateur qu’aura le plan quinquennal
actuel de la Chine sur la croissance de la production aquacole du pays. Celle-ci devrait
augmenter de 24 % sur les dix prochaines années, soit moitié moins qu’au cours de la
décennie passée (54 %). La Chine a assuré 59 % de la production aquacole mondiale sur la
période de référence (moyenne des années 2016-18), une contribution qui devrait se replier
à 57 % d’ici 2028, bien que la part de l’aquaculture dans la production totale de produits
halieutiques et aquacoles en Chine passe dans le même temps de 75 % à 82 % selon les
prévisions (graphique 8.3), sous l’effet d’une baisse des captures (-14 %). À l’échelle de la
planète, la production aquacole devrait également ralentir le pas en raison du tassement des
gains de productivité entraîné par le durcissement de la réglementation environnementale
dans la filière et de la raréfaction des sites de production optimaux.
Mt
120
100
80
60
40
20
0
1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020 2025
Après s’être plutôt stabilisée autour d’un palier ces dernières années, la production
halieutique devrait repartir en légère hausse et atteindre 94.2 Mt dans le monde en fin de
période, soit environ 1.7 Mt et 1.9 % de plus que la moyenne constatée sur la période de
référence 2016-18. Elle devrait ainsi croître malgré la réduction escomptée des captures en
Chine, grâce aux effets que devrait avoir l’amélioration de la gestion dans certaines régions
(par exemple, Amérique du Nord et Amérique Latine, Europe) et au prix relativement élevé
du poisson. Au niveau pays, les plus fortes augmentations absolues des captures devraient
se produire en Fédération de Russie et en Indonésie. Il n’est par conséquent plus prévu que
la production aquacole supplante le total des captures (y compris celles destinées à des
usages non alimentaires) avant 2022, alors que ce basculement était attendu en 2021
auparavant. Les épisodes El Niño escomptés en 2021 et 2026 entraîneront une baisse de la
production halieutique sur les deux années concernées, ce phénomène environnemental
récurrent ayant un impact considérable sur les pêches d’espèces pélagiques des pays
d’Amérique du Sud.
À l’échelle des groupes d’espèces, toutes les formes de production aquacole continueront
de croître, mais à des rythmes différents selon le groupe, ce qui modifiera l’importance
relative des diverses espèces en termes de quantités produites dans le monde. En 2028, les
carpes et mollusques devraient toujours figurer en tête des groupes d’espèces aquacoles,
représentant à eux deux 55 % de la production totale (35.8 % pour les carpes et 19.2 %
pour les mollusques). Leur avance continue toutefois de s’effriter, notamment celle des
mollusques, dont la contribution s’érode lentement depuis le record de 77 % atteint au
milieu des années 90, au profit d’autres espèces dont la production croît plus rapidement.
Cette tendance se poursuivra au cours de la prochaine décennie puisque le taux de
croissance le plus élevé, de 3.4 % par an, est attendu chez les tilapias, suivis par les silures
et pangas (qui appartiennent au groupe des poissons d’eau douce et diadromes)
(graphique 8.4).
4.0%
Tilapia
3.5% Autres poissons d’eau
douce et diadromes
Taux de croissance annuel moyen (%)
3.0%
Crevettes
2016-18 vs 2028
2.5%
Autre aquaculture
2.0%
Salmonoidés Carpe
1.5%
1.0%
Mollusques
0.5%
0.0%
0 1 000 2 000 3 000 4 000 5 000 6 000 7 000 8 000 9 000
Moyenne absolue (Tonnes) - 2016-18 vs 2028
Note : la taille des bulles correspond à la moyenne de la production mondiale totale (en tonnes) en 2016-2018.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
8.5. Consommation
Le poisson est une denrée aux formes et aux usages multiples qui comporte une grande
variété d’espèces. Il peut être préparé et consommé de bien des manières et sous des formes
très diverses, que ce soit dans l’alimentation humaine ou non. Les modes d’utilisation, de
transformation et de consommation du poisson varient aussi considérablement d’un
continent, d’une région et d’un pays à l’autre. Dans sa très grande majorité, la production
de poisson est utilisée pour satisfaire la consommation humaine, et cet usage devrait
absorber 91 % de la production en 2028, contre 89 % sur la période de référence (2016-18).
Dans l’ensemble, la quantité de poisson destiné à la consommation humaine devrait
augmenter de 25 Mt d’ici 2028, pour atteindre 178 Mt, soit une progression de 16 % par
rapport à la moyenne de 2016-18, contre 32 % au cours de la décennie précédente. Ce
tassement s’explique essentiellement par la croissance moins vigoureuse de la production
disponible, la modération de l’expansion démographique et la saturation de la demande
dans certains pays, en particulier dans les économies développées, où la consommation de
poisson destiné à l’alimentation humaine ne devrait guère progresser (+0.6 % par an
d’ici 2028).
L’augmentation de la demande sera surtout imputable aux pays en développement (Asie en
tête), qui devraient représenter 93 % de la hausse de la consommation et absorber 81 % du
poisson destiné à l’alimentation humaine en 2028 (contre 79 % en 2016-18). Dans
l’ensemble, l’Asie devrait consommer 71 % (ou 126 Mt) du total du poisson destiné à
l’alimentation humaine, tandis qu’à l’autre bout du spectre, l’Océanie et l’Amérique latine
afficheront les quantités les plus modestes. L’Asie restera par ailleurs le principal moteur
de croissance de la consommation puisqu’elle absorbera 71 % de la quantité
supplémentaire de poisson produite à l’horizon 2028. L’essor de la consommation, en
particulier en Asie de l’Est (hors Japon) et du Sud-Est, sera nourri par de nouvelles hausses
de la production intérieure, notamment aquacole, par l’augmentation des revenus et de la
commercialisation, et par l’expansion démographique de pays déjà très peuplés qui,
conjuguée à un phénomène d’urbanisation, favorisera la consommation de protéines
animales, poissons compris, au détriment des aliments d’origine végétale. Premier
producteur de poisson, la Chine en restera de loin le premier consommateur mondial. Elle
devrait ainsi représenter quelque 36 % de la consommation mondiale totale en 2028 et sa
consommation par habitant devrait atteindre environ 44.3 kg, contre 39.3 kg sur la période
de référence.
Dans l’ensemble, la croissance de la demande devrait aussi être stimulée par l’évolution
actuelle des habitudes alimentaires, qui devrait continuer de tendre vers une plus grande
variété des aliments proposés et un intérêt grandissant pour la santé, la nutrition et la
diététique. En tant que source concentrée de protéines et de nombreux autres acides gras
essentiels et oligoéléments, le poisson joue un rôle particulier à cet égard en apportant une
contribution précieuse et nutritive à une alimentation saine et équilibrée. Les échanges
devraient rester un facteur déterminant en étendant la commercialisation du poisson, ce qui
aura pour effet non seulement de réduire l’impact de la situation géographique et d’une
production intérieure limitée, mais d’élargir aussi les débouchés commerciaux de
nombreuses espèces et de permettre aux consommateurs de bénéficier d’une offre plus
diversifiée. Les importations devraient couvrir jusqu’à 69 % de la consommation de
poisson destiné à l’alimentation humaine en Europe, et jusqu’à 71 % en Amérique du Nord
(graphique 8.5).
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Afrique Amérique du Nord Amérique latine Europe Océanie Asie Monde
La consommation de poisson par habitant (graphique 8.6) devrait augmenter sur tous les
continents à l’exception de l’Afrique, où elle devrait rester stationnaire. Un léger
fléchissement est attendu en Afrique subsaharienne. Malgré une offre totale de poisson
destiné à l’alimentation humaine plus abondante (+30 % en Afrique et +31 % en Afrique
subsaharienne par rapport à la période de référence) grâce à une hausse de la production et
des importations, la consommation par habitant ne parviendra pas à croître suffisamment
vite pour dépasser les rythmes de croissance démographique similaires qui prévalent sur le
continent, si bien qu’elle restera stationnaire, voire en baisse. Cette évolution étale à
l’échelle de l’Afrique dans son ensemble et à la baisse dans la région subsaharienne suscite
de vives inquiétudes à l’égard de la sécurité alimentaire, étant donné que l’Afrique est le
continent où la sous-nutrition sévit le plus dans le monde et que la sécurité alimentaire s’y
est récemment dégradée, en particulier dans certaines régions subsahariennes7. Même si la
consommation de poisson par habitant est actuellement inférieure à la moyenne mondiale
sur le continent, cette denrée joue un rôle de premier plan dans la région en fournissant des
oligoéléments et protéines très utiles, dans des proportions supérieures à la moyenne
mondiale dans le cas des protéines.
Le poisson consacré à des usages non alimentaires devrait représenter tout juste moins de
10 % de la production. La grande majorité de ce poisson est utilisé pour produire de la
farine et de l’huile et environ 2 % est destiné à des usages tels que la production de poissons
d’ornement, de poissons d’élevage, de progénitures et alevins, d’appâts ou d’intrants
destinés à l’industrie pharmaceutique, et peut servir directement d’aliment aux espèces
aquacoles, au bétail et à d’autres animaux. La farine et l’huile de poisson peuvent être
fabriquées à partir de poissons entiers, de chutes de parage ou d’autres sous-produits du
poisson issus de sa transformation. Ces deux produits sont utilisés avant tout comme
aliments dans l’aquaculture ou l’élevage (porcin surtout) ainsi que comme compléments
alimentaires et ingrédients dans des préparations alimentaires industrielles destinées à la
1.5%
1.3%
Taux de croissance annuel moyen (%)
1.1%
Inde
0.9% Europe
2016-18 vs 2028
0.5%
Amériques
0.3%
Océanie
0.1%
-0.1%
Afrique
-0.3%
-1.0 0.0 1.0 2.0 3.0 4.0 5.0 6.0
Moyenne absolue (kg) - 2016-18 vs 2028
Note : la taille des bulles correspond à la moyenne de la production mondiale totale (en tonnes) en 2016-2018.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
La farine et l’huile de poisson, qui affichent une hausse limitée des volumes de production
et des prix élevés, en plus de demander des efforts considérables en matière d’innovation,
seront plus fréquemment employées comme ingrédients stratégiques afin de stimuler la
croissance à certaines étapes de la production d’espèces aquacoles et d’élevage, car elles
sont considérées comme les ingrédients les plus nutritifs et digestibles à cette fin. Leurs
taux d’incorporation aux aliments composés destinés à l’aquaculture sont nettement en
baisse car elles sont employées de manière plus sélective et remplacées par des tourteaux
d’oléagineux, meilleur marché (graphique 8.7). D’ici 2028, l’aquaculture devrait utiliser
près de 9 Mt de tourteaux d’oléagineux, contre 4.4 Mt pour la farine de poisson. Premier
producteur aquacole au monde, loin devant les autres pays, la Chine restera le principal
consommateur de farine de poisson et représentera environ 38 % de la consommation
totale ; la Norvège, quant à elle, demeurera le premier consommateur d’huile de poisson en
raison de sa filière salmonicole.
Salmonoidés Crevettes
30 30
25 25
20 20
15 15
10 10
5 5
0 0
1998 2003 2008 2013 2018 2023 2028 1998 2003 2008 2013 2018 2023 2028
8.6. Échanges
l’effet du bras de fer commercial entre les États-Unis et la Chine, qui devrait perdurer
jusqu’en 2028.
2016-18 2028
Mt
30
25
20
15
10
0
Chine Viet Nam Norvège Indonésie Russie Autres
Les importations, quant à elles, devraient devenir moins concentrées sur la période de
projection. L’Union européenne, les États-Unis, la Chine, le Japon, et la Thaïlande resteront
les cinq principaux importateurs de poisson destiné à la consommation humaine
(graphique 8.9). La part qu’ils représentent dans les volumes mondiaux d’importation
devrait toutefois passer de 56 % en 2016-18 à 52 % en 2028 avec le recul des importations
japonaises et chinoises. Sur l’Archipel nippon, la consommation de poisson, importé en
partie, continuera de fléchir, les nouvelles générations de Japonais lui préférant la viande.
Les importations chinoises devraient quant à elles légèrement baisser à mesure que le
secteur aquacole s’adaptera aux préférences des consommateurs locaux en termes
d’espèces. On attend en particulier un recul des importations d’espèces marines sur la
période de projection. Globalement, la part de l’Asie dans les importations mondiales de
poisson destiné à la consommation humaine devrait légèrement baisser, en passant de 40 %
sur la période de référence à 39 % en 2028.
Les échanges de farine de poisson devraient augmenter de 9.8 % ces dix prochaines années,
pour s’élever à 3.1 Mt (en poids produit) en 2028, tirés par l’augmentation des volumes de
production, hormis en 2026, année qui devrait être marquée par un phénomène El Niño
sévère. C’est plus que durant la période 2013-2016, caractérisée par des quotas de pêche
drastiques au Pérou et la survenue d’un épisode El Niño. Le Pérou devrait rester de loin le
principal exportateur de farine de poisson, suivi par l’Union européenne et le Chili. La
Chine en restera le principal importateur et absorbera près de la moitié du total des
importations en 2028 pour alimenter son importante filière aquacole, puisque la farine est
utilisée pour produire les aliments des poissons d’élevage. Les échanges d’huile de poisson
devraient s’élever à 0.9 Mt (en poids produit) en 2028, en hausse par rapport à période
sombre de 2013-2016, pour les mêmes raisons que celles évoquées ci-dessus. L’huile de
poisson est essentiellement importée par l’Union européenne et la Norvège, où elle est
employée comme complément alimentaire et dans la production de saumon.
Mt
25
20
15
10
0
Union européenne États-Unis Chine Japon Thaïlande Autres
L’achoppement des négociations du cycle de Doha sur l’accès aux marchés a entraîné la
prolifération d’accords commerciaux bilatéraux et régionaux. Dans les présentes
Perspectives, les sept accords commerciaux suivants ont été expressément pris en compte :
États-Unis – Corée (KORUS), Union européenne – Corée, Canada – Corée (CKFTA),
Chine – Corée, Canada – Union européenne (CETA), accord de partenariat économique
(APE) Union européenne – Japon et Accord de partenariat transpacifique global et
progressiste (PTPGP)9. Ces accords ont conduit à une première réduction des droits de
douane sur les poissons frais et transformés en 2012, 2013, 2015, 2017, 2018, 2019 et 2019
respectivement.
Les projections présentées dans les présentes Perspectives reposent sur un certain nombre
d’hypothèses concernant l’évolution de l’économie, de l’action publique et de
l’environnement. Toute modification drastique de ces variables modifierait les projections
concernant les produits halieutiques et aquacoles. De nombreuses incertitudes et difficultés
sont susceptibles de naître au cours de la période de projection. Plusieurs d’entre elles ont
été analysées dans des éditions précédentes des Perspectives (état des stocks, pollution,
difficultés propres à chaque secteur, etc.) et restent d’actualité. La présente section examine
certains points d’incertitude particuliers.
Les chiffres de la production halieutique et aquacole chinoise sur la période 2009-2016 ont
été revus à la baisse à la lumière des résultats du nouveau recensement. Cette révision a été
prise en compte dans les Perspectives, de même que l’évolution la plus probable de la mise
des Nations Unies de rétablir la durabilité des pêches et de supprimer les mesures de soutien
dommageables.
Les progrès qui seront réalisés dans la suppression des mesures de soutien dommageables
sont un autre facteur d’incertitude pour l’activité halieutique. Les mesures de soutien
peuvent avoir des effets indésirables, comme celui d’accroître l’effort de pêche plus qu’on
ne le souhaite ou d’entraîner une surcapacité des flottes, ainsi que de rendre la pêche
illégale, non déclarée et non réglementée (INN) plus attrayante aux yeux des pêcheurs. La
conjugaison de ces facteurs réduit les bénéfices et le revenu des pêcheurs, fait baisser la
production de poisson pour les consommateurs et induit des risques pour la santé du milieu
marin. Des travaux menés récemment par l’OCDE11 indiquent qu’il est possible de soutenir
le secteur de la pêche et de prendre des mesures qui bénéficient aux pêcheurs, sans
engendrer outre mesure de surpêche ou de surcapacité ; par exemple, rediriger le soutien
existant accordé au titre des engins, du carburant, des navires ou d’autres intrants, vers
toutes les formes de soutien qui peuvent aider les pêcheurs à mieux conduire leur activité,
pourrait permettre d’augmenter le revenu des pêcheurs de pratiquement 2 milliards USD
par an, de réduire la pression exercée sur les stocks, et d’accroître les volumes de capture
de près d’un demi-million de tonnes par an. Ces évolutions dépendent toutefois de
l’avancée des travaux au niveau de l’OMC et des réformes de la politique de la pêche dans
chaque pays.
La guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis, qui a entraîné une augmentation de
25 % des droits de douane chinois sur l’ensemble des produits de la pêche en provenance
des États-Unis à compter de mi-2018, a été prise en compte dans le scénario de référence.
Faute de signes de détente dans ce bras de fer, cette majoration a été conservée tout au long
de la période de projection. Dans l’ensemble, l’impact de ce conflit commercial devrait être
limité. En effet, la Chine devrait être à même de s’approvisionner auprès d’autres
partenaires commerciaux, tandis que, de la même manière, les États-Unis devraient être en
mesure de rediriger une partie de leurs exportations vers d’autres marchés. On ne sait
toutefois avec certitude si la majoration des droits de douane restera en vigueur tout au long
de la période de projection. Selon la durée de leur application, ces droits majorés pourraient
réduire les volumes échangés et modifier la physionomie des échanges.
Notes
1
Dans le présent chapitre et dans cette publication, le terme « poisson » englobe les poissons, les
crustacés, les mollusques et autres animaux aquatiques, mais ne comprend ni les mammifères et
plantes aquatiques, ni les crocodiles, caïmans et alligators. Les quantités sont exprimées en
équivalent poids vif, hormis celles concernant la farine et l’huile de poisson.
2
Indice calculé en valeur nominale et englobant les produits halieutiques et aquacoles.
3
Comme c’était le cas dans les projections de 2018, les présentes Perspectives ne retiennent que les
retombées les plus probables du plan quinquennal chinois.
4
Les chiffres de la pêche aussi bien que de l’aquaculture en Chine ont été révisés à la lumière de
nouveaux renseignements livrés par le recensement.
5
Le terme apparent se rapporte à la quantité de produits d’alimentation humaine disponible pour
consommation, un chiffre qui n’est pas égal à la consommation moyenne de produits comestibles.
La consommation apparente est calculée en appliquant la formule suivante : production +
importations – exportations – usages non alimentaires, +/- variation des stocks, chaque élément étant
exprimé en équivalent poids vif.
6
L’ampleur escomptée des épisodes El Niño pris en compte dans les Perspectives est déterminée
sur la base des épisodes précédents du phénomène au moyen des valeurs de l’indice océanique
El Niño (ONI), qui mesure l’oscillation australe. Leur impact est pris en compte dans les chiffres de
2021 et 2026.
7
FAO, FIDA, UNICEF, PAM et OMC. 2018. État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans
le monde, 2018. Renforcer la résilience face aux changements climatiques pour la sécurité
alimentaire et la nutrition. Rome, FAO. Licence : CC BY-NC-SA 3.0 IGO.
8
Source : The Marine Ingredients Organisation (IFFO)
9
Les échanges bilatéraux des six pays (Canada, Chine, Union européenne avec le Royaume-Uni, le
Japon, la Corée et les États-Unis) ont pu être pris en compte dans le modèle, grâce aux
renseignements issus du modèle de simulation SEASIM aimablement fournis par le ministère Pêche
et Océans Canada (MPO).
10
Barange, M., et al. (Eds.) (2018), « Impacts of Climate Change on fisheries and Aquaculture:
Synthesis of Current Knowledge, Adaptation and Mitigation Options », FAO, Document technique
sur les pêches, no 627 [Link]
11
Martini, R. et J. Innes (2018), « Relative Effects of Fisheries Support Policies », OECD Food,
Agriculture and Fisheries Papers, no 115, Éditions OCDE, Paris, [Link]
en.
Biocarburants
Ce chapitre décrit la situation des marchés et présente les projections à moyen terme
relatives aux marchés mondiaux des biocarburants sur la période 2019-28. Il passe en
revue les évolutions prévues en termes de prix, de production, de consommation et
d’échanges pour l’éthanol et le biodiesel, et examine en conclusion les principaux risques
et incertitudes susceptibles d’avoir une incidence sur les marchés mondiaux des
biocarburants dans les dix années à venir.
Les prix mondiaux des biocarburants sont étroitement liés à l’évolution des prix des
matières utilisées pour les produire (dont la plupart baissent en termes réels) et des cours
du pétrole brut (constants en termes réels). Par conséquent, les prix internationaux des
biocarburants devraient, au cours de la période de projection, progresser en valeur nominale
tout en continuant de reculer en valeur réelle.
Dans l’avenir, l’évolution des marchés des biocarburants restera fortement tributaire des
mesures de soutien national. Deux grandes régions productrices, l’Union européenne et les
États-Unis, destinent de plus en plus leur soutien aux biocarburants avancés non issus de
produits agricoles traditionnels (biocarburants de deuxième génération). Dans son rapport
World Energy Outlook (Perspectives mondiales de l'énergie), sur lequel reposent les
projections des présentes Perspectives, l’AIE annonce une diminution de la demande totale
de carburant dans ces deux régions, ce qui donne à penser que la croissance de la
consommation de biocarburants sera limitée (graphique 9.1). Dans l’Union européenne, la
baisse attendue de la consommation totale de diesel devrait faire fléchir celle de biodiesel.
À l’inverse, aux États-Unis, la consommation de biodiesel devrait croître durablement du
fait que le biodiesel produit à partir d’huiles végétales peut être considéré comme un
biocarburant avancé en vertu de la Norme sur les carburants renouvelables (Renewable
Fuel Standard - RFS) et que les taux obligatoires d’incorporation de biocarburants avancés
et de biodiesel augmenteront en 2019 et 2020.
Au Brésil, en revanche, on prévoit une hausse de la consommation totale de carburant.
Cette évolution et le programme RenovaBio – dont l’objectif est de réduire les émissions
liées aux carburants de 10 % à l’horizon 2028 – sont de bon augure pour l’éthanol et le
biodiesel. Dans les années à venir, la consommation de biodiesel devrait progresser au
même rythme que celle du diesel, et l’éthanol marquer une légère accélération par rapport
à l’essence. D’après les projections, 37 milliards de litres d’éthanol seront consommés
en 2028, soit près d’un tiers de plus qu’aujourd'hui. Seule la République populaire de Chine
(ci-après la « Chine ») devrait afficher une hausse relative plus forte. En septembre 2017,
les autorités chinoises ont annoncé une nouvelle obligation concernant l’E10 applicable
dans l’ensemble du pays à l’horizon 2020 et d’importantes capacités de production
d’éthanol sont en cours de construction. Il est peu probable que l’obligation d’incorporation
totale soit atteinte en 2020, les présentes Perspectives tablant sur un taux d’environ 4 %
seulement pour cet horizon. Il n’empêche que, même dans ce cas, la consommation
chinoise d’éthanol aura plus que doublé en une décennie.
60
Thaïlande
80 Indonésie
40
Argentine
40 Thaïlande 20
États-Unis
UE Brésil
Brésil
Inde 0
0 États-Unis UE
-20
-40 -40
-40 0 40 80 120 -40 -20 0 20 40 60 80
Variation de la demande d'essence (%) Variation de la demande de diesel (%)
Note: Les parts calculées pour la demande sont exprimées en volume et correspondent à la variation entre 2028
et 2018. La taille de chaque bulle correspond au volume de consommation du biocarburant considéré en 2018.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
Comme les mesures prises dans de nombreux pays en faveur des biocarburants tendent à
soutenir le marché national, le volume des échanges internationaux est relativement faible.
Au cours de la dernière décennie, les échanges mondiaux de biodiesel et d’éthanol, dominés
par une poignée de pays, ont rarement représenté plus de 10 % de la production totale (qui
devrait s’élever, en 2028, à 44 milliards de litres dans le cas du biodiesel et à 143 milliards
de litres dans celui de l’éthanol). Les échanges de biodiesel devraient reculer du fait que
l’offre croît plus vite que la demande aux États-Unis et dans l’Union européenne, tandis
que ceux d’éthanol devraient rester stables. Les exportations de biodiesel devraient reculer
en Argentine, et progresser en Indonésie.
Les principaux risques et incertitudes qui pèsent sur l’avenir du secteur des biocarburants
sont liés au contexte dans lequel s’inscrit l’action des pouvoirs publics. D’après les
présentes Perspectives, la plupart des biocarburants continueront d’être produits à partir de
matières premières agricoles. Les annonces récentes semblent toutefois favorables aux
biocarburants et mettent l’accent sur le rôle que les carburants renouvelables pourraient
jouer dans l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre imputables au secteur des
transports (par exemple, dans l’Union européenne ou au Canada). Pour l’heure, rien
n’indique que ces annonces se traduiront par des investissements supplémentaires dans la
R-D liée à la production de biocarburants avancés à partir de biomasse lignocellulosique,
de déchets ou de matières premières non alimentaires. Cela dit, compte tenu des
investissements à réaliser pour disposer des capacités de production requises, l’essor des
biocarburants avancés ne saurait intervenir avant le milieu de la période de projection.
9.3. Prix
Compte tenu de l’évolution des marchés des huiles végétales, les prix nominaux du
biodiesel devraient grimper plus lentement (0.8 % par an) que ceux de l’éthanol (2.4 %).
En valeur réelle, les prix du biodiesel devraient diminuer au cours de la période de
projection, et ceux de l’éthanol repartir à la baisse à compter de 2023. Cette évolution des
prix nominaux tient surtout au fait que les prix de l’éthanol n’ont jamais été aussi bas qu’à
l’heure actuelle ; leur remontée est donc attendue pour les premières années de la période
de projection. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que les prix internationaux et intérieurs
des biocarburants sont généralement dissociés, le plus souvent à cause des mesures prises
par les pouvoirs publics, parmi lesquelles figurent les avantages fiscaux et les prix garantis.
Graphique 9.2. Évolution des prix des biocarburants et des matières premières
qui les composent
140
120
100
80
60
40
20
0
2008
2013
2018
2023
2028
2008
2013
2018
2023
2028
Prix nominal Prix réel
Note : éthanol : prix de gros, États-Unis, Omaha ; biodiesel : prix à la production en Allemagne net de droits
de douanes et de taxes sur l’énergie. Les prix réels sont calculés sur la base du déflateur du PIB des États-Unis.
Pour établir les prix des matières premières du biodiesel, on s'est fondé sur les cours mondiaux des huiles
végétales et, pour ceux de l'éthanol, sur une moyenne pondérée des prix du sucre brut et du maïs.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
Les biocarburants (bioéthanol et biodiesel1) sont les carburants qui sont produits à partir de
la biomasse. Environ 60 % de l’éthanol actuellement produit est issu du maïs, 25 % de la
canne à sucre, 7 % de la mélasse, 4 % du blé, les autres céréales, le manioc et les betteraves
sucrières se partageant le reste. Le biodiesel est obtenu à partir d’huiles végétales dans
77 % des cas (à raison de 30 % pour l’huile de soja, de 25 % pour l’huile de palme et de
18 % pour l’huile de colza) et d’huiles de cuisson usagées dans 22 %. Les biocarburants
avancés issus de produits cellulosiques (par exemple, résidus de récolte, résidus du bois ou
cultures dédiées à la production énergétique) occupent une place marginale dans la
production totale de biocarburants. Pourtant, les technologies y afférentes sont souvent
jugées prometteuses pour l’avenir, dans la mesure où elles sont censées amoindrir la
concurrence pour les produits alimentaires et entraîner des niveaux moins dangereux
d’émissions de gaz à effet de serre1. Les secteurs mondiaux des biocarburants sont
extrêmement sensibles aux politiques nationales qui répondent aux trois objectifs suivants :
soutenir les agriculteurs, réduire les émissions de gaz à effet de serre et/ou limiter la
dépendance énergétique.
Note : Les valeurs exprimées en pourcentage correspondent à la part représentée par les pays dans la production
totale au cours de la période de référence.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
1. Le biodiesel inclut le diesel renouvelable (appelé aussi huile végétale hydro-traitée HVH) dans les données
de ces Perspectives, bien que les deux soient des produits différents.
2. Une analyse – réalisée avec Aglink-Cosimo – de la manière dont les biocarburants pourraient contribuer à
atténuer les effets du changement climatique dans le secteur des transports
(COM/TAD/CA/ENV/EPOC(2018)19/FINAL) fait toutefois apparaître qu’il est impératif, pour accroître
sensiblement le rôle des biocarburants dans la décarbonation de ce secteur, de recourir à une panoplie de
mesures d’incitation qui présentent un bon rapport coût-efficacité et qui ne compromettent ni la sécurité
alimentaire, ni la viabilité écologique de l’utilisation des ressources.
Période de Référence Traditionnels Période de Référence Avancés 2028 Traditionnels 2028 Avancés
PJ
2000
1800
1600
1400
1200
1000
800
600
400
200
0
États-Unis Union Brésil Chine Indonésie Autres
européenne
Note : Les produits de base traditionnels désignent ici les cultures vivrières et fourragères employées dans la
fabrication des biocarburants. Valeurs en pétajoules = 1015 joules.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
États-Unis
Aux États-Unis, la Norme sur les carburants renouvelables (Renewable Fuel Standard –
RFS2) a été mise en place par la Loi de 2007 sur l’indépendance et la sécurité énergétiques
(Energy Independence and Security Act – EISA), qui fixe quatre obligations
d’incorporation, annuelles et chiffrées, à respecter à l’horizon 2022. Celles applicables à
l’ensemble des biocarburants et aux biocarburants avancés doivent faire baisser les
émissions de gaz à effet de serre d’au moins 20 % et 50 % respectivement, tandis que celles
relatives au biodiesel et aux biocarburants cellulosiques s’articulent avec l’obligation
Union européenne
Depuis 2010, le soutien aux biocarburants au sein de l’Union européenne est régi par la
Directive de 2009 sur les énergies renouvelables (DER), qui fixe à 10 % la proportion
minimale que les énergies renouvelables devront représenter dans la consommation finale
d’énergie dans les transports à l’horizon 2020. En juin 2018, il a été convenu de porter cet
objectif à 14 % ; les plafonds nationaux applicables aux biocarburants issus des cultures
vivrières et fourragères sont fixés à un 1 point de pourcentage au-dessus des niveaux
de 2020 et ne peuvent excéder 7 %. Le nouveau cadre, adopté en vertu de la
Directive 2018/2001 du 11 décembre 2018, sera mis en place à l’horizon 20305. Les
principaux indicateurs qui le composent, dont s’inspirent les présentes Perspectives, sont
exposés dans le tableau 9.2.
Le scénario de référence de l’AIE utilisé pour les besoins des présentes Perspectives prévoit
une diminution des parts du diesel et de l’essence dans la consommation totale d’énergie
du secteur dans transports. Le recul des carburants diesel sera tel que, même si la
proposition de DER II favorise comme prévu la hausse proportionnelle de la consommation
des biocarburants, seul l’éthanol en tirera parti (+0.8 milliard de litres). En revanche, la
consommation de biodiesel diminuera en valeur absolue (-0.4 milliard de litres). Cette
baisse touchera essentiellement le biodiesel à base d’huile de palme, compte tenu des
préoccupations de durabilité que la production de l’huile de palme suscite dans l’UE. Le
biodiesel issu d’autres huiles végétales en pâtira également, mais dans une moindre mesure,
tandis que la production de biodiesel à base d’huiles usagées ne devrait guère évoluer. Il y
a donc tout lieu de penser qu’en 2028, l’Union européenne occupera toujours le premier
rang dans le classement mondial des régions productrices de biodiesel, mais ne représentera
plus que 30 % de la production mondiale, contre 36 % actuellement.
D’après les projections, la consommation totale de biocarburants aura légèrement
augmenté en valeur énergétique en 2028 (+14 PJ), mais la part des biocarburants avancés
devrait s’élever à 22 %, contre 15 % à l’heure actuelle (Graphique 9.3)
Source : Perspectives des marchés et revenus agricoles de l’Union européenne, 2018-30. Commission
européenne, DG Agriculture et développement rural, Bruxelles.
Brésil
Le Brésil fait partie des rares pays dotés d’un vaste parc de véhicules polycarburants. Ces
véhicules fonctionnent indifféremment au bioéthanol (mélange d’essence et d’éthanol
anhydre) ou à l’E100 (éthanol hydraté). La loi en vigueur impose que le bioéthanol se
compose à 27 % d’éthanol. À cela s’ajoute un régime fiscal différencié, qui est plus
favorable à l’éthanol hydraté qu’au bioéthanol dans les principaux États du pays. Dans le
cas du biodiesel, le taux d’incorporation obligatoire est fixé à 10 %.
Le Brésil est le pays qui devrait contribuer le plus à la hausse mondiale de la consommation
et de la production d’éthanol annoncée dans les présentes Perspectives (graphqiue 9.4),
principalement en raison de son programme RenovaBio6, qui sera à mis à exécution au
cours des deux prochaines années. Officiellement signé en janvier 2018, RenovaBio fixe à
40 % pour 2030 la teneur minimale obligatoire en éthanol anhydre. L’objectif est de réduire
l’intensité en émissions dans le secteur brésilien des transports, conformément à
l’engagement pris par le pays dans le cadre de la COP21. Pour créer les incitations
structurelles nécessaires à cet effet, RenovaBio mettra en place un système d’échange de
crédits fondé sur les émissions de carbone évitées semblable à celui instauré en Californie
dans le cadre de son programme en faveur des carburants à faible intensité carbone. Il
faudra probablement compter quelques années avant de voir la production monter en
flèche. D’après les projections, la contribution du Brésil à la croissance de la production et
de la consommation mondiales se chiffrera à 37 milliards de litres (+8 milliards de litres).
On estime qu’en 2028, plus de la moitié de la production nationale d’éthanol servira à faire
rouler les véhicules polycarburants avec un carburant à forte teneur en éthanol. D’où la
multiplication attendue des véhicules de ce type qui circuleront dans le pays.
Contrairement aux États-Unis et à l’Union européenne, le Brésil devrait voir sa
consommation totale de diesel et d’essence croître au cours de la prochaine décennie
(graphique 9.1), ce qui soutiendrait le potentiel de croissance des deux types de carburants
60 5
2.7
40
0
20
0
2000 2005 2010 2015 2020 2025
Chine
La hausse attendue de la production mondiale d’éthanol devrait être alimentée en second
lieu par la Chine. En septembre 2017, les autorités chinoises ont annoncé une nouvelle
obligation concernant l’E10 applicable dans l’ensemble du pays à l’horizon 2020. Les
mécanismes nécessaires à sa mise en place et au contrôle de son application n’avaient
toujours pas été présentés en mars 2019. Selon les présentes Perspectives, l’ambition
attachée à l’E10 ne sera pas concrétisée en 2028 ; il est supposé en revanche que l’essence
contiendra 4 % d’éthanol. Si l’on considère que la demande d’éthanol correspondante sera
essentiellement satisfaite par la production intérieure, cela signifie que le pays produira
5 milliards de litres supplémentaires. Le biodiesel chinois restera davantage produit à partir
d’huiles de cuisson, dont le potentiel de croissance est limité.
Inde
La politique nationale sur les biocarburants (National Policy on Biofuels) est entrée en
vigueur en mai 2018. L’objectif est d’atteindre un taux d’incorporation de 20 % pour
l’éthanol et de 5 % pour le biodiesel, soit beaucoup plus qu’à l’heure actuelle, où ces taux
sont respectivement de 1.4 % et 0.1 %. Fait nouveau, il sera possible d’utiliser des céréales
impropres à la consommation humaine. L’éthanol continuera d’être principalement produit
à partir de mélasse. La nouvelle politique porte sur l’utilisation des cultures non
comestibles, les restrictions aux importations, la régulation des prix, les incitations fiscales
ainsi que la R-D, en particulier eu égard aux biocarburants de deuxième génération.
Canada
Aux termes du Règlement fédéral sur les carburants renouvelables, l’essence et le diesel
doivent contenir respectivement 5 % et 2 % de carburant renouvelable (certaines provinces
imposent un taux plus élevé pour l’essence). En principe, ces prescriptions seront
remplacées à compter de 2022 par celles de la Norme sur les combustibles propres visant
les combustibles liquides7. L’objectif de cette norme actuellement à l’examen est de
réduire les émissions de gaz à effet de serre imputables à la consommation de carburants et
combustibles avec la mise en place d’un système d’échange de crédits fondé sur les
émissions de carbone évitées. Selon toute vraisemblance, le Règlement fédéral sur les
carburants renouvelables (qui fixe à 5 % et 2 % la teneur exigée en carburant renouvelable
dans l’essence et le diesel) ne sera pas supprimé et complètera la Norme sur les
combustibles propres en prescrivant des seuils d’incorporation. L’objectif est toutefois que
la Norme valorise les biocarburants grâce au système de crédits et en favorise
l’incorporation et la consommation au Canada. Les projections des présentes Perspectives
ne tenant pas compte des répercussions potentielles de la Norme sur les marchés des
biocarburants, les taux d’incorporation de biodiesel et d’éthanol escomptés sont identiques
à ceux actuellement en place.
Indonésie
En misant sur un taux d’incorporation de 30 % (B30), l’Indonésie espère s’affranchir de
ses importations de combustibles fossiles. Ces dernières années, la production de biodiesel
gagne du terrain sous l’effet du programme de soutien aux producteurs de biodiesel financé
par un fonds pour l’huile de palme brute. D’après des informations publiées dans la presse,
ce fonds disposait, au cours de la période 2016-17, d’environ 1.9 milliard USD, dont
1.5 milliard ont servi à financer le programme en faveur du biodiesel. La pérennité de la
production de biodiesel dépend entièrement des exportations d’huile de palme et de la
compétitivité des prix.
La politique nationale sur les biocarburants (National Policy on Biofuels) est entrée en
vigueur en mai 2018. L’objectif est d’atteindre un taux d’incorporation de 20 % pour
l’éthanol et de 5 % pour le biodiesel, soit beaucoup plus qu’à l’heure actuelle, où ces taux
sont respectivement de 1.4 % et 0.1 %. Fait nouveau, il sera possible d’utiliser des céréales
impropres à la consommation humaine. L’éthanol continuera d’être principalement produit
à partir de mélasse. La nouvelle politique porte sur l’utilisation des cultures non
comestibles, les restrictions aux importations, la régulation des prix, les incitations fiscales
ainsi que la R-D, en particulier eu égard aux biocarburants de deuxième génération.
Argentine
En Argentine, les taux d’incorporation obligatoire sont de 10 % pour le biodiesel et de 12 %
pour l’éthanol. Il est actuellement envisagé de relever l’obligation d’incorporation de
biodiesel, notamment en raison de la mise en place, sur les deux plus grands marchés
d’exportation, à savoir les États-Unis et l’Union européenne, de droits antidumping sur les
importations en provenance d’Argentine. Selon toute vraisemblance, les obligations
d’incorporation seront remplies en 2021. Les exonérations fiscales devraient continuer à
accélérer le développement du secteur argentin du biodiesel, qui exporte plus de la moitié
de sa production. Cela dit, les barrières commerciales érigées par les États-Unis à l’encontre
du biodiesel argentin vont probablement limiter la demande extérieure. Il y a donc lieu de
penser que la production argentine va redécoller sans toutefois atteindre les niveaux record
de 2014 ou 2017.
Note : Les chiffres sur fond bleu correspondent à des réductions dans le graphique a droit.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
Thaïlande
La Thaïlande cherche à réduire ses émissions de CO2 ainsi que sa dépendance à l’égard des
carburants fossiles importés et comptait initialement y parvenir en produisant 4.1 milliards
de litres d’éthanol et de biodiesel. Les problèmes de disponibilité des produits de base – dus
aux obstacles à la production intérieure de mélasse, de manioc et d’huile de palme – l’ont
obligée à revoir ses ambitions à la baisse en ramenant son objectif à 2.6 milliards de litres.
La production intérieure de manioc serait théoriquement suffisamment élevée pour remplir
l’objectif initial, mais elle est principalement destinée aux marchés extérieurs qui offrent
des prix plus élevés que les producteurs locaux de biocarburants. En conséquence, l’offre
intérieure disponible dans le secteur des biocarburants restera limitée tout au long de la
période de projection. La canne à sucre pourrait constituer une solution de rechange, mais
peu de moyens sont investis pour développer les distilleries et aucune mesure n’est
envisagée pour y remédier.
Colombie
Le gouvernement colombien a fait part de son intention de développer l’E10 à l’échelle
nationale. Les prescriptions relatives au biodiesel B10 sont en définitive difficiles à mettre
en œuvre, car il faudrait pour cela un véritable essor de la production d’huile de palme. Ont
également été mis en place des exonérations fiscales en faveur des mélanges et des
dispositifs de régulation des prix pour soutenir les producteurs nationaux.
Selon les présentes Perspectives, les quantités prescrites d’E10 seront atteintes en 2028, où
la demande sera de 1.5 milliard de litres. La canne à sucre est la principale matière première
utilisée et, en principe, le restera tout au long de la période de projection. Compte tenu de
l’évolution passée, l’éthanol est appelé à devenir une source de revenu de plus en plus
importante pour le secteur de la canne à sucre. On estime qu’en 2028, environ 38 % de la
canne à sucre produite en Colombie servira à fabriquer de l’éthanol. La réalisation d’un
objectif si ambitieux suppose de doubler la capacité de production au cours de la période
de projection. La demande de biodiesel devrait faiblement croître de 1.1 % par an au cours
de la période de projection pour atteindre 0.7 milliard de litres en 2028, avec un taux
d’incorporation maintenu aux alentours de 6 %. Bien que le biodiesel fasse l’objet
d’exonérations fiscales, d’obligations d’incorporation et de dispositifs de régulation des
prix, la production devrait rester limitée. En 2018, la Colombie a commencé à importer du
biodiesel en faibles quantités ; les producteurs craignent donc une hausse de ces
importations, qui mettrait en péril la viabilité du secteur national.
Paraguay
Au Paraguay, le taux moyen d’incorporation d’éthanol avoisine 18 %. Compte tenu de
l’évolution passée et de la place prépondérante des véhicules polycarburants dans
l’ensemble du parc automobile, le taux d’incorporation national pourrait être plus élevé
dans l’avenir. D’après les projections, l’éthanol continuera d’être principalement produit à
partir de canne à sucre, mais la part du maïs progressera car tout indique que le secteur de
la canne à sucre ne sera pas en mesure de satisfaire la demande du secteur agro-alimentaire
et de celui des biocarburants, malgré le recul de la consommation de sucre par habitant. La
production de ces deux types de biocarburant devrait plus que doubler au cours de la
période de projection.
9.5. Échanges
Graphique 9.6. Des échanges de biocarburants dominés par une poignée d’acteurs mondiaux
mrd L Autres importateurs 5 plus gros importateurs Autres exportateurs 5 plus gros exportateurs
15
10
-5
-10
-15
2018
2008
2008
2013
2023
2028
2013
2018
2023
Note : Cinq principaux exportateurs d’éthanol en 2028 : États-Unis, Brésil, Pakistan, Union européenne,
Royaume-Uni. Cinq principaux importateurs d’éthanol en 2028 : Brésil, États-Unis, Japon, Canada, Chine.
Cinq principaux exportateurs de biodiesel en 2028 : Argentine, Union européenne, Canada, États-Unis,
Indonésie. Cinq principaux importateurs de biodiesel en 2028 : Union européenne, États-Unis, Royaume-Uni,
Pérou, Canada.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
L’incertitude qui entoure l’issue des différends commerciaux en cours rejaillit sur
l’évolution future des échanges de biodiesel. D’après les Perspectives, ces échanges
diminueront au cours des dix prochaines années, car les nombreux pays concernés
s’appuieront sur leur production nationale pour remplir leurs objectifs ou obligations liés
au biodiesel ; la demande d’importations devrait donc baisser dans les pays développés, en
particulier aux États-Unis et dans l’Union européenne.
L’Argentine devrait conserver sa position de premier pays exportateur de biodiesel, suivie
par l’Union européenne (qui exporte principalement au Royaume-Uni) et le Canada. Le
niveau des exportations argentines, actuellement bas, devrait s’élever au cours de la période
Les risques et incertitudes qui pèsent sur le secteur des biocarburants tiennent
principalement au contexte dans lequel s’inscrit l’action des pouvoirs publics. Ces
incertitudes concernent la variation des quantités prescrites, les mécanismes d’application
correspondants, l’investissement dans les produits non traditionnellement destinés à la
production de biocarburants et l’évolution des exonérations fiscales.
Dans les présentes Perspectives, plusieurs hypothèses sont formulées quant au pourcentage
des quantités prescrites qui seront véritablement atteintes et le chiffre retenu est
généralement très loin de 100 %. Pour renforcer le potentiel des biocarburants, il faudrait
investir plus massivement dans les capacités de production de biocarburants ou soutenir
plus énergiquement le secteur.
Une autre incertitude tient à la capacité du secteur agricole à fournir les produits de base
nécessaires pour satisfaire la demande de biocarburants qui progresse dans de nombreux
pays et atteindre les quantités prescrites. La production de biodiesel est freinée par l’offre
limitée d’huiles végétales, du fait de la concurrence directe de la demande alimentaire. La
production d’éthanol pâtit des perturbations qui touchent le secteur de la canne à sucre en
raison du caractère cyclique de cette culture. Malgré la possibilité d’y remédier par la
diversification des produits de base, il n’est pas certain de parvenir à développer les
capacités de transformation.
Suivant le principe de viabilité écologique adopté au début de l’année 2019, les États
membres de l’Union européenne sont tenus de faire reculer la production de biocarburants
à risque élevé de changement indirect d’affectation des sols (CIAS) à compter de 2024 afin
qu’ils aient disparu en 2030. Les biocarburants à risque élevé de CIAS sont produits à partir
de cultures vivrières et fourragères qui requièrent une forte expansion des surfaces cultivées
sur des sols riches en carbone (forêts, zones humides et tourbières). L’incidence que ce
critère aura sur le marché des biocarburants demeure incertaine, en particulier en ce qui
concerne l’utilisation de l’huile de palme dans la mesure où les matières premières des
biocarburants à faible risque de CIAS sont soumises à certification.
La consommation de biocarburants est fortement tributaire de l’évolution des flottes
nationales de transport. Le secteur automobile a entrepris d’investir dans la voiture
électrique et, selon l’accueil qui lui sera réservé (ce qui dépendra certainement des mesures
adoptées par les pouvoirs publics), la demande totale de carburant pourrait être plus faible
que prévu dans les présentes Perspectives, ce qui amoindrirait le potentiel des
biocarburants.
Notes
1
Le biodiesel inclut le diesel renouvelable renouvelable (également appelé huile végétale
hydrotraitée ou HVO) dans ces perspectives, bien que ces deux produits soient différents.
2
[Link]
biomass-based-diesel-volume.
3
L’écart à combler par des biocarburants conventionnels correspond à la différence entre le total
prescrit et le minimum à respecter pour les biocarburants avancés, aux termes de la Norme sur les
carburants renouvelables (RFS2).
4
Ici, le taux maximal d’incorporation correspond à la moyenne nationale réalisable, étant entendu
que la plupart des pompes du pays ne proposent que de l’E10. Cela suppose donc la mise en service
de plusieurs pompes à E15 dans les années à venir.
5
[Link]
6
[Link]
7
[Link]
pollution/production-energie/reglement-carburants/norme-carburants-propres/conception-
[Link].
Coton
Ce chapitre décrit la situation des marchés et présente les projections à moyen terme
relatives aux marchés mondiaux du coton sur la période 2019-28. Il passe en revue les
évolutions prévues en termes de prix, de production, de consommation et d’échanges, et
examine en conclusion les principaux risques et incertitudes susceptibles d’avoir une
incidence sur les marchés mondiaux du coton dans les dix années à venir
Si le coton est utilisé comme oléagineux grâce à ses graines, il est cultivé essentiellement
pour ses fibres (aussi appelées coton égrené), qui sont transformées en fil dans des filatures.
Ces usines peuvent aussi le plus souvent traiter des fibres synthétiques. Les fils sont
transformés en étoffe par tissage ou tricotage pour confectionner ensuite des vêtements ou
autres produits textiles. À l’échelle de la planète, la consommation de textiles en coton
devrait croître moins rapidement que la population dans les dix années à venir, l’expansion
démographique étant concentrée dans des régions où ces produits sont utilisés en moindre
quantité par habitant, tandis que la consommation par habitant elle-même devrait continuer
de stagner dans la plupart des régions.
Dans les présentes Perspectives, les données relatives à la consommation se rapportent aux
quantités filées, autrement dit à la transformation de coton brut en coton filé. La répartition
de la consommation dans le monde dépend donc du lieu d’implantation des filatures,
généralement situées à proximité d’une industrie textile. Ces dernières décennies, on a
observé un net déplacement des activités de filature depuis le monde développé et les
territoires de l’ancienne Union soviétique vers l’Asie, en particulier la Chine. La
consommation chinoise a toutefois atteint le haut de la vague en 2007 avant de se replier
sous l’effet d’un durcissement de la réglementation environnementale et de la hausse des
coûts de main-d’œuvre, qui ont conduit ces activités vers d’autres pays d’Asie, en
particulier le Viet Nam et le Bangladesh. Ces tendances devraient se poursuivre pendant la
période de projection. En Inde, autre grand consommateur de coton, les pouvoirs publics
poursuivent une politique en faveur de l’industrie textile du pays, ce qui devrait aussi
stimuler la croissance des filatures.
La production mondiale devrait augmenter de 16 % pour atteindre 29.2 Mt en 2028, dans
un mouvement alimenté essentiellement par l’expansion des surfaces cultivées (9 %),
tandis qu’une croissance de 6 % en moyenne est attendue sur le front des rendements
mondiaux. Les rendements moyens sont stationnaires depuis 2004, car de nombreux pays
sont touchés par les ravageurs et des apports d’eau inadéquats. L’amélioration des pratiques
agronomiques (haute densité de semis, utilisation de variétés à cycle court, meilleure
gestion du couvert végétal, etc.) ainsi que l’amélioration des caractéristiques génétiques
des cultures et les nouvelles techniques de lutte contre les ravageurs pourraient les faire
partir à la hausse dans la décennie à venir, mais plusieurs pays pourraient avoir encore du
mal à progresser sur ce front. L’Inde restera le principal producteur mondial de coton. C’est
sur son territoire que se trouveront plus de 65 % des surfaces supplémentaires cultivées,
mais étant donné la faiblesse des rendements dans le pays, celui-ci ne devrait représenter
qu’un tiers de la croissance de la production mondiale.
Les exportations mondiales de coton brut devraient atteindre 12 Mt en 2028. Les États-
Unis restent le premier exportateur mondial, comptant pour 31 % des exportations de la
planète. Le Brésil, quant à lui, devrait se hisser parmi les grands exportateurs dans la
décennie à venir, grâce à la culture séquentielle de coton et de soja. Étant donné la hausse
de leur consommation, le Bangladesh et le Viet Nam, déjà en tête des importations,
devraient encore accroître leurs achats. Les importations chinoises devraient être stables
dans les premières années avant de reculer les années suivantes lorsque la consommation
renouera avec sa tendance baissière à long terme.
Le prix du coton restera inférieur à la moyenne de la période de référence, aussi bien en
termes réels que nominaux, plombé par la concurrence des fibres synthétiques. D’après les
présentes Perspectives, le prix réel du coton devrait baisser de quelque 23 % sur les trois
premières années et s’approcher ainsi du prix du polyester.
Plusieurs incertitudes planent sur la période de projection. On ne peut dire avec assurance
comment l’augmentation des revenus et l’urbanisation croissante feront évoluer la
consommation par habitant de textiles en coton dans les économies en développement et
émergentes, d’autant plus que le polyester exerce une concurrence. Les projections
anticipent une stagnation de la consommation de coton par habitant dans ces économies,
dans la lignée des tendances observées ces dix dernières années. Toutefois, si l’évolution
devait s’écarter ne serait-ce que légèrement de cette tendance, les projections mondiales
pourraient s’en trouver largement modifiées. Les projections relatives à la production,
quant à elles, sont sensibles aux effets des ravageurs et aux conditions météorologiques. Le
changement climatique, qui influence la fréquence et l’ampleur de phénomènes tels que les
épisodes de sécheresse et les tempêtes, jette lui aussi un voile d’incertitude sur l’avenir.
L’évolution des rendements n’est pas non plus assurée. Bien que leur croissance ait été
décevante dans de nombreuses régions productrices ces dix dernières années, il est possible
qu’elle s’accélère grâce à l’amélioration des pratiques agronomiques, des caractéristiques
génétiques des cultures et des techniques de lutte contre les ravageurs. Les préoccupations
à l’égard de la durabilité continueront d’influer sur la demande et l’offre de coton dans
l’avenir.
L’action des pouvoirs publics est elle aussi un facteur d’incertitude, en particulier en Chine,
où se joue le sort de réserves considérables, et à l’égard du coton Bt, car l’efficacité et
l’impact de cette variété génétiquement modifiée recommencent à faire débat en Inde et au
Burkina Faso.
30
25
20
15
10
StatLink 2 [Link]
10.3. Prix
Les prix internationaux du coton devraient fléchir en valeur réelle sur la période de
projection, avec une demande mondiale toujours freinée par la concurrence des fibres
synthétiques, polyester en tête (graphique 10.2). Depuis le début des années 1970, lorsque
le prix du polyester est devenu compétitif par rapport à celui du coton, la courbe de prix du
coton a eu tendance à suivre celle de son substitut synthétique ; en moyenne, les prix du
coton n’étaient que 5 % supérieurs à ceux de la fibre de polyester entre 1972 et 2009.
Depuis 2009, toutefois, le coton affiche des prix en moyenne près de 40 % supérieurs à
ceux du polyester. Le creusement de l’écart s’explique peut-être en partie par une évolution
des préférences, mais il est probable qu’il soit largement imputable à des facteurs
temporaires comme la faiblesse de la production en 2015-16 et l’accumulation des stocks
en Chine. D’après les présentes Perspectives, un mouvement de correction partielle devrait
se produire et faire renouer les prix du coton avec leur tendance de fond. Les prix devraient
chuter de 23 % en termes réels sur les trois premières années de la période de projection,
puis perdre progressivement 1.1 % par an. (Les prix du polyester ne sont pas étudiés en soi
dans les projections, mais ils devraient suivre les cours du pétrole, qui devraient rester
stationnaires en termes réels.)
Nominal Réel
USD/t
4500
4000
3500
3000
2500
2000
1500
1000
500
2020
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2021
2022
2023
2024
2025
2026
2027
2028
Note : le prix de référence du coton est l’indice de prix Cotlook A, Middling 1 1/8”, coût et fret, ports
d’Extrême-Orient. Les données indiquées représentent la moyenne de la campagne annuelle (août-juillet).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de
l’OCDE (base de données), [Link]
StatLink 2 [Link]
Par le passé, les prix du coton se sont montrés sensibles aux variations brutales de la
demande et de l’offre, qui peuvent entraîner de fortes fluctuations. En 2009 et 2010, ils ont
plus que doublé sous l’effet conjugué de la faiblesse des stocks mondiaux, d’une demande
étonnamment élevée et d’inondations au Pakistan. La correction qui s’est ensuivie a été
partiellement gommée par les achats substantiels réalisés par la Chinese National Cotton
Reserves, qui ont amené le volume des stocks chinois à la moitié des réserves mondiales
totales de ces dernières années, voire plus (graphique 10.3).
Il est toujours possible qu’une évolution brutale de l’offre ou de la demande nourrisse la
volatilité mais il semble improbable que les prix retrouvent le sommet atteint en 2009-10,
étant donné que les réserves mondiales détenues hors de Chine sont désormais plus
abondantes. Les décisions des pouvoirs publics chinois en matière de déstockage peuvent
toutefois altérer les projections. D’après les présentes Perspectives, les réserves détenues
par l’État chinois baisseront progressivement pour retrouver les niveaux qu’elles
affichaient avant 2011, comme le laissent entrevoir les tendances récentes. L’évolution des
prix du coton dépendra naturellement de la validité de cette hypothèse.
Mt
35
30
25
20
15
10
0
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
StatLink 2 [Link]
10.4. Production
Le coton est cultivé sous les climats subtropicaux et à saisons alternées (saison des pluies,
saison sèche) dans l’hémisphère nord aussi bien que dans l’hémisphère sud, bien que la
majeure partie des volumes soient produits au nord de l’équateur. Les principaux pays
producteurs sont l’Inde, la Chine, les États-Unis, le Brésil et le Pakistan. À eux cinq, ces
pays totalisent plus des trois quarts de la production mondiale (graphique 10.1).
Ce sont eux également qui devraient être à l’origine de la majeure partie de la production
supplémentaire attendue ces dix prochaines années, dont plus d’un quart pour l’Inde seule.
À l’échelle mondiale, la surface dévolue aux cotonniers devrait croître de 9 %, tandis que
les rendements ne devraient progresser que de 6 %. Au cours de la décennie passée, les
rendements mondiaux sont restés étales en raison de leur stagnation dans certains grands
pays producteurs (États-Unis, Pakistan, Inde) et parce que la superficie des cultures de
coton a décliné aux États-Unis et en Chine (où les rendements sont supérieurs à la moyenne)
tandis qu’elle augmentait en Inde (qui affiche des rendements inférieurs à la moyenne). Ces
deux facteurs devraient perdurer et continuer de déterminer la tendance mondiale des
rendements ces dix prochaines années, malgré la croissance des rendements et de la
superficie consacrée au coton au Brésil.
La production devrait augmenter de quelque 1.8 % par an en Inde au cours de la prochaine
décennie, ce qui s’explique en grande partie par la demande croissante de coton émanant
de l’industrie de la confection du pays. Après une rapide amélioration entre 2000 et 2007
(liée à l’augmentation de l’irrigation, à l’usage d’engrais et à l’adoption du coton
transgénique Bt), les rendements ont affiché une croissance décevante ces dernières années,
les producteurs se trouvant confrontés à des conditions météorologiques défavorables et à
l’action de ravageurs tels que le ver rose du cotonnier, qui est devenu résistant au coton Bt.
S’il est possible que de nouvelles technologies apportent une bouffée d’oxygène, le
développement et la mise en œuvre de solutions peuvent prendre plusieurs années. En Inde,
en outre, les rendements dépendent du cycle des moussons dans les régions non irriguées
et subissent donc l’influence du changement climatique. D’après les présentes
Perspectives, les rendements devraient donc être relativement stationnaires en Inde et,
comme par le passé, la demande croissante de coton que connaît le pays sera probablement
satisfaite par une augmentation de la surface cultivée.
StatLink 2 [Link]
Les producteurs de coton chinois parviennent à l’heure actuelle à obtenir des rendements
par hectare deux fois plus élevés que la moyenne mondiale et, bien qu’il reste une marge
d’amélioration, il se pourrait qu’il soit difficile de progresser encore. La superficie
consacrée au coton en Chine est en recul sur la dernière décennie, en raison avant tout de
l’évolution des politiques publiques. Ce mouvement semble s’être arrêté ces deux dernières
années. Les présentes Perspectives projettent une lente contraction de la surface dévolue
au coton en Chine.
Au Brésil, une partie du coton est cultivé de manière séquentielle en alternance avec le soja
ou le maïs, et la production a grimpé en flèche récemment dans l’État du Mato Grosso. Les
conditions étant propices aux cultures et les taux d’adoption des technologies modernes
élevés, il est probable que les rendements et la superficie cultivée poursuivent sur la lancée
de ces dernières années et continuent de progresser.
La production de coton devrait croître moins rapidement que la consommation durant les
premières années de la période de projection, réfrénée par la mise sur le marché des stocks,
en particulier en Chine.
10.5. Consommation
Global consumption
Consommation mondiale Consommation per capita
80 7
6
60 5
4
40
3
20 2
1
0 0
Mt
30
25
20
15
10
StatLink 2 [Link]
10.6. Échanges
Traditionnellement, le coton est échangé sur le marché mondial sous la forme de balles de
fibres de coton brut, même si le commerce de coton filé est en hausse depuis peu. Les
échanges mondiaux de coton brut (au cœur des projections des présentes Perspectives)
devraient atteindre 12 Mt en 2028 et ainsi croître de quelque 30 % par rapport à la période
de référence. C’est un rythme plus rapide que celui de la production et de la consommation
mondiales. En effet, la demande croît dans des pays produisant peu de coton, comme le
Bangladesh et le Viet Nam, tandis que la consommation intérieure des filatures brésiliennes
est en baisse.
Le Bangladesh et le Viet Nam devraient occuper les premiers rangs des pays importateurs
dans la décennie à venir, en raison de la forte progression des volumes importés, estimée à
plus de 50 % pour les deux pays d’ici 2028. Ensemble, ils représenteront plus de 40 % des
importations mondiales.
Les États-Unis resteront le premier exportateur mondial sur la période de projection,
assurant près d’un tiers des livraisons dans le monde en 2028. Les exportations brésiliennes
devraient connaître un coup de fouet sur les dix prochaines années et hisser le Brésil au
second rang des pays exportateurs d’ici 2028.
Le coton est une importante culture d’exportation en Afrique subsaharienne et la région
assure actuellement 15 % des exportations mondiales (la production et les livraisons
provenant à près de 75 % d’Afrique de l’Ouest). Les principaux producteurs que sont le
Burkina Faso, le Bénin, le Mali et la Côte d’Ivoire ont vu leurs volumes croître au cours
des dernières campagnes, grâce à l’expansion des surfaces cultivées et aux mesures de
soutien public. La consommation des filatures demeurant limitée en Afrique subsaharienne,
de nombreux pays de la région exportent pratiquement toute leur production. Les volumes
d’exportation d’Afrique subsaharienne devraient continuer de croître au rythme
d’environ 2.6 % par an sur les dix prochaines années, ce qui portera la part de marché de
la région à 17 %. Les principaux destinataires de ces produits seront l’Asie et l’Asie du
Sud-Est.
Comme nous l’avons déjà mentionné, on ne peut dire avec assurance quels effets la
croissance économique et l’urbanisation auront sur la demande par habitant de textiles en
coton dans les économies en développement et émergentes. Si la demande par habitant
s’écarte, ne serait-ce que légèrement, de la tendance anticipée dans les présentes
Perspectives pour le monde en développement, il est possible que les projections en matière
de consommation, de production et d’échanges dans le monde s’en trouvent nettement
altérées. À court terme, la demande de textiles dépend des conditions économiques ; un
mouvement mondial de récession pourrait donc la faire chuter.
Les projections pourraient aussi subir les effets d’autres évolutions de la demande.
L’activité de recyclage de l’industrie textile crée par exemple un marché secondaire stable
qui rivalise avec le marché primaire pour fournir leur matière première aux industriels
produisant des textiles de qualité inférieure à la moyenne et des produits autres que des
textiles. Cette tendance pourrait encore réduire la demande de coton et autres fibres. À
l’inverse, dans les pays à revenu élevé, les consommateurs semblent priser de plus en plus
les fibres naturelles, ce qui pourrait favoriser le coton au détriment du polyester.
Les mesures des pouvoirs publics peuvent aussi influer sur la consommation. Plusieurs
pays d’Afrique de l’Est s’efforcent par exemple de décourager les importations de
vêtements de seconde main, ce qui pourrait stimuler la consommation de coton et
encourager la création de valeur ajoutée en Afrique.
La production de coton est sensible aux ravageurs et aux conditions météorologiques. La
culture du cotonnier nécessitant de l’eau, les projections sont sensibles au changement
climatique, qui pourrait engendrer des sécheresses et autres conditions météorologiques
défavorables. Comme nous l’avons déjà évoqué, les rendements n’ont progressé qu’à faible
allure dans plusieurs pays au cours des dix années passées. L’amélioration des
caractéristiques génétiques des plants (facilitée en partie par un meilleur décryptage du
génome du coton) et une meilleure lutte contre les nuisibles pourraient permettre aux
rendements de croître plus rapidement que ne le prévoient les Perspectives. La mise au
point et le déploiement de telles innovations prennent toutefois du temps et, dans le cas du
coton transgénique, suscitent la controverse. En Inde, le ver rose du cotonnier semble être
devenu résistant au coton Bt, si bien que le Maharashtra a subi d’immenses pertes. Les
causes de cette infestation font encore débat, bien qu’il semble que l’utilisation de variétés
hybrides de cotonniers à cycle long n’y soit pas étrangère. Au Burkina Faso, l’introduction
du coton Bt en 2008 a permis de lutter efficacement contre le ver rose, mais cette variété a
produit des fibres plus courtes (donc de moindre qualité et vendues moins cher), ce qui a
incité les pouvoirs publics à mettre un terme à son utilisation en 2015.
L’action publique joue un rôle important sur les marchés mondiaux du coton. C’est
notamment le cas des décisions des pouvoirs publics chinois en matière de stocks, comme
nous l’avons vu. D’autres mesures peuvent aussi altérer les projections (comme les mesures
de soutien aux industries textiles du pays, les subventions à l’achat d’intrants, etc.).
Les préoccupations à l’égard de la durabilité continueront d’influer sur la demande et
l’offre de coton dans l’avenir. À l’échelle mondiale, on estime que 19 % du coton a été
produit dans le respect des normes de durabilité de la Better Cotton Initiative en 2017-18,
et cette proportion devrait encore augmenter. Les filières apparentées, comme celle du
coton bio, devraient elles aussi prendre de l’ampleur. Ces tendances ont plusieurs
conséquences, dont celle de rendre de plus en plus indispensables la transparence et la
traçabilité de la chaîne d’approvisionnement.
Notes
1
Conformément aux conventions d’usage du Comité consultatif international du coton, la campagne
annuelle de commercialisation du coton débute le 1er août pour se terminer le 31 juillet. Ainsi, les
données relatives à 2018 se rapportent à la période comprise entre le 1er août 2018 et le
31 juillet 2019 et les prévisions sont établies à partir des données disponibles.
2
Les Perspectives agricoles réunissent en un seul agrégat les données relatives aux pays les moins
avancés d’Asie, lesquels comprennent, outre le Bangladesh, l’Afghanistan, le Bouton, le Cambodge,
le Laos, le Myanmar, le Népal et le Timor-Leste. S’agissant du coton, le Bangladesh représente à
lui seul la quasi-totalité de l’activité au sein de cet agrégat. Pour des raisons de simplicité, le présent
chapitre reprend donc ces données en les attribuant au seul Bangladesh.
3
L’indice Cotlook A est exprimé en centimes de dollar américain par livre, tandis que les prix
énoncés dans les Perspectives sont exprimés en USD par tonne (2 204.6 livres). Une division par 22
des prix indiqués dans ce rapport permet d’obtenir le prix en centimes de dollar américain par livre.
Annexe A. Glossaire
Accès aux marchés Régi par les dispositions de l’Accord sur l'agriculture issu du cycle d'Uruguay concernant
les concessions contenues dans les Listes nationales, c’est-à-dire les consolidations et les
réductions des droits de douane, ainsi que d’autres engagements en matière d'accès aux
marchés.
Accord de libre-échange nord-américain Accord trilatéral sur les échanges, échanges agricoles compris, conclu entre le Canada,
(ALENA) les États-Unis et le Mexique, visant à éliminer progressivement les droits de douane et à
revoir les autres règles commerciales entre les trois pays sur une période de 15 ans.
Signé en décembre 1992, il est entré en vigueur le 1er janvier 1994. En 2018, le Canada,
les États-Unis et le Mexique ont signé un nouvel accord (l’ACEUM) qui devrait remplacer
l’ALENA une fois ratifié.
Accord de partenariat transpacifique global et Le PTPGP est un accord commercial entre l’Australie, Brunei, le Canada, le Chili, le
progressiste (PTPGP) Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Viet Nam. Il
a été signé en mars 2018 et est entré en vigueur dans les six premiers pays en décembre
2018.
Accord économique et commercial global L’AECG est un accord commercial entre l’Union européenne et le Canada. Signé en
(AECG) octobre 2016, il est entré en application provisoirement en avril 2017. Sa ratification et son
entrée en vigueur pleines et entières sont en cours.
Accord sur l'agriculture issu du cycle « Accord sur l’agriculture » contenu dans l’Acte final reprenant les résultats des
d'Uruguay (AACU) négociations commerciales multilatérales du cycle d’Uruguay. Ce texte comprend des
engagements en matière d’accès aux marchés, de soutien interne et de subventions à
l’exportation, ainsi que des dispositions générales concernant le suivi de sa mise en
œuvre et la poursuite du processus. En outre, chaque pays a une Liste nationale qui fait
partie intégrante de ses engagements dans le cadre de l’AACU. Un accord distinct, intitulé
« Accord sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires » (Accord SPS), vise
à établir un cadre multilatéral de règles et de disciplines pour orienter l’adoption,
l’élaboration et l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires afin de minimiser
leurs effets négatifs sur le commerce.
Accord sur l’application des mesures Un accord distinct, intitulé « Accord sur l’application des mesures sanitaires et
phytosanitaires » (Accord SPS), vise à établir un cadre multilatéral de règles et de
sanitaires et phytosanitaires (Accord SPS)
disciplines pour orienter l’adoption, l’élaboration et l’application des mesures sanitaires et
phytosanitaires afin de minimiser leurs effets négatifs sur le commerce.
Autres céréales secondaires Catégorie comprenant l’orge, l’avoine, le sorgho et d’autres céréales secondaires dans
tous les pays sauf l’Australie, où elle englobe aussi le triticale, les États membres de
l’Union européenne, où le seigle et les céréales mélangées sont compris.
Autres oléagineux Catégorie comprenant les graines de colza (canola), de tournesol et d’arachides
(cacahuètes).
Base tel quel Poids du sucre indépendamment de sa teneur en saccharose (mesuré par polarisation).
Biomasse Toute matière végétale utilisée directement comme combustible ou transformée avant
combustion. Elle comprend le bois, les déchets végétaux (déchets de bois et résidus de
récoltes), les matières/déchets d’origine animale et les déchets industriels et urbains
servant de matières premières pour obtenir des produits biosourcés. Dans les
Perspectives, elle n’englobe pas les produits agricoles utilisés pour produire des
biocarburants (huiles végétales, sucre et céréales, par exemple).
Biocarburants Au sens large, les biocombustibles comprennent tous les combustibles solides, liquides ou
gazeux produits à partir de la biomasse. Dans un sens plus étroit, les biocarburants
désignent les produits qui remplacent les carburants à base de pétrole dans le transport
routier : le bioéthanol tiré de plantes sucrières, de céréales et de plantes amylacées, qui
peut être utilisé comme additif à l’essence, en mélange avec elle ou à sa place ; et le
biodiesel, tiré principalement d’huiles végétales, mais aussi d’huiles usagées ou de
graisses animales.
BRICS Acronyme désignant les économies émergentes suivantes : Brésil, Fédération de Russie,
Inde, Chine et Afrique du Sud.
Campagne Pour la plupart des produits végétaux, le début de la campagne internationale coïncide
avec la récolte dans les principales régions de production.
• Blé : 1er juin
• Coton : 1er août
• Céréales secondaires : 1er septembre
• Sucre, soja, autres oléagineux, tourteaux protéiques, huiles végétales : 1er octobre.
Dans le cas de ces produits, lorsque le texte mentionne la campagne 2018, il faut
comprendre la campagne 2018/19. Pour tous les autres produits, la campagne coïncide
avec l’année civile.
Céréales Catégorie comprenant le blé, le maïs, les autres céréales secondaires et le riz.
Contingent tarifaire Régime d’importation prévu par l’Accord sur l’agriculture issu du cycle d'Uruguay. Certains
pays se sont engagés à assurer des possibilités minimales d’accès à des produits
précédemment visés par des obstacles non tarifaires. Dans ce cadre, un contingent et un
droit de douane à deux niveaux sont instaurés pour les produits concernés. Le droit le plus
bas (taux contingentaire) est appliqué aux importations dans la limite du contingent et le
droit le plus élevé (taux hors contingent) est perçu sur les importations en sus du
contingent.
Directive sur les énergies renouvelables Directive de l’UE qui fixe à 20 % la part que devront représenter les énergies
renouvelables dans la palette énergétique de tous les États membres en 2020, et en
particulier à 10 % leur part dans la consommation d’énergie destinée aux transports.
El Niño El Niño désigne ici un ensemble de phénomènes climatiques océaniques quasi-
périodiques englobant La Niña et l’oscillation australe, qui se caractérisent par des
anomalies de la température à la surface de l’eau sur la façade occidentale de l’Amérique
latine (surtout au Pérou) – réchauffement et refroidissement respectivement appelés El
Niño et La Niña – et par des variations de la pression atmosphérique dans la zone
tropicale du Pacifique Ouest (oscillation australe), souvent aux alentours de Noël.
Le réchauffement anormal des eaux océaniques va de pair avec un bouleversement
complet de l’abondance et de la répartition des espèces, une augmentation des
précipitations et des inondations locales, auxquels s’ajoute la mortalité massive des
poissons et de leurs prédateurs (oiseaux compris).
Estimation du soutien aux producteurs (ESP) Indicateur de la valeur monétaire annuelle des transferts bruts des consommateurs et des
contribuables aux producteurs agricoles, au départ de l’exploitation, découlant des
politiques de soutien à l’agriculture, quels que soient leur nature, leurs objectifs ou leurs
incidences sur la production ou le revenu agricole. L’ESP mesure le soutien découlant des
politiques en faveur de l’agriculture par rapport à la situation qui prévaudrait en l’absence
de ces dernières, c’est-à-dire lorsque les producteurs sont soumis uniquement aux
politiques nationales de portée générale (politiques économique, sociale,
environnementale, fiscale, etc.). Elle est brute en ce sens qu’aucun des coûts associés à
ces politiques et supportés individuellement par les producteurs n’est déduit. Elle fait en
outre référence au soutien nominal, ce qui signifie que la majoration des coûts liée aux
droits perçus sur les importations d’intrants n’est pas déduite. Cet indicateur est toutefois
mesuré déduction faite des contributions des producteurs au financement des dispositions
(prélèvements à la production, par exemple) donnant lieu à un transfert donné en leur
faveur (voir [Link]
agricoles/).
Éthanol Biocarburant qui peut être utilisé comme carburant de substitution (éthanol hydraté) ou
mélangé à de l’essence (éthanol anhydre), et produit à partir de matières premières
agricoles comme la canne à sucre et le maïs. L’alcool anhydre ne contient pas d’eau et il
est pur à 99 % au minimum. L’alcool hydraté contient de l’eau et, en général, il est pur à
96 %. Au Brésil, cet éthanol est utilisé en remplacement de l’alcool carburant dans les
véhicules polycarburant.
Fièvre aphteuse La fièvre aphteuse est une maladie virale très contagieuse, en général non mortelle, qui
affecte les animaux sauvages et domestiques à sabot fendu, mais peut aussi frapper
d’autres espèces. Elle est très répandue dans le monde. Les animaux peuvent rester
porteurs du virus infectieux pendant une longue période après leur rétablissement. La
fièvre aphteuse n’est pas dangereuse pour les humains, mais elle peut dans bien des cas
occasionner des pertes économiques notables dans les filières exposées.
G20 Le G20 est un forum international qui réunit 19 pays et l’Union européenne, soit les
principales économies développées et émergentes du monde. Ensemble, les membres du
G20 représentent 85 % du PIB mondial, 75 % des échanges internationaux et deux tiers
de la population mondiale. Composé à l’origine de ministres des finances et de
gouverneurs de banque centrale, le G20 fonctionne aujourd’hui comme un forum élargi où
l’on débat des grands problèmes mondiaux.
Poids vif Poids des viandes, poissons, coquillages et crustacés au moment de la capture ou de la
récolte. Le poids vif équivalent des quantités débarquées est calculé à partir de facteurs
de conversion, compte tenu par ailleurs des taux observés dans les pays pour chaque
type de transformation.
Politique agricole commune (PAC) Politique agricole de l’Union européenne, dont les objectifs ont été définis pour la première
fois par l’article 39 du Traité de Rome, signé en 1957.
Prix de soutien Prix fixé par les pouvoirs publics pour déterminer, directement ou indirectement, les prix
intérieurs ou les prix à la production. Les dispositifs de prix « administrés » fixent, pour le
produit visé, un prix de soutien minimum garanti ou un prix indicatif, qui peut être maintenu
au moyen de différentes mesures : restrictions quantitatives visant la production et les
importations ; taxes, prélèvements et droits de douane sur les importations ; subventions à
l’exportation ; et stockage public.
Produits laitiers frais Les produits laitiers frais contiennent tous les produits laitiers et le lait qui ne sont pas
inclus dans les produits transformés (beurre, fromage, lait écrémé en poudre, lait entier en
poudre et dans certains cas caséine et lactosérum). Les quantités sont en équivalent lait
de vache.
Projections de référence Ensemble de projections concernant les marchés, qui étayent l’analyse présentée dans ce
rapport et servent de repère pour étudier les effets de différents scénarios économiques et
stratégiques. La section méthodologie décrit en détail la démarche suivie pour les établir.
Racines et tubercules Les racines et les tubercules de certaines plantes contiennent de l’amidon (manioc, patate
douce et igname dans le premier cas, par exemple ; pomme de terre et taro dans le
second, entre autres). Ils sont principalement destinés à l’alimentation humaine
(transformés ou non) et, comme la plupart des cultures de base, ils peuvent être utilisés
pour nourrir les animaux ou produire de la fécule, de l’éthanol et des boissons fermentées.
À moins d’être transformés, ils se périment très vite une fois récoltés, ce qui limite les
possibilités de commercialisation et de stockage. Comme ils contiennent beaucoup d’eau,
les quantités sont toujours exprimées en poids sec de manière à améliorer la
comparabilité.
Ratio stocks/consommation Dans le cas des céréales, rapport entre les volumes stockés et les volumes utilisés à
l’intérieur du pays.
Ratio stocks/utilisation totale Rapport entre les stocks détenus par les principaux exportateurs et leur utilisation totale
(consommation intérieure plus exportations). Dans le cas du blé, les huit principaux
exportateurs sont pris en compte, à savoir les États-Unis, l’Argentine, l’Union européenne,
le Canada, l’Australie, la Fédération de Russie, l’Ukraine et le Kazakhstan. Dans celui des
céréales secondaires, ce sont les États-Unis, l’Argentine, l’Union européenne, le Canada,
l’Australie, la Fédération de Russie, l’Ukraine et le Brésil qui sont comptabilisé. En ce qui
concerne le riz, ce sont le Viet Nam, la Thaïlande, l’Inde, le Pakistan et les États-Unis.
Scénario Ensemble de projections concernant le marché, générées par un modèle à partir
d’hypothèses différentes de celles retenues pour établir les projections de référence.
Apporte des informations quantitatives sur les effets d’une modification des hypothèses
sur les perspectives.
Soutien interne Renvoie au niveau annuel de soutien apporté à la production agricole, exprimé en termes
monétaires. Il s’agit de l’un des trois domaines faisant l’objet d’engagements dans l’Accord
sur l'agriculture issu du cycle d'Uruguay.
Stocks d'intervention Dans l’Union européenne, stocks détenus par les organismes nationaux compétents par
suite des achats d’intervention de produits bénéficiant d’un soutien des prix du marché.
Les stocks d’intervention peuvent être écoulés sur le marché intérieur si les prix intérieurs
sont supérieurs aux prix d’intervention ; dans le cas contraire, ils peuvent être vendus sur
le marché mondial moyennant des restitutions à l’exportation.
Subventions à l’exportation Aides accordées aux négociants pour compenser les différences de prix entre le marché
intérieur et le marché mondial. Les restitutions à l’exportation de l’UE en sont un exemple.
L’élimination des subventions à l’exportation dans le domaine agricole est prévue par
l’accord conclu à Nairobi dans le cadre de la 10e Conférence ministérielle de l’OMC, en
décembre 2015.
Syndrome dysgénésique et respiratoire du Le syndrome dysgénésique et respiratoire du porc (SDRP) est une maladie virale qui
porc (SDRP) occasionne un trouble de la reproduction et des troubles respiratoires chez le porc, quel
que soit l’âge.
Taux de croissance des moindres carrés Le taux de croissance des moindres carrés, r, est estimé comme suit par régression
linéaire du logarithme des valeurs annuelles de la variable considérée sur la période
étudiée : Ln(xt) = a + r*t et calculé comme suit : [exp (r) – 1].
Taux de prêt (États-Unis) Prix consenti par la Commodity Credit Corporation (CCC) aux agriculteurs pour certains
produits de base, dans le cadre des prêts sans recours. Les cultures visées par le
Annexe B. Méthodologie
Cette section contient des informations sur les modalités d’établissement des projections
qui sont utilisées aux fins des présentes Perspectives agricoles. Une description générale
des projections de référence et du rapport des Perspectives est donnée en premier lieu. Puis,
l’ensemble cohérent d’hypothèses associées aux projections macroéconomiques est
analysé plus en détail. Après l’avoir présenté, on expliquera ensuite comment le modèle
Aglink-Cosimo sert à réaliser une analyse stochastique partielle.
Les projections présentées dans ces Perspectives agricoles sont le fruit d’un exercice pour
lequel un très grand nombre de sources d’information ont été mobilisées. Ces projections
reposent sur les données fournies par les pays et les experts ainsi que sur les résultats du
modèle Aglink-Cosimo établi par l’OCDE et la FAO pour analyser les marchés agricoles
mondiaux. Ce modèle économique sert également à vérifier la cohérence des projections
de référence. Les experts n’en sont pas moins largement consultés à différents stades du
processus. Les Perspectives agricoles présentent une vision commune jugée plausible par
les secrétariats de l’OCDE et de la FAO, compte tenu des hypothèses retenues et des
informations disponibles au moment de la rédaction.
d’ensemble » ainsi que dans les tableaux par produits. Les sources et hypothèses dont elles
découlent sont analysées plus en détail ci-après.
Ensuite, il est recouru au cadre de modélisation Aglink-Cosimo de l’OCDE et de la FAO
pour intégrer les données initiales de manière cohérente et en tirer des valeurs de référence
initiales sur la base desquelles les projections de l’évolution des marchés mondiaux sont
établies. Ce cadre de modélisation garantit qu’à l’échelle mondiale, les projections de la
consommation cadrent avec celles de la production des différents produits.
Outre les quantités produites, consommées et échangées, ce scénario de référence porte sur
les prix nominaux (exprimés en unités monétaires locales) des produits considérés.1
Les valeurs de référence initiales sont ensuite corrigées :
Pour les pays qui relèvent du Secrétariat de l’OCDE, elles sont comparées avec les
réponses indiquées dans le questionnaire. Les problèmes, quels qu’ils soient, sont
examinés dans le cadre d’échanges bilatéraux avec les experts des pays concernés.
S’agissant des modules nationaux et régionaux mis au point par le Secrétariat de la
FAO, les valeurs de référence initiales sont examinées par un cercle plus large
d’experts internes et internationaux.
Les données démographiques utilisées pour l’ensemble des pays et blocs régionaux
considérés dans les présentes Perspectives sont des estimations tirées de la version 2017 de
la base de données des perspectives démographiques des Nations Unies (United Nations
Population Prospects). Sur les quatre variantes de projection envisagées (fécondité basse,
moyenne, haute et constante), c’est la variante moyenne qui a été retenue pour la période
de projection. La décision d’utiliser la base de données des Nations Unies sur les
perspectives démographiques tient au fait qu’il s’agit d’une source très complète
d’estimations fiables et qu’elle renseigne également sur des pays en développement non
membres de l’OCDE. Dans un souci de cohérence, elle constitue également la source des
estimations démographiques historiques et des données de projection.
Les autres séries macroéconomiques utilisées dans le modèle AGLINK-COSIMO sont
celles du PIB réel, de l’indice implicite des prix du PIB, du déflateur des dépenses de
consommation des ménages, du prix du pétrole brut Brent (en USD par baril) et des taux
de change exprimés en unités de monnaie locale pour un dollar des États-Unis. Les données
historiques utilisées pour les séries concernant les pays de l’OCDE ainsi que le Brésil,
l’Argentine, la Chine et la Fédération de Russie concordent avec celles publiées dans le
n°104 des Perspectives économiques de l’OCDE, en novembre 2018. Pour les autres
économies, les données macroéconomiques historiques proviennent des Perspectives
économiques mondiales du FMI publiées en octobre 2018. Les hypothèses retenues pour
2019-2028 reposent sur les projections macroéconomiques à moyen terme récemment
établies par le Département des affaires économiques de l’OCDE, sur les projections
décrites dans les Perspectives économiques de l’OCDE n° 104 et sur les projections du
FMI.
Dans le modèle, les indices du PIB réel, des prix à la consommation (déflateur des dépenses
de consommation des ménages) et des prix à la production (indice implicite des prix du
PIB) prennent la valeur 1 pour 2010, qui sert d’année de référence. L’hypothèse de taux de
change constant en termes réels implique qu’un pays dont le taux d’inflation est supérieur
(inférieur) à celui des États-Unis (mesuré par l’indice implicite des prix du PIB des États-
Unis) verra sa monnaie se déprécier (s’apprécier) et, en conséquence, son taux de change
augmenter (diminuer) au cours de la période considérée dans la mesure où le taux de change
est exprimé en nombre d’unités de monnaie locale correspondant à 1 USD. Le taux de
change nominal est calculé à partir de la croissance en pourcentage du ratio « déflateur du
PIB du pays considéré / déflateur du PIB des États-Unis ».
Jusqu'à 2017, le cours du pétrole utilisé est tiré de la version actualisée des Perspectives
économiques de l’OCDE n°104 (novembre 2018). Pour 2018, c’est le prix spot moyen
annuel qui est utilisé, et pour 2019, le prix spot quotidien moyen de décembre 2018. À
partir de 2019, les prix du pétrole brut sont censés rester inchangés en valeur réelle.
Le modèle Aglink-Cosimo
principaux produits agricoles de base qui sont produits, consommés et négociés dans le
monde. Des modules nationaux et régionaux englobant le monde entier et les projections
sont élaborés et tenus à jour par les secrétariats de l’OCDE et de la FAO, en collaboration
avec des experts et les administrations nationaux. Plusieurs grandes caractéristiques sont à
signaler :
Aglink-Cosimo est un modèle « d’équilibre partiel » couvrant les principaux
produits agricoles de base ainsi que le biodiesel et le bioéthanol. Les marchés non
agricoles ne sont pas modélisés et sont traités de façon exogène ; de ce fait, les
hypothèses concernant la trajectoire des variables macroéconomiques clés sont
prédéterminées et l’incidence des évolutions des marchés agricoles sur l’économie
en général n’est pas envisagée.
Les marchés mondiaux des produits agricoles de base sont censés être
concurrentiels, ce qui signifie que les acheteurs et vendeurs acceptent les prix. Les
prix du marché sont déterminés par l’équilibre mondial ou régional de l’offre et de
la demande.
La production d’un pays et les produits qu’il échange sont considérés comme
homogènes et donc comme parfaitement substituables par les acheteurs et les
vendeurs. En particulier, les importateurs ne distinguent pas les produits en fonction
de leur pays d’origine, étant donné qu’Aglink-Cosimo n’est pas un modèle spatial.
Les importations et les exportations sont néanmoins déterminées séparément. Cette
hypothèse a une incidence sur les résultats des analyses dans lesquelles les échanges
sont un facteur important.
Aglink-Cosimo est un modèle dynamique et récursif, en conséquence de quoi les
résultats obtenus pour une année déterminent ceux des années consécutives (par
exemple, à travers les effectifs des cheptels). Les projections obtenues avec Aglink-
Cosimo portent sur les dix années à venir.
Aglink-Cosimo est décrit en détail en anglais dans un document paru en 2015, qui peut être
consulté à cette adresse : [Link].
Le modèle employé pour établir les projections relatives aux produits de la pêche et de
l’aquaculture est un satellite d’Aglink-Cosimo. Sont partagées les hypothèses exogènes
sont mises en commun et les variables interactives, comme les prix qui se répercutent les
uns sur les autres. Le modèle dédié à la pêche et à l’aquaculture a été remanié en profondeur
en 2016. Les 32 éléments représentés dans les fonctions de l’offre totale de l’aquaculture
ont été remplacés par des fonctions de l’offre de 117 espèces, chacune étant caractérisée
par une élasticité, une ration alimentaire et un temps de réaction qui lui sont propres. Les
principales espèces prises en compte sont le saumon, la truite, la crevette, le tilapia, la carpe,
le silure (dont le Pangasius), les sparidés, le bar et les mollusques. À cela s’ajoutent
quelques productions mineures, comme les chanidés. Le modèle a été construit de façon à
assurer une cohérence entre les rations alimentaires et les marchés de la farine et de l’huile
de poisson. Selon les espèces, les rations alimentaires peuvent contenir au maximum cinq
types d’aliments : farine de poisson, huile de poisson, tourteaux d’oléagineux (ou
substituts), huile végétale et aliments à faible teneur en protéines comme les céréales et le
son.
Notes
1
Pour les régions comme l’Union européenne et les groupes de pays en développement, les données
relatives aux échanges concernent uniquement les échanges avec l’extérieur (et n’incluent donc pas
les échanges réalisés à l’intérieur de la région). On obtient par conséquent des valeurs des échanges
mondiaux plus faibles qu’en cumulant les statistiques nationales. Les demandes d’information
concernant des séries particulières doivent être adressées aux secrétariats de l’OCDE et de la FAO.
2
. Araujo-Enciso, S., Pieralli, S. et I. Pérez-Domínguez (2017), « Partial Stochastic Analysis with
the Aglink-Cosimo Model: A Methodological Overview », EUR 28863 EN, Office des publications
de l'Union européenne, Luxembourg, 2017, doi:10.2760/680976, JRC108837.
3
Ce filtre a été popularisé en économie dans les années 90 par Hodrick, R.J. et E.C. Prescott (1997),
« Postwar U.S. Business Cycles: An Empirical Investigation », Journal of Money, Credit, and
Banking, vol. 29, n° 1, pp. 1–16, JSTOR 2953682.
Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées. Les
prix sont en valeur nominale.
1. Prix mondial du sucre brut, ICE contrat No11 le plus proche (octobre/septembre).
2. Prix du sucre raffiné, contrats futurs No. 407,marché de l'Euronext, Liffe, Londres (octobre/septembre).
3. Prix de gros des Etats-Unis, référence HFCS-55, état sec (octobre/septembre).
4. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 Septembre pour la Nouvelle-Zélande dans les agrégats. Moyenne 2016-18est : Les données
pour 2018 sont estimées. Les prix sont en valeur nominale.
1. La consommation par habitant est exprimée en poids au détail. Les coefficients de conversion poids carcasse-poids au détail sont de 0.7
pour la viande bovine, de 0.78 pour la viande porcine et de 0.88 pour la viande ovine et la viande de volaille.
2. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande dans les agrégats. Moyenne
2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées. Les prix sont en valeur nominale.
1. Prix à l'exportation FAB, beurre à 82% m.g., Océanie
2. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
3. Prix à l'exportation, FAB, fromage cheddar, 39% d'humidité, Océanie.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande dans les agrégats. Moyenne
2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées. Les prix sont en valeur nominale.
1. Prix à l'exportation FAB, lait écrémé en poudre, 1.25% de matière grasse, Océanie.
2. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
3. Prix à l'exportation FAB, lait entier en poudre 26% de matière grasse, Océanie.
4. Prix à l'exportation FAB, lactosérum doux non hygroscopique, Europe occidentale.
5. Prix à l'exportation, Nouvelle Zélande.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr
Note : Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées. Les prix sont en valeur nominale.
1. Prix de gros, États-Unis, Omaha.
2. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
3. Prix à la production en Allemagne net de droits de douanes sur le biodiesel et de la taxe sur l'énergie.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr
Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées. Les
prix sont en valeur nominale.
1. La consommation du coton correspond à celle de la filature et non à la demande finale du consommateur.
2. Indice Cotlook A, Middling 1 1/8", coût et fret hors assurance, ports d'extrême Orient (août/juillet).
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
PIB REEL PAR HABITANT1
Australie % 1.3 1.6 1.3 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.1 2.1 2.1
Canada % 1.3 1.3 1.0 1.2 1.2 1.3 1.3 1.3 1.3 1.3 1.3
Chili % 1.4 2.6 2.4 2.3 2.3 2.3 2.4 2.4 2.4 2.4 2.5
Union européenne % 1.9 1.7 1.6 1.4 1.4 1.3 1.3 1.3 1.3 1.3 1.3
Japon % 1.4 1.2 1.0 1.3 1.4 1.5 1.6 1.6 1.7 1.7 1.8
Corée % 2.5 2.4 2.5 2.7 2.6 2.6 2.5 2.4 2.3 2.2 2.2
Mexique % 1.1 1.3 1.6 1.6 1.7 1.7 1.8 1.9 2.0 2.1 2.2
Nouvelle-Zélande % 2.3 1.9 1.7 1.8 1.8 1.8 1.8 1.8 1.8 1.8 1.8
Norvège % 0.6 1.0 1.4 1.5 1.3 1.2 1.2 1.1 1.1 1.1 1.0
Suisse % 1.2 0.8 0.9 1.5 1.5 1.5 1.5 1.5 1.4 1.4 1.4
Turquie % 3.1 -0.9 1.5 1.3 1.6 2.2 3.0 3.7 4.4 5.0 5.6
Royaume-Uni % 1.0 0.8 0.6 2.4 2.3 2.3 2.2 2.2 2.1 2.1 2.1
États-Unis % 1.5 2.0 1.4 1.8 1.8 1.7 1.7 1.7 1.7 1.7 1.7
Brésil % -1.2 1.4 1.7 1.8 1.8 1.9 2.0 2.0 2.1 2.2 2.2
Chine % 6.3 5.9 5.7 4.6 4.4 4.2 4.0 3.9 3.8 3.7 3.6
Égypte % 2.6 3.6 4.1 4.2 4.3 4.3 4.4 4.4 4.4 4.5 4.5
Inde % 5.8 6.3 6.6 6.6 6.7 6.7 6.7 6.8 6.8 6.8 6.9
Indonésie % 3.9 4.1 4.1 4.3 4.3 4.4 4.4 4.5 4.5 4.5 4.6
Iran % 2.0 -6.6 -2.3 -1.3 -0.5 -0.4 -0.4 -0.3 -0.3 -0.2 -0.2
Malaisie % 3.5 3.3 3.5 3.5 3.5 3.5 3.6 3.6 3.7 3.7 3.8
Pakistan % 3.2 2.1 1.6 1.6 1.2 1.3 1.3 1.4 1.4 1.4 1.5
Russie % 1.0 1.5 1.8 3.1 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0 3.0
Arabie saoudite % -1.0 0.7 0.2 0.5 0.7 0.8 0.9 1.0 1.0 1.1 1.1
Afrique du Sud % -0.4 0.2 0.6 0.7 0.8 0.8 0.8 0.9 0.9 0.9 1.0
Ukraine % 3.3 3.2 3.5 3.8 3.8 4.0 4.0 4.0 4.0 4.0 4.0
OCDE3 % 1.6 1.7 1.4 1.7 1.6 1.6 1.6 1.6 1.6 1.6 1.7
Note : Pour les pays de l'OCDE, ainsi que le Brésil, la Chine et la Russie, les données historiques du PIB réel, du déflateur des dépenses de la
consommation privée et du déflateur du PIB proviennent des Perspectives Économiques de l'OCDE No. 104, novembre 2018. Pour les autres
économies, les données macroéconomiques historiques proviennent du FMI, Perspectives Économiques mondiales, octobre 2018. Les
hypothèses correspondant à la période de projections se basent sur les dernières projections macroéconomiques du Département
Économique de l'OCDE, sur les projections du FMI et pour les données de population sur les World Population Prospects: the 2017 Revision
(medium variant), des Nations Unies. Les données de l'Union européenne sont un agrégat de la zone euro à l'exception de la population.
L'indice des prix utilisé est le déflateur des dépenses de la consommation privée. Moyenne 2016-18est et 2018est : Les données pour 2018
sont estimées.
1. Variation annuelle en pourcentage.
2. Moyenne pondérée des taux de croissance annuels du PIB réel et du déflateur de l'IPC dans les pays de l'OCDE basée sur des poids utilisant
les parités de pouvoir d'achat (PPA).
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. La mise à jour de court terme du prix du pétrole brut provient des Perspectives Économiques de l'OCDE No. 104, novembre 2018. Pour l’année
2018, c'est la moyenne annuelle des prix spot mensuels qui est utilisée, et pour 2019 le prix spot quotidien moyen de décembre 2018. Les
projections sont basées sur un taux de croissance constant en terme réel.
5. Banque mondiale. Les données pour 2018 sont estimées, les projections proviennent des Secrétariats de l'OCDE et de la FAO
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr
Note : Ce tableau est une compilation de l'information sur les prix présentés dans les tableaux détaillés par produits de cette annexe. Les prix
pour les produits végétaux sont en année commerciale et ceux pour les viandes, le poisson et les produits laitiers sont en année calendaire.
Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées. Les prix réels sont déflatés
en utilisant le PIB des Etats-Unis en base année 2018=1.
1. Prix FAB du blé rouge d'hiver de catégorie No.2, protéine ordinaire, ports des États-Unis (juin/mai).
2. Prix à l'exportation FAB du maïs jaune de catégorie No.2, aux ports des États-Unis (septembre/août).
3. Prix à l'exportation FAB de l'orge fourragère, Rouen (juillet/juin).
4. Usiné 100%, classe b, estimation de prix nominal, FAB Bangkok (janvier/décembre).
5. Prix de gros, Illinois central (septembre/aôut).
6. Soja, U.S., CAF Rotterdam (octobre/septembre).
7. Colza, Europe, CAF Hambourg (octobre/septembre).
8. Prix moyen pondéré des tourteaux, port Européen (octobre/septembre).
9. Prix moyen pondéré des huiles oléagineuses et de l'huile de palme, port Européen (octobre/septembre).
10. Prix mondial du sucre brut, ICE contrat No11 le plus proche (octobre/septembre).
11. Prix du sucre raffiné, Euronext, Liffe, Contrat No. 407, Londres, Europe (octobre/septembre).
12. Prix de gros des Etats-Unis, référence HFCS-55, poids sec (octobre/septembre).
13. Prix unitaire à l'importation, Europe (octobre/septembre).
14. Prix moyen à la production de la viande de boeuf, Union européenne.
15. Bouvillons, 1100-1300 livres pv, Nebraska - le facteur de conversion pv vers pcp est 0.63.
16. Brésil : boeuf congelé, valeur unitaire à l'exportation, poids produit.
17. Prix moyen à la production de la viande porcine, Union européenne.
18. Gorets châtrés et cochettes, Iowa, So. Minn. No 1-3, 230-250 livres pv - le facteur de conversion pv vers pcp est 0.74.
19. Brésil : viande porcine congelée, valeur unitaire à l'exportation, poids produit.
20. Prix moyen à la production, Union européenne.
21. Moyenne pondérée des prix de gros des poulets de chair, 12 villes.
22. Brésil : valeur unitaire à l'exportation pour le poulet (FAB), poids produit.
23. Prix pour l'agneau, poids carcasse, moyenne toutes catégories.
24. Valeur unitaire mondiale des échanges (somme des exportations et importations).
25. Valeur unitaire mondiale de la production issue de l'aquaculture (base poids vivant).
26. La valeur de la production de poissons pêchés à l'exclusion de la transformation industrielle est estimée par la FAO.
27. Farine de poisson, 64-65% de protéine, Hambourg, Allemagne.
28. Huile de poisson, sans origine, N.O. Europe.
29. Prix à l'exportation FAB, beurre à 82% m.g., Océanie.
30. Prix à l'exportation FAB, fromage cheddar, 39% d'humidité, Océanie.
31. Prix à l'exportation FAB, lait écrémé en poudre, 1.25% de matière grasse, Océanie.
32. Prix à l'exportation FAB, lait entier en poudre 26% de matière grasse, Océanie.
33. Prix à l'exportation FAB, lactosérum doux non hygroscopique, Europe occidentale.
34. Prix à l'exportation, Nouvelle Zélande.
35. Prix de gros, États-Unis, Omaha.
36. Prix à la production en Allemagne net de droits de douanes sur le biodiesel et de la taxe sur l'énergie.
37. Indice Cotlook A, Middling 1 1/8", coût et fret hors assurance, ports d'extrême Orient (août/juillet).
38. Thaïlande, Bangkok, Manioc (farine), prix de gros.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
Blé
Échanges mondiaux kt 174 948 181 381 185 151 187 266 189 867 191 928 193 893 196 743 199 157 201 686 203 974
OCDE1 kt 37 226 36 583 36 808 36 695 36 433 36 559 36 720 36 804 36 893 36 941 37 060
Pays en développement kt 144 164 150 121 153 941 156 413 159 127 161 135 163 036 165 828 168 182 170 679 172 912
Pays les Moins Avancés kt 17 328 19 235 19 816 20 075 20 477 20 964 21 469 22 002 22 498 22 995 23 492
Maïs
Échanges mondiaux kt 149 077 158 065 160 627 162 705 165 412 168 192 171 072 173 904 176 875 179 724 182 557
OCDE1 kt 66 613 70 437 71 744 71 616 72 000 72 663 72 883 73 459 74 026 74 584 75 091
Pays en développement kt 110 365 117 644 119 531 122 067 124 617 127 038 130 106 132 771 135 591 138 277 140 981
Pays les Moins Avancés kt 3 414 4 536 4 585 4 693 4 750 4 778 4 799 4 863 4 914 4 987 5 081
Autres céréales secondaires
Échanges mondiaux kt 39 336 38 867 39 548 40 045 40 753 41 170 42 038 42 580 43 209 43 837 44 516
OCDE1 kt 7 336 6 881 6 862 6 821 6 750 6 778 6 865 6 828 6 815 6 773 6 749
Pays en développement kt 32 471 31 973 32 798 33 479 34 259 34 613 35 367 35 903 36 512 37 155 37 835
Pays les Moins Avancés kt 580 728 935 943 1 311 1 171 1 419 1 483 1 591 1 700 1 894
Riz
Échanges mondiaux kt 47 801 49 915 51 364 52 245 53 096 54 062 55 123 56 172 57 277 58 405 59 580
OCDE1 kt 6 169 6 310 6 373 6 437 6 498 6 557 6 629 6 697 6 766 6 825 6 884
Pays en développement kt 41 670 43 515 44 941 45 765 46 567 47 479 48 483 49 480 50 530 51 611 52 742
Pays les Moins Avancés kt 10 877 11 244 11 622 12 122 12 607 13 115 13 641 14 192 14 771 15 391 16 039
Soja
Échanges mondiaux kt 150 824 152 601 154 445 156 365 158 120 160 221 162 124 164 104 166 113 168 179 170 225
OCDE kt 27 247 26 988 27 410 27 628 27 768 27 983 28 154 28 371 28 565 28 759 28 924
Pays en développement kt 129 146 131 504 133 113 134 969 136 694 138 742 140 561 142 418 144 310 146 247 148 194
Pays les Moins Avancés kt 1 498 1 827 1 900 1 954 1 998 2 039 2 073 2 107 2 141 2 176 2 212
Autres oléagineux
Échanges mondiaux kt 20 507 21 021 21 391 21 782 21 994 22 228 22 472 22 685 22 933 23 204 23 589
OCDE kt 10 653 10 683 10 788 10 938 10 922 10 878 10 817 10 772 10 755 10 766 10 822
Pays en développement kt 11 868 12 522 12 819 13 095 13 370 13 699 14 058 14 365 14 679 14 986 15 368
Pays les Moins Avancés kt 178 193 213 228 246 265 287 306 326 346 370
Tourteaux protéiques
Échanges mondiaux kt 90 567 95 882 97 036 97 835 98 847 100 188 101 563 102 960 104 422 105 887 107 472
OCDE kt 48 648 50 431 50 916 50 843 50 827 51 099 51 373 51 628 51 896 52 125 52 414
Pays en développement kt 48 393 52 160 53 211 54 243 55 434 56 704 58 030 59 415 60 852 62 333 63 878
Pays les Moins Avancés kt 937 984 989 1 010 1 051 1 099 1 154 1 210 1 270 1 330 1 393
Huiles végétales
Échanges mondiaux kt 80 243 84 558 85 812 87 042 88 173 89 229 90 369 91 560 92 815 94 084 95 417
OCDE kt 21 252 22 267 22 298 22 342 22 338 22 109 21 873 21 631 21 427 21 204 20 912
Pays en développement kt 60 244 63 471 64 714 65 894 67 018 68 281 69 641 71 063 72 507 73 987 75 603
Pays les Moins Avancés kt 7 417 7 757 7 952 8 154 8 368 8 612 8 877 9 145 9 421 9 699 9 996
Sucre
Échanges mondiaux kt 56 381 53 468 53 882 55 345 56 618 57 789 58 807 59 894 60 888 61 999 63 245
OCDE kt 11 263 11 541 11 345 11 402 11 355 11 358 11 236 11 137 11 109 11 035 10 937
Pays en développement kt 44 501 41 705 42 390 43 735 45 047 46 259 47 440 48 693 49 772 50 988 52 361
Pays les Moins Avancés kt 8 944 7 782 7 879 8 266 8 725 9 165 9 614 10 108 10 540 11 007 11 528
Viande bovine2,3
Échanges mondiaux kt 9 971 10 541 10 679 10 872 11 064 11 257 11 425 11 589 11 779 11 974 12 161
OCDE kt 4 204 4 326 4 348 4 421 4 463 4 492 4 527 4 551 4 588 4 627 4 665
Pays en développement kt 5 952 6 528 6 689 6 818 6 973 7 146 7 290 7 438 7 601 7 768 7 930
Pays les Moins Avancés kt 165 173 198 214 234 256 273 294 321 349 377
Viande porcine2,3
Échanges mondiaux kt 8 806 9 310 9 322 9 251 9 318 9 383 9 450 9 536 9 622 9 709 9 798
OCDE kt 4 990 5 129 5 166 5 195 5 276 5 300 5 321 5 368 5 397 5 422 5 458
Pays en développement kt 4 943 5 431 5 306 5 177 5 193 5 242 5 301 5 360 5 432 5 512 5 584
Pays les Moins Avancés kt 147 147 174 201 215 233 251 269 289 311 333
Viande de volaille
Échanges mondiaux kt 13 121 13 423 13 709 13 976 14 232 14 527 14 826 15 130 15 426 15 733 16 045
OCDE kt 3 900 4 020 4 057 4 096 4 127 4 150 4 166 4 177 4 185 4 192 4 198
Pays en développement kt 8 898 9 047 9 327 9 559 9 804 10 077 10 352 10 635 10 914 11 200 11 493
Pays les Moins Avancés kt 860 873 940 993 1 051 1 117 1 182 1 250 1 321 1 393 1 467
Viande ovine2,3
Échanges mondiaux kt 1 130 1 164 1 172 1 189 1 204 1 216 1 225 1 233 1 242 1 250 1 258
OCDE kt 493 467 467 467 473 476 478 479 481 481 483
Pays en développement kt 653 716 724 741 750 759 767 773 781 788 795
Pays les Moins Avancés kt 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 5
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
Beurre
Échanges mondiaux kt 994 1 067 1 107 1 130 1 147 1 159 1 175 1 191 1 212 1 232 1 252
OCDE kt 312 332 358 369 376 375 377 381 382 387 389
Pays en développement kt 608 645 660 674 682 693 704 716 733 749 766
Pays les Moins Avancés kt 15 17 18 19 19 20 20 20 20 20 20
Fromage
Échanges mondiaux kt 3 016 3 093 3 170 3 240 3 298 3 353 3 410 3 468 3 525 3 579 3 631
OCDE kt 1 620 1 667 1 685 1 712 1 743 1 766 1 786 1 807 1 828 1 844 1 859
Pays en développement kt 1 347 1 339 1 398 1 436 1 470 1 507 1 548 1 590 1 632 1 669 1 706
Pays les Moins Avancés kt 24 16 17 17 17 18 18 19 19 19 20
Lait entier en poudre
Échanges mondiaux kt 2 472 2 575 2 606 2 631 2 661 2 685 2 714 2 745 2 776 2 808 2 841
OCDE kt 137 125 125 125 126 127 128 129 129 130 130
Pays en développement kt 2 339 2 460 2 492 2 518 2 548 2 573 2 602 2 633 2 665 2 697 2 730
Pays les Moins Avancés kt 207 219 224 229 234 240 246 251 258 264 270
Lait écrémé en poudre
Échanges mondiaux kt 2 444 2 633 2 659 2 711 2 752 2 799 2 846 2 895 2 945 2 995 3 046
OCDE kt 558 594 591 599 603 610 616 624 631 639 647
Pays en développement kt 2 125 2 311 2 347 2 398 2 442 2 489 2 537 2 587 2 636 2 687 2 738
Pays les Moins Avancés kt 122 119 123 127 132 136 141 146 150 155 160
Poisson
Échanges mondiaux kt 41 524 41 646 41 954 42 501 43 404 43 606 44 191 44 361 44 827 45 321 45 759
OCDE kt 22 525 22 040 22 072 22 408 22 780 22 766 23 011 22 961 23 202 23 244 23 357
Pays en développement kt 19 556 19 893 20 233 20 535 21 121 21 310 21 677 21 904 22 219 22 690 22 975
Pays les Moins Avancés kt 1 308 1 431 1 486 1 520 1 608 1 680 1 751 1 817 1 897 2 001 2 098
Farine de poisson4
Échanges mondiaux kt 3 051 3 245 3 277 3 140 3 102 3 134 3 153 3 159 3 053 3 126 3 149
OCDE kt 1 033 1 066 1 072 981 977 949 934 930 852 902 891
Pays en développement kt 2 198 2 375 2 402 2 356 2 305 2 369 2 406 2 419 2 396 2 415 2 454
Pays les Moins Avancés kt 19 21 20 20 19 20 20 20 20 21 21
Huile de poisson4
Échanges mondiaux kt 801 845 857 849 842 864 866 877 877 882 907
OCDE kt 654 691 697 690 685 704 705 715 714 717 737
Pays en développement kt 258 272 284 279 272 277 277 276 273 276 286
Pays les Moins Avancés kt 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3
Éthanol
Échanges mondiaux kt 10 090 11 073 10 833 10 824 10 726 10 795 10 772 10 714 10 608 10 523 10 436
OCDE kt 5 711 5 937 5 953 6 017 6 009 6 052 6 072 6 008 5 948 5 903 5 859
Pays en développement kt 4 981 5 698 5 458 5 388 5 297 5 325 5 282 5 291 5 247 5 210 5 169
Pays les Moins Avancés kt 13 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3
Biodiesel
Échanges mondiaux kt 4 505 5 084 4 417 4 137 3 992 3 936 3 899 3 859 3 819 3 780 3 738
OCDE kt 4 214 4 841 4 174 3 894 3 748 3 691 3 654 3 614 3 574 3 535 3 493
Pays en développement kt 290 244 243 243 244 245 245 245 245 245 245
Pays les Moins Avancés kt 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Coton
Échanges mondiaux kt 8 946 9 894 10 156 10 330 10 526 10 705 10 836 11 018 11 207 11 398 11 590
OCDE kt 1 504 1 441 1 539 1 595 1 581 1 581 1 584 1 591 1 603 1 614 1 625
Pays en développement kt 8 599 9 566 9 821 9 997 10 195 10 378 10 509 10 691 10 879 11 069 11 261
Pays les Moins Avancés kt 1 678 1 923 2 000 2 070 2 138 2 208 2 282 2 366 2 455 2 546 2 639
Racines et tubercules
Échanges mondiaux kt 16 440 17 304 17 398 17 486 17 603 17 710 17 839 17 974 18 106 18 243 18 371
OCDE kt 2 875 2 992 3 020 3 007 3 034 3 020 3 037 3 035 3 049 3 048 3 057
Pays en développement kt 14 148 14 881 14 962 15 077 15 185 15 306 15 425 15 566 15 690 15 834 15 959
Pays les Moins Avancés kt 216 202 216 220 219 227 229 235 239 245 252
Note : La somme OCDE, pays en développement et pays les moins avancés ne correspond pas au total des échanges mondiaux en raison du
double comptage pour certains pays et des différences statistiques (par exemple les PMA sont déjà compris dans l'agrégat des pays en
développement). Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
2. Exclut le commerce d'animaux vivants.
3. Exclut le commerce d'animaux vivants.
4. Les données sont en poids de produit.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
Blé
OCDE1 kt 95 095 100 252 100 808 101 432 102 001 102 457 103 471 104 459 105 285 106 147 106 795
Pays en développement kt 23 641 23 318 23 586 23 799 23 979 24 237 24 706 25 071 25 474 25 888 26 377
Pays les Moins Avancés kt 121 110 108 106 105 103 101 99 97 95 94
Maïs
OCDE1 kt 67 230 67 606 68 104 68 381 69 057 69 650 70 080 70 603 71 156 71 644 72 143
Pays en développement kt 63 538 70 390 71 235 72 595 73 893 75 312 76 895 78 404 79 985 81 514 83 004
Pays les Moins Avancés kt 3 216 2 748 2 637 2 590 2 558 2 536 2 518 2 485 2 458 2 425 2 382
Autres céréales secondaires
OCDE1 kt 27 502 25 785 26 297 26 272 26 768 26 675 27 191 27 370 27 611 27 842 28 120
Pays en développement kt 4 564 4 540 4 306 4 317 4 264 4 315 4 373 4 406 4 471 4 558 4 650
Pays les Moins Avancés kt 857 476 236 210 161 175 157 157 156 156 154
Riz
OCDE1 kt 4 212 4 516 4 473 4 466 4 526 4 561 4 610 4 640 4 673 4 708 4 745
Pays en développement kt 42 990 45 285 46 755 47 639 48 424 49 343 50 347 51 355 52 415 53 494 54 620
Pays les Moins Avancés kt 4 704 4 806 5 384 5 463 5 636 5 844 6 066 6 308 6 571 6 850 7 162
Soja
OCDE kt 60 897 56 050 56 704 56 984 57 244 57 679 58 474 59 485 60 570 61 622 62 589
Pays en développement kt 86 446 92 902 93 917 95 388 96 719 98 215 99 150 99 955 100 728 101 589 102 512
Pays les Moins Avancés kt 64 76 76 76 74 73 72 71 69 68 66
Autres oléagineux
OCDE kt 15 324 14 606 14 900 15 224 15 380 15 591 15 799 15 919 16 080 16 219 16 499
Pays en développement kt 2 854 2 898 2 904 2 901 2 872 2 812 2 763 2 735 2 708 2 696 2 678
Pays les Moins Avancés kt 105 112 91 99 94 97 95 99 98 100 98
Tourteaux protéiques
OCDE kt 19 738 20 540 20 699 20 533 20 532 20 716 20 911 21 102 21 332 21 538 21 767
Pays en développement kt 65 405 67 858 68 674 69 450 70 235 71 189 72 165 73 176 74 191 75 237 76 360
Pays les Moins Avancés kt 359 407 396 400 399 403 403 406 405 408 410
Huiles végétales
OCDE kt 7 775 7 435 7 581 7 616 7 651 7 692 7 828 7 901 8 006 8 100 8 293
Pays en développement kt 65 521 67 913 68 827 69 811 70 690 71 475 72 254 73 158 74 074 75 010 75 905
Pays les Moins Avancés kt 453 468 457 448 438 427 415 404 392 382 371
Sucre
OCDE kt 8 792 8 974 8 651 8 779 9 062 9 405 9 727 9 977 10 235 10 455 10 624
Pays en développement kt 52 366 48 226 48 421 49 680 50 737 51 628 52 240 52 981 53 594 54 374 55 356
Pays les Moins Avancés kt 2 466 954 637 449 399 384 374 384 388 369 348
Viande bovine2
OCDE kt 4 831 5 041 5 083 5 115 5 165 5 227 5 259 5 287 5 335 5 381 5 429
Pays en développement kt 4 767 5 098 5 213 5 353 5 490 5 618 5 744 5 864 5 999 6 140 6 271
Pays les Moins Avancés kt 2 2 2 2 2 1 1 1 1 1 1
Viande porcine2
OCDE kt 7 681 8 291 8 178 8 025 8 062 8 113 8 163 8 231 8 300 8 369 8 438
Pays en développement kt 1 140 1 179 1 236 1 264 1 285 1 300 1 313 1 324 1 335 1 345 1 356
Pays les Moins Avancés kt 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
Viande de volaille
OCDE kt 6 811 7 061 7 270 7 323 7 394 7 547 7 663 7 770 7 890 8 008 8 121
Pays en développement kt 7 093 7 454 7 479 7 668 7 828 7 955 8 130 8 316 8 480 8 656 8 840
Pays les Moins Avancés kt 19 20 19 19 19 18 18 17 17 17 16
Viande ovine2
OCDE kt 1 092 1 056 1 076 1 101 1 115 1 126 1 132 1 139 1 147 1 156 1 164
Pays en développement kt 87 106 99 98 98 98 99 100 101 103 104
Pays les Moins Avancés kt 6 6 6 5 6 6 6 6 6 6 6
Beurre
OCDE kt 900 904 940 961 974 981 992 1 002 1 016 1 030 1 043
Pays en développement kt 79 68 69 68 67 66 66 66 67 67 67
Pays les Moins Avancés kt 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4
Fromage
OCDE kt 2 440 2 550 2 633 2 701 2 754 2 802 2 852 2 902 2 950 2 996 3 038
Pays en développement kt 447 356 358 370 375 380 385 389 396 403 410
Pays les Moins Avancés kt 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Lait entier en poudre
OCDE kt 1 858 1 976 2 001 2 018 2 041 2 053 2 068 2 083 2 099 2 117 2 136
Pays en développement kt 576 567 573 580 585 594 605 618 630 641 651
Pays les Moins Avancés kt 9 9 9 8 8 8 8 8 8 8 8
Lait écrémé en poudre
OCDE kt 2 170 2 354 2 376 2 428 2 465 2 508 2 553 2 600 2 646 2 694 2 742
Pays en développement kt 262 311 311 309 310 309 309 308 308 307 307
Pays les Moins Avancés kt 5 8 7 7 7 7 7 7 6 6 6
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
Poisson3
OCDE kt 12 793 12 914 13 044 13 038 13 116 13 243 13 344 13 458 13 373 13 567 13 668
Pays en développement kt 27 013 27 203 27 358 27 881 28 772 28 827 29 343 29 411 29 884 30 306 30 693
Pays les Moins Avancés kt 1 594 1 516 1 478 1 453 1 394 1 365 1 325 1 293 1 250 1 202 1 158
Farine de poisson4
OCDE kt 847 860 866 827 836 843 857 868 849 870 867
Pays en développement kt 2 042 2 230 2 289 2 162 2 148 2 178 2 210 2 226 2 129 2 206 2 210
Pays les Moins Avancés kt 156 150 155 160 163 165 167 168 171 173 174
Huile de poisson4
OCDE kt 449 461 465 459 462 470 463 474 476 480 488
Pays en développement kt 430 443 449 435 433 444 442 449 441 451 467
Pays les Moins Avancés kt 30 32 33 33 34 35 35 36 36 37 37
Éthanol
OCDE kt 6 793 7 105 6 662 6 554 6 316 6 327 6 173 6 126 5 998 5 920 5 812
Pays en développement kt 3 295 3 563 3 764 3 863 4 002 4 059 4 189 4 176 4 197 4 192 4 212
Pays les Moins Avancés kt 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Biodiesel
OCDE kt 1 681 2 106 1 882 1 872 1 852 1 811 1 763 1 710 1 660 1 611 1 559
Pays en développement kt 2 445 2 686 2 243 1 973 1 846 1 830 1 841 1 854 1 863 1 873 1 884
Pays les Moins Avancés kt 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Coton
OCDE kt 4 565 4 382 4 591 4 625 4 717 4 754 4 789 4 837 4 889 4 939 4 985
Pays en développement kt 3 707 4 868 4 947 5 105 5 220 5 370 5 475 5 620 5 770 5 926 6 085
Pays les Moins Avancés kt 1 056 1 237 1 265 1 300 1 339 1 380 1 422 1 465 1 507 1 550 1 595
Racines et tubercules
OCDE kt 1 718 1 749 1 733 1 780 1 763 1 812 1 812 1 850 1 858 1 893 1 909
Pays en développement kt 11 063 11 697 11 815 11 851 11 983 12 047 12 182 12 285 12 412 12 521 12 636
Pays les Moins Avancés kt 130 154 141 141 141 136 135 132 131 128 125
Note : Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
2. Exclut le commerce d'animaux vivants.
3. Les données sont en équivalent poids vif et correspondent au commerce de produits alimentaires, i.e. pour la consommation humaine.
4. Les données sont en poids de produit.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni.
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni.
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni.
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
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1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
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1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni.
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
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2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni.
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni.
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni.
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
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1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni.
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimé[Link]
sources pour les droits de douane et les contingents tarifaires sont la réponse au questionnaire national, la CNUCED et l'OMC.
1. En Argentine, sera appliquée une taxe temporaire sur tous les biens du 4 septembre 2018 jusqu'au 31 décembre 2020. Une taxe spécifique
de 18% sera rajoutée pour le soja et aux produits du soja; il est prévu une diminution de la taxe dans le futur mais sans calendrier précis.
2. Depuis 2015, le régime de paiement de base est en vigueur et représente au maximum 68% des enveloppes nationales pour les paiements
directs. De plus, des instruments obligatoires ont été introduits : les paiements "verts" (30%) et l'aide aux jeunes agriculteurs (2%).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées. Les
données sur le sucre sont exprimées en base tel quel.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées. Les
données sur le sucre sont exprimées en base tel quel.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées. Les
sources pour les droits de douane et les contingents tarifaires sont la réponse au questionnaire national, la CNUCED et l'OMC.
1. Continentale uniquement.
2. Production soutenue par un quota de production de sucre de l'UE de 13,5 millions de tonnes et de 720 kt d'isoglucose jusqu'au 30 septembre
2017.
3. Mis en oeuvre dans 10 états membres.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 septembre pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont
estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Production indigène brute.
5. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
6. Exclut le commerce d'animaux vivants.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 septembre pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont
estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
5. La consommation par habitant est exprimée en poids au détail. Les coefficients de conversion poids carcasse-poids au détail sont de 0.7
pour la viande bovine, de 0.78 pour la viande porcine et de 0.88 pour la viande ovine et la viande de volaille.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Production indigène brute.
5. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
6. Exclut le commerce d'animaux vivants.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 septembre pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont
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1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
5. La consommation par habitant est exprimée en poids au détail. Les coefficients de conversion poids carcasse-poids au détail sont de 0.7
pour la viande bovine, de 0.78 pour la viande porcine et de 0.88 pour la viande ovine et la viande de volaille.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Production indigène brute.
5. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
6. Exclut le commerce d'animaux vivants.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
5. La consommation par habitant est exprimée en poids au détail. Les coefficients de conversion poids carcasse-poids au détail sont de 0.7
pour la viande bovine, de 0.78 pour la viande porcine et de 0.88 pour la viande ovine et la viande de volaille.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
5. La consommation par habitant est exprimée en poids au détail. Les coefficients de conversion poids carcasse-poids au détail sont de 0.7
pour la viande bovine, de 0.78 pour la viande porcine et de 0.88 pour la viande ovine et la viande de volaille.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr
.. Non disponible
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 septembre pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont
estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Production indigène brute.
5. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
6. Exclut le commerce d'animaux vivants.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 septembre pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont
estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
5. La consommation par habitant est exprimée en poids au détail. Les coefficients de conversion poids carcasse-poids au détail sont de 0.7
pour la viande bovine, de 0.78 pour la viande porcine et de 0.88 pour la viande ovine et la viande de volaille.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
ARGENTINE
Viande bovine taxe à l'exportation1 % 2.7 8.2 8.2 .. .. .. .. .. .. .. ..
CANADA
Contingent tarifaire, boeuf kt pp 129.2 129.2 129.2 129.2 129.2 129.2 129.2 129.2 129.2 129.2 129.2
Droits de douane intra quota % 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Droits de douane hors quota % 26.5 26.5 26.5 26.5 26.5 26.5 26.5 26.5 26.5 26.5 26.5
Contingent tarifaire, volaille kt pp 92.5 96.4 98.6 99.2 100.3 101.4 102.2 103.0 103.6 104.2 104.8
Droits de douane intra quota % 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0
Droits de douane hors quota % 249.0 249.0 249.0 249.0 249.0 249.0 249.0 249.0 249.0 249.0 249.0
UNION EUROPÉENNE2
Soutien couplé facultatif
Viande bovine3 mln EUR 1 695 1 693 1 693 1 693 1 693 1 693 1 693 1 693 1 693 1 693 1 693
Viande ovine et caprine4 mln EUR 484 491 496 496 496 496 496 496 496 496 496
Prix de base, boeuf5 EUR/kg pcp 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2
Prix d'achat du boeuf5,6 EUR/kg pcp 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9 1.9
Contingent tarifaire, boeuf kt epc 340.4 359.8 369.0 378.3 387.5 389.0 390.6 392.2 392.7 393.2 393.7
Contingent tarifaire, viande porcine kt epc 176.7 203.5 216.9 230.3 245.7 246.6 247.5 248.4 249.3 250.2 251.1
Contingent tarifaire, volaille kt pac 1 011.5 1 017.9 1 021.1 1 024.3 1 026.3 1 028.4 1 030.5 1 032.5 1 034.6 1 036.7 1 038.7
Contingent tarifaire, viande ovine kt epc 295.1 296.1 296.3 296.5 296.7 296.9 297.1 297.1 297.5 297.7 297.9
JAPON7
Prix de stabilisation, boeuf
Prix supérieur JPY/kg pcp 1 208.3 1 255.0 1 255.0 1 255.0 1 255.0 1 255.0 1 255.0 1 255.0 1 255.0 1 255.0 1 255.0
Prix inférieur JPY/kg pcp 905.0 925.0 925.0 925.0 925.0 925.0 925.0 925.0 925.0 925.0 925.0
Droits de douane, boeuf % 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5
Prix de stabilisation, viande porcine
Prix supérieur JPY/kg pcp 596.7 595.0 595.0 595.0 595.0 595.0 595.0 595.0 595.0 595.0 595.0
Prix inférieur JPY/kg pcp 441.7 440.0 440.0 440.0 440.0 440.0 440.0 440.0 440.0 440.0 440.0
Système d'importation, viande porcine
Droits de douane % 4.3 4.3 4.3 4.3 4.3 4.3 4.3 4.3 4.3 4.3 4.3
Prix de référence à l'importation JPY/kg pcp 409.9 409.9 409.9 409.9 409.9 409.9 409.9 409.9 409.9 409.9 409.9
Droits de douane, volaille % 7.4 7.4 7.4 7.4 7.4 7.4 7.4 7.4 7.4 7.4 7.4
CORÉE
Droits de douane, boeuf % 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0
Droits de douane, porc % 23.8 23.8 23.8 23.8 23.8 23.8 23.8 23.8 23.8 23.8 23.8
Droits de douane, volaille % 21.0 21.0 21.0 21.0 21.0 21.0 21.0 21.0 21.0 21.0 21.0
MEXIQUE8
Contingent tarifaire, viande bovine kt pp 220.0 220.0 220.0 220.0 220.0 220.0 220.0 220.0 220.0 0.0 0.0
Droits de douane intra quota % 50.0 50.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Droits de douane hors quota9 % 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0
Contingent tarifaire, volaille kt pp 300.0 300.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Droits de douane intra quota % 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Droits de douane hors quota % 83.3 75.0 75.0 75.0 75.0 75.0 75.0 75.0 75.0 75.0 75.0
RUSSIE
Contingent tarifaire, boeuf kt pp 570.0 570.0 570.0 570.0 570.0 570.0 570.0 570.0 570.0 570.0 570.0
Droits de douane intra quota % 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0
Droits de douane hors quota % 53.3 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0 55.0
Contingent tarifaire, porc10 kt pp 430.0 430.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Droits de douane intra quota % .. .. 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0
Droits de douane hors quota % 65.0 65.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0
Contingents tarifaires volaille kt pp 357.3 354.0 354.0 354.0 354.0 354.0 354.0 354.0 354.0 354.0 354.0
Droits de douane intra quota % 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0 25.0
Droits de douane hors quota % 80.0 80.0 80.0 80.0 80.0 80.0 80.0 80.0 80.0 80.0 80.0
ÉTATS-UNIS
Contingent tarifaire, boeuf kt pp 696.6 696.6 696.6 696.6 696.6 696.6 696.6 696.6 696.6 696.6 696.6
Droits de douane intra quota % 4.8 4.8 4.8 4.8 4.8 4.8 4.8 4.8 4.8 4.8 4.8
Droits de douane hors quota % 26.4 26.4 26.4 26.4 26.4 26.4 26.4 26.4 26.4 26.4 26.4
Moyenne
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
2016-18est
CHINE
Droits de douane, boeuf % 15.5 15.5 15.5 15.5 15.5 15.5 15.5 15.5 15.5 15.5 15.5
Droits de douane, porc % 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0 16.0
Droits de douane, ovins % 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0 15.0
Droits de douane, volaille % 19.1 19.1 19.1 19.1 19.1 19.1 19.1 19.1 19.1 19.1 19.1
INDE
Droits de douane, boeuf % 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5 38.5
Droits de douane, porc % 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0
Droits de douane, ovins % 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0
Droits de douane, volaille % 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0
AFRIQUE DU SUD
Contingent tarifaire, ovins kt pp 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0 6.0
Droits de douane intra quota % 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0
Droits de douane hors quota % 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0 40.0
.. Non disponible
Note : Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. En Argentine, sera appliquée une taxe temporaire sur tous les biens du 4 septembre 2018 jusqu'au 31 décembre 2020
2. Depuis 2015, le régime de paiement de base est en vigueur et représente au maximum 68% des enveloppes nationales pour les paiements
directs. De plus, des instruments obligatoires ont été introduits : les paiements "verts" (30%) et l'aide aux jeunes agriculteurs (2%).
3. Mis en oeuvre dans 24 états membres.
4. Mis en oeuvre dans 22 états membres.
5. Prix pour les bovins mâles de classe R3.
6. Déclencheur de filet de sécurité.
7. Année débutant le 1er avril.
8. Destiné aux pays pour lesquels le Mexique n’a aucun accord de libre-échange.
9. 25% pour le boeuf surgelé.
10. Supprimé en 2020 et remplacé par des droits de douane.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr
.. Non disponible
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les
données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr
.. Non disponible
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les
données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr
.. Non disponible
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les
données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr
.. Non disponible
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les
données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les
données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr
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Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les
données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr
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Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les
données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les
données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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Tableau C.35. Projections des produits laitiers frais : Production et consommation humaine
Année civile
PRODUCTION (kt) Croissance (%)4 CONSOMMATION HUMAINE (kg/cap) Croissance (%)4
Moyenne Moyenne
2028 2009-18 2019-28 2028 2009-18 2019-28
2016-18est 2016-18est
MONDE 413 766 509 466 2.08 2.00 55.0 60.9 0.94 1.05
AMÉRIQUE DU NORD 26 212 24 418 -1.53 -0.47 72.6 62.6 -2.26 -1.17
Canada 2 896 2 842 -0.93 -0.13 79.1 71.0 -1.91 -0.92
États-Unis 23 315 21 576 -1.60 -0.51 71.9 61.6 -2.30 -1.20
AMÉRIQUE LATINE 33 599 39 173 -0.07 1.63 52.0 55.1 -1.12 0.80
Argentine 1 548 1 668 -1.17 0.52 29.0 27.8 -1.70 -0.37
Brésil 14 605 19 078 0.94 2.87 70.3 85.9 0.09 2.26
Chili 492 484 -10.87 0.09 27.3 24.9 -11.64 -0.55
Colombie 6 023 6 241 1.99 0.15 122.8 118.5 1.03 -0.46
Mexique 3 545 3 336 -1.77 -0.48 27.5 23.0 -3.11 -1.49
Paraguay 536 669 1.37 2.23 78.7 86.9 0.04 1.12
Pérou 1 716 2 319 1.73 2.86 53.4 64.1 0.43 1.80
EUROPE 77 503 76 776 -0.60 -0.16 102.9 102.6 -0.66 -0.08
Union européenne1 38 118 38 211 -0.16 -0.03 83.7 83.6 -0.14 -0.03
Royaume-Uni 7 463 6 936 0.53 -0.82 112.8 106.7 -0.12 -0.63
Russie 16 028 15 739 -1.80 -0.18 111.3 111.3 -1.87 0.01
Ukraine 7 271 6 870 -1.78 -0.43 164.4 164.7 -1.29 0.10
AFRIQUE 33 528 41 426 0.11 2.25 27.0 25.7 -2.43 -0.12
Égypte 1 418 1 650 0.19 1.98 14.5 14.2 -1.90 0.40
Éthiopie 3 157 3 957 -0.77 2.53 30.1 29.5 -3.28 0.30
Nigéria 253 287 2.12 0.89 1.3 1.1 -0.55 -1.60
Afrique du Sud 2 628 3 046 0.42 1.27 46.3 48.0 -0.92 0.28
ASIE 239 765 324 359 4.31 2.85 53.7 66.9 3.29 2.11
Chine2 23 344 26 181 -1.53 0.97 17.0 18.8 -1.65 0.86
Inde 113 835 160 360 5.35 3.24 85.0 107.7 4.09 2.27
Indonésie 774 902 -2.99 1.50 2.9 3.1 -4.16 0.63
Iran 565 679 -10.11 0.17 7.0 7.7 -11.18 -0.51
Japon 4 286 4 428 -0.51 0.30 33.6 36.1 -0.39 0.67
Kazakhstan 4 653 5 208 -0.27 1.09 255.7 259.9 -1.73 0.25
Corée 1 377 1 346 -0.02 -0.24 27.0 25.6 -0.42 -0.49
Malaisie 87 113 2.04 2.55 2.8 3.1 0.34 1.34
Pakistan 45 510 64 979 7.38 3.55 231.0 273.8 5.20 1.85
Philippines 9 12 5.66 2.00 0.1 0.1 3.98 0.61
Arabie saoudite 1 132 1 296 9.87 0.59 34.4 33.5 7.05 -0.78
Thaïlande 1 076 1 240 2.89 1.24 15.6 17.8 2.50 1.18
Turquie 14 715 18 665 6.28 1.88 182.3 213.4 4.63 1.33
Viet Nam 640 959 9.51 3.83 6.7 9.1 8.32 2.96
OCÉANIE 3 159 3 313 1.79 0.37 72.0 65.4 -0.28 -0.89
Australie 2 604 2 707 1.50 0.30 106.5 97.7 0.06 -0.79
Nouvelle-Zélande 535 582 3.62 0.67 50.9 49.8 -1.78 -0.27
PAYS DÉVELOPPÉS 134 484 138 531 -0.22 0.27 94.2 94.3 -0.61 0.03
PAYS EN DÉVELOPPEMENT 279 282 370 935 3.35 2.73 45.9 53.8 2.01 1.60
PAYS LES MOINS AVANCÉS (PMA) 20 882 27 595 -0.28 2.89 24.7 25.5 -2.60 0.63
OCDE3 101 345 103 284 0.16 0.15 75.3 73.7 -0.37 -0.19
BRICS 170 441 224 403 2.91 2.62 54.2 67.1 2.12 2.08
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les
données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les
données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr
.. Non disponible
Note : Année civile ; excepté année se terminant le 30 juin pour l'Australie et le 31 mai pour la Nouvelle-Zélande. Moyenne 2016-18est : Les
données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
10.1787/agr-outl-data-fr
.. Non disponible
Note : Sous la terminologie "produits de la pêche et de l'aquaculture" sont compris les poissons, les crustacés, les mollusques et autres animaux
marins, mais sont exclus les mammifères marins, les crocodiles, caïmans, aligators et les plantes aquatiques. Les importations et
exportations correspondent au commerce de produits alimentaires, i.e. pour la consommation humaine. Toutes les données sont en
équivalent poids vif. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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Note : Sous la terminologie "produits de la pêche et de l'aquaculture" sont compris les poissons, les crustacés, les mollusques et autres animaux
marins, mais sont exclus les mammifères marins, les crocodiles, caïmans, aligators et les plantes aquatiques. Les importations et
exportations correspondent au commerce de produits alimentaires, i.e. pour la consommation humaine. Toutes les données sont en
équivalent poids vif. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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Note : Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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Note : Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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Note : Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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Note : Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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2018est 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
ARGENTINE
Biodiesel
Taxe à l'exportation % 15.0 15.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0
BRÉSIL
Éthanol
Droits de douane % 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Taux d'incorporation obligatoire2 % 27.0 27.0 27.0 27.0 27.0 27.0 27.0 27.0 27.0 27.0 27.0
Biodiesel
Différentiel de fiscalité3 BRL/hl 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Droits de douane % 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
CANADA
Éthanol
Taux d'incorporation obligatoire2 % 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0
Biodiesel
Taux d'incorporation obligatoire2 % 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0 2.0
COLOMBIE
Éthanol
Droits de douane % 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0
Taux d'incorporation cible1,4 % 9.0 9.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0
Biodiesel
Taux d'incorporation cible1 % 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0
UNION EUROPÉENNE
Biocarburants
Part en énergie dans la consommation de
% 5.8 5.9 6.1 6.3 6.6 6.9 7.2 7.5 7.8 8.1 8.4
carburant5
Éthanol
Différentiel de fiscalité3 EUR/hl 8.8 8.8 8.8 8.8 8.8 8.8 8.8 8.8 8.8 8.8 8.8
Droits de douane EUR/hl 19.2 19.2 19.2 19.2 19.2 19.2 19.2 19.2 19.2 19.2 19.2
Biodiesel
Différentiel de fiscalité3 EUR/hl 11.9 11.9 11.9 11.9 11.9 11.9 11.9 11.9 11.9 11.9 11.9
Droits de douane % 6.5 6.5 6.5 6.5 6.5 6.5 6.5 6.5 6.5 6.5 6.5
INDE
Éthanol
Droits de douane % 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0 30.0
Part des mandats de biocarburants dans la
% 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0 5.0
consommation totale de carburant
Biodiesel
Droits de douane % 7.5 7.5 7.5 7.5 7.5 7.5 7.5 7.5 7.5 7.5 7.5
Part des mandats de biocarburants dans la
% 7.3 8.2 8.2 8.2 8.2 8.2 8.2 8.2 8.2 8.2 8.2
consommation totale de carburant
INDONÉSIE
Biodiesel
Taux d'incorporation cible1 % 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0 20.0
MALAISIE
Biodiesel
Taux d'incorporation cible1 % 6.0 6.0 7.0 7.0 7.0 7.0 7.0 7.0 7.0 7.0 7.0
THAÏLANDE
Éthanol
Taux d'incorporation cible1 % 8.4 8.5 8.6 8.8 9.0 9.2 9.4 9.6 9.8 10.0 10.2
Biodiesel
Taux d'incorporation cible1 % 6.0 6.2 6.6 6.7 6.9 7.0 7.2 7.5 7.7 8.0 8.2
ÉTATS-UNIS
Norme de carburants renouvelables6
Total mln L 73 020 75 405 75 405 75 405 75 405 75 405 75 405 75 405 75 405 75 405 75 405
mandat avancé mln L 16 239 18 624 18 624 18 624 18 624 18 624 18 624 18 624 18 624 18 624 18 624
éthanol cellulosique mln L 1 090 1 582 1 693 1 812 1 938 2 074 2 219 2 375 2 541 2 719 2 909
Éthanol
Charges supplémentaires à l’importation USD/hl 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00
Droits de douane (non dénaturé) % 2.40 2.40 2.40 2.40 2.40 2.40 2.40 2.40 2.40 2.40 2.40
Droits de douane (dénaturé) % 1.90 1.90 1.90 1.90 1.90 1.90 1.90 1.90 1.90 1.90 1.90
Crédits de taxes aux producteurs USD/hl 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00
Biodiesel
Droits de douane % 4.60 4.60 4.60 4.60 4.60 4.60 4.60 4.60 4.60 4.60 4.60
Crédits de taxes aux producteurs USD/hl 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00
Note : 2018est : Les données pour 2018 sont estimé[Link] certains pays, les parts pour l'éthanol et le biodiesel ne sont pas spécifiées
[Link] données prennent en compte à la fois le mandat de l'UE dans le contexte de la Directive sur l'Énergie Renouvelable et
les Plans d'Action Nationaux pour l'Énergie Renouvelable (NREAP) dans les états membres de l'UE.
1. Exprimé en part en volume.
2. Part dans chacun des carburants, en volume.
3. Différence de taxation entre les carburants fossiles et les agrocarburants.
4. S'applique aux villes de plus de 500 000 habitants.
5. D'après l'actuelle Directive sur les énergies renouvelables 2009/28/EC, l'énergie contenue dans les biocarburants autres que ceux de
première génération est prise en compte deux fois pour atteindre l'objectif. On considère que des sources autres que les biocarburants vont
aider à remplir l'objectif de 10% pour l'énergie dans les transports.
6. Les quantités pour le mandat total, le mandat avancé et le mandat cellulosique ne sont pas aux niveaux définis dans l'EISA. Des
compléments d’informations peuvent être trouvés dans la section des hypothèses de politique du chapitre sur les biocarburants.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
2. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
3. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
4. La consommation du coton correspond à celle de la filature et non à la demande finale du consommateur.
5. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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Note : Année commerciale : Voir le glossaire terminologique pour les définitions. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées.
1. Si la surface est supérieure au plafond, le montant est réduit proportionnellement.
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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Note : Année civile. Moyenne 2016-18est : Les données pour 2018 sont estimées. La production et la consommation sont exprimées en poids sec.
1. Exclut l'Islande mais comprend l'ensemble des membres de l'Union européenne.
2. Comprend l'ensemble des pays de l'Union européenne à l'exception du Royaume-Uni
3. Continentale uniquement. Les économies de Taipei Chinois, Hong Kong (Chine) et Macao (Chine) sont comprises dans l'agrégat de l'Asie.
4. Taux de croissance des moindres carrés (voir glossaire).
Source : OCDE/FAO (2019), « Perspectives Agricoles de l'OCDE et de la FAO », Statistiques agricoles de l'OCDE (base de données). doi: [Link]/
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Tableau C.46. Information sur les variations des prix alimentaires (suite)
ISBN 978-92-64-31271-5
51 2019 02 2 P
9HSTCQE*dbchbf+