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Vibratoire These

La thèse de Daher Diab présente une étude sur un capteur acoustique sphérique autonome destiné à la récupération d'énergie vibratoire. Elle aborde l'état de l'art, la modélisation, la caractérisation expérimentale et la réalisation d'un système d'extraction d'énergie pour assurer l'autonomie du capteur. Ce travail a été réalisé dans le cadre d'une cotutelle entre l'Université de Valenciennes et l'Université Libanaise.

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Vibratoire These

La thèse de Daher Diab présente une étude sur un capteur acoustique sphérique autonome destiné à la récupération d'énergie vibratoire. Elle aborde l'état de l'art, la modélisation, la caractérisation expérimentale et la réalisation d'un système d'extraction d'énergie pour assurer l'autonomie du capteur. Ce travail a été réalisé dans le cadre d'une cotutelle entre l'Université de Valenciennes et l'Université Libanaise.

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Capteur acoustique sphérique autonome : étude du

dispositif de récupération d’énergie vibratoire


Daher Diab

To cite this version:


Daher Diab. Capteur acoustique sphérique autonome : étude du dispositif de récupération d’énergie
vibratoire. Acoustique [[Link]-ph]. Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambresis; Uni-
versité Libanaise, 2017. Français. �NNT : 2017VALE0037�. �tel-01730208�

HAL Id: tel-01730208


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abroad, or from public or private research centers. publics ou privés.
Thèse de doctorat
Pour obtenir le grade de Docteur de l’Université de
VALENCIENNES ET DU HAINAUT-CAMBRESIS
et l’Université LIBANAISE

Spécialité : Electronique

Présentée et soutenue par

Daher DIAB
Le 07 décembre 2017, à Valenciennes
Ecole doctorale :
Sciences Pour l’Ingénieur (SPI)
Equipe de recherche, Laboratoire :
Institut d’Electronique, de Micro-Electronique et de Nanotechnologie/Département d’Opto-Acousto-
Electronique (IEMN/DOAE)

Capteur Acoustique Sphérique Autonome : Etude du Dispositif


de Récupération d’Energie Vibratoire
JURY

Président du jury :
- Mme. AUPETIT-BERTHELEMOT Christelle. Professeur. Université de Limoges, France.

Rapporteurs :
- M. JOUBERT Pierre-Yves. Professeur. Université Paris-Sud, France.
- M. FARAH Wehbeh. Professeur. Université Saint-Joseph, Liban.
Examinateurs :
- Mme. AUPETIT-BERTHELEMOT Christelle. Professeur. Université de Limoges, France.
- M. MOUBAYED Nazih. Professeur. Université Libanaise, Liban.
Co-directeurs de thèse :
- M. NASSAR Georges. Maître de conférences-HDR. Université de Valenciennes, France.
- M. EL OMAR Fawaz. Professeur. Université Libanaise, Liban.
Co-encadrants de thèse :
- M. LEFEBVRE Fabrice. Maître de Conférences. Université de Valenciennes, France.
- M. NAJA Adnan. Professeur. Université Libanaise, Liban.
“If you want to find the secrets of the universe,
think in terms of
Energy, Frequency and Vibration”
Nikola Tesla
Remerciements
Ce mémoire de doctorat conclue trois années de thèse à l’Institut d’Electronique de Microélectronique
et de Nanotechnologie de l’Université de Valenciennes et du Hainaut Cambrésis (UVHC). Cette thèse
a été effectuée dans le cadre d’une cotutelle avec l’Université Libanaise (UL) attachée au Laboratoire
de Physique et Modélisation (LPM).

J’exprime tout d’abord ma plus profonde gratitude envers mes directeurs de thèse, M. Georges
NASSAR (UVHC) et M. Fawaz EL OMAR (UL) pour leur soutien sans faille au cours de ces trois
années. Merci sincèrement de m’avoir guidé sur cette thématique et de m’avoir permis de développer
ces travaux.

J’adresse plus particulièrement mes sincères remerciements à monsieur Fabrice LEFEBVRE pour son
implication dans ce travail de la partie française, ses qualités d’encadrement, son enthousiasme
inébranlable, et sa disponibilité au sein ou en dehors du labo. Les nombreuses discussions que l’on a
pu avoir, son écoute, et ses conseils avisés ont été moteurs de la bonne réussite de cette thèse, et m’ont
permis de progresser énormément sur différents aspects de la recherche scientifique, expérimentale et
théorique, sur la rigueur ou encore l’autonomie dans mon travail.

Je tiens à remercier vivement monsieur Adnan NAJA qui a participé à l’encadrement et au suivi de
cette thèse de la partie Libanaise. Je lui remercie pour sa disponibilité, ses explications, ses conseils
qui m’ont beaucoup aidé pour l’avancée de mon travail.

Merci également à Nikolay SMAGIN l’ingénieur de recherche de l’IEMN, qui a aussi m’accompagné
durant la partie expérimentale. Nous avons passé des agréables moments ensemble, c’était avec grand
plaisir de travailler avec vous.
Ma gratitude et mes remerciements vont ensuite aux membres du jury qui ont bien voulu de juger ce
travail de recherche.
 M. JOUBERT Pierre-Yves : Professeur à l’Université Paris-Sud, France.

 M. FARAH Wehbeh : Professeur à l’Université Saint-Joseph, Liban.

 Mme. AUPETIT-BERTHELEMOT Christelle : Professeur à l’Université de Limoges, France.

 M. MOUBAYED Nazih : Professeur à l’Université Libanaise, Liban.

Je tiens à remercier vivement l’ensemble du personnel de l’IEMN Département Opto-Acousto-


Electronique où s’est déroulé mon travail pour leur accueil, leur sympathie et pour les bons moments
passés ensemble.
J’aimerais remercier également mes collègues docteurs et doctorants de l’IEMN, tous ceux qui ont
participé à rendre ces 3 ans plus agréables, Hilal, Laid, Bada, Dany, Alaa, Basma, Ibra, Aymen,
Sélima, Sara, Lamia, Layla, Hassan, Tarek, Martin, Justine, Ulrich, Rahmad.
Je remercie évidemment mes collègues doctorants au centre AZM Tripoli-Liban, Ranime, Nancy,
Sara, Khoder, Bouchra, Joseph, Halima qui m’ont beaucoup encouragé et m’ont permis de passer
cette période de ma vie dans une ambiance chaleureuse et conviviale.
Enfin, je remercie mes très chers parents, mes sœurs, mes frères qui ont été présents à chaque instant,
à chaque moment-clé, pour apporter soutien, conseils, sagesse et aide précieuse.

Merci vraiment pour tous.


Table des matières
Liste des figures ........................................................................................................................ 7

Liste des tableaux ..................................................................................................................... 9

Introduction générale ............................................................................................................ 10

Chapitre I : Etat de l’art et positionnement de la thèse ..................................................... 14

I. Introduction ................................................................................................................................... 15
II. Etat de l’art sur la récupération d’énergie vibratoire .................................................................... 15
II.1 Introduction ............................................................................................................................ 15
II.2 Les réseaux de capteurs autonomes ........................................................................................ 16
II.3 Etude des méthodes de récupération d’énergie vibratoire ...................................................... 17
II.3.1 Les ressources ambiantes possibles ................................................................................. 18
II.3.2 Les différentes méthodes de récupération d’énergie mécanique ..................................... 19
II.3.2.1 Transduction électromagnétique .............................................................................. 19
II.3.2.2 Transduction électrostatique..................................................................................... 20
II.3.2.3 Transduction piézoélectrique.................................................................................... 20
II.3.2.4 Comparaison qualitative ........................................................................................... 21
II.3.2.5 Optimisation électrique par circuit d’extraction ....................................................... 21
III. Problème du suivi des mélanges ................................................................................................. 22
III.1 Introduction ........................................................................................................................... 22
III.2 Méthodes de mesures de l’homogénéité ............................................................................... 23
IV. Solution acoustique : Capteur sphérique .................................................................................... 24
IV.1 Résonateurs sphériques ......................................................................................................... 24
IV.2 Capteur sphérique réalisé ...................................................................................................... 25
IV.2.1 Réseau de capteurs et signaux codés ............................................................................. 27
IV.2.2 Consommation énergétique ........................................................................................... 28
IV.2.3 Stabilité du capteur ........................................................................................................ 30
IV.2.4 Sensibilité du capteur ..................................................................................................... 30
V. Conclusion ................................................................................................................................... 31

Chapitre II : Modélisation de la récupération d’énergie vibratoire à l’aide d’un capteur


sphérique................................................................................................................................. 33

I. Introduction ................................................................................................................................... 34
II. Comportement vibratoire d’une coquille sphérique ..................................................................... 34
II.1 Vibrations axisymétriques ...................................................................................................... 35
II.2 Vibrations non-axisymétriques............................................................................................... 37

4
II.3 Approche numérique du capteur ............................................................................................ 38
II.4 Approche expérimental .......................................................................................................... 40
III. Modélisation de l’anneau piézoélectrique................................................................................... 41
III.1 Mode longitudinal ................................................................................................................. 41
III.1.1 Réponse analytique en tension ....................................................................................... 44
III.1.2 Fréquence de résonance de l’anneau en vibration longitudinale.................................... 45
III.2 Mode radial ........................................................................................................................... 47
III.2.1 Réponse analytique en tension ....................................................................................... 50
III.2.2 Fréquence de résonance de l’anneau en vibration radiale .............................................. 51
III.3 Charge due au circuit d’extraction d’énergie ........................................................................ 53
IV. Modèle analytique de la récupération d’énergie ......................................................................... 55
IV.1 Champ de forces appliqué sur l’anneau ................................................................................ 55
IV.2 Modèle analytique proposé ................................................................................................... 57
V. Modélisation éléments finis ......................................................................................................... 59
VI. Conclusion .................................................................................................................................. 60

Chapitre III : Caractérisation expérimentale de la récupération d’énergie vibratoire à


l’aide d’un capteur sphérique ............................................................................................... 62

I. Introduction ................................................................................................................................... 63
II. Champs de rayonnement et directivité du capteur sphérique ....................................................... 63
III. Champ d’émission du transducteur et de la sonotrode................................................................ 67
IV. Etude expérimentale de la récupération d’énergie vibratoire ..................................................... 69
IV.1 Résonances de la sphère dans un fluide ................................................................................ 69
IV.2 Dispositif expérimental ......................................................................................................... 70
IV.2.1 Atténuation de l’onde acoustique dans l’eau ................................................................. 71
IV.2.2 Problème des bulles d’air ............................................................................................... 72
IV.2.3 Balayage en coordonnée transversale à distance constante ........................................... 74
IV.2.4 Balayage en profondeur à distance constante ................................................................ 75
IV.2.5 Influence de l’angle de rotation à distance constante .................................................... 76
IV.2.5.1 Directivité ............................................................................................................... 78
IV.2.6 Mesures de la pression acoustique ................................................................................. 79
IV.2.6.1 Mesures par hydrophone ......................................................................................... 79
IV.2.6.2 Coefficients de conversion d’énergie...................................................................... 82
V. Conclusion ................................................................................................................................... 83

Chapitre IV : Etude et réalisation du système d’extraction d’énergie en vue de


l’autonomie du capteur sphérique........................................................................................ 85

I. Introduction ................................................................................................................................... 86

5
II. Besoins énergétiques des systèmes autonomes ............................................................................ 87
III. Circuit d’extraction d’énergie BQ25504..................................................................................... 89
III.1 Description ............................................................................................................................ 89
III.2 Principe de fonctionnement .................................................................................................. 91
III.2.1 Suivi du point maximal de la puissance (MPPT) ........................................................... 91
III.2.2 Protection de la batterie contre les sous-tensions ........................................................... 92
III.2.3 Protection de la batterie contre les surtensions .............................................................. 92
III.2.4 Tension de la batterie dans la plage de fonctionnement (VBAT_OK) .......................... 93
III.3 Modes de fonctionnement du circuit ..................................................................................... 93
IV. Modélisation du circuit d’extraction d’énergie ........................................................................... 95
V. Validation expérimentale du circuit d’extraction d’énergie ......................................................... 96
VI. Etude expérimentale en cuve et validation du principe de fonctionnement .............................. 98
VI.1 Installation expérimentale ..................................................................................................... 98
VI.2 Résultats et discussion ........................................................................................................ 100
VI.3 Bilan énergétique et puissance récupérée ........................................................................... 101
VII. Conclusion ............................................................................................................................... 103

Conclusion générale ............................................................................................................. 106

Annexe................................................................................................................................... 108

Références ............................................................................................................................. 117

6
Liste des figures
Figure I. 1 : Structure d’un récupérateur d’énergie vibratoire .............................................................. 18
Figure I. 2 : Nature des sources d’énergie pour microsystèmes autonomes [5] .................................... 18
Figure I. 3 : Structure d’un circuit d’extraction d’énergie .................................................................... 22
Figure I. 4 : Les éléments mécaniques de base constituant le transducteur sphérique ......................... 25
Figure I. 5 : La partie creuse de la sphère contenant l’électronique ...................................................... 26
Figure I. 6 : Schéma fonctionnel du dispositif embarqué dans la capsule ultrasonore ......................... 27
Figure I. 7 : Réseaux de capteurs identifiables par codage ................................................................... 28
Figure I. 8 : Signaux reçus à l’émission du code 5 (a) et du code 7 (b) ................................................ 28
Figure I. 9 : Courant consommé et puissance absorbée pendant une trame suite à l’émission du code 5
.............................................................................................................................................................. 29
Figure I. 10 : Courant consommé et puissance absorbée pendant une trame suite à l’émission du code
7 ............................................................................................................................................................ 29
Figure I. 11 : Variation de la vitesse de l’onde acoustique en fonction du temps [18] ......................... 30
Figure I. 12 : Sensibilité des récepteurs à l’évolution des propriétés mécaniques des milieux [18] ..... 31

Figure II. 1 : Coordonnées du système sphérique ................................................................................. 36


Figure II. 2 : Formes de modes axisymétriques et non axisymétriques pour n=5, m=0 (mode
axisymétrique) et m=1, 2, 3, 4, 5 (modes non axisymétriques) dans la branche inférieure [30] .......... 38
Figure II. 3 : Fréquences de résonnance de notre coquille sphérique ................................................... 39
Figure II. 4 : Quelques formes modales du résonateur sphérique ......................................................... 40
Figure II. 5 : Représentation fréquentielle de la résistance électrique du capteur................................. 40
Figure II. 6 : Tranche élémentaire de l'anneau en oscillation longitudinale ......................................... 41
Figure II. 7 : Schéma électromécanique de l'anneau piézoélectrique en mode longitudinal ................ 43
Figure II. 8 : Admittance de l'anneau piézoélectrique en mode d'épaisseur ......................................... 46
Figure II. 9 : L'anneau piézoélectrique en mode radial ......................................................................... 47
Figure II. 10 : Schéma électromécanique de l'anneau piézoélectrique en mode radial ......................... 50
Figure II. 11 : Admittance de l'anneau en vibration radiale .................................................................. 53
Figure II. 12 : Puissances modélisées en fonction de l’impédance interne ........................................... 54
Figure II. 13 : Puissance totale récupérée en fonction de Zint et de la fréquence................................. 55
Figure II. 14 : Maillage du modèle MEF .............................................................................................. 55
Figure II. 15 : Force appliquée dans le plan de l’anneau ...................................................................... 56
Figure II. 16 : Réponses en tension longitudinale et radiale ................................................................. 57
Figure II. 17 : Modèle théorique de simulation two-mode ................................................................... 57
Figure II. 18 : Réponse analytique en tension de notre modèle théorique ............................................ 58
Figure II. 19 : Maillage du capteur montrant la zone de l'anneau ......................................................... 59
Figure II. 20 : Déformation de la sphère sous l'action de la pression acoustique ................................. 60
Figure II. 21 : Réponses en tension simulation-MEF/analytique .......................................................... 60

Figure III. 1 : Schéma expérimental du VLD ....................................................................................... 64


Figure III. 2 : Signal temporel pour une fréquence quelconque ........................................................... 65
Figure III. 3 : Directivité de la sphère pour quelques fréquences ......................................................... 65
Figure III. 4 : Déplacements de la surface du capteur........................................................................... 66

7
Figure III. 5 : Déplacements de la sphère en fonction de la fréquence et l’angle ................................. 67
Figure III. 6 : Fréquences de résonnance pour sonotrode (a) et transducteur (b) ................................. 68
Figure III. 7 : Champs de déplacement pour sonotrode (a) et transducteur (b) .................................... 68
Figure III. 8 : Résonnance du capteur sphérique dans l’air et dans l’eau ............................................. 69
Figure III. 9 : Dispositif expérimental de la récupération d’énergie ..................................................... 70
Figure III. 10 : Tensions récupérées à plusieurs distances avec le transducteur ................................... 71
Figure III. 11 : Niveau de la puissance récupérée ................................................................................. 72
Figure III. 12 : Accumulation des bulles d’air sur la surface de la sphère durant l’étude expérimentale
.............................................................................................................................................................. 73
Figure III. 13 : Influence des bulles d’air sur le niveau de la tension récupérée................................... 73
Figure III. 14 : Déplacement horizontal du capteur suivant l’axe y à position fixe du transducteur .... 74
Figure III. 15 : Influence du balayage suivant l’axe y sur la tension récupérée.................................... 75
Figure III. 16 : Déplacement vertical du capteur suivant l’axe z à position fixe du transducteur......... 75
Figure III. 17 : Influence de la profondeur sur la tension récupérée ..................................................... 76
Figure III. 18 : Rotation de la sphère à distance constante avec le transducteur .................................. 76
Figure III. 19 : Influence de l’angle de rotation sur l’amplitude de la tension pour d = 15 cm ............ 77
Figure III. 20 : Influence de l’angle de rotation sur l’amplitude de la tension pour d = 50 cm ............ 77
Figure III. 21 : Directivité du capteur en tension récupérée pour les fréquences de résonnance .......... 78
Figure III. 22 : Schématique d’Hydrophone B&K 8103....................................................................... 80
Figure III. 23 : Tension récupérée et pression acoustique à d = 15 cm pour sonotrode (a) et
transducteur (b) ..................................................................................................................................... 81
Figure III. 24 : Tension récupérée et pression acoustique à d = 30 cm pour sonotrode (a) et
transducteur (b) ..................................................................................................................................... 81
Figure III. 25 : Tension récupérée et pression acoustique à d = 50 cm pour sonotrode (a) et
transducteur (b) ..................................................................................................................................... 81
Figure III. 26 : Coefficients de conversion d’énergie pour les fréquences de résonnance du capteur et
des fréquences intermédiaires ............................................................................................................... 82
Figure III. 27 : Intervalle de confiance pour les coefficients de conversion d’énergie ......................... 83

Figure IV. 1 : Architecture du circuit d'extraction BQ25504................................................................ 90


Figure IV. 2 : Les différentes phases de fonctionnement du circuit de récupération. ........................... 94
Figure IV. 3 : Schéma complet du circuit de gestion de l’énergie ........................................................ 95
Figure IV. 4 : Evolutions des différentes tensions dans le circuit de gestion d’énergie ....................... 96
Figure IV. 5 : Schéma du système de récupération d’énergie avec le circuit d’extraction ................... 97
Figure IV. 6 : Alimentation autonome du microcontrôleur équipant le capteur. .................................. 98
Figure IV. 7 : Installation expérimentale complète de la récupération d’énergie vibratoire................. 99
Figure IV. 8 : Autonomie énergétique du capteur sphérique et émission du code ............................. 100
Figure IV. 9 : Vue du dispositif expérimental .................................................................................... 101
Figure IV. 10 : Traces des puissances récupérées en fonction de la distance ..................................... 103

Figure B. 1 : Champ d’émission d’un transducteur acoustique .......................................................... 113

8
Liste des tableaux
Tableau I. 1 : Densité de puissance de diverses technologies pour la récupération d’énergie [6] ........ 19
Tableau I. 2 : Comparaison des caractéristiques de trois types de transducteurs.................................. 21
Tableau I. 3 : Vitesse de propagation de l’onde acoustique dans l’eau à différentes températures [18]
.............................................................................................................................................................. 31

Tableau II. 1 : Fréquences théorique et expérimental de résonance de l’anneau en épaisseur ............. 46


Tableau II. 2 : Fréquences théorique et expérimentale de la résonance radiale de l’anneau ................ 53
Tableau II. 3 : Impédances internes pour les deux modes de vibration et la puissance correspondante
.............................................................................................................................................................. 53
Tableau II. 4 : Paramètres du plexiglas utilisés dans la simulation de la coque sphérique ................... 56
Tableau II. 5 : Paramètres du PZ26 utilisés dans la simulation de l’anneau piézoélectrique ............... 56

Tableau III. 1 : Fréquences de résonnance du capteur obtenues dans l’air et dans l’eau ...................... 70
Tableau III. 2 : Atténuation relative de la tension pour plusieurs distances ......................................... 72

Tableau IV. 1 : Puissances électriques consommées par des systèmes électroniques [46]................... 87
Tableau IV. 2 : Caractéristiques et performances de la récupération d’énergie multi-axes .................. 88
Tableau IV. 3 : Conditions de fonctionnement recommandées. ........................................................... 91
Tableau IV. 4 : Puissance électrique récupérée à différentes distances .............................................. 102

Tableau A. 1 : Paramètres piézoélectriques pour différents matériaux PZT ...................................... 111


Tableau A. 2 : Grandeurs caractéristiques de la piézoélectricité ........................................................ 112

9
Introduction générale
Le progrès technologique a permis à ce jour la multiplication des systèmes
électroniques intégrés. Cette architecture a conduit à une baisse permanente de consommation
énergétique rendant les appareils électroniques absolument autonomes.

En fait, notre environnement contient plusieurs formes d’énergie, les plus fréquentes
sont l’énergie électromagnétique (rayonnements solaires, lumière), énergie thermique
(gradient de température, moteurs) et l’énergie mécanique (vibration, mouvement,
déformation). L’hypothèse de l’autonomie énergétique a été toujours accompagnée par la
naissance d’un nouveau champ d’activité, la récupération d’énergie vibratoire ambiante qui
existe dans l’alentour du système à alimenter. Beaucoup des travaux ont été engagé dans le
domaine avec un objectif de converger toujours vers un dispositif miniature permettant de
convertir toutes les formes d’énergie primaires en énergie électrique utilisable. Ces types des
systèmes miniaturés sont formés en principe de deux parties essentielles : la première
nommée « Transduction », permettant de traduire en énergie électrique l’énergie ambiante
présente, et une deuxième partie; Electronique de gestion dédiée à l’aménagement et
l’ordonnancement. Un dispositif de récupération d’énergie cohérent avec son environnement
selon la forme d’énergie existant, il mène à envisager un convertisseur qui sera adapté à un
besoin bien défini.

Récemment, les UWSN (Underwater Wireless Sensor Networks) [1-3] font une partie
du concept général des réseaux de capteurs sans fil (WSN : Wireless Sensor Networks) [4, 5].
Ils ont attiré une attention considérable en raison de leurs applications prometteuses dans la
surveillance, suivi et détection dans l’eau peu profonde ainsi que dans les océans profonds [6-
9]. Les ondes électromagnétiques et optiques à radiofréquence démontrent une faible
efficacité dans les applications sous-marines en raison de l'atténuation et de la diffusion
élevées dans les milieux. D'autre part, les ondes acoustiques fournissent des performances
suffisantes en termes de distance de propagation et d'antennes émettrices/réceptrices [10, 11].

Afin de fournir une opération UWSN durable, le problème de l'alimentation


énergétique autonome et permanente de l'électronique de faible puissance pour les nœuds de
détection devrait être résolu [12]. Dans les applications sous-marines, les batteries électriques
ne sont pas préférables en raison de la faible accessibilité des nœuds de détection pour le
remplacement des batteries et du danger que les batteries présentent pour les écosystèmes
aqueux. Dans ce contexte, les récupérateurs d'énergie convertissant l'énergie ambiante en

10
énergie électrique sont considérés comme une solution prometteuse pour un
approvisionnement énergétique à long terme [13].

L'océan contient de grandes quantités d'énergie acoustique exploitable pour


l'alimentation d’électronique. En particulier, les ondes ultrasonores sont générées dans l'océan
soit naturellement par les animaux, soit par l'activité géologique ou artificiellement par des
antennes pour la détection sous-marine, la navigation et la communication [14, 15]. L'un des
points les plus fascinants est que le bruit acoustique ambiant sous-marin peut être utilisé pour
la surveillance et le positionnement des paramètres d’un milieu [16] en même temps que la
fonction d'alimentation en énergie. Néanmoins, la récupération d'énergie par ultrasons sous-
marine est difficile en raison de problèmes d'efficacité dans le couplage des ondes
acoustiques avec le dispositif de récupération d'énergie, ainsi que des exigences élevées de
durabilité et d'emballage [17, 18].

Les mécanismes de conversion d'énergie vibratoire généralement utilisés pour la


récupération d'énergie sont l’électromagnétiques [19], l’électrostatiques [20] et la
piézoélectricité [21, 22]. Parmi celles-ci, la récupération d'énergie piézoélectrique présente
l'avantage d'une densité de puissance élevée, d'une large gamme de propriétés et d'une facilité
d'application [23, 24]. Les configurations de récupérateurs courantes sont basées sur des
poutres résonantes ainsi que sur des plaques ou des membranes soumis à une pression
extérieure [25]. Une approche prometteuse consiste à utiliser des coques de forme
personnalisée (généralement, cylindrique ou sphérique) entièrement réalisées en un matériau
piézoélectrique ou en une structure sandwich contenant un tel matériau [26]. Pour le moment,
la plupart des résultats sur les transducteurs piézoélectriques de type coque sont obtenus par
des modélisations analytique et numérique avec un peu d'implémentations expérimentales
[27]. Cette approche est prometteuse, mais il pourrait être difficile à mettre en œuvre en
raison de problèmes de fabrication de la coque.

La plupart des études ont considéré des dispositifs de récupération conçus pour
fonctionner en conjonction avec l'excitation ambiante à une fréquence donnée [28]. En
général, de tels dispositifs sont conçus en utilisant des poutres cantilevers qui fournissent une
récupération d'énergie basée sur la résonance [29]. Les capteurs de résonance doivent être
préréglés sur l'excitation externe ou il est possible de concevoir un dispositif d'auto-
optimisation [30]. Mais dans de nombreuses applications, l'énergie ambiante est aléatoire et à
large bande, et le récupérateur d'énergie doit être adapté à ces conditions.

11
Dans ce travail, nous nous sommes focalisés sur la récupération d’énergie mécanique
vibratoire par conversion piézoélectrique. La récupération de cette forme d’énergie a attiré
l’attention de la plupart des scientifiques académiques et industriels dans le monde grâce à
son large champ d’application. Généralement, un récupérateur d’énergie vibratoire se base
sur son équivalent modèle mécanique (ressort-masse-amortisseur), ayant une résonance
autour de la fondamentale à la fréquence propre de vibration. Cette résonnance assure une
amplification de l’amplitude de déplacement.

Le but de ce travail de thèse était de développer un récupérateur d'énergie


piézoélectrique efficace à large bande, à faible coût et c’est un conteneur de nœud de
détection des capteurs pour les UWSN. Le capteur décrit ci-dessous utilise une coquille
sphérique externe comme un résonateur et une bague piézoélectrique serrée comme un
convertisseur d'énergie. Cette configuration permet de fonctionner dans une large gamme
fréquentielle avec plusieurs modes de vibration (radial, longitudinal, flexion, …). Ce
transducteur sphérique fournit également une faible directivité qui est importante pour un
fonctionnement dans des conditions ambiantes aléatoires. En plus, c'est la première
réalisation d'un résonateur de forme sphérique multifréquences pour les applications UWSN.
Il sera dédié aussi au suivi des propriétés physiques et mécaniques dans un mélange
dynamique. Pour assurer l’autonomie énergétique de ce capteur, une chaine de conversion de
la puissance mécanique en puissance électrique sera optimisée afin de fournir un niveau
maximal de puissance à la charge. Un circuit d’extraction d’énergie permettra de redresser la
tension générée et de l’ajuster à un niveau exploitable pour alimenter l’électronique de ce
capteur.

Ce manuscrit se décompose en quatre chapitres, nous présentons dans ce qui suit les
grandes lignes de chaque chapitre.

Le premier chapitre se focalise sur l’état de l’art des principaux travaux effectués dans
la récupération d’énergie vibratoire et ses applications. Quant au second chapitre, il comporte
trois parties : la première partie aborde l’étude du comportement vibratoire d’une coquille
sphérique et ces fréquences de résonnance. Dans la deuxième partie, un modèle analytique
pour la récupération d’énergie vibratoire de ce capteur sphérique sera détaillé. Ce modèle
tiendra en compte plusieurs modes de vibration afin de déterminer la réponse totale en
tension. La dernière partie portera sur le développement d’un modèle éléments finis afin de
valider le modèle analytique précédent.

12
Le troisième chapitre sera consacré à la réalisation et la validation expérimentale de la
technique de récupération d’énergie. Une étude de vibration et de rayonnement de directivité
du champ vibratoire de la sphère sera validée par une vibromètrie laser. Afin d’optimiser la
méthode de récupération d’énergie par un biais expérimentale, et de quantifier par
conséquence la grandeur de l’énergie récupérée par le capteur sphérique.

Enfin, le quatrième chapitre portera sur la réalisation expérimentale d’un circuit


d’extraction et de stockage de l’énergie vibratoire par le biais du circuit « BQ25504 ». Pour
consolider cette démarche, des simulations du circuit électrique seront effectuées sous SPICE
en utilisant le logiciel TINA-TI 9.0 de Texas Instruments, et elles seront validées
expérimentalement avec un dispositif complet de récupération d’énergie des bruits blanc de
synthèse. Le niveau électrique récupéré servira à alimenter le microcontrôleur et
l’électronique embarquée du capteur. Un cas réel de la technique de récupération d’énergie
vibratoire complète avec le circuit d’extraction d’énergie en utilisant la capsule sphérique.
Nous avons pu alimenter le capteur sphérique à partir des vibrations ambiantes, ce qui le rend
autonome. Ce dernier rendu autonome sera porté avec succès une fois placé dans un
environnement réel, assurant son fonctionnement par conversion d’un niveau suffisant des
bruits environnant.

13
Chapitre I : Etat de l’art et positionnement
de la thèse
I. Introduction ................................................................................................................................. 15
II. Etat de l’art sur la récupération d’énergie vibratoire ............................................................ 15
II.1 Introduction ................................................................................................................ 15
II.2 Les réseaux de capteurs autonomes ........................................................................... 16
II.3 Etude des méthodes de récupération d’énergie vibratoire ......................................... 17
II.3.1 Les ressources ambiantes possibles..................................................................... 18
II.3.2 Les différentes méthodes de récupération d’énergie mécanique ........................ 19
II.3.2.1 Transduction électromagnétique................................................................... 19
II.3.2.2 Transduction électrostatique ......................................................................... 20
II.3.2.3 Transduction piézoélectrique ........................................................................ 20
II.3.2.4 Comparaison qualitative ............................................................................... 21
II.3.2.5 Optimisation électrique par circuit d’extraction ........................................... 21
III. Problème du suivi des mélanges ............................................................................................ 22
III.1 Introduction .............................................................................................................. 22
III.2 Méthodes de mesures de l’homogénéité ................................................................... 23
IV. Solution acoustique: Capteur sphérique ............................................................................... 24
IV.1 Résonateurs sphériques ............................................................................................ 24
IV.2 Capteur sphérique réalisé ......................................................................................... 25
IV.2.1 Réseau de capteurs et signaux codés ................................................................. 27
IV.2.2 Consommation énergétique ............................................................................... 28
IV.2.3 Stabilité du capteur ............................................................................................ 30
IV.2.4 Sensibilité du capteur ......................................................................................... 30
V. Conclusion ................................................................................................................................. 31

14
I. Introduction
Ce premier chapitre est divisé en trois grandes parties, La première met l’accent sur
l’autonomie énergétique des capteurs par une description de l’état de l’art sur les méthodes de
récupération d’énergie vibratoire et les circuits d’optimisation électrique.

La deuxième porte sur les problèmes du suivi des mélanges et une brève étude sur
l’homogénéisation et ses méthodes de mesure. Le manque de méthodes autonomes pour les
caractérisations mécaniques et physiques d’un produit nous a poussés à proposer une
technique de contrôle et de caractérisation ultrasonore. Cette technique sera détaillée dans la
troisième partie de ce chapitre. Elle consiste en un capteur acoustique sphérique miniaturisé
introduit dans le milieu à caractériser et interagissent avec celui-ci afin de suivre les
propriétés du mélange et de récupérer des informations pertinentes sur le niveau
d’homogénéisation de ce dernier. Le capteur doit être autonome énergétiquement et capable
de communiquer avec l’extérieur.

II. Etat de l’art sur la récupération d’énergie


vibratoire
II.1 Introduction
Le but de la récupération d’énergie vibratoire est de réaliser des micro-générateurs
électriques de taille très réduite capables d’alimenter des systèmes électroniques en
transformant l’énergie mécanique des bruit du fond en énergie électrique suffisante pour
alimenter ces systèmes électroniques. Dans ce contexte, apparait une application très
importante qui consiste à alimenter des capteurs « autonomes » communicants. Le
développement de ces réseaux de capteurs autonomes répond à un besoin sans cesse
croissant, soit de mesurer, d’analyser et de contrôler l’évolution de notre environnement
naturel, de vérifier l’état de santé du corps humain ou de vérifier le comportement de
constructions. Des applications militaires sont également envisagées.

Les sources d’énergie récupérable sont nombreuses. Parmi ces sources d’énergie,
les vibrations mécaniques ambiantes sont très étudiées et utilisées dans des nombreuses
applications. D’une manière générale, les récupérateurs d’énergie vibratoire sont basées sur
des systèmes mécaniques résonants (ressort-masse-amortisseur) accordés à la fréquence de la
source [31]. Pour récupérer alors le maximum d’énergie cela implique une analyse de la

15
source de vibration après un réglage de la fréquence de la source à la fréquence de résonance
du récupérateur. Plusieurs phénomènes physiques sont utilisés pour l’extraction de l’énergie
mécanique, tels que la piézoélectricité, l’électromagnétisme ou l’électrostatique. Dans le
cadre de notre travail nous nous sommes intéressés à la piézoélectricité.

Depuis quelques années, plusieurs études et recherches sont effectués afin d’étudier
le problème de l’autonomie énergétique pour l’alimentation de capteurs. A l’heure actuelle,
ces capteurs sont alimentés par des piles qui imposent une durée de vie limitée, et diminuent
le champ d’utilisation de ces capteurs. Le but de la récupération d’énergie est de remplacer
ces piles par des micro-générateurs afin d’assurer l’autonomie énergétique de ces capteurs.

II.2 Les réseaux de capteurs autonomes


Les nouvelles évolutions des techniques de communication sans fil, l’amélioration
des techniques de mesures et la miniaturisation des microsystèmes ont conduit à l'apparition
de réseaux de capteurs autonomes communicants sans fil. Ces réseaux sont formés par
plusieurs nœuds miniaturisés qui sont distribués dans un environnement afin de déterminer
certaines propriétés caractéristiques. Le processus de communication sans fil assure les
traitements et les communications de ces propriétés à un nœud central.

Ces réseaux autonomes répondent à des nécessités de mesures, d’analyse et


d’examen de notre environnement, le comportement de constructions civiles ou militaires et
l’état de santé du corps humain. Parmi plusieurs domaines d’application, citons le domaine
militaire qui est beaucoup intéressé aux réseaux de capteurs sans fil dont l’objectif d’étudier
les changements des positions des soldats ennemis, ou d’analyser un terrain de bataille avant
de s’y participer. Par exemple, un réseau de capteurs acoustique appelé PinPtr, a été
développé par l’université de Vanderbilt, ce réseau qui est dispersé dans un milieu urbain est
capable de situer des snipers à partir de l’onde liée au tir de l’arme [32].

Un deuxième but environnemental est le déploiement des capteurs autonomes dans


la nature : détecter et empêcher les catastrophes naturelles par exemple les incendies,
comprendre l’évolution des habitats naturels et les déplacements des animaux dont l’objectif
est la connaissance et la protection des espèces [33], ou encore pour optimiser la gestion des
sols dans les milieux agricoles.

Un réseau de 64 capteurs autonomes a été développé par Kim et al. [34] sur le
Golden Gate Bridge de San Fransisco, qui permet de mesurer les vibrations et les

16
mouvements importants du pont. Ensuite, le traitement des données est capable de détecter
une modification dans le comportement du système dû à un disfonctionnement.
Dans le domaine biomédical, des capteurs autonomes sont implantés sous la peau
du corps humain permettrait de détecter et stocker d’une forme continue des propriétés
physiologiques, et de les transporter à un centre médical spécialisé.

II.3 Etude des méthodes de récupération d’énergie


vibratoire
Un dispositif de récupération d’énergie des vibrations ambiantes est essentiellement
formé de quatre unités de bases: la première unité est un dispositif purement mécanique. Son
rôle est de capter et d’optimiser les vibrations mécaniques, la deuxième unité est un dispositif
électromécanique dont le but de convertir l’énergie mécanique récupérée en énergie
électrique. La troisième unité est un dispositif électrique ou plus précisément un circuit
électrique capable de rendre l’énergie électrique non exploitable en énergie électrique
exploitable. La dernière unité sera un dispositif de stockage de l’énergie juste avant d’être
appliquée au capteur ‘‘électriquement autonome’’ (Figure I.1). Pour améliorer la densité de
puissance des générateurs et de leur bande passante, il est nécessaire d’optimiser les quatre
unités de conversion.

Le choix du capteur sphérique se manifeste par sa surface active (surface extérieure de


la sphère) qui est capable de capter une large bande des modes vibratoires dans l’espace
considérée. Dans la suite, deux modes de vibration attirent notre attention: longitudinal et
radial. Ils sont capables de générer les plus hautes tensions par comparaison avec les autres
modes de vibrations, ces deux modes seront détaillées dans le chapitre suivant.

17
Surface sphérique Vibrations mécaniques ambiantes

Surface de séparation Conversion


des deux demi-sphères Méc-Méc
Energie mécanique dans le transducteur
Anneau piézoélectrique :
Conversion
deux modes exploités
Méc-Eléc

Energie électrique récupérée

Conversion
Circuit d’extraction
Eléc-Eléc
Energie électrique exploitable

Gestion
Electronique embarquée d’énergie

Nœud de réseau de capteurs

Figure I. 1 : Structure d’un récupérateur d’énergie vibratoire

II.3.1 Les ressources ambiantes possibles


Les sources ambiantes d’énergie sont diverses, elles sont capables de fournir des
niveaux de tension suffisants pour alimenter des systèmes autonomes communicants. Nous
citons à titre d’exemples, l’énergie mécanique résultant de vibrations, forces ou contraintes,
l’énergie solaire photovoltaïque venant du soleil et des faisceaux artificiels, la chaleur,
l’énergie électromagnétique et l’énergie chimique résultant de processus biologiques.

Vibration et
mouvement 60%
Photovoltaïque
19%
Gradient de
température 10%
Autres 11%

Figure I. 2 : Nature des sources d’énergie pour microsystèmes autonomes [35]

La Figure I.2 présente les pourcentages des sources d’énergies utilisées pour la
récupération d’énergie durant les 10 dernières années, et comme indiqué les vibrations
occupent l’utilisation la plus importante.

18
Le tableau I.1 montre une comparaison entre les densités de puissance pour plusieurs
sources classiques d’énergie.

Technologie Densité de puissance


Photovoltaïque extérieur (cellule de rendement 15 %, irradiance
15000 μW/cm2
incidente de 100 mW/cm2 )
Photovoltaïque extérieur (cellule de rendement 6 %, irradiance
100 μW/cm2
incidente de 100 mW/cm2 )
Piézoélectrique (inserts dans chaussure) 330 μW/cm3

Thermoélectrique (pour un gradient de 10 ˚C) 40 μW/cm3

Bruit acoustique (100 dB) 0,96 μW/cm3

Tableau I. 1 : Densité de puissance de diverses technologies pour la récupération d’énergie [36]

Ce tableau montre que l’énergie vibratoire ambiante occupe la deuxième plus forte
densité de puissance après l’énergie solaire, cette source ayant alors l’avantage d’être utilisée
dans plusieurs domaines d’application, comme les milieux industriels ou de transport.

II.3.2 Les différentes méthodes de récupération d’énergie


mécanique
Un transducteur électromécanique transforme l’énergie mécanique en une énergie
électrique. Plusieurs technologies ont été mises au point ayant des avantages et des
inconvénients, dépendant de l’application considérée. Les méthodes les plus utilisées sont les
transductions électromagnétiques, transductions électrostatiques, et les transductions
piézoélectriques. Dans notre travail, nous nous sommes focalisés seulement sur la
récupération d’énergie vibratoire par transduction piézoélectrique. L’étape la plus importante
de la récupération d’énergie, est la partie électrique d’extraction et de stockage de l’énergie
finale récupérée.

II.3.2.1 Transduction électromagnétique


Un transducteur de type électromagnétique se compose d’un ou de plusieurs aimants
créant un champ magnétique constant, ainsi que d’une bobine plongée dans ce champ. Un
système mécanique résonnant formé d’une poutre encastrée génère un déplacement relatif
entre l’aimant et la bobine lorsque le système est excité par une vibration extérieure. La
variation au cours du temps du flux magnétique dans la bobine crée une tension V

19
proportionnelle à la vitesse de changement du flux magnétique ϕ et au nombre de tours N de
la bobine, selon la loi de Faraday donnée par l’équation:


V=-N I.1
dt

II.3.2.2 Transduction électrostatique


Un générateur électrostatique est fondé sur la variation de la force électrique entre les
deux armatures d’un condensateur en déplacement relatif l’une par rapport à l’autre sous
l’action d’une excitation extérieure. Deux principaux cycles de fonctionnement sont mis en
jeu : mode à charge constante ou mode à tension constante. L’énergie électrique récupérée est
donnée par l’équation suivante :
1
E = 2 V2 (Cmax - Cmin) II.2

Avec V la tension aux bornes de la structure, Cmax et Cmin les capacités maximales et
minimales de la structure.

Les convertisseurs électrostatiques nécessitent une source extérieure pour polariser


la structure en début de cycle. Cette source a souvent une valeur très importante (˃100 V),
Cette polarisation est nécessaire à chaque début de cycle.

II.3.2.3 Transduction piézoélectrique


Ce type de ces transducteurs repose sur des matériaux non conducteurs appelés
matériaux piézoélectriques, ayant une propriété de se polariser électriquement sous l’action
des forces mécaniques (effet direct), et inversement se déforme mécaniquement lors de
l’application d’un champ électrique (effet inverse). Un dispositif piézoélectrique de
récupération d’énergie est généralement exploité en reliant une céramique piézoélectrique à
une structure oscillante qui impose des déformations de la céramique. La structure mécanique
résonante est dans la plupart des cas une poutre encastrée, sur laquelle sont montées une ou
plusieurs céramiques piézoélectriques. Contrairement aux transducteurs électromagnétiques,
de hautes tensions sont produites par les transducteurs piézoélectriques à faibles courants. Les
systèmes piézoélectriques présentent l’avantage d’être plus adaptés aux techniques de
fabrications MEMS et plus facilement miniaturisables.

20
II.3.2.4 Comparaison qualitative
Plusieurs études ont été effectuées pour résumer les avantages et les inconvénients de
différentes méthodes de la récupération d’énergie, tenant compte des faibles tensions
produites par les générateurs électromagnétique, de l’intégration facile des systèmes
électrostatiques, et encore des hautes tensions et des fortes impédances de sorties pour les
transducteurs piézoélectriques. Le tableau I.2 montre une brève comparaison d’ordre général
entre les propriétés des différentes modes de transduction.

Type Avantages Inconvénients


- Haute impédance
- Fortes tensions générées
- Dépolarisation
- Compatible avec intégration MEMS
Piézoélectrique - Fragilité des couches piézo
- Fort couplage pour les monocristaux
- Faible couplage pour les polymères
- Compact
frittés
- Forts couplages - Faibles tensions générées
Electromagnétique
- Pas de matériaux intelligents - Intégration MEMS difficile
- Contraintes mécaniques requises
- Fortes tensions générées
Electrostatique - Source de tension ou charge externe
- Compatible avec fabrication MEMS
requise

Tableau I. 2 : Comparaison des caractéristiques de trois types de transducteurs

Beaucoup des modèles ont été développés pour comparer les performances des
générateurs électromagnétiques et piézoélectriques. Par exemple Poulin et al du laboratoire
SATIE, de l’Ecole Normale Supérieure de Cachan, montrent deux modèles comparables
entre les transducteurs électromagnétiques et piézoélectriques. Ils ont développé une étude
numérique capable de mettre en œuvre les fortes dualités entre ces deux systèmes de
récupération d’énergie vibratoire, par exemple les niveaux des tensions produites et les
valeurs de leurs fréquences de résonnance [37].

II.3.2.5 Optimisation électrique par circuit d’extraction


La puissance électrique générée par un transducteur piézoélectrique n’est pas
exploitable directement pour alimenter des dispositifs électroniques. Il faut mettre en œuvre
un circuit d’extraction de l’énergie afin de convertir de façon optimale l’énergie récupérée
(Figure I.3). En fait, les tensions générées par un élément piézoélectrique sont des tensions
alternatives qu’il faut le redresser (AC/DC), filtrer et adapter le niveau. De plus ce circuit doit

21
permettre de réguler (DC/DC) ces tensions de manière à produire des tensions indépendantes
de la source initiale ou des variations de charges exercés sur l’élément piézoélectrique (c.à.d.
imposer une tension constante sur la charge). La structure du circuit d’extraction doit prendre
en compte les caractéristiques électriques du transducteur comme l’impédance et les tensions
produites.

Circuit d’extraction d’énergie

Transducteur Convertisseur Convertisseur


Charge
piézoélectrique AC/DC DC/DC

Figure I. 3 : Structure d’un circuit d’extraction d’énergie

Le niveau de l’énergie récupérée par ces systèmes piézoélectrique n’est pas suffisant
pour l’alimentation directe des systèmes électroniques, il suffit donc d’une étape de stockage
et d’accumulation de l’énergie récupérée afin d’atteindre un niveau suffisant. La solution la
plus simple est de charger un condensateur ou une batterie rechargeable.

III. Problème du suivi des mélanges


III.1 Introduction
Plusieurs facteurs jouent un rôle essentiel dans le processus de mélanges, la nature des
produits à mélanger, les mécanismes de mélange utilisés et les caractéristiques mécaniques.
L’industrie pharmaceutique et agro-industrielle, utilise des phénomènes physico-chimiques
complexes qui permettent la transformation des produits comportant plusieurs phases
caractérisées par des propriétés physiques dépendantes du temps, ce qui rend très délicate
l’approche du problème de caractérisation. Pour assurer la qualité du produit final, il faut
maitriser toutes les étapes intermédiaires de fabrication. Le problème majeur est qu’il n’existe
pas à nos jours des méthodes efficaces et fiables capables de suivre en ligne les différentes
étapes de fabrication d’un produit.

22
Pour tenter de répondre à cet objectif, nous proposerons un capteur acoustique
sphérique miniaturisé et autonome pouvant être incorporé au produit pour caractériser les
propriétés mécaniques et l’homogénéité d’un mélange.

III.2 Méthodes de mesures de l’homogénéité


Actuellement beaucoup d’études montrent que la qualité de l’homogénéisation d’un
mélange dépend de plusieurs facteurs, par exemple la durée de mélange, le mouvement et la
forme géométrique du système d’agitation. Ces facteurs influent grandement sur les
propriétés mécaniques et physiques de la matière première qui jouent un rôle important dans
les propriétés du produit final. De nos jours, les méthodes fiables capables de suivre ces
modifications sont rares.

A titre d’exemple, dans le but de réguler et contrôler les propriétés d’un mélange,
Ehrardt et al [38] ont développé une méthode qui se base sur la mesure de la permittivité
diélectrique d’un milieu situé entre deux électrodes. Par contre, un problème qui limite cette
technique est comment différencier les états de milieux ayant des propriétés physiques très
proches.

La technique proche infrarouge permet d’étudier la composition chimique d’un


produit par analyse spectrale qui permet d’un accès à une analyse multi-composante, la bande
spectrale nommée bande proche infrarouge se prolonge de 1100 nm à 2500 nm. Un
spectromètre comprend une source lumineuse qui couvre la bande spectrale, un système
optique pour assurer la focalisation, un capteur et un monochromateur.

D’autres méthodes de suivi et de contrôle des réactions basée sur la mesure de


l’humidité dans un produit ont été abordées par Frake et al [39] et Bakeev [40]. Pareillement
dans le même contexte, Berntsson [41] a développé une méthode permettant de suivre un
mélange de poudre pour analyser l’effet de quelques facteurs sur le temps final d’un mélange.
L’inconvénient de cette méthode est la nécessité d’une calibration pointue et d’un taux
d’échantillonnage assez élevé. Rielly [42] a réussi de bien identifier l’instant de la fin d’un
mélange par estimation de la présence de nouvelles particules par l’apparition des couleurs.

D’un autre côté, Delaplace et al [43]ont proposé un système qui se base sur le rapport
de la vitesse de rotation de l’agitateur autour de l’axe vertical par rapport à sa vitesse de
rotation autour de l’axe horizontal. En plus, ils ont étudié l’effet de ce rapport sur la nature de
l’homogénéité d’un mélange de produits granulaires à écoulement libre. Afin de valider leur

23
hypothèse, une analyse a été effectuée sur le temps de mélange et l’énergie consommée
pendant la durée du mélange.

Pour contrôler l’homogénéité d’un mélange, des méthodes acoustiques ont été aussi
développées, G. Nassar et al [44] ont mis en point un capteur acoustique passif à très basse
fréquence (<100 Hz) qui est capable de suivre l’évolution mécanique d’une pâte pendant le
processus de pétrissage.

Après la description de plusieurs techniques, il parait clair qu’il y a un manque de


dispositifs d’étude quantitative des caractéristiques mécaniques et physiques du contenu d’un
produit. Actuellement la plupart des méthodes se basent sur l’analyse qualitative et statique
des propriétés surfaciques. Pour ces raisons nous nous sommes intéressés à une solution
acoustique pour résoudre ce problème.

IV. Solution acoustique : Capteur sphérique


Comme mentionné dans la partie III, il n’existe pas une méthode autonome de
contrôle d’homogénéité capable à la fois de suivre les évolutions des propriétés physiques et
mécaniques d’un mélange en temps réel. Ce manque nous a poussés à développer une
technique de caractérisation ultrasonore offrant en même temps une souplesse de
fonctionnement et un accès aux propriétés physiques et mécaniques d’un milieu ayant une
forte dépendance temporelle.

Pour cette raison nous avons défini une nouvelle technologie de contrôle dynamique
pour suivre en ligne les caractéristiques mécaniques d’un mélange. Cette technique consiste à
placer dans le mélange un ensemble de capteurs acoustiques sphériques, miniaturisés et
autonomes. Un module d’électronique embarqué dans les capteurs assure le codage de
l’émission et le protocole de mesures et communication. L’excitation vibratoire d’un
émetteur génère une onde acoustique sphérique dans le milieu à analyser.

IV.1 Résonateurs sphériques


Les résonateurs sphériques sont beaucoup utilisés dans différents domaines. Par
exemple en pétrochimie, ils sont utilisés pour mesurer la vitesse du son dans différents gaz.
Le but était d’obtenir des informations thermodynamiques comme la viscosité, la
conductivité thermique et la constante des gaz parfaits R. J. B. MEHL et al [45] ont utilisé
un résonateur sphérique en mode radial, et ont montré une bonne corrélation entre les

24
propriétés thermodynamiques et la vitesse du son mesurée. Ils ont utilisé encore un résonateur
sphérique dans une bande fréquentielle de 4 à 13 KHz afin de déterminer la vitesse et
l’atténuation du son dans le gaz C2 H4 . Ils ont utilisé un résonateur sphérique en aluminium,
de diamètre intérieur de 127 mm et une épaisseur de 12,1 mm calibré par le gaz d’Argon (Ar)
sous une plage de température de 0 à 100 °C et une gamme de pression allant de 0.15 à 1.0
MPa.

Dans le même but, He et al [46] ont développé un résonateur sphérique en acier


inoxydable, pour mesurer la vitesse du son dans le propane gazeux pour une gamme de
température comprise entre 293 K et 313 K, à une pression allant jusqu’à 200 KPa et de
fréquence de travail comprise entre 1 et 15 KHz.

Dans les gaz parfait et sur la base de la relation qui lit la constante de Boltzmann à la
vitesse du son, Arnaud GUILLOU [47] a proposé une méthode pour mesurer la vitesse du
son, il a utilisé un résonateur quasi sphérique en cuivre rempli d’argon de volume intérieur
0,5 L.

IV.2 Capteur sphérique réalisé


Le capteur est réalisé au sein de notre équipe du laboratoire IEMN/DOAE de
l’université de Valenciennes, a une forme sphérique et est composé de deux demi-sphères en
plexiglas. Son rayon intérieur est d'environ 10 mm et son épaisseur est d'environ 1 mm. La
capsule sphérique ainsi réalisée est mise en résonance par un anneau piézo-électrique (PZT-
Pz26-ferroperm) de 1 mm d’épaisseur, pris en sandwich entre les deux demi-sphères [48]
(Figure I.4).

Demi-sphères
Anneau
piézoélectrique

Figure I. 4 : Les éléments mécaniques de base constituant le transducteur sphérique

La forme sphérique creuse de la structure nous offre la possibilité d’embarquer une


électronique de contrôle commande au sein du résonateur qui permet de rendre le capteur

25
autonome. En fait, cette électronique assure, en même temps, l’excitation de l’anneau piézo-
électrique, le contrôle de l'émission-réception, les algorithmes de codage, le traitement du
signal et en perspective un protocole de stockage des données.

La partie creuse du capteur sphérique contient une puce programmable (SoC) qui
assure le control et la commande du résonateur. Elle comprend, une unité centrale de
traitement (CPU), un oscillateur numérique (DCO), un ordonnanceur de taches (IT), un
générateur d'ultrasons codé (PWMG), une unité de gestion d'énergie (PMU), un amplificateur
de sortie (OB) et une batterie (BAT) (Figure I.5).

Carte électronique pour contrôle commande temps réel:


Emission, réception, codage, analyse, positionnement

Demi-
Sphères

Anneau piézoélectrique Pile d’alimentation 3V

Figure I. 5 : La partie creuse de la sphère contenant l’électronique

Grace à l’oscillateur numérique on peut produire trois sources d’horloge bien séparées
: une source basse fréquence (TB) à 6 kHz, son rôle est d’assurer une base de temps stable
pour l’ordonnanceur de taches (IT). Une deuxième horloge de fréquence moyenne (USCLK)
à 60 kHz qui correspond à la fréquence porteuse des vibrations produites par la capsule
sphérique. Finalement, une troisième horloge haute fréquence (MCLK) de 16 MHz qui est
capable de permet le cadencement de l’unité centrale (CPU).

L’ordonnanceur de taches envoie un signal d’interruption (INT) vers l’unité centrale à


des intervalles périodiques avec une période de 1,5 s, dans ce cas-là l’unité centrale génère
une trame de 4 bits (CP). Cette dernière constitue en même temps l’identifiant du dispositif et
le signal d’interrogation du milieu, elle est modulée par le générateur de modulation de
largeur de signaux codés sur la base de la fréquence porteuse. A titre d’exemple, la largeur
d’une 0 logique est de 1 ms tandis que celle d’une 1 logique est de 2 ms et le silence qui
sépare les bits d’une trame est environ 7 ms.

26
Ces signaux codés sont amplifiés par un circuit de sortie (OB), ensuite sont
t’appliqués à l’élément piézoélectrique. L’ensemble de tous ces éléments est alimenté par une
batterie (BAT) de capacité 3 V (figure I.6). Une unité de stockage et de gestion d’énergie
(PMU), son rôle est d’assurer une alimentation organisée de chaque éléments de la chaine
pour diminuer les consommations du dispositif afin d’augmenter la durée de vie de la
batterie.

Figure I. 6 : Schéma fonctionnel du dispositif embarqué dans la capsule ultrasonore

Un des objectifs de ce travail de thèse est d’utiliser notre capteur comme un capteur
autonome. Pour assurer cette autonomie nous nous intéresserons à la récupération d’énergie
vibratoire par l’intermédiaire de l’anneau piézoélectrique convertissant l’énergie mécanique
en énergie électrique afin d’alimenter le capteur.

IV.2.1 Réseau de capteurs et signaux codés


Dans le but de tester le bon fonctionnement de carte électronique Amina et al [48] ont
réalisé un réseau de capteurs à partir de deux capteurs émetteurs et plusieurs récepteurs
(Figure I.7). Les deux émetteurs émets deux codes, le premier un code 5 (5 = 1 0 1 0 : en
binaire) et le deuxième un code 7 (7 = 1 1 1 0 en binaire). L’émission des codes seront
pendant des trames ayant une durée environ 15 ms, et toutes les 1.5 s il aura les répétitions
des trames.

27
Figure I. 7 : Réseaux de capteurs identifiables par codage

Les signaux temporels reçus par les récepteurs après l’émission des deux codes sont
présentés par la figure I.8, comme illustré les grands paquets correspondent à 1 dans le code
binaire tandis que les petits paquets représente le 0.

(a) (b)

Figure I. 8 : Signaux reçus à l’émission du code 5 (a) et du code 7 (b)

IV.2.2 Consommation énergétique


Pour étudier la phase énergétique de ce capteur sphérique, nous avons procédé de
mesurer les consommations électriques de la partie électronique pendant une phase active lors
de l’émission d’un code quelconque. Les courants électriques consommés ainsi que les

28
puissances absorbées par le capteur durant une trame de transmission sont mesurés pour les
deux codes émis. Les mesures ont été effectuées aux bornes d’une résistance de 10 Ohm
placée en série dans la batterie, les résultats obtenus après l’émission des deux codes sont
présentés par les figures I.9 et I.10.

Figure I. 9 : Courant consommé et puissance absorbée pendant une trame suite à l’émission du code 5 [48]

Figure I. 10 : Courant consommé et puissance absorbée pendant une trame suite à l’émission du code 7 [48]

Comme montré en dehors de la trame de bits, la consommation est négligeable parce


que dans ce cas seulement l’horloge basse fréquence TB et l’ordonnanceur de tâche IT qui
marche tandis que le générateur, l’unité centrale, l’amplificateur de sortie et tous les autres
horloges sont à l’état d’arrêt. Par contre, durant l’émission de la trame de bits, l’ensemble de
tous les éléments fonctionne et la consommation sera maximale. Les espaces entre les bits
sont gérés d’une manière logicielle, ce qui impose un fonctionnement de l’unité centrale
même pendant ces espaces. Une légère consommation est obtenue dans le cas où le
générateur fonctionne lors de l’émission d’un 0 ou d’un 1 dans le code binaire.

29
Le courant consommé pendant une trame de 15 ms vaut 4,5 mA, ce courant ne dépend
pas du code émis. Cette consommation se répète périodiquement toutes les T = 1,5 s, du cout
le courant moyen consommé est déterminé par la formule suivante [48] :

ITrame . TTrame
Imoyen = = 0.045 mA
T

Les batteries possèdent une capacité environ C = 20 mA.h, donc l’autonomie A du


dispositif est calculé d’une façon à diviser la capacité par le courant moyen consommé et qui
sera de :
C
A= = 444,4 h = 18,5 jours
Imoyen

IV.2.3 Stabilité du capteur


Dans le but de caractériser l’interaction de ce capteur sphérique avec l’environnement,
une étude de la stabilité du capteur a été effectué en mesurant la vitesse de l’onde acoustique
dans l’eau à 25 ◦C [48] et ceci pour plusieurs positions du capteur récepteur dans le milieu de
mesure. Les mesures sont effectué à la fois selon un déplacement circulaire avec un rayon de
40 cm et un déplacement linéaire entre 15 cm et 60 cm. La figure I.11 montre la variation de
la vitesse de l’onde acoustique en fonction du temps, la stabilité de la réponse du capteur est
démontrée par l’évolution de la courbe.

Figure I. 11 : Variation de la vitesse de l’onde acoustique en fonction du temps [48]

IV.2.4 Sensibilité du capteur


La sensibilité du capteur à la nature du milieu est encore étudiée, dans ce cas-là
l’influence de la variation de la température de l’eau a été testée. Des mesures de la vitesse de
propagation de l’onde à différentes température de l’eau sont effectuées (Tableau I.3), les

30
résultats obtenus montrent une bonne concordance avec des valeurs issues d’une méthode
standard de mesure basée sur les travaux de Grrenspan [49].

T (◦C) 20 22 24 26 28 30

Méthode
1482,66 1488,63 1494,29 1499,64 1504,68 1509,44
standard
Vitesse
Capteur
1481 1488 1495 1499 1505 1511
sphérique

Tableau I. 3 : Vitesse de propagation de l’onde acoustique dans l’eau à différentes températures [48]

Un autre exemple, est la sensibilité du capteur à l’hétérogénéité du milieu, cette étude


montre encore une bonne sensibilité des capteurs récepteurs aux variations instantanées de
l’état physique des milieux. La Figure I.12 montre l’évolution de l’atténuation et du temps de
vol de l’onde sous l’action d’une rupture mécanique appliquée après une durée d’environ 150
minutes du début du processus de transformation d’un milieu fragile (gel laitier). Comme
cette figure le montre, nous pouvons observer que le capteur récepteur a enregistré la
perturbation de l’onde, ce qui reflète que ce dernier est hautement sensible.

Figure I. 12 : Sensibilité des récepteurs à l’évolution des propriétés mécaniques des milieux [48]

V. Conclusion
Dans ce chapitre, une étude de l’état de l’art sur la récupération d’énergie vibratoire a
été abordée, ainsi que nous avons donné une brève description sur l’homogénéité et le suivi
des mélanges, ensuite sur la technique ultrasonore proposée qui utilise capteur acoustique à
électronique embarqué ayant une forme sphérique. Cette technique ultrasonore de basse

31
fréquence a montré à la fois une bonne sensibilité et stabilité en répondant aux changements
d’état physique d’un milieu test.

Pour un fonctionnement optimal de cette technique, il faut assurer l’autonomie


énergétique du capteur sphérique d’une part, et démontrer la faisabilité de cette technologie
d’autre part. C’est pour cette raison nous proposons dans le chapitre suivant une modélisation
analytique et numérique du processus de la récupération d’énergie vibratoire.

32
Chapitre II : Modélisation de la
récupération d’énergie
vibratoire à l’aide d’un
capteur sphérique
I. Introduction ................................................................................................................................. 34
II. Comportement vibratoire d’une coquille sphérique ............................................................. 34
II.1 Vibrations axisymétriques ......................................................................................... 35
II.2 Vibrations non-axisymétriques .................................................................................. 37
II.3 Approche numérique du capteur ................................................................................ 38
II.4 Approche expérimental .............................................................................................. 40
III. Modélisation de l’anneau piézoélectrique ............................................................................ 41
III.1 Mode longitudinal..................................................................................................... 41
III.1.1 Réponse analytique en tension ........................................................................... 44
III.1.2 Fréquence de résonance de l’anneau en vibration longitudinale ....................... 45
III.2 Mode radial ............................................................................................................... 47
III.2.1 Réponse analytique en tension ........................................................................... 50
III.2.2 Fréquence de résonance de l’anneau en vibration radiale ................................. 51
III.3 Charge due au circuit d’extraction d’énergie ........................................................... 53
IV. Modèle analytique de la récupération d’énergie ................................................................. 55
IV.1 Champ de forces appliqué sur l’anneau ................................................................... 55
IV.2 Modèle analytique proposé ...................................................................................... 57
V. Modélisation éléments finis ..................................................................................................... 59
VI. Conclusion ................................................................................................................................ 60

33
I. Introduction
Nous avons décrit dans le chapitre I la réalisation d’un capteur acoustique sphérique
miniaturisé à électronique embarquée stable. L’objectif de cette partie du travail porte sur la
récupération d’énergie vibratoire par conversion électromécanique afin d’assurer
l’alimentation de notre capteur sphérique et le rendre autonome. Les systèmes de type
piézoélectrique pour la récupération d’énergie à partir des vibrations ambiantes ont été
largement étudiés, et ils font le but de nombreuses réalisations microscopiques et
macroscopiques.

Afin d’évaluer la faisabilité de la technique de récupération d’énergie vibratoire, il a


été nécessaire de développer un modèle représentant la chaine complète de conversion
électromécanique. Le modèle doit prendre en compte trois étapes : les vibrations mécaniques
ambiantes, la conversion piézoélectrique et le transfert de la puissance vers une charge ce qui
correspond à la partie électrique.

Ce chapitre est divisé en trois parties : en premier temps, nous présenterons un bref
rappel sur le comportement vibratoire d’une coquille sphérique et déterminerons ces
fréquences de résonnance analytiquement et par éléments finis. Dans la deuxième partie, nous
développerons un modèle analytique pour la récupération d’énergie prend en compte deux
modes vibratoires de l’anneau piézoélectrique inséré à la jonction des deux demi-sphères :
mode longitudinal et mode radial. Ce modèle analytique permet de calculer la réponse totale
en tension. Finalement, la troisième partie servant à la validation du modèle analytique avec
un modèle éléments finis bâtit avec le logiciel Comsol Multiphysics.

II. Comportement vibratoire d’une coquille


sphérique
La solution linéaire pour un mouvement axisymétrique d’une coquille sphérique se
divise en deux ensembles de modes. Le premier ensemble, les modes de membrane, sont
essentiellement les modes d’extension. Le deuxième ensemble, les modes composites, ne sont
ni purement d’extension ni purement de contraction.

Lamb [50] puis Baker [51] ont montré que les modes axisymétriques vibratoires
d’une coquille sphérique sont exprimés en fonction du polynôme de Legendre d’indice « n »
et d’ordre deux. Pour chaque valeur de n ≥ 2, il existe deux fréquences de vibrations qui

34
montrent la présence de deux modes de vibrations, nommés branche supérieure et branche
inferieure. Pour les valeurs élevées de « n », la branche inférieure se converge vers une valeur
asymptotique, ce qui est interprétable physiquement car la différence entre les fréquences
naturelles deviennent très petites. De plus, pour n = 0 il existe une seule solution réelle qui
représente le mode respiratoire ou encore le mode fondamental.

Dans le même but, Kalnins [52] a testé les modes de vibrations d’une sphère
complète en introduisant les effets de flexion. Il a obtenu deux familles de fréquences bien
séparées nommées par branche de flexion et branche de membrane. Pour différencier ces
deux ensembles de modes, il a comparé pour chaque mode les énergies de déformation de
flexion et d’extension (les modes de flexion ayant des énergies de flexion hautes tandis que
les modes de basses énergies sont les modes de membrane). Il a démontré dans ses travaux,
que sa branche supérieure est la même que celle de Baker mais qu’il y a une différence par
rapport à la branche inférieure. Ces résultats sont en accord avec les résultats des travaux de
Duffey et al. [53] [54] déterminés par éléments finis, et qui confirment l’existence des deux
branches fréquentielles.

Par ailleurs Wilkinson [55] a abordé les modes vibratoires d'une coquille sphérique
complète, il a utilisé un modèle tenant compte des effets de cisaillement et de l'inertie de
rotation. Il a signalé l’existence d’une troisième branche à des fréquences plus élevées, ce qui
est interprété par l'inclusion de déformations de cisaillement.

II.1 Vibrations axisymétriques


Les vibrations axisymétriques sont par définition les vibrations où les déplacements
correspondant ne dépendent que de la coordonnée radiale r [56]. Donc, dans une coquille
sphérique complète, les modes axisymétriques sont indépendants de l'angle périphérique 𝜃
[57] (Figure II.1).

35
Figure II. 1 : Coordonnées du système sphérique

Dans les cas où les cisaillements et les torsions sont négligés, les vibrations
axisymétriques d'une coquille sphérique complète ont les fréquences adimensionnelles λn
[57] donnée par l’équation suivante:

λ0 = √2(1 + υ) II.1

2λ2n = 1 + 3υ – α2 (1 − υ) + n (n + 1)(1 + υα2 ) + α2 n2 (n + 1)2 ± [9 + 6υ +


υ2 + 2α2 (3 + υ)(1 − υ) + 2n (n + 1)(2υ2 + 3υ − 1) + n2 (n + 1)2 +
2α2 n (n + 1)(5υ2 + 2υ − 11) + 2α2 n2 (n + 1)2 (9 + 4υ) − 2α2 n3 (n + 1)3 −
2α4 n (n + 1)υ(1 − υ) + α4 n2 (n + 1)2 (υ2 + 2υ − 2) + 2υα4 n3 (n + 1)3 +
1⁄
α4 n4 (n + 1)4 ] 2 II.2

h2
Avec υ le coefficient de poisson, α2 = , où a est le rayon moyen de la sphère, h
12a2

représente l’épaisseur de la coque et n le numéro de mode de vibration de la sphère.

Dans l’équation (II.2), nous remarquons l’existence de deux branches pour


l’expression de λ2n , soient (λm 2 c 2
n ) pour le signe positif (branche supérieure) et (λn ) pour le

signe négatif (branche inférieure). Lorsque n = 0, le mode de vibration est un mouvement


radial à symétrie centrale c.à.d. le mode de respiration radiale. Pour chaque valeur de n ≥ 1, il
existe deux modes de vibration qui correspond aux fréquences naturelles λm c
n et λn ,

respectivement. McIvor et Sonstegard [58] ont constaté que les modes de membrane sont
des modes associés à λm c
n , tandis que les modes associés à λn , sont des modes de

transformation de modes de membrane à des modes de flexion lorsque n augmente. Par


conséquent, les modes associées aux fréquences λm c
n et λn sont classés comme des modes de

membrane et modes composites respectivement.

La relation entre la fréquence naturelle f et la fréquence adimensionnelle λ est donnée par:

36
λ E
f = [ρ(1− υ2 )]1/2 II.3
2πa

E représente le module d’Young, ρ la densité volumique, υ le coefficient de poisson et a le


rayon moyen de la sphère.
La fréquence naturelle du mode de respiration radial est:
1 2E
f0 = [ρ(1− υ)]1/2 II.4
2πa

Et la fréquence naturelle du nième mode de vibration est:


λn E
fn = 2πa
[ρ(1− υ2 )]1/2 II.5

II.2 Vibrations non-axisymétriques


Dans une coquille sphérique complète, les modes non-axisymétriques sont les
vibrations dont les déplacements dépendent à la fois des coordonnées circonférentielles 𝜃 et
radiale r [56]. Silbiger [59] a étudié les modes non-axisymétriques de coquilles sphériques et
a proposé que les modes non-axisymétriques sont dégénérées, c.à.d. leurs fréquences sont
identiques aux fréquences correspondantes des modes axisymétriques. Il a démontré
analytiquement que les fonctions propres correspondant aux modes non-axisymétriques d'une
coquille sphérique sont dégénérées par les modes axisymétriques. Il a attribué cette
dégénérescence à la symétrie sphérique de la coquille.

En fait, pour tout entier n > 1, il existe un mode axisymétrique indépendant et 2n


modes non axisymétriques indépendants, donnés par m = 0 et m = 1, 2 ... n, respectivement,
correspondant aux nombres d'ondes m le long de l'équateur circonférentiel. Plus précisément,
2n + 1 modes linéairement indépendants peuvent être construits à partir du nième mode
axisymétrique dans chaque branche. Tous les autres modes de vibration, qui ont la même
fréquence du nième mode axisymétrique, sont des combinaisons linéaires de ces 2n + 1
modes indépendants [60].

Shah et al. [61] et Niordson [62] ont également proposé que les modes non
axisymétriques de degré n donnée peuvent être obtenus par superposition d'un certain nombre
de modes axisymétriques de degré n autour des différents axes.

Duffey et al. [53] [54] ont effectué des calculs par éléments finis pour examiner les
vibrations non axisymétriques de coquilles sphériques, y compris l'effet de flexion et de
cisaillement. Ils ont observé que, pour chaque valeur de n dans chaque branche, il existe 2n +
1 modes dans la vibration non axisymétriques, ce qui est précisément le nombre prédit par

37
Silbiger [63]. En plus, les mêmes auteurs ont montré que parmi les 2n + 1 modes pour
chaque n dans chaque branche, un représente le mode axisymétrique correspondant, et les
autres 2n modes sont des modes non axisymétriques dégénérés (Figure II.2).

Figure II. 2 : Formes de modes axisymétriques et non axisymétriques pour n=5, m=0 (mode axisymétrique) et
m=1, 2, 3, 4, 5 (modes non axisymétriques) dans la branche inférieure [60]

II.3 Approche numérique du capteur


Donc afin de déterminer les valeurs propres des fréquences de résonnance de notre
capteur sphérique, un calcul numérique a été effectué sous MATLAB à partir de l’équation 2
appliquée à notre capteur ayant les dimensions suivantes : rayon moyen (10.5 mm), épaisseur
(1 mm), coefficient de poisson (0.39), module d’Young (3300 MPa) et la densité volumique
(1190 Kg/m3 ).

38
Figure II. 3 : Fréquences de résonnance de notre coquille sphérique

La figure II. 3 montre les deux branches fréquentielles λm c


n et λn pour les dix premiers

modes de vibration. Comme le montre cette figure, la fréquence nulle associée à la branche
inférieure est le mode de corps rigide, tandis que la première fréquence sur la branche
supérieure (n = 0) correspond au mode fondamental (43.6 kHz).

Nous avons modélisé notre capteur sphérique par éléments finis, sous COMSOL
Multiphysics. La figure II.4 présente quelques formes modales avec les fréquences associées
obtenues numériquement par éléments finis.

39
Figure II. 4 : Quelques formes modales du résonateur sphérique

On remarque que les fréquences de résonnances obtenues par modélisation éléments


finis sont très proches des fréquences obtenues analytiquement (figure II.3).

II.4 Approche expérimental


Les études analytique et par éléments finis ont été effectuées sur une coquille
sphérique complète sans la présence de l’anneau piézoélectrique. Donc l’objectif de l’étude
expérimentale est de valider l’approche numérique et de déterminer les fréquences de
résonnance de notre capteur, et de démontrer que l’introduction de l’anneau dans le capteur
n’agit pas de manière significative sur les fréquences de résonnance. Dans ce cadre, la
résonnance du capteur a été étudiée en observant la variation de la partie réelle de
l’impédance électrique en fonction de la fréquence en utilisant un analyseur d’impédance
(Wayne Kerr 6520).

1000

800
Résistance (Ohm)

600

400

200

0
10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Fréquence (kHz)

Figure II. 5 : Représentation fréquentielle de la résistance électrique du capteur

40
La figure II.5 nous montre la variation de la résistance dans la bande fréquentielle
choisie (10 kHz - 100 kHz), l’allure de la courbe montre les modes de résonnance bien
séparées et qui sont en bonne concordance avec les résultats numériques issus de l’étude
analytique et par éléments finis (21 kHz, 33 kHz, 44 kHz et 55 kHz).

III. Modélisation de l’anneau piézoélectrique


La récupération d’énergie vibratoire par transduction piézoélectrique présente un
grand intérêt. Récemment, beaucoup de chercheurs [64, 65] ont travaillé sur le
développement des systèmes basés sur différents techniques de conversion. Dans notre cas, la
conversion d’énergie vibratoire en énergie électrique sera réalisée par l’intermédiaire d’un
anneau piézoélectrique subissant des contraintes et des déformations exercées par la coquille
sphérique excité par des vibrations extérieures. L’objectif de cette partie est de modéliser
l’anneau piézoélectrique selon ses deux principaux modes de vibration imposés : longitudinal
et radial.

III.1 Mode longitudinal


Considérons une tranche élémentaire de l’anneau d’épaisseur dz et de section A. Les
déplacements u et les forces F sont dans l’axe longitudinal (axe z) comme indiqué sur la
figure suivante [66] :

dz

F F + dF
z
A
u u + du
z z +dz

Figure II. 6 : Tranche élémentaire de l'anneau en oscillation longitudinale

Le principe fondamental de la dynamique (PFD) appliqué à ce volume élémentaire


nous donne:

∂2 u ∂F
ρ. A. dz = dz II.6
∂t2 ∂z

41
Les équations de la mécanique du solide d’un matériau passif sont:

F
T = c33 . S T =A S = ∂u/ ∂z II.7

La combinaison de ces équations donne:

∂2 u ∂2 u
ρ. ∂t2 = c33 . ∂z2 II.8

Avec ρ la masse volumique du PZ26 non passif et c33 le module de Young.

En utilisant la notation complexe de façon à séparer les variables u(z, t) = U(z)ejωt,


l’équation II.8 en mode harmonique devient:

∂2 U ρ
+ ω2 . c . U = 0 II.9
∂z2 33

Les solutions de cette équation sont données par:

U(z) = α. e−jkz + β. ejkz II.10

𝜌
Avec k = ω. √c le vecteur d’onde en m-1, α et β sont deux constantes à déterminer en
33

appliquant les conditions aux limites.

L’anneau est d’épaisseur L, les valeurs des coefficients α et β dépends des conditions
aux limites sur les faces de l’anneau et supposant que t = 0:

u̇ (0, 0) = v1 = jω (α + β) II.11

u̇ (L, 0) = v2 = jω (α. e−jkL + β. ejkL ) II.12

Ce qui donne:

v2 − v1 ejkL v2 + v1 e−jkL
α = et β =
2ωsin(kL) 2ωsin(kL)

Les forces aux extrémités de l’anneau sont calculées par:


(v1 + v2 ) kL
F(0) = F1 = Z [ + j tan ( 2 ) v1 ] II.13
jsin(kL)

(v1 + v2 ) kL
F(L) = F2 = Z [ + j tan ( 2 ) v2 ] II.14
jsin(kL)

Où Z est l’impédance acoustique de l’anneau, elle est exprimée en fonction de c33 et la


densité 𝜌 comme suit :

42
Z = F/u̇ = A. √c33 . 𝜌 II.15

De la même manière, si on prend en compte la piézoélectricité de l’anneau et en


utilisant l’expression de la contrainte en tenant compte des équations constitutives du
matériau piézoélectrique :

T = CD . S – h33 . D II.16
e2 e
Avec CD = c33 + et h33 = .
εs εs

Alors les deux forces se calculent en remplaçant T par T + h. D, ce qui donne le système
suivant :
(v1 + v2 ) kL
F1 − h33 DA = Z [ + j tan ( 2 ) v1 ] II.17
jsin(kL)

(v1 + v2 ) kL
F2 − h33 DA = Z [ + j tan ( 2 ) v2 ] II.18
jsin(kL)

Notons que le terme supplémentaire h33 DA représente une force notée F dû à la


contribution piézoélectrique. Nous pouvons alors transposer ce système d’équation selon un
modèle électromécanique qui se traduit par un schéma électromécanique donnée par la figure
suivante :

v1 v2
Z1 Z2

(v1 + v2)

Z3
F1 F2
-C0
I I’
h33C0
I’’
V Zint V’ F
2 C0

Figure II. 7 : Schéma électromécanique de l'anneau piézoélectrique en mode longitudinal

kL Z εs A
Avec Z1 = Z2 = jZ. tan ( 2 ), Z3 = −j et C0 = la capacité bloquée de
sin(kL) L

l’anneau.

43
La capacité C0 traduit la nature diélectrique de la structure. La capacité négative -C0
retranscrit, quant à elle, le champ de dépolarisation dû aux déformations apparaissant suivant
l’axe de polarisation.

III.1.1 Réponse analytique en tension


Le schéma électromécanique équivalent est formé de deux parties reliées par un
transformateur de rapport h33 C0 , une partie mécanique pure désignée par les forces
mécaniques F1 et F2 et les vitesses de déplacement v1 et v2 , une partie électrique à la sortie
du transformateur désignée par les tensions et les courants électriques générés V et I.

Ce schéma nous permet d’écrire :

F̅ + Z3 (v1 + v2 ) = F̅1 – Z1 v1 = F̅2 – Z2 v2 II.19

Pour un champ de force symétrique par rapport au plan de l’anneau piézoélectrique, on peut
supposer que F1 = F2 c.à.d. v1 = v2

Ce qui donne :

F̅1 = F̅ + (2Z3 + Z1 ) v1 II.20

La tension et l’intensité à la sortie du transformateur seront données par :

̅ = F̅/h33 . C0 et I’ = h33 . C0 (v1 + v2 ) = 2h33 C0 v1


V′ II.21

̅ et I = V
I’’ = I’ – I = jC0 ωV ̅/Zint II.22

D’où :

1 I’ 2h33
̅ (1 +
V ) = = v1 II.23
jC0 ω.Zint jC0 ω jω

L’impédance équivalente de la partie électrique est donné par :

−1 Zint
Zélec = + II.24
jC0 ω 1+ jC0 ω.Zint

̅ = Zélec . I’ ce qui donne la relation entre la force F et la vitesse v1 qui est de la forme
On a V′
suivante :

F̅ = 2h233 C0 2 Zélec . v1 II.25

L’équation II.20 donne :

44
F̅1 = (2h233 C0 2 . Zélec + 2Z3 + Z1 ) v1 II.26

Donc l’équation (II.23) devient de la forme :

1 2h33 1
̅ (1 +
V ) = F̅1 II.27
jC0 ω.Zint jω (2h233 C0 2 .Zélec + 2Z3 + Z1 )

̅ en fonction de la force F̅1 .


D’où la tension générée V

2h33 C0 .Zint
̅ =
V F̅1 II.28
(1 + jC0 ω.Zint )(2h233 C0 2 .Zélec + 2Z3 + Z1 )

III.1.2 Fréquence de résonance de l’anneau en vibration


longitudinale
Pour déterminer la fréquence de résonance du mode longitudinal, il faut mettre en
court-circuit les extrémités du modèle présenté par le schéma électromécanique. Donc ce qui
revient à annuler les charges mécaniques appliquées sur les deux faces de l’anneau
piézoélectrique, donc F1 = F2 = 0. Dans ce cas-là l’impédance électrique de l’anneau est
donnée par [67] :

kL
V 1 tan ( )
2
Z = = [1 – (K t ) . kL
2
] II.29
I jwC0 ( )
2

εs
Avec K t = h33 . √ le facteur de couplage pour les vibrations en épaisseur.
c33

L’équation de la fréquence de la résonance longitudinale pour l’anneau est obtenu


lorsque Z = 0, ce qui donne :
kL
tan ( )
2
1 – (K t ) . kL
2
= 0 II.30
( )
2

L’équation de la fréquence d’antirésonance est déterminée dans le cas où Z = ∞, donc


l’équation sera :
kL
tan ( 2 ) = ∞ II.31

Murimi Evan et Kihiu John [68] ont développé des formules analytiques afin de
déterminer les fréquences de résonnance d’un anneau pour plusieurs modes de vibration.
Pour le mode longitudinal la fréquence de résonance est donnée par la formule suivante :

45
1
flongitudinal = II.32
2L√ρ.s33

Pour valider le modèle théorique en équivalent électromécanique, nous avons mesuré


expérimentalement l’impédance électrique de l’anneau piézoélectrique par un analyseur
d’impédance électrique. Cet anneau ayant un rayon intérieur de 10 mm et son rayon extérieur
est de 11 mm avec une épaisseur de 1 mm. La figure II.8 montre les résultats obtenus
théoriquement et expérimentalement suivant la bande fréquentielle allant de 1 MHz jusqu’à 2
MHz, les deux allures montrent une bonne concordance entre les deux cas étudiés.

Figure II. 8 : Admittance de l'anneau piézoélectrique en mode d'épaisseur

Le tableau II.1 montre trois valeurs calculées par trois méthodes différentes : valeur
théorique à partir de notre circuit électromécanique équivalent et une valeur expérimentale,
comparées avec la fréquence obtenue par le travail de Murimi et Kihiu. Nous pouvons
remarquer une bonne concordance entre les trois méthodes utilisées.

[68] Théorique Expérimental

Fréquence (MHz) 1,7 1,48 1,42

Δ(%) 19,7 4,2

Tableau II. 1 : Fréquences théorique et expérimental de résonance de l’anneau en épaisseur

Où ∆ = |ft − fe |/fe avec ft et fe sont respectivement les fréquences théorique et


expérimental de résonances de l’anneau en mode longitudinal.
46
III.2 Mode radial
Afin d'obtenir les équations de mouvement, les équations constitutives de la
piézoélectricité sont écrites en coordonnées cylindriques [69]. Dans ce cas les variables sont
le rayon r, l’angle θ et la dimension axiale notée z (Figure II.9).

Figure II. 9 : L'anneau piézoélectrique en mode radial

En considérant un mouvement radial pur sans cisaillement, nous avons : uθ = 0

Les composantes du tenseur de déformation sont données par :


∂ur
Srr = Sr = II.33
∂r

ur
Sθθ = Sθ = II.34
r

∂uz
Szz = Sz = II.35
∂z

Avec Sαβ = 0 si α ≠ β

Les contraintes et le champ électrique en coordonnées cylindriques s’écrivent :

E ∂ur E ur E ∂uz
Tr = c11 + c12 + c13 − d31 Ez II.36
∂r r ∂z

E ∂ur E ur E ∂uz
Tθ = c12 + c11 + c13 − d31 Ez II.37
∂r r ∂z

E ∂ur E ur E ∂uz
Tz = c13 + c13 + c33 − d33 Ez II.38
∂r r ∂z

∂ur ur ∂uz
Dz = − d31 ( + ) − d33 + εT33 Ez II.39
∂r r ∂z

En régime harmoniques, les deux déplacements s’écrivent :

ur = Ur (r)ejωt II.40

47
uz = Uz (z)ejωt II.41

Et la loi de Newton conduit à l’équation du mouvement :

E ∂2 u 1 ∂ur ur
−ρω2 ur = c11 ( ∂r2r + − r2
) II.42
r ∂r

Dans cette équation on a :

E SE 1 SE
c11 = 2
11
E 2
= , avec υ12 = − 12
SE
11 − S11
SE 2
11 (1− υ12 ) SE
11

La solution générale est de la forme :


ωr ωr
ur = [A J1 ( v ) + B Y1 ( v )] ejωt II.43
r r

Avec J1 et Y1 sont les fonctions de Bessel d'ordre un du premier et deuxième type


respectivement.

L’anneau piézoélectrique d’épaisseur L, ayant respectivement a et b comme rayons


extérieur et intérieur, les conditions aux limites sont appliquées à l’anneau en r = a et r = b,
alors que le déplacement ur est donné par :

ur = [A J1 (αr) + B Y1 (αr)]ejωt II.44

ω cE
Avec α = , Vr = √ 11
Vr ρ

1 J1 (αb) vra + J1 (αa) vrb 1 Y1 (αb) vra + Y1 (αa) vrb


A = et B = −
jω J1 (αa)Y1 (αb) − J1 (αb)Y1 (αa) jω J1 (αa)Y1 (αb) − J1 (αb)Y1 (αa)

La contrainte radiale peut être obtenue par :

Tr (r) =
Y (αr)(1 − υ12 ) J (αr)(1 − υ12 )
J1 (αb)[αY0 (αr) − 1 ] − Y1 (αb)[αJ0 (αr) − 1 ]
r r
vra +
jω[J1 (αa)Y1 (αb) − J1 (αb)Y1 (αa)]SE 2
11 (1 − υ12 )

Y (αr)(1 − υ12 ) J (αr)(1 − υ12 )


J1 (αa)[αY0 (αr) − 1 ] − Y1 (αa)[αJ0 (αr) − 1 ] d31 Ez
vrb r r
− II.45
jω[J1 (αa)Y1 (αb) − J1 (αb)Y1 (αa)]SE 2
11 (1 − υ12 ) S11 + SE
E
12

D’après la figure II.9 on a, Fra = − Tr (a)Sa et Frb = − Tr (b)Sb

Avec Sa = 2πaL et Sb = 2πbL

Ce qui donne :

48
−Fra =
ρvr Sa J1 (αb)Y0 (αa) − Y1 (αb)J0 (αa) ρvr Sa (1 − υ12 )
vra + vra +
j J1 (αa)Y1 (αb) − J1 (αb)Y1 (αa) j αa
ρvr Sa J1 (αa)Y0 (αa) − Y1 (αa)J0 (αa) 2πad31 Ez L
vrb − II.46
j J1 (αa)Y1 (αb) − J1 (αb)Y1 (αa) SE E
11 + S12

−Frb =
ρvr Sb J1 (αa)Y0 (αb) + Y1 (αa)J0 (αb) ρvr Sb (1 – υ12 )
vrb − vrb +
j J1 (αa)Y1 (αb) – J1 (αb)Y1 (αa) j αb
ρvr Sb J1 (αb)Y0 (αb) + Y1 (αb)J0 (αb) 2πbd31 Ez L
vra − II.47
j J1 (αa)Y1 (αb) – J1 (αb)Y1 (αa) SE E
11 + S12

′ ′
Posant, V = Ez L, Zra = ρvr Sa , Zrb = ρvr Sb , Fra = Fra /2πa et Frb = Frb /2πb

Donc

′ Zra vra Y1 (αb)J0 (αa) − J1 (αb)Y0 (αa) (1 − υ12 ) Zra vrb Y1 (αa)J0 (αa) − J1 (αa)Y0 (αa)
Fra = [
j 2πa J1 (αa)Y1 (αb) − J1 (αb)Y1 (αa)
− ] + j 2πa J1 (αa)Y1 (αb) − J1 (αb)Y1 (αa)
+
αa
d31
V II.48
SE E
11 + S12

′ Zrb vrb Y1 (αa)J0 (αb) − J1 (αa)Y0 (αb) (1 − υ12 ) Zrb vra Y1 (αb)J0 (αb) − J1 (αb)Y0 (αb)
Frb = [ + ]+ +
j 2πb J1 (αa)Y1 (αb) − J1 (αb)Y1 (αa) αb j 2πb J1 (αa)Y1 (αb) − J1 (αb)Y1 (αa)
d31
V II.49
SE E
11 + S12

2 2

De plus, vra = v , v′ = v
παb ra rb παa rb

′′ π2 (αb)2 Zra Y1 (αb)J0 (αa) – J1 (αb)Y0 (αa) (1 – υ12 ) ′ παbZra 1 ′


Fra = [J − ] vra +j vrb +
4j 1 (αa)Y1 (αb) – J1 (αb)Y1 (αa) αa 2 J1 (αa)Y1 (αb) – J1 (αb)Y1 (αa)

N31 V II.50

′′ π2 (αa)2 Zrb Y1 (αa)J0 (αb) – J1 (αa)Y0(αb) (1 – υ12 ) ′ παaZrb 1 ′


Frb = 4j
[ J (αa)Y (αb) – J (αb)Y (αa) + αb
] vrb +j 2 J1 (αa)Y1 (αb) – J1 (αb)Y1 (αa)
vra +
1 1 1 1

N31 V II.51

′′ ′′ ′ d31
Dans ces deux équations, Fra = (π2 αab) Fra

, Frb = (π2 αab) Frb et N31 = π2 αab SE E .
11 + S12

N31 : Le facteur de couplage électromécanique de l’anneau piézoélectrique en vibration


radiale.

On peut réécrire de nouveau :

′′ ′ ′
Fra = (Z2 + Z3 ) vra + Z3 vrb + N31 V II.52

′′ ′ ′
Frb = (Z1 + Z3 ) vrb + Z3 vra + N31 V II.53

49
Les expressions des trois impédances sont données par :

π2 (αa)2 Zrb Y1 (αa)J0 (αb) − J1 (αa)Y0 (αb) (1 − υ12 ) παaZrb 1


Z1 = [J + ] − j II.54
4j 1 (αa)Y1 (αb) − J1 (αb)Y1 (αa) αb 2 J1 (αa)Y1 (αb) − J1 (αb)Y1 (αa)

π2 (αb)2 Zra Y1 (αb)J0 (αa) − J1 (αb)Y0 (αa) (1 − υ12 ) παbZra 1


Z2 = [J − ] − j II.55
4j 1 (αa)Y1 (αb) − J1 (αb)Y1 (αa) αa 2 J1 (αa)Y1 (αb) − J1 (αb)Y1 (αa)

παaZrb 1 παbZra 1
Z3 = j 2 J1 (αa)Y1 (αb) − J1 (αb)Y1 (αa)
= j 2 J1 (αa)Y1 (αb) − J1 (αb)Y1 (αa)
II.56

Le schéma électrique équivalent de l’anneau piézoélectrique en mode radial sera de la forme


suivante :

vrb ′
vra
Z1 Z2
′ ′
(vra + vrb )

′′ Z3 ′′
Frb Fra

I I’
N31 : 1
I’’
V Zint V’ Fr
2 C0r

Figure II. 10 : Schéma électromécanique de l'anneau piézoélectrique en mode radial

εT
33 A 2d231
Avec C0r = [1 − ] la capacité bloquée de l’anneau en mode radial.
L εT E E
33 (s11 + s12 )

III.2.1 Réponse analytique en tension


De même que pour le mode longitudinal, le schéma électromécanique pour le mode
radial est formé de deux parties reliées par un transformateur de rapport N31 , une partie
′′ ′′
mécanique pure désignée par les forces mécaniques Fra et Frb et les vitesses de déplacement
′ ′
vra et vrb , et une partie électrique à la sortie du transformateur désignée par les tensions et
les courants électriques générés.

A partir du schéma électromécanique on peut écrire :

F̅r + Z3 (vra
′ ′
+ vrb ̅̅̅rb – Z1 v ′ = F′′
) = F′′ ̅̅̅ra – Z2 vra

II.57
rb

′ ′
Toujours pour un champ de vitesse symétrique par rapport à l’anneau on a vra = vrb .

On aura donc :

50
̅̅̅ra = F̅r + (2Z3 + Z2 ) vra
F′′ ′
II.58

La tension et l’intensité à la sortie du transformateur de rapport N31 sont données par :

̅ = F̅r /N31 et I’ = N31 (vra


V′ ′ ′
+ vrb ′
) = 2N31 vra II.59

̅/Z(C0r ) = jC0r ωV
I’’ = I’ – I = V ̅ et I = V
̅/Zint II.60

Alors on trouve :
1 I’ 2N31 ′
̅ (1 +
V ) = = v II.61
jC0r ω.Zint jC0r ω jC0r ω ra

L’impédance équivalente de la partie électrique est donnée par :


Zint
Zélec = II.62
1+ jC0r ω.Zint

̅ = Zélec . I’ ce qui donne la relation entre la force radiale F̅r et la vitesse vra
On a V′ ′
qui est
de la forme :

F̅r = 2N31
2 ′
. Zélec . vra II.63

̅̅̅ra = (2N31 2 . Zélec + 2Z3 + Z2 ) vra


Alors F′′ ′

L’équation II.61 donne :


1 2N31 1 ̅̅̅ra
̅ (1 +
V ) = F′′ II.64
jC0r ω.Zint jC0r ω (2N231 .Zélec + 2Z3 + Z2 )

D’où la tension radiale générée en fonction de la force extérieure.

2N31 .Zint ̅̅̅ra


̅ =
V F′′ II.65
(1 + jC0r ω.Zint )(2N231 .Zélec + 2Z3 + Z2 )

III.2.2 Fréquence de résonance de l’anneau en vibration


radiale
De la même manière que pour le mode longitudinal, lorsque les deux faces intérieure
et extérieure de l’anneau piézoélectrique sont exemptes de forces extérieures, l’admittance
électrique de l’anneau en mode radial est donnée par l’expression suivante [69] :

jwεT
33 S 2 [aJ1 (αa) − bJ1 (αb)][Y(b) − Y(a)]+ [aY1 (αa) − bY1 (αb)][J(a) − J(b)]
Y= L
× [1 − K 2p + K 2p a2 −b2 ] ×
J(a)Y(b) − J(b)Y(a)
II.66

51
2d231
Avec K 2p = le facteur de couplage électromécanique pour le mode radial, J(x) et
ε33 (SE
T E
11 + S12 )

Y(x) sont deux fonctions données par :

−αJ2 (αx)( 1 − υ12 )


J(x) = + αJ0 (αx) II.67
1+ υ12

−αY2 (αx)( 1 − υ12 )


Y(x) = + αY0 (αx) II.68
1+ υ12

La fréquence de résonnance est obtenue dans le cas où l’admittance électrique est infinie,
donc l’équation donnant la fréquence de la résonance radiale sera donnée par :

J(a)Y(b) − J(b)Y(a) = 0 II.69

Dans le cas où l’admittance est nulle, on obtient l’équation de la fréquence d’antirésonance


radiale donné par :
2 [aJ1 (αa) − bJ1 (αb)][Y(b) − Y(a)]+ [aY1 (αa) − bY1 (αb)][J(a) − J(b)]
[1 − K 2p + K 2p a2 −b2 ] × = 0 II.70
J(a)Y(b) − J(b)Y(a)

Egalement, selon Murimi Evan et Kihiu John [68] la fréquence de résonance radiale
d’un anneau piézoélectrique est donnée par :
1
fradiale = II.71
2(a+b)√ρ.s11

L’impédance de l’anneau piézoélectrique a été mesurée avec l’analyseur d’impédance


électrique dans la même bande fréquentielle que celle utilisée théoriquement. La figure II.11
montre une comparaison entre les deux allures expérimental et analytique, la fréquence de
résonnance de l’anneau en vibration radiale est de l’ordre de 48 kHz.

52
Figure II. 11 : Admittance de l'anneau en vibration radiale

Le tableau II.2 dresse une comparaison des résultats fréquentielle, analytiques,


expérimentales et qui sont en bonne concordance avec ceux trouvés par Murimi et Kihiu.

[68] Théorique Expérimental

Fréquence (MHz) 0,048 0,045 0,048

Δ(%) 0 6,2

Tableau II. 2 : Fréquences théorique et expérimentale de la résonance radiale de l’anneau

III.3 Charge due au circuit d’extraction d’énergie


Les deux circuits électromécaniques équivalents pour les deux modes de vibration
sont complétés par une impédance de charge (Zint ) du circuit de traitement de l’énergie
récupérée. Pour tenir compte de cet effet de charge, la puissance a été calculée en fonction de
l’impédance de charge du circuit d’extraction d’énergie pour les deux modes de vibration
radial et longitudinal. La figure II.12 montre les résultats obtenus dans les deux cas, les
impédances de charges optimales obtenues sont présentées dans le tableau suivant :

Mode Radial Longitudinal


𝐙𝐢𝐧𝐭 (kΩ) 24 28
Puissance (µW) 44 14

Tableau II. 3 : Impédances internes pour les deux modes de vibration et la puissance correspondante

53
La puissance pour le mode radial (Figure II.12.a) atteint une valeur maximale pour
Zint = 24 kΩ, tandis que la puissance pour le mode longitudinal a obtenu son maximum à Zint
= 28 kΩ (Figure II.12.b). Ces valeurs optimales de charge permettront une récupération de
puissance maximale pour les deux modes de vibration.

0.045 0.014

0.04
0.012

0.035
0.01
0.03
Puissance (mW)

Puissance (mW)
0.025 0.008

0.02 0.006

0.015
0.004
0.01

0.002
0.005

0 0
0 50 100 150 200 250 300 0 50 100 150 200 250 300
Zint (kOhm) Zint (kOhm)

(a) (b)
Figure II. 12 : Puissances modélisées en fonction de l’impédance interne

Vu que la puissance radiale est plus élevée que la puissance longitudinale et que le
mode radial donne la tension la plus élevée par comparaison avec le mode longitudinal, nous
utiliserons l’impédance de charge optimale de 24 kΩ pour déterminer la tension totale
récupérée par la réunion des deux modes de vibration. L’allure de la puissance totale
récupérée après l’assemblage des deux modes de vibration est donné par la figure II.13, cette
puissance atteint une valeur maximale de 58 µW pour une impédance de charge optimale
Zint ≈ 25 kΩ. La puissance totale est divisée entre le mode d’épaisseur (14 µW) et le mode
radial (44 µW). Le niveau de la puissance récupérée est suffisant pour alimenter des
électroniques et des processeurs à faible consommation.

54
0.06

0.05

0.04

Power (mW)
0.03

0.02

0.01

0
0 1 2 3 4 5 6
Zint (Ohm) 4
x 10

Figure II. 13 : Puissance totale récupérée en fonction de 𝐙𝐢𝐧𝐭 et de la fréquence

IV. Modèle analytique de la récupération


d’énergie
IV.1 Champ de forces appliqué sur l’anneau
Lors de l’utilisation de notre capteur dans un produit en écoulement ou dans un
mélanger, la sphère se déforme sous l’action des contraintes produites par le produit. Cette
contrainte est transmise par le biais de la structure à l’anneau piézoélectrique. Pour calculer le
champ de forces appliqué sur l’anneau, un modèle éléments finis a été construit sous
COMSOL Multiphysics (Figure II.14).

Figure II. 14 : Maillage du modèle MEF

A l’aide du COMSOL, ce modèle permet de coupler facilement trois approches:


acoustique, mécanique et la conversion piézoélectrique par l’intermédiaire de trois
modules "Pressure Acoustics", "Solid Mechanics" et "Electrostatics".

55
Les deux tableaux II.4 et II.5 montrent les paramètres du plexiglas et du PZ26
utilisées durant les simulations.

Module d’élasticité E (MPa) Coefficient du Poisson 𝛎 Densité 𝛒 (kg/𝐦𝟑 )

3300 0.39 1190

Tableau II. 4 : Paramètres du plexiglas utilisés dans la simulation de la coque sphérique

𝛆𝟎 (F/m) 𝛆𝐬𝟑𝟑/𝛆𝟎 𝛆𝐓𝟑𝟑/𝛆𝟎 𝛒(kg/𝐦𝟑 ) 𝐡𝟑𝟑(V/m) 𝐞𝟑𝟑(C/𝐦𝟐 )

8.85 10−12 700 1300 7700 23.7 108 14.7

𝐃 𝐄 𝐃 𝐄 𝐄
𝐝𝟑𝟏(C/N) 𝐜𝟑𝟑 (N/𝐦𝟐 ) 𝐜𝟏𝟏 (N/𝐦𝟐 ) 𝐬𝟑𝟑 (𝐦𝟐 /N) 𝐬𝟏𝟏 (𝐦𝟐 /N) 𝐬𝟏𝟐 (𝐦𝟐 /N)

-130 10−12 9.56 1010 7.7 1010 11 10−12 13 10−12 -4.35 10−12

Tableau II. 5 : Paramètres du PZ26 utilisés dans la simulation de l’anneau piézoélectrique

A partir de ce modèle nous avons déterminé la pression acoustique par unité de


surface appliquée dans le plan de l’anneau piézoélectrique en fonction de la fréquence.
L’intégration de cette pression sur toute la surface de l’anneau donne la force appliquée sur
les faces de l’anneau piézoélectrique placé à la jonction des deux demi sphères (Figure II.15).

3.5

2.5
Force (N)

1.5

0.5

0
10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60
Fréquence (kHz)

Figure II. 15 : Force appliquée dans le plan de l’anneau

La figure II.15 montre l’allure du champ de force exercée sur l’anneau dans la bande
fréquentielle comprise entre 10 et 60 kHz. Nous pouvons remarquer que les propriétés
électromécaniques de l’anneau dépendent largement des fréquences de résonnance de la
sphère. Cette force est ensuite utilisée comme une donnée d’entrée pour les deux modèles

56
électromécaniques de l’anneau piézoélectrique. La figure II.16 présente les deux réponses en
tension pour les deux modes de vibration, la tension radiale est plus importante que celle du
mode d’épaisseur.

Figure II. 16 : Réponses en tension longitudinale et radiale

IV.2 Modèle analytique proposé


L’objectif de la modélisation théorique est l’assemblage des deux schémas
électromécaniques correspondant aux deux modes de vibration de façon à simuler l’énergie
totale récupérée traitée par une électronique spécifique et stockée dans un condensateur ou
une batterie (Figure II.17).

Figure II. 17 : Modèle théorique de simulation two-mode

Ce modèle ayant une entrée mécanique pure désignée par les forces mécaniques
exercées sur l’anneau piézoélectrique du transducteur sphérique, ces forces sont décrites dans
IV.1. Ce modèle analytique donne en sortie les grandeurs électriques tension et courant
totales générées par les deux schémas électromécaniques. Donc pour déterminer la tension
totale récupérée, il faut modéliser les deux modes de vibration en utilisant la même
impédance de charge interne. Nous avons proposé d’utiliser l’impédance optimale pour le

57
mode radial (25 kΩ) car ce dernier génère la plus haute tension. Alors la tension totale
produite par notre modèle théorique est la somme de deux tensions données par les deux
modes de vibration.

D’après la figure II.17 on a :

Itotale = Ilongitudinale + Iradiale II.72

Vtotale Vlongitudinale Vradiale


= + II.73
Zint Zint Zint

Ce qui donne :

Vtotale = Vlongitudinale + Vradiale II.74

Un script Matlab a été mis en point afin d’implémenter cette procédure, et de calculer
la réponse totale en tension de notre modèle proposé dans une bande de fréquence allant de
10 kHz jusqu’à 60 kHz (voir annexe C). Les résultats obtenus sont présentés dans la figure
II.18 :

0.5

0.4
Tension (V)

0.3

0.2

0.1

0
10 15 20 25 30 35 40
Fréquence (kHz)

Figure II. 18 : Réponse analytique en tension de notre modèle théorique

Comme le montre l’allure de cette figure, le niveau de la tension totale récupérée est
inférieur par rapport au niveau de la tension générée par chaque mode de vibration
séparément. En effet, les deux tensions radiale et longitudinale sont des tensions complexes
(des parties positives et des parties négatives), du coup lors de la sommation de ces deux
tensions l’amplitude va changer. Par conséquence, l’ordre de grandeur de la réponse totale en
tension a été diminué sur les fréquences de résonance de la capsule sphérique. En réalité, la

58
vraie réponse en tension du modèle analytique correspond à la tension générée par les deux
modes de vibration assemblés et non pas à un seul mode de vibration.

V. Modélisation éléments finis


Le concept analytique a été consolidé par un modèle de récupération d’énergie
vibratoire basé sur une méthode des éléments finis (MEF). En effet, ce modèle MEF permet
de vérifier le modèle analytique de conversion piézoélectrique en fournissant la réponse en
tension de notre transducteur sphérique.

Le modèle MEF facilite le couplage de l’approche électrique avec l’approche


mécanique à l’aide du module "Piezoelectric Devices" qui prend en compte les propriétés des
matériaux piézoélectriques et donne en sortie les grandeurs mécaniques et électriques
associées. Il est divisé en trois modules couplés: "Pressure Acoustics" désigné par un cylindre
remplit d’eau, "Solid Mechanics" correspondant aux deux demi-sphères en plexiglas et le
troisième module "Electrostatics" correspond à l’anneau piézoélectrique pour déterminer les
grandeurs électriques en sortie (Figure II.14).

Figure II. 19 : Maillage du capteur montrant la zone de l'anneau

Un maillage a été choisi avec des éléments tétraédriques en fonction de la zone traitée
et celui-ci a été raffiné dans la zone de l’anneau piézoélectrique comme montré sur la figure
II.19.

Le niveau de la pression acoustique de l’eau a été estimé à une amplitude de 20 kPa


selon les trois directions de l’espace. Ensuite, la pression acoustique est appliquée sur les
faces extérieures de la sphère, la figure II.20 montre les déformations de la sphère sous
l’action de la pression acoustique pour deux fréquences différentes.

59
Figure II. 20 : Déformation de la sphère sous l'action de la pression acoustique

Les résultats de simulation obtenus par la méthode aux éléments finis sont comparés
avec les résultats analytiques. Il s’agit donc ici de vérifier que ces deux modèles produisent
des réponses identiques en tension dans la gamme fréquentielle choisie. La figure II.21
montre que le comportement et l’ordre de grandeur des deux réponses en tension sont en
bonne concordance. En conclusion, les résultats des deux modèles : analytique et éléments
finis montrent que la valeur de la quantité énergétique récupérée est au maximum autour de la
résonnance, soit autour de fréquences modales 21 et 35 kHz.

0.5 Eléments finis


Circuits électromécaniques

0.4
Tension (V)

0.3

0.2

0.1

0
10 15 20 25 30 35 40
Fréquence (kHz)

Figure II. 21 : Réponses en tension simulation-MEF/analytique

VI. Conclusion
L’objectif de ce chapitre était de déterminer les fréquences de résonnance de notre
capteur sphérique et le développement des modèles pour la récupération d’énergie vibratoire
afin d’assurer l’autonomie énergétique de ce capteur. Quatre parties ont été abordées :

60
En premier temps, nous avons déterminé les fréquences de résonnance de notre
capsule sphérique analytiquement et ensuite une validation de ces fréquences par
modélisation des éléments finis en utilisant le logiciel Comsol Multiphysics. La deuxième
partie a porté sur la modélisation dynamique de l’anneau piézoélectrique, selon ces deux
principaux modes de vibration: longitudinal et radial. Après une description des équations
mathématiques pour chaque mode, un circuit électromécanique équivalent a été établit
associant à la fois les composantes électriques et mécaniques. La réponse en tension est
déterminée analytiquement en fonction de la force mécanique d’entrée appliquée sur l’anneau
et en fonction de différents paramètres du circuit équivalent.

Pour la troisième partie, nous avons développé un modèle analytique de la


récupération d’énergie vibratoire servant à l’assemblage des deux circuits électromécaniques
équivalents pour les deux modes de vibration et ensuite nous avons déterminé la réponse
totale en tension. Finalement, dans la dernière étape nous avons développé de nouveau un
modèle éléments finis pour vérifier et valider notre modèle théorique proposé. Le modèle
MEF a fourni une réponse en tension semblable et dans le même ordre de grandeur par
comparaison avec les résultats analytiques.

61
Chapitre III : Caractérisation
expérimentale de la
récupération d’énergie
vibratoire à l’aide d’un
capteur sphérique
I. Introduction ................................................................................................................................. 63
II. Champs de rayonnement et directivité du capteur sphérique .............................................. 63
III. Champ d’émission du transducteur et de la sonotrode ....................................................... 67
IV. Etude expérimentale de la récupération d’énergie vibratoire ............................................ 69
IV.1. Résonances de la sphère dans un fluide .................................................................. 69
IV.2 Dispositif expérimental ............................................................................................ 70
IV.2.1 Atténuation de l’onde acoustique dans l’eau ..................................................... 71
IV.2.2 Problème des bulles d’air................................................................................... 72
IV.2.3 Balayage en coordonnée transversale à distance constante ............................... 74
IV.2.4 Balayage en profondeur à distance constante .................................................... 75
IV.2.5 Influence de l’angle de rotation à distance constante ........................................ 76
IV.2.5.1 Directivité.................................................................................................... 78
IV.2.6 Mesures de la pression acoustique ..................................................................... 79
IV.2.6.1 Mesures par hydrophone ............................................................................. 79
IV.2.6.2 Coefficients de conversion d’énergie .......................................................... 82
V. Conclusion ................................................................................................................................. 83

62
I. Introduction
Dans le deuxième chapitre nous avons développé un modèle analytique pour la
récupération d’énergie vibratoire, ce modèle qui sert à modéliser le capteur selon deux
principaux modes de vibrations : longitudinal et radial. Ensuite ce modèle analytique a été
validé par un autre modèle de simulation éléments finis effectué avec COMSOL
Multiphysics, les deux modèles ont donnés des réponses en tension très similaires.

Dans ce chapitre nous étudions la caractérisation expérimentale d’une réalisation


particulière de capteur. L’objectif de cette étude est l’identification des différents paramètres
qui affectent la capacité et l’efficacité de ce récupérateur d’énergie. Le but de ce chapitre est
donc la réalisation et la validation expérimentale de la technique de récupération d’énergie
vibratoire.

Il est composé de trois parties :

1) Une étude expérimentale pour déterminer les déplacements et les diagrammes de


directivité de la sphère. Cette étude a été effectuée en mettant en place une installation
expérimentale de vibromètrie Laser.

2) Une étude expérimentale pour déterminer les champs d’émission des deux sources
acoustiques qu’on a utilité dans notre travail expérimental: une sonotrode et un transducteur
de type tonpilz qui assurent un maximum de puissance à basse fréquence.

3) Une étude détaillée de la faisabilité de la méthode de récupération d’énergie vibratoire.


Dans cette partie une description de la manipulation expérimentale mise en place sera
détaillée en tenant compte de plusieurs facteurs entre autres l’atténuation, l’influence de la
profondeur et de l’angle de rotation sur l’ordre de grandeur de la tension récupérée.
Finalement une mesure de la pression acoustique par hydrophone, compte tenu de cette
démarche afin de déterminer les coefficients de conversion de la récupération d’énergie quel
que soit sa position de l’espace considérée.

II. Champs de rayonnement et directivité du


capteur sphérique
Dans un premier temps, la réponse fréquentielle et les diagrammes de directivité ont
été mesurés pour un transducteur sphérique réel avec une technique de Vibromètrie Laser

63
Doppler (VLD). Comme la coque externe du transducteur est en plexiglass, il a été nécessaire
de recouvrir la zone de mesure avec le ruban adhésif rétro-réfléchissant. Compte tenu de la
configuration de la mesure (vibrations radiales) et de la plage fréquentielle d'excitation
relativement faible (dizaines de kilohertz, longueur d’onde acoustique λ > 10 mm, pour la
vitesse des ondes acoustiques dans le plexiglass c = 2700 m/s [70]), une telle préparation de
surface n'a pas affecté les résultats de mesure.

Afin d’obtenir les diagrammes de directivité, le balayage a été effectué sur un demi-
cercle sur la sphère, ayant le même centre et situé dans le plan Z perpendiculaire à l’anneau
piézoélectrique (plan Oxy). La répartition du champ acoustique sur l'autre demi-cercle de la
section est supposée la même pour des raisons de symétrie.

Le schéma III.1 illustre l'installation expérimentale, le transducteur sphérique a été


monté sur une plaque tournante fournissant un positionnement angulaire dans un plan
horizontal. Le VLD a été réalisé avec le vibromètre Polytec OFV-552 connecté au contrôleur
OFV-5000. Deux décodeurs était disponibles : un de vitesse (VD-09) et l’autre de
déplacement (DD-300), le décodeur de vitesse VD-09 a été utilisé parce qu’il est plus
sensible que celui de déplacement.

Figure III. 1 : Schéma expérimental du VLD

Le signal décodé est dirigé vers un oscilloscope (LeCroy 44Xi) et transmis à


l'ordinateur (PC) pour une analyse ultérieure. L'excitation est fournie par un générateur
Agilent 33220A. L'amplitude maximale de l’émission a été réglée à 20 Vpp. Le générateur
est contrôlé, via GPIB, par l'ordinateur et émet un signal sinusoïdal d’une dizaine de cycles
pour chaque fréquence d’analyse. La figure III.2 montre un exemple d’un signal temporel
affiché sur l’oscilloscope pour une fréquence quelconque pendant les mesures. Ce signal est
découpé en quatre parties: un délai de 5,15.10-5 s, deux bordures de 1,14.10-4 s et le signal

64
utile extrait de 1,7.10-4 s. Notons que le délai est proportionnel à la distance de mesure, c.à.d.
la distance séparant la position du laser et la surface de la sphère. Une fenêtre temporelle a été
appliquée sur le signal pour isoler la partie utile à analyser.

Bordures Bordures
0.2

Extraction
0.1

Delais
Tension (V)

0.0

-0.1

-0.2

-0.3
0.0000 0.0002 0.0004 0.0006 0.0008
Temps (s)

Figure III. 2 : Signal temporel pour une fréquence quelconque

Le signal provenant du vibromètre a été représenté au domaine fréquentiel et


l'amplitude correspondant à la fréquence d'analyse a été mesurée en unités de tension
électrique. A partir des décodeurs on peut remonter aux déplacements de la surface, les
résultats rapportés ci-dessous correspondent à des mesures effectuées avec 4° de résolution
angulaire et balayage de fréquence de 17 à 70 kHz avec un pas fréquentiel de 1 kHz.

0° 21 kHz 0° 31 kHz
30° -30° 30° -30°

60° -60° 60° -60°

90° -90° 90° -90°


0
5
10
15
20
25
30
35
40

0
5
10
15
20
25
30
35
40

nm nm

0° 33 kHz 0° 44 kHz
30° -30° 30° -30°

60° -60° 60° -60°

90° -90° 90° -90°


nm
0
5
10
15
20
25
30
35
40

0
5
10
15
20
25
30
35
40

nm

Figure III. 3 : Directivité de la sphère pour quelques fréquences

65
Cette figure montre le diagramme de directivité du capteur sphérique pour les modes
de résonnances. Le facteur de directivité est une fonction de l’angle polaire d’orientation θ.
La figure III.3 montre un lobe principal à θ = 0° dont la largeur diminue lorsque la fréquence
augmente. Des lobes secondaires apparaissant aux fréquences les plus hautes, ce qui mène à
l’idée que les rayonnements maximaux du transducteur seront dans la direction
perpendiculaire à l’anneau piézoélectrique.

La figure III.4 montre les allures de déplacements de la relevée de trois positions


différentes sur le sommet de la sphère. Les maximums de déplacements sont obtenus aux
fréquences de résonnance de la capsule sphérique déjà obtenues avec l’analyseur
d’impédance (chapitre 2).

Figure III. 4 : Déplacements de la surface du capteur

Les résultats présentés sur la figure III.5 correspondent aux déplacements totaux de la
surface de la sphère en fonction de la fréquence et de l’angle de rotation de la sphère. Cette
figure montre que les déplacements sont maximaux à 0°, c’est à dire sur le sommet de la
sphère (mode élongation) dans la direction perpendiculaire à l’anneau piézoélectrique pour
les trois fréquences de résonance.

66
Figure III. 5 : Déplacements de la sphère en fonction de la fréquence et l’angle

III. Champ d’émission du transducteur et de la


sonotrode
La production des ondes ultrasonores se fait par l’intermédiaire des transducteurs
piézoélectriques qui sont capables de transformer l’énergie électrique reçue en énergie
mécanique en créant des vibrations mécaniques dans un milieu liquide. Les ultrasons sont
créés par les vibrations des éléments piézoélectriques constituant le transducteur, en réponse
à une excitation électrique fournie par un générateur.

Dans la partie expérimentale, deux types des émetteurs ultrasoniques ont été utilisé:
un transducteur et une sonotrode ayant le même diamètre de 4 cm et dont la zone de champ
proche est de l’ordre de 16 mm pour une fréquence de 60 kHz. Lors de l’utilisation de ces
deux sources acoustiques, il est nécessaire de connaitre leurs champs d’émission avant
l’utilisation pour exciter le capteur sphérique. L’objectif de cette étude est de séparer les
fréquences de résonnance de ces deux sources par rapport à la sphère, dont le but de voir la
réaction de la sphère et les tensions récupérées sur ses propres fréquences de résonnance et
non pas sur les fréquences imposées par les émetteurs.

Pour déterminer les champs d’émission et les fréquences de résonnance de ces deux
types de transducteurs, nous avons utilisés deux méthodes: la première avec un analyseur
d’impédance en traçant la résistance de l’impédance électrique pour les deux sources
acoustiques en fonction de la fréquence, la deuxième avec la technique de la vibromètrie laser
à l’effet Doppler en caractérisant les déplacements des surfaces émettrices pour les deux
émetteurs.

67
1) Analyseur d’impédance

Les fréquences de résonnances de la sonotrode et du transducteur sont déterminées


premièrement avec un analyseur d’impédance (Wayne Kerr 6520). La figure III.6 montre la
variation de la résistance de l’impédance électrique pour les deux sources acoustiques
étudiées dans la gamme fréquentielle 10-60 kHz qui correspond à leurs bandes passantes.
Comme montré, le spectre de la sonotrode atteint des maxima autour des fréquences 20 kHz,
33 kHz et 57 kHz, tandis que pour le transducteur son allure a une forte amplitude sur 33 kHz
et une petite résonnance non négligeable sur 55 kHz.

1000
1200

800
1000
Résistance (Ohm)

Résistance (Ohm)
600 800

600
400

400

200
200

0 0
10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60
Fréquence (kHz) Fréquence (kHz)

(a) (b)
Figure III. 6 : Fréquences de résonnance pour sonotrode (a) et transducteur (b)

2) Technique de vibromètre laser

En utilisant la même installation expérimentale de la technique de vibromètrie (VLD)


pour le même mode opératoire détaillé dans la partie II de ce chapitre, nous avons déterminé
les champs d’émission pour les deux sources acoustiques.

500
300
450
Point 1 Point 1
Point 2 400 Point 2
250 Point 3 Point 3
350
Déplacement (nm)

Déplacement (nm)

200 300

250
150
200

100 150

100
50
50

0 0
10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60
Fréquence (kHz) Fréquence (kHz)

(a) (b)
Figure III. 7 : Champs de déplacement pour sonotrode (a) et transducteur (b)

68
La figure III.7 montre les résultats obtenus par les deux transducteurs sur une
moyenne de mesures pour trois points différents pris sur les deux surfaces émettrices. Le
spectre du sonotrode atteint un maximum autour des fréquences de résonnance (20 et 33
kHz). D’autre part, le champ d’émission du transducteur atteint son maximum sur 28 kHz et
une faible résonnance à 55 kHz. Nous avons remarqué que le transducteur est plus puissant
que la sonotrode ce qui aura un impact sur l’ordre de grandeur de la tension récupérée.

IV. Etude expérimentale de la récupération


d’énergie vibratoire
IV.1 Résonances de la sphère dans un fluide
Pour étudier la récupération d’énergie vibratoire, il est nécessaire de visualiser l’effet
de la pression hydrostatique de l’eau sur les fréquences de résonnance. Le capteur est placé
dans un grand aquarium (de dimensions 1.2×1.2×0.6 m) remplit d’eau, nous avons relevé la
variation de la résistance de l’impédance électrique du capteur en fonction de la fréquence par
l’analyseur d’impédance Wayne Kerr 6520. La figure III.8 montre les résultats obtenus
comparés avec les résultats issus d’une mesure où la sphère est placée à l’air libre. Pour la
plage fréquentielle choisie entre 10 kHz et 60 kHz, les deux courbes affichent quatre modes
de résonance bien séparés.

1200

1000
Air
Eau
Résistance (Ohm)

800

600

400

200

0
10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60
Fréquence (kHz)

Figure III. 8 : Résonnance du capteur sphérique dans l’air et dans l’eau

A partir de ces résultats nous remarquons que la mise sous contraintes de la sphère
dans l’eau fait apparaitre des modifications sur les amplitudes des modes de résonance. De
plus, un décalage des résonances vers les basses fréquences a été observé. Les fréquences de
résonance obtenues dans les deux cas considérés sont présentées dans le tableau suivant :

69
Fréquence (kHz) f1 f2 f3 f4

Air 21 33 44 54

Eau 13,5 24 32,6 41

Décalage (Δf) 7,5 9 11,4 13

Tableau III. 1 : Fréquences de résonnance du capteur obtenues dans l’air et dans l’eau

IV.2 Dispositif expérimental


Afin de tester la capacité de récupération d’énergie de notre transducteur sphérique,
un dispositif expérimental a été mis en place comme indiqué sur la figure III.9. La sphère est
fixée dans un aquarium remplit d’eau en face d’un émetteur ultrasonore. Le volume d'eau et
suffisamment large pour éviter les multiples échos réfléchis par les parois. La température
d’eau est contrôlée par un circuit de circulation, à la température de 21 °C.

Figure III. 9 : Dispositif expérimental de la récupération d’énergie

La source acoustique est excitée en utilisant un générateur Agilent 33220A,


l'amplitude maximale d’émission de 20 Vpp a été définie. Le générateur est contrôlé, via une

70
interface GPIB, par un ordinateur pour produire un signal sinusoïdal de 7 cycles à chaque
fréquence de mesure. Le signal reçu par le capteur sphérique est acheminé vers un
oscilloscope numérique pour l'acquisition, et transmis ensuite par LAN à l'ordinateur pour le
traitement ultérieur. Une résistance de charge de 25 kOhms est appliquée au capteur
conformément à la résistance de charge calculée théoriquement dans le chapitre 2. La tension
récupérée ainsi que la puissance dissipée aux bornes de l'impédance de charge sont
enregistrées en fonction de la fréquence dans une plage fréquentielle allant de 10 kHz à 60
kHz avec un pas de 1 kHz. Cette gamme fréquentielle corresponde à la bande passante de la
source acoustique utilisée.

IV.2.1 Atténuation de l’onde acoustique dans l’eau


Lors de la propagation d’une onde acoustique dans un fluide, l’énergie mécanique de
cette onde diminue. Cette diminution est due à l’absorption d’une partie de l’énergie
mécanique, l’onde ultrasonore s’atténue progressivement avec la distance en s’éloignant de la
source acoustique [71]. Plusieurs phénomènes peuvent interviennent, comme l’absorption, la
diffusion et les réflexions.
Pour rendre compte de cet effet, la sphère a été fixée à une distance de 10 cm par
rapport au transducteur émetteur. La tension récupérée aux bornes de l’anneau
piézoélectrique est représentée dans le domaine fréquentiel et l’amplitude correspondante a
été mesurée en volts.

0,30

d = 10 cm
0,25
d = 20 cm
d = 40 cm
0,20 d = 50 cm
Tension (V)

0,15

0,10

0,05

0,00
10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60
Fréquence (kHz)

Figure III. 10 : Tensions récupérées à plusieurs distances avec le transducteur

La figure III.10 montre l’allure de la tension récupérée pour les différentes distances :
10 cm, 20 cm, 40 cm et 50 cm. Cette figure met en évidence l’influence de la distance sur la
tension mesurée en tenant compte de l’atténuation intrinsèque de l’onde incidente dans l’eau.

71
Le tableau III.2 présente l’atténuation relative calculée par rapport à la distance 10 cm prise
|Vmax (d) − Vmax (10) |
comme une référence. Cette atténuation est égale à . 100, où Vmax (d) est
Vmax (10)

l’amplitude maximale de la tension à une distance quelconque et Vmax (10) celle à la distance
de 10 cm.

Distance (cm) Amplitude maximale (V) Atténuation relative (%)

10 0,28 0

20 0,20 28,5

40 0,14 50

50 0,1 64,3

Tableau III. 2 : Atténuation relative de la tension pour plusieurs distances

La figure III.11 dresse un bilan de la puissance récupérée pour les différentes


distances. Cette puissance a été calculée aux bornes d’une charge de 25 kOhms. Le niveau de
la puissance varie entre un maximum de 0,4 µW pour la distance de 50 cm à un maximum de
3,26 µW pour une distance de 10 cm.

3.6

d = 10 cm
2.5
d = 20 cm
d = 40 cm
1.6 d = 50 cm
Puissance (µW)

0.9

0.4

0.1

0.0
10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60
Fréquence (kHz)

Figure III. 11 : Niveau de la puissance récupérée

IV.2.2 Problème des bulles d’air


Durant les mesures expérimentales si on laisse le capteur trop longtemps dans l’eau,
on voit apparaitre de très petites bulles d’air qui viennent se coller sur la surface de la sphère
(figure III. 12).

72
Figure III. 12 : Accumulation des bulles d’air sur la surface de la sphère durant l’étude expérimentale

Pour analyser ce phénomène, nous avons effectué la même mesure plusieurs fois et
remarqué que l’amplitude de la tension récupérée diminue avec le temps c.à.d. avec
l’augmentation du nombre des bulles sur la surface du capteur (figure III.13). On a laissé
ensuite le capteur dans l’eau toute une nuit et refait la mesure le lendemain. Nous avons
remarqué que les petites bulles se sont agglomérées entre elles pour former des grandes
bulles. On a obtenu un niveau de tension supérieur par rapport au cas sans la présence des
bulles, cette élévation de la tension est due à une résonnance simultanée entre la sphère et ces
dernières. On peut voir à partir des courbes de la figure III.13, l’influence des bulles d’air sur
les fréquences de résonnance de la sphère. Ces bulles ont modifié la réponse de la sphère en
changeant les amplitudes et les positions des pics de résonnance. Pour résoudre ce problème,
nous avons ajouté une petite quantité d’un liquide lave-vaisselle dans l’aquarium pour réduire
la tension superficielle.

0.33

0.30
Sans bulles
0.27 60 min
120 min
0.24 Après la nuit

0.21
Tension (V)

0.18

0.15

0.12

0.09

0.06

0.03

0.00
10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60
Fréquence (kHz)

Figure III. 13 : Influence des bulles d’air sur le niveau de la tension récupérée

73
IV.2.3 Balayage en coordonnée transversale à distance
constante
Afin d’optimiser le principe de la récupération d’énergie vibratoire nous avons placé
un transducteur émetteur dans une position de référence (origine du repère Oxyz comme
montré sur la figure III.14) à une distance de x = 50 cm de la sphère. Ensuite, nous avons
imposé à la sphère un déplacement dans un système de positionnement à moteurs pas-à-pas
contrôlée par l’unité Newport ESP 301, dans une direction parallèle à l’axe y pour une plage
allant de -15 cm à 15 cm.

Figure III. 14 : Déplacement horizontal du capteur suivant l’axe y à position fixe du transducteur

La divergence du faisceau acoustique pour une distance de 50 cm est d’environ 18


cm. Plusieurs mesures ont été effectuées pour plusieurs positions sur l’axe entre -15 cm et 15
cm, nous avons choisi une plage de 30 cm afin de dépasser les bornes de la divergence du
faisceau. Les réponses en tension obtenues pour chaque position sont données par la figure
III.15. Toutes les tensions récupérées durant ce balayage sont pratiquement identiques, ce qui
montre la capacité de notre capteur à transformer les ondes ultrasonores en tension même en
éloignant de la direction centrale d’émission de transducteur (à l’extérieur de la divergence).

74
0,07

0,06 y = 15 cm
y = 10 cm
y = 5 cm
0,05
y = 0 cm
y = -5 cm

Tension (V)
0,04 y = -10 cm
y = -15 cm
0,03

0,02

0,01

0,00
10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60
Fréquence (kHz)

Figure III. 15 : Influence du balayage suivant l’axe y sur la tension récupérée

IV.2.4 Balayage en profondeur à distance constante


Dans le but de voir l’influence de la profondeur du capteur dans l’eau sur la
résonnance de la sphère et sur l’ordre de grandeur de la tension récupérée, nous avons adopté
le même mode opératoire que dans la section IV.2.3 mais dans cette fois on a imposé à la
sphère un mouvement vertical pour une plage entre -6 cm et 5 cm.

Figure III. 16 : Déplacement vertical du capteur suivant l’axe z à position fixe du transducteur

Les mesures sont effectuées pour plusieurs positions avec un balayage de la


profondeur entre -6 cm et 5 cm à l’aide du contrôleur avec trois axes, la réponse en tension a
été mesurée pour chaque position. Les résultats obtenus sont présentées dans la figure III.17,
nous pouvons constater qu’il existe une différence entre les allures de chaque position
concernant les amplitudes des pics sur les fréquences de résonnance de la sphère. La tension
récupérée diminue avec l’augmentation de la profondeur, ce qui reflète l’influence de la
profondeur sur la récupération d’énergie liée éventuellement à la pression statique d’eau. En
75
profondeur la pression augmente, par convergence la contrainte sur la sphère augmente et
limite les vibrations de sa structure.

0.07

z = 5 cm
0.06
z = 4 cm
z = 2 cm
0.05 z = 0 cm

Tension (V)
z = -2 cm
0.04 z = -4 cm
z = -6 cm
0.03

0.02

0.01

0.00
10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60
Fréquence (kHz)

Figure III. 17 : Influence de la profondeur sur la tension récupérée

IV.2.5 Influence de l’angle de rotation à distance constante


Pour compléter la caractérisation de la récupération d’énergie par le capteur sphérique, il
est nécessaire de mesurer sa directivité, c.à.d. l’influence de l’angle d’orientation sur la
réponse en tension. Premièrement, le transducteur ultrasonore de référence faisant l’origine
des trois axes. Le capteur sphérique a été fixé sur l’axe de rotation du contrôleur fournissant
un positionnement angulaire dans un plan horizontal perpendiculaire à l’anneau
piézoélectrique (figure III.18).

Figure III. 18 : Rotation de la sphère à distance constante avec le transducteur

Notre contrôleur rend une rotation de 360° du résonateur effectivement possible. Ensuite,
des mesures ont été effectuées en calculant la réponse en tension en fonction de l’angle de
rotation. Deux distances ont été considérées séparément : 15 et 50 cm. Le balayage angulaire

76
est effectué entre -100° et 100° avec un pas angulaire de 2°. Un équivalent géométrique de la
sphère en symétrie axiale a été pris en compte.

Les résultats rapportés si dessous (figures III.19 et III.20) montrent les allures des
tensions récupérées en fonction de la fréquence et l’angle de rotation de la sphère dans les
deux cas étudiés.

1) Distance x = 15 cm

0,30

- 90 Degrés
0,25 - 45 Degrés
- 10 Degrés
0 Degrés
0,20 10 Degrés

Tension (V)
45 Degrés
0,15 90 Degrés

0,10

0,05

0,00
10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60
Fréquence (kHz)

Figure III. 19 : Influence de l’angle de rotation sur l’amplitude de la tension pour d = 15 cm

2) Distance x = 50 cm

0,14
- 90 Degrés
0,12 - 45 Degrés
- 10 Degrés
0,10 0 Degrés
10 Degrés
Tension (V)

0,08 45 Degrés
90 Degrés
0,06

0,04

0,02

0,00
10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60
Fréquence (kHz)

Figure III. 20 : Influence de l’angle de rotation sur l’amplitude de la tension pour d = 50 cm

Le maximum de la tension est obtenu sur les fréquences de résonnance de la sphère,


tandis que pour les angles nous avons remarqué qu’entre 80° et 100° la tension atteint un
maximum et un minimum autour de 0°. Cette bande angulaire (80° - 100°) est autour de
l’anneau piézoélectrique, c.à.d. ce dernier est excité en mode radial, par contre atour de 0°

77
l’anneau est excité en épaisseur (mode longitudinal). On peut conclure que l’anneau
piézoélectrique récupère plus de tension en radial qu’en longitudinal, ce qui est en accord
avec les résultats présentés dans le chapitre 2 issus du modèle analytique. Finalement à partir
de ces résultats, nous pouvons constater que la courbe est divisé en deux parties bien
symétriques par rapport à 0° (-100° - 0° et 0° - 100°). Il est nécessaire également de noter la
symétrie relative des réponses obtenues par rapport à la direction frontale du capteur
sphérique (angle = 0°).

IV.2.5.1 Directivité
Les diagrammes de directivité du capteur pour une distance émetteur-résonateur égale
à 15 cm sont illustrés sur la figure III.21. Dans ce cas, les diagrammes représentent la tension
récupérée pour chaque fréquence suivant l’effet piézoélectrique direct tandis que les
diagrammes de directivité déjà présentés dans la figure III.3 sont déterminés en réponse de
déplacement suivant l’effet piézoélectrique inverse.

0° 0°
30° -30° 30° -30°

13.5 kHz 24 kHz

60° -60° 60° -60°

90° -90° 90° -90°


0.09
0.12
0.15
0.18
0.21
0.24
0.27
0.00
0.01
0.02
0.03
0.04
0.05
0.06

V V


30° -30° 0°
32.6 kHz 30° -30°
41 kHz
60° -60°
60° -60°

90° -90°
90° -90°
0.016

0.032

0.048

0.064

0.080

V
0.008
0.016
0.024
0.032
0.040

Figure III. 21 : Directivité du capteur en tension récupérée pour les fréquences de résonnance

Comme montre la figure III.21 pour la résonnance fondamentale, nous avons un seul
lobe principal dirigé vers 0° et qui coïncide bien avec les résultats de déplacements. Par
contre pour les autres fréquences, il existe plusieurs lobes dans des directions variées.
Premièrement on peut constater que ce capteur sphérique est capable de récupérer l’énergie
de toutes les directions. Deuxièmement la différence entre les résultats des mesures

78
hydroacoustiques et celles par vibromètrie laser est due au fait que dans le dernier cas on
effectue les mesures en un point spécifié par la position du faisceau laser tandis que dans le
premier cas les valeurs mesurées sont intégrées sur toute la surface de la sphère restant en
contact avec le milieu liquide.

Malgré le fait que le transducteur sphérique n’est pas omnidirectionnel pour une
fréquence quelconque, et à chaque angle d’orientation correspond un maximum d’un certain
lobe de diagramme de directivité. Mais on peut supposer qu’il est omnidirectionnel sur
l’intégralité de la bande fréquentielle utilisée. Prenant en compte le contexte d’utilisation du
transducteur dans les environnements des écoulements liquides fortement turbulents et qui
produit des bruits d’énergie mécanique dans une large bande fréquentielle, cela représente un
avantage de la sensibilité des réseaux de capteurs sphériques à leur orientation dans l’espace.

IV.2.6 Mesures de la pression acoustique


IV.2.6.1 Mesures par hydrophone
Un hydrophone est un appareil de caractérisation des champs acoustiques en unités
physiques absolues dans les applications immergées sous l’eau. Il est caractérisé par deux
propriétés très importantes: sa sensibilité à la réception des signaux acoustiques incidents et
sa bande fréquentielle d’utilisation dans laquelle il est calibré. En effet, ce genre
d’hydrophones piézoélectriques est le plus souvent utilisé et sont caractérisés par une
impédance acoustique très proche de celle du milieu de référence: l’eau [72]. Vue la
sensibilité constante de ce type d’hydrophones sur la bande fréquentielle d’utilisation, les
mesures des champs acoustiques sont assurées avec une grande précision [73].

Afin de tester l’efficacité du capteur sphérique en conversion d’énergie, nous avons


utilisé un hydrophone B&K 8103 (figure III.22). C’est un transducteur à haute sensibilité
effectuant des mesures acoustiques absolues sur la plage de fréquence de 0,1 Hz à 180 kHz
avec une sensibilité de réception de -211 dB à 1V/μPa. Ces caractéristiques globales lui offert
une grande sensibilité par rapport à sa taille, ce qui le rend par conséquence utilisable en
laboratoire et en industrie. La réponse haute fréquence de ce type d’hydrophone est
particulièrement utile lors des applications acoustiques avancées (cavitation, sous-marins,
bains de nettoyage à ultrasons).

79
Figure III. 22 : Schématique d’Hydrophone B&K 8103

Deux points de vu pratiques, l’hydrophone a été fixé sur l’axe z du contrôleur


fournissant un positionnement vertical dans l’espace du travail et sur le même axe du
transducteur émetteur. Les mesures ont eu lieu sur trois distances différentes séparant
l’hydrophone et le transducteur (15 cm, 30 cm et 50 cm). Les mêmes mesures sont répétées
avec la sonotrode. Les projecteurs sont excités par le générateur entre 10 kHz et 60 kHz avec
les mêmes conditions opératoires expliquées précédemment. Les signaux reçus par
l’hydrophone sont représentés en amplitude fréquentiel et converti en pression par
l’intermédiaire du coefficient de conversion de l’hydrophone qui vaut 1,24 V/MPa.

Les figures III.23, III.24 et III.25 présentent les résultats obtenus pour les trois
distances. La pression acoustique est tracée sur le même graphe que la tension récupérée par
la sphère pour chaque cas. Comme montre la figure III.23, les pressions déterminées par
l’hydrophone suivent la même allure que le champ d’émission du transducteur et de la
sonotrode (voir figure III.6 et III.7). Tandis que les tensions atteignent des maximums sur les
fréquences de résonnance de la sphère dans l’eau (figure III.8), ainsi que sur les fréquences
de résonnance des émetteurs. On peut remarquer encore que le transducteur est plus sensible
que la sonotrode, il donne une amplitude supérieure en tension et en pression acoustique, ce
qui est en accord avec les résultats de déplacement obtenus avec le vibromètre (figure III.7).

80
1) Distance x = 15 cm

55.8 0.270
93.0
0.18
Tension récupérée
46.5 Tension récupérée
Pression acoustique 0.216

Pression acoustique (kPa)

Pression acoustique (kPa)


0.15 Pression acoustique 74.4

37.2
Tension (V)

Tension (V)
0.12 0.162
55.8
27.9
0.09
0.108 37.2
18.6
0.06

0.054 18.6
0.03 9.3

0.00 0.0 0.000 0.0


10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60
Fréquence (kHz) Fréquence (kHz)

(a) (b)
Figure III. 23 : Tension récupérée et pression acoustique à d = 15 cm pour sonotrode (a) et transducteur (b)

2) Distance x = 30 cm

0.105 0.21
65.10
26.04
0.090 Tension récupérée 0.18 Tension récupérée
Pression acoustique 22.32 Pression acoustique
Pression acoustique (kPa)

Pression acoustique (kPa)


52.08
0.075 0.15
18.60
Tension (V)

Tension (V)

0.060 0.12 39.06


14.88

0.045 0.09
11.16 26.04

0.030 7.44 0.06

13.02
0.015 3.72 0.03

0.000 0.00 0.00 0.00


10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60
Fréquence (kHz) Fréquence (kHz)

(a) (b)
Figure III. 24 : Tension récupérée et pression acoustique à d = 30 cm pour sonotrode (a) et transducteur (b)

3) Distance x = 50 cm

29.76 0.120 31.248

0.072 Tension récupérée 26.04 Tension récupérée


26.784
Pression acoustique 0.096 Pression acoustique
Pression acoustique (kPa)

Pression acoustique (kPa)

22.32
0.060 22.320
18.60
Tension (V)

Tension (V)

0.048 0.072
17.856
14.88
0.036 13.392
0.048
11.16
0.024 8.928
7.44
0.024
0.012 3.72 4.464

0.000 0.00 0.000 0.000


10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60
Fréquence (kHz) Fréquence (kHz)

(a) (b)
Figure III. 25 : Tension récupérée et pression acoustique à d = 50 cm pour sonotrode (a) et transducteur (b)

81
IV.2.6.2 Coefficients de conversion d’énergie
Une dernière étape de cette partie est consacrée à la détermination de l’ordre de
grandeur des coefficients de conversion de la pression acoustique en tension électrique. Dans
ce but, la tension récupérée par le transducteur et la sonotrode est calculée pour trois angles
de rotation (0°, 45° et 90°) et pour les trois distances prises (15 cm, 30 cm et 50 cm). Ensuite,
une moyenne en tension a été appliquée. Par ailleurs, la pression acoustique mesurée par
l’hydrophone est tracée sur les trois distances pour les deux sources acoustiques. Les
coefficients de conversion sont ramenés à un coefficient du rapport du maximum de la
tension sur le maximum de la pression acoustique pour une fréquence quelconque. Nous nous
sommes intéressés seulement par les fréquences de résonnance de la capsule sphérique (13,5
kHz, 24 kHz, 32,5 kHz et 41 kHz).

14

Sonotrode
12
Transducteur

10
Coefficient (V/MPa)

0
13.5 17 24 27 32.5 36 41
Fréquence (kHz)

Figure III. 26 : Coefficients de conversion d’énergie pour les fréquences de résonnance du capteur et des
fréquences intermédiaires

La figure III.26 présente les résultats obtenus par les deux sources acoustiques pour
les quatre fréquences de résonnance ainsi que pour trois fréquences intermédiaires (17 kHz et
27 kHz et 36 kHz). Les coefficients obtenus sur les fréquences de résonnances sont plus
grands que ceux obtenus sur les fréquences intermédiaires. Par contre l’efficacité du capteur
sphérique sur les fréquences intermédiaires reste encore acceptable. De plus, l’ordre de
grandeur de coefficients obtenus par le transducteur est très proche de celles obtenus par la
sonotrode sur toutes les fréquences prises. On a remarqué encore que le coefficient le plus
grand est obtenu sur la première fréquence de résonnance (13,5 kHz), ce qui est en accord
avec les résultats de déplacements.

82
La figure III.27 montre les erreurs calculées sur la totalité des fréquences étudiées. Le
coefficient moyen entre le transducteur et la sonotrode a été calculé pour chaque fréquence.
Ensuite, l’intervalle de confiance a été déterminée sur chaque coefficient selon une loi de
probabilité (loi de Student) avec une probabilité de 95% [74]. Normalement pour un grand
nombre de mesures, ils utilisent la loi de distribution Normale. Tandis que pour un nombre
moyen de mesure la loi normale est convergée vers la loi de Student, c.à.d. cette dernière est
une approximation de la loi Normale. C’est la raison pour laquelle nous avons utilisé cette loi
pour déterminer l’intervalle de confiance.

18

Fréquences de résonance
15
Fréquences intermédiaires
Intervalle de confiance
Coefficient (V/MPa)

12

13.5 17 24 27 32.5 36 41
Fréquence (kHz)

Figure III. 27 : Intervalle de confiance pour les coefficients de conversion d’énergie

V. Conclusion
L’objectif principal de ce chapitre était l’application de la technique de récupération
d’énergie dans un cas réel afin de démontrer l’efficacité du capteur sphérique en conversion
d’énergie.

Dans un premier temps, une étude expérimentale a été effectuée pour déterminer les
déplacements, les fréquences de résonnance et les diagrammes de directivité d’un
transducteur sphérique réel. Cette étude a été effectuée à l’aide d’une technique de
vibromètrie laser. La deuxième étape a été une étude expérimentale concernant les
déplacements et les champs de pression acoustique pour les deux sources acoustiques que
l’on a utilisées dans les expériences (transducteur et sonotrode).

Ensuite dans la dernière étape de ce travail, un dispositif expérimental a été mis en


place ce qu’a permis de vérifier la faisabilité de la technique de récupération d’énergie par ce
transducteur sphérique et de la caractériser. Dans cette phase expérimentale, plusieurs

83
facteurs sur la tension récupérée sont étudiés : atténuation, profondeur, position horizontale
et angle de rotation.

Il a été démontré que malgré le fait que le transducteur sphérique ne soit pas
omnidirectionnel, pour chaque angle d’orientation correspond un maximum dans le
diagramme de directivité. Dans le contexte d’utilisation du transducteur dans les écoulements
liquides turbulents en produisant du bruit d’énergie mécanique dans une large bande
fréquentielle, cela représente un avantage de la sensibilité des réseaux des capteurs
sphériques à leur orientation dans l’espace. Ce fait a été confirmé par les mesures de
coefficient de conversion d’énergie vibratoire dans une large bande fréquentielle et pour
différents angles d’orientation de la sphère.

Finalement, la capacité de conversion d’énergie du transducteur sphérique a été


démontrée par le calcul des coefficients de conversion de l’énergie acoustique en énergie
électrique dans le but d’assurer l’autonomie énergétique de circuits de mesure des paramètres
d’environnement de ce capteur sphérique. Les maximums des coefficients sur les fréquences
de résonnance montrent une bonne concordance avec des pics de résonnance de la résistance
électrique du capteur mesuré par analyseur d’impédance.

84
Chapitre IV : Etude et réalisation du
système d’extraction
d’énergie en vue de
l’autonomie du capteur
sphérique
I. Introduction ................................................................................................................................... 86
II. Besoins énergétiques des systèmes autonomes ............................................................................ 87
III. Circuit d’extraction d’énergie BQ25504..................................................................................... 89
III.1 Description .................................................................................................................................. 89
III.2 Principe de fonctionnement ........................................................................................................ 91
III.2.1 Suivi du point maximal de la puissance (MPPT) ................................................................. 91
III.2.2 Protection de la batterie contre les sous-tensions ................................................................. 92
III.2.3 Protection de la batterie contre les surtensions .................................................................... 92
III.2.4 Tension de la batterie dans la plage de fonctionnement (VBAT_OK) ................................ 93
III.3 Modes de fonctionnement du circuit ........................................................................................... 93
IV. Modélisation du circuit d’extraction d’énergie ........................................................................... 95
V. Validation expérimentale du circuit d’extraction d’énergie ......................................................... 96
VI. Etude expérimentale en cuve et validation du principe de fonctionnement .............................. 98
VI.1 Installation expérimentale ........................................................................................................... 98
VI.2 Résultats et discussion .............................................................................................................. 100
VI.3 Bilan énergétique et puissance récupérée ................................................................................. 101
VII. Conclusion ............................................................................................................................... 103

85
I. Introduction
L’énergie électrique générée par les générateurs piézoélectriques n’est pas utilisable
directement pour charger une batterie ou d’alimenter une charge. Un circuit électrique de
récupération et de traitement d’énergie est obligatoire. Dans la plupart des cas classiques, un
redresseur AC/DC puis un convertisseur DC/DC sont utilisés. Parallèlement, de nombreux
chercheurs s’intéressent à l’utilisation de circuits d’extraction non linéaires pour optimiser la
puissance électrique récupérée. Notamment, on peut citer les techniques SCEI (Synchronous
Charge Extraction Interface) et SSHI (Synchronized Switch Harvesting Interface) qui
apportent des améliorations significatives aux systèmes de récupération d'énergie
piézoélectrique à base de vibrations [75].

La problématique de la gestion de l’énergie a été largement étudiée dans la


communauté scientifique des systèmes électroniques. Cette problématique est souvent liée à
la récupération d’énergie vibratoire ambiante qui impose plusieurs contraintes qui limitent
l’évolution des circuits électriques de gestion de la puissance, à savoir :

 Développement d’une électronique qui s’adapte aux très faibles puissances


récupérées.
 Fonctionnement à des tensions faibles (quelque mV) ou élevées (dizaines de V).
 Utilisation des charges et des décharges d’un ou de plusieurs élément de stockage, en
assurant en même temps leur protection contre une surcharge ou décharge profonde.
 La production d’une ou de plusieurs tension régulées afin d’alimenter des systèmes
électriques autonomes.

Dans ce chapitre nous présentons une architecture d’extraction et de conversion de


l’énergie électrique. Ce circuit d’extraction est basé sur un convertisseur élévateur de tension
à ultrabasse consommation sous le nom BQ25504-Texas Instruments. Dans un premier temps
nous présenterons brièvement le contexte des systèmes électroniques et leurs consommations
énergétiques. Ensuite, nous donnerons une description et le mode de fonctionnement du
circuit d’extraction d’énergie utilisé dans ce travail. Des simulations du dispositif complet ont
été effectuées et validées expérimentalement. Ce chapitre conclura sur la validation
expérimentale en situation réelle de la technique de récupération d’énergie complète avec le
circuit d’extraction et de stockage de l’énergie afin de démontrer le fonctionnement correct
de ce principe en assurant l’autonomie énergétique de notre capteur sphérique.

86
II. Besoins énergétiques des systèmes
autonomes
Beaucoup de dispositifs peuvent être alimentés par de faibles puissances, en
particulier les capteurs et les implants médicaux. Ceux-ci ont besoin de quelques microwatts
pour fonctionner. Les appareils mobiles tels que les lecteurs MP3, les téléphones portables et
des systèmes de localisation GPS sont quant à eux dans l’intervalle énergétique 10 mW - 1
W. Ces équipements peuvent également être alimentés par des récupérateurs munis de
dispositifs de stockage d’énergie. De nos jours, la tendance des technologies est de réduire la
consommation en énergie électrique pour les systèmes électroniques afin d’augmenter leur
autonomie énergétique.

Systèmes électroniques Consommations énergétiques

Lecteur MP3 50 mW – 70 mW

Récepteur GPS 70 mW

Montre 1 – 5 µW

Accéléromètre 3 axes 30 µW

Capteur de température 30 µW

Récepteur RF 30 mW – 50 mW

Emetteur RF 40 mW – 90 mW

Microcontrôleur (actif) 1 mW

Microcontrôleur (standby) 3 µW

Neuro-stimulateur 50 µW

Pacemaker 8 µW

Tableau IV. 1 : Puissances électriques consommées par des systèmes électroniques [76]

Cette tendance fait que les consommations énergétiques présentées dans le tableau
IV.1 sont en constante diminution ce qui rend ses dispositifs électroniques de plus en plus
compatibles avec la récupération d’énergie vibratoire. Il faut bien noter que ces puissances
consommées sont données dans le cas où les systèmes électroniques travaillent en
permanence, tandis que les modes de fonctionnement intermittent d’un système (quelques
secondes ou quelques minutes) diminuent la consommation moyenne de ces systèmes. Il est
nécessaire donc de stocker l’énergie récupérée pendant les séquences où le système est mis en

87
veille et puis d’alimenter le dispositif électronique à partir d’un niveau suffisant d’énergie
emmagasinée.

Pour les capteurs autonomes, une estimation de l’ordre de grandeur de la quantité


d’énergie nécessaire pour effectuer une mesure complète est comprise entre 50 µJ et 100 µJ
[77]. Cette mesure est divisée en trois parties: premièrement la mesure avec le capteur,
ensuite le traitement des informations par le microcontrôleur et la dernière étape est la
transmission des données sans fils au récepteur.

En outre, en ce qui concerne les budgets de puissance des systèmes électroniques, il


existe plusieurs appareils/systèmes/circuits ayant une faible consommation d'énergie et qui
peuvent être alimentés directement par notre récupérateur d'énergie. Par exemple, Oshima et
al.[78] ont présenté une technologie de circuit nano-watt pour un nœud constitué d’un très
petit capteur avec récupérateur d’énergie. La puissance consommée par ce circuit est de 0.7
nW. En plus, Shimamura et al. [79] ont indiqué une gestion de l’énergie à base de MEMS
pour les nœuds de capteurs sans fil. La consommation en énergie de ce système est de 2 nW.
Conformément à ces exemples, notre récupérateur d’énergie à base de capteurs sphériques
pourrait fournir une énergie suffisante à ces appareils/systèmes/circuits à très faible
consommation d'énergie.

A. G.
Notre H. Park et J.C. Park et J.C. Park et W.J. Su et B. Ando et Y. Zhu et
Fowler et
système al.[80] al.[81] al.[82] al.[83] al.[84] al.[85]
al.[86]

Mécanisme Mécanisme Mécanisme Mécanisme Mécanisme Mécanisme Mécanisme Mécanisme


Fonctionnalités
simple simple simple simple multiple multiple multiple multiple

Nombre d’axes Trois axes Deux axes Deux axes Deux axes Trois axes Trois axes Trois axes Trois axes

10 - 60
Fréquence 116 Hz 40 Hz 115 Hz 10 Hz 370 Hz 38 kHz 36 kHz
kHz

Résistance de
25 kΩ 1 MΩ 100 kΩ 19,8 kΩ 1 MΩ 330 kΩ 100 Ω 1 MΩ
charge

Puissance 0,4 - 3,26


1 nW 1,4 mW 1 nW 25 μW 5,6 μW 22 nW 12,6 nW
récupérée 𝛍𝐖

Tableau IV. 2 : Caractéristiques et performances de la récupération d’énergie multi-axes

Pour mettre en évidence notre contribution, nous avons effectué une comparaison
entre notre système sphérique et des travaux existants dans la littérature (Tableau IV.2). Ce
tableau montre les caractéristiques et les performances de plusieurs systèmes pour la

88
récupération d’énergie. En outre, lors de la comparaison de la densité de puissance, la densité
de puissance de notre récupérateur d’énergie et pour les autres récupérateurs représentés sont
comparables et à un niveau similaire.

III. Circuit d’extraction d’énergie BQ25504


III.1 Description
Le dispositif BQ25504 est le premier d'une nouvelle famille de solutions intelligentes
pour la gestion de l'énergie récupérée qui est bien adaptée aux besoins particuliers des
applications à très faible puissance. L'appareil est spécifiquement conçu pour acquérir et
gérer efficacement des puissances allant du microwatt (μW) au milliwatt (mW) issues d'une
variété de sources DC comme des générateurs piézoélectriques, photovoltaïques ou
thermiques. Le BQ25504 est le premier dispositif de son genre à mettre en œuvre un
convertisseur/chargeur amplificateur hautement efficace destiné aux produits et aux systèmes,
tels que les réseaux de capteurs sans fil ayant une puissance et des exigences opérationnelles
strictes. Le premier étage de ce circuit est un convertisseur/chargeur DC-DC noté « boost »
qui ne nécessite que des micro-générateurs d'alimentation pour commencer à fonctionner.

Ce convertisseur boost peut être démarré avec une tension d’entrée VIN aussi basse
que 330 mV et, une fois démarré, il peut continuer à récupérer de l'énergie jusqu'à V IN = 80
mV.

Le BQ25504 implémente également un réseau d'échantillonnage de suivi du point de


puissance maximum programmable pour optimiser le transfert de puissance dans l'appareil.
L'échantillonnage de la tension d’entrée du circuit VIN_DC est programmé à l'aide de
résistances externes et maintenu avec un condensateur externe (CREF).

Par exemple, lors de l’utilisation avec des cellules solaires fonctionnant au point de
puissance maximum (MPP) de 80% de leur tension à vide, le diviseur de tension pourra être
réglé sur 80% de la tension VIN_DC et le réseau contrôlera le VIN_DC pour fonctionner près
de cette tension de référence échantillonnée. Alternativement, une tension de référence
externe peut être fournie par une MCU pour produire un algorithme MPPT plus complexe.

89
Figure IV. 1 : Architecture du circuit d'extraction BQ25504

Le BQ25504 a été conçu avec la flexibilité qui lui permet de supporter une variété
d'éléments de stockage d'énergie. La disponibilité des sources à partir de laquelle les
récupérateurs extraient leur énergie peut souvent être sporadique ou variant dans le temps.
Les systèmes nécessiteront généralement un certain type d'élément de stockage d'énergie,
comme une batterie rechargeable, un super condensateur ou un condensateur conventionnel.
L'élément de stockage garantit une alimentation constante en cas de besoin pour les systèmes.

Pour éviter d'endommager l'élément de stockage, notamment lorsqu’il s’agit d’une


batterie, les tensions maximales et minimales sont surveillées par rapport à un niveau bas
(Under Voltage UV) et une surtension (Over Voltage OV) programmés par l'utilisateur.

Pour aider les utilisateurs dans la gestion stricte de leur budget d'énergie, le BQ25504
génère un signal indiquant que la batterie a atteint un niveau bas critique pour le
microprocesseur alimenté par le circuit de récupération. Cette alarme doit déclencher
l'effacement des courants de charge pour empêcher le système d'entrer dans un mode de sous-
alimentation. Les seuils OV, UV et la batterie sont programmés indépendamment.

Le tableau IV.3 présente l’ordre de grandeur des caractéristiques électriques et


thermiques utilisés dans la conception de ce circuit de stockage de l’énergie. Pour un bon
90
fonctionnement de ce circuit et par sécurité, il faut respecter les limites d’utilisation des
grandeurs définies.

MIN NOMMAX Unité

VIN (DC) Tension d'entrée DC dans VIN_DC 0,13 3 V

VBAT Plage de la tension de la batterie 2,5 5,25 V

CHVR Capacité d’entrée 4,23 4,7 5,17 μF

CSTOR Capacité de stockage 4,23 4,7 5,17 μF

CBAT Capacité équivalente de la batterie 100 μF

CREF Capacité de stockage de référence échantillonnée 9 10 11 nF

ROC1 + ROC2Résistance totale pour le réglage de la référence MPPT 18 20 22 MΩ

ROC1 + ROC2 + ROC3Résistance totale pour le réglage de la tension de référence 9 10 11 MΩ

RUV1 + RUV2Résistance totale pour le réglage de la tension de référence 9 10 11 MΩ

ROV1 + ROV2Résistance totale pour le réglage de la tension de référence 9 10 11 MΩ

LBST Inductance d’entrée 19,8 22 24,2 μH

TA Température ambiante libre -40 85 °C

TJ Température de jonction -40 105 °C

Tableau IV. 3 : Conditions de fonctionnement recommandées.

III.2 Principe de fonctionnement


III.2.1 Suivi du point maximal de la puissance (MPPT)
Le suivi du point maximal de la puissance est implémenté afin de maximiser la
puissance extraite d'une source d'énergie. Le convertisseur boost adapte indirectement
l'impédance d'entrée du chargeur principal en réglant la tension d'entrée du chargeur présente
sur l’entrée VIN_DC en référence à la tension échantillonnée stockée sur la broche
VREF_SAMP. Le circuit MPPT obtient une nouvelle tension de référence tous les 16 s en
désactivant périodiquement le chargeur pendant 256 ms et en échantillonnant une fraction de
la tension de circuit ouvert (VOC) du récupérateur. Le rapport exact pour MPPT peut être
optimisé pour s’adapter aux caractéristiques de la source d'entrée en connectant les
résistances externes ROC1 et ROC2 entre VIN_DC et la masse avec un point milieu par rapport
à VOC_SAMP. Le circuit MPPT interne et l'échantillonnage périodique de VIN_DC peuvent

91
être désactivés en connectant la broche VOC_SAMP à VSTOR. Une tension de référence
externe peut être amenée à la broche VREF_SAMP.
ROC1
VREF_SAMP = VIN_DC(OC). (R ) IV.1
OC1 +ROC2

Le convertisseur boost régulera alors VIN_DC à la référence fournie de l'extérieur. Si


la régulation d'entrée n'est pas souhaitée VREF_SAMP peut être lié à la masse.

III.2.2 Protection de la batterie contre les sous-tensions


Pour empêcher les batteries d'être profondément déchargées et endommagées, un seuil
de sous-tension (VBAT_UV) est réglé à l'aide de résistances externes. La tension de seuil
VBAT_UV lorsque la tension de la batterie diminue est donnée par :
R
VBAT_UV = VBIAS. (1 + RUV1 ) IV.2
UV2

Le constructeur recommande de ne pas dépasser R UV1 + R UV2 = 10 MΩ. Le seuil de


sous-tension quand la tension de la batterie augmente est VBAT_UV plus une tension
d'hystérésis interne indiquée par VBAT_UV_HYST. Pour que la fonction VBAT_UV
fonctionne correctement, la charge doit être connectée à la broche VSTOR alors que l'élément
de stockage est connecté à la broche VBAT. Une fois que la tension de la broche VSTOR
dépasse le seuil (VBAT_UV + VBAT_UV_HYST), les broches VSTOR et VBAT sont
effectivement court-circuitées. L'interrupteur reste fermé jusqu'à ce que la tension de la
broche VSTOR tombe en dessous du seuil VBAT_UV. Le seuil VBAT_UV doit être
considéré comme un système de sécurité. La charge du système doit être supprimée ou
réduite en fonction du seuil VBAT_OK qui doit être réglé au-dessus du seuil VBAT_UV.

III.2.3 Protection de la batterie contre les surtensions


Pour éviter que les batteries ne soient exposées à des tensions de charge excessives et
pour éviter de surcharger les éléments de stockage capacitif, un niveau de seuil de surtension
(VBAT_OV) est réglé à l'aide de résistances externes. C'est aussi à cette valeur de tension
que le chargeur régule la broche VSTOR/VBAT lorsque l'entrée a une puissance suffisante.
Le seuil VBAT_OV lorsque la tension de la batterie augmente est donné par :
3 R
VBAT_OV = . VBIAS. (1 + ROV1 ) IV.3
2 OV2

92
Là aussi, le constructeur recommande de ne pas dépasser R OV1 + R OV2 = 10 MΩ. Le
seuil de surtension lorsque la tension de la batterie diminue est donné par (VBAT_OV -
VBAT_OV_HYST). Une fois que la tension à la batterie atteint le seuil VBAT_OV, le
convertisseur boost est désactivé. Le chargeur recommence une fois que la tension de la
batterie diminue de VBAT_OV_HYST. En cas d'énergie d'entrée excessive, la tension de la
broche VBAT ondulera entre les niveaux VBAT_OV et (VBAT_OV - VBAT_OV_HYST).

Remarque : Si VIN_DC est supérieur à VSTOR et que VSTOR est supérieur à VBAT_OV,
l'entrée VIN_DC est connectée à la masse avec une petite résistance pour arrêter la charge de
la batterie ou du condensateur. Il est essentiel que, si ce cas se produit, la source connectée à
VIN_DC doit être d’impédance supérieure à 20 Ω et non une source de faible impédance.

III.2.4 Tension de la batterie dans la plage de


fonctionnement (VBAT_OK)
L'utilisateur est capable de régler une tension programmable indépendante des
réglages de surtension et de sous-tension pour indiquer si la tension VSTOR est à un niveau
acceptable. Lorsque la tension de la batterie diminue, le seuil est défini par :
R
VBAT_OK_PROG = VBIAS. (1 + ROK2 ) IV.4
OK1

Lorsque la tension de la batterie augmente, le seuil est défini par :


ROK2 +ROK3
VBAT_OK_HYST = VBIAS. (1 + ) IV.5
ROK1

Avec R OK1 + R OK2 + R OK3 = 10 MΩ.

III.3 Modes de fonctionnement du circuit


Le BQ25504 dispose de trois modes de fonctionnement: démarrage à froid, chargeur
principal activé et arrêt thermique. Le circuit de démarrage à froid est essentiellement un
convertisseur avec un rendement inférieur par rapport au chargeur principal. Aucune autre
fonction ne fonctionne pendant l'opération de démarrage à froid. Le but du circuit de
démarrage est de charger VSTOR à une valeur supérieure à VSTOR_CHGEN afin que le
chargeur principal puisse fonctionner. Lorsqu'un élément de stockage est initialement attaché
à VBAT (Figure IV.2), le récupérateur peut fournir une tension supérieure à VIN (CS) et une
puissance totale au moins PIN (CS). En supposant une charge ou une fuite minimale du

93
système à VSTOR et VBAT, le circuit de démarrage à froid peut charger VSTOR au-dessus
de VSTOR_CHGEN.

Figure IV. 2 : Les différentes phases de fonctionnement du circuit de récupération.

Dans le deuxième mode, le chargeur principal est activé si les conditions VSTOR >
VSTOR_CHGEN et VIN_DC > VIN(DC) sont remplies. Une fois que VSTOR est au-
dessus de VSTOR_CHGEN, le chargeur principal utilise la modulation de fréquence
d'impulsion (PFM) pour réguler la tension à VIN_DC à une valeur proche de la tension de
référence souhaitée. La tension de référence est définie par le schéma de contrôle MPPT. La
régulation de la tension d'entrée est obtenue en transférant la charge de l'entrée à VSTOR
uniquement lorsque la tension d'entrée est supérieure à la tension sur la broche
VREF_SAMP. Le courant à travers l’inductance est commandé par un circuit de détection de
courant interne. Le chargeur est désactivé lorsque la tension sur VSTOR atteint le seuil
VBAT_OV pour protéger la batterie connectée à VBAT contre une surcharge.

Finalement le troisième mode fonctionnel est l’arrêt thermique destiné à protéger les
batteries de températures trop élevées. L'application doit fournir cette protection de la batterie
et s'assurer que la température ambiante ne soit jamais supérieure à la plage de
fonctionnement prévue de 85 °C. Le BQ25504 utilise un capteur de température intégré pour
surveiller la température de jonction du circuit.

94
IV. Modélisation du circuit d’extraction
d’énergie
Dans cette partie, nous nous proposons de décrire la simulation du circuit d’extraction
d’énergie utilisé dans notre projet (BQ25504). Cette simulation va nous permettre de valider
la faisabilité de ce circuit électrique et de démontrer son efficacité à extraire la puissance à
partir des vibrations ambiantes d’autre part. Les simulations sont effectuées sous SPICE en
utilisant le logiciel TINA-TI 9.0 de Texas Instruments. Le schéma complet du dispositif est
présenté sur la figure IV.3.

DC/DC

AC/DC

Commutateur
D’alimentation

Figure IV. 3 : Schéma complet du circuit de gestion de l’énergie

Nous distinguons trois parties composant le système:

1. Un premier bloc fonctionnel est le convertisseur AC/DC constitué d’un pont de


Graetz à diodes Schottky. Ces diodes ont la particularité d’être rapides avec une
faible tension de seuil : 0,3 – 0,4 V. Le circuit est muni également d’un condensateur
de filtrage et d’une diode Zener de protection, limitant les pointes de tension à 5V.
2. Un deuxième étage constituant le système de traitement d’énergie lui-même
(BQ25504) dont le fonctionnement a été décrit dans le paragraphe précédent.
3. Finalement, nous avons ajouté un circuit de commutation permettant d’activer
l’alimentation du circuit d’émission du capteur (Microcontrôleur connecté sur la
broche OUT) lorsque l’énergie stockée dans le circuit d’extraction le permet.

95
Pour la simulation, l’élément piézoélectrique est remplacé par un générateur de
tension qui produit une tension sinusoïdale d’amplitude 1 V (VG1). La figure IV.4 montre les
évolutions de différentes tensions du circuit d’extraction d’énergie. La tension redressée
VIN_DC à la sortie du convertisseur AC/DC atteint une valeur maximale environ 800 mV.
Les deux tensions VBAT et VSTOR aux bornes du condensateur de stockage de l’énergie
(CSTOR) croissent de 0 V jusqu’à 3 V pendant une durée de 2 s. Une fois le niveau de 3 V est
obtenu, la sortie VBOK (VBAT_OK) passe à 1, et VSTOR est appliqué au microcontrôleur
pilotant le circuit d’émission du capteur. Pendant le fonctionnement de ce circuit, les tensions
VSTOR et VBAT diminues un peu, puis le condensateur (CSTOR) se recharge de nouveau
impliquant l’augmentation de VSTOR et VBAT de façon cyclique.

Figure IV. 4 : Evolutions des différentes tensions dans le circuit de gestion d’énergie

V. Validation expérimentale du circuit


d’extraction d’énergie
Pour démontrer la faisabilité de la technique de récupération d’énergie vibratoire, et
dans l’objectif de valider le principe de fonctionnement du circuit d’extraction d’énergie avec
l’électronique embarquée du capteur sphérique, nous avons mis en place un dispositif
expérimental complet avec le circuit électrique d’extraction et de stockage de l’énergie et
l'électronique embarquée du capteur. La figure IV.5 illustre le dispositif expérimental de
récupération d’énergie vibratoire composé de quatre blocs.

96
Générateur Nœud du
de bruit capteur Commutateur
d’alimentation

Vstorage

Vbat_ok

VIN_DC

BQ25504
Redresseur

Figure IV. 5 : Schéma du système de récupération d’énergie avec le circuit d’extraction

Le premier bloc correspond à un générateur de bruit qui permet du signal de bruit issu
du transducteur piézoélectrique. Le deuxième bloc correspond à la redresseur double
alternance à diodes Schottky une diode Zener de protection et un condensateur. Le rôle de ce
bloc est d’assurer une conversion AC/DC, filtrer (pré-stockage d'énergie) et de protéger
l'entrée du récupérateur contre les surtensions. Le troisième bloc comporte le circuit de
traitement et de stockage d’énergie (BQ25504) avec un circuit de commutation de
l’alimentation. Ce circuit comporte un convertisseur DC/DC qui permet de produire une
tension régulée sur une charge électrique (condensateur de stockage et circuit alimenté). Ce
circuit permet d’accumuler l'énergie dans des condensateurs et une fois un niveau suffisant
obtenu, de transférer cette énergie vers la charge. L’électronique du capteur représenté par le
bloc 4, connecté à la capacité de stockage du circuit d’extraction (CSTOR). Lorsque la tension
atteint un niveau suffisant, l'électronique du capteur est alimentée. Les résultats issus de cette
expérimentation sont présentés sur la figure IV.6.

97
4 Vstorage

2
-0 100 200 300 400
1 Vbat_ok
3.5
Tension (V)

Emission
0 3.0

4 -0 100 200 300 400


2.5

Emission

Tension (V)
2 Zoom 2.0

0 1.5

4 -0 100 200 300 400


1.0
Bruit
2
0 0.5

-2 0.0
-0 100 200 300 400
255.5200 255.5225 255.5250 255.5275
Temps (ms) Temps (ms)

Figure IV. 6 : Alimentation autonome du microcontrôleur équipant le capteur.

Cette figure montre quatre courbes qui correspondent au bruit produit par le
générateur d'entrée, au signal de validation VBAT_Ok, à la tension aux bornes du
condensateur de stockage (Vstorage) et finalement le code émis par le capteur pendant la
phase active de l'alimentation. Le bruit généré avec une amplitude environ 3,6 Vpp (courbe
bleu). Le condensateur se charge et la tension entre ses bornes croit de 0 V jusqu’à 3,6 V
(courbe verte). Lors de la charge, le signal VBAT_Ok est à 0 et le microcontrôleur ne
fonctionne pas. Quand la tension Vstorage atteint le niveau de 3,6 V, la phase active
commence. Durant cette phase, la tension VBAT_Ok passe à 1 (courbe rose), le
microcontrôleur est alimenté par Vstorage et le capteur émet un code d'identification et
éventuellement d'autres informations suivant l'application embarquée (courbe violette).
Pendant la phase active, le circuit de régulation et d’émission du code consomme une partie
de l’énergie stockée dans le condensateur ce qui diminue la tension Vstorage d'environ 1 V.
Le cycle se répète après basculement du signal VBAT_OK à 0.

VI. Etude expérimentale en cuve et validation


du principe de fonctionnement
VI.1 Installation expérimentale
L’objectif de cette étude expérimentale est de valider l'ensemble du dispositif de
récupération d’énergie vibratoire avec le circuit d’extraction d’énergie en situation réelle,
démontrant l’autonomie énergétique du capteur sphérique. L’installation expérimentale que

98
nous présentons dans cette partie permet d'exciter le capteur sphérique à partir des vibrations
ambiantes dans une cuve à eau. Nous avons utilisé le même mode opératoire que celui décrit
dans le chapitre 3 partie IV.2 en ajoutant le circuit d’extraction d’énergie (BQ25504), le pont
redresseur et la puce contenant l’électronique embarquée du capteur sphérique. Dans un
premier temps, le capteur sphérique est positionné dans la cuve à eau en face du transducteur
ultrasonore (Figure IV.7).

Rectifier

VIN_DC

Vbat_ok BQ25504

Vstorage Vstorage

Emission

Commutateur
d’alimentation
Sensor electronics

Figure IV. 7 : Installation expérimentale complète de la récupération d’énergie vibratoire

Le transducteur acoustique est excité par un générateur qui envoie des signaux
sinusoïdaux de 20 cycles d’amplitude 5 Vpp. Un balayage fréquentiel est réalisé entre 10 et
60 kHz. Le signal reçu par la capsule sphérique est dirigé vers le pont redresseur à double
alternance (AC/DC) qui transforme en tension continue les tensions sinusoïdales produites
par l’anneau piézoélectrique. La tension de sortie du pont redresseur (VIN_DC) est appliquée
sur le circuit d’extraction d’énergie (BQ25504) qui assure la charge du condensateur de
stockage (CSTOR). Finalement, l’électronique du capteur est alimentée par un circuit de
commutation qui applique, lorsque le signal VBAT_OK est à 1, la tension Vstorage à cette
électronique. Un oscilloscope permet de visualiser la tension Vstorage, le signal Vbat_ok et
le code émis par l’électronique du capteur sphérique.

99
VI.2 Résultats et discussion
La figure IV.8 montre les évolutions temporelles des trois grandeurs et du signal
récupéré par l'anneau piézoélectrique. Cette dernière est utilisée comme donnée d’entrée pour
le pond redresseur.

3.5 Vstorage
3.0
2.5
2.0
100 200 300 400 500 600
1 Vbat_ok
Tension (V)

4 100 200 300 400 500 600


Code émis
2

4 100 200 300 400 500 600


Signal du capteur
2
0
-2
100 200 300 400 500 600
Temps (ms)

Figure IV. 8 : Autonomie énergétique du capteur sphérique et émission du code

La tension sinusoïdale générée par le capteur a une amplitude de 3,53 Vpp. Le


condensateur CSTOR commence à charger, la tension Vstorage entre ses bornes croit de 0
jusqu’à 3,2 V. Quand la tension Vstorage atteint le niveau de 3,2 V, le signal VBAT_Ok
passe de 0 à 1 ce qui permet de valider le transfert de puissance vers l’électronique du
capteur. A ce moment, le microcontrôleur est alimenté et le capteur émet un code. La mise en
fonctionnement de tous les blocs du montage expérimental, provoque une diminution de la
tension Vstorage et l’arrêt du fonctionnement du microcontrôleur. La tension VBAT_OK
retombe à 0 et le condensateur recommence un cycle de charge jusqu’à atteindre un niveau
suffisant pour alimenter le microcontrôleur. La tension Vstorage atteint un maximum sur les
fréquences de résonnance de la sphère qui récupère le maximum d’énergie sur ces
fréquences, et par conséquent, l’émission du code aura lieu sur ces fréquences de résonance.
A partir de ce dispositif expérimental, nous avons démontré la faisabilité de la technique de
récupération d’énergie vibratoire pour alimenter notre capteur sphérique. Nous avons pu
récupérer un niveau suffisant de tension pour assurer l’autonomie énergétique de ce capteur
ultrasonore miniaturisé et autonome.

100
VI.3 Bilan énergétique et puissance récupérée
Un bilan énergétique et un calcul de puissance récupérée ont été effectués afin de
quantifier la capacité du capteur sphérique en récupération d’énergie. Nous avons effectué
cette étude en partant du même dispositif expérimental que celui utilisé dans la partie
précédente (Figure IV.9)

Système de positionnement
Amplificateur

Oscilloscope

Générateur

Capteur Circuit d’extraction

Transducteur

Figure IV. 9 : Vue du dispositif expérimental

Premièrement, nous avons effectué plusieurs mesures à plusieurs distances séparant le


transducteur émetteur du capteur sphérique. Dans chaque cas, une mesure de la tension aux
bornes du condensateur de stockage (Vstorage) ainsi que le temps nécessaire pour atteindre le
niveau de cette tension (Vstorage) ont été réalisées. Le générateur de tension fournit une
tension (VG ) d’amplitude 5 Vpp, différentes mesures étant effectués avec plusieurs tensions
d’émission VG (6 Vpp, 7 Vpp et 8 Vpp). Dans tous les cas étudiés, le niveau moyen de tension
Vstorage suffisant pour alimenter le capteur est d’environ 3 V. L’énergie emmagasinée dans
le condensateur de charge (CSTOR = 47 μF) est d’environ 21 μJ déterminée par :

1 2
Eemmagasinée = . Cstor . Vstorage IV.6
2

Les puissances électriques récupérées dans les différents cas sont présentés dans le
tableau IV.4.

101
Distance (cm) 5 8 10 15 18 20
Vstorage (V) 3 3 3 2,9 2,9 2,1
5 Vpp
Temps (ms) 280 300 340 480 540 Pas d’émission
Puissance (μW) 75 70 62 43 38
Distance (cm) 5 8 10 15 18 20
Vstorage (V) 3 3 3 3 2,9 2,2
6 Vpp
Temps (ms) 200 280 300 460 500 Pas d’émission
Puissance (μW) 105 75 70 45 42
Distance (cm) 5 8 10 15 18 20
Vstorage (V) 3,1 3 3 3 2,9 2,5
7 Vpp
Temps (ms) 180 250 300 320 360 Pas d’émission
Puissance (μW) 116 84 70 65 58
Distance (cm) 5 8 10 15 18 20
Vstorage (V) 3,2 3 3 3 3 2,6
8 Vpp
Temps (ms) 120 200 260 300 320 Pas d’émission
Puissance (μW) 175 105 80 70 65

Tableau IV. 4 : Puissance électrique récupérée à différentes distances

Comme l’indique le tableau, l’augmentation du niveau de tension appliquée par le


générateur à une distance constante augmente l’amplitude du signal reçus par le capteur
sphérique et le temps de charge du condensateur diminue. Par conséquent, la puissance
électrique récupérée devient de plus en plus importante. Prenant le cas où la distance est de 5
cm, pour VG = 5 Vpp : le temps de charge est 280 ms et la puissance est 75 μW. Tandis que,
pour VG = 8 Vpp : pendant une durée de 120 ms nous avons récupéré 175 μW.

Nous pouvons remarquer finalement qu’à partir de 20 cm, la tension Vstorage atteint
un niveau de 2,1 V et 2,6 V après une longue durée pour VG = 5 Vpp et VG = 8 Vpp
respectivement. Dans ce cas-là, l’énergie emmagasinée dans le condensateur est inférieure à
21 μJ. Cette tension récupérée n’était pas suffisante pour alimenter le microcontrôleur et le
code de reconnaissance n’est pas émis. La figure IV.10 illustre les traces des puissances
récupérées en fonction de la distance capteur-émetteur pour les différentes amplitudes de la
tension émise par le générateur.

102
180

160 5 Vpp
6 Vpp
7 Vpp
140
Puissance (µw) 8 Vpp
120

100

80

60

40

5 8 10 15 18
Distance (cm)

Figure IV. 10 : Traces des puissances récupérées en fonction de la distance

VII. Conclusion
L’objectif de ce chapitre était de proposer les validations expérimentales de la
technique complète de récupération d’énergie vibratoire avec un circuit d’extraction et de
gestion de la puissance récupérée. Premièrement, nous avons effectué une étude comparative
entre notre système sphérique et des systèmes électroniques de la littérature concernant leurs
capacités à récupérer l’énergie. La deuxième partie de ce chapitre s’est portée sur la
description du circuit électrique de stockage d’énergie utilisé dans notre travail (BQ25504) et
le principe de fonctionnement de ce circuit.

Ensuite, des simulations de ce circuit ont été effectuées afin de cerner la faisabilité et
l’efficacité de ce circuit. Un générateur de tension a été utilisé comme équivalent d’un
élément piézoélectrique produisant une tension sinusoïdale appliquée au système de gestion
d’énergie pour charger un condensateur de stockage. Une étape expérimentale a été mise en
place pour valider la réalisation de ce circuit d’extraction. Les deux analyses (simulations et
expérimentale) ont montré des résultats similaires avec un condensateur de stockage chargé
avec une tension d’environ 3 V. Ce niveau était suffisant pour alimenter le microcontrôleur et
émettre un code par le système d’émission.

La dernière étape de ce chapitre est consacrée au test en situation réelle de la


technique de récupération d’énergie vibratoire en utilisant la capsule sphérique. Le même

103
dispositif expérimental que celui utilisé au chapitre 3 a été exploité, avec l’ensemble des
éléments du circuit de récupération et stockage couplé avec l’électronique embarquée du
capteur sphérique. Nous avons récupéré une tension de 3,2 V aux bornes du condensateur de
stockage, cette tension était capable d’alimenter l’électronique et d’envoyer un code
programmé dans le système d’émission du capteur. Finalement, un bilan énergétique a été
effectué afin de quantifier le niveau de la puissance récupérée en fonction de la distance et de
la tension d’émission.

104
105
Conclusion générale
L’étude et la réalisation de la technique de récupération d’énergie vibratoire sur une
large bande fréquentielle d’un capteur acoustique sphérique miniaturisé était l’objectif
principal du travail de recherche présenté dans ce mémoire. C’est un concept de mesure
proposé et basé sur un réseau de capteurs sphériques miniaturisés à électronique embarquée
capable de répondre à des besoins industriels dans le domaine d’homogénéisation. Il est dédié
encore pour caractériser des propriétés physiques et mécaniques des milieux hétérogènes ou
des structures. Le manque des méthodes autonomes de caractérisation en ligne de ces
propriétés, nous a poussés à proposer cet utile de mesure. C’est un capteur sphérique de taille
réduite et de basse fréquence assemblé à partir de deux demi-sphères (en plexiglass) excité
par un anneau piézoélectrique (en PZ26) pris à la jonction de deux-sphères. L’électronique
embarquant l’application de ce capteur est positionné dans la partie vide de la sphère. Une
très bonne concordance de son comportement vibratoire a été obtenue entre trois approches :
analytique, numérique et expérimentale. Cette technique ultrasonore a donné satisfaction sur
la sensibilité et la stabilité aux propriétés mesurées.

Pour rendre ce capteur plus efficace, notre projet de thèse a consacré sur son
autonomie énergétique. Par conséquence, des modélisations analytiques de l’anneau
piézoélectrique ont été effectuées selon les deux principaux modes de vibration: mode radial
et mode d’épaisseur. En utilisant le modèle de Mason, chaque mode est décrit par un circuit
électromécanique équivalent associant par l’intermédiaire d’un transformateur les grandeurs
électrique en sortie (tensions et courants) aux grandeurs mécaniques de l’entrée (Forces et
vitesses). A partir de chaque circuit, nous avons déterminé en fonction de la force mécanique
la réponse électrique en tension résultante de vibration. Un modèle analytique de la
récupération d’énergie a été proposé afin de déterminer la réponse totale en tension générer
par le capteur sphérique. Un assemblage des deux modèles en équivalent électrique nous a
conduits à estimer la tension globale utile et exploitable. Les résultats de cet assemblage ont
été consolidés par un modèle numérique (Comsol Multiphysics) dont la comparaison a
montré une très bonne concordance.

Des réalisations expérimentales de la technique de récupération d’énergie appliquées à


un capteur sphérique réel ont été nécessaires pour valider les deux modèles précédents. Les
déplacements et les diagrammes de directivité de la capsule sphérique sont étudiés avec la
technique de vibromètrie Laser. Les champs d’émission des deux sources acoustiques sont

106
aussi déterminés grâce à deux méthodes : vibromètrie Laser et analyseur d’impédance.
Ensuite, un dispositif expérimental de la récupération d’énergie a été mis en place. Ce
dispositif a permis de vérifier la réalisation de la technique de récupération d’énergie par le
capteur sphérique. Durant cette étude expérimentale, nous avons étudiés l’influence de
plusieurs facteurs physiques et spatiaux sur la réponse en tension de la capsule sphérique :
atténuation, profondeur, balayage en coordonnées transversales et l’angle de rotation de la
sphère. Les résultats obtenus montrent une bonne sensibilité du capteur sphérique avec son
environnement. Pour terminer cette étude expérimentale, nous avons démontré la capacité du
capteur sphérique en récupération d’énergie par le biais des coefficients de conversion de
l’énergie mécanique en énergie électrique.

Afin de valider la faisabilité de cette technique de récupération, nous avons réalisé un


système autonome complet de récupération d’énergie vibratoire. Ce système est capable de
produire une puissance électrique à partir des vibrations ambiantes afin d’alimenter lui-même
et de stocker l’énergie accumulée dans un condensateur. A cet effet, un circuit d’extraction
d’énergie a été étudier et mis en place (BQ25504). Les résultats issus d’un modèle numérique
ont été validés par des résultats expérimentaux d’un dispositif comportant un générateur de
bruit, un pond redresseur, le circuit de stockage (BQ25504) et l’électronique de notre capteur.
Une amplitude de 3,6 V de la tension continu aux bornes du condensateur de charge a été
atteinte, ce niveau de tension était suffisant pour alimenter le microcontrôleur du capteur et
d’envoyer un code de reconnaissance. Enfin, le concept global a été placé dans une
installation expérimentale pour démontrer l’autonomie du capteur sphérique dans un
environnement réel. Le signal récupéré par la sphère est dirigé dans un circuit de gestion
d’énergie pour charger un condensateur. Nous avons pu récupérer un niveau de tension
environ 3,2 V qui était suffisant à alimenter l’électronique embarquée de notre capteur
sphérique, menant ainsi ce travail à son objectif souhaité.

107
Annexe
A. Effet piézoélectrique
A.1 L’origine de la piézoélectricité
La piézoélectricité est un mot d’origine grec « piézein » (presser, appuyer), elle est
découverte par les frères Pierre et Jacques Curie en 1880. C’est une propriété particulière
possédée par certains matériaux ayant une anisotropie cristalline. Elle se traduit par deux
effets:

- Effet direct : Un matériau se polarise électriquement sous l’action d’une contrainte


mécanique.

- Effet inverse : Sous l’effet d’un champ électrique appliqué à la céramique, il y a apparition
d’une déformation mécanique.

L’effet piézoélectrique s’explique par la cristallographie des matériaux. A l’état de


repos (contrainte nulle) le cristal est électriquement neutre, c.à.d. les barycentres des charges
positives et négatives sont confondus. L’application d’une contrainte mécanique crée un
dipôle électrique en écartant les barycentres des charges positives et négatives, qui fait
naissance à des champs électriques élémentaires donnant un champ électrique
macroscopique, c’est l’effet direct. Inversement, l’application d’une tension électrique aux
bornes du cristal apporte des charges électriques, donc pour rétablir l’équilibre des forces
électrostatiques, la maille cristalline se déforme, c’est l’effet inverse ou réciproque.

Pour alimenter notre capteur sphérique, la transduction électromécanique s’effectue


par l’intermédiaire de l’anneau piézoélectrique placé à la jonction des deux demi-sphères. En
fait, les capteurs et les récupérateurs d’énergie utilisent l’effet direct, contrairement aux
actionneurs qui se basent sur le sens inverse. Les matériaux piézoélectriques présents de
nombreuses propriétés qui en font des matériaux très utilisés à nos jours : capteurs
(accélération, force), récupération d'énergie, horloge (quartz), génération d'ultrasons...

A.2 Applications, les capteurs


La première application industrielle la plus utilisée jusqu’à maintenant utilisant l’effet
piézoélectrique sont les capteurs, qui sont appelés encore transducteurs piézoélectriques.

108
Grâce à la capacité des matériaux piézoélectriques à générer un courant électrique par
l’application d’une force extérieure, plusieurs types de capteurs sont développés :

• Capteurs de vibrations: certains capteurs piézoélectriques sont utilisés pour capter les
vibrations qui forment aussi une contrainte mécanique, par exemple les systèmes anti
cambriolage des voitures et le phonographe.

• Capteurs de vibrations sonores: c’est une application très importante, comme plusieurs
systèmes innovants, a été développé par l’armée. Un système capable de capter des vibrations
ultrasonores créées par lui-même, à l’aide d’une plaque de quartz, il est capable de construire
une image d’un environnement lointain ou invisible (cela en calculant la durée aller-retour de
l’onde émise et réfléchie) : c’est le premier sonar. De plus ces capteurs sont utilisés comme
des microphones.

• Capteurs d’impact: des systèmes comportent des transducteurs afin de calculer l’intensité et
le moment d’une force appliqué. Par exemple, les batteries électriques (instrument de
musique), ou des capteurs de proximité comme dans le métro japonais ou les escaliers
électriques qui se mettent en marche après que le capteur envoie un signal de présence de
quelqu’un.

A.3 Matériaux piézoélectrique


Rapidement après la découverte de la piézoélectricité, plusieurs matériaux ayant cette
propriété ont été trouvés et qui continuent à apparaitre jusqu’à maintenant avec des
meilleures performances. Ces matériaux, leurs tailles et leurs présentations peuvent s’adapter
à des applications pratiques, c’est pour cette raison les découverts dans le domaine de la
piézoélectricité sont à l’ordre du jour.

Les matériaux piézoélectriques sont présents sous différentes natures. Les principaux
types utilisés pour la récupération d'énergie sont [87] :

Piézo-céramiques monolithiques :

Ce type des matériaux piézoélectriques est à base du plomb, zirconium et titane


(PZT), sont les matériaux les plus courants dans le domaine de récupération d’énergie, à nos
jours. Ces Piézo-céramiques sont très rigides, et de plus leur nature céramique en fait un
matériau très cassant. Ils sont majoritairement utilisés selon le mode 31 en récupération
d’énergie.

109
Les polymères :

Plusieurs polymères ayant des propriétés piézoélectriques qui rendent possible leur
utilisation en récupération d’énergie. Par exemple, le PolyFluorure de Vinylidène (PVDF) est
le polymère le plus utilisé. Les polymères possèdent beaucoup des avantages, par exemple
leur souplesse qui permet au contraire du PZT de subir de très grandes déformations. Tandis
que le faible coefficient de couplage électromécanique de ces polymères est un grand
inconvénient qui rend la récupération d’énergie difficile [88].

Les composites :

Les composites sont fabriqués de manière à introduire des fibres PZT dans une
matrice d’époxy afin d’augmenter la flexibilité du matériau tout en gardant les coefficients de
couplage électromécanique élevés du PZT [89]. Ces matériaux sont aussi très directifs à
cause de l'utilisation de longues fibres piézoélectriques. La majorité de ces composites sont
utilisés suivant les modes 31 ou 33.

Le Tableau A.1 montre quelques paramètres piézoélectriques pour différents types de


matériaux PZT, nous nous sommes intéressés dans notre travail par le matériau de l’anneau
piézoélectrique qui est fabriqué en PZ26.

Symboles Unité PZ26 PZ24 PZT4 PZT8


εs33 /ε0 - 700 239 635 582
E
c11 1010 N/m2 16,8 16,2 13,9 13,7
10 2
E
c12 10 N/m 11 8,84 7,78 6,97
E
c13 1010 N/m2 9,99 8,75 7,43 7,16
E
c33 1010 N/m2 12,3 13,4 11,5 12,4
10 2
D
c11 10 N/m 16,9 16,3 14,5 14
D
c12 1010 N/m2 11,2 8,94 8,39 7,28
D
c13 1010 N/m2 9,33 8,07 6,09 6,08
D
c33 1010 N/m2 15,8 18,1 15,9 16,1
E
s11 10−12 N/m2 13 10,5 12,3 11,5
−12 2
E
s12 10 N/m -4,35 -3,13 -4,05 -3 ,38
E
s13 10−12 N/m2 -7,05 -4,77 -5,31 -4,69
E
s33 10−12 N/m2 19,6 13,6 15,5 13,5
−12 2
E
s44 10 N/m 33,2 23 39 31,9
e31 C/m2 -2,8 -1,45 -5,2 -4
2
e33 C/m 14,7 9,9 15,1 13,8

110
h31 108 V/m -4,52 -6,88 -9,2 -7,8
h33 108 V/m 23,7 47 26,8 26,9
kp - -0,575 -0,568 -0,58 -0,51
k 31 - -0,327 -0,292 -0,33 -0,3
k 33 - 0,684 0,659 0,70 0,64
𝜌 kg/m3 7700 7700 7500 7600

Tableau A. 1 : Paramètres piézoélectriques pour différents matériaux PZT

La performance des matériaux piézoélectriques diffère d’un type à un autre, leur prix
et leur accessibilité sont encore inégaux. La plupart des matériaux sont très rares ce qui les
rend trop chers, et très peu d’entreprises les fabriquent et les distribuent.

A.4 Equations constitutives de la piézoélectricité


L’effet piézoélectrique peut se définir comme un couplage entre les tenseurs
mécaniques de rang 2 (contraintes T et déformations S) et les tenseurs électriques de rang 1
(champ électrique E et induction électrique D) d’un matériau. Donc pour un matériau
piézoélectrique, on peut dire que S et T sont fonction de D et E. Les constantes
piézoélectriques (d, e, g et h) qui relient ces tenseurs sont aussi des matrices d’ordre (3,6).
Les relations fondamentales des équations constitutives de la piézoélectricité sont données
par le système suivant :

𝑆 = 𝑠 𝐸 . 𝑇 + 𝑑. 𝐸 𝑒𝑡 𝐷 = 𝜀 𝑇 . 𝐸 + 𝑑. 𝑇
𝐸 = 𝛽 𝑇 . 𝐷 − 𝑔. 𝑇 𝑒𝑡 𝑆 = 𝑠 𝐷 . 𝑇 + 𝑔𝑡 . 𝐷
𝐷 = 𝜀 𝑆 . 𝐸 + 𝑒. 𝑆 𝑒𝑡 𝑇 = 𝑐𝐸 . 𝑆 − 𝑒𝑡. 𝐸
{ 𝐸 = 𝛽 𝑆 . 𝐷 − ℎ. 𝑆 𝑒𝑡 𝑇 = 𝑐 𝐷 . 𝑆 − ℎ𝑡 . 𝐷

Les matrices avec un suffixe t en exposant (𝑒 𝑡 ) représentent des matrices transposées,


tandis que les autres grandeurs en exposant signifient que ces grandeurs sont constantes ou
nulles, par exemple 𝑠 𝐸 et 𝜀 𝑇 définit le coefficient de compliance à champ électrique constant
ou nul et la permittivité électrique à contrainte constante ou nulle respectivement.

L’ordre des tenseurs et leurs nombres montrent la nécessité d’un grand nombre des
constantes scalaires pour décrire le phénomène de la piézoélectricité, grâce aux symétries on
peut réduire beaucoup ce nombre des constantes. Le Tableau I.4 montre les différentes
grandeurs mécaniques, électriques et piézoélectriques avec leurs tailles matricielles.

111
Grandeurs Abréviation Définition Taille de matrice
S Déformation relative (6,1)
Mécanique T Contrainte (N/m2 ) (6,1)
s Compliance (m2 /N) (6,6)
c Raideur élastique (N/m2 ) (6,6)
E Champ électrique (V/m) (3,1)
Electrique D Induction électrique (C/m2 ) (3,1)
𝛽 Imperméabilité diélectrique (m/F) (3,3)
𝜀 Permittivité électrique (F/m) (3,3)
Constante piézoélectrique:
d Relation entre charge et contrainte à (3,6)
champ constant ou nul (C/N ou
m/V)
Constante piézoélectrique:
e Relation entre charge et déformation (3,6)
à champ constant ou nul (C/m2 )
Piézoélectrique Constante piézoélectrique:
h Relation entre champ et déformation (3,6)
à induction constante ou nulle (N/C
ou V/m)
Constante piézoélectrique:
g Relation entre champ et contrainte à (3,6)
induction constante ou nulle (m2 /C)
Tableau A. 2 : Grandeurs caractéristiques de la piézoélectricité

Les matrices des coefficients élastiques sont de la forme suivant (identique pour 𝑐 𝐸 , 𝑐 𝐷 , 𝑠 𝐸
et 𝑠 𝐷 ):

c11 c12 c13 0 0 0


c12 c11 c13 0 0 0
c13 c13 c33 0 0 0
0 0 0 c44 0 0
0 0 0 0 c44 0
c11 − c12
[0 0 0 0 0
2 ]

Les matrices des coefficients piézoélectriques (le même pour d, e, g et h) sont données par :

0 0 0 0 e15 0
[0 0 0 e15 0 0]
e13 e13 e33 0 0 0

Les matrices des coefficients diélectriques (identique pour 𝜀 𝑆 , 𝜀 𝑇 , 𝛽 𝑆 et 𝛽 𝑇 ) sont :

ε11 0 0
[0 ε11 0]
0 0 ε33

112
B. Champ proche et champ lointain d’un
transducteur ultrasonore
L’émission et la réception d’ondes acoustiques sous-marine se fait à l’aide de
transducteurs. Deux genres des transducteurs qui existent: Electro-acoustiques et Acousto-
électriques qui s’appliquent respectivement à l’émission et à la réception des signaux. Dans le
cas de l’émission on parle plus précisément d’émetteur ou de projecteur, qui correspond à la
conversion de la tension électrique sous la forme d’ondes acoustiques. Par contre inversement
pour la réception on parle sur les hydrophones qui sont capables de convertir les ondes
ultrasonores en courant électrique.

La pression acoustique rayonnée par un transducteur ultrasonore cylindrique est


caractérisée par un champ d’émission qui est décomposé en deux régions : Le champ proche
et le champ lointain, comme représenté sur la figure suivante :

Figure B. 1 : Champ d’émission d’un transducteur acoustique

La région située à proximité du transducteur est appelée champ proche ou zone de


Fresnel, c’est une région dans laquelle le champ acoustique a pratiquement la forme d'un
cylindre. Dans cette zone la pression acoustique varie fortement et rapidement dans l’espace
le long de l’axe du cylindre quand on se trouve proche de la surface du transducteur et moins
en moins en éloignant. La longueur de cette zone nommée longueur de Fresnel est définie
par la position du dernier maximum de la pression acoustique donnée par [90] :

D2
Lf = 4λ B.1

Où D est le diamètre du transducteur et 𝜆 la longueur d’onde.

La zone situé au-delà du champ proche est appelé champ lointain ou zone de
Fraunhofer, c’est une région dans laquelle les variations spatiales de l'intensité du champ
acoustique sont moins fortes, en plus le diamètre du faisceau acoustique est plus large par

113
rapport au diamètre du transducteur sous l’influence de la diffraction. La divergence du
faisceau 𝛿 au sommet du cône de diffraction est donné par [90] :
1,22.𝜆
Sin (𝛿) = B.2
𝐷

C. Calcul de la réponse en tension du modèle


analytique
clc;
clear;
close all;

%%Mode longitudinal%%

L =1e-3;
ro = 7700;Re = 11e-3;Ri = 10e-3;R = 10.5e-3;
h_33 = 23.7e8;
c_33 = 15.8e+10;
A = pi*(Re^2-Ri^2);
eps_33S = 700*8.85e-12;
C_0 = eps_33S*A/L;
f = [10:0.1:60];
w = 2*pi*f*1000;

dp = load('pression 10-60 [Link]','-ascii');


F = A*dp(10,4:end);

Plot(f,abs(F(1:length(f))),'b');
xlabel('Frequency (kHz)');
ylabel('Force (N)');
grid;

C = (1 + j*0.003)*C_0; %pertes

Zintl = 24000;
Z = A*sqrt(c_33*ro);
Z_1 = (j*Z)*(tan((L/2)*sqrt(ro/c_33).*w));
Z_3 = Z./(j*sin(L*sqrt(ro/c_33)*w));
Zelecl = -1./(j*C.*w)+ Zintl./(1 + j*C.*w.*Zintl);
H_lon = (2*h_33*C*Zintl)./((1 + j*C*w*Zintl).*(2*(h_33)^2*(C)^2*Zelecl + 2*Z_3 +
Z_1));
V_l = (H_lon).*(F);

figure(2)
plot(f,abs(V_l),'b');
xlabel('Fréquence (kHz)');
ylabel('Tension (V)');
axis([10,40,0,1.4])
legend('Tension longitudinale')
grid;
hold on

%%Mode radial%%

ro = 7700;
c_11 = 16.8e+10;
c_13 = 9.99e+10;
c_33 = 15.8e+10;
c_12 = 11.2e+10;
s_12 = -4.35e-12;

114
s_11 = 13e-12;
d_31 = -130e-12;
nu = -s_12/s_11;
a = 11e-3;
b = 10e-3;
S_b = 2*pi*b*L;
S_a = 2*pi*a*L;
S = pi*(a^2-b^2);
eps_33T = 1300*8.85e-12;
C_0r1 = (eps_33T*S/L)*(1 - ((2*d_31^2)/(eps_33T*(s_11 + s_12))));
C_0r = (1 + j*0.003)*C_0r1;

Zintr = Zintl;

alpha = w*sqrt(ro/c_11);
v_r = sqrt(c_11/ro);
Z_rb = ro*v_r*S_b;
Z_ra = ro*v_r*S_a;
N_31 = (pi^2*alpha*a*b)*(d_31/(s_11 + s_12));

J_0a = besselj(0,a*alpha);
J_1a = besselj(1,a*alpha);
J_0b = besselj(0,b*alpha);
J_1b = besselj(1,b*alpha);

Y_0a = bessely(0,a*alpha);
Y_1a = bessely(1,a*alpha);
Y_0b = bessely(0,b*alpha);
Y_1b = bessely(1,b*alpha);

Z_3 = (j*Z_rb/2)*((pi*alpha*a)./(J_1a.*Y_1b - J_1b.*Y_1a));


L_1 = (Y_1a.*J_0b - J_1a.*Y_0b)./(J_1a.*Y_1b - J_1b.*Y_1a) + (1 - nu)./(alpha*b);
R = (Y_1a.*J_0b - J_1a.*Y_0b)./(J_1a.*Y_1b - J_1b.*Y_1a) - (1 - nu)./(alpha*a);
Z_1 = ((pi^2*(alpha*a).^2*Z_rb)/(4*j)).*L_1 - Z_3;
Z_2 = ((pi^2*(alpha*b).^2*Z_ra)/(4*j)).*R - Z_3;
Zeq = Z_3 + (Z_1.*Z_2)./(Z_1 + Z_2);
Zelecr = Zintr./(1 + j*C_0r*w.*Zintr);
H_rad = (2*N_31.*Zintr)./((1 + j*C_0r*w.*Zintr).*(2*N_31.^2.*Zelecr + 2*Z_3 +
Z_2));
V_r = (H_rad).*(F);

figure(3)
plot(f,abs(V_r),'b');
xlabel('Fréquence (kHz)');
ylabel('Tension (V)');
axis([10,40,0,1.4])
legend('Tension radiale')
grid;
hold on

%%Assemblage de deux modes%%

figure(4)
Vt = (V_l) + (V_r);
Vt = abs(Vt);
plot(f,Vt,'b');
xlabel('Frequency (kHz)');
ylabel('Voltage (V)');
grid;

%%% comparaison Analytique – Eléments Finis %%%

V = load('VComsol 10-60 [Link]','-ascii');


Vsimul =(V(10,4:end));
figure (5)
plot(f,Vt,'b',f,abs(Vsimul(1:length(f))),'r');

115
xlabel('Frequency (kHz)');
ylabel('Voltage (V)');
legend('Analytical','Finite Elements')
grid;

116
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Résumé
Un nouveau capteur acoustique sphérique autonome est proposé. Il est destiné à être
immergé dans un milieu liquide ou pâteux pour mesurer certaines propriétés physiques du
milieu et récupérer l'énergie vibratoire ambiante pour assurer son autonomie. Le capteur est
composé de deux coquilles hémisphériques en plexiglas et d'une bague piézoélectrique en
PZ26 fixée entre les deux coquilles. Cette structure peut être utilisée aussi bien en excitateur
que capteur. Un modèle de simulation de la récupération d'énergie vibratoire a été développé
en considérant seulement deux modes de vibration: mode épaisseur et mode radial. Pour
chaque mode, le comportement de l’anneau est décrit par un circuit électromécanique
équivalent reliant les ports mécaniques (forces et vitesses) au port électrique (tension et
courant). Ce choix est guidé par la possibilité de combiner la partie électromécanique avec
l'électronique qui traite l'énergie directement dans un simulateur basé sur Spice. Pour valider
cette approche, une simulation par éléments finis a été réalisée et comparée aux résultats
produits par le circuit électromécanique. Les fréquences de résonance ont également été
vérifiées expérimentalement avec un analyseur d'impédance. Toutes ces vérifications donnent
des résultats en très bon accord avec le modèle électromécanique proposé en termes de
fréquences de résonance, de tension et de puissance collectées. Enfin, plusieurs validations
expérimentales sont présentées avec un prototype de capteur sphérique. Ces validations
montrent l’adéquation des prédictions avec les résultats expérimentaux. Finalement, un test
du circuit de récupération est effectué en situation réelle.
Mots-clés : Récupération d’énergie, Capteur sphérique, Anneau piézoélectrique,
Modélisation analytique, Eléments finis, Extraction d’énergie.

Abstract
A new spherical autonomous acoustic sensor is proposed. It is intended to be
immersed in a liquid or pasty medium to measure some physical properties of the medium
and should harvest ambient energy to ensure its autonomy. The sensor is composed of two
Plexiglas half-spherical shells and a PZ26 piezoelectric ring clamped between the two shells.
This structure can be used as well as in exciter or sensor. A simulation model of vibrational
energy harvesting has been developed considering only two modes of vibration: thickness
and radial modes. For each mode, the ring behavior is described by an equivalent
electromechanical circuit connecting the mechanical ports (forces and velocities) to the
electrical port (voltage and current). This choice is guided by the possibility to combine the
electromechanical part with the electronics that process the energy directly in a Spice based
simulator. To validate this approach, a finite elements simulation was realized and compared
to the electromechanical circuit results. Resonance frequencies were also verified
experimentally with an impedance analyzer. All these verifications give results in very good
agreement with the proposed electromechanical model, as well as in terms of resonant
frequencies, harvested voltage and power. Finally several experimental investigations are
presented with a prototype of spherical sensor. These validations show the adequacy of the
predictions with the experimental results. Finally, a test of the harvesting circuit is done in
real situation.
Keywords: Energy harvesting, Spherical sensor, Piezoelectric ring, Analytical modeling,
Finite elements, Energy extraction.

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