Ahmed Math
Ahmed Math
1. Calculer, lorsque cela est possible, A + B, A − C, 3C, AB, AC, AE, CD, CE, A2 , C 2 , t A, t D, t C, A t A,
C t C, t A t C et E t C.
2. L’égalité (A + B)2 = A2 + 2AB + B 2 est-elle vraie ? Justifier.
Exercice 2.
2 −2
On considère la matrice : A = .
2 −3
1. Calculer A2 et montrer que A2 + A − 2I2 = 0.
2. En déduire que A est inversible. Exprimer A−1 en fonction de A, déduire la matrice A−1 .
Exercice 3.
a b
On considère la matrice A = , où a et b sont des réels quelconques.
0 a
1. Calculer A2 et A3 .
2. Calculer An pour tout entier n ∈ N∗ .
3. En remarquant qu’il existe une matrice N telle que A = aI2 + bN , retrouver le résultat précédent en
utilisant la formule du binôme de Newton.
Exercice 4.
On considère les matrices
1 0 0 1 1 1 1 1 1
A= 0 1 1 , B = 0 1 0 et C = 1 2 1 .
3 1 1 1 0 0 0 −1 −1
Calculer AB, AC. Que remarque-t-on ? La matrice A peut-elle être inversible ? Trouver toutes les matrices
F ∈ M3 (R) telles que AF = 0 (où 0 désigne la matrice nulle).
Exercice 5.
1. Montrer que toute matrice M carrée d’ordre n, à coefficients dans un corps commutatif K de caractéris-
tique différente de 2, s’écrit de manière unique comme somme d’une matrice symétrique et d’une matrice
antisymétrique.
2. Soient A et B ∈ Mn (K) deux matrices symétriques. Montrer que AB est symétrique ssi AB = BA.
Exercice 6. 1 1 1
Soit la matrice A = 2 1 3. Montrer que A est inversible, déduire son rang. Calculer A−1 par deux
1 −1 2
méthodes différentes.
Exercice 7.
1. Montrer par récurrence que le déterminant :
1 a1 a21 · · · · · · an−1
1
1 a2 a22 · · · · · · an−1
2
· · · ······ · Y
∆n (a1 ,a2 , · · · ,an ) = = (aj − ai ).
· · · ······ ·
1≤i<j≤n
· · · ······ ·
1 an a2n · · · · · · an−1
n
Exercice 9.
Calculer les déterminants suivants :
0 1 2 3 1 0 0 1
1 1 2 1 0 0 3 5 −5
2 3 1 2 3 0 0 1 0 0
D1 = , D2 = 3 4 5 , D3 = 2 3 5 , D4 = 2 −5 4 , D5 = , D6 =
−1 4 2 3 0 1 1 0 1 1
5 6 7 4 1 3 1 2 1
3 0 1 2 2 3 1 1
Exercice 10.
Soient a1 , a2 , · · · ,an des nombres réels tous non nuls. Pour tout entier n ≥ 2 et tout nombre réel λ, consi-
dérons la matrice An (λ) à n + 1 lignes et n + 1 colonnes définie par :
Solution de l’Ex 2
2 −2
Soit la matrice A = .
2 −3
2 −2 2 −2 0 2
1. On a A2 = = , donc
−3
2 2 −3 −2 5
2 0 2 2 −2 1 0 0 2 2 −2 2 0 0 0
A + A − 2I2 = + −2 = + − =
−2 5 2 −3 0 1 −2 5 2 −3 0 2 0 0
Solution de l’Ex 3
a b
Soit la matrice A = , où a et b sont des réels quelconques.
0 a
d’où
n
X
An = Ckn bk an−k N k = C0n b0 an N 0 + C1n b1 an−1 N 1 + C2n b2 an−2 N 2 + · · · + Cnn bk an−0 N n .
k=0
0 1 0 1 0 0
Or N = 2
= , alors pour tout k ≥ 2, on a N k = 0, d’où
0 0 0 0 0 0
an nan−1 b
n
nan−1 b
n 0 0 a
A = C0n an I2 + C1n ban−1 N n
= a I2 + na n−1
bN = + = .
0 an 0 0 0 an
Solution de l’Ex 4 1 0 0 1 1 1 1 1 1
Soient les matrices A = 0 1 1 , B = 0 1 0 et C = 1 2 1 . Alors
3 1 1 1 0 0 0 −1 −1
1 0 0 1 1 1 1 1 1 1 0 0 1 1 1 1 1 1
AB = 0 1 1 0 1 0 = 1 1 0 et AC = 0 1 1 1 2 1 = 1 1 0.
3 1 1 1 0 0 4 4 3 3 1 1 0 −1 −1 4 4 3
Nous remarquons que AB = AC. La matrice A ne peut pas être inversible. Sinon, on aura (en multipliant
par A−1 ) B = C, ce qui est absurde.
Solution de l’Ex 5
1. Montrons que toute matrice M carrée d’ordre n, à coefficients dans un corps commutatif K de carac-
téristique différente de 2, s’écrit de manière unique comme somme d’une matrice symétrique et d’une
matrice antisymétrique.
Rappelons que K est de caractéristique différente de 2 signifie que 2.1K 6= 0, où 1K est le neutre de K
pour la multiplication.
Soit M une matrice carrée d’ordre n, posons M1 = 21 (M + t M ) et M2 = 12 (M − t M ). Alors
M1 est symétrique puisque t M1 = 12 (t M + t (t M )) = M1 , et
M2 est antisymétrique car t M2 = 21 (t M − t (t M )) = −M2 .
De plus M = M1 + M2 et cette écriture est unique sinon on aura : M = M1 + M2 = M10 + M20 , où M1 et
M10 sont symétriques et M2 et M20 sont antisymétriques, ceci implique que M1 − M10 = M20 − M2 , donc
M1 − M10 = 0 et M20 − M2 = 0, par suite M1 = M10 et M20 = M2 .
2. Soient A et B ∈ Mn (K) deux matrices symétriques. Montrons que AB est symétrique ssi AB = BA.
Nous avons AB est symétrique ⇐⇒ t (AB) = AB ⇐⇒ t B t A = AB ⇐⇒ BA = AB.
Solution de l’Ex 6
1 1 1
Soit la matrice A = 2 1 3.
1 −1 2
Montrons d’abord que A est inversible. On a :
1 1 1 1 1 1
−1 1
det(A) = 2 1 3 = 0 −1 1 = = 1 6= 0,
−2 1
1 −1 2 0 −2 1
1 3 2 3 2 1
∆11 = = 5, ∆12 = = 1, ∆13 = = −3,
−1 2 1 2 1 −1
1 1 1 1 1 1
∆21 = = 3, ∆22 = = 1, ∆23 = = −2,
−1 2 1 2 1 −1
1 1 1 1 1 1
∆31 = = 2, ∆32 = = 1, ∆33 = = −1.
1 3 2 3 2 1
La comatrice de A est la matrice suivante :
∆11 −∆12 ∆13 5 −1 −3
com(A) = −∆21 ∆22 −∆23 = −3 1 2 .
∆31 −∆32 ∆33 2 −1 −1
5 −3 2
Donc la transposée de la comatrice est : t com(A) = −1 1 −1 . Enfin le déterminant de A est :
−3 2 −1
1 1 1 1 1 1
1 2
det(A) = 2 1 3 = 1 0 2 =− = 1.
2 3
1 −1 2 2 0 3
5 −3 2
1 t
D’où A−1 = com(A) = −1 1 −1 .
det(A)
−3 2 −1
Solution de l’Ex 7
1. Montrons par récurrence, sur la taille n, ce que on appelle le déterminant de Vandermonde.
1 a1 a21 · · · · · · an−1
1
1 a2 a22 · · · · · · an−1
2
· · · ······ · Y
∆n (a1 ,a2 , · · · ,an ) = = (aj − ai ).
· · · ······ ·
1≤i<j≤n
· · · ······ ·
1 an a2n · · · · · · an−1
n
1 0 0 ··· 0
1 a2 − a1 a2 (a2 − a1 ) ··· a2n−1 (a2 − a1 )
∆n+1 (a1 , . . . , an+1 ) = 1 a3 − a1 a3 (a3 − a1 ) ··· a3n−1 (a3 − a1 ) ,
.. .. .. ..
. . . .
1 an+1 − a1 an+1 (an+1 − a1 ) · · · an−1
n+1 (an+1 − a1 )
1 1 1
• Calculons ∆2 = cosα cosβ cosγ .
cos2α cos2β cos2γ
1 1 1 L1
Comme ∀x ∈ R, cos(2x) = 2 cos2 (x)−1, alors ∆2 = cos α cos β cos γ L2
2 cos2 α − 1 2 cos2 β − 1 2 cos2 γ − 1 L3 .
Donc
1 1 1 L1
∆2 = cos α cos β cos γ L2
2 cos2 α 2 cos2 β 2 cos2 γ L3 ← L3 + L1 .
1 1 1
= 2 cos α cos β cos γ
cos2 α cos2 β cos2 γ
1 cos α cos2 α
= 2 1 cos β cos2 β puisque |A| = |t A|
1 cos γ cos2 γ
= 2(cos γ − cos α)(cos γ − cos β)(cos β − cos α).
1 a a2
1 a a2
det(A) = 1 b b2 = (b − a)(c − a)(c − b).
1 c c2
1 a a2 1 a a2
det(A) = 1 b b2 = 0 b−a b − a2
2
1 c c2 0 c−a c2 − a2
b − a b2 − a2
= = (b − a)(c2 − a2 ) − (c − a)(b2 − a2 )
c − a c2 − a2
= (b − a)(c − a)(c + a) − (c − a)(b − a)(b + a)
= (b − a)(c − a)(c − b).
Donc la matrice A est inversible ssi det(A) 6= 0, c-à-d a 6= b, a 6= c et c 6= b. Autrement dit, A est
inversible si et seulement si les réels a, b et c sont différents deux à deux.
• Supposons dans la suite que a, b et c sont différents deux à deux. Déterminons l’inverse de A
par la méthode de la comatrice. On sait que la matrice A−1 , l’inverse de A, est donnée par A−1 =
1 t
com(A).
det(A)
1 a a2
b b2 1 b2 1 b
∆11 = = bc2 − cb2 = bc(c − b), ∆12 = = c2 − b2 , ∆13 = = c − b,
c c2 1 c2 1 c
2
a a 1 a2 1 a
∆21 = = ac2 − ca2 = ac(c − a), ∆22 = = c2 − a2 , ∆23 = = c − a,
c c2 1 c2 1 c
a a2 1 a2 1 a
∆31 = = ab2 − ba2 = ab(b − a), ∆32 = = b2 − a2 , ∆33 = = b − a.
b b2 1 b2 1 b
Solution de l’Ex 9
Calculs des déterminants. Nous pouvons appliquer plus d’une méthode.
2 3
• D1 = = 2.4 − 3.(−1) = 11.
−1 4
• Par les opérations élémentaires L2 − 3L1 et L3 − 5L1 , et en développant suivant la première colonne on
obtient :
1 1 2 1 1 2 1 1 2
1 −1
D2 = 3 4 5 = 3 − 3 4 − 3 5 − 6 = 0 1 −1 = = −2.
1 −3
5 6 7 5 − 5 6 − 5 7 − 10 0 1 −3
On peut aussi appliquer la règle de Sarrus, on trouve :
1 1 2
D2 = 3 4 5 = (1.4.7+3.6.2+1.5.5)−(1.3.7+5.6.1+5.4.2) = (28+36+25)−(21+30+40) = 89−91 = −2.
5 6 7
1 0 0
3 5
• On développe suivant la première ligne, on trouve : D3 = 2 3 5 = = 9 − 5 = 4.
1 3
4 1 3
• On applique premièrement l’opération élémentaire L2 + L1 , en suite C1 + 5C3 on trouve :
3 5 −5 3 5 −5 3 5 −5 3 − 5.5 5 −5 −22 5 −5
D4 = 2 −5 4 = 2 + 3 −5 + 5 4 + (−5) = 5 0 −1 = 5 − 5 0 −1 = 0 0 −1 .
1 2 1 1 2 1 1 2 1 1+5 2 1 6 2 1
−22 5
On développe par rapport à la deuxième ligne pour trouver que D4 = = −74.
6 2
3 5 −5
Par la règle de Sarrus, on trouve : D4 = 2 −5 4 = (−15 − 20 + 20) − (25 + 10 + 24) = −74.
1 2 1
• Par les opérations élémentaires L3 − 2L2 et L4 − 3L2 , et en développant suivant la première colonne on
obtient (ensuite on applique la règle de Sarrus) :
0 1 2 3 0 1 2 3 0 1 2 3
1 2 3
1 2 3 0 1 2 3 0 1 2 3 0
D5 = = = = − −1 −6 1 = 96.
2 3 0 1 2 − 2.1 3 − 2.2 0 − 2.3 1 − 2.0 0 −1 −6 1
−6 −8 2
3 0 1 2 3 − 3.1 0 − 3.2 1 − 3.3 2 − 3.0 0 −6 −8 2
• On développe suivant la deuxième ligne, et on applique après la règle de Sarrus :
1 0 0 1
1 0 1
0 1 0 0
D6 = = 1 1 1 = (1 + 1 + 0) − (2 + 1 + 0) = −1.
1 0 1 1
2 1 1
2 3 1 1
• On applique d’abord l’opération élémentaire L2 − L1 , ensuite l’opération élémentaire C2 + C1 , et en dé-
veloppant suivant la 2ème ligne on obtient :
1 + i 1 − 2i 1 + i 1 + i 1 − 2i 1 + i 1+i 2−i 1+i
2−i 1+i
D7 = 1 − 2i 1 + i 1 + i = −3i 3i 0 = −3i 0 0 = 3i ,
2(1 + i) 1 − 2i
1 + i 1 + i 1 − 2i 1 + i 1 + i 1 − 2i 1 + i 2(1 + i) 1 − 2i
donc D7 = 3i[(2 − i)(1 − 2i) − 2(1 + i)2 ] = 27.
• Par les opérations élémentaires, on ajoute à la première colonne les (n − 1) autres colonnes, et comme a
se trouve dans tous les coefficients de chaque ligne et b dans un seulement, alors dans chaque coefficients de
la première colonne on aura b + na, alors D8 devient
1 a ... ... a
0 b 0 ... 0
D8 = (na + b) ... ..
.
..
.
..
.
..
.
0 ... 0 b 0
0 ... ... 0 b
Ainsi, on obtient le déterminant d’une matrice triangulaire supérieure dont les éléments de la diagonale sont
(1, b, b, · · · , b), remarquons que b se répète n − 1 fois, ce dernier déterminant est bn−1 , par suite
D8 = (na + b)bn−1 .
• Pour le dernier déterminant D9 , on garde par exemple la première colonne fixe et on la retranche de toutes
les autres, on obtient sur la dernière ligne (a, 0, · · · , 0) ; ensuite on développe par rapport à cette dernière
ligne :
a b ... ... b a b−a ... ... b − a
b−a ... ... b − a
a a b ... b a 0 b−a ... b − a
0 b −a ... b − a
D9 = ... ..
.
..
.
..
.
.. = ..
. .
..
.
..
.
..
.
..
. = (−1)n a . . .. ..
.. .. . .
a ... a a b a 0 ... 0 b−a
0 ... 0 b−a
a ... ... a a a 0 ... ... 0
Ainsi, on obtient le déterminant d’une matrice triangulaire supérieure de type (n−1, n−1) dont les éléments
de la diagonale sont (b − a, b − a, · · · , b − a), (c-à-d, b − a se répète n − 1 fois), par suite
D9 = (−1)n a(b − a)n−1 .
Solution de l’Ex 10
Soient a1 , a2 , · · · ,an des nombres réels tous non nuls. Pour tout entier n ≥ 2 et tout nombre réel λ, consi-
dérons la matrice An (λ) à n + 1 lignes et n + 1 colonnes définie par :
1 −a1 −a2 · · · · · · −an
a1 λ 0 ··· ··· 0
..
a2 . ..
0 λ .
An (λ) = . .
. . . . .
.. .. .. .. .. ..
. .. .. .
.. . ..
. 0
an 0 ··· ··· 0 λ
Le déterminant de An (λ) sera noté ∆n (λ).
1 −a1 −a2
1. On a : ∆2 (λ) = a1 λ 0 . Donc en développant suivant la dernière ligne on obtient :
a2 0 λ
1 −a1 −a2
∆2 (λ) = a1 λ 0 = a2 (a2 λ) + λ(λ + a21 ) = λ2 + λ(a21 + a22 ).
a2 0 λ
3. La propriété est vraie pour n = 2 et n = 3. Soit donc n ≥ 3 et supposons la propriété vraie à l’ordre
n − 1 ; c-à-d
∆n−1 (λ) = λn−1 + λn−2 (a21 + a22 + · · · + a2n−1 ).
D’après la question précédente et l’hypothèse de récurrence, on a :
∆n (λ) = λn−1 a2n +λ∆n−1 (λ) = λn−1 a2n +λ(λn−1 +λn−2 (a21 +a22 +· · ·+a2n−1 )) = λn +λn−1 (a21 +a22 +· · ·+a2n ),
d’où le résultat.
4. Comme ∆n (λ) = λn + λn−1 (a21 + a22 + · · · + a2n ) = λn−1 (λ + a21 + a22 + · · · + a2n ) et n − 1 ≥ 1, alors
Donc la matrice An (λ) est inversible si et seulement si (λ 6= 0 et λ 6= −(a21 + a22 + · · · + a2n )).
Solution de l’Ex 11
Soit Mn,m (C) l’espace des matrices à coefficients complexes, où n et m sont dans N∗ . Soit A = (aij ) ∈
Mn,m (C), A = (aij ) est la matrice conjuguée de A, et A∗ est la matrice adjointe de A, i.e. A∗ = t (A) = t A.
Dans le cas particulier où A est à coefficients réels, A∗ = t A.
Soient A, B ∈ Mn,m (C).
det(A) = ad − bc = ad − bc = det(A).
Or A1k est une matrice carrée d’ordre n, alors par hypothèse de récurrence det(A1k ) = det(A1k ). Donc
n+1
X n+1
X n+1
X
det(A) = (−1)(k+1) a1k det(A1k ) = (−1)(k+1) a1k det(A1k ) = (−1)(k+1) a1k det(A1k ) = det(A).
k=1 k=1 k=1
D’où le résultat.
Par suite par le principe de récurrence, nous avons pour toute matrice carrée A ∈ Mn (C), det(A∗ ) =
det(A).