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Ahmed Math

Le document présente une série d'exercices de mathématiques sur les matrices, incluant des calculs de somme, produit, et propriétés des matrices. Il aborde également des concepts comme la symétrie des matrices et le déterminant de Vandermonde. Chaque exercice est accompagné de solutions détaillées pour aider à la compréhension des concepts abordés.

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Université Mohammed Premier Filière MIP

Faculté des Sciences Semestre S2


Département de Mathématiques Année universitaire: 2023-2024
TD d’Algèbre 2
Correction de la série 1
Exercice 1.
On considère les matrices suivantes :
   
      2 −3 0 1 2
1 2 1 0 −1 0 1
A= ,B= ,C= , D = −1 0 −2 3 et E = −1.
3 4 1 0 2 2 3
−1 0 0 1 0

1. Calculer, lorsque cela est possible, A + B, A − C, 3C, AB, AC, AE, CD, CE, A2 , C 2 , t A, t D, t C, A t A,
C t C, t A t C et E t C.
2. L’égalité (A + B)2 = A2 + 2AB + B 2 est-elle vraie ? Justifier.

Exercice 2.  
2 −2
On considère la matrice : A = .
2 −3
1. Calculer A2 et montrer que A2 + A − 2I2 = 0.
2. En déduire que A est inversible. Exprimer A−1 en fonction de A, déduire la matrice A−1 .

Exercice 3.  
a b
On considère la matrice A = , où a et b sont des réels quelconques.
0 a
1. Calculer A2 et A3 .
2. Calculer An pour tout entier n ∈ N∗ .
3. En remarquant qu’il existe une matrice N telle que A = aI2 + bN , retrouver le résultat précédent en
utilisant la formule du binôme de Newton.
Exercice 4.
On considère les matrices
     
1 0 0 1 1 1 1 1 1
A= 0 1 1 , B =  0 1 0  et C =  1 2 1 .
3 1 1 1 0 0 0 −1 −1
Calculer AB, AC. Que remarque-t-on ? La matrice A peut-elle être inversible ? Trouver toutes les matrices
F ∈ M3 (R) telles que AF = 0 (où 0 désigne la matrice nulle).

Exercice 5.
1. Montrer que toute matrice M carrée d’ordre n, à coefficients dans un corps commutatif K de caractéris-
tique différente de 2, s’écrit de manière unique comme somme d’une matrice symétrique et d’une matrice
antisymétrique.
2. Soient A et B ∈ Mn (K) deux matrices symétriques. Montrer que AB est symétrique ssi AB = BA.
 
Exercice 6. 1 1 1
Soit la matrice A = 2 1 3. Montrer que A est inversible, déduire son rang. Calculer A−1 par deux
1 −1 2
méthodes différentes.
Exercice 7.
1. Montrer par récurrence que le déterminant :

1 a1 a21 · · · · · · an−1
1
1 a2 a22 · · · · · · an−1
2
· · · ······ · Y
∆n (a1 ,a2 , · · · ,an ) = = (aj − ai ).
· · · ······ ·
1≤i<j≤n
· · · ······ ·
1 an a2n · · · · · · an−1
n

TD d’Algèbre 2, MIP 1/14


∆n (a1 ,a2 , · · · ,an ) s’appelle le déterminant de Vandermonde.
2. Applications du déterminant de Vandermonde.
1 x yz 1 1 1
i. Calculer les déterminants suivants : ∆1 = 1 y xz , et ∆2 = cosα cosβ cosγ , où
1 z xy cos2α cos2β cos2γ
x, y, z ∈ R − {0}. Rappelons que ∀x ∈ R, cos(2x) = 2 cos2 (x) − 1.
1 a a2
 

ii. Soit la matrice A = 1 b b2 , où a, b et c sont dans R. Pour quelles valeurs de a, b et c, A


1 c c2
est-elle inversible ? Trouver, lorsque c’est possible, A−1 en utilisant la comatrice.
 
1 2 −3 −1 5
Exercice 8. 0
 1 −1 −1 4 
2
Déterminer, selon les valeurs du paramètre réel a, le rang de la matrice suivante A =  1 −3 a −2,
1 a −2 a−1 1
1 1 a−3 2a − 2 13

Exercice 9.
Calculer les déterminants suivants :

0 1 2 3 1 0 0 1
1 1 2 1 0 0 3 5 −5
2 3 1 2 3 0 0 1 0 0
D1 = , D2 = 3 4 5 , D3 = 2 3 5 , D4 = 2 −5 4 , D5 = , D6 =
−1 4 2 3 0 1 1 0 1 1
5 6 7 4 1 3 1 2 1
3 0 1 2 2 3 1 1

a+b a ... ... a a b ... ... b


1+i 1 − 2i 1+i a a+b a ... a a a b ... b
D7 = 1 − 2i 1+i 1 + i , D8 = .. .. .. .. .. et D9 = ... .. .. .. .. ,
. . . . . . . . .
1+i 1+i 1 − 2i a ... a a+b a a ... a a b
a ... ... a a+b a ... ... a a
où D8 et D9 sont de type (n, n) et a, b sont dans R.

Exercice 10.
Soient a1 , a2 , · · · ,an des nombres réels tous non nuls. Pour tout entier n ≥ 2 et tout nombre réel λ, consi-
dérons la matrice An (λ) à n + 1 lignes et n + 1 colonnes définie par :

1 −a1 −a2 · · · · · · −an


 
 a1 λ 0 ··· ··· 0 
.. 
 

 a2 . ..
0 λ . 
An (λ) =  . .
 
. . . . .
 .. .. .. .. .. .. 

 
 . .. .. .
 .. . ..

. 0 
an 0 ··· ··· 0 λ

Le déterminant de An (λ) sera noté ∆n (λ).

1. Calculer ∆n (λ) pour n = 2 et n = 3.


2. Montrer que, pour tout n ≥ 2, ∆n (λ) = λn−1 a2n + λ∆n−1 (λ). Indication : développer le déterminant
∆n (λ) par rapport à la dernière ligne.
3. Montrer par récurrence que pour tout n ≥ 2, ∆n (λ) = λn + λn−1 (a21 + a22 + · · · + a2n ).

4. Déterminer les valeurs de λ pour lesquelles la matrice An (λ) est inversible.


5. Déterminer le rang de An (λ) suivant les valeurs de λ.

Correction de la série 1 TD d’Algèbre 2 2/14


Exercice 11. (Facultatif)
Soient n et m dans N∗ . Soit A = (aij ) ∈ Mn,m (C), on appelle la matrice conjuguée de A, et on note A,
la matrice des conjugués des coefficients de A, i.e. A = (aij ). La matrice adjointe (aussi appelée matrice
transconjuguée) de A, habituellement notée A∗ , est la matrice transposée de la matrice A, i.e. A∗ = t (A) =
t A. Dans le cas particulier où A est à coefficients réels, sa matrice adjointe est donc simplement sa matrice

transposée. Soient A, B ∈ Mn,m (C).


1. Montrer que (A∗ )∗ = A et (AB)∗ = B ∗ A∗ .
2. Si A est une matrice carrée, montrer que det(A∗ ) = det(A).

Correction de la série 1 TD d’Algèbre 2 3/14


Solutions des exercices de la série 1 Algèbre 2, MIP, S2
Solution de l’Ex 1
On considère les matrices suivantes :
   
      2 −3 0 1 2
1 2 1 0 −1 0 1
A= ,B= ,C= , D = −1 0 −2 3 et E = −1.
3 4 1 0 2 2 3
−1 0 0 1 0
     
1 2 1 0 2 2
1. • A + B = + = ,
3 4 1 0 4 4
• la différence A − C n’est pas définie car les deux matrices A et C ne sont pas de même type,
        
−1 0 1 −3 0 3 1 2 1 0 3 0
• 3C = 3 = , • AB = = ,
2 2 3 6 6 9 3 4 1 0 7 0
    
1 2 −1 0 1 0 4 7
• AC = = ,
3 4 2 2 3 5 8 15
• le produit AE n’est pas défini car le nombre de colonnes de A n’est pas égal au nombres de lignes de
E,
 
  2 −3 0 1  
−1 0 1  −3 3 0 0
• CD = −1 0 −2 3 =  ,
2 2 3 −3 −6 −4 11
−1 0 0 1
 
  2       
−1 0 1   −2 2 1 2 1 2 7 10
• CE = −1 = , •A = = ,
2 2 3 2 3 4 3 4 15 22
0
• le produit C 2 n’est pas défini car la matrice C n’est pas carré,
 
2 −1 −1  
  −1 2
1 3  −3 0 0 
• tA = , • tD =  0 −2 0 ,
 • t C =  0 2,
2 4
1 3
1 3 1
 
       −1 2  
1 2 1 3 5 11 −1 0 1  2 1
• A tA = = , • C tC = 0 2 = ,
3 4 2 4 11 25 2 2 3 1 17
1 3
• t A t C et E t C ne sont pas définis.
    
2 2 2 2 2 12 12
2. On a (A + B) = = , et
 4 4 4  4 24  24   
7 10 3 0 1 0 1410
A2 +2AB +B 2 = +2 + = . Donc l’égalité (A+B)2 = A2 +2AB +B 2
15 22 7 0 1 0 3022  
1 2
6 BA puisque BA =
n’est pas vraie, ceci est du au fait que AB = .
1 4

Solution de l’Ex 2 
2 −2
Soit la matrice A = .
2 −3
    
2 −2 2 −2 0 2
1. On a A2 = = , donc
−3
2  2 −3 −2 5         
2 0 2 2 −2 1 0 0 2 2 −2 2 0 0 0
A + A − 2I2 = + −2 = + − =
−2 5 2 −3 0 1 −2 5 2 −3 0 2 0 0

2. Comme A2 + A − 2I2 = 0, alors A2 + A = 2I2 , ce qui implique que A( 21 A + 12 I2 ) = I2 et ( 21 A + 12 I2 )A = I2 .


Donc A est inversible et son inverse est A−1 = 21 A + 12 I2 , d’où
    3 
1 2 −2 1 1 0 −1
A−1 = + = 2 .
2 2 −3 2 0 1 1 −1

Solution de l’Ex 3 
a b
Soit la matrice A = , où a et b sont des réels quelconques.
0 a

Correction de la série 1 TD d’Algèbre 2 4/14


  2  2   3
a 3a2 b
    
a b a b a 2ab a b a 2ab
1. On a A2 = = , A 3
= AA 2
= = et
0 a 0 a 0 a2 0 a 0 a2 0 a3
 2  2   4
a 4a3 b

a 2ab a 2ab
A4 = 2 2 = .
0 a 0 a 0 a4
 n
nan−1 b

a
2. Par la question précédente, nous remarquons que A =n
pour tout entier n ∈ N∗ . Mon-
0 an
trons ceci par récurrence.
• La propriété est vraie pour n = 1, 2, 3 et 4.
 n
nan−1 b

∗ n a
• Pour n ∈ N , supposons que A = .
0 an
 n+1
(n + 1)an b

a
• Montrons que An+1 = , on a :
  0n an+1 
nan−1 b an+1 (n + 1)an b
 
n+1 n a b a
A = AA = = .
0 a 0 an 0 an+1
 n
nan−1 b

a
Donc par le principe de récurrence, pour tout n ∈ N∗ , An = .
0 an
3. Remarquons que la matrice A s’écrit sous la forme suivante :
         
a b a 0 0 b 1 0 0 1
A= = + =a +b .
0 a 0 a 0 0 0 1 0 0
 
0 1
Donc il existe une matrice N = telle que A = aI2 + bN . Comme I2 N = N I2 = N , alors la
0 0
formule du binôme de Newton nous implique que
n
X n
X n
X n
X
An = (aI2 +bN )n = Ckn (bN )k (aI2 )n−k = Ckn bk N k an−k I2n−k = Ckn bk an−k N k I2 = Ckn bk an−k N k
k=0 k=0 k=0 k=0

d’où
n
X
An = Ckn bk an−k N k = C0n b0 an N 0 + C1n b1 an−1 N 1 + C2n b2 an−2 N 2 + · · · + Cnn bk an−0 N n .
k=0
    
0 1 0 1 0 0
Or N = 2
= , alors pour tout k ≥ 2, on a N k = 0, d’où
0 0 0 0 0 0

an nan−1 b
  n
nan−1 b
   
n 0 0 a
A = C0n an I2 + C1n ban−1 N n
= a I2 + na n−1
bN = + = .
0 an 0 0 0 an
     
Solution de l’Ex 4 1 0 0 1 1 1 1 1 1
Soient les matrices A =  0 1 1  , B =  0 1 0  et C =  1 2 1  . Alors
3 1 1 1 0 0 0 −1 −1
         
1 0 0 1 1 1 1 1 1 1 0 0 1 1 1 1 1 1
AB =  0 1 1   0 1 0  = 1 1 0 et AC =  0 1 1   1 2 1  = 1 1 0.
3 1 1 1 0 0 4 4 3 3 1 1 0 −1 −1 4 4 3
Nous remarquons que AB = AC. La matrice A ne peut pas être inversible. Sinon, on aura (en multipliant
par A−1 ) B = C, ce qui est absurde.

Correction de la série 1 TD d’Algèbre 2 5/14


 
x y z
Cherchons toutes les matrices F ∈ M3 (R) telles que AF = 0. Soit F = u v w ∈ M3 (R), alors
a b c
    
1 0 0 x y z 0 0 0
AF = 0 ⇐⇒  0 1 1  u v w = 0 0 0
 3 1 1 a b c 0 0 0  
x y z 0 0 0
⇐⇒  u + a v+b w + c  = 0 0 0
3x + u + a 3y + v + b 3z + w + c 0 0 0
 x=y=z=0

u+a=0

⇐⇒
 v+b=0

 w + c = 0,


 x=y=z=0
a = −u

⇐⇒

 b = −v
c = −w,

Donc les matrices F ∈ M3 (R) cherchées sont :


 
0 0 0
F = u v w , où u, v et w ∈ R.
−u −v −w

Solution de l’Ex 5
1. Montrons que toute matrice M carrée d’ordre n, à coefficients dans un corps commutatif K de carac-
téristique différente de 2, s’écrit de manière unique comme somme d’une matrice symétrique et d’une
matrice antisymétrique.
Rappelons que K est de caractéristique différente de 2 signifie que 2.1K 6= 0, où 1K est le neutre de K
pour la multiplication.
Soit M une matrice carrée d’ordre n, posons M1 = 21 (M + t M ) et M2 = 12 (M − t M ). Alors
M1 est symétrique puisque t M1 = 12 (t M + t (t M )) = M1 , et
M2 est antisymétrique car t M2 = 21 (t M − t (t M )) = −M2 .
De plus M = M1 + M2 et cette écriture est unique sinon on aura : M = M1 + M2 = M10 + M20 , où M1 et
M10 sont symétriques et M2 et M20 sont antisymétriques, ceci implique que M1 − M10 = M20 − M2 , donc
M1 − M10 = 0 et M20 − M2 = 0, par suite M1 = M10 et M20 = M2 .

2. Soient A et B ∈ Mn (K) deux matrices symétriques. Montrons que AB est symétrique ssi AB = BA.
Nous avons AB est symétrique ⇐⇒ t (AB) = AB ⇐⇒ t B t A = AB ⇐⇒ BA = AB.

Solution de l’Ex 6
 
1 1 1
Soit la matrice A = 2 1 3.
1 −1 2
Montrons d’abord que A est inversible. On a :

1 1 1 1 1 1
−1 1
det(A) = 2 1 3 = 0 −1 1 = = 1 6= 0,
−2 1
1 −1 2 0 −2 1

donc A est inversible, par suite rg(A) = 3 (voir cours).


Calculer A−1 par deux méthodes différentes.
Première méthode : utilisation de la méthode du pivot de Gauss.
Commençons par donner la matrice augmentée, les lignes seront numérotées L1 , L2 et L3 :
 
1 1 1 1 0 0 L1
(A | I) =  2 1 3 0 1 0  L2
1 −1 2 0 0 1 L3

Correction de la série 1 TD d’Algèbre 2 6/14


L’application de l’algorithme consiste à réaliser une suite d’opérations élémentaires sur la matrice à inverser
pour la ramener à l’identité. La même suite d’opérations élémentaires effectuée sur la matrice identité donne
l’inverse de la matrice de départ. Allons-y :
   
1 1 1 1 0 0 L1 1 1 1 1 0 0 L1
 0 −1 1 −2 1 0  L2 ←L2 −2L1 ensuite  0 1 −1 2 −1 0  L2 ←−L2
0 −2 1 −1 0 1 L3 ←L3 −L1 0 −2 1 −1 0 1 L3
   
1 1 1 1 0 0 L1 1 1 1 1 0 0 L1
ensuite  0 1 −1 2 −1 0  L2 ensuite  0 1 −1 2 −1 0  L2
0 0 −1 3 −2 1 L3 ←L3 +2L2 0 0 1 −3 2 −1 L3 ←−L3

Maintenant, on remontre pour faire apparaître la matrice identité à gauche.


   
1 1 1 1 0 0 L1 1 1 0 4 −2 1 L1 ←L1 −L3
 0 1 0 −1 1 −1  L2 ←L2 +L3 ensuite  0 1 0 −1 1 −1  L2
0 0 1 −3 2 −1 L3 0 0 1 −3 2 −1 L3
 
1 0 0 5 −3 2 L1 ←L1 −L2
ensuite  0 1 0 −1 1 −1  L2
0 0 1 −3 2 −1 L3
 
5 −3 2
La matrice inverse de A est donc A−1 =  −1 1 −1 .
−3 2 −1
1 t
Deuxième méthode : utilisation de la comatrice. L’inverse de A et donné par : A−1 = com(A).
  det(A)
1 1 1
Les mineurs de la matrice A = 2 1 3 sont :
1 −1 2

1 3 2 3 2 1
∆11 = = 5, ∆12 = = 1, ∆13 = = −3,
−1 2 1 2 1 −1
1 1 1 1 1 1
∆21 = = 3, ∆22 = = 1, ∆23 = = −2,
−1 2 1 2 1 −1
1 1 1 1 1 1
∆31 = = 2, ∆32 = = 1, ∆33 = = −1.
1 3 2 3 2 1
La comatrice de A est la matrice suivante :
   
∆11 −∆12 ∆13 5 −1 −3
com(A) = −∆21 ∆22 −∆23  = −3 1 2 .
∆31 −∆32 ∆33 2 −1 −1
 
5 −3 2
Donc la transposée de la comatrice est : t com(A) = −1 1 −1 . Enfin le déterminant de A est :
−3 2 −1

1 1 1 1 1 1
1 2
det(A) = 2 1 3 = 1 0 2 =− = 1.
2 3
1 −1 2 2 0 3
 
5 −3 2
1 t
D’où A−1 = com(A) = −1 1 −1 .
det(A)
−3 2 −1

Solution de l’Ex 7
1. Montrons par récurrence, sur la taille n, ce que on appelle le déterminant de Vandermonde.

1 a1 a21 · · · · · · an−1
1
1 a2 a22 · · · · · · an−1
2
· · · ······ · Y
∆n (a1 ,a2 , · · · ,an ) = = (aj − ai ).
· · · ······ ·
1≤i<j≤n
· · · ······ ·
1 an a2n · · · · · · an−1
n

Correction de la série 1 TD d’Algèbre 2 7/14


Le déterminant est vrai pour n = 2, puisque la formule d’un déterminant 2 × 2 donne immédiatement
que V (a1 , a2 ) = a2 − a1 ; donc la formule annoncée est vérifiée.
Supposons qu’elle soit vraie pour un n quelconque.
Considérons maintenant le déterminant de Vandermonde de taille n + 1. Effectuons les opérations sui-
vantes sur les colonnes du déterminant de Vandermonde de taille n + 1 : pour i = n + 1, . . . , 2, dans cet
ordre, on remplace la colonne Ci par Ci − a1 Ci−1 pour obtenir le déterminant suivant :

1 0 0 ··· 0
1 a2 − a1 a2 (a2 − a1 ) ··· a2n−1 (a2 − a1 )
∆n+1 (a1 , . . . , an+1 ) = 1 a3 − a1 a3 (a3 − a1 ) ··· a3n−1 (a3 − a1 ) ,
.. .. .. ..
. . . .
1 an+1 − a1 an+1 (an+1 − a1 ) · · · an−1
n+1 (an+1 − a1 )

Maintenant on développe suivant la première ligne, on obtient donc

a2 − a1 a2 (a2 − a1 ) ··· a2n−1 (a2 − a1 )


a3 − a1 a3 (a3 − a1 ) ··· a3n−1 (a3 − a1 )
∆n+1 (a1 , . . . , an+1 ) = .. .. .. ,
. . .
an+1 − a1 an+1 (an+1 − a1 ) · · · an−1
n+1 (an+1 − a1 )

la multilinéarité du déterminant nous donne


1 a2 ··· an−1
2
a3 − a1 a3 (a3 − a1 ) ··· an−1
3 (a3 − a1 )
∆n+1 (a1 , . . . , an+1 ) = a2 − a1 .. .. ..
. . .
an+1 − a1 an+1 (an+1 − a1 ) · · · an−1
n+1 (an+1 − a1 )
1 a2 ··· an−1
2
1 a3 ··· an−1
3
= (a2 − a1 )(a3 − a1 ) a4 − a1 a4 (a4 − a1 ) ··· a4n−1 (a4 − a1 )
.. .. ..
. . .
an+1 − a1 an+1 (an+1 − a1 ) · · · an−1
n+1 (an+1 − a1 )
1 a2 · · · an−1
2
n+1 1 a3 · · · an−1
3
1 a4 · · · an−1
Y
= (aj − a1 ) 4
j=2
.. .. ..
. . .
1 an+1 ··· an−1
n+1
n+1
Y
= (aj − a1 )∆n (a2 , . . . , an+1 ) .
j=2

Par l’hypothèse de récurrence, on déduit que


n+1
Y n+1
Y n+1
Y
∆n+1 (a1 , . . . , an+1 ) = (aj − a1 ) (aj − ai ) = (aj − ai ).
j=2 2≤i<j≤n+1 1≤i<j≤n+1

D’où le principe de récurrence nous implique que pour tout n ∈ N∗ :


Y
∆n (a1 ,a2 , · · · ,an ) = (aj − ai ).
1≤i<j≤n

2. Applications du déterminant de Vandermonde.


1 x yz
i. • Pour x, y, z ∈ R − {0} Calculons ∆1 = 1 y xz . Nous avons :
1 z xy
1 x yz xyz x yz xyz x2 yz yz
1 1
∆1 = 1 y xz = xyz y xz = xyz xy 2 z xz
xyz (xyz)2
1 z xy xyz z xy xyz xyz 2 xy

Correction de la série 1 TD d’Algèbre 2 8/14


On factorise dans la première ligne par yz, dans la deuxième par xz et dans la troisième par xy, on
obtient donc
x x2 1 x x2 1 1 x x2
(yz)(xz)(xy)
∆1 = y y2 1 = y y2 1 = (−1)2 1 y y 2 = (z − x)(z − y)(y − x).
(xyz)2
z z2 1 z z2 1 1 z z2

1 1 1
• Calculons ∆2 = cosα cosβ cosγ .
cos2α cos2β cos2γ
1 1 1 L1
Comme ∀x ∈ R, cos(2x) = 2 cos2 (x)−1, alors ∆2 = cos α cos β cos γ L2
2 cos2 α − 1 2 cos2 β − 1 2 cos2 γ − 1 L3 .
Donc
1 1 1 L1
∆2 = cos α cos β cos γ L2
2 cos2 α 2 cos2 β 2 cos2 γ L3 ← L3 + L1 .
1 1 1
= 2 cos α cos β cos γ
cos2 α cos2 β cos2 γ
1 cos α cos2 α
= 2 1 cos β cos2 β puisque |A| = |t A|
1 cos γ cos2 γ
= 2(cos γ − cos α)(cos γ − cos β)(cos β − cos α).

1 a a2
 

ii. Soit la matrice A = 1 b b2 , où a, b et c sont dans R.


1 c c2
• Calculons det(A). A est une matrice de Vandermonde, donc

1 a a2
det(A) = 1 b b2 = (b − a)(c − a)(c − b).
1 c c2

On peut aussi le calculer directement comme suit :

1 a a2 1 a a2
det(A) = 1 b b2 = 0 b−a b − a2
2

1 c c2 0 c−a c2 − a2

b − a b2 − a2
= = (b − a)(c2 − a2 ) − (c − a)(b2 − a2 )
c − a c2 − a2
= (b − a)(c − a)(c + a) − (c − a)(b − a)(b + a)
= (b − a)(c − a)(c − b).

Donc la matrice A est inversible ssi det(A) 6= 0, c-à-d a 6= b, a 6= c et c 6= b. Autrement dit, A est
inversible si et seulement si les réels a, b et c sont différents deux à deux.
• Supposons dans la suite que a, b et c sont différents deux à deux. Déterminons l’inverse de A
par la méthode de la comatrice. On sait que la matrice A−1 , l’inverse de A, est donnée par A−1 =
1 t
com(A).
det(A)
1 a a2
 

Les mineurs de la matrice A = 1 b b2  sont :


1 c c2

b b2 1 b2 1 b
∆11 = = bc2 − cb2 = bc(c − b), ∆12 = = c2 − b2 , ∆13 = = c − b,
c c2 1 c2 1 c
2
a a 1 a2 1 a
∆21 = = ac2 − ca2 = ac(c − a), ∆22 = = c2 − a2 , ∆23 = = c − a,
c c2 1 c2 1 c
a a2 1 a2 1 a
∆31 = = ab2 − ba2 = ab(b − a), ∆32 = = b2 − a2 , ∆33 = = b − a.
b b2 1 b2 1 b

Correction de la série 1 TD d’Algèbre 2 9/14


−(c2 − b2 )
 
bc(c − b) c−b
La comatrice de A est la matrice suivante : com(A) = −ac(c − a) c2 − a2 −(c − a). La
2 2
ab(b − a) −(b − a ) b−a
 
bc(c − b) −ac(c − a) ab(b − a)
transposée de la comatrice de A est t com(A) = −(c2 − b2 ) c2 − a2 −(b2 − a2 ).
c−b −(c − a) b−a
D’où l’inverse de A est
 
bc(c − b) −ac(c − a) ab(b − a)
1
A−1 = −(c2 − b2 ) c2 − a2 −(b2 − a2 ) .
(b − a)(c − a)(c − b)
c−b −(c − a) b−a
 
1 2 −3 −1 5
Solution de l’Ex 8 0 1
 −1 −1 4
Déterminons, selon les valeurs du paramètre réel a, le rang de la matrice A = 2 1
 −3 a −2
,
1 a −2 a−1 1
1 1 a − 3 2a − 2 13
Pour calculer rg(A), on applique la méthode du pivot de Gauss. Remarquons d’abord que 1 ≤ rg(A) ≤ 5.
 
1 2 −3 −1 5 L1
0 1
 −1 −1 4 L2
rg(A) = rg  2 1 −3 a −2 L3
1 a −2 a−1 1  L4
1 1 a − 3 2a − 2 13  L5
1 2 −3 −1 5 L1
0
 1 −1 −1 4 
 L2
0 −3
= rg  3 a + 2 −12  L3 ←L3 −2L1
0 a − 2 1 a −4  L4 ←L4 −L1
0 −1 a 2a − 1 8  L5 ←L5 +L2
1 2 −3 −1 5 L1
0 1 −1 −1 4  L2
 
0 0
= rg  0 a−1 0  L3 ←L3 +3L2
0 0 a − 1 2a − 2 4 − 4a L4 ←L4 −(a−2)L2
0 0 a − 1 2a − 2 12  L5 ←L5 −L1
1 2 −3 −1 5 L1
0 1 −1 −1 4  L2
 
0 0 a − 1 2a − 2
= rg  12  L3 ←L5
0 0 a − 1 2a − 2 4 − 4a L4
0 0 0 a−1 0 L5 ←L3
 
1 2 −3 −1 5
0 1 −1 −1 4 
 
0 0 0
i. Si a = 1, alors rg(A) = rg  0 12  = 3 (=le nombre de lignes non nulles).
0 0 0 0 0
0 0 0 0 0
 
1 2 −3 −1 5 L1
0 1 −1 −1 4  L2
 
ii. Si a 6= 1, alors rg(A) = rg  0 0 a − 1 2a − 2 12   L3
0 0 0 0 −8 − 4a L4 ←L4 −L3
0 0 0 a−1 0  L5
1 2 −3 −1 5 L1
0 1 −1 −1 4  L2
 
0 0 a − 1 2a − 2
= rg  12   L3
0 0 0 a−1 0  L4 ←L5
0 0 0 0 −8 − 4a L5 ←L4
 
1 2 −3 −1 5
0 1 −1 −1 4
 
a. Si a 6= 1 et a = −2, alors rg(A) = rg 0 0 a − 1 2a − 2 12

=4
0 0 0 a−1 0
0 0 0 0 0

Correction de la série 1 TD d’Algèbre 2 10/14


 
1 2 −3 −1 5
0 1
 −1 −1 4 

b. Si a 6= 1 et a 6= −2, alors rg(A) = rg 
0 0 a−1 2a − 2 12   = 5.
0 0 0 a−1 0 
0 0 0 0 −8 − 4a

Solution de l’Ex 9
Calculs des déterminants. Nous pouvons appliquer plus d’une méthode.
2 3
• D1 = = 2.4 − 3.(−1) = 11.
−1 4
• Par les opérations élémentaires L2 − 3L1 et L3 − 5L1 , et en développant suivant la première colonne on
obtient :
1 1 2 1 1 2 1 1 2
1 −1
D2 = 3 4 5 = 3 − 3 4 − 3 5 − 6 = 0 1 −1 = = −2.
1 −3
5 6 7 5 − 5 6 − 5 7 − 10 0 1 −3
On peut aussi appliquer la règle de Sarrus, on trouve :
1 1 2
D2 = 3 4 5 = (1.4.7+3.6.2+1.5.5)−(1.3.7+5.6.1+5.4.2) = (28+36+25)−(21+30+40) = 89−91 = −2.
5 6 7
1 0 0
3 5
• On développe suivant la première ligne, on trouve : D3 = 2 3 5 = = 9 − 5 = 4.
1 3
4 1 3
• On applique premièrement l’opération élémentaire L2 + L1 , en suite C1 + 5C3 on trouve :
3 5 −5 3 5 −5 3 5 −5 3 − 5.5 5 −5 −22 5 −5
D4 = 2 −5 4 = 2 + 3 −5 + 5 4 + (−5) = 5 0 −1 = 5 − 5 0 −1 = 0 0 −1 .
1 2 1 1 2 1 1 2 1 1+5 2 1 6 2 1
−22 5
On développe par rapport à la deuxième ligne pour trouver que D4 = = −74.
6 2
3 5 −5
Par la règle de Sarrus, on trouve : D4 = 2 −5 4 = (−15 − 20 + 20) − (25 + 10 + 24) = −74.
1 2 1
• Par les opérations élémentaires L3 − 2L2 et L4 − 3L2 , et en développant suivant la première colonne on
obtient (ensuite on applique la règle de Sarrus) :
0 1 2 3 0 1 2 3 0 1 2 3
1 2 3
1 2 3 0 1 2 3 0 1 2 3 0
D5 = = = = − −1 −6 1 = 96.
2 3 0 1 2 − 2.1 3 − 2.2 0 − 2.3 1 − 2.0 0 −1 −6 1
−6 −8 2
3 0 1 2 3 − 3.1 0 − 3.2 1 − 3.3 2 − 3.0 0 −6 −8 2
• On développe suivant la deuxième ligne, et on applique après la règle de Sarrus :
1 0 0 1
1 0 1
0 1 0 0
D6 = = 1 1 1 = (1 + 1 + 0) − (2 + 1 + 0) = −1.
1 0 1 1
2 1 1
2 3 1 1
• On applique d’abord l’opération élémentaire L2 − L1 , ensuite l’opération élémentaire C2 + C1 , et en dé-
veloppant suivant la 2ème ligne on obtient :
1 + i 1 − 2i 1 + i 1 + i 1 − 2i 1 + i 1+i 2−i 1+i
2−i 1+i
D7 = 1 − 2i 1 + i 1 + i = −3i 3i 0 = −3i 0 0 = 3i ,
2(1 + i) 1 − 2i
1 + i 1 + i 1 − 2i 1 + i 1 + i 1 − 2i 1 + i 2(1 + i) 1 − 2i
donc D7 = 3i[(2 − i)(1 − 2i) − 2(1 + i)2 ] = 27.
• Par les opérations élémentaires, on ajoute à la première colonne les (n − 1) autres colonnes, et comme a
se trouve dans tous les coefficients de chaque ligne et b dans un seulement, alors dans chaque coefficients de
la première colonne on aura b + na, alors D8 devient

Correction de la série 1 TD d’Algèbre 2 11/14


a+b a ... ... a na + b a ... ... a
a a+b a ... a na + b a + b a ... a
D8 = .. .. .. .. .. = .. .. .. .. ..
. . . . . . . . . .
a ... a a+b a na + b ... a a+b a
a ... ... a a+b na + b ... ... a a+b
1 a ... ... a
1 a+b a ... a
.
= (na + b) .. . .. . .. . .. ..
.
1 ... a a+b a
1 ... ... a a+b
Ensuite on garde la première ligne fixe et on la retranche de toutes les autres lignes (c-à-d, on retranche la
première ligne de toutes les autres). On obtient donc

1 a ... ... a
0 b 0 ... 0
D8 = (na + b) ... ..
.
..
.
..
.
..
.
0 ... 0 b 0
0 ... ... 0 b
Ainsi, on obtient le déterminant d’une matrice triangulaire supérieure dont les éléments de la diagonale sont
(1, b, b, · · · , b), remarquons que b se répète n − 1 fois, ce dernier déterminant est bn−1 , par suite
D8 = (na + b)bn−1 .
• Pour le dernier déterminant D9 , on garde par exemple la première colonne fixe et on la retranche de toutes
les autres, on obtient sur la dernière ligne (a, 0, · · · , 0) ; ensuite on développe par rapport à cette dernière
ligne :
a b ... ... b a b−a ... ... b − a
b−a ... ... b − a
a a b ... b a 0 b−a ... b − a
0 b −a ... b − a
D9 = ... ..
.
..
.
..
.
.. = ..
. .
..
.
..
.
..
.
..
. = (−1)n a . . .. ..
.. .. . .
a ... a a b a 0 ... 0 b−a
0 ... 0 b−a
a ... ... a a a 0 ... ... 0
Ainsi, on obtient le déterminant d’une matrice triangulaire supérieure de type (n−1, n−1) dont les éléments
de la diagonale sont (b − a, b − a, · · · , b − a), (c-à-d, b − a se répète n − 1 fois), par suite
D9 = (−1)n a(b − a)n−1 .

Solution de l’Ex 10
Soient a1 , a2 , · · · ,an des nombres réels tous non nuls. Pour tout entier n ≥ 2 et tout nombre réel λ, consi-
dérons la matrice An (λ) à n + 1 lignes et n + 1 colonnes définie par :
1 −a1 −a2 · · · · · · −an
 
 a1 λ 0 ··· ··· 0 
.. 
 

 a2 . ..
0 λ . 
An (λ) =  . .
 
. . . . .
 .. .. .. .. .. .. 

 
 . .. .. .
 .. . ..

. 0 
an 0 ··· ··· 0 λ
Le déterminant de An (λ) sera noté ∆n (λ).
1 −a1 −a2
1. On a : ∆2 (λ) = a1 λ 0 . Donc en développant suivant la dernière ligne on obtient :
a2 0 λ

1 −a1 −a2
∆2 (λ) = a1 λ 0 = a2 (a2 λ) + λ(λ + a21 ) = λ2 + λ(a21 + a22 ).
a2 0 λ

Correction de la série 1 TD d’Algèbre 2 12/14


1 −a1 −a2 −a3
a1 λ 0 0
On a ∆3 (λ) = , de même en développant aussi suivant la dernière ligne on
a2 0 λ 0
a3 0 0 λ
obtient :
1 −a1 −a2 −a3
a1 λ 0 0
∆3 (λ) =
a2 0 λ 0
a3 0 0 λ
−a1 −a2 −a3 1 −a1 −a2
= −a3 λ 0 0 +λ a1 λ 0
0 λ 0 a2 0 λ
= −a3 (−a3 λ2 ) + λ∆2 (λ)
= a23 λ2 + λ(λ2 + λ(a21 + a22 ))
= λ3 + λ2 (a21 + a22 + a23 ).

2. En développant le déterminant suivant la dernière ligne, on obtient :

1 −a1 −a2 ··· ··· −an


a1 λ 0 ··· ··· 0
.. ..
a2 0 λ . .
∆n (λ) = .. .. .. .. .. ..
. . . . . .
.. .. .. ..
. . . . 0
an 0 ··· ··· 0 λ
−a1 −a2 · · · · · · · · · −an
λ 0 ··· ··· ··· 0 1 −a1 −a2 ··· −an−1
.. .. a1 λ 0 ··· 0
0 λ . . .. .. ..
= (−1)n+2 an .. .. .. .. .. +λ a2 0 . . .
. . . . . .. .. .. ..
.. .. .. .. .. . . . . 0
. . . . . an−1 0 ··· 0 λ
0 ··· ··· 0 λ 0
= (−1)n+2 an ((−1)n+1 (−an )λn−1 ) + λ∆n−1 (λ)
= (−1)2n+4 a2n λn−1 + λ∆n−1 (λ)
= λn−1 a2n + λ∆n−1 (λ).

3. La propriété est vraie pour n = 2 et n = 3. Soit donc n ≥ 3 et supposons la propriété vraie à l’ordre
n − 1 ; c-à-d
∆n−1 (λ) = λn−1 + λn−2 (a21 + a22 + · · · + a2n−1 ).
D’après la question précédente et l’hypothèse de récurrence, on a :

∆n (λ) = λn−1 a2n +λ∆n−1 (λ) = λn−1 a2n +λ(λn−1 +λn−2 (a21 +a22 +· · ·+a2n−1 )) = λn +λn−1 (a21 +a22 +· · ·+a2n ),

d’où le résultat.

4. Comme ∆n (λ) = λn + λn−1 (a21 + a22 + · · · + a2n ) = λn−1 (λ + a21 + a22 + · · · + a2n ) et n − 1 ≥ 1, alors

la matrice An (λ) est non inversible ⇐⇒ ∆n (λ) = 0


⇐⇒ λn−1 (λ + a21 + a22 + · · · + a2n ) = 0
⇐⇒ λ = 0 ou λ = −(a21 + a22 + · · · + a2n )).

Donc la matrice An (λ) est inversible si et seulement si (λ 6= 0 et λ 6= −(a21 + a22 + · · · + a2n )).

5. Comme la matrice An (λ) est une matrice carrée d’ordre n + 1, alors :

rg(An (λ)) = n + 1 ⇐⇒ det An (λ) = ∆n (λ) 6= 0 ⇐⇒ (λ 6= 0 et λ 6= −(a21 + a22 + · · · + a2n )).

Correction de la série 1 TD d’Algèbre 2 13/14


• Si λ = 0, alors comme tous les ai sont non nuls, toutes les colonnes
  de la matrice An (λ) à partir de la
1
 0 
 
deuxième sont proportionnelles à la matrice unicolonne V =  0 . Autrement dit, toutes les colonnes
 
 .. 
 . 
0
de la matrice An (λ) à partir de la deuxième sont égales −ai V , 2 ≤ i ≤n. Donc
 l’espace
  engendré par les
1 1
 a1   0 
   
colonnes de An (0) et l’espace engendré par les deux vecteurs colonnes a2  et  0  qui sont libres
   
 ..   .. 
 .   . 
an 0
car a1 6= 0. Ainsi :
rg(An (0)) = 2.
• Si λ = −(a21 + a22 + · · · + a2n ), alors le déterminant ∆n (λ) de la matrice An (λ) est nul, par suite
rg(An (λ)) ≤ n, or An−1 (λ) est une matrice carrée d’ordre n extraite de An (λ) et dont le déterminant
∆n−1 (λ) = λn−2 (λ + a21 + a22 + · · · + a2n−1 ) = λn−2 (−a2n ) 6= 0, car λ 6= 0 puisque les ai sont tous non nuls
et an 6= 0, d’où :
rg(An (−(a21 + a22 + · · · + a2n ))) = n.

Solution de l’Ex 11
Soit Mn,m (C) l’espace des matrices à coefficients complexes, où n et m sont dans N∗ . Soit A = (aij ) ∈
Mn,m (C), A = (aij ) est la matrice conjuguée de A, et A∗ est la matrice adjointe de A, i.e. A∗ = t (A) = t A.
Dans le cas particulier où A est à coefficients réels, A∗ = t A.
Soient A, B ∈ Mn,m (C).

1. Montrons que (A∗ )∗ = A et (AB)∗ = B ∗ A∗ . Comme A∗ = t (A) = t A, alors


• (A∗ )∗ = t (A∗ ) = t ( t A) = t (t A) = A.
• (AB)∗ = t AB = t A.B = t B. t A = B ∗ A∗ , rappelons que si z et z 0 sont deux complexe, alors
z.z 0 = z.z 0 et z + z 0 = z + z 0 .
2. Soit A est une matrice carrée d’ordre n. Montrons par récurrence que det(A∗ ) = det(A). Rappelons
d’abord que pour toute matrice carré M , det(t M ) = det(M ). Donc det(A∗ ) = det(t (A)) = det(A). Par
suite, tout revient à montrer que det(A) = det(A).
• La propriété est vraie
 pour une matrice  A = (a), a ∈ C, alors det(A) = a = det(A). De même
 scalaire
a b a b
si on considère A = , alors A = , donc
c d c d

det(A) = ad − bc = ad − bc = det(A).

• Supposons la propriété vraie pour toute matrice carrée d’ordre n.


• Montrons la propriété pour une matrice A = (aij ) carrée d’ordre n + 1. On a : A = (aij ) est aussi une
matrice carrée d’ordre n + 1. Le développement suivant la première ligne nous donne
n+1
X
det(A) = (−1)(k+1) a1k det(A1k ).
k=1

Or A1k est une matrice carrée d’ordre n, alors par hypothèse de récurrence det(A1k ) = det(A1k ). Donc

n+1
X n+1
X n+1
X
det(A) = (−1)(k+1) a1k det(A1k ) = (−1)(k+1) a1k det(A1k ) = (−1)(k+1) a1k det(A1k ) = det(A).
k=1 k=1 k=1

D’où le résultat.
Par suite par le principe de récurrence, nous avons pour toute matrice carrée A ∈ Mn (C), det(A∗ ) =
det(A).

Correction de la série 1 TD d’Algèbre 2 14/14

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