Bobineuse
Bobineuse
Dans le contexte industriel actuel, où l’automatisation des tâches répétitives devient une nécessité stratégique,
la gestion efficace des câbles électriques représente un enjeu fondamental pour les entreprises de production, de
maintenance ou de distribution de matériel électrique. L’enroulement de câbles est une opération fréquente
mais chronophage, qui requiert à la fois précision, sécurité et ergonomie.
Le présent projet s'inscrit dans le cadre d’un projet de fin d’année, et vise la conception, l’étude et la
modélisation d'une machine enrouleuse de câble électrique. Cette machine a pour objectif principal de
faciliter l’enroulement régulier de câbles de différentes longueurs et diamètres sur des tourets ou bobines, en
réduisant l’effort physique de l’opérateur tout en assurant une qualité constante de l’enroulement.
Ce projet permet également de mettre en pratique plusieurs compétences techniques acquises durant la
formation, notamment en mécanique appliquée, électrotechnique, automatisme et conception assistée par
ordinateur. Il représente une étape significative vers une intégration professionnelle dans le domaine de la
conception de machines spéciales.
Chapitre 2 : LA TECHNOLOGIE DES BOBINEUSES
Au Moyen Âge, les bobineuses sont devenues plus complexes, avec l’ajout de
mécanisme pour faciliter l’enroulement du fil. Ces mécanismes comprenaient des dispositifs
de tension pour maintenir une tension constante sur le fil, et des dispositifs de positionnement
pour déplacer la bobine à la position souhaitée. Au 19 ème siècle, les bobineuses ont été
mécanisées, avec l’ajout de moteurs pour entraîner le fil. Cette innovation a permis d’accroître
la productivité et la précision du bobinage.
Au 20ème siècle, les bobineuses ont continué à évoluer avec l’ajout de technologies
telles que la commande numérique par ordinateur (CNC). Ces technologies ont permis de
rendre les bobineuses plus flexibles et plus faciles à utiliser. Les bobineuses les plus récentes
sont des machines sophistiquées, capables de réaliser des opérations de bobinage complexes.
Elles sont essentielles pour de nombreuses industries telles que les industries d’automobile,
industries d’électronique et industries textile. Dans l’industrie électrique, les bobineuses sont
couramment utilisées pour enrouler les bobines des moteurs, des transformateurs, des
inductances et des selfs.
Pour faire fonctionner la machine à bobiner manuelle par l'homme, les utilisateurs
contrôlent la broche et alimentent le matériau. La tension du fil peut être contrôlée en
augmentant la friction entre le fil et la main.
Les bobineuses manuelles sont généralement utilisées pour les petits travaux. Elles sont
généralement actionnées à la main ou disposent d'un dispositif d'entrainement du bobinage,
commandé par une pédale.
Les machines à bobinage manuelles sont dotées d'un noyau sur une broche et d'une
poignée, d'une tige ou d'une bobine et d'engrenages. La vitesse de la machine à bobiner peut
être réglée en changeant le rapport d'engrenage. Elle peut atteindre jusqu'à 9000 tours par
minute, mais cela dépend de la capacité de l'homme.
Cependant, malgré tous ces faits, les machines à bobiner semi-automatiques sont les
machines à bobiner les plus courantes et les plus populaires. En effet, ces machines sont
manifestement plus puissantes et beaucoup plus rapides que les machines à bobiner manuelles
et qu'elles répondent à des exigences de production plus élevées, elles sont en même temps
relativement plus petites, plus légères et moins chères que les machines entièrement
automatiques. [6]
En général, l'ordinateur a déjà une liste des produits. La sélection d'un produit après
l'insertion d'une bobine n'est donc qu'une tâche qui est effectué manuellement par l'opérateur.
Il mesurera automatiquement la longueur de la bobine insérée et règlera le nombre de tours
qui
dépend de la longueur de la bobine et le nombre de tours qui dépendent du produit sélectionné
; ce qui donne un résultat parfait. Mais avant de faire fonctionner la machine, une matière
première spéciale, utilisée dans les bobines, doit être prise en compte et utilisée car tout type
de fil de cuivre ne peut être utilisé pour la fabrication de bobines. Des fils de mauvaises
qualités ne seraient pas acceptée et le fil pourrait se casser. [7]
2.5.1. Le mandrin
Le mandrin d’une machine de bobinage est la partie où l’on place le noyau de la
bobine à enrouler ; que ce soit une bobineuse manuelle ou automatique. Son rôle principal est
de tenir fermement le noyau.
Dans la Figure 2-7, la tige filetée est utilisée pour un mouvement axial. Son
fonctionnement est le même que celui de la vis sans fin. Le chariot est conçu pour glisser sur
les lignes de guidage pour couvrir la longueur de l'arbre. Le mouvement linéaire du chariot
permet un enroulement régulier sur la longueur de l'armature, c’est-à-dire le noyau de la
bobine. Il comporte quatre trous pour le roulement linéaire, qui est utilisé pour un mouvement
de glissement sans frottement sur l'arbre de guidage [10]
Figure 2-7 : Dessin d'un projet de machine de bobinage. [10]
2.5.3. Système de tension de fil
Dans un processus de bobinage typique d'un système automatique de bobinage de
moteurs, le fil émaillé est entrainé par le rouleau de rembobinage. Sans un contrôle adéquat de
la tension du fil, il n'est pas possible d'obtenir un enroulement soigné du fil émaillé [11]. Les
systèmes de tension des fils sont utilisés pour maintenir une tension constante sur le fil
pendant le processus d’enroulement. Ils sont importants pour éviter que le fil ne se déroule ou
ne se torde pendant l’enroulement.
Dans la Figure 2-8, la machine de bobinage est équipée d’un système de tension de fil
munie de plusieurs poulies. Le système de tension du fil est directement posé sur le chariot de
guide fil de la machine.
i) Capteur optique :
On utilise les capteurs optiques pour détecter un grand nombre de phénomène :
l’intensité lumineuse, la chaleur, la présence, la couleur, etc. Les capteurs optiques sont le
type de compteur de tours le plus couramment utilisé dans les bobineuses automatiques. Ils
sont précis, fiables et peu couteux.
Le principe de fonctionnement d’un capteur optique est simple. Il consiste à utiliser un
faisceau lumineux pour détecter le passage du fil. Lorsque le fil passe devant le faisceau, il
interrompt le faisceau et le capteur génère un signal électrique.
Les capteurs créent un signal électrique, et ce signal est envoyé vers un convertisseur
analogique-numérique. Un c o n v e r t i s s e u r a n a l o g i q u e -numérique ( CAN) e s t un circuit
électronique qui convertit un signal analogique en un signal numérique. Il contient généralement
plusieurs éléments, notamment :
Un amplificateur, qui augmente l’amplitude du signal analogique pour le
rendre compatible avec le convertisseur analogique-numérique ;
Un filtre, qui élimine les bruits du signal analogique ;
Un échantillonneur, qui convertit le signal analogique en un signal numérique
à intervalles réguliers ;
Un quantifieur, qui attribue une valeur numérique à chaque échantillon du
signal analogique.
Le signal numérique obtenu est envoyé au contrôleur. Un contrôleur est un appareil électronique qui
reçoit des entrées, les traites et produits des sorties. Dans le cas des compteurs pour les bobineuses
automatiques, le contrôleur joue un rôle essentiel. Il est responsable de :
Les sorties de la CAN sont reliées aux afficheurs. Ces afficheurs peuvent êtres des écrans LCD
(Liquid Crystal Display) ou des afficheurs 7 segments.
2.5.5. Le support
Le support est la partie sur laquelle tous les autres composants de la machine sont posés et fixés.
Conclusion partielle :
Une bobineuse est ainsi un appareil très efficace permettant des enroulements rapides et précis. Grâce
à son évolution au fil du temps, elle a pu être utilisée dans plusieurs domaines éventuellement dans
celui de l’industrie électrique. Le bobinage de transformateur peut donc être effectué grâce à des
bobineuses. Pour réaliser des enroulements corrects, les bobineuses sont donc composées
principalement de mandrin, de système de tension de fil, de guide de fil et de compteur de tour.
Ainsi, à l’aide de ces informations, le prototype de la bobineuse sera conçu et réalisé dans le chapitre
suivant.
Voici une version plus détaillée du tableau comparatif entre bobineuses manuelle, semi-
automatique et automatique, avec des critères techniques, économiques et ergonomiques
supplémentaires :
1. 1-ANALYSE DU BESOIN
+ BESOIN : Bobiner les câbles électriques.
+ PRODUIT : Machine à bobiner les câbles électriques.
+ Bête à corne
C'est la caractérisation des fonctions qui constitue le noyau du cahier des charges fonctionnel.
Cette phase doit exprimer les performances attendues par l'utilisateur de chacune des
fonctions de service. Pour cela, il faut définir pour chaque fonction de service des critères
d'appréciation. Ces critères permettent d'apprécier la manière dont une fonction doit être
respectée.
Ces critères sont formulés de façon à faire apparaître le niveau d'exigence souhaité par
l'utilisateur.
La fonction principale (FP) concerne la capacité d’enrouler des câbles sur une bobine, avec
des critères clés comme la masse maximale de la bobine, ses dimensions et la cadence
d’enroulement.
Les fonctions contraintes (FC) détaillent les exigences complémentaires :
FC1 impose une contrainte sur la hauteur du boîtier de commande, pour assurer une
ergonomie adaptée.
FC2 regroupe les critères électriques essentiels : tension, intensité, consommation,
autonomie, et protection contre le blocage.
FC3 cible la masse totale du système, pour optimiser transport et installation.
FC4 porte sur les aspects de bruit et de sécurité, indispensables pour une utilisation
industrielle conforme aux normes.
FC5 aborde l’esthétique et la forme du palan intégré ou du support d'enroulement.
FC6 se réfère à l’encombrement global de la machine, pour une adaptation à l’espace
de travail disponible.
FC7 exprime une contrainte économique avec un coût raisonnable, critère
déterminant dans le contexte d’un projet étudiant ou d’une production à petite échelle.
L’analyse fonctionnelle interne décrit les solutions techniques retenues pour satisfaire aux
fonctions identifiées dans le cahier des charges fonctionnel. Elle s'appuie sur une
décomposition du système en sous-ensembles mécaniques, électriques et de commande.
Longueur : 100 m
Conducteur en cuivre pur avec diamètre 10 mm (donc 10 mm pour le cuivre seul, sans
gaine)
Et le câble est habillé, donc avec gaine + isolation (épaisseur à définir) — mais tu ne
donnes pas le diamètre total habillé, juste celui du cuivre.
( )
2
dc
Sc =π × =π × ¿
2
Densité cuivre :
3
ρCu =8960 kg /m
−5
mCu =S c × ρCu=7 ,854 ×10 × 8960=0 , 703 kg /m
Section gaine :
−4 −5 −5 2
Sisol =S−Sc =1 , 539 ×10 −7 ,854 ×10 =7 ,536 × 10 m
3
ρ PVC ≈ 1400 kg /m
−5
misol=S isol × ρPVC =7 ,536 ×10 × 1400=0 ,1055 kg /m
Puissance :
Ajoutons 30 % :
Résumé final
Paramètre Valeur
Diamètre cuivre 10 mm
Étude mécanique
Ok, on va maintenant détailler les autres calculs clés pour ta machine enrouleuse:
Données :
Diamètre tambour D0=0 ,5 m (rayon r 0 =0 , 25 m)
Diamètre câble habillé d=0 , 014 m (14 mm)
Longueur totale câble L=100 m
But :
Déterminer :
Le nombre de couches n
Le nombre de tours par couche N c
La largeur utile W du tambour
Diamètre extérieur total après enroulement
Chaque couche fait un nombre N c de tours, et chaque tour dans la couche i (0-based) a un
périmètre :
Pi=2 π (r 0 +id)
n−1 n−1
L=N c × ∑ Pi =N c × 2 π ∑ (¿ r 0+ id)¿
i=0 i=0
La somme est :
n −1
n(n−1)
∑ (¿ r 0 +id)=nr 0+ d 2
¿
i=0
Donc
(
L=N c ×2 π n r 0 + d
n(n−1)
2 )
1.2. Relation largeur et nombre tours par couche
W =N c × d
W
N c=
d
Donc
L=
W
d (
× 2 π n r 0 +d
n (n−1)
2 )
1.4. Exemple de dimensionnement
3 0 , 14 3 ×2
L= ×2 π (3 ×0 , 25+0 , 014 × )=10 ×6.283 × 0.792=49.7 m
0 , 014 2
6 6×5
L=10 × 6.283×(6 × 0.25+0.014 × )=10 × 6.283 ×1.71=107.4 m
2
Donc pour 6 couches, on peut enrouler plus de 100 m (107 m), ce qui convient.
Données :
Vitesse linéaire d’enroulement v (exemple) : 0,2 m/s
Rayon tambour variable selon couche : r i=r 0 +id
v
ω i=
ri
2.2. Exemple
Rayon initial : r 0 =0.25 m
Rayon final (6 couches) :
r f =0.25+ 6 ×0.014=0.334 m
À couche 0 :
0.2
ω 0= =0.8 rad / s
0.25
À couche 5 :
0.2 0.2
ω 5= = =0.625 rad /s
0.25+5 ×0.014 0.32
Conclusion :
La vitesse de rotation diminue au fur et à mesure que le diamètre du tambour augmente, donc
un variateur ou contrôle adaptatif est nécessaire pour maintenir une vitesse linéaire constante.
3. Dimensionnement de l’arbre
Hypothèses :
Le couple maximal T =198.35 Nm (calculé précédemment)
Longueur d’appui entre paliers : La=0.5 m (exemple)
Matériau arbre : acier (acier 42CrMo4 typique)
Limite d’élasticité σ y =700 MPa (valeur typique)
Coefficient de sécurité : 2
T ×c
τ=
J
où :
da
c= rayon de l’arbre
2
4
π da
J= moment polaire d’inertie
32
d a diamètre de l’arbre (à déterminer)
3.2. Formule simplifiée
16 T
τ= 3
π da
σy
On impose τ ≤ (coefficient sécurité 2)
2
( )
1 /3
16T
da ≥
π × τ adm
avec
σ y 700 6
τ adm= = =350 MPa=350 ×10 Pa
2 2
( ) ( )
1 /3 1 /3
16 × 198.35 3173.6
da ≥ 6
= 9
=¿
π × 350 ×10 1.0995 ×10
3.5. Conclusion
Diamètre d’arbre minimum : 14.2 mm
Pour plus de robustesse, prendre un diamètre commercial standard supérieur : 20 mm
par exemple
Résumé final
Calcul Résultat
Nombre couches n 6
⚡ Étude électrique –
Caractéristiques du moteur
Spécification Valeur
Type Asynchrone triphasé 3~ 400 V
Puissance nominale 0,25 kW (250 W)
Courant absorbé ≈ 0,8 A
Vitesse nominale 1 400 – 1 500 tr/min
Fréquence 50 Hz
Mode de démarrage Via variateur de fréquence
Boîtier de commande
Le boîtier est fixé latéralement sur la machine, à une hauteur ergonomique (1 m à 1,2 m),
accessible à l’opérateur debout. Il est protégé IP54 (poussière et éclaboussures) et conçu pour
un usage industriel léger.
✅ 8. Avantages du système
Simplicité d’utilisation pour un opérateur non spécialisé
Modularité : composants standards remplaçables
Sécurité renforcée : arrêt d’urgence, voyant d’alarme
Adaptabilité : vitesse réglable pour différents types de câbles
Alimentation 24 V 400
📈 3. Productivité et rentabilité
Hypothèses :
Production : 100 m / cycle × 32 cycles/jour × 250 jours = 800 000 m/an
6616 TND
=0 ,0083 TND /m
800000 m
Coût du bobinage externe (sous-traité) estimé : 0,030 TND/m
608 0
ROI= ≈ 0,35 an ⇒ 4 à 5 mois
17360
✅ Conclusion
Investissement faible : 6 080 TND
Coût de production interne très bas : 0,0083 TND/m
Économie annuelle significative : 17 360 TND
Rentabilité rapide : amortissement en moins de 6 mois
Les plans comprennent tous les éléments essentiels : tambour, arbre, châssis, moteur,
supports, et éléments de fixation. Chaque pièce a été modélisée selon ses spécifications
dimensionnelles et contraintes mécaniques définies dans les sections précédentes.
Voici une proposition complète pour la section 10. Conclusion et perspectives de ton rapport
:
Bénéfices du projet