Guerre à Gaza : le chef du Hamas au
Caire pour discuter du cessez-le-feu
Le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, est
arrivé mardi au Caire pour discuter d'un
nouvel accord de cessez-le-feu à Gaza, a
déclaré le groupe militant Hamas, au milieu
de la pression internationale en faveur d'un
cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.
Le chef du Hamas Ismail Haniyeh accueille
les journalistes à leur arrivée au poste
frontière de Rafah, le 19 septembre 2017.
AFP/Said Khatib
Le chef du bureau politique du Hamas, basé
au Qatar, "discutera avec des responsables
égyptiens de la situation politique et du
champ de bataille", note le Hamas dans un
communiqué. Le Hamas, au pouvoir dans la
bande de Gaza, est la cible d'attaques
israéliennes depuis que le groupe a mené
une attaque sans précédent contre Israël le
7 octobre.
M. Haniyeh et sa délégation ont l'intention
de commenter le plan présenté lors d'une
réunion le week-end dernier à Paris entre le
directeur de la CIA, William Burns, et des
responsables égyptiens, israéliens et
qatariens.
Selon une source du Hamas, le groupe
examine la proposition en trois phases,
dont la première concerne un cessez-le-feu
de six semaines au cours duquel Israël
devra libérer 200 à 300 prisonniers
palestiniens en échange des 35 à 40 otages
détenus à Gaza, et 200 à 300 camions
d'aide pourront entrer chaque jour en terre
palestinienne.
Après plus de quatre mois de guerre, les
Gazaouis « meurent de faim », a prévenu
l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Cette semaine, le Premier ministre israélien
Benjamin Netanyahu a déclaré que les
demandes du Hamas étaient « illusoires ».
Pour soutenir les efforts visant à parvenir à
un deuxième accord, le diplomate
américain Antony Blinken retournera « dans
un avenir proche » au Moyen-Orient, a
indiqué le responsable américain, sans
préciser les pays qu'il visitera.
Fin novembre, le premier accord de cessez-
le-feu d’une semaine a permis une
augmentation de l’aide à Gaza, la libération
de plus d’une centaine des quelque 250
otages enlevés en Israël le 7 octobre et
emmenés à Gaza, ainsi que la libération de
prisonniers palestiniens. Selon Israël, 130
otages sont toujours détenus à Gaza, dont
30 seraient morts.