Les Instruments de Paiement Et de Créditàconver
Les Instruments de Paiement Et de Créditàconver
– La bibliographie :
Dalloz, 2017.
Axes du cours :
I – Moyens de crédit :
A – La lettre de change :
B – Titres voisins de la lettre de change :
1 – Le billet à ordre
2 – le Warrant
II – Moyens de paiement :
1 – Le chèque de droit commun
2 – Moyens particuliers de paiement :
a – Chèques bancaires particuliers
b – Nouveaux moyens de paiement
- Introduction :
- Les instruments de paiement et de crédit sont régies par le livre III (arts
159-334), C.C.
- Les instruments de paiement et de crédit sont règlementés par le droit
cambiaire.
- Le droit cambiaire est engendré par la pratique des commerçants.
- La lettre de change (précisément la signature de la lettre de change) est un
acte de commerce par la forme, quelle que soit la nature de la créance ou
de l’opération à l’occasion de laquelle elle a lieu et quelle que soit l’activité
professionnelle et la qualité du signataire.
- L’effet de commerce (Instrument de paiement et de crédit) est un titre écrit,
court terme.
- Les instruments de paiement sont l’ensemble des instruments mis à la
délai de paiement.
La lettre de change est un acte aux termes duquel une personne, appelée le
tireur, donne mandat à une autre personne, dénommé le tiré, de payer, à une
date plus ou moins précise, une somme d’argent à une troisième personne dite
troisième personne.
A partir de cette définition on a les relations suivantes :
- Le tireur émet ou tire la lettre de change sur son débiteur, le tiré, au profit d’un tiers
- Le tireur remet la lettre de change au bénéficiaire (le tireur cède sa créance sur le tiré au
sa banque) (l’escompte)
(l’endossement).
Emission (création) de la lettre de change
La validité de la lettre de change en tant que telle suppose la réunion de conditions de forme
– Conditions de forme :
- Exigence de l’écrit
- Mentions facultatives
a - Exigence de l’écrit :
La lettre de change doit être obligatoirement constatée par écrit. Véritable condition de
validité et non de simple preuve. Le titre formant lettre de change doit légalement et
Dénomination :
La lettre de change doit contenir d’abord la dénomination « lettre de change » dans le corps
même de son texte et ladite dénomination doit être formulée dans la langue utilisée pour la
rédaction du titre.
Désignation des parties principales :
Tireur : celui qui émet la lettre de change. Celle –ci contient nécessairement le nom et la
signature du tireur dès sa création . Celui-ci est le principal garant du paiement du titre.
Tiré : celui qui doit payer. Il doit apposer son nom et sa signature soit à la date de
l’émission soit à l’occasion de son acceptation du titre. C’est à lui que le porteur devra
présenter la lettre de change pour son règlement. En pratique, on indique ainsi son
Bénéficiaire : le nom de celui auquel ou à l’ordre duquel le paiement doit être fait.
Mandat pur et simple de payer une somme d’argent :
• Date d’émission : nous permet de vérifier la capacité du tireur et aussi de connaitre le point
• Date d’échéance : elle est réglementée par les articles 181 et suivants du code de
commerce. L’échéance peut être à vue, à un certain délai de vue, à un certain délai de date,
à jour fixe .
Lieux d’émission et de paiement :
• Lieu d’émission : la détermination s’explique pour éviter le problème des conflits de lois.
• Lieu de paiement : s’impose pour éviter l’hésitation entre les domiciles du tiré et du tireur.
- Sanctions des énonciations de l’écrit : le défaut ou l’irrégularité ou l’inobservation des
vue.
- À défaut d’indication du lieu de paiement, le lieu désigné à coté du nom du tiré est réputé
le lieu de paiement et, en même temps, le lieu du domicile du tiré. À défaut de cette
dernière indiction, le lieu de paiement est celui où le tiré exerce son activité ou celui ou il
est domicilié.
- Si l’oubli porte sur le lieu de création de lettre de change, la loi la considère comme
souscrite dans le lieu désigné à coté du nom du tireur. Si le lieu n’est pas indiqué à coté du
nom du tireur, la lettre de change est considéré comme souscrite dans le lieu du domicile
du tireur.
- L’irrégularité peut également porter sur la date de création de la lettre de change. A défaut
d’indication, cette date est considérée être celle de la remise du titre au bénéficiaire.
c - Les mentions facultatives :
- Les inobservations de ces clauses exposent leurs auteurs beaucoup plus aux conséquences
de la responsabilité civile.
circulation de la lettre de change par endossement, mais par la voie civile, la cession régie
par art 195 du DOC. (la domiciliation bancaire du tiré (sa banque) –un lieu de paiement )
Conditions de fond :
La capacité : la signature de la lettre de change est acte de commerce, donc tous les
signataires doivent :
- Avoir la majorité de dix huit ans grégoriens révolus (le tireur, le tiré, les endosseurs et
l’aval)
activités commerciales.
Le consentement :
engagé par la LC au moment de son émission ou plus tard, à celui de son paiement.
- La cause au sens de motif impulsif et déterminant de l’engagement ne fait pas partie des
- Le motif des signataires, situé dans le contrat de base, demeure ainsi exclu des
énonciations du titre.
L’objet :
L’acceptation est l’acte par lequel le tiré (débiteur du tireur), consent et s’engage à payer le
Elle s’exprime par le mot « accepté » ou tout autre mot équivalent suivi de la signature du
tiré. Mais la simple signature du tiré (au recto du titre pour éviter toute confusion avec
d’autres signatures, portées au verso du titre ou même sur une allonge ou écrit distinct) vaut
acceptation.
- L’acceptation met le tiré dans la condition de débiteur principal, à la place du tireur.
Elle demeure en principe facultative mais devient obligatoire soit en application de la loi soit
L’acceptation est normalement pure et simple dans ce sens qu’elle ne doit être accompagnée
ni des conditions suspensives ou résolutoires, des réserves portant sur la date d’échéance,
La lettre peut être, jusqu’à l’échéance, présentée à l’acceptation du tiré, au lieu de son
l’émission du titre. Très souvent, elle fait suite à une présentation ultérieure de la lettre au
2 – L’acceptation par intervention celle qui provient soit d’un signataire de la traite soit d’un
attribution légale : souvent, le tireur, un endosseur et l’aval, désignent par précaution, un tiers,
ou du porteur.
- L’accepteur par intervention devient alors obligé accessoire (non principal comme le tiré),
compte duquel il est intervenu, de la même manière que celui-ci. (art. 216)
F – Refus de l’acceptation :
produit :
- Un recours ordinaire par le porteur contre le tiré. Dans ce cas, celui-ci peut alors opposer
au porteur même les exceptions personnelles qu’il peut avoir contre le tireur (on n’a pas la
- Un recours cambiaire par le porteur contre les signataires de la traite (tireur, endosseurs et
aval), il peut les poursuivre même avant l’échéance, à la condition d’établir un protêt faute
d’acceptation, sauf si la lettre contient une clause de retour sans frais ou sans protêt.
E – Effets de l’acceptation :
- La provision consiste dans le paiement d’une somme d’argent notamment à titre de prêt,
dans la fourniture d’un produit ou la prestation d’un service, par le tireur au tiré,
premier.
Les personnes actionnées en vertu de la lettre de change ne peuvent opposer au porteur les
exceptions fondées sur leurs rapports personnels avec le tireur ou avec les porteurs
paiement de 5000 dh, un endosseur ne peut opposer au porteur qu’il est lui-même créancier
opposables au porteur :
- Un signataire quel qu’il soit peut opposer au porteur les exceptions, motifs de non
paiement qu’il a personnellement contre lui. Par exemple, le porteur réclame 5000 dh au
signataire endosseur, lequel est créancier ou porteur pour la même somme. Il peut lui
lettre elle-même. Par exemple, défaut d’une mention obligatoire (vice du consentement,
l’incapacité).
3 – Les effets de complaisance et de cavalerie :
a – Les effets de complaisances :
- Un tireur (un commerçant) a besoin urgent de liquidités tire une lettre de change sur son
amie commerçant (tiré).
- Le tiré accepte « par complaisance » bien qu’il n’ait aucune dette à l’égard du tireur. Le tiré
est insolvable, ne doit rien au tireur ou au porteur.
- Le tireur fait escompter L.C par son banquier et bénéficie d’un crédit à court terme.
- Le porteur perd toute chance d’encaisser son montant auprès du tiré.
b – Les effets de cavalerie :
- A l’échéance, le tireur verse au tiré les fonds nécessaires ou le tiré paie la traite en
consentant un crédit au tireur. Dans ce cas la traite est licite, c’est ce qu’on peut appeler les
bons effets de complaisance.
- A l’échéance, le tireur ne verse pas au tiré les fonds nécessaires ou le tiré ne paie pas la
traite en consentant un crédit au tireur. Dans ce cas :
Le tireur tire une autre lettre
Le même tiré ou un autre commerçant accepte la lettre.
Le tireur escompte la lettre pour obtenir les fonds à fournir au premier tiré et ainsi de
suite. C’es ce qu’on peut appeler les effets de cavalerie.
- Les tirages en l’air, c’est le fait de tirer des lettres de changes sur des personnes
imaginaires, c’est une pratique susceptible de sanctions pénales.
- Les tirages croisées ou réciproques, c’est les commerçants tirent les uns sur les autres.
Les garanties de paiement de la lettre de change
Tous les signataires de la lettre de change sont tenus solidairement envers le porteur ; s’il n’est
pas payé au terme convenu, il peut demander le paiement de la lettre de change à l’un
tireur.
C – L’indépendance des signatures :
Il arrive que la lettre de change contienne des signatures valables à coté de signatures
personnes imaginaires). Dans ce cas, l’inefficacité juridique de la traite ne concerne que les
personnes intéressées par les anomalies mentionnées. Les obligations des autres signataires
demeurent valables et les engagent pleinement dans les termes de la lettre de change.
D - L’aval
- Le donneur d’aval (avaliseur ou avaliste) est la caution solidaire du signataire en faveur duquel
de change.
- Il doit préciser pour quel signataire il s’engage, à défaut il est réputé donné au tireur.
- L’aval est donné sur la lettre avec la mention « bon pour aval » et la signature ; il peut être
- Celui qui remet le titre est l’endosseur, celui qui le reçoit l’endossataire (un nouveau
porteur).
- L’endossement peut être fait même au profit du tiré, du tireur ou de tout autre obligé (la
L.C circule, peut tomber, dans un certain temps entre les mains du tiré ou du tireur).
B – Les conditions de l’endossement :
- L’endossement doit avoir lieu par écrit (L’écrit signifie la signature et la nom de
l’endosseur).
procuration).
- La formule de l’endossement se réalise en inscrivant au dos de la lettre de change : payer à
195 DOC).
- L’endossement doit être daté. Il peut avoir lieu pendant la durée qui sépare la date de
l’émission et celle de l’échéance voir après celle-ci mais avant l’établissement du protêt.
- L’endossement doit être inscrit sur la lettre de change elle-même ou sur une feuille qui y
procuration ou de garantie.
- L’endosseur remet son titre à un tiers (sa banque en général), avec mandat pour recevoir
- Ce type d’endossement est effectué aux banques qui prêtent leurs services à leurs clients.
- Il consiste pour un porteur, qui a besoin de liquidités, sans perdre la propriété de la lettre
- Il s’agit par exemple, d’une lettre de change de grande valeur, remise à une banque pour
- L’endossataire n’est qu’un simple créancier gagiste dont la créance est garantie par la lettre
de change.
- L’échéance peut être à vue : elle est payable à tout moment sur présentation, dans un délai
- à un certain délai de vue : elle est payable sur présentation après un délai préfixé (dans 5
- à un certain délai de date : elle est payable après un délai préfixé (20 jours). Ce délai court de
la date de l’émission.
- La loi écarte le paiement tardif car il entraîne des conséquences graves pour les différents
présentation à l’acceptation.
L’accord du tiré ( art. 186) : le tiré paie de manière anticipée, mais à ses risques et périls.
C- Lieu de paiement :
- Si la lettre de change observe le silence sur le lieu de paiement, le lieu indiqué à côté du nom
- En l’absence de cette hypothèse, le lieu du domicile du tiré, ou celui où il exerce ses activités
- Le tireur indique le domicile d’un tiers (la domiciliation bancaire du tiré (sa banque).
- En règle générale, le paiement couvre la totalité du montant figurant sur la lettre de change.
Dans ce cas, le tiré exige le porteur de lui remettre la lettre de change acquittée.
- Le paiement partiel (une proportion du montant qui figure sur la traite), est possible, et la
S’il est effectué, le porteur doit remettre au tiré une quittance dans la limite de la
proportion payée.
Pour le surplus, le porteur doit dresser un protêt pour l’encaisser sur la base du droit
cambiaire. A défaut du protêt, il va l’encaisser en tant qu’un créancier ordinaire.
E – L’opposition au paiement de la lettre de change :
En principe, deux cas qui nous permet d’opposer au paiement de la lettre de change (art. 189) :
- Le porteur peut soit retourner la traite si elle contient une clause de retour sans frais.
A l’échéance, s’il présente la traite au paiement à cette datte sans recevoir ledit paiement.
soit accepteur ou non, même si la cessation de ses paiements n’est pas constatée par un
jugement.
écartée.
La saisie des biens du tiré.
Le porteur peut exercer ses recours contre le tiré, les endosseurs, le tireur et les autres
défaut de paiement).
A – le protêt :
1 – définition :
Le protêt est un acte écrit authentique qui constate le refus d’acceptation ou de paiement.. Il
atteste également que le porteur a bien exécuté son obligation de présentation de la lettre
au tiré.
Le protêt doit être dressé au domicile commercial du tiré, ou tout garant saisi en paiement, ou
Dans ce cadre, on distingue entre le protêt faute d’acceptation et le protêt faute de paiement.
- L’échéance de la lettre de change est à un certain délai de date ou à jour fixe : le délai du
- L’échéance de la lettre de change est à un certain délai de vue : le délai du protêt est un an
(à dater de la présentation).
- L’échéance de la lettre de change est à vue. Dans ce cas, nous n’avons pas besoin de la
- La lettre de change payable à jour fixe ou un certain délai de date ou certain délai de vue, le
protêt faute de paiement doit être fait dans les cinq jours ouvrables qui suivent le jour où la
- La lettre de change payable à vue, le protêt doit être fait le jour de la présentation ou plus
- Il atteste aussi que le porteur a bien exécuté son obligation de présentation de la lettre au
tiré.
5 – les cas qui dispensent le porteur du protêt :
écartée.
- La force majeure.
défaut de paiement.
- Le porteur doit donner avis du défaut d’acceptation ou de paiement à son endosseur dans
- Chaque endosseur doit, dans les trois jours ouvrables, qui suivent le jour où il a reçu l’avis,
faire connaître à son endosseur l’avis qu’il a reçu, en remontant jusqu’au tireur.
Le tireur, un endosseur ou un avaliseur peut, par cette clause dispenser le porteur de faire
dresser, pour exercer ses recours, un protêt faute d’acceptation ou faute de paiement.
B – Déchéance :
Le porteur déchu du droit au recours cambiaire après expiration des délais fixés pour la
- L’action cambiaire du porteur contre le tiré accepteur se prescrit par 3 ans à compter de la
date d’échéance (la même chose pour l’aval donné pour le tiré).
- Les actions du porteur contre les endosseurs et contre le tireur se prescrivent par un an à
partir la date du protêt dressé en temps utile ou de celle de l’échéance, en cas de clause de
retour sans frais (la même chose pour l’aval donné aux intéressé indiqués).
- Les actions des endosseurs entre eux et contre le tireur se prescrivent par six mois à dater
D - La force majeure :
La force majeure est une cause de suspension du droit au recours, de prolongation du délai de
son exercice (par exemples, les faits naturels comme la sécheresse, l’invasion ennemie).
Billet à ordre
A – Définition :
Le billet à ordre est un titre par lequel une personne, le souscripteur s’engage à payer une
Le billet à ordre est effet de commerce imparfait, est un diminutif de la lettre de change, sur
actes de commerce :
- La lettre de change
- Le billet à ordre signé même par un non-commerçant, lorsqu’il résulte d’une transaction
commerciale ».
1 – Le billet à ordre comme la lettre de change est un instrument de paiement. C’est aussi un
b – La date d’échéance: le paiement peut être à vue, à un certain délai de vue ou de date, à
d – Le lieu de paiement.
- Le nom de celui auquel ou à l’ordre duquel le paiement doit être fait (le bénéficiaire).
(comme la traite).
4 – De même, sont applicables au billet à ordre les règles en matière de lettre de change
protêt en cas de non paiement, aux recours ainsi qu’aux prescriptions (les articles 232 à 238
CC).
D – Les différences avec la lettre de change :
a – La clause à ordre ou la dénomination du titre inséré dans le texte : le billet à ordre doit
contenir au choix : soit la dénomination « billet à ordre », soit tout simplement « la clause à
simple de payer une somme déterminée (je paierai..), alors que la traite mentionne l’ordre de
a – La capacité : la capacité de faire des actes de commerce n’est requise que lorsque l’acte est
pourquoi l’article 237 précise « le souscripteur d’un billet à ordre s’engage de la même manière
5 – le visa du souscripteur : ce visa remplit les fonctions de l’acceptation prévue dans la lettre
paiement.
Le chèque
A – Définition :
Le chèque est effet par lequel le tireur dispose de ses fonds déposés chez le tiré (la banque),
en effectuant des retraits à vue, soit à l’ordre de lui-même soit à l’ordre du bénéficiaire.
Il consiste dans un écrit qui donne mandat ou ordre de paiement, au profit ou pour le compte
du souscripteur ou tireur ou d’un tiers porteur, à une banque ou tiré dépositaire de fonds
de paiement).
- Le chèque n’est commercial par la forme. Il est commercial ou civil suivant la nature de
La création signifie l’établissement physique du titre (sa rédaction sur papier). L’émission
Le tireur, propriétaire des fonds déposés auprès d’une banque aux termes d’un compte ouvert
chez elle, est généralement débiteur du bénéficiaire du chèque tiré et remis en paiement. Il
s’agit aussi souvent pour procéder à un simple retrait de fonds par lui-même et pour lui-même.
– Le nom du tiré :
Le tiré doit obligatoirement être une banque. On a des formules comportent obligatoirement
Elle doit être insérée dans le texte même du titre et exprimée dans la langue employée pour la
Il veut dire que le tireur donne ordre au tiré de payer à sa place le porteur. C’est un ordre
- Interdire au tireur de poste dater le chèque dans le but de camoufler une émission du
- Interdire au bénéficiaire d’antidater le chèque en vue d’éviter des difficultés qui lui sont
- Lieu d’émission est important pour déterminer la compétence judiciaire et la loi applicable.
- Lieu de paiement est, en pratique, l’agence bancaire où le tireur tient son compte bancaire.
– Le nom du bénéficiaire :
- Au porteur.
- En blanc.
retrait).
L’indication du nom du bénéficiaire ne devient obligatoire que dans les hypothèses suivantes :
- Le chèque barré.
clause à ordre (peu importe s’il est nominatif, au porteur ou bien en blanc).
L’exception, la clause non ordre exige une formulation expresse pour attirer l’attention de la
La clause non endossable est utile pour le chèque nominatif. Elle n’a pas d’intérêt dans le
chèque en blanc ou au porteur, au motif qu’il peut faire l’objet de transmission par simple
Il consiste à tracer sur le recto du chèque deux barres parallèles. Il existe deux sortes de
barrement ; Le barrement général ne comporte aucune mention entre les deux lignes et le
barrement spécial qui porte le nom de la banque entre les deux barres.
- Le chèque barré ne sera payé qu’à un banquier (la banque) ou à un client du banquier.
- Le chèque est un titre abstrait, pas nécessaire de motionner sa cause ou bien son motif.
La provision (l’objet) :
La provision est la somme d’argent déposée par le tireur dans une banque et affectée au
La provision n’existe que si elle consiste en une somme d’argent liquide et exigible, disponible
nécessairement créancier du tireur. Cette propriété passera ensuite à tout nouveau porteur
- Ou par son endossement, dans un laps de temps même très court, un intervalle de temps
ne pose pas un de difficulté légale (ce laps de temps ne le transforme pas en moyen de
crédit).
- L’endossement consiste dans la signature du porteur au dos du chèque et l’indication de son
nom.
L’indication du nom de bénéficiaire demeure facultative car l’endossement peut être fait à une
- Quand le chèque dénommée avec ou sans clause expresse « à ordre » est transmissible par
voie d’endossement. Et quand il porte la clause « non à ordre », il n’est transmissible que dans
Endossement translatif :
l’endossataire).
- Le chèque ne peut pas être endossé à titre de gage car la notion de gage comporte une
idée de crédit incompatible avec la nature du chèque. Dans ce cas il sera un chèque de
- Dans tous les cas, l’endossement doit être effectué avant le protêt ou avant l’expiration
translatif ou de procuration.
D - Paiement du chèque :
Le porteur présente le chèque à la banque dépositaire des fonds pour encaisser son montant.
1 – Présentation au paiement :
- La présentation peut être faite immédiatement au tiré, la banque. Elle peut avoir lieu
d’une manière médiate en passant par une chambre de compensation (quand le porteur
du chèque le remet à la banque où il dispose d’un compte ouvert en son nom, et que le
Le chèque émis et payable au Maroc, doit être présenté au paiement dans le délai de vingt
Le chèque émis hors du Maroc et payable au Maroc doit être présenté dans un délai de
Ces délais ne transforment nullement le chèque en moyen de crédit. Ils restent susceptibles de
doit payer même si le chèque lui est présenté avant ou après l’expiration du délai légal de
présentation au paiement).
2 – Le protêt :
A défaut de paiement, le porteur doit faire dresser protêt pour pouvoir exercer son recours
cambiaire.
Le protêt est un acte authentique fait par un secrétaire de greffe du tribunal compétent,
Le protêt doit être fait avant l’expiration du délai de présentation, et si celle-ci a lieu le
dernier jour du délai, il peut être établit le premier jour ouvrable suivant.
3 – Les avis :
Dans ce cadre, il impose au porteur, au greffier et aux endosseurs une obligation d’informer
les coobligés, sous forme d’avis portant sur défaut de paiement et le protêt.
- Dans les huit jours ouvrables qui suivent le jour du protêt et, en cas de clause retour sans
endosseur et au tireur.
- Dans les quatre jours de protêt, le greffier doit aviser le tireur, par lettre recommandée,
faire connaitre à son endosseur l’avis qu’il a reçu, et ainsi de suite, en remontant jusqu'au
tireur.
4 - La notification :
L’article 301 cc prévoit en plus l’envoi d’une notification au tireur et lui donne valeur de
commandement de payer. C’est-à-dire le tireur est invité à payer sous peine de faire l’objet
Il s’agit de la prescription des recours cambiaires. Trois délais de prescription en fonction des
parties :
- Pour les actions du porteur contre les endosseurs, le tireur et les autres obligés la
- Pour les actions du porteur contre le tiré la prescription est un an à partir de l’expiration du
délai de présentation.
- Pour les actions des divers obligés les uns contre les autres la prescription est de 6 mois à
- Lorsque le porteur aura accompli ses obligations de vigilance, il peut alors exercer ses
ordre, la commercialité par la forme n’est pas absolue, le tiré ne peut être qu’un
présentation ne concerne que le paiement non l’acceptation, la provision n’a pas le sens de