Andy Warhol
1928 (Pittsburgh)-1987
Art Contemporain
Pop Art
Mouvement né dans les années 60 aux EU et en Grande-Bretagne. Inspiré de la culture populaire, le
Pop Art critique la société de consommation tout en s’en inspirant.
Style : couleurs vives, répétitions d’images et usage de la sérigraphie (technique d’impression
industrielle). Les objets du quotidien ou les stars deviennent des œuvres d’art.
Œuvres :
Campbell’s Soup Cans (1962)
Marilyn Diptych (1962)
Brillo Boxes
Elvis I and II
Self-Portrait
BANKSY (artiste anonyme) 1974 (Bristol)-…
Ce n’est pas l’artiste qui compte mais ce qu’il dit à travers son art
Street Art
Il dénonce la guerre, les injustices sociales, le racisme, la surconsommation, la politique, l’écologie.
Son but est de faire réfléchir en servant de l’humour noir, l’ironie, le choc visuel. Art vivant accessible
à tous car dans les espaces publics (pas de galerie, pas de spéculation, pas de célébrité).
Style : technique du pochoir qui permet de peindre rapidement dans l’espace public. Son style est
simple, souvent en noir et blanc avec une touche de couleur.
Œuvres :
Girl with Ballon (symbole d’espoir, d’amour ou de perte)
Flower Thrower (geste de guerre transformé en message de paix)
Kissing Coppers (hypocrisie sur l’homosexualité, les préjugés de genre, l’autorité)
Steve Jobs à Calais (plaidoyer pour l’humanité et le potentiel des migrants car Jobs est fils de réfugié)
The Mild Mild West (dénonce la violence policière, même les innocents peuvent se révolter)
Constantin Brancusi
1876 (Roumanie)-1957
Sculpture moderne
Style : il privilégie « l’essence cosmique de la matière », la texture du matériau commande le thème. Il
était l’assistant de Rodin au début de sa carrière. Il travaille par série d’œuvres (ce qui dérange les
gens de l’époque), il reprend ses œuvres en les modifiant = élévation spirituelle, modification de sa
conception de l’œuvre. Il prend l’habitude de photographier ses œuvres pour avoir un support de
réflexion.
Œuvres :
Le Baiser (pierre)
La Colonne sans fin (7 m en bois)
La Muse endormie
L’Oiseau dans l’espace
Princesse X (qui a fait scandale et qui a été exclue d’un salon)
FRANK GEHRY 1929 (Toronto) - …
Architecture mouvement déconstructiviste (courant architectural né dans les années 80)
Style : formes non linéaires, fragmentées, impression de chaos contrôlé, formes dynamiques,
utilisation de matériaux modernes comme le métal, le titane, le verre et le béton. Il mêle innovation
technique et expression artistique.
Vie : il nait à Toronto d’une famille juive/lituanienne, puis à émigré à Los Angeles. Il fait des études
d’architecture. Puis fonde son cabinet. Il reçoit de nombreuses distinctions.
Il reste actif (94 ans) et continue de créer des bâtiments qui redéfinissent les codes de l’architecture
moderne, transformant chaque projet en une expérience artistique unique. Il utilise des logiciels pour
modéliser des formes complexes.
Œuvres :
Musée Guggenheim de Bilbao (1997) Sa maison de Santa Monica
Fondation Louis Vuitton (2014)
Walt Disney Concert Hall (2003)
Tour Luma à Arles (2021)
Frank Lloyd Wright
1867 (Wisconsin) –
Architecture organique – moderne – prairie + dessinateur et concepteur de mobilier et objets de
déco + écrivain sur l’architecture, la philo et la nature + école d’architecture
Style : Organique : il cherche à intégrer les bâtiments dans le paysage.
Moderne : formes ouvertes, structures en verre, acier et béton
Prairie : formes simples, toits plats, lignes horizontales, baies vitrées pour faire entrer la
lumière extérieure
Œuvres :
Maison sur la cascade (style prairie moderne et organique)
Spirale du musée Guggenheim de New York
Maison Taliesin (prairie moderne + organique) = sa maison, son cabinet, son école, siège de sa
fondation)
Maison Usionia (moderne organique, maison plaisante mais moins chère suite à la grande crise éco)
Imperial Hotel Tokyo
ANTONI GAUDI 1852 (Reus) – 1926 (Barcelone)
Architecture modernisme catalan
Vie : diplômé d’architecture en 1878. Proche de Guëll (riche industriel qui est son mécène). En 1883,
il accepte de prendre la place du responsable de la Sagrada Familia.
Style : ce courant ne se limite pas à l’architecture mais aussi la langue, la littérature et la musique.
Décoration végétale et animale, motifs inspirés de la nature. Formes courbes, complexes pour
rappeler les contours naturels des végétaux, beaucoup de détails, ornements minutieux, sculptures
travaillées. Matériaux diversifiés : utilisation de verre, fer forgé, trencadis, céramique, vitraux,
mosaïques. Couleurs vives. Présence d’éléments gothiques ou islamiques. Symboles religieux et
culturel (le foie, la nature, la culture catalane). Méthode de travail unique : il travaillait sans plans
définitifs en s’adaptant sur le chantier.
Œuvres :
Lampadaires de la Plaza Real et du Pla de Palau (fer forgé, bronze)
La Casa Vicens (style orientaliste, briques, pierre, céramiques)
Casa Batlló (éléments floraux, toiture représentant un dos de dragon, croix à 4 branches= 4 points
cardinaux)
Sagrada Familia 1882-2026 (43 ans de sa vie, arches caténaires, voutes, formes géométriques, vitraux,
18 tours, patrimoine mondial de l’UNESCO ..)
Parc Guëll (commande de Guëll, construit entre 1900 et 1914)
JAMES ENSOR 1860-1949 (Ostende)
Peinture expressionisme
Vie : magasin familial où l’on vend des masques, des objets exotiques/curieux ce qui marquera ses
œuvres.
Style : Il ne suit pas les normes académiques traditionnelles mais propose une vision du monde
différente. Il préfère les formes déformées et les couleurs éclatantes servant à exprimer ses idées
profondes de la société (hypocrisie sociale), la religion, et la condition humaine. Il mêle des éléments
fantastiques et irréels dans une recherche constante de la vérité derrière les apparences. Il utilise
l’absurde, le grotesque et la satire sociale pour offrir une réflexion sur l’identité, la vérité et
l’hypocrise humaine. Œuvres choquantes, dérangeantes sources de réflexion sur l’humanité, l’art et la
société.
Ses œuvres :
L’Entrée du Christ à Bruxelles (une foule en folie, le Christ presqu’invisible au milieu = métaphore de
la société qui perd de vue ses valeurs fondamentales, société de plus en plus matérialiste/absence de
spiritualité)
Autoportrait avec masques (masque = symbole de la fausseté et de l’hypocrisie, lui sans masque =
authenticité, vraie nature)
Masques scandalisés (montre son combat contre l’incompréhension du public pour ses œuvres)
Squelettes se disputant un pendu (représentation de la mort, la folie, la violence et de l’absurde,
réflexion sur la contradiction de l’humanité : même la mort n’empêche pas les luttes et la folie
humaine)
Le Christ apaisant la foule (Christ au milieu d’une foule turbulente, Christ = figure de paix qui calme
les masses violentes. Illustre l’isolement de l’artiste dans une société violente)
Charles-Edouard Jeanneret = Le Corbusier
1887 (Suisse) – 1965 (France)
Architecture moderne influence dans le brutalisme, cofondateur du purisme et créateur du Modulor
Style : Formes simples, grands espaces, lumière naturelle, la « forme suit la fonction ». Brutalisme =
béton brut, structures imposantes, sans fioritures. Purisme = esthétique épurée, sans ornement.
Modulor = système de proportions basé sur la morphologie humaine (confort, harmonie, ergonomie
des espaces). Maison = machine à habiter
Œuvres :
Maison-atelier Ozenfant (la fonction prime sur la décoration)
Usine Claude et Duval (application du Modulor)
Cité Radieuse (précurseur style brutaliste)
Eglise Saint-Pierre
Maison Guiette
RENE MAGRITTE 1898 (Lessines)-1967 (Schaerbeek)
Peinture surréalisme (d’abord s’est essayé au cubisme, puis au futurisme, puis au dadaïsme et enfin
au surréalisme)
Vie : A 12 ans, il suit des cours de dessin. En 1912, sa mère se suicide. Ce qui influencera son œuvre
autour de la disparition, le mystère et l’invisible. Il étudie aux Beaux-Arts. Il s’installe à Paris et
rencontre des grands noms du surréalisme (Breton, Eluard, Dali, Ernst). Renommée internationale à
partir de 1950.
Style : il prône l’exploration de l’inconscient, du rêve et du hasard par le biais d’un « automatisme
psychique pur ». Il s’oriente vers une peinture plus réfléchie, il cherche à questionner la réalité à
travers l’image. Il joue sur le rapport entre les mots, les choses et les représentations. Style
reconnaissable = un alphabet pictural fait d’objets récurrents placés dans des contextes inattendus.
Son art interroge (peut-on croire ce que l’on voit ?). Il a su mêler humour, poésie, logique et mystère.
Style dépouillé mais d’une redoutable efficacité.
Œuvres :
La Trahison des images (distinction entre un objet et sa représentation)
Le Fils de l’Homme (autoportrait, thème du visible et de ce qui est caché)
L’Heureux donateur
Les Amants (évoque l’inaccessibilité et le mystère de l’amour)
Golconde (absurde et hypnotique)
Man Ray = Emmanuel Radnitzky
1890 (Philadelphie) – 1976 (Paris)
Peinture surréalisme (d’abord s’est essayé au cubisme, puis à l’expressionisme, puis au dadaïsme et
enfin au surréalisme) mais aussi photographie, sculpture et cinéma.
Style : technique innovante (rayogramme, solarisation, flou …), objets détournés, thèmes récurrents
(corps féminin, désir, rêve, inconscient, hasard, double sens), esprit avant-gardiste, esthétique
surréaliste.
Œuvres :
Le violon d’Ingres (corps = instrument du désir)
Les larmes (fausse tristesse, beauté figée, distance émotionnelle)
Black and white
L’Heure de l’Observatoire (souvenir d’un amour perdu)
La Fortune (métaphore du hasard et du destin)
Marc Chagall
1887 (Vitebsk) – 1985
Peinture – gravure – illustrateur – sculpture – création de vitraux/céramiques/décors
Style : ses thèmes = l’amour, la religion, le rêve et l’imaginaire, la musique, les animaux, les fleurs, le
cirque, la guerre et la mémoire. Il mêle la réalité et l’imaginaire dans des scènes poétiques et
colorées. Il s’inspire du surréalisme, du symbolisme et de l’expressionisme. Usage de la couleur, de
compositions audacieuses et narration visuelle forte. Ses œuvres évoquent souvent son passé, ses
racines juives, ses émotions ou ses visions oniriques.
Ses œuvres :
Moi et le village (enfance en Biélorussie : homme, chèvre, village, symboles de vie et de mort)
L’anniversaire (scène d’amour surréaliste entre lui et Bella)
La Crucifixion blanche (symboles juifs et chrétiens contre la persécution juives)
Le plafond de l’Opéra Garnier (rend hommage à la musique)
Autoportrait aux sept doigts (il se représente être 2 mondes, 7 doigts = symbole d’engagement total
dans son art)
MATISSE 1869 (Cateau-cambrésis)-1954 (France)
Peinture fauvisme – dessin (fusain, crayon, encre) – papiers découpés –
architecture/vitraux/céramiques/mobilier
Vie : Il étudie le droit puis se consacre à la peinture après une convalescence.
Style : il peint la nature, le corps humain, les formes simplifiées, les couleurs vives/non
réalistes/pures. Il veut créer un art apaisant, agréable, sans inquiétude ni violence. Influence de l’art
primitif. Il ne copie pas la réalité, il la transforme pour faire quelque chose de décoratif et émotionnel.
En 1941, suite à une opération il ne peut plus peindre et invente une technique de papiers découpés
qu’il colle.
Œuvres :
La Dame au chapeau (fauvisme) La joie de vivre (fauvisme)
La danse II (influence de l’art primitif)
Odalisque aux magnolias (Recherche du décoratif) La baie de Nice (influence de Méditerranée)
Les Nus bleus (papiers découpés) Jazz (papiers découpés)
Chapelle du Rosaire (architecture)
Niki de Saint Phalle
1930 (Paris) – 2002 (Californie)
Peinture Nouveau Réalisme – Plasticienne – Sculpture – Gravure – Réalisatrice
Style : elle s’inspire de son traumatisme (viol par son père) et de son vécu. Elle incorpore des
éléments du monde moderne comme la publicité, la consommation de masse et les technologies.
Son but est de surprendre le spectateur, remettre en question et interagir avec la réalité sociale et
politique.
Œuvres :
Tirs (elle tire sur des poches de couleurs qui coulent sur des tableaux remplis d’objets = tire sur les
injustices de la société)
Les Nanas (200 sculptures dans le monde de femmes rondes libres et joyeuses qui n’ont pas besoin
d’hommes)
Jardin des Tarots (22 constructions qui représentantes les 22 arcanes du jeu de Tarot, mozaïques)
Daddy (film sur la relation avec son père)
My heart belongs to the black rosy
OTTO DIX 1891– 1969 (Allemagne)
Peinture Expressionnisme puis Nouvelle Objectivité ou réalisme brutal (aussi influencé par le
cubisme, le futurisme et le dadaïsme) – Gravure - Collage
Vie : influencé par sa mère passionnée de musique et de peinture. Il fait l’école de Arts Appliqués. En
1915, s’engage dans l’armée. Il est blessé à plusieurs reprises et après l’horreur de la guerre son art
change. Il reprend des études aux Beaux-Arts, devient prof. En 1933, le pouvoir nazi qualifié son art
de dégénéré et perd son poste qu’il reprendra après la guerre.
Style : la Nouvelle Objectivité cherche à représenter la réalité de manière froide et précise. Le
mouvement critique les problèmes sociaux, la dégradation morale et sociale, le nazisme et dénonce
la brutalité de la guerre. Il cherche à extraire une vérité brutale qui choque pour faire réfléchir.
Œuvres :
Le soleil levant (soleil intense et émotionnel)
L’Autoportrait en mars (formes exagérées et ton agressif)
Les joueurs de skat (critique de la société d’après-guerre, soldats mutilés délaissés par la société)
La grande ville (critique l’égoïsme et l’indifférence des riches face à la souffrance des plus pauvres)
La Guerre (horreur de la guerre)
PAUL DELVAUX 1897 (Antheit)-1994 (Furnes)
Peinture d’abord post impressionnisme, puis expressionisme puis surréalisme
Vie : Beaux Arts en peinture et puis en architecture, il voyage en Italie pendant 2 ans, devient
professeur de peinture et puis directeur de l’Académie royale, arrête sa carrière au décès de sa
femme en 1989.
Style : univers poétique et mystérieux, association insolite de divers éléments, exploration du rêve, de
l’imaginaire, de l’enfance et du rapport amoureux. Caractéristiques du surréalisme dans ses œuvres :
rejet de la rationalité du monde, intérêt pour le rêve, le merveilleux et l’inconscient, éléments
inattendus sans lien particulier entre eux, phénomènes extraordinaires, transgression des codes
sociaux.
Thèmes principaux : femmes nues, trains, gares, squelettes
Œuvres :
La gare forestière (expressionniste, jeu de lumières, basé sur un souvenir de ses 10 ans)
La voix publique (surréaliste, mélange d’éléments réalistes créant un tout surréaliste, femme nue,
mystique, inaccessible, silence émotionnel)
Crucifixion (surréaliste, rappel de l’égalité de tous face à la mort)
Le dernier wagon (rapport complexe avec sa mère, crainte du monde féminin)
La messagère du soir (décor de ville antique du à son voyage en Italie)
RICHARD ESTES 1932 (Illinois) - …
Peinture hyperréaliste
Vie : intérêt pour l’image à 8 ans, un peu plus tard il développe lui-même ses photos, part en Europe
en 1951, revient aux USA il étudie l’art à Chicago, s’installe à New-York. Il travaille comme graphiste.
Commence à peindre à partir de ses photos. Ses œuvres se vendent, reçoit une bourse, publie. Il
voyage dans le monde entier. Fonde une fondation (Arcadia) pour aider les artistes en 2007.
Style : il représente la réalité avec une précision photographique. Scènes urbaines calmes, souvent
vides où les reflets dans les vitrines et les fenêtres jouent un rôle essentiel. Il peint à partir de ses
propres photos, qu’il modifie ou combine, il crée une image en plus claire, plus parfaite que la réalité.
Il contrôle entièrement ce qu’il peint. Il veut réveiller notre regard sur le quotidien et montrer la
beauté cachée des choses simples.
Ses œuvres :
Telephone Booths
Double self-portrait
Ansonia
Central savings
Autres
SALVADOR DALI 1904 (Figueras)-1989
Peinture surréalisme
Vie : enfance influencée par une mère douce et marquée par la mort de son frère. Œuvres déjà
exposées à 14 ans. Il part à Madrid faire des études d’art. Il se tourne vers le surréalisme grâce à
Miro. Puis part à Paris, il y rencontre sa femme. Exclu du groupe pour être trop extravagant, il part à
New York et puis retourne en Espagne et se retire dans son château pour y mourir.
Style : cherche à représenter le monde de l’inconscient, des rêves et des fantasmes. Méthode
paranoïaque-critique qui consiste à provoquer un état mental proche de la paranoïa pour stimuler la
créativité et générer des images surprenantes et symboliques. Il combine des visions fantastiques,
des images doubles, des illusions, des objets déformés.
Œuvres :
La persistance de la mémoire (réflexion sur la relativité du temps)
Les éléphants (contradiction entre la lourdeur et la légèreté)
Le sacrement de la dernière cène (combine religion, mathématiques et lumière surnaturelle)
La Christ de Saint-Jean de la Croix (pas de sang, ni de souffrance, baignée de paix)
La Galatée des sphères (fusion en amour, art classique et science atomique)
Victor Horta
1861-1895 (Belgique)
Architecture Art Nouveau puis s’essaie au cubisme
Style : il se fascine pour les courbes, la nature, la lumière et l’acier. Puits de lumière avec verrières à
motifs végétaux, ferronneries avec volutes et arabesques, utilisation du marbre et des essences de
bois, fluidité de l’espace, chaque œuvre est unique. Il pense tout jusqu’à la décoration intérieure.
Ses œuvres :
Hotel tassel
Hotel Solvay
Hotel Van Eetvelde
Maison atelier
Palais des Beaux-Arts hôpital Brugmann Gare centrale