LES ACTIVITE ANTHROPIQUE
1-Introduction
La biodiversité représente tout ce qui vit sur terre, modelée par des procédés
naturels durant plusieurs années d’évolution. Etant une source de biens et
services essentiels à la vie, on ne pourrait survivre sans elle, puisqu’elle nous
soigne, nous nourrit et nous permet de nous abriter et même de nous habiller.
Pourtant cette biodiversité est de plus en plus influencée par l’espèce humaine
dont la population ne cesse d’augmenter avec près de 8milliards d’humain en
ce jour. Au même titre que le climat et les phénomènes géologique, L’homme
est devenu un des facteurs majeur affectant la biosphère et ses processus. En
effet l’emprunte humaine sur les écosystèmes est croissante et généralisée.
Aujourd’hui cette anthropisation des biomes a pris une grande ampleur dont
plus de 75% de la surface non glacée de la planète est concernée. Le concept
d’anthropocène définit une nouvelle époque géologique qui se caractérise par
l'avènement des hommes comme principale force de changement sur Terre. Il
caractérise les effets directs et indirects des populations humaines et leurs
activités sur les patrons écologique et le fonctionnement des écosystèmes.
Suite la mondialisation, au développement industriel, et à l’accroissement de la
population humaine, la pression anthropique s’est considérablement accrue.
Ces activités de natures très différentes peuvent avoir des impacts aussi bien
locaux que globaux, de telle sorte qu’aucun écosystème terrestre n’est libre
d’influence humaine.
2-Definitions
2.1-Anthropique
Le terme "anthropique" vient du grec "anthropos" qui veut dire "homme", et
désigne une chose qui a été déclenchée de façon directe ou indirecte par la
main humaine. C’est la présence de l’homme qui est inévitablement à l’origine
de toute action anthropique.
Tous les phénomènes qui peuvent être conséquents de la présence ou de
l'action de l'être humain Sont qualifiés d'anthropiques. Une action anthropique
est principalement due à l’intervention de l’homme, dans l’aménagement d’un
paysage par exemple, et doit sa réalisation à la main de l’homme davantage
qu’au cours des événements naturels.
2.3-Anthropisation
L'anthropisation désigne la modification d'un milieu dit « naturel » par les
activités humaines. On peut aussi parler d'artificialisation mais ce terme
désigne plutôt un état avancé d'anthropisation. L'anthropisation est un
processus, le résultat est un milieu anthropisé.
Peu de milieux échappent entièrement à l'anthropisation, et même des milieux
qui ont pu sembler « vierges » aux observateurs extérieurs, comme les forêts
équatoriales denses, ont en réalité fait l'objet de prélèvements, de sélections,
et d'exploitation, par les sociétés humaines qui y ont vécu à différentes
époques.
2.4-Anthropocène
Ce terme a été proposé par un biologiste américain (Eugene Stoermer) et repris
et popularisée par un météorologue néerlandais (Paul Crutzen (1933-2021),
prix Nobel de chimie en 1995). Pour eux cet « Anthropocène » débute à la fin
du XVIIIe siècle avec la Révolution industrielle et l’invention de la machine à
vapeur.
Effectivement, cette étymologie n’est pas bien maligne et pourrait induire des
confusions, un mot dont l’étymologie signifie « homme nouveau » n’est pas très
bien fichu pour désigner une période si courte car on devrait dire « Ère de
l’Anthropocène ».
Mais le terme « Anthropocène » est en train de s’imposer dans le grand public
et la littérature scientifique, notamment en géographie.
On est entré dans une crise biologique globalisée, en raison de la dégradation
des « biomes » (le terme savant utilisé pour désigner les principaux milieux)
avec pour conséquence majeure une perte de « biodiversité » (diminution du
nombre d’espèces)
2.4-Artificialisation
L'artificialisation est l'ensemble des transformations dues à l'homme, plus ou
moins volontaires et raisonnées, qui modifient en tout ou partie la physionomie
et les fonctionnements d'un milieu ou d'un paysage. L'artificialisation est un
résultat final de l'anthropisation, qui est un processus.
L'artificialisation est souvent résumée à la disparition d'espaces naturels sous le
béton ou le bitume, lors de la construction de bâti (immeubles, hôtels, maisons,
commerces, industries, parkings) ou de réseaux de transport.
Les sols artificialisés sont des sols ne permettant plus l'écoulement normal des
eaux, ni son infiltration. Les sols naturels ou faiblement anthropisés jouent des
rôles majeurs dans la dynamique de l'écoulement des eaux. Dans le cas des sols
artificialisés, cette dynamique est entièrement assumée par des moyens
techniques.
3-Les activités anthropique
3.1-Anthropisation inégale dans le monde
Ces deux cartes décrivent et comparent la situation de l’anthropisation de la
planète entre 1700 et 2000 c’est-à-dire avant et après la révolution industrielle.
L’inégale anthropisation des milieux d’aujourd’hui est liée à deux choses :
• D’une part à leur inégale aptitude à la sédentarisation (les déserts, les
milieux de haute montagne et ceux de hautes latitudes ne permettent
pas de pratiquer l’agriculture),
• Et d’autre part aux migrations, certaines parties du monde ayant été plus
tardivement peuplées (comme le continent américain et donc beaucoup
moins anthropisées que d’autres.
La carte décrit ainsi des milieux fortement aménagés :
-Zones urbaines ou densément peuplées qui correspondent notamment
aux mégalopoles.
-Zones rurales très densément peuplées qui correspondent
globalement aux anciens foyers de population d’agriculteurs
sédentarisés depuis le néolithique mais aussi certaines régions peuplées
plus tardivement.
Mais en réalité à cette échelle ce sont plutôt les milieux faiblement aménagés
et transformés ponctuellement et tardivement qui sont vraiment discernables :
-Les déserts chauds empêchant toute sédentarisation sauf dans des oasis
mais qui présente désormais de l’exploitation pétrolière ou gazière
(Libye, Algérie, Arabie, EAU, Koweït…)
-Les milieux des hautes latitudes où l’on trouve la toundra et la taïga qui
n’ont pas été transformés jusqu’au XX e siècle (exploitation du pétrole, de
minerais tant au Canada, qu’en URSS)
Entre les deux les questions environnementales les plus complexes concernent
sans doute les grandes forêts humides tropicales proches de l’équateur
d’Amérique
3.2-La répercussion des activités anthropiques
Les activités anthropiques a pris une vaste ampleur incluant près de 70% de la
surface du globe, y compris l’espace aérien et maritime. La nature de ses
activités peuvent alors varier selon la nature des éléments environnementaux
et la localisation à exploiter. De ce fait, les impacts sur l’environnement sont
davantage plus nombreux.
En général, les activités humaines ont des répercussions sur l'environnement
lorsque :
-elles produisent des rejets (émission de polluants, eaux usées,
production de déchets, etc.)
-elles modifient (dégradent) le sol et l'habitat
-elles utilisent et font disparaître les ressources.
3.2.1-Les éléments environnementaux, les activités et les conséquences
3.2.1.1/Air
Exemples d'activités :
• transport (tous les modes de transport);
• production, raffinage et distribution dans le secteur de l'énergie;
• production d'électricité (p. ex. combustion de charbon, gaz naturel);
• utilisation de fluides de refroidissement ou de fluides frigorifères
(substances qui appauvrissent la couche d'ozone);
• fonte de métaux et autres activités industrielles (p. ex. pâtes et papiers,
industries chimiques et autres industries lourdes);
• exploitation minière;
• utilisation de pesticides en agriculture;
• incinération des déchets;
• utilisation de divers produits chimiques volatils.
Effets environnementaux possibles de ces activités :
• émissions de dioxyde de carbone et d'autres gaz à effet de serre (qui
aggravent le réchauffement de la planète);
• appauvrissement de la couche d'ozone;
• détérioration de la qualité de l'air;
• smog (notamment particules et ozone troposphérique);
• effets sur la santé humaine et la vie sauvage (p. ex. troubles des voies
respiratoires supérieures et augmentation du nombre d'hospitalisations);
• acidification des lacs et des rivières (pluies acides);
• dépôt de polluants atmosphériques sur les terres et les plans d'eau.
3.2.1.2/Eau
Eaux de surface (lacs et rivières)
Exemples d'activités :
• déboisement des rives;
• exploitation forestière et minière;
• collecte, entreposage et élimination des déchets agricoles;
• épandage de pesticides;
• rejet d'eaux usées;
• rejets industriels et autres (p. ex., pâtes et papiers, exploitation minière,
industrie chimique, transformation des aliments);
• déversements et rejets accidentels de polluants;
• navigation de plaisance / transport maritime (rejets de carburant, d'eau
de ballast, etc.);
• décharge de déchets dans les dépotoirs (lixiviation);
• ravitaillement en combustible;
• assèchement et élimination de terres humides;
• construction d'infrastructures (digues et ponts, etc.).
Effets environnementaux possibles de ces activités :
• diminution de la qualité de l'habitat des poissons et d'autres organismes
aquatiques;
• accroissement des eaux de ruissellement et de l'érosion;
• décroissance des populations de poissons;
• dégradation de la qualité de l'eau (polluants, agents pathogènes,
bactéries, nutriments);
• nécessité de développer les infrastructures et les activités de traitement
de l'eau;
• prolifération des algues;
• diminution de la biodiversité;
• empiètement d'espèces exotiques envahissantes (p. ex. la moule zébrée).
3.2.1.3/Eaux souterraines
Exemples d'activités :
• approvisionnement en eau destinée à la consommation et aux usages
domestiques;
• captage d'eau à des fins industrielles;
• irrigation;
• gestion du fumier (collecte, entreposage, épandage);
• entreposage de carburants (réservoirs), distribution, activités de
ravitaillement;
• enfouissement des déchets (dangereux et non dangereux);
• expansion urbaine (déboisement et accroissement des surfaces dures).
Effets environnementaux possibles de ces activités :
• baisse de la qualité de l'eau souterraine (polluants / toxines,
hydrocarbures, agents pathogènes, bactéries, etc.);
• dégradation de la qualité de l'eau potable;
• nécessité de développer les infrastructures et les activités de traitement
de l'eau;
• diminution des réserves d'eau souterraine disponibles;
• effets sur l'eau de surface (qualité et quantité);
• explosions (dues aux hydrocarbures et aux carburants).
3.2.1.4/Zones côtières et marines
• rejets d'eaux usées;
• pêche commerciale, travaux de dragage;
• immersion en mer de déchets;
• production énergétique (prospection, forage et distribution);
• navigation de plaisance / transport maritime (rejets, ravitaillement en
carburant, changement d'eau de ballast, etc.);
• aquaculture;
• expansion urbaine (déboisement des côtes et destruction de terres
humides);
• déversements ou rejets accidentels.
Effets environnementaux possibles de ces activités :
• altération ou dégradation de l'habitat des poissons et d'autres habitats
marins;
• décroissance des populations de poissons;
• augmentation des cas de maladie chez les poissons et du nombre des
agents pathogènes qui les touchent;
• dégradation de la qualité de l'eau ? par exemple : polluants (y compris les
hydrocarbures), agents pathogènes, bactéries, nutriments;
• espèces exotiques envahissantes;
• effets socioéconomiques;
• réduction de l'activité touristique.
3.2.1.5/Sol
Exemples d'activités :
• création d'infrastructures de transport (routes, autoroutes, ponts);
• expansion urbaine (déboisement);
• exploitation forestière (y compris la construction de routes d'accès et
l'épandage d'herbicides);
• exploitation minière;
• agriculture (p. ex. travail du sol, exploitation de grands pâturages,
épandage de fertilisants et de pesticides, pratiques d'agriculture
intensive);
• épandage de fumier et de boues d'épuration;
• expansion du tourisme et des activités récréatives (centres de ski,
terrains de golf, etc.);
• production pétrolière et gazière / exploitation des sables bitumineux;
• entreposage de carburants ou d'autres matières dangereuses (p. ex. dans
des réservoirs);
• mise en décharge ou élimination des déchets (déchets dangereux et non
dangereux);
• déversements ou rejets accidentels (durant le transport ou à partir de
sources fixes);
• entraînement militaire (utilisation de sites d'entraînement).
Effets environnementaux possibles de ces activités :
• appauvrissement des ressources renouvelables et non renouvelables;
• contamination des sols et de l'eau souterraine;
• érosion / désertification;
• dégradation / destruction d'habitats sauvages;
• dégradation / destruction de terres humides;
• réduction de la biodiversité (organismes du sol, plantes, animaux
sauvages);
• accroissement du ruissellements de surface / des eaux pluviales;
• déchets miniers (résidus);
• développement de zones reculées.
4-Développement durable
Bibliographie
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