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Corrige Ds 1907

Le document présente des exercices sur les sous-espaces vectoriels, les bases et les systèmes d'équations linéaires dans R4. Il aborde également des concepts de calcul matriciel et de suites récurrentes. Les solutions aux exercices incluent des démonstrations de l'inversibilité des matrices et des propriétés des fonctions à l'aide de théorèmes mathématiques.

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MPSI du lycée Rabelais [Link]

fr Samedi 13 avril 2024

CORRIGÉ DU DEVOIR SURVEILLÉ N→ 07

EXERCICE 1

1. On considère le sous-espace vectoriel F de R4 engendré par la famille (!v1 ; !v2 ; !v3 ), où

!v1 = (1; 3; −1; 0); !v2 = (5; 4; −2; 1); !v3 = (−13; 5; 1; −4).

a. !v1 et !v2 sont deux vecteurs non colinéaires, ils forment une famille libre.
b. On observe que !v3 = 7 · !v1 − 4 · !v2 .
c. Tout d’abord, F = Vect (!v1 , !v2 , !v3 ). Comme !v3 est combinaison linéaire de !v1 et !v2 , le
lemme d’échange permet d’en déduire que F = Vect (!v1 , !v2 ). Ainsi, la famille (!v1 , !v2 ) est
une famille libre et génératrice de F , c’est donc une base.
2. On considère le sous-espace vectoriel G de R4 engendré par la famille (!u1 ; !u2 ), où

!u1 = (1; 3; 0; 0); !u2 = (6; 7; −3; 2).

a. Soit w
! = (a, b, c, d) ∈ E. On considère l’équation vectorielle :

λ1 · !v1 + λ2 · !v2 + λ3 · !u1 + λ4 · !u2 = w


! (V )

Cette égalité vectorielle dans R4 se traduit par l’égalité des coordonnées :


 

 λ1 + 5λ2 + λ3 + 6λ4 = a 
 −λ1 − λ2 − 3λ4 = c
3λ1 + 4λ2 + 3λ3 + 7λ4 = b 3λ2 + λ3 + 3λ4 = a + c
 
(V ) ⇐⇒ ⇐⇒

 −λ 1 − 25λ 2 − 3λ 4 = c 
 −2λ 2 + λ3 − 2λ4 = b + 3c
λ2 + 2λ4 = d λ2 + 2λ4 = d
 
 

 −λ1 − λ2 − 3λ4 = c 
 −λ1 − λ2 − 3λ4 =
λ2 + 2λ4 = d λ2 + 2λ4 =
 
⇐⇒ ⇐⇒

 λ3 − 3λ4 = a + c − 3d 
 λ3 − 3λ4 = a+c−
3λ3 + 2λ4 = b + 3c + 2d 11λ4 = −3a + b +
 

(V ) est donc équivalente à un SEL triangulaire à coefficients diagonaux non nuls, donc
de Cramer : il admet donc une unique solution.
Ainsi, tout vecteur w ! de E, s’écrit de manière unique comme combinaison linéaire de
!v1 , !v2 , !u1 , !u2 . D’après la caractérisation des bases, la famille (!v1 , !v2 , !u1 , !u2) forme une
base de E.
b. (!u1, !u2 ) est une base de G, (!v1 , !v2 ) est une base de F et la réunion de ces deux familles
est une base de E. D’après la caractérisation des sev supplémentaires par les bases,
E = F ⊕ G.

1
c. Soit !x = (x1 ; x2 ; x3 ; x4 ) ∈ R4 . Alors !x appartiendra à G si et seulement si, il existe
(λ1 , λ2 ) ∈ R2 tel que
!x = λ1 · !u1 + λ2 · !u2 (V )
En traduisant cette égalité vectorielle en coordonnées, on obtient finalement
%
9x1 − 3x2 + 11x3 = 0
(V ) !x ∈ G ⇐⇒
6x1 − 2x2 − 11x3 = 0

3. Soit H le sous-espace vectoriel de R4 défini par

H = {(x1 ; x2 ; x3 ; x4 ) ∈ R4 | 3x1 − x2 + 7x4 = 0; x1 + x2 + 4x3 − 2x4 = 0}

a. Pour déterminer une base de H, on résout ce SEL homogène. Soit !x = (x1 , x2 , x3 , x4 ) ∈ E.


%
x1 − x2 + 7x4 =
(S) ⇐⇒
x1 + x2 + 4x3 − 2x4 =
% % 1
x1 + x2 = −4x3 + 2x4 x1 = 4 (−4x3 − 5x4 )
⇐⇒
4x2 = −12x3 + 13x4 x2 = 41 (−12x3 + 13x4 )
&1 1
⇐⇒ !x = (−4x3 − 5x4 ), (−1
4 4
Ainsi H = Vect ((−1, −3, 1, ◦ ); (−5, 13, 0, 4)). Comme ces deux vecteurs sont également
non colinéaires, ils forment une base de H.
b. Comme ses coordonnées vérifient les équations de H, le vecteur !v1 appartient à H. En
revanche, comme 3 × 5 − 4 + 7 ⇐= 0, il s’ensuit que !v2 ∈ / H.
2
Soit w
! ∈ F ⇒ H. Comme w ! ∈ F , il existe (λ1 , λ2 ) ∈ R tel que

w
! = λ1 · !v1 + λ2 · !v2 .

Comme !v2 ∈ / H, on a nécessairement λ2 = 0. Par conséquent w ! = λ1!v1 . Ainsi, (!v1 ) est


une famille génératrice de F ⇒ H et libre car !v1 ⇐= ØE . C’est donc une base de F ⇒ H. !

EXERCICE 2

1. On met en oeuvre le théorème de la bijection-bicontinue. !


2. → 0. Il vient f (1 + t) = ln(2) − 1 − 16 t3 + o(t3 ), d’où
On pose x = 1 + t avec t −

1
f (x) = ln(2) − 1 − (x − 1)3 + o((x − 1)3 ).
6 1

!
3. Au voisinage de 0, on obtient aisément :
1
f (x) = −x + x2 − x4 + o(x4 )
4

2
4. La fonction g est de classe C ∞ comme fonction réciproque d’une fonction de classe C ∞ dont
la dérivée première ne s’annule pas. D’après la Formule de Taylor-Young, la fonction g
admet un DL au voisinage de la forme :
g(x) = a0 + a1 x + a2 x2 + a3 x3 + a4 x4 + o(x4 )
Comme f (0) = 0, on a également g(0) = 0. Par unicité de la partie régulière du DL de g
à l’origine, s’ensuit que a0 = 0 !
5. On développe g → f (x) = x à l’ordre 4 au voisinage de 0. Par unicité de la partie régulière
du DL de g → f à l’origine, on tire que a1 , a2 , a3 et a4 sont solution du système d’équations
linéaires 

 −a1 = 1
a1 + a2 = 0


 2a2 + a3 = 0
 1
− 2 a1 + a2 + 3a3 + a4 = 0
On résout ce système triangulaire inférieur par descente pour obtenir
9
(a1 , a2 , a3 , a4 ) = (−1, 1, −2, ).
2
Finalement
9
g(x) = −x + x2 − 2x3 + x4 + o(x4 )
2
!
PROBLÈME 1
Dans tout le problème, on se place dans l’espace-vectoriel R3 . On désigne par B la base
canonique (!e1 , !e2 , !e3 ) de R3 . On note M3 (R) l’ensemble des matrices carrées d’ordre 3
à coefficients réels. On considère les matrices
     
0 1 1 1 0 0 0 0 0
A = 1 0 1 I3 = 0 1 0 et O = 0 0 0
1 1 0 0 0 1 0 0 0
Partie 5. Calcul de An par récurrence
1. Pour montrer que A est inversible et déterminer A−1 , j’adopte le point de vue SEL :
  
 y +z = a  y +z = a  2 z = a+b−c
(S) 1x +z = b ⇐⇒ 1x +z = b ⇐⇒ 1x +z = b
x +y = c 1 y −z = c−b 1 y −z = c − b
  

Ainsi, (S) est équivalent à un système triangulaire à coefficients diagonaux non nuls. Par
conséquent, (S) est de Cramer et A est donc inversible. De plus
1


 x = (−a + b + c)

 2
1

(S) ⇐⇒ y = (a − b + c)
 2

 1
z = (a + b − c)


2

3
D’après le lien fondamental entre systèmes de Cramer et matrices inversibles ,
 
−1 1 1
1
A−1 =  1 −1 1 
2
1 1 −1
!
2 3
2.a. Calculons A et A :
   
0 1 1 0 1 1
 1 0 1   1 0 1 
   1 1 0   1 1 0 
0 1 1 2 1 1 2 3 3
 1 0 1   1 2 1   3 2 3 
1 1 0 1 1 2 3 3 2
!
b. D’après la question précédente, on a aisément

A0 = 0A + 1I3
A1 = A + 0I3
A2 = A + 2I3
A3 = 3A + 2I3

!
3. On considère la suite (αn )n∈N! définie par α1 = α2 = 1 et ∀n " 1, αn+2 = αn+1 + 2αn .
Montrons par récurrence sur n que : ∀n " 2 An = αn A + 2αn−1 I3 :
2
! Initialisation : d’après la question précédente, A = A + 2I3 = α2 A + 2α1 I.

! Hérédité : Soit n ∈ N, n " 2 tel que

An = αn A + 2αn−1 I3

En ce cas,

An+1 = A × (αn A + 2αn−1 I3 ) = αn A2 + 2αn−1 A


= αn (A + 2I) + 2αn−1 A = (αn + 2αn−1 )A + 2αn I3
= αn+1 A + 2αn I3

! Conclusion : la propriété est vraie pour n = 2 et est héréditaire. Par le principe de


récurrence, elle est donc vraie pour tout entier naturel n " 2. !
4.a. La suite (αn ) est une suite récurrente linéaire d’ordre 2. L’équation caractéristique :

(EC) r2 = r + 2

admet −1 et 2 comme racines évidentes. Par conséquent, il existe un couple (σ, τ ) ∈ R2 ,


unique tel que
∀n ∈ N! , αn = σ(−1)n + τ 2n

4
Pour déterminer σ et τ évaluons l’égalité ci-dessus lorsque n = 1 ou 2. Il vient :
% % %
α1 = −σ + 2τ −σ + 2τ = 1 σ = − 13
⇐⇒ ⇐⇒ 1
α2 = σ + 4τ σ + 4τ = 1 τ = 3

Finalement, pour tout entier naturel n ∈ N! ,

(−1)n+1 2n
αn = +
3 3
!
b. A l’aide des deux questions précédentes, il vient
 n 
2 + 2.(−1)n 2n − (−1)n 2n − (−1)n
1  n
An = αn A + 2αn−1 I = 2 − (−1)n 2n + 2.(−1)n 2n − (−1)n 
3
2n − (−1)n 2n − (−1)n 2n + 2.(−1)n
!
Partie 4. Calcul de An à l’aide d’une relation polynomiale (première version)
1.a. D’après la question 2.b, (A + I)(A − 2I) = A2 − A − 2I = 0. Il s’ensuit que
1
I = (A − I) × A
2
 
−1 1 1
1
Par conséquent, A est inversible et A−1 =  1 −1 1 . !
2
1 1 −1
b. Posons ces mutltiplications :
   
1 1 1 −2 1 1
 1 1 1   1 −2 1 
   1 1 1     1 1 −2 
1 1 1 3 3 3 −2 1 1 6 −3 −3
(A + I)2 =  1 1 1   3 3 3  (A − 2I)2 =  1 −2 1   −3 6 −3 
1 1 1 3 3 3 1 1 −2 −3 −3 6

Ainsi, (A + I)2 = 3(A + I), et (A − 2I)2 = (−3) (A − 2I). Partant, une récurrence
immédiate montre que
%
! • (A + I)n = 3n−1 (A + I)
∀n ∈ N ,
• (A − 2I)n = (−3)(A − 2I)

  !
a b b
2. Soit M(a, b) la matrice de M3 (R) définie par M(a, b) =  b a b  où (a, b) ∈ R2 .
b b a

5
a. Comme pour tout couple (a, b) ∈ R2 ,
M(a, b) = aI + bA,
F = M(a, b) ; (a, b) ∈ R2 apparaı̂t comme l’ensemble des matrices de M3 (R), combi-
+ ,

naisons linéaires de I et de A. Autrement dit, F est le sous-espace vectoriel de M3 (R)


engendré par A et I :
F = Vect (A, I)
!
b. La famille de deux matrices (I, A) est une famille génratrice de F . Comme visiblement
ces deux matrices ne sont pas colinéaires, ils forment une base de F . En particulier F
est de dimension 2. !
c. La famille de deux matrices& (A + I) et (A-− 2I) est libre car ces deux matrices ne sont
pas colinéaires. La famille ( A + I, A − 2I est donc libre et maximale dans F . D’après
la caractérisation des bases en dimension finie, F est donc une base de F . !
2 2
d. Soit (a, b) ∈ R , (λ, µ) ∈ R , alors l’équation matricielle
M(a, b) = λ · (A + I) + µ · (A − 2I)
se traduit (en identifiant les neuf coefficients de ces matrices 3 × 3) par le système
d’équations linéaires :
% %
λ − 2µ = a λ = 31 (a + 2b)
⇐⇒
λ+µ = b µ = 13 (b − a)
Ainsi,
a + 2b b−a
M(a, b) = (A + I) + (A − 2I)
3 3
3. Soit n ∈ N! . Comme les deux matrices A+ I et A−2I commutent, la formule du binôme
s’applique :
n  2
/n  n
(A + I)k (A − 2I)n−k
.
M(a, b) =
k=0
k
De plus, le produit (A + I)(A − 2I) étant nul, tous les termes de cette somme sont nuls,
à l’exception des deux extrêmes : il s’ensuit que
/n
= λn · (A + I)n + µn · (A − 2I)n
.
M(a, b)
= 3n−1 λn · (A + I) + (−3)n−1 µn · (A − 2I)
(a + 2b)n (b − a)n
= · (A + I) + (−1)n−1 · (A − 2I)
3 3
En particulier, lorsque (a, b) = (0, 1), nous retrouvons
/n 2n (−1)n−1
An =
.
M(0, 1) = · (A + I) + · (A − 2I)
 n 3 3 
2 + 2(−1)n 2n − (−1)n 2n − (−1)n
1  n
= 2 − (−1)n 2n + 2(−1)n 2n − (−1)n 
3
2n − (−1)n 2n − (−1)n 2n + 2(−1)n
!

6
Partie 3. Calcul de An à l’aide d’une relation polynomiale (deuxième version)
Soit n un entier naturel non nul et soit Rn le reste de la division euclidienne du
polynôme X n par le polynôme (X + 1)(X − 2).
1.a. Rn est de degré strictement inférieur ou égal à 2. !
b. Ecrivons la division euclidienne de X n par Q = (X + 1)(X − 2), il vient

X n = BQ + Rn , Rn (X) = αX + β

Evaluons cette égalité polynomiale en −1 et 2, il vient


% % 1
. /
(−1)n = −α + β α = 2n − (−1)n /
n ⇐⇒ 3.
1
2 = 2α + β β = 3
2n + 2(−1)n

Ainsi,
2n − (−1)n 2n + 2(−1)n
Rn (X) = X+
3 3
!
c. Remarquons que d’après lidentité géométrique, pour tout entier n " 2, on a
n−1
-
2n − (−1)n = (−1)n−k−1 2k
&
2 − (−1)
k=0
n−1

= 3 (−1)n−k−12k

n n
&k=0
= 2 2n−1 − (−1)n−1
-
2 + 2(−1)
n−2
-
(−1)n−k−22k
&
= 2 2 − (−1)
k=0
n−2

= 6 (−1)n−k−22k
k=0

Par conséquent, les coefficients de Rn sont entiers. !


2. D’après la question précédente, on a :

2n − (−1)n 2n + 2(−1)n
X n = B(X + 1)(X − 2) + X+
3 3
En particulier, en appliquant cette égalité polynomiale à la matrice A, on tire :
 n 
n n n n 2 + 2(−1)n 2n − (−1)n 2n − (−1)n
2 − (−1) 2 + 2(−1) 1
An = A+ I =  2n − (−1)n 2n + 2(−1)n 2n − (−1)n 
3 3 3
2n − (−1)n 2n − (−1)n 2n + 2(−1)n
!

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