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Synthèse Des Cours Version PDF

Ce document présente les concepts fondamentaux de l'économie générale, notamment la notion de marché, sa classification selon l'objet et le régime, ainsi que les agrégats de la comptabilité nationale. Il aborde également le circuit économique élargi, les flux réels et monétaires, ainsi que les différents types de marchés et leurs caractéristiques. Enfin, il traite des dysfonctionnements du marché, en particulier l'inflation et ses implications.

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Ce document présente les concepts fondamentaux de l'économie générale, notamment la notion de marché, sa classification selon l'objet et le régime, ainsi que les agrégats de la comptabilité nationale. Il aborde également le circuit économique élargi, les flux réels et monétaires, ainsi que les différents types de marchés et leurs caractéristiques. Enfin, il traite des dysfonctionnements du marché, en particulier l'inflation et ses implications.

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SYNTHESE DE COURS – ECONOMIE GENERALE

2ème ANNEE BAC SCIENCES ECONOMIQUES


Matière : Economie générale Partie I : 1 - Le marché 2ème année SE
Notion de marché :
 Au sens concret : Le marché est un lieu de rencontre réel où les demandeurs et les offreurs échangent les biens et services à un prix déterminé. Exemple : Le souk
hebdomadaire, une grande surface, le marché de bétail, …
 Au sens abstrait : Le marché est un lieu de rencontre fictif qui permet aux offreurs et demandeurs d’échanger des biens et services à un certain prix. Exemple : Le marché
des changes, de l’informatique
LA CLASSIFICATION DES MARCHÉS SELON L’OBJET
Marché Objet de l'échange Offreurs Demandeurs Prix
Marché des biens et services Biens et services - Les entreprises - Les ménages - Les entreprises - Les administrations Prix des biens et
services
Marché du travail travail - Les ménages (population - Les entreprises Salaire
active d'un pays) - Les administrations Traitement
Marché La liquidité (capitaux) - La banque centrale - La banque centrale (en cas de besoin de liquidité sur le Taux d’intérêt
Marché monétaire

interbancaire - Les banques à capacité de marché) interbancaire


(court terme)

financement Les banques à besoin de financement


Marché des capitaux

Marché de titres La liquidité (capitaux) Les agents à capacité de Les agents à besoin de financement: Taux d’intérêt
de créance financement: - Etat (bons de trésor)
Entreprises - Banques (certificats de dépôts),
négociables Banques - Entreprises (billets de trésorerie)
Ménages -Les institutions financières (Bons des institutions financières)

Marché Marché primaire Les valeurs mobilières ou Détenteurs de titres: Les investisseurs: Cours des titres
financier titres financiers (actions et - Ménages - Ménages
Marché secondaire obligations) - Entreprises - Entreprises
(Long
(bourse des valeurs)
terme)
Marché de change Les devises (monnaies - Banques - Banques Taux de change
étrangères) - Banque centrale - Banque centrale Ou
Parité de change
Système de change :
Change fixe Change flottant
Le taux de change est fixé par la banque centrale Le taux de change est déterminé par le marché (la loi de l'offre et la demande)
La dévaluation : La réévaluation : La dépréciation : L'appréciation :
Décision des autorités monétaires de Décision des autorités monétaires baisse de la valeur d'une monnaie hausse de la valeur d'une monnaie
baisser la valeur de la monnaie d'augmenter la valeur de la sur le marché des changes sur le marché des changes
nationale monnaie nationale

LA LOI DE L’OFFRE ET DE LA DEMANDE : Montrez si la loi de l’offre et de la demande est vérifiée sur le marché ?
Demande > Offre Prix Offre > Demande Prix
La loi de l'offre et de la demande est vérifiée puisque l’augmentation des prix résulte d'un La loi de l’offre et de la demande est vérifiée sur ce marché ,car la baisse des prix est justifiée
excès de la demande (demande abondante) par rapport à l’offre (offre insuffisante) par une offre abondante qui dépasse la demande.

Page 1
Matière : Economie générale Partie I 2- Le circuit économique élargi 2ème BAC S.E
Définition Flux réel ou physique : c’est un mouvement de biens et services à l’occasion d’une opération économique : vente du sucre, production de 300 chaises,…
Flux monétaire : c’est la contrepartie monétaire des flux réels d’une opération économique : une chaise est vendue à 150 DH.
Le circuit économique est une représentation de l’activité économique qui insiste sur la circulation de flux, réels et monétaires, au sein d’une économie ;
ou encore c’est une présentation simplifiée des enchaînements économiques décrivant les grandes opérations réalisées par les agents (production, répartition,
consommation).

Agents économiques Fonctions économiques principales Ressources principales


1- Ménages : - Fournitures de facteurs production - Revenus des facteurs de production
- Consommation de biens et services - Revenus de transfert
2- Administrations publiques : - Production des services non marchands Prélèvements obligatoires (impôts, et cotisations sociales)
- Redistribution des revenus
3- Les sociétés non financières : Productions de biens et services marchands Chiffre d’affaire (CA)
4- Les sociétés financières : Prestation de services financiers et d’assurance Banque : Epargne Assurance : prime d’assurance
5- Reste du monde : Toutes opérations qui lient les résidents et non-résidents Exportations

Professeur : A LMANTIRI Page 2 Lycée : Groupe Atlas


Matière : Economie générale Partie I : 3 – Les agrégats de la comptabilité nationale 2ème année SE
PIB à prix courants : le PIB est mesuré au moyen des prix effectivement pratiqués pendant l'année étudiée. C'est le PIB nominal ou en valeur.
PIB à prix courants
PIB à prix constants : Pour évaluer la variation réelle du PIB, on conserve les prix à un niveau inchangé, on fixe alors une année, dite de base, et on fait comme si les prix
PIB à prix constants
restaient constants en ne tenant pas compte de l’augmentation des prix (l'inflation). C’est le PIB réel ou au prix de base ou en volume.
Valeur ajoutée au prix de base = VA agricole + VA non agricole = VA primaire + VA secondaire + VA Tertiaire
Agrégats
La production

PIB =Valeur ajoutée au prix de base + Impôts sur les produits - Subventions sur les produits PIB 2016 (Maroc) =780 000 Mdh :
Optique production = Valeur ajoutée au prix de base + Impôts sur les produits nets de subventions En 2016, la richesse créée par l’économie
marocaine s’élève à 780 000 millions dh
PIB = CF des ménages + CF des administrations publiques + Formation Brut du Capital Fixe + Var. de stock + (Acquisition – Ou, en 2016, la richesse créée par les agents
Optique Demande Cession d’objets de valeur) + Exportationsde Biens et Services - Importations de Biens et Services économiques résidents sur le territoire Maroc
est de 780 000 M dh
PIB =Rémunérations des salariés + excédent brut d'exploitation + revenu mixte brut des entrepreneurs individuels + impôts
Optique Revenu nets des subventions sur les produits, sur la production et sur les importations
Var PIB 2017/2016= 3% :
Taux de variation de Taux de variation de PIB = PIB 1 - PIB0 *100 Au Maroc, La richesse créée en 2017 a augmenté de 3% par rapport à 2016 en passant de
PIB PIB0 …… Mdh à ….…Mdh ( c’est le taux de croissance en 2017)
Ratios

Indice de PIB = PIB Année actuelle *100 Indice de PIB =103


Indice de PIB PIB Année de base
Au Maroc, La richesse créée en 2017 a augmenté de (103-100) = 3% par rapport à 2016 en
passant de ……… Mdh à ....................Mdh ( c’est le taux de croissance en 2017)
PIB par habitant = PIB AnnéeT En moyenne, le revenu annuel par habitant est de ..........dh
PIB par habitant Population totale
RNB = PIB + Revenus de la propriété nets en provenance de l’extérieur RNBD2016 = 900 000 millions dh :
Reven

Revenu National Brut RNB = PIB + Revenus de la propriété reçus de l’extérieur – Revenus de la propriété versés à l’extérieur)
Agrégats

Au Maroc en 2016 le revenu national des agents


RNBD = RNB + Transferts courants reçus de l’extérieur - Transferts courants versés à l’extérieur économiques nationaux s’élève à 900 000 Mdh
Revenu National Brut = RNB + Transferts courants nets en provenance de l’extérieur Ou, la richesse créée par les agents économiques
disponible RNBD = PIB + Revenus et transferts nets de l’extérieur nationaux sur le territoire marocain et à l’extérieur en
RNBD = Dépenses de CF + Epargne Nationale Brute 2016 a atteint 900 000 Mdh.
Demande Globale = Demande intérieure + Demande extérieure FBCF 2017= 300 000 M dh :Au Maroc, en 2017l’investissement brut (ou les dépenses des agents économiques) en
Agrégats

Demande intérieure = DCF + FBCF + Variation de stocks biens de production durables s’élève à 300 000 Mdh
Demande extérieure= Exportation – Importation Demande extérieure nette2016 (X-M) = - 240 000 M Dh :Au Maroc, en 2016, le déficit commercial en biens et
Dépense

Investissement national = FBCF + Variation des stocks services est de 240 000 M dh Ou, les importations en biens et services excèdent les exportations en biens et services
Investissement national = FBC d’un montant de 240 000 Mdh.
Indice Indice de FBCF = FBCF Année actuelle *100 Indice FBCF 2016/ FBCF 2014 = 108 :
FBCF FBCF Année de base Au Maroc, la formation brute en capital a augmenté de 8% en 2016 par rapport à 2014 en
passant de ……… M dh à ................. M dh.
Ratios

Taux Taux d’investissement = FBC *100 Au Maroc, en 2…, Les dépenses d’investissement national en biens de production durable
d’investissement PIB représente ..% de la richesse créée
Part des DCF dans le Part des DCF dans le PIB = DCF *100 Au Maroc, en 2…Les dépenses de consommation finale représente …% de la richesse créée
PIB PIB
L’épargne nationale ENB 2017 = 260 000 M dh:
Agr

brute (ENB) L’épargne nationale brute(ENB) = Au Maroc, l’épargne nationale des agents économiques s’élève à 260 000 Mdh Ou , la partie du revenu national
RNBD – Dépenses de CF
Epargne

non consommée par les agents économique est de 260 000 Mdh.
Capacité ou besoin de financement = ENB + Capacité/besoin de financement 2017 =-18 milliards DH :
Capacité ou besoin transferts nets en capital – (FBCF + Variation de Au Maroc, en 2017, l’économie marocaine a enregistré (réalisé, dégagé) un besoin de financement ( excédent si le
de financement solde est positif) de 18 milliards dh Ou, l’investissement national a dépassé l’épargne nationale et TNC d’un montant
Ratios

stocks)
de 18 milliards Dh, c’est un besoin de financement
Taux d'épargne Taux d’épargne = ENB *100 Taux d’épargne 2016 = 26% :
nationale PIB Au Maroc, en 2016, l’épargne nationale des agents
économiques représente 26 % de la richesse créée

Professeur : A LMANTIRI Page 3 Lycée : Groupe Atlas


Matière : Economie générale Partie II : 1 – L’insuffisance de la régulation par le marché : Régimes du marché 2ème année SE
Notion de marché :
 Au sens concret : Le marché est un lieu de rencontre réel où les demandeurs et les offreurs échangent les biens et services à un prix déterminé. Exemple : Le souk
hebdomadaire, une grande surface, le marché de bétail, …
 Au sens abstrait : Le marché est un lieu de rencontre fictif qui permet aux offreurs et demandeurs d’échanger des biens et services à un certain prix. Exemple : Le,
des, des changes, de l’informatique….
 Le nombre d’offreurs et de demandeurs, sur un marché, permet de déterminer le régime de ce marché

LA CLASSIFICATION DES MARCHÉS SELON LE REGIME


Un marché de concurrence pure et parfaite est un marché qui satisfait 5 conditions :
Concurrence
Les régimes théoriques

L'atomicité du marché : Existence de plusieurs offreurs et plusieurs demandeurs.


pure

5 conditions
L'homogénéité des produits : les produits doivent avoir les mêmes caractéristiques.
et La transparence : tous les intervenants sur un marché donné doivent disposer de toutes les informations sur le fonctionnement du marché.
La mobilité des facteurs de production : il ne doit pas exister de barrières à la libre circulation des capitaux et des salariés.
parfaite La fluidité du marché : toute entreprise désirant intervenir sur un marché donné ne doit pas rencontrer de barrières, ni à son entrée, ni à sa sortie.
Dans le marché de C.P.P.,les entreprises sont des « preneuses de prix ». « price taker »
Situation d’un marché caractérisé par un seul et unique offreur face à plusieurs demandeurs (Condition d’atomicité non respectée).
 OCP
Le monopole
Concurrence imparfaite

 ONEP
 ONCF …..
Dans un marché de monopole, l’entreprise est « faiseuse de prix ». « price maker »
L’oligopole Situation de concurrence imparfaite dans laquelle un petit nombre de vendeurs font face à une multitude d’acheteurs. (Condition
Les régimes réels

d’atomicité non respectée). (Marché du ciment, de télécommunications, bancaire, de gasoil…)


l’oligopole de paix Quelques offreurs en concertation (entente) sur le prix, éventuellement sur la quantité à écouler.
l’oligopole de guerre Quelques offreurs en situation de concurrence.
La La concurrence monopolistique est une situation où il y a un grand nombre de vendeurs, chacun se trouvant en situation de
concurrence monopole pour son produit du fait de ses caractéristiques, qui le différencie des produits concurrents. (Condition Homogénéité
des produits non respectée).
monopolistique C’est une situation dans laquelle il y a : un grand nombre d’entreprises ; une libre entrée sur le marché ; une différenciation des
produits. (marchés des ordinateurs, automobiles…)

Régime de
Monopole Oligopole Monopolistique Concurrence Pure et parfaite
marché

Nombre
Un seul Quelques Nombre important avec produit non homogène (différencié) Nombre important avec produit homogène
d’offreurs
(Condition Homogénéité des produits non respectée).
Matière : Economie générale Partie II : 2 – Dysfonctionnement sur le marché des biens et services : cas de l’inflation 2ème année SE
Définition : L’inflation désigne une hausse durable et auto- entretenue des prix de l’ensemble des biens et services.
Termes voisins La déflation est la baisse continue du niveau général des prix.
de La désinflation est le ralentissement durable de la hausse des prix. (baisse du taux d’inflation).
l’inflation La stagflation est une conjoncture économique caractérisée par la coexistence d’une stagnation de la production : source du chômage et d’inflation.
L’inflation sous-jacente est une inflation calculée sans tenir compte des produits à prix volatiles (fluctuants) et les produits dont les prix sont fixés par l’État.
Elle concerne donc les produits à évolution régulière.
L’indice de Prix LP = (∑Pt .q0) / (∑P0 .q0).100 LP = 103.32 Les prix des biens X et y ont augmenté en moyenne de 3,32 % en
Laspeyres 20.. par rapport à l’année de base.
Quantités LQ = (∑P0.q t) / (∑P0 .q0).100 LQ =77.50 Les quantités consommées des biens X et y ont diminué en

Exemples :
moyenne de 12.5 % en 20.. par rapport à l’année de base.
L’indice de Prix PP = (∑Pt .qt) / (∑P0 .qt).100 PP = 76 Les prix des biens X et y ont diminué en moyenne de 24 % en
Paasche 20.. par rapport à l’année de base.
Quantités PQ = (∑Pt .qt) / (∑Pt .q0).100 P Q = 112.5 Les quantités consommées des biens X et y ont augmenté en
moyenne de 12.5 % en 20.. par rapport à 2 l’année de base..
IPC L'indice des prix à la consommation (base 100 : 2006) mesure la variation relative des prix à la consommation d’un panier fixe de produits consommés par les ménages
marocains.
Caractéristiques Année de base : Champ géographique : Nombre de produits : Nombre de variétés : Méthode de travail :
de l’IPC 2006 17 villes 478 1067 Indice de Laspeyres en chaîne avec pondérations par ville
Calcul de l’IPC IPC = (∑ coefficient budgétaire * indice de chaque groupe de produit) / Total des coefficients budgétaires
Taux d’inflation Taux d’inflation = variation de l’indice général des prix = (IPC 1 - IPC0) / IPC0
Lecture du taux Taux d’inflation Au Maroc, Le niveau général des prix des produits alimentaires et non alimentaires a augmenté de 3,6 % entre l’année 2017 et l’année
d’inflation 2017 /2018= 3,6 % 2018. Cette variation constitue le Taux d’inflation.
Les causes L’inflation par la demande : L’excès de la demande sur l’offre pousse les prix à l’augmentation,
conjoncturelles L’inflation par les coûts : l’augmentation des coûts se répercute sur les prix de vente car les entreprises cherchent à maintenir leurs marges
Causes de bénéficiaires ;
l’inflation L’inflation monétaire : toute augmentation de la masse monétaire implique une augmentation des prix ; l’économie étant en situation de plein
emploi (théorie quantitative de la monnaie)
Les causes Les monopoles et oligopoles : le mouvement de concentration des entreprises et les ententes pour maximiser les profits ou partager les marchés
structurelles réduisent la concurrence et accroissent don le niveau des prix.
Les conflits sociaux : la confrontation sociale (grèves) peut diminuer la production et donc l’offre ce qui implique une augmentation des prix.
L’indexation (alignement) des revenus sur le niveau des prix.
Les Les conséquences facilite les investissements et la consommation : Plus la différence entre les taux d’intérêt et le taux d’inflation diminue, moins le crédit est cher.
conséquences positives Elle réduit les déficits publics : La hausse des prix favorise la hausse des rentrées fiscales
de l’inflation Les conséquences Conséquences sociales : Sur le revenu :A revenu inchangé, le pouvoir d’achat des ménages, c'est-à-dire la quantité de biens et services qu’ils
négatives peuvent acheter, diminue avec l’inflation.
Conséquences économiques : Sur la monnaie : Dépréciation de la monnaie et par conséquent baisse de son pouvoir d’achat, ce qui pénalise les
prêteurs et réduit le coût de l’emprunt.
Sur la production : Changement dans la structure de la production et apparition de la spéculation.
Sur la balance commerciale : Augmentation des importations et diminution des exportations.

Page 5 Lycée :
Matière : Economie générale Partie II : 3 – Dysfonctionnement sur le marché du travail : cas du chômage 2ème année SE

chômage Dysfonctionnement sur le marché de travail qui résulte de l’excès de l’offre de travail ( demande d’emploi) sur la
demande de travail ( offre d’emploi) ;
chômage (HCP)* Le chômeur est toute personne : âgée de 15 ans et plus, qui n'a pas une activité professionnelle, et qui cherche un
emploi.
Définition chômage (BIT)* Le chômeur est toute personne : en âge de travailler (plus de15 ans); sans travail (toute activité est exclue) ; disponible
pour travailler (dans un délai inférieur à 15 jours) ; qui recherche effectivement un emploi.
Chômeur Le chômeur est toute personne âgée de 15 ans et plus, qui n'a pas une activité professionnelle et qui est à la recherche
d'un emploi.
Mesure du taux de chômage taux de chômage = (Population active en chômage / population active âgée de 15 ans et plus)x100
chômage Lecture : taux de chômage = 9,7 % 9,7 % de la population active âgée de 15 ans et plus est en chômage en 2018.
Taux d'activité Taux d'activité = (Population active âgée de 15 ans et plus / Population totale) x 100
Lecture : Taux d'activité = 20,8 % 20,8 % de la population active âgée de 15 ans et plus est occupée en 2018.
par sexe Les femmes sont touchées par le chômage plus que les hommes (chômage des femmes) ;
Exemple : Au Maroc, en 2018, 17,5 % de la population active des femmes est en chômage.
Caractéristiques du chômage par âge La tranche d’âge 15 - 24 ans est la plus touchée par le chômage (chômage des jeunes) ;
Exemple : Au Maroc, en 2018, Les jeunes de 15-24 ans en chômage représentent 37,8 % à la
au Maroc
population active du même âge.
(Approche statistique) : par diplôme, Les diplômés sont plus touchés par le chômage que les non diplômés (chômage des diplômés) ;
Exemple : Au Maroc, en 2018, 36,3 % de la population active âgée de 15 ans et plus ayant un
diplôme est en chômage.
par milieu de La compagne est moins touchée par le chômage que la ville (chômage urbain).
résidence Exemple : Au Maroc, en 2018, 14,6% de la population active urbaine est en chômage.
chômage conjoncturel ou cyclique : chômage lié à un ralentissement de l'activité économique.

Types de chômage : chômage structurel : chômage qui ne disparaît pas quand l'activité économique repart, car il est dû à l'organisation de
l'appareil productif.
Chômage technologique : chômage lié à des transformations techniques qui supposent, au minimum, un déplacement
de la main-d’œuvre.
chômage frictionnel : chômage lié au temps moyen normalement nécessaire pour passer d'un emploi à un autre.
Conséquences du chômage Sur le plan socio-économique : Manque d’emploi, perte de revenu, ralentissement de la croissance économique,
délinquance, pauvreté, ….
*(HCP) : Haut-Commissariat au Plan * (BIT) : Bureau International du Travail

Professeur : A. LMANTIRI Page 6 Lycée :


Matière : Economie générale Partie II : 4 – La politique économique 2ème année SE

La régulation par intervention de l’Etat pour corriger les dysfonctionnements du marché et remédier aux limites de la régulation par le marché.
Définition

l’Etat
Etat gendarme L’Etat doit se limiter aux fonctions régaliennes (défense, sécurité et justice). Il prend éventuellement en charge quelques fonctions annexes
(entretien du réseau routier, électrique, ferroviaire, etc.).
Etat providence ensemble des interventions économiques et sociales de l’Etat.
Les fonctions Une fonction d'allocation des ressources : (Création d’une école- Mise en place d’une taxe à l’encontre des entreprises très polluantes ...)
Une fonction de redistribution des revenus : (Versement des prestations sociales - Versement des pensions de retraite.
de
Une fonction de stabilisation de la conjoncture : elle consiste pour l’Etat à influer sur le niveau de l’activité économique et/ou sur des variables
l’Etat–providence économiques essentielles (taux de chômage, taux d’inflation…).
La politique « La politique économique désigne un ensemble de décisions prises par les pouvoirs publics afin d’atteindre, grâce à l’utilisation de divers
économique instruments, certains objectifs concernant la situation économique »
La politique porte sur les composantes fondamentales du système économique qui sont plus longues à mettre en œuvre mais agissent durablement sur les
Définition

économique équilibres à long terme (politique industrielle).


structurelle
La politique est ensemble des actions de l’Etat visant à modifier les fluctuations de l’activité économique à court terme (le taux de croissance, le chômage,
économique l’inflation, l’équilibre extérieur principalement). On distingue principalement deux types de politiques conjoncturelles : la politique budgétaire
conjoncturelle (A) et la politique monétaire (B).
Définition L'économiste Nicolas Kaldor (keynésien) a représenté la situation économique d'un pays dans le "carré magique" où chaque axe représente un
magique
Le carré

des objectifs : la croissance, le chômage, l'inflation et le commerce extérieur. Plus le carré s'éloigne de l'origine, plus les objectifs sont atteints.
Appréciation : La surface du carré magique ……………. est plus grande que celle qui représente …………….. Donc la situation économique ................ est meilleure
(lecture) que celle du …………...
Ou : comparaison selon le degré d’éloignement des indicateurs macroéconomiques par rapport au centre du graphique.
La croissance économique : (évaluée par le taux de croissance du PIB) L’Etat cherche a promouvoir une croissance économique forte et durable.
Les quatre objectifs La situation de l’emploi : (mesurée par le taux de chômage en % de la population active) Le rôle de l’Etat est de favoriser la création d’emploi
De directement ou indirectement.
La politique économique La stabilité des prix : (mesurée par le taux d’inflation en %) L’Etat cherche à garantir le pouvoir d’achat des agents économiques en luttant
conjoncturelle : contre l’érosion monétaire liée à l’inflation.
L’équilibre des comptes extérieurs : (mesuré par le solde de la balance des paiements en % du PIB).
Les dilemmes de la politique * La diminution des prix décourage les producteurs, réduit la croissance et donc augmente le chômage.
économique * Un taux de croissance économique élevé entraîne une augmentation de la demande interne ; ce qui implique une augmentation des
importations et donc aggrave le déficit extérieur.
* La baisse du chômage augmente la demande donc contribue à l’augmentation des prix (inflation).
Les objectifs compatibles de
la politique économique
Les objectifs incompatibles de
la politique économique
Matière : Economie générale Partie II : 5- Politique monétaire (8) 2ème année SE
La masse monétaire La masse monétaire correspond à la quantité de monnaie en circulation dans une économie ou dans une zone monétaire. Elle est mesurée par l’agrégat M3.
L’agrégat M1 L’agrégat M1 correspond à l’ensemble de moyens de paiement directement utilisables dans le règlement des transactions.
Agrégat

M1 = Monnaie fiduciaire + monnaie scripturale


L’agrégat M2 L’agrégat M2 est la somme du M1 et les avoirs à vue non utilisable par chèque. M2 = M1 + Placements à vue
L’agrégat M3 L’agrégat M3 correspond à la somme de M2 et placements à échéance fixe. M3= M2 + Placements à terme
Les contreparties Réserves internationales nettes : provient des opérations réalisées avec l’extérieur. Son évolution est liée à la situation de la balance des paiements
de la masse créances sur l’économie : correspond aux financements consentis aux ménages et aux entreprises ;
créances nettes sur l’administration centrale : résulte de l’endettement de l’Etat.
monétaire
Définition Les épargnants financent directement les acteurs déficitaires en achetant les titres émis par ces derniers sur les marchés.
monétaire
(à court terme)
Le marché

Marché Marché interbancaire est réservé aux banques. Celles-ci échangent de la monnaie centrale. Par ce biais, la banque centrale maîtrise la quantité de
interbancaire monnaie en circulation et le niveau des taux d’intérêt
Marché des Marché des T.C.N permet, au contraire, à tous les agents économiques d’emprunter ou de placer des fonds :
T.C.N les entreprises billets de trésorerie ; les banques certificats de dépôts ; le trésor public bons de trésor.
Définition Le marché financier est le marché des capitaux à long terme sur lequel les valeurs mobilières sont émises et échangées.
Actions Les actions, qui sont des droits des associés, rémunérées par des dividendes (parts de bénéfices) ;
Obligations Les obligations, qui sont des créances rémunérées par des intérêts ;
marché Le marché primaire est « le marché du neuf » sur lequel se réalisent les émissions de titres. Les épargnants peuvent acquérir des actions, des
primaire obligations et des titres divers par l’intermédiaire des banques et des sociétés de bourse.
marché Le marché secondaire est « le marché de l’occasion », celui où s’échangent des titres déjà émis. Il est organisé sous la forme
Le marché financier

de bourses de valeurs .
La finance directe

secondaire
La bourse de Casablanca La Bourse de Casablanca est une société anonyme en charge de l’organisation et de la gestion du marché boursier.
(à long terme)
Les intervenants

les sociétés de bourse ont pour objet, outre l’exécution des transactions sur les valeurs mobilières, la garde des titres, la gestion
Les sociétés de bourse des portefeuilles de valeurs mobilières en vertu d’un mandat, le conseil à la clientèle et l’animation du marché des valeurs
mobilières inscrites à la cote.
Le CDVM (Établissement public) est l’autorité de marché. Il a pour mission de :
Le conseil déontologique - Protéger l'épargne investie en valeurs mobilières ou tous autres placements réalisés par appel public à l'épargne.
des valeurs mobilières - Veiller à l'information des investisseurs en valeurs mobilières en s'assurant que les personnes morales qui font appel public à
l'épargne établissent et diffusent toutes les informations légales et réglementaires en vigueur.
- Veiller au bon fonctionnement du marché des valeurs mobilières en assurant la transparence, l'intégrité et la sécurité.
- Veiller au respect des diverses dispositions légales et réglementaires régissant le marché financier.
(Moroccan Most Active Shares Index) Indice de capitalisation composé des valeurs les plus actives de la cote, il intègre
Mesure de la MADEX l'ensembledes valeurs cotées en continu. Calculé et diffusé depuis le 1er Janvier 2002, le MADEX a pour base 1000 au
performance 31/12/1991.
(Indices (Moroccan All Shares Index) Indice global de capitalisation, le MASI est composé de toutes les valeurs de type "actions" cotées à
MASI la Bourse de Casablanca. Calculé et diffusé en temps réel, le MASI a pour objectif de présenter l'évolution du marché dans son
boursiers)
ensemble et de fournir une référence à long terme.
FTSE CSE Morocco 15 Index : il mesure l’évolution des 15 principales valeurs de la Bourse de Casablanca, classées par
FTSE capitalisation boursière ;
FTSE CSE Morocco All-Liquid : c’est un indice de référence qui retrace la performance de toutes les valeurs liquides de la BVC.

Page 8
Matière : Economie générale Partie II : 5- Politique monétaire (9) 2ème année SE
La politique monétaire est un instrument de la politique économique qui consiste à fournir les liquidités nécessaires au bon fonctionnement et à la croissance de l’économie tout en veillant à la
stabilité de la monnaie.
La croissance de la masse monétaire
intermédi Elle constitue l’objectif privilégié des monétaristes. La masse monétaire ne doit pas excéder les besoins de l’économie ;
Objectifs

Le niveau des taux d’intérêt nominaux


aires Il est l’objectif privilégié des keynésiens. Le niveau des taux d’intérêt conditionne le niveau des investissements ainsi que les
Les objectifs de la politique

mouvements de capitaux à court terme sur les places financières ;


La stabilité du taux de change
la Banque centrale définit un taux de change d’équilibre et s’efforce de défendre cette parité.
monétaire

Le taux de croissance de l’économie :


la politique monétaire, selon Friedman, assurera une croissance non inflationniste si la croissance de la masse monétaire suit la
croissance économique réelle.
(carré magique)
Objectifs finals

Le taux d’inflation : Lors des périodes de croissance accélérée, la politique monétaire doit permettre de limiter les tensions inflationnistes par la hausse
des taux d’intérêt et la contraction de l’activité qui en résulte.
Le taux de chômage : En situation de sous-emploi, une politique monétaire expansive permet de réduire le chômage, par la baisse des taux d’intérêt et la
reprise de l’investissement qu’elle induit, au détriment de la stabilité des prix.
L’équilibre de la balance des paiements. Si un pays est confronté à un déséquilibre extérieur, une politique monétaire restrictive permet d’attirer les capitaux et de limiter la
dépréciation de la monnaie.
Action sur les liquidités bancaires Réserve monétaire : Les réserves obligatoires sont des dépôts non rémunérés que chaque banque doit effectuer sur son compte à
la Banque Centrale (Bank Al Maghreb). C’est un compte bloqué d’avoir en monnaie Banque Centrale.
Instruments (en cas de relance ou de

- Taux directeur : C’est le taux d'intérêt au jour le jour décidé par la Banque Centrale pour intervenir directement ou indirectement sur la portion interbancaire du marché
Instruments à objectifs internes

monétaire où les banques se refinancent ou replacent leurs excédents de liquidités.


Actions sur le marché monétaire:

- Open Market : Par ses achats ou ventes des bons de Trésor sur le marché secondaire à des taux variables et pour des montants qu’elle fixe elle-même à son gré, la Banque
Centrale affecte la liquidité des banques et influence la base monétaire
stabilisation)

- Avances de Bank Al Maghrib : des avances à 7 jours sur appel d,’ offres principal moyen de refinancement des banques, pour injecter des liquidités et orienter le taux
interbancaire vers le niveau cible.
- Reprises des liquidités : les reprises de liquidités à 7 jours sur appel d’offres, principal instrument de retrait des liquidités excédentaires, lui permet d’atténuer les pressions à
la baisse du taux interbancaire en situation d’abondance de liquidité.
- Facilité de dépôt : Elles sont à l'initiative des banques Celles-ci décident de faire des dépôts rémunérés auprès de la banque centrale au lieu d'augmenter leur prêts afin
d'éviter la baisse des taux d'intérêts
- Pension livrée : Un cédant cède, et livre, en pleine propriété des titres, ou des effets publics ou privés, à un prix convenu et s’engage irrévocablement à les reprendre à une
date et à un prix convenus;
- Swaps de change : Le SWAP de change constitue une source de financement en attendant l'utilisation des devises et dispense le détenteur de devises de recourir à tout autre
type de financement. Comme il permet une couverture contre le risque de change.
Le marché des changes est un lieu de rencontre de l’offre et de la demande de devises (monnaies étrangères).
Instruments à objectifs

Le change : Opération de conversion d’une monnaie dans une autre monnaie (appelée devise) nécessaire à un échange économique entre deux pays.
Le taux de change: c’est le cours (le prix) d'une devise par rapport à une autre. On parle aussi de « parité de change ».
externes

Définition Le taux de change est fixé par la banque centrale


Les régimes Change fixe Types La dévaluation : Décision des autorités monétaires de baisser la valeur de la monnaie nationale
(systèmes) de La réévaluation : Décision des autorités monétaires d'augmenter la valeur de la monnaie nationale
change Définition Le taux de change est déterminé par le marché (la loi de l'offre et la demande)
Change flottant Types La dépréciation : baisse de la valeur d'une monnaie sur le marché des changes
L'appréciation : hausse de la valeur d'une monnaie sur le marché des changes

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Matière : E.G.S. Partie II : 5- La politique monétaire (suite) 2ème BAC S.G.C
Récapitulation des instruments de la politique monétaire
Situation du marché Nature de politique
Instruments de P.M Objectifs Risque
monétaire monétaire
-Contrôler (baisser) le taux
↘ Taux de réserve obligatoire d’intérêt ;

↘ Taux de directeur - Augmenter la masse monétaire

Intermédiaires
(soulager la sous-liquidité) ;

Avances de Bank Al Maghrib à 7 - Maintenir ( contrôler) le taux de -L’inflation


Sous – liquidité (besoin P.M de relance jours/
change ;
de liquidité) (expansive, go) - Aggravation du
avances à 24 h déficit commercial

Achat Open Maret


Relancer la croissance ;

Finals
- Créer de l’emplois et résorber
Achat Swap de change le chômage ;
Pension livrée
Contrôler (augmenter) le taux
↗ Taux de réserve obligatoire d’intérêt ; - Ralentir la
croissance

Intermédiaires
économique ;
↗ Taux de directeur - Retirer la monnaie
excédentaire ;
- Augmenter le
- Maintenir (contrôler) le taux de
Reprises à 7 jrs par BAM chômage ;
change ;
Sur – liquidité (liquidité P.M de rigueur
excédentaire) (restrictive,
Facilités de dépôt à 24 h
stop) Maitriser l’inflation ;

Soulager le déficit de la
Finals
Open market vendeur
balance courante ;

Swap change : vente de devises

Page 10
Matière : Economie générale Partie II : 6 – La politique budgétaire ( 2ème année SE
La théorie 11)le bon fonctionnement des marchés (Ressources = Dépenses) ; l’Etat ne doit pas influencer l’économie et les marchés.
Le budget doit être équilibré pour ne pas entraver
Evolution libérale
La théorie Considère qu’une augmentation des dépenses publiques est un moyen de soutien à l’activité économique. Pour John Maynard Keynes, le déficit budgétaire peut stimuler la croissance
de la keynésienne et l’emploi dans une économie (Effets multiplicateur et accélérateur des dépenses).
Effets Augmentation Dépense d’investissement crée de l'emploi crée de l'impôt sur le revenu, ça crée des taxes, etc Augmentation recettes supplémentaires
conception multiplicateur Exemple : (100 milliards dhs) (400 milliards dhs)
du budget Effet
accélérateur
Une augmentation de la demande provoque une augmentation de l’investissement
finances initiale (Maroc)
Etude de la loi de

Eléments Formule Lecture (Exemple loi de finance 2019)

Recettes ordinaires Recettes fiscales+ Recettes non fiscales Au Maroc, les recettes ordinaires prévues en 2019, en terme de recettes fiscales et recettes non
fiscales enregistreront un montant de 253 423.11 millions Dh ;
Dépenses de fonctionnement ( y compris les dépenses de
Dépenses ordinaires Au Maroc, les dépenses prévues en 2019 seront de 243 649 ,7 millions Dh
compensation)+ Dépenses en intérêts de la dette

Solde ordinaire du BGE Recettes ordinaires- Dépenses ordinaires Le solde ordinaire prévu en 2019, enregistra un excédent ( ou une épargne publique) de
9 773.4millions Dh
Solde du budget général
Solde ordinaire - dépenses d’investissement du budget Au Maroc, en 2019, le solde du budget général hors recettes d’emprunts et hors amortissement de
(Hors Produits d’emprunt et amortissement de
général la dette à moyen et à long terme enregistra un déficit de 63 599,5 millions dh
la DPMLT)
Solde des services de l'État gérés de manière
autonome Recettes de SEGMA - Dépenses des SEGMA Au Maroc, le solde des services gérés de manière autonome prévu en 2019 sera nul.
Recettes des comptes spéciaux du Trésor - Dépenses des Au Maroc, le solde des comptes spéciaux de trésors prévu en 2019 enregistrera un excédent de
Solde des comptes spéciaux du trésor
comptes spéciaux du Trésor 684 606 000 Dh.
Solde du budget général (Hors Produits d’emprunt et
Solde du budget de l'État (Hors PE et Au Maroc, en 2019, le solde du budget de l’Etat hors recettes d’emprunts et hors amortissement de
amortissement de la DPMLT) + Solde des SEGMA + solde des
amortissement de la DPMLT) la dette à moyen et à long terme enregistra un déficit de 62 914 903 000 Dh
CST
Besoins bruts de financement du budget de Solde du budget de l'État (Hors PE et amortissement de la Au Maroc, le besoins brut de financement du budget de l’Etat prévu en 2019 sera de 102 128
l'État DPMLT) - Dépenses de l’amortissement de la DPMLT 103 000 Dh
Besoins résiduels de financement du budget Besoins bruts de financement du budget de l'État + Recettes
de l'État d’emprunts à moyen et long terme Le solde général du budget de l’Etat prévu en 2019 sera déficitaire d’un montant de 25 928 103 000

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Matière : Economie générale Partie II : 6 – La politique budgétaire ( 2ème année SE
12)
Récapitulation : les actions de la politique budgétaire
La politique budgétaire de relance (GO = Expansive) La politique budgétaire de rigueur (STOP = Restrictive)
Actions
Apparition d'un déficit budgétaire Dépenses  L’inflation

Risque

Risque
↗ Dépenses de fonctionnement ↘
↗ Dépenses de la dette ↘
 Stimulation de la croissance ↗ Dépenses d'investissement ↘  Freiner la croissance pour maîtriser les tensions

Objectifs finals

Objectifs finals
économique inflationnistes et réduire le déficit budgétaire
↗ dépenses de la compensation ↘
 Lutte contre le chômage
Recettes
↘ Recettes fiscales ↗
- Risque d’inflation : - Ralentissement de la croissance :
L’Etat procède à la création monétaire pour financer son déficit. Ce Une politique de rigueur risque de pénaliser la demande et l’investissement et par
financement, bon marché, génère de l’inflation. conséquent un ralentissement de la croissance ;
- L’effet d’éviction
- Chômage :
Le recours de l’Etat à l’emprunt interne diminuer Liquidité des
Le découragement de l’investissement suite à une P.R entrainera baisse de l’emploi
banques Augmenter le Taux d’intérêt Pénaliser l’investissement
et perte de revenu dû à un ralentissement de la production et par conséquent hausse

Limites
privé.
du chômage ;
- L’effet boule de neige :
- Pression fiscale :
Le recours de l’Etat à l’emprunt externe d’une façon successive + les Pression fiscale élevée résultant de l’importance des recettes fiscales
déficits budgétaires successifs une accumulation de la dette « effet
boule de neige »
- La contrainte extérieure : Calcul de la pression fiscale :
Politique de relance Augmentation de la demande globale 𝐑𝐞𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 𝐟𝐢𝐬𝐜𝐚𝐥𝐞𝐬
𝐏𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐟𝐢𝐬𝐜𝐚𝐥𝐞 = × 𝟏𝟎𝟎
Augmente les importations déficit de la balance commerciale.
𝐏𝐈𝐁
Cet indicateur mesure la part des recettes fiscales prélevées par l’État de la richesse
créée par l’économie nationale pendant la même année.
Matière : Economie générale Partie III : 1 – Les échanges extérieurs 2ème année SE
Définition Politique
(13)
économiques qui reposent sur l’application de mesures visant à favoriser les activités nationales et pénaliser la concurrence étrangère
Les barrières Elles consistent à appliquer aux produits étrangers pénétrant sur le marché national des droits de douanes importants dans le but d'augmenter artificiellement leur
tarifaires prix et de les rendre ainsi plus chers. C'est la forme de protectionnisme la plus ancienne.
Formes et techniques du - Les contingents (ou quotas d’importations) fixent des limites quantitatives maximales à l’importation de catégories de produits ;

protectionnisme
Les barrières non
- Les barrières techniques sont mises en place par l’obligation de respecter certaines « normes » de qualité ou labels.
protectionnisme

tarifaires
- Les barrières administratives (le protectionnisme gris) ont pour objet d’accroître le coût du produit ou de rallonger les délais d’entrée sur le territoire national par des formalités
administratives lourdes et pénalisantes.
Les fondements théoriques

- Les restrictions volontaires d’exportation sont des mesures par lesquelles les pouvoirs publics d’un pays importateur s’entendent avec ceux d’un pays exportateur en vue de
restreindre le volume d’exportation de ce dernier.
- Les subventions à l’exportation versées par l’Etat permettant aux entreprises nationales qui en bénéficient de réduire artificiellement leurs coûts et d’abaisser leur prix se vente à
l’étranger.
Le protectionnisme monétaire (ou dumping monétaire) : consiste à maintenir la parité de la monnaie nationale à un cours artificiellement bas pour être
protectionnisme monétaire compétitif sur les marchés mondiaux et favoriser les exportations.
Apport de F. F. List (1789-1846) pour sa thèse du protectionnisme éducateur. Il ne s'agit pas d'être contre le libre échange mais de ne pas le pratiquer dans un contexte où les industries naissantes
List ont d'abord besoin d'être protégées avant d'être compétitives à l'international.
Les limites du - La perte du bien être pour tous les agents qui doivent payer un prix élevé pour obtenir le produit taxé et qui vont donc réduire leur consommation ;
protectionnisme - Un frein à la capacité d’adaptation des industries nationales. En effet, elles ne seront pas incitées à innover pour réduire leurs coûts ou pour présenter de nouveaux produits.
Définition Politique économique prônant la liberté de circulation de tous les biens économiques (produits, services, capitaux, monnaie) entre les pays.
A. Smith : avantages absolus Un pays dispose d'un avantage absolu pour la production d'un bien s'il peut produire ce bien pour un coût inférieur à celui d'un autre pays.
Le libre –échange

 Quand un pays dispose de plusieurs avantages absolus, il doit se spécialiser là où son avantage est comparativement le plus grand.
D. Ricardo : avantages comparatifs
 Quand un pays ne dispose d’aucun avantage absolu, il doit se spécialiser dans la production du bien où il est relativement le plus avantagé.
 Le problème des « industries dans l’enfance » : le protectionnisme permet de protéger une industrie au moment du démarrage, c'est-à-dire qu’elle a donc besoin d’une
protection temporaire, d’un « protectionnisme éducateur », pour se développer.
Les limites du  Les spécialisations inégales : La spécialisation ne correspond aux tendances actuelles du commerce mondial même si un pays dispose d’un avantage comparatif dans une
libre-échange production. Certains pays dominent les produits manufacturés à haute valeur ajoutée (les pays du Nord) et d’autres se spécialisent dans les produits primaires de faible valeur
ajoutée (les pays du sud).
 Le commerce de similitude : Les théoriciens contemporains du libre-échange constatent que la plus grande partie des échanges internationaux ne sont pas des échanges de
spécialisation, mais des échanges de produits identiques entre pays identiques (commerce intra-branche).
balance des paiements
(composition) : la
Présentation

Page 13
Matière : Economie générale Partie III : 1 – Les échanges extérieurs 2ème année SE
(14)protectionnistes ;
La réduction progressive des barrières
Évolution des échanges internationaux Le progrès dans le domaine des transports et des télécommunications ;
La mise en place d’une division internationale du travail au sein des entreprises avec le développement des firmes multinationales.
Zones de Accord entre pays qui supprime ou réduit les obstacles tarifaires et non tarifaires qui freinent les échanges entre les pays de la zone. Chaque pays conserve ses propres
Conception tarifs douaniers vis-à-vis des pays qui n’appartiennent pas à la zone
libre-échange
ALENA (Accord de libre Echange Nord-Américain) : Zone de libre échange qui regroupe des Etats-Unis, le Canada et le Mexique). Il est entré en vigueur le 1er janvier
Illustration 1994.
Pôles et
zones Unions Conception Ce sont des zones de libre-échange avec, en plus, une politique extérieure commune ou un tarif extérieur commun.
d’intégration douanières
Illustration
MERCOSUR : il est né le 26 mars 1991, avec la signature du traité d'Asunción. C'est le troisième marché intégré au monde après l'Union européenne et l'ALENA. Il
régionale regroupe l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay, le Chili et la Bolivie.
Union L'union économique et monétaire prévoit, elle, l'adoption d'une monnaie commune et la convergence des économies. C'est le choix de l'Union européenne en 1992 à
Conception
économique Maastricht.
et monétaire Illustration Union Européenne : 27 membres
Principes défendus par
Un commerce sans discrimination - Encourager le développement et les réformes économiques - Libéralisation du commerce progressive et par voie de négociation ………
L’OMC
Les principaux organes et
* L’autorité suprême: la Conférence ministérielle, * Deuxième niveau: le Conseil général, *Troisième niveau: un conseil pour chaque grand domaine du commerce et d’autres organes.
fonctions de l’OMC

Calcul et lecture de différents éléments et soldes :


Indicateurs Formule Lecture (Exemples)
Solde commercial Au Maroc, en 2018, le déficit commercial s’élève à 204.4 milliards dh.
Exportations (FOB) – Importations (CAF)
(Biens) Au Maroc, en 2018, Les importations en biens excédaient les exportations en biens de
Exemple :SC= -204.4 MM dhs
204.4 milliards dh.
variation du solde (SC2019 –SC2018) / SC2018
commercial Exemple : variation du solde commercial = 23% Au Maroc, le déficit commercial a baissé de 23% en 2018 par rapport à 2017
Solde du compte des =solde commercial + solde invisible
transactions courantes = total crédit (Biens + Services +revenu +transfert) – total débit ( Biens + Au Maroc, le compte (ou la balance) des transactions courantes est déficitaire de 23
Services +revenu +transfert) milliards dhs ;

Exemple : Solde du compte des transactions courantes = -23 Ou : Le déficit de la balance courante s’élève à 23 milliards dh
Taux de couverture (Exportations (FOB)/ Importations (CAF)) *100 Au Maroc en 2018 ,les exportations des biens ne couvrent que 54 % des importations
(Biens ) Exemple : Taux de couverture=54 % des biens .
Termes de l’échange réels Au Maroc, en 2018, le prix d’une tonne exportée représente 92% d’une tonne importée ;
(Prix moyen de la tonne exportée/ prix moyen de la tonne importée) x100
(Biens) Ou, l’entrée de devise des ventes (exportations) à l’étranger ne permet de régler que 92%
Exemple : Termes de l’échange réels=92%
des sorties de devises (importées) réalisées avec l’étranger ;
Termes de l’échange nets Au Maroc le prix d’une tonne exportée à l’étranger ne représente que 94% d’une tonne
(Indice des Prix des exportations/ indice des prix des importations) x100
(Biens) importée de l’étranger (dégradation des termes de l’échange ;
Exemple : Termes de l’échange nets=94%
Ou : On vend à l’étranger moins cher qu’on lui achète
Le taux d’ouverture
((X + M )/2)/PIB)*100 ; Au Maroc, en 2018, les échanges extérieurs ( ou l’environnement extérieur, ou la
(Biens et services) moyenne des exportations et importations en biens et services) représentent 35 % de la
Exemple : Le taux d’ouverture=35%
richesse créée ;
L’effort à l’exportation (X /PIB) *100
(Biens et services) Exemple : L’effort à l’exportation=38% : Au Maroc, les exportations en biens représentent 38% de la richesse créée ;

Le taux de pénétration M/ ( PIB + M – X) *100


(Biens et services) 34% : Au Maroc, en 2018, les importations en biens représentent 34% des biens vendus
Exemple : Le taux de pénétration= 34% sur le marché intérieur (national)
Remarque:
 L'évaluation FOB et CAF at une évaluation douanière. L’expressions FOB et CAF sons des incoterms. Ces derniers permettent de préciser la responsabilité de l'acheteur et celle du vendeur ainsi que les risques à
supporter par chacun en matière de commerce international.
 Pour le calcul du : taux d’ouverture, effort à l’exportation et taux de pénétration, on tient compte des X et des M des biens et services.
Matière : Economie générale Partie IV : Le développement 2ème année S
Définition La croissance : c'est l'augmentation soutenue, pendant une longue période, de la production d'un pays
Croissance

Mesure (PIB) La croissance correspond au taux de croissance du PIB : Taux de croissance =(PIB1-PIB0) /PIB0
Facteurs de croissance Travail – Capital - Progrès technique – Conjoncture - Rôle de l’Etat
Nature de la Intensive : l’augmentation de la production provient d’une utilisation plus efficace des facteurs de production existants (réalisation des gains de
croissance productivité).
Extensive : l’augmentation quantitative des facteurs de production (d’avantage de travailleurs et d’équipements conduisent à plus de croissance)
Définition le développement est l’ensemble des changements structurels au niveau économique, social, culturel et politique qui accompagnent et entretiennent la croissance économique.
Les indicateurs IDH (Indice de Développement Humain): Indice publié par les nations Unis pour mesurer le développement social et
du développement Culturel des pays du monde. Il est composé de : - L’espérance de vie à la naissance ; - La scolarisation (taux d’alphabétisation) ; - Le PIB par habitant.
Développement

La croissance Croissance économique Augmentation du PIB par habitant Hausse du revenu par habitant Hausse et diversification de la consommation
Rapport croissance-

doit pouvoir (Meilleure nourriture ; Meilleur logement ; plus de dépenses Individuelles de sante et d'éducation). Augmentation de la qualité de vie.
développement

conduire au Croissance économique Hausse des recettes de l'Etat et des organismes de redistribution Hausse des dépenses publiques (Santé, éducation,
développement Dans les infrastructures (Eau. Électricité. Chemin de fer, Hausse de la protection sociale pour réduire les inégalités). Augmentation de la qualité de
vie .
développement Développement : augmentation de la qualité de vie (Meilleur niveau de sante et Meilleur niveau d'éducation) de la main d'œuvre Hausse de la
permet à la productivité du travail Croissance économique
croissance de se Développement : augmentation de la qualité de vie Meilleur qualité des Infrastructures (Eau. Électricité. Chemin de fer. Routes…)
prolonger Augmentation des échanges de biens et de services. Croissance économique
Développement durable. c’est un développement qui assure à la fois la satisfaction des besoins humains des générations actuelles et celles des générations futures.
Définition État d'un pays caractérisé par la médiocrité du niveau de vie moyen (traduit notamment par une faible consommation alimentaire, à laquelle s'ajoutent des problèmes de
Sous - développement

malnutrition et de famine, une faible espérance de vie, un taux encore élevé d'analphabétisme),
Typologie Le tiers-monde -Pays en voie de développement (PVD) -Pays du Sud - Pays en développement - Pays moins avancés- Les Nouveaux Pays Industrialisés (NPI) -Pays
émergents
Indicateurs la faiblesse de la productivité et du taux d’investissement - La faiblesse des recettes tirées de l’exportation - Le dualisme économique;-l’importance de
Les indicateurs du

économiques l’économie informelle (économie souterraine et domestique) ;La part importante des actifs employés dans l’agriculture (malgré l’exode rural et la
développement

concentration urbaine) et les services (notamment publics);


Indicateurs Humains Problème de transition démographique (surnatalité) -Mortalité infantile élevée -Espérance de vie faible- malnutrition - la famine
sous-

non Le dualisme social (inégale répartition des patrimoines et des revenus);Les problèmes urbains (infrastructures, eau, égouts, élimination des déchets,
économiques approvisionnement, logement, chômage, insécurité…) liés à la forte croissance de la taille des villes, du fait de l’exode rural-urbanisation anarchique
Sociaux

et la présence d’un secteur tertiaire parasitaire (petits métiers à faible valeur ajoutée) -L’insuffisance de la couverture sanitaire (manque de
personnel soignant, carence en services cliniques)-La faiblesse des taux de scolarisation et d’alphabétisation ;-Le chômage, le travail des enfants et
la misère urbaine ; -Régimes politiques souvent plus autoritaires que dans les pays industrialisés…
L’auteur : Walt Rostow (économiste américain)
Théorie de retard
Facteurs internes
explicatives de Sous -

Mots clés : étapes de développement, processus de rattrapage, PSD en retard


développement et
Les s théories

Un pays voulant connaître une forte croissance devait passer progressivement par cinq étapes : Société traditionnelle - Près décollage -
Décollage - Marche vers la maturité - Société de consommation de masse
Théorie du Cercle vicieux de L’auteur : Ragnar Nurkse (économiste américain)
la pauvreté
Mots clés : faible revenu, faible épargne, faible investissement

Les pays sont sous-développés à cause de leur pauvreté qui rend difficile leur accès au développement. Le sous-développement est un cercle vicieux de la
pauvreté.

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