Didactiques de Math
Didactiques de Math
Objectifs :
Définitions
MIALARET, G (1979) « l’objet principal de la didactique est justement d’étudier les conditions que
doivent remplir les situations ou les problèmes proposés à l’élève pour favoriser l’apparition, le
fonctionnement et le rejet de ces conceptions successives »
La didactique de maths se fixe pour but d’élaborer et de tester expérimentalement des théories
permettant de définir, comprendre et expliquer les phénomènes d’enseignement et d’apprentissage
des mathématiques (Comment décrire l’organisation des connaissances d’un élève sur un sujet
donné ? Comment expliquer l’apprentissage des mathématiques ? Comment décrire une situation
d’enseignement ? Comment analyser le fonctionnement global du système d’enseignement ? Elle
constitue progressivement des modèles théoriques pour étudier, analyser, prévoir le fonctionnement
des apprentissages. Il est ainsi par exemple de la théorie de transposition didactique, (Y.
Chevallard), la théorie des situations (G. Brousseau), de la didactique outil-objet (R. Doualy) et des
champs conceptuels (G. Vergnand).
La didactique de math n’a pas un rôle normatif aboutissant à expliquer comment faut –il enseigner,
mais aide l’enseignant à la compréhension des phénomènes qui se déroulent dans sa classe, lui
laissant la responsabilité des remèdes à apporter.
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Une situation est caractérisée dans une institution par un ensemble de relations et de rôle
réciproques d’un sujet (élève, professeur, etc) avec un milieu, visant la transformation de ce
milieu selon un projet. Le milieu est constitué des objets (physiques, culturels, sociaux, humains)
avec lesquels le sujet interagit dans une situation. Le sujet détermine une certaine évolution parmi
des états possibles et autorisés de ce milieu, vers un état terminal qu’il juge conforme à son projet.
Une situation didactique décrit les relations pertinentes d’un sujet apprenant avec un sujet
enseignant et avec un milieu mobilisé par ce dernier pour lui faire approprier un savoir déterminé.
Une situation didactique se caractérise donc par un système de relations (dont la pertinence est
didactiquement argumentée) entre quatre pôles :
Une situation d’apprentissage c’est une situation reproductible qui permet régulièrement
l’acquisition de savoir ou de connaissances par un sujet, c'est-à-dire la capacité à mettre en œuvre
de nouvelles stratégies, de nouvelles capacités.
Variable didactique
Une variable didactique est un paramètre de la situation qui peut prendre plusieurs« valeurs » selon
la décision du maître.
Une variable didactique est un élément dont la variation est susceptible de modifier le processus de
résolution que les élèves vont adopter (et donc l’apprentissage).
Variable didactique
Une variable didactique un élément de la situation qui peut être modifiée par le maître, et qui affecte
la hiérarchie des stratégies de solution (par le coût, la validité, la complexité).
Contrat pédagogique
Le contrat pédagogique est constitué de l'ensemble des règles de vie en vigueur dans une classe. La
nature de ce contrat n'est pas liée à une discipline enseignée.
Contrat didactique
Le contrat didactique est le résultat de la négociation des rapports établis explicitement et
implicitement entre un élève ou un groupe d'élèves, un certain milieu et un système éducatif, aux
fins de faire approprier aux élèves un savoir constitué ou en voie de constitution
Registre
Ce terme est utilisé ici avec le sens de registre de représentation sémiotique avec l'acceptation que
lui donne Duval. Un registre de représentation sémiotique doit permettre les trois opérations
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Outil/Objet (Daoudy)
« Nous disons qu’un concept est outil lorsque nous focalisons notre intérêt sur l’usage qui en est fait
pour résoudre un problème. Un même outil peut-être adapté à plusieurs problèmes, plusieurs outils
peuvent être adaptés à un même problème. Par objet, nous entendons l’objet culturel ayant sa place
dans un édifice plus large qui est le savoir savant à un moment donné, reconnu socialement. »
« Un cadre est constitué des objets d’une branche des mathématiques, des relations entre les objets,
de leurs formulations éventuellement diverses et des images mentales associées à ces objets et ces
relations. […] Deux cadres peuvent comporter les mêmes objets et différer par les images mentales
et les problématiques associées. » (Douady 1986)
Dialectique de la formulation : Lors de cette phase, l’élève échange les informations reçues de la
situation avec une ou plusieurs personnes.
L’élève utilise les informations reçues pour expliciter son modèle implicite ; pour ce faire : il faut
qu’il puisse s’en servir pour obtenir ou faire obtenir d’autres résultats.
Dialectique de la validation :
L’élève doit maintenant montrer pourquoi le modèle qu’il vient de trouver est valable ;
Il doit convaincre quelqu’un d’autre. Il procède ainsi à la validation de son résultat. Suite à un débat
scientifique dans la classe.
Dialectique d’institutionnalisation
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Une fois validée, la nouvelle connaissance va faire partir du patrimoine de la classe ; lorsque le
prof intervienne pour fixer conventionnellement et explicitement le statut cognitif du savoir, la
nouvelle connaissance devient un patrimoine de l’institution, elle est institutionnalisée.
Remarque :
Dans la pratique, ces quatre phases ne se succèdent pas toujours aussi régulièrement
D’après Michel Mante (IREM de Lyon), un enseignant qui se propose de construire ou analyser une
situation problème doit se poser un certain nombre de questions sur l’approche épistémologique, le
rôle de cette notion dans l’enseignement, la conception initiale des élèves avant l’enseignement ; la
conception finale souhaitée, les aspects à évaluer. Il doit aussi mener une analyse à priori avant son
déroulement une analyse à postériori après son déroulement.
Ces questions permettent de mettre en évidence des variables des variables didactiques de la
situation et les fixer en fonction des objectifs d’apprentissage visés.
Savoir savant Objet à enseigner le savoir à enseigner le savoir scolaire le savoir enseigné.
Savoir savant : issu des travaux des chercheurs publiés dans les ouvrages de références appelés
livres du savoir ou dans des revues internationales de mathématiques.
Objets à enseigner : Le système social d’enseignement (la noosphère selon le terme d’Y.
CHEVALLARD) d’identifier du savoir savant les connaissances qui auront une pertinence dans la
formation mathématique des jeunes (outils à enseigner). La finalité du système éducatif, le niveau
du développement technologique d’un pays, la formation des enseignants et tant d’autres variables
conditionnent ce premier acte de la transposition didactique.
La traduction par des experts au niveau de ministères en charge de l’éducation des objets de
l’enseignement en un ensemble des connaissances que les élèves sont susceptibles d’acquérir
organisées en disciplines d’enseignement (objet de l’enseignement) est le deuxième acte de la
transposition didactique. Le travail de mise en texte de savoir à enseigner conduit à l’élaboration
des programmes.
Le savoir scolaire
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Des livres (manuels scolaires) sont élaborés pour traduire le programme d’enseignement ; et ces
livres sont plus utilisés par les enseignants lors de préparation des séquences d’apprentissage que le
programme. Ces manuels proposent un découpage en des chapitres bien structurés chacun d’eux
contenant des textes exposant les notions contenues dans les programmes, des illustrations diverses
des exercices d’entrainement et d’approfondissement. Les collections de manuels utilisés à l’école
serviront de références pendant un certain temps pour les enseignants et les parents d’élèves. Il se
dégage des manuels un certain type de savoir qui contribue à l’installation d’une culture particulière
pour les élèves ayant fréquenté l’école à une même époque. Ce savoir est appelé savoir scolaire et
son élaboration est le troisième acte de la transposition didactique.
Le savoir enseigné.
Le savoir élève
Le savoir retenu par l’élève suite à un enseignement est généralement différent du savoir enseigné,
ce savoir est appelé le savoir élève. Le cinquième et dernier acte de la transposition didactique est
accompli par l’élève par la transformation du savoir enseigné en savoir élève.
Connaissance du programme
Un programme est un ensemble d’actions et/ou opérations que l’on prévoit de faire selon un
ordre et des modalités déterminées.
Un programme d’enseignement est un texte officiel, rédigé généralement par l’employeur (état,
groupement d’états ou autre institution) qui fonde un contrat entre lui et l’enseignant. Il indique le
contenu à enseigner par niveau d’enseignement et les compétences à développer par l’apprenant à
l’issue de cet enseignement.
Structuration du programme
a) Les buts de l’enseignement des mathématiques dans les cycles de base II (collège) et
moyen (lycée)
l’élève est mis dans une situation de recherche et peut être amené à manipuler ou à
construire des objets ;
l’élève est appelé à raisonner, à découvrir par lui-même les propriétés et, dans la mesure
du possible, à les démontrer ;
l’élève est associé à la formulation de ces propriétés sous forme orale, écrite ou graphique.
Remarques
Les orientations pédagogiques : Elles guident les professeurs dans l’application du programme, le
professeur doit en tenir compte lors de la préparation et conduite de toutes activités d’enseignement
et d’apprentissage.
Pour l’introduction d’une nouvelle notion, le professeur doit chercher ou élaborer une activité dont
la résolution permettra aux élèves de découvrir et si possible de démontrer la notion ou la propriété.
Il ne s’agit pas de la transmettre d’une manière magistrale. Le professeur doit utiliser les résultats de
l’activité pour formuler le contenu à enseigner avec les élèves.
Le professeur doit accorder une importance particulière à la qualité de production des élèves du
point de vue logique, raisonnement et clarté de la rédaction. Il doit aussi faire parler les élèves là ou
c’est nécessaire : lorsqu’ils sont au tableau, pour lire les activités une fois écrite au tableau, pour la
formulation du contenu à enseigner...
Pour que l’enseignement des mathématiques soit adapté à l’environnement socioculturel de l’élève ;
les activités d’approche doivent au tant que possible traduire des situations de la vie courante, leur
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contenu doit être contextualisé, avec des liens avec d’autres disciplines telles que les sciences
physiques, la SVT, la géographie…
2) Les progressions : Les progressions sont des instructions officielles donc leur respect (leur
mis en application) est obligatoire. De par leur caractère national, leur respect permet aux
élèves du même niveau sur tout le territoire national d’évoluer ensemble (de suivre
l’enseignement des chapitres d’un niveau dans le même ordre); ce qui permet :
- Aux élèves transférés de se positionner facilement dans leurs nouveaux établissements,
- Aux élèves d’un même quartier de s’exercer ensemble même s’ils sont des établissements
différents,
- D’organiser des devoirs communs au sein d’un même établissement ou d’un groupe
d’établissements.
Les Progressions sont aussi les plannings de mise en œuvre du programme par niveau. Organisées
sous forme de tableau à 5 colonnes, elles précisent la chronologie du déroulement des chapitres à
enseigner et leurs durées estimatives. Leur mise en application se fait en respectant les lignes et
colonnes qui les composent. Chaque bande, ou chaque ligne nécessite une programmation. Si nous
prenons comme exemple la progression de la classe de la cinquième ; la première bande indique que
les deux premières semaines on fera 2 h d’algèbre et 3h de géométrie chaque semaine. La deuxième
bande nécessite une programmation de 3 semaines durant lesquels chaque semaine on fera 2 h
d’algèbre et 3h de géométrie ; pour la géométrie, la première semaine on fera 2h sur le chapitre
Distance de deux points et 1h sur les Angles. La troisième bande elle nécessite une programmation
de 2 semaines pour lesquelles on fera 2h d’algèbre et 3h de géométrie pour la première semaine
et3h d’algèbre et 2h de géométrie pour la deuxième semaine.
Le tableau suivant donne une durée estimative de chaque thème par niveau.
Respecter ou appliquer le programme, c’est enseigner son contenu scientifique pour atteindre les
objectifs fixés par ce dernier relatifs à ce contenu, en se basant sur la progression et les orientations
pédagogiques du programme.
Lecture verticale
Maximum, minimum d’une .Déterminer le sens de variation d’une fonction sur un intervalle.
fonction sur un intervalle
- Fonctions polynômes du
second degré : zéros,
factorisation, forme canonique
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et signe.
- Fonctions rationnelles : zéros,
signe. .Etudier la parité d’une fonction
II.2 Propriétés des fonctions .Déterminer si possible le maximum, le minimum d’une fonction sur un
intervalle.
numériques
Parité. .Déterminer le sens de variation d’une fonction sur un intervalle.
Maximum, minimum d’une
fonction sur un intervalle .Déterminer la somme, la différence, le produit, le quotient, et la composée
de deux fonctions.
Fonctions croissantes,
décroissantes, constantes sur
un intervalle.
Im
age directe, image réciproque.
Notion d’application ; notion
d’application injective,
surjective, bijective.
x
quand x devient «grand» ou «petit».
.Définir la limite d’une fonction en + ¥ , en– ¥ ou en un réel.
Limites et opérations. .Reconnaître et utiliser la propriété « Si f est définie en x0 et admet une
Limite à gauche, à droite. limite l en x0 alors l = f(x0) ».
intervalle.
4 Dérivation.
Nombre dérivé d’une fonction
en un point ; nombre dérivé à
Déterminer le nombre dérivé d’une fonction en un point, le
gauche, à droite, et dérivabilité.
nombre dérivé à droite, nombre dérivé à gauche d’une fonction
en un point.
Interprétation graphique de ces
nombres dérivés vis à vis de la .Reconnaître une fonction dérivable en un point
courbe représentative, équation
de la tangente en un point de la Déterminer l’équation de la tangente en un point de la courbe
courbe représentative. représentative d’une fonction.
Etude de fonctions
numériques.
Asymptotes et points Retrouver le(s) comportement(s) asymptotique(s) d’une
particuliers. fonction
Fonctions associées à
une fonction f :
Utiliser les notions d’image directe et d’image réciproque pour
donner la nature d’une application
Limites.
Notion de limite d’une fonction
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Limites et opérations.
Limite à gauche, à droite.
x
quand x devient «grand» ou «petit».
.Définir la limite d’une fonction en + ¥ , en– ¥ ou en un réel.
Extension de la notion de .Reconnaître et utiliser la propriété « Si f est définie en x0 et admet une
limite limite l en x0 alors l = f(x0) ».
Fonction dérivée, théorème .Déterminer les fonctions dérivées des fonctions usuelles.
concernant le signe de la
.Déterminer la fonction dérivée d’une somme, d’un produit,
dérivée et le sens de variation
d’un quotient, de fonction composée d’une fonction par une
d’une fonction sur un intervalle
fonction affine.
(admis).
.Reconnaître et utiliser le théorème liant le signe de la dérivée
et le sens de variation d’une fonction sur un intervalle.
Etude de fonctions
numériques.
Asymptotes et points
particuliers. Retrouver le(s) comportement(s) asymptotique(s) d’une
fonction
Fonctions polynômes de
degré inférieur à 3.
Exemples de fonctions
trigonométriques simples
Primitives.
Notion de primitives d’une
fonction continue
Détermination de primitives
d’une fonction
Définir une primitive d’une fonction continue sur un intervalle.
Représentation graphique.
Etude et représentation
graphique de la fonction
2 Fonctions logarithmes
Fonction logarithme népérien
Notation Log ou ln
Propriétés des fonctions
réciproques.
Reconnaître et utiliser les propriétés des fonctions réciproques
Définition. .Définir la fonction logarithme népérien
Représentation graphique
Résolution d’équations et
d’inéquations comportant des
logarithmes népériens et des
exponentielles.
.Etudier et représenter la fonction ln x.
Représentation graphique.
2. Fonction logarithme de Représenter graphiquement la fonction logarithme népérien.
base a.
Etudier et représenter la fonction logarithme de base a (aΖ
. Propriétés des fonctions {1}.)
continues ou dérivables sur
un intervalle.
Théorème des valeurs
.Déterminer l’image d’un intervalle par une fonction continue.
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.
.Déterminer la fonction réciproque de la fonction exponentielle
Fonctions : ax, aΖ {1} de base a (a Î – {1}.).
.Etudier et représenter la fonction exponentielle de base
a (a Î – {1}.)
II.4 Etude de fonctions.
Représentation graphique.
Utiliser la représentation graphique pour résoudre une
Résolutions d’équations et équation, une inéquation.
d’inéquations. .Rechercher les directions asymptotiques, les asymptotes.
.Déterminer la position de la courbe par rapport aux
Point d’inflexion asymptotes.
.Déterminer la position d’une courbe par rapport à sa tangente
en un point donné.
Etudier des exemples de fonctions rationnelles,
trigonométriques, logarithmiques et exponentielles avec
ou sans paramètre.
I.5 Encadrements et
approximations.
Inégalité des accroissements
finis :
- première forme ; .
- deuxième forme.
Encadrement et
approximations :
- encadrements d'une fonction
(par des constantes, par 2
fonctions) ;
- approximations d’un zéro
d'une fonction
Représentation graphique.
Représenter graphiquement la fonction logarithme népérien.
2. Fonction logarithme de
base a. Etudier et représenter la fonction logarithme de base a (aΖ
{1}.)
. Propriétés des fonctions
continues ou dérivables sur
un intervalle.
Théorème des valeurs .Déterminer l’image d’un intervalle par une fonction continue.
intermédiaires. .Reconnaître et utiliser le théorème des valeurs intermédiaires
Fonction réciproque. .Utiliser la continuité et la stricte monotonie pour montrer
qu’une application f est une bijection d’un intervalle I sur f(I).
Dérivée d’une application
composée, de la réciproque .Déterminer et utiliser les fonctions dérivées d’une fonction
d’une bijection. composée ou de la réciproque d’une fonction si elle existe.
Notation : \f(df;dx ; \f(d2f;dx2 .
3. Fonction exponentielle.
Définition.
Représentation graphique.
Propriétés algébriques.
.Définir la fonction exponentielle de base e.
Dérivée.
.Utiliser les propriétés de la fonction exponentielle de basse e
Limites.
lors de la résolution des problèmes.
.Utiliser la dérivée de : eu(x).
. Utiliser les limites suivantes : Pour Î,
Fonctions : ax, aΖ {1}
.
.Déterminer la fonction réciproque de la fonction exponentielle
4. Etude de fonctions. de base a (a Î – {1}.).
Représentation graphique. .Etudier et représenter la fonction exponentielle de base
a (a Î – {1}.).
Résolutions d’équations et
d’inéquations. Utiliser la représentation graphique pour résoudre une
équation, une inéquation.
Point d’inflexion. .Rechercher les directions asymptotiques, les asymptotes.
.Déterminer la position de la courbe par rapport aux
asymptotes.
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Définition
a) Une phrase mettant en jeu des objets mathématiques utilisés avec leur
signification correcte exprime une propriété qui peut être vraie ou fausse..
Exemples :
La fonction cosinus est paire : propriété vraie ;
32 est divisible par 3 : propriété fausse
b) On peut regrouper les propriétés contenant des lettres en deux catégories : les
propriétés universelles et les propriétés existentielles.
Propriétés universelles : Une phrase affirmant qu’une condition est vérifiée par
tous les éléments d’un certain ensemble, exprime une propriété qui peut être
vraie ou fausse. Une telle propriété est dite universelle. Exemple : pour tout
entier naturel n, 2n +1 est impair est une propriété universelle vraie.
Propriétés existentielles : Une phrase affirmant qu’une condition est vérifiée pour
au moins un élément d’un certain ensemble exprime une propriété qui peut être
vraie ou fausse. Une telle propriété est dite existentielle. Exemple : il existe x
réel tel que 3x2 = 1, est une propriété existentielle vraie.
Les quantificateurs
Le quantificateur universel
On sait que « pour tout x∈ℝ, (x + 1)2 = x2 + 2x + 1 ». « Pour tout » est appelé le
quantificateur universel. On le note et se lit aussi : ‘quel que soit.’ Ainsi on
écrit : x∈ℝ, (x + 1)2 = x2 + 2x + 1.
Le quantificateur existentiel
Peut-on alors dire que l’égalité (x + 1) = x2 + 1 n’est pas vraie, car pour x = 1,
elle ne l’est pas. Cependant elle est vraie pour x=0. Donc « il existe x∈ℝ tel
que (x + 1)2 = x2 + 1 ».
Exemple
Règle Etant donnée une propriété Q qui peut être vérifiée par des éléments x d’un
ensemble A, la négation de
Définitions et notations
• Une implication est une phrase indiquant qu’une donnée A entraîne (ou implique)
une conclusion B. Dans ce cas, on note « Si A alors B. » ou « A B ».
L’énoncé (P Q) n’est faux que lorsque P est vrai et Q est faux. L’implication
(P Q) est vraie dans tous les autres cas.
Cela conduit à d’autres formulations de l’implication (P Q):
P implique Q;
si P est vrai, alors Q est vrai ;
pour que Q soit vrai, il est suffisant que P soit vrai (ou encore il suffit
que P soit vrai) ;
pour que P soit vrai, il est nécessaire Q soit vraie
Appliation
Enoncé P Enoncé Q
() ( ) ( )
'
a a' AB a −a
A b , B b' ⃗ '
b −b
h) a et b deux réels a 2 + b2 = 0 a = 0 et b = 0
j) a et b deux réels ab = 0 a = 0 ou b = 0
a) n est divisible par 3 et par 5 ⇒ n est divisible par 15 ; aussi n est divisible par
15 ⇒ n est divisible par 3 et par 5. P et Q sont équivalentes n est
divisible par 3 et par 5 ⇔ n est divisible par 15.
b) ABCD est un carré ⇒ ABCD est un rectangle mais Q ⇒ P est faux. Il suffit de
prendre tout rectangle de longueur et largeur différentes comme contre exemple.
c) P⇒ Q est faux (comme contre exemple il suffit de prendre un quadrilatère ABCD
tel que ABC est un triangle non isocèle et D est le symétrique de A par rapport à
(BC)) ; tandis que Q⇒ P est vrai.
d) P ⇒ Q est vrai, tandis que Q ⇒ P est faux ; car (-2)2 supérieur à – 2 tandis que -2
est inférieur à 1
e) P ⇒ Q est vrai mais Q ⇒ P est faux
f) P ⇒ Q est faux ((-2)2 = 4). mais Q ⇒ P est vrai
g) P ⇒ Q est faux (deux réels opposés ont le même carré) mais Q ⇒ P est vrai
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Toute assertion est soit vraie (V), soit fausse (F). Etant données deux assertions P et Q, on définit de
nouvelles assertions par leurs valeurs de vérité selon le tableau suivant :
P V V F F
Q V F V F
non P F F V V
Pet Q V F F F
Pou Q V V V F
P Q V F V V
PQ V F F V
Proposition1 :
Les assertions P Q et [(non P) ou Q] sont identiques.
Preuve: Il suffit d'écrire les valeurs de vérité
P V V F F
Q V F V F
PQ V F V V
non P F F V V
(non P) ou Q V F V V
Proposition 2 :
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non (non P) = P.
non (P ou Q) = non (P) et (non Q).
non (P et Q) = (non P) ou (non Q).
.Exemples : ``Ali est beau et intelligent'' a pour négation ``Ali est laid ou il est bête''.
``Moussa est beau ou intelligent'' a pour négation `` Moussa est laid et est bête''.
Proposition3 :
P et (Q ou R) = (Pet Q) ou (P et R)
P ou (Q et R) = (P ou Q) et (P ou R)
Proposition4 :
Les assertions P Q et [(PQ) et (Q P)] sont identiques.
Proposition 5:
Les assertions [PQ] et [non Q non P] sont identiques.
La dernière assertion s'appelle la contraposée de [PQ]. Elle est parfois plus facile à démontrer.
Exemple : Montrons que n2 pair n pair. Il suffit de montrer que sa contraposée est vraie c'est à
dire que n impair n2 impair
F (x) = x2 +2x – 3
Applications :
Traiter les exercices ci-dessous et préciser pour chacun d’entre eux le ou les
type(s) de raisonnements utilisé(s).
Exercice 3 : Indiquer si chaque énoncé est vrai ou faux ; justifier votre réponse.
() ( ) ( )
'
d) A et B deux points du plan P:
a a' AB a' −a
A b , B b ' ; Q :⃗
b −b
Les implications ≪ SI P alors Q≫ ou ≪ Si Q alors P≫ qui sont vraies.
Exercice 5
Correction application
Correction Exercice 1 :
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Supposons que √ 2 est rationnel ; donc il existe a et b entiers relatifs premiers entre
a
eux (pgcd (a, b) = 1) tels que √ 2 = b .
a a
√ 2 = b ⇒ 2 = ( b ) 2⇒ 2b2 = a2⇒ a2 est pair⇒ a est pair (1).
a est pair ⇒ a = 2a’ ⇒ a2 = 4(a’) 2. Comme 2b2 = a2, on a alors 2b2 = 4(a’) 2⇒b2 = 2(a’)
2
⇒ b2 est pair ⇒ b est pair (2).
Correction Exercice 2 :
Déterminer les différents chiffres possibles des unités de 3n ; n étant un entier naturel
non nul. Quel sera alors le chiffre des unités de 32013
34k + 3 = 34kx27 est le produit de deux nombres dont l’un a pour chiffres d’unités 1
et l’autre 7, donc son chiffre des unités est 7.
2023 = 4x505+ 3. Donc 2023 = 34k + 3⇒ 32023 a pour chiffre des unités 7
Correction Exercice 3
Correction Exercice 4
O est milieu de [AC] et I milieu de [AB], donc dans le triangle ABC la droite (OI)
passe par les milieux de deux côtés qui sont [AC] et [AB] ⇒ (OI) est parallèle au
support du troisième côté qu’est la droite (BC). (Raisonnement par déduction).
Correction Exercice 5
V.5. Démonstration
La rédaction d’une démonstration est en fait une suite de chaînons déductifs liés
les uns aux autres de façon logique, chaque chaînon apportant au suivant une des (ou
toutes les) condition(s) nécessaire(s) à l’application de la propriété qu’il contient. La
rédaction d’un chaînon ou d’une séquence d’une démonstration se fait généralement
en trois étapes :
Première étape : identifier les informations et données que l’on va utiliser (les
hypothèses) dans l’énoncé de l’exercice, sur les figures à partir des codages
géométriques et les interpréter si nécessaire pour sortir clairement les hypothèses des
propriétés à appliquer.
- Deuxième étape : Identifier les propriétés du cours congrues à ses hypothèses
et les appliquer.
- Troisième étape : déduire et bâtir la conclusion.
Une conclusion d’un chaînon déjà établie peut- être utilisée comme propriété
dans l’élaboration des chaînons suivants. IL n’existe pas en principe des
informations ou données inutiles dans un énoncé, elles doivent toutes avoir servi à
quelque chose avant la fin de la démonstration. On peut se servir d’un schéma ou
d’un tableau pour organiser et lier les différents chaînons avec chacun ses
hypothèses, ses propriétés et sa conclusion ce qui permettra de rédiger facilement
la démonstration en utilisant certains mots de liaison (On sait que, par hypothèse,
d’après les données, d’autre part, de plus, on en déduit que, par suite, par
conséquent, on en conclut que, en conclusion, finalement, etc. Pour un début on
peut même accepter le schéma ou tableau comme une forme de démonstration.
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