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Granulométrie - Wikipédia

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graphiques, des résultats expérimentaux

de l’analyse granulométrique. On associe


parfois à l’analyse granulométrique
l’analyse de la distribution statistique de
la forme des grains, il s’agit de la
granulomorphie.

Notion de diamètre d'une


particule
On appelle « diamètre de Féret » (Df) la
distance comprise entre une droite
donnée D et la parallèle à cette direction
de telle sorte que l’ensemble de la
projection du grain soit comprise entre
ces deux parallèles. Si l’on fait tourner la
droite D autour du grain, on trouvera une
position de D pour laquelle Df est
maximal, c’est l’exo-diamètre, et
minimale, c’est le méso-diamètre. Le
rapport de la surface de l’aire projetée
par la particule à la surface du cercle
ayant un diamètre égal à l’exo-diamètre
définit ce que l’on nomme l’indice de
forme du grain.

Notion de diamètre
équivalent
Ce que l’on appelle taille d’un grain est en
fait son « diamètre équivalent » (De). On
appelle « diamètre équivalent » le
diamètre de la sphère qui se
comporterait de manière identique lors
de l’opération d’analyse granulométrique
choisie. À titre d’exemple, une particule
lamellaire (argile, kaolin, talc, etc.) ne
présente pas la même taille selon que
celle-ci est mesurée avec un
granulomètre à sédimentation ou un
granulomètre laser. Il est donc toujours
capital d’indiquer avec la distribution des
tailles d’une population de grains, la
méthode de mesure employée.

Principales méthodes de
mesure
1. Tamisage à sec : supérieur à
100 µm
2. Tamisage humide : supérieur à
30 µm
3. Sédimentométrie : 1 µm à 100 µm
4. Centrifugation analytique: 0,01 µm à
20 µm
5. Diffraction laser : 0,01 µm à 3 mm
6. Microscopie : 50 µm à 1 mm
7. Potentiel Zêta : 3 nm à 10 µm

Tamisage …

Article détaillé : Tamisage.

C’est la méthode la plus ancienne et


encore très largement utilisée car la plus
économique. Elle consiste à mesurer le
poids de matière qui passe au travers
des mailles calibrées d’une toile de
tamis. On superpose les tamis par maille
décroissante et l’on mesure le poids de
matière retenue sur chaque tamis. Cette
opération peut se réaliser à sec, et en
vibrant l’ensemble de la colonne de
tamis, pour des grains de taille
relativement importante. Lorsque la
population des grains comporte
quelques éléments très fins, on associe
une dépression d’air. Lorsque la taille des
grains est inférieure à 300 μm, il est
nécessaire d’opérer sous un flux d’eau
(ou d’alcool pour des produits solubles
dans l’eau). Chaque refus est alors séché
puis pesé.

Sédimentométrie …
La méthode consiste à mesurer le temps
de sédimentation dans une colonne
d’eau, c’est-à-dire la vitesse de chute des
particules.

À partir de la loi de Stokes, on détermine


la taille des grains.

v : vitesse de sédimentation (m/s)


g : accélération de la pesanteur (m/s2)
Δγ : différence de masse volumique
entre les particules et le fluide (kg/m3)
μ : viscosité (Pa s)
r : √(9 μ v / 2 g Δγ)

Il existe différentes méthodes :


la balance de Martin ;
la pipette d’Andreasen ;
la sédimentométrie sous rayonnement
X.

La balance de Martin mesure la quantité


de matière déposée sur un plateau en
fonction du temps. Avec la pipette
d’Andreasen on mesure à un temps
donné et une hauteur donnée la
concentration en matière de la
suspension. La sédimentométrie par
rayonnement X mesure l’absorption du
rayonnement par la suspension à une
hauteur donnée et un temps donné qui
dépend de la concentration.
Centrifugation analytique …

Le principe de la centrifugation est


identique à celui de la sédimentation, on
utilise le fractionnement des particules
ou gouttelettes dispersées dans un
liquide porteur (phase continue) selon
leurs différences de taille et de densité
comme le décrit la loi de Stokes. Ici la
valeur de g est variable et est calculée à
partir de la vitesse angulaire de
centrifugation, la masse de l'échantillon
et la distance par rapport au centre de
rotation. Cette technique est séparative,
la centrifugation permet le
fractionnement des particules et un
dispositif optique permet de quantifier
les différentes fractions. On
recommande cette approche pour la
résolution de systèmes polydispersés
multimodaux. Chaque fraction séparée
peut être analysée indépendamment des
autres populations présentes dans
l'échantillon. La différence avec la
sédimentométrie classique consiste à
pouvoir accélérer la migration des
nanoparticules ou nano-objets et de
décaller jusque 10 nm la limite inférieure
de quantification.

La suspension ou l'émulsion à analyser


est insérée sans aucune dilution
préalable à l’intérieur d’un contenant
transparent et est traversée par un
rayonnement lumineux (visible, X, IR...).
L'intérêt majeur de cette technique est
qu'elle permet d'obtenir une distribution
de granulométrie indépendante des
propriétés optiques des matériaux
dispersés. On monitore lors de la
centrifugation les changements de
densité optique dus aux déplacement
des fractions pour en déterminer la
vitesse de migration et on obtient une
distribution granulométrique pondérée
par la vitesse de migration des objets
Q(v). Cette distribution peut être
convertie en intensité, masse ou volume,
il faudra alors indiquer la densité des
particules et la viscosité du liquide
porteur pour résoudre l'équation de
Stokes et isoler le diamètre sphérique
équivalent[1],[2].

Transparent, colorless infrared radiation


absorbing compositions comprising
nanoparticles

Diffraction laser …

Article détaillé : Granulométrie laser.

Le granulomètre laser est basé sur le


principe de la diffraction de la lumière.
Les particules en suspension (dans l'eau
ou dans un courant d’air) diffractent la
lumière émise par un faisceau laser. La
répartition spatiale de cette lumière,
fonction de la taille des particules, est
enregistrée par un ensemble de
photodiodes. L’analyse de cette
distribution dans le plan focal permet de
déterminer la proportion de chaque
classe dimensionnelle.

Exemple de granulometre laser (CILAS)

L’interprétation se fait au moyen de la


théorie de Fraunhofer. Toutefois cette
méthode est limitée d’une part par la
longueur d'onde du faisceau laser et par
la transparence des grains. En effet, la
théorie de Fraunhofer suppose des
particules opaques mais également
significativement plus grandes que la
longueur d'onde de la lumière. On a donc
développé de nouvelles méthodes
d’analyse des enregistrements de la
répartition spatiale de la lumière à partir
de la théorie de Rayleigh-Mie. Dans ce
cas, on prend en compte la diffraction, la
réfraction, la réflexion et l'absorption de
la lumière par les grains. Cela permet de
réaliser des mesures de tailles bien plus
faibles.

Analyse d'image …
Dans cette méthode, on réalise une
photographie des grains à partir d’un
microscope. L’image obtenue est
analysée au moyen d’un logiciel
spécialisé. Ce dernier procède au
comptage et au dimensionnement
(nombre de pixels) de chacune des
particules, puis associe à chacune une
ellipse (ou un carré, un losange, etc.) qui
définit la forme générale du grain. On
obtient ainsi une description numérique
et géométrique de l’ensemble granulaire
qui permet d’établir des distributions en
nombre, en surface et en forme
(granulomorphie). L'analyse d'image
permet également de déterminer la
couleur des grains, ce qui permet
d'établir des courbes différentiées selon
la nature des grains.

Représentation des
distributions
granulométriques
Le mode de représentation, le plus
classique et le plus fréquent, des
distributions granulométriques est le
diagramme semi-log. Les tailles sont
représentées sur l’axe des abscisses en
échelle logarithmique de base 10 (en
général en µm) et les ordonnées en
échelle arithmétiques de 0 à 100 %.

On rencontre parfois des représentations


log-normale (abscisses en lg et
ordonnées en distribution normale
gaussienne).

Il existe également des distributions


particulières pour les ordonnées comme
celle de Rosin-Rammler (1933) ou
Gaudin-Schumann (1948). Dans ces
repères, les distributions sont en général
représentées par une ou deux droites.
Elles sont utilisées dans les travaux de
séparation granulométrique. Elles
dérivent de l’équation de base suivante,
avec q(x) la proportion en poids des
particules à un diamètre donné. q(x) =
axm e(-bxn)

m=n-1 et a=nb (Rosin-Rammler)


b=0 a= (m+1)/(xom+1) (Gaudin-
Schumann)

Domaines d'application

Météorologie …

Article détaillé : Distribution des gouttes


de pluie.

En météorologie, la distribution de la
taille des gouttes de pluie selon leur
diamètre (D) résulte de trois processus
qui contribuent à la formation des
gouttes : la condensation de vapeur
d'eau sur une goutte, l'accrétion de
petites gouttes sur de plus grosses et les
collisions entre gouttes de taille
similaire. Selon le temps passé dans le
nuage, le mouvement vertical dans celui-
ci et la température ambiante, on aura
donc des gouttes qui auront une histoire
très variée et une distribution de
diamètres qui va de quelques dizaines de
micromètres à quelques millimètres.
L'étude de la granulométrie des gouttes
permet de mieux comprendre ces
phénomènes et de calibrer les radars
météorologiques.

Géologie …

Article connexe : Grosseur de grains.

En géologie, cette analyse


granulométrique permet de définir
diverses classes de matériaux
indépendamment de leur nature
chimique. Le tableau ci-dessous
correspond à la norme française NF P18-
560 utilisée notamment dans le domaine
routier.

Maxi Appellation Mini


200 mm cailloux 20 mm
20 mm graviers 2 mm
2 mm sables grossiers 0,2 mm
0,2 mm sables fins 20 µm
20 µm limons 2 µm
2 µm argiles
Voici trois autres classifications
usuelles :

C. K. Wentw
N. M. Strakhov Maxi
Maxi Appellation Mini
Blocs 100 mm
256 mm
100 mm Galets 10 mm
10 mm Graviers 1 mm 64 mm

1 mm Sables 100 µm 4 mm
100 µm Aleurites 10 µm 2 mm
10 µm Pélites 1/16 mm
1/256 mm
D'autres définitions en découlent
également, par exemple celle des sols
grenus qui comportent plus de 50 %
d'éléments de granulométrie supérieure à
80 μm. Ils se divisent alors en deux
familles :

graves si plus de 50 % des éléments >


80 μm ont un diamètre > 2 mm ;
sables si plus de 50 % des éléments >
80 μm ont un diamètre < 2 mm.
Industrie pétrolière …

Dans l'industrie pétrolière, où la langue


anglaise est assez ubiquiste, les
appellations le plus fréquemment
utilisées[3],[4] sont les suivantes,
directement dérivées de la classification
de C.K. Wentworth :

Intervalle de Intervalle de taille


échelle Nom anglais (Nom français)
taille (approximatif, en Autres noms
φ (classes de Wentworth)
(métrique) pouces)

<−8 >256 mm >10.1 in Boulder (bloc)

−6 to
64–256 mm 2.5–10.1 in Cobble (galet) (gros caillou)
−8

−5 to Very coarse gravel (gravier très Pebble


32–64 mm 1.26–2.5 in
−6 grossier) (caillou)

−4 to Pebble
16–32 mm 0.63–1.26 in Coarse gravel (gravier grossier)
−5 (caillou)

−3 to Pebble
8–16 mm 0.31–0.63 in Medium gravel (gravier moyen)
−4 (caillou)

−2 to Pebble
4–8 mm 0.157–0.31 in Fine gravel (gravier fin)
−3 (caillou)

−1 to Granule
2–4 mm 0.079–0.157 in Very fine gravel (gravier très fin)
−2 (granulé)

Very coarse sand (sable très


0 to −1 1–2 mm 0.039–0.079 in
grossier)

1 to 0 0.5–1 mm 0.020–0.039 in Coarse sand (sable grossier)

2 to 1 0.25–0.5 mm 0.010–0.020 in Medium sand (sable moyen)

3 to 2 125–250 µm 0.0049–0.010 in Fine sand (sable fin)

4 to 3 62.5–125 µm 0.0025–0.0049 in Very fine sand (sable très fin)

8 to 4 3.9–62.5 µm 0.00015–0.0025 in Silt (limon, silt) Mud (boue)

3.8×10−5–
10 to 8 0.977–3.9 µm Clay (argile) Mud (boue)
0.00015 in

20 to 3.8×10−8–
0.95–977 nm Colloid (colloïde) Mud (boue)
10 3.8×10−5 in
Voir aussi

Articles connexes …

Centrifugation analytique
Nanométrologie
Granulé
Géologie
Pédologie
Texture du sol
Céramique
Métallurgie des poudres
Frittage • Grenaillage
Surface spécifique
Compagnie industrielle des lasers
Grosseur de grains
Liens externes …

Échelles de granulométrie selon les


normes internationales et industrielles
http://www.sciencedirect.com/science
/article/pii/S0032591006004529
http://www.google.com/patents/US83
24300 : Transparent, colorless
infrared radiation absorbing
compositions comprising
nanoparticles

Notes et références
1. (en) Torsten Detloff, « Particle size
distribution by space or time
dependent extinction profiles
obtained by analytical
centrifugation (concentrated
systems) », sciencedirect.com, 2007
(lire en ligne )
2. (en) « Transparent, colorless infrared
radiation absorbing compositions
comprising nanoparticles », google,
2010 (lire en ligne )
3. « Lexique de la compagnie de
services pétroliers Schlumberger » .
4. Publication "Solids Production and
Control in Petroleum Recovery", page
410 (page 8 du PDF)

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Dernière modification il y a 2 mois par Vrijheer

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3.0 sauf mention contraire.

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