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Explication Lineaire 1 - MD

Le roman 'Un barrage contre le pacifique' de Marguerite Duras se déroule en Indochine dans les années 1920, où l'héroïne Suzanne cherche désespérément son frère Joseph tout en vivant une existence misérable. Elle trouve refuge dans un cinéma, un lieu où elle se sent libre et consolée, loin de ses désespoirs. Le récit évoque également une rencontre amoureuse au carnaval de Venise, symbolisant l'espoir et la beauté au milieu de la solitude.

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Le roman 'Un barrage contre le pacifique' de Marguerite Duras se déroule en Indochine dans les années 1920, où l'héroïne Suzanne cherche désespérément son frère Joseph tout en vivant une existence misérable. Elle trouve refuge dans un cinéma, un lieu où elle se sent libre et consolée, loin de ses désespoirs. Le récit évoque également une rencontre amoureuse au carnaval de Venise, symbolisant l'espoir et la beauté au milieu de la solitude.

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Explication Linéaire 1 : Un barrage contre le pacifique, Marguerite duras

Le roman et le récit du Moyen-Âge au XXIe siècle


Parcours le roman d’Energie : Création et destruction
L’action se situe en Indochine, péninsule d’Asie du Sud-Est, dans les années 1920. La
famille de Suzanne, l’héroïne du roman, mène une existence misérable. Désœuvrée et
livrée à elle-même, Suzanne erre dans les quartiers de la ville à la recherche de son frère
Joseph.

[…] Elle ne trouva pas Joseph, mais tout à coup une entrée de cinéma, un cinéma pour
s’y cacher. La séance n’était pas commencée. Joseph n’était pas au cinéma. Personne n’y
était, même pas M. Jo .

Le piano commença à jouer. La lumière s’éteignit. Suzanne


se sentit désormais invisible, invincible et se mit à pleurer de
bonheur. C’était l’oasis, la salle noire de l’après-midi, la nuit des
solitaires, la nuit artificielle et démocratique, la grande nuit égalitaire
du cinéma, plus vraie que la vraie nuit, plus ravissante, plus
consolante que toutes les vraies nuits, la nuit choisie, ouverte à tous,
offerte à tous, plus généreuse, plus dispensatrice de bienfaits que
toutes les institutions de charité et que toutes les églises, la nuit où
se consolent toutes les hontes, où vont se perdre tous les
désespoirs, et où se lave toute la jeunesse de l’affreuse crasse
d’adolescence.

C’est une femme jeune et belle. Elle est en costume de


cour. On ne saurait lui en imaginer un autre, on ne saurait rien lui
imaginer d’autre que ce qu’elle a déjà, que ce qu’on voit. Les
hommes se perdent pour elle, ils tombent sur son sillage comme des
quilles et elle avance au milieu de ses victimes, lesquelles lui
matérialisent son sillage, au premier plan, tandis qu’elle est déjà
loin, libre comme un navire, et de plus en plus indifférente, et
toujours plus accablée par l’appareil immaculé de sa beauté.

Et voilà qu’un jour de l’amertume lui vient de n’aimer


personne. Elle a naturellement beaucoup d’argent. Elle voyage. C’est
au carnaval de Venise que l’amour l’attend. Il est très beau l’autre. Il
a des yeux sombres, des cheveux noirs, une perruque blonde, il est
très noble. Avant même qu’ils se soient fait quoi que ce soit on sait
que ça y est, c’est lui. C’est ça qui est formidable, on le sait avant
elle, on a envie de la prévenir. Il arrive tel l’orage et tout le ciel
s’assombrit. Après bien des retards, entre deux colonnes de marbre,
leurs ombres reflétées par le canal qu’il faut, à la lueur d’une
lanterne qui a, évidemment, d’éclairer ces choses-là, une certaine
habitude, ils s’enlacent. Il dit je vous aime. Elle dit je vous aime moi
aussi. Le ciel sombre de l’attente s’éclaire d’un coup. Foudre d’un tel
baiser. Gigantesque communion de la salle et de l’écran. On voudrait
bien être à leur place. Ah ! comme on le voudrait.

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