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sommaire

Mon compagnon
CAFOP-DIAS-CEAP

RFIM

CAFOP

CSEASP

Les éditions du cseasp


Cabinet de soutien, d’encadrement, d’appui scolaire et
pédagogique (CSEASP)
sommaire

Mon
compagnon
Cabinet de soutien,
Manuel confectionné par le
d’encadrement, d’appui scolaire et pédagogique
(CSEASP)

En collaboration avec
SERY SERY PATRICK MAXIMILIEN
Élève-maitre au cafop 2 de Bouaké
Promotion 2023-2025

« Un outil n’a d’importance qu’à l’usage que nous en faisons »

Les éditions du cseasp


Contact : 0546760268/0703072723/0151647546

Mail : [email protected]
sommaire

REMERCIEMENTS
- À madame laMinistre de l’éducation nationale et de
l’alphabétisation
- Aux inspecteurs généraux de l’éducation nationale et de
l’alphabétisation
- À la Direction de la pédagogie et de la formation continue
- À la Direction des écoles, lycées et collèges
- Aux Inspecteurs et conseillers pédagogiques de l’enseignement
préscolaire et primaire
- À la Direction du cafop2 de Bouaké et le corps enseignant
- Aux Instituteurs, institutrices et les maitres et les maitresses
d’application
- Aux élèves-maitres de la 54e promotion du cafop2 de Bouaké
sommaire

AVANT- PROPOS

Ce présent ouvrage est le fruit de travaux réalisés en année de formation initiale en


cafop.il se veut une synthèse des travaux effectués durant ces deux années de
formation tant sur le plan théorique que pratique et un aide à la préparation au DIAS
(diplôme d’instituteur adjoint stagiaire) et au CEAP (certificat élémentaire
d’aptitude pédagogique).
Ainsi, il représente un soutien pour tout élève-maitre, maitre, tout acteur du monde
de l’éducation, dans leur organisation et leur planification pour la conduite des
séances d’enseignements d’apprentissage-évaluation.
Loin d’être une panacée aux divers maux, il se veut un soutien pour tout élève-
maitre ou toute personne ne sachant pas par ou commencer.il reste de ce fait ouvert
à toutes critiques en vue de son amélioration.il repose sur la réforme de la formation
initiale des maitres RFIM ( reforme de formation initiale du maitre).
Dans ce présent ouvrage il sera traité de :
La présentation du référentiel métier de l’instituteur
L’aperçu des 09 disciplines et des 12 modules de formation en cafop suivi
d’un questionnaire servant d’aide-mémoire des différentes notions abordées
La présentation des approches pédagogiques en vigueur l’école primaire
l’APC et le PNAPAS
Une analyse et une synthèse du corps du programme éducatif et des guides
d’exécution
La méthodologie de rédaction du portfolio
Enfin un annale d’anciens sujets pour les révisions
sommaire

Sommaire

A. La présentation du référentiel métier de l’instituteur


B. L’aperçu des 09 disciplines
CAV
 Profil de sortie
 Document de formation
PSYCHOPEDAGOGIE
 Profil de sortie
 Document de formation
AEC
 Profil de sortie
 Document de formation

EDHC
 Profil de sortie
 Document de formation
HISTOIRE-GEOGRAPHIE
 Profil de sortie
 Document de formation
MATHEMATIQUES
 Profil de sortie
 Document de formation
FORMATION SCIENTIFIQUE
 Profil de sortie
 Document de formation
FRANÇAIS
 Profil de sortie
 Document de formation
C. les 13 modules de formation en cafop
D.Exploitation des modules (aide-mémoire des différentes notions abordées)
E.La présentation des approches pédagogiques en vigueur l’école primaire l’APC et le
PNAPAS
F. Une analyse et une synthèse du corps du programme éducatif et des guides d’exécution
 Préscolaire
 Primaire
G.La méthodologie de rédaction du portfolio
H.Annale d’anciens sujets pour les révisions
sommaire

A.

PRESENTATION DU REFERENTIEL
METIER DE L’INSTITUTEUR
sommaire

REFERENTIEL METIER DE
L’INSTITUTEUR
DOMAINES DE COMPETENCES COMPOSANTES
FORMATION
Valeurs, éthique et C1 : Faire partager les 1. Transmettre les
déontologie valeurs de la république principes de la vie
démocratique
(VED)
2. Enseigner les valeurs de
la république
3. Union discipline travail
4. Assurer le refus de toute
discrimination
5. Promouvoir la culture de
la paix
6. Aider les élèves à
développer leur esprit
critique, à distinguer les
savoirs des opinions ou
croyances, à savoir
argumenter et à respecter
les opinions des autres

C2 : Exercer le métier 7. Agir de façon éthique et


d’instituteur ou d’institutrice responsable vis-à-vis des
dans un cadre règlementaire élèves, des collègues et
en respectant l’éthique des parents
professionnel
8. Se conformer aux
instructions en vigueur
9. S’approprier des aspects
de la législation scolaire
10.Acquérir les principes de
bonne gouvernance de
l’école dans le cadre des
règlements scolaire en
vigueur
11.Développer le sens de la
discipline et du civisme
chez l’élève
sommaire

Pédagogie et gestion C3 : Planifier les activités 12.Définir et mettre en œuvre


de classe d’enseignement- un projet pédagogique et
apprentissage-évaluation éducatif
(PGC)
13. Définir des activités
en rapport avec les
compétences à développer
chez les élèves

14.Elaborer une progression


/planning périodique.

15.Etablir les calendriers des


évaluations

16.Connaitre le contenu et
l’organisation des programmes
éducatifs à enseigner
17.Connaitre le processus
d’apprentissage ainsi que la
psychologie de l’enfant

C4 : Organiser et animer le 18.Mettre en place l’organisation


groupe classe en favorisant matérielle et spatiale de la classe
les coopérations 19.Mettre en place des groupes de
travail
20.Repartir les taches en vue
d’une dynamique de travail de
groupe
21.Faire participer l’apprenant à
sa propre formation
22.Créer des conditions
favorables aux apprentissages
23.Instaurer un climat de
confiance dans sa classe et
24.contribuer à une école
bienveillante
25.Assurer les enseignements et
les apprentissages dans un cadre
de sécurité affective

C5 : Intégrer les outils et 26.Concevoir des activités


ressources numériques aux d’enseignement-apprentissage-
activités d’enseignement-
sommaire

apprentissage-évaluation et évaluation en s’appuyant sur les


gestion du groupe classe outils et ressources numériques
27.Utiliser les outils et
ressources numériques dans les
pratiques pédagogiques
28.Faire la recherche
d’information pédagogiques à
l’aide des outils et ressources
numériques
29.Organiser des interactions à
l’aide d’internet entre élèves
élèves-maitres

C6 : Mettre en œuvre des 30.Diagnostiquer les différentes


stratégies d’enseignement difficultés d’apprentissage,
d’adaptions ou handicap des
élèves
31.Mettre en œuvre une
pédagogie différenciée
32.Elaborer et administrer des
activités de soutien adapte aux
besoins de la classe
34.S’approprier des stratégies et
des outils pédagogiques d’aide et
de protection
35.Collaborer avec d’autres
intervenants afin de prévoir une
aide adaptée

C7 : Communiquer 36.Respecter les règles de


clairement et correctement fonctionnement de la langue
en langue française à l’oral et française à l’oral et à l’écrit
l’écrit dans divers contexte 37.Produire des textes dans
liés à la profession
enseignante divers contextes liés à l’exercice
de la profession enseignante
38.Améliorer son expression
orale et écrite en lien avec les
disciplines du métier
39.Prendre connaissance de
diverses possibilités d’utilisation
de langages verbaux et non
verbaux
sommaire

C8 : Concevoir des situations 40.Elaborer des situations


d’enseignement- d’apprentissage adaptées au
apprentissage-évaluation en groupe-classe.
fonction des élèves
41.Préparer des situations
concernés, de la didactique
des disciplines et du d’évaluation adaptées aux
développement des situations d’enseignement
compétences apprentissage retenues
42.Elaborer des fiches
pédagogiques en appui à son
enseignement en classe
43.S’approprier les didactiques
des disciplines

Evaluations des C9 : Evaluer la progression 44.S’approprier les aspects de


acquis et des progrès des apprentissages et le degré l’évaluation théorique
des élèves de développement des 45.Connaitre des principes et
compétences techniques pour l’évaluation
(EAPE)
46.Situer les acquisitions de ses
élèves par rapport au système
éducatif
47.Faire l’analyse critique des
résultats des évaluations
48.Comprendre les progressions
des apprentissages en lien avec la
progression du guide d’exécution
49.Concevoir des situations
périodiques des apprentissages
50.Varier différents types
d’évaluation dans son
enseignement
51.Procéder à des évaluations
justes et équitables
52.Produire le bilan du
développement des compétences

Environnement C10 : Coopérer avec 53.S’approprier les principes et


scolaire et vie l’équipe-école, les parents, le les fondements des relations entre
extrascolaire différent partenaire et les l’école et la communauté
élèves à l’intérieur de l’école, 54.Organiser les relations entre
(ESES) comme à l’extérieur de
l’école en vue de l’atteinte l’école et la communauté
des objectifs éducatifs concernée par l’éducation des
enfants
sommaire

55.Elaborer les plaidoyers auprès


des partenaires techniques et
financiers
56.Favoriser b la participation
des élèves au fonctionnement de
l’école
57.Travailler de concert avec les
autres membres de l’équipe-
école

Développement C11 :S’engager dans une 58.Faire des recherches pour


personnel et démarche individuelle et enrichir ses acquis
professionnel(DPP) collective de développement 59.Concevoir des projets de
personnel développement personnel et
professionnel
60.Améliorer les compétences
en se documentant et en
sollicitant des personnes
ressources
61.Participer à des activités à
caractère culturel et scientifique
en rapport avec sa profession
62.Réfléchir sur son action
Mettre en œuvre des méthodes
d’auto-évaluation
63.Se tenir informer des acquis
de la recherche afin de pouvoir
64.s’engager dans des projets et
des démarches d’innovation
pédagogique visant à
l’amélioration des pratiques

C12 : Intégrer les éléments 65.Faire des recherches pour


numériques aux fins de enrichir ses acquis
développement personnel et 66.Concevoir des projets de
professionnel développement personnel
67.Améliorer ses compétences en
se documentant et sollicitant des
personnes ressources
68.Participer à des activités
culturel et scientifique en rapport
avec sa profession
sommaire

ACTIVITÉS :
Les élèves-maitres du cafop 2 de Bouaké, sont en stage en tutelle. Pendant cette période
une grille d’observation et de suivi leur a été donnée. Sur cette fiche sont marquées les
compétences sur lesquelles ils doivent être évalués.
Après le stage, suite aux remarques faites par les professeurs de cafop et les conseillers
pédagogiques ,sur la non mise en pratique des compétences du référentiel métier de
l’instituteur lors de leurs prestations. ils décident d’analyser le référentiel métier afin de
dénombrer les domaines de formation ,les identifier, trouver le nombre de compétences
par domaines et aussi le nombre de composantes par compétences et par domaine,
d’établir le pourcentage de chaque domaines en fonction de ses compétences et de ses
composantes et produire un graphique circulaire servant d’illustration.
TACHES :
Dénombre les domaines de formation en cafop et énumère-les
Pour chaque domaine, donne le nombre de compétence et énumère-les
Etablis pour chaque compétence le nombre de composantes et détermine le nombre de
composantes par domaines
Etablis le pourcentage de chaque domaine en fonction de ses compétences et de ses
composantes
Construis un graphe circulaire des pourcentages des domaines suiant leur compétences et
composantes.

Solution
la formation initiale en cafop comporte 5 domaines qui sont :
Valeurs, éthique et déontologie
Pédagogie et gestion des classes
Evaluation des acquis et progrès des élèves
Environnement scolaire et extrascolaire
Développement personnel et professionnel

Le nombre de compétence par domaine et leur énumération :


VED : 2 COMPETENCES
Faire partager les valeurs de la république
Exercer le métier d’instituteur dans un cadre réglementaire en respectant l’éthique
professionnel

PGC : 6 COMPETENCES
Organiser le groupe-classe en favorisant les coopérations
Intégrer les outils numériques aux activités d’enseignement-apprentissage-évaluation et
la gestion du groupe-classe
Mettre en œuvre des stratégies d’enseignement
Communiquer clairement et correctement en langue française dans divers contextes liés à
la profession enseignante
sommaire

Concevoir des situations d’enseignement-apprentissage –évaluation en fonction des élèves


concernés, de la didactique des disciplines et du développement des compétences

EAPE : 1 COMPETENCE
Evaluer les acquis et les progrès et le degré de compétences des élèves

ESES : 1 COMPETENCE
Coopérer avec l’équipe-école, les parents, les différents partenaires et les élèves à
l’intérieur de l’école comme à l’extérieur en vue de l’atteinte des objectifs éducatifs

DPP : 2 COMPETENCES
S’engager dans une démarche individuelle et collective de développement personnel
Intégrer les éléments numériques aux fins de développement personnel et professionnel

Domaines Nombres de compétence


VED 2
PGC 6
EAPE 1
ESES 1
DPP 2

Nombre de composantes et de compétences par domines

domaines cptce cpste Cpste/domaine


VED 1 6 11
2 5
PGC 1 6 30
2 7
3 4
4 5
5 4
6 4
EPE 1 9 9
ESES 1 5 5
DPP 1 7 11
2 4
TOTAL 66
sommaire

Pourcentage de chaque domaine en fonction de ses compétences et de ses composantes


Domaine VED PGC EPE ESES DPP total

Pourcentage des 16.67 50 08.33 08.33 16.67 100


compétences
Pourcentage des 16.66 45.45 13.64 07.58 16.67 100
Composante
Degré 59.98 163.64 49.10 27.28 60 360

Diagramme circulaire des pourcentages des composantes selon les domaines

POURCENTAGE DES COMPOSANTES PAR DOMAINE


DPP VED
17% 17%

ESES
7%

EAPE
14%
PGC
45%

POURCENTGE DES COMPOSANTES ET DES


COMPETENCES PAR DOMAINES
VED PGC EAPE ESES
45.45
50
16.67

16.67

16.67

16.67
13.64
8.33

POURCENTAGE DES COMPÉTENCES POURCENTAGE DES COMPOSANTES


sommaire

B.

DOMAINES ET DISCIPLINES EN
FORMATION INITIALE
sommaire

LES DISCIPLINES ET LEURS OBJECTIFS

Les disciplines enseignées en cafop se déclinent en matières pour certaines et en sous


disciplines pour d’autres avec des objectifs spécifiques
DISCIPLINES OBJECTIFS
Français -outiller l’élève-maitre à communiquer correctement à l’oral
Répartition
et à l’écrit des disciplines
-mettre en œuvre la didactique du français
Mathématiques selon
-concevoirles domaines
des situations relatives aux nombres, aux
fonctions, à la géométrie et à la mesure
-faire traiter par ses apprenants des situations relatives aux
nombres aux opérations aux fonctions à la géométrie et à la
mesure
-conduire une leçon relative aux nombres aux opérations aux
à la géométrie et à la mesure dans le processus
d’enseignement/apprentissage
Formation -S’approprier les contenus scientifiques relatifs à la biologie
scientifique animale, végétale, humaine
-Mettre en œuvre la didactique des sciences et technologies
CAV Outiller l’élève-maitre à utiliser efficacement les aides
visuelles dans l’acte pédagogique
Communiquer efficacement dans une situation pédagogique
Initier et intégrer les tice dans les apprentissages
Psychopédagogie Faciliter les apprentissages chez les élèves en se fondant sur
la connaissance de l’enfant
AEC -Maitriser les différents contenus et la didactique des activités
d’expression et de création
-Réaliser et apprécier des œuvres en activités d’expression et
de création
-Conduire des séances de leçons et animer des ateliers de
productions artistiques
-Promouvoir des productions artistiques
Histoire géographie -Expliquer les généralités de l’enseignement de l’histoire-
géographie à l’école élémentaire
-Mobiliser ses acquis sur l’interprétation de l’évolution d’une
société et la mise en relation des phénomènes de la
géographie physique, humaine, économique et politique de la
ci et du monde
-Conduire toute sorte de séance d’EAE en histoire ou en
géographie au préscolaire et primaire
Education physique et -Construire et développer des attitudes et des aptitudes en
sportive éducation physique et sportive
-Utiliser des méthodologies et des démarches pédagogiques
d’enseignement –apprentissage-évaluation pour mettre en
sommaire
DOMAINES DISCIPLINES MATIERES/SOUS-
DISCIPLINES

LANGUES Français -Expression orale


-Lecture
-Exploitation de
texte1
- Exploitation de
texte 2
-Ecriture
-Poésie
-Expression écrite

ARTS AEC -Expression plastique


-Expression musicale
-Expression
corporelle
SCIENCES Mathématiques -Nombres et
opérations
-Géométrie
-Grandeurs
mesurables
Formation -Biologie
scientifiques -Physiques
-Technologies
Communication
audio-visuelle (CAV)
DEVELOPPEMENT éduction physique et -Création et
PHYSIQUE ET sportive (EPS) réalisation de jeux
SPORTIF -Développement
physique des
aptitudes
-Développement des
capacités athlétiques
UNIVERS SOCIAL Histoire-géographie

Psychopédagogie -Histoire
-Géographie

Educations aux droits


de l’homme et à la
citoyenneté
sommaire

œuvre les contenus disciplinaires de l’éducation physique et


sportive des programmes du préscolaire et du primaire
Education aux droits -Comprendre la citoyenneté, le civisme et la bonne
de l’homme et à la gouvernance
citoyenneté -Appliquer des pratiques de vie saine
-Conduire une leçon d’éducation aux droits de l’homme et la
citoyenneté
-Traiter des situations relatives à l’éthique et la déontologie
de la profession

ACTIVITÉS :

Les élèves maitres du cafop de Dabou de 1ere année, venant d’arriver en cafop ne sachant
pas les disciplines étudiées en cafop sollicitent ton aide
Dénombre et énumère les disciplines en cafop reparties les en domaines et cite au moins 2
objectifs pour chaque discipline
sommaire

Profils de sortie et contenus de


formation

Navigateur
CAV
 Profil de sortie
 Document de formation
PSYCHOPEDAGOGIE
 Profil de sortie
 Document de formation
AEC
 Profil de sortie
 Document de formation
EDHC
 Profil de sortie
 Document de formation
HISTOIRE-GEOGRAPHIE
 Profil de sortie
 Document de formation
MATHEMATIQUES
 Profil de sortie
 Document de formation
FORMATION SCIENTIFIQUE
 Profil de sortie
 Document de formation
FRANÇAIS
 Profil de sortie
 Document de formation
sommaire
sommaire
Communication audiovisuelle :
CAV

PROFIL DE SORTIE:
A la fin de la formation de communication audiovisuelle au CAFOP, l’élève-maître
doit avoir acquis et construit des habiletés lui permettant de :
-Produire des supports visuels et ou sonores à usage pédagogique dans le
primaire et la maternelle ;
-Utiliser des supports dans ses actes pédagogiques ;
-Communiquer entre autre à l’aide de ces supports dans des activités
d’enseignement/apprentissa
ge.
LE DOMAINE
La communication audiovisuelle relève du domaine de l’univers social
à l’instar de :
-l’histoire et la géographie,
- l’Education aux Droits de l’Homme et à la Citoyenneté,
- la psychopédagogie,
Elle constitue avec la psychopédagogie les deux disciplines transversales enseignées
dans les Centres d’Animation et de formation Pédagogique. Eu égard à son caractère
transversal, la communication audiovisuelle permet aux autres disciplines du domaine en
particulier et à toutes les disciplines en général de parvenir à leurs fins. Elle met à
disposition des élèves-maitres une série d’outils pratiques pour la bonne conduite de
leurs classes quelle que soit la discipline enseignée.

CORPS DU PROGRAMME EDUCATIF

COMPETENCE 1:
Traiter des situations relatives à la compréhension de l’utilisation de l’Audiovisuel à
l’école.

THEME: Les généralités sur l’audiovisuel

LECON1: L’AUDIOVISUEL ET SES COMPOSANTES

EXEMPLE DE SITUATION: C’est le premier jour de la rentrée scolaire au CAFOP de


DALOA. Les élèves- maîtres du groupe 2 reçoivent leur emploi du temps sur
lequel est mentionnée la discipline Communication audiovisuelle (CAV). Chacun
manifeste le désire d’en savoir plus. Il s’engage un échange entre eux.
L’élève-maitre rédige ce qu’il sait de cette
discipline.
sommaire

HABILETES CONTENUS
Exprimer Sa perception de l’audio-visuel
Découvrir les composantes de l’audiovisuel

comprendre l’influence des mass-médias sur la société et sur l’enfant


l’implication pédagogique des mass-médias
Justifier - l’utilisation des moyens audiovisuels à l’école

LECON2:L’IMAGE

HABILETES CONTENUS
les notions élémentaires de sémiologie
Découvrir l’image
le langage cinématographique de base
Produire des aides visuelles et ou sonores

COMPETENCE 2: Traiter des situations relatives à l’utilisation des aides visuelles dans
l’acte pédagogique

THEME: Les aides visuelles dans l’acte pédagogique

LECON1: L’IMAGE DANS L’ACTE PEDAGOQIQUE

EXEMPLE DE SITUATION : Au cours d’une séance d’entrainement pédagogique au


CE1 au CAFOP de MAN, De Gaulle le prestataire présente aux élèves une image du
manuel { partir de l’estrade puis leur demande de dire ce qu’ils voient. Suite à la réaction
timide de ceux-ci, De Gaulle range le livre pour une autre étape de la séance.
L’élève-maitre présente par écrit les critiques qu’il porte sur la prestation de De Gaulle.

HABILETES CONTENUS
La démarche de la lecture de l’image
Comprendre La perception de l’image par l’enfant
Analyser les images des manuels scolaires et des supports didactiques
Découvrir l’importance de l’image dans l’acte pédagogique

LECON2: LE TABLEAU ET L’ARDOISE

HABILETES CONTENUS
Connaitre Les caractéristiques du tableau et de l’ardoise
Le tableau/ L’ardoise
Utiliser

COMPETENCE3: Traiter des situations relatives à la communication

THEME: Les généralités sur la communication

LECON1: LE PROCESSUS DE LA COMMUNICATION


sommaire
EXEMPLE DE SITUATION: A l’occasion de l’assemblée générale de la coopérative
du CAFOP de GAGNOA, le président fait le bilan de ses activités. D’incompréhension
en incompréhension, la réunion s’achève en queue de poisson.
L’élève-maître identifie le problème

HABILETES CONTENUS
Découvrir les notions élémentaires de communication
Les obstacles à la communication
Comprendre Les schémas de la communication

LECON 2: LA COMMUNICATION POUR LE CHANGEMENT DE COMPORTEMENT

HABILETES CONTENUS
connaitre Le processus de la Communication pour le Changement de comportement
Appliquer Le counseling

COMPETENCE4: Traiter des situations relatives à la communication pédagogique

THEME: La communication pédagogique

LECON1: LES TECHNIQUES DE COMMUNICATION PEDAGOGIQUE


EXEMPLE DE STUATION: En stage pratique à l’EPP Congo de Grand Bassam,
Kouassi, un élève-maitre tenant la classe de CE1, ne fait qu’interroger les élèves qu’il
trouve brillants, ignorant la majorité de la classe qu’il rabroue et humilie constamment. Ces
derniers ne participent pratiquement plus au cours de Kouassi. L’élève-maitre recherche
les raisons qui fondent le désintérêt des apprenants

HABILETES CONTENUS
Découvrir le processus de la communication pédagogique
Rechercher Les conditions d’une communication pédagogique efficace

LECON2: L’ANIMATION DE GROUPE

HABILETES CONTENUS
Comprendre Les styles d’animation
Animer une réunion

LECON 3: LA COMMUNICATION ADMINISTRATIVE

EXEMPLE DE SITUATION: Le directeur de L’EPP Boka, dans la Sous-préfecture de


Toumodi, constate que
Le taux d’absentéisme de ses collaborateurs est très élevé. IL décide de les
interpeler par écrit. L’élève-maitre rédige la correspondance.
sommaire

HABILETES CONTENUS
La lettre
Connaitre La note, le compte rendu,
Le rapport, le procès-verbal
Rediger la lettre
la note, le compte-endu
le rapport,le proces verbal

Leçon 4: l’informatique
habiletés contenus
Decouir l’internet
l’outil informatique
comprendre les avantages et les inconeniants de l’outil informatique
sommaire

DOCUMENT DE FORMATION

Discipline

COMMUNICATION AUDIOVISUELLE
(C.A.V)
sommaire

THEMES LEÇONS SEANCES


Les généralités sur
LES GENERALITES L’AUDIOVISUEL ET l’audiovisuel
SUR L’AUDIOVISUEL SES COMPOSANTES L’action des médias sur la
société et l’enfant

LES AIDES VISUELLES LES RESSOURCES L’ardoise


DANS L’ACTE PEDAGOGIQUES Le tableau
PEDAGOGIQUE

L’importance de l’image
L’IMAGE DANS dans l’acte pédagogique
L’ACTE Lecture de l’image
PEDAGOGIQUE L’exploitation de l’image
La bande dessinée

Les éléments, les types et les


modes de la communication
LA COMMUNICATION Le processus de la
communication pédagogique
Les conditions d’une
communication pédagogique
LA COMMUNICATION efficace

Le compte-rendu et le
LES TECHNIQUES DE rapport
COMMUNICATION Le procès-verbal et la note de
ADMINISTRATIVE service
sommaire

THEME 1 : LES GENERALITES SUR L’AUDIOVISUEL

LEÇON I : L'AUDIOVISUEL ET SES COMPOSANTES

Séance 1 : LES GÉNÉRALITÉS SUR L'AUDIOVISUEL

INTRODUCTION
L’audiovisuel dans le cycle de l’enseignement primaire du système éducatif ivoirien est
classé, à l’instar de la psychopédagogie, comme une discipline transversale. Il n’est pas
enseigné à l’école primaire. D’une façon générale, il est la synthèse des techniques qui
peuvent occasionner une communication par le truchement de la sensibilité visuelle et /ou
auditive.
DEFINITION
Le mot « Audiovisuel » vient des USA où, aux environs de 1930, le terme «Audio» a été
rapproché du terme « Visuel ». Il désigne l’ensemble des techniques de communication
qui font appel séparément ou simultanément au son et à l’image.
LES COMPOSANTES DE L'AUDIOVISUEL
L’audiovisuel comprend 3 grandes composantes :
Les techniques auditives

Les techniques auditives désignent l'ensemble des techniques, des moyens fondés sur
la sensibilité auditive.
Nous pouvons citer : le microphone, le haut-parleur, l'écouteur, le magnétophone, la
radio, le mégaphone, le téléphone...
Exemples :

Les techniques visuelles

C'est l'ensemble des techniques et moyens faisant appel à la faculté visuelle (la
vue). Ce sont : le diapositive, l'épiscope, le rétroprojecteur, le dessin, la
photographie, etc.
sommaire

Exemples :

Les techniques audiovisuelles


C'est l'ensemble des techniques et moyens faisant appel, simultanément, au son et à
l'image. Exemples : la télévision, le cinéma, l'ordinateur, les spectacles (théâtre,
concert musical, danse...), le visiophone, l'E-classroom, internet, etc.
Exemples :

Télévision Cinéma Ordinateur E-classroom

L'AUDIOVISUEL SUPPORT PEDAGOGIQUE

Les moyens de l'audiovisuel à l'école

L'audiovisuel utilise plusieurs moyens :

La radio, la télévision, les disques compacts (CD), les vidéocassettes, les DVD, le
cinéma, le laser et les hologrammes, les multimédias l'internet...

A l'école primaire, le maître utilise comme moyens audiovisuels :


LES IMAGES, LES AFFICHES, LES CARTES, LES CROQUIS, LES
DESSINS,
TABLEAUX, COURBES, DIAGRAMMES... qui accompagnent les leçons.
Mais, il peut, aussi, utiliser la radio pour faire écouter une émission ou un passage
radiophonique ; faire visionner un film (documentaire, historique, culturel) grâce à un
poste téléviseur, un magnétoscope, un vidéoprojecteur, etc. Pour faire découvrir ou
sommaire

renforcer les connaissances à l'étude.

Aujourd'hui, avec le dispositif SANKORE et les salles multimédia (intégrant l'internet),


créés dans des écoles par l'Etat, le maître a une ouverture sur le monde et une multitude
de ressources pour approfondir son enseignement.

Les difficultés de l'utilisation de l'audiovisuel à l'école


L'audiovisuel, étant un ensemble de techniques, nécessite des connaissances particulières
pour son utilisation.

A l'école primaire, les difficultés rencontrées par les enseignants sont :


La non-maîtrise des outils audiovisuels (utilisation)
Le manque de matériel audiovisuel dans les écoles
Manque ou insuffisance de connaissances audiovisuelles
L'hostilité de certains enseignants pour l'utilisation de l'audiovisuel en classe
Les effectifs pléthoriques
Absence de contenus sur l'audiovisuel dans les programmes scolaires

CONCLUSION
Le pédagogue contemporain a plus que besoin de la communication audiovisuelle comme
support et comme matériel pour faire passer, avec sérénité et aisance, ses enseignements.
L’enseignant doit maîtriser ce langage culturel universel afin d’appartenir au village
planétaire qu’est devenue la Terre.
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SÉANCE 2: L’ACTION DES MÉDIAS SUR LA SOCIÉTÉ ET L’ENFANT

INTRODUCTION
Selon MONTESQUIEU (1689-1775), un individu reçoit trois éducations différentes:
celle de ses parents, de ses maîtres et celle du monde, dominée par les médias.
Devant l’importance de la présence des médias dans la vie quotidienne des enfants, le
monde de l’éducation s’est rapidement intéressé à eux: la presse, la radio, le cinéma, la
télévision, les jeux vidéo, la publicité et plus récemment Internet.
Quelle est donc leur action sur ceux-ci ?
I–DEFINITIONS
Les mass-médias
On désigne par le terme MASS-MEDIA, l’ensemble des moyens de communication de
masse, c'est-à-dire, l'ensemble des techniques par lesquelles l'information atteint un
grand nombre de personnes.
On les classe en deux catégories :
Les MASS-MEDIAS ECRITS : Affiches, livres, BD, livres de poche, journaux…
Les MASS-MEDIAS AUDIOVISUELS : Radiodiffusion, Télévision, Cinéma,
Internet, disques (CD, DVD, Clé USB…).
L’école officielle ou l’éducation formelle
C’est une institution régie par des lois. Elle fonctionne avec des programmes scolaires
précis, suivant une progression bien définie, dans un espace géographiquement délimité.
L’enseignement y est dispensé par un personnel spécialisé. L’application des programmes
est contrôlée par des autorités compétentes. C’est un système fermé, contraignant à la fois
pour l’enseignant et pour l’enfant.
L’école parallèle ou l’éducation informelle
L’école parallèle est l’environnement socioculturel de l’individu. Elle est constituée par
l’ensemble des circuits grâce auxquels on peut s’informer pour acquérir des
connaissances en dehors de l’école officielle.
Elle est libre d’accès et a pour principaux instruments ceux de la communication de
masse comme la TV, le cinéma, la presse écrite, la radiodiffusion, la rue, la bibliothèque,
l’Internet…
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II – INFLUENCE DES MASS MEDIAS


Impacts positifs
- Moyen d’information, d’éducation et de distraction
Moyen de rapprochement des peuples et des cultures (ce qui explique la notion de
village planétaire)
Moyen d’accès à un volume gigantesque d’informations sous des formes très
variées: textuelles, graphiques, sonores…
Impacts négatifs
Au plan socioculturel : le mimétisme, l’acculturation, la dépravation des mœurs,
le déséquilibre financier, l’absence de relation en famille, l’idéalisation d’un
monde irréel.
Au plan psychologique : complexe d’infériorité ou de supériorité, les conflits de
générations, la maturation précoce des enfants, sentiments d’insécurité.
Au plan pédagogique : l’hostilité de certains enseignants pour l’utilisation des médias à
l’école, l’école parallèle attire plus les enfants car elle n’est pas contraignante,
déformation de l’expression écrite (Kbine, Maxximum, Kdo,) et orale (jargon, nouchi),
faiblesse lexicale (orthographique, grammaticale), passivité intellectuelle.

SOLUTIONS PROPOSEES
Au plan socioculturel : Orienter les enfants, discuter avec eux des médias, pas de
télévision ni d’ordinateur dans les chambres des enfants, éviter les longues expositions
aux médias électroniques, regarder la TV avec les enfants et leur expliquer les différents
montages.
Au plan psychologique : L’enseignant doit fréquenter les médias et les maîtriser, orienter
les enfants, les sensibiliser sur l’irréalité des fictions ; en clair, les éduquer à l’audiovisuel
en classe.
Au plan pédagogique : Relever et corriger les fautes rencontrées dans l’environnement
de l’enfant, exploiter les supports audiovisuels en classe, initier les élèves à la
communication audiovisuelle.
CONCLUSION
Dorénavant, les médias font partie du quotidien des enfants. C’est pourquoi l’école doit
en tenir compte en attirant leur attention sur les dangers que ces médias comportent.
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THEME 2 : LES AIDES VISUELLES DANS L'ACTE PEDAGOGIQUE


LEÇON I : LES RESSOURCES PEDAGOGIQUES

Séance 1 : L'ARDOISE

GÉNÉRALITES

Dans le domaine solaire, la notion d'ardoise renvoie à une plaque, c'est-à-dire une matière
rigide constituant un élément relativement mince, plat et qui sert de support d'écriture
aux élèves.
L'ardoise est une aide visuelle d'une importance capitale dans une classe. Dès lors, son
utilisation nécessite des réflexes.

UTILISATION DE L’ARDOISE
L’utilisation de l’ardoise à l’école ne semble pas du tout aisée. Pour ce faire, nous
préconisons le procédé La Matinière (le PLM) pour tirer réellement profit de ce support
d’écriture fréquemment utilisé par les élèves.
Le PLM est en fait un moyen de contrôle des ardoises. Particulièrement utile dans les
classes chargées, il permet une vérification pratique et rapide de l’acquisition des
connaissances en jaugeant une classe sur un point précis et dans un délai très court.
Le mécanisme du procédé
Il se déroule en plusieurs étapes :

-1er signal sonore : Le maître invite les élèves à lever les craies. Il donne la consigne
après avoir obtenu un silence parfait et laisse les élèves réfléchir.
-2è signal sonore : Les élèves écrivent la réponse.
-3è signal sonore : Les élèves cessent d’écrire, posent les craies et lèvent les ardoises, de
manière à faciliter le contrôle.
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Le maître, sans trop se déplacer, et grâce à une vue d’ensemble, apprécie séparément les
réponses. Il fait baisser les ardoises portant des réponses incorrectes.
Le maître invite un élève au tableau pour la correction. C’est le moment de réexpliquer,
de ré-énoncer la règle.
Le maître demande aux élèves de corriger et de lever les ardoises qu’il prend soin de
vérifier à nouveau.
OU BIEN
-Au 3è signal sonore, le maître fait fermer les ardoises. Il interroge un élève pour écrire
la réponse au tableau. Il fait lever les ardoises et procède alors au contrôle. Il fait corriger
ceux qui n’ont pas trouvé la bonne réponse.
Pour garder sa valeur, le PLM doit s’utiliser avec beaucoup de rigueur. L’exercice, en
raison de l’effort intense d’attention qu’il exige, ne doit pas être long (pas plus de 5
minutes).
Les avantages du procédé
Employé correctement dans les classes disciplinées, le PLM :
-Touche tous les élèves à la fois.
-Rend les élèves actifs.
-Exige de l’élève un effort personnel.
-Met de l’entrain dans la classe.
-Permet un contrôle rapide et complet.
-Fait gagner beaucoup de temps.
Les inconvénients
Le PLM ne présente pas que des avantages. Peut-on l’employer exclusivement comme
moyen de contrôle ? La réponse est NON.
-Il ne vise que l’essentiel.
-Il appelle des réponses brèves, souvent incomplètes.
-Il ne permet pas à l’élève d’extérioriser sa pensée, de s’exprimer dans des phrases
correctes. Or, développer l’élocution enfantine est un des buts de l’école primaire.
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Séance 2 : LE TABLEAU

GÉNÉRALITES

Le tableau est le support d’écriture de l’enseignant. D’une façon générale, le tableau est
une surface plane qui elle-même découle :
Soit d’un pan de mur en bas-relief ;
Soit d’un panneau accroché au mur ou posé sur un chevalet.
Il peut être de différentes couleurs : noir, vert, blanc (tableau à feutre).
Le tableau noir est le plus connu au point qu'on ne le qualifie plus par l'adjectif, quoique
quelque fois de couleur bleue, brune, grise ou verte. Il est généralement immobile, bien
que quelques modèles puissent être sur roulettes, coulissants verticalement ou
horizontalement, ou encore à volets comme les pages d'un livre.
LES AVANTAGES DU TABLEAU
Le tableau est important car il :
Fixe l'attention, frappe l'imagination, stimule la réflexion, facilite la compréhension,
Permet d’occuper tous les élèves à la fois en leur servant de mémoire collective et en
les rendant plus disponibles à la vie du groupe.
Éclaircie les difficultés, donne de la vie à la séance, la concrétise (écriture, dessins).
III. L'UTILISATION DU TABLEAU
Le tableau doit être utilisé en classe de manière organisée et méthodique :
Si nous l’utilisons pour la première fois, la première opération consiste à le partager en
3 ou 4 parties égales (compartiments) selon la longueur du tableau (de manière
verticale), séparées par des frises avec de la craie de couleur.
 3 parties :
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4 parties

Écrire sur les parties (pages) du tableau, de la gauche vers la droite et du haut
vers le bas, en commençant par la date qui est centrée.
Tout ce que l'on écrira à la craie doit être lisible, claire et sans faute.
Pour être lue sans peine, les lettres doivent avoir une hauteur de 5 à 6 cm de haut.
Effacer le tableau avec un chiffon légèrement humide, de haut en bas ou de gauche à
droite, en ligne droite.

Comment écrire la date ?

Dans les petites classes (Maternelle – CP1 – CP2), écrire la date en minuscule et en
cursive.
Exemple : mardi 21 avril 2020
Dans les grandes classes (CE1 – CE2 – CM1 – CM2), écrire la date en commençant par
une majuscule (une phrase commençant par une lettre majuscule) et le début des mois en
minuscule.
Exemple : Mardi 21 avril 2020
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LES CRAIES DE COULEUR


Les craies de couleur varient en qualité et en intensité. Les couleurs doivent être utilisées
pour attirer l'attention des élèves sur une lettre, un son, un mot nouveau, ajouter de l'intérêt
a tableau, colorier les dessins ou pour souligner des mots et des phrases.
La craie blanche sur le tableau noir frappe immédiatement la vue ; elle est de loin
la meilleure.
- On l’utilisera de préférence sur un tableau noir ou vert.
- On évitera d’utiliser les craies de couleurs froides (bleu, vert…) car elles manquent
de relief et se voient mal du fond de la classe.
Par conséquent, il est conseillé d’utiliser les couleurs chaudes (rouge, jaune, orangé).
Quelques conseils pratiques
Ne pas tourner complètement le dos aux élèves.
Écrire si possible de biais.
Au tableau, soyez rapide et jetez des coups d’OEil de temps à autre aux élèves.
Utilisez une écriture simple, parfaitement lisible que les élèves peuvent imiter facilement.
Pas de gribouillage ni fioriture.
Préparez le tableau tôt le matin avant l’arrivée des élèves ou le soir après leur départ.

CONCLUSION
L’utilisation du tableau est l’une des habiletés qu’un enseignant se doit d’acquérir pour une
plus grande efficacité dans la classe.
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LEÇON II : L'IMAGE DANS L'ACTE PEDAGOGIQUE


Séance 1 : L'IMPORTANCE DE L'IMAGE DANS L'ACTE PÉDAGOGIQUE

DEFINITION DE L'IMAGE

En pédagogie l'image est la représentation d'un être, d'une chose par le dessin, la
photographie, la sculpture...
C'est aussi la représentation d'une réalité matérielle ou abstraite, en termes d'analogie et
de similitude.
Exemple : Dessin d'enfants allant à l'école

Selon le dictionnaire Larousse, l'image est la représentation d'un être ou d'une chose par
les arts graphiques (photographie, film, dessin...). L’image peut être visuelle, mentale,
auditive, tactile, olfactive, gustative. Notre étude porte essentiellement sur l’image
visuelle.

RÔLE DE L'IMAGE

L’image fait partie de l’univers des enfants. C’est une mine d’informations qui joue un
rôle important dans l’acquisition des connaissances.
En effet, en plus de ses fonctions de décoration et d'illustration, l'image joue trois
grands rôles en pédagogie:

Motivation

L’image permet de :
Stimuler l’intérêt de l'enfant
Faciliter l’éveil de l’intelligence
Provoquer la curiosité de l’enfant au cours d’une leçon.
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Elle peut constituer le point de départ d'une leçon (expression orale).

Concrétisation

En classe, l'utilisation de l'image permet aux élèves de voir l'objet ou la réalité dont
parle l'enseignant. Ainsi, elle "matérialise" la notion ou connaissance abstraite étudiée et
leur offre,
alors, l'opportunité de la saisir et de la comprendre.

Renfermant de nombreuses informations, l'image permet à l'élève de


comprendre les connaissances des différentes leçons.

Consolidation ou renforcement

Au cours d'une leçon, l'enseignant, pour fixer une connaissance ou une notion découverte
par les élèves, peut avoir recours à une image pour la consolider ou renforcer. A ce niveau
précis, il doit faire un choix judicieux des images avant la séance. Toutes les images de
révision servent au renforcement et à la consolidation des acquisitions. Elles le sont aussi
pendant l’évaluation et le contrôle.

UTILITÉ DE L'IMAGE À L'ÉCOLE PRIMAIRE

L'utilité de l'image à l'école primaire n'est plus à démontrer. Elle aide le maître

à bien mener son enseignement et favorise l'acquisition des connaissances par les élèves.
En effet, une des missions de l'école est d'enrichir la conscience imageante de l’élève ;
c'est-à- dire que l'école doit permettre à l'élève de saisir, afin de les comprendre, les
réalités qui l'entourent. Et c'est à travers l'image que cela peut se faire, car :

Lorsque l’enfant perçoit l’objet de référence, il le fixe dans sa mémoire.

L'image permet de faire voir en classe ce qui est impossible d'y apporter, comme par
exemple la notion de paix, de salubrité, de protection environnementale, de scolarisation
des enfants, surtout la petite fille etc.
L’image est, en outre, un moyen de rapprochement des peuples et des cultures en
réduisant les distances, l’espace, par l’introduction des milieux de vie à l’intérieur de la
classe. Par exemple les différentes danses de la Côte d'ivoire peuvent être vues et étudiées
grâce à l'image.
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Séance 2 : LECTURE DE L'IMAGE

La lecture d'un texte équivaut au décodage des différents mots (faits de signes)
qui le constituent. Lire une image consiste à l'interpréter. Pour ce faire, il faut connaître
les différents codes de l'image.
1- Les codes de lecture de l'image
Le code est un système conventionnel de signes par lesquels on transcrit ou traduit un
message. Il peut être visible ou non. Les codes qui permettent la lecture de l'image sont :

- Le code historique : L'ensemble des éléments sur l'image qui permettent de déterminer
l'époque de la scène.
Exemples : coiffure, habitat, vêtement, couleur...
Le code gestuel : L'ensemble des signes qui traduisent le mouvement, la vie, la position
des objets, le mouvement des membres et l'expression du visage.
Le code de caractère ou typographique : forme des lettres, leur position, l'intensité de la
voix caractérisée par la grosseur des lettres.
Le code chromatique : Les couleurs ont un sens et rapprochent davantage de la réalité.
Le code géographique : Les signes permettant de localiser une scène dans l’espace :
paysage, habillement, habitat.
Le code photographique : Le cadrage, la profondeur de champ, l'angle de prise de
vue, l'agrandissement...
Le code linguistique : La langue utilisée sur l'image.
Le code temporel : Le moment du jour, la journée ou la nuit, le temps qu'il fait, l'heure...

En plus de ces codes il y a trois autres codes spécifiques à la bande dessinée et à l'affiche
qui sont :
- Le code d’iconicité ou de ressemblance : L'image dessinée entretient un rapport
d'analogie avec la réalité qu'elle est censée représenter. C'est l'ensemble des éléments qui
permettent de reconnaître un garçon, une fille, une maison...
- Le code de suppléance ou onomatopée : signes qui permettent de traduire ce qui n'est
pas facile à dessiner : mouvement, bruit, odeur, sentiment...
- Le code d'agencement séquentiel : c'est la technique qui permet d'agencer les scènes
du récit de façon à permettre l'intelligibilité de l'histoire. Il permet de jouer dans le temps
par l'ellipse et le feed-back.
La lecture de l'image permet à l'enseignant de repérer les signes, les formes, les couleurs qui
lui permettront de détecter le sens du message contenu dans cette image.
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Ainsi, la lecture de l'image respecte les trois étapes suivantes :

- L'OBSERVATION
L'enseignant observe l'image afin d'identifier les éléments qui la composent.

- LA DÉNOTATION
A cette phase, l'enseignant relève les éléments qui composent l'image. Il en fait une
description objective. C'est le premier niveau d'interprétation du message véhiculé par
l'image.

- LA CONNOTATION
Ici, l'enseignant fait une interprétation subjective du message en rapport avec la ou les
connaissances contenues dans l'image.
Une fois qu'il a fini de lire l'image, l'enseignant prépare la fiche de la séance en prévoyant
les questions qu'il posera aux élèves afin de les amener à découvrir les connaissances à
l'étude ; cela passe par l'exploitation de l'image avec les élèves pendant la séance.
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SÉANCE 3 : L'EXPLOITATION DE L'IMAGE

Les images fixes


Au cours de la leçon, l'enseignant exploite l'image du livre-élève pour faire découvrir les
notions et connaissances par les élèves. L'exploitation de l'image fixe se fait, avec la
participation des élèves, en respectant les trois grandes étapes suivantes :

PRESENTATION
L'enseignant présente l'image en disant : « Regardez l'image qui est au tableau. » ou «
Prenez le livre de … à la page... ».

OBSERVATION
Il dit : « Observez attentivement cette image.
Un temps d'observation de 1 à 2 minutes leur est accordé.

COMPREHENSION (dénotation connotation)

C'est la phase d'exploitation proprement dite où les élèves s'expriment à partir de l'image.
-Dénotation : Le maître demande : «Qui est-ce ? Qu'est-ce que c'est ?... » Pour faire citer
les éléments qui sont sur l'image.
-Connotation : Par une série de questions qu'il aura pris soin de préparer, il amène les
élèves à découvrir les notions, en demandant: «Que fait...? Pourquoi...? Comment
appelle-t- on...Que peut-on retenir ?etc.

les images mobiles

Outre les images fixes, l'enseignant a la possibilité d'utiliser les images mobiles pendant
les leçons.
Les images mobiles sont obtenues à partir des techniques audiovisuelles telles que : la
télévision, la radio, l'ordinateur, l'internet, le vidéoprojecteur, le magnétophone, le
téléphone portable, la tablette...
Cette possibilité devient une obligation pour l'enseignant qui veut rendre son
enseignement riche et performant. Il doit, donc, se former en informatique et maîtriser
l'utilisation de ces appareils.
Avec la télévision, l'ordinateur, le téléphone portable, le vidéoprojecteur..., l'enseignant
fait voir à ses élèves des images (films, documentaires, émissions) qui retracent la vie telle
quelle (la réalité), des scènes et graphismes en couleur difficiles à avoir en classe, Ces
images suscitent l'intérêt, la motivation des élèves et leur permettent de bien comprendre
les connaissances à l'étude.
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Avec le magnétophone, la radio, le téléphone portable, il peut faire écouter des éléments
sonores (reportages, histoire, discours, interview...) pour renforcer, motiver ou concrétiser
le cours.

L'exploitation des images mobiles se fait, avec la participation des élèves, en respectant les
trois
(3) grandes étapes suivantes :
a- Présentation
L'enseignant présente et fait nommer l'appareil. Il dit : “Voici un appareil. Comment on
l'appelle ? , A quoi il sert ?”
Observation
L'enseignant met en marche l'appareil et dit: « Suivez (ou écoutez) attentivement le film (ou
l'élément sonore). »
Un temps de visionnage ou d'écoute de leur est accordé.
La compréhension (dénotation connotation)

C'est la phase d'exploitation proprement dite où les élèves s'expriment à partir de l'image.

Dénotation : La maîtresse demande : « Quels sont les personnages et les éléments dans
le film ?» pour faire citer les éléments qui sont dans l'image ou la bande sonore.

Connotation : Par une série de questions qu'il aura pris soin de préparer, il amène les
élèves à découvrir les notions, en demandant : « Que fait...? Pourquoi... ? Comment
appelle-t- on...Que peut-on retenir ? etc.
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Séance 4 : La bande dessinée

I-DEFINITION
La bande dessinée (appelée encore par l'acronyme BD, ou bédé) est en général une suite
d’images fixes (dessins), avec ou sans texte, liées entre elles de sorte à
suggérer une histoire cohérente.
On considère encore la BD comme une histoire en images séquentielles, relayée par un
texte paraissant sous forme de feuilleton ou de récit.
Les éléments qui composent la bande dessinée
La bande dessinée est composée de la planche qui constitue une page de bande dessinée.
A l’intérieur de la planche, nous avons des vignettes qui contiennent les dessins et
de
s bulles ou phylactères contenant le dialogue. Au-dessus dans la vignette nous avons les
récitatifs.

La planche ou page

C’est l’ensemble des images racontant une histoire cohérente. A l’intérieur de chaque
planche on a des vignettes, des bulles, des encarts.

Les vignettes
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Les vignettes ou cases sont des espaces quadrillés, comportant des images. Elles
véhiculent un message précis. Celles-ci sont le plus souvent de forme rectangulaire,
délimitée par un cerne noir et blanc appelé cadre.
Les bulles

Les bulles ou ballons ou encore phylactères contiennent les paroles des personnages de
l’histoire. Très souvent, les bulles sont rondes d’où leur nom, mais parfois
rectangulaires. Celles-ci se terminent par un appendice relié au personnage et
permettant d’identifier le locuteur (personnage qui parle). Quand l’appendice se dirige
sur plusieurs personnes, cela veut dire que tout le monde parle en même temps. Pour
exprimer les pensées ou les rêves des personnages, on utilise des bulles en forme de
nuage qui contiennent des idéogrammes.

Différentes bulles et leur sens


Les récitatifs
Les récitatifs sont des panneaux généralement situés au bord des vignettes et servant aux
commentaires afin de donner des indications de temps et de lieu.
Également, les récitatifs ont pour fonction de fournir des informations permettant une
meilleure compréhension de l’action.

LECTURE DE LA BANDE DESSINEE


Lire une BD, c’est lire doublement. C’est décoder en même temps une image et le texte
qui l’accompagne. Cette activité se fait normalement de gauche à droite et de haut en bas.
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Mais dans certaines BD, elle peut s’ordonner à partir d’une image centrale.
La lecture de la BD exige la connaissance des codes suivants qui la régissent :
Le code de ressemblance : L’image dessinée entretient un rapport d’analogie avec la
réalité qu’elle est censée représenter. C’est l’ensemble des éléments qui font qu’un enfant
dessiné ressemble à un petit garçon ou à une petite fille.
Le code de suppléance ou onomatopée : Qui permet à la BD d’exprimer tout ce qui lui
manque et qui n’est pas facilement traduisible en image.
Ce sont entre autres : le mouvement, la vitesse, le bruit, les odeurs, les sentiments…etc
ces codes sont internationalement reconnus même si chaque artiste peut en modifier la
présentation
par la fantaisie de la créativité.
Le code d’agencement séquentiel : Il permet l’intelligibilité du récit. Le code
d’agencement séquentiel offre la possibilité de jouer dans le temps et l’espace par
l’ellipse, le flash-back etc.
N/B : La lecture de la bande dessinée exige la connaissance des différents codes de
lecture de l’image (historique, photographique…) plus ces trois codes qui lui sont
spécifiques.

IMPLICATION PEDAGOGIQUE DE LA BANDE DESSINEE


La BD peut être utilisée dans les activités d’apprentissage en français, mathématique,
sciences, histoire-géographie, morale, éducation civique…pour ne citer que celles-là.
De plus, le recours à la BD, en tant que support pédagogique, vise :
La motivation des enfants
Le développement du goût de la lecture
Le développement de l’expression orale et écrite
Le développement de l’imagination
Le développement du raisonnement logique et de la créativité
L’acquisition de l’esprit critique.

CONCLUSION
La BD est un moyen d’expression, un véhicule de la culture de masse et de son idéologie
mais aussi un art. Elles peuvent devenir un moyen d’enseignement privilégié car elles
constituent un puissant stimulant pour l’imagination et la créativité.
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THEME 3 : LA COMMUNICATION

LEÇON I : LA COMMUNICATION

Séance 1 : LES ÉLÉMENTS, LES MODES ET LES TYPES DE COMMUNICATION

I – DEFINITION
Dans le mot COMMUNICATION, nous avons le terme « COMMUN », donc pour
communiquer, il faut avoir quelque chose en commun et le mot latin « communicare »
signifie
« PARTAGER ». De ces observations découle une définition toute simple de la
communication.
La communication : C’est le processus qui permet aux êtres humains de partager, au
moyen d’une mise en relation, leurs connaissances respectives dans le but de modifier
leurs comportements respectifs.

LES ELEMENTS DE LA COMMUNICATION


Dans une situation de communication, plusieurs éléments interviennent. Nous avons :
-L ’émetteur ou destinateur : encore appelé locuteur, l’émetteur est l’individu ou
le groupe d’individus qui produit le message.
-Le message : c’est le produit du processus de communication ; il est constitué
par le contenu des informations transmises. Il peut être écrit, oral, gestuel…
-Le récepteur ou destinataire : celui qui reçoit le message. On estimera que
la communication a eu lieu si la réception du message a une incidence observable
sur le comportement du destinataire.
-Le référent : Il est constitué par le contexte, la situation réelle à laquelle
renvoie le message.
-Le code : c’est l’ensemble des signes conventionnels ou un système de règles formulées,
préétablies par lequel on transcrit ou traduit un message. Le code peut être acoustique ou
visuel.
-Le canal : C’est le moyen physique de transmission des messages auquel le destinateur
a recours pour assurer l’acheminement du message vers le destinataire. Ex : la voix, le
téléphone, les ondes hertziennes, les vibrations sonores…
- LES MODES DE COMMUNICATION
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Il existe deux (2) modes de communication :


La communication verbale
C’est toute situation de communication qui permet à un émetteur (E) d’entrer en relation
avec un récepteur (R) au moyen du langage parlé ou écrit.
Le langage parlé : En classe il se réalise par l’expression orale. L’enseignant s’en sert
pour fournir des explications, donner des consignes et des directives, et poser des
questions. L’élève s’en sert aussi pour donner des explications, pour poser ou répondre
aux questions posées par le maître.
Le langage écrit : Le langage écrit se réfère à l’expression écrite et aux exercices
d’apprentissage de la langue écrite, de la rédaction et de la composition française.
Pendant ces séances, l’élève apprend à bien rédiger dans la langue française. L’enseignant
propose des exercices écrits, le résumé des leçons, des copies et il demande aux enfants
de les exécuter dans leur cahier d’exercices, de leçons ou de devoirs.
La communication non verbale
C’est l’ensemble des moyens qui permettent d’entrer en relation avec quelqu’un en
n’utilisant ni le langage parlé, ni le langage écrit.
Exemples : les gestes, le son du tam-tam (tam-tam parleur).
Par le sourire, le regard, les gestes, les déplacements, les signes d’acquiescement et de
désapprobation, les conventions propres à sa classe, le maître communique avec ses
élèves. La communication non verbale se retrouve aussi chez les élèves
à travers les mimiques et dramatisations, en poésie, en langage et en expression
corporelle (danse).

– LES TYPES DE COMMUNICATION


On distingue trois types de communication :
La communication directe : Les interlocuteurs sont en présence les uns les autres ;
ils sont donc situés dans le même espace et dans le même temps. C’est une
communication sans intermédiaire.
La communication indirecte ou médiatisée : Il y a communication indirecte dès qu’un
individu, voulant émettre un message, est contraint d’utiliser un intermédiaire
(médium).
La communication mixte : Les interlocuteurs sont en présence mais ont recours
à un médium. Ex : un cours en amphi, entretien entre un détenu et un visiteur dans la
prison.
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LES FORMES DE COMMUNICATION


La communication revêt trois (3) formes essentielles, ce sont :
La forme orale :
Elle désigne la production de son ou message par la voix.
La forme écrite:
Elle désigne la production de message par le traçage de signes ou de codes sur un support
quelconque (écrit, dessin…).
La forme gestuelle : Production de messages par le geste. C’est l’expression corporelle,
la danse, la mimique, les gestes.

LES NIVEAUX DE COMMUNICATION


A cause de son caractère uni ou bidirectionnel, la communication se passe entre deux ou
plusieurs entités humaines ou non humaines. Il existe plusieurs niveaux de
communication établi comme suit :
- La communication intra personnelle
C’est la communication à l’intérieur de chaque individu. La méditation, le songe, la
réflexion, pensée, le rêve, la prière… sont autant d’exemple de notre communication
interne et secrète.
- La communication individuelle
C’est la communication où chacun peut s’exprimer et avoir libre accès à
l’information. Par Exemple : Lire un journal, un livre, un tableau sur toile, naviguer sur
internet…
- La communication interpersonnelle
C’est la communication qui s’établit entre deux ou plusieurs personnes pour les
raisons les plus variées. Il s’agit du niveau de communication le plus commun. Exemple
: les causeries, les dialogues…
- La communication de masse
La notion de communication de masse rime avec le concept de mass-média. « Mass-
média » est une expression utilisée par les américains pour désigner l’ensemble des
moyens et techniques de communication de masse. Il s’agit d’un message émis en
direction d’un très grand nombre de personnes, une masse indifférenciée de personnes.
Cette communication utilise souvent des moyens comme la télévision, la radio, les
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journaux, l’affiche, le cinéma et le livre.


La communication de masse n’admet pas de feed-back. Mais quand elle l’admet
quelquefois, il est différé.
- La communication de groupe
C’est l’ensemble des influences, des interactions et des échanges qui ont cours à
l’intérieur d’un groupe. La communication de groupe est plus proche de celle qui a lieu
dans une classe ou dans un groupe de travail en classe.
- La communication d’élite
La communication d’élite est celle qui opère une sélection pour n’en retenir que quelques
privilégiés considérés comme les seuls interlocuteurs valables ; qui méritent toute
l’attention de l’émetteur du message.
- La communication organisationnelle
C’est la communication formelle entre deux ou plusieurs organisations : gouvernements,
écoles, églises, industries, commerce…Et à ce niveau de communication, il existe deux
autres niveaux de communication qui sont :
La communication interne
C’est l’ensemble des échanges à l’intérieur d’une entreprise. La nôtre ici, c’est l’école.
Elle a pour cible les enseignants et les élèves de l’établissement ; et son but principal est
de développer le sentiment d’appartenance à la même entité scolaire.
La communication externe
C’est l’ensemble des relations que l’école entretient avec des partenaires extérieurs. Elle
a pour cible : les partenaires et actionnaires d’une firme afin de les informer du devenir
de l’entreprise et de les garder : le mécénat, parrainage, sponsoring qui permettent
d’associer l’entreprise à un événement culturel, audiovisuel ou sportif pour un gain en
termes d’image.
Le lobbying et la communication internationale sont aussi dans la communication externe.
- La communication technologique
C’est la communication entre deux ou plusieurs médias, dans des combinaisons différentes.
sommaire

Séance 2 : LE PROCESSUS DE LA COMMUNICATION

PEDAGOGIQUE

I- GENERALITES
L'enseignant passe son temps à communiquer. En effet, lorsqu'il fait un cours, aide les
élèves dans une recherche, corrige les exercices, assiste à un conseil de classe, il
communique pour se faire comprendre, faire savoir ses opinions aux autres, mais aussi
pour écouter, recevoir les idées, opinions de ses élèves et des autres. En d'autres termes,
il échange avec eux pour construire des savoirs, savoir-faire et savoirs- être.

II– LES ELEMENTS DE LA COMMUNICATION PEDAGOGIQUE ET


LEURS
FONCTIONS

La communication pédagogique est un processus d’échange et de mise en relation qui


intègre un élève et un enseignant. Le contenu des enseignements est l’objet des
échanges.
Cette communication pédagogique comprend cinq éléments qui ont chacun une fonction :
Le maître : C’est celui à qui le statut d’enseignant confère une compétence dans la
maîtrise des cours et des processus d’apprentissage. Il est de façon alternative un
émetteur puis un récepteur. Il organise, facilite et règle la communication.
L’élève : C’est l’apprenant ; récepteur à titre principal, il est aussi émetteur. Il écoute
les avis du maître et de ses pairs, mais il émet aussi des avis et des hypothèses. Il
apporte sa contribution, témoigne, cherche à comprendre en posant des questions.

Le message pédagogique : C’est le contenu des enseignements ou l’ensemble des


informations émises en direction des élèves qui sont chargés d’élargir le champ de
connaissance des apprenants. Il est constitué des messages écrits, oraux, symboliques,
gestuels… Il se compose d’éléments et de signes communs au maître et à l’élève.
Le feed-back de régulation ou la rétroaction : Il émane de l’élève et est dirigé vers le
maître. Il permet au maître de savoir si son message a été compris ou non et d’ajuster
son discours aux capacités de réception et de compréhension des élèves.
Le feed-back de formation ou de correction : Il provient du maître et lui permet de
réajuster ou de renforcer son message pour remédier aux obstacles de sa
communication.
sommaire

Il le renseigne sur la qualité de ce qu’il a dit ou fait.

III – LE SCHEMA DE LA COMMUNICATION PEDAGOGIQUE


En simplifiant le schéma classique de la communication, nous aurons dans le cas de la
communication pédagogique le schéma suivant :

Ce schéma de la communication, par la présentation de deux feed-back, invite l'élève à la


construction de son savoir. Il est donc propre à l'apprentissage actif. En outre, ce schéma
révèle que la communication pédagogique ne se réduit pas au message transmis.
La communication pédagogique rappelle que le maître n'est plus le seul possesseur du
savoir. Il doit donc échanger avec les élèves, ne prenant en compte et en sollicitant même
ce qu'ils peuvent apporter à la construction de leur savoir pour leur propre développement.
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Séance 3 : Les Conditions d’une communication pédagogique efficace

A-AVANT LA CLASSE

Avant la classe, le maître doit :


- FAIRE SES FICHES : Préparer par écrit et mentalement la classe en prévoyant
les questions, les consignes et les explications.
- FAIRE UNE PREPARATION MENTALE : Maîtriser parfaitement le contenu des
leçons.
- PREPARER LE TABLEAU : Nettoyer proprement le tableau avec un chiffon humide.
Ecrire le premier texte de la situation d'apprentissage (cacher), prévoir un exercice de
contrôle ou un croquis (cacher).
- PREVOIR LE MATERIEL: Rechercher et apprêter le matériel qui servira à concrétiser
les leçons.
Ces éléments, habilement dosés, libèrent la conscience de l’enseignant, développent sa
confiance et favorisent le contact avec les apprenants.
B- PENDANT LA CLASSE

Le maître doit :

-Adapter le message au niveau de compréhension des élèves


-Donner des consignes brèves, claires et précises
-Avoir une voix audible doublée d’une bonne prononciation, d’une articulation sans
défaut et d’un débit régulier.
-Ponctuer sa communication de pauses et de silence.
-Créer un état réceptif chez les élèves, écouter, motiver et susciter le besoin de parler
-Utiliser judicieusement les aides visuelles sonores
-Veiller à l’expression du visage et à l’orientation du regard
-Eviter les fautes qui constituent des bruits
-Canaliser les débordements comportementaux et langagiers des élèves.
-Avoir des déplacements objectifs et varier les stimuli.
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LEÇON II : LES TECHNIQUES DE COMMUNICATION ADMINISTRATIVE

Séance 1 : LE COMPTE RENDU ET LE RAPPORT

Dans l’exercice de sa fonction, l’enseignant est amené à produire différents types d’écrits
tels, les comptes rendus, le rapport, le procès- verbal, la note…

A- LE COMPTE RENDU

Définition
Le compte rendu est un document administratif qui sert à relater des faits ou des
événements ou à décrire des activités qu’on a accomplies ou auxquelles on a été associé.

Les caractéristiques
Document descriptif et non interprétatif, il doit être objectif, précis, exact, détaillé,
complet mais sans ajout et sans commentaire.
Le compte rendu provient d’une personne, d’un service (indiqué dans l’en-tête) et a pour
fonction d’informer les personnes absentes ou extérieures, et de garder une trace écrite
d’un événement ou d’une activité menée.

Les types
Il existe différents types de comptes rendus :
-le compte rendu d’événements,
le compte rendu d’accident,
le compte rendu de lecture,
le compte rendu de réunion,
le compte rendu de mission, etc.
Notre intérêt sera porté sur le compte rendu de réunion qui est le plus usité à l’école.
Le compte rendu de réunion peut être fait soit de manière analytique soit de manière
intégrale (in extenso).
Le compte rendu analytique
C’est le style le plus utilisé dans l’administration. Dans sa rédaction, il ne retient de la
réunion que les éléments importants, essentiels. Ainsi tout en restant objectif et non
interprétatif, il s’écarte du mot à mot. Il est assez bref et rédigé au style indirect (propos
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indirect).
Le compte rendu intégral ou « in extenso »
Dans ce style de compte rendu, la rédaction des différentes interventions est faite au style
direct, en suivant le mot à mot des débats, en d’autres termes en faisant parler les
intervenants.
Dans l’un ou dans l’autre cas, les étapes de leur rédaction demeurent les mêmes.
La structure du compte rendu
La rédaction d’un compte rendu de réunion prend en compte huit (8) points essentiels qui
permettent de cerner le déroulement de la réunion quel que soit son objectif ou son objet.
Ces points sont les suivants :
le titre : il comporte l’objet, la date, le lieu de la réunion.
l’introduction : le compte rendu commence toujours par une phrase introductive qui
reprend la nature de la réunion, la date, le lieu de la réunion.
la liste des participants : le rédacteur doit à ce niveau obligatoirement mentionner les
présents et les absents en évitant les erreurs d’orthographe des noms et en tenant compte
des grades et fonction.
l’ordre du jour: il est rappelé de façon brève après l’énoncé des présents et des absents.
la formule d’ouverture de la séance: elle marque le début du compte rendu
proprement dit. C’est à ce stade que le style passe au présent de l’indicatif.
le texte ou le corps: le texte est rédigé au présent de l’indicatif dans l’ordre
chronologique des faits et des interventions.
la formule finale: c’est une formule qui constate l’épuisement de l’ordre du jour et
l’heure de la levée de séance.
la signature du rédacteur
Elle est précédée de sa qualité et éventuellement de la date de rédaction si celle-ci n’a pas
été portée en tête de la première page. L’authenticité du document est rehaussée par la
signature du président de séance.
ACTIVITÉ
Faire rédiger un compte rendu de réunion
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B- LE RAPPORT

Définition
Le rapport est un document permettant de retracer le parcours d’une activité, de relater
des faits, des événements. Il décrit les tâches effectuées le long du parcours de l’exécution
de l’activité.
C'est en général un travail que l'on demande afin qu'un subalterne ou un spécialiste (ou
un groupe de personnes) fasse l’état de ses activités dans un cadre précis, ou donne une
réponse documentée et argumentée à une question posée.

Les caractéristiques du rapport


Le rapport contient un commentaire, des appréciations sur des faits, un point de vue
personnel du rapporteur, des conclusions partielles et des propositions de solutions aux
problèmes posés.

Les types de rapport


Les rapports peuvent être classés en différents types en fonction de leur objet. On note ainsi:
le rapport d’étude qui présente les résultats d’un travail de recherche ou de réflexion sur
une question précise.
le rapport de mission: il est établi après une mission précise.
le rapport d’inspection: il est établi après une tournée dans les services.
le rapport disciplinaire: il est adressé à un supérieur en vue d’une demande de sanction.
le rapport périodique: il peut être mensuel, bimestriel, semestriel ou annuel. Il sert à faire
périodiquement le bilan de l’activité du service.
le rapport de présentation: il accompagne les projets d’arrêtés ou de décrets pour décrire
et justifier les projets soumis à la signature de l’autorité.

La structure du texte du rapport


Le rapport comporte la plupart des mentions habituelles et comporte trois
parties :
L'introduction- le développement- la conclusion.
Le titre: RAPPORT en majuscule avec ou sans indication du destinataire et de
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l’objet. Exemples:
-RAPPORT
-RAPPORT à Monsieur le (nom du destinataire) sur (objet)
-RAPPORT D’ACTIVITE du............................................................
L’introduction (rappel de l’objet et annonce du plan);
Le développement qui s’articule selon le schéma suivant:
l’exposé des faits (de façon objective);
le commentaire critique des faits (commentaire des faits + appréciation sur les faits et
point de vue personnel).
des propositions de solutions au supérieur.
La conclusion
Elle consiste à faire:
le rappel sommaire des solutions proposées, qui seront reprises sans autre
argumentation;
une demande d’instructions s’il y a lieu.
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Séance 2 : LE PROCES VERBAL ET LA NOTE


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A- LE PROCÈS-VERBAL

Définition
Le procès-verbal est un document officiel faisant état de ce qui a été dit, débattu, fait ou
décidé lors d'une réunion, d’une séance ou d'une assemblée. C’est une variété de compte-
rendu qui est destiné à servir de preuve. Il constitue le « témoin », et son objectif est de
servir de référence dans l’avenir. Il est la « mémoire de l’organisation »
Par opposition, le compte rendu présente un caractère moins officiel et moins formel que
le procès-verbal; étant moins étroitement lié à l'ordre du jour, il peut être oral ou écrit, et
ne fait que rappeler l'essentiel des discussions et des décisions.
Selon le guide des administrateurs agréés : principes et normes de saine gestion le
procès-verbal vise :
à révéler ce qui s’est passé à ceux qui n’étaient pas présents ;
à enregistrer les décisions prises ;
à préserver la continuité des débats ;
à servir comme éléments de preuve lors de procédures judiciaires et de la vérification
comptable ;
à servir de source d’information à la disposition des administrateurs.

La structure d’un Procès- Verbal


Les procès-verbaux devaient être ainsi structurés :
le nom de l’organisation ;
s’il s’agit d’une réunion régulière ou extraordinaire ;
le numéro de la réunion, le lieu, la date et l’heure de la réunion ;
l’identification du président et du secrétaire de la réunion ;
le nom par ordre alphabétique des personnes présentes, des personnes absentes, des
personnes invitées ;
la constatation du quorum ;
l’adoption de l’ordre du jour

la reprise de chacun des points inscrits à l’ordre du jour (l’essentiel des discussions,
engagements, nominations, instructions, décisions et résolutions adoptées par les
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personnes présentes);
la date, le lieu et l’heure de la prochaine réunion ;
L’heure de la levée de la réunion.
Les types de procès-verbaux
Le procès-verbal judiciaire
Il est établi par les agents de l’ordre (gendarme, police). Il peut être établi sur papier libre ou
sur formulaire imprimé.
Il comporte en plus des mentions habituelles, le titre « PROCES-VERBAL » en
majuscule suivi de la qualification.
Exemple : Procès-verbal d’audition.
Le procès-verbal administratif
Etabli par certaines administrations spécialisées (douane, mairie, inspection de travail…).
Il est généralement rédigé sur formulaire imprimé sur lequel figure la plupart des
mentions habituelles. On incorporera l’objet ou la qualification au titre.
Exemples: Procès-verbal de passation de service; procès-verbal de vente.
On emploie la première personne du singulier (je) ou la troisième personne du singulier
(il) selon les cas.
La date sera portée sous la forme courante ou présentée sous la forme solennelle selon
le cas. La formule sacramentelle sera utilisée pour clore le procès-verbal.
Le procès-verbal sera signé aussi bien par les parties concernées que par les témoins
éventuels.
A l’école élémentaire, après chaque examen d’entrée en sixième, un procès-verbal
administratif est rédigé et signé par tous les examinateurs.
Le procès-verbal de réunion
Sa structuration est la même que celle du compte- rendu. Toutefois, le procès-verbal étant
destiné à servir de preuve, il sera plus détaillé que le compte-rendu. La date sera reprise
en fin de texte au-dessus de la signature précédée de la mention « Fait à ».
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ACTIVITÉ
Faire produire des procès -verbaux de réunion
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B- LA NOTE

Définition
La note est une brève communication concernant des faits, des personnes ou des procédés.
La note est aussi un document qui traite d’une affaire courante peu complexe que l’on
adresse à un ou plusieurs subordonnées.

Les types de note


Il existe 2 sortes de notes :
La note individuelle, nominative : c’est une correspondance adressée par un supérieur à
un subordonné.
La note de service ou générale : c’est un document adressé à un groupe de personnes
appartenant à un même service et ayant pour but de rappeler certains points négligés de
la réglementation ou de préciser des instructions trop générales.
La note permet à son destinataire de prendre connaissance de l’essentiel d’un problème
sans avoir à consulter de volumineux dossiers. La note de service est le mode normal de
transmission des instructions selon une hiérarchie descendante.
Les personnels de secrétariats sont souvent sollicités pour rédiger des notes
d’information, des notes de synthèse, des notes « mémorandum » ou des notes de service
selon l’objet, le contenu et le sens de circulation du message.

Les fonctions et destinataires de la note de service


La fonction de la note de service
La note de service est un document relativement bref émanant d’un supérieur hiérarchique
et destinée à informer une ou plusieurs personnes voire l’ensemble du personnel de
décisions prises. Elle se situe toujours dans le cadre d’une communication hiérarchisée
descendante. Elle a un caractère obligatoire. La fonction essentielle de la note de service
est de transmettre un ordre, une décision, ou éventuellement rappeler des faits. Aussi sert-
elle quelquefois à demander une information.
Les destinataires de la note de service
La note de service est destinée à une ou plusieurs personnes d’un même service, d’une
même catégorie professionnelle. Selon les destinataires, la note de service sera:
affichée sur les tableaux d’affichage réservés à cet usage; elle concerne alors l’ensemble
du personnel sans distinction.
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transmise par courrier interne si le nombre de destinataires est restreint; c’est le cas d’une
note de service destinée aux seuls chefs de service.
transmise par messagerie électronique si le service est équipé d’un serveur, et de boites à
lettres.
La structure et la rédaction de la note
La structure du texte de la note
La note de service se présente comme suit:
Un en-tête comportant:
les références du service émetteur (généralement en haut et à gauche).
la date d’émission.
l’indication des destinataires.
le titre comprenant les mots « note de service.»
la mention « objet » suivie du thème abordé.
Le corps de la note: c’est le contenu de la note.
La fin de la note: elle comporte la signature, le nom et la qualité du
signataire. Une note de service peut éventuellement contenir:
un numéro indiqué dans le titre pour permettre son classement.
la fonction des destinataires.
des indications sur l’objet de la diffusion qui peuvent être différents selon les destinataires
(pour attribution, pour information, pour action, pour affichage, pour exécution,…).
NB: La note de service ne contient jamais de titre de civilité et de formule de politesse.
Les présentations sont variables selon les services, l’essentiel étant que les
renseignements officiels y figurent lisiblement.
La rédaction de la note
La rédaction d’une note de service exige une grande attention si son auteur souhaite
qu’elle soit lue, comprise et surtout appliquée.
De son succès ou son échec dépendent non seulement la qualité du fonctionnement du
service et du travail réalisé, mais bien souvent de l’atmosphère relationnelle qui y règne.
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La note de service est le reflet de la considération que son émetteur éprouve envers
ses destinataires, ce qui suppose le respect d’un certain nombre de critères, à savoir:
cibler les destinataires afin de s’adapter à leur référent.
faire preuve de tact.
n’aborder qu’un seul sujet et être précis et concis.
adopter un ton clair et ferme.
adopter un plan logique (exposé d’un problème, explication, décision prise: mesure à
appliquer en conséquence).
utiliser une page format 21 x 29,7 cm.

La note de service est incontournable dans toute administration qui se veut responsable
et efficace. Ainsi, le respect de la hiérarchie exige qu’un fonctionnaire ou agent de l’Etat
ne corresponde pas directement avec l’autorité supérieure sans passer par les
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autorités

intermédiaires.
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IMPLICATIONS PEDAGOGIQUES
Maitriser la spécificité de chaque type d’écrit (compte rendu, rapport, procès-verbal, note)
Rédiger ou recevoir ces genres d’écrits durant toute sa carrière professionnelle.
Prendre conscience du caractère obligatoire de la note de service et de l’exécution à temps
toute fois qu’il en reçoit.
ACTIVITÉS
Faire rédiger une note de service
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Psychopédagogie
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Psychopédagogie
Profil de sortie
A la fin de la formation de psychopédagogie au cafop, l’élève-maitre doit avoir construit des
connaissances et des compétences lui permettant de :
Traiter des situations en utilisant des concepts généraux de la psychopédagogie
Traiter des situations en tenant compte de l’évolution psychologique de l’enfant
-Traiter des situations relatives aux droits et besoins de l’enfant
-Traiter des situations en utilisant la technique de résolution des cas
-Traiter des situations en rapport avec les pratiques pédagogiques
-traiter des situations en utilisant des théories éducatives
Domaine de l’univers social
La psychopédagogie en tant que science de l’éducation relève du domaine de l’univers
social à l’instar de :
-l’histoire géographie
-la communication audio-visuelle
-l’éducation aux droits de l’homme et à la citoyenneté

Complémentairement aux disciplines instrumentales qui mettent en œuvre des contenus


didactiques la psychopédagogie éclaire l’action éducative.

Corps du programme éducatif


Compétence 1 : traiter une situation en utilisant les concepts généraux de la psychopédagogie.
Thème : généralités sur la psychopédagogie
Lecon1 :l’importance de la psychopédagogie

Exemple de situation : ayant reçu l’emploi du temps les élèves-maitres du cafop d’Abidjan
ont constaté inscrite, une plage horaire mentionnant la psychopédagogie .ne sachant pas à
quoi renvoie cette discipline, une discussion s’engage entre eux. Et alors ils décident de
s’informer sur l’importance de cette discipline et son utilité dans leur formation.

habiletés Contenus
exprimer Sa conception de la psychopédagogie
donner La définition de la psychopédagogie dans la formation de l’élève-maitre
découvrir L’importance de la psychopédagogie dans la formation de l’élève-maitre
apprécier Le rôle de la psychopédagogie dans la formation de l’élève-maitre
sommaire

Comppetence2 : traiter une situation en tenant compte de l’évolution psychologique de


l’enfant.
Thème : la connaissance de l’enfant
Exemple de situation : dans le cadre de la production de leur dossier pédagogique ayant pour
thème : analyse des programmes de mathématiques au cp2 et au ce2 un groupe d’élèves-maitres
du cafop de Korhogo se rendent compte que la division n’est pas étudié au cp2.de même ces
cours de mathématiques ont lieu uniquement le matin et n’ont pas la même durée. Ils décident
donc de rechercher et expliquer les raisons qui fondent ces différences constatées dans les
éléments de la psychologie de l’enfant.

Leçon1 : le développement psychologique de l’enfant

habiletés Contenus
analyser Le programme éducatif en mathématiques au cp2 et au ce2
identifier -le régime pédagogique en mathématiques au cp2 et au ce2
-la place de l’apprentissage vde la division dans le programme éducatif
de mathématiques au cp2 et au ce2
Comprendre la signification et la fonction l’enfance

identifier Les étapes du développement psychologique de l’enfant


traiter Une situation en prenant en compte le développement psychologique de
l’enfant
porter Un jugement sur une situation de classe en rapport avec l’attention et la
motivation chez l’enfant au cours de l’apprentissage

Leçon 2 : développement social et moral de l’enfant


habiletés Contenus
Identifier Les caractéristiques du
développement social et moral de
l’enfant
Decourir Les modèles du développement social
et moral de l’enfant
Concevoir Les styles parentaux optimaux pour
l’adaptation sociale de l’enfant
utiliser Les styles parentaux optimaux pour
l’adaptation sociale l’enfant
sommaire
sommaire
sommaire
sommaire

Document de formation

Discipline

PSYCHOPEDAGOGIE
sommaire

PROGRESSION

LEÇONS SEANCES D’APPRENTISSAGE DUREE

S1-Le développement psychologique de


2H
l’enfant au plan psychomoteur
I LES CARACTÉRISTIQUES S2- Le développement psychologique de
2H
DU DÉVELOPPEMENT l’enfant au plan socio-affectif
PSYCHOLOGIQUE DE S3- Le développement psychologique de
2H
L’ENFANT l’enfant au plan cognitif
2H
S4- l’attention et la motivation.

S1- les instruments juridiques liés aux 2H


besoins de l’enfant
S2-Les droits et les besoins fondamentaux
II- LES DROITS DE
de l’enfant.
L’ENFANT ET LES
S3-L’impact des punitions physiques et 2H
ALTERNATIVES AUX
humiliantes sur l’enfant
PUNITIONS PHYSIQUES ET
S4-Les alternatives aux punitions
HUMILIANTES
physiques et humiliantes faites à l’enfant

S1:- Planification de l’enseignement 2H


III- PLANIFICATION DE
L’ENSEIGNEMENT -Préparation d’une classe

S1 : les méthodes d’enseignement : les 2H


IV-LES THÉORIES DU méthodes nouvelles ou actives et les
PROCESSUS méthodes traditionnelles ou passives
ENSEIGNEMENT/APPRENTI S2. les techniques et procédés _
SSAGE/EVALUATION d’enseignement
sommaire

LECON I : LES CARACTERISTIQUES DU DEVELOPPEMENT


PSYCHOLOGIQUE DE L’ENFANT

A - SIGNIFICATION DE L’ENFANCE ET DE L’ENFANT


Tout homme et toute femme, quel que soit la profession qu’il exerce, a besoin d’y utiliser
outre des connaissances techniques, les ressources d’une certaine psychologie.
Psychologie, au sens populaire du terme, qui consiste en une sorte de flair liée à la
connaissance des personnes avec qui son métier le met en relation : ses clients pour le
vendeur, ses malades pour le médecin. Cette psychologie est nécessaire à l’instituteur dans
ses rapports avec les supérieurs hiérarchiques, les familles, les collègues et plus encore
avec les élèves.

I – DEFINITION
Un enfant est un être humain de sexe masculin ou féminin qui se trouve dans la période
comprise entre la naissance et la puberté. Elle constitue l’étape la plus importante de la vie
humaine car c’est au cours de cette période que se forge la personnalité de l’individu.

II – CONNAISSANCE DE L’ENFANT EN GENERAL

Diverses opinions de l’enfant avant le XVIIIe siècle


Avant le XVIIIe siècle, la psychologie n’existait pas. Autrefois, on croyait que l’enfant
naissait semblable à l’adulte, avec des facultés toutes prêtes. C’est pourquoi, l’enfant
d’autrefois était traité à peu près comme un adulte ; il était un adulte en miniature.
Cette conception de l’enfant aura des conséquences tant au plan social qu’au plan pédagogique.

L’enfant dans la psychologie moderne


Au 18è siècle, l’idée se répand grâce à Locke (1632-1704) et Condillac (1713-1778) que la
raison ne se forme que peu à peu, que les facultés en général sont le résultat d’une
évolution, d’une maturation. L’enfant n’est donc pas « un adulte en miniature mais un
homme en devenir »

Que retenir de l’enfant aujourd’hui ?


-L’enfant n’est pas un adulte en miniature. C’est un homme en devenir qui croît selon des
lois qui lui sont propres. Il a sa personnalité, ses goûts, ses besoins, ses intérêts qui lui sont
propres. L’enfant a une nature individuelle. On le compare souvent à un tendre rameau
qu’on peut plier dans tous les sens car l’hérédité, l’influence familiale, l’action du milieu,
entraîne chez les enfants des différences parfois sensibles.

Conséquences

Au niveau social
Des lois protègent les droits de l’enfant dans plusieurs domaines : la protection familiale, le
travail, le mariage…
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Sur le plan pédagogique


Le développement de l’enfant a donné lieu à une série de méthodes en matière d’éducation.
-La pédagogie fonctionnelle ou attrayante de Claparède axée sur le besoin et le jeu de
l’enfant pour captiver l’enfant et susciter le désir d’acquérir
-La pédagogie des intérêts de John Dewey
-L’école sur mesure d’Ovide Decroly
-La pédagogie de Freinet

III – CARACTERISTIQUES DE L’ENFANCE


On partage cette étape de la vie en quatre grandes périodes successives :
La phase infantile ou parasitaire (0 à 1 an)
La phase de la première enfance (1 à 3 ans)
La phase de la deuxième enfance (3 à 6 ans)
La phase de la troisième enfance (6 à 12 ans)

N.B : L’enfance finit à la puberté 11-14 ans pour les filles et 12-16 ans pour les garçons.
* La deuxième enfance ou âge préscolaire : 3 à 6 ans
Cette période commence par une crise d’opposition à l’entourage par laquelle s’affirme de
façon négative le sentiment du moi : c’est l’égocentrisme c’est-à-dire l’incapacité de se
placer au point de vie d’autrui. C’est aussi l’âge par excellence du jeu.

Implication pédagogique
C’est la raison pour laquelle l’éducation à l’école maternelle est axée sur l’éducation
sensorielle et motrice, employant des techniques de jeux et mettant en œuvre les pouvoirs
personnels de chaque enfant.

* La troisième enfance ou âge scolaire : 6 à 12 ans


Elle coïncide avec l’âge scolaire proprement dit. Elle est marquée par un retour de la
subjectivité vers l’objectivité. L’enfant a le goût de construire, d’assembler, de faire
fonctionner les mécanismes et aussi de collectionner des objets.
Implication pédagogique

Ce sont ces raisons qui amènent les pédagogues à exercer leurs enseignements sur les
manipulations et la fabrication d’objets ; le travail manuel, la vie par petites communautés
au sein de la nature.

Conclusion
La signification de l’enfant et de l’enfance est importante pour comprendre directement
celui-ci, les processus pathologiques, pour comprendre aussi les adultes et enfin pour
déterminer les valeurs et les normes des interventions des Educateurs.
Ne dit-on pas que « bien dominer ses connaissances techniques et bien posséder ses
méthodes n’est pas tout, qu’il faut tout autant bien être au fait de la nature et des exigences
propres aux esprits à qui l’on s’adresse ? »
sommaire

SEANCE 1 : LE DEVELOPPEMENT PSYCHOLOGIQUE DE L’ENFANT AU


PLAN PSYCHOMOTEUR

Introduction
« Commencez par connaître vos enfants car très assurément vous ne les connaissez pas ».
Cette pensée de J.J Rousseau marque une nette rupture entre la conception ancienne de
l’éducation qui met l’accent sur les contenus à enseigner et la nouvelle conception qui
privilégie l’adaptation des contenus et des méthodes au niveau psychologique de l’enfant.
En effet, pendant l’enfance, l’on subit des transformations psychologiques qui s’effectuent
à la fois sur le plan physique (croissance), affectif, cognitif (intellectuel) et social. C’est une
longue période dont tout être humain a besoin pour comprendre et assimiler les structures
culturelles complexes auxquelles il devra s’adapter.

Compte tenu des nombreuses transformations subies par les enfants pendant chaque stade,
le maître devra mettre en place des stratégies et conduites à tenir en vue de leur éducation
pleine et efficace.
Pour y parvenir, nous devons connaître parfaitement l’enfant en l’appréhendant au plan
psychomoteur, intellectuel et socio affectif.

LE DEVELOPPEMENT DE L’ENFANT SUR LE PLAN PSYCHOMOTEUR

Qu’est-ce que le domaine psychomoteur ?


Le domaine psychomoteur englobe les changements physiques et physiologiques ainsi que
les compétences rattachées à la manipulation d’objets, à la dextérité, au mouvement
humain observable. C’est la coordination entre la pensée et le geste qui justifie la
psychomotricité. Exemple : succion du pouce à la naissance

De 10 à 12 ans, l’enfant acquiert en général de la force et de la résistance. Le


développement moteur et physique se fait au cours de l’enfance. Le développement
physique et moteur se fait au cours de l’enfance. C’est pourquoi il est nécessaire de bien
nourrir l’enfant, le soigner et lui permettre de jouer
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Développement Psychomoteur : tableau récapitulatif

ETAPES DEVELOPPEMENT IMPLICATIONS


PSYCHOMOTEUR PEDAGOGIQUES
1er trimestre
Bébé a des mouvements incoordonnés,
il est sensible au toucher et aime la
chaleur. Il réagit à la lumière et au bruit.
A deux mois, il suit des yeux un objet
qui se déplace.

2ème trimestre
Ses mouvements se coordonnent et à 4
mois, il peut maintenir sa tête droite.
Vers 5 mois, il connaît un objet et le
Première porte à sa bouche.
enfance (0 à 3
ans) De 6 mois à 1 an
A 6 mois, il se tient assis, il se déplace à
4 pattes (début de la prise de conscience
de l’espace). Il peut s’il veut saisir,
manipuler un objet.
De 1 à 2 ans C’est le début de l’école
Il marche et a conscience de l’espace, de maternelle. Le maître a
son corps, devient plus habile dans ses l’obligation de partir du
mouvements et imite quelques adultes. jeu pour toutes activités
d’apprentissage.
3 ans
Il continue de prendre conscience de son
corps et de l’espace, identifie
parfaitement les objets et êtres qui lui
sont familiers.
sommaire

Accomplit de grands progrès du point Le maître doit permettre


de vue de son activité physique. à l’enfant de manipuler,
Conduit librement ses mouvements de jouer car le jeu reste à
c’est la période des activités physiques la base de tous les
très intenses. apprentissages. Il doit les
Il acquiert la maîtrise de ses varier. Le maître doit
mouvements et de son corps aussi mettre l’accent sur
Deuxième Son attention devient stable les maths, le langage, les
enfance (3 à 6 Il devient très vulnérable : c’est l’âge A.E.C, disciplines qui
ans) des maladies infantiles favorisent la
Il reste prisonnier de sa perception latéralisation. La
Son habileté manuelle se développe latéralisation sert elle-
même à la lecture. Ex :
elle permet de faire la
différence entre les lettres
p, q et b ; d
Proposer aux enfants des
activités dans un endroit
bien délimité en un temps
bien déterminé
Troisième Possède une silhouette grêle avec une - Mettre l’accent sur les
enfance (6 à 8 démarche indécise (physique encore APE basées sur les
ans) trop fragile) besoins de jouer, la
Tantôt passif et lent, tantôt vif et brusquecapacité de l’enfant

Latéralisation imparfaite et à faire ses exercices avec


perception syncrétique plaisir
Instabilité dans le jeu Etre particulièrement
attentif au
développement physique
de l’enfant du CP (6 à 8
ans), veiller à ce qu’il se
tienne droit, alterner les
activités et les temps de
détente ou de repos et
multiplier les exercices
psychomoteurs
Entraîner les enfants à
observer
Au CP, l’accent est mis sur
les séances de jeu et de
petits matériels
sommaire

Gestes de plus en plus sûrs et ordonnés Fait faire par les enfants
S’oriente aisément (spatialisation et des
latéralisation progressent) exercices
Prend conscience de la conservation des psychomoteurs
8 à 10 ans quantités plu
Aime les jeux mettant en œuvre son s complexes
adresse et son habileté Les exercices écrits
Sa croissance est plus lente et régulière seront courts avec les
Désigne correctement la main droite, la activités manuelles plus
jambe gauche d’une personne placée en importantes.
face de lui. Amorcer une observation
plus objective et entraîner
l’enfant à découvrir.
A 10 ans, l’enfant a une passion pour les
jeux de plein air exigeant une dépense Le maître doit mener les
musculaire accrue mais n’est pas activités sur un espace
exagérément actif. délimité et selon un
10 à 12 ans Acquisition d’un sens plus dynamique temps bien précis.
du temps et de l’espace. Il devra prendre en
A 11 ans, il a une activité motrice accruecompte l’importance de
A 12 ans, il est capable d’organiser son l’animation sportive.
énergie et à cet âge, les enfants ont un
enthousiasme pour les sports
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SEANCE 2 -LE DEVELOPPEMENT PSYCHOLOGIQUE DE L’ENFANT AU


PLAN SOCIO-AFFECTIF Selon FREUD SIGMUND
INTRODUCTION
La psychologie contemporaine porte une attention toute particulière aux problèmes de
l’affectivité ; elle insiste notamment sur l’intensité de la vie affective chez le tout jeune
enfant et sur les répercussions ultérieures des tous premiers conflits.

Ainsi Sigmund Freud* (1856-1939), père fondateur de la psychanalyse a décrit le


développement socio affectif de l’enfant à travers la « sexualité ». L'idée centrale qu'il
évoque c’est qu’il existe des zones érogènes (des parties du corps susceptibles de procurer
du plaisir) prépondérantes selon les âges traduisant des besoins affectifs. Pour lui les
expériences durant ces stades sont à l’origine des traits de personnalité qui caractérisent les
individus à l’âge adulte.

DEFINITION DES CONCEPTS

L’affectivité
L’affectivité est la faculté d’avoir des sentiments, des émotions : plaisir ou déplaisir,
joie ou tristesse, haine ou amour…
Plus on est jeune, plus l’affectivité est fugace. N’ayant pas de racine l’affectivité de
l’enfant va et vient.
Exemple : le bébé passe sans transition des pleurs au rire

La sociabilité
La sociabilité est la capacité psychologique qui permet de vivre avec les autres.
En effet à partir de 6 ans, l’enfant présente des comportements socialisés : respect des
autres, conscience de leurs qualités, collaboration, préoccupation d’autrui, responsabilité
à son égard.

Le développement socio affectif


C’est la relation qui existe entre l'affectivité et milieu ambiant (milieu de vie l'enfant). C’est
aussi l'ensemble des influences culturelles et sociales qui agissent sur nos états affectifs.
En claire c’est l’évolution, la modification des sentiments liée au milieu social de
l’individu.
Il décrit la sexualité de l’enfant en quatre stades et une phase de latence qui sont :
Le Stade oral (de 0 à 1 an) : A ce stade de son évolution, l’enfant a tendance à tout porter
à sa bouche. C’est sa façon d’être en rapport avec le monde.
Le stade anal (de 1 à 3 ans) : Dans cette phase l'enfant retire un intense plaisir à déféquer,
à uriner ou au contraire à retenir ses selles. La rétention constitue pour Freud la première
opposition de l'enfant : son premier « NON ».

Le stade phallique (de 3 à 6 ans) : Ici, l'enfant découvre son sexe comme objet de
satisfaction. C'est le début de la curiosité sexuelle. Il cherche à découvrir le sexe des
membres de son entourage : le voyeurisme.
sommaire

C’est au stade phallique que se développent tous les complexes : Complexe de castration,
Complexe d'œdipe, Complexe de Caïn…
A ce stade de son évolution, l’enfant a tendance à tout porter à sa bouche. C’est sa façon
d’être en rapport avec le monde.

Le stade oral (0-1 an)


La zone érogène : la zone bucco labiale (la bouche, la langue, les lèvres).
Les activités libidinales : La succion et la morsure.
A ce stade, les bébés ne sont que « bouche » ; ils obtiennent la plupart de leur satisfaction
de la succion des mamelons, des biberons des doigts et tout ce qui peut entrer dans la
bouche. Ce stade comprend deux sous stades :

le stade anal (1-3 ans)


A ce stade l’importance est donnée à la zone anale. La zone érogène dominante est la
muqueuse ano-rectale, les activités libidinales étant la défécation et urination.
Expulser ses excréments à heure fixe ou au contraire les retenir constitue pour l’enfant la
première opposition. Il affirme ainsi son moi par opposition. (Il retient ses selles pour
frustrer ses parents ou il les expulse pour leur faire plaisir).
Au stade anal se rapporte la formation des caractères consciencieux, sobre régulier chez
ceux qui ont trouvé du plaisir à se conformer aux exigences qu’on leur demandait. Chez
les autres on trouvera des obstinés des boudeurs les entêtés, les possessifs, les avares.

Implications pédagogiques
Amener l’enfant à se socialiser
Favoriser le travail de groupe
Eduquer l’enfant à l’hygiène et à la propreté.
Le stade phallique (3-5 ans)
La zone érogène est la zone génitale (le gland et le clitoris) avec pour activités libidinales
la masturbation, l’exhibitionnisme et le voyeurisme.
Alors qu’aux stades précédents les enfants tous sexes confondus étaient attachés à leurs
mères, au stade phallique le lien se relâche. Le garçon de 3 à 6 ans prodigue de l’amour et
de l’affection à sa mère rivalisant ainsi avec son père. C’est le complexe d’œdipe.
Inconsciemment le petit garçon souhaite prendre la place de son père et la petite fille la
place de sa mère.

Cependant la peur de la castration pousse le petit garçon à réprimer ce désir pour sa mère
et à commencer à s’identifier au père. Ici l’enfant découvre son sexe comme un objet de
satisfaction. Cet intérêt nouveau va l’orienter vers la différenciation des sexes. C’est le
début de la curiosité sexuelle. Cette curiosité de l’enfant se tourne vers ses frères, ses sœurs
et ses parents qu’il veut voir nus ou en train d’uriner.

L’enfant entre en relation avec tous les membres de son milieu ; il s’affirme donc par
rapport à ce milieu. C’est le stade de tous les complexes.
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Implications pédagogiques
Le maître doit :
sensibiliser l’enfant au savoir être.
lui apprendre les interdits moraux de la société.
Respecter la personnalité de l’enfant (le comprendre, ne pas le frustrer, le chasser.
être un modèle pour l’enfant.
favoriser le travail de groupe pour désagréger les complexes.
La phase de latence (6-11 ans)
C’est une période pendant laquelle l’intérêt pour la sexualité se met en veilleuse. On
constate donc la diminution de « l’activité sexuelle ». La tendresse prévaut sur les désirs
sexuels car l’enfant cherche à se socialiser. Il va plutôt orienter ses intérêts vers d’autres
directions c'est-à-dire les objets et les hommes. Ceci va favoriser aussi bien sa socialisation
que l’acquisition de nouvelles
Connaissances. La pudeur et le dégoût, les aspirations morales et éthiques font leur
apparition. L’enfant se gêne soudainement devant la nudité ; il acquiert la conduite sociale
qui consiste à ne plus s’exposer lorsqu’il urine ou défèque.

Implications pédagogiques
Le maître doit :
entourer l’enfant de tous les soins affectifs
amener l’enfant à se sentir protéger et en sécurité à l’école
favoriser les jeux collectifs.
Le stade génital (12-18 ans)
A ce stade, la zone érogène est la zone génitale et comme activités libidinales, nous
avons la masturbation culpabilisée et angoissante puis la relation sexuelle.
Ce stade consacre la maturité sexuelle et physique. Il est également celui de la révolte
contre les parents car l’enfant à cette période est à la recherche de l’autonomie, de
l’indépendance.

Implications pédagogiques
Le maître doit :
Eviter d’interpréter les comportements des enfants à partir des lois adultes.
Donner à l’enfant une éducation familiale (éducation sexuelle)
Veiller au respect du code de bonne conduite et aux interdits moraux

CONCLUSION
Pour mieux comprendre les crises qui surviennent à l’âge adulte et surtout pour pouvoir y
faire face, la connaissance du développement socio affectif de l’enfant et de l’adolescent
reste notre principale voie de recours. C’est donc à juste titre qu’il est d’une impérieuse
nécessité pour tout enseignant d’en tenir compte dans sa relation avec ses élèves. Ainsi il
évitera les frustrations et les brimades qui pourraient être génératrices d’échec scolaire et
même avoir un impact sur leur vie futur.
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SEANCE 3 : LE DEVELOPPEMENT PSYCHOLOGIQUE DE L’ENFANT AU


PLAN COGNITIF OU INTELLECTUEL

Développement cognitif ou développement intellectuel

Les travaux de Jean PIAGET (1896- 1980) mettent en évidence le développement


psychologique en rapport avec les besoins cognitifs de l’enfant.

Il énonce quatre stades :

le stade sensori-moteur (0-2 ans) : l’enfant communique avec son entourage par ses sens
et sa motricité ;
le stade préopératoire (3-6 ans) : l’enfant acquiert la fonction du langage ;
le stade opératoire concret (7-11 ans) : l’enfant raisonne à partir du concret ;
le stade opératoire formel (12 ans et plus) : l’enfant est capable d’émettre des hypothèses
et de tirer des conclusions. Il raisonne à partir de l’abstrait.

Les travaux de Jean PIAGET montrent que l’intelligence de l’enfant se construit


progressivement, lorsqu’il est en interaction avec son milieu. L’enfant a un besoin de
stimuli et un besoin d’agir. Ces besoins sont liés à son droit à la participation et au
développement.
L’adulte doit donc proposer à l’enfant des activités qui lui permettent d’exprimer son
potentiel : savoir, savoir-faire et savoir -être.

Implication pédagogique : adapter les activités d’apprentissage à l’âge mental des enfants.

NOTA BENE 1. Rupture avec le modèle piagétien


L’analyse piagétienne d’un développement linéaire, cumulatif et hiérarchique est dépassée.
Raison 1: il existe chez le bébé des capacités cognitives complexes non réductibles à
un fonctionnement strictement sensori-moteur.
Raison 2: le développement est jalonné d’erreurs de logique, non prédits par Piaget.

Les neurosciences cognitives fonctions essentielles dites fonctions exécutives qui


déterminent la facilité d’apprentissage. Ce sont la mémoire de travail, l’inhibition et la
flexibilité cognitive.
-la mémoire de travail (MT) sert à traiter et maintenir des informations durant un laps, de
temps. La MT repose sur l’attention.

l’inhibition réfère la capacité à bloquer ou supprimer les processus, les informations


ou les réponses non-pertinences en vue de l’atteinte d’un but donner.

la flexibilité cognitive est une conduite adaptative qui permet de faire face aux
situations nouvelles
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SEANCE 4 : L’ATTENTION ET LA MOTIVATION.


L’ATTENTION
INTRODUCTION
L’attention est un facteur indispensable dans le processus d’apprentissage et même dans la
vie d’un être humain. Les psychologues diront à cet effet qu’un enfant attentif est un enfant
sauvé.
Cependant, nous rencontrons dans nos classes des enfants distraits, inattentifs qui n’arrivent
pas à s’intéresser aux activités scolaires. L’attention de l’enfant nécessite donc un intérêt
particulier pour l’amélioration de son rendement scolaire.

Notre étude consistera à la définition de l’attention, les différentes formes d’attention,


l’attention chez l’enfant et quelques implications pédagogiques.

- DEFINITION
L’attention est un effort intellectuel qui consiste à fixer son esprit sur un objet, sur une
pensée ou sur ce qu’on fait. C’est donc une attitude que l’on adopte face à des êtres ou à
des choses.
Être attentif, c’est être réceptif, disponible. C’est adopter une attitude active

- LES DIFFERENTES FORMES D’ATTENTION


On distingue deux formes d’attention : L’attention spontanée et l’attention volontaire

L’attention spontanée
Dans l’attention spontanée ou involontaire l’esprit se porte vers un objet sans l’intervention
de la volonté. Cette forme d’attention est produite par un état affectif : désir, satisfaction,
jalousie. Sa nature révèle chez une personne son caractère ou du moins ses tendances
fondamentales. Elle est essentiellement instable et fugitive. Deux facteurs interviennent
pour la soutenir et la fixer : la curiosité et l’intérêt.

L’attention volontaire
Elle consiste à faire un effort de volonté qui résisté aux sollicitations extérieures. C’est une
attention active. Ex : Un élève qui aime les mathématiques est toujours attentif pour tout ce
qui est relatif à cette discipline.

- L’ATTENTION CHEZ L’ENFANT

Les caractéristiques de l’attention chez l’enfant


L’attention papillonnante
L’enfant est habituellement distrait et la distraction perturbe son attention. Ici l’attention
passe d’un objet à un autre
Implications pédagogiques
Tenir compte de la capacité d’attention de l’enfant
Concentrer l’enfant sur l’objet de son attention
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Discipliner les différents sens de l’enfant en particulier l’ouïe et la vue.


L’attention de l’enfant est discontinue ou de courte durée
L’enfant passe rapidement de l’attitude d’attention à l’attitude d’inattention. Il se
fatigue très vite. Il ne peut se concentrer pendant longtemps sur un même objet.
Implications pédagogiques
Ecarter les causes de distraction.
Se déplacer, fait arrêter tout mouvement dans la classe.
Respecter les plages horaires et les disciplines indiquées.

L’attention est soumise à l’affectivité


L’attention de l’enfant dépend de son humeur du moment. En colère, il fixera moins bien
son attention sur quelque chose. L’attention de l’enfant est fonction de ses intérêts : l’enfant
fixe volontiers son attention sur ce qui l’intéresse.
Implications pédagogiques
Etre affectif.
Rendre les activités attrayantes, concrètes et vivantes.
Rendre l’apprentissage actif.
L’attention de l’enfant est étroite ou pointilliste
L’enfant ne peut fixer son attention sur un ensemble mais plutôt sur un détail précis qui
l’intéresse.
Implications pédagogiques
Proposer des activités au niveau de l’enfant.
Apprendre à l’enfant à observer, à réfléchir, à exprimer ce qu’il voit.

2-Les capacités d’attention et de travail

Age Capacités d’attention Capacité de travail maximum dans


une journée
6 à7 ans 15 à 20 minutes 2 à 3 heures
8 à 9 ans 15 à 25 minutes 2 à 4 heures
9 à 11ans 30 minutes 4 à 5 heures
12 à 16 ans 45 minutes 5 à 7 heures
Plus de 16 ans 50 minutes 7heures

3-Les facteurs dont dépend l’attention

La puissance de l’attention enfantine dépend de :


L’âge- Le sexe- Le régime alimentaire- La position du corps- L’état
général de santé- Le local- Les intérêts et besoins portés à l’objet- La personnalité de
l’individu
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CONCLUSION
L’attention profite au travail intellectuel. Dans sa quête quotidienne de la pédagogique de
succès tout bon enseignant doit tout mettre en œuvre pour capter l’attention de ses élèves,
la maintenir et la renouveler en cas de besoin.

LA MOTIVATION
INTRODUCTION
Revendiquée comme condition sine qua non à toute activité d’apprentissage, la motivation
revêt en pédagogie un intérêt d’une extrême importance. En effet les différentes théories
de l’apprentissage s’accordent sur le fait que : « L’apprentissage est plus efficace et a plus
de chance de se conserver quand le sujet est motivé, autrement dit quand il peut mettre un
enjeu dans l’activité qu’il va entreprendre.
Qu’est-ce que la motivation ? Quelles sont ses qualités ? Quand et comment motiver ?
Telles sont les différentes préoccupations que tout enseignant soucieux de la réussite de ses
élèves doit absolument se poser.

- DEFINITION
De façon générale, la motivation se définit comme « les motifs ou mobiles d’un
comportement, les facteurs qui déclenchent l’activité du sujet…. ». Autrement dit, c’est
l’ensemble des facteurs dynamiques qui déterminent la conduite d’un individu.
Pour un enseignant, la motivation consiste essentiellement à donner aux élèves le désir
d’apprendre, l’envie de suivre le cours qui leur est proposé et de maintenir cette envie
durant tout le cours.

- LES DIFFERENTS TYPES DE MOTIVATION


En situation pédagogique, l’enseignant dispose de deux types de motivation pour élaborer
ses stratégies d’apprentissage.

- La motivation intrinsèque (interne ou naturelle)


Elle est innée, naturelle et spontanée. L’enseignant utilise l’intérêt spontané des élèves pour
les motiver. Il suffit pour lui de montrer le lien qui existe entre l’apprentissage et le désir
spontané (ce qu’ils aiment naturellement, ce pourquoi ils font cet apprentissage).
Elle correspond au désir du sujet et répond également à :
Des besoins physiologiques
Exemple : la faim, la soif, le sommeil
Des besoins psychologiques
Exemples ; la curiosité, le besoin d’affection, le désir d’apprentissage etc.…

- La motivation extrinsèque (externe ou secondaire)


Elle est acquise au cours d’un apprentissage. Elle provient de l’environnement, du milieu
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social, familial, scolaire ; Elle consiste, selon Roger Mucchiel (1985), à provoquer,
encourager et maintenir l’attention à l’aide de stimuli externes.
A l’école, les motivations naturelles sont rares. Le maître est obligé la plupart du temps
de créer des motivations artificielles.
Dans la motivation extrinsèque, ce n’est pas la situation ou l’apprentissage qui est
motivant, mais plutôt le stimulus externe qui l’est.

– LA MOTIVATION CHEZ L’ENFANT


- Les qualités de la motivation
Elle a deux qualités essentielles : La motivation positive et la motivation négative

La motivation positive
Elle pousse à agir pour le plaisir que l’on va retirer.
Exemple : la recherche d’une récompense, d’une approbation, d’éloges, de stimulations,
etc… La réussite de l’élève est la meilleure des motivations pour les activités qui vont
suivre. Car chaque réussite donne confiance à l’enfant et lui permet d’aborder avec
davantage de chances, de succès l’activité suivante. Il est donc nécessaire, voire
important de donner à l’enfant la mesure de ses progrès.

La motivation négative
Elle pousse à agir pour éviter un désagrément. Elle s’appuie donc sur la
crainte. La crainte de la réprimande, de la punition, du blâme.

IMPLICATIONPEDAGOGIQUES
Pour une motivation plus efficace, l’enseignant devra absolument prendre en compte les
besoins de l’enfant. Pour cela l’enseignant doit :

•Avoir une connaissance suffisante de la psychologie de l’enfant, de ses besoins naturels


(curiosité) et assurer leur motivation à partir de ceux-ci.

•Procéder à des renforcements car l’approbation de la réussite donne à l’enfant le


sentiment de sa propre valeur et l’encourage.

•Favoriser chez l’enfant la liberté d’action et la liberté d’expression.

•Etre compréhensif et attentif aux besoins affectifs de l’enfant, être soucieux de créer un
cadre agréable (classe propre, décorée des travaux élèves).

•Rendre son cours concret à l’aide du matériel, et à partir du vécu des élèves.

CONCLUSION
La motivation est un facteur incontournable dans le processus de l’apprentissage. Etant
donné que celle de l’enfant n’est pas directement contrôlable par l’enseignant, celui-ci a la
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possibilité de l’influencer favorablement en tenant compte des besoins de celui-ci. C’est à


cette seule condition que l’apprentissage peut conduire à des acquisitions solides et
durables au niveau des élèves en vue d’un éventuel transfert.
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LECON 2 : LES DROITS DE L’ENFANT ET LES ALTERNATIVES AUX


PUNITIONS PHYSIQUES ET HUMILIANTES
A- Les instruments juridiques liés aux besoins de l’enfant
L’enfant est particulièrement vulnérable à certaines situations du fait de son immaturité et
des besoins spécifiques qui sont les siens.
La communauté internationale a à plusieurs reprises exprimé la nécessité de protéger les
enfants. Leur protection est donc garantie par divers instruments relatifs aux droits de
l’homme mais aussi par des instruments spécifiques notamment la Convention des Nations
Unie relative aux droits des enfants.
Quels liens existent-ils entre les besoins de l’enfant et les droits à sa protection ?
La réponse à cette question nous amène à définir les droits et les besoins de l’enfant, puis
à faire un tableau de correspondance avant d’analyser les différentes catégories de besoins
et droits fondamentaux.
Définition des concepts
le droit
Ensemble des règles qui régissent les rapports entre les être les êtres humains. Faculté
d’accomplir une action, de jouir d’une chose d’y prétendre de l’exiger.
Le besoin
Selon l’univers de la psychologie, vocabulaire de psychologie éditions Lidis Paris, le
besoin est l’expression d’une nécessité biologique en rapport avec les grandes fonctions
vitale (respirer, manger) ou encore la répétition mécanique d’une habitude (besoin de
fumer). C’est ce qui est nécessaire et indispensable à un fonctionnement harmonieux.
Au vu de ces définitions le droit tient compte du besoin.
Les catégories de droits
Les enfants et les adolescents ont des besoins spécifiques et variés liés à leurs activités de
développement. De fait la Convention de Nations Unies relative aux droits de l’enfant tient
particulièrement compte des besoins de l’enfant. Ceux-ci retrouvent un lien étroit avec leurs
droits fondamentaux qu’il est possible de répartir en 4 catégories.
Droits à la survie
Droits à la survie et de satisfaire les besoins le plus fondamentaux pour vivre (niveau de
vie, toit, traitement médical, soins médicaux adéquats, sécurité alimentaire, protection
contre les violences qui portent atteinte à la vie).
Droits au développement
Droits qu’il convient d’assurer aux enfants pour qu’ils développent leur potentiel (éducation ;
jeux
; loisirs, accès à l’information ; droit de pensée, conscience et religion).
Droits à la protection
Ils sont nécessaires pour protéger les enfants contre toutes formes d’abus de violence, de
négligence et d’exploitation (soins particuliers pour les enfants réfugiés ; la protection
contre l’enrôlement dans les conflits armés, le travail des enfants ; l’abus sexuel, la torture
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et l’abus des drogues).


Droits à la participation
Ces droits permettent aux enfants de jouer un rôle actif dans leur communauté (liberté
d’exprimer ses opinions ; d’avoir leur mot à dire sur qui concernent leur propre vie,
d’adhérer à des associations).
Tableau de correspondance entre besoins et droits

Droit à la Droit au Droit à la Droit à la


survie développement protectio participation
n
-Se nourrir - se reposer
Les -Se soigner -Communiquer -S’abriter
besoins -Se vêtir - Se vêtir
-S’abriter…
matériels
-S’exprimer
-Jouer -S’affilier librement
-Aller à l’école -Avoir confiance -Communiquer
Les besoins -Etablir des contacts -Etre -Etre respecté ou
non matériels -Etre aimé accompagné
considéré
-Etre exposé aux -Etre en
-Etablir des
stimulations… sécurité
contacts

-jouer…

Correspondance les droits fondamentaux aux principes de la CDE.


Les droits de l’enfant sont en lien direct avec leurs besoins de base notamment les
catégories de droits que la convention des Nations Unies relatives aux droits de l’enfant
définit et les 4 grands principes sur lesquels elle repose :
L’intérêt supérieur de l’enfant, la non-discrimination, le droit à la vie, à la survie et au
développement, et le droit à la participation.

PRINCIPES (CDE) DROITS FONDAMENTAUX


SURVIE ET DEVELOPPEMENT ART -Droit à la survie
6 -Droit au développement
-Droit à la protection
INTERET SUPERIEUR ART3
-Droit à la participation
NON DISCRMINATION ART 2 -Droit à la protection
-Droit à la participation
PARTICIPATION ART 12 -Droit à la protection
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CONCLUSION
Comme nous venons de le voir, l’enfant dont l’enseignant à la charge à des droits et des
besoins. Le respect de ceux-ci doit être un impératif pour l’enseignant car leur satisfaction
favorise le développement global de l’enfant.
sommaire
B- Les fondements juridiques des droits de l’enfant
les besoins spécifiques liés au développement de l’enfant
Pour qu’un enfant se développe bien, il a besoin d’être dans un environnement de confiance
stable qui prenne soin de lui. Les besoins spécifiques liés à son développement sont de
deux ordres :
Besoins matériels : alimentation équilibrée-eau potable-toit adéquat-infrastructure de soin
de santé primaire…
Besoins non matériels Le besoin de relations chaleureuses et stables ; Le besoin de
protection physique, de sécurité ; Le besoin d'une communauté stable et de son soutien,
éducation ; affection…
Définition de la Convention des Droits de l’Enfant (CDE) et la Charte Africaine des
Droits et du Bien Etre de l’enfant (CADBE)
La CDE : La Convention relative aux droits de l’enfant constitue un code de droits complet
qui, de tous les instruments internationaux, offre les normes les plus élevées en matière de
protection et d'aide aux enfants. Elle a été adoptée le 20 novembre 1989 par l’ONU et a été
ratifiée par le Cote d’Ivoire le 4 février 1991, elle comporte 54 articles. La Convention
relative aux droits de l’enfant est l’instrument international qui offre les normes de
protection et d’assistance aux enfants. La Convention relative aux droits de l’enfant repose
sur quatre grands principes : l’intérêt supérieur de l’enfant, la non-discrimination, le droit à
la vie, à la survie et au développement, et le droit à la participation
La CADBE : La charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant a été adoptée lors de
la 26ème conférence des chefs d'État et de gouvernement de l'Organisation de l'unité
africaine en juillet 1990. Elle est entrée en vigueur le 29 novembre 1999, après avoir reçu
la ratification de 15 États. La Cote d’Ivoire l’a ratifiée le 18 juin 2007. Si certains de droits
déclinés dans cette charte sont identiques à ceux de la Convention des Nations unies sur les
droits de l’enfant, la plupart sont interprétés dans le contexte africain. Elle repose aussi sur
les 4 principes de CDE.
les lois nationales
Des lois ivoiriennes protègent également les droits de l’enfant : La Constitution, le code
pénal, le code civil, Les lois sociales : Le code du travail : loi de 1995…

III. les fondements des principes du développement de

l’enfant les principes du développement de l’enfant

Les principes directeurs établis par la convention relative aux droits de l’enfant s’appuient
sur les besoins et le bien- être de l’enfant. Ils justifient les besoins cites plus haut.
La Convention relative aux droits de l’enfant repose sur quatre principes de base :
L’intérêt supérieur de l’enfant : ce principe oblige chaque acteur à se poser la question de
savoir si l’action qui est entreprise est la meilleure qui soit pour le ou les enfants
sommaire
concernés.
La non-discrimination : ce principe répond au souci que tous les enfants bénéficient
d’une protection égale sans aucune discrimination. Ainsi ce sont bien les besoins de
l’enfant qui devront conduire les décisions prises à son égard et non pas d’autres
éléments liés à sa condition.
Le droit à la vie, à la survie et au développement : Toutes les actions qui seront
entreprises devront prendre les besoins de base des enfants ainsi que ceux qui sont
inhérents à son développement de manière directe ou indirecte.
Le droit à la participation : le droit à la participation a pour but de permettre à l’enfant
d’apprendre à assumer ses propres responsabilités. Elle est progressive dans la prise de
décision selon l’âge, la capacité et la maturité.
Lien entre les principes et les instruments juridiques
Les principes du développement de l’enfant trouvent leur fondement dans la
convention des droits de l’enfant, chaque principe correspond à au moins un article
de la convention.

PRINCIPES ARTICLES DE LA CDE


SURVIE ET DEVELOPPEMENT ARTICLE 6
INTERET SUPERIEUR ARTICLE 3
NON DSCRMININATION ARTICLE 2
PARTICIPATION ARTICLE 12

CONCLUSION
L’enfant comme nous l’avons étudié est un être qui qualitativement et quantitativement
différent de l’adulte. Comme personne vulnérable l’enfant doit être protégé par des
instruments juridiques nationaux et internationaux la CDE et la CADBE.
Dans le souci d’une éducation réussie, les futurs enseignants se doivent d’avoir une
conscience claire des instruments qui protège dont ils ont la charge.
Tout acte éducatif doit donc tenir compte de leurs besoins et intérêt et avoir un ancrage
dans les 4 principes de la convention des droits de l’enfant.
sommaire

C-L’IMPACT DES PUNITIONS PHYSIQUES ET HUMILIANTES.


Les punitions physiques et humiliantes faites aux enfants sont l’une des formes de violence
les plus courantes. Elles sont souvent acceptées par les adultes comme étant une méthode
indiquée pour éduquer et discipliner les enfants à l’école, à la maison et dans d’autres
situations ou institutions.
Ce sont les seules méthodes de discipline que les adultes semblent connaître et très peu
d’entre ceux-ci connaissent les liens complexes entre les relations de pouvoir, violence et
abus. Pour beaucoup, la punition ne constitue pas une violence.
Pour quels comportements les enfants sont –ils punis ?

Quels sont les impacts des punitions sur l’enfant ?

Telles sont les interrogations essentielles auxquelles nous allons répondre dans ce cours.

Définitions des concepts


punition
Selon l’UNESCO, La punition est une action (pénalité) qui est imposée sur une personne
qui a enfreint une règle ou démontré un comportement inapproprié. La punition vise à
contrôler le comportement par des moyens négatifs.
Une peine infligée pour une faute, La punition scolaire est le renforcement négatif exercé
sur les élèves dont le but est de réduire ou de supprimer le comportement jugé nuisible par
le personnel enseignant. Les punitions scolaires sont données par le personnel éducatif,
elles ont un caractère informel et ne sont pas consignées dans le dossier scolaire.
Violence
La violence est « l’utilisation intentionnelle de la force physique ou du pouvoir (menacé ou
actuel) contre soi-même, quelqu’un d’autre, un groupe ou une communauté qui a comme
résultat probable la blessure, la mort, le mal développement ou la privation ».
Emploi de la force brutale pour contraindre ; imposer quelque chose à quelqu’un par la
force ou l’intimidation. La violence peut être physique, psychologique ou sexuelle.
LES DIFFERENTS TYPES DE PUNITION
Les punitions physiques
Ce sont l’ensemble des mesures, actions qui visent à qui infliger une douleur physique
(corporelle) à l’élève. Exemple : Frapper un enfant avec la main ou un objet (chicotte,
fouet, ceinture, baston, chaussure etc.) donner des coups de pied, secouer ou jeter un enfant,
pincer, tirer les cheveux, forcer un enfant à rester dans une position non confortable ou
indigne (torture), soumettre l’enfant à des exercices physiques excessifs, brûler ou
cicatriser un enfant, châtiment corporelle, flagellation, gifle, fessées, , les 4 gaillards

Les punitions humiliantes


Il s’agit de toute action qui vise à abuser verbalement, ridiculiser, frustrer, isoler ou ignorer
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un enfant. Ce type de punition est souvent psychologique. Exemple : insulter un enfant, se


moquer de lui, la retenue ou la colle, le collier, les mesures vexatoires (dans le but de faire
honte ; la faute commise est présentée aux parents et aux élèves…Notons que certaines
punitions physiques peuvent dans certains cas devenir humiliantes.
. LES FONDEMENTS DES MAUVAIS COMPORTEMENTS DES ENFANTS
Diverses raisons peuvent expliquer le « mauvais comportement des enfants » ; on peut retenir :
Le travail est trop facile ou trop difficile pour l’enfant, dans ce cas il se rebiffe ou plaisante
face à l’activité qui lui est soumise.
Le travail n’est pas intéressant et l’enfant s’ennuie : l’attention de l’enfant est liés à sa
motivation, si l’activité n’est pas attrayante l’enfant ne trouvera aucun plaisir à faire l’effort
qui est lui demandé.
Les méthodes d’enseignement ne sont pas adaptées au style d’apprentissage de l’enfant :
les méthodes traditionnelles n’impliquent pas l’enfant dans l’élaboration du savoir, il ne se
sentira donc pas concerné par ce qui est en train d’être fait.
Les attentes et règles ne sont pas claires ou sont irréalistes : les consignes imprécises et
floues ne déclenche pas la participation de l’enfant, or l’oisiveté est la mère de tous les
vices.
L’enfant a très peu confiance en lui parce qu’il a été infantilisé ou traité de bon à rien tout
le temps.
L’enfant a des difficultés à communiquer ou à établir des liens avec son entourage s’il est
animé par un complexe d’infériorité.
L’absence ou la méconnaissance d’un code de conduite ou d’un règlement intérieur et
l’absence d’un consensus claire de départ.
Le non-respect de l’équité genre fille-garçon.
L’IMPACT DES PUNITIONS
Les fondements de l’utilisation des punitions
La plupart des parents, des enseignants sont animés d'un désir sincère d'agir pour le bien de
l'enfant. Mais leurs motivations inconscientes leur échappent presque toujours. Les adultes
réagissent impulsivement et trop souvent négativement. Trois raisons font de la punition
l'arme secrète et toute-puissante des adultes face aux comportements ou attitudes
indésirables des enfants.
-La première, c'est souvent parce qu'ils ne connaissent pas autre chose. Nous verrons un
peu plus loin des alternatives à la punition traditionnelle.
-La seconde, plus subtile, rejoint l’agressivité même des adultes qui ont des difficultés à se
maîtriser. Ils exercent ainsi un pouvoir, mais sur un être plus faible. D'ailleurs, la plupart
des
adultes cessent à un moment d'utiliser ces méthodes dès que l'enfant atteint la taille, la force
ou la capacité de riposter…
-La troisième raison est l'efficacité provisoire, mais très temporaire en réalité, des méthodes
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punitives, sans tenir compte évidemment des cicatrices qu'elles ne manquent pas de laisser
et de l'endurcissement qu'elles ne manquent pas non plus de provoquer.
Certains enseignants pensent inconsciemment que les bêtises que font leurs élèves sont
dirigées contre eux ils ignorent que ceux-ci sont conforme à la croissance psychologique.
Aussi ils oublient qu’ils sont des modèles pour les enfants : c’est donc la méconnaissance
globale de l’enfant qui justifie l’utilisation des punitions.
Impacts physiques
Les punitions physiques ont de conséquences graves sur l’intégrité et le développement
physique de l’enfant.
Violation de l’intégrité physique, cas de maltraitance, abus et exploitation,
Effet néfastes sur le développement physique des enfants ; maltraitances physiques
Les blessures et traces sur le corps des enfants : les stigmates
La mort dans des cas extrêmes
Il voit bien que la bêtise n'était pas à la hauteur de la sanction reçue. Cela le poussera
dans certains cas à se révolter et à s'entêter.
Impacts psychologiques
Violation et la dignité humaine de l’enfant, négligence,
effet néfaste sur le développement social, émotionnel
traumatisme et manque d’estime de soi chez les enfants
Développement de la peur provoquée par les châtiments corporels.
Développement de l'égoïsme et l'individualisme.
Manque d'assurance, de confiance et autarcie
Mauvais résultats scolaires, et abandons, difficultés de communication
Etouffement de la personnalité et développement d'un esprit infantile, humiliation et honte
Dépendance intellectuelle et affective vis à vis de l'enseignant.
Faiblesse de la motivation des élèves.
Développement des tensions entre enseignant et enseigné.
Plus l’enfant est puni souvent et violemment, plus il risque de devenir agressif ou de
souffrir de problèmes mentaux
CONCLUSION
Comme nous l’avons vu les punitions physiques et humiliantes sont des cas de violence à
l’école. Les conséquences et les impacts des punitions sur les enfants sont considérables
notamment au niveau psychologique.
L’utilisation des punitions comme moyen pour corriger un mauvais comportement est une
manière de montrer à l’enfant que la violence est un moyen de règlement de conflit et de
cette façon, l’enseignant perpétue le cycle de la violence.
Les enfants sont protégés de tous les cas de violence par la convention de l’ONU des droits
de l’enfant. Le maitre se doit d’avoir une idée claire des impacts des punitions afin d’y
renoncer. Mais renoncer à la punition au profit de quoi ?
sommaire

D-LES ALTERNATIVES AUX PUNITIONS PHYSIQUES ET HUMILIANTES


Les punitions physiques et humiliantes font partie de la question plus vaste qui concerne la
violence et l’éducation. Il est important de briser ce cycle de la violence et de promouvoir
des méthodes de disciplines positives entre parents, enseignants, tuteurs, etc.…

DEFINITION DES CONCEPTS

La discipline
La discipline est la pratique d’enseigner ou former une personne à suivre des règles ou
adopter un comportement dans l’immédiat ou dans le long terme ».
La discipline positive
Une méthode pour réduire le mauvais comportement en récompensant le comportement
positif. La discipline positive est basée sur le principe que le comportement qui est
récompensé est le comportement qui sera répété.
LES ETAPES DU PROCESSUS DE LA DISCIPLINE POSITIVE

Si la punition constitue un seul acte ; la discipline positive est un processus en 4étapes clés :

Un comportement approprié : exemple : « silence en classe s’il vous plaît ».


Des raisons claires : nous allons commencer la leçon de mathématiques et tout le monde
doit écouter attentivement ».

Compréhension assurée : est-ce que vous comprenez pourquoi il est important de


garder le silence pendant la leçon ? »

Comportement correct renforcé : exemple : une récompense, une reconnaissance,


un encouragement.

La clé c’est d’encourager l’enfant à se sentir membre d’une équipe gagnante


et reconnaitre/récompenser les différents élèves en tant que membres de cette
équipe.

c-. LES PRINCIPES DIRECTEURS DE LA DISCIPLINE POSITIVE

Les 7 principes directeurs


La discipline positive repose sur des principes ; elle permet donc :
Respect des droits et de la dignité de l’enfant.
Développement de la maîtrise de soi, de la personnalité et du comportement acceptable
en société.
Promotion de la participation de l’enfant.
Respect des besoins de l’enfant conformément à son stade de développement.
Respect de la motivation et des opinions de l’enfant.
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Adoption d’une approche équitable et juste.


Promotion de la solidarité.

La règle des 3 R
Si les conséquences de nos actions sont bonnes, nous sommes plus susceptibles de répéter
ces actions ; si les conséquences sont mauvaises nous sommes moins susceptibles de le faire.
Le maitre doit aider l’élève à comprendre qu’il y a des conséquences logiques pour
différents types de comportements.

La règle des « 3R » implique que la conséquence d’un mauvais comportement doit être (en
relation avec le comportement en question, respectueuse de la dignité de l’enfant,
raisonnable c’est à dire conforme au bon sens)

d-. LES APPORTS DE LA DISCIPLINE POSITIVE SUR LE DEVELOPPEMENT

La discipline positive a des avantages réels sur le développement global de l’enfant voyons
ensemble quelques apports. Ceux-ci prennent en compte les 4 champs du développement
de l’enfant.

Le développement physique
Il est relatif à la santé, au développement du cerveau, au développement biologique et des
capacités motrices. En évitant à l’enfant des punitions de toutes sortes, sa croissance
physique se déroule dans de bonnes conditions.

Le développement émotionnel
Création de liens affectifs, auto estime, amour propre, confiance et identité ; le
développement émotionnel forme la base du reste du processus car toutes les informations
reçues et intériorisées par l’enfant se font à travers des personnes avec lesquelles il a des
relations d’attachement et avec qui il apprend au cours de son développement. Les
comportements de ces personnes fournissent des modèles à suivre pour le développement
cognitif et social de l’enfant.

Le développement cognitif
Il est lié au langage, à l’intelligence, à la pensée, à la solution aux problèmes, aux capacités
analytiques. En effet la discipline positive permet à l’enfant de participer aux activités
scolaires et donc à développer son potentiel intellectuel.

Le développement social
Il porte sur la communication, la formation de relations, les attitudes, l’intégration social,
compréhension des normes social d’éthique et de morale, les limites et règles, la capacité
de résolution de conflits, la participation et association. L’enfant n’ayant plus peur de
sommaire

s’exprimer devient acteur du processus enseignement/apprentissage/évaluation.

e-. LA PRATIQUE DE LA DISCIPLINE POSITIVE (implications pédagogiques)

Le maitre se doit donc d’appliquer la discipline positive dans sa classe et partout ailleurs,
pour réussir ce pari ; il doit mettre en place un leadership et quelques astuces.

Le leadership du maître
Accorder des choix aux apprenants
Accorder de l’attention de façon constructive à ceux qui le demandent ou en ont besoin
Etablir des règles de base avec la participation actives des enfants
Etre un modèle, dans les actions et l’expression
Prendre le temps de connaître les élèves et de développer de bonnes relations avec eux
Etre inclusif et combattre la discrimination, favoriser la tolérance et l’acceptation de
la différence
Donner des responsabilités aux apprenants
Rédiger avec les élèves un code de bonne conduite

Les astuces de la discipline positive


Communiquer clairement vos attentes aux élèves et établir des règles de fonctionnement
/base avec eux.
Signaler /reconnaître tout comportement positif.
Réorienter le mauvais comportement de façon positive.
Présenter des options et encourager la prise de décision chez les élèves.
Reconnaître l’effort fourni, pas seulement le résultat.
Utiliser le langage corporel (sourire, hocher la tête, regarder directement l’élève).
Rejoindre les élèves a leur niveau (sur le plan physique), surtout pour les plus petits.
Restructurer l’environnement de façon à créer un espace de travail agréable tout en
éloignant les possibles distractions.
Établir une relation respectueuse avec les élèves et chercher à les connaître
Modeler vous-même un bon comportement.

CONCLUSION

Les punitions physiques et humiliantes peuvent et doivent être remplacées par les
techniques de la discipline positive. C’est une approche qui tient compte des pratiques et
principes du développement de l’enfant.
C’est essentiel aux approches d’enseignement et d’éducation qui sont participatives,
inclusives et centrées sur l’enfant. Cette approche est centrée sur les principes de respect
et de responsabilité.
Elle encourage les adultes à développer une empathie avec le point de vue de l’enfant au
lieu de simplement chercher à imposer leurs perspectives par la violence.
sommaire

La discipline positive est participative. Les règles s’établissent mutuellement et on cherche


à trouver des solutions durables aux différents et aux conflits.
sommaire

Quelques exemples d’alternatives

PUNITIONS
COMPORTEMENT PHYSIQUES ET ALTERNATIVES A CES PUNITIONS
S PUNIS HUMILIANTES PHYSIQUES ET HUMILIANTES
INFLIGEES
Bavardages récurrents chicotte Le maître doit réclamer le silence en
faisant une dynamique, en observant un
moment de silence, en baissant la voix ou
en parlant rapidement pour attirer
l’attention des élèves
Usage des langues Chicotte, pieds au mur, Le maître doit opposer deux interlocuteurs
locales en classe pompes parlant des langues différentes, faire traduire
en français à l’enfant ce qu’il a dit en langue
locale, le maître parle sa langue locale à
l’enfant pour lui faire comprendre que tous
doivent parler le français pour se faire
comprendre
Enfants insoumis, Mise à genoux, Convoquer les parents pour en discuter
Impolitesse, chicotte
irrespect
Tricherie Tabourets, chaises, Ecarter la source de tricherie en retirant les
pompes, mise à genoux cahiers, déplacer l’enfant qui triche
Retards répétés Retenue, privation de Discuter avec l’enfant pour comprendre les
recréation, mise à raisons de son retard
genoux
Vols Chicotte, pieds au mur, Relater un fait de cas de vol avec les
hué conséquences

Mensonges Genoux sur gravier Faire une leçon de morale


avec un seau d’eau sur
la tête, chicotte,
taloches, pincement
Mauvaises réponses Chicotte, corvées Récompenser les bons élèves par des
aux questions posées bonbons, faire répéter la bonne réponse par
par le maître celui qui a mal répondu
Exercices mal faits Copies, chicotte, mise Récompenser les bons élèves par des
à genoux bonbons, envoyer l’élève au tableau pour
la correction
sommaire

Leçons non apprises Copies, mise à genoux, Désigner l’enfant qui n’a pas appris sa leçon
chicotte, privation de pour rappeler la prochaine leçon,
recréation récompenser les bons élèves

Bagarres Chicotte, mise à Faire une de morale, régler le litige et


genoux, privation demander au fautif de présenter ses excuses
collective de recréation à son camarade et à toute la classe
Les insultes entre les Chicotte, Faire une leçon de morale, régler le litige
enfants pincement, mise à et demander au fautif de présenter ses
genoux excuses à son camarade et à toute la classe
La turbulence des Isolement, mise à Responsabiliser l’enfant pour maintenir
élèves genoux, chicotte l’ordre, la mise en rang de ses camarades,
faire une leçon de morale
sommaire

Discipline positive Punitions Physiques et humiliantes

N’utilise aucune forme de violence ni Est ne forme de violence physique ou


physique ni humiliante humiliante
Met en cause les actions, pas la personne Met en cause la dignité de la personne, pas
d’action
Permet à l’enfant d’apprendre qu’il y a des Punit les mauvais comportements sans
alternatives au mauvais comportement présenter des alternatives
Une action directement liée a et proportionnel Une action pas directement liée ni
au comportement en question afin de forcement proportionnel au comportement
favoriser l’apprentissage de l’enfant en question. Suscite la peur et l’obligation
d’obéir chez l’enfant
Jamais imposé Basé sur un abus de pouvoir
Réfléchi et planifié Rapide et facile, ne requiert pas la réflexion

Les enfants participent le plus possible et sont Les enfants ne participent pas et sont pas
informés des normes/règles à observer et les souvent informés des normes/ règles à
conséquences pour les infractions observer ni des conséquences pour les
infractions
Comporte des approches de discipline non Apprend aux enfants que ceux qui les
violentes aiment peuvent leur faire du mal et que
ceux qui possèdent le pouvoir et
l’autorité sont susceptibles de l’abuser
sommaire

PUNITIONS
COMPORTEMENT PHYSIQUES ALTERNATIVES A CES PUNITIONS
S PUNIS ET PHYSIQUES ET HUMILIANTES
HUMILIANTES
INFLIGEES
Bavardages récurrents chicotte Le maître doit réclamer le silence en faisant
une dynamique, en observant un moment de
silence, en baissant la voix ou en parlant
rapidement pour attirer l’attention des élèves
Usage des langues Chicotte, pieds Le maître doit opposer deux interlocuteurs
locales en classe au mur, pompes parlant des langues différentes, faire traduire
en français à l’enfant ce qu’il a dit en langue
locale, le maître parle sa langue locale à
l’enfant pour lui faire comprendre que tous
doivent parler le français pour se faire
comprendre
Enfants insoumis, Mise à genoux, Convoquer les parents pour en discuter
Impolitesse, chicotte
irrespect
Tricherie Tabourets, Ecarter la source de tricherie en retirant les
chaises, pompes, cahiers, déplacer l’enfant qui triche
mise à genoux
Retards répétés Retenue, privation Discuter avec l’enfant pour comprendre les
de recréation, mise raisons de son retard
à genoux
Vols Chicotte, pieds Relater un fait de cas de vol avec les
au mur, hué conséquences

Mensonges Genoux sur Faire une leçon de morale


gravier avec un
seau d’eau sur la
tête, chicotte,
taloches,
pincement
Mauvaises réponses Chicotte, corvées Récompenser les bons élèves par des bonbons,
aux questions posées faire répéter la bonne réponse par celui qui a
par le maître mal répondu
sommaire

Exercices mal faits Copies, Récompenser les bons élèves par des bonbons,
chicotte, mise envoyer l’élève au tableau pour la correction
à genoux
Leçons non apprises Copies, mise à Désigner l’enfant qui n’a pas appris sa leçon
genoux, pour rappeler la prochaine leçon,
chicotte, récompenser les bons élèves
privation de
recréation

Bagarres Chicotte, mise Faire une de morale, régler le litige et


à genoux, demander au fautif de présenter ses excuses
privation à son camarade et à toute la classe
collective de
recréation
Les insultes entre les Chicotte, Faire une leçon de morale, régler le litige et
enfants pincement, mise à demander au fautif de présenter ses excuses à
genoux son camarade et à toute la classe
La turbulence des Isolement, mise à Responsabiliser l’enfant pour maintenir
élèves genoux, chicotte l’ordre, la mise en rang de ses camarades,
faire une leçon de morale
sommaire

Discipline positive Punitions Physiques et humiliantes

N’utilise aucune forme de violence ni Est une forme de violence physique ou


physique ni humiliante humiliante

Met en cause les actions, pas la personne Met en cause la dignité de la personne, pas
d’action
Permet à l’enfant d’apprendre qu’il y a Punit les mauvais comportements sans
des alternatives au mauvais présenter des alternatives
comportement
Une action directement liée et Une action pas directement liée ni forcement
proportionnel au comportement en proportionnel au comportement en question.
question afin de favoriser Suscite la peur et l’obligation d’obéir chez
l’apprentissage de l’enfant l’enfant
Jamais imposé Basé sur un abus de pouvoir

Réfléchi et planifié Rapide et facile, ne requiert pas la réflexion


Les enfants participent le plus possible Les enfants ne participent pas et sont pas
et sont informés des normes/règles à souvent informés des normes/ règles à
observer et les conséquences pour les observer ni des conséquences pour les
infractions infractions
Comporte des approches de discipline Apprend aux enfants que ceux qui les aiment
non violentes peuvent leur faire du mal et que ceux qui
possèdent le pouvoir et l’autorité sont
susceptibles de l’abuser
sommaire

Reconnaître et récompenser les bons Réagit aux mauvais comportements avec


comportements sévérité
Respecter la dignité de l’enfant et Ne respecte pas la dignité ou l’intégrité
choisir des méthodes appropriées à physique de l’enfant. Pas forcément en
son stade de développement conformité avec les capacités mentales ou
physiques de l’enfant
Permet aux enfants d’apprendre qu’il Impose des conséquences pas
y a des conséquences logiques pour nécessairement liées au mauvais
un mauvais comportement comportement en question
Apprend aux enfants à intérioriser les Apprend aux enfants qu’on doit bien se
notions d’auto discipline comporter seulement si on risque d’être
punis
Ecoute les enfants et présente des Réprimande constantes pour toute petite
modèles de bon comportement à infraction
suivre
Utilise les erreurs comme Punit les erreurs sans offrir des explications
opportunité d’apprentissage
Les enfants participent au processus Oblige les enfants à suivre toute sorte de
d’élaboration des règles et comprends règles ou commandes illogiques<<Parce
leur bien fondé que c’est comme ça qu’on fait>>
Aide les enfants à développer leur Décourage activement les questions et
esprit critique et Capacité d’analyse et l’esprit analyse critique
résolution des problèmes
Encourage les enfants à résoudre les Punit les enfants quand ils font mal aux
conflits entre eux de façon autres sans leur apprendre à mieux résoudre
constructive les conflits
Favorise la création d’un esprit Ne favorise pas la création d’un esprit
d’équipe et de collaboration entre les d’équipe et peut même renforcer les
enfants divisions entre les enfants
sommaire

LEÇON 3 : PLANIFICATION DE L’ENSEIGNEMENT

SEANCE 1: PLANIFICATION DE L’ENSEIGNEMENT

Introduction
L’instituteur se situe dans la chaine d’intervention et de décision du système éducatif, son
rôle constitue le dernier barreau de l’échelle.
Mais avant d’exécuter sa tâche pédagogique, le maitre devra avoir une idée claire
de la planification des enseignements.
En quoi consiste cette tâche ? Cette séance vient élucider ce concept.

Définition de la planification
En général : Planifier, c’est appliquer un processus qui amène à décider :
Quoi faire ?
Comment le faire ?
Comment évaluer ce qui sera fait avant de le faire ?

La planification de l’enseignement/apprentissage a un caractère prospectif : Elle prend en


compte la prévision, le principe de déterminisme et la programmation.
Prévision = projection de ce qui doit être entrepris ;
Principe de déterminisme = relation action à entreprendre (exercice)/résultats escomptés
(atteinte des objectifs) ;
Programmation = établissement d’un plan détaillé de ce qui doit être entrepris, à quel
moment ? par qui ? Et avec quels moyens ?

La planification pédagogique
C’est un processus rationnel qui consiste à prévoir tous les éléments
organisationnels, pédagogiques et scientifiques nécessaires pour atteindre les objectifs :
la liste et la hiérarchisation des contenus,
les thèmes,
la succession des objectifs,
les ressources pédagogiques, institutionnelles, humaines, financières, spatiales et temporelles.
La planification est le premier temps de l'acte pédagogique.

Éléments à considérer dans la planification


Quatre éléments sont à considérer lors de la planification d’une situation d’apprentissage :
sommaire

La (les) compétence (s) disciplinaire(s) et transversale(s) à développer chez les


apprenants au regard de leur niveau actuel de compétence ;
Les différents profils des apprenants ;
Les ressources à exploiter dans les trois temps pédagogiques (organisationnelles,
matérielles, méthodologiques…)
L’approche (stratégies ; méthodes ; démarche…) choisie pour exploiter cette situation.
Niveaux de planification
Selon le degré de précision et de détail, on distingue trois niveaux de planification :
La planification annuelle : elle définit la répartition, dans une année, des grandes divisions
du programme (les compétences disciplinaires et les compétences de base, elle peut aller
jusqu’à la compétence de fin cycle par exemple) et prévoit les moyens d'évaluation
sommative.
la planification intermédiaire : Elle définit, à l'intérieur d'une période de temps donnée une
étape, par exemple, l'utilisation de chacune des périodes d'enseignement au regard des
objectifs. Elle précise également les modalités d'évaluation formative rétroactive.
La planification opérationnelle : Matérialisée par ce qu’on appelle « le plan de cours ». Il
décrit, pour une période d'enseignement, le déroulement précis des activités
d'apprentissage proposées à l’apprenant au regard des objectifs, de même que le matériel
didactique employé et les instruments d'évaluation formative interactive. Elle exige la
formulation des objectifs pédagogiques ou opérationnels.
Principes de la planification pédagogique
La planification doit se faire à partir des compétences/objectifs du programme ;
P2 La planification doit prévoir l'atteinte de tous les compétences/objectifs prévus pour le
module concerné ;
P3 Toute planification (annuelle, intermédiaire, opérationnelle) doit préciser les éléments
du programme concernés (objectifs et contenus), de même qu'une allocation de temps ;
P4 La planification annuelle et la planification intermédiaire doivent respecter la logique
et le mode d'organisation du programme ;
P5 Le plan de cours doit respecter la démarche d'apprentissage du programme ;
P6 Le plan de cours doit être formulé en termes d'activités d'apprentissage à réaliser
par les apprenants, et non en termes d'activités d'enseignement à réaliser par l'enseignant
;
P7 La planification doit comprendre des marges de manœuvre permettant de s'ajuster
au déroulement effectif de l'apprentissage ;
P8 La planification doit prévoir du temps pour l'évaluation formative et pour, s'il y a lieu,
des activités de remédiation.
sommaire

Faire l'inventaire des ressources disponibles :

Dans la salle de classe Dans l'école Dans la communauté


· outils pédagogiques · expertise des personnes · club francophone
· matériel de manipulation · intervenant ·centre communautaire
de santé
·ressources technologiques ·ressources audio-visuelles · expertise de parents
· ressources informatiques · centre de ressources · émission, Radio-locale
· ameublement · logiciels · autres
· autres

Pour une bonne planification le maitre doit connaître son groupe d'élèves :
QUOI?
préparer un profil de ses élèves :
intérêts
styles d'apprentissage
niveau de francisation
forces et défis
autres éléments pertinents...

COMMENT?
tenir compte des élèves
consulter l'enseignante ou l'enseignant de l'année précédente
vérifier le dossier d'apprentissage
discuter avec le groupe d'élèves
avoir une conférence avec chaque élève
observer les élèves
faire remplir un questionnaire
faire une évaluation diagnostique
autres..

Planifier son action pédagogique à long terme en fonction :


des éléments de programmation
des ressources et
du profil de son groupe d'élèves Afin de :
cibler le(s) défi(s) à relever
identifier ses actions (objectifs personnels)
définir les moyens
faire le lien avec son plan de croissance professionnelle et personnelle élaborer une vue
d'ensemble de l'année

Faire des retours périodiques sur son action pédagogique :


identifier les prochaines étapes
sommaire

ajuster sa planification selon les besoins identifiés


Appelé aussi préparation lointaine.

Élaborer une planification à court terme :


La planification devrait comprendre les huit éléments suivants :

Eléments Définition
La problématique ou le À toutes les étapes du scénario d'apprentissage, les
sujet stratégies d'enseignement doivent tenir compte de la variété
des antécédents, des intérêts et des styles d'apprentissage des
élèves pour assurer leur progrès.
La problématique ou le L'évaluation de l'élève se déroule en trois temps :
sujet avant l'apprentissage (diagnostique)
pendant l'apprentissage (formative)
après l'apprentissage (sommative

Le projet authentique C'est la modification du contenu, et/ou du processus, et/ou du


produit, et/ou de l'évaluation qui permet de répondre aux
besoins particuliers des élèves.
Les scénarios Ce sont les étapes à suivre pour réaliser le projet
d'apprentissage authentique. Chaque scénario d'apprentissage comprend les
éléments suivants :
mise en situation : -l'élément déclencheur -le
rappel des connaissances antérieures -l'intention
de la tâche
expérimentation/manipulation : -réalisation de la tâche -
essais et erreurs -développement de stratégies
objectivation/évaluation : -réflexion de l'élève sur
ses apprentissages -réajustements nécessaires au
scénario
réinvestissement/transfert des apprentissages :
-utilisation des nouvelles compétences dans des situations
variées
sommaire

Les stratégies À toutes les étapes du scénario d'apprentissage,1es


d'enseignement stratégies d'enseignement doivent tenir compte de la variété
des antécédents, des intérêts et des styles d'apprentissage des
élèves pour assurer leur progrès
L'évaluation L'évaluation de l'élève se déroule en trois temps :
avant l'apprentissage (diagnostique)
pendant l'apprentissage (formative)
après l'apprentissage (sommative)

La gestion des différences C'est la modification du contenu, et/ou du processus, et/ou du


produit, et/ou de l'évaluation qui permet de répondre aux
besoins particuliers des élèves.
Les ressources: C'est tout matériel qui appuie l'apprentissage de l'élève :
ressources matérielles, humaines et communautaires.

Cette planification appelé aussi préparation à court terme ou immédiate.


Élaborer une planification journalière :
Suite à l'objectivation avec le groupe d'élèves, l'enseignante ou l'enseignant
modifie/réajuste les scénarios d'apprentissage selon les besoins. L'enseignante ou
l'enseignant énumère les éléments du scénario à couvrir durant la journée :
les tâches ou situations d'apprentissage prévues
les ressources nécessaires
les modifications pour répondre aux besoins particuliers des élèves ainsi que
les stratégies d'évaluation
Il s’agit en claire de la préparation dite immédiate (voir séance 2)

CONCLUSION
Toute planification présente un certain degré de complexité. Avec l'expérience,
l'enseignante ou l'enseignant parvient à en maîtriser toutes les ficelles et à donner de la
cohérence à sa démarche pédagogique.
sommaire

SEANCE 2 : PREPARATION D’UNE CLASSE

INTRODUCTION
« Les maîtres ne préparent plus ou préparent superficiellement leurs classes. Cette
préparation reste obligatoire et elle est en tout temps indispensable si l’on veut que le maitre
puisse effectivement dominer son enseignement et l’assurer dans les meilleures conditions
d’efficacité ».

Qu’est-ce que préparer une classe ?


La préparation de la classe est un élément de la fonction d’organisation. Ce terme
« Préparer la classe » peut se définir comme le fait d’une prévision des différents éléments
nécessaires et utiliser pour transmettre les connaissances aux élèves. Ces préparations
exigent que le maître fasse preuve d’intelligence, d’imagination …
« Savoir beaucoup pour enseigner peu ».

Pourquoi faire une préparation ?


Le maître est tenu de préparer sa classe pour les raisons suivantes :
Gagner du temps.
Eviter les balbutiements, laisser le moins de place possible à l’improvisation, à l’à peu
près.
Permettre au maître de dominer son enseignement et l’assurer dans des meilleures
conditions d’efficacité.
Raisons administratives
L’Améliorer, la varier, la simplifier

En quoi consiste la préparation ?


Elle ne consiste pas à recopier simplement un document existant mais à prévoir ses besoins
et à organiser sa stratégie pédagogique en fonction de cela.
La préparation de la classe consiste à :
recueillir les informations
Récolter le matériel
Définir ses objectifs
Déterminer les moyens appropriés (moyens méthodologiques et matériels)
Maitriser les contenus proposés
Prévoir un outil d’évaluation (proposer des exercices de contrôles pendant et à la fin de
l’apprentissage)
sommaire

les types de préparation


La préparation de la classe comporte deux étapes :
La préparation lointaine
La préparation immédiate

La préparation lointaine
Elle consiste à :
Assembler les documents et à prévoir du matériel qui ne sont pas à notre portée immédiate.
Recueillir des informations tirées des revues ou des personnes ressources.
Faire la répartition annuelle et mensuelle du programme. Remarque
:
Cette forme de préparation permet au maître de mieux appréhender et de circonscrire le
sujet qu’il doit enseigner, de surmonter les difficultés éventuelles. Au niveau de la
répartition du programme, elle permet de prévoir les révisions et les compositions
La préparation immédiate
Elle comporte deux aspects :
La préparation mentale
La préparation écrite
la préparation mentale
C’est l’effort fait par le maître pour maitriser mentalement le contenu ou les grandes lignes
de sa fiche ; cela dans le but d’éviter les hésitations et la tenue de la fiche en main pendant
la prestation. Au-delà cette préparation est une action qui répond à deux questions :
identification des notions et contenus à enseigner et les moyens à mettre en œuvre pour
réussir l’enseignement du contenu identifier.
La préparation écrite
Elle consiste à :
Elaborer sa fiche
Mettre à jour le cahier journal (plan de la journée ; le titre, la durée, l’objectif… de la
leçon)
Répartir le programme. La répartition du programme permet de prévoir ce qui sera
proposé aux élèves sur une période. Elle permet de :
Savoir où l’on va
Se rendre compte de la progression des leçons
S’assurer d’une cohésion entre les différentes activités proposées
Prévoir les révisions et les compositions.

Remarque : la préparation immédiate prend également en compte :


La préparation du tableau noir : textes préalablement portés au tableau ; dessins qui
illustreront les leçons de langage, croquis, les énoncés des problèmes.
Préparation des objets qui concrétiseront l’enseignement qu’il doit donner.
6- Structure d’une fiche pédagogique :
sommaire

Pour une meilleure réussite de l’enseignement/apprentissage la structure d’une fiche


pédagogique se présente comme suit :
Présentation
Vérification des pré-requis :
Définition : Un pré requis est ce qui est nécessaire à l’acquisition de la notion nouvelle.
Activité(s) : La vérification de ce(s) pré requis peut se traduire par une activité préparatoire
(sensibilisation, discussion autour du sujet, observation d’un objet ou d’un document) ou
de réinvestissement (rappel de ce qui a été vu ou appris précédemment).

Mise en situation :

Définition : Le terme est assez ouvert. Dans l’esprit des programmes, il s’agit surtout de
faire en sorte qu’un problème soit posé aux enfants qui se mettront en situation de recherche.
Il faut préciser les supports utilisés et le mode de travail envisagé (travail collectif,
individuel, en groupes
Activité possible : Un problème est posé aux enfants. Ils cherchent individuellement ou
en groupes et formulent des hypothèses sur la résolution de ce problème. Il faut dans cette
phase accepter les erreurs des élèves qui font partie de l’apprentissage.

Développement
Recherche, investigation, manipulation
Il s’agit pour les élèves, sous la direction du maître, de résoudre le problème de la
mise en situation).
Les élèves doivent être actifs dans cette phase essentielle et doivent pouvoir
s’exprimer pour indiquer ce qui a été trouvé.

Activité possible : Le maître met en commun ce qui a été proposé dans les groupes. Il fait
valider certaines réponses par le groupe classe et réalise également des apports
complémentaires sous forme d’explications, de présentation d’un document ou d’un
support pour l’ensemble de la classe (carte, croquis, par exemple).
Une synthèse doit être faite, qui peut se traduire par un court résumé. Elle se fait par un
retour sur la démarche et le résultat (action réflexive des élèves comment-a-t-on fait ?
que doit-on retenir ?qu’a-t-on appris aujourd’hui ?...)
Application

Activités de réinvestissement/Application
Définition : Il s’agit pour l’élève de s’entraîner à l’acquisition des contenus associés à la
maîtrise de la compétence à travers des exercices variés permettant de cibler différents
savoirs et savoir- faire qui viennent de faire l’objet de l’apprentissage. A ce titre, on peut
considérer que l’on se trouve également dans une mise en situation, mais cette fois, d’une
façon plus dirigée.
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Activités :
Exercices d’entraînement et d’application classiques ;
reprise d’activités de recherche à partir de nouvelles situations permettant de travailler sur
les mêmes niveaux de difficulté ;productions réalisées par les élèves sur le sujet (comptes
rendus, résumés..) ;activités menées avec des groupes de besoin dans le cadre d’une
pédagogie différenciée.

N.B. Réflexivité/ Analyse de la pratique


Cette activité est personnelle au maître. Elle lui permet d’améliorer la conduite de la même
séance à d’autres occasions

Définition : La réflexivité concerne une évaluation de son travail par le maître, à la fin de
la leçon qui pourrait se traduire par les questions suivantes : « L’enfant X maîtrise-t-il les
savoirs et savoir- faire qui vont l’aider à manifester une compétence ? Quelles activités
puis-je mettre en place pour la prochaine séquence pour qu’il réussisse mieux ? »
Conclusion
La préparation de la classe est un acte bénéfique aussi pour l’enseignant que pour l’élève.
C’est une réflexion qui nous permet de savoir :
Ou l’on va ; Comment on y va ; Et si on est arrivé
La préparation de l’acte pédagogique quel que soit l’expérience acquise à la pratique
demeure prépondérante à l’acquisition des connaissances chez les enfants.
C’est donc assurer son enseignement.
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SEANCE 3 : GRANDES FONCTIONS DU MAITRE


Introduction
Le système éducatif recommande à l’instituteur de planifier systématiquement toutes les
activités pédagogiques suivant les principes de base, les théories de l’apprentissage actif.
L’exécution de cette tâche confère au maître trois grandes fonctions qu’il doit accomplir
lors de ses prestations en classe.
LA FONCTION D’ORGANISATION
Définition
Organiser c’est prendre des dispositions pratiques en vue de mener à bien son enseignement.
L’organisation d’une classe est l’ensemble des prévisions des contenus et des moyens
pédagogiques qui permettent de réaliser efficacement toute activité d’apprentissage. Elle
s’articule essentiellement autour de la préparation de la classe qui permet de prévoir les
activités à mener et les conditions de leur réalisation ; une bonne préparation ne devant rien
laisser au hasard.
Le maître organisateur, c’est celui-là même qui organise les activités des élèves qu’il doit
animer puis évaluer.
Importance
L’organisation des apprentissages crée un climat stimulant pour
l’élève. Le maître qui organise sa classe réussit sa prestation.
Il évite l’improvisation, l’hésitation, le balbutiement, le tâtonnement.
Il permet aux élèves de mieux observer, comparer, manipuler, mettre en relation, comprendre.
Implications pédagogiques
Le maître doit sélectionner les informations en fonction des capacités des élèves et les
objectifs à atteindre. Il les communiquera dans une forme adaptée à la compréhension de
ses élèves.
Les activités doivent être adaptées à la compréhension et aux possibilités d’action de
l’élève. Elles ne doivent pas être ni trop faciles, ni trop difficiles.
Le maître doit toujours chercher à faire participer efficacement l’ensemble des élèves de
la classe à leur propre éducation par le choix du type de groupement de travail le plus
approprié.
LA FONCTION D’ANIMATION
Définition
Animer une classe, c’est lui donner vie, une âme, la rendre dynamique et
performante. C’est également organiser les échanges entre les membres du
groupe-classe.
En classe, le maître animateur est à la fois un informateur et un guide. La nécessité de
l’information apparaît lorsque la classe est animée ; Une bonne animation suppose une
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participation active des élèves. C’est seulement dans la recherche de la participation des
élèves que le maître est bon animateur.

Importance
L’animation d’une classe aide le groupe classe :
A se constituer en micro société
A se développer comme un organisme
A rendre les élèves plus actifs
Elle modifie profondément la relation maître-élève :
Le maître devient animateur du groupe-classe et facilite aussi bien les relations
interpersonnelles que l’éveil des enfants.
Elle favorise la participation des élèves à l’élaboration de leurs savoirs.

Implications pédagogiques
L’instituteur doit prévoir des questions ou des consignes claires, précises et
adaptées. Il choisira des activités qui permettront d’encourager, guider,
conseiller les l’élèves.
Il utilisera un langage adapté au niveau des élèves car l’animation d’une classe doit tenir
compte des possibilités des élèves des différents niveaux : CP, CE, CM.
Il doit renforcer toutes les réponses des élèves.

LA FONCTION D’ÉVALUATION
Définition
L’évaluation est l’action qui consiste à évaluer ; c’est-à-dire apprécier, porter un jugement
objectif sur les productions des élèves par rapport à un enseignement dispensé.
Importance
Elle permet au maître de juger de la pertinence du choix et de la qualité de
l’organisation des activités retenues (auto évaluation).
Elle permet d’apprécier le niveau d’acquisition des connaissances des élèves.
Elle permet d’analyser les lacunes afin d’y remédier.

Implications pédagogiques
Le maître doit proposer des exercices en adéquation avec l’objectif formulé.
Il doit proposer des exercices suffisamment progressifs pour assurer aux élèves un haut
niveau de réussite.
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CONCLUSION
Le maître, pour réussir son enseignement, doit jouer impérativement ces trois rôles
essentiels à savoir : le maître organisateur, animateur et évaluateur. Ces trois grandes
fonctions doivent surtout s’accomplir au cours des activités pédagogiques du maître en
classe. En assumant ces tâches, le maître se donne les moyens d’amener les élèves vers un
apprentissage actif.
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Tableau récapitulatif des taches du maitre

FONCTIONS ROLES DU MAITRE


I°/ FONCTION
D’ORGANISATION Le maître doit s’assurer si :
La fonction d’organisation La fiche de préparation est claire, complète, bien
s’articule autour de la préparation structurée, facile à exploiter
écrite et matérielle. L’objectif général et les sous objectifs sont bien
formulés en termes opérationnels
Les activités des élèves pour chacune des phases sont bien
Préparation écrite
choisies Le cahier journal est bien rempli.

Le maître doit prévoir le matériel et s’assurer s’il est


adapté, varié, et en quantité suffisante
Il doit préparer et organiser le tableau

Préparation matérielle Le maître doit :


Susciter l’intérêt des élèves avant et pendant la leçon.
Solliciter leur participation
Eviter les digressions
Poser des questions adaptées et bien
formulées. Exploiter les réponses et les
questions des élèves Veiller à la clarté et à la
II°/ FONCTION D’ANIMATION
correction des expressions Stimuler et
encourager les plus entreprenants Favoriser
la communication horizontale Conseiller,
guider, organiser les apprentissages
Avoir un comportement général (voix, attitude, contact,
niveau de langue correcte)
Le maître est tenu d’évaluer. Cette évaluation se situe à 3
niveaux : Avant la leçon du jour : le contrôle des prés
requis
Pendant la leçon du jour : les contrôles partiels
III°/ FONCTION A la fin de la leçon : le contrôle final (qui doit être
D’EVALUATION individuel et par écrit)
L’évaluation est importante parce
qu’elle permet de vérifier la
pertinence de l’objectif fixé et de
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mesurer l’impact de l’apprentissage


sur l’apprenant et apporter les
remédiations en cas d’écueils.
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LECON 4 -LES METHODES /TECHNIQUES/PROCEDES PEDAGOGIQUES

SEANCE 1 : LES METHODES D’ENSEIGNEMENT : LES METHODES


NOUVELLES OU ACTIVES ET METHODES TRADITIONNELLES OU
PASSIVES

DEFINITION
Au sens étymologique, elle est un chemin, une voie, une route, un cheminement à suivre
pour atteindre un but, un objectif, une destination. Parlant de l’enseignement, elle serait «
l’ensemble des principes, des moyens, des démarches, des règles de l’action éducative ou
pédagogique, en vue d’atteindre les buts, les objectifs, les fins qu’elle se fixe » comme l’écrit
pertinemment J. LEIF. Elle est la manière ou la façon de procéder pour instruire les enfants
dans les conditions les meilleures et les plus efficaces. C’est pourquoi Paul ROUSSELOT
dit de la méthode qu’elle est « le chemin le plus droit et le plus sûr pour arriver à découvrir
la vérité ou à la communiquer lorsqu’elle est découverte ».
La méthode écarte les tâtonnements, simplifie l’enseignement en le dispensant de grands
détours inutiles dans sa démarche vers l’objectif et le coordonne en ordonnant, agençant
toutes les actions de façon à ce que tout (outil, geste, étapes,) concourt au résultat visé.

TYPOLOGIE DES METHODES D’ENSEIGNEMENT


On distingue deux grands types de classement des méthodes :
Un premier type qui les classe en fonction du raisonnement utilisé pour parvenir à la
production ou à la communication de la connaissance et qui distingue les méthodes
inductives des méthodes déductives ;
Un deuxième type qui prend en considération les interrelations qui s’établissent entre les
apprenants (élèves), l’enseignant et l’objet de connaissance (contenu) enseigné qui
distingue les méthodes actives (ou nouvelles) des méthodes passives dites
traditionnelles.

Méthodes Inductives - Méthodes Déductives

La méthode inductive

Elle part du connu pour arriver à l’inconnu, du particulier pour aller au général, du concret
pour aller vers l’abstrait. L’expérience est prise comme point de départ de toute recherche
physique mais elle est idéalisée et schématisée (modélisation). Elle est une méthode de
recherche qui vise à conduire l’apprenant à une vérité à laquelle on voulait aboutir. Il s’agit
de l’habituer à dégager les idées générales, à réfléchir, à juger la vérité et l’erreur. Elle
utilise des techniques pédagogiques de l’ordre de la découverte.
La méthode déductive
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Elle part de l’inconnu pour s’appliquer au connu, du général pour aller au particulier, de
l’abstrait (ou des principes) pour s’appliquer au concret. On part de quelques hypothèses
ou lois générales et on construit par un raisonnement rigoureux un système scientifique
(mécanique newtonienne, géométrie euclidienne, …). Elle vise à faire assimiler, connaître
la règle, le principe ou la loi à l’enfant. Ainsi, il lui suffira ensuite de les appliquer devant
toute situation concrète, tout cas particulier pour le résoudre. Elle utilise des techniques de
l’ordre de l’exposition de faits.

A- Méthodes Traditionnelles (Passives) – Méthodes Nouvelles (Actives)


Tableau de comparaison

METHODES ACTIVES METHODES PASSIVES


Les élèves apprennent en accomplissant Ils écoutent, répètent et se rappellent
des actions, ils entrent en contact avec (mémoire). Ils suivent le trajet de
l’objet de la connaissance. l’enseignant. L’intégration de la
connaissance se fait par réception.
Ils apprennent en partageant leurs L’enseignant apporte les connaissances. Il
connaissances et leurs expériences ne fait pas nécessairement appel à
entre eux et avec l’enseignant. Ils l’expérience des élèves, ils n’ont pas à
utilisent d’avantage l’approche réagir. Ils utilisent de préférence une
inductive. approche déductive.
L’enseignant facilite l’appropriation de Les élèves ne sont pas nécessairement
la démarche par les élèves qui sont appelés à contribuer et à participer. Ils
invités à prendre des initiatives, à mener sont dépendants de l’enseignant qui
des idées nouvelles. contrôle la démarche d’enseignement.
Les élèves sont motivés et s’intègrent Le cours, la démarche est difficile à suivre.
au processus. Les élèves sont souvent distraits et rêveurs
avec un enseignant qui n’a pas l’art de
rendre le cours vivant.
Les élèves apprennent. C’est un L’apprentissage est surtout intellectuel. Le
apprentissage concret, cognitif, affectif renforcement des nouvelles connaissances
et pratique. demande du temps supplémentaire. La salle
demeure un lieu de présentation partielle de
l’objet d’apprentissage. On apprend souvent
à la maison (mémoriser sans comprendre)
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A1- Les Méthodes Traditionnelles (Passives)


Les méthodes traditionnelles se caractérisent par leur autoritarisme, leur formalisme. On peut
citer
:
la méthode didactique ou dogmatique : Elle vise la transmission maximale de
connaissances en un temps record et repose sur le principe selon lequel le maître est le
seul détenteur d’un savoir à transmettre dans des têtes vides à remplir. Elle consiste en
un exposé, un développement d’une question de manière orale sans intervention de
l’élève. Ce dernier doit se contenter de mémoriser (apprendre par cœur) et de restituer
dans une récitation de perroquet caractérisée de psittacisme par J. Leif. Cette méthode a
donc recours à la mémoire et aux procédés mnémotechniques
la méthode expositoire ou magistrale : L’enseignant expose les informations qu’il a en
s’appuyant sur des notes écrites. Il procède par des affirmations qu’il justifie ou illustre
par une démonstration ou par des exemples. Il considère que les apprenants ne savent
rien et par conséquent, ils doivent écouter et écrire. Ils peuvent participer même
activement mais cela n’influencera pas la leçon qui se déroule suivant un programme qui
ne fait place à aucun imprévu, à aucune initiative de l’élève. Ces méthodes s’appuient
sur le raisonnement déductif.
la méthode démonstrative : Apprentissage par imitation. L’enseignant s’efforce de
montrer en même temps qu’il explique.
La méthode historique : Il s’agit d’une méthode d’analyse indispensable à la
compréhension d’un document ou à l’exploitation d’extraits de textes historiques :
Observation, Critique externe, Critique interne, Interprétation. Elle est pratique
lorsqu’elle apporte de la clarté à un exposé ou s’il s’agit de l’évolution des concepts ou
des idées sur un sujet donné.
La méthode déductive (voir ci-dessus)
A2- Les Méthodes Nouvelles (Actives)
Parmi les méthodes nouvelles, on peut citer :
La méthode interrogative : Elle consiste à faire découvrir à l’apprenant ce que l’on veut lui
enseigner. Elle est basée sur la maîtrise de la technique du questionnement. Au lieu d’une
leçon développée, lue par l’enseignant ou d’une présentation explicative, l’enseignant
conçoit et construit toute la leçon avec des questions qui vont susciter la contribution active
des élèves. Il leur demande sur chaque point d’apporter une réponse en éclairant
progressivement les différents aspects du sujet. L’apprenant fait la moitié du chemin sous
la direction de l’enseignant. Ce processus sollicite l’effort de l’élève, excite sa curiosité,
fait appel à son intelligence, le fait savourer la joie de la découverte par soi-même,
découverte qui guide en même temps l’enseignant. La véritable méthode procède par
l’interrogation de découverte qui guide l’apprenant vers la découverte personnelle d’une
vérité et non l’interrogation de contrôle qui vise l’évaluation des acquisitions. Dans cette
méthode, l’élève « forcé d’apprendre de lui- même use de sa raison et non de celle d’autrui
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» comme le fait remarquer J.J. Rousseau.


Ici les connaissances ne sont plus versées dans les têtes comme dans un entonnoir mais
l’enseignant les fait surgir de l’esprit de ses élèves où elles sommeillaient.
NB : Elle s’apparente à la méthode socratique dite maïeutique socratique
La méthode de redécouverte encore appelée méthode dialoguée ou méthode d’enquête :
Elle consiste à partir des données confuses d’un problème et à amener les élèves, par un
questionnement judicieux à résoudre le problème et à aboutir à une généralisation par un
raisonnement inductif. Il s’agit de faire parcourir à l’apprenant le cheminement du savant
débarrassé de toutes les phases d’errements. Dans ce cas, on fait très souvent recours à
l’expérimentation et au questionnement pour illustrer une loi, une théorie, …
La méthode de découverte (pédagogie du projet ou par le projet) : A ce niveau, chaque
apprenant choisit librement et exécute un travail pour lequel il se documente et organise sa
progression.
Dans la pédagogie du projet, l’objectif est la mise en place d’une démarche permettant à
l’apprenant de se construire un projet. Sortir du processus avec un nouveau projet ou un
projet plus consolidé est l’objectif de cette pédagogie : le projet est le but. L’enseignement
vise à armer l’apprenant des outils méthodologiques pour qu’il soit capable, lui-même, de
se mettre en projet. On considère donc que le projet ne se limite pas au produit mais se
centre sur le processus.
Dans la pédagogie par le projet, l’objectif est l’acquisition de savoirs, savoir-faire …et son
objectivation est la réalisation de quelque chose (de nouvelles connaissances, un objet
technique, une production personnelle). L’enseignement vise à donner à l’étudiant les
connaissances, les compétences nécessaires à la réalisation de « son » projet.
La méthode expérimentale encore appelée méthode de résolution de problèmes : Elle utilise
la démarche « OHERIC » qui a pour schéma directeur : Observation, Hypothèse,
Expérimentation, Résultat, Interprétation, Conclusion. Pour GAGNÉ, « Elle est le
processus par lequel l’élève découvre la combinaison des règles apprises antérieurement
qui lui permettra de résoudre le problème auquel le confronte une situation ». SCARLES
dit qu’elle amène l’élève, face à un problème, « à faire preuve d’initiative et à développer
son autonomie, son jugement et son habileté nouvelle pour découvrir les solutions possibles
aux problèmes. De ce fait, elle est une activité de construction du savoir par l’élève »
La méthode d’observation : Souvent considérée comme une technique, comme une phase
de la méthode expérimentale, l’observation constitue aussi une méthode. Elle fait appel à
l’habileté à se poser des questions faisant ressortir un problème à résoudre.
La méthode de clarification des valeurs : Selon L. DABIRE, c’est une manière
d’enseigner qui permet aux élèves de rendre explicites et conscientes les relations qui
existent entre un phénomène donné et leurs propres sentiments, attitudes et
comportements vis-à-vis de ce phénomène. Elle permet d’exhumer les valeurs en
question, de les soumettre à une analyse critique dont le but est de les renforcer ou au
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contraire de les détruire.


La méthode intuitive ou objective : Elle consiste à montrer à l’enfant les choses elles-
mêmes ou leurs représentations, lui apprendre à observer, manipuler, goûter, flairer pour
qu’il en tire des conclusions. Ce contact direct avec la réalité devrait mieux faciliter la
saisie du message par l’élève mieux que les paroles oiseuses.
L’enseignement programmé : C’est une méthode pédagogique qui permet de transmettre
des connaissances sans l’intermédiaire directe du maître. Il s’agit de donner à l’élève une
série de document l’un après l’autre pour lecture attentive et ensuite à le soumettre à un
questionnaire de contrôle où il vérifie si les déclarations s’accordent avec les documents
qu’il a lu. Bien mené, l’élève arrive presque toujours à trouver la bonne réponse par lui-
même sans tutelle.
La méthode inductive (voir ci-dessus)

SEANCE 2 : LES TECHNIQUES ET PROCEDES


D’ENSEIGNEMENT
DEFINITION
Au sens pédagogique, la technique désigne un outil, un support matériel, un artifice auquel
l’enseignant fait recours pour déployer une méthode de façon à la rendre plus efficace dans
son enseignement et dans l’apprentissage de ses élèves. Les techniques sont donc les
manières de procéder par lesquelles on met en œuvre une méthode.

I- QUELQUES TECHNIQUES PEDAGOGIQUES


La technique de l’exposé
Elle consiste à exposer oralement un contenu structuré et logique. On fait un apport
d’informations dans un temps réduit. Pour la mettre en œuvre, les conditions suivantes
sont nécessaires :
Bien se documenter et dominer le sujet ;
Fixer les objectifs de l’exposé ;
Concevoir le texte ;
Suivre un ordre logique, hiérarchique lors de la présentation ;
Présenter les concepts nouveaux et écrire les noms communs, les noms propres, les mots
difficiles, les différents signaux (sigles et autres signes) ;
Exposer en suivant la règle de trois : annoncer la chose, la faire et dire qu’on la faite ;
Respecter la syntaxe de la communication orale.

La technique du questionnement
Elle consiste à poser des questions successivement et nombreuses aux élèves, questions
auxquelles ils doivent répondre. Les éléments fondamentaux de cette technique sont :
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Le but de la question ;
La qualité des questions ;
La forme que revêtent les questions ;
La manière de questionner ;
L’exploitation des réponses des élèves ;
La reformulation par le professeur des réponses des élèves ;
Les modalités d’action du questionnement.

La technique de l’observation
Elle est utilisée dans la méthode d’observation. Il s’agit d’une observation intellectuelle.
Dans cette technique, on distingue deux (2) sous-techniques ou procédés : l’observation
libre au cours de laquelle le professeur guide les élèves avec des questions ouvertes et
l’observation dirigée où le professeur guide les élèves à observer des parties précises de
l’objet ou des éléments précis du phénomène par des questions précises.

Les techniques de groupe ou de discussion

Elle favorise la gestion des grands groupes. Cette technique consiste à mettre les apprenants
en groupes dont le nombre de membres varie entre deux (2) et dix (10) et parfois plus, selon
les tâches à effectuer et l’espace disponible afin qu’il effectue ensemble un travail pendant
un temps déterminé. Ce temps étant fonction de la difficulté et de l’immensité de la tâche.
Plus la taille du groupe est réduite plus il est opérationnel et efficace. La tâche est
déterminée par le formateur et plusieurs situations sont possibles au niveau de la répartition
des tâches :

Les mêmes tâches sont attribuées aux différents groupes formés ;


Des tâches partielles différentes mais complémentaires sont attribuées à chaque
groupe ; Une tâche dont la partie est identique pour tous les groupes et une autre
partie différente ;
Une même tâche pour deux ou plusieurs groupes et une tâche différente pour les autres
groupes ; Tous les groupes de la classe s’attèlent à une tâche parallèle concernant une partie
du sujet à traiter et se livrent ensuite à une tâche complémentaire pour une autre partie.

Le monitorat et l’aide mutuelle


C’est une technique qui nécessite que la classe soit divisée en plusieurs groupes. Dans
chaque groupe, l’enseignant repère un élève plus éveillé que les autres ; celui-ci servira de
moniteur. Après un enseignement collectif, les élèves se retrouvent en groupe sous la
conduite de l’élève moniteur qui fait répéter à chacun ce qui a été vu ensemble.

Cette technique a l’avantage d’apprendre aux élèves à se prendre en charge d’une part et
d’autre part de favoriser l’émulation entre élèves d’une même classe. En effet, les élèves
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font des efforts pour devenir à leur tour moniteur.


Durant le travail en sous-groupe, l’enseignant peut prendre en charge l’un des groupes mais,
il est préférable qu’il puisse circuler de groupe en groupe, de façon à pouvoir intervenir
pour rétablir l’ordre ou rectifier.

La recherche collective d’idées


C’est une technique collective de recherche d’idées où les participants doivent mettre en
commun, de façon aussi rapide et aussi peu critique que possible, toutes les idées qu’un
problème leur inspire. Elle s’appuie sur l’imagination des participants et la spontanéité des
productions. Elle est appliquée en milieu scolaire quelle que soit la taille du groupe ; les
apprenants sont mis devant une situation problème et ils doivent émettre des hypothèses.
Cette technique permet de (d’) :
Associer les apprenants à la construction du savoir ;
Faciliter l’émission spontanée des idées ;
Trouver le plus grand nombre d’idées sur le sujet donné ;
Faciliter la créativité en mettant les élèves en confiance.

l’élaboration progressive
C’est une technique de mise en sous-groupe qui peut servir à l’étude et à l’analyse d’un
thème large donné. Son intérêt est de permettre une élaboration par étapes de la connaissance
(complexe). On part de sous-groupes minimaux (2 ou 3 élèves) et on passe progressivement
à la constitution de sous-groupes plus importants.

Les techniques utilisant l’expérimentation


Ces techniques sont le recours de méthodes courantes. Elle met l’apprenant soit devant la
réalité concrète soit suscitée sa participation intellectuelle. De cela, deux principales
manières de procéder se dégagent : les expériences de cours et les travaux pratiques.

Les expériences de cours,


On distingue deux (2) possibilités :
Les expériences de démonstration : A ce niveau, c’est le professeur qui manipule et les
élèves observent. Les expériences réalisées servent à illustrer les leçons. L’exploitation des
résultats des expériences se fait avec la participation intellectuelle des élèves. Cette
technique contribue à développer chez l’apprenant de nombreuses aptitudes et attitudes
pour la maîtrise de son environnement, et lui font acquérir des connaissances solides et
durables. Pour améliorer cette technique, l’enseignant doit l’accompagner de la technique
du questionnement.

Les travaux pratiques-cours ou T.P- cours, au cours desquels les élèves manipulent et
exploitent immédiatement les résultats pour la leçon du jour. Ces travaux pratiques
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s’insèrent donc dans la séquence de la leçon. Ils permettent de construire la leçon avec la
participation accrue des élèves.

Les travaux pratiques


En ce qui concerne les travaux pratiques, ce sont les élèves qui manipulent et recueillent
les résultats qu’ils exploiteront plus tard. Ils rassemblent les résultats et les conclusions
dans un compte-rendu de travaux pratiques. Cette technique a l’avantage de permettre à
l’élève de maîtriser un certain nombre de techniques de manipulation. Elle est à la base
d’une découverte personnelle, d’une construction de savoir par l’apprenant lui-même.

AUTRES TECHNIQUES
Il existe plusieurs autres techniques pédagogiques qui peuvent être utilisées dans
l’enseignement des sciences physiques. Nos citons ici quelques-unes que nous n’avons
pas développées :
La leçon débat ;
Le jeu de rôle ;
La technique de l’enquête ;
La technique de l’enseignement programmé ;
La technique de l’enseignement assisté par ordinateur (EAO) ;
La technique du panel ;
Le « Phillips 6/6 » ;
Le brainstorming (remue-méninges) ;
Le blason ;
La technique de résolution des problèmes par triades ;

Les procédés
C’est une action élémentaire qui est menée par l’enseignant durant une partie de la séance
d’apprentissage. L’enseignant choisit un procédé en fonction du but qu’il recherche, des
personnes à former et du contexte
Ex:- Utiliser le procédé la Martinière
-Proposer des exercices

CONCLUSION
Chaque méthode ou famille de méthodes a ses mérites et ses limites. Les actives qui font
une grande place à la liberté de l’enfant qui y pose des questions librement, exprime ses
sentiments, ses impressions spontanément et fait des objections sont les plus en vogue.
Cependant il faut reconnaître que même l’éducation traditionnelle faisait recours à
l’intuition, à l’interrogation et bien d’autres méthodes.

Et d’ailleurs, cette variété de méthodes ou familles de méthodes révèle le caractère


personnel et subjectif de chaque méthode.
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En sciences physiques, la méthode prônée est la méthode expérimentale associée soit aux
techniques d’expériences de cours soit à la technique des travaux pratiques ou à bien
d’autres techniques adaptées.

En matière d’enseignement, chaque type d’objectif, chaque public, chaque type de contenu,
chaque condition implique une option pour telle ou telle méthode. Mais l’application d’une
méthode nécessite l’utilisation des techniques d’enseignement.
Il appartient donc à l’enseignant de rechercher sans cesse les méthodes et les techniques
les plus pertinentes, les plus adaptées aux capacités intellectuelles des élèves et aux
conditions matérielles. La leçon de bonne qualité est celle qui permet d’atteindre les
objectifs fixés.

Les méthodes et les techniques ne restent que des instruments entre les mains des
enseignants qui, aussi parfaits qu’elles soient en elles-mêmes, ne valent que par l’habileté
des mains qui les emploient.
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THÈME 10 : ELABORATION DES OUTILS D’EVALUATION


LEÇON 1 : L’EVALUATION
SEANCE 1 : GÉNÉRALITES SUR L’ÉVALUATION ET OUTILS D’EVALUATION

DEFINITION
En partant de l’étymologie du terme, évaluer c’est « estimer la valeur ». L’évaluation est donc
« le processus par lequel on porte un jugement sur la valeur d’un objet en se référant à un
ou plusieurs critères ». Dans le domaine scolaire, l’objet de ce jugement de valeur, peut-
être les acquisitions des élèves à un cours donné. Les valeurs peuvent s’exprimer de
différentes manières
: note chiffrée ou lettre…Exemple : 3/10; 10/10 ; A ; B ; T.B…

II-BUTS DE L’EVALUATION
L’évaluation a 4 buts fondamentaux :
Améliorer les décisions relatives à l’apprentissage de chaque élève ou apprécier le niveau
d’apprentissage atteint par l’élève.
Informer l’enfant et ses parents sur sa progression à travers les cahiers de devoir, les relevés
de notes.
Décerner les certificats nécessaires à l’élève.
Améliorer les qualités de l’enseignement en général : faire l’auto-évaluation de l’enseignant.
Ainsi, l’enseignant contrôle les acquis des élèves à l’issue du processus d’apprentissage,
mais aussi l’efficacité de son enseignement. Elle permet à l’enseignant de constater le
progrès des élèves par rapport à leur niveau initial, de faire un pronostic ou un diagnostic.

III-LES FORMES DE L’EVALUATION


Trois formes d’évaluation sont généralement utilisées par l’enseignant :

1/ L’évaluation sommative ou certificative


L4évaluation sommative ou certificative intervient à la fin du processus d’enseignement
/apprentissage et permet de passer soit en classe supérieur, soit d’un cycle à un autre. Elle
entraîne aussi les redoublements, les exclusions…ou dans le cas contraire permet d’avoir
des diplômes. Elle cherche à situer les résultats des élèves par rapport à une norme (elle est
donc normative) en comparant les résultats des élèves pour aboutir à un classement par
ordre de mérite en passant par la moyenne. Elle peut aussi situer les résultats des élèves par
rapport à des critères (elle est donc caractérisée). Ce critère peut être un objectif, dans ce
cas on ne compare pas les résultats des élèves entre eux mais on compare les résultats par
rapport à l’objectif. L’évaluation sommative ne permet pas d’apporter des correctifs.
Exemple : examen de passage en classe supérieur, examens du C.E.P.E., B.E.P.C., B.A.C.
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2/ L’évaluation formative
Elle a lieu tout au long du processus d’apprentissage. Elle vise à obtenir des données sur le
progrès de l’élève par rapport aux objectifs fixés. Elle fournit la rétroaction nécessaire à
l’amélioration continue du processus d’apprentissage. Elle joue un rôle dans la
planification de l’enseignement. Exemple : les interrogations, les devoirs, les examens
blancs…
L’évaluation dite formative apporte de l’information sur les acquis en construction.
Elle permet de situer la progression de l'élève par rapport à un objectif donné. Effectuée
au cours des apprentissages. Les enseignants la pratiquent très naturellement en :
Regardant les élèves travailler ; en observant leurs cahiers, en les écoutant, et en
corrigeant leurs exercices.

Elle permet à l’élève de prendre conscience de ses propres progrès et de ses erreurs.
A l’enseignant cela lui indique comment se déroule son programme pédagogique et quels
sont les obstacles auxquels il se heurte.
Des occasions de production individuelle ou collective librement choisie seront ménagées
afin de permettre l’expression de compétences diverses. On juge par rapport à un objectif,
on apprécie un progrès réalisé.
Un exercice nouveau • Un exercice d’application. • Recours à des critères (élaborés avec
les élèves ?)

L’observation des élèves, leur suivi au quotidien l’amène à réguler les rythmes individuels
et collectifs, et à moduler les exigences du travail personnel donné en classe comme à la
maison. Aide au repérage des réussites et des erreurs
Pour apprendre, il doit essayer, s’engager, prendre des risques. Ses erreurs, analysées,
traitées, deviennent salutaires.
Elles ne sont pas « fautes » mais sources de progrès. La co-évaluation et l’autoévaluation
seront encouragées
L’exercice peut être réalisé à un ou plusieurs autres moments fixés et communiqués aux
élèves et il pourra être noté (c’est alors une évaluation finale ou sommative).

3/ L’évaluation diagnostique ou prédictive


Elle a lieu en début d’année et porte sur les acquis antérieurs. Elle permet de repérer les
difficultés des élèves afin d’orienter le rythme de travail de l’enseignant. Ainsi, elle :
Analyse des situations, des besoins, des profils.
Sert à organiser les apprentissages pour aider chacun à réussir
Intervient pour savoir si l’apprenant possède les capacités nécessaires pour
entreprendre de nouveaux apprentissages
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L’évaluation diagnostique fournit aux enseignants des repères pédagogiques pour


organiser les apprentissages.

IV-IMPACTS DE L’EVALUATION
Lorsque l’apprenant accumule de mauvaises notes, il doute de lui-même et développe un
complexe d’infériorité. L’évaluation devient alors stressante et anxiogène : la peur du
maître s’installe d’où la fuite.
- Lorsque l’apprenant obtient plusieurs bonnes notes, il porte sur lui-même une
appréciation positive, valorisante et il y a une constante amélioration dans ses
performances. C’est le bon élève qui devient complice de l’enseignant et le leader du
groupe-classe.

V-LES OUTILS D’EVALUATION


La mise en œuvre de l’évaluation n’est possible que par l’utilisation d’outils ou
d’instruments.

1/ Les tests objectifs (questions à réponses choisies)


Il s’agit d’items ou sujets d’exercices, d’interrogations écrites et de devoirs dont les libellés
contiennent les réponses aux questions posées / consignes données. Ces tests dits objectifs
ont des réponses univoques qui ne peuvent en général être soumises ni à des discussions,
ni à des développements.
-La question à choix multiples ou QCM (une seule réponse juste à choisir parmi trois ou
quatre réponses proposées)
- Le réarrangement (Regroupement ou
classification à thème / organisation chronologique à établir à partir d’une
proposition non ordonnée).
-L’appariement (Etablissement d’une correspondance / Association de données par paire
et quelques fois par triplets).

-L’alternative (Item invitant à choisir une réponse tranchée entre deux propositions
possibles oui/non ; vrai/faux)
2/Les tests subjectifs (questions à réponse construite)
Il s’agit d’items ou sujets d’exercices, d’interrogations écrites et de devoirs, d’examens
dont les réponses ne sont pas connues d’avance. Ici les réponses font l’objet d’une activité
de construction. Les tests objectifs se présentent sous trois (03) grandes formes :
-La question à réponse courte (question brève / réponse brève)
-La question directe (exemples : qu’est-ce qu’un détroit ? Quel est le nom du Secrétaire
Général de l’O.N.U ?)
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-La phrase à compléter.


-Le test de clôsure (texte composé avec des parties vides à combler par des mots
proposés préalablement)
La question à court développement (En quoi consiste la démocratie dans un pays ?
Comment expliquez-vous la détérioration des termes de l’échanges ?)
-La question a réponse élaborée
La dissertation
Le commentaire de document
Les tests objectifs et les tests subjectifs sont des outils qui peuvent servir à conduire des
évaluations

ACTIVITÉS
S’approprier les différents types d’évaluation
Elaborer une situation d’évaluation

RÉDACTION DES INSTRUMENTS D’ÉVALUATION


En situation de classe, l’enseignant met en œuvre l’évaluation à travers des activités
d’évaluation dont les axes majeurs sont la situation d’évaluation et la remédiation.
La situation d’évaluation est un processus qui part de l’élaboration de l’énoncé jusqu’à sa
mise en œuvre.

1/ Les étapes d’élaboration de l’épreuve d’évaluation


La construction d’une épreuve implique le respect d’un certain nombre de critères qu‟il
convient de bien maîtriser si nous voulons obtenir des épreuves qui sont représentatives et
de bonne qualité. Les principales étapes marquant le processus de construction d’une
épreuve sont :
la définition de l’objectif visé à travers l’épreuve, choix de la compétence ;
la préparation du tableau des habiletés
-la construction des items ;
la préparation des consignes : rédiger soigneusement les supports et les consignes sans
équivoques ;
le corrigé : préciser les indicateurs que l’on souhaite relever lors de la correction ;
la rédaction de la grille de correction.

2/ Les règles de formulation des questions ou des consignes d’un sujet ou d’une épreuve
La question ou la consigne doit exiger des connaissances ou des habiletés bien précises à
tester chez l’élève.
La question ou la consigne doit correspondre à l’habileté dont elle doit mesurer
l’atteinte.
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Le verbe de la question ou de la consigne doit être du même niveau taxonomique ou


synonyme de l’habileté d’apprentissage.
La question ou la consigne doit être clairement formulée avec un vocabulaire adapté au
niveau intellectuel de l’élève.
Les questions ou les consignes doivent être organisées du simple au complexe
Les questions ou les consignes doivent être indépendantes les unes des autres.
La question ou la consigne ne doit pas comporter de renseignements superflus
risquant de gêner l’élève.
La question ou la consigne doit être clairement formulée avec un vocabulaire adapté au
niveau de la compréhension de l’élève.
La question ou la consigne doit être exempte de biais religieux, culturel, ethnique, social
et sexiste.

3/ L’énoncé d’une situation d’évaluation


La situation d’évaluation appartient à la même famille que la situation d’apprentissage à la
seule différence qu’en lieu et place des tâches, elle comporte des consignes. Elle comprend
:

Le contexte : il est caractérisé par des paramètres spatio-temporels, sociaux et


économiques dans lequel se trouve l’apprenant/l’apprenante,

La ou les circonstance(s) : source(s) de motivation pour le traitement de la situation,

Les consignes (3 à 4) : elles sont clairement formulées à l’apprenant/apprenante


l’invitant à exécuter des tâches pour traiter la situation.

Remarque : la situation d’évaluation se situe en fin d’apprentissage.


les verbes d’action utilisés doivent être les mêmes que ceux utilisés pendant
l’apprentissage ou leurs synonymes.
- les consignes formulées doivent respecter les niveaux taxonomiques.

CONCLUSION
Vu l’importance de l’évaluation dans le processus
Enseignement/Apprentissage/Evaluation, il est impérieux que tout enseignant maîtrise ses
différentes composantes notamment ses formes, ses buts, ses outils et son impact sur les
apprenants afin d’accomplir efficacement sa pratique pédagogique.
sommaire
sommaire

ACTIVITES D’EXPRESSION ET DE CREATION


(A.E.C)

PROFIL DE SORTIE :
A la fin de l’enseignement des Activités d’Expression et de Création dans les
CAFOP, l’élève-maître doit avoir construit et acquis des connaissances et des
compétences lui permettant de :
-Maîtriser les différents contenus et la didactique des Activités d’Expression
et de Création
-Réaliser et apprécier des œuvres en Activités d ’Expression et
de Création;
-Conduire des séances de leçons et animer des ateliers de productions
artistiques;
-Aimer et promouvoir des productions
artistiques.

DOMAINE DES ARTS

Les Activités d’Expression et de Création se définissent comme un ensemble


d’activités permettant à l’élève de l’école primaire de s’exprimer { travers des activités
plastiques, musicales et corporelles. Elles sollicitent l’enfant dans sa globalité.

Les Activités d’Expression et de Création permettent { l’apprenant de construire des


connaissances, de développer des compétences nécessaires { l’expression plastique,
musicale et corporelle en vue de développer chez lui l’amour et le respect des
créations artistiques et de permettre son intégration harmonieuse dans le tissu
socioculturel et économique de son pays.

CORPS DU PROGRAMME EDUCATIF

COMPETENCE 1- : Traiter des situations relatives aux notions et techniques de


l’Expression Plastique :

THEME 1: Notions et techniques liées à l’expression plastique

LEÇON 1: les généralités sur les Activités d’Expression et de Création (2 séances)


EXEMPLE DE SITUATION: En vue des journées pédagogiques du CAFOP de
Gagnoa, les élèves-maîtres exposent tour à tour sur des thèmes pédagogiques en
expression plastique.
Ceux du groupe 2 décident d’intervenir sur les généralités des Activités d’Expression et
de Création.
Pour satisfaire leur auditoire, ils recherchent les identifiants et toutes les connaissances
relatives aux
Activités d’Expression et de Création.
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Tableau des habiletés et contenus
HABILETES CONTENUS
Identifier Les composantes des Activités. d’Expression et de Création
Les étapes de la méthodologie générale des Activités d’Expression et de
Enumérer Création
Citer Les matériels et matériaux

Leçon 2: L’expression plastique

EXEMPLE DE SITUATION: Au CAFOP d’Aboisso, les élèves-maîtres travaillent en de petits groupes.


Le vôtre est chargé ce jour de conduire la séance d’entraînement pédagogique portant sur la technique
d’animation de surface. Pour y parvenir, vous décidez de: d’identifier les étapes de la méthodologie
générale des Activités d’Expression et de Création, de citer les différents principes décoratifs et les
groupes de couleurs, d’élaborer une fiche de séance, de réaliser des œuvres { partir de différentes
techniques de l’expression plastique, d’apprécier des productions plastiques.

Tableau des habiletés et contenus

HABILETES CONTENUS
Identifier Les étapes de la méthodologie de l’expression plastique
Les différents principes décoratifs et les groupes de couleur
Citer

Elaborer Une fiche de séance


Réaliser Des œuvres à partir de différentes techniques de l’expression plastique.
Apprécier Des productions plastiques

LEÇON 3: L’artisanat d’art

EXEMPLE DE SITUATION: Mener des tâches pédagogiques au CAFOP d’Abidjan


constitue une énorme difficulté pour les élèves-maîtres. Répartis en petits groupes de
travail, ils échangent sur l’identification les différents métiers, les différentes étapes
de la méthodologie de l’artisanat et les différentes techniques de réalisation.

Tableau des habiletés et contenus


HABILETES CONTENUS
Identifier Les métiers de l’artisanat.
Citer Les objectifs généraux de l’artisanat.
Les différentes étapes de la méthodologie de l’artisanat et les différentes techniques de relisat
Énumérer
réalisation.
Réaliser des objets artisanaux.

COMPETENCE 2 Traiter des situations relatives aux notions et techniques de


l’expression musicale.
THEME 2: Notions et techniques liées à l’expression musicale.
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Leçon 4: Le chant
EXEMPLE DE SITUATION : Ayant constaté la non pratique du chant dans le groupe
scolaire Anyama Sud où ils sont en stage, les élèves maîtres du CAFOP d’Abidjan
décident de faire un exposé sur cette discipline. Pour satisfaire leur auditoire ils
sont amenés à rechercher les informations qui leur sont nécessaires pour identifier
les valeurs éducatives du chant, citer quelques techniques du chant, énumérer
les différentes étapes de la méthodologie du chant.

Tableau des habiletés et contenus


HABILETES contenus
Identifier les valeurs éducatives du chant.
Citer quelques techniques du chant.
Énumérer les différentes étapes de la méthodologie du chant.
Composer les chansons.

Leçon 5:L’initiation musicale


EXEMPLE DE SITUATION: L’expression musicale regroupe deux entités le chant et
l’initiation musicale. La deuxième citée est très souvent négligée par les Instituteurs. Les
élèves maîtres du CAFOP de Grand- Bassam soucieux de cette insuffisance organisent une
table ronde à fin de mieux appréhendé l’initiation musicale. Pour y parvenir Ils se réfèrent
aux documents des Activités d’Expression et de Création en leur possession afin d’y
extraire les éléments utiles et capables de leur permettre : d’identifier les valeurs
éducatives de l’initiation musicale, de citer les différentes étapes de sa méthodologie,
d’énumérer des sons.

Tableau des habiletés et contenus


HABILETES CONTENUS
Identifier Les valeurs éducatives de l’initiation musicale.
Citer Les différentes étapes de la méthodologie de l’initiation musicale.
Énumérer des sons.

COMPETENCE 3: Traiter des situations relatives aux notions et techniques de


l’expression corporelle

THEME 3: Notions et techniques liées à l’expression


corporelle.

LEÇON 6: L’expression corporelle

EXEMPLE DE SITUATION: La pratique de l’expression corporelle dans les classes se


résume souvent { la danse au détriment des autres activités de la dite sous-discipline.
Au cours d’un stage pratique, les élèves-maîtres du CAFOP d’Abengourou se
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confrontent à cette difficulté. Ils décident de chercher les informations pouvant leur
permettre de pallier cette insuffisance.
Tableau des habiletés et contenus

HABILETES CONTENUS
Identifier Les valeurs éducatives de l’expression corporelle.
Citer Les différentes étapes de la méthodologie de l’expression corporelle.
Nommer Les parties du corps avec lesquelles on peut communiquer.
Mimer des actions

Leçon 7: La danse

EXEMPLE DE SITUATION : Après leur formation au CAFOP de Man, quelques


stagiaires sont affectés dans la dite région. Face aux difficultés qu’ils éprouvent à
enseigner la danse, ils s’organisent pour élaborer un dossier pédagogique sur celles
pratiquées dans la région : Pour y parvenir ils font les recherches à la bibliothèque
du CAFOP pour avoir des informations qui vont leur permettre d’identifier les valeurs
éducatives de la danse, de localiser les différentes danses enseignées à l’école
primaire d’énumérer les étapes de la méthodologie, et d’élaborer des dossiers sur les
danses enseignées à l’école primaire.
Tableau des habiletés et contenus

HABILETES CONTENUS
Identifier Les valeurs éducatives des danses.
Localiser Les différentes danses enseignées à l’école primaire.
Énumérer Les différentes étapes de la méthodologie.
Elaborer Des dossiers sur les danses enseignées à l’école primaire.
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DOCUMENT DE FORMATION

Discipline
ACTIVITES D’EXPRESSION ET DE CREATION

(A.E.C)
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Les Activités d’Expression et de Création (AEC) font partie des disciplines


obligatoires enseignées à la maternelle et à l’école primaire.

Les AEC ont une visée beaucoup plus pratique, tout en favorisant essentiellement
une unification culturelle et la revalorisation du travail manuel. Elles s’inscrivent
dans le cadre des disciplines d’Eveil et regroupent un ensemble d’activités éducatives
conçues pour le développement global et harmonieux de l’enfant sans rupture avec
son milieu.

Le présent document, conçu pour la formation des enseignants du primaire présente


les généralités sur les AEC, et les différentes méthodologies de cette discipline.

PRO GRA MME S E DU CAT IFS E T GUIDE D ’ E XECUT ION


1) Programmes éducatifs de la discipline
a-Profil de sortie
L’élève à la fin du cycle primaire doit
pouvoir:
-s’exprimer par des techniques plastiques;
-communiquer par des techniques simples de chants;
-fabriquer et utiliser des instruments simples de musique;
-s’exprimer par son corps;
-apprécier les travaux réalisés.
b- Définition des AEC et ses valeurs
éducatives
Définition : Les AEC se définissent comme un ensemble d’activités permettant à
l’élève du primaire de s’exprimer à travers des techniques plastiques (dessiner,
modeler, peindre, découper, fabriquer…), des techniques musicales (chanter, jouer)
et des techniques corporelles (danser, mimer). Elles sollicitent l’enfant dans sa
globalité.
Les valeurs éducatives des AEC
:
L’enseignement des AEC n’est pas fortuit. Elles renferment des valeurs qui ont des
retombées positives sur la vie et le développement psychologique, intellectuel,
physique, socio-affectif et esthétique de l’enfant.
Sur le plan physique: Eduquer l’oreille; développer les cordes vocales; l’habileté
manuelle.
La dextérité, la précision des gestes, maitriser le schéma et l’équilibre corporels….

Sur le plan intellectuel : Assurer une bonne mémorisation, préparer la


reconnaissance des sons,
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développer l’attention, l’imagination, le sens de l’observation…
Sur le plan socio affectif : Favoriser la socialisation, la liberté d’expression,
cultiver l’esprit d’équipe, le respect d’autrui, valoriser le patrimoine culturel…
Sur le plan esthétique: Développer le gout du beau, le sens de l’harmonie, apprécier
la justesse du son…
c- Les Sous-disciplines et Niveaux d’Interventions
L’expression plastique (L’expression plastique et l’artisanat)
Expression Plastique (Maternelle au CM)
C’est une activité de production, de reproduction basée sur l’élaboration des formes.
Autrement dit, c’est l’art de s’exprimer à travers sur l’élaboration des formes.

L’Artisanat (CE au CM)

C’est l’ensemble des métiers de l’artisan. C’est aussi une activité de production
et de création d’objets utilitaires (poterie, sculpture, teinture…)
L’Expression musicale (L’initiation musicale et le chant)
L’initiation musicale (Maternelle au CM)
C’est une ébauche de l’enseignement de la musique, une étude non approfondie de la
musique qui plonge l’enfant dans une atmosphère sonore.
Le Chant (Maternelle au CM)
C’est une activité de production sonore, d’émission de sons musical par la voix
humaine. Il se fait selon les techniques suivantes : le chant à l’unisson, le chant en
canon, le chant alternance solo- chœur, le chant à deux voix.
L’expression corporelle (Maternelle au CE)
C’est une forme de communication dans laquelle le corps est utilisé comme moyen
pour traduire un
fait (sentiment, pensée, situation…)
La Danse (CM)
C’est une suite de mouvements du corps (pas, sauts, postures) exécutée selon un
rythme, le plus souvent au son d’une musique suivant une technique, un art ou un
code social (Dictionnaire Robert).
Le régime pédagogique
Nous avons 31 semaines de cours pendant l’année scolaire. En AEC, la plage horaire est
réduite. Nous avons une plage horaire de 40 min par semaine au CP et une autre de 45
min par semaine en alternance avec l ‘EDHC au CE et au CM les mercredis.
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Le corps du
programme
Du domaine des Arts, les AEC sont reparties en trois sous disciplines qui sont :
- l’expression plastique,
- l’expression musicale,
- l’expression corporelle.
Pour ces trois sous disciplines il faut installer les trois compétences
à savoir : Compétence 1 : réaliser les œuvres plastiques
Compétence 2 : réaliser les œuvres musicales
Compétence 3 : réaliser les œuvres corporelles
Ces compétences sont aussi des thèmes subdivisés en leçons puis en séances.

Ainsi, nos progressions annuelles comportent :

Au CP1 3 compétences = 3 thèmes de 15 leçons subdivisées en 19 séances et 12


séances
d’évaluations
Au CP2 3 compétences = 3 thèmes de 15 leçons subdivisées en 20 séances et 11
séances
d’évaluations

Au CE et au CM 3 compétences = 3 thèmes de 8 leçons subdivisées en 9 séances et 6


séances
d’évaluations
2) Le Guide d’exécution
Le guide est une boussole pour l’enseignant. Il permet la mise en application du
programme éducatif de façon plus aisée. Il permet d’élaborer les répartitions
annuelles, mensuelles et journalières ; les fiches de séance. Il suggère les méthodes et
moyens.
Les composantes du guide
d’exécution :
1- La progression annuelle (voir document en annexe)
2- Les propositions d’activités, les suggestions et moyens
3- L’exemple de fiche

Les propositions des activités, suggestions pédagogiques et moyens facilitent l’action


du maître en lui proposant des stratégies d’apprentissage (consignes et techniques). Elles
orientent l’enseignant dans son travail de préparation de prestation et d’évaluation.
Les
situations
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Une situation, c’est un ensemble de circonstances conceptualisées dans lesquelles peut
se trouver une personne. Celle-ci doit traiter cette situation en mobilisant divers
ressources ou habiletés on dit qu’elle a développé des compétences. Elle est compétente.
Il existe deux sortes de situations en APC qui sont la situation d’apprentissage
et la situation d’évaluation.

La situation obéit à trois caractéristiques qui sont le contexte, la circonstance,


les tâches qui tiennent compte des habiletés de la séance.

La différence entre la situation d’apprentissage et la situation d’évaluation est que


la situation d’évaluation comporte des consignes.
Exemple de situation
d’apprentissage
Au centre culturel Jacques Acka, une journée de poterie est organisée. Les élèves du
CE1 de l’EPP Air France, IEP Bouaké ont visité des stands. Impressionnés, de retour
en classe, ils décident de fabriquer des pots.Exemple de situation d’évaluation

A l’occasion de la fête des écoles, les élèves du CP1 du GS Habitat 1 veulent participer
au concours d’exposition d’œuvre d’art organisé par MR l’IEP. Afin de remporter
le meilleur prix, ils s’activent :
1- voici des matériaux : argile, colorant, ciment, papier, balai. Entoure ceux qui sont
utilisés pour la peinture.

2 -Cite les étapes de réalisation du


collage ;
3 -produis une œuvre avec les techniques
apprises.
II- EXPLOITATION DES OUT ILS D’APPRENTISSAGE ET
MATERIELS
Les ouvrages agrées par le Ministère de l’éducation nationale tiennent compte du
programme officiel en vigueur. Nous ne pouvons donc qu’exhorter nos enseignants
à l’utilisation et à l’exploitation des matériels et des outils d’apprentissage
qui riment avec les finalités du gouvernement.
-Outils
d’apprentissage
Quelques ouvrages didactiques officiels disponibles

Programmes Educatifs et Guide d’exécution

Guides pédagogiques des AEC (CP CE CM)


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Artisanat; Danse; Chants et poèmes (collection; Ecole et Développement)
-Le matériel en AEC
IL occupe une place prépondérante. En AEC, l’enfant est appelé à manipuler grand
nombre de matière et d’outils dont l’utilisation lui fera acquérir la maitrise d’un
certain nombre de gestes (découper, déchirer, coller, tracer, assembler etc..) et
favorisent le développement de sa sensibilité tactile, son sens de l’observation, son
imagination, son esprit d’analyse et de synthèse.
Ce matériel se repartie généralement en trois (03) grands
groupes.
Le matériel naturel
Ce sont les objets que nous offre la nature et qui peuvent être exploités
(feuilles, fruits, graines, céréales, fleurs, sable, cailloux, argile, kaolin…)
Le matériel de récupération
Ce sont les objets usés dont on ne se sert plus dans les foyers, (boîtes vides, calebasse
chutes de
tissu et de papiers d’imprimerie, cartons…)Le matériel d’achat ou structuré
Ce sont tous les objets qu’on ne peut trouver ni à l’état naturel, ni par récupération. Ils
seront achetés par la coopérative de la classe ou de l’école ou même par la maitre pour
une bonne pratique des AEC (crayon, gomme, pinceau, gouache…)
La recherche du matériel doit être l’affaire de tous (maître et élèves). Le maître
doit apprendre à l’enfant comment et où ramasser et ranger le matériel qui sera
utilisé pendant les séances d’AEC. Les élèves préalablement organisés en groupes
devront être dirigés vers les lieux de recherche recensés (ex : usines ou sociétés
productrices de matières pouvant faire l’objet de travaux d’expression et de création,
telles que imprimerie, atelier de tailleur, menuiserie, carrière d’argile etc.)

Dans certaines régions, il est difficile de se procurer certains types de matériel.

L’utilisation d’éléments de substitution est nécessaire.

Exemples :
Colorants : (en lieu et place de la gouache)
La noix de cola écrasée +eau donne du rouge et de l’orangé

Le kaolin écrasé +eau donne du blanc mat

Le charbon de bois +eau + liant (huile, colle) donne le noir ou le gris


Colle
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Prendre la boule d’amidon, la réduire en poudre et la délayer dans de l’eau tiède y ajouter
ensuite 4 à 5 litres d’eau en tournant lentement puis faire bouillir la préparation
pendant 15 à 20 mn en remuant constamment. La colle obtenue peut être conservée
fermée pendant 2 à 3 jours.
Pinceaux
A défaut de ceux vendus dans le commerce, on peut utiliser des plumes d’oiseaux, des
cure-dents,
du coton, de la mousse, un morceau de tissu attaché à l’extrémité d’une baguette.

IV MISE E N ŒUVRE D’UNE S E ANCE D’AE C


1- Les méthodologies
a) La méthodologie générale des AEC
Elle s’applique à toutes les sous disciplines des AEC sauf le chant.
Présentation
*Pré requis
*Mise en situation

Développement
*Explication et démonstration de la technique
* Réalisation par groupe
*Réalisation individuelle
*Appréciation

Evaluation
*Exercices d’application

CANEVAS DE FICHE PRATIQUE


Compétence…………………………………………. Cours……………………………
Thème………………………………………………… Date…………………………….
Leçon…………………………………………. Semaine………………………
Séance………………………………………………. Durée…………………………..
Matériel…………………………………………… Effectif………………………..
Support………………………………………………….

Situation d’apprentissage
…………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………….……..

Tableau des Habiletés et Contenus

Habiletés Contenus
sommaire
DEROULEMENT DE LA SEANCE

Plan du cours Stratégies Activités Elèves


Activités du Maître pédagog. (réponses attendues
(phases et étapes)

I PRESENTATION
*Pré requis
*Mise en situation

II DEVELOPPEMENT
*Explication et démonstration
de la technique
*Production par groupe
*Production individuelle
*Appréciation

III EVALUATION
Exercices d’application
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FICHE PRATIQUE (expression plastique)


Compétence 1
Thème : réalisation des œuvres plastiques Cours…………
Titre de la leçon : peinture et décoration d’une surface Date………….
Séance : coloriage d’une surface : rond ou carré Semaine…….
Support didactique : programme éducatif et guide d’exécution APC-CP Durée………..
Matériel, matériaux : crayons de couleur, gouache, crayon, du papier, gomme. Effectif………

Situation d’Apprentissage
Lors d’une exposition, les élèves du CP1 de l’EPP N’gattakro de l’IEP M’bahiakro ont découvert un
tableau décoratif avec des ronds et des carrés aux couleurs vives. Pour décorer leur classe ; ils décident
de le reproduire : ils dessinent et colorient des ronds ou des carrés.

Tableau des Habiletés et contenus

Habiletés Contenus
Dessiner Un rond ou un carré
Colorier

DEROULEMENT
Phases didactiques Stratégies
Activités Maitre Activités Elèves
et étapes Pédagogiques

1-PRESENTATION

+ Pré requis *Fait dessiner des ronds et Travail Dessine des ronds et des carrés.
des carrés. Individuel
Ecoutent
+ Mise en situation *Dit l’énoncé de la Travail Répondent aux questions
situation Collectif Dessinent, colorient des carrés,
*Pose des questions de des ronds
compréhension Observent
*Que font les élèves ?
Emettent des hypothèses.
*Fait observer une œuvre
de coloriage déjà réalisée ?
*Comment a-t-on procédé
pour cette œuvre de
coloriage ?
2- DEVELOPPEMENT
+ Explication et -Dessine un rond ou un Suivent
démonstration de carré. Travail
la technique -Colorie le dessin avec le Collectif Font des essais
concours des élèves. Les critères de réussite :
*Fait énoncer les critères -Ne pas déborder le dessin.
de réussite. -Coloriage en sens unique (gauche
vers la droite, inversement, haut en
bas).
sommaire

-Œuvre propre
Travaillent par groupe.
+ Réalisation par Consigne :
groupe Dessinez un rond ou un Travail de
carré ? Groupe Apprécient
-Coloriez le dessin
*Fait rappeler les critères
et fait apprécier Travaillent individuellement.
Consigne :
-Dessine un rond ou un Travail
+ Réalisation carré. Individuel
individuelle -Colorie le dessin. Apprécient.

*Fait apprécier en fonction


des critères de réalisation.
+ Appréciation
Tableau d’appréciation

P1 P2 P3
Ne pas
déborder le
dessin
Coloriage
en sens
unique
Œuvre
propre
Les critères de réussite :
3-EVALUATION *Cite les critères de Travail -Ne pas déborder le dessin.
Exercices réussite du coloriage. Individuel -Coloriage en sens unique.
d’application -Œuvre propre
sommaire

b) La méthodologie du chant
I -PRESENTATION
1 Organisation de la classe

2 Exercices préparatoires

3 Pré requis

4 Mise en situation (motivation, Emission d’hypothèses)

II- DEVELOPPEMENT
1 Apprentissage

2 Production par groupe

III -EVALUATION
1 Production individuelle

2 Appréciation
3 Copie du texte et illustration du chant CE- CM
sommaire

FICHE PRATIQUE DE CHANT

DISCIPLINE: AEC

COMPETENCE 2 : Traiter des situations en utilisant des notions de musique ; en fabriquant, en


utilisant et en classifiant des instruments simples de musique ; en écrivant des petits textes de chant afin
de produire des œuvres musicales.
THEME: Réalisation des œuvres musicales DATE

LEÇON : chants et communication SEANCE : Chant DUREE

en français (l’impôt): SEMAINE

MATERIEL : Images NIVEAU

SUPPORT DIDACTIQUE: Chants et Poèmes

SITUATION D’APPRENTISSAGE : Pendant toute une année, le DGI a constaté que la majorité des
habitants de Yopougon-Andokoi n’a pas payé son impôt. Invité à parrainer la fête de fin d’année
de l’IEP Yopougon I, il demande aux élèves de CMI de l’EPP Andokoi de sensibiliser les parents d’élèves
sur l’importance de l’impôt à travers un chant.

TABLEAU DES HABILETES ET CONTENUS

HABILITES (action de l’apprenant) CONTENUS


-Identifier/ expliquer -Le sens du mot « impôt »
-Mémoriser -Le chant
Chanter - correctement le Chant

DEROULEMENT

STRATEGIES.
ETAPES DU COURS ACTIVITES DU MAITRE ACTIVITES DES ELEVES
Pédagogiques
I- PRESENTATION travail collectif -Débarrassent les tables
1-Organisation -Débarrasser les tables -S’asseyent correctement
2-Exercices -Asseyez-vous les mains sur la table, le
préparatoires buste droit
-Inspirez, Expirez. Massez-vous
Travail collectif -Exécutent
la gorge…
-Fait chanter un chant connu de Travail collectif -Ils chantent
3- Pré requis
tous
4-Mise en Situation -Enoncé de la situation
d’apprentissage (voir en-tête de la
fiche)

Fredonne le chant « payons les -Ecoutent


5-Motivation
impôts »
Chante le chant ou fait écouter -L’impôt
6-Emission une bande sonore
d’hypothèses -De quoi parle le chant ?
sommaire

-A quoi sert l’impôt ? -Construire des écoles, des


hôpitaux, des routes

Travail collectif

II- DEVELOPPEMENT
expliquer les mots difficiles. Prononcent et expliquent les
1-Apprentissage Tu viens d’écouter le nouveau Travail collectif mots difficiles
chant.
Chante le tout seul pour animer la
classe. -Font des essais
-Chanter la 1ère phrase musicale. -Ecoutent, répètent
-La fait répéter par la classe. collectivement, par groupe,
-La faire répéter collectivement, Travail collectif individuellement et
par groupe, individuellement puis collectivement
collectivement
- Procéder de la même manière Travail individuel
pour la seconde phrase musicale
-Enchainer la 1ère et la 2ème phrase -Ecoutent et répètent
musicale en suivant la même
démarche que la 1ère
-Pour la 3ème phrase, procède de la
même manière que la 1ère
-Enchainer la 1ère ,2ème et 3ème -Ecoutent et répètent
phrase musicale en suivant la
même démarche que la 1ère
-Enchainer la 1ère, la 2ème et la
3ème phrase Travail de groupe
-On procède de la même manière
pour les autres phrases musicales. -Ecoutent et répètent

2-Production en groupe -Fait chanter par groupe -Chantent en groupe tout le


chant
-Fait ressortir des critères de Les critères de réussite :
réussite -La justesse de la mélodie
-Prononciation correcte des
mots
-Mémorisation correcte du
texte

III-EVALUATION -Fait chanter individuellement Chantent


1 Production quelques élèves Travail individuel
individuelle Rappelez les critères de réussite Rappellent

2-Appréciation -Fait Apprécier les chants à partir


des critères de réussite Apprécient à partir des
critères de réussite

3-Copie et illustration -Fais lire puis copie le texte du Travail collectif Lisent et copient le chant
du chant chant dans le cahier
sommaire

IV-LES EVALUATIONS DES APPRENTISSAGES


a) Qu’est-ce qu’évaluer?
Evaluer, c’est mesurer les performances des apprenants en fonction des critères en vue
d’une prise
de décision.
Les étapes de l’évaluation: la conception du sujet, L’administration, la correction, le
jugement, la prise de décision.
Les types d’évaluation:
L’évaluation diagnostique ou
prédictive; Formative ;
Sommative ;
Certificative.

L’évaluation diagnostique permet d’avoir le point de vue; d’orienter les apprentissages.


Elle se fait en début d’année (Le test de niveau).

L’évaluation formative permet de vérifier les habiletés acquises en vue d’une


remédiation. Elle se
Fait pendant les apprentissages. Elle n’est pas sanctionnée par une
note. L’évaluation sommative c’est ‘l’évaluation bilan qui est
sanctionnée par une note.

L’évaluation certificative a lieu en fin de cycle. Elle est sanctionnée par un diplôme.
b) Les outils de l’évaluation:
Ce sont les tests objectifs (exercices à trou, QCM, alternative ;

Appariement…) et les tests subjectifs (Questions à réponse élaborée ; Question de


réflexion)

Les composantes de la situation d’évaluation : elle comporte un contexte ; une

circonstance et des consignes.


sommaire

CANEVAS DE FICHE D’EVALUATION

Compétence Semaine
Thème Date
Leçon Durée
Séance…………………………………………………………………
Matériel/ Support ……………………………………………………..
Situation d’évaluation ………………………………………………………

Tableau des Habiletés et Contenus

Habiletés Contenus

DEROULEMENT

Stratégies Activités élèves


Etapes et phases Activités Maître
pédagogiques.
Fait lire l’énoncé de la Travail Lisent et répondent aux
situation ; pose des collectif questions
I Compréhension de la questions de
situation compréhension

Donne la consigne pour Travail Produisent


exécution des travaux individuel
II production (énoncé les critères)

Présente le corrigé et le Travail Découvrent les productions


barème; explique la collectif attendues, le corrigé et le
III Correction méthode permettant de barème.
traiter la situation
sommaire

FICHE PRATIQUE D’EVALUATION


Compétence 1
Thème: réalisation des œuvres plastiques
Titre de la leçon: Technique d’animation de surface Semaine
Séance 1: coloriage d’une surface: rond ou carré Durée
Séance 2 : animation de surface avec les motifs répétés Date
Support didactique: programme éducatif et guide d’exécution APC-CP Cours
Matériel, matériaux: crayons de couleur, gouache, crayon, du papier, gomme. Effectif

Situation d’évaluation
Le concours de la plus belle classe est lancé cette année scolaire par l’IEP yopougon3.
L’organisation prévoit un prix. A cet effet, les élèves de la classe de CP1 se préparent à y
participer :
- Animer une surface à partir des motifs répétés
- Colorier les motifs répétés

Tableau des Habiletés et Contenus

Habiletés Contenus
- Identifier Les formes, les couleurs
- Dessiner Le contour de la base d’un objet carré ou rond
- Colorier Un rond ou un carré
- Animer Une surface à partir des motifs répétés
sommaire

DEROULEMENT

Stratégies Activités élèves


Etapes et phases Activités Maître
pédagogiques
I Compréhension Fait lire l’énoncé de la Travail Lisent
de la situation situation ; il s’agit de quel collectif Concours de la plus belle
concours ? classe.
Pour ce concours, qu’est-ce
qu’on demande ? De dessiner des motifs
répétés et de les colorier
II production Fait énoncer les critères Travail Dessiner des motifs répétés
d’évaluation individuel Colorier ces motifs sans
déborder
Donne la consigne pour exécution des travaux Produisent
III Correction Présente le corrigé et le barème
-Motifs répétés 4pts Travail Découvrent les productions
-Coloriage sans débordement collectif attendues, le corrigé et le
4pts barème.
-Propreté de l’œuvre 2pts; explique la méthode
permettant de traiter la situation
suivent
sommaire

FICHE DE REMEDIATION

La remédiation doit porter sur:


La non maitrise de la technique de collage;
Le manque de dextérité des apprenants ayant conduit à la réalisation d’œuvres inachevées;
L’utilisation abusive de la colle entrainant des tâches au niveau de l’œuvre.

CANEVAS D’UNE SEANCE DE REMEDIATION.

Compétence 1 : Leçon : Animation de surface


Thème : réalisation des œuvres plastiques Durée : 40mn
Séance : remédiation Semaine :
Niveau : CP2

Tableau des Habiletés et Contenus

Habiletés Contenus
Identifier Décrire Les erreurs
Corriger Résoudre La source des erreurs
Les erreurs
Une situation de la même

Déroulement
sommaire
IV. CONTENUS NOTIONNELS DE BASE

1. ETUDE ET UTILISATION DES COULEURS

DEFINITION
La couleur est l’impression, que reçoit l’œil lorsqu’un corps est éclairé. C’est
par ailleurs un
phénomène physique résultant de la décomposition de la lumière.

Le mot couleur désigne la teinte (bleu rouge vert…) la couleur n’est pas uniquement
décoration. Elle est aussi expression, communication et évocation. Par association, elle
fait naître, éveiller des sentiments, des souvenirs.

CERCLE CHROMATIQUE (schéma)

- Couleurs Primaires
Ce sont les couleurs de base du cercle chromatique. En les mélangeant deux à deux, on
peut obtenir les autres couleurs sur le cercle chromatique ; mais on ne peut pas les obtenir
en mélangeant entre elles les autres couleurs.
On distingue trois couleurs primaires qui sont :
- le rouge primaire ou le rouge magenta
- le bleu primaire ou le bleu cyan
- Le jaune primaire

- Couleurs secondaires
En mélangeant les couleurs primaires 2 à 2, on obtient les couleurs secondaires ou
binaires.
- Rouge +Bleu =Violet
- Rouge + Jaune = Orangé
- Jaune + Bleu =Vert
Violet, orange et vert sont les couleurs secondaires

- Couleurs tertiaires
Elles s’obtiennent par le mélange d’une couleur primaire avec la couleur secondaire la
plus proche sur le cercle chromatique.
Orangé +
Rouge=Vermillon Rouge
sommaire
+ Violet = Grénat Violet
+ Bleu = Indigo
Bleu + Vert =
Turquoise Vert +
Jaune = Souffre Jaune
+ Orangé = Safran
sommaire
- Couleurs intermédiaires
On appelle couleurs intermédiaires les résultats des mélanges de :
- Deux couleurs secondaires
- d’un primaire et d’une secondaire
- d’une intermédiaire et d’un primaire
- deux intermédiaires préalablement obtenues

- Couleurs complémentaires
Ce sont les couleurs diamétralement opposées sur le cercle chromatique. Elles
sont exactement des contraires. Le complémentaire du violette est le jaune.

ACTIVITES PRATIQUES

LA MOSAÏQUE/ LA
BRUINE

LA BRUINE
Introduction
De tous temps l’homme a eu envie d’embellir son espace de vie. Ainsi la recherche en
matière de décoration amène les artistes et artisans à imaginer plusieurs sortes de
techniques plastiques dont la bruine.
Alors qu’est-ce que la
bruine ?
1
définition
En expression plastique, la bruine est une technique d’expression qui consiste à
projeter des gouttelettes de peinture sur un support caché par endroits avec des pochoirs
ou des objets naturels. Cette projection se fait à l’aide brosse à dent, de pinceaux ou de
cure-dent.

Qu’est que le pochoir


?

Le pochoir est une technique plastique qui consiste à découper une forme (dessin, motif)
dans la matière rigide (papier, carton, plaque de bois) et à peindre à travers les
découpures. La partie qu’on enlève est le pochoir positif ; celle qui reste (la silhouette)
constitue le pochoir négatif.
sommaire
Quelques objets naturels peuvent être utilisés comme pochoir : feuilles d’arbres,
herbes, fleurs.
2 Matériaux et matériel
Matériaux : papier canson, bristol, blanc, colorant, eau.

Matériel : brosse à dent, pinceaux durs, chiffon, godets, palettes, papiers journaux,
fixateurs
(trombones, scotch, punaises, cailloux), ciseaux, lames, cutters, pochoir.
sommaire

3 La fiche technique de la bruine

Etapes de réalisation Commentaires


1. Recherche de l’image ou des -faire un dessin simple et stylé sur du papier
motifs -ou choisir des éléments naturels (feuilles d’arbre, fleurs)

2. découpage des motifs des dessins -découper l’image avec un objet tranchant (lame, cutter…)
en respectant le contour. On obtient le pochoir positif et le pochoir négatif.

3. disposition sur le support -animer une surface avec un ou des éléments (pochoirs ou
caches naturels) en veillant à la bonne mise en page
-stabiliser le ou les pochoirs à l’aide des punaises, du
scotch…

4. préparation du colorant -choisir une peinture qui contraste avec le support.


-veiller à ce que la peinture ne soit pas trop lourde.

5. projection de la peinture -Tremper la brosse dans la peinture,


-égoutter la brosse en la secouant,
-frotter la brosse (vers le sol) avec une baguette ou même
le doigt,
-veiller à obtenir des gouttes très fines

6. retrait des pochoirs -laisser sécher le colorant ou la peinture.


-retirer les punaises ou cailloux avec précaution
-enlever les caches ou pochoirs sans les traîner sur le
support.

NB :organisation :
- mettre les élèves par groupe de travail ;
-le matériel est collectif ;
-les productions
sont collectives avant d’être individuelles.

-Protéger la table avec les papiers journaux pour permettre l’utilisation aisée du matériel et prévoir
des feuilles d’essai.

-La quantité de colorant portée par la brosse ne doit pas être trop abondante : trop de liquide forme
des taches et non de la bruine. Une grande projection de peinture se transforme en tache.
sommaire
LA MOSAÏQUE
1 Définition
Selon le dictionnaire universel, la mosaïque est un ouvrage décoratif composé de
petites pièces
(verres, émail, pierres…) de différentes couleurs assemblées ou
jointoyées.
C’est une technique plastique réalisée avec de petits éléments variés et colorés (carreaux,
papiers découpés, sable…) retenus contre un support de façon très proche par un liant
(colle, ciment) pour créer une œuvre figurative ou abstraite.

La mosaïque en papier est une technique qui consiste à l’imitation avec du papier, de
l’effet produit par une vraie mosaïque. Elle peut se faire avec du papier déchiré, découpé
mais pas les deux à la fois dans une même réalisation.
2 Matériel et matériaux
Matériel : cutter, lame, paire de ciseaux, crayon, règle, gomme
Matériaux : papier cartonné, canson papier de différentes couleurs, la colle
3 La fiche technique de la mosaïque

NB. Utiliser un matériel adapté,


L’œuvre doit être propre et lisible,

Tenir compte de la nature des éléments à représenter (l’eau : bleu, le soleil : jaune…)

Cette technique se pratique à la maternelle et à l’Ecole Primaire. Elle part de la


manière la plus
simpliste à la plus élaborée.
sommaire
sommaire

NB : Pour que ces colorants adhèrent sur la surface à peindre, il est conseillé d’ajouter
un liant
(blanc d’œuf, amidon, gomme arabique sécrétée par certains acacias.)
La liste des colorants présentée ici n’est pas exhaustive. L’enseignant pourrait
éventuellement étendre son champ d’action.

2. ETUDE DU DESSIN

I-DEFINITION
Le dessin est une représentation d’objets, ou d’êtres sur un support à l’aide d’outils
graphiques
(crayons, fusain, plume, pinceau…).
Le dessin favorise la maturation de l’intelligence. C’est un moyen d’expression

II- DIFFERENTS TYPES DE DESSIN


1 Dessin d ’observation
C’est une activité au cours de laquelle le modèle est présent et immobile et l’on
est amené à
l’observer et à le reproduire fidèlement dans toutes ces caractéristiques (forme,
valeur…).
Il obéit à une technique, par exemple la prise de mesure et demande du matériel
approprié dont le fil à plomb.
Le dessin d’observation est pratiqué dans les écoles spécialisées telles que l’Institut
National Supérieur des Arts et d’Actions Culturelles (l’INSAAC). Il est guidé par une
perception personnelle qui aiguise le regard tout en procurant le plaisir de la créativité.
2- Le dessin de mémoire
C’est une représentation aussi fidèle que possible des sujets vus dans un passé
proche ou lointain. Cette représentation fait appel à la mémoire visuelle. On y
retrouve : le dessin à thème, le dessin d’objet caché, et le dessin libre.
3-L e d essin d ’imagination
Il permet de transposer ou d’enrichir ce qui existe déjà pour passer d’un monde réel à
un monde impossible (irréel ou imaginaire. Il est tributaire du dessin de mémoire et
du dessin d’observation. Cet exercice fait appel à la visualisation mentale créatrice
liée à l’inspiration et à l’aspiration.
III- DIFFERENTES TECHNIQUES DE DESSIN
1-Le dessin rapide : c’est la représentation d’un objet de façon rapide en s’appuyant
sur les traits permettant de le reconnaître. On utilise : les chiffres, les signes, les
figures géométriques et les lettres de l’alphabet …

2- L ’esq u isse
Ce sont les premiers traits qui servent à délimiter les proportions du sujet à dessiner (les
grandes
sommaire
lignes)

3-Le croquis
Il est réalisé à partir de l’esquisse. Le croquis est suggéré par le volume avec des
touches rapides
sans gommage. Pas d’annotation.

4-Le schéma
C’est la représentation graphique aux lignes propres nettes et finies d’un objet. Il
comporte des
annotations. Exemple : le croquis d’un os long.

5-Le crayonnage
Il peut être fait de points, de hachures, de frottis, il peut être quadrillé. Il permet de faire
l’ombrage
(ombre et lumière).

6-Les ombres et les lumières


La technique des ombres et lumières consiste à mettre des ombres et des lumières en
créant des
contrastes de clartés (noir- blanc, clair- sombre) de sorte à faire tourner l’objet en lui
donnant du
volume et en le rendant plus vivant. On a donc
-l’ombre propre ou réelle qui est la projection de l’ombre de l’objet sur lui-même
- L’ombre portée qui est la projection de l’ombre de l’objet sur un autre objet (la terre,
le mur… Les principes décoratifs utilisés à l’école primaire :
- La répétition
- L’alternance
- La juxtaposition
- La superposition
- L’inversion
- Le quinconce
Ceux utilisés dans les programmes en vigueur sont la répétition, l’alternance, la
juxtaposition.

3. ETUDE DES GENERALITES SUR L’ARTISANAT

I-DEFINITION

1 L’ARTISANAT : C’est le métier de l’artisan.


C’est l’ensemble des œuvres ou des objets fabriqués par les artisans.

2-L’ ARTISAN : C’est une personne qui fait un travail manuel, à son propre
compte aidée d’apprentis pour produire des objets utilitaires et fonctionnels en
série.

II-IMPORTANCE DE L’ENSEIGNEMENT DE L’ARTISANAT AU CE CM


L’artisanat devra permettre de :
sommaire
-Développer les facultés d’observation et d’analyse de l’enfant par l’étude des
productions
artisanales locales.

-Acquérir une connaissance des divers types d’artisanat de Côte d’Ivoire et apprendre à
estimer le
travail et la culture traditionnelle.

-Découvrir la relation technologique entre l’outil, la matière et la technique, la


nécessité de l’adaptation et la précision du geste.

-Apprécier la beauté et l’originalité de la production artisanale et l’assimiler pour


enrichir ses
travaux personnels.

- Localiser les principaux centres artisanaux de Côte d’Ivoire ;

- Réaliser un objet mettant en pratique certaines techniques simples (modelage,


tressage…)
NB : En raison de son âge et du stade de développement de l’enfant, l’artisanat n’est
pas pratiqué à
la maternelle et au CP.
sommaire

III-LES DIFFERENTES ACTIVITES ARTISANALES ET LEUR


LOCALISATION
En Côte d’Ivoire il existe plusieurs types d’artisans : menuisier, potier, tailleur,
cordonnier,
tisserand, vannier, sculpteur, teinturier, orfèvre…
Mais compte tenu de l’allègement du programme certaines activités ont été supprimées.

Types d’artisanat Localisation (régions)

Vannerie Dans toutes les régions de la Côte d’Ivoire


Poterie Toutes les régions de la Côte d’Ivoire surtout au nord
(Korhogo), au
centre (Katiola, Bouaké)
Sculpture Toutes les régions surtout au centre, au centre ouest, à l’ouest
et au nord.
Teinture Nord (Korhogo), Centre (Bouaké), Sud (Bassam)
Tissage Nord (Korhogo, Odienné), centre (Tiébissou, Bouaké) ouest
(Man)
Travail de métaux Nord (Korhogo), centre (Bouaké,Tiébissou),sud (Bassam),
ouest (Man)

1-CONDUITE D’UNE LECON SUR L’ARTISANAT

La méthodologie de l’artisanat comporte deux niveaux d’intervention :


-Approche théorique de l’artisan : une séance constitution de dossier au CM1
-Activités pratiques de production : poterie, tressage ou tissage, teinture CP CE CM
Etant donné qu’ici, l’artisanat (enseignement) est surtout fait d’activités pratiques de
production, la méthodologie à appliquer est celle de l’expression plastique (voir la
méthodologie générale des AEC)

4. ETUDE DES GENERALITES SUR LE


CHANT

I- DEFINITION
Le chant : c’est une suite de sons mélodieux émis par la voix humaine. Chanter c’est
l’art de
produire des sons musicaux avec la voix.

II- IMPORTANCE DE L’ENSEIGNEMENT DU CHANT

a- Au plan physique
-Le chant forme et corrige l’oreille (audition)
-Il forme la voix (éducation de la voix)
-Il développe les cordes vocales et les poumons
-Il corrige les mauvaises attitudes (position : assis, poitrine dégagée, buste droit…)
sommaire

b- Au plan cognitif ou intellectuel


-Il développe la mémoire
-Il perfectionne l’articulation
-Il développe l’imagination
-Il enrichit le vocabulaire de l’enfant

c- Au plan esthétique
-Il développe le goût de l’esthétique, du beau, de la musique (beauté musicale dans
l’audition,
l’exécution et l’interprétation)

d- Au plan socio- affectif


-Il initie les enfants aux rythmes de chez eux
-Il les initie à la vie du groupe (chanter en commun)
sommaire
III LES DIFFERENTES TECHNIQUES DU CHANT

a- Le chant à l’unisson ou en groupe


C’est la technique la plus utilisée à l’E.M et à l’E.P. Elle consiste à faire entendre la
même hauteur
de voix, la même mélodie, la même intensité.

b- Le chant en canon
Cette technique consiste en une imitation rigoureuse entre deux ou plusieurs groupes
qui entrent
dans le chant les uns après les autres par intervalles identiques jusqu’à la fin du chant.

c- Le chant à deux ou plusieurs voix


Les élèves sont répartis par hauteur de voix : voix aigues, voix intermédiaires et voix
graves.
Ils chantent le chant en entier ensemble en restant dans les hauteurs de voix.

d- Le chant responsoriel ou responsorial


Il consiste en un dialogue entre un soliste et un chœur
e- Le chant a capella
C’est chanter sans accompagnement instrumental.

L’INITIATION MUSICALE

I-DEFINITION
La musique c’est l’art de combiner des sons de manière agréable à l’oreille. C’est aussi
un fait de
société.
L’instrument est une ressource naturelle plus ou moins modifiée qui sert à produire des
sons
musicaux.
L’initiation musicale C’est une ébauche de l’enseignement de la musique,
une étude non approfondie de la musique qui plonge l’enfant dans le monde
sonore.
A la maternelle et à l’école primaire cette étude consiste en l’identification des sons, la
fabrication, l’utilisation et la classification des instruments de musique simples.

II- L’IMPORTANCE DE L’INITIATION MUSICALE


L’enseignement de l’initiation musicale permet de :
•Ecouter et reproduire des sons avec la voix
•Fabriquer des instruments de musique et faire des regroupements par famille
•Apprécier les qualités du son selon ses caractéristiques (hauteur, intensité, timbre et
durée)
•Encoder et décoder les signes musicaux.
•Reproduire de façon approximative la musique de sa région et d’autres régions.
•S’enraciner dans sa culture et développer son esprit patriotique.

L’enseignement de l’initiation musicale favorise la socialisation et libère l’imagination


créatrice du
sommaire
jeune apprenant.

III- LA CLASSIFICATION DES INSTRUMENTS DE MUSIQUE


Les instruments de musique étaient classés en trois grandes catégories. Avec
l’avènement de
l’électronique, une quatrième catégorie a fait son entrée dans la famille des instruments
de musique.

On dénombre donc quatre grandes familles d’instruments qui sont :


1- Les instruments à vent
2- Les instruments à cordes
3- Les instruments à percussion
4- Les instruments électroniques

•Tableau de classification (à réaliser)

Les instruments à
Les instruments à percussion ou Les instruments
cordes ou
vent ou Aérophones idiophones électroniques
cordophones
membranophones
La flûte La guitare Le tambour
La trompette Le banjo La cloche
La clarinette La cora Le hochet
L’orgue La harpe Le grelot
L’harmonica L’arc musical Les claves Le synthétiseur
Le sifflet Le piano La sanza
La corne Le violon Les sonnailles
l’accordéon le La cithare Le xylophone
Les castagnettes
saxophone
Les racleurs
sommaire
IV- LA FABRICATION D’UN INSTRUMENT DE MUSIQUE
La méthodologie de la fabrication des instruments de musique respecte celle de l’expression
plastique. Ici pendant la phase d’évaluation on ne vérifie pas la beauté de l’instrument mais
sa
capacité à produire des sons.

CONDUITE D’UNE LEÇON


(Voir conduite d’une leçon méthodologie générale des AEC)

- INITIATION AU SOLFEGE

1- DEFINITION Le

solfège

C’est l’étude des principes élémentaires de la musique et leur notation (symboles, notes…). C’est
aussi un recueil d’exercices musicaux dans lequel se trouvent graduées toutes les difficultés
de déchiffrage de la musique.

-La portée
C’est l’ensemble des cinq lignes horizontales, parallèles, équidistantes sur et entre les quelles sont
transcrites les notes musicales. L’espaces entre les lignes sont appelés interlignes, nous avons donc
quatre interlignes. Les lignes sont numérotées du bas vers le haut.

-LES NOTES DE MUSIQUE : Ce sont les sept notes Do ou Ut, Ré, Mi, Fa, Sol, La,
Si qui
composent l’alphabet musical.
EXEMPLE : Avec une clé de SOL l’on a placé les notes suivantes :

6. ETUDE DES GENERALITES SUR L’EXPRESSION CORPORELLE


I/ DEFINITION
L’expression, c’est l’action qui consiste à exprimer, à faire connaître une pensée, un sentiment.
C’est également la manifestation d’une pensée, d’un sentiment, d’une aspiration.
L’expression corporelle consiste à s’exprimer en utilisant son corps.

II / IMPORTANCE DE L’EXPRESSION CORPORELLE


sommaire
Elle permet d’établir une relation entre Etablir les sentiments et les gestes.
L’expression corporelle participe à l’éducation de la Sensori-Motricité du jeune enfant
du préscolaire et du primaire par la coordination « SENS-MOUVEMENT »
Elle participe ainsi à la construction de la personnalité du jeune enfant.

III /COMPOSANTES DE L’EXPRESSION CORPORELLE


1 / Les différentes composantes :
La danse, la chorégraphie, le théâtre, le mime, la pantomime, le ballet
A l’école primaire, il y a l’étude des danses au CM et les mimes au CP, CE.
IV /STRATEGIE DE MISE EN ŒUVRE

Conduite d’une leçon


Se conférer à la méthodologie générale des AEC.

7. ETUDE DES DANSES TRADITIONNELLES DE COTE D’IVOIRE

I / DEFINITION
Selon le petit Robert, la danse est avant tout une expression corporelle. C’est une suite de
mouvements du corps (saut à pas à posture) exécutés selon un rythme, le plus souvent au son d’une
musique, suivant une technique, un art ou un code musical.

Elle est l’une des formes la complète de l’art. C’est l’esprit et le corps au service de la beauté. La danse est un
langage. Elle est capable d’exprimer des états d’âme, des idées, des sentiments que l’on ne peut traduire par des
mots.

II / IMPORTANCE DE LA DANSE

A l’école primaire, l’étude de la danse va permettre à l’enfant de :


-appréhender globalement les rythmes et les expressions gestuelles qui les caractérisent.
-Connaître l’origine de la danse étudiée ainsi que le contexte socio-économique et culturel des régions, où
elles se pratiquent.
-Valoriser la culture traditionnelle

III / DANSES A L’ETUDE


1. Le kotou BELIER
AGNEBI TIASSA/SUD COMOE
2. Le soman
3. L’échassier BAFING
4. Le tématé TONKPI
5. Le zagrobi GÔ/HAUT SASSANDRA
6. Le zaouli MARAHOUE
7. Le boloye PÔRO
8. Le n’goron TCHOLOGO

V / STRATEGIE DE MISE EN ŒUVRE DE LA DANSE

1-CONDUITE D’UNE LECON


: Le maître ne dispose que de documents iconographiques, la danse n’étant pas pratiquée dans la
région
I -PRESENTATION

Rappel ou prérequis
Questions sur la leçon précédente
sommaire
Présentation de situations pouvant faire appel au vécu des enfants

Mise en situation–
Énoncé de la situation d’apprentissage
Ecoute d’une bande sonore ou
Observation de posters, d’images, d’éléments filmés ou de diapositives, etc.

II -DEVELOPPEMENT Etude de la
danse
Exposé du maître sur l’histoire de la danse
Travaux de groupe (Questions préparées à poser aux élèves sur la situation géographique, ethnologique, les
instruments de musique, les accoutrements des danseurs, les pas de danse, les circonstances d’exécution).
Synthèse des rapports des différents groupes.

III EVALUATION
Par des questions, amener les élèves à faire ressortir les aspects essentiels pour élaborer
Un résumé.

9. PICTOGRAMMES OU DESSINS RAPIDES AVEC LES LETTRES LES CHIFFRES OU LES


FIGURES GEOMETRIQUES

CONCLUSION
L’enseignement des AEC offre à l’enfant de nombreuses valeurs éducatives notamment aux
plans : psycho- moteur, intellectuel, socio affectif et esthétique. A cela s’ajoute les
différentes possibilités d’insertion sociale.
Compte tenu de ces différents apports, la pratique de cette discipline doit être effective et
efficiente dans les classes. Pour cela les enseignants doivent tout mettre en œuvre pour
permettre aux élèves de s’exercer aux différentes techniques afin de se les approprier .
sommaire
sommaire
Education Physique et Sportive
(E.P.S)

PROFIL DE SORTIE :

A la fin de l’enseignement des programmes de l’Education Physique et Sportive dans les


CAFOP, l’élève maître doit avoir acquis des connaissances, et des compétences lui permettant
de :
-construire et développer des attitudes et des aptitudes en Education Physique et Sportive
-utiliser des méthodologies et des démarches pédagogiques d’enseignement /apprentissage pour
mettre en œuvre les contenus disciplinaires de l’Education Physique et Sportive des
programmes de l’école maternelle et de l’école primaire.

LE DOMAINE DU DEVELOPPEMENT PHYSIQUE EDUCATIF ET SPORTIF

Appartenant au domaine du développement éducatif, physique et sportif, l’Education Physique


et Sportive est cette forme d’éducation qui, au moyen du mouvement, agit sur les dimensions
physiologique, psychologique, morale et sociale de l’apprenant. A travers l’enseignement de
cette discipline, les élèves développent un ensemble d’outils dont ils auront besoin tout au long
de leur vie pour être en bonne santé tant physique que morale et vivre en harmonie avec eux-
mêmes et avec les autres.

CORPS DU PROGRAMME EDUCATIF

Compétence 1 : traiter une situation relative à importance de l’EPS dans le


développement global de l’enfant.

Leçon 1 : Les généralités sur l’EPS

Tableau des habiletés et contenus

HABILETES CONTENUS

les généralités sur EPS


Connaitre
Traiter Une situation relative à de l’enseignement de l’EPS et les droits de
l’enfant

Leçon 2 : Les programmes éducatifs de l’EPS

Tableau des habiletés et contenus

HABILETES CONTENUS
Décrire La structure des programmes de l’éducation physique et sportive
sommaire

La signification et la fonction des différentes rubriques


Comprendr Les programmes éducatifs de l’éducation physique et sportive et les
e guides d’accompagnement

Compétence2:Traiter une situation liée à l’organisation des conditions de travail

Leçon 1: Organisation matérielle

Tableau des habiletés et contenus

HABILETE CONTENUS
S
Identifier l’aire de jeu
l’aire de jeu
Organiser les petites
classes
les grandes
classes
traiter Une situation relative à l’organisation matérielle

Leçon 2: Organisation pédagogique

Tableau des habiletés et contenus

HABILETES CONTENUS
Le canevas des fiches de séance
Identifier Des situations et les habiletés des leçons
liées à l’EPS Les caractéristiques des
activités d’évaluation
Elaborer Des fiches de séances d’apprentissage ponctuel et des activités
d’évaluation
Traiter Une situation relative à l’organisation de la classe

Compétence 3; traiter une situation relative à la pratique des activités de manipulation


d’objets et des jeux de locomotion

Leçon 1 : Les activités de manipulation d’objets


Tableau des habiletés et contenus
sommaire
HABILETES CONTENUS
Identifier Séances de manipulation d’objets
Les caractéristiques des séances de manipulation
Le principe et les règles des activités de
manipulation La démarche pédagogique
des séances de manipulation
Appliquer Les séances de manipulation d’objets
Une fiche de
Elaborer séance Une grille
d’observation
Des situations d’apprentissage et d’évaluation
Une situation relative à la réalisation d’une séance
Traiter
d’entrainement pédagogique, d’apprentissage et d’évaluation

Leçon 2: Les jeux de locomotion

Tableau des habiletés et contenus

HABILETES CONTENUS
les séances jeux
Les caractéristiques des jeux
Identifier Le principe et les règles des activités
de jeux La démarche pédagogique
des séances jeux
Les séances
Appliquer jeux Les jeux
pré sportifs
Une fiche de séance
Elaborer Une grille
d’observation Les
situations
d’apprentissages et d’évaluations
Une situation relative à la réalisation d’une séance
Traiter d’entrainement pédagogique, d’apprentissage et d’évaluation

Compétence 4 : traiter une situation relative à la Pratique des activités de sports collectifs
Leçon 1 : Les sports collectifs

Tableau des habiletés et contenus

HABILETES CONTENUS
Identifier Les terrains de jeu
Les caractéristiques des sports
collectifs Le principe et les règles
du handball
La démarche pédagogique des séances de handball
une séance de sport
Pratiquer collectif un Tournoi
sommaire
triangulaire
Une fiche de séance
Elaborer Une grille d’observation
des situations d’apprentissage et d’évaluation
Une situation relative à la réalisation d’une séance
Traiter
d’entrainement pédagogique, d’apprentissage et d’évaluation

Competence5 : traiter une situation relative à la pratique des activités d’athlétisme.

Leçon 1 : Les courses


Tableau des habiletés et contenus

HABILETES CONTENUS
Les activités de course
Le principe et les règles de chaque
Identifier course Les caractéristiques des
courses
Démarche pédagogique des séances de course
Pratiquer Une activité de course
Une fiche de séance
Elaborer Une grille
d’observation
Des situations d’apprentissage et d’évaluation
Traiter Une situation relative à la pratique d’une activité de course

Leçon 2 : Les sauts


Tableau des habiletés et contenus

HABILETES CONTENUS
Identifier Les activités de sauts
Le principe et les règles de chaque saut
Démarche pédagogique des séances de
saut
Pratiquer Une activité de sauts
Une fiche de séance
Elaborer Une grille
d’observation
des situations d’apprentissage et d’évaluation
Traiter Une situation relative à une activité de saut

Leçon 3 : Les lancers


Tableau des habiletés et contenus

HABILETES CONTENUS
sommaire
Les activités de lancers
Identifier Le principe et les règles de chaque
lancer Démarche pédagogique des
séances de lancer
Pratiquer Une activité de lancers
Une fiche de séance
Elaborer Une grille
d’observation
des situations d’apprentissage et d’évaluation
Traiter une situation liée aux activités de lancers

COMPETENCE 6 : traiter une situation relative à la Pratique des activités physiques et


sportive d’esthétique de forme et de rythme.

Leçon1 : Les activités gymniques.

Tableau des habiletés et contenus

HABILETES CONTENUS
L’espace de pratique
Les activités gymniques
Identifier Le principe et les règles de la
gymnastique Démarche pédagogique des
séances de gymnastique
Pratiquer Une activité gymnique
Une fiche de séance
Elaborer Une grille d’observation
Des situations d’apprentissage et d’évaluation
Traiter Une situation liée aux activités gymniques

Compétence 7 : traiter une situation liée à l’organisation et au fonctionnement des activités


para et extra scolaires
Leçon 1 : Activités extra scolaires et parascolaires

Tableau des habiletés et contenus

HABILETES CONTENUS
Identifier les activités extra scolaires et parascolaires
Comprendre La création d’une activité extrascolaire et parascolaire
Les caractéristiques des activités extra scolaires et
parascolaires
Traiter Une activité extrascolaire et parascolaire
sommaire

DOCUMENT DE FORMATION

Discipline
Education Physique et Sportive
(E.P.S)
sommaire

TABLE DES MATIÈRES


PROGRESSION EN EPS......................................................................................................
MODULE 1 : PLANIFICATION DES APPRENTISSAGES ...........................................
LEÇON : PLANIFIER LES ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT-APPRENTISSAGE-
EVALUATION
. ............................................................................................................................................
A/ MISE EN ŒUVRE DE LA PLANIFICATION .............................................................
Définition ................................................................................................................................
Différents types de planification ...........................................................................................
Élaboration des différents types de planification ................................................................
B/ ÉLABORATION D’UN CALENDRIER D’ÉVALUATION........................................
Les activités d’application .....................................................................................................
Les activités d’intégration .....................................................................................................
C/ STRUCTURE ET ORGANISATION DES PROGRAMMES ÉDUCATIFS .............
Définition ................................................................................................................................
Contenus des programmes éducatifs..................................................................................
Corps du programme éducatif............................................................................................
MODULE 2 : L’IMPORTANCE DE L’EPS.....................................................................
LEÇON : LES GÉNÉRALITÉS SUR L’EPS ...................................................................
Définition ..............................................................................................................................
Les bienfaits de l’E.P.S dans le développement global de l’enfant ..................................
Relations E.P.S et droits de l’enfant .....................................................
MODULE 3 : PLANIFICATION ET GESTION DES APPRENTISSAGES AU PRÉSCOLAIRE ........
LEÇON : L’ORGANISATION PÉDAGOGIQUE AU PRÉSCOLAIRE ......................
Généralités ............................................................................................................................
Les domaines d’activités ......................................................................................................
MODULE 4 : PLANIFICATION ET GESTION DES APPRENTISSAGES ; DANS LES PETITES
CLASSES DU PRIMAIRE .......................................................................................................
LEÇON 1 : L’ORGANISATION MATÉRIELLE ET SPATIALE................................
L’organisation de la classe ..................................................................................................
Traçage du terrain ...............................................................................................................
Collecte et fabrique du petit matériel d’enseignement .....................................................
MODULE 5 : L’EPS DANS LES PETITES CLASSES...................................................
sommaire

LEÇON 1 : LES ACTIVITÉS DE MANIPULATION D’OBJETS ................................


Définition ..............................................................................................................................
Les intentions pédagogiques................................................................................................
Les différentes étapes de la progression pédagogique ......................................................
La démarche pédagogique des séances objets ...................................................................
Les axes de recherche ou conditions possibles au cours d’une séance objet ..................
SÉANCE 2 : LES SÉANCES JEUX...................................................................................
Définition ..............................................................................................................................
Différents types de jeu .........................................................................................................
Caractéristiques des différents types de jeu ......................................................................
Présentation des temps de la démarche pédagogique.......................................................
Évolution des différents types de jeux................................................................................
Portée éducative du jeu .......................................................................................................
Élaboration de fiche de séance ............................................................................................
MODULE 6 : PLANIFICATION ET GESTION DES APPRENTISSAGES DANS LES GRANDES CLASSES
LEÇON 1 : L’ORGANISATION PÉDAGOGIQUE DES GRANDES CLASSES
(Animation Sportive) ..........................................................................................................
Définition ..............................................................................................................................
Objectifs spécifiques ............................................................................................................
Animation sportive 1ère étape (CE2) ...................................................................................
Animation sportive 2ème étape (CM1-CM2) .......................................................................
Enregistrement des résultats (FICHE A) ..........................................................................
LEÇON 2 : LES SPORTS COLLECTIFS ........................................................................
Généralités ............................................................................................................................
A/ LE HANDBALL .............................................................................................................
Définition ..............................................................................................................................
Les principales règles...........................................................................................................
Les principales fautes, les sanctions et leur exécution ......................................................
Stratégie d’organisation d’un tournoi triangulaire de handball .....................................
Intentions éducatives du handball ......................................................................................
Terminologie .........................................................................................................................
A/ LE FOOTBALL ..............................................................................................................
Définition ..............................................................................................................................
Les principales règles...........................................................................................................
Les principales fautes, les sanctions et leur exécution ......................................................
sommaire

Stratégie d’organisation d’un tournoi triangulaire ..........................................................


Porté éducative du football .................................................................................................
LEÇON 3 : LES SPORTS ATHLÉTIQUES : LES COURSES ......................................
A/ LA COURSE D’ENDURANCE.....................................................................................
Définition ..............................................................................................................................
Les principales règles...........................................................................................................
Les stratégies d’organisation d’un tournoi triangulaire d’endurance ............................
Porté éducative de le course d’endurance .........................................................................
B/ LA COURSE DE VITESSE ...........................................................................................
Définition ..............................................................................................................................
Caractéristique de la course de vitesse...............................................................................
Tournoi triangulaire ............................................................................................................
Les principales règles...........................................................................................................
Portée éducative de la course de vitesse ................................................................................
LEÇON 4 : LES SPORTS ATHLÉTIQUES : LES SAUTS ...............................................
A/ LE SAUT EN HAUTEUR .................................................................................................
Définition .................................................................................................................................
Phases techniques ....................................................................................................................
Tournoi triangulaire ...............................................................................................................
Principales règles ....................................................................................................................
Portée éducative du saut en hauteur .....................................................................................
B/ LE SAUT EN LONGUEUR ..............................................................................................
Définition .................................................................................................................................
Phases techniques ....................................................................................................................
Tournoi triangulaire ...............................................................................................................
Principales règles ....................................................................................................................
Portée éducative du saut en longueur ...................................................................................
C/ LE TRIPLE SAUT.............................................................................................................
Définition .................................................................................................................................
Phases techniques ....................................................................................................................
Tournoi triangulaire (Idem au saut en longueur) ................................................................
Principales règles ....................................................................................................................
VI. Portée éducative du triple saut (idem à la longueur) ......................................................
LEÇON 5 : LES SPORTS ATHLÉTIQUES : LES LANCERS (POIDS) .........................
Définition .................................................................................................................................
sommaire

Phases techniques ....................................................................................................................


Tournoi triangulaire ...............................................................................................................
V. Principales règles ...............................................................................................................
LECON 1: LES ACTICITÉS D’EXPRESSION CORPORELLE ET DE COMBAT
: LA GYMNASTIQUE AU SOL ...........................................................................................
Définition .................................................................................................................................
Différents types de gymnastique ............................................................................................
Exemples de familles d’évolution...........................................................................................
Règles de compétition .............................................................................................................
Stratégie d’organisation d’un tournoi triangulaire de gymnastique..................................
Initiation à la gymnastique (exemples de parcours) ............................................................
: LA LUTTE ............................................................................................................................
Définition .................................................................................................................................
Les principales règles..............................................................................................................
Les conditions minimales d’enseignement ............................................................................
Tournoi triangulaire de lutte .................................................................................................
Portée éducative de la lutte ....................................................................................................
sommaire

PROGRESSION EN EPS

PÉRIODES MODULES LEÇONS CONTENUS HEURES


LEÇON : PLANIFIER -Définition
MODULE 1 : LES ACTIVITES -Différents types de
PLANIFICATION D’ENSEIGNEMENT- planification et leur 2H
DES APPRENTISSAGE- élaboration
APPRENTISSAGES EVALUATION -Structure et organisation
des programmes éducatifs
MODULE 2 : LEÇON : -Définition
L’IMPORTANCE GÉNÉRALITÉS SUR -Les bienfaits de l’EPS 2H
DE L’EPS L’EPS. dans le développement
global de
l’enfant
MODULE 3 : -Motricité globale
LEÇON 1 :
PLANIFICATION ET -Motricité Fine
L’ORGANISATION
GESTION DES -Opposition inter- 2H
PÉDAGOGIQUE AU
APPRENTISSAGES AU individuelle
PRÉSCOLAIRE
PRÉSCOLAIRE -Opposition /Coopération
-Canevas de fiche
MODULE 4:
PLANIFICATION LEÇON 1 :
ET GESTION DES L’ORGANISATION -Collecte du matériel
APPRENTISSAGES ; MATÉRIELLE DANS -Traçage du terrain 2H
DANS LES PETITES LES PETITES ET LES -Organisation de la classe
CLASSES DU GRANDES CLASSES -Canevas de fiche
PRIMAIRE
-Définition
LEÇON 1 : LES -Intentions éducatives
ACTIVITÉS DE -Progression pédagogique 4H
MANIPULATION -Démarche pédagogique
MODULE 4 : D’OBJETS -Axes de recherche
PLANIFICATION -Exemple de fiche
ET GESTION DES -Définition
APPRENTISSAGES ; -Intentions éducatives
DANS LES PETITES LEÇON 2 : LES -Types de jeu
CLASSES ACTIVITÉS DE JEU -Caractéristiques des 4H
DE LOCOMOTION types de jeu
-Démarche pédagogique
-Évolution des types de jeu
-Exemple de fiche
L’Animation sportive
LEÇON 1 : -Définition
L’ORGANISATION
-Objectifs spécifiques 2H
-Tournoi triangulaire
PÉDAGOGIQUE -Séance d’initiation
-Fiche A
MODULE 5 :
LEÇON 2 : LES -Généralités
PLANIFICATION
ET GESTION DES SPORTS COLLECTIFS -Définition
APPRENTISSAGES ; : A/HANDBALL -Principales règles
sommaire

2H

PÉRIODES MODULES LEÇONS CONTENUS HEURES


DANS LES GRANDES -Fautes, sanctions et leur
CLASSES exécution
-Tournoi triangulaire de
handball
-Terminologie
-Définition
LEÇON 2 : LES -Principales règles
SPORTS COLLECTIFS -Fautes, sanctions et leur
1H
: FOOTBALL exécution
-Tournoi triangulaire de
football
-Terminologie
LEÇON 3 : LES -Généralités
SPORTS -Course d’endurance
ATHLÉTIQUES : LES -Définition
-Formation des groupes 2H
COURSES :
A/LA COURSE de niveau
D’ENDURANCE -Méthode de travail
-Règles de compétition
LEÇON 3 : LES
SPORTS -Course de vitesse
ATHLÉTIQUES : LES -Définition
-Caractéristiques 2H
COURSES :
MODULE 5 : B/LA COURSE DE techniques
PLANIFICATION ET VITESSE
-Tournoi de course de
GESTION DES vitesse
APPRENTISSAGES -Règles de compétition
DANS LES GRANDES LEÇON 4 : LES
SPORTS -Définition
CLASSES -Phases techniques
ATHLÉTIQUES : LES 2H
-Tournoi de saut en
SAUTS : hauteur
A/LA HAUTEUR -Règles de compétition
LEÇON 4 : LES -Définition
SPORTS -Phases techniques
ATHLÉTIQUES : LES -Tournoi de saut en 2H
SAUTS : hauteur
B/LA LONGUEUR -Règles de compétition
LEÇON 5 : LES -Définition
SPORTS -Phases techniques
ATHLÉTIQUES : LES -Tournoi de saut en
SAUTS : hauteur
C/LE TRIPLE SAUT -Règles de compétition
LEÇON 6 : LES -Définition
SPORTS -Phases techniques
2H
ATHLÉTIQUES : LES -Tournoi de saut en
LANCERS : POIDS hauteur
-Règles de compétition
sommaire

-Définition
MODULE 5 : LEÇON 1 : LA -Règles de compétition 2H
PLANIFICATION ET GYMNASTIQUE -Tournoi triangulaire de
GESTION DES gymnastique
APPRENTISSAGES -Définition
DANS LES GRANDES LEÇON 2 : LA LUTTE -Règles de compétition
1H
CLASSES -Tournoi triangulaire de
gymnastique
sommaire

MODULE 1 : PLANIFICATION DES APPRENTISSAGES

LEÇON : PLANIFIER LES ACTIVITES D’ENSEIGNEMENT-


APPRENTISSAGE-EVALUATION

A/ MISE EN ŒUVRE DE LA PLANIFICATION

Définition
La planification est le processus qui consiste à identifier un besoin puis à déterminer
les meilleurs moyens possibles de le satisfaire. Planifier, c’est penser au futur, c’est
faire quelque chose maintenant pour le futur. Une bonne planification axée sur un
objectif bien ciblé permet une adaptation facile en cours d’exécution du programme. En
effet elle permet de s’engager dans une démarche rationnelle de conception pour
préparer efficacement la mise en œuvre de l’enseignement.
En outre, un planning de plan de travail détaillé, c’est un document qui se présente
sous la forme d’un tableau indiquant les mentions suivantes : la période, les
compétences à développer, les contenus, les activités et la durée.

Différents types de planification


Il existe différents types de plannings :
Planning annuel; planning mensuel; planning hebdomadaire
-Planning annuel : Le Planning annuel prend en compte les activités qui se
déroulent mois par mois pendant l’année scolaire.
-Planning mensuel : Le planning mensuel contient des semaines.
-Planning hebdomadaire : Dans le planning hebdomadaire, il ne figure que les
activités qui ont lieu pendant les différents jours de travail de la semaine.

Élaboration des différents types de planification


Toute planification comprend un certain nombre de principes et d’informations à
prendre en compte :
-L’année scolaire débute toujours par les trois premières actions du maître (le traçage
du terrain, la collecte du matériel et l’organisation de la classe)
-Au préscolaire et dans les petites classes, l’organisation de la classe est sanctionnée
du jeu « reconnaissance des couleurs ».
-On débute l’année par la course d’endurance dans les grandes classes.
-Les ressources pédagogiques (le guide d’exécution, le programme éducatif, le guide
du maitre, l’emploi du temps, tous les textes de la rentrée…)
sommaire
-la situation du magasin de matériel sportif
-L’effectif de la classe et la situation du genre.
Faire sa planification permet de mieux gérer sa classe

Exemple de planning annuel (CP2)


Périodes Nbre
Mois Semaines Enoncé de la Titre des Leçons/séances de
Compétence Séances
1
2
Septembr 3 Les 3 actions du maitre 3
e
4 Les séances objets : actions générales 1
5 Les jeux de locomotion : Le saut des 1
Octobre rivières 1
6 Compétence 1 : Les séances objets : actions générales 1
7 Traiter une situation Les jeux de locomotion : Le saut des 1
liée à la pratique des rivières 2
jeux de locomotion et Les séances objets : actions générales
8 1
de manipulation
9 Les jeux de locomotion : Le saut des 1
d’objets
Novembr rivières 3
e 10
Séances à l’initiative du maitre 1 2
11
12 Les jeux de locomotion : Le témoin1 1
Compétence 2 :
13 Traiter une situation Gymnastique : les combinaisons 1 1
Décembre
liée à la
pratique des jeux de
rythme, de forme et
d’esthétique
14 Compétence 1 Les jeux de locomotion : Le témoin 2 1
15 Compétence 2 Gymnastique : les combinaisons 2 1
16 Compétence 1 Les jeux de locomotion : Le témoin 3 1
Janvier 17 Compétence 2 Gymnastique : les combinaisons 3 1
18
Compétence 2 Séances à l’initiative du maitre 2 2
19
Février 20 Compétence 1 Les séances objets : différentes 1
manières
21 Compétence 2 Gymnastique : les combinaisons 4 1
22 Compétence 1 Les séances objets : différentes 1
Mars manières
23 Compétence 2 Gymnastique : les combinaisons 5 1
24 Compétence 1 Les séances objets : différentes 1
manières
sommaire
25 Compétence 2 Gymnastique : les combinaisons 6 1
26
Avril Compétence 2 Séances à l’initiative du maitre 3 2
27
28 Compétence 2 Gymnastique : les combinaisons 7 1
29 Compétence 1 Les jeux de locomotion 1
Mai 30
31 Compétence 1 Organisation de jeux
32
NB : Pour l’ensemble des Programmes éducatifs et guides d’exécution du préscolaire et
du primaire, consulter le site de la Direction de la Pédagogie et de la Formation Continue
(DPFC) : https://dpfc-ci.net/

B/ ÉLABORATION D’UN CALENDRIER D’ÉVALUATION


En APC à l’école primaire, l’accent est mis sur l’évaluation normative. On compare
donc l’apprenant à lui-même à partir de certains critères, plutôt que de le comparer aux
autres, à partir de normes. Il existe principalement deux types d’évaluation : l’activité
d’application et l’activité d’évaluation proprement dite.

Les activités d’application


Elles peuvent être constituées d’exercices ponctuels de didactique et/ou d’exercices de
consolidation des habilités. Ces exercices se déroulent à la fin de chaque séance.
Les activités d’evaluation
Elles sont des évaluations formatives qui permettent d’évaluer le niveau d’acquisition
des différentes notions étudiées au cours des leçons (habiletés).
Ces exercices se déroulent à la fin de chaque leçon.

C/ STRUCTURE ET ORGANISATION DES PROGRAMMES ÉDUCATIFS

Définition
Un programme éducatif est un document qui permet d’organiser et de détailler un
processus pédagogique. Le programme fournit aux enseignants des conseils sur le
contenu de l’enseignement, la manière dont ils développent leur activité d’enseignement
et les objectifs à atteindre. Les programmes d’enseignement comportent généralement
certains contenus obligatoires, qui sont fixés par l’État.
Le programme éducatif comprend quatre (04) composantes, à savoir :
le profil de sortie ;
le domaine de la discipline ;
le régime pédagogique ;
le corps du programme éducatif :
sommaire
la compétence ;
le thème;
la (les) leçon(s)/la séance ;
la situation d’apprentissage ;
le tableau des habiletés/contenus.
Contenus des programmes éducatifs

Le profil de sortie
En fin de classe de CM2 l’élève doit avoir acquis des connaissances et construit des compétences
lui permettant de :
développer des habiletés athlétiques, des qualités physiques, sportives et
intellectuelles nécessaires à la mise en place des conduites motrices ;
organiser une activité physique et sportive ;
pratiquer une activité physique et sportive.

Le domaine
Appartenant au domaine du développement physique et éducatif, l’Éducation Physique
et Sportive (EPS) est cette forme d’éducation qui, au moyen du mouvement, agit sur les
dimensions physiologique, psychologique, morale et sociale de l’apprenant. Elle
s’inscrit dans une perspective de développement global des élèves et contribue de façon
particulière à leur formation générale. À travers l’enseignement de cette discipline, les
élèves développent un ensemble d’outils dont ils auront besoin tout au long de leur vie
pour se sentir bien, être en bonne santé, tant physiquement que moralement et vivre en
harmonie avec eux-mêmes et avec les autres.

Le régime pédagogique
Le régime pédagogique précise la durée des enseignements d’une discipline et son
taux horaire par rapport à l’ensemble des disciplines.

Taux horaires hebdomadaires /aux


Niveau de cours Durée Fréquence autres disciplines
Préscolaire 20 mn Tous les matins 13%
Primaire 40 mn 1 Séance/Semaine 11%

Corps du programme éducatif


Le corps du programme éducatif définit les prescrits curriculaires. Il donne des
informations indispensables à la préparation et à la conduite des activités pédagogiques
par les enseignants.
Il comporte les éléments suivants :
sommaire
la compétence ;
le thème ;
la leçon/séance(s);
la situation d’apprentissage ;
les Habiletés/Contenus.
La compétence
La compétence c’est la capacité à agir efficacement en mobilisant des savoirs
(connaissances), savoir-faire (capacités, aptitudes), savoir être (attitudes) pour résoudre
une situation donnée. C’est le résultat du traitement efficace d’une situation par une
personne ou un groupe de personnes.
En EPS, les compétences se déclinent en quatre ensembles :
Compétence 1 : Traiter une situation liée à la pratique des jeux de locomotion et de
manipulation d’objets.
Compétence 2 : Traiter une situation liée à l’organisation et à la pratique des
activités physiques et sportives d’opposition et/ou de coopération.
Compétence 3 : Traiter une situation liée à la pratique des activités physiques de
rythme, de forme et d’esthétique.

Compétence 4 : Traiter une situation liée à la pratique d’une activité physique et


sportive athlétique
Le thème
Le thème est une unité de contenus scientifiques comportant plusieurs leçons. Il découle
de la compétence.

Exemple de thème à partir de C1 : Pratiquer des activités de manipulation d’objets.

La leçon

C’est un ensemble de contenus d’enseignement-apprentissage susceptibles d’être


exécutés en une ou plusieurs séances.
Exemple : Les séances objets.

La séance

C’est la déclinaison de la leçon, la plus petite séquence d’un contenu que l’on doit
dispenser.
Exemple 1 : Découvrir et verbaliser plusieurs actions générales possibles avec une
balle.
Exemple 2 : Découvrir et verbaliser différentes manières de jongler une balle.
sommaire
La situation d’apprentissage

Une situation est un ensemble organisé de circonstances et de ressources qui permettent


à l’élève de réaliser des tâches en vue d’atteindre un but.
La situation peut être décrite à travers un texte, un schéma, un dessin, une photo, une
vidéo ou un film, une explication verbale fournie par l’enseignant, une caractéristique
temporaire du climat, un évènement raconté aux élèves, un fait divers lu dans un journal,
une visite sur le terrain réalisé par les élèves.
La formulation d’une situation exige de connaître les concepts suivants : Le contexte,
la circonstance et la tâche.
Exemple de situation : voir le livre du maitre EPS au CP (page 18 ; 35…) ou guide
d’exécution.

Les Habiletés / Contenus


Les habiletés
Les habiletés font référence aux actions des élèves pour acquérir une notion ou
exécuter une tâche.
Les contenus
Le contenu, c’est le prescrit curriculaire. C’est l’objet sur lequel porte l’habileté ou
l’action de l’élève.
Exemple :
Habiletés Contenus
-le terrain
Identifier
-le matériel (balle)
Manier ou jouer avec une balle
Verbaliser les actions découvertes
Imiter les actions découvertes
sommaire

L’IMPORTANCE DE L’EPS

LEÇON 1 : LES GÉNÉRALITÉS SUR L’EPS

Définition

EPS signifie Éducation Physique et Sportive. C’est une discipline d’enseignement qui
contribue efficacement à la formation de l’individu aux plans physique, intellectuel,
social, moral et civique. Elle utilise comme moyen d’action la pratique des activités
physiques et sportives.

Les bienfaits de l’E.P. S dans le développement global de l’enfant

L’E.P. S vise 5 objectifs fondamentaux dans son enseignement.


Le développement de l’intelligence de l’enfant, de son imagination et de sa
créativité.
Le développement de son corps, de son hygiène corporelle et de sa santé.
Le développement de sa personnalité, de son caractère et de son affectivité.
Sa formation professionnelle, sportive et sa préparation aux loisirs modernes et
traditionnels.
Sa socialisation, son sens de responsabilité et sa formation civique et morale.
sommaire

MODULE 2 : PLANIFICTION ET GESTION DES


APPRENTISSAGES AU PRÉSCOLAIRE

LEÇON : L’ORGANISATION PÉDAGOGIQUE AU PRÉSCOLAIRE

Généralités
Durant cette période de sa vie (3 à 6 ans), l’enfant agit dans le milieu où il évolue.
Ainsi, l’action ou le mouvement reste l’élément essentiel de son développement. Il
explore l’espace qui l’entoure et manipule des objets familiers. Il apprend à mettre en
jeu son corps tout entier, à mobiliser telle ou telle de ses fonctions
particulièrement celles de la locomotion et de l’appréhension.
Son action lui permet d’acquérir des compétences sensorielles et motrices qui
étendent toujours plus le champ de ses expériences.
Sous la conduite de l’enseignant dans des actions individuelles ou collectives, son
activité se résume à la découverte, puis à une connaissance de plus en plus juste de
soi, des autres, des objets et du matériel.
En agissant ainsi sur le monde, l’enfant le découvre et le conceptualise.

NB : Pour une meilleure gestion du groupe classe et assurer la sécurité des enfants,
il faut toujours baliser l’espace de jeu au préscolaire.

Les domaines d’activités


Au préscolaire, quatre domaines d’activités sont considérés :
la motricité globale ;
la motricité fine ;
l’opposition inter-individuelle ;
l’opposition / coopération.

La motricité globale
Elle regroupe tous les déplacements.
Dans ce domaine l’enfant utilise et adapte ses mouvements dans des situations
aménagées. Il exercera alors ses capacités motrices qui correspondent aux différents
verbes d’actions : sauter, grimper, courir, marcher etc. dans des situations diverses en
y incluant une rencontre d’opposition.
Exemples d’actions :
Marcher rapidement, bondir, sauter a cloche pieds, ramper, sauter en longueur, roulade
avant, relais etc.
sommaire

La motricité fine
Ce domaine s’intéresse plus à la manipulation d’objets. L’enfant utilise à son
initiative des objets de formes, de poids, de taille, de natures différentes pour ; rouler,
transporter, balancer, lancer, jongler, etc.
L’enfant adapte ses conditions motrices et manipule des objets en vue d’une efficacité
et d’une précision du geste.

Exemples de jeux :
Lancer la balle, faire tourner le cerceau, faire rouler la balle, transporter un cerceau sur
la tête, jongler la balle, viser une cible, balancer le foulard, lancer la balle et la
recevoir sur le dos, lancer et attraper la balle avec les mains, etc.

L’opposition inter/ individuelle


Ce sont des activités d’opposition 2 à 2 en général. Dans ce domaine, l’enfant se
confronte à un autre en respectant la règle établie, Il s’agit pour lui d’entrer en contact
avec l’autre dans les actions élémentaires simples ; pousser, tirer, arracher un objet,
déséquilibre.

Exemples de jeux :
Pousser les autres avec les mains, tirer l’autre avec les mains, tirer l’autre à l’aide d’une
corde, arracher la balle avec la main, se pousser avec le dos.

L’opposition / coopération
Dans le domaine, il s’agit essentiellement de jeux collectifs. L’enfant avec l’aide d’un
groupe, l’autre de son groupe s’oppose à un autre groupe tout en respectant les règles du
jeu. Il peut aussi réaliser les actions (un contre tous) au sein d’un groupe. C’est une
activité qui permet à l’enfant d’agir essentiellement pour gagner avec ou sans
opposition.
Exemples de jeux :
Vider le camp, minuit dans la bergerie, abattre les quilles, dedans, dehors, le renard…

Canevas de fiche

Il existe deux modèles de fiches au préscolaire :


La motricité globale, la motricité fine et l’opposition inter-individuelle ont la même
fiche (c'est-à-dire la même méthodologie).
L’opposition / Coopération a son modèle (méthodologie) de fiche différent.
sommaire

Motricité globale, motricité fine et opposition inter-individuelle

Domaine : Date :
Compétence : Semaine :
Thème : Niveau :
Leçon : Fiche N° :
Séance : Effectif :
Matériel : Durée :
Support pédagogique :
TABLEAU DES HABILETÉS ET DES CONTENUS

HABILETÉS CONTENUS

SITUATION D’APPRENTISSAGE :

DÉROULEMENT

STRATÉGIES ACTIVITÉS -
ÉTAPES MÉTHODES ET MOYENS
PÉDAGOGIQUES ÉLÈVES
I. PRÉSENTATION - Faire fouiller les poches et leur demander
1) Prise en main de se diriger au terrain, en rang et par
équipe.
2) Mise en train - Faire faire des échauffements en rapport
avec l’activité du jour.
II. DÉVELOPPEMENT - Donnez la consigne pour rechercher
l’activité du jour, et les observer. (En
1) Phase d’exploration fonction de l’effectif, faire un atélier
dirigé et deux ou trois atéliers
autonomes).
2) Phase Repérer l’activité du jour, puis la faire
d’enrichissement verbaliser.
Faire imiter l’activité du jour par
l’ensemble de la classe.
3) Phase de structuration C’est l’apprentissage proprement dit de
l’activité du jour. On opte ici pour une
organisation nous permettant de travailler
au maximum l’activité en tenant compte
des critères de réussite.
L’apprentissage se fait avec l’ensemble
de la classe.
III. ÉVALUATION Faire l’activité sous forme de jeu.
Jeu Mettre d’un côté les vainqueurs et de
l’autre côté les perdants.
Donnez les résultats.
Faire faire la ronde chantée.
sommaire
IV. RETOUR AU Faire rappeler les règles du jeu.
CALME Faire faire une minute de silence.
Faire le retour en classe dans la discipline
et dans l’ordre.
sommaire

Opposition / Coopération
Domaine : Date :
Compétence : :
Domaine Semaine :
Thème :Compétence Niveau :
Leçon :: Thème : Fiche N° :
Séance :Leçon : Effectif :
Séance :
Matériel : Durée :
Matériel :
SupportSupport
pédagogique :
:
TABLEAU DES HABILETÉS ET DES CONTENUS

HABILETÉS CONTENUS

SITUATION D’APPRENTISSAGE :

DÉROULEMENT

STRATÉGIES ACTIVITÉS -
ÉTAPES MÉTHODES ET MOYENS
PÉDAGOGIQUES ÉLÈVES
I. PRÉSENTATION - Faire fouiller les poches et leur
1) Prise en main demander de se diriger au terrain,
en rang et par équipe.
- Faire faire des échauffements en
2) Mise en train rapport avec l’activité du jour.
II. DÉVELOPPEMENT
La leçon du jour Faire un dessin représentatif du jeu
avec tous les éléments qui le
mise en place des composent.
élèves
Consigne Expliquer le déroulement du jeu.
Faire jouer le jeu.
Déroulement (jeu) Donnez les résultats.
Faire faire la ronde chantée.

III. RETOUR AU Faire le bilan de la séance.


CALME Faire la minute de silence.
Organiser le retour en classe.
sommaire

MODULE 3 : PLANIFICATION ET GESTION DES APPRENTISSAGES


DANS LES PETITES CLASSES DU PRIMAIRE

LEÇON 1 : L’ORGANISATION MATÉRIELLE ET SPATIALE

En début d’année scolaire les trois premières actions du maitre sont :


L’organisation de la classe ;
le traçage du terrain ;
la collecte et la fabrication du matériel.

L’organisation de la classe
Le bon déroulement d’une séance d’E.P. S nécessite une bonne organisation de l’effectif
de la classe en équipes de valeurs sensiblement égales : c'est-à-dire homogène entre elles
et hétérogène en leur sein.
Pour une classe mixte, il ne faut jamais faire une équipe de filles à part ; il faut veiller à
ce que les équipes soient mixtes.

L’organisation des petites classes


Une seule séance suffit pour organiser la classe de façon équilibrée en tenant compte de
l’effectif et de la taille.

Effectif de la
E ≤17 18 ≤ E ≤ 34 35 ≤ E ≤42 43 ≤ E
classe
Nombre
2 3 4 6
d’équipes

En général, il est conseillé d’organiser la classe en 6 équipes distinctes par des


couleurs différentes et désigner ou faire élire des chefs d’équipes.
Ex : Soit un effectif de 60 élèves avec 19 filles.
Soit : a- b- c- d --------------------- les 19 filles
1- 2- 3- 4 ---------------------------- les 41 garçons

Faire deux (02) rangs : un (01) rang de filles et un (01) rang de garçons par ordre de
croissance (du plus petit au plus grand).
Les six (06) premier constituent les premiers éléments de chaque groupe, le reste des
filles puis les garçons se reparti derrière les six (06) premières filles suivant le système
serpent.
sommaire

On obtient la répartition suivante :

JAUNE VERT BLEU ROUGE VIOLET ORANGE


a b c d e f
l k j i h g
m n o p q r
5 4 3 2 1 s
6 7 8 9 10 11
17 16 15 14 13 12
18 19 20 21 22 23
29 28 27 26 25 24
30 31 32 33 34 35
41 40 39 38 37 36

N.B : - Attribuer une couleur à chaque équipe.


- Faire élire ou désigner les chefs d’équipe.

Sens de placement des élèves. Chefs


d’équipe.

L’organisation des grandes classes


Contrairement aux petites où la classe est organisée seulement en fonction du genre, de
la taille et de l’effectif, le principe de l’organisation des grandes classes est d’aboutir à
trois (03) clubs homogènes en capacité d’endurance.
Pour cela, nous partirons de l’organisation des petites classes pour soumettre les élèves
à des courses d’endurances à l’issue des quelles chacun devra être classé dans un club
puis dans une équipe.
L’organisation des grandes classes se déroule en deux (02) séances.
Exemple d’une classe de 48 élèves.

PREMIÈRE SÉANCE
Repartir les élèves de la classe selon le modèle des petites classes.
Soumettre chaque équipe à une course. A l’arrivée il sera remis à chaque coureur une
fiche portant son numéro d’ordre d’arrivée sur lequel il inscrira son nom.
A l’issue de la 1ère séance, regrouper tous les 1er et 2èm, tous les 3ème et 4ème, tous les 5ème et
6ème, tous les 7ème et 8ème de la classe.
sommaire

DEUXIÈME SÉANCE
Constituer de nouveaux groupes de course sur la base des résultats de la première
course.
 Groupe 1 : les 1 et les 2 12 élèves
 Groupe 2 : les 3 et les 4 12 élèves
 Groupe 3 : les 5 et les 6 12 élèves
 Groupe 4 : les 7 et les 812 élèves
Soumettre chacun de ces groupes à une course d’endurance sur la même distance
qu’à la séance précédente.
A l’arrivée de chaque course, il sera remis à chacun des coureurs une fiche portant
son rang définitif.
 Le groupe1 sera classé du 1 au 12
 Le groupe2 sera classé du 13 au 24
 Le groupe3 sera classé du 25 au 36
 Le groupe4 sera classé du 37 au 48
Mettre les élèves en rangs du 1 au 48
Faire une répartition en trois clubs de deux équipes chacun selon le système serpent.
Ainsi, on aura :
CLUBS
JAUNE VERT ROUGE
ÉQUI Nom du 1er Nom du 2ème Nom du 3ème
PES Nom du 6ème Nom du 5ème Nom du 4ème
Nom du 7ème Nom du 8ème Nom du 9ème
I
Nom du 12ème Nom du 11ème Nom du 10ème
Nom du 13ème Nom du 14ème Nom du 15ème
Nom du 18ème Nom du 17ème Nom du 16ème
Nom du 19ème Nom du 20ème Nom du 21ème
Nom du 24ème Nom du 23ème Nom du 22ème
Nom du 25ème Nom du 26ème Nom du 27ème
ÉQUI Nom du 30ème Nom du 29ème Nom du 28ème
P E S II Nom du 31ème Nom du 32ème Nom du 33ème
Nom du 36ème Nom du 35ème Nom du 34ème
Nom du 37ème Nom du 38ème Nom du 39ème
Nom du 42ème Nom du 41ème Nom du 40ème
Nom du 43ème Nom du 44ème Nom du 45ème
Nom du 48ème Nom du 47ème Nom du 46ème

Attribuer une couleur à chaque club


sommaire

Faire élire un chef dans chaque club, puis dans chaque équipe.

Traçage du terrain

Dans les petites classes (CP1, CP2, CE1)


Au niveau des petites classes, la forme et les dimensions du terrain varient selon le type
de séance, l’espace disponible et l’effectif de la classe. Il doit être bien tracé et
matérialisé.
Pour les séances objets, Le terrain le mieux adapté est la forme circulaire. L’intervalle
séparant deux enfants est de 1,50m. Cet intervalle et le nombre d’élèves permettent de
calculer la circonférence du cercle, par conséquent pour calculer le rayon du cercle en
vue de le tracer, la formule suivante est appliquée.
Circonférence ═ Effectif x Intervalle
Circonférence ═ 2 π R
2 π R = Effectif x Intervalle

𝑬𝒇𝒇𝒆𝒄𝒕𝒊𝒇 𝒙 𝟏, 𝟓𝟎𝒎
𝑹= 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝝅 ≅ 𝟑 𝒆𝒕 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒓𝒗𝒂𝒍𝒍𝒆 = 𝟏, 𝟓𝟎𝒎
𝟐𝝅
𝑪𝒊𝒓𝒄𝒐𝒏𝒇é𝒓𝒆𝒏𝒄𝒆
𝑬𝒇𝒇𝒆𝒄𝒕𝒊𝒇 𝒙 𝟏, 𝟓𝟎𝒎
𝑹=
𝒐𝒖 𝑹=
𝟔 𝟔

Une fois le rayon déterminé, le maître pourra utiliser une corde (longueur = rayon) relier
à deux (02) piquets pour tracer son terrain.

Pour les séances jeux, la forme du terrain est fonction du jeu à pratiquer. Le terrain
peut être circulaire, rectangulaire, carré ou sous forme de parcours.

Comment obtenir l’emplacement des équipes sur le cercle ?

 Pour une classe comportant deux (02) équipes, il faut diviser le cercle en deux (02) en traçant tout
simplement le diamètre.
sommaire

 Pour une classe comportant trois (03) équipes, il suffit de reporter trois (03) fois le diamètre
du cercle sur la circonférence. L’on obtient ainsi les (03) trois zones d’égales longueurs.

 Pour une classe comportant quatre (04) équipes, il suffit de diviser le cercle par deux (02)
diamètres perpendiculaires sur la circonférence et l’on obtient ainsi quatre (04) zones
d’égales longueurs.



 Pour une classe comportant six (06) équipes, il suffit de reporter six fois le rayon sur la
circonférence du cercle et l’on obtient six (06) zones d’égales longueurs.

Il est conseillé de matérialiser le terrain ou toute autre forme de terrain avec un matériau ne
présentant pas de danger pour les élèves, tels que la poudre de charbon, le sable, l’argile.
sommaire
Dans les grandes classes (CE2, CM1, CM2)
L’aire de jeu retenu dans les grandes classes est le mini-stade. Le mini-stade est un
espace aménagé pour la pratique des activités physiques et sportive réalisées dans le
cadre l’animation sportive.
C’est un mini-stade qui se compose d’:
un terrain de sports collectifs (40m x 20m) ;
une piste d’endurance (environ 150m) ;
une piste de vitesse (40m x 6m) ;
un sautoir (6m x 4m).

SCHÉMA D’UN MINI-STADE

Collecte et fabrique du petit matériel d’enseignement


C’est l’ensemble de tous les éléments indispensables pour la réalisation de la séance.
Il est composé du petit matériel sommaire ; balles, cordes, boites, bandeaux, fanions,
sifflets, chronomètres, montres. Le maitre peut en confectionner lui-même ou solliciter
la coopérative scolaire, l’inscrire sur la liste des fournitures scolaires.

NB : la liste de ce petit matériel est donnée à titre indicatif et non limitatif.


Dans les grandes classes (CE2 - CM) le matériel didactique est fonction des activités
sportives retenues. Cependant, le matériel tel que : les sifflets, les jeux de bandeaux
ou foulards, la montre ou le chronomètre et les fiches de résultats doivent être
disponibles.
sommaire

MODULE 3 : PLANIFICATION ET GESTION DES


APPRENTISSAGES DANS LES PETITES CLASSES DU
PRIMAIRE

LEÇON 1 : LES ACTIVITÉS DE MANIPULATION D’OBJETS


Définition
Une séance objets ou séance petits matériels ou encore séance de manipulation est une
séance au cours de laquelle les élèves manipulent les (s) objets mis à leur disposition.
C’est une séance au cours de laquelle un ensemble d’exercices physiques à but éducatif
sont pratiqués sous forme de manipulation de petit matériel tels les bâtons, les cordes,
les cartons et les balles.

Les intentions pédagogiques


Ce sont les compétences lointaines (à long terme ou moyen terme) que le maître vise
à travers la proposition d’une situation d’apprentissage.
La pratique régulière de la séance objet fait :
Acquérir à l’enfant un vocabulaire de base, un certain nombre de notion
topographique.
Enrichir et diversifier les conduites motrices de l’enfant, favorisant sa créativité, en
stimulant son imagination, en améliorant sa coordination motrice.
Permettre à l’enfant de connaitre son corps et ses possibilités motrices.
Favoriser l’organisation de ses perceptions : vue, ouïe, toucher, intellectuelle…
Favoriser sa socialisation en l’aidant à sortir de son égocentrisme.
Répondre aux besoins de bouger, de jouer de l’enfant.

Les différentes étapes de la progression pédagogique


Elles sont au nombre de quatre.
1ère Étape :
Découvrir et verbaliser plusieurs actions générales possibles avec un objet :
Exemple : Jouer avec la balle.
(Elle repose sur les différents verbes d’actions : rouler, lancer, attraper, jongler,
tirer…).
2ème Étape :
Découvrir et verbaliser différentes manières de réaliser une action déjà découverte à
la première étape.
Exemple : Comment pouvez-vous lancer votre balle. Jouez… je vous regarde !
sommaire
3ème Étape :
Découvrir et verbaliser la meilleure manière de réaliser une action connue en vue
d’une performance ou d’un but à atteindre.
Exemple : Sauter à la corde le plus longtemps possible sans s’arrêter (performance :
le plus longtemps possible).

4ème Étape :
Inventer à deux ou à plusieurs un ou deux jeux avec un ou plusieurs objets identiques ou
différents.

Remarque : E1 E2 E3

CP1 CP2 CE1


NB : Une action générale est toute action possible qu’on peut faire avec un objet.
Ex : Sauter à la corde, rouler, tirer, rattraper, tourner, jongler, pousser, etc.

La démarche pédagogique des séances objets


C’est la procédure ou la manière utilisée par le maître pour mener à bien un cours
afin d’attendre l’objectif qu’il s’est fixé.
Elles sont au nombre de quatre.
TEMPS 1 : la phase de consigne (ou mise en action)
On donne la consigne du jeu : ex. Qu’est-ce qu’on faire avec une balle ? Jouer… je
vous regarde !

TEMPS 2 : la phase de recherche


Les enfants jouent sous l’observation du maître. Le maître stimule la recherche.

TEMPS 3 : la phase de choix + verbalisation


Le maître fait un choix parmi les actions découvertes et le fait verbaliser par un
élève.

TEMPS 4 : la phase d’imitation


Il s’agit d’une imitation collective.
La schématisation de démarche pédagogique en fonction du temps et de leur
sommaire

T1 T2 T3 T4

T2 ˃ T4 ˃ T3 ˃ T1
importance

Les axes de recherche ou conditions possibles au cours d’une séance objet

Mode de déplacement : Direction : avant,


Marche-course-pieds arrière, à droite, à
joints
Avant : seul, à deux

Attitude : débout, assis, Verbe d’action Matériel : bâton,


accroupi corde, carton, balle

Où : au-dessus de la tête, Intensité : vite-fort- Espace utilisé : au sol-


sur le côté, vers l’avant lentement dans le carton

NB : un verbe d’action est un verbe qui implique une situation d’exercice dans laquelle
les facteurs d’exécutions priment sur les facteurs de perceptions. C'est-à-dire l’action
posé doit être quantifiable, observable, mesurable. Ex : Courir, Sauter ≠ réfléchir,
parler.
Ne pas confondre les termes suivants : progression pédagogique, démarche
pédagogique, les parties ou structure d’une séance.
sommaire

Démarche
rogression pédagogique Les parties ou structures d’une séance
pédagogique
PRÉSENTATION
ÉTAPE 1 : découverte générale Prise en main
Temps1 : consigne
Mise en train
ÉTAPE 2 : les manières de Temps2 : recherche
réaliser DÉVELOPPEMENT
Temps3 : choix+ Les temps de la démarche
verbalisation pédagogique
ÉTAPE 3 : la performance
ÉTAPE 4 : l’invention Temps4 : imitation ÉVALUATION

RETOUR AU CALME
sommaire

SÉANCE 2 : LES SÉANCES JEUX

Définition
De façon générale le jeu est une réalité sociale. C’est une activité gratuite, désintéressé,
attrayante régit par des règles qui varient selon le lieu et l’époque. Le seul enjeu est la
satisfaction morale.
En outre, C’est une activité physique et / ou mentale purement gratuite généralement fondé
sur la convention ou la fiction et qui n’a dans la conscience de celui qui s’y livre d’autre
but que le plaisir qu’il procure.
Le jeu est une activité physique ou mentale gratuite, qui n’a dans la conscience de celui
qui s’y livre d’autre but que le plaisir qu’il procure. À l’école primaire, le jeu implique
l’idée de lutte, mais une lutte à la mesure de l’enfant, de ses impulsions et sans et sans
danger pour son organisme, car le jeu est circonscrit dans les limites raisonnables imposées
par la règle (espace limité, un temps précis et les règles). I l n’y a pas de jeu sans enjeu.
NB : Les règles d’un jeu peuvent varier d’un lieu à l’autre et peuvent être modifié à tout
moment. Par contre celles du sport sont universelles.

Différents types de jeu


On distingue deux types de jeu à l’école primaire :
Jeux performances
Ce sont des jeux dont le but est connu et les moyens pour l’atteindre le sont aussi.
Exemple : les couleurs, les oiseaux en cage, les lapins dans la clairière, koffi-konan…
Jeux problèmes
Ce sont des jeux dont le but est connu mais pas les moyens de l’atteindre. Exemple :
La rivière aux crocodiles, minuit dans la savane, l’épervier...
Caractéristiques des différents types de jeu

Types de jeux
Jeux performances Jeux problèmes
Caractéristiques
BUT Connu Connu
MOYENS Connu Pas connu
DÉMONSTRATION Oui Non
ENVIRONNEMENT Stable Instable
INCERTITUDE Faible Élevée
HABILETÉS Fermées Ouvertes
sommaire

Exécution : Perception (réflexion)


-vitesse -observation
FACTEURS DE LA -force -analyse
CONDUITE -endurance -évaluation
-détente -anticipation
MOTRICE -souplesse -prise de conscience
-adresse
Présentation des temps de la démarche pédagogique
Jeux performances
Mise en place des équipes
Mise en situation ou consigne (ponctuée d’une démonstration)
Pratique dirigée d.Entretient
maitre-élèves

Jeux problèmes
Mise en place des équipes
Mise en situation ou consigne (pas de démonstration)
Pratique dirigée d.Entretien
maitre-élèves

Évolution des différents types de jeux


Faire évoluer un jeu suppose lui apporter un changement en vue de satisfaire des
intentions éducatives, des stratégies pédagogiques.
Quand faire évoluer un jeu
On fait évoluer un jeu lorsque ;
L’intérêt des élèves pour ce jeu diminue.
Le but du jeu est trop facilement atteint ou impossible à atteindre par les élèves après
plusieurs essais.
Le comportement d’un ou de plusieurs élèves l’exige.

Pourquoi faire évoluer un jeu


On faire évoluer un jeu pour ;
Préserver le plaisir de jouer de l’enfant en évitant surtout la monotonie.
Avoir une quantité de travail suffisante pour tous les enfants les lasser au cours du jeu.
Comment faire évoluer un jeu ?
On peut faire évoluer jeu en :
Modifiant le but et les règles du jeu.
Diminuant le nombre d’apprenant ou d’équipes qui s’affrontent sur le terrain.
Agissant sur les dimensions du terrain.
Réduisant ou en augmentant la quantité du matériel utilisé.
sommaire

Portée éducative du jeu

Le jeu est un puissant moyen éducatif pour l’enfant :


Il favorise le développement physique et psychologique.
Il améliore la motricité.
Il favorise la précision des gestes.
Il développe les différentes perceptions : l’attention et la mémoire.
Il favorise la socialisation.

Élaboration de fiche de séance

FICHE DE SÉANCE
Compétence : Traiter une situation liée à la pratique des jeux de locomotion et de manipulation d’objet
Leçon : Les jeux de locomotion Séance :
Les lapins dans la clairière
Matériel : Les foulards, un sifflet, les fanions Support :
guide maître
Niveau : CP2
Effectif : 40
TABLEAU DES HABILETÉS / CONTENUS
Habiletés Contenus
Identifier Le matériel, le principe et les règles du jeu. Un
Réagir signal sonore ou visuel
Courir Vite et droit
Respecter Les règles d’hygiènes, les du jeu et les règles de sécurité.

Situation :
sommaire

DÉROULEMENT

Plan du cours Activités-maître Durée Stratégies Activités-élèves


PRÉSENTATION
Présentation -Faire l’appel, vérifier les Répondent
ténues, mettre les élèves en 6mn Se mettent en rang
rang, faire distribuer les Travail par équipe.
Exploitation de la foulards. Aller vers le collecti Se dirigent vers le
situation. terrain. f terrain avec leurs
Mise en train. foulards en ordre.
-faire marcher autour du 3mn Marchent puis
terrain, puis courir. courent sans se
-faire des étirements puis bousculer.
des exercices respiratoires Inspirent et
expirent
profondément.
DÉVELOPPEMENT Mettre en place des
Mise en place de la équipes pour vivre Chaque enfant
situation l’activité. Les arbres sont Travail reconnait son rôle.
debout jambes écarts et collecti
Mise en situation ou les lapins sous leurs f Les
consigne arbres. enfants
A mon signal chaque écoutent
lapin sortira sous son 20mn les
arbre et fera le tour des consignes.
arbres selon le sens
indiqué pour rentrer le
plus vite possible sous
Pratique dirigée son arbre. Attention… on Travail
ne démarre pas avant le collecti Les deux
signal et on doit respecter f couples
le sens indiqué. d’enfants
Démonstration avec deux démontrent le
couples. jeu. Les enfants
Les enfants jouent, le jouent et
maître observe et respectent les
intervient à chaud pour consignes du
faire respecter les règles et maître
éliminer.
sommaire

ÉVALUATION À mon signal chaque


Mini compétitionlapin sortira sous son Travail Respectent les
arbre, il fera le tour des 10mn par consignes du
arbres selon le sens groupe maître.
indiqué pour rentrer le Réussissent à
plus vite possible sous faire gagner des
son arbre. Attention on ne points à leurs
démarre pas avant le équipes.
signal et on doit respecter
le sens indiqué. Les trois
derniers à rentrer sus leurs
arbres seront
éliminés.
RETOUR AU CALME -Rassemblement des Assis par équipe
Objectivation élèves. de couleurs.
-Bilan (Poser des 6mn Travail Répondent
questions sur le jeu) collecti aux
-Proclamer les résultats. f questions.

-Ramassage du matériel.
-Demandent aux équipent Ramassent
d’aller se laver les mains. le matériel.
-Retour en classe en silence Se lavent les
et en ordre. mains.
Retourne en classe
dans l’ordre et la
discipline
sommaire

MODULE 4 : PLANIFICATION ET GESTION DES


APPRENTISSAGES DANS LES GRANDES CLASSES DU
PRIMAIRE

LEÇON : L’ORGANISATION PÉDAGOGIQUE DES GRANDES CLASSES


(Animation Sportive)

Définition

Les activités sportives dans les grandes classes (CE2-CM1-CM2) à l’école primaire sont pratiquées et
animées de façon particulière. L’objectif est de les pratiquer sous leur forme globale et sans contrainte
technique. Les élèves sous la supervision et l’assistance du maître apprennent les règles minimales et
les gestes sommaires spécifiques à chaque activité sportive au programme. Ces séances sont appelées
Animation sportive. Elle comprend deux étapes :
La première étape qui est le tournoi triangulaire, permet la familiarisation avec les activités sportives
au programme.
La deuxième étape qui est la séance d’initiation ou séance de travail, permet l’apprentissage des
activités.

Objectifs spécifiques
La pratique de l’animation sportive vise trois objectifs fondamentaux.
L’autonomie à assurer le bon déroulement des rencontres.
La pratique globale de l’activité (maîtrise des savoirs faires-faire fondamentaux)
La recherche d’un certain niveau de performance.

Animation sportive 1ère étape (CE2)


Elle concerne exclusivement la classe de CE2 et correspond à la découverte des activités sportives où
toutes les séances sont vécues sous forme de tournois triangulaires.
Tournoi triangulaire
On appelle tournoi triangulaire, un tournoi qui regroupe trois équipes au cours duquel, lorsque deux
équipes s’affrontent, la troisième organise. À la fin de cette compétition chaque équipe aura joué deux
fois et organisé deux fois.

Démarche pédagogique
Elle se présente comme suit :
sommaire

Mise en place des élèves


Consigne
Pratique dirigée (déroulement des rencontres)
Entretien maitre-élève
Structure d’une séance de tournoi

Le tournoi triangulaire a une méthodologie particulière. Elle se présente comme suit :


Présentation
Développement / Évaluation
Retour au calme
Durée : 40min

I/ PHASE DE
PRÉSENTATION ............................................................................................ ………..5min
Prise en main……………………………………………................................…….2min
Vérification des présences et des tenues
Sortir par groupe de couleur et distribution des foulards
Déplacement vers le terrain
Annonce de la séance du jour
Mise en train 3min
Échauffement général des 3 équipes

II/ PHASE DE DÉVELOPPEMENT / ÉVALUATION 30 min

TOURNOIS Durée
Échauffement Spécifique des Mise en place de l’équipe 2 min
JAUNE et VERT organisatrice : ROUGE
1ère

1ère RENCONTRE
8 min
JAUNE vs VERT
ROUGE : Organise

Échauffement Spécifique des Mise en place de l’équipe 2 min


VERT et ROUGE organisatrice : JAUNE
2ème RENCONTRE
8 min
2ème

VERT vs ROUGE
JAUNE : Organise

Échauffement Spécifique des Mise en place de l’équipe 2 min


ROUGE et JAUNE organisatrice : VERT
3ème

3ème RENCONTRE
8 min
ROUGE vs JAUNE
VERT : Organise
sommaire

III/ RETOUR AU CALME ..................................................................................................... 5


min
Rassemblement des élèves
Ramassage du matériel
Bilan de la séance
Proclamation des résultats
Annonce du thème de la prochaine séance
Retour ordonné en classe.

Animation sportive 2ème étape (CM1-CM2)

Séance d’initiation

C’est une séance au de laquelle les élèves sont mis en situation d’apprentissage d’une
nouvelle activité.
C’est une forme d’apprentissage qui a pour objectif de faire acquérir des habiletés motrices
aux élèves et de résoudre certains problèmes liés à l’organisation des tournois. Il s’agit pour
l’enseignant de proposer des exercices à l’ensemble des élèves et de terminer la séance par
une compétition sous forme de tournoi.
Démarche pédagogique
Mise en place des élèves
Consigne
Pratique dirigée (apprentissage)
Entretien maitre-élève

Structure d’une séance d’initiation

La méthodologie de la séance d’initiation est la méthodologie générale des séances d’EPS :


Présentation
Développement
Évaluation
Retour au calme

NB : Dans un cycle de travail en initiation, la première et la dernière séance doivent être


vécues sous forme de tournoi triangulaire.
sommaire

- Structure d’une séance d’initiation (CM1 ; CM2) Durée : 40min

I/ PHASE DE PRÉSENTATION………………………………….…..……………...…..………………..5min
.Prise en main 2min
Vérification des présences et des tenues
Sortir par groupe de couleur et distribution des foulards
Déplacement vers le terrain
Annonce de la séance du jour.
Mise en train…………………………………………………………………………………… …. 3min
Échauffement général et spécifique des 3 équipes

II/ PHASE DE DÉVELOPPEMENT ou APPRENTISSAGE ............................................... ……..15 min

Mise en place
Situation 1 Consigne
(Exercice 1) Pratique dirigée (Apprentissage)
Entretien maitre-élève (partiel)
Mise en place
Situation 2 Consigne
(Exercice 2) Pratique dirigée (Apprentissage)
Entretien maitre-élève (partiel)
Mise en place
Situation 3 Consigne
(Exercice 3) Pratique dirigée (Apprentissage)
Entretien maitre-élève (partiel)
(Annonce de la compétition pour la mise en application des exercices appris)
III / PHASE D’ÉVALUATION......................................................................................... ……….15 min
COMPÉTITION : Tournoi triangulaire

JAUNE 1ère rencontre VERT

3ème rencontre 2ème rencontre

ROUGE
IV/ RETOUR AU CALME………………………………………………………. ............... 5 min
Rassemblement des élèves
Ramassage du matériel
Bilan de la séance
Proclamation des résultats
Annonce du thème de la prochaine séance
Retour ordonné en classe.
sommaire

Enregistrement des résultats (FICHE A)

L’enregistrement des résultats se fait à l’aide d’une fiche appelée Fiche A, que le maître
met à la disposition du marqueur et son aide.
Elle permet d’enregistrer les résultats au cours d’une séance d’animation sportive. Le
décompte des points à chaque rencontre se fait de la façon suivante :
Un match gagné donne 3 points.
Un match nul donne 2 points.
Un match perdu donne 1 point.
sommaire
FICHE A

Date…………………………….Activité…………………………..

ÉQUIPES SCORES POINTS

1ère 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1
RE 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 2
NC JAUNE
21 22 23 24 25 26 27 28 29 30
31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 3

O N 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1
T
11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 2
RE VERT 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30
31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 3

2ème 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1
RE 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 2
NC VERT
21 22 23 24 25 26 27 28 29 30
31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 3

O N 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1
TR
11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 2
E ROUGE 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30
31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 3

3ème 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1
RE 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 2
NC ROUGE
21 22 23 24 25 26 27 28 29 30
31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 3

O N 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1
TR
11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 2
E JAUNE 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30
31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 3

ÉQUIPES POINTS CLASSEMENT


JAUNE
VERT

ROUGE
sommaire

LEÇON 2 : LES SPORTS COLLECTIFS

Généralités
Ce sont des sports opposent deux équipes qui se disputent un engin (balle, ballon) sur une aire
de jeu bien délimitée pendant un temps précis et dont l’objectif est de marquer des buts tout en
empêchant l’adversaire d’en faire autant.
L’appellation de leurs buts varie selon le type de sport : au football et au handball on parle
de but, au volleyball ce sont des points qui aboutissent à des sets, au basketball on parle de
panier (1, 2, 3) points et au rugby on parle d’essai (5 points).

A/ LE HANDBALL
Définition
Le Handball est un sport collectif qui à fait son apparition au XIXème siècle en Allemagne.
Il réalise l’opposition de 6 joueurs de champ et un gardien par équipe sur un terrain de 40m
sur 20m dans une lutte incessante pour disposer du ballon.
Il consiste à jouer de la main pour progresser vers le camp adverse et marquer plus de but que
l’adversaire tout en assurant une protection maximum de son propre but afin d’être déclaré
vainqueur.

Les principales règles


Le handball est régi par 19 règles mais à l’école primaire nous nous limiterons aux règles
d’or.
Ne jouer qu’avec la main.
Ne pas rentrer dans la zone des 6m (partie réservée au gardien de but).
Ne pas s’accrocher à l’adversaire, ni le bousculer, ni lui faire un croc en jambe.

L’engagement se fait au centre du terrain et le joueur exécutant doit avoir un pied sur la
ligne médiane.
Il y a buts lorsque la balle franchit toute la ligne de but entre les deux poteaux.

Les principales fautes, les sanctions et leur exécution

N° FAUTES SANCTIONS REMISE EN JEU


-Un joueur touche la balle avec la jambe
01 ou le pied. -jet franc -A l’endroit de la faute
02 -Un attaquant pénètre dans la zone. -jet franc -Sur la ligne des 6m
03 - Un défenseur pénètre dans sa zone. - jet franc - sur la ligne des 9m
04 -Un défenseur défend dans sa zone. - jet de 7m (Penalty) - Aux 7m
sommaire

N° FAUTES SANCTIONS REMISE EN JEU


05 -Faire plus de 3 pas avec la balle -jet franc - A l’endroit de la faute
"Marcher".
06 -Accrocher, tenir un adversaire. -jet franc - A l’endroit de la faute
07 -Un défenseur bouscule un joueur qui - jet de 7m (Penalty) -Aux 7m
tire au but.
-Un joueur qui dribble, arrête et
08 reprend le dribble (reprise de - jet franc -A l’endroit de la faute
dribble).
-A l’endroit où la balle
09 -La balle sort par les lignes de touche. -Remise en jeu est sortie
La balle sort par les lignes de fond :
lancée par un attaquant. -Renvoi par le gardien -Dans la zone
10 touchée ou lancée par un défenseur. de but -Dans le coin du terrain
- jet de coin où la balle est sortie
-Un défenseur fait la passe à son gardien
11 dans la zone. - jet de 7m (Penalty) - Aux 7m
-2 joueurs adversaires font une faute en
12 même temps. -jet d’arbitre - A l’endroit de la faute

Stratégie d’organisation d’un tournoi triangulaire de handball


Au niveau du CE2 le maître doit amener ses élèves à :
Organiser et animer un tournoi triangulaire de handball.
Respecter et faire respecter les règles du handball.
Déterminer les principes fondamentaux des sports collectifs à savoir :

On est attaquant lorsqu’on est en possession du ballon.


On est défenseur lorsqu’ on n’a pas le ballon.
Les séances de handball doivent être animées dans l’application des règles principales.

Échauffement spécifique
Le « passe et va » chaque équipe occupe une moitié du terrain. Sur cette moitié les élèves
forment deux demi colonne face à face. Je fais la passe à un camarade d’en face et je me
positionne derrière ma propre colonne et vice-versa.
Le « passe et suit » suivant le même principe, je fais la passe à un camarade d’en face et je
suis mon ballon pour me mettre derrière la colonne d’en face.
Rôle de l’équipe organisatrice
sommaire

1- Arbitre central : Il donne le coup d’envoi, siffle les fautes et valide les buts.
2 – 3 : Marqueur et son aide : Ils enregistrent les buts marqués.
4 – 5 : Juges de buts : Ils aident l’arbitre à valider les buts marqués, jouent également le rôle
de ramasseurs de balles.
6 – 7 : Juges de touche : Ils signalent à l’arbitre l’endroit où la remise en jeu doit
s’effectuer, ils jouent aussi le rôle de ramasseurs de balles.
8 : Chronométreur : Il prend le temps de la rencontre et signale à l’arbitre la fin de la
partie.

Intentions éducatives du handball

La pratique du handball permet à l’enfant de :

S’initier à l’éducation civique et morale par le rapport du principe et des règles


qu’exige cette discipline.
Renforcer ses capacités à agir et s’adapter à des situations d’incertitudes.
Cultiver son esprit d’équipe et de solidarité.
Assumer des responsabilités au niveau l’organisation des rencontres
Se conformer aux lois du groupe.
Développer sa capacité de perception, d’anticipation et de décision.

Terminologie
La passe : c’est un geste technique qui lie deux ou plusieurs partenaires par
l’intermédiaire de la balle.
Le dribble : c’est un geste technique qui consiste à faire rebondir la balle au sol
permettant au joueur de progresser ou de conserver la balle, le temps de s’en défaire.
sommaire

Le tir : c’est un geste technique final qui conclut l’attaque. C’est au nombre de tirs réussis
que dépend le résultat final d’une rencontre.
Le joueur en appui : c’est tout joueur placé devant le porteur de balle et qui par des passes
contribue à la progression vers le camp adverse.
Le joueur en soutien : c’est un joueur placé en arrière ou sur la même ligne que le porteur
de balle, qui par des passes contribue à conserver la balle au profil de son équipe.

A/ LE FOOTBALL

Définition
Le football est un sport né en Angleterre. C’est un sport dans lequel 22 joueurs s’efforcent
d’envoyer un ballon rond dans le but adverse sans l’intervention des mains au cours d’une
parie divisée en deux mi-temps.
Le football à l’école primaire utilise le terrain de handball comme aire de jeu. L’on parlera
de football à 7 avec 6 joueurs de champs et un gardien de but. On pratique le football à 7
pour deux raisons :
Permettre aux enfants de toucher au maximum le ballon.
Utiliser un terrain réduit dont les dimensions sont adaptées à leurs capacités physiques.
Les principales règles

Jouer uniquement avec le pied (sauf le gardien dans sa zone).


Jouer dans les limites du terrain.
Ne pas brutaliser l’adversaire.
Les principales fautes, les sanctions et leur exécution

N° FAUTES SANCTIONS REMISE EN JEU


01 -Un joueur touche le ballon avec la -Coup Franc -À l’endroit de la faute
main ou le bras.
02 -Un défenseur touche le ballon avec la -Penalty -Aux 7m
main dans la zone des 6m.
03 -Un joueur bouscule un adversaire. - Coup Franc - À l’endroit de la faute
04 -Un joueur bouscule volontairement -Penalty quel que soit -Aux 7m
un adversaire. l’endroit où la faute a
été commise
05 -Un défenseur bouscule un adversaire -Penalty. -Aux 7m
qui tire au but
06 -Le ballon sort par les lignes de - Remise en jeu. -À l’endroit où le ballon
touche. est sorti.
sommaire

Le ballon sort par les lignes de fond :


- touche un défenseur ou le gardien. Corner. -Dans le coin du
07
terrain, du côté où le
-Touche un attaquant Remise en jeu par le ballon est sorti.
gardien. -Dans la zone des 6m
-Coup Franc - À l’endroit de la faute.
08 -Le gardien touche le ballon avec la
main hors de la zone des 6m.
09 -2 joueurs adverses font la même -jet d’arbitre -À l’endroit de la faute.
faute en même temps.

Stratégie d’organisation d’un tournoi triangulaire


Idem au handball

Porté éducative du football

La pratique du football permet à l’enfant de :

Renforcer ses capacités à agir et s’adapter à des situations d’incertitude.


Assumer les responsabilités au niveau de l’organisation des rencontres.
Développer sa capacité de perception, d’anticipation, et de décision.
Cultiver son esprit d’équipe (solidarité, partage, civisme).
sommaire

LEÇON 3 : LES SPORTS ATHLÉTIQUES : LES COURSES

A/ LA COURSE D’ENDURANCE

Définition
C’est une activité athlétique qui consiste à courir le plus longtemps possible à une allure
aisée sans s’arrêter, sans marcher, ni s’épuiser.
Le principe est de courir le plus longtemps possible de manière régulière sans s’épuiser.

Les principales règles


Ne pas ralentir ou accélérer par moment
Ne pas s’arrêter ou marcher
Ne pas bousculer ou faire tomber un camarade.

Les stratégies d’organisation d’un tournoi triangulaire d’endurance


Il existe plusieurs méthodologies de travail en endurance, parmi lesquelles nous
retenons le travail par intervalle et le travail continu.

Le travail par intervalle


Il consiste à baliser un parcours permettant aux élèves d’évoluer par groupe avec une certaine
allure sur une distance précise. Il permet de reconnaitre le niveau d’endurance par rapport au
temps de passage et un meilleur contrôle de l’allure de course avec la distance parcourue.

Le travail continu
Il consiste à maintenir l’allure de course pendant un temps donnée sans tenir compte de la
distance parcourue. L’objectif est d’augmenter progressivement le temps de course et de
stabiliser le système cardio-vasculaire.

Échauffement spécifique à la course d’endurance


Course lente sur la moitié du parcours, marche sur l’autre moitié.
Course lente sur un tour puis marcher sur un ½ parcours.
Porté éducative de le course d’endurance
La pratique de la course d’endurance développe chez l’enfant :
L’élargissement des capacités cardiaques
L’amélioration de la fréquence cardiaque
Développement de le cage thoracique
La persévérance
Le goût de l’effort
Le dépassement de soi
sommaire

L’esprit d’équipe
L’esprit de combativité

B/ LA COURSE DE VITESSE

Définition
C’est une épreuve athlétique qui consiste à parcourir le vite possible une distance
relativement courte.
Le principe est de courir le plus vite possible d’un point A à un point B.

Caractéristique de la course de vitesse


Elle est composée de trois phases essentielles :
Le départ
La mise en action
La course proprement dite

Mise en action course proprement dite

Départ Arrivée

NB : Les distances de course au niveau de la vitesse varient d’une classe à une autre (de
30m à 60m).
-CE2 : 30m – 40m
-CM1 : 40m – 50m
-CM2 : 50m – 60m
Tournoi triangulaire

Stratégie d’organisation
Pour animer une séance d’un tournoi triangulaire :
Au signal : parcourir le plus vite possible la distance pour franchir la ligne d’arrivée.

Départ debout ou accroupi.


Course à deux (ou à 4 si l’effectif est pléthorique avec une piste plus large)

Deux ou trois passages par élève ou par rencontre.

Échauffement spécifique à la course de vitesse


Par deux courses lentes jusqu’à l’arrivée, revenir en marchant sur les côtés.
sommaire

Élévation de genou jusqu’à AB, talons aux fesses après AB en marchant sur les côtés.
Course lente jusqu’à AB, course rapide après AB on revient en marchant sur les côtés.

Rôle de l’équipe organisatrice (Exemple : mise en place de 7


élèves/groupe)

RENCONTRE : JAUNE # VERT ORGANISATEUR : ROUGE


JAUNE 7 5
3
VERT 6
6 4
1–2

1: le marqueur : enregistre les résultats de chaque course.


2: l’aide marqueur : lève le bras lorsque le marqueur a enregistré le score des
coureurs.
3: le starter : déclenche les départs.
Sa position est différente selon qu’il donne un signal visuel ou sonore.
signal visuel : sur la ligne d’arrivée entre les deux coureurs.
signal sonore : derrière la ligne de départ entre les deux coureurs.
4–5 : les juges à l’arrivée : indiquent les points obtenus par les coureurs qui passent de leur
côté.
6–7 : les juges au départ : surveillent la ligne de départ, signalent les faux départs et
rangent les coureurs.

Les principales règles


Ne pas empiéter la ligne de départ.
Ne pas démarrer avant le signal.
Ne pas courir hors de son couloir.
Ne pas s’arrêter avant la ligne d’arrivée.
Il est interdit de retenir son vis-à-vis.
Décompte des points :
COURSE À QUATRE : COURSE À DEUX
Le 1er marque 4 points - Le 1er marque 2 points
Le 2ème marque 3 points - Le 2ème marque 1 point
Le 3ème marque 2 points
Le 4ème marque 1 point
sommaire

Portée éducative de la course de vitesse


La pratique de la course de vitesse permet à l’enfant :
Développer son attention.
Acquérir la notion de vitesse.
Améliorer sa vitesse de réaction.
Développer le goût de l’effort.
sommaire

LEÇON 4 : LES SPORTS ATHLÉTIQUES : LES SAUTS A/ LE SAUT EN HAUTEUR

Définition
C’est une épreuve athlétique qui fait partie des sauts de type vertical. Il consiste à l’issue
d’une course d’élan progressivement accéléré, à franchir d’un seul bond la plus grande hauteur
possible.

Phases techniques

Le saut en hauteur est décomposé de quatre phases principales :


La course d’élan
L’impulsion (appel)
La suspension
La réception (chute)

Tournoi triangulaire

Stratégie d’organisation

Trois hauteurs sont à proposer pour lesquelles chaque élève effectue deux essais :
A mi-cuisse 80 franchissable
Au pubis 50 franchissable
A l’ombre 30 franchissable
Le saut libre.
Faire sauter les élèves un à un en alternant les couleurs ou deux à deux si possible (deux
élastiques différents).

Échauffement spécifique à la hauteur

Deux par, saut à cloche pieds jusqu’à AB et course lente après AB, saut libre. On revient en
marchant.
sommaire

Rôle de l’équipe organisatrice

RENCONTRE : JAUNE # VERT ORGANISATEUR : ROUGE

5
7 A
JAUNE
3
VERT

6 B
4
2 1
1 : Marqueur : enregistre les points marqués
2 : l’aide marqueur : lève le bras lorsque le marqueur a enregistré les scores des 2 élèves
qui viennent de sauter.
3 : Starter : chef de jury : déclenche le départ des sauteurs suivants, lorsque l’aide
marqueur lève le bras.
4–5 : Juges arbitres : surveillent l’élastique et apprécient les sauts, déplacent
l’élastique, remuent le sable.
6–7 : Juges de départ : surveillent le départ et rangent les sauteurs avant et après
chaque saut.

Principales règles
L’appel est pris sur un pied.
Sortir en avant du sautoir après chaque saut.
Ne pas contourner le montant vertical.
Ne pas se réceptionner hors de l’aire de chute.
Ne pas toucher l’élastique pendant le saut.

Portée éducative du saut en hauteur


La pratique de cette discipline permet à l’enfant de :
Développer son attention.
Développer sa promptitude.
Améliorer sa latéralité.
Développer sa détente horizontale.
Développer sa coordination.
sommaire

B/ LE SAUT EN LONGUEUR

Définition
C’est une épreuve athlétique qui fait partie des sauts de type horizontal. Il consiste à l’issue
d’une course d’élan rapide à franchir d’un seul bond à partir d’une zone d’appel, la plus
grande distance possible.
Il s’agit de courir vite, prendre appel un pied dans la zone bien délimité (ou sur une planche
d’appel) et bondir pour redescendre le plus vite possible dans la fosse de réception.

Phases techniques
Même principe qu’à la hauteur

Tournoi triangulaire
Stratégie d’organisation
Même principe qu’à la hauteur :
Un élastique peut être placé à des distances variables ; par exemple : 1,75m – 2m – 2,50m.
L’organisation des rencontres est semblable à la hauteur.

Échauffement spécifique à la longueur


Par deux courses lentes, saut un pied et chute pieds joints dans le sable, on revient en
marchant sur le côté.
Saut à cloche pieds jusqu’à AB, course rapide après AB, saut appel un pied et chute pieds
joints dans le sable.
Principales règles
Ne pas mordre (toucher) la ligne d’appel.
Sortir en avant du sautoir après chaque saut.
Ne pas prendre impulsion des deux pieds.
Ne pas se réceptionner hors de la fosse.
Portée éducative du saut en longueur
La pratique de cette discipline permet à l’enfant de :
Développer son attention.
Développer sa promptitude.
Améliorer sa latéralité.
Développer sa détente horizontale.
Développer sa coordination motrice.
sommaire

C/ LE TRIPLE SAUT

Définition
Comme la longueur, c’est un saut qui fait partie des sauts de type horizontal. Il consiste à une
succession de 3 sauts après une course d’élan progressivement accélérée : cloche pied, foulée
bondissante et un saut en longueur (Gauche- Gauche – Droit - deux pieds ; ou Droit – Droit
– Gauche – deux pieds)

Phases techniques
Le triple saut a les mêmes phases techniques que la longueur : la course d’élan, l’impulsion,
la suspension et la réception.
La différence réside au niveau de l’impulsion où deux autres bonds (cloche pied, foulée
bondissante) précèdent le saut en longueur.

Tournoi triangulaire (Idem au saut en longueur)


- Proposer 3 longueurs en fonction de la capacité des élèves.

Principales règles
(Idem au saut en longueur).
La planche ou zone d’appel peut être située soit à 5m ou à 7m de la fosse de
réception.
Le saut doit être obligatoirement effectué dans l’ordre chronologique suivant :

G-G-D + 2 pieds.
D-D-G + 2 pieds

VI. Portée éducative du triple saut (idem à la longueur)


sommaire

LEÇON 5 : LES SPORTS ATHLÉTIQUES : LES LANCERS (POIDS)


Définition
Les activités de lancer sont des activités athlétiques au cours desquelles l’élève projette un
engin à partir d’une zone bien délimitée :
sur une cible ;
le plus loin possible dans une aire de lancer.
Le lancer a lieu dans un cercle de lancer de diamètre 2,135m.

Phases techniques
Le lancer de poids est décomposé de quatre phases principales :
Phase préparatoire
Phase de glissement ou de déplacement
Phase de lancer (projection)
Phase de rattrapage

Tournoi triangulaire
À partir d’un diagnostic, matérialiser différentes partitions dans la zone de chute correspondante à
des scores différents.
Ex : Zone A : 1 point Zone B : 2
points Zone C : 3 points

1 : Juge-arbitre : donne le signal de lancer et veille au respect du temps de lancer


2 – 3 : juges de lancer : signalent les sorties de la zone d’élan
4 – 5 : marqueur et son aide : enregistrent les points
6 – 7 : juges de performance : ils donnent la performance du lanceur en indiquant le
nombre de point obtenu.
Principales règles
sommaire

Ne pas mordre (marcher sur) la ligne de lancer.


Le point de chute de l’engin doit se situer dans le secteur de lancer.
Ne pas lancer avant le signal.

Cercle de lancer.
sommaire
LES ACTICITÉS D’EXPRESSION CORPORELLE ET DE COMBAT

LA GYMNASTIQUE AU SOL

Définition
C’est une activité sportive et artistique de reproduction de mouvements plus ou moins
acrobatiques. La réalisation de cette activité exige de l’agilité, de la coordination, du reflexe
et de l’équilibre.
Le principe est de permettre aux enfants de réaliser une tâche motrice dans une situation
inhabituelle.
Différents types de gymnastique
À l’école primaire, ce sont la gymnastique artistique et la gymnastique rythmique et sportive
qui sont pratiquées.
La gymnastique artistique
C’est une discipline masculine et féminine qui se pratique avec ou sans agrès. Au sol ou avec
les agrès, elle consiste en des enchainements acrobatiques exécutés avec des appareils ou sur
un tapis. À l’école primaire, le cours de gymnastique se déroule sur un espace rectangulaire
de 30/20.
La gymnastique rythmique et sportive
C’est une discipline féminine qui se pratique sur un tapis et qui comporte une suite de
mouvements harmonieux exécutés avec un accompagnement musical et la gymnaste le
souhaite avec de petits engins, ballons, corde, cerceau, ruban qui peuvent être lancés en l’air.
NB : À l’école primaire la gymnastique pratiquée est la gymnastique au sol (artistique) et le
principe est de réaliser une tâche motrice dans une situation inhabituelle.
Exemples de familles d’évolution
À l’école primaire, les 6 familles d’évolution retenues sont :
sommaire
appuis

ATR tenu ATR roulé

Appui facial Appui costal Appui dorsal

Les renversements

La roue

Les rotations

La roulade avant jambes La roulade arrière jambes


écartées groupées
sommaire

Les sauts

Saut droit Saut carpé


écart

La pirouette

Les maintiens

L’équilibre fessier La planche faciale (l’arabesque)


sommaire
La souplesse

Le grand écart Le pont

Règles de compétition

Ne pas tomber ou faire tomber un matériel


Ne pas perdre son équilibre
Ne pas utiliser un matériel contre un camarade
Respecter scrupuleusement les consignes
Décompte des points
1er cas : Celui qui réussit un élément sur les trois, marque 1 point pour son
équipe
2e cas : Celui qui réussit deux éléments sur trois, marque deux points pour son
équipe
3e cas : Celui qui réussit les trois éléments sur trois, marque trois points pour son
équipe
4e cas : Tout élément réussit donne 1 point à l’équipe.

Stratégie d’organisation d’un tournoi triangulaire de gymnastique


Faire passer les élèves un à un en alternant les couleurs ou deux à deux si possible.
Enchainer des éléments gymnastiques.
Exécuter au moins 3 éléments sur 5

Initiation à la gymnastique (exemples de parcours)

Il s’agit de découvrir, d’explorer, exécuter les éléments gymniques de façon globale.


Modeler
Il s’agit d’exécuter l’élément de façon globale.
Affiner
Mieux réaliser l’élément technique et si possible avec des variantes.
sommaire
Enchainer, complexifier
Il s’agit là d’exécuter plusieurs fois ou faire précéder l’élément d’un autre élément.

Les parcours ci-dessous représentent des éléments d’apprentissage avec lesquels,


l’enseignant pourrait élaborer des mini-enchainements (combinaisons).

Parcours 1 :
Marche avant sur une ligne matérialisée au sol en franchissant des obstacles.
Saut dans les cerceaux.
Grimper à l’escalier d’un côté et descendre de l’autre.
Rouler latéralement au sol.
Sauts de grenouille.
Planche faciale sur 2 pieds
Parcours 2 :
Roulade avant départ jambes fléchies.
Marche avant sur ½ pointe.
Bonds de lapin.
Saut avec ¼ de tour.
Planche faciale.

Parcours 3 :
Sauter pieds joints par-dessus les petits plots.
En appui sur les mains, progresser en sautant par-dessus un cylindre ou d’un haut
de plinthe.
Sauter de différentes façons dans des cerceaux posés au sol.
Bonds de lapin.
Saut vertical en contre bas et réception équilibrée au sol.

Parcours 4 :
Attitude sur un pied.
Roulade avant au-dessus d’un cylindre et se relever.
2 bonds de lapin.
Équilibre sur 2 pieds et sur ½ pointe.
Équilibre fessier.

Parcours 5 :
Planche faciale sur 2 pieds.
sommaire
Roulade avant sur un plan incliné.
Deux pas d'élan, appel 2 pieds et saut vertical avec ½ tour.
Culbute et se relever.
Inventer un équilibre.
Saluer.

Parcours 6 :
Planche faciale sur 1 pied et sur ½ pointe.
3 pas d’élan, appel 2 pieds et saut vertical.
Roulade avant au sol et se relever.
Fente avant et se renverser sur les mains.
Chandelle.

Parcours 7 :
Se déplacer, enjamber + sauter + se déplacer en quadrupédie + rouler + se
déplacer en renversement.
Attitude se déplacer + tourner + se déplacer en quadrupédie + sauter.
Se déplacer + rouler 2 fois + sauter + se déplacer en quadrupédie + attitude.

LA LUTTE

Définition
La lutte est une activité sportive d’opposition avec contact au cours de laquelle un
élève ou une équipe est opposé(e) à un (e) autre dans un duel appelé « combat ».
Chaque parie joue simultanément le rôle d’attaquant et de défenseur.
Elle fait partie de la famille des sports de combat de préhension.
L'intervention sur l'adversaire est :
Directe : non médiée par un objet ou un vêtement. C'est un corps à corps.
Le combat se déroule :
1 contre 1 ;
avec des adversaires de niveau et de poids voisins ;
sur une surface permettant les chutes ;
pendant un temps limité.
Et consiste à :
Saisir et contrôler l’adversaire en l’amenant au sol.
Esquiver pour éviter de se faire toucher par l’adversaire.

Déplacer ou déséquilibrer l’adversaire en le tenant ou en le poussant.


sommaire
Les principales règles
Ne pas sortir du terrain.
Ne pas frapper son adversaire.
Ne pas blesser l’adversaire.
Des gestes à éviter.

Les conditions minimales d’enseignement


Surface de combat
Nature des tapis : permettant un “amené à terre”, voire une projection non
contrôlée de la part des débutants.
Consignes et règles de sécurité
Stabilité des tapis : surface dont les éléments ne s'écartent pas.
Pas de foulards autour du cou.
Pas d’objets métalliques (colliers, bracelets, montres, fermetures éclairs,
lunettes, barrettes...).
Poches vides (voire retournées pour s'assurer qu'elles soient vides.
Éviter les différences de poids et de niveau de pratique.

Tournoi triangulaire de lutte

Stratégies d’organisation
Opposer les élèves un à un ou deux par deux par équipe. Dès que un combattant est
vaincu, le juge le juge prend le vainqueur par la main droite et le vaincu par la main
gauche.
Échauffement spécifique
Les enfants marchent dans tous les sens sur le tapis en s'élevant le plus possible sur la pointe
des pieds.
sommaire
Les enfants marchent en faisant des grands pas.
Les enfants marchent à petits pas et à vive allure.
Les enfants, accroupis, se déplacent en sautant d’un point à l’autre.
Les enfants marchent dans tous les sens sur le tapis dans la position accroupie.
Les enfants se déplacent dans différentes directions (vers l’avant, vers l’arrière ou
latéralement), en appui ventral uniquement sur les pieds (ou genoux) et les mains.
L’araignée.
Les enfants se déplacent en s'appuyant uniquement sur les pieds et les mains, en
appui dorsal, en élargissant le cercle, pour tisser leur toile.
Les enfants font tourner ou pivoter leur corps autour d’un appui fixe : les mains.
Portée éducative de la lutte
Eprouver ses forces.
Se mesurer à autrui.
Vaincre son appréhension aux confrontations.
Cultiver le goût de l’effort.
Développer ses qualités d’endurance.
Développer son agilité.
Améliorer sa vitesse de réaction.
Améliorer sa coordination motrice.
Développer la maîtrise de soi.
Développer sa capacité perceptive et décisionnelle.
Développer le contrôle de l'agressivité.
Développer la socialisation et la communique.
Développer la transmission culturelle.
Développer la personnalité.
sommaire
sommaire

Mathématiques

LE PROFIL DE SORTIE DE L’ELEVE- MAITRE

A la fin de la formation au CAFOP, l’élève maître doit avoir acquis des


compétences
lui permettant de/d’ :
concevoir des situations relatives aux nombres, aux opérations, aux fonctions, à la
géométrie et à la mesure.
traiter des situations relatives aux nombres, aux opérations, aux fonctions, à la
géométrie et à la mesure.
faire traiter par ses apprenants, des situations relatives aux nombres, aux
opérations, aux fonctions, à la géométrie et à la mesure.
Conduire une leçon relative aux nombres, aux opérations, aux fonctions, à la géométrie
et à la mesure dans le processus d’enseignement /apprentissage,

DOMAINE

Les mathématiques appartiennent au domaine des sciences qui regroupent, au CAFOP,


les mathématiques et la formation scientifique. L’enseignement des mathématiques au
CAFOP vise à doter l’élève maître de connaissances académiques et didactiques qui lui
permettent de traiter des situations d’enseignement /apprentissage nécessitant
l’utilisation des connaissances mathématiques.

Les notions mathématiques constituent un outil indispensable dans l’acquisition des


savoirs en formation scientifique et dans bien d’autres disciplines.

CORPS DU PROGRAMME EDUCATIF

COMPETENCE 1 : Traiter une situation de vie courante liée au repérage et à la


construction géométrique.

THEME : Repérage et construction géométrique

Leçon 1 : Repérage (2 séances)

Exemple de situation d’apprentissage : Au cours d’une discussion entre parents


d’élèves, certains se demandent pourquoi à l’école primaire on enseigne en
mathématique les notions « sur, sous, devant, derrière, à gauche, à droite, etc. » alors
qu’elles sont enseignées en français. Utilise tes acquis en mathématique pour dire à ces
parents l’utilité de l’enseignement de ces notions au CP1.
sommaire
Tableau des habiletés et contenus

Habiletés Contenus
Identifier les composantes d’un espace donné.
Décrire les positions relatives des objets dans cet espace.
Situer des objets par rapport à un repère dans cet espace.
des objets par rapport à soi dans cet espace
Traiter une situation de repérage d’objet dans un espace donné

Leçon 2 : Solides usuels

Exemple de situation d’apprentissage : Pour la fête du travail à la préfecture de


Bouaké, le Directeur du CAFOP 2 a décidé de faire confectionner une maquette par ses
élèves-maîtres pour présenter son centre de formation : les salles de classe et les bureaux
seront représentés par des squelettes de cubes, les latrines par des squelettes de pavé
droit et la salle polyvalente par un cylindre. Ton groupe est chargé de construire la
maquette.

Tableau des habiletés et contenus

Habiletés Contenus
Identifier les solides usuels (cube, pavé droit, cylindre, pyramide).
Décrire les solides usuels (cube, pavé droit, cylindre, pyramide).
Discriminer les solides usuels (cube, pavé droit, cylindre, pyramide).
Enoncer les propriétés des solides usuels.
les modes de construction des solides usuels.
Construire les solides usuels (cube, pavé droit, cylindre, pyramide).
Déterminer la progression de l’étude des solides usuels
Traiter une situation d’apprentissage liée aux solides usuels

Leçon 3 : Figures planes

Exemple de situation d’apprentissage : La coopérative veut aménager la cour du


CAFOP en vue de participer à un concours national. Ton professeur te demande de
proposer un plan d’installation des participants pour la cérémonie d’ouverture. Ce plan
doit prévoir un espace de forme rectangulaire pour les athlètes, un espace circulaire pour
le jury et les invités dans un carré.
Propose-lui ce plan sur une feuille de papier.

Tableau des habiletés et contenus

Habiletés Contenus
Identifier les figures planes (parallélogramme, rectangle, losange, carré,
triangle, disque)
Définir les figures planes (parallélogramme, rectangle, losange, carré,
triangle, disque)
sommaire
Enoncer les propriétés des figures planes (parallélogramme, rectangle,
losange, carré, triangle, disque)
les modes de construction des figures planes (parallélogramme,
rectangle, losange, carré, triangle, disque)
Construire. les figures planes (parallélogramme, rectangle, losange, carré,
triangle, disque)
Déterminer la progression de l’étude des figures planes à l’école primaire.
Traiter. une situation d’apprentissage liée aux figures planes.

Leçon 4 : Symétrie axiale et Symétrie centrale

Exemple de situation d’apprentissage : Pour la fête de fin d’année le professeur


d’EPS demande à votre classe de tracer les différentes lignes du terrain de football.
A la fin du tracé, dites les différentes symétries utilisées.

Tableau des habiletés et contenus

Habiletés Contenus
Définir la symétrie axiale
la symétrie centrale
Identifier les objets présentant une symétrie,
les figures symétriques
Enoncer les propriétés liées à une symétrie
Construire les symétriques de figures simples
Traiter une situation relative à la symétrie du plan

COMPETENCES 2 : Traiter une situation d’enseignement /apprentissage et évaluation

THEME 2 : Enseignement /apprentissage et évaluation

Leçon 5 : Programme éducatif, guide d’exécution du programme et manuel


officiels

Exemple de situation d’apprentissage : Après une semaine de classe, un jeune


enseignant qui tient la classe de CE1 à l’EPP GOUZANFLA éprouve des difficultés à
exploiter les documents didactiques en vue de concevoir une fiche de séance. Aide-le à
exploiter les différents documents.

Tableau des habiletés et contenus

Habiletés Contenus
Connaître le programme éducatif
le guide d’exécution du programme éducatif
les manuels officiels
sommaire
S’approprier le programme éducatif
le guide d’exécution du programme éducatif
les manuels officiels
Analyser le guide d’exécution du programme éducatif et des manuels officiels.
la structure d’une unité d’apprentissage
Exploiter les informations contenues dans les documents officiels.
Traiter une situation d’enseignement/apprentissage relative aux programmes
éducatifs et aux manuels officiels.

Leçon 6 : Préparation d’une séance

Exemple de situation d’apprentissage Le professeur de mathématique vous demande


à la fin de son cours de faire des recherches à la bibliothèque en vue de préparer la
prochaine séance sur
« l’élaboration d’une fiche de séance ». Ton groupe ayant été désigné pour l’exposé,
présente votre travail à la classe.

Tableau des habiletés et contenus

Habiletés Contenus
Connaître -la méthodologie des enseignements
-la méthodologie des apprentissages
Utiliser -la méthodologie des enseignements
-la méthodologie des apprentissages
Elaborer -une fiche théorique
-une fiche pratique
Utiliser -la fiche théorique
-la fiche pratique
Traiter une situation d’enseignement/apprentissage relative à la préparation
d’une séance
Leçon 7 : Evaluation et remédiation

Exemple de situation d’apprentissage : Ton ami stagiaire dans une école privée de la
place doit élaborer une fiche d’activité d’évaluation au terme de la Leçon 2 du Thème
1. Ta visite lui offre l’occasion de solliciter ton aide pour mieux dégager les
caractéristiques de cette activité.

Tableau des habiletés et contenus

Habiletés Contenus
Identifier les caractéristiques des activités d’évaluation
Elaborer des activités d’évaluation
Administrer des activités d’évaluation
Diagnostiquer les difficultés des élèves
Animer des séances de remédiations
Traiter des situations d’élèves en difficulté

COMPETENCES 3 : Traiter une situation liée aux nombres, aux mesures et aux fonctions
sommaire
THEME 3: Numération, mesure et fonction

Leçon 8 : Les nombres entiers naturels

Exemple de situation d’apprentissage : Après une visite sur le terrain, le professeur


de mathématique se rend compte que les élèves-maîtres ont des difficultés pour faire
découvrir les nombres entiers naturels au CP1. Il demande au groupe de travail auquel
tu appartiens de présenter les différentes étapes de la découverte des nombres entiers
naturels au CP.

Tableau des habiletés et contenus

Habiletés Contenus
Identifier -le matériel naturel
-le matériel structuré
-le matériel de numération
-les activités pré numériques
Définir -la numération
Comprendre les règles de fonctionnement de la numération décimale et romaine.
Connaître -la progression de l’étude des nombres entiers naturels à l’école
primaire. -les caractères de divisibilité par 2 ; 3; 4; 5; 9 10; 11
et 25.
Utiliser les étapes d’apprentissage et les modes de découverte des nombres
entiers
naturels.
Construire les nombres entiers naturels.
Identifier multiples et diviseurs d’un nombre entier naturel.
Déterminer le PGCD le PPCM de deux ou plusieurs nombres entiers naturels.
Traiter une situation d’enseignement/apprentissage liée à la numération.

Leçon 9 : Construction des fractions et des décimaux (2 séances)

Exemple de situation d’apprentissage : Après la correction de l’exercice no 3 de


l’examen blanc portant sur les fractions et les nombres décimaux, tu constates que la
majorité des élèves de CM2 B n’ont pas une note satisfaisante. Ton maître d’application
te demande de préparer une séance de remédiation portant sur la détermination des
différentes parties d’un nombre décimal.
Présente le contenu de la fiche au maître

Tableau des habiletés et contenus

Habiletés Contenus
Définir les fractions et les nombres décimaux
Connaître la démarche d’apprentissage des fractions et des nombres décimaux.
Identifier les fractions et les nombres décimaux
Traiter une situation relative aux fractions et aux nombres décimaux
sommaire
Leçon 10 : Grandeurs mesurables. (3 séances)

Exemple de situation d’apprentissage : Après avoir observé le maître pendant une


séance sur les capacités, un stagiaire se demande pourquoi celui-ci a fait regrouper
plusieurs récipients selon leur contenance.
-Que peux-tu dire à cet élève-maître ?
-Profite de cette situation pour donner d’autres informations sur l’étude des grandeurs
mesurables à l’école primaire.

Tableau des habiletés et contenus

Habiletés Contenus
Identifier les grandeurs mesurables.
-la démarche d’étude des grandeurs
Connaître mesurables les unités de mesure de
grandeurs mesurables.
-les règles de correspondance entre les unités de mesure.
-la progression de l’étude des grandeurs mesurables à l’école primaire.
Utiliser les règles de calcul des mesures de grandeurs.
Traiter une situation liée aux grandeurs mesurables.

Leçon 11 : Fonctions étudiées à l’école primaire. (2 séances)

Exemple de situation d’apprentissage : Après l’examen du DIS, un de tes amis


professeur de collège, au vu du sujet de mathématique s’exprime en ces termes : « Vous
étudiez les fonctions au CAFOP pour quoi faire ? Les élèves de l’école primaire n’en
ont pas besoin ». Essaie, par des arguments clairs et soutenus, de montrer à ton ami
l’utilité de l’initiation des élèves du primaire à l’étude des fonctions.

Tableau des habiletés et contenus

Habiletés Contenus
Identifier les fonctions (fonction affine, fonction linéaire)
Connaître -les propriétés de linéarité.
-le champ d’application de la proportionnalité.
Représenter une situation de proportionnalité.
Traiter une situation liée aux fonctions et à la proportionnalité.
sommaire

COMPETENCES 4 : Traiter une situation relative aux opérations

THEME 4 : Opérations

Leçon 12 : Aspects conceptuels et propriétés des 4 opérations. (2 séances)

Exemple de situation d’apprentissage : A l’EPP PEGUEKAHA, un enseignant en stage en


responsabilité de classe exprime ses soucis en ces termes : « Malgré mes efforts, les élèves
éprouvent des difficultés pour identifier correctement la bonne opération dans une situation
».Tu es son collègue, aide-le à surmonter ses difficultés.

Tableau des habiletés et contenus

Habilités Contenus
Reconnaître le sens des opérations
Définir les propriétés liées à chaque opération.
Analyser les situations relatives aux sens des opérations.
Comprendre les propriétés de chaque opération
Appliquer les propriétés de chaque opération
Traiter une situation d’enseignement/apprentissage liée aux sens et aux
propriétés des 4 opérations.

Leçon 13 : Techniques opératoires de chacune des 4 opérations (2 séances)

Exemple de situation d’apprentissage : Devant les difficultés des élèves à effectuer


correctement les quatre opérations, le conseiller pédagogique du secteur où tu fais ton stage
te demande de préparer une remédiation pour les élèves de la classe. Prépare des activités
relatives à chaque étape de l’apprentissage de la technique opératoire pour mieux percevoir
les difficultés des élèves.

Tableau des habiletés et contenus


Habilités Contenus
Connaitre la progression de l’étude des opérations à l’école primaire.
Comprendre la démarche de résolution d’une situation liée à chaque opération.
Appliquer -les techniques opératoires de chaque opération ;
-la démarche d’apprentissage des techniques opératoires.
Traiter une situation liée à la technique opératoire de chacune des 4 opérations.
sommaire

DOCUMENT DE FORMATION

Discipline

Mathématiques
sommaire

OBJECTIF GENERAL
Ce module de formation destiné aux enseignants, va permettre à ceux-ci de
mettre en œuvre un enseignement apprentissage en mathématiques, en vue de
permettre aux enfants des écoles primaires de se familiariser avec les
connaissances mathématiques de base.

OBJECTIFS SPECIFIQUES
Ce module de formation va amener les enseignants à maîtriser :
les contenus des programmes éducatifs et des guides d’exécution des
programmes éducatifs ;
les méthodes et techniques d’enseignement/apprentissage des nombres,
des opérations, des éléments de la géométrie, des grandeurs et des
mesures ;
la conduite d’une séance d’enseignement – apprentissage - évaluation
en mathématiques.

COMPETENCES VISEES
.
Connaitre les composantes des programmes éducatifs et des guides
d’exécution des programmes éducatifs.
Connaitre les thèmes et les contenus à installer en mathématiques.
Utiliser correctement les supports didactiques et le matériel pédagogique.
Connaitre la démarche méthodologique des séances d’acquisition
systématique, d’évaluation et de remédiation.
Appliquer correctement la méthodologie des séances d’acquisition
systématique, d’évaluation et de remédiation.
Maîtriser les contenus mathématiques.

SUPPORTS DE FORMATION
Le document de formation : Module de formation des enseignants du privé ;
Des manuels élèves et guides pédagogiques (collection École et Nation et
collection École Nation et Développement) ;
Des extraits des programmes éducatifs et des guides d’exécution des
programmes éducatifs.
sommaire

Progression

SESSION 1 : Appropriation des programmes éducatifs


– Structure du programme éducatif et du guide d’exécution du programme éducatif
– Organisation des contenus
SESSION 2 : Supports didactiques et organisation matérielle de la classe
– Présentation des manuels et guides pédagogiques
– L’organisation matérielle de la classe
SESSION 3 : Méthodologies des séances de mathématiques
– Canevas d’une acquisition systématique
– Canevas d’une évaluation
– Canevas d’une remédiation
SESSION 4 : Élaboration des outils d’enseignement-apprentissage-évaluation
– Exploitation d’une fiche d’acquisition systématique
– Exploitation d’une fiche d’activité d’évaluation
– Exploitation d’une fiche d’activité de remédiation

SESSION 5 : Appropriation des contenus mathématiques


– Enseignement des nombres
– Enseignement des opérations
– Enseignement de la géométrie
– Enseignement des grandeurs mesurables
sommaire

SESSION 1 : APPROPRIATION DES PROGRAMMES EDUCATIFS

I - STRUCTURE DU PROGRAMME EDUCATIF ET DU GUIDE D’EXECUTION


DU PROGRAMME EDUCATIF

I – 1 : LE PROGRAMME EDUCATIF
Il donne des informations relatives :

au profil de sortie
au domaine de la discipline
au régime pédagogique
au corps du programme éducatif

: LE PROFIL DE SORTIE
À la fin de l’école primaire, l’élève doit être capable de traiter des situations relatives :
aux nombres (les entiers naturels, les décimaux et les fractions) et aux opérations
(l’addition, la soustraction, la multiplication et la division) ;
à la proportionnalité ;
à la géométrie (les solides usuels et les figures planes) ;
aux mesures (les longueurs, les masses, les capacités, les aires, les durées et la
monnaie).

: LE DOMAINE DE LA DISCIPLINE

Les mathématiques appartiennent aux domaines des sciences tout comme les
sciences et technologie et les TICE.
Les mathématiques fournissent des outils indispensables à l’étude des autres
disciplines du domaine.

: LE REGIME PEDAGOGIQUE
Le régime pédagogique précise le temps d’enseignement d’une discipline et le taux
de sa masse horaire par rapport à l’ensemble des disciplines.
La répartition du volume horaire hebdomadaire se présente comme il suit :
-Taux affecté au français : 50 % ;
-Taux affecté aux sciences : 40 % ;
sommaire

I -1-3-1: EMPLOIS DU TEMPS


I -1-3-2 : TABLEAU SYNOPTIQUE DES PLAGES HORAIRES RESERVEES A
LA DISCIPLINE MATHEMATIQUES.
Emplois du temps

Nombre de plages horaires

Niveaux
Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi
CP1 3 3 2/3 2 4
CP2 3 3 3 2 4
CE1 4 2 2 2 3
CE2 4 2 2 2 3
CM1 3 3 2 2 3

CM2 3 3 1 2 4

I -1-3-3 : EXPLOITATION DES PLAGES HORAIRES


Voici comment exploiter les plages horaires journalières de l’emploi du temps selon le
niveau.

Plage 1 : Acquisition systématique, construction des savoirs, de la notion à l’étude.

Suggestions :
À travers des questions précises, donner le temps à l’élève de mieux comprendre les
situations d’apprentissage en vue de mobiliser les acquis qui vont lui permettre de
construire la notion du jour.
Permettre aux enfants de s’impliquer effectivement dans la construction des savoirs à
travers des activités nombreuses et variées, d’investigation, de recherche, de mise en
commun, de validation et d’évaluation.
sommaire

Plage 2 : Activités de consolidation des notions de la plage 1 pour une acquisition


totale des habiletés.

Suggestions :

Permettre aux maîtres de consolider les savoirs de la séance de contenus.


Revenir rapidement sur les difficultés de certains élèves en vue de favoriser l’acquisition
totale et complète des habiletés.
Il s’agit de donner assez de temps aux maîtres pour faire participer le maximum d’élèves
à la construction de leur savoir. On fait le rappel des notions de la séance 1 et on propose
des activités de consolidation des notions en rapport avec les habiletés de
l’acquisition systématique.
sommaire
Plage 3 : Évaluation, application de la notion dans des situations diverses, fixation
des habiletés et contenus. Cette plage va permettre aux élèves d’appliquer la
notion étudiée dans de nouvelles situations.

Suggestions :
Amener les élèves à faire des productions dans les cahiers d’activités ou
d’exercices.
Noter les difficultés récurrentes.

Plage 4 : Renforcement, remédiation et soutien aux élèves en difficultés.

Suggestions :

Consolidation des acquis de la semaine.


Encadrement efficace des élèves en difficultés d’apprentissage.

NB : L’augmentation du temps (plages) d’apprentissage permet :

au maître d’amener tous les élèves à une acquisition totale des notions
mathématiques ;
aux élèves d’avoir assez de temps pour s’approprier les contenus à l’étude.

: LE CORPS DU PROGRAMME EDUCATIF


Le corps du programme éducatif donne des informations sur :

La compétence
En Mathématiques, trois compétences ont été retenues par niveau de cours:

Le thème :
Il y a également trois thèmes, chacun étant en rapport étroit avec une compétence. Un
thème comprend plusieurs leçons.

Thème 1 : Structuration du milieu

Au CP1 Thème 2 : Activités pré numériques


Thème 3 : Nombres et opérations
Thème 1 : Nombres et opérations
sommaire
Thème 2 : Géométrie
Du CP2
au Thème 3 : Grandeurs mesurables
CM2
sommaire

I-2 : LE GUIDE D’EXECUTION DU PROGRAMME EDUCATIF

Il précise la progression à suivre, les activités, les suggestions pédagogiques, les


méthodes et techniques pédagogiques pour une bonne mise en œuvre du programme
éducatif. Il comprend :
La progression
Le tableau des suggestions pédagogiques

Contenus Consignes pour conduire Techniques Moyens et supports


les pédagogiques didactiques
activités
Programmes
Guides
Ligne courbe Partir des lignes (courbes, pédagogique
ouverte brisées, Travaux s
Ligne courbe fermées ou ouvertes) avant individuel, Manuels scolaires
fermée de construire une ligne collectif et de Matériel naturel
Ligne droite droite (appelée ici trait) avec groupe ou structuré
Ligne brisée une règle pas forcément Tables-bancs
graduée disposés par
groupe de
travail

II- ORGANISATION DES CONTENUS

Répartition des thèmes et leurs contenus par niveau de cours

NIVEAUX THEMES CONTENUS


Le repérage dans un milieu (sur/sous ;
au- dessus/au-dessous ;
Structuration du devant/derrière ; gauche/droite ; près
milieu de/loin de ; à gauche/à droite)
Les lignes (courbe ouverte, courbe fermée,
droite, brisée)
sommaire

Le tri et le classement (propriétés-critères) ;


La sériation et le rangement,
Activités pré
Les rythmes ;
CPI numériques La correspondance « un pour un » ou «
paquet à paquet ».
Les nombres de « 0 à 20 »
La comparaison des nombres de « 0 à
Nombres et 20 » à l’aide des signes > et =
opérations Le rangement des nombres de « 0 à 20 »
L’addition des nombres de « 0 à 20 »

Nombres Les nombres de « 0 à 100 »


et La comparaison des nombres de « 0 à
opérations 100 » à l’aide des signes >, < et =
Le rangement des nombres de « 0 à 100 »
L’addition, la multiplication et la
soustraction des nombres de « 0 à 100 »
Le classement des solides
Géométrie La découverte des solides à
faces planes
La construction de squelette
C P II des solides à faces planes (le
cube et le pavé droit)
La prise d’empreinte des
faces planes des solides
Le tracé (la prise) d’empreinte
(le tracé de contour) des faces
planes des solides
La construction de figures planes
(quadrilatères et triangles)
Mesures de La longueur
grandeurs La capacité
Les nombres de 0 à 1 000
L’addition des nombres de 0 à 1 000
Nombres La soustraction des nombres de 0 à 1 000
et La multiplication des nombres de 0 à 1 000
opérations La division des nombres de 0 à 1 000
(sens et approche)
sommaire
Le pavé droit et le cube
Les droites (les angles, les droites
CEI
Géométrie perpendiculaires, les droites
parallèles et la construction d’un
quadrillage)
Le rectangle et le carré
Les longueurs
Mesures de grandeur Les durées
La monnaie
Nombres Les nombres de 0 à 1 000 000
et Les 4 opérations
C E II opérations La proportionnalité
Géométrie Le rectangle et le carré
Le repérage sur un quadrillage
Les longueurs
Mesures de Les capacités
grandeurs Les masses
Les durées

Les nombres de 0 à 1 000 000 000 et au-


delà
Les 4 opérations
Les fractions
Nombres
Les nombres décimaux
et
CMI La proportionnalité
opérations
Le pourcentage
La lecture de tableaux et de graphiques
Le rectangle et le carré
Géométrie Le disque (le cercle)
Le triangle
Le développement du cube et du pavé droit
Mesures de Les masses
grandeurs Les capacités
Les durées
La monnaie
Les fractions
Les opérations et les nombres décimaux
La vérification d’un résultat
Nombres La proportionnalité
et La lecture de tableaux et de graphiques
opérations Le partage en parts inégales
sommaire
Géométrie Le triangle
La pyramide
Le cylindre
La mesure de masse
C M II La mesure de capacité
La mesure de d’aires
Le périmètre des figures planes (le
Mesures de rectangle, le carré, le triangle et le cercle
grandeurs (le disque))
L’aire de la surface des figures planes
(le rectangle, le carré, le triangle et le
cercle (le disque))
La facture
La monnaie
sommaire
SESSION 2 : SUPPORTS DIDACTIQUES ET ORGANISATION
MATERIELLE DE LA CLASSE

I. – LA PRESENTATION DES MANUELS ET GUIDES


PEDAGOGIQUES I - 1- LA STRUCTURE DES MANUELS
SCOLAIRES ET DES GUIDES
PEDAGOGIQUES.

N° IDENTIFICATIOND FONCTION
ES ELEMENTS DE
LA STRUCTURE
1 Avant-propos C’est un accès au document.
2 Sommaire Table des matières répertoriant les thèmes, les leçons,
les séances, les semaines et les pages
3 Mode d’emploi Explication des différents termes d’une unité de leçon

I - 2 - LA STRUCTURE D’ENSEMBLE DES MANUELS.


Pour toutes les disciplines, les manuels présentent la structure suivante :
la page de titre ;
la page des remerciements ;
la page d’avant-propos ;
la/les page(s) de sommaire ;
la/les page(s) du mode d’emploi ;
les pages des unités de leçons ;

I - 3 - L’ORGANISATION DES MANUELS ET GUIDES PEDAGOGIQUES

I – 3 – 1 - LES MANUELS « ÉCOLE NATION ET DÉVELOPPEMENT » et «


ÉCOLE NATION »
sommaire

Moments CP (École Nation CE (École Nation CM (École et


didactiques et Développement) et Développement) Nation)
Présentation Rappel Rappel J’observe
Découvre Découvre
Développement Recherche Recherche Je cherche
Retiens Retiens
Évaluation (à la fin Exerce-toi Exerce-toi Je m’entraîne
de chaque séance)
Évaluation (à la fin Activités Activités Activités
de chaque leçon) d’évaluation d’évaluation d’évaluation

I - 4 - L’UTILISATION DES MANUELS ET DES GUIDES PÉDAGOGIQUES AU


COURS DES APPRENTISSAGES

I - 4 - 1 – LES MANUELS « ÉCOLE NATION ET DÉVELOPPEMENT »

Manuels Programmes
« Mathématiques » Le livre du éducatifs/ Guides
maître d’exécution
L’enseignant(e) l’utilise L’enseignant(e) L’enseignant(e) les
pour analyser les les consulte pour consulte pour relever la
activités et y recenser la préparation de progression, les
Avant la séance les notions à enseigner. sa séance. habiletés et les
contenus.
L’enseignant(e) tient
compte aussi des
suggestions
d’activités.
Les manuels peuvent
s’utiliser uniquement
Pendant pour l’exploitation de la Ils ne sont plus
situation Ils ne sont plus utilisés.
la séance utilisés.
d’apprentissage ou pour
donner des exercices
d’évaluation
aux élèves.
L’élève les utilise pour Ils ne sont plus
Après la séance Ils ne sont plus utilisés.
son entraînement utilisés.
sommaire
II - L’ORGANISATION MATÉRIELLE DE LA CLASSE
L’organisation matérielle consiste à identifier, sélectionner et collecter le matériel propice
à la conduite des activités d’apprentissage.

II - 1 - 1- LE MATERIEL NATUREL (OU DE RECUPERATION)

Exemple : cailloux, graines, bâtonnets, capsules…

II - 1 – 2 - LE MATERIEL STRUCTURE

Exemple : Compas, règle, équerre, rapporteur, boîte, carton, plaque, barre, carré-unité…
sommaire

SESSION 3 : METHODOLOGIES DES SEANCES DE MATHEMATIQUES

CANEVAS D’UNE ACQUISITION SYSTEMATIQUE

Tableau des Habiletés

Habiletés Contenus

Déroulement

Plage Phases Étapes Activités- Stratégies Activités


horaire didactiques maître - élèves
Présentation Rappel - Proposer Travail
l’exercice individuel
du manuel-
élève
Découvre Faire
(situation observer
d’apprentissage) l’image de la
situation Travail
d’apprentissag collecti
Premièr
e f
e plage
Poser des
horaire
questions de
compréhensio
n
Faire ressortir
la tâche
- Faire Travail
Développemen Recherche résoudre collecti
t la tâche f
- Faire Travail
présenter collecti
les f
productions
- Faire Travail
valider les collecti
productions f
sommaire
- Faire fixer Travail
les notions à collectif
l’étude Travail
individuel
Retiens - Faire faire Travail
un résumé collecti
du cours f
Évaluation Exerce-toi - Proposer un Travail
exercice individuel
d’applicatio
n
sommaire
CANEVAS D’UNE EVALUATION
Tableau des Habiletés et Contenus

Habiletés Contenus

Déroulement

Plan du cours Activités - maître Stratégies Activités - élèves


- Présentation de la Faire lire la situation Lire
situation à traiter silencieuse-
ment puis à
Travail voix haute
Poser des questions
de compréhension collecti
f Répondre aux
questions de
compréhensio
n
- Explication du - Expliquer le Travail - Suivre attentive -
barème. barème collecti ment
f
- Production des élèves - Fait faire l’exercice Travail - S’exercer dans les
dans les cahiers individuel cahiers
sommaire
CANEVAS D’UNE REMEDIATION

Tableau des Habiletés

Habiletés Contenus
- Identifier - les erreurs
- Décrire - les sources d’erreurs
- Corriger - les erreurs
- Traiter - des situations de remédiation

Déroulement

Plan du cours Activités- maître stratégies Activités-élèves


- Redécouverte de la Faire lire l’énoncé Travail Lire
situation collecti silencieuse-
f ment puis à
Faire rappeler la voix haute
compréhension de Répondre aux
l’énoncé questions
- Présentation des - Faire identifier les Travail - Identifier les
erreurs erreurs collecti erreurs
f
- Description des sources - Faire décrire les Travail - Décrire les sources
d’erreurs sources des erreurs en collecti des erreurs
fonction des contenus f
dispensés
Remédiation - Procéder à des exercices Travail - S’exercer
de renforcement ou des collecti
reprises de portions de f
séances.
sommaire

SESSION 4 : ÉLABORATION DES OUTILS D’ENSEIGNEMENT-APPRENTISSAGE


-EVALUATION

EXPLOITATION D’UNE FICHE D’ACQUISITION SYSTEMATIQUE


(CE2)
Discipline : Mathématiques
Thème : Nombres et Opérations
Leçon : L’addition
Séance : L’addition avec retenue

Tableau des Habiletés et Contenus

Habiletés Contenus
Identifier
- une situation d’addition
- une somme avec retenue sans le
Calculer tableau de numération

Traiter - une situation relative à l’addition

DEROULEMENT

STRATEGI
PLAN DU COURS ACTIVITES MAITRE ES ACTIVITES ELEVES
PEDAGOGI
Q
UES
I-PRESENTATION 9 147
Pré requis Pose et effectue : 9 147 +
532
Travail + 532
individue 9 679
l
sommaire
« Un cultivateur du village
d’Akendé va acheter la
vignette de sa moto à 16
850 F et des timbres
fiscaux à 2 500 F pour
établir des extraits d’actes
de naissance. Il cherche à
Situation de
savoir le montant de la
découverte
dépense effectuée afin de Travail
prévoir de l’argent pour collecti
faire un cadeau. » f
Lis silencieusement le texte. Lisent silencieusement
le texte
De quoi s’agit-il dans
le texte ? Disent « Dans le texte,
il s’agit de ..... »
Qu’est-ce qu’une vignette ?
Le cultivateur du village
Dis ce que veut savoir d’Akendé veut savoir le
le cultivateur du montant de la dépense
village d’Akendé. qu’il a effectuée afin de
prévoir de l’argent pour
faire un cadeau.
II - Calculez le montant de la Travail 16 850
DEVELOPPEMENT dépense qu’il a effectuée de + 2 500
afin de prévoir de l’argent groupe
Recherche de solution pour faire un cadeau.
19 350

Présentation - Groupe X présente ton Travail - Le groupe X présente son


des résultat au tableau collecti résultat au tableau
productions f

- Appréciez le travail du Travail - Les autres élèves


Validation
groupe X collecti apprécient le travail du
f groupe X
sommaire
Fixation - Calculez 13 426 + 7 539 Posent et calculent
Travail 13 426
collecti + 7 539
f
20 965
- Comment poser et On place les unités sous
effectuer une addition ? les unités, les dizaines
sous les dizaines …
On commence par
les unités…

- Pour calculer une Travail On pose l’opération


somme, qu’est-ce qu’on collecti On place les unités sous
Synthèse fait ? f les unités, les dizaines
- sous les dizaines …
On calcule en
commençant par les
unités...
III Pose et effectue Travail 25 650
EVALUATION 25 650 + 9 880 individue + 9 880
l
Exercice d’application 35 530
sommaire
EXPLOITATION D’UNE ACTIVITE D’EVALUATION
(CM1)
Compétence : Traiter une situation relative à la géométrie
Thème : Géométrie
Leçon : Le rectangle et le carré
Séance : Le rectangle
Matériel : Crayons, règles graduées et équerres
Tableau des Habiletés

Habiletés Contenus
Identifier le matériel de construction : la règle graduée et l’équerre
correctement un rectangle
Utiliser - correctement la règle graduée et l’équerre
Construire - un rectangle à l’aide de la règle graduée et de l’équerre
Traiter - une situation relative au rectangle

Situation :
Cette année, l’école décide de tracer un terrain de football. Le maître qui est le
responsable du sport t’a remis le plan pour le chef de classe de CM1. En allant à la
maison, la feuille est perdue. Tu te souviens alors des dimensions 12 cm et 9 cm. Tes
amis veulent tracer le terrain. Pour cela, il te demande de refaire le plan à l’aide de la
règle graduée et de l’équerre.
Énumère les instruments de construction.
Construis ce terrain.
Explique les étapes de construction.
DEROULEMENT

Plan du cours Activités - maître Stratégies Activités - élèves


Présentation de la Lecture de la situation Travail Lecture
situation à traiter Que veut faire l’école ? collecti silencieuse, puis à
f voix haute
Qui doit tracer le terrain ? Construire un terrain
Les élèves de CM1
Pourquoi tu dois refaire
La feuille est perdue
le plan ?
sommaire
Explication Si vous dites les
du barème. instruments de Écoutent attentivement
construction vous aurez 2 le maître
pts Travail
Construction du terrain 3 pts collecti
Explication des étapes f
de construction 3 pts
Bonne présentation 2 pts
Production - Le maître amène les élèves Travail Les élèves répondent
des élèves à répondre aux questions individuel aux questions
sommaire
EXPLOITATION D’UNE ACTIVITE DE REMEDIATION

Tableau de spécification

Habiletés Contenus
- Identifier - les erreurs
- Décrire - les sources d’erreurs
- Corriger - les erreurs
- Traiter - des situations de remédiation

Déroulement

Plan du cours Activités- maître stratégies Activités-élèves


Redécouverte de la Lecture de l’énoncé Lecture
situation Rappel de la silencieuse puis à
Travail
compréhensio voix haute
collecti Répondent aux
n f questions
Présentation des erreurs - Faire identifier les Travail - Les élèves
erreurs collecti identifient les
f erreurs
Description des sources - Faire décrire les Travail - Les élèves
d’erreurs sources des erreurs en collecti décrivent les
fonction des contenus f sources des erreurs
dispensés
Remédiation - Procéder à des exercices Travail - Les élèves
de renforcement ou des individuel s’exercent
reprises de portions de
séances.
sommaire
SESSION 5 : APPROPRIATION DES CONTENUS MATHEMATIQUES

ENRICHISSEMENT LINGUISTIQUE EN LIEN AVEC LES


MATHEMATIQUES

MOTS SENS COURANT SENS MATHEMATIQUE


Ranger Mettre en ordre des objets Mettre les éléments d’un ensemble les uns
à la suite des autres après les avoir tous
comparés deux à deux
Classer Mettre dans un certain ordre Répartir tous les éléments d’un ensemble
dans différents sous- ensembles disjoints
Sérier Répartir tous les éléments Mettre les éléments d’un ensemble les uns
d’un ensemble dans différents à la suite des autres selon une loi
sous- ensembles disjoints déterminée
Ordonner Donner des ordres, Ranger par ordre croissant ou décroisant
commander, mettre de l’ordre
Compter Comprendre (une ville Déterminer une quantité
comprend)
Se fier à
Citer
Sur Indique une En haut avec contact
proximité
géographique
Ligne Instrument de pêche Ensemble continu de points
Canal (ligne ferroviaire,
ligne téléphonique …)
Point Petite marque ronde que l’on Point d’intersection de deux lignes
emploie dans différents
usages de l’écriture (à la fin
d’une phrase, sur une lettre,
…)
Nombre Combinaison de chiffres Quantité, cardinal d’un ensemble
Chiffre Donnée statistique Symbole, signe qui permet d’écrire les
nombres
Opération -Intervention chirurgicale Processus visant à obtenir un résultat à
-Exécution des mesures partir d'un ou plusieurs objets appelés
prises pour la réalisation d’un opérandes
projet
sommaire
Opérateur -Celui qui fait des opérations Symbole qui permet d’écrire une opération
-Personne qui entreprend
une activité économique à
titre privé
Calcul Masses minérales formées Technique qui permet de combiner
dans les voies plusieurs
urinaires
(calcul

urinaire) ou biliaires nombres pour obtenir un autre à l’aide de


(calcul biliaire) : l’addition, la soustraction, la
médecine multiplication, et la division
Produit Résultat de la production Le résultat d’une multiplication
agricole
Reste -Cadavre Le résultat d’une soustraction
-Cendre d’une personne
décédée
Dividende -Portion du bénéfice net Nombre qui est à diviser
-Profit
Solide -Résistant -Figure géométrique à trois (3) dimensions
-Durable - Ensemble des points situés à l'intérieur
d'une partie fermée de l'espace
Sommet Rencontre, réunion Point de rencontre de deux côtés
d’une figure ou d’au moins trois
arêtes d’un
solide
Milieu -Environnement Point équidistant des extrémités d’un
segment
-Endroit
Centre -Milieu d’un espace donné Point équidistant de tous les points d’une
figure géométrique
Cercle -Assemblée d’un petit nombre Courbe plane fermée constituée de points
de personnes situés à égale distance d'un point nommé
centre
Disque -objet de jeu Courbe plane fermée constituée de points
situés à une distance inférieure ou égale au
rayon du disque
sommaire
Rayon Étagère, emplacement. Segment de droite reliant le centre du
Tige métallique joignant le cercle à un point de ce cercle
moyeu à
la jante d’une roue.
Rayon de lumière (source
de lumière)
Hauteur -Fierté Droite passant par le sommet d’un triangle
ou d’un solide et perpendiculaire au côté
opposé ou à la base
Nb: elle désigne aussi le segment ou la
mesure du segment.
Grandeur -Fierté -Caractéristique physique, chimique
-Étendue ou biologique qui est
mesurée ou repérée
sommaire
Capacité Aptitude, compétence, Grandeur mesurable, contenance d’un
savoir- faire récipient
Périmètre -Surface environnante -Contour d’une figure plane
-Champ d’action autorisée -Longueur du pourtour d’une figure plane
d’une personne ou d’un projet
Surface -Superficie Objet géométrique à deux dimensions
-Étendue (surface de la table, du disque, etc…)

-Partie extérieure d’un corps


Aire Surface Grandeur mesurable
Mesure -Précaution Une mesure est une fonction qui à tout
-Portée élément d’une famille, associe la mesure
d’une grandeur donnée, dans une unité
-Moyen pour atteindre un but donnée
Poids -Masse Force exercée par la pesanteur
-Importance
Masse -Quantité considérable Grandeur mesurable
Échelle Matériel qui permet de monter Rapport de distances (distance sur le dessin
ou de descendre. sur distance réelle)
Rapporteur Qui fait un rapport Instrument de construction géométrique
Qui par légèreté ou par malice
a coutume d’accuser
Tangente Qui est prêt de réussir Droite qui touche une ligne ou une surface
quelque chose en un point et formant avec elle un angle
nul

I - ENSEIGNEMENT DES NOMBRES

I - 1- LES NOMBRES ENTIERS NATURELS

LES ACTIVITES PRE-NUMERIQUES

Les activités pré numériques sont des activités qui préparent l’enfant à l’acquisition
du nombre dans ses aspects cardinal et ordinal.

Activités Définition Représentation


pré
numériques
sommaire
Jeu de Kim Nommer un objet Retirer le carré vert et les élèves
retiré (ou ajouté) nomment l’objet retiré.
d’une (à une)
collection après un
temps d’observation.
Tri C’est choisir parmi
Mettez ensemble les triangles.
les éléments d’une
collection celui ou
ceux qui possèdent la
propriété indiquée.
Classement C’est répartir tous les
éléments d’un Mettez ensemble les objets de même
ensemble dans forme.
différents sous-
ensembles disjoints
selon un critère.
Sériation C’est mettre les
Mettez un grand, un petit, un grand et ainsi
éléments d’un
de suite.
ensemble les uns à la
suite des autres selon
une loi déterminée.
Rangement C’est mettre les
éléments d’un Placez les bâtonnets du plus petit au plus
ensemble les uns à la grand.
suite des autres après
les avoir tous
comparer deux à
deux selon une loi
déterminée.
Rythme simple C’est répéter de façon Observez et continuez.
continuelle une série
d’objets (ou symboles)
disposés l’un à côté de
l’autre.
Rythme complexe C’est une suite dans
laquelle la séquence Observez et continuez
suivante est construite
sommaire
en modifiant (ou
en transformant)
la séquence
précédente selon
une loi
déterminée.
Comptine C’est une récitation ou 1, 2, 3 viens chez moi 4, 5, 6 manger
une chanson rythmée des bananes.
d’une suite de
nombres.
Correspondance C’est la mise en
relation de chaque
élément (paquet) La correspondance « un pour un »
d’une collection à un
seul élément (paquet)
de l’autre collection
sans jamais reprendre
deux fois le même
élément (paquet).

Dans les activités consacrées à la découverte et à la construction du nombre, certaines


vont privilégier tantôt l’aspect cardinal (les activités de tri, de classement, de
correspondances.) tantôt l’aspect ordinal (les activités de sériation, de rangement, de
rythmes et de comptine.)
Ces deux aspects sont étroitement liés.

LA NUMERATION DECIMALE (LES ENTIERS NATURELS)

La numération décimale est un système de numération à base 10 qui utilise dix symboles
ou chiffres pour écrire les nombres. C’est une numération de position.
Exemple : Dans les nombres 56 et 45, le chiffre 5 n’a pas la même valeur. Dans 56, 5 est
le chiffre des dizaines alors que dans 45, 5 est le chiffre des unités.
Définitions
On appelle base dans un système de numération le nombre a ˃1 qui indique le mode
suivant lequel il faut regrouper les objets d’une collection.
Ainsi on a :
Base 2 : symboles (0, 1)
Base 3 : symboles (0, 1, 2)
Base 10 (ou numération décimale) : symboles (0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9)
- Base 11 : symboles (0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, A) avec A = 10
- Base 12 : symboles (0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, A, B) avec A = 10 et B = 11
NB : En base X quelconque, on a X symboles.

Le nombre est défini comme :


sommaire
Une classe d’équivalence d’ensembles équipotents (ayant le même nombre
d’éléments)
Ex : la classe de 2, c’est tout ensemble ayant 2 éléments
le cardinal d’un ensemble fini.
Ex : dénombrer une collection d’objets

Écriture d’un nombre dans une base

Un groupement d’ordre 0 ou éléments non groupés


Un groupement d’ordre 1 ou 1er groupement
Un groupement d’ordre 2ème groupement Exemple 1: On

a un ensemble de 26 éléments.

Groupe par 3 et écris le résultat dans la base 3.


Groupe par 5 et écris le résultat dans la base 5.

Éléments non groupés


1er groupement

2ème 1er Éléments non


groupement groupement groupés
2 2 2

222 se lit deux-deux-deux en base trois et s’écrit : 2223

2ème 1er Éléments non


groupement groupement groupés
1 0 1
sommaire
101 se lit un-zéro-un en base cinq et s’écrit : 1015

Modes d’écriture des entiers naturels


Un nombre peut s’écrire en chiffres ou en lettres

Écriture en chiffres

- Il existe au total dix symboles ou chiffres pour écrire un nombre dans la numération
décimale. Ce sont : 0 ; 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7 ; 8 ; 9.

Dans l’écriture d’un nombre, on distingue dans l’ordre croissant de la droite vers la gauche :
La classe des unités simples
La classe des mille
La classe des millions
La classe des milliards, etc.

Chaque classe comprend 3 ordres : unités, dizaines et centaines


On obtient le tableau suivant :

Milliards Millions Mille Unités simples


C D U C D U C D U C D U

Un nombre peut se mettre sous la forme d’une écriture :


- additive : 100 + 100 + 100 + 30 + 5 ou 700 + 80 + 4
canonique : 437 ; 689
- polynomiale : 5 × 102 + 7 × 101 + 3 × 100

Écriture en lettres

C’est la numération orale. Il existe 26 noms pour écrire en lettres tous les noms des
nombres de la numération décimale qui sont : zéro, un, deux, trois, quatre, cinq, six,
sept, huit, neuf, dix, onze, douze, treize, quatorze, quinze, seize, vingt, trente,
quarante, cinquante, soixante, cent, mille, million, milliard.
L’écriture en lettres respecte certaines règles :

* La règle du trait d’union


sommaire
Les noms composés des nombres inférieurs à cent comportent 1 ou 2 traits d’union.

Exemple : 25 : vingt-cinq ; 3685 : trois mille six cent quatre-vingt-cinq


* La règle du pluriel
Vingt et cent prennent un « s » s’ils sont multipliés sans être suivis d’un autre
nom de nombre.

Exemple : 500 : cinq cents ; 580 : cinq cent quatre-vingts ; 583 : cinq cent quatre-vingt-trois

Million et milliard prennent « s » quand ils sont multipliés.


Exemple : 3 000 000 : trois millions ; 3 000 017 : trois millions dix-sept ; 4 000 000
009 : quatre milliards neuf

Mille est invariable


Exemple : 4 000: quatre mille ; 4 005 : quatre mille cinq
* La règle de « et »
On emploie « et » avant « un » dans la lecture des nombres de deux chiffres sauf 81 :
quatre- vingt-un.
Exemple : 21 : vingt et un ; 51 : cinquante et un
sommaire

LA NUMÉRATION ROMAINE

La numération romaine est étudiée au CM1. Elle utilise sept symboles pour écrire
des nombres.

Symboles I V X L C D M
Valeurs 1 5 10 50 100 500 1 000

Exemple : 9 989 : MCMLXXXIX ou MDCDLXXXIX ; 2 568 : MMCLXVIII

Deux différentes positions d’un même symbole ou chiffre dans un nombre ne


représentent pas deux quantités différentes.
Exemple : Dans VI et IV, les symboles I et V gardent leur même valeur car la
valeur du symbole ne dépend pas de sa position. C’est une numération de non
position.

Règles de fonctionnement

Pour faciliter l’écriture des grands nombres, on utilise :


la barre qui signifie « multiplier par 103 » (1
000). Exemple : X : 5 × 1 000 = 5 000
le crochet qui signifie « multiplier par 106 » (1 000 000).

Exemple : VII : 7 × 1 000 000 = 7 000 000

- Tout chiffre écrit à la droite d’un autre plus grand s’ajoute à celui-ci.
Exemple : VI : 5 + 1 = 6 ; XV : 10 + 5 = 15.
- Tout chiffre écrit à la gauche d’un autre plus grand se retranche de celui-ci.
Exemple : IV : 5 − 1 = 4 ; XL : 50 − 10 = 40.
Attention :
Dans un nombre, on n’écrit pas plus de trois fois successivement le même symbole.
On ne retranche à V et à X que I.
On ne retranche à L et à C que X.
On ne retranche à D et à M que C.
sommaire
LES MULTIPLES ET LES DIVISEURS D’UN ENTIER NATUREL- PPCM
ET PGCD

Notion de multiple et de diviseur


Un entier naturel non nul b est un diviseur d’un entier naturel a lorsque le reste r
de la division euclidienne de a par b est égale à 0. On écrit a = b × q car r = 0 ;
b et q sont des diviseurs de a, a est un multiple de b

Exemple : 6 = 2 × 3
2 et 3 sont des diviseurs de 6 ;
6 est un multiple de 2 et 3.
NB : Les phrases « a est un diviseur de b », « a divise b », « b est un multiple de a
», « b est divisible par a » sont des synonymes.
Nombres premiers

- Un nombre premier est un entier naturel supérieur ou égal à 2 qui a exactement deux
diviseurs : 1 et lui-même.
Exemple : Les 100 nombres premiers sont : 2 ; 3 ; 5 ; 7 ; 11 ; 13 ; 17 ; 19 ; 23 ; 29 ;
31 ; 37 ; 41 ; 43 ; 47 ; 53 ; 59 ; 61 ; 67 ; 71 ; 73 ; 79 ; 83 ; 89 ; 97.
Décomposition d’un entier naturel en produits de facteurs premiers
Décomposer un entier naturel en produit de facteurs premiers, c’est l’écrire sous la
forme d’un produit de puissances de nombres premiers distincts.
Pour décomposer un entier naturel en produits de nombres premiers, il faut trouver tous
les nombres premiers qui divisent ce nombre.

Exemple : Décomposer 20 ; 462 et 504 en produits de facteurs


premiers. 20 = 22 × 5 ; 462 = 2 × 3 × 7 × 11 ; 504 = 23 × 32 × 7.
Ensemble des diviseurs d’un entier naturel
L’ensemble des diviseurs d’un entier naturel est formé par tous les nombres qui
divisent cet entier naturel.
Exemple : Déterminer les diviseurs de 15 et de 45.

15 1 3 5 45 1 3 5 9
15 5 45 15 9

D15 = 1;3;5; D45 = 1 ; 3 ; 5 ; 9 ; 15 ; 45


15
sommaire

NB : Lorsqu’on retrouve les mêmes diviseurs pour la deuxième fois, on arrête la division.
sommaire

PPCM et PGCD de deux ou plusieurs entiers naturels

Règle (PPCM) :
Décomposer les entiers naturels en produit de facteurs premiers
Calculer le produit de tous les facteurs des décompositions, chacun étant affectés du plus
grand exposant apparu dans les décompositions.
Exemple : Calculer PPCM (462 ; 504)
462 = 2 × 3 × 7 × 11 ; 504 = 23 × 32 × 7 PPCM (462 ; 504) = 23 × 32 × 11× 7 = 5 544
Règle (PGCD) :
Décomposer les entiers naturels en produit de facteurs premiers
Calculer le produit de tous les facteurs communs des décompositions, chacun étant
affectés du plus petit exposant apparu dans les décompositions.
Exemple : Calculer PGCD (462 ; 504)
462 = 2 × 3 × 7 × 11 ; 504 = 23 × 32 × 7 PGCD (462 ; 504) = 2 × 3 × 7 = 42
NB : Si PGCD (a ; b) = 1 alors a et b sont dits premiers entre
eux. PGCD (3 ; 20) = 1 ; 3 et 20 sont donc premiers entre eux.

Propriétés de PPCM et PGCD


Soient a, b et k trois entiers naturels non nuls.
PPCM (a ; b) = PPCM (b ; a)
PGCD (a ; b) = PGCD (b ; a)
PPCM (ka ; kb) = k × PPCM (a ; b) ; PGCD (ka ; kb) = k × PGCD (a ; b)
PGCD (a ; b) divise PPCM (a ; b)
PPCM (a ; b) × PGCD (a ; b) = a × b
Si a et b sont premiers entre eux, alors PPCM (a ; b) = a × b

Caractères de divisibilité
Divisibilité par 2 : Un entier naturel est divisible par 2 si et seulement si le chiffre de
ses unités est 0 ; 2 ; 4 ; 6 ; 8.
Exemple : 10 ; 52 ; 5 428 sont divisibles par 2.
Divisibilité par 3 : Un entier naturel est divisible par 3 si et seulement si la somme de
ses chiffres est un multiple de 3.
Exemple : Montrer que 615 est divisible par 3.
sommaire

On a : 6 + 1 + 5 = 12 = 4 × 3 ; 12 est un multiple de 3. Donc 615 est divisible par 3.


Divisibilité par 4 : Un entier naturel est divisible par 4 si et seulement si le nombre
formé par ses deux derniers chiffres est un multiple de 4.
sommaire
Exemple : 12 ; 124 ; 2 408 sont divisibles par 4 car leurs deux derniers chiffres
respectifs sont 12 ; 24 et 08 qui sont divisibles par 4.
Divisibilité par 5 : Un entier naturel est divisible par 5 si et seulement si le chiffre de
ses unités est 0 ou 5.
Exemple : 0 ; 5 ; 10 ; 15 ; 42 360 sont divisibles par 5.
Divisibilité par 9 : Un entier naturel est divisible par 9 si et seulement si la somme de
ses chiffres est un multiple de 9.
Exemple : Montrer que 3 465 est divisible par 9.
On a : 3 + 4 + 6 + 5 = 18 = 2 × 9 ; 18 est un multiple de 3. Donc 3 465 est divisible par 9.
Divisibilité par 10 : Un entier naturel est divisible par 10 si et seulement si le
nombre est terminé par un zéro.
Exemple : 10 ; 500 ; 345 700 sont divisibles par 10.
Divisibilité par 11 : Un entier naturel est divisible par 11 si et seulement si la
différence entre la somme de ses chiffres de rang pair et la somme de ses chiffres de
rang impair est un multiple de 11.
Exemple : Monter que 749 892 est divisible par 11.
On a : 7 ; 9 ; 9 qui sont les chiffres de rang impair et 4 ; 8 ; 2 les chiffres de rang impair.
Puisque (7 + 9 + 9) = 25 et (4 + 8 + 2) = 14 et 25 − 14 = 11 = 1 × 11. 11 est un multiple
de 11
donc 749 892 est divisible par 11.
Divisibilité par 25 : Un entier est divisible par 25 s’il se termine par 00 ; 25 ; 50 ou
75. Exemple : 1 950 ; 2 075 sont divisibles par 25 car ils se terminent par 50 et 75.
sommaire

DEMARCHE D’APPRENTISSAGE DES ENTIERS NATURELS

Nombres à Méthodes de
Niveau Habiletés
l’étude découverte
Vision ou lire un nombre
imprégnation écrire un nombre en chiffres et
1à6
en lettres
globale coder une collection
Relation « un de décoder un nombre
0
CP1 moins comparer des nombres avec
» les signes « > » et « = »
7 à 16 Relation « un de ranger des nombres.
plus »
17 à 20 Groupement par 10
Révision CP1
lire un nombre
0 à 20 Idem CP1
écrire un nombre en chiffres et
en lettres
coder une collection
décoder un nombre
écrire un nombre dans un tableau
de numération
décomposer un nombre en
CP2
21 à 99 Relation « un de écriture additive
plus » décomposer un nombre en
unités et dizaines
comparer des nombres avec
100 Relation « un de les signes « < », « > » et « =
plus »
»
- ranger des nombres
Révision CP2 révision CP2
Tableau de lire un nombre
0 à 100 numération écrire un nombre en chiffres et
en lettres
Groupement par 100 écrire un nombre dans un tableau
100 à 500 de numération
Tableau de
décomposer un nombre en
500 à 999 numération
sommaire

CE1 unités, dizaines, centaines et


Groupement par 100 milliers
Tableau de comparer des nombres avec
1 000 les signes « < », « > » et « =
numération
»
à partir d’un tableau de
numération
ranger des nombres à partir
d’un tableau de numération

idem CE1 révision CE1


0 à 1 000 lire un nombre
1 000 à 99 Groupement par 1 écrire un nombre en chiffres et
999 000 Tableau de en lettres
100 000 à numération écrire un nombre dans un tableau
999 de numération
999 décomposer un nombre en unités,
CE2 dizaines, centaines, milliers et
millions
comparer des nombres avec
1 000 000
les signes « < », « > » et « =
»
à partir d’un tableau de
numération
ranger des nombres à partir
d’un tableau de numération
0 à 1 000 idem CE2 lire un nombre
000 écrire un nombre en chiffres et
en lettres
écrire un nombre dans un tableau
de numération
décomposer un nombre en unités,
CM
1 000 000 à dizaines, centaines, milliers,
1 000 000 Multiples de 1 000 millions et milliards
000 000 comparer des nombres avec
et au-delà
les signes « < », « > » et « =
»
à partir d’un tableau de
numération
ranger des nombres à partir
sommaire
d’un tableau de numération
sommaire
I – 2 - LES NOMBRES DECIMAUX
Définitions

Un nombre décimal est un nombre à virgule dans lequel le nombre de chiffres après la
virgule est fini.
Exemple : 3,27 ; ̵ 4,35

Un nombre décimal peut s’écrire sous la forme d’une fraction décimale.


Exemple : 375 = 𝟑, 𝟕𝟓
100

Démarche d’apprentissage des nombres décimaux


L’étude des décimaux est introduite au CM1, après l’étude des entiers naturels et des
fractions. Il répond à certaines situations concrètes où l’ensemble des entiers naturels
s’est avéré insuffisant.
Découverte des décimaux (à partir des fractions décimales)

30+7/1
Exemple : 37/10 : 0 :30.7

Lecture et écriture des décimaux

Exemple : 3,6 se lit « trois et six dixième » ou « trois virgule six »

Comparaison des décimaux

Pour comparer des décimaux, on compare progressivement les parties entières, les
dixièmes, les centièmes, etc.
Exemple : Comparer 27,75 et 36,15 ; 29,73 et 29,48
27,75 < 36,15 car 2 < 3

29,73 > 29,48 car 7 > 4

Opérations sur les décimaux


Addition de deux décimaux : 24,53 + 13,26 =...
Addition d’un décimal et d’un entier : 24,54 + 13 =…
Soustraction de deux décimaux : 24,58 ̵ 13,26 =...
Soustraction d’un décimal et d’un entier : 24,54 ̵ 13 =…
Multiplication de deux décimaux : 278,53 × 26,8 =…
Multiplication d’un décimal et d’un entier : 24,54 × 13 =…
Division (quotient décimal exact) : 1165 : 50 =… 1165
= 50 × 23,3 + 0
sommaire
Division (quotient décimal approché au centième près) : 23515 : 232 =… 23515 =

232 × 101,35 + 1,80

Décomposition d’un nombre décimal en partie entière et en partie décimale


- Un nombre décimal X apparaît comme la somme d’un entier relatif E(X) et d’un
décimal positif D(X) inférieur à 1.
E(X) ≤ X < E(X) + 1 D(X) < 1

E(X) est la partie entière de X.


X = E(X) + D(X) avec
D(X) est la partie décimale de X.

Exemple : Déterminer la partie entière et la partie décimale de 23,75 et ̵ 42,68.

E(23,75) = 23
X = 23,75 23 ≤ 23,75 < 24
D(23,75) = 23,75 ̵ 23
D(23,75) = 0,75

X = ̵ 42,68 ̵ 43 ≤ ̵ 42,68 < ̵ 42


E(̵ 42,68) = ̵ 43
D(̵ 42,68) = ̵ 42,68 ̵ (̵ 43)
D(̵ 42,68) = 0,32
sommaire

– 3 - LES NOMBRES RATIONNELS


Définitions
Un nombre X est rationnel s’il peut s’écrire sous la forme d’un quotient de deux
nombres entiers relatifs a et b avec b non nul X= a/b.

Exemples : 5
; 7 ; −5
3 9 3
Lorsqu’il est écrit sous forme de nombre à virgule, sa partie décimale est limitée (Ex :
7, 54) ou est illimitée et périodique (Ex : 8, 43 43…)
Tout entier naturel est un nombre rationnel. Ex : 53
Tout entier relatif est un nombre rationnel. Ex : - 5
Exemple : - 0,333=1/3 ; 0,333…est un rationnel.

Montrons que 0,33…est un rationnel.


Posons X = 0,33… 10X = 3
,33...
10X = 3,33…- 0,33...
9X = 3 ↔ X = 3 = 1
9 3
4=4/1=8/2 ; 4 est un rationnel.
2,5 = 25/10 ; 2,5 est un rationnel.
L’ensemble des rationnels est noté Q.

Une fraction est un symbole, une écriture du type 𝐚 où a est un entier naturel et b est un
𝐛
entier naturel non nul. (Les fractions sont des rationnels positifs) a est le numérateur et b
le dénominateur.
5
Exemple : ;7
3 9
-𝜋 n’est pas une fraction car π n’est pas un entier naturel.
2

- Une fraction décimale est une fraction dont le dénominateur est une puissance de 10
Exemples
5
: ; 7
100
10

, ou peut être transformé en puissance de 10. Elle est de la a, p et q étant des entiers.
forme Ex.5/2=5x5/2x5=25/10. 5/2 est une
sommaire
fraction décimale.
a
2 × 5q
p
sommaire

Toute fraction irréductible dont le dénominateur peut être décomposé en un produit de


facteurs premiers ne contenant que des 2 et / ou des 5 est une fraction décimale.
Ex. 5/8 est une fraction décimale, car 8=23
13/25 est une fraction décimale car 25=52

7/250 est une fraction décimale car 250 = 2 x 53

On obtient une fraction égale à une fraction donnée en multipliant (ou en


divisant) le numérateur et le dénominateur de cette fraction par un même entier
naturel non nul.

Démarche d’apprentissage des fractions


Les fractions sont introduites au CM1. La construction des fractions répond aux situations
concrètes où l’ensemble des entiers naturels s’est avéré insuffisant.

- Découverte de la fraction (partage de l’unité en parts égales)


Pour construire les fractions avec les élèves, on part d’une situation de partage de
l’unité en parts égales. Il s’agit de trouver un nombre pour caractériser une part.

1
Chaque partie est une fraction.
7
- Lecture et écriture des fractions
3
Exemples :
7 se lit « trois septièmes »

1
se lit « un demi »
2

- Comparaison des fractions

ayant le même dénominateur

3
5
Exemple : <
sommaire
7 7 car 3 < 5

avec l’unité
Exemple 1: > 1 car 9 > 6
9 7
6
= 1 car 7 = 7
Exemple
7/7
2:

- Opérations sur les fractions

Addition :
𝟑 + 𝟓
𝟕7
= 3 +75 =78
𝟕

Soustraction : –𝟓 9 ̵5 = 4
𝟗 𝟕 =
7 7 7
𝟕
sommaire

Multiplication : 𝟒 × 𝟑 = 3 / 7 + 3 / 7 + 3 / 7 + 3 / 7
𝟕
3+3+3+3
7=
𝟒 × 𝟑 = 4 × = 12
𝟕3 7
7

𝟑 × 𝟓 =
15/49
𝟕 𝟕

Décomposition d’une fraction en partie entière et en partie fractionnaire


7
Exemple : Déterminer la partie entière et la partie fractionnaire de
3

7 = 3 ×2 +1 - La partie entière de
est : 2

7= + 13 𝟏
3 7 est :
- La partie fractionnaire de 𝟑
3

7
=2 + 1
3 3
sommaire
- ENSEIGNEMENT DES OPERATIONS

II - 1 Sens et propriétés des 4 opérations.

Addition 1 - Aspects conceptuels


* Aspect ensembliste

Il permet de déterminer le cardinal d’un ensemble formé de la réunion de sous-ensembles


disjoints.

Exemple :

9
4+5

4+5=9

*- Aspect fonctionnel

Il permet de déterminer l’image d’un élément à partir d’une fonction non numérique
ou numérique.
- Fonction non numérique :
sommaire

Un de plus
sommaire
- Fonction numérique

1 5 2 3
+4
5

– Définition
L’addition : On appelle addition dans N l’application A de NXN dans N qui à tout
couple d’entiers (a ; b) associe l’entier naturel c tel que c = a + b.
- Propriétés

Commutativité

............ +............... = .............+..............


Associativité

2+9+7 2+9+7

11 + 7 2 + 16

18 18
Élément neutre
sommaire
Zéro est l’élément neutre pour l’addition.

.................. + ..............= 3 ................+ ............ = 3


sommaire
Soustraction
- Aspects conceptuels
* Aspect ensembliste : l’aspect ensembliste de la soustraction est abordé à partir de :
-l’amputation de collection
-le manque à gagner ou la complémentation
- l’amputation : elle renvoie à l’idée de ce qui reste après qu’on ait ôté …des éléments
à un ensemble donné. La soustraction est introduite au CP2 à partir d’une amputation de
collection.
-Le manque à gagner ou complémentation : elle renvoie à l’idée de ce qui manque.
Il est souvent exprimé sous la forme de l’addition à trou.

*Aspect fonctionnel : L’aspect fonctionnel commence par la relation « deux de moins »


à travers les activités non numériques, par la relation « retrancher a » à travers les
activités numériques.
- Définitions
la soustraction : On appelle soustraction dans N la fonction S de NXN dans N qui à
tout couple d’entiers (a ; b) associe l’entier naturel d tel que d = a – b (a ≥ b).
la différence : Étant donné deux entiers naturels a et b tel que a ≥ b, on appelle
différence de a et b dans N le nombre d tel que b + d = a et on note d = a – b.
- La différence est perçue comme le nombre qu’il faut ajouter au plus petit des termes
pour avoir le plus grand terme.
- Propriétés : La seule propriété à retenir est celle dite des différences égales qui se
traduit de la manière suivante : a € N, b € N, c € N si a ≥ b alors (a + c) – (b + c) = a –
b
Intérêt pédagogique : c’est la propriété sur laquelle repose la technique opératoire de la
soustraction avec retenue.
Multiplication
1 - Aspects conceptuels
*Aspect ensembliste
La multiplication sous l’aspect itératif de l’addition
Il consiste à ajouter le même nombre d’entier naturel plusieurs fois pour aboutir à
l’écriture multiplicative.
V a Є IN; V b Є IN, a + a + a + a…. + a = b x a
sommaire

b fois
sommaire
Exemple : Écrire le nombre de billes sous la forme d’une somme puis sous la forme d’un
produit.

4 + 4 + 4 + 4 + 4 = 5×4

*Aspect cartésien
La multiplication est introduite à partir du codage du nombre de cases d’un quadrillage
régulier. L’enfant fait d’abord la connaissance des lignes et des colonnes pour ensuite
coder le nombre de cases d’un quadrillage régulier.

Écris le nombre de cases du quadrillage. 7


× 6 ou 6 × 7
Remarque : l’aspect cartésien permet de mettre en évidence la commutativité de la
multiplication.
sommaire

Aspect fonctionnel
Cet aspect concerne les fonctions « multiplier par a ».
2 - Définition : On appelle multiplication dans N l’application M de NXN dans N qui à
tout couple d’entiers (a ; b) associe l’entier naturel c tel que c = a × b.
sommaire
3 - Propriétés
* Commutativité : Le produit de deux nombres ne change pas lorsqu’on intervertit
l’ordre de ces facteurs. Exemple : 3 × 5 = 5 × 3 = 15
* Élément neutre : Lorsqu’on multiplie un nombre par l’unité (1) on
obtient le même nombre.
Exemple : 1 × 5 = 5 × 1 = 5
*Associativité : Quand on calcule le produit de plusieurs facteurs, l’ordre des facteurs
n’a pas d’importance : Exemple : (4 × 5) × 8 = 4 × (5 × 8) = 160
*Élément absorbant : Si tu multiplies un nombre par zéro (0) tu obtiens zéro (0).
Exemple : 5 × 0 = 0 × 5 = 0. Zéro est l’élément absorbant.
*Distributivité de la multiplication par rapport à l’addition.
Exemple : 2 × (5 + 3) = (2 × 5) + (2 × 3) : C’est sur cette propriété que repose la
technique opératoire de la multiplication.
*Compatibilité avec la relation d’ordre : 2 < 5 alors 2 × 3 < 5 × 3. Elle permet de
comparer rapidement deux nombres sous la forme de produit.
Division
- Aspects conceptuels
*Aspect ensembliste
L’aspect ensembliste de la division se rencontre à travers :
des activités de partage en parts égales (Détermination de la valeur d’une part ou de la
valeur d’un groupement)
des activités de groupements (Détermination du nombre de parts ou du nombre
de groupements)
*Aspect fonctionnel
L’aspect fonctionnel de la division se rencontre dans les situations de proportionnalité. La
division est perçue comme la réciproque de la multiplication.
- Définition : On appelle division euclidienne de NXN* dans NXN, la fonction qui à
tout couple (a ; b) d’entiers naturels avec b ≠ 0 associe le couple d’entiers naturels (q ;
r) tel que a = bq + r avec 0 ≤ r < b
- Propriétés
Cas de la division à quotient exact
Si on multiplie le dividende et le diviseur par un même nombre m, le quotient ne change
pas et le reste est multiplié par ce nombre. On obtient a.m = b.q.m + r.m
sommaire
II – 2 : Techniques opératoires des 4 opérations

Addition
Que ce soit l’addition sans retenue ou l’addition avec retenue, la technique opératoire se
déroule toujours en trois grandes phases.

Exemple : Soit à appliquer la technique opératoire à 21 +


7

1ière phase : Manipulation à l’aide de matériel de numération. Il faut résoudre à


l’aide du matériel de numération.
21+7

2ème phase : dans un tableau de numération.


(Semi-abstraction)
On se détache du matériel de numération pour travailler sur des représentations des nombres.
sommaire
sommaire

3ème phase : Calcul sur les nombres


(Abstraction)
Poser l’opération dans un tableau de numération

D U
2 1
7
+
2 8

Effectuer l’opération sans le tableau 21


+ 7
28
Soustraction
La technique opératoire de la soustraction commence au CE1.
Soustraction sans retenue
Elle s’appuie sur la disposition verticale des nombres en appliquant l’addition à trou au
CEI exemple : 35 - 23

23 35
+ - 23

35
Soustraction avec retenue

Technique d’échange ou d’emprunt 4


Je soustrais d’abord les unités. 2 - 3 il y a
452 4 512 problème. Je ne peux pas enlever 3 dans 2.
J’échange une dizaine en 10 unités. J’obtiens 12
- 123 - 12 3 unités. Je peux maintenant enlever 3 dans
12. Il reste 9.
Je soustrais ensuite les dizaines.
329 J’effectue 4 - 2. Il reste 2.
Je soustrais enfin les centaines.
J’effectue 4 - 1. Il reste 3.
sommaire

La soustraction 452 - 123 =


329
sommaire
Multiplication
La technique opératoire de la multiplication qui commence au CE1 est fondée sur la
règle de la numération de position et sur des propriétés de la multiplication.
Division
L’approche de la division se traduit à travers les activités suivantes :
l’addition successive
la multiplication
la soustraction successive
la notion de moitié.
Toutes ces méthodes permettent de déterminer le quotient et le reste.
C’est au CE2 qu’est introduite la technique opératoire de la division. Elle se fait
progressivement :
L’encadrement Technique
usuelle Soit à diviser 83
par 3
1ère étape 8 > 3

2ème étape 2 < 3 on abaisse 3 pour avoir 23


3ème étape 2 < 3 On arrête parce que le reste de la division est inférieur au diviseur.

83 3
6 27 -
23

- 21

2
sommaire
LES APPLICATIONS AFFINES

La fonction
Une relation définie de A vers B est une fonction si et seulement si chaque élément
de A admet au plus une image dans B.
Exemple :
A B
5 a
3 b
c
7
d
9

L’application
Une application est une fonction qui à tout élément de l’ensemble de départ A associe un
et un seul élément de l’ensemble d’arrivée B.
Exemple :

A B
5 a
3 b
c
7
d

L’application injective

Une application est injective ou est une injection si tout élément de l’ensemble d’arrivée
B a au plus un antécédent dans l’ensemble de départ A.
Exemple :

a 4
b 7
c
2
A B
sommaire
L’application surjective

Une application est surjective ou est une surjection si tout élément de l’ensemble
d’arrivée B a au moins un antécédent dans l’ensemble de départ A.
Exemple :

A B
a 4
b 7
c
2
d

L’application bijective
Une application est dite bijective ou est une bijection si elle est à la fois injective et
surjective.
Exemple :

A B
a b 4
vc 7
2

L’application affine
L’application du type 𝒙 𝒂𝒙 + 𝒃 (𝑎 et 𝑏 sont des réels) est appelée application
affine.
Cas particuliers :
Si 𝑏 = 0, l’application affine 𝑥 𝑎𝑥 + 𝑏 s’écrit 𝒙 𝒂𝒙. Dans ce cas, elle est
appelée une application linéaire. Une fonction linéaire est une fonction affine
particulière.
Si 𝑎 = 0, l’application affine 𝑥 𝑎𝑥 + 𝑏 s’écrit 𝒙 𝒃. L’image de tout nombre
𝑥 par cette fonction est 𝑏. C’est une fonction constante.

Les différents types de fonctions étudiées à l’école élémentaire

La fonction « ajouter 𝒃 » Elle est de la

forme 𝑥 𝑥 + 𝑏 Exemple : « ajouter 3 »

+3
sommaire
6 9 10 15
sommaire

La fonction « retrancher 𝒃 »

Elle est de la forme 𝑥 𝑥−𝑏

Exemple : « retrancher 3 »

5 7 9 12

La fonction « multiplier par 𝒂 » Elle est de la

forme 𝑥 a𝑥 = 𝑥 × 𝑎 Exemple : « multiplier

par 3 »

5 7 9 12 ×3

La fonction « diviser par 𝒂 »


𝑥
Elle est de la forme 𝑥 =𝑥÷𝑎
𝑎
Exemple : « diviser par 3 »

6 9 12 15 ÷3
sommaire
LA PROPORTIONNALITE

Définitions
Deux listes de nombres sont dites proportionnelles s’il existe un opérateur unique «
multiplier par a » ou « diviser par a » (a étant un réel non nul) qui permet de passer de
chaque terme d’une liste à une autre.
Coefficient de proportionnalité : Lorsque dans une situation de proportionnalité l’on
passe d’une liste à l’autre en utilisant l’opérateur « multiplier par a », ce nombre a est
appelé coefficient de proportionnalité.
Exemple : les listes (2 ;3 ;4 ;5 ;7 ;9) et (4 ;6 ;8 ;10 ;14 ;18) sont proportionnelles , car les
termes de la seconde liste sont obtenus en multipliant ceux de la première par 2, 2 est
donc le coefficient de proportionnalité .
N.B : du CP1 au CE1 la notion de proportionnalité est sous- jacente aux activités
d’échange ou de trocs. Une situation de proportionnalité est présentée au CE2 (P.36)
mais l’étude explicite de la proportionnalité débute au CM1.
Tableau de proportionnalité
La situation ci-dessous peut être représentée dans un tableau. Ce tableau est appelé
tableau de proportionnalité.

×2 :2

Cette situation se traduit mathématiquement par la fonction linéaire définie par :


ƒ: ℝ ⟶ ℝ
𝑥 ⟼ 𝑎𝑥
3 - Propriétés
a - Conservation de l’ordre :
La proportionnalité conserve l’ordre c’est-à-dire que l’ordre de rangement de le première
liste est le même que celui de la deuxième liste.

b - Propriétés de linéarité :
La propriété de linéarité suppose que la proportionnalité admet une propriété additive et
sommaire
une propriété multiplicative.
Propriété additive :
L’image d’une somme (ou d’une
différence) est la somme (ou la
différence) de leurs images.
𝑓(𝑥1 + 𝑥2) =𝑓(𝑥1) + 𝑓(𝑥2)

Propriété multiplicative
Dans un tableau de proportionnalité,
lorsqu’on multiplie (ou divise) un terme
𝑥1par un nombre a, son correspondant
est lui aussi multiplié (ou divisé) par ce
même nombre.

c - Propriété des rapports égaux


Dans un tableau de proportionnalité, les
rapports entre chaque terme d’une suite
et son correspondant sont tous égaux.
Exemple :
4/2 8/ 6 20/5

Sont egaux
Remarque : Le rapport ainsi trouvé permet de définir le coefficient de proportionnalité.
sommaire
d - Propriétés liées au graphique
La représentation graphique d’une situation de proportionnalité est un ensemble de points
alignés portés par une droite passant par l’origine du repère choisi O (0 ; 0).
Exemple : représentation graphique de la situation de proportionnalité ci-dessous.

4 -. Conséquences
La règle des produits en croix ou produits en diagonale
Dans un tableau de proportionnalité, tous les produits en diagonale sont égaux.

Exemple
2 x 6 = 3 x 4 = 12
2 3 4 5 7 9

5 x 18 = 9 x 10 = 90 4 6 8 10 14 18

La règle de trois ou le calcul de la quatrième proportionnelle


La règle de trois est utilisée dans une situation de proportionnalité dans laquelle trois
nombres sont connus et que l’on recherche le quatrième nombre. On parle alors de la
recherche de la quatrième proportionnelle à l’aide de l’égalité des points en croix.
Exemple :
sommaire

a b

a’ b’

𝑎′×𝑏
a x b’ = a’ x b b’=
𝑎
sommaire
5 -. Comment reconnaître une situation de proportionnalité
On reconnaît à partir d’un des cas suivants :

1er cas : Lorsque l’opérateur utilisé dans le tableau de correspondance pour


passer d’une suite à l’autre est : « multiplier par a » ou « diviser par b » (a et b étant des
réels non nuls).

2ème cas : Lorsque la représentation graphique de la situation donne un


ensemble de points portés par une droite passant par l’origine du repère choisi.

3ème cas : Lorsque tous les produits en croix dans le tableau de correspondance sont égaux.

4ème cas : Lorsque les nombres du tableau vérifient les propriétés de linéarité.

Attention : Certaines situations sont trompeuses et ne traduisent pas des situations


de proportionnalité.
Exemple : Laure a 7 ans et sa mère 35 ans. Lorsque Laure aura 14 ans, quel âge aura
sa mère ?

6 - Champs d’application de la proportionnalité


Quelques exemples
Les pourcentages
Définition
Un pourcentage est une écriture de la forme a% (lire a pour cent), dans laquelle a désigne
un nombre réel positif.
Un pourcentage s’écrit sous la forme d’une fraction dont le dénominateur est 100. Ainsi,
20
20% correspondant à .
100
Exemple : La mention 12% d’alcool portée sur la bouteille de vin signifie que 100 1 de
ce vin contient 12 1 d’alcool.
Le pourcentage se traduit à l’école primaire à travers des tableaux de proportionnalité du genre.

Valeur totale en (unité) V1 V2 V3


x Pourcentage
Valeur partielle en (unité) V1 V2 V3

NB : Le pourcentage correspond ici au coefficient de proportionnalité.


Quelques applications du pourcentage dans la vie courante :
sommaire
Les impôts : IGR (impôts Général sur le revenu) ; TVA (Taxe sur la valeur Ajoutée) qui
vaut 18% prélevés par l’État.
Les taux d’intérêt appliqués sur le capital déposé en banque ou sur un prêt bancaire.
Les taux de réduction appliqués par les commerçants pour attirer la clientèle.
Les échelles
La vitesse moyenne
Les débits

Quelques contre-exemples

La masse en fonction de l’âge


La taille en fonction de la masse
La taille en fonction de l’âge
La distance d’arrêt d’un véhicule en fonction de la vitesse
NB : Ces exemples ne traduisent pas des situations de proportionnalité
III - ENSEIGNEMENT DE LA GEOMETRIE.

III - 1 La structuration du milieu

La structuration du milieu est un thème qui est étudié seulement au CP1.


Il permet à l’enfant de s’orienter, et de définir sa position ou la position d’un
objet par rapport à lui ou à un objet en utilisant les termes : sur/sous, au-
dessus/au- dessous, devant/derrière, gauche/droite, à gauche/à droite et près
de/loin de.
L’élève, au cours de ces séances se déplac