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SCIENCE

Le document explore la nature et les limites de la science, en distinguant entre sciences humaines et sciences de la nature, et en discutant des méthodes et des vérités scientifiques. Il souligne que la science, bien qu'elle prétende atteindre la vérité, produit des vérités provisoires et évolutives, et que d'autres formes de savoir existent en dehors du scientisme. Enfin, il aborde les limites de la démonstration scientifique, notamment à travers les théorèmes d'incomplétude de Gödel et les distinctions entre vérités nécessaires et générales.

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Le document explore la nature et les limites de la science, en distinguant entre sciences humaines et sciences de la nature, et en discutant des méthodes et des vérités scientifiques. Il souligne que la science, bien qu'elle prétende atteindre la vérité, produit des vérités provisoires et évolutives, et que d'autres formes de savoir existent en dehors du scientisme. Enfin, il aborde les limites de la démonstration scientifique, notamment à travers les théorèmes d'incomplétude de Gödel et les distinctions entre vérités nécessaires et générales.

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SCIENCE

= “scientia”=savoir, sens large=savoir général ou sens strict=connaissance scientifique positive

SCIENCES HUMAINES = disciplines scientifiQs qui étudient l’humain + société


SCIENCES DE LA NATURE = étudie phénomènes naturels basé sur faits observables
SCIENCES POSITIVES = l’étude des faits tels qu’ils sont, objectivemT (≠ sciences normatives)
LOGIQUE = étude des règles du raisonnemT valide permettant de distinguer les argumTs
cohérents des erreurs
SYLLOGISME = raisonnemT avk 2 prémisses et 1 ccl qui découle des prémisses si elles sont
valides (EX “tous les hommes sont mortels, Socrate est un homme, donc Socrate est mortel”)
SOPHISME = raisonnemT basé sur des arguments trompeurs (EX “tu as tort parce que tu es
trop jeune pour comprendre”)
PARADOXE = idée ou une affirmation qui semble illogique ou contradictoire (EX paradoxe du
menteur; “je mens” est contradictoire car en prononçant cette phrase je dis la vérité)
SAVOIR SCIENTIFIQUE = connaissance acquise avec observatº, expérimentatº, vérificatº…
SCIENTISME = seule la science peut fournir une véritable connaissance
ÉPISTÉMOLOGIE = étude des méthodes et limites de la connaissance scientifiQ
RÉVOLUTION SCIENTIFIQUE = changement radical de paradigme scientifique
RÉFUTABILITÉ = critère de théorie scientifiQ valide si elle peut être réfutée par l’expérience
DÉDUCTION / INDUCTION = du général au particulier / du particulier au général

Les scientifiques ont-ils monopole de la connaissance ?

I. scientifiQs semblent avoir un savoir supérieur à celui des mortels


- scientifiQs ont des méthodes rigoureuses (EX Bachelard, l'opinion est un obstacle à la vraie
connaissance donc un obstacle épistémologiQ)
- rigueur scientifiQ permet de dépasser les erreurs (EX Descartes et la méfiance de ses sens
EX Darwin a corrigé Lamarck et prouvé la théorie de l’évolutº par sélectº naturelle)

II. science rencontre des limites


- (Heidegger) science ne “pense” pas, se concentre sur ses propres résultats et ne réfléchit pas
à son fonctionnemT
- (Socrate dans Phédon) science répond au "comment", mais pas toujours au "pourquoi"
- (Nietzsche) critiQ les illusºs que les humains ont placées ds la science : ne rapproche pas de
Dieu, ne rend pas meilleur, et ne libère pas des instincts
- (Einstein) science guidé par forme de religiosiT, pas centré sur un Dieu mais un ordre cosmiQ

III. autres formes de savoir existent (pas que savoir scientifiQ)


- la philosophie et l’art apportent aussi des connaissances précieuses
- scientisme = affirme que seule la science peut tt expliquer, est un réductionnisme dangereux
- sciences humaines expliQ les phénomènes sociaux ce que l’analyse scientifiQ ne fait pas
Les sciences humaines sont-elles des sciences ?

I. diff. entre sciences humaines et sciences de la nature


- sciences de la nature =étudie des phénomènes naturels reproductibles (ex biologie)
ET sciences humaines étudie un sujet complexe : l’homme
- (Karl Jaspers) H est un obj d'étude scientifiQ ET un être libre (on peut pas tt expliQer/étudier)
→ rend impossible une explicatº totale de sa réalité, compliQ établissemT de lois générales en
sciences humaines

II. critères scientifiQs + expérimentatº ds sciences humaines


- sciences humaines = possibilité d’expérimentation malgré des limites car plus complexe​
EX linguistiQ, ethnologie
- (Lévi-Strauss) sciences humaines, en cherchant à être scientifiQs, se rapprochent des
sciences naturelles, mais doivent simplifier la complexité humaine​
EX expérience de Milgram (expérimentatº contrôlé en sciences humaines sur l’obéissance,
bien qu’elles peuvent pas toujours prévoir précisément les comportemTs humains)
- une théorie scientifiQ peut expliquer un phénomène sans prévoir son évolutº
EX la sélection naturelle qui décrit l'évolution des espèces sans en anticiper les détails

III. sciences humaines peuvent-elles établir des lois de causalité ?


- (Durkheim) la causalité s’appliQ aussi aux faits sociaux;
les sciences humaines peuvent identifier des causes aux phénomènes sociaux, comme les
sciences naturelles le font avec les phénomènes physiques.
La science parvient-elle à la vérité ?

I. science prétend parvenir à la vérité


- (Popper) méthode scientifiQ est rigoureuse, fondée sur l’expérimentation et l’observation
- savoir scientifiQ est validé par la reproductibilité des expériences ≠croyances religieuses
- rigueur de la méthode permet d’établir des vérités, mm si sont formelles (ex en maths)

II. vérités scientifiQs sont provisoires et évolutives


- (Kuhn) science produit vérités partielles et temporaires, susceptibles d’être remises en cause
La science progresse par des révolutions scientifiques, à travers des changements de
paradigme. Il y a des phases de sciences normales et des phases de sciences anormales.
- révolutºs scientifiQs illustrent caractère provisoire des vérités scientifiQs
EX passage de la physiQ newtonienne à la relativité d’Einstein
- (Hume) vérités scientifiQs sont des vérités de fait, donc des probabilités, non des certitudes
absolues
- (Russell) science parvient pas à une vérité absolue mais à une « vérité techniQ » qui est utile
et pratiQ La vérité scientifique est provisoire et technique, opposée à la vérité absolue et
éternelle des croyances religieuses.

III. vérité scientifique est en constructº permanente


- (Popper) science recherche la vérité sans y parvenir définitivement, une théorie scientifique
doit pouvoir être réfutée, ce qui en fait une démarche toujours ouverte à la critiQ​
- (Bergson) vérité scientifiQ est fluide et évolutive, contrairement aux vérités dogmatiQs, elle
change avec les progrès des connaissances.

AUTRES EX :
- (Semmelweis) en prouvant par des tests que se laver les mains réduit les décès, il a montré
une vérité utile qui peut évoluer avec les progrès scientifiQs​
- (Pythagore) son théorème est une vérité mathématique qui ne dépend pas de l’expérience,
valable en théorie mais sans lien direct avec l’observation du monde réel
Peut-on tout démontrer ?

I. limites de l'induction (difficulté de prouver par l'expérience)


- (Hume) la connaissance par induction n’est pas certaine. Ce qui est vrai pour des cas
observés ne l’est pas nécessairement pour tous. EX il est possible que "le soleil ne se lève pas
demain"
→ Hume distingue les relations de fait (observées) et les relations d'idée (logiques)

II. géométrie et vérités déductives (vérités fondées sur des conventions)


- (Einstein) les vérités géométriques sont basées sur des axiomes, qui sont des conventions,
non des démonstrations absolues. EX le postulat d’Euclide sur les parallèles est une convention
mathématique, pas une vérité liée à la réalité physique

III. incomplétude des systèmes (axiomes indémontrables)


- (Kurt Gödel) dans ses théorèmes d'incomplétude, Gödel montre qu'aucun système formel,
comme les mathématiques, ne peut prouver toutes ses propositions, notamment ses axiomes.
Certaines vérités, comme la conjecture de Goldbach, échappent à la démonstration interne du
système.

IV. vérités nécessaires, universelles et générales (différences)


- (Leibniz) les vérités mathématiques sont nécessaires et universelles, elles sont déduites par
la raison et ne dépendent pas de l'expérience. Contrairement aux vérités générales, basées sur
l'observation, les vérités universelles ne sont pas influencées par les faits du monde réel. Par
exemple, la somme des angles d’un triangle dans la géométrie euclidienne.

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