Pfe Hamza Edited
Pfe Hamza Edited
Présenté par :
TAHRI JOUTEI HAMZA
Encadré par :
Mr KHATHYRI Abdessamad
1
Dédicaces
À mon père, école de mon enfance, qui m’a tout le temps supporté et
motivé tout au long de mon parcours.
2
Remerciements
3
Liste des abréviations
DM : Dispositif Médical
IN : Infection Nosocomiale
SI : Système d’information
4
Glossaire
Dispositif médical : Tout instrument, appareil, équipement, matière
ou autre article utilisé seul ou en association, destiné à être utilisé chez
l’homme à des fins médicales spécifiques. Il a donc pour but :
5
Température de stérilisation : Température minimale régnant dans la
charge pendant le temps fixé pour la stérilisation assurant effectivement
la stérilisation de toute la charge.
6
Matériovigilance : Action de signaler sans délai tout incident ou risque
d’incident mettant en cause un dispositif médical ayant entraîné ou
susceptible d’entraîner la mort ou la dégradation grave de l’état de santé
d’un patient.
7
Table des matières
Dédicaces............................................................................................................. 2
Remerciements.................................................................................................... 3
Glossaire.............................................................................................................. 8
Introduction générale........................................................................................ 13
8
2.1 ORGANISATION DU SERVICE DE LA MAINTENANCE DE L’HSR…………………………………………
19
2.1.1 Manuel d’organisation des services administratifs des établissements hospitaliers (HSR,
HER, MAT, INO) (année 2009)………………………………………………………..
……………….......................18
2.1.2 Organisation du service de maintenance de
l’HSR……………………………………….................21
9
3.3.2.3 Plasma......................................................................................................................... 32
10
5.2 La géographie de la stérilisation........................................................................................
47
Conclusion........................................................................................................ 55
Bibliographie..................................................................................................... 56
Figure 6 : Pré-désinfection 26
12
Figure 21 : Osmoseur à réservoir 43
Introduction Générale
13
La stérilisation joue un rôle essentiel dans la lutte contre les infections
nosocomiales. Elle permet d’assurer la sécurité aux patients en appliquant les
bonnes pratiques de la pharmacie hospitalière, permettant la délivrance de
produits stériles et leur entretien avant utilisation.
I.1.1. Historique
L’hôpital des Spécialités Rabat est un hôpital
universitaire spécialisé à vocation nationale
qui rassemble quatre spécialités: la
Neurologie, la Neurochirurgie, l’Oto-Rhino-
Laryngologie et l’Ophtalmologie. Il fait partie
intégrante du centre hospitalier Ibn Sina
Rabat Salé.
Il a été inauguré le 25 Janvier 1983 par sa
Majesté le Roi Mohammed VI alors Prince
Figure 1 : Hôpital des spécialités de Rabat
Héritier. En 2000, l’hôpital a connu une
extension et une rénovation du service des Urgences ainsi que la construction des locaux de
l’administration.
15
permanente de la qualité des soins.
16
1 salle pour NCH
1 salle pour ORL
1 salle pour Ophtalmo
I.1.4. Organigramme
Pôle
- 2 Sces deClinique
Neurologie Pôledes
- 1 Sce Médico-technique
Urgences Pôledes
- 1 Sce Administratif
Affaires
- 1 Sce de Neurochirurgie - 1 Sce d’Anesthésie et Financières
- 1 Sce Oto Rhino Réanimation - 1 Sce des
Laryngologie - 1 Sce de Neuroradiologie Approvisionnements
- 2 Sces - 1 Service Labo d’Analyses - 1 Sce de la Gestion des
d’Ophtalmologies Médicales Stocks
18
plateaux techniques,
La démarche qualité est une des actions stratégiques inscrites dans la réforme hospitalière
initiée par le Ministère de la Santé. Dans ce cadre, la direction du CHIS a initié en novembre
2006 un ambitieux programme visant l’institutionnalisation du management de la qualité au
niveau des établissements déjà cités. Ce programme prévoit deux étapes : une première
étape concerne les apports théoriques en matière de sensibilisation des médecins chefs des
établissements, et la formation des référents qualité propres à chaque établissement. La
deuxième étape qui est plus opérationnelle s’est consacrée à la mise en place de la
démarche qualité dans le CHIS avec notamment l’institutionnalisation du programme
management qualité (PMQ). Ainsi qu’une description de l’organisation du comité
stratégique de qualité (CSQ), le comité opérationnel de qualité (COQ) et l’unité qualité au
niveau de la DCHIS.
Le CHIS prévoit en priorité de construire un système de qualité se basant sur 6 piliers :
- Institutionnalisation du programme « management de la qualité »,
- Développement de la culture qualité et le développement de compétences,
- L’élaboration du projet d’amélioration continue de la qualité et d’un tableau de bord
qualité en lien avec les domaines d’activités stratégiques,
- L’animation de la démarche qualité,
- La mise en place des outils de gestion de la qualité,
- La communication interne et externe sur la démarche qualité.
Le 25 février 2008, au terme d’un atelier de formation en assurance qualité, 18 sites pilotes
ont été identifiés. Les 18 cercles qualités sont conduits par des équipes médicales dont la
19
majorité est des chefs de services médico-techniques et cliniques. Ces services ont bénéficié
d’un accompagnement spécifique par les référents et de l’unité de management de la
qualité basé à la direction du CHIS.
Ce manuel constitue un référentiel essentiel visant à définir les attributions des différentes
structures des établissements hospitaliers relevant du Centre Hospitalier Ibn Sina telles que
prévues dans la décision portant organisation administrative du 04 /10/2001.
Il s’agit d’un manuel d’organisation élaboré par les différentes équipes des établissements
hospitaliers en vue de répondre aux principaux objectifs suivants : Tracer sous forme
d’organigramme chaque secteur d’activité faisant ressortir les liens fonctionnels et
hiérarchiques ;
Identifier les missions spécifiques à chaque structure des établissements hospitaliers;
Favoriser la communication intra et inter services ;
Eviter les chevauchements des compétences et les redondances des activités ;
Faciliter le suivi et l’évaluation des performances des différentes entités
administratives.
FICHE DE FONCTION
MISSIONS
Assurer la gestion de l’entretien des bâtiments ;
Réaliser et superviser les travaux d’entretien des bâtiments ;
Participer à l’élaboration du P D I et du PDE ;
Assurer la maintenance des installations techniques ;
20
Assurer la gestion des équipements biomédicaux.
ATTRIBUTIONS
Unité des Installations Techniques
- Veiller à l’entretien et la maintenance des installations techniques et du réseau
électrique ;
- Participer avec les services utilisateurs à l’élaboration des descriptifs techniques relatifs à
la rénovation des installations techniques (tout corps du métier) de l’Etablissement ;
- Participer aux réunions concernant les chantiers de restauration des installations
techniques ;
- Réaliser et superviser les travaux de maintenance des installations techniques lorsqu’ils
peuvent être assurés par l’équipe locale d’entretien ;
- Participer aux commissions de conformité pour l’acquisition de divers articles
nécessaires à l’entretien des installations techniques ;
- Assurer le suivi des contrats de maintenance des installations techniques lorsqu’ils sont
réalisés en sous-traitance ;
- Elaborer un plan de réhabilitation et de modernisation des installations techniques de
l’hôpital ;
- Assurer le suivi de l’exécution des contrats de maintenance.
- Participer à l’élaboration du Projet Développement des installations de l’hôpital (PDI)
21
- Assurer le suivi des contrats de maintenance du bâtiment lorsqu’ils sont réalisés en sous
– traitance ;
- Assurer le suivi de contrat de maintenance de plomberie ;
- Assurer le suivi de contrat de maintenance d’assainissements de l’hôpital.
a- Missions et fonction :
Le service de maintenance de l’HSR contribue à la maîtrise des outils technologiques mis à la
disposition du personnel médical, paramédical et médico-technique. Il remplit donc une
fonction importante au sein de l’établissement dont la mission première est de participer à
la production des soins de qualité en toute sécurité.
La politique du service de maintenance repose sur des objectifs internes au service et
22
s’appuie sur la politique de l’établissement. Les axes porteurs de cette politique sont :
Amélioration, adaptation continue et valorisation des pratiques et de l’organisation,
Renforcement de la prévention et de la gestion des risques liés à l'exploitation des
dispositifs médicaux,
Maîtrise des dépenses.
Le service Biomédical intervient dans les différentes phases du cycle de vie des
équipements médicaux :
PLAN D’INVESTISSEMENT
ACQUISITION
RECEPTION
MISES-EN REFORME
SERVICE
UTILISATION MAINTENANCE
ENTRETIEN
Figure 3 : Organisation de la maintenance
Suivi des
Préventif Correctif Formation
CM
24
Chef de service de
maintenance
Ingénieur d’État Principal
Biomédical
Ingénieur d’état
principal Secrétaire
Activité administrative
Technicien
Agent d’entretien
spécialisé
Electronique Electricien
Technicien
Agent d’entretien
spécialisé
Electrotechnique Electricien
Activité biomédicale
Agent d’entretien
Menuisier
Agent d’entretien
Maçon
25
Chapitre III : Étude d’une unité de stérilisation.
La stérilisation est une technique de conservation des aliments consistant d’éliminer, de tuer ou
d’inactiver les bactéries, les virus et les divers micro-organisme ainsi que leurs toxines sur matière, en
effet non traités, la plupart des aliments se dégradent très rapidement par l’action chimique d’enzymes
d’acides et d’autres produits oxydants, ou par le biais des bactéries, ils peuvent alors se révéler nocifs
pour la santé et provoquer des intoxications alimentaires.
La procédure de stérilisation des dispositifs médicaux (DM) nécessite pour être efficace, des
opérations préliminaires qui sont :
b) Pré-désinfection :
La pré-désinfection est le premier traitement à effectuer si nécessaire sur les objets et matériels
souillés dans le but de diminuer la population de micro-organismes et de faciliter le nettoyage ultérieur,
cette étape permet d’éviter le séchage des souillures sur le matériel.
Pour réaliser la pré-désinfection, tout matériel réutilisable doit être mis à tremper, aussitôt après son
utilisation, dans un bain de produit détergent désinfectant pendant le temps préconisé par le fabricant.
En l’absence d’indication, une durée de 15 minutes au minimum sera adoptée, sans excès pour ne pas
risquer de détériorer le matériel.
L’utilisation de l’ultrason est également recommandée car elle permet de détacher les souillures dans
les endroits les plus difficiles à atteindre même avec le gicleur ou la brosse, elle est conseillée également
pour le matériel fragile sur le plan mécanique, de ce fait, il faut s’assurer que le DM est compatible avec
le traitement aux ultrasons, et que son utilisation est conforme aux instructions du fabricant.
La pré-désinfection a également pour but de protéger le personnel lors de la manipulation des
instruments et de protéger l’environnement
26
Figure 6 : Pré-désinfection
b) Nettoyage et désinfection :
Le nettoyage/désinfection est une étape indispensable avant le conditionnement, elle a pour but
d’éliminer les salissures par l’action physico-chimique d’un produit adapté tel un détergent, conjuguée à
une action mécanique afin d’obtenir un dispositif médical propre. Il doit être compatible avec le
dispositif médical et ne doit pas le détériorer.
Le nettoyage commence par un premier rinçage suite à la pré-désinfection, le matériel est ensuite
soigneusement nettoyé, après démontage le cas échéant. Ce nettoyage se fait dans un bain neuf avec le
même détergent-désinfectant que celui utilisé pour la pré-désinfection. L’action mécanique du
nettoyage doit permettre d’éliminer toute souillure visible. Le nettoyage du matériel fin, creux, fragile
ou complexe peut être facilité par l'utilisation d’un bac à ultrasons.
27
• Le nettoyage à la machine :
Le dispositif médical passe dans un laveur-désinfecteur, de préférence à deux portes, pour séparer
les circuits « sales » des circuits « propres ». Elle permet l’élimination complémentaire des germes,
d’accroître la productivité, d’améliorer l’efficacité du nettoyage et de diminuer l’exposition du personnel
au sang et aux autres liquides organiques.
Contrôle : A la fin du cycle, il faut surveiller les paramètres suivants :
c) Séchage :
Un bon séchage des articles lavés est important. Il prévient la corrosion et la croissance des
microorganismes. Il faut utiliser de l’air médical comprimé pour le séchage des instruments, notamment
pour les instruments creux. Cela permet également de contrôler la circulation.
Contrôle : Il se fait au moyen de papier crépon ou papier absorbant.
d) Conditionnement :
Le conditionnement est la mise sous emballage des dispositifs médicaux, ayant pour but d’interdire
l’entrée des micro-organismes tout en autorisant le passage de l’agent stérilisant, et permet de
maintenir l’état stérile jusqu’à l’emploi en protégeant son contenu de toute contamination extérieure.
En fonction du procédé de stérilisation choisi, de l’objet à stériliser et des risques de détérioration du
SBS (système de barrière stérile), On fait le choix entre les types de conditionnement suivants :
28
- Des conditionnements rigides, barquettes métalliques, en carton ou plus souvent en plastique,
boites en métal, et des emballages souples, sachets, feuilles ou gaines en papier, en plastique ou dans
un mélange complexe des deux.
Avant d’être stérilisés, les objets sont emballés soit unitairement (un objet par sachet), soit en « Set »,
paquet contenant divers objets ayant la même finalité, en respectant plusieurs conditions pratiques.
e) La stérilisation :
L’agent stérilisant de l’autoclave est la vapeur d’eau. Un cycle se réalise à 2 bars, 134°C et
pendant 18 minutes. De nombreux paramètres sont à valider :
La vapeur doit être saturée.
Il ne doit pas y avoir d’air.
L’eau doit être d’excellente qualité.
Phase 1 : réalisation de plusieurs vides afin d'éliminer l'air dans la cuve pouvant altérer la
qualité de la vapeur, et empêcher le contact de celle-ci avec la charge.
29
Phase 2 : injection de vapeur et purges successives pour réchauffer la charge et éliminer les
condensats formés.
Phase 3 : phase de stérilisation durant 18 minutes.
Phase 4 : élimination de la vapeur par une phase de vide, séchant ainsi la charge maintenant
stérile.
Phase 5 : retour à la pression atmosphérique
f) Le stockage :
En attendant leurs futures utilisations, les DM stérilisés sont stockés dans des emballages
étiquetés indiquant le nom du DM, la date de péremption et d’autres informations, puis rangés dans un
endroit sans lumière naturelle.
Toutes ces étapes sont introduites dans une démarche de « marche en avant » qui stipule que les objets
ne doivent pas revenir en arrière.
La traçabilité de tout cela est d’autant plus importante que la stérilisation ne peut être vérifiée. Seul le
strict respect des procédures propres à chaque opération permet de garantir la stérilité du produit
traité.
Cette méthode de stérilisation se pratique à l’aide du Poupinel (un stérilisateur à air chaud) ou d’un
four électrique domestique. Elle consiste à passer les équipements à stériliser dans le Poupinel ou dans
le four pendant 1 heure à 180 °C ou 2 heures à 170 °C.
La stérilisation par chaleur sèche est surtout réservée au matériel thermorésistant pouvant être
altéré par la vapeur d’eau : matériel nickelé ou chromé, matériel en acier non inoxydable, verrerie
résistante à la chaleur. Elle n’est pas adaptée pour les matériels en acier inoxydable, les compresses et
les liquides.
30
Figure 12 : Stérilisateur à air chaud
II. Stérilisation par la vapeur d’eau
La stérilisation par la chaleur humide (stérilisateur à vapeur d’eau sous pression) est la méthode de
référence pour les dispositifs médicaux réutilisables. Elle n’est utilisable que pour les dispositifs
médicaux thermorésistants. Elle convient à des dispositifs médicaux de nature différente : textiles,
dispositifs en acier inoxydable, caoutchouc et verre.
Les paramètres de l’autoclave doivent être réglés pour atteindre la température de 134°C pendant 18
minutes pour le plateau de stérilisation. Dans ces conditions, les ATNC sont également supprimés.
Principe :
Le DM à stériliser est exposé à l’action de la vapeur d’eau saturée sous pression à une température et
durant un temps de contact déterminé. L’éradication des micro-organismes se réalise par condensation
de la vapeur saturée.
Mise en œuvre :
1) Chargement du stérilisateur
2) Déchargement et libération de la charge
A la fin du cycle, si tous les contrôles sont corrects (charge ni endommagé ni humide, changement de
couleur des indicateurs de passage, diagramme de stérilisation correct), la charge peut être libérée. Et si
un seul des paramètres est incorrect, la charge doit être reconditionnée et restérilisée, après le
déchargement il faut garder une période de climatisation « cooldown » (environ 15 minutes), puis les
DM sont distribués lorsqu’ils atteignent la température ambiante.
31
Surveillance de l’allure du cycle de stérilisation / lecture du diagramme d’enregistrement :
Le diagramme du stérilisateur est relié à des sondes placées dans l’appareil qui contrôle la
température et la pression régnant dans l’étuve. Il faut vérifier l’enregistrement graphique qui
détermine la température, le temps et la pression pendant et après le cycle et l’imprimer. Indiquer la
date, le numéro d’appareil et le numéro du lot de stérilisation ensuite l’archiver.
Principe :
C’est un procédé chimique de stérilisation à basse température (55°C), basé sur l’oxyde d’éthylène
qui est le gaz stérilisant le plus efficace, ayant un pouvoir bactéricide, virucide, sporicide puissant par
dénaturation des acides nucléiques et des protéines des micro-organismes
Mise en œuvre :
Les produits sont conditionnés au préalable dans leur emballage définitif, du type papier-papier ou
papier polyéthylène ; étant perméable à l’oxyde d’éthylène.
A la fin du cycle, les articles stérilisés doivent être bien aérés après le traitement pour éliminer tous
les résidus d'OE.
NB : « La stérilisation à l’oxyde d’éthylène ne peut être utilisée que si aucun autre moyen approprié
n’existe, à savoir que son coût est trop élevé et la durée du cycle est longue ».
32
3.3.3. Stérilisation en phase plasma
Représente très certainement une voie d’avenir très prometteuse dans les techniques de stérilisation
des dispositifs médicaux réutilisables et thermosensibles.
Cet appareil utilise la vapeur de peroxyde d’hydrogène introduite dans un récipient sous vide
(dépression < 20mmHg) qui va être excitée par une onde électromagnétique, induite par une onde
radio.
Avantages :
o Permet de stériliser à basse température (45°)
o Utilisation simple et non toxique
o Cycle rapide (75 mn)
o Ne nécessite pas de désorption
Inconvénients :
o Coûteux
o Ne permet pas de traiter les objets comportant de la cellulose : les emballages devront
être non en papier, mais en matières plastiques ou non tissé.
o Ne permet pas de traiter les instruments de masse importante, ni les liquides
o La stérilisation par les radiations ionisantes, en particulier par les rayons gamma,
présente de nombreux avantages (utilisation sur du matériel thermosensible, absence
de risque d’irradiation résiduelle), mais cette technique n’est pas actuellement utilisée
en milieu hospitalier.
C'est une installation très lourde, très coûteuse, donc peu répandue. Concerne essentiellement le
matériel médico-chirurgical à usage unique.
33
Chapitre IV : Étude des équipements biomédicaux dans une unité
de stérilisation.
34
Figure 13 : Plan architectural de stérilisation de l’hôpital des spécialités
Les instruments sont réceptionnés, triés pour être ensuite mis dans un laveur désinfecteur
permettant de passer la première étape du nettoyage. Les DMR sont envoyés ensuite vers la zone de
conditionnement pour être emballés dans des gaines ou recomposés au niveau des sets.
Dès lors que l’instrument a passé cette étape, il est stérilisé à la vapeur d’eau saturée pour garantir le
niveau d’assurance stérile exigé, ou bien mis dans un stérilisateur à basse température qui est le gaz
35
d’oxyde d’éthylène. Le DMR est stocké par la suite dans la zone de stockage (zone stérile) et distribué
vers les différentes unités de soins et aux blocs opératoires.
Chaque étape est suivie d’un contrôle de qualité pour s’assurer de l’état global du DMR, durant lequel
est vérifiées leur fonctionnalité ainsi que leur entretien.
4.1.1 Définition :
La stérilisation par chaleur sèche est adaptée au matériel supportant une chaleur de plus de 180 °C
(verre, métal). Cette méthode n’est pas efficace sur les prions. Elle est aujourd'hui considérée comme
moins fiable et plus difficile à contrôler que la stérilisation par chaleur humide (autoclave).
Le problème de cette technique est la mauvaise conductibilité de l’air, il est donc nécessaire pour
stériliser :
De ne pas trop remplir l’enceinte.
D’avoir une ventilation.
De filtrer l’air qui entre dans l’enceinte.
Cette méthode est de moins en moins utilisée ; elle peut être utilisée pour stériliser les objets
métalliques ou en verre (récipients, petits matériels…). Cette technique peut également être utilisée
pour les huiles.
Le matériel est conditionné dans des boites métalliques et placé dans l’enceinte du stérilisateur. L'air
de l'enceinte est chauffé par des résistances, de manière à atteindre une température suffisante pour
détruire les micro-organismes.
La durée du cycle de stérilisation dépend de la température. Plus la température est élevée, plus le
cycle est rapide.
36
Un cycle de stérilisation dure 4h à 140 °C, 2h à 160 °C, 30 min à 180 °C et ne doit pas être interrompu.
1.1.1.1. Définition :
Il est considéré comme le moyen de stérilisation le plus fiable et le plus facile à contrôler. L'action
conjuguée de la vapeur d'eau et de la température (température supérieure à 120°C) provoque la
dénaturation puis la mort des microorganismes (bactéries, virus…) présents sur ou dans le matériel (y
compris les ATNC si un cycle spécifique est réalisé).
L'autoclave fonctionne selon un "cycle de stérilisation" qui comporte les étapes suivantes :
Phase 5 : Le séchage par le vide qui permet d'évacuer la vapeur d'eau, à l’aide de la pompe a vide.
La charge a été humidifiée par l'eau provenant de la condensation de la vapeur.
Phase 6 : Le retour à la pression atmosphérique grâce à une entrée d'air filtré afin de pouvoir
effectuer une ouverture de porte. Cette entrée d'air doit se faire à l'aide d'un filtre à air " très haute
efficacité " retenant toutes les particules de dimensions supérieures à 1 mm et n'autorisant le passage
que de 0,1% au maximum de particules comprises entre 0,3mm et 1mm.
Phase 7 : Nettoyage de l’enceinte de stérilisation à l’aide d’un chiffon doux pour la débarrasser
d’éventuelles particules résiduelles, et ce après chaque cycle de stérilisation.
38
Figure 16 : Schéma d’autoclave
1.1.1.2.1. Définition :
Le nettoyage des DM est une des étapes essentielles permettant de garantir le succès de
l’opération de stérilisation.
Le nettoyage en laveur désinfecteur des DM permet d’éliminer les salissures par l’action
physico chimique d’un produit tel un détergent conjugué au pouvoir physique germicide réalisé
par l’action de la chaleur humide à températures supérieures à 65°C.
1.1.1.2.2. Déroulement :
Le lavage en laveur désinfecteur des dispositifs est fait soit directement après l’utilisation,
soit suite à l’opération de pré désinfection.
Méthode :
39
Figure 17 : Laveur désinfecteur CISA Hôpital des Spécialités
2.1.1.1. Définition :
Bien que le nettoyage ait lieu dans le réservoir, l’élément le plus important du nettoyeur est
le transducteur à ultrasons. Il génère des ondes sonores de plus de 20 kHz qui se propagent à
travers le fluide. En conséquence, des zones de haute et basse pression sont créées dans le
liquide. Alors que la pression est basse, des microbulles se forment et ensuite se dilatent par
haute pression jusqu’à ce qu’elles implosent finalement. Ce processus, appelé cavitation, est
cyclique.
40
Figure 18 : Bac ultrasons
2.1.4.1. Définition :
La substance la plus dure est concentrée au début de la stérilisation. Ensuite, ce chiffre diminue
progressivement en raison de la convection et de l'absorption de fluide.
41
NB : Concentration en peroxyde 0,1 ml par dm3 capacité réduit le niveau d'accumulation
d'organismes dangereux de 5-6 unités en 36 minutes.
Les stérilisateurs au plasma sont utilisés contre divers bacille et candida. Le temps de
traitement
est déterminé par la concentration et la capacité oxydante de l'agent.
2.1.1. Adoucisseur :
2.1.1.1. Définition
42
arrivent à saturation, l’adoucisseur passe en phase « régénération » : on dit qu’il se
régénère. La principale étape de la régénération consiste en l’aspiration de la saumure
présente dans le bac à sel. Le mélange d’eau salée passe alors à travers le lit de résine pour
permettre son lavage et rinçage. Cette phase peut prendre de 1 à 2 heures en fonction du
modèle de l’adoucisseur.
2.1.1. Osmoseur :
2.1.1.1. Définition :
Un osmoseur permet d’obtenir une eau osmosée, c’est à dire débarrassée de la majeure
partie des particules solides, ions et micro-organismes contenus dans une eau potable. Cette
eau peut être utilisée dans les unités de lavage et de stérilisation.
Les qualités physico-chimiques de l’eau osmosée sont proches de celles de l’eau distillée ;
l’osmoseur se différencie du distillateur par son principe de mise en œuvre et par le volume
d’eau obtenu, très supérieur à celui de la distillation.
43
Figure 21 : Osmoseur à réservoir
Dans le cas de l’osmose inverse, une pression extérieure est appliquée du côté le plus
concentré, l’eau d’alimentation est alors contrainte de traverser la membrane. Les impuretés
(ions, particules solides, microorganismes…) sont retenues à la surface de la membrane et sont
évacués par l’eau d’alimentation qui circule de ce côté de la membrane. L’eau produite par le
passage à travers la membrane ne contient pratiquement plus d’impuretés.
La pureté de l’eau produite dépend de la pureté de l’eau de départ avec laquelle on alimente
l’osmoseur. L’eau produite est normalement de 95 à 99 % plus pure que l’eau d’alimentation.
44
Une pompe (suppresseur) peut être nécessaire si la pression de l’eau d’alimentation est
insuffisante et l’ajout en amont de l’osmoseur d’une résine échangeuse d’ions, de filtre est
nécessaire lorsque l’eau d’alimentation est de qualité insuffisante.
2.1.1.1. Définition :
45
Figure 23 : thermo soudeuse de sacs
Rappel sur les emballages de stérilisation : les sachets et gaines de stérilisation sont
constitués d’une face papier, et d’une face plastique. La face papier est perméable à l’air, à la
vapeur d’eau et aux gaz sous pression, mais imperméable aux micro-organismes. Elle comporte
des indicateurs physico-chimiques dont la couleur change au contact de l’agent stérilisant, ce
qui permet de distinguer les charges n’ayant encore subi aucun cycle de stérilisation de celles
stérilisées. La face plastique est transparente et imperméable aux micro-organismes, à
l’humidité et aux gaz. Cette face sert à visualiser l’instrument qui se trouve dans l’emballage, et
permet la soudure à chaud du sachet.
Pour réaliser la soudure de ces sachets et gaines, l’utilisateur vient glisser, dans les
mâchoires de la thermosoudeuse, le coté à sceller de l’emballage contenant l’instrument à
stériliser. Les deux bandes chauffantes de la thermosoudeuse viennent alors écraser et souder
l’une contre l’autre les deux faces de l’emballage de stérilisation. La qualité de la soudure est
fonction de la température, de la pression et du temps de contact dans les mâchoires de la
thermosoudeuse. Ces valeurs de réglage doivent être communiquées par le fabricant de
l’emballage de stérilisation.
46
Chapitre V : Étude de l’architecture d’une unité de
stérilisation
Documentation interne :
Classeur de procédures
Documents de traçabilité
Dossier de qualification, requalification et maintenance
Dossiers administratifs
Données patients ( risque A.T.N.C )
Documentation externe :
Contrats et conventions
Comptes rendus et enregistrement de validation et contrôle de maintenance
Enregistrements des non-conformités et des actions correctives
Comptes rendus des audits internes et externes
Rapports d’inspection
Chaque zone de la stérilisation nécessite la proximité des sources d'informations qui
lui sont spécifiques. Cependant les pharmaciens responsables et les cadres restent les
principaux utilisateurs des documents (revues, dossiers, ...) qui seront classés et facilement
accessibles à l'ensemble des agents du service. L'installation d'un réseau informatique
47
facilitera l'échange des données entre les différents postes informatiques. Ceci nécessitera
l'acquisition de logiciels de base de données, de traitement de texte et de tableur.
La traçabilité de chaque étape peut se faire manuellement, mais implique, dans ce cas, une
grande disponibilité des personnels et un fort risque de perte d’information. La mise en
place d’un système de traçabilité informatique au sein du SI de stérilisation peut permettre
de faciliter et sécuriser l’enregistrement des données.
L’utilisation d’un SI avec le principe de « marche en avant » permet de sécuriser le suivi des
étapes : une étape ne peut être réalisée sans que la précédente n’ait été validée. La mise en
place de solutions de scan de code-barres, ou autres technologies de traçabilité permet de
sécuriser le contrôle de chacune des étapes.
La zone lavage :
48
Bac à ultrasons
Stockage des chariots et des bacs de transport
Local ménage
La zone conditionnement :
Il est souhaitable que cette zone soit individualisée car se posent souvent des problèmes :
Local textile :
Réception
Vérification
Pliage du linge
Bureaux
Vestiaire
Toilette
Salle de réunion
Local archives
Local de stockage des consommables
Local pour la réserve de DM pour remplacer les DM défectueux
Locaux techniques (production d’eau, centrale d’air, ...)
49
La zone lavage et la zone conditionnement sont séparées par un mur technique réservé à
l’implantation des laveurs désinfecteurs double porte.
La zone conditionnement et la zone sortie des stérilisateurs sont séparées par un mur
technique réservé à l’implantation des stérilisateurs double porte.
Chacun des murs techniques permet l’isolement thermique, phonique et le respect des
classes de contamination particulaire.
Il est souhaitable de prévoir au maximum des cloisons vitrées pour permettre le passage de
la lumière naturelle et de permettre également une visualisation plus rapide des différentes
zones d’activité par le personnel d’encadrement.
L’éclairage naturel doit être privilégié au maximum dans toutes les zones, sauf celles de
stockage.
5.3. Étude des flux :
Flux entrants :
Le personnel de la stérilisation
Le personnel hospitalier
Les visiteurs, stagiaires
Flux sortants :
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Les unités stériles à destination des unités de soins
Les unités stériles des clients externes
Lors d’une visite du service de stérilisation par des personnes extérieures, une tenue
appropriée devra être proposée et le nombre de personnes ne devra pas nuire au bon
fonctionnement du service. Les visites se feront de préférence durant la période d’activité la
plus faible (fin de journée).
Sols :
♦ résistants aux pressions et aux chocs, en particulier aux empreintes de roues des
chariots ;
♦ raccordés aux murs pour faciliter le nettoyage et s’ils comportent des joints, ceux-
ci doivent être faciles à entretenir et à nettoyer ;
♦ facilement lavables et décontaminables ;
♦ résistants aux différents produits utilisés notamment les différents détergents
désinfectants alcalins ou non, à la soude et à l’eau de Javel ;
♦ munis de dispositifs d’évacuation ou d’aspiration d’eau dans la zone lavage.
Murs et plafonds :
Ces surfaces doivent être conçues pour permettre d’éviter le développement microbien. Les
murs et plafonds doivent donc être lisses, sans fissure, imperméables, facilement
nettoyables voire désinfectables et résistants à ces opérations de bionettoyage.
Toute surface en bois nu doit être prohibée. L’acier inoxydable est difficile d’entretien et
gênant pour les yeux.
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Éclairage :
L’éclairage naturel doit être aussi abondant que possible et est à rechercher dans les
zones de lavage et de conditionnement. Par contre la zone de stockage des D.M. stérilisés
doit être à l’abri du rayonnement solaire direct et de l’humidité ; une protection des vitres
doit être prévue pour éviter la gêne due au rayonnement solaire.
L’ambiance lumineuse ne doit être ni trop puissante pour ne pas éblouir, ni trop faible pour
ne pas fatiguer les yeux, et doit varier en fonction des diverses activités réalisées au sein du
service de stérilisation.
Divers :
Il faut prévoir des systèmes de communication afin de réduire au minimum les entrées et
sorties de la zone propre pour le personnel. Les vitrages, les panneaux de communication,
les liaisons informatiques et vidéo pour le transfert de données, les interphones et les
téléphones peuvent constituer un moyen adapté de communication. Il faut les sélectionner
en vue de leur compatibilité avec la classe de la zone propre et en tenant compte de
l'application considérée.
Circuits :
Le principe de marche en avant sera appliqué systématiquement de façon à ce que les flux
d’activité ne se croisent pas et que la sécurité des personnes et des dispositifs à traiter
soient assurée.
Il est impératif d’éviter toute possibilité de passage direct de personnel entre la zone « avant
lavage » et la zone « après lavage ».
Le calcul des surfaces est déterminé à partir du nombre de lits de Médecine – Chirurgie –
Obstétrique (M.C.O) :
Dans la suite de ce travail, après avoir déterminé les différentes zones du service de
stérilisation centrale, des orientations architecturales seront proposées pour permettre une
bonne fonctionnalité et avoir une surface suffisante en fonction de la diversité d’activité
rencontrée au sein du service de stérilisation.
1. La zone lavage :
But :
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Centraliser et automatiser l’activité de lavage des D.M. des blocs et des unités de
soins ;
Nettoyer les armoires et les bacs de transport, ainsi que les sabots des blocs et/ou
de la stérilisation.
Surface Optimale :
2. La zone conditionnement :
But :
Éliminer les D.M défectueux et les remplacer par des D.M fonctionnels
Remplacer les D.M endommagés, non fonctionnels par des D.M neufs
Surface Optimale :
Surface suffisante pour pouvoir vérifier la fonctionnalité des D.M. Elle dépend de ce qui est
conditionné, du volume de linge à stériliser.
Elle sera déterminée en fonction de l’activité du service et sera suffisamment grande pour
permettre une différenciation des D.M. des différents services, une bonne vérification de la
fonctionnalité des D.M. et un conditionnement dans des conditions correctes.
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3. La zone de sortie des D.M stérilisés :
But :
Surface Optimale :
But :
Permet le stockage des D.M. stérilisés avant leur distribution aux différents services
prestataires
Surface Optimale :
Si aucun stockage n’est envisagé en stérilisation, elle correspondra au stockage des chariots
de transport avant distribution.
But :
Surface Optimale :
Surface minimale de 10 m² pour une équipe de 6 personnes. On peut proposer une surface
supplémentaire de 1 m² par agent de service supplémentaire.
But :
Permettre le stockage des différents matériels nécessaires au nettoyage des surfaces et des
surfaces hors sols du service de stérilisation. Il est préférable d’avoir deux locaux ménage (un
pour la partie propre et un pour la partie sale) .
Surface Optimale :
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Conclusion
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BIBLIOGRAPHIE
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