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Le mémoire présente la mise en place d'une unité de stérilisation à l'Hôpital des Spécialités de Rabat, soulignant son importance dans la lutte contre les infections nosocomiales. Il décrit les processus de stérilisation, les équipements nécessaires et l'organisation du service de maintenance de l'hôpital. Ce projet vise à garantir la sécurité des patients en assurant la disponibilité de matériel médical stérile.

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Le mémoire présente la mise en place d'une unité de stérilisation à l'Hôpital des Spécialités de Rabat, soulignant son importance dans la lutte contre les infections nosocomiales. Il décrit les processus de stérilisation, les équipements nécessaires et l'organisation du service de maintenance de l'hôpital. Ce projet vise à garantir la sécurité des patients en assurant la disponibilité de matériel médical stérile.

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Cycle licence : Génie Biomédical

Année universitaire 2021-2022

Mémoire de projet de fin d’études

Mise en place d’une unité de


stérilisation au sein d’un hôpital
(HSR RABAT)

Présenté par :
TAHRI JOUTEI HAMZA

Encadré par :
Mr KHATHYRI Abdessamad

1
Dédicaces

Je dédie ce travail à ma maman qui m’a soutenu et encouragé durant


ces années d’études.

À mon père, école de mon enfance, qui m’a tout le temps supporté et
motivé tout au long de mon parcours.

À mon grand frère à qui je souhaite un avenir radieux plein de


réussite.

Et à tous les gens qui m’aiment et me soutiennent dans les moments


les plus difficiles.

2
Remerciements

Je tiens à remercier l’Hôpital des spécialités qui m’a accueilli durant


mon stage, pour la confiance qu’il m’a accordé, ainsi que pour les
conditions mises à ma disposition tout au long du stage.

J’adresse un grand merci à mon encadrant Mr Khathyry Abdessamad


pour avoir veillé à convertir ce stage en un réel apprentissage rentable.

La réalisation de ce travail n’aurait été possible non plus sans la


contribution et l’assistance de plusieurs personnes auxquelles je
voudrais exprimer mes sincères remerciements.

Mes remerciements s’adressent ensuite à l’équipe des techniciens pour


leurs encouragements, leurs disponibilités ainsi que leurs soutiens.

3
Liste des abréviations

ATNC : Agents Transmissibles Non Conventionnels

CHU : Centre Hospitalier Universitaire

DM : Dispositif Médical

DMS : Dispositif Médical Stérile

DMR : Dispositif médical réutilisable

IN : Infection Nosocomiale

SI : Système d’information

BPPH : Bonnes pratiques de Pharmacie Hospitalière

C: Degré Celsius

4
Glossaire
Dispositif médical : Tout instrument, appareil, équipement, matière
ou autre article utilisé seul ou en association, destiné à être utilisé chez
l’homme à des fins médicales spécifiques. Il a donc pour but :

• diagnostic, prévention, prévision d’une maladie :


par exemple les échographes ou les scanners fournissant des images de
l’intérieur du corps ;

• traitement et soulagement de blessures ou d’un handicap :


par exemple les pansements, les béquilles, les fauteuils roulants ;

• remplacement ou modification de l’anatomie, d’un processus/état


physiologique :
par exemple les implants de hanche ou de genou, les prothèses de jambe.

Décontamination ou pré-désinfection : Opération au résultat


momentané, permettant d’éliminer, de tuer ou d’inhiber les micro-
organismes sur les objets et matériels souillés.

Cycle de stérilisation : Ensemble des opérations qui sont effectuées dans


un stérilisateur.

Charge à stériliser : Ensemble des objets avec leurs emballages qui


doivent être stérilisés dans un même stérilisateur au cours d’un même
cycle de stérilisation.

Pression de la stérilisation : Pression régnant dans le stérilisateur lorsque


la charge est à la température de stérilisation.

5
Température de stérilisation : Température minimale régnant dans la
charge pendant le temps fixé pour la stérilisation assurant effectivement
la stérilisation de toute la charge.

Durée d’un cycle de stérilisation : temps écoulé entre l’entrée de la


charge dans le stérilisateur et sa sortie après stérilisation.

Eau adoucie : Eau traitée par résine échangeuse de cations divalents


(calcium et magnésium). Elle ne contient donc plus de calcium et de
magnésium, mais ceux-ci sont remplacés par du sodium. La conductivité
d’une eau adoucie est donc peu ou pas modifiée par rapport à l’eau brute.

Eau osmosée : C'est une eau dépourvue de la majorité de ses sels


minéraux, métaux lourds et autres toxiques (comme les nitrates).

L'osmose : Il s'agit du transfert d'eau entre deux solutions ayant


différentes concentrations en sels minéraux, en passant par une
membrane perméable aux molécules d'eau. L'eau va aller de la solution la
moins minéralisée vers la solution la plus minéralisée, et ce, jusqu'à ce
que les deux solutions aient une minéralisation identique c'est à dire en
homéostasie (ou équilibre).

Infections nosocomiales : Infections contractées dans les établissements


de santé.

Principaux germes responsables : Trois bactéries représentent la moitié des


germes isolés dans le cadre d’infections nosocomiales :
 Escherichia coli (26%), qui vit naturellement dans les intestins de chacun.
 Staphylococcus aureus (16%), présent dans la muqueuse du nez, de la
gorge et sur le périnée d’environ 15 à 30 % des individus.
 Pseudomonas aeruginosa (8,4%), qui se développe dans les sols et en
milieu humide (robinets, tuyauteries...).
Les champignons/levures, les virus et les parasites sont très rarement
incriminés, représentant respectivement 3,7%, 0,4% et 0,2% des micro-
organismes identifiés.

6
Matériovigilance : Action de signaler sans délai tout incident ou risque
d’incident mettant en cause un dispositif médical ayant entraîné ou
susceptible d’entraîner la mort ou la dégradation grave de l’état de santé
d’un patient.

7
Table des matières
Dédicaces............................................................................................................. 2

Remerciements.................................................................................................... 3

Liste des abréviations…………………………………………...............................................7

Glossaire.............................................................................................................. 8

Liste des tableaux………………………………………………………………….……………............10

Liste des figures………………………………….............................................................. 11

Introduction générale........................................................................................ 13

Chapitre 1 TERRAIN D’INVESTIGATION……………………………………………….............


14

1.1 Presentation de l‘hopital des spécialités Rabat (HSR)


……………...........................................14
1.1.1 Historique……………………………………………………………………………………….……………………….14
1.1.2 Mission de L’HSR………………………………………………………………………………………………………
14
1.1.3 Quelques chiffres clés……………………………………………………………………………………………...15
1.1.4 L’organigramme……………………………………………………………………………………………………...16
1.2 Cadre institutionnel……………………………………………………………………….………………...........17

1.2.1. Orientations stratégiques du CHIS………………………………………………………….…………………


17
1.2.2 Le Projet d’Etablissement Hospitalier (PEH) de 2007-2011……………………………………....
17
1.2.3 La démarche qualité au sein du CHIS………………………………………………………………………… 18

Chapitre 2 : LE SERVICE DE MAINTENANCE DU HSR…………………………………..……


19

8
2.1 ORGANISATION DU SERVICE DE LA MAINTENANCE DE L’HSR…………………………………………
19

2.1.1 Manuel d’organisation des services administratifs des établissements hospitaliers (HSR,
HER, MAT, INO) (année 2009)………………………………………………………..
……………….......................18
2.1.2 Organisation du service de maintenance de
l’HSR……………………………………….................21

Chapitre 3 : ÉTUDE D’UNE UNITÉ DE STÉRILISATION…………………………….………..


25

3.1 Définition de la stérilisation...............................................................................................


25
3.2 Processus de stérilisation...................................................................................................
25
3.2.1 Pré-désinfection............................................................................................................. 25
3.2.2 Nettoyage et désinfection.............................................................................................. 26
3.2.3 Séchage ..........................................................................................................................
27
3.2.4 Conditionnement...........................................................................................................
27
3.2.5 Stérilisation ...................................................................................................................
27
3.2.6 Stockage ........................................................................................................................
29
3.3 Les différents modes de stérilisation.................................................................................
29

3.3.1 Stérilisation par la chaleur..............................................................................................


29

3.3.1.1 Chaleur sèche.............................................................................................................. 29


3.3.1.2 Vapeur d’eau............................................................................................................... 30

3.3.2 Stérilisation par les gaz...................................................................................................


31

3.3.2.1 Oxyde d’éthylène.........................................................................................................


32
3.3.2.2 Formaldéhyde..............................................................................................................
32

9
3.3.2.3 Plasma......................................................................................................................... 32

3.3.3 Stérilisation par les rayonnements ionisants..................................................................


32

Chapitre 4 : ÉTUDE DES ÉQUIPEMENTS BIOMÉDICAUX DANS UNE UNITÉ DE


STÉRILISATION…………………................................................................................ 33

4.1 Présentation du service.....................................................................................................


33

4.2 Plan architectural d’une unité de stérilisation....................................................................


34

4.3 Circuit du matériel à stériliser............................................................................................


34

4.4 Les équipements de stérilisation........................................................................................


35

4.4.1 Stérilisateur Poupinel......................................................................................................35


4.4.2 Stérilisateur à vapeur vertical (AUTOCLAVE)..................................................................
36
4.4.3 Laveurs désinfecteurs.....................................................................................................
38
4.4.4 Machine à laver à ultrasons............................................................................................
39
4.4.5 Stérilisateur à gaz plasma...............................................................................................
40
4.4.6 Adoucisseur.................................................................................................................... 41
4.4.7 Osmoseur........................................................................................................................42
4.4.8 Thermo soudeuse de stérilisation...................................................................................
44

Chapitre 5: ÉTUDE DE L’ARCHITECTURE D’UNE UNITÉ DE


STÉRILISATION…………………................................................................................ 46

5.1 L’organisation de la stérilisation........................................................................................


46

5.1.1 Documentation en stérilisation...................................................................................... 46


5.1.2 L’informatique en stérilsation........................................................................................ 47

10
5.2 La géographie de la stérilisation........................................................................................
47

5.2.1 La localisation au sein de l’établissement.......................................................................


47
5.2.2 La structure interne à la localisation...............................................................................
48

5.3 Étude des flux.................................................................................................................... 50

5.4 Caractéristiques générales des locaux...............................................................................


51

5.5 Descriptif par zone d’activité.............................................................................................


53

Conclusion........................................................................................................ 55
Bibliographie..................................................................................................... 56

Liste des figures


11
Titre Page

Figure 1 : Hôpital des Spécialités de Rabat 14

Figure 2 : Organigrame de l’Hôpital des Spécialités de Rabat (HSR) 16

Figure 3 : Organisation de la maintenance 22

Figure 4 : Schéma illustrant les activités du SM 23

Figure 5 : Organigramme du service de la maintenance de l’HSR 24

Figure 6 : Pré-désinfection 26

Figure 7 : Nettoyage aux ultrasons 26

Figure 8 : Laveur désinfecteur 27

Figure 9 : Emballages poreux 28

Figure 10 : Container métallique 28

Figure 11 : Emballages poreux (autocollants) 28

Figure 12 : Stérilisateur à air chaud 30

Figure 13 : Plan architectural de stérilisation de l’HSR 34

Figure 14 : Stérilisateur de Poupinel 35

Figure 15 : Autoclave CISA Hôpital des Spécialités 36

Figure 16 : Schéma d’autoclave 22

Figure 17 : Laveur désinfecteur CISA de l’HSR 22

Figure 18 : Bac ultrasons 40

Figure 19 : Stérilisateur au plasma CISA 41

Figure 20 : Schéma technique d’adoucisseur 42

12
Figure 21 : Osmoseur à réservoir 43

Figure 22 : Principe et production d’eau osmosée 44

Figure 23 : Thermo soudeuse de sacs 45

Introduction Générale

13
La stérilisation joue un rôle essentiel dans la lutte contre les infections
nosocomiales. Elle permet d’assurer la sécurité aux patients en appliquant les
bonnes pratiques de la pharmacie hospitalière, permettant la délivrance de
produits stériles et leur entretien avant utilisation.

Ce service prend en charge l'ensemble des dispositifs médicaux réutilisables et


stérilisables et ainsi fournissent aux chirurgiens, médecins et soignants,
le matériel stérile nécessaire aux soins donnés aux patients. Ce « matériel »
comprend les instruments de chirurgie réutilisables, mais aussi le linge.

Afin de répondre aux exigences de la réglementation et des normes, la


stérilisation doit donc disposer d’un personnel formé (c’est-à-dire possédant
les compétences nécessaires pour effectuer un travail ayant une incidence sur
la qualité du produit fini), et doit s’assurer que les compétences ont bien été
acquises en évaluant son personnel.

Chapitre I : Terrain d’investigation


14
Le champ empirique est l’Hôpital des Spécialités de Rabat (HSR) relevant du Centre
Hospitalier Ibn Sina (CHIS) classé parmi les organismes les plus importants dans le secteur de
santé au Maroc.

I.1. PRESENTATION DE L’HOPITAL DES SPECIALITES DE RABAT (HSR)

I.1.1. Historique
L’hôpital des Spécialités Rabat est un hôpital
universitaire spécialisé à vocation nationale
qui rassemble quatre spécialités: la
Neurologie, la Neurochirurgie, l’Oto-Rhino-
Laryngologie et l’Ophtalmologie. Il fait partie
intégrante du centre hospitalier Ibn Sina
Rabat Salé.
Il a été inauguré le 25 Janvier 1983 par sa
Majesté le Roi Mohammed VI alors Prince
Figure 1 : Hôpital des spécialités de Rabat
Héritier. En 2000, l’hôpital a connu une
extension et une rénovation du service des Urgences ainsi que la construction des locaux de
l’administration.

I.1.2. Missions de l’HSR


Dispenser les soins médicaux : L’Hôpital des Spécialités est un établissement où sont prises
en charge les pathologies en relation avec la Neurologie, la Neurochirurgie, l’Ophtalmologie
et l’Oto-Rhino-Laryngologie. S’il délivre essentiellement des soins curatifs, il permet
également d’établir le diagnostic précoce de certaines maladies grâce notamment à sa haute
technologie. L’éducation du malade et de sa famille fait partie intégrante des soins que
l’hôpital prodigue.
Effectuer des travaux de recherche : Les travaux de recherche clinique effectués à l’hôpital
se font dans le strict respect de l’intégrité physique et morale et de la dignité des malades.
Elle est complémentaire à la recherche fondamentale et contribue à l’amélioration

15
permanente de la qualité des soins.

Participer à l’enseignement : L’hôpital est un lieu d’enseignement clinique universitaire et


post-universitaire médical, pharmaceutique et odontologique et à la formation du personnel
paramédical ;
Concourir à la réalisation des objectifs fixés en matière de Santé publique par l’Etat :
L’hôpital contribue à la réalisation de la politique sanitaire de l’Etat par des actions curatives
préventives et de recherche.

I.1.3. Quelques chiffres clés :


Activité de l’hôpital :
Capacité litière fonctionnelle 317
Effectif global des ressources humaines 647
Nombre des consultations 44355
Journées d’hospitalisations 76571
Interventions chirurgicales 6735
Nombre d’actes radiologiques et de scanners 37207
Nombre d’examens de laboratoire 77359
Kinésithérapie 15877
Neurophysiologie 3436
Orthophonie 736
Orthoptie 368

Tableau 1 : Activité de l’hôpital

Plateau technique performant :


Blocs opératoires :
- Bloc Central :
 salles pour chirurgie d’ophtalmo
 2 salles pour chirurgie ORL
 1 salle pour Neurochirurgie
 1 SSPI

- Bloc des Urgences :

16
 1 salle pour NCH
 1 salle pour ORL
 1 salle pour Ophtalmo

Imagerie médicale et exploration fonctionnelle :


 Un Scanner
 IRM
 Une angiographie numérisée
 Une table télécommandée
 Un appareil écho doppler
 Une salle d’électrophysiologie numérisée
 Angiographie en ophtalmologie
 Un laser en ophtalmologie.
 L’Audiogramme
 L’impédancemètre

I.1.4. Organigramme

HOPITAL DES SPECIALITES DE


RABAT
HSR

Pôle
- 2 Sces deClinique
Neurologie Pôledes
- 1 Sce Médico-technique
Urgences Pôledes
- 1 Sce Administratif
Affaires
- 1 Sce de Neurochirurgie - 1 Sce d’Anesthésie et Financières
- 1 Sce Oto Rhino Réanimation - 1 Sce des
Laryngologie - 1 Sce de Neuroradiologie Approvisionnements
- 2 Sces - 1 Service Labo d’Analyses - 1 Sce de la Gestion des
d’Ophtalmologies Médicales Stocks

Figure 2 : Organigrame de l’Hôpital des Spécialités de Rabat (HSR)

I.2. CADRE INSTITUTIONNEL


17
I.2.1. Orientations stratégiques du CHIS
1. La refonte des règles et procédures régissant la gouvernance du CHIS en collaboration
avec les départements de tutelle ;
2. La mise en œuvre de la réforme hospitalière initiée par le Ministère de la Santé ;
3. L’amélioration de la prise en charge des patients au niveau des services des urgences ;
4. Le renforcement de l’offre de soins par la création et le développement de nouveaux
pôles d’excellence ;
5. La réhabilitation de la fonction humanisation des prestations offertes aux patients ;
6. La restructuration des services cliniques, médico-techniques et administratifs par la
création de pôles ;
7. La revalorisation et le renforcement des capacités managériales des ressources
humaines
8. L’introduction de nouveaux modes et outils de management hospitalier ;
9. La rationalisation de la dépense publique et le renforcement de la capacité
d’autofinancement ;
10. La promotion de l’action sociale en partenariat avec les partenaires sociaux ;
11. La professionnalisation collective des pratiques médicales,infirmières et managériales.

I.2.2. Le Projet d’Etablissement Hospitalier (PEH) de 2007-2011


Un projet d’établissement hospitalier de 2007-2011 a été mis en place. Les principaux
enjeux retenus pour ce dernier sont ; l’instauration d’un management public participatif à
travers l’implication des hôpitaux dans le processus de relance des organes consultatifs et la
création de nouveaux comités (le comité stratégique de Management de la Qualité est l’un
des principaux comités).
Ce projet s’inscrit dans une démarche de consolidation et d’extension de la réforme
hospitalière à travers le Projet Santé Maroc III qui a retenu le principe d’innovation comme
critère d’éligibilité du Centre Hospitalier Ibn Sina. Il s’articule autour des orientations
stratégiques suivantes:
 Favoriser les conditions d’émergence et d’ancrage de l’expertise pluridisciplinaire des
équipes hospitalières en investissant prioritairement dans la modernisation des

18
plateaux techniques,

 Encourager l’excellence et le développement des compétences à travers la


promotion de la formation et de la recherche,
 Contribuer à la restructuration de l’offre de soins régionale,
 Répondre à des besoins de santé publique et de sécurité.

I.2.3. La démarche qualité au sein du CHIS

La démarche qualité est une des actions stratégiques inscrites dans la réforme hospitalière
initiée par le Ministère de la Santé. Dans ce cadre, la direction du CHIS a initié en novembre
2006 un ambitieux programme visant l’institutionnalisation du management de la qualité au
niveau des établissements déjà cités. Ce programme prévoit deux étapes : une première
étape concerne les apports théoriques en matière de sensibilisation des médecins chefs des
établissements, et la formation des référents qualité propres à chaque établissement. La
deuxième étape qui est plus opérationnelle s’est consacrée à la mise en place de la
démarche qualité dans le CHIS avec notamment l’institutionnalisation du programme
management qualité (PMQ). Ainsi qu’une description de l’organisation du comité
stratégique de qualité (CSQ), le comité opérationnel de qualité (COQ) et l’unité qualité au
niveau de la DCHIS.
Le CHIS prévoit en priorité de construire un système de qualité se basant sur 6 piliers :
- Institutionnalisation du programme « management de la qualité »,
- Développement de la culture qualité et le développement de compétences,
- L’élaboration du projet d’amélioration continue de la qualité et d’un tableau de bord
qualité en lien avec les domaines d’activités stratégiques,
- L’animation de la démarche qualité,
- La mise en place des outils de gestion de la qualité,
- La communication interne et externe sur la démarche qualité.
Le 25 février 2008, au terme d’un atelier de formation en assurance qualité, 18 sites pilotes
ont été identifiés. Les 18 cercles qualités sont conduits par des équipes médicales dont la

19
majorité est des chefs de services médico-techniques et cliniques. Ces services ont bénéficié
d’un accompagnement spécifique par les référents et de l’unité de management de la
qualité basé à la direction du CHIS.

Chapitre II : Le service de maintenance de l’HSR

II.1. ORGANISATION DU SERVICE DE LA MAINTENANCE DE L’HSR

II.1.1. Manuel d’organisation des services administratifs des établissements hospitaliers


(HSR, HER, MAT, INO) (année 2009)

Ce manuel constitue un référentiel essentiel visant à définir les attributions des différentes
structures des établissements hospitaliers relevant du Centre Hospitalier Ibn Sina telles que
prévues dans la décision portant organisation administrative du 04 /10/2001.
Il s’agit d’un manuel d’organisation élaboré par les différentes équipes des établissements
hospitaliers en vue de répondre aux principaux objectifs suivants : Tracer sous forme
d’organigramme chaque secteur d’activité faisant ressortir les liens fonctionnels et
hiérarchiques ;
 Identifier les missions spécifiques à chaque structure des établissements hospitaliers;
 Favoriser la communication intra et inter services ;
 Eviter les chevauchements des compétences et les redondances des activités ;
 Faciliter le suivi et l’évaluation des performances des différentes entités
administratives.
FICHE DE FONCTION

Désignation de la fonction : la gestion de la maintenance

MISSIONS
 Assurer la gestion de l’entretien des bâtiments ;
 Réaliser et superviser les travaux d’entretien des bâtiments ;
 Participer à l’élaboration du P D I et du PDE ;
 Assurer la maintenance des installations techniques ;

20
 Assurer la gestion des équipements biomédicaux.
ATTRIBUTIONS
 Unité des Installations Techniques
- Veiller à l’entretien et la maintenance des installations techniques et du réseau
électrique ;
- Participer avec les services utilisateurs à l’élaboration des descriptifs techniques relatifs à
la rénovation des installations techniques (tout corps du métier) de l’Etablissement ;
- Participer aux réunions concernant les chantiers de restauration des installations
techniques ;
- Réaliser et superviser les travaux de maintenance des installations techniques lorsqu’ils
peuvent être assurés par l’équipe locale d’entretien ;
- Participer aux commissions de conformité pour l’acquisition de divers articles
nécessaires à l’entretien des installations techniques ;
- Assurer le suivi des contrats de maintenance des installations techniques lorsqu’ils sont
réalisés en sous-traitance ;
- Elaborer un plan de réhabilitation et de modernisation des installations techniques de
l’hôpital ;
- Assurer le suivi de l’exécution des contrats de maintenance.
- Participer à l’élaboration du Projet Développement des installations de l’hôpital (PDI)

 Unité de la maintenance des Bâtiments


- Veiller à l’entretien et la maintenance des bâtiments.
- Participer avec les services utilisateurs à l’élaboration des descriptifs techniques relatifs à
la rénovation du bâtiment (tout corps de métier) et des espaces verts de
l’établissement ;
- Participer aux réunions de chantier concernant les chantiers de restauration du bâtiment
ou de nouvelles constructions ;
- Réaliser et superviser les travaux de maintenances de bâtiment lorsqu’ils peuvent être
assurés par l’équipe locale d’entretien ;
- Participer aux commissions de conformité pour l’acquisition de divers articles
nécessaires à l’entretien du bâtiment.

21
- Assurer le suivi des contrats de maintenance du bâtiment lorsqu’ils sont réalisés en sous
– traitance ;
- Assurer le suivi de contrat de maintenance de plomberie ;
- Assurer le suivi de contrat de maintenance d’assainissements de l’hôpital.

 Unité de la maintenance biomédicale


- Élaborer les CPS en concertation avec les services utilisateurs ;
- Participer à la commission de conformité technique ;
- Participer à la commission de réception technique des équipements biomédicaux ;

- Assurer la mise en service et veiller à la formation des utilisateurs et équipes techniques ;


- Participer à la commission de réforme des équipements biomédicaux,
- Assurer la maintenance préventive et curative interne ;
- Assurer le contrôle qualité des performances des équipements biomédicaux ;
- Elaborer les contrats de maintenance des équipements biomédicaux ;
- Superviser et gérer la maintenance externe ;
- Assurer la gestion interne du service maintenance biomédicale ;
- Assurer la traçabilité du cycle de vie des équipements biomédicaux ;
- Participer à l’élaboration du Projet Développement des Equipements de l’hôpital

Tableau 2 : Manuel d’organisation des services administratifs des établissements


hospitaliers

II.1.2. Organisation du service de maintenance de l’HSR

a- Missions et fonction :
Le service de maintenance de l’HSR contribue à la maîtrise des outils technologiques mis à la
disposition du personnel médical, paramédical et médico-technique. Il remplit donc une
fonction importante au sein de l’établissement dont la mission première est de participer à
la production des soins de qualité en toute sécurité.
La politique du service de maintenance repose sur des objectifs internes au service et

22
s’appuie sur la politique de l’établissement. Les axes porteurs de cette politique sont :
 Amélioration, adaptation continue et valorisation des pratiques et de l’organisation,
 Renforcement de la prévention et de la gestion des risques liés à l'exploitation des
dispositifs médicaux,
 Maîtrise des dépenses.
Le service Biomédical intervient dans les différentes phases du cycle de vie des
équipements médicaux :

PLAN D’INVESTISSEMENT

ACQUISITION

RECEPTION

MISES-EN REFORME
SERVICE

UTILISATION MAINTENANCE

ENTRETIEN


Figure 3 : Organisation de la maintenance

Ses missions principales dans le domaine des technologies biomédicales sont :


- Participer à l'acquisition et à l'intégration des dispositifs médicaux au sein de l'hôpital ;
- Assurer la maintenance des équipements médicaux, leur disponibilité et leur sécurité
d'utilisation ;
- Jouer un rôle de conseil, d’assistance et de veille technologique et réglementaire.
a- Activités :
23
Le service est donc responsable d’un panel assez large d’activités :

EX Gestion du parc des équipements SA


IG TIS
EN FA
CE Participation à l’acquisition de nouveaux CTI
équipements et consommables ON
S
DE
DE L’U
L’ Formation des utilisateurs TIL
UT ISA
ILI TE
SA Veille technologique, réglementaire et UR
normative des équipements
TE (CL
UR IEN
(C T)
Contribution à la matériovigilance
LIE
NT
) Maintenance des dispositifs
médicaux

Prise en Intervention Contrôle


charge

Suivi des
Préventif Correctif Formation
CM

24

Figure 4 : Schéma illustrant les activités du SM


b- Organigramme

Chef de service de
maintenance
Ingénieur d’État Principal
Biomédical
Ingénieur d’état
principal Secrétaire
Activité administrative

Technicien Agent d’entretien


spécialisé Forgeron
Automatisme

Technicien
Agent d’entretien
spécialisé
Electronique Electricien

Technicien
Agent d’entretien
spécialisé
Electrotechnique Electricien
Activité biomédicale

Technicien Agent d’entretien


spécialisé Plombier
Electricité
Installations
techniques Agent d’entretien
Plombier

Agent d’entretien
Menuisier

Agent d’entretien
Maçon

Figure 5 : Organigramme du service de la maintenance de l’HSR

25
Chapitre III : Étude d’une unité de stérilisation.

III.1. Définition de la stérilisation :

La stérilisation est une technique de conservation des aliments consistant d’éliminer, de tuer ou
d’inactiver les bactéries, les virus et les divers micro-organisme ainsi que leurs toxines sur matière, en
effet non traités, la plupart des aliments se dégradent très rapidement par l’action chimique d’enzymes
d’acides et d’autres produits oxydants, ou par le biais des bactéries, ils peuvent alors se révéler nocifs
pour la santé et provoquer des intoxications alimentaires.

III.2. Processus de stérilisation :

La procédure de stérilisation des dispositifs médicaux (DM) nécessite pour être efficace, des
opérations préliminaires qui sont :

b) Pré-désinfection :

La pré-désinfection est le premier traitement à effectuer si nécessaire sur les objets et matériels
souillés dans le but de diminuer la population de micro-organismes et de faciliter le nettoyage ultérieur,
cette étape permet d’éviter le séchage des souillures sur le matériel.
Pour réaliser la pré-désinfection, tout matériel réutilisable doit être mis à tremper, aussitôt après son
utilisation, dans un bain de produit détergent désinfectant pendant le temps préconisé par le fabricant.
En l’absence d’indication, une durée de 15 minutes au minimum sera adoptée, sans excès pour ne pas
risquer de détériorer le matériel.

L’utilisation de l’ultrason est également recommandée car elle permet de détacher les souillures dans
les endroits les plus difficiles à atteindre même avec le gicleur ou la brosse, elle est conseillée également
pour le matériel fragile sur le plan mécanique, de ce fait, il faut s’assurer que le DM est compatible avec
le traitement aux ultrasons, et que son utilisation est conforme aux instructions du fabricant.
La pré-désinfection a également pour but de protéger le personnel lors de la manipulation des
instruments et de protéger l’environnement

26
Figure 6 : Pré-désinfection

b) Nettoyage et désinfection :

Le nettoyage/désinfection est une étape indispensable avant le conditionnement, elle a pour but
d’éliminer les salissures par l’action physico-chimique d’un produit adapté tel un détergent, conjuguée à
une action mécanique afin d’obtenir un dispositif médical propre. Il doit être compatible avec le
dispositif médical et ne doit pas le détériorer.
Le nettoyage commence par un premier rinçage suite à la pré-désinfection, le matériel est ensuite
soigneusement nettoyé, après démontage le cas échéant. Ce nettoyage se fait dans un bain neuf avec le
même détergent-désinfectant que celui utilisé pour la pré-désinfection. L’action mécanique du
nettoyage doit permettre d’éliminer toute souillure visible. Le nettoyage du matériel fin, creux, fragile
ou complexe peut être facilité par l'utilisation d’un bac à ultrasons.

Figure 7 : Nettoyage aux ultrasons

27
• Le nettoyage à la machine :
Le dispositif médical passe dans un laveur-désinfecteur, de préférence à deux portes, pour séparer
les circuits « sales » des circuits « propres ». Elle permet l’élimination complémentaire des germes,
d’accroître la productivité, d’améliorer l’efficacité du nettoyage et de diminuer l’exposition du personnel
au sang et aux autres liquides organiques.
 Contrôle : A la fin du cycle, il faut surveiller les paramètres suivants :

 Si le bon programme de nettoyage a été effectué ;


 Si l’indication « Programme terminé correctement » est affichée en fin de cycle ;
 Si le dispositif médical est disposé correctement sur le support de charge ;
 Vérification visuelle de la siccité et la propreté de la charge.

Figure 8 : Laveur désinfecteur

c) Séchage :

Un bon séchage des articles lavés est important. Il prévient la corrosion et la croissance des
microorganismes. Il faut utiliser de l’air médical comprimé pour le séchage des instruments, notamment
pour les instruments creux. Cela permet également de contrôler la circulation.
 Contrôle : Il se fait au moyen de papier crépon ou papier absorbant.

d) Conditionnement :

Le conditionnement est la mise sous emballage des dispositifs médicaux, ayant pour but d’interdire
l’entrée des micro-organismes tout en autorisant le passage de l’agent stérilisant, et permet de
maintenir l’état stérile jusqu’à l’emploi en protégeant son contenu de toute contamination extérieure.
En fonction du procédé de stérilisation choisi, de l’objet à stériliser et des risques de détérioration du
SBS (système de barrière stérile), On fait le choix entre les types de conditionnement suivants :

28
- Des conditionnements rigides, barquettes métalliques, en carton ou plus souvent en plastique,
boites en métal, et des emballages souples, sachets, feuilles ou gaines en papier, en plastique ou dans
un mélange complexe des deux.
Avant d’être stérilisés, les objets sont emballés soit unitairement (un objet par sachet), soit en « Set »,
paquet contenant divers objets ayant la même finalité, en respectant plusieurs conditions pratiques.

 Contrôle : La vérification comprend :

 L’intégrité du gainage des instruments et des charnières : vérification des soudures


des sachets après scellage à la soudeuse ou s’assurer de la bonne fermeture des
boîtes.
 Le contrôle de l’absence de corrosion, de griffes, de fissures, etc.
 La fonctionnalité des DM : la coupe des ciseaux, l’intégrité des lentilles des optiques,
le bon fonctionnement du câblage.
 Les DM démontables doivent être remontés lors du contrôle de fonctionnement.

Figure 9 : Emballages Figure 10 : Container Figure 11 : Emballages poreux


poreux métallique
(Autocollants)

e) La stérilisation :

L’agent stérilisant de l’autoclave est la vapeur d’eau. Un cycle se réalise à 2 bars, 134°C et
pendant 18 minutes. De nombreux paramètres sont à valider :
 La vapeur doit être saturée.
 Il ne doit pas y avoir d’air.
 L’eau doit être d’excellente qualité.

La stérilisation comporte cinq phases :

Phase 1 : réalisation de plusieurs vides afin d'éliminer l'air dans la cuve pouvant altérer la
qualité de la vapeur, et empêcher le contact de celle-ci avec la charge.

29
Phase 2 : injection de vapeur et purges successives pour réchauffer la charge et éliminer les
condensats formés.
Phase 3 : phase de stérilisation durant 18 minutes.
Phase 4 : élimination de la vapeur par une phase de vide, séchant ainsi la charge maintenant
stérile.
Phase 5 : retour à la pression atmosphérique

f) Le stockage :

En attendant leurs futures utilisations, les DM stérilisés sont stockés dans des emballages
étiquetés indiquant le nom du DM, la date de péremption et d’autres informations, puis rangés dans un
endroit sans lumière naturelle.
Toutes ces étapes sont introduites dans une démarche de « marche en avant » qui stipule que les objets
ne doivent pas revenir en arrière.
La traçabilité de tout cela est d’autant plus importante que la stérilisation ne peut être vérifiée. Seul le
strict respect des procédures propres à chaque opération permet de garantir la stérilité du produit
traité.

III.3. Les différents modes de stérilisation :


Il existe plusieurs méthodes de stérilisation et la plupart sont basées sur l’utilisation de la chaleur.
D’autres approches sont utilisées sur les matériels non résistant à la chaleur ou contenant des composés
électroniques.

3.3.1. Stérilisation par la chaleur :

I. Stérilisation par la chaleur sèche :

Elle est de moins en moins utilisée : Poupinel.

Cette méthode de stérilisation se pratique à l’aide du Poupinel (un stérilisateur à air chaud) ou d’un
four électrique domestique. Elle consiste à passer les équipements à stériliser dans le Poupinel ou dans
le four pendant 1 heure à 180 °C ou 2 heures à 170 °C.

La stérilisation par chaleur sèche est surtout réservée au matériel thermorésistant pouvant être
altéré par la vapeur d’eau : matériel nickelé ou chromé, matériel en acier non inoxydable, verrerie
résistante à la chaleur. Elle n’est pas adaptée pour les matériels en acier inoxydable, les compresses et
les liquides.

30
Figure 12 : Stérilisateur à air chaud
II. Stérilisation par la vapeur d’eau

La stérilisation par la chaleur humide (stérilisateur à vapeur d’eau sous pression) est la méthode de
référence pour les dispositifs médicaux réutilisables. Elle n’est utilisable que pour les dispositifs
médicaux thermorésistants. Elle convient à des dispositifs médicaux de nature différente : textiles,
dispositifs en acier inoxydable, caoutchouc et verre.
Les paramètres de l’autoclave doivent être réglés pour atteindre la température de 134°C pendant 18
minutes pour le plateau de stérilisation. Dans ces conditions, les ATNC sont également supprimés.

 Principe :
Le DM à stériliser est exposé à l’action de la vapeur d’eau saturée sous pression à une température et
durant un temps de contact déterminé. L’éradication des micro-organismes se réalise par condensation
de la vapeur saturée.

 Mise en œuvre :
1) Chargement du stérilisateur
2) Déchargement et libération de la charge
A la fin du cycle, si tous les contrôles sont corrects (charge ni endommagé ni humide, changement de
couleur des indicateurs de passage, diagramme de stérilisation correct), la charge peut être libérée. Et si
un seul des paramètres est incorrect, la charge doit être reconditionnée et restérilisée, après le
déchargement il faut garder une période de climatisation « cooldown » (environ 15 minutes), puis les
DM sont distribués lorsqu’ils atteignent la température ambiante.

 Contrôles et tests effectués :


Tests pénétration de la vapeur : test Bowie et Dick : test journaliser (cycle au démarrage de la
production de 3,5 minutes à une température comprise entre 134°C et 137°C).
NB : Lorsque le test de Bowie & Dick est non conforme, un diagnostic est réalisé pour déterminer la
cause de défaillance. Avant de redémarrer la production, le Bowie et Dick doit être conforme
 Indicateur de passage :
Pour la stérilisation à la vapeur d’eau il faut insérer un indicateur chimique au niveau de chaque
emballage.

31
 Surveillance de l’allure du cycle de stérilisation / lecture du diagramme d’enregistrement :
Le diagramme du stérilisateur est relié à des sondes placées dans l’appareil qui contrôle la
température et la pression régnant dans l’étuve. Il faut vérifier l’enregistrement graphique qui
détermine la température, le temps et la pression pendant et après le cycle et l’imprimer. Indiquer la
date, le numéro d’appareil et le numéro du lot de stérilisation ensuite l’archiver.

 La siccité de la charge et l’intégrité des emballages :


Le contrôle de la siccité et de l’intégrité de l’emballage (absence de taches, déchirures, etc.) se fait
visuellement. Toute charge humide est déclarée non conforme.

3.3.2. Stérilisation par les gaz

I. Stérilisation par l’oxyde d’éthylène :


C’est un gaz très utile pour stériliser le matériel médicochirurgical thermosensible.
Applicable à des objets thermosensibles (en caoutchouc par exemple) qui ne supportent ni la chaleur
sèche, ni la chaleur humide (matériel électronique, caméras, microscopes, appareils photos,), c’est un
mode de stérilisation contraignant, pratiqué uniquement en service spécialisé.

 Principe :
C’est un procédé chimique de stérilisation à basse température (55°C), basé sur l’oxyde d’éthylène
qui est le gaz stérilisant le plus efficace, ayant un pouvoir bactéricide, virucide, sporicide puissant par
dénaturation des acides nucléiques et des protéines des micro-organismes

 Mise en œuvre :
Les produits sont conditionnés au préalable dans leur emballage définitif, du type papier-papier ou
papier polyéthylène ; étant perméable à l’oxyde d’éthylène.
A la fin du cycle, les articles stérilisés doivent être bien aérés après le traitement pour éliminer tous
les résidus d'OE.

NB : « La stérilisation à l’oxyde d’éthylène ne peut être utilisée que si aucun autre moyen approprié
n’existe, à savoir que son coût est trop élevé et la durée du cycle est longue ».

II. Stérilisation par le formaldéhyde :


C’est un agent de stérilisation en surface, ne pénétrant pas en profondeur à l’inverse de l’oxyde
d’éthylène.
Il est de plus corrosif et sa désorption se poursuit après stérilisation.
Il faut rappeler à ce propos que l’utilisation de pastilles de trioxyméthylène comme moyen de
stérilisation doit être bannie car non contrôlable, inefficace et nocive.

32
3.3.3. Stérilisation en phase plasma

Représente très certainement une voie d’avenir très prometteuse dans les techniques de stérilisation
des dispositifs médicaux réutilisables et thermosensibles.
Cet appareil utilise la vapeur de peroxyde d’hydrogène introduite dans un récipient sous vide
(dépression < 20mmHg) qui va être excitée par une onde électromagnétique, induite par une onde
radio.

 Avantages :
o Permet de stériliser à basse température (45°)
o Utilisation simple et non toxique
o Cycle rapide (75 mn)
o Ne nécessite pas de désorption

 Inconvénients :
o Coûteux
o Ne permet pas de traiter les objets comportant de la cellulose : les emballages devront
être non en papier, mais en matières plastiques ou non tissé.
o Ne permet pas de traiter les instruments de masse importante, ni les liquides
o La stérilisation par les radiations ionisantes, en particulier par les rayons gamma,
présente de nombreux avantages (utilisation sur du matériel thermosensible, absence
de risque d’irradiation résiduelle), mais cette technique n’est pas actuellement utilisée
en milieu hospitalier.
C'est une installation très lourde, très coûteuse, donc peu répandue. Concerne essentiellement le
matériel médico-chirurgical à usage unique.

3.3.4. Stérilisation par les rayonnements ionisants :


Les radiations ionisantes ionisent les molécules présentes dans ou aux alentours des micro-
organismes. Les lésions de l’ADN ont ainsi un effet létal rapide sur pour les bactéries (rayons gamma ou
stérilisation beta ou faisceau d’électrons)
Il est important de prendre en compte également la nature du conditionnement. Celui-ci doit être
perméable à l’agent stérilisant de manière à permettre la stérilisation mais imperméable à l’air pour
permettre la conservation de l’état stérile.

33
Chapitre IV : Étude des équipements biomédicaux dans une unité
de stérilisation.

IV.1. Présentation du service :

Le service de stérilisation et gestion du matériel de l’hôpital des spécialités est situé à


proximité du bloc opératoire afin de garantir une facilité de transfert des DMR entre les 2
services sachant que la charge de travail entre eux est très élevée jour et nuit. Le but du
service de stérilisation centrale de l’hôpital est d’assurer le caractère stérile des
dispositifs médicaux réutilisables utilisés dans l’hôpital. Le service est composé de 3
zones distinctes au niveau de chacune sont réalisés des tâches différentes, il s’agit de la
zone de retraitement/lavage, la zone de conditionnement/propre et la zone de
stockage / distribution.

Son activité consiste au lavage, à la stérilisation des dispositifs médicaux réutilisables


après leur utilisation par les blocs opératoires ainsi que les différents services de soins de
l’établissement, à leur stockage et enfin, à la distribution du matériel stérile aux services
de soins.

IV.2. Plan architectural d’une unité de stérilisation :

34
Figure 13 : Plan architectural de stérilisation de l’hôpital des spécialités

IV.3. Circuit du matériel à stériliser :

Les instruments sont réceptionnés, triés pour être ensuite mis dans un laveur désinfecteur
permettant de passer la première étape du nettoyage. Les DMR sont envoyés ensuite vers la zone de
conditionnement pour être emballés dans des gaines ou recomposés au niveau des sets.
Dès lors que l’instrument a passé cette étape, il est stérilisé à la vapeur d’eau saturée pour garantir le
niveau d’assurance stérile exigé, ou bien mis dans un stérilisateur à basse température qui est le gaz

35
d’oxyde d’éthylène. Le DMR est stocké par la suite dans la zone de stockage (zone stérile) et distribué
vers les différentes unités de soins et aux blocs opératoires.

Chaque étape est suivie d’un contrôle de qualité pour s’assurer de l’état global du DMR, durant lequel
est vérifiées leur fonctionnalité ainsi que leur entretien.

IV.4. Les équipements de stérilisation :

4.1 Stérilisateur de Poupinel :

4.1.1 Définition :

La stérilisation par chaleur sèche est adaptée au matériel supportant une chaleur de plus de 180 °C
(verre, métal). Cette méthode n’est pas efficace sur les prions. Elle est aujourd'hui considérée comme
moins fiable et plus difficile à contrôler que la stérilisation par chaleur humide (autoclave).

Le problème de cette technique est la mauvaise conductibilité de l’air, il est donc nécessaire pour
stériliser :
 De ne pas trop remplir l’enceinte.
 D’avoir une ventilation.
 De filtrer l’air qui entre dans l’enceinte.
Cette méthode est de moins en moins utilisée ; elle peut être utilisée pour stériliser les objets
métalliques ou en verre (récipients, petits matériels…). Cette technique peut également être utilisée
pour les huiles.

Figure 14 : Stérilisateur de Poupinel

2.1.1.1. Principe de fonctionnement :

Le matériel est conditionné dans des boites métalliques et placé dans l’enceinte du stérilisateur. L'air
de l'enceinte est chauffé par des résistances, de manière à atteindre une température suffisante pour
détruire les micro-organismes.

La durée du cycle de stérilisation dépend de la température. Plus la température est élevée, plus le
cycle est rapide.
36
Un cycle de stérilisation dure 4h à 140 °C, 2h à 160 °C, 30 min à 180 °C et ne doit pas être interrompu.

2.1.2. Stérilisateur à vapeur vertical (ou autoclave)

1.1.1.1. Définition :

L’autoclave permet de stériliser les matériels médicaux-chirurgicaux résistants aux hautes


températures, à la pression et à l'humidité (généralement instruments inox, caoutchouc, verrerie, etc.…)
et ce en agissant sur trois paramètres fondamentaux :
 La température : 134°C
 Le temps : 18 minutes
 La pression : 2 bars

Il est considéré comme le moyen de stérilisation le plus fiable et le plus facile à contrôler. L'action
conjuguée de la vapeur d'eau et de la température (température supérieure à 120°C) provoque la
dénaturation puis la mort des microorganismes (bactéries, virus…) présents sur ou dans le matériel (y
compris les ATNC si un cycle spécifique est réalisé).

Figure 15 : Autoclave CISA Hôpital des Spécialités


1.1.1.2. Principe de fonctionnement :

L'autoclave fonctionne selon un "cycle de stérilisation" qui comporte les étapes suivantes :

 Phase 1 : Le préchauffage de l'enceinte et de ses parois au démarrage du stérilisateur.


La vapeur se condense sur les objets à chauffer et à stériliser en leur cédant une certaine quantité de
calories dont la majeure partie provient de la chaleur latente de vaporisation.
La capacité calorifique doit être suffisante pour provoquer une vaporisation totale, mais il est
nécessaire, et impératif d'effectuer des purges d'air.
37
 Phase 2 : La purge de l'appareil et la réalisation du vide pour chasser l'air de l'enceinte et pour
obtenir des vapeurs saturantes. La qualité de la stérilisation dépend de la qualité de la purge d'air.
L’air est très mauvais conducteur de chaleur, c’est pourquoi il faut s’assurer qu’il n’y a plus aucune
poche dans la cuve, sinon la température ne sera pas uniforme et les bactéries pourraient s’y
développer.

 Phase 3 : La montée en température et en pression de la vapeur d'eau doivent s’effectuer très


rapidement. A l’hôpital de Sallanches, la température était fixée à 135°C et la pression de la vapeur
d’eau à 2.2bar.

 Phase 4 : La stérilisation commence lorsque la température et la pression choisies sont atteintes


et s'achève lorsque celles-ci diminuent. On parle alors de plateau de stérilisation (temps de
stérilisation pour 135°C à 2.2bars : 21minutes). Il est nécessaire de maintenir le plateau pendant au
moins 18 minutes; c’est le temps minimum pour tuer un maximum de bactéries afin de stériliser le
matériel.

 Phase 5 : Le séchage par le vide qui permet d'évacuer la vapeur d'eau, à l’aide de la pompe a vide.
La charge a été humidifiée par l'eau provenant de la condensation de la vapeur.

 Phase 6 : Le retour à la pression atmosphérique grâce à une entrée d'air filtré afin de pouvoir
effectuer une ouverture de porte. Cette entrée d'air doit se faire à l'aide d'un filtre à air " très haute
efficacité " retenant toutes les particules de dimensions supérieures à 1 mm et n'autorisant le passage
que de 0,1% au maximum de particules comprises entre 0,3mm et 1mm.

 Phase 7 : Nettoyage de l’enceinte de stérilisation à l’aide d’un chiffon doux pour la débarrasser
d’éventuelles particules résiduelles, et ce après chaque cycle de stérilisation.

38
Figure 16 : Schéma d’autoclave

2.1.3. LAVEURS DESINFECTEURS :

1.1.1.2.1. Définition :

Le nettoyage des DM est une des étapes essentielles permettant de garantir le succès de
l’opération de stérilisation.
Le nettoyage en laveur désinfecteur des DM permet d’éliminer les salissures par l’action
physico chimique d’un produit tel un détergent conjugué au pouvoir physique germicide réalisé
par l’action de la chaleur humide à températures supérieures à 65°C.

1.1.1.2.2. Déroulement :

Le lavage en laveur désinfecteur des dispositifs est fait soit directement après l’utilisation,
soit suite à l’opération de pré désinfection.

Méthode :

 Vérifier que tous les DM sont complètement démontés et /ou ouverts.


 Répartir les DM sur le support de charge adapté (élément qui entre dans le LD tel
support pour instruments chirurgicaux, conteneurs, sabots, matériel d’anesthésie,
matériel d’endoscope, etc.), selon la charge de référence définie lors de la validation
du laveur désinfecteur.
 Sélectionner le programme adapté, suivant le type de charge.
 Enclencher l’appareil.
 Contrôler la conformité du déroulement du cycle
 Sortir le matériel
 Contrôler le séchage et le compléter si nécessaire à l’aide de :
o Air médical comprimé
o Linge propre, non pelucheux
Une fois séché, le DM sera acheminé en zone de conditionnement.

39
Figure 17 : Laveur désinfecteur CISA Hôpital des Spécialités

2.1.1. MACHINES A LAVER A ULTRASONS

2.1.1.1. Définition :

Un nettoyeur à ultrasons est un appareil électrique sous la forme d’un


bac, caisse ou conteneur. Son équipement comprend un bac dans lequel on verse de l’eau, un
agent nettoyant ou éventuellement un désinfectant. Avant de remplir le bac, prenez soin
de vérifier quel liquide de nettoyage à ultrasons convient aux articles que vous souhaitez
désinfecter.

2.1.1.2. Principe de fonctionnement :

Bien que le nettoyage ait lieu dans le réservoir, l’élément le plus important du nettoyeur est
le transducteur à ultrasons. Il génère des ondes sonores de plus de 20 kHz qui se propagent à
travers le fluide. En conséquence, des zones de haute et basse pression sont créées dans le
liquide. Alors que la pression est basse, des microbulles se forment et ensuite se dilatent par
haute pression jusqu’à ce qu’elles implosent finalement. Ce processus, appelé cavitation, est
cyclique.

En conséquence, d’énormes quantités d’énergie sont générées, que le nettoyeur à ultrasons


utilise dans le processus de nettoyage, de désinfection et, dans certains cas, de stérilisation. Les
ultrasons provoquent chez certaines bactéries, acariens et autres micro-organismes la
déchirure de la cellule de l’intérieur. Habituellement, l’impulsion de l’énergie générée est
utilisée pour éliminer toute saleté telle que les sédiments, le pollen, les moisissures et
les champignons. De plus, certains modèles de nettoyeurs sont équipés de système de
chauffage de la température du liquide. Cela augmente l’efficacité de la désinfection.

40
Figure 18 : Bac ultrasons

2.1.4. STERILISATEUR A GAZ PLASMA

2.1.4.1. Définition :

Les stérilisateurs au plasma traitent les instruments avec de la vapeur de peroxyde


d'hydrogène et son plasma à une température de 36 ° C à 60 ° C. Placez ces dispositifs dans les
unités centrales de stérilisation ou d’exploitation.
Ce traitement à basse température a remplacé la stérilisation par des vapeurs toxiques d'oxyde
d'éthylène ou de formaldéhyde et occupe une position intermédiaire entre eux en termes de
coût.

2.1.4.2. Principe de fonctionnement :

Le principe de fonctionnement du stérilisateur est le suivant :

 La première chambre transforme le peroxyde en vapeur.


 La vapeur passe dans une chambre pré-évacuée avec un environnement biocide, où elle
agit sur les microbes et les spores.
 La diffusion se produit.
 Le début de la décharge haute tension forme le plasma et les radicaux actifs.
 Pendant le fonctionnement du plasma, la pression change.
 La caméra est à nouveau aspirée.
 Le plasma agit sur les microorganismes.
 Réglez la pression normale.
 Les objets traités sont déchargés de la caméra.

La substance la plus dure est concentrée au début de la stérilisation. Ensuite, ce chiffre diminue
progressivement en raison de la convection et de l'absorption de fluide.

41
NB : Concentration en peroxyde 0,1 ml par dm3 capacité réduit le niveau d'accumulation
d'organismes dangereux de 5-6 unités en 36 minutes.

Les stérilisateurs au plasma sont utilisés contre divers bacille et candida. Le temps de
traitement
est déterminé par la concentration et la capacité oxydante de l'agent.

Figure 19 : Stérilisateur au plasma CISA

2.1.1. Adoucisseur :

2.1.1.1. Définition

L'adoucissement est la technique utilisée pour supprimer le TH de l’eau (du à la


présence des sels alcalino-terreux : carbonates, sulfates et chlorures de calcium et de
magnésium).

Un adoucisseur d'eau est un dispositif visant à réduire la dureté de l'eau, c'est-à-dire sa


teneur en sels de calcium et de magnésium. Cet appareil favorise l'interaction
des ions calcium et des ions magnésium avec les ions sodium.

2.1.1.2. Principe de fonctionnement :

Un adoucisseur d’eau fonctionne sur le principe de la captation des ions calcium


(Ca2+) et des ions magnésium (Mg2+,) responsables de la présence du tartre dans les
installations. L’eau qui passe par le bac de résine est débarrassée des ions calcium et
magnésium qui sont remplacés par des ions sodium (Na+). Ainsi, l’eau que vous allez
consommer est parfaitement potable et reste riche en minéraux et oligo-éléments
favorables à la santé et à la vitalité.

L’adoucisseur fonctionne sur deux modes : service et régénération. Pendant la phase «


service », l’adoucisseur produit de l’eau adoucie. Puis, dès que les résines de l’adoucisseur

42
arrivent à saturation, l’adoucisseur passe en phase « régénération » : on dit qu’il se
régénère. La principale étape de la régénération consiste en l’aspiration de la saumure
présente dans le bac à sel. Le mélange d’eau salée passe alors à travers le lit de résine pour
permettre son lavage et rinçage. Cette phase peut prendre de 1 à 2 heures en fonction du
modèle de l’adoucisseur.

Figure 20 : schéma technique d’adoucisseur

2.1.1. Osmoseur :

2.1.1.1. Définition :

Un osmoseur permet d’obtenir une eau osmosée, c’est à dire débarrassée de la majeure
partie des particules solides, ions et micro-organismes contenus dans une eau potable. Cette
eau peut être utilisée dans les unités de lavage et de stérilisation.

Couplé à différents systèmes de filtration, adsorption et/ou ionisation, l’osmoseur permet


d’obtenir :
1- Une eau dite pure (eau de type 2) utilisable au laboratoire pour le fonctionnement
des analyseurs, la préparation de réactifs, des solutions tampons, de milieux de cultures et en
service d’hémodialyse.
2- Une eau osmosée dite ultra pure (eau de type 1) nécessaire en particulier en
biologie moléculaire et en microbiologie.

Les qualités physico-chimiques de l’eau osmosée sont proches de celles de l’eau distillée ;
l’osmoseur se différencie du distillateur par son principe de mise en œuvre et par le volume
d’eau obtenu, très supérieur à celui de la distillation.

43
Figure 21 : Osmoseur à réservoir

2.1.1.1. Principe de fonctionnement :

Le fonctionnement d’un osmoseur est fondé sur un principe de séparation physique.


Si deux solutions de concentrations différentes en solutés sont placées de chaque côté d’une
membrane semi-perméable, l’eau franchit la membrane jusqu’à ce que les concentrations
s’équilibrent et que la pression osmotique soit identique des deux côtés de la membrane. C’est
le phénomène de l’osmose.

Dans le cas de l’osmose inverse, une pression extérieure est appliquée du côté le plus
concentré, l’eau d’alimentation est alors contrainte de traverser la membrane. Les impuretés
(ions, particules solides, microorganismes…) sont retenues à la surface de la membrane et sont
évacués par l’eau d’alimentation qui circule de ce côté de la membrane. L’eau produite par le
passage à travers la membrane ne contient pratiquement plus d’impuretés.

La pureté de l’eau produite dépend de la pureté de l’eau de départ avec laquelle on alimente
l’osmoseur. L’eau produite est normalement de 95 à 99 % plus pure que l’eau d’alimentation.

L’osmoseur est constitué essentiellement de la membrane microporeuse présentée en général


sous forme de cartouche. Un côté de la membrane est relié à l’arrivée d’eau d’alimentation ;
l’autre à la sortie d’eau osmosée vers un réservoir de stockage. La production d’eau osmosée
est variable selon les modèles d’osmoseur (jusqu’à 100 L/h).

44
Une pompe (suppresseur) peut être nécessaire si la pression de l’eau d’alimentation est
insuffisante et l’ajout en amont de l’osmoseur d’une résine échangeuse d’ions, de filtre est
nécessaire lorsque l’eau d’alimentation est de qualité insuffisante.

Différents capteurs (conductivité, pression, température, niveau…) permettent de connaître les


conditions de fonctionnement de l’appareil.

Figure 22 : Principe et production d’eau osmosée

2.1.1. THERMOSOUDEUSE DE STERILISATION

2.1.1.1. Définition :

La thermosoudeuse de stérilisation permet de sceller les emballages de stérilisation, c’est à


dire les gaines de stérilisation (2 cotés pré-soudés, fournies en rouleaux de plusieurs largeurs)
ou les sachets de stérilisation (3 cotés pré-soudés, existent en plusieurs dimensions) en
papier/plastique (polypropylène, polyester) dans lesquels sont placés les instruments médicaux
que l’on souhaite soumettre à un cycle de stérilisation (stérilisation à chaleur humide ou au
gaz).

45
Figure 23 : thermo soudeuse de sacs

2.1.4.3. Principe de fonctionnement :

Rappel sur les emballages de stérilisation : les sachets et gaines de stérilisation sont
constitués d’une face papier, et d’une face plastique. La face papier est perméable à l’air, à la
vapeur d’eau et aux gaz sous pression, mais imperméable aux micro-organismes. Elle comporte
des indicateurs physico-chimiques dont la couleur change au contact de l’agent stérilisant, ce
qui permet de distinguer les charges n’ayant encore subi aucun cycle de stérilisation de celles
stérilisées. La face plastique est transparente et imperméable aux micro-organismes, à
l’humidité et aux gaz. Cette face sert à visualiser l’instrument qui se trouve dans l’emballage, et
permet la soudure à chaud du sachet.

Pour réaliser la soudure de ces sachets et gaines, l’utilisateur vient glisser, dans les
mâchoires de la thermosoudeuse, le coté à sceller de l’emballage contenant l’instrument à
stériliser. Les deux bandes chauffantes de la thermosoudeuse viennent alors écraser et souder
l’une contre l’autre les deux faces de l’emballage de stérilisation. La qualité de la soudure est
fonction de la température, de la pression et du temps de contact dans les mâchoires de la
thermosoudeuse. Ces valeurs de réglage doivent être communiquées par le fabricant de
l’emballage de stérilisation.

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Chapitre V : Étude de l’architecture d’une unité de
stérilisation

5.1. L’organisation de la stérilisation :

5.1.1 Documentation en stérilisation :

La documentation est un outil de transmission et de conservation de l'information. Tous les


documents nécessaires et suffisants au fonctionnement efficace du système qualité sont gérés de
manière cohérente selon des procédures appropriées.

 Documentation interne :

 Classeur de procédures
 Documents de traçabilité
 Dossier de qualification, requalification et maintenance
 Dossiers administratifs
 Données patients ( risque A.T.N.C )

 Documentation externe :

 Catalogue des fournisseurs


 Spécifications techniques des D.M à stériliser
 Livres
 Dossiers techniques et scientifiques
 Banques de données

La documentation comprendra également tout ce qui est lié au système qualité :

 Contrats et conventions
 Comptes rendus et enregistrement de validation et contrôle de maintenance
 Enregistrements des non-conformités et des actions correctives
 Comptes rendus des audits internes et externes
 Rapports d’inspection
Chaque zone de la stérilisation nécessite la proximité des sources d'informations qui
lui sont spécifiques. Cependant les pharmaciens responsables et les cadres restent les
principaux utilisateurs des documents (revues, dossiers, ...) qui seront classés et facilement
accessibles à l'ensemble des agents du service. L'installation d'un réseau informatique

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facilitera l'échange des données entre les différents postes informatiques. Ceci nécessitera
l'acquisition de logiciels de base de données, de traitement de texte et de tableur.

5.1.2 L’informatique en stérilisation :

L’informatisation du circuit de stérilisation garantie une meilleure traçabilité, en


facilitant la gestion du matériel entre les différents intervenants, et en permettant un
meilleur partage de l’information aux différentes étapes.

La traçabilité de chaque étape peut se faire manuellement, mais implique, dans ce cas, une
grande disponibilité des personnels et un fort risque de perte d’information. La mise en
place d’un système de traçabilité informatique au sein du SI de stérilisation peut permettre
de faciliter et sécuriser l’enregistrement des données.

L’utilisation d’un SI avec le principe de « marche en avant » permet de sécuriser le suivi des
étapes : une étape ne peut être réalisée sans que la précédente n’ait été validée. La mise en
place de solutions de scan de code-barres, ou autres technologies de traçabilité permet de
sécuriser le contrôle de chacune des étapes.

5.2. La géographie de la stérilisation :

5.2.1 La localisation au sein de l’établissement :

La localisation du service de stérilisation au sein de l’hôpital revêt une grande


importance car en découlent des flux qui devront être maîtrisés afin de garantir un même
niveau de qualité en stérilisation quelle que soit l’organisation retenue.

Ce service se situera dans la mesure du possible à proximité du bloc opératoire et du service


pharmacie. La stérilisation nécessite un accès le plus direct possible sur l'extérieur avec si
possible, dans le cadre d’une stérilisation centrale ou d’une coopération inter établissements
(ou encore de la stérilisation du linge), un quai extérieur de déchargement ; ceci tout en
restant en prise directe avec le bloc opératoire et les services de soins. Des flux vont
converger vers le service de stérilisation et d’autres vont émaner de ce service.

5.2.2 La structure interne à la stérilisation :

La stérilisation peut être divisée en zones d’activité, subdivisées en zones et locaux


spécifiques. On distingue les zones suivantes :

 La zone lavage :

 Réception des dispositifs à traiter


 Lavage manuel

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 Bac à ultrasons
 Stockage des chariots et des bacs de transport
 Local ménage

 La zone conditionnement :

Il est souhaitable que cette zone soit individualisée car se posent souvent des problèmes :

 De bruit : isolation phonique


 D’humidité en sortie de machine à laver
 De dispersion de particules humides par turbulence de l’air.

 Local textile :

 Réception
 Vérification
 Pliage du linge

 Stockage des consommables


 Communication avec la zone stérile
 Local ménage
 Local de conditionnement

 La zone de sortie autoclave des unités stériles :


 Déchargement des stérilisateurs
 Communication avec la zone stérile

 La zone de stockage des DM stérilisés :


 Stockage des unités stériles validées
 Stockage des chariots et bacs de transport
 Dispensation urgente

 Les zones annexes :

 Bureaux
 Vestiaire
 Toilette
 Salle de réunion
 Local archives
 Local de stockage des consommables
 Local pour la réserve de DM pour remplacer les DM défectueux
 Locaux techniques (production d’eau, centrale d’air, ...)

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La zone lavage et la zone conditionnement sont séparées par un mur technique réservé à
l’implantation des laveurs désinfecteurs double porte.

La zone conditionnement et la zone sortie des stérilisateurs sont séparées par un mur
technique réservé à l’implantation des stérilisateurs double porte.

Chacun des murs techniques permet l’isolement thermique, phonique et le respect des
classes de contamination particulaire.

Cette architecture a pour but de respecter le principe de marche en avant.

Il est souhaitable de prévoir au maximum des cloisons vitrées pour permettre le passage de
la lumière naturelle et de permettre également une visualisation plus rapide des différentes
zones d’activité par le personnel d’encadrement.
L’éclairage naturel doit être privilégié au maximum dans toutes les zones, sauf celles de
stockage.
5.3. Étude des flux :

L’activité de stérilisation engendre des flux entrants et des flux sortants.

L’étude de ces flux va nous permettre de déterminer une méthodologie d’évaluation de


l’activité du service de stérilisation qui est une étape essentielle pour déterminer le parc de
machines nécessaires au service, le nombre de personnel ainsi que les surfaces adéquates
pour le bon fonctionnement du service.

 Flux entrants :

 Des flux de personnes :

 Le personnel de la stérilisation
 Le personnel hospitalier
 Les visiteurs, stagiaires

 Des flux de matières premières :

 Les livraisons de DM à stériliser provenant du bloc opératoire et


des unités de soins.
 Les livraisons des fournisseurs internes ou externes
 Les livraisons des DM neufs ou des prêts d’ancillaires

 Flux sortants :

 Vers les services de soins et les blocs opératoires :

 Les unités stériles à destination des blocs opératoires

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 Les unités stériles à destination des unités de soins
 Les unités stériles des clients externes

 Vers les laboratoires fournisseurs :

 Les retours de DM défectueux envoyés en réparation


 Le retour de prêt d’ancillaire stérilisé

Lors d’une visite du service de stérilisation par des personnes extérieures, une tenue
appropriée devra être proposée et le nombre de personnes ne devra pas nuire au bon
fonctionnement du service. Les visites se feront de préférence durant la période d’activité la
plus faible (fin de journée).

Afin d’améliorer l’organisation du service de stérilisation, on peut envisager une liaison


informatique entre les blocs opératoires et le service de stérilisation permettant grâce à un
système de lecteur code barre de connaître au niveau du service de stérilisation les
conteneurs qui entrent en salle de bloc opératoire pour une intervention chirurgicale et
pouvoir par la suite planifier la prise en charge au niveau du service de stérilisation.

5.4. Caractéristiques générales des locaux :

Sols :

Les sols doivent être :

♦ résistants aux pressions et aux chocs, en particulier aux empreintes de roues des
chariots ;
♦ raccordés aux murs pour faciliter le nettoyage et s’ils comportent des joints, ceux-
ci doivent être faciles à entretenir et à nettoyer ;
♦ facilement lavables et décontaminables ;
♦ résistants aux différents produits utilisés notamment les différents détergents
désinfectants alcalins ou non, à la soude et à l’eau de Javel ;
♦ munis de dispositifs d’évacuation ou d’aspiration d’eau dans la zone lavage.

Murs et plafonds :

Ces surfaces doivent être conçues pour permettre d’éviter le développement microbien. Les
murs et plafonds doivent donc être lisses, sans fissure, imperméables, facilement
nettoyables voire désinfectables et résistants à ces opérations de bionettoyage.

Toute surface en bois nu doit être prohibée. L’acier inoxydable est difficile d’entretien et
gênant pour les yeux.

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Éclairage :

L’éclairage naturel doit être aussi abondant que possible et est à rechercher dans les
zones de lavage et de conditionnement. Par contre la zone de stockage des D.M. stérilisés
doit être à l’abri du rayonnement solaire direct et de l’humidité ; une protection des vitres
doit être prévue pour éviter la gêne due au rayonnement solaire.

L’ambiance lumineuse ne doit être ni trop puissante pour ne pas éblouir, ni trop faible pour
ne pas fatiguer les yeux, et doit varier en fonction des diverses activités réalisées au sein du
service de stérilisation.

Les éléments à prendre en compte sont :

♦ la nature de l’éclairage proprement dite ;


♦ la couleur des revêtements des sols, murs et plafonds ;
♦ les teintes des paillasses ou des tables servant de support de travail

Température et humidité relative des locaux :

La totalité des locaux sera climatisée.

La température doit être maintenue aux environs de 20 °C.

L’humidité relative doit être comprise entre 40% et 75%.

Divers :

Il faut prévoir des systèmes de communication afin de réduire au minimum les entrées et
sorties de la zone propre pour le personnel. Les vitrages, les panneaux de communication,
les liaisons informatiques et vidéo pour le transfert de données, les interphones et les
téléphones peuvent constituer un moyen adapté de communication. Il faut les sélectionner
en vue de leur compatibilité avec la classe de la zone propre et en tenant compte de
l'application considérée.

Circuits :

Le principe de marche en avant sera appliqué systématiquement de façon à ce que les flux
d’activité ne se croisent pas et que la sécurité des personnes et des dispositifs à traiter
soient assurée.

Il est impératif d’éviter toute possibilité de passage direct de personnel entre la zone « avant
lavage » et la zone « après lavage ».

Dans le service de stérilisation, on identifiera deux circuits :

♦ un circuit court correspondant au lavage des D.M. et des systèmes de transport ;


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♦ un circuit long correspondant à la stérilisation proprement dite incluant
conditionnement, stérilisation, vérification du procédé de stérilisation, stockage et
distribution.

5.5. Descriptif par zone d’activité :

Le calcul des surfaces est déterminé à partir du nombre de lits de Médecine – Chirurgie –
Obstétrique (M.C.O) :

♦ De 200 à 300 lits M.C.O. : surface utile de 1,5 m²/lit ;

♦ De 300 à 400 lits M.C.O. : surface utile de 1,2 m²/lit ;

♦ Au-delà de 400 lits de M.C.O. : surface utile de 1 m²/lit.

La répartition de la surface au sein du service de stérilisation peut être proposée de la façon


suivante :

♦ Réception : 10% de la surface ;

♦ Tri – lavage : 25% de la surface ;

♦ Conditionnement : 35% de la surface ;

♦ Réserve D.M. stérilisés : 20% de la surface ;

♦ Zones annexes : 10% de la surface.

Dans la suite de ce travail, après avoir déterminé les différentes zones du service de
stérilisation centrale, des orientations architecturales seront proposées pour permettre une
bonne fonctionnalité et avoir une surface suffisante en fonction de la diversité d’activité
rencontrée au sein du service de stérilisation.

Cette surface dépendra du nombre de lits de l’établissement, de l’activité chirurgicale et de


sa diversité et du nombre d’agents présents dans le service.

Chaque zone sera définie et en fonction de la réglementation qui s’y attache un


aménagement sera proposé.

1. La zone lavage :

But :

 Traiter les D.M souillées ;

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 Centraliser et automatiser l’activité de lavage des D.M. des blocs et des unités de
soins ;

 Protéger le personnel et l’environnement ;

 Nettoyer les armoires et les bacs de transport, ainsi que les sabots des blocs et/ou
de la stérilisation.

Surface Optimale :

La surface de la zone lavage est définie en fonction :

♦ Des différenciations faites à l’intérieur ;

♦ Du nombre de laveur désinfecteurs ;

♦ Du nombre de conteneurs ou D.M.

Les dimensions nécessaires pour l’installation sont très importantes : longueur


4 m x largeur 2,5 m x hauteur 3 m. Il faut ajouter les dégagements nécessaires à l’entrée et à
la sortie pour manœuvrer facilement soit 2 m x 3 m. La longueur totale nécessaire à
l’implantation d’une cabine de lavage à double ouverture est donc proche de 10 mètres.

2. La zone conditionnement :

But :

 Vérifier la bonne fonctionnalité des D.M

 Éliminer les D.M défectueux et les remplacer par des D.M fonctionnels

 Remplacer les D.M endommagés, non fonctionnels par des D.M neufs

Surface Optimale :

Surface suffisante pour pouvoir vérifier la fonctionnalité des D.M. Elle dépend de ce qui est
conditionné, du volume de linge à stériliser.

Elle sera déterminée en fonction de l’activité du service et sera suffisamment grande pour
permettre une différenciation des D.M. des différents services, une bonne vérification de la
fonctionnalité des D.M. et un conditionnement dans des conditions correctes.

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3. La zone de sortie des D.M stérilisés :

But :

 Permet le refroidissement complet de la charge stérilisée

 Permet de vérifier le cycle de stérilisation et valider la charge stérilisée

 Permet d’enregistrer les charges validées et assurer la traçabilité.

Surface Optimale :

La surface sera suffisante pour :

♦ Permettre le déplacement des chariots de déchargement (les chariots de


déchargement ont le même encombrement que les chariots de chargement situés en zone
conditionnement)

♦ Assurer la vérification de la stérilisation effective des différents composants d’une


charge, leur étiquetage et leur traçabilité.

4. La zone de stockage des D.M stérilisés :

But :

 Permet le stockage des D.M. stérilisés avant leur distribution aux différents services
prestataires

 Permet la gestion des stocks des unités stérilisées en série

 Permet d’assurer la distribution des D.M. stérilisés aux différents prestataires.

Surface Optimale :

Si aucun stockage n’est envisagé en stérilisation, elle correspondra au stockage des chariots
de transport avant distribution.

5. Les zones annexes :


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5.1. Le vestiaire :

But :

 Permet à chaque agent du service de stérilisation de revêtir la tenue spécifique à la


zone de travail à laquelle il est affecté

 Permet le stockage dans un casier fermant à clef des effets personnels

 Permet également aux différents visiteurs ou techniciens de pouvoir revêtir une


tenue compatible avec les différentes zones de travail

Le vestiaire doit séparer le personnel entrant du personnel sortant. L’entrée et la sortie


doivent donc emprunter des circuits distincts.

Surface Optimale :

Surface minimale de 10 m² pour une équipe de 6 personnes. On peut proposer une surface
supplémentaire de 1 m² par agent de service supplémentaire.

5.2. La zone ménage :

But :

Permettre le stockage des différents matériels nécessaires au nettoyage des surfaces et des
surfaces hors sols du service de stérilisation. Il est préférable d’avoir deux locaux ménage (un
pour la partie propre et un pour la partie sale) .

Surface Optimale :

On pourrait proposer une surface utile de 5 m² servant au rangement du matériel de


nettoyage (chariot, …), aux détergents et désinfectants.

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Conclusion

Le service de stérilisation n’est qu’une partie de la chaîne du risque infectieux,


son travail est de garantir la stérilité du matériel qu’il fournit mais de nombreux
paramètres en amont ou en aval peuvent réduire son travail à néant.

C’est un travail complexe qui nécessite la participation de nombreux


intervenants, dont l’expérience est un réel atout car elle évite de de se disperser
en oubliant l’objectif commun, qui est d’obtenir une stérilisation fonctionnelle,
« fiable » et de prendre le maximum de précautions.

En conclusion et pour nous rappeler qu’il faut toujours relativiser, la stérilisation


centrale d’un établissement de santé doit être irréprochable mais il a été
considéré que le risque « acceptable » pour la stérilisation de dispositifs
hospitaliers est de un sur un million… Celui considéré « acceptable » pour une
boîte de conserve est de un sur un milliard… – le risque zéro n’existe pas.

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BIBLIOGRAPHIE

1- https://elyotherm.fr/principe-fonctionnement-adoucisseur/

2- Bonnes pratiques de pharmacie hospitalière, 1er édition, juin 2001

3- https://www.futura-sciences.com/maison/definitions/maison-adoucisseur-eau-10496/

4- https://biologiesansfrontieres.org/wp-content/uploads/2018/04/Fiche-infos-BSF-
Humatem-Osmoseur.pdf/

5- https://www.humatem.org/telecharger_fiche_info/6

6- https://www.mediprostore.com/steriliser-materiel

7- https://prezi.com/ifv5nogeiyqe/la-chaine-de-sterilisation/

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