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Introduction

L'instruction préparatoire est une phase cruciale pour les affaires pénales complexes, permettant une enquête approfondie par un juge d'instruction afin d'éviter les erreurs judiciaires. Ce processus, qui est obligatoire pour certains crimes graves, implique la collecte de preuves, l'audition de témoins et l'interrogatoire de l'inculpé, tout en respectant des règles strictes de procédure. Le juge d'instruction a le pouvoir de modifier la qualification juridique des faits et doit s'assurer d'une enquête complète, y compris une évaluation de la personnalité du délinquant.

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Introduction

L'instruction préparatoire est une phase cruciale pour les affaires pénales complexes, permettant une enquête approfondie par un juge d'instruction afin d'éviter les erreurs judiciaires. Ce processus, qui est obligatoire pour certains crimes graves, implique la collecte de preuves, l'audition de témoins et l'interrogatoire de l'inculpé, tout en respectant des règles strictes de procédure. Le juge d'instruction a le pouvoir de modifier la qualification juridique des faits et doit s'assurer d'une enquête complète, y compris une évaluation de la personnalité du délinquant.

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INTRODUCTION

L'instruction préparatoire est une phase essentielle dans le traitement des


affaires pénales complexes. Contrairement aux affaires simples qui
peuvent être jugées après une enquête sommaire, les affaires délicates
nécessitent une enquête approfondie menée par un juge d'instruction.
Cette étape permet de mieux éclairer la juridiction de jugement sur les
faits et la personnalité du mis en cause, et d’éviter les erreurs judiciaires
ou les atteintes à la réputation de personnes innocentes.
L'instruction préparatoire est obligatoire pour les crimes passibles de la
peine de mort, de la réclusion perpétuelle, ou de 30 ans de réclusion,
ainsi que pour les crimes commis par des mineurs. Elle est facultative
dans les autres cas, sauf si la loi en dispose autrement (article 83 CPP).
Le juge d’instruction est nommé pour trois ans (renouvelables) au sein des
tribunaux de première instance ou des cours d’appel, et il doit toujours
être assisté d’un greffier. La procédure d’instruction est de type
inquisitoire : elle est écrite, secrète et non contradictoire.
La saisine du juge d’instruction
Le juge d'instruction peut être saisi soit par un réquisitoire du ministère
public, soit par une plainte avec constitution de partie civile. Cette
saisine met en mouvement l'action publique et permet au juge d'enquêter
sur les faits mentionnés. Il peut inculper toute personne impliquée, même
si elle n'est pas nommée dans l'acte initial. Toutefois, s’il découvre
d’autres faits non visés au départ, il doit transmettre le dossier au
procureur pour qu’un réquisitoire complémentaire soit éventuellement
pris. Enfin, le juge peut modifier la qualification juridique des faits si elle
est plus appropriée, sans changer les faits eux-mêmes.

I- Les pouvoirs d’instruction de juge d’instruction


L’instruction vise à établir la vérité sur les faits (art. 85, al. 1,
C.P.P). Elle doit d’abord clarifier les circonstances exactes de
l’infraction et le rôle de chaque personne impliquée. Elle
s’intéresse aussi à la personnalité du délinquant, élément
essentiel dans le cadre de la répression pénale. L’article 87 du
Code de procédure pénale impose un examen de personnalité,
comprenant obligatoirement une enquête sociale en cas de
crime. À défaut, une enquête rapide, ainsi qu’un examen médical
et médico-psychologique, doivent être menés, sauf refus justifié
par une ordonnance motivée.

Le juge d’instruction est chargé de rechercher la vérité en réunissant tous les éléments de
preuve, à charge comme à décharge. Pour cela, il dispose de plusieurs moyens d’enquête :

A. Constatations matérielles

Le juge peut se rendre sur les lieux de l’infraction ou examiner les pièces et documents saisis.
Les scellés sont ouverts en présence de l’inculpé ou de son avocat. Il peut faire appel à des
experts pour l’examen de certains objets.

B. Audition des témoins

Il entend toute personne dont le témoignage peut être utile (art. 118 C.P.P.). Les témoins sont
tenus de comparaître, prêter serment et répondre aux questions. En cas de refus, des sanctions
peuvent être prononcées (amende, contrainte). Les auditions ont lieu hors de la présence de
l’inculpé (art. 119), mais une confrontation peut être organisée. Les déclarations sont
transcrites par le greffier et signées par le témoin (art. 125).

C. Interrogatoire de l’inculpé

Lors de la première comparution, le juge :

 Vérifie l’identité du suspect.


 Informe celui-ci des faits qui lui sont reprochés.
 L’informe de son droit au silence et de son droit à un avocat.
L’inculpé peut choisir un avocat, demander un avocat d’office, ou y renoncer (sauf s’il
est mineur). Il peut faire des déclarations spontanées, mais ne peut être interrogé à ce
stade.
Les interrogatoires suivants nécessitent la convocation préalable de l’avocat (au moins
deux jours ouvrables avant), et celui-ci doit avoir accès au dossier au moins un jour
avant (art. 139). Toutefois, l’absence de l’avocat ou du ministère public régulièrement
convoqué ne bloque pas l’interrogatoire. Les avocats peuvent obtenir copie du dossier
pour un usage limité.

D. Audition de la partie civile

La partie civile peut aussi être entendue et bénéficier de l’assistance d’un avocat. Celui-ci doit
être convoqué avant toute audition, et a droit à l’accès au dossier.

E. Autres actes d’enquête


Le juge peut effectuer ou faire effectuer des actes d’investigation via des commissions
rogatoires : perquisitions, saisies, auditions. Il doit respecter les règles légales, notamment
celles qui s’appliquent aux professions soumises au secret professionnel (avocats, médecins,
notaires, etc.). Il peut aussi intercepter la correspondance postale de l’inculpé si elle est utile à
l’enquête.

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