Les précipitations
• Les précipitations comprennent les pluies, la
neige, la grêle, la rosée, la gelée blanche, les
brouillards et les brumes. Elles conditionnent
l’humidité de l’air.
• La vapeur d’eau se condense sous l’effet du
froid dans les parties élevées de l’atmosphère,
elle retombe sous forme de précipitations.
• Elle est mesurée par un pluviomètre qui est
constitué d’un seau dans lequel I'eau
s'accumule. La quantité des précipitations est
exprimée en millimètres.
• La répartition annuelle des précipitations
varie avec:
• l’altitude (augmentation avec l’altitude)
• la topographie (effet de fhoen)
• la continentalité: plus on s’éloigne de la mer
les précipitations annuelles diminuent Rabat
520mm/an ; Marrakech 242mm/an)
Le vent
a une action indirecte sur le climat, il modifie les
valeurs atteintes par d’autres facteurs (la température,
l’humidité, les précipitations et l’évaporation). Le vent
augmente les déplacements de l’air et distribue les
précipitations.
Utilisation des données climatiques
• En intégrant les facteurs climatiques spatio-
temporellement, sur des durées fixées
arbitrairement, on obtient des valeurs
moyennes qui définissent le Climat.
• Les conditions météorologiques sont
fluctuantes : variabilité
• Les conditions climatiques sont plus stables
• Pour le climat : paramètres sont calculés sur
une période de 30 ans :
Statistiques annuelles
• 1) le record moyenne de température
maximale
• 2) le record de température minimale
• 3) la température moyenne annuelle (moyenne
sur 12 mois).
• 4) la quantité annuelle de précipitations
• Les caractéristiques climatiques d'une région
peuvent être exprimées soit par une formule
mathématique, soit par un graphique
Exemple de formule mathématique
La températures et les précipitations sont deux
variables importantes pour définir un climat
tempéré. On utilise un indice appelé: Indice d’Aridité
de Martonne pour caractériser les climats tempérés:
P = précipitations annuelles en millimètres.
T = température moyenne annuelle en ºC.
L’indice est plus bas si le climat est aride:
Exemple de représentations graphiques
Diagrammes thermiques et pluviométriques
Ils s’agit de graphiques qui mettent en évidence les
régimes thermiques et pluviométriques d’une station
donnée à partir des données enregistrées pendant
plusieurs années.
Le diagramme thermique est construit en mettant en
abscisses les mois et en ordonnées les moyennes
mensuelles de température.
Le diagramme pluviométrique, ce sont les moyennes
des pluies qui sont portées en ordonnées.
Emberger a établi un indice qui n’est valable que pour la
région méditerranéenne appelé quotient pluviométrique ou
Indice d’Emberger. Ce quotient est calculé sur plusieurs
années consécutives généralement sur 30 ans:
P = Précipitation moyenne de l’année en mm.
M = Température moyenne du mois le plus chaud en degrés Kelvin.
m = température moyenne du mois le plus froid en degrés Kelvin.
En fonction de la valeur de ce coefficient on distingue les
zones suivantes:
Humides pour Q > 100
Tempérées pour 100 > Q > 50
Semi-arides pour 50 > Q > 25
Arides pour 25 > Q > 10
Désertiques pour Q < 10
Diagramme ombrothermique:
Il est construit en portant en abscisses les mois. Sur un axe des
ordonnées on porte les précipitations, sur le deuxième axe des
ordonnées on porte les températures en doublant l’échelle par
rapport à celle des précipitations.
Précipitations en mm Températures en ºC
Quelques données permettant l’élaboration de diagramme.
Localités J F M A M J J A S O N D Total en moyenne année
P 61 88 226 240 353 472 710 726 628 399 146 60 4109
Cameroun T 27,1 27,4 27,4 27,3 26,9 26,1 24,8 24,7 25,4 25,9 26,5 27 26,4
P 56 46 35 42 55 54 58 66 55 52 54 51 624
Paris T 3,8 4,7 7,8 11 14,4 17,5 19,7 19,3 16,6 11,9 7 3,9 11,5
P = Pluies en mm et T = températures moyennes par mois en ºC. J, F, M… = Mois de l’année.
• Systématique climatique:
• Le climat peut être envisagé à l’échelle du
globe, on parle alors de zone climatique ou
macroclimat, à l’échelle de la région on
parle de climat régional (mésoclimat), à
l’échelle de la localité on parle de climat
local et à l’échelle de l’individu on parle de
microclimat
• Climats régional
• A l’intérieur d’une zone climatique on peut
distinguer plusieurs régions climatiques.
• Exemple: au Maroc on est sous un climat
tempéré, mais on distingue plusieurs
régions climatiques. Certaines ont un
climat méditerranéen et d’autres ont un
climat saharien.
• Climats local:
• Dans une région climatique, le climat n’est pas le même. Ce
climat varie selon l’altitude, l’éloignement à la mer et
l’exposition.
• Microclimat:
• Il résulte de la modification du climat local par la
topographie, la végétation etc…
• Le microclimat est intéressant pour l’écologiste car c’est le
climat à l’échelle de l’individu
• Les zones climatiques:
• A l’échelle du globe, on distingue de grandes
zones. De part et d’autre de l’équateur et en
se déplaçant vers les pôles, on trouve un
climat équatorial, tropical, subtropical,
tempéré, subpolaire et polaire
grands types de climat actuels
• Répartition globale des grands types de
climats actuels
• Climat équatorial : Pas de saison, uniformément chaud et doux
• Climat tropical : Une saison sèche et une saison humide
• Climat tempéré:
• Méditerranéen : Eté chaud et sec, hiver doux et humide
beaucoup de pluie en automne
• Océanique : Humide toute la saison, été frais, hiver doux
• Continental : Eté chaud, hiver froid
• Climat polaire : Très froid et beaucoup de vent.
Le sol est gelé en permanence.
• Climat désertique:Chaud et sec toute l’année (Désert)
2- les facteurs édaphiques = sol
• Le sol peut être définit comme le produit de l’altération des
couches supérieures de la croûte terrestre sous l’action
d’agents climatiques et biologiques (végétations et homme).
• Le sol est donc un mélange de matières minérales qui reflètent
la composition de la roche mère et organiques provenant de la
décomposition des organiques vivants.
• Les facteurs édaphiques sont constitués par les caractères
physiques et chimiques du sol.
• 1) Propriétés physiques du sol (porosité,
teneur en eau, pH, …)
• 2) Nature du sol (sables, argiles, rochers, …)
• 3) Composition chimique ([sels nutritifs],
(calcaire vs. Silice), …)
• 4) Origine du sol (alluvions, roche mère, …)
Caractères physiques
• - la texture correspond à la composition
granulométrique, elle dépend de la taille des éléments
constitutifs prédominants selon la grosseur des éléments du
sol. On les classe en graviers (taille>2mm), sables grossiers
(0.2<Ø<2mm), sables fins (50<Ø<0.2mm), limons
(0.2<Ø<50µm) et argiles (Ø<2µm).
• - La structure du sol dépend de l’arrangement de ces
éléments et de l’aération (porosité ou espaces libres). La
porosité du sol est essentielle pour la circulation de l’eau, de
l’air et des animaux.
Caractères chimiques
• liées à la composition minérale et organique
• - la teneur en eau : l’eau se trouve dans le sol sous trois
formes : eau libre, interstitielles : eau d’imbibition.
• - Le pH des sols est lié à la concentration des ions H+ en
solution) varient de 2 à 10 entre 2 et 6.7: sol acide ; entre 6,7
et 7 sol neutre et entre 7 et 10 basique (alcalin).
• - La teneur en éléments minéraux tels que: phosphore,
azote, potasse, magnésium, calcium qui existent dans les
sols sous différentes formes et qui contrôlent la fertilité des
sols.
Les facteurs physico-chimiques de
l’eau
• Les facteurs physiques : Température, conductivité,
pH
• Les facteurs chimiques sont essentiellement, ceux qui
sont liés à la chimie de l'eau , chimie des solutés, des
ions, des minéraux, des colloïdes, comportement des
matières en suspension, gaz dissous, salinité, etc.).
Effets des facteurs climatiques
sur les organismes vivants
• L’action des facteurs de l’environnement sur les organismes
vivants peut se manifester de différentes façons :
• - les facteurs du milieu agissent sur la répartition géographique
des êtres vivants, en éliminant les espèces des territoires dont
les caractéristiques ne leur convient pas.
• Ils peuvent être la cause de déplacements d’espèces animales
:la migration = phénomène de nature cyclique,comportant un
départ et un retour, effectués sur un rythme quotidien ou
saisonnier: les exodes = phénomènes passagers, liés à des
conditions particulières (criquets migrateurs)
• Les facteurs écologiques favorisent l’apparition
des modifications adaptatives, c'est-à-dire des
adaptations ou des modifications
morphologiques, physiologiques et
comportementales qui permettent à l’être vivant
de s’adapter aux conditions de son milieu telles
que la diapause et l’hibernation.
• le rayonnement solaire : deux composantes
sont à séparer
• la lumière
• La chaleur : température
• La lumière:
• Elle joue un rôle fondamental dans la vie des plantes.
Elle intervient par sa durée, son intensité et la qualité
de ses radiations.
• La luminosité dépend de la latitude, de l'altitude, de la
saison, de l'incidence des rayons, des nuages, et du
couvert végétal.
• La mesure de I'intensité lumineuse se fait au luxmètre
et la durée d’ensoleillement se mesure par un
héliographe.
• l’intensité d’éclairement conditionne l’activité
photosynthétique chez les plantes. Les espèces
se répartissent dans la nature en fonction de
leur existence en intensité de lumière, on
distingue des espèces de lumière (héliophiles)
et des espèces d’ombre (sciaphiles).
• Dans le règne animal, on parle de photophiles,
espèces qui exigent une forte intensité
d’éclairement : ce sont les animaux à activité
diurne, les espèces exigeant une faible intensité
d’éclairement sont des animaux à activité
nocturne
• la lumière est responsable de toutes les
perceptions visuelles (photorécepteurs) ;
l’appréciation des différentes longueurs d’ondes
ou de couleurs est variable selon les espèces (les
plantes exploitent la partie visible, les UV sont
invisibles pour l’homme).
• Dans le milieu aquatique, la diminution
d’éclairement s’accompagne d’une sélection de la
composition des espèces avec la modification de
longueur d’onde. En profondeur, on ne rencontre
que les algues qui utilisent le bleu.
• Les rythmes biologiques sont liés à la périodicité quotidienne,
saisonnière ou annuelle de la lumière (rythmes circadiens,
saisonniers ou lunaires).
• Les rythmes biologiques peuvent être définis comme des
adaptations du fonctionnement de l’organisme aux
périodicités naturelles de lumière avec synchronisation des
cycles biologiques sur le rythme des époques favorables et
défavorables (c'est-à-dire coïncider la période de reproduction
avec la saison favorable).
• Exemples :
• Chez les végétaux la floraison est contrôlée par la saison
favorable
• La chauve souris est active la nuit et entre en repos le jour,
l’homme le contraire.
• Les poissons qui se reproduisent en automne, si on accroît
artificiellement ce poisson en été on simulant les conditions
de l’automne, la reproduction aura en été.
• La température:
• C’est un facteur qui contrôle la vitesse des
réactions biochimiques et par là il conditionne
directement la vie.
• Dans les zones terrestres, elle varie entre
• -70ºC et +60ºC. Chez la plupart des organismes
une vie active n’est possible qu’entre 0ºC et
50ºC.
-L température influence toutes les activités vitales des
organismes. En règle générale dans la gamme de
température compatible à la vie, la rapidité des
processus biologiques (réactions biologiques, activités
enzymatiques) augmente avec la température
La température influence la
vitesse des réactions
enzymatiques nécessaires à
la survie des espèces.
Généralement, au-dessus de
60oC, les protéines sont
dénaturées de façon
permanente et ne
fonctionnent plus (cuisson).
A l’opposé, les basses
températures ralentissent les
réactions
enzymatiques(congélation)
• La vitesse de développement et le nombre de
générations annuelles sont fonction de la
température. ex : la coccinelle produit 2 générations au
caire 1 seule à paris.
• - la répartition spatio-temporelle des espèces
dépendent de leurs tolérances vis-à-vis des
variations thermiques. Les températures
extrêmes (trop basses ou trop élevées) peuvent
constituer un facteur limitant et déterminer les
aires de répartitions des organismes vivants
(localité toute l’année ou migration entre les
endroits qui offrent de bonnes conditions).
• Exemple : en montagne la végétation varie parallèlement avec le
gradient thermique altitudinal.
• - Les organismes vivants peuvent persister aux variations
extrêmes de la température grâce à des adaptations
particulières :
• Des adaptations physiologiques par passage en vie ralentie.
• Des adaptations morphologiques, variation de la taille et de
la forme corporelle en fonction de la température
rencontrée pendant le développement :
• Chez les mammifères, il y a modification de la fourrure: les
mammifères des régions froids ont une fourrure plus
épaisse.
• Des adaptations comportementales (éthologiques) par
modification du rythme d’activité en fonction de la
température: les insectes sont actifs le jour en printemps et
la nuit en été.
L’eau
• Entre pour plus de moitié dans le poids de la majorité des
organismes et essentielle à leur survie (fonctionnement des
mécanismes fondamentaux, régulation de la température,…..)
Eau dans les organismes
• La quantité d’eau dans les êtres vivants est
très variable :
Eau dans les organismes
• L’eau, de par ses propriétés physico-chimiques, remplie des
fonctions essentielles à la survie d’un organisme :
• régulation thermique (ventilation, sudation)
• élimination des déchets (urine)
• transport de gaz dissous (sang, hémolymphe, etc.)
• Même en milieu très sec, les animaux et les plantes ont
besoin d’eau. Ils présentent donc des adaptations
anatomiques, physiologiques et comportementales pour
économiser l’eau.
• La connaissance de son comportement dans
les écosystèmes est donc fondamentale.
• •Propriétés physiques
• •Eau libre
• •Eau dans l’atmosphère
• •Eau dans le sol
• •Eau dans les organismes
Eau libre
• Presque 98% de l’eau présente sur Terre est sous forme libre
(la majorité dans les océans).
• Principale caractéristique de l’eau libre :
• présence de nombreuses substances dissoutes :
• •Electrolytes principaux (NaCl - 35‰en moyenne)
• •Sels nutritifs (nitrites, nitrates, phosphates, amonium, …)
• •Matières organiques dissoutes
• •Gaz dissous (CO2; N2; O2)
• Les êtres vivants peuvent être classés selon leurs besoins en
eau.
• en espèces hydrophiles qui vivent en permanence dans
l’eau.
• des organismes hygrophiles, vivent dans des conditions
d’humidité voisines de saturation.
• des organismes mésophiles : humidité moyenne
• des organismes xérophiles qui vivent dans des milieux secs.
Les espèces adaptées à la sécheresse se caractérisent par
divers adaptations en particulier (diapause, enkystement,
estivation, diminution de la perte d’eau par diminution de la
transpiration: réduction des surfaces foliaires, sclérification
des surfaces) ou réduction de l’excrétion des urines
(chameaux).
Eau dans l’atmosphère
• Dans l’atmosphère, l’eau se rencontre sous 3 phases :
gazeuse (vapeur),liquide (gouttelettes des nuages et
brouillard) et solide (neige).
• l’humidité de l’air est une notion fondamentale : c’est le
contenu de l’air en vapeur d’eau (mesuré en pression
partielle).
• Humidité = quantité de la vapeur d’eau effective
quantité de la vapeur de saturation à la même t°
• Le taux de saturation dépend de la température de l’air.
• Les organismes vivants ne peuvent absorber
de l’eau que sous forme liquide. L’importance
des gouttelettes d’eau (condensation)
conditionne donc la vie aérienne.
• La neige
• Dans les régions froides, l’eau des précipitations se
transforme en neige dès que la T° avoisine 0°C.
• c’est un facteur important en montagne et sous climat froid,
elle joue un rôle de réservoir d’eau
• La couche de neige qui s’accumule peut avoir divers
effets : isolant (protection contre le froid), action mécanique:
entraîne par son poids des dégradations en particulier pour
les espèces arborescentes en cassant les branches.
• Le vent
• Il exerce une grande influence sur les êtres vivants. Outre les
aspects liés à l’érosion, le vent intervient également comme
facteur limitant dans certains milieux (altitude, côtes,
tempêtes,…)
• Il agit aussi sur la dissémination des graines et comme facteur de
pollinisation; pour beaucoup de végétaux, le vent est le véhicule
normal des spores, des graines, des fruits et de pollen et
également des insectes.
• Le vent agit également comme un facteur mécanique, sous
l’effet du vent les végétaux prennent un port caractéristique
dit en drapeau leur troncs est penché dans la direction du vent
dominant. Les rameaux ne se développent que de coté opposé
(au vent dominant).
• Souvent la force du vent interdit même le développement des
espèces arborescents (les lieux ventés sont colonisés par des
végétaux à port rampant).
• Le vent a une action indirecte, il modifie les valeurs d’autres
facteurs (température, humidité etc).
Influences du sol
• Les caractères physico-chimiques du sol
règlent la répartition des plantes et des
animaux qui s’en nourrissent.
Eau dans le sol
• L’eau du sol se présente sous 3 formes :
• • eau libre des fissures
• • eau interstitielle ou de percolation
(circulation entre les grains) = nappe
phréatique
• • eau d’imbibition adsorbée sur les grains
(tension superficielle) ou absorbée par des
corps hygroscopiques (argiles)
L’eau d’imbibition fait gonfler le sol
jusqu’à un maximum de
rétention, variable selon la nature
du sol. Au-delà, l’eau s’écoule entre
les grains.
• Rôle multiples de l’eau dans le sol
• • transfert de substances : Les éléments minéraux tels
que le phosphate, l’azote, le potassium et le calcium sont
des éléments essentiels pour les végétaux. Ex: Par
rapport à la présence de calcium les espèces sont
classées en espèces calcicoles se développent sur des
sols riches en calcium (régions calcaires)ou calcifuges (sol
acide)
• • mouvement des gaz : le mouvement de l’eau provoque
un mouvement des gaz - un sol mal drainé est mal
oxygéné: Le manque d’oxygène peut constituer un
facteur limitant.
• • pH du sol :Selon leurs préférences, les espèces peuvent
être acidophiles, basiphiles ou neutrophiles en fonction
du pH
Les facteurs biotiques
• Ils caractérisent l’ensemble des influences
qui exercent les organismes vivants entre
eux et sur leur milieu.