ANALYSE ET CONCEPTION DES
SYSTÈMES D’INFORMATION
&
BASES DE DONNÉES
Réalisé par Pr. Khalid ZEBBARA
Année universitaire : 2023/2024
OBJECTIFS
Initier les étudiants à l’analyse et conception des
Systèmes d’Information en utilisant Merise
• comprendre les objectifs de la méthode MERISE et les différents
niveaux de sa démarche,
• connaître le vocabulaire spécifique de la méthode,
• discerner la complémentarité des approches de type systémique
et analytique,
• savoir formaliser les modèles conceptuel et organisationnel de
MERISE,
• identifier les rôles et responsabilités des différents acteurs
impliqués dans le processus de conception.
2
PLAN DU COURS
Partie I : Analyse et Conception d’un système
d’information
Fondements théoriques d’un SI
Méthodologie MERISE
Partie II : Initiation aux Systèmes de Gestion de
Bases de Données
3
Partie I : Analyse et conception d’un système
d’information
Fondements théoriques d’un SI
4
TERMINOLOGIE
Un Système : est un ensemble d’éléments,
matériels ou humains, transformant des
éléments en entrée en éléments en sortie, et dont
la modification d’un composant entraîne la
modification d’une partie, ou de l’ensemble du
système.
Entrée Sortie
Système 5
TERMINOLOGIE
L’information
•Ensemble complexe, composé de données décrivant
une activité : formes écrite (textes, nombres ...),
picturales (graphiques, dessins, photos, vidéos ...) et
sonores.
•Ces données sont matérialisées sur des supports
(papier, écrans, bandes magnétiques, disquettes, CD
...).
6
TERMINOLOGIE
Analyse : processus d’examen de l’existant
On s’intéresse en général à un domaine d’activité
de l’entreprise :
Vente
Production
Logistique
Finance
RH…..
On prend en compte les besoins de l’utilisateurs
On définit le problème à résoudre (fonctionnalités 7
et qualités attendues
TERMINOLOGIE
Conception
Processus de définition de la future application
informatique
On définit une solution informatique :
• Structuration des données
• Organisation des traitements
• Définition des postes de travail
• Choix techniques : matériels, langages de
programmation, logiciels de gestion de données 8
(SGBD),…
SYSTÈME D’INFORMATION - DÉFINITION
Un système d'Information (SI): l'ensemble des éléments
(moyens techniques , humains, etc) participant :
•à la gestion,
•au traitement,
•au transport ,
•à la diffusion,
de l'information au sein de l'organisation.
9
TERMINOLOGIE
10
RÔLE D’UN SYSTÈME D’INFORMATION
Produire les informations légales réclamées par
l'environnement
Déclencher les décisions programmées
Fournir des informations aux décideurs pour aider à
la prise de décisions non programmées
Coordonner les tâches en assurant les
communications au sein du système organisationnel
11
COMMENT RÉALISER UN SYSTÈME
D’INFORMATION ?
Les techniques et démarches classiques du Génie Logiciel :
•Analyse de l’existant et des besoins de l’utilisateur.
•Conception du système et du logiciel.
•Réalisation : traduction des algorithmes dans un langage
choisi.
•Tests du logiciel : vérification et validation du logiciel et
tests de non régression.
•Exploitation : utiliser le logiciel une fois installé.
•Maintenance : correction des erreurs, ajouts de 12
fonctionnalité, amélioration
ANALYSE ET CONCEPTION DE SYSTÈME
D’INFORMATION
Que faut-il pour analyser, concevoir…?
On doit :
• avoir une vision abstraite du fonctionnement,
• garantir les délais, la pertinence, l’efficacité,
• faciliter la maintenance,
• prolonger la durée de vie,
• …
Nous avons, donc, besoin :
• de modèles,
• de méthodologie.
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MODÈLE…C’EST QUOI ?
Unmodèle : une représentation abstraite, d’une partie du
monde réel, exprimée dans un langage de représentation.
Ce langage peut être :
formel : ayant une syntaxe et une sémantique bien
définies comme
• la logique du premier ordre ou,
• un langage informatique,
•…
Semi-formel : notation graphique normalisée.
14
Informel : description en langage naturel.
MODÈLE…POURQUOI ?
Les principales motivations sont (Vernadat, 2000) :
- comprendre et analyser la structure et le fonctionnement de
l’entreprise ;
- prévoir (de manière fiable) le comportement et les
performances des processus opérationnels avant leur
implantation ;
- choisir la (ou les) meilleure(s) alternative(s) d'implantation ;
- identifier les risques d'implantation à gérer ;
- justifier
les choix d'implantation sur des critères liés aux
ressources et aux coûts (méthodes de comptabilité par activités,
par exemple) ;
- bâtir une vision commune du fonctionnement de l’entreprise 15
et la communiquer facilement au plus grand ensemble possible
du personnel.
MÉTHODOLOGIE…POURQUOI ?
Formalisation claire et complète du problème
informationnel.
Maîtrise de la résolution du problème par l’utilisation de
critères objectifs pour évaluer les solutions.
Construction de SI pertinents, complets, cohérents, fiables
flexibles et adaptatifs.
Évaluation du SI à tout moment de son cycle de vie.
Faciliter la coopération entre concepteurs, informaticiens,
gestionnaires, utilisateurs.
Rigueur dans l’élaboration de la solution.
16
Réduire les coûts et les délais.
MÉTHODOLOGIE…EXEMPLES
MERISE : Méthode d’Etude et de Réalisation Informatique pour
les Systèmes d’Entreprises (Tardieu, 83).
AXIAL : analyse et conception des systèmes d’informations
assistés par logiciel (IBM, 86).
SSADM : Structured Systems Analysis and Design Method
(CCTA, 80).
SADT : Structured Analysis and Design Technique (Softech, 77).
RUP : Rational Unified Process. (IBM, 2003).
17
Partie I : Analyse et conception d’un
système d’information
Méthodologie MERISE
18
ORIGINES
Développée à l’initiative du Ministère de l’Industrie, par
une SSII, le centre d’études techniques de l’équipement et
des universitaires (1977). Plusieurs versions (Merise,
Merise 2, Merise Objet…).
Libre de droits.
Vise les SI construits autour de BD relationnelles.
Encore utilisée aujourd’hui en France même si
concurrencée par UML.
Souvent utilisée partiellement (données uniquement).
Pas exportée en dehors des pays francophones. Autres
méthodes similaires ailleurs (SSADM – ‘Structured
System Analysis and Design Method’ - en GB). 19
FONDEMENTS
La méthode MERISE décrit les différentes informations d’une
entreprise ou de tout type d’organisme sous forme de trois
découpages :
Communication
Les échanges ou la communication sont des flux entre systèmes,
notamment des flux d'informations ou messages.
Traitement.
Les traitements des messages, flux d'informations, décrivent les
tâches à effectuer à la réception ou pour l'émission d'un flux
d'informations.
Données.
La structure de mémorisation des informations est représentée sous
une forme qui permet un passage aisé vers les "enregistrements 20
informatiques".
FONDEMENTS
Merise propose une démarche à 4 niveaux
Conceptuel
Quoi et avec
quelles
organisationnel
données
Qui et quand Logique
Avec quoi?
Physique
Comment?
21
LE NIVEAU CONCEPTUEL,
définit les fonctions réalisées dans l'organisme. Il
répond à la question QUE FAIT L'ORGANISME ? Il
est déterminé par son activité.
A ce niveau, on ne se préoccupe pas de l’organisation
du travail ni du matériel utilisé.
22
LE NIVEAU ORGANISATIONNEL
Il consiste à répondre à la question QUI ?, OU ?,
QUAND ?
C’est à ce niveau que sont intégrés les critère
d’organisation de travail.
On tient compte (ou on propose) des choix
d’organisation de travail comme la répartition des
traitements entre l’homme et la machine, le mode de
fonctionnement (temps réel, temps différé).
23
LE NIVEAU LOGIQUE
C’est la forme que doit prendre l'outil informatique pour
être adapté à l'utilisateur, à son poste de travail.
La maquette des enchaînements d'écran et la réponse à
la question AVEC QUOI ? Ou plus exactement AVEC
L'AIR DE QUOI ? Le niveau logique est indépendant de
l'informatique spécifique, des langages de
programmation ou de gestion des données.
24
LE NIVEAU PHYSIQUE
Le dernier niveau, le plus variable, est l'outil
informatique lui-même, les fichiers,
les programmes. AVEC QUOI ? Ce niveau est appelé
niveau physique.
25
EXEMPLES
1. Conceptuel
« Le client demande à la compagnie d’assurance d’assurer son
véhicule. La compagnie d’assurance propose un devis. »
2. Organisationnel
« A la réception de la demande, si le client est fiable
(consultation d’un fichier central inter assurances), un
commercial prend contact par téléphone pour une visite à
domicile (après 17 heures) afin d’examiner plus précisément ses
besoins et établir un devis. »
3. Logique
« Le fichier central inter assurances est accessible »
4. Physique 26
« Le fichier est accessible via internet »
STRUCTURATION
Les quatre niveaux d'abstraction s’appliquent à la
communication, aux données et aux traitements => 12 modèles !
27
COURBE DE SOLEIL
28
COURBE DU SOLEIL
29
MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES (MCD)
30
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Représentation statique, sous forme schématique, du
système d'information analysée à partir de la manière
de parler.
Objectif
« Définir (identifier) toutes les données utilisées au sein
d’un organisme, les regrouper en ensembles appelés
entités et de lier ces entités par des relations, dans un
modèle définit et compréhensible par toute personne
connaissant le formalisme du MCD. »
Le MCD répond à la question quoi? 31
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Le concept : Entité (individu)
Représentation d'un objet réel, ayant une existence et
une raison d'être dans le système d'information
peut être un acteur : client, usine, produit => ayant une
existence intrinsèque.
peut être un flux : commande, livraison => existe par
l’intermédiaire d’acteurs.
Entité
Ref
Prop_1
Prop_2
32
..
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Les propriétés :
• Une propriété est une donnée élémentaire qui qualifie
l’entité à laquelle elle se rapporte :
• Chaque propriété prend des valeurs qui sont appelées
occurrences de la propriété,
• Chaque propriété a un domaine de définition (ensemble de
valeurs possibles),
• Chaque propriété se rattache toujours à une entité.
33
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Identification d’une Entité :
• C’est une propriété (ou ensemble de propriétés)
particulière qui permet d’identifier de façon
unique une occurrence de l’entité.
• Pour être identifiant, les propriétés ne doivent
pas prendre plusieurs fois la même valeur sur
l’ensemble des occurrences de l’entité.
• L’identifiant figure en premier dans la liste des
propriétés .
• Il est souligné. 34
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Association (Relation):
• Objet permettant d'associer deux ou plusieurs
entités. Ce lien est nommé et est, par convention,
très souvent un verbe à l'infinitif.
Exemple
35
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Cardinalité
• La cardinalité d'une relation est composé d'un
couple comportant une borne maximale et une
borne minimale, intervalle dans lequel la
cardinalité d'une entité peut prendre sa valeur:
• la borne minimale (0 ou 1) décrit le nombre minimum
de fois qu'une entité peut participer à une relation.
• la borne maximale (1 ou n) décrit le nombre
maximum de fois qu'une entité peut participer à une
relation. 36
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Exemple
37
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Type de cardinalités
38
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Les cardinalités n’expriment pas une vérité absolue, mais des
choix de conception. Elles doivent correspondre aux règles de
gestion du SI.
Exemple : État Civil
Mariage monogame (exple : Europe occidentale) :
Homme Femme
Marier 0,1
0,1
39
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Les cardinalités n’expriment pas une vérité absolue, mais
des choix de conception. Elles doivent correspondre aux règles
de gestion du SI.
Exemple : État Civil
Mariage polygame (exple : Musulmans) :
Homme Femme
Marier 0,1
0,4
40
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Dimension d’une association
Une association reliant la même entité type est dite
réflexive (ou récursive ou cyclique).
Une association reliant deux entités types est dite
binaire.
Une association reliant trois entités types est dite
ternaire.
Une association reliant n entités types est dite n-aire. 41
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Exemple : association ternaire
42
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Règles de description du schéma conceptuel
entité/association :
• Un nom ne peut être utilisé qu’une seule fois,
• Toute entité possède au moins une caractéristique de
référence,
• Toutes les cardinalités sont indiquées sur les liens,
• Chaque caractéristique n’a qu’une seule valeur pour une
entité donnée,
• La valeur d’une caractéristique dépend directement de
l’entité,
• Toute information redondante doit être supprimée
43
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Exemples
44
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Exemples
45
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Exemples : Gestion d’un département
46
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Les étapes du réalisation d’un MCD
• Dictionnaire des données
• Épuration (polysèmes et synonymes)
• Détermination des entités
• Détermination et affectation des propriétés
• Recensement des associations (avec,
éventuellement, les propriétés non encore
affectées
• Détermination des cardinalités
• Vérification et normalisation du modèle
47
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Dictionnaire de données
• Le recensement des informations et de leurs catégories
permet de constituer le Dictionnaire des Données (ou Lexique
des Données).
• Il s’agit d’un tableau recensant l’ensemble des informations
rencontrées lors de l’analyse préalable ou permettant de
répondre aux objectifs du système d’information et
mentionnant parfois la classification de l’information, son
mode de représentation ainsi que sa longueur .
48
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
L’information
•L'information ou la donnée est un "renseignement" ou une
"connaissance » élémentaire désignée à l'aide d'un mot ou d'un
groupe de mots et prenant des valeurs.
•Pour une automatisation réussie, l’information devra être cernée
et classifiée de manière très précise et devra également pouvoir
être représentable dans le SI.
49
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Classification de l’information
• les informations élémentaires : on ne peut pas inventer sa valeur.
Pour pouvoir s’en servir, on doit connaître sa valeur ( exemple : le
nom d’un employé ).
• les informations paramètres : un paramètre est une rubrique dont
la valeur est constante et prévisible. On peut estimer que sa valeur
est connue et la même pour tout et pour tous ( exemple : un taux de
TVA connu et identique pour tous les articles ).
• les informations calculées ou résultantes : elles sont obtenues par
un traitement arithmétique ou logique.
• les informations composées : informations obtenues par50
composition d’informations élémentaires
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Mode de représentation
Il s’agit ici de déterminer de quel type seront les données
utilisées par le programme
• alphabétique pur
• alphanumérique
• numérique
• date
• logique Booléen …
Longueur
On détermine par la même occasion la taille de l’information.
51
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Constitution du dictionnaire de données
• On attribue un nom (normalisé de préférence) pour chacune
des informations identifiées.
• On attribue des codes pour les entités évidentes
Exemple : Code_Client pour Client ; Code_Repr pour
représentant
• On y inscrira également les contraintes d’intégrité (par
exemple les limites minimales et maximales d’une donnée ),
les règles de calcul pour les informations calculées et la
description des informations composées. 52
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Exemple :
53
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Nom Signification Type Long Nature Règle de
calcul/contraintes
d’intégrité
NBon Numéro bon N 4 Elémentaire
de commande
date Date de AN 8 Elémentaire jj/mm/aa
commande
Code_client Code client N 4 Elémentaire A créer
client Nom client AN 50 Elémentaire
adresse Adresse client A 100 Composé N°+rue+ville+co
de postale
Ref Reference N 4 Elémentaire
produit
produit Libellé produit A 50 Elémentaire
Quantité Quantité N 4 Elémentaire Entier >0
commandé
PU Prix unitaire N 4 Elémentaire 999999,99 54
montant montant N 6 Calculé Quantité*PU
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Phase 1 : Éliminer les synonymes et les polysémes.
• Dans le dictionnaire de données brut, on trouvera des synonymes et
des polysémes.
- Un synonyme : deux signifiants pour un même signifié.
Exemple : TVA et Taxe, Code Client et Nclient
On ne gardera qu’un seul nom et on éliminera les autres.
- Un polyséme : un signifiant pour deux signifiés.
Exemple : Nom pour Nom de client et Nom de fournisseurs.
On changera les noms.
• Après cette étape, on obtiendra un dictionnaire des données épuré
des polysémes et des synonymes 55
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Phase 2 :
• On supprimera les rubriques composées. La suppression des
informations composées se fait par éclatement ou par
concaténation.
• On supprimera également les rubriques calculées.
• On ne conservera que les rubriques élémentaires. On
obtiendra ainsi un
dictionnaires des données élémentaires.
56
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Nom Signification Type Long Nature Règle de
calcul/contraintes
d’intégrité
NBon Numéro bon N 4 Elémentaire
de commande
date Date de AN 8 Elémentaire jj/mm/aa
commande
Code_client Code client N 4 Elémentaire A créer
client Nom client AN 50 Elémentaire
adresse Adresse client A 100 Composé N°+rue+ville
Ref Reference N 4 Elémentaire
produit
produit Libellé produit A 50 Elémentaire
Quantité Quantité N 4 Elémentaire Entier >0
commandé
PU Prix unitaire N 4 Elémentaire 999999,99
57
montant montant N 6 Calculé Quantité*PU
total Total de la N 8 Calculé Somme des
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Nom Signification Type Long Nature Règle de
calcul/contraintes
d’intégrité
NBon Numéro bon N 4 Elémentaire
de commande
date Date de AN 8 Elémentaire jj/mm/aa
commande
Code_client Code client N 4 Elémentaire A créer
client Nom client AN 50 Elémentaire
adresse Adresse client A 100 Elementaire concaténation
Ref Reference N 4 Elémentaire
produit
produit Libellé produit A 50 Elémentaire
Quantité Quantité N 4 Elémentaire Entier >0
commandé
PU Prix unitaire N 4 Elementaire 999999,99
58
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Dépendance fonctionnelle
On dit que b est en dépendance fonctionnelle (DF) de a si à une valeur
quelconque de la propriété a, on ne peut faire correspondre qu’une seule
valeur au plus de la propriété b.
•Exemple :
Code_produit libellé_produit
Si on connaît une valeur de la propriété code_produit il ne peut lui
correspondre qu’une seule valeur de la propriété libellé produit
La réciproque est fausse :
libellé produit code_produit
n’est pas une DF Si l’on connaît la valeur de la propriété libellé produit , on
ne peut pas en déduire la propriété code_produit, car il peut y avoir des 59
homonymes
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Deux informations ne sont pas en dépendance fonctionnelle si
la connaissance d'une valeur de la première :
1. ne permet de connaître aucune des valeurs de la seconde
( pas de rapport entre les deux )
Exemple :
la connaissance d'une date de naissance ne permet pas de connaître
une adresse.
2. détermine la connaissance de plusieurs valeurs de la
seconde
Exemple :
la connaissance d'un numéro de facture permet de connaître
plusieurs références d'articles. 60
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Dépendance fonctionnelle à source composée
Il peut arriver que ce soit la combinaison de plusieurs attributs
qui permettent de connaître une valeur unique du but.
Exemple : un numéro de facture + un code produit nous donne
la quantité facturée.
(numéro_facture, code_produit) quantité
On parlera de dépendance fonctionnelle à source composée ou
à partie gauche composée (DFPGC).
61
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Dépendance fonctionnelle élémentaire
Une DF, A B, est une dite élémentaire si B est une information
unique, et si A est un ensemble minimum d’informations, c’est à dire
que A est une information unique ou qu’il n’existe pas de sous-
ensemble A’ de
A tel que A’ B.
Exemple :
- La DF référence_article nom_article est élémentaire.
- La DF (numéro_facture,référence_article) quantité_facturée est
élémentaire.
- La DF (numéro_facture, référence_article) nom_article n’est pas62
élémentaire.
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Dépendance fonctionnelle directe
Une DF Donnée1 Donnée2 est dite directe s'il n'existe pas
une Donnée3 qui engendrerait une dépendance fonctionnelle
transitive de telle sorte que l'on pourrait écrire:
Donnée1 Donnée3 Donnée2
Exemple : En considérant les DFs
numéro_facture numéro_représentant
et
numéro_représentant nom_représentant
alors la DF
numéro_facture nom_représentant 63
n’est pas directe.
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Les formes normales
Un bon schéma entités-associations doit répondre à 9
règles de normalisation, que le concepteur doit
connaître par cœur.
64
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Première forme normale (1FN)
Un objet ou une association est en 1FN s'il possède un
identifiant et si aucune propriété n'est à multiples valeurs.
65
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Deuxième forme normale(2FN)
Un objet ou une association est en 2FN s'il est en 1FN et si
toutes les DF entre ses propriétés sont élémentaires.
Exemple
66
LE MODÈLE CONCEPTUEL DE DONNÉES
Troisième forme normale(3FN)
Un objet ou une association est en 3FN s'il est en 2FN et si
toutes les DF entre ses propriétés sont directes.
Exemple :
67
APPROCHE INTUITIVE
Le MCD exprime un ensemble de phrases à travers les
entités et les associations.
Exemple :
La phrase : "les élèves sont gérés par un nom, un prénom
et une adresse"
est modélisée par l’entité "ELEVE" ELEVE
N° élève
Nom
Prénom
Age
Sexe
APPROCHE INTUITIVE
La phrase « lors d'une vacation, une classe suit dans une
salle, un cours enseigné dans une certaine matière » .
Est modélisée par l’association "COURS" :
Elève
Nom Matière
Prénom Cours Matière
N° Salle
Adresse
Vacation
Jour, tranche, horaire
APPROCHE INTUITIVE
Le concepteur du MCD découpe l'univers du discours en petits blocs
exprimés par différentes phrases. (Découpage un peu intuitif, mais
largement conditionné par les règles de gestions).
Par contre :
La démarche relationnelle est différente. Elle propose un discours
complet :
"Lors d'une vacation, une classe composée d'élèves ayant un nom,
un prénom, une adresse suit dans une salle un cours dispensé par
un enseignant ayant un nom, un prénom, une adresse, une
ancienneté, un salaire brut, ... dans une matière dont le nombre
d'heures est fixé par un programme" .
EXERCICE : GESTION D’UNE ÉCOLE
Dans une école, on veut informatiser le système d'information qui gère les
classes.
Elaborez un MCD sachant que:
Un élève est caractérisé par son no. matricule, son nom et prénom, ainsi que
sa date de naissance.
Une classe est caractérisée par le nom de la classe (p.ex 13CG2) et par une
indication du cycle (valeurs possibles: "inférieur", "moyen", "supérieur").
Il faudra prévoir de connaître la fréquentation des classes des élèves sur
plusieurs années consécutives.
Un élève enregistré dans le système fréquente au moins une classe au cours
des années.
Un professeur est caractérisé par un code interne unique, son nom
et prénom et la matière qu'il enseigne. Nous supposons que71
chaque professeur enseigne une seule matière.
EXERCICE
Une école désire gérer la participation de ses apprentis à divers concours de menuiserie.
Chaque apprenti est encadré par un tuteur de l’école. Dans chaque concours, l’apprenti
doit réaliser un objet qu’il choisit lui-même. Le jury accorde toujours un nombre de
points qui permet d’établir le classement (si 2 apprentis ont le même nombre de points,
ils sont ex-æquo).
On désire connaître les concours auxquels ont participé les apprentis, l’objet réalisé, la
place et le nombre de points qu’ils ont obtenus (NB : pour la place, on ne gère que les
apprentis de l’école).
Les informations collectées sont :
- nom de l’apprenti - prénom de l’apprenti
- nom du tuteur - prénom du tuteur
- nom du concours - lieu du concours
- dotation globale du concours
- date du concours
- nombre de points obtenus
- place obtenue
- nom objet réalisé 72
Etablir dictionnaire de données et MCD