Dissertation Source Francais
Dissertation Source Francais
Voltaire ou encore Kant – ont posé les fondements d’une société fondée sur la raison,
l’égalité, la liberté et le progrès collectif par l’éducation. Pour eux, chaque individu possède
un potentiel unique, et l’école doit permettre à chacun de le développer selon son propre
rythme. Pourtant, notre système scolaire reste marqué par une forte logique d’élitisme :
sélection précoce, compétition, hiérarchisation des parcours, standardisation des critères de
réussite. Dès le plus jeune âge, certains élèves sont mis en difficulté car ils ne répondent pas
aux normes attendues.
À ce sujet, la célèbre citation attribuée à Einstein est parlante : « Tout le monde est un génie.
Mais si vous jugez un poisson à sa capacité à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire
qu’il est stupide. » Cette métaphore illustre les limites d’une école qui n’évalue les élèves que
selon une seule forme d’intelligence. De plus, l’élitisme scolaire peut renforcer les inégalités
sociales plutôt que les corriger, ce qui semble trahir l’héritage des Lumières.
Dès lors, on peut se demander : l’élitisme scolaire est-il compatible avec les idéaux des
Lumières ?
Pour répondre à cette question, nous verrons d’abord en quoi l’élitisme contredit les valeurs
des Lumières (I), avant d’examiner s’il peut malgré tout en conserver certains aspects (II),
pour enfin proposer une synthèse ouverte sur un modèle éducatif plus juste (III).
Les Lumières affirment que chaque être humain possède une capacité à raisonner, à
progresser et à s’instruire. Pourtant, l’élitisme scolaire repose sur une logique de tri et
d’exclusion.
D’abord, il nie la diversité des formes d’intelligence. L’école valorise essentiellement les
performances scolaires classiques (mathématiques, français, sciences), au détriment des
talents artistiques, manuels, sociaux ou émotionnels. Or, Rousseau insistait sur le fait que
chaque enfant doit pouvoir se développer selon son propre rythme et ses aptitudes. L’école
élitiste, au contraire, impose des standards rigides. Cette réalité est particulièrement visible en
Belgique, où la réussite scolaire repose presque exclusivement sur des critères cognitifs, sans
valorisation équivalente des compétences extra-scolaires.
Ensuite, l’élitisme accentue les inégalités sociales. Condorcet voyait l’éducation comme un
droit fondamental et un levier d’émancipation pour tous. Mais dans la réalité, les élèves issus
de milieux défavorisés, moins familiers des codes scolaires, sont souvent orientés
précocement vers des filières techniques ou qualifiantes. Ce tri social précoce empêche une
réelle égalité des chances, et reproduit les privilèges plutôt que de les corriger.
II. Un élitisme nuancé : d’autres modèles plus ouverts
Toutefois, il serait simpliste de rejeter toute forme d’élitisme sans nuance. Certains systèmes
éducatifs montrent que l’on peut conjuguer exigence et diversité des talents.
Autre exemple significatif : la mise en place du tronc commun dans le cadre du Pacte pour
un Enseignement d’excellence en Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce dispositif vise à
retarder la sélection jusqu’à 15 ans, et à offrir une formation commune à tous les élèves. Il
reconnaît que chacun a besoin de temps pour révéler son potentiel. On voit ici un effort
concret pour sortir d’un élitisme rigide et revenir aux principes des Lumières.
III. Vers une école fidèle aux Lumières : l’exigence sans exclusion
Ainsi, l’élitisme scolaire tel qu’il existe aujourd’hui contredit clairement les idéaux des
Lumières. Mais cela ne signifie pas qu’il faille renoncer à toute exigence. Il faut plutôt
repenser notre modèle éducatif à la lumière de ces idéaux.
Une école véritablement éclairée ne doit pas abolir toute forme de sélection, mais elle doit
veiller à ce que cette sélection soit juste, inclusive, et respectueuse de la diversité des élèves.
L’excellence ne devrait pas être réservée à une élite homogène, mais accessible à tous ceux
qui, selon leurs talents propres, peuvent s’épanouir dans des domaines différents.
Le tronc commun, en cela, est une piste prometteuse. Il permet de conjuguer rigueur,
accompagnement et diversité des parcours. Il donne à chacun le droit d’échouer, d’essayer, de
recommencer, sans être exclu trop tôt. Il incarne une éducation au service de l’émancipation,
et non du tri social.
Enfin, il faut aussi repenser nos outils d’évaluation. Plutôt que de juger les élèves selon des
normes uniques, l’école devrait reconnaître les multiples formes d’intelligence. La citation
d’Einstein prend ici tout son sens : si l’on continue de juger les poissons à leur capacité à
grimper aux arbres, beaucoup croiront qu’ils sont incapables.
En somme, l’idéal serait une école exigeante mais inclusive, ouverte mais rigoureuse,
méritocratique mais humaine.
Conclusion
L’élitisme scolaire, dans sa forme actuelle, entre clairement en contradiction avec les idéaux
des Lumières : il hiérarchise, exclut, et fige les destins. En revanche, des réformes éducatives
comme le tronc commun, ou des systèmes valorisant une pluralité de compétences, montrent
qu’un autre modèle est possible. Fidèle aux Lumières, il s’agirait de construire une école qui
forme des citoyens éclairés, en respectant la richesse de chaque individualité.
Aujourd’hui plus que jamais, il ne s’agit pas de baisser le niveau, mais de changer notre
regard : apprendre à voir l’intelligence là où elle ne prend pas toujours la forme attendue. Car
c’est en valorisant la diversité que l’école pourra vraiment élever chacun – et non une élite –
vers la liberté et la dignité.
Bibliographie
Introduction
« L’abrégé : l’esprit des lumières de Todorov », dans smartschool,cours de
francais [en ligne],
sur [Link], page consulté le 26 mai 2025
« 35 citations inspirantes d’Albert Einstein sur la vie et le succès » dans
[Link] [en ligne],
sur 35 CITATIONS INSPIRANTES D'ALBERT EINSTEIN SUR LA VIE ET LE SUCCES ,
page consulté le 26 mai 2025
Thèse
« L’abrégé : l’esprit des lumières de Todorov », dans smartschool,cours de
francais [en ligne],
sur [Link], page consulté le 26 mai 2025
« 10 choses que vous devez savoir sur l’enseignement en Belgique » dans [Link]
[en ligne], sur 10 choses que vous devez savoir sur l’enseignement en Belgique -
Teach for Belgium , page consulté le 28 mai 2025
Antithèse
« Les différences entre le système éducatif français et anglo-saxon » dans [Link] [en ligne],
sur Système éducatif français vs anglo-saxon , page consulté le 30 mai 2025
« Les référentiels du tronc commun » dans [Link] [en ligne], sur
[Link] - Les référentiels du tronc commun , page consulté le 28 mai
2025
Albert Einstein
6 déc. 2020
3 min de lecture
Que ses citations vous ouvrent l'esprit et vous inspirent la volonté d'être le meilleur possible.
«Toutes les religions, tous les arts et toutes les sciences sont des branches du même arbre.»
«Rares sont ceux qui voient de leurs propres yeux et ressentent avec leur propre cœur.»
«Celui qui ne peut plus s'arrêter pour s'émerveiller et rester ravi de crainte est presque mort;
ses yeux sont fermés. »
«Le don de la fantaisie a signifié plus pour moi que mon talent pour absorber des
connaissances positives.»
« Une personne qui n'a jamais commis d'erreur n'a jamais rien essayé de nouveau. »
« L'imagination est plus importante que la connaissance. Car si la connaissance définit tout ce
que nous savons et comprenons actuellement, l'imagination pointe vers tout ce que nous
pourrions encore découvrir et créer. »
«L'éducation n'est pas l'apprentissage des faits, mais la formation de l'esprit à penser.»
« Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson par sa capacité à grimper à un
arbre, il vivra toute sa vie en croyant qu’il est stupide. »
Jean-Jacques Rousseau est l'une des figures les plus influentes du siècle des Lumières, une
période de l'histoire européenne marquée par un mouvement intellectuel qui a mis l'accent sur
la raison, l'individualisme, et la recherche de la vérité. Rousseau, en tant que philosophe,
écrivain et compositeur, a profondément marqué la pensée moderne par ses idées novatrices
sur la nature humaine, l'éducation et la politique. Dans cet article, nous allons explorer en
profondeur la vie de Rousseau, ses contributions majeures à la philosophie des Lumières, et
l'impact durable de ses œuvres sur notre monde contemporain.
Jeunesse et Formation
Jean-Jacques Rousseau est né le 28 juin 1712 à Genève, dans une famille modeste. Son
enfance fut marquée par la perte précoce de sa mère, ce qui l'a laissé aux soins de son père,
Isaac Rousseau. Ce dernier, un horloger de profession, transmit à son fils une passion pour la
lecture, mais les difficultés financières et les querelles familiales poussèrent Jean-Jacques à
quitter Genève à l'âge de 16 ans. Ces premières années de vagabondage à travers la Suisse et
la France ont eu un impact profond sur son développement intellectuel et émotionnel.
Rousseau était largement autodidacte, et il fit la rencontre de plusieurs figures influentes,
telles que Mme de Warens, qui joua un rôle de mentor et de protectrice pour lui. Elle
l'encouragea à poursuivre son éducation, ce qui l'amena à explorer diverses disciplines, dont
la musique, la littérature, et la philosophie. C’est durant cette période que Rousseau
commença à formuler ses premières réflexions sur la nature humaine et la société, qui allaient
plus tard devenir les piliers de sa philosophie.
"L'homme est né libre, et partout il est dans les fers." - Jean-Jacques Rousseau
Rousseau fit ses premiers pas sur la scène intellectuelle en 1749 lorsqu'il remporta le concours
de l'Académie de Dijon avec son essai intitulé Le Discours sur les sciences et les arts. Cet
essai, dans lequel Rousseau soutenait que les progrès des sciences et des arts avaient
corrompu la moralité humaine, provoqua un choc dans le milieu des Lumières, habituellement
tourné vers l'idée de progrès. Ce succès le propulsa au premier plan du mouvement des
Lumières, bien qu'il se trouvât souvent en désaccord avec d'autres philosophes de l'époque,
tels que Voltaire et Diderot.
Dans Le Discours sur les sciences et les arts, Rousseau développe l'idée que les progrès
matériels et intellectuels n'ont pas nécessairement conduit à une amélioration de la condition
humaine. Il argumente que l'avancement de la civilisation a, en fait, éloigné l'homme de son
état naturel, le rendant plus superficiel et moins vertueux. Cette thèse, profondément
pessimiste pour l'époque, allait à l'encontre de la pensée dominante des Lumières, qui voyait
dans la science et la raison des forces de libération et d'amélioration humaine.
Rousseau devient ainsi un critique féroce de la modernité, et ses idées commencèrent à attirer
l'attention des intellectuels européens. Ce discours marqua également le début d'une série
d'œuvres critiques dans lesquelles Rousseau remet en question les fondements mêmes de la
société civile.
En 1755, Rousseau publia son Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les
hommes, où il approfondit ses idées sur la corruption morale causée par la société. Dans cette
œuvre, Rousseau soutient que l'inégalité n'est pas une conséquence nécessaire de la nature
humaine, mais plutôt un produit des institutions sociales et politiques. Il introduit la
distinction entre l'inégalité naturelle, qui découle des différences physiques et intellectuelles
entre les individus, et l'inégalité morale ou politique, qui est imposée par la société.
L'une des contributions les plus importantes de Rousseau à la philosophie des Lumières est
son ouvrage Émile, ou De l'éducation, publié en 1762. Dans ce livre, Rousseau expose ses
théories sur l'éducation et le développement humain, qui restent influentes jusqu'à aujourd'hui.
L'Éducation Naturelle
Rousseau propose une méthode d'éducation qu'il appelle "éducation naturelle", où l'enfant est
encouragé à apprendre par l'expérience directe plutôt que par l'instruction formelle. Selon lui,
l'éducation doit respecter les étapes naturelles du développement de l'enfant, permettant à ce
dernier de découvrir le monde à son propre rythme. Rousseau soutient que l'enfant est
fondamentalement bon et que c'est la société qui le corrompt. Par conséquent, l'éducation doit
chercher à préserver cette bonté innée, en évitant de lui imposer trop tôt les contraintes et les
préjugés de la société adulte.
Exemple concret: Dans Émile, Rousseau décrit comment un enfant pourrait apprendre la
notion de propriété en observant les conséquences naturelles de ses actions, plutôt que par une
leçon morale imposée par un adulte. Par exemple, si un enfant prend quelque chose qui ne lui
appartient pas, il pourrait apprendre l'importance du respect des biens d'autrui en voyant la
réaction négative de l'autre enfant, plutôt qu'en étant simplement puni par une figure
d'autorité.
Émile suscita immédiatement des controverses. En particulier, le livre fut condamné par
l'Église catholique pour son rejet des doctrines religieuses traditionnelles et sa promotion
d'une forme de déisme, ce qui conduisit Rousseau à être persécuté et finalement exilé.
Cependant, malgré ces critiques, Émile est aujourd'hui reconnu comme un texte fondateur
dans le domaine de la pédagogie moderne, ayant influencé des penseurs comme Johann
Heinrich Pestalozzi et Maria Montessori.
Parallèlement à ses réflexions sur l'éducation, Rousseau développa des idées profondes sur la
politique et la société, cristallisées dans son œuvre Le Contrat Social, également publiée en
1762. Ce texte est l'un des ouvrages politiques les plus influents de l'histoire, où Rousseau
cherche à définir les principes d'une société juste et légitime.
Rousseau argumente que la liberté véritable ne peut être trouvée que dans l'obéissance à une
loi que l'on s'est prescrite soi-même, dans le cadre du contrat social. Cette idée a exercé une
influence considérable sur les révolutions américaine et française, et elle continue d'être un
fondement de la pensée démocratique moderne.
L'influence de Rousseau sur la pensée politique est immense. Ses idées sur la souveraineté
populaire et la démocratie directe ont inspiré de nombreux mouvements révolutionnaires et
républicains à travers le monde. Bien que ses idées aient parfois été interprétées de manière
radicale, conduisant à des excès, notamment pendant la Terreur révolutionnaire en France,
l'essence de sa pensée reste une critique puissante de l'injustice et de l'oppression.
Les dernières années de Rousseau furent marquées par la solitude et l'introspection. Poursuivi
pour ses idées, il passa une grande partie de ses dernières années en exil, où il se consacra à
l'écriture de ses Confessions. Cette œuvre autobiographique est une introspection sincère et
parfois douloureuse, où Rousseau réfléchit sur sa vie, ses erreurs, et ses contributions.
Dans ses Confessions, Rousseau ne cherche pas à embellir sa vie, mais à la présenter telle
qu'il l'a vécue, avec ses contradictions et ses luttes intérieures. Ce texte est souvent considéré
comme l'une des premières œuvres autobiographiques modernes, marquant un tournant dans
la manière dont les écrivains explorent et partagent leur propre identité.
Exemple concret: Rousseau décrit avec une grande honnêteté ses relations personnelles, ses
conflits avec d'autres philosophes, et ses sentiments de persécution. Ce faisant, il ouvre la voie
à une littérature plus introspective et psychologique, qui influencera des auteurs ultérieurs
comme Tolstoï ou Proust.
Conclusion
Jean-Jacques Rousseau a laissé un héritage durable qui continue de résonner dans les
domaines de la philosophie, de l'éducation, et de la politique. Son exploration des inégalités
sociales, son plaidoyer pour une éducation respectueuse de la nature humaine, et sa vision
radicale de la souveraineté populaire ont façonné des générations de penseurs et de
réformateurs.
Pour les étudiants se préparant à des examens comme le SAT, comprendre l'impact de figures
comme Rousseau est essentiel pour développer une pensée critique et une compréhension
approfondie des fondements de la société moderne. SAT Sphere offre des ressources
complètes pour vous aider à explorer ces idées et à les appliquer à votre propre parcours
éducatif. Visitez notre blogVisitez notre blog pour en savoir plus sur ces sujets.
En fin de compte, Rousseau nous rappelle que la quête de la liberté et de la justice est un
processus continu, qui nécessite une réflexion constante sur les structures sociales et
politiques qui façonnent nos vies. Son œuvre reste un guide précieux pour ceux qui cherchent
à comprendre et à améliorer le monde dans lequel nous vivons.
L’étude OVDS/Aped de 2020, basée sur les résultats PISA de 2018, soulève que 22,1% des
élèves de 15 ans dans l’enseignement néerlandophone et 38,3% des élèves de
l’enseignement francophone en Belgique ont déjà doublé une année au moins une
fois. Ici aussi, il y a une forte corrélation entre la probabilité de redoublement et l’origine
socio-économique d’un élève. L’étude PISA démontre que la probabilité qu’un enfant de
nationalité étrangère doive refaire une année est trois fois plus élevée que chez un enfant de
nationalité belge (5,71% contre 1,61%). Un enfant qui double développe moins facilement un
‘growth mindset’ et croit moins en ses capacités et son propre développement. Des études
démontrent également que les enfants issus de milieux socio-économiques faibles et/ou de
l’immigration ont moins confiance en eux et en leurs propres capacités
d’apprentissage. (OVDS)
En 2022, 6,4% des jeunes entre 18 et 24 ans en Belgique n’avaient pas de diplôme
d’enseignement secondaire et ne suivaient aucune autre formation. En contexte urbain ce
chiffre se multiplie par trois: à Bruxelles plus de 20% des jeunes âgés de 18 à 25 quittent
l’enseignement sans diplôme ou qualification. À nouveau, les jeunes issus de milieux socio-
économiques faibles sont les plus touchés. Saviez-vous qu’un jeune sans diplôme ou
qualification a 3 fois plus de chances de vivre dans la précarité ? Ses opportunités sur le
marché du travail s’en retrouvent limitées, ce qui impacte sa situation financière. Ainsi, le
cercle vicieux se répète. (Statbel) (Vlaanderen)s
On vous en a déjà touché un mot : le niveau de formation est l’une des variables clés en
matière de pauvreté. Une personne peu formée a accès à un emploi moins bien rémunéré
et plus précaire. Le risque de pauvreté ou d’exclusion sociale est donc directement fonction
du niveau d’enseignement. Là où l’enseignement devrait jouer un rôle d’ascenseur social, en
ce spécifiquement pour les jeunes issus de milieux défavorisés, la Belgique, mauvais élève en
termes d’égalité des chances dans l’enseignement, a encore un long chemin à faire. (Itinera)
Notre système éducatif est parmi ceux qui comptent la proportion d’élèves issus de
l’immigration la plus élevée, avec les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le
Canada, l’Autriche, la Suisse et le Luxembourg. (PISA 2018)
Rien que notre capitale, Bruxelles, se distingue par son caractère multiculturel et multilingue.
De plus, sa population se rajeunit : l’âge moyen à Bruxelles est de 37,5 ans, et 20% des
citoyens sont mineurs. 4 jeunes Bruxellois sur 5 fréquentent l’enseignement
francophone. (Vlaanderen)
Seuls 20% des enseignants débutants en Belgique (après avoir terminé l’agrégation) se sentent
prêts à commencer à enseigner dans un contexte multiculturel. Et seulement 40% parmi eux
estiment être suffisamment outillés pour mener une gestion de classe efficace. Quant aux
enseignants Teach for Belgium, ce sont 80% d’entre eux qui se sentent prêts à l’issue de
la formation de deux ans à enseigner dans des contextes multiculturels et à appliquer une
gestion de classe favorable aux apprentissages. (TALIS 2018)
Teach for Belgium s’engage depuis 10 ans pour permettre aux jeunes les plus défavorisés de
déployer tout leur potentiel. Les chiffres mentionnés ci-dessus sont alarmants. Nous devons
faire quelque chose. Pour nos jeunes, pour notre société. L’enseignant peut faire la
différence. C’est pourquoi depuis 2013 nous attirons, sélectionnons, formons et
accompagnons des personnes passionnées prêtes à s’engager au quotidien en classe pour
développer le potentiel de chacun de leurs élèves. Car tous les jeunes, quelle que soit leur
origine socio-économique, méritent un enseignement de qualité.
Terminons en donnant la parole aux enseignants. Nous avons demandé à Janne, notre
ancienne collègue et institutrice primaire à Malines, ce qu’elle voudrait que les gens sachent
sur l’enseignement. Voici sa réponse : « malgré tous les messages négatifs dans les médias,
les gens respectent en général énormément les enseignants. La fierté que l’on ressent en tant
qu’enseignant quand nos élèves ont finalement compris quelque chose ou arrivent à faire
quelque chose de nouveau est un sentiment sans égal. Ceci fait de notre métier le plus beau
du monde. »
Savoirs communs
La période révolutionnaire a vu s’affronter les tenants de
l’instruction publique, dont la figure emblématique est
précisément Condorcet, et les tenants d’une éducation nationale,
représentée notamment par Rabaut Saint-Etienne et Lepeletier de
Saint-Fargeau. Instruire ou éduquer, ces deux orientations sont
posées comme irréconciliables.
Indépendance de l’école
Si la condition première de toute instruction est de de n’enseigner
que des vérités, alors « les établissements que la puissance
publique y consacre, doivent être aussi indépendants qu’il est
possible de toute autorité politique » (Rapport sur l’instruction
publique). Dans le rapport d’avril 1792, Condorcet propose de
fonder une société nationale des sciences et des arts qui aurait
pour mission de garantir la qualité scientifique des programmes et
de rédiger les manuels scolaires.
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La nomination des enseignants devrait, elle aussi, être
indépendante de la puissance publique. D’où l’on voit que
l’instruction publique n’est pas une instruction d’État. Car si
l’école doit être indépendante de tout groupe social, elle doit aussi
l’être de l’État.
L’APPROCHE PÉDAGOGIQUE
Le système éducatif français est connu pour son approche
académique rigoureuse, avec une grande place donnée à la
théorie et à la mémorisation. Les élèves sont souvent évalués par
des examens nationaux standardisés, comme le baccalauréat, qui
joue un rôle clé dans leur orientation vers l’enseignement
supérieur. L’accent est mis sur la connaissance des matières et la
capacité à raisonner de manière logique.
A l’inverse, dans le système anglo-saxon, l’approche est plus
centrée sur le développement des compétences et l'autonomie.
Les élèves sont encouragés à participer activement en classe, à
réfléchir de manière critique et à exprimer leurs opinions. Les
devoirs, les projets de groupe et les évaluations continues,
comme les dissertations et les présentations, sont courants. Ce
modèle mise sur la diversité des méthodes d’apprentissage pour
développer les compétences sociales et pratiques des étudiants.
L’ENVIRONNEMENT SCOLAIRE
L’école en France tend à être plus formelle, avec une hiérarchie
stricte entre enseignants et élèves. Les élèves sont généralement
très respectueux des règles et la relation avec les enseignants
reste plutôt distanciée.
Dans les pays anglo-saxons, l’environnement scolaire est plus
décontracté. Les élèves entretiennent souvent des relations plus
proches et informelles avec leurs enseignants, et la participation
en classe est encouragée. De plus, dans de nombreuses écoles,
des activités extra-scolaires jouent un rôle majeur dans la vie des
étudiants, permettant de développer des compétences en dehors
du cadre académique.
L’ensemble des référentiels ont été revus en profondeur, notamment pour assurer
une meilleure maitrise des apprentissages de base. L’apprentissage de la deuxième
langue est proposé plus tôt dans le parcours scolaire. Des activités d’orientation plus
nombreuses et plus diversifiées permettent aux élèves de se découvrir et de forger
leurs projets. Le rythme de progression de chaque élève est respecté, avec des
évaluations formatives plus régulières qui permettent à des équipes éducatives
renforcées de distinguer les besoins des élèves : besoins de consolider la matière ou
de se dépasser pour les uns, besoins de remédiation pour d’autres.
Identifier ces besoins différents permet une prise en charge adaptée à chaque élève.
Les enfants en difficulté font l’objet d’un suivi immédiat pour que tout soit mis en
œuvre pour leur réussite et pour contribuer ainsi à diminuer le redoublement.
En fin de 3 secondaire, muni d’un bagage plus solide, l’élève comprend mieux ce
e
qu’il désire pour son avenir et peut ainsi choisir de poursuivre son parcours dans
l’enseignement de transition ou dans l’enseignement qualifiant.
Pour accompagner la réforme du tronc commun, des moyens budgétaires
additionnels sont progressivement déployés qui permettent le renforcement des
équipes éducatives, qui, désormais, peuvent plus facilement organiser du co-
enseignement ou prendre en charge les élèves en difficulté.
Tous les enseignants disposent d'une formation continue renforcée pour les préparer
et les soutenir au mieux.
Faire en sorte que chaque élève trouve sa place dans la société : c’est l’objectif
ultime qui a motivé la mise en place du tronc commun renforcé. Il s’agit de donner
les mêmes outils à tous les élèves, les mêmes chances et opportunités de devenir
des citoyens actifs et épanouis à travers un enseignement émancipateur, connecté
aux enjeux contemporains. L’école ne laisse personne au bord du chemin, respecte
le rythme de progression de chacun et permet de s’orienter de manière positive pour
la suite de la scolarité.
la fin de son parcours, quelle que soit l’école qu’il a fréquentée. Les cours renforcent
l’acquisition de compétences utiles pour la société du 21 siècle : les savoirs et
e
compétences de base, comme le français, les maths, les sciences, mais aussi les
langues modernes, l’esprit d’entreprendre, la créativité, les aptitudes manuelles,
techniques, technologiques et numériques, la formation artistique et culturelle,
l’éducation physique et sportive. L’apprentissage des langues est proposé plus tôt
dans le parcours scolaire - la deuxième langue dès la 3 primaire et la troisième
e
5 primaire. Nouveauté importante pour cette année du tronc commun : les élèves
e
En FW-B, les résultats des élèves sont contrastés. Les tests PISA montrent que
l’origine socio-économique influence de manière importante les résultats des élèves
et leur parcours, bien plus que dans de nombreux autres systèmes scolaires. Ce
constat posé aux origines du Pacte est toujours d’actualité, et même si certaines
évolutions semblent apparaitre, elles devront se confirmer au cours des prochaines
années. Une des priorités du Pacte pour un Enseignement d’excellence consiste
donc à améliorer les résultats des élèves, et à lutter contre l’échec et le
redoublement.
C’est dans cette perspective qu’une nouvelle approche des difficultés
d’apprentissage se met en place dans le tronc commun. Elle se caractérise par un
soutien qui doit être le plus précoce possible, et qui est ajusté de manière régulière
en fonction de l’évolution de l’élève. Cette nouvelle approche est donc évolutive.
Lorsque les difficultés sont importantes ou qu’elles persistent, la démarche devient
aussi plus collective : l’équipe éducative se réunit pour que les regards et les
expertises se complètent, y compris avec les équipes pluridisciplinaires des centres
PMS. Avec le nouveau tronc commun, les possibilités de soutien aux élèves sont
plus importantes qu’auparavant, puisque les écoles bénéficient de moyens
additionnels qui permettent l’engagement d’enseignants pour organiser des périodes
d’accompagnement personnalisé. Enfin, et c’est un changement important, un
dialogue avec les parents de l’élève doit être établi aux étapes clés. Pour permettre
ces échanges et assurer le suivi de l’élève, une nouvelle application - le Dossier
d’Accompagnement de l’Élève (DAccE) - a été créée. Entièrement sécurisée, elle est
accessible aux parents de l’élève, mais aussi au membre de l’équipe PMS qui assure
le suivi de l’enfant.
Le DAccE, un outil qui favorise le regard collectif et le dialogue avec les parents