Cvib
Cvib
Paul
Sabatier Master 1 Génie Mécanique.
Toulouse III
Notes de Cours.
1 Equation générale.
k l0 l u(t) g
m x(t)
m
..
m.x + k.x = 0 (2)
C’est l’équation de l’oscillateur linéaire non amorti.
Il s’agit d’un pendule constitué d’un fil de longueur a et d’une masse ponctuelle m.
o y
a g
m
x
application Montrer que l’équation du mouvement s’écrit:
..
a. + g. sin() = 0 (3)
..
et devient si on se limite aux petits déplacements: a. + g. = 0 (4)
2
Dynamique des Structures. M SUDRE
B
X = A2 + B 2 et tan()= (8)
A
Les coefficients A et B (ou bien X et ) sont calculés en exploitant les conditions initia-
les:
- une condition sur la position x(0)= X0
.
- une condition sur la vitesse x(0)=V0
3 Oscillateur amorti :
Le modèle précédent ne permet pas de traduire le phénomène observé de la dimi-
nution progressive de l’amplitude jusqu’à l’arrêt du système.
3
Dynamique des Structures. M SUDRE
m.r2 + c.r + k = 0
(10)
et le comportement du système va dépendre du signe du discriminant:
c2 - 4 k.m (11)
Posons cc = 2. k.m . Cette quantité nommée amortissement critique est la valeur
particulière du coefficient c pour laquelle le discriminant s’anulle.
Le polynôme caractéristique admet alors des racines doubles.
c
Le rapport = c est le taux d’amortissement réduit.
c
0t
x(t) = e .( A. cosh(t)+ B. sinh(t)) (13)
1
0 ,9
0 ,8
0 ,7
0 ,6
pas de caractère oscillatoire
0 ,5
0 ,4
0 ,3
0 ,2
0 ,1
0
4
Dynamique des Structures. M SUDRE
0t
x(t) = e .( A. cos(t)+ B. sin(t)) (15)
ou bien:
0t
x(t) = X.e . cos( .t - )
(16)
0t
1
0,8 +X .e
0,6
0,4
2
0,2
T=
0
-0,2
-0,4
=0,2
-0,6
-0,8 0t
- X.e
-1
0t
ln ( (t+T). X. cos( .t - ) )
e
= 0T = 2
1- 2
(17)
e 0
. X. cos( .( t+T) - )
C’est une caractéristique de la courbe qui ne dépend que du taux d’amortissement .
5
Dynamique des Structures. M SUDRE
4 Vibrations forcées :
Son déphasage par rapport à l’excitation noté est une conséquence de l’amortisse-
ment.
déphasage
réponse
t
chargement
La réponse sera calculée sous la forme d’un nombre complexe défini par son ampli-
tude et sa phase mesurée par rapport à l’excitation.
i .t
Le second membre F0.cos(t) est la partie réelle du nombre complexe F0.e .
i( .t - )
La réponse s’écrit X.e et l’équation (18) devient:
6
Dynamique des Structures. M SUDRE
et:
i
(-m. 2+k) + i.c. = F0 .e (22)
X
c.
i
F0
X
réels
1
(-m. 2+k)
F0
X=
(-m. 2+k)2 + ( c. )2
(23)
et l’expression de tan():
c.
tan()=
-m. 2+k (24)
F0
Notons Xs= la flèche statique du système c’est à dire l’élongation du ressort sous
k
l’effet d’un effort constant d’intensité F0.
Xs
X=
avec = (25)
(1- 2)2 + ( 2 )2 0
c
0= k est la pulsation propre du système et = est le taux d’amortis-
m 2 k.m
sement réduit.
X
Le rapport (amplitude du mouvement forcé harmonique sur flèche statique) est
Xs
appelé Facteur d’Amplification Dynamique (FAD).
1 (26)
le FAD=
(1- 2)2 + ( 2 )2
7
Dynamique des Structures. M SUDRE
(
d (1- 2)2 + ( 2 )2
d )= 0 (27)
FAD
5. = 0.1
4.
3.
2.
= 0.2
1.
= 0.707
0 .5 1. 1.5 2. 2.5 3.
3.
= 0.1
= 0.2
2.
2 = 0.707
1.
0 .5 1. 1.5 2. 2.5 3.
8
Dynamique des Structures. M SUDRE
x(t) x(t)
c c(x-xb)
xb(t)
m m
k k(x-xb)
x
et prend la forme:
.. .
m.x + c.x + k.x = F0 . cos(t + ) (31)
en posant:
Nous retrouvons (31) l’excitation harmonique étudiée au § 4.1. La réponse sera iden-
tique mais décalée de .
9
Dynamique des Structures. M SUDRE
F(t)
F0
1s
t
-F0
.. .
-si x2(t) est la solution de l’équation: m.x + c.x + k.x = F2(t)
.. .
alors la solution de l’équation: m.x + c.x + k.x = 1.F1(t) + 2.F2(t) est:
1.x1(t) + 2.x2(t)
a0
F(t) = + nt ) + bn . sin( 2
( an . cos( 2 nt ) )
2 n=1 T T (33)
T
an= 2 F(t).cos( 2
nt ).dt (34)
T0 T
T
bn= 2 F(t).sin(
2 nt ).dt (35)
T0 T
10
Dynamique des Structures. M SUDRE
n=4
n=3
...
n=2
T/4
.....
n=1 T/3 Fn
T/2 ce
en
qu
fré
T 4f t ...
f(Hz)
f 2f 3f ...
3f t
amplitude Fn 2f t
spectre de F(t)
f
t
4.F0 . sin( 2t ) + 4.F0 . sin( 6t ) + 4.F0 . sin(10t ) + 4.F0. sin(14t )+ ...
F(t) =
3. 5. 7.
Tracer le spectre de F(t).
11
Dynamique des Structures. M SUDRE
1 Définition :
q1 t
q 2 t
Soit un système mécanique dont la position dépend de N paramètres: q 3 t .
qN t
Il s’agit d’un oscillateur linéaire si les équations du mouvement peuvent s’écrire sous
la forme matricielle suivante:
·· ·
M qt + C qt + K qt = F t (36)
q· t et q
·· t sont les dérivées première et seconde de q t par rapport au
temps.
12
Dynamique des Structures. M SUDRE
q1(t) q2(t)
k c k
m m
q1(t)
g
A(m)
q2(t)
x B(m)
L’écriture des équations de Lagrange dans le cadre des petits mouvements permet
d’obtenir:
2 2 0 0 2mga 0
M = 2ma2 ma2 C = K =
ma ma 0 0 0 mga
13
Dynamique des Structures. M SUDRE
·· + M K q =
q
–1
(38)
0
–1
Il existe donc une possiblité de découpler le système en diagonalisant M K .
q = P q̃ (39)
–1 –1
où la matrice P M K P est diagonale puisque c’est l’expression de
–1
M K dans sa base propre:
1 0 0 0
0 2 0 0
–1 –1
P M K P = 0 0 3 0 (42)
0 0 0 N
14
Dynamique des Structures. M SUDRE
Chaque ligne du système (41) est donc l’équation d’un oscillateur à 1 degré de liberté:
..
q̃i + i q̃i = 0 i = 1, N (43)
2
i représente la pulsation élevée au carré de cet oscillateur : i = i et la solution
q̃i s’écrit:
La solution étant connue dans la base propre, il reste à effectuer le retour à la base
initiale pour obtenir q grâce à la relation (39).
a 11 a 12 a 1N
P a 21 a 22 a 2N (45)
=
a N1 a N2 a NN
N
q = P q̃ = A i i cos i t – i (46)
i=1
a 11 a 1N
a 21 a 2N
= A1 cos 1 t – 1 + + A N cos N t – N (47)
a N1 a NN
15
Dynamique des Structures. M SUDRE
Il est possible, par exemple, d’imposer des conditions initiales telles que tous les
coefficients soient nuls sauf le coefficient A i , alors la solution s’identifie à:
a 1i
a 2i
Ai cos i t – i (48)
a Ni
Dans cette solution, tous les degrés de liberté vibrent ensemble avec la pulsation i
en conservant une forme propre caractérisée par les composantes du vecteur:
a 1i
a 2i
i = .
a Ni
La solution q la plus générale (47) est donc constituée par une combinaison
linéaire des N modes propres.
q = cos t (49)
2
det – M + K = 0 (51)
2 2
C’est un polynome de degré N en , dont les racines sont les pulsations propres i .
16
Dynamique des Structures. M SUDRE
t 2 t
i K i = i i M i (52)
D’où l’expression de la pulsation:
t
2 i K i (53)
i = ----------------------------------------
t
-
i M i
Ce quotient s’apelle quotient de Rayleigh.
Notons que le vecteur i est déterminé à une constante près, sans conséquence
2
pour le calcuul de i .
17
Dynamique des Structures. M SUDRE
q = U cos t (55)
Il vient:
2
– M + K U = F (56)
Ce système est un système de Cramer qui peut être résolu classiquement et qui four-
2
nit les amplitudes U en fonction de .
2 2
Il y a résonance si = k k= 1, N
Ui
3.1 préambule
En réalité, la matrice C n’est pas nulle et dans la détermination expérimentale
des caractéristiques modales, il faut tenir compte de l’amortissement.
Nous retrouvons l’équation (39) et nous considérons: F t = 0 :
·· ·
M qt + C qt + K qt = 0 (57)
Envisageons la technique utilisée dans le cas non amorti (41) et prémultiplions par
–1
M :
·· + M –1 q· + M –1 q = 0
q (58)
C K
–1 –1
La condition nécessaire pour découpler le système est que M C et M K
admettent la même base propre. Ce n’est évidemment pas le cas en général.
18
Dynamique des Structures. M SUDRE
–1
Après découplage dans la base propre de M K , on obtient:
.. .
2 2
q̃i + a + b i q̃ i + i q̃i = 0 i = 1, N (60)
2
a + b i = 2 i i (62)
D’où:
i a b
= ---------- + ---- i (63)
2i 2
j a b
= ---------- + ---- j (64)
2j 2
Les 2 coefficients a et b sont calculés par les formules (63) et (64) à partir des taux
d’amortissement i et j des 2 modes i et j choisis arbitrairement .
19
Dynamique des Structures. M SUDRE
1 Introduction :
Dans ce cours, nous abordons la dynamique des milieux continus.
L’étude sera limitée aux domaines uni-dimensionnels.
Nous examinerons donc ce sujet du point de vue de la théorie des poutres.
Y aval
amont
+
(C)
x
G
O Z
( S)
Une poutre est définie par une courbe (C) (la ligne moyenne) et par une section droite
(S) perpendiculaire à (C) dont le centre géométrique G décrit la ligne moyenne:
Dans ce cours, nous envisagerons uniquement des courbes (C) rectilignes.
Une origine O, un sens de parcours et une abcisse curviligne sont mis en place.
x
Z G
(S)
20
Dynamique des Structures. M SUDRE
u(x,t)
(S)
x
(S)
v(x,t)
x
v(x,t)
x
2 Vibrations longitudinales :
N N+ N .dx
x
x dx amont aval
21
Dynamique des Structures. M SUDRE
.S.dx . u2 = ( N+ N.dx ) - N
2
(65)
t x
.S.dx . u2 = N .dx
2
t x (66)
N = E.S. u (67)
x
Donc en remplaçant N par son expression (67) et après simplification par S.dx:
=E
2u 2u
. u2 = E. u2
2 2
> .
t x t 2 x2
(68)
Nous obtenons une équation différentielle en u(x,t). C’est l’équation des ondes longi-
tudinales.
Pour résoudre cette équation, nous allons nous inspirer de la méthode directe vue
dans le chapitre précédent, en cherchant la solution sous la forme:
Il s’agit d’un mode dont la forme est donnée par la fonction f(x) et dont la pulsation
est .
En injectant cette solution dans (68), il vient, après simplification par cos(.t):
2 (70)
-
2
. f(x) = E ’’ > ’’ + . . f(x) = 0
. f(x) f(x)
E
2.2 Résolution.
La solution de l’équation (70) s’écrit:
Les constantes A et B sont déterminées par les conditions limites aux extrémités.
Il convient donc de nous intéresser aux différents types de conditions possibles.
22
Dynamique des Structures. M SUDRE
u=0 t (73)
(74)
u(L,t)= f ’(L) . cos(.t) = 0 t > f ’( L) = 0
x
(75)
f ’(L) = .
( - A . sin(. .L ) + B . cos (. .L ) ) = 0
E E E
E E 2
2L (78)
23
Dynamique des Structures. M SUDRE
- en commençant par i= 0:
- puis i= 1:
3 .x
1 = 3 f1(x) = B . sin( 1. . x ) = B . sin(
E (80)
> )
2L E 2L
3 Vibrations de flexion :
T+ T .dx
M x
M+ M .dx
x
T
x dx amont aval
= ( T+ T.dx ) - T
2v
.S.dx . (81)
t2
x
2
.S.dx . v = T .dx
t2 x (82)
24
Dynamique des Structures. M SUDRE
L’équilibre des moments (on néglige les effets dynamique de rotation) permet d’écrire
en projection sur Z:
M = -T
x (83)
Or, l’étude de la Flexion en statique a permis de montrer que:
M = 2v
E.I x2 (84)
Donc en éliminant T et M entre (82) (83) (84) et en simplifiant par dx:
2v 4
v v = - E.I . 4 v
2
(85)
.S . = - E.I. > .S x 4
t 2 x4 t2
Pour résoudre cette équation, nous allons nous inspirer de la méthode directe vue
dans le chapitre précédent, en cherchant la solution sous la forme:
Il s’agit d’un mode dont la forme est donnée par la fonction f(x) et dont la pulsation
est .
En injectant cette solution dans (85), il vient, après simplification par cos(.t):
(87)
f(x) - .S. . f(x) = 0
(4) (4) 2
- .S. 2 . f(x) = - E.I. . f(x) >
E.I
.
3.2 Résolution.
4 = .S.
2
En posant , la solution de l’équation (87) s’écrit:
E.I.
f(x) = A . cos( .x ) + B . sin( .x ) + C . ch( .x ) + D . sh( .x ) (88)
Les constantes A, B, C et D sont déterminées par les conditions limites aux extrémi-
tés. Il convient donc de nous intéresser aux différents types de conditions possibles
en sachant que 2 conditions seront nécessaires par extrémité puisqu’il y a 4 constan-
tes A, B, C ,D à calculer.
25
Dynamique des Structures. M SUDRE
v =0 f =0 (89)
v=0 et t >
x f’ = 0
- soit elle est simplement appuyée:
2 f =0
v=0 et v=0 t >
(90)
x2 f ’’ = 0
- soit elle est libre:
2
v =0
3
v=0 f ’’ = 0 (91)
et t >
x2 x3 f ’’’ = 0
Compte tenu de l’expression (88) de f(x), ces 4 relations constituent un système ()
dont les inconnues sont les constantes A, B, C et D. Ce système peut être écrit sous
forme matricielle:
(a) A 0
(b) B 0
() = (93)
(c) C 0
(d) D 0
Si le déterminant de () est non nul, alors il s’agit d’un système de Cramer dont la
solution est unique: A = B = C = D = 0.
Cette solution qui correspond à la situation statique ne présente pas d’intérêt
26
Dynamique des Structures. M SUDRE
dét() = 0
(94)
Or, le déterminant dépend de donc de 2
.
Donc l’équation (94) est l’équation aux pulsations qui va fournir les différentes valeurs
ique peut prendre
27
Dynamique des Structures. M SUDRE
Méthode de Rayleigh-Ritz.
1 Introduction:
La méthode de Rayleigh-Ritz est une méthode approchée qui peut être utilisée pour
la recherche de pulsations propres de structures dont la géométrie est simple (poutres
et plaques).
Comme dans le précédent chapitre, nous allons nous limiter à l’étude de poutres dont
la ligne moyenne est rectiligne.
2 Formule de Rayleigh:
Choisissons par exemple le cas d’une poutre bi-appuyée,
E, I, S, , L
x
v(x,t)
28
Dynamique des Structures. M SUDRE
L
2
EC = 1
2
( v(x,t) . S .dx
t
) (97)
0
L
2
EC = 1 . sin(.t)
2 2
f(x) . . S .dx (98)
2
0
L 2 2
W= 1
2
( x 2
)
v(x,t) E. I .dx
(100)
0
L
2
W = 1 cos(.t)
2
f’’(x) E . I.dx (101)
2
0
L L
2 2
1
Ec + W = 0 + 1
2
f’’(x) E . I .dx = . f(x) . S.dx + 0 (102)
2 2
0 0
On en déduit après simplification:
L L
2 2 2
f’’(x) E. I .dx = . f(x) . S.dx (103)
0 0
29
Dynamique des Structures. M SUDRE
L
2
f’’(x) E . I .dx (104)
0
2 = L
2
f(x) . S.dx
0
3 Méthode de Ritz:
Une fonction arbitraire choisie pour représenter le déplacement, qui est continue
sur le domaine et qui respecte les conditions limites cinématiques est dite "cinémati-
quement admissible". Deux exemples sont donnés ci-dessous:
L
x )
f(x) = a.x2 + b.x3 f(x) = a. sin (
L
La méthode de Ritz, qui est aussi utilisée en statique, consiste à postuler la fonction
v(x,t) = f(x) . cos(.t) en choisissant pour f(x) une forme simple (en général un
polynome) respectant les conditions aux limites.
On a ainsi une forme approchée fapp(x) de f(x) qui, si on l’injecte dans la formule
(104) permet d’obtenir une forme approchée de 2 :
L
2
fapp
’’ (x) E. I .dx (105)
0
app2 =
L
2
fapp(x) . S.dx
0
30
Dynamique des Structures. M SUDRE
Pour rendre cette méthode encore plus efficace, nous pouvons utiliser le résultat
suivant.
L
2
f’’(x) E . I .dx (106)
0
=
R L
2
f(x) . S.dx
0
On peut donc exprimer fapp(x) dans une base de N fonctions Fi(x) cinématiquement
admissibles:
R
=0 i =1,N
ai (108)
On obtient ainsi la meilleure solution possible dans la base des fonctions Fi(x).
31
Dynamique des Structures. M SUDRE
Les N composantes q(t) pourront être dérivées 2 fois pour exprimer les vecteurs
. ..
vitesse { q (t)} et accélération { q (t)}.
d ( dE. C) dW
qi : =-
dt dqi dqi (110)
..
[M] x {q(t)} +[K] x {q(t)} = {0}
(111)
Les modes propres sont caractérisés par les valeurs propres et vecteurs propres de
la matrice [M]-1[K].
32
Dynamique des Structures. M SUDRE
élément e
noeud
Les subdivisions sont les ’éléments’ et les connexions entre éléments sont les ’noeuds’.
La matrice [K] de rigidité et la matrice [M] de masse sont ainsi obtenues par assem-
blage des contributions des différents éléments.
D’où le système:
..
[M] x {q(t)} +[K] x {q(t)} = {0}
(112)
33
Dynamique des Structures. M SUDRE
U(x,t)
Le déplacement U(x,t) d’une section courante d’abscisse x est posé sous la forme linéaire,
cinématiquement admissible:
1 -1
We= 1 {qe(t)} x ES {qe(t)}
t
x
2 -1 1 (114)
2 2
e
EC = 1
2
( t
)
U(x,t) dm 1 m
=
2
( t
)
U(x,t) dx
(115)
0 0
U(x,t) . .
En remplaçant par son expression en fonction de UI(t) et UJ(t) :
t
x .
. . (1- ) UI(t)
U(x,t) = U (t) , U (t) = x
(1- ) ,
x
I J x . (116)
t UJ(t)
34
Dynamique des Structures. M SUDRE
x
2
x x .
. . (1- ) dx (1- ). dx UI(t)
e
EC = 1 UI(t) , UJ(t)
m 0 0 L (117)
2 .
x 2 UJ(t)
0
x
(1- ).
x
dx
0
( ) dx
Après intégration, la matrice de masse de l’élément prend la forme suivante:
1 1
[M]e 3 6
= m (118)
1 1
6 3
On considère que la masse m est concentrée par moitié sur chacun des 2 noeuds.
e
L’énergie cinétique EC se calcule alors simplement:
.
2 2 .
EC = 1 m UI(t) + 1 m UJ(t)
e
(119)
2 2 2 2
1
0
e
[M] = m 2
(120)
1
0
2
E,M,L
-1- Exprimer la première pulsation propre en modélisant la poutre par 1 seul élément ’Rod’
avec un modèle de masse ’coupled ’.
-2- Exprimer cette pulsation en modélisant la poutre par 2 éléments ’Rod’ de longueur =
L/2 et masse m = M/2 avec un modèle de masse ’coupled ’.
-3- Etudier comment évolue cette pulsation en fonction du nombre d’éléments ’Rod’ utilisés.
35
Dynamique des Structures. M SUDRE
J(t)
I(t) VJ(t)
V(x,t)
VI(t)
x
Le déplacement V(x,t) d’une section courante d’abscisse x est posé sous la forme cubi-
que:
Cette forme est rendue cinématiquement admissible en calculant les coefficients (a0 ,
a1 , a2 , a3) de telle sorte que t:
12 6 -12 6
6 4 2 -6 2 2 (123)
We= 1 {qe(t)} x EI3Z {qe(t)}
t
x
2 -12 -6 12 -6
6 2 2 -6 4 2
[K]e
36
Dynamique des Structures. M SUDRE
2 2
e
EC = 1
2
( t
)
V(x,t) dm 1 m
=
2 L
( t
)
V(x,t) dx
(124)
0 0
V(x,t) . . . .
En remplaçant par son expression en fonction de VI(t), I(t), VJ(t) et J(t)
t
.
rangés dans le vecteur {qe(t)} , on obtient après intégration
156 22 54 -13
2 2
e 1 .e t e .e e m 22 4 13 -3 (125)
EC = {q (t)} x [M] x {q (t)} avec [M] =
2 420 54 13 156 -22
2 2
-13 -3 -22 4
On considère que la masse m est concentrée par moitié sur chacun des 2 noeuds.
e
L’énergie cinétique EC se calcule alors simplement:
2 . 2 .
EC = 1 m VI(t) + 1 m VJ(t)
e
2 2 2 2 (126)
Et la matrice de masse de l’élément prend la forme diagonale suivante
1/2 0 0 0
0 0 0 0
[M]e= m (127)
0 0 1/2 0
0 0 0 0
E, M, IZ, L
-1- Montrer qu’on peut utiliser un domaine d’étude de longueur L/2 égal au demi
domaine physique. Exprimer la première pulsation propre dans un mode symétrique
avec 1 seul élément ’Beam’ de longueur = L/2 et un modèle de masse répartie.
37
Dynamique des Structures. M SUDRE
-3- Exprimer les matrices [K] et [M] avec un modèle de masse répartie à 2 éléments
de longueur = L/4
-4- Quel est le problème posé par l’utilisation du modèle de masse concentrée?
Pour cela, on effectue une partition des DDL de la structure en deux sous-ensembles:
Ces DDL secondaires sont les degrés de liberté qui ne participent pas (ou qui partici-
pent peu) au calcul de l’énergie cinétique EC.
Il convient de s’assurer dans tous les cas que les DDL principaux seuls doivent per-
mettre une définition satisfaisante des modes recherchés.
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Dynamique des Structures. M SUDRE
Les DDL secondaires ne participant pas (ou peu) au calcul de l’énergie cinétique, il est
possible de simplifier la matrice [M]:
[M]PP 0
(129)
[M] =
0 0
(130)
[M]PP {q}P + [K]PP {q}P + [K]PS {q}S = {0}
(131)
[K]SP {q}P + [K]SS {q}S = {0}
Le sous-système (131) permet d’exprimer les DDL secondaires en fonctions des DDL
principaux: -1
(132)
{q}S = - [K]SS [K]SP {q}P
On peut ainsi procéder à une élimination des DDL secondaires en injectant cette
expression dans le sous-système (130)
.. -1
[M]PP {q}P + [K]PP {q}P - [K]PS [K]SS [K]SP {q}P = {0} (133)
.. * {q}
[M]PP {q}P + [K]PP P = {0} (134)
-1
avec: [K]*PP = [K]PP - [K]PS [K]SS [K]SP (135)
Les modes propres sont caractérisés à partir des valeurs propres et vecteurs pro-
-1 *
pres de la matrice [M]PP [K]PP .
On note que l'expression de [K]*PP est analogue à celle de la matrice de riqidité con-
densée d'une sous-structure en analyse statique.
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Dynamique des Structures. M SUDRE
cadre
indéformable
traverse
plancher
contrefiches
fig1 fig2
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Dynamique des Structures. M SUDRE
2
[K] x {Oi} = i . [M] x {Oi} (137)
2
[K] x {Oj} = j . [M] x {Oj} (138)
t t
Prémultiplions la relation (137) par {Oj} et la relation (138) par {Oi} :
t 2 t
{Oj} x [K]x {Oi} = i . {Oj}x [M]x {Oi} (139)
t 2 t
{Oi} x [K] x {Oj} = j . {Oi} x [M]x {Oj}
t
{Oj} x [M] x {Oi} =0 i et j ( i=j) (141)
t
{Oj} x [K] x {Oi} =0 i et j ( i=j) (142)
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Dynamique des Structures. M SUDRE
t 2 t
{Oi} x [K]x {Oi} = i . {Oi}x [M]x {Oi}
(143)
D’où l’expression de la pulsation i au carré:
t
{Oi} x [K] x {Oi} (144)
i2 = t
{Oi} x [M]x {Oi}
Elle est désignée "Direct Frequency Response Analysis" (sol 108) et consiste à recher-
cher {U} en fonction de par résolution du système (146).
Ui
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Dynamique des Structures. M SUDRE
La méthode modale "Modal Frequency Response Analysis" (sol 111) consiste à dé-
composer {U} dans la base constituée par les vecteurs propres {Oi} :
N
{U}= i. {Oi} (147)
i=1
t
Prémultiplions par {Ok} .
Du fait de l’orthogonalité des vecteurs propres relativement à [M] et à [K], il vient:
t t t
k .( - . 2. {Ok} x [M] x {Ok} + {Ok} x [K] x {Ok} ) = {Ok} x {F} (150)
t
{Ok} x {F}
D’où l’expression de: k = t t (151)
2.
.
- {Ok} x [M] x {Ok } + {Ok} x [K] x {Ok }
t 2 t
Or il a été montré (143) que: {Ok} x [K] x {Ok } = k . {Ok} x [M]x {Ok} ,
t
1 {Ok} x {F} (152)
donc: k = .
2 2 t
k - {Ok} x [M]x {Ok }
2 2 2 2
Cette relation montre que quand s’approche de k , le dénominateur ( k - )
tend vers 0 et le coefficient k devient très grand.
C’est le phénomène de résonance.
N
2 2
Quand s’approche de k , dans la décomposition: {U}= i. {Oi} , {U} devient
i=1
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Dynamique des Structures. M SUDRE
Exemple1:
1 2 3 4
E, S, m, L
Application Numérique:
44
Dynamique des Structures. M SUDRE
sol 103:
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Dynamique des Structures. M SUDRE
sol 108:
U2 U3
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Dynamique des Structures. M SUDRE
C O M P L E X D I S P L A C E M E N T V E C T O R
(REAL/IMAGINARY)
.
.
.
.
.
.
FREQUENCY = 1.585000E+04
C O M P L E X D I S P L A C E M E N T V E C T O R
(REAL/IMAGINARY)
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Dynamique des Structures. M SUDRE
Sol 111:
1 2 3 4
E, S, m, L
xb(t)
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Dynamique des Structures. M SUDRE
$ enforced displacement
SOL 108
CEND
$
SUBTITLE= enforced displacement
DLOAD = 30
FREQUENCY = 40
SPC = 2
DISPL = ALL
BEGIN BULK
$
GRID,1,,0.,0.,0.
GRID,2,,0.1,0.,0.
GRID,3,,0.2,0.,0.
GRID,4,,0.3,0.,0.
$
CONM2,1,1,,.08
CONM2,2,2,,.08
CONM2,3,3,,.08
CONM2,4,4,,.08
$
CELAS2,11,2.0E8,1,1,2,1
CELAS2,12,2.0E8,2,1,3,1
CELAS2,13,2.0E8,3,1,4,1
$
RLOAD2,30,50,,,60,,DISP
FREQ1,40,0.,100.,200
$
SPCADD,2,1,3
SPC1,1,23456,2,3,4
SPC1,3,123456,1
SPCD,50,1,1,5.-3 déplacement imposé de 5 10-3 suivant x sur le noeud 1.
$
TABLED2,60,0.
,0.,1.,2.+4,1.,ENDT
$
ENDDATA
U2
U3
U4
5 10-3
Hz
49