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Chapitre 6 Terminale / Science sociale

Comment est structurée la société


française actuelle ?
Moyen 1h30

I Introduction
La société française, comme pas mal d’autres, est divisée en plusieurs
groupes. Ces groupes sont basés sur des critères comme ton métier,
ton salaire, ton diplôme, ou encore si tu es un homme ou une femme.
Certains groupes ont plus de pouvoir, de prestige ou d’argent que
d’autres, et ça crée une hiérarchie entre eux. Cette "stratification sociale"
(*) n'est pas figée, elle évolue avec le temps. Par exemple, il y a eu de
gros changements comme la montée des emplois dans le secteur des
services et l’augmentation du nombre de diplômés. Mais malgré tout ça,
les inégalités existent toujours, et ça pose la question de savoir si la
notion de classes sociales (*) a encore du sens aujourd'hui.

II PARTIE 1 : Un espace social hiérarchisé


qui se transforme en continu
Petite intro :
société française est composée de groupes qui ne sont pas tous sur un
pied d’égalité. Mais comment est-ce qu’on classe ces groupes ? Quels
sont les critères qui permettent de dire que quelqu’un appartient à une
catégorie plutôt qu’à une autre ?

Et surtout, comment cette structure a évolué au fil du temps ? Dans


cette partie, on va voir quels sont les principaux critères qui organisent
la société et comment tout ça a changé depuis les années 1950.

A Les Catégories socioprofessionnelles

1/ Critères socio-professionnels et économiques


Pour comprendre comment la société française est organisée, il faut
d'abord parler des PCS, c’est-à-dire des catégories socio-
professionnelles. C’est une manière de classer les gens selon leur
métier. Par exemple, un cadre, un ouvrier, un agriculteur, ou encore un
commerçant, ne sont pas dans les mêmes groupes. Ce classement, fait
par l’INSEE, permet de regrouper les métiers qui se ressemblent en
termes de responsabilités, de qualifications et de salaires.
Plus tu montes dans la hiérarchie des PCS, plus ton salaire et ton niveau
de vie augmentent. Par exemple, un cadre gagne en moyenne bien plus
qu'un ouvrier. En plus du métier, le revenu et le patrimoine sont des
critères hyper importants pour déterminer ta place dans la société. Plus
tu as de revenus ou de patrimoine, plus tu es en haut de l'échelle sociale.

2/ Critères sociaux
Mais ce n’est pas seulement le métier ou l’argent qui classent les gens
dans la société. D’autres critères jouent un rôle important, comme :
1 - La composition du ménage : Par exemple, une famille
nombreuse n’a pas le même mode de vie qu’un couple sans
enfants, ce qui peut influencer leur niveau de vie.

2 - L'âge : Selon la théorie du cycle de vie, les besoins et


comportements changent au fil des âges. Un étudiant qui
s'endette pour ses études n’a pas les mêmes priorités qu’un
retraité qui pense à sa santé et à son épargne.

3 - Le genre : Malheureusement, il existe toujours des inégalités


de salaire et d'accès au pouvoir entre les hommes et les
femmes. Le fameux "plafond de verre" est encore bien présent.

4 - La géographie : Ton lieu de vie joue aussi un rôle. Habiter


dans un quartier favorisé te donne accès à des meilleures
infrastructures (écoles, transports, culture), tandis que d’autres
quartiers moins riches offrent moins d’opportunités.

Catégorie socioprofessionnelle Catégorie socioprofessionnelle


selon le sexe en 2023

selon l'âge en 2023

B dLepuis
L’évolution de la structure socioprofessionnelle
’évolution de la structure socioprofessionnelle
les années 1950

1/ Tertiarisation (*) et salarisation des emplois


Depuis les années 1950, la société française a beaucoup changé,
surtout avec la montée du secteur tertiaire (les services). Avant,
beaucoup de gens travaillaient dans l’agriculture ou l’industrie, mais
aujourd’hui, la majorité des emplois sont dans les services, comme
l'éducation, la santé, ou encore la vente.
En parallèle, on parle de salarisation, car de plus en plus de gens sont
salariés (90 % des actifs aujourd'hui). Être salarié, ça te donne une
stabilité avec un salaire régulier et des droits (comme les congés payés
ou la sécurité sociale).

2/ Féminisation et augmentation du niveau de qualification


Même si la BCE décide pour l’ensemble des pays de la zone euro, cela
peut poser des problèmes, car chaque pays a ses propres réalités
économiques. Par exemple, une politique monétaire qui profite à
l’Allemagne peut ne pas être adaptée à l’Espagne ou à la Grèce. Il peut
donc y avoir des décalages entre les besoins des différents pays, ce qui
rend difficile la gestion commune de la monnaie.

Répartition de l’emploie par catégories socioprofessionnelles (%)

Petite Conclu :
Pour résumer, la société française est structurée selon des critères
comme le métier, le revenu, mais aussi des éléments sociaux comme
l'âge, le genre ou la situation géographique. Ces critères déterminent
notre place dans la société. Au fil des décennies, la société a beaucoup
évolué avec la montée des services, l’arrivée massive des femmes sur le
marché du travail et une population plus diplômée qu’avant.

PARTIE 2 : Les théories de la


III stratification sociale dans la tradition
sociologique
Petite intro:
Pour comprendre comment fonctionne la société et pourquoi certaines
personnes sont mieux loties que d'autres, des sociologues comme Marx
et Weber ont développé des théories qui nous aident à décrypter cette
stratification sociale. Ils n’ont pas toujours la même vision de la société,
mais leurs analyses permettent de mieux comprendre pourquoi des
groupes dominent et d’autres subissent.

A La vision de Karl Marx : la théorie des classes


sociales

1/ Une société divisée en deux grandes classes


Pour Karl Marx, la société est structurée autour de la possession des
moyens de production (les usines, les terres, etc.). D’un côté, tu as les
bourgeois, ceux qui possèdent les moyens de production, et de l’autre,
les prolétaires, qui n’ont que leur force de travail à vendre. Cette
opposition entre les deux groupes crée des conflits : les bourgeois
veulent maximiser leurs profits en exploitant les prolétaires, qui eux,
veulent obtenir de meilleures conditions de travail et un salaire plus
élevé.

2/ Une société divisée en deux grandes classes


Marx distingue deux étapes dans l’évolution des classes sociales :
1 - La classe en soi : c’est simplement un groupe d’individus qui
partagent les mêmes conditions de vie, par exemple tous les
ouvriers.

2 - La classe pour soi : c’est quand ces individus prennent


conscience qu’ils partagent les mêmes intérêts et commencent
à se mobiliser pour les défendre. C’est là que naît la lutte des
classes, qui est pour Marx, le moteur du changement social.

Karl Marx
Karl Marx est un philosophe, économiste
(1818-1883)

et sociologue allemand. Il est surtout connu pour avoir


développé la t éorie du matérialisme istori ue et
h h q

pour avoir écrit des ouvrages majeurs comme Le

Manifeste du Parti communiste et . Sa pensée Le Capital

a marqué profondément l’histoire en inspirant les


mouvements ou riers et les ré olutions socialistes,
v v

notamment en ussie et en Chine. Marx part de l’idée


R

que l’histoire de toutes les sociétés est celle de la lutte


des classes, c’est-à-dire des conflits entre les qui groupes sociaux

détiennent et ceux qui n’ont que leur force de travail à


les richesses

vendre .

O n parle de Marx quand on aborde la parce qu’il a


stratification sociale

développé une . Pour lui, la société est divisée


théorie des classes sociales

en deux grandes classes : la , qui possède les moyens de


bourgeoisie

production (usines, entreprises, terres), et le , qui doit vendre sa prolétariat

force de travail pour survivre. Marx pense que ces deux classes sont en

conflit constant , car les intérêts des bourgeois et des prolétaires sont
opposés. Ce conflit, appelé , est au c ur de sa théorie.
lutte des classes œ

B
La vision de Max W
Web yse
ber : une analy
multidimensionnelle

1/ Trois dimensions de la stratification


Contrairement à Marx, Max Weber pense que la société ne se divise pas
uniquement selon la richesse ou la possession des moyens de
production. Pour lui, il y a trois dimensions qui définissent ta place dans
la société :
1 - L’ordre économique : ton revenu, ton patrimoine, bref tout
ce qui touche à l’argent.

2 - L’ordre social : le prestige ou la réputation que tu as dans la


société, peu importe ton argent.

3 - L’ordre politique : ton pouvoir, ton influence dans les


décisions politiques.
W eber a une approche multidimensionnelle, ce qui signifie qu’il voit
plusieurs critères pour hiérarchiser la société, contrairement à Marx qui
se concentre uniquement sur l’argent.

2/ Une société divisée en deux grandes classes


Pour Weber, les classes sociales ne sont pas forcément des groupes qui
se mobilisent ensemble, comme chez Marx. Ce sont plutôt des
catégories d’individus qui partagent des conditions de vie similaires,
mais sans forcément se battre ensemble pour défendre leurs intérêts.
Par exemple, tu peux avoir des personnes riches qui ne se considèrent
pas comme un groupe soudé, mais qui vivent de manière assez
similaire.

Max Weber
Max Weber est un sociologue,
(1864-1920)

économiste et philosophe allemand, souvent considéré


comme l'un des fondateurs de la sociologie moderne.
Contrairement à Marx, Weber pense que la société ne
se divise pas uni uement par des conflits
q

économi ues. Il propose une analyse plus complexe,


q

prenant en compte plusieurs dimensions comme le


prestige social et le pou oir politi ue. Son ouvrage le
v q

plus célèbre, ’É h q L t et ’
i ue protestante l esprit du

capitalisme , explore comment les croyances religieuses influencent


l’économie et la société.

O n parle de Weber dans le cadre de la parce qu’il a


stratification sociale

développé une approche m d m de la hiérarchie sociale.


ulti i ensionnelle

Pour Weber, la société n’est pas seulement divisée en classes


économiques, comme chez Marx, mais elle est aussi organisée selon
deux autres ordres : ' d , qui dépend du prestige ou du statut, et
l or re social

'
l ord q , qui concerne le pouvoir et l’influence. Il voit donc la
re politi ue

société comme étant plus diversifiée, avec plusieurs critères pour


expliquer les inégalités et la place des individus.

Karl Marx Max Weber

Unidimensionnelle : 1 Multidimensionnelle : 3
Type d’analyse de la critère économique basé critères, l’ordre
stratification sociale sur la possession ou non économique, l’ordre social
des moyens de production. et l’ordre politique.

C’est un groupe social qui La classe sociale est un


existe objectivement. Les groupe parmi les trois
membres de ce groupe ont ordres définis par Weber
vocation à former une (économique, social et
conscience d’appartenir à politique). Les classes
une même classe, et regroupent les individus
s’organisent collectivement ayant une même capacité
pour défendre leurs d’accès aux biens
Définition de la classe
intérêts communs. Marx matériels. Ces individus
sociale
distingue deux classes : la n’ont pas nécessairement
classe en soi (situation conscience de leur
objective dans la appartenance à une classe.
production) et la classe
pour soi (prise de
conscience des intérêts
communs, aboutissant à la
lutte des classes).

Réaliste : les classes Nominaliste : la notion de


sociales existent réellement classe sociale est un outil
Conception de la classe et sont fondées sur un de classification inventé par
sociale critère objectif (possession les sociologues et n'existe
des moyens de production). pas réellement dans la
société.

Conflit : Marx estime que Consensuelle : Weber voit


les classes sociales sont en la société comme pacifiée
conflit. Les rapports entre par l’idée de domination
bourgeoisie et prolétariat d’une classe sur une autre.
Analyse : conflictuelle ou
sont marqués par Les rapports de classe sont
consensuelle ?
l’exploitation et la lutte des moins conflictuels.
classes, ce qui constitue le
moteur du changement
social.

Analyse : conflictuelle ou Les deux auteurs considèrent que les classes sociales
consensuelle ? peuvent être définies sur la base d’un critère économique.

Petite Conclu :
Au final, Marx et Weber ont deux visions différentes de la société. Marx
pense que tout tourne autour de l’argent et du conflit entre les classes
sociales, tandis que Weber propose une vision plus complexe où le
prestige et le pouvoir jouent aussi un rôle important. Ces deux théories
nous aident à comprendre comment la société est organisée et pourquoi
certaines inégalités persistent.

IV PARTIE 3 : Une émancipation des classes


sociales ?
Petite intro:
Tu t’es déjà demandé si la société d’aujourd’hui fonctionne encore
comme à l’époque de Marx, avec des classes bien définies, genre riches
vs pauvres ? n pourrait croire que tout est devenu plus flou, surtout
O

avec l’apparition de la "classe moyenne" et la montée de l’indi idualisme v

* . Pourtant, quand on creuse, on se rend compte que certaines


( )

inégalités restent vachement ancrées, et que la notion de classe sociale


n’est pas si obsolète que ça. n va voir pourquoi c’est à la fois vrai... et
O

pas tout à fait !

A L’idée de classe sociale devient floue

1/ Les distances entre les classes se brouillent


Aujourd’hui, c’est de plus en plus compliqué de dire qui appartient à
quelle classe. La fameuse "classe moyenne" est partout, et ça fait que la
hiérarchie sociale est moins tranchée qu’avant. Par exemple, un cadre et
un ouvrier peuvent avoir des habitudes de consommation très similaires
: tout le monde porte des jeans, tout le monde va au McDo. Cette
homogénéisation des modes de vie, Mendras l’appelle la
"moyennisation". n est plus dans une société de classes opposées,
O

mais plutôt dans une société où les différences se réduisent.

Exemple : Tout le monde a une télé à écran plat maintenant,


qu’on soit ouvrier ou cadre, ça gomme un peu les différences
visibles.

i érence entre politique monétaire et budgétaire


D ff

élite

Constellation
centrale
Divers
Indépendants
Constellation
populaire

Pauvreté

La toupie de Mendras représente la société française de manière moins


hiérarchique. En haut, l’élite avec beaucoup de pouvoir ; au centre, la
"constellation centrale" qui regroupe la majorité de la population (classe
moyenne) ; en bas, la constellation populaire, les groupes les plus
défavorisés. Cela montre une société plus homogène qu’avant.

2/ L’individualisation prend le dessus


L’autre élément, c’est que les gens se définissent de plus en plus en
fonction de leurs choix perso plutôt qu’en fonction de leur appartenance
à un groupe social. Bernard Lahire parle de "l’homme pluriel", pour dire
qu’on est tous influencés par plein de choses (âge, sexe, milieu social,
goûts persos, etc.). Du coup, t’as des comportements qui s’éloignent des
clichés : le prof de philo qui regarde la télé-réalité, ou l’ouvrier qui va au
théâtre, c’est moins rare qu’avant.

Exemple : On voit de plus en plus de gens avec des "profils


culturels dissonants" (prof de philo par exemple), qui n’ont pas
un mode de vie correspondant à leur statut social classique.

B Mais les classes sociales, ça reste important

1/ La difficulté de coordination
Malgré cette homogénéisation apparente, les inégalités restent bien
présentes. Un cadre a toujours un salaire bien plus élevé qu’un ouvrier,
et ça se reflète dans leur mode de vie. Les distances inter-classes (les
inégalités entre classes sociales) n’ont pas vraiment disparu. Par
exemple, les cadres vivent en moyenne plusieurs années de plus que les
ouvriers, et ça, ça ne trompe pas : il y a encore des différences
marquées dans la société.

Exemple : En France, les cadres vivent en moyenne 6,4 ans de


plus que les ouvriers, et gagnent presque deux fois plus
qu'eux.

2/ Un sentiment d’appartenance qui existe toujours


Même si la société paraît plus homogène, certaines classes sociales
gardent un fort sentiment d’appartenance. Par exemple, la bourgeoisie
se regroupe autour de ses privilèges et fait tout pour les préserver. Il y a
aussi des mouvements récents, comme les Gilets Jaunes, qui montrent
que des groupes sociaux peuvent encore se mobiliser pour défendre des
intérêts communs, comme Marx l’avait prévu avec sa notion de "classe
pour soi".

L e mou ement des Gilets Jaunes, avec des revendications communes


v

(pouvoir d’achat, taxes), rappelle que des classes sociales peuvent encore

s’organiser pour lutter contre des inégalités.

3 / Les autres critères ne dépassent pas les classes


D’accord, il y a des critères comme le genre ou l’ ge qui jouent aussi â

dans la hiérarchie sociale, mais ces critères s’articulent souvent avec la


classe sociale d’origine. Pfeffer orn explique que l’origine sociale reste
k

un facteur déterminant de réussite dans la société même si d’autres ,

facteurs, comme le genre, viennent s’ajouter. En gros, la classe sociale


reste une base importante.

Exemple : La réussite sociale d’un individu dépend encore


fortement de son origine sociale, même si d’autres facteurs,
comme le genre, peuvent jouer un rôle.

Petite Conclu :
Donc, est-ce qu’on peut encore parler de classes sociales en rance F

aujourd’hui ? C’est plus complexe qu’avant, c’est sûr. Les frontières sont
moins nettes, les gens se définissent moins par leur classe et plus par
leurs choix perso. Mais ça ne veut pas dire que les inégalités ont
disparu. n voit toujours des écarts entre les riches et les pauvres, et
O

certains groupes ont encore une forte conscience d’appartenance. Bref,


les classes sociales, c’est peut-être plus flou qu’avant, mais c’est loin
d’être mort !

V Termes clés retenir à


à

S tratification sociale
D éfinition : Exemple :
Organisation de la société en La stratification sociale en
groupes hiérarchisés selon France peut être observée
différents critères (revenus, dans l'écart entre les revenus
pouvoir, prestige). des cadres et des ouvriers.

Classes sociales
D éfinition : Exemple :
Groupe de personnes La bourgeoisie et le prolétariat,
partageant des caractéristiques selon Marx, sont deux classes
économiques similaires et un sociales qui s'opposent dans
statut social proche. une lutte des classes.

Inégalités sociales
D éfinition : Exemple :
Différences d’accès aux Les cadres gagnent en
ressources valorisées moyenne deux fois plus que
socialement (revenus, les ouvriers, ce qui reflète une
patrimoine, éducation, santé, inégalité de revenus.
pouvoir).

Tertiarisation

D éfinition : Exemple :
Croissance des emplois dans le Le secteur des services
secteur des services au représente aujourd’hui 75 %
détriment du secteur industriel. des emplois en France, alors
que l’industrie ne cesse de
diminuer.

S alarisation
D éfinition : Exemple :
Augmentation de la part des E n 1950, environ 65 % des
salariés dans la population travailleurs étaient salariés,
active, au détriment des contre 90 % en 2018, un
indépendants (artisans, phénomène lié à la
agriculteurs...). tertiarisation et à la
mécanisation de l’agriculture.

Individualisation
D éfinition : Exemple :
Processus où les individus se Aujourd'hui, un salarié peut
définissent moins par leur avoir des préférences
appartenance à des g roupes culturelles ou des pratiques de
sociaux mais plus par leurs consommation différentes de
choix personnels. ses collègues, malgré un statut
professionnel similaire.

PC (Professions et Catégories ocioprofessionnelles) :


S S

D éfinition : Exemple :
o enclature de l'Insee
N m U n ingénieur est classé dans
permettant de classer les les "cadres et professions
individus en fonction de leur intellectuelles supérieures",
profession. tandis qu'un ouvrier est dans
la catégorie "ouvriers".

Cycle de vie
D éfinition : Exemple :
Processus décrit par Henri L’augmentation des revenus
Mendras où les écarts entre les moyens et l’accès généralisé à
classes sociales tendent à des biens comme la voiture ou
diminuer, créant une vaste la télévision a contribué à
classe moyenne. réduire les écarts entre
certaines classes sociales.

VI Remarques importantes
Les inégalités sociales persistent :
Malgré l'évolution de la société française, les écarts de revenus, de

patrimoine, et d'accès aux ressources comme l'éducation ou la

santé restent marqués.

L'évolution des structures socio-professionnelles :


La tertiarisation de l'économie (essor des services), la féminisation

du marché du travail et l'augmentation des diplômés ont modifié la

répartition des catégories sociales.

S tratification sociale :
La société est hiérarchisée en fonction de critères multiples
(revenus, patrimoine, profession, genre, lieu de résidence), ce qui
influence les inégalités et les modes de vie.

Les analyses de Marx et Weber :


Marx voit les classes sociales comme une réalité fondée sur les

rapports économiques (propriétaires vs. travailleurs). Weber, lui, a

une vision multidimensionnelle, intégrant aussi le prestige social et

le pouvoir politique.

D istances intra et inter-classes :


Les différences au sein d'une même classe sociale (intra-classes)

et entre les classes sociales (inter-classes) compliquent la

catégorisation des individus, notamment avec le développement

des classes moyennes.

Individualisation :
Le processus d'individualisation a affaibli l'idée de conscience de
classe, rendant la solidarité au sein des classes moins évidente
dans la société actuelle.

Facteurs d'exclusion géographique :


La répartition géographique renforce souvent les inégalités, avec
une on ent ation e la au eté ans e taines ones et la
c c r d p vr d c r z

richesse dans d’autres, créant un phénomène d entre soi. ' -

Théorie du cycle de vie :


Cette théorie explique que les comportements économiques des
individus varient selon leur ge. eunes, ils ont tendance à â J

s en ette en milieu de vie active, ils s enrichissent et é a nent,


' d r, ' p rg

puis à la retraite, ils onsomment leu s é onomies Cela influence


c r c .

leur position sociale et économique tout au long de leur vie.

VII C
C onclusion
La société française est marquée par une stratification sociale

complexe , influencée par des critères professionnels, sociaux,


économiques et géographiques. Bien que les théories de Marx et Weber
aient proposé des approches classiques sur , les les classes sociales

évolutions économiques, croissante et la


l'individualisation

moyennisation de la société ont brouillé ces lignes traditionnelles.


N éanmoins, les inégalités persistent, et la notion de classe sociale reste
pertinente pour comprendre les dynamiques sociales actuelles, même si
d’autres critères comme le genre ou l'origine ethnique se superposent à
la structure de classe.

VIII
onus : les
B
B questions qui peu ent v
v

tom er b
b

Quels sont les critères de stratification sociale en France


aujourd'hui ?
→ Parlez des critères économiques (revenu, patrimoine), sociaux
(genre, âge, lieu de résidence), et professionnels (PCS).

Expliquez la différence entre la classe en soi et la classe pour


soi selon Karl Marx.
→ La classe en soi fait référence la position objective dans le à

système de production (prolétaires/bourgeois), tandis que la classe


pour soi représente la prise de conscience et l'organisation
collective des membres pour défendre leurs intérêts communs.

Comment Max Weber définit-il les classes sociales ?


→ Weber utilise une approc e multidimensionnelle basée sur trois
h

ordres : économique (ric esse), social (prestige) et politique


h

(pouvoir).

Quelles sont les principales évolutions de la structure


socioprofessionnelle française depuis les années 1950 ?
→ Parlez de la tertiarisation de l'emploi, de la salarisation, de la
féminisation du marché du travail, et de l'augmentation des
qualifications.

Les classes sociales sont-elles encore pertinentes pour


analyser la société contemporaine ?
→ Oui, malgré la moyennisation et l'individualisation, les inégalités
persistent (revenus, patrimoine, éducation) et des mouvements
sociaux comme celui des gilets jaunes montrent que la conscience
de classe existe encore.

© 2024 Abyane Nabeebaccuss, Econovid. Reproduction interdite sans autorisation.

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