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PART2

Le paludisme est un problème de santé majeur en Afrique, particulièrement chez les enfants de 0 à 5 ans, représentant une part significative des consultations et des décès. Malgré les efforts de lutte, tels que la distribution de moustiquaires et la gratuité des traitements, la prévalence des cas et des récidives reste élevée, notamment au centre de santé intégré de Béon. Cette étude vise à identifier les facteurs contribuant à la persistance des cas de paludisme chez les jeunes enfants dans cette région.

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Le paludisme est un problème de santé majeur en Afrique, particulièrement chez les enfants de 0 à 5 ans, représentant une part significative des consultations et des décès. Malgré les efforts de lutte, tels que la distribution de moustiquaires et la gratuité des traitements, la prévalence des cas et des récidives reste élevée, notamment au centre de santé intégré de Béon. Cette étude vise à identifier les facteurs contribuant à la persistance des cas de paludisme chez les jeunes enfants dans cette région.

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FACTEURS FAVORISANT LA PERSISTANCE DES CAS DE PALUDISME DES ENFANTS DE 0 A 5 RECUS

EN CONSULTATION AU CENTRE DE SANTE INTEGRE DE BEON

INTRODUCTION :

Très largement rependu à travers le monde et plus précisément en Afrique, le paludisme


constitue un réel problème de santé publique. Il présente une prévalence élevée dans de
nombreuses régions. Plasmodium falciparum et Plasmodium vivax sont plus rependus au
monde parmi les quatre espèces de plasmodium. Avec 99,7% des cas estimés de paludisme
dans la Région africaine de l’OMS, de 50% des cas dans la Région de l’Asie du Sud-Est, de
71% dans la Région de la Méditerranée orientale et de 65% dans la Région du Pacifique
occidental pour P. falciparum et, 75% des cas en Amérique pour P. vivax (OMS, 2020). En
effet, elles sont sévères chez les femmes enceinte et particulièrement les enfants de 0 à 5 ans
chez qui elles peuvent engendrer des convulsions, anémie et baisse de la résistance aux
infections pour ainsi conduire à une mortalité (OMS, 2020) ; En effet de 2000 à 2016, la lutte
contre le paludisme a permis de réduire considérablement le fardeau de cette maladie.
Cependant, depuis 2016 l’on assiste à une recrudescence des cas coïncidant avec la réduction
de subventions accordées pour la lutte contre cette maladie. Cet état de fait a conduit à la
révision des politiques, et des outils jusque-là utilisés ; d’où résulte la réorientation des
stratégies de lutte conformément à l’initiative : ‹‹ d ’un fardeau élevé à un fort impact › › (‘’High
burden to high impact’’). En effet, le paludisme représente en 2019 dans les formations
sanitaires, 25,9% de consultations dont 31,5% chez les moins de 5 ans et 14,3% des décès dont
28,4% chez les moins de 5 ans alors que en 2020 l’on rapporte 32% d’enfants de 0 à 5 ans ayant
été testé positif au paludisme pour 64% de décès (Rapport annuel PNLP, 2020). Ces données
sont en nette augmentation en comparaison de celle des années 2016,2017 et 2018, (rapport
annuels PNLP 2016-2018). Et, près de 90% de ces malades étaient localisés en Afrique
Subsaharienne. De plus, les deux tiers des décès liés au paludisme surviennent chez les enfants
de moins de 5 ans). On distingue trois principaux faciès épidémiologiques liés aux variations
géo climatiques : faciès soudano-sahélien (Région de l’Extrême Nord et du Nord), la grande
savane de plateau intérieur (région de l’Adamaoua), la grande forêt équatoriale (toutes les 7
régions du Sud). Les conditions climatiques existantes sont favorables au développement des
vecteurs et des parasites. C’est dans cette optique que s’inscrit notre étude dans le centre de
sante intégrée de Béon ; afin d’identifier les facteurs de la persistance des cas de paludisme
chez les enfants de 0 à 5 ans. Notre étude s’articulera autour du plan suivant : Problématique,
déroulement des concepts, processus méthodologique, présentation des résultats et discussion.

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FACTEURS FAVORISANT LA PERSISTANCE DES CAS DE PALUDISME DES ENFANTS DE 0 A 5 RECUS
EN CONSULTATION AU CENTRE DE SANTE INTEGRE DE BEON

CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE

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1-ENONCE DU PROBLEME

Le paludisme est une maladie potentiellement mortelle causée par les parasites transmis
aux personnes par des piqures de moustiques femelles de l’espèce anophèles infectées. Le
paludisme est potentiellement mortel mais il est possible d’en guérir (Malaria Concept Note,
2015). En 2018, près de la moitié de la population mondiale était vulnérable au paludisme cette
année il a été recensé 228 millions de cas et environ 405000 décès, de ce nombre 67% était des
enfants de moins de 5 ans, 94% se sont déclaré dans la région africaine et en 2019, on estime à
229 millions le nombre de cas de paludisme dans le monde (OMS, 2019). Le nombre estimé de
décès imputable au paludisme s’est élevé à 409 milles en 2019 (OMS, 2019). Les enfants âgés
de moins de 5 ans constituent le groupe le plus vulnérable touché par le paludisme ; En 2019,
ils ont représenté 68% des décès imputables au paludisme dans le monde soit 274.000 (OMS,
2019). En 2018 en Asie, le plasmodium falciparum a été à l’origine de 50% des cas de
paludisme dans la région de l’Asie du sud-est ; de 71% dans la région de la Méditerranée
orientale et de 65% dans la région du pacifique occidentale. Plasmodium vivax quant à lui est
un parasite prédominent dans la région des Amériques ou il est à l’origine de 75% de cas (OMS,
2018). L’initiative pour une action à fort impact dans les pays à forte charge lancée en novembre
2018 s’appuie sur le principe selon lequel personne ne devrait mourir d’une maladie qu’il est
possible d’éviter et de traiter. Elle est dirigée par 11 pays qui ensemble supportaient environ
70% de la charge mondiale de morbidité due au paludisme en 2018: Le Burkina Faso, le
Cameroun, le Ghana, l’Inde, le Mali, le Mozambique, le Niger, le Nigéria, l’Ouganda, la RDC
et la République unis de Tanzanie. Dans son rapport sur le paludisme dans le monde en un clin
d’œil du 4 décembre 2019, l’OMS faisait état du paludisme dans certains continents les plus
touchés par la maladie. Celui-ci fait comprendre qu’en Afrique six pays ont enregistrés en 2019
à eux seul plus de la moitié des cas de paludisme à savoir ; le Nigéria 25%, la RDC 12%,
l’Ouganda 5%, la Cote d’ivoire, le Mozambique ainsi que le Niger 4% chacun. C’est dans ce
continent qu’on a enregistré 90% des décès dû au paludisme et cette maladie est responsable
d’environ un cinquième de la mortalité infantile. En 2018, le paludisme faisait partie des
principales causes de morbidité et de mortalité en RDC, représentant 44% de l’ensemble des
consultations en ambulatoire et de 22% des décès .Environ 97% de la population vit dans des
zones ou la transmission du paludisme est stable pendant 8 à 12 mois par an, les enfants de
moins de 5ans constitue le groupe le plus expose 229 millions de cas en 2019 contre 228 en
2018 ce qui traduit une nette ascendance des cas chez les moins de 5ans ; les niveaux de

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transmission les plus élevée sont observés dans les zones situées au Nord et au Centre du pays
(Severe Malaria Observatory, 2018).Entre 2016 et 2019, le fardeau des cas de paludisme a
augmentée de 7% passant de 305 à 326 pour 1000 de la population à risque. Le paludisme est
responsable de 77% des hospitalisations d’enfants de moins de cinq ans et de 55% des
hospitalisations de patient de plus de cinq ans chaque année (Severe Malaria Observatory,
2018)En effet , selon le bulletin épidémiologique du ministère de la sante, le Burkina Faso a
enregistrer au cours du premier trimestre de 2018 , 3501245 cas de paludisme dont 1002 décès
, soit un taux de létalité de 0,7% ; les enfants de moins de 5ans ont représenter environ
76%(3135 cas) des décès associé au paludisme au Burkina Faso ( Ministère de santé, 2018 ) ;
en 2016 l’incidence du paludisme pour cette même tranche était de 1439 cas pour 1000 habitants
soit 55% ( Ministère de la sante , 2017) fort est de constaté ici une persistance des cas. Le
paludisme est la première cause de morbidité et de mortalité au Mali. Au niveau mondial, le
Mali fait partie des dix pays ou le nombre de cas et de décès du paludisme est le plus élève
(3%des cas et des décès dans le monde, et 6% des cas d’Afrique de l’Ouest). L’impact du
paludisme sur les enfants de moins de cinq ans au Mali est élevé. Le Mali présente le deuxième
niveau le plus élevé d’anémie grave chez les enfants de moins de cinq ans. En 2018 plus de
40% des enfants ayant indiqué avoir de la fièvre n’ont pas consulté pour des soins et moins de
30% des enfants ayant consulté pour des soins ont été testé pour le paludisme ; en 2015 ont
enregistré 2500000 cas de paludisme chez les moins 5 ans dont environ (soit 40% des motifs
de consultation) dont environ 1700000 cas simple et 800000 grave pour 2309 décès (OMS,
2015), ces chiffres nous montre une stagnation du nombres de cas chez les moins de 5ans de
2015 à 2018. Pour réduire la charge du paludisme dans le pays, l’approche d’une charge élevée
à un fort impact (High Burden to High Impact approach) a été lancée en novembre 2019 (Severe
Malaria Observatory, 2019). Au Cameroun, le paludisme demeure l’endémie majeure et la
première cause de morbidité et de mortalité dans les groupes les plus vulnérables, à savoir les
femmes enceintes, et surtout les enfants de 0 à 5ans. Les statistiques sanitaires révèlent qu’il est
responsable de 35 à 40 % du total des décès dans les formations sanitaires : 50 % de morbidité
chez les enfants de moins de 5 ans, 40 à 45 % des consultations médicales et 30 % des
hospitalisations. Le paludisme est aussi la cause de 26 % des absences en milieu professionnel
et de 40 % des dépenses de santé des ménages (The Demographic and Heath surveys, 2015).
Les efforts entrepris sur le plan international, sont relayés au niveau national par un fort
engagement de l’Etat. En 2002, le Cameroun a élaboré un Plan Stratégique National de Lutte
contre le Paludisme et restructuré le Programme National de lutte contre le paludisme pour le

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rendre plus opérationnel et plus efficace. Selon le Programme National de Lutte contre le
Paludisme PNLP (2011) au Cameroun, le paludisme représente la première cause (41%) de
mortalité infanto-juvénile et de morbidité (52%) chez les enfants de moins de 5 ans, dans les
formations sanitaires du pays, 2,6 millions de cas de palu confirmer ont été rapporté (32%
d’enfants de 0 à 5 ans) en 2020 et 4121 décès (64% d’enfants de 0 à 5 ans) ont été enregistré (
Cameroun tribune , 2020) ; ce qui montre une ascendance des cas enfantin depuis [Link] qui
affecte l'état et la structure de la population. Sur le plan économique, le paludisme présente de
nombreuses conséquences tant sur le plan micro que sur le plan macro. Sur le plan
microéconomique, Il représente 31% des consultations toutes causes confondues, 44% de toutes
les hospitalisations et 40% des dépenses de santé annuelle des ménages. Le paludisme a des
effets néfastes sur la productivité des travailleurs, en effet, près de 26% des cas d'absence en
milieu professionnel sont dus au paludisme au Cameroun. Sur le plan macroéconomique, les
études ont montré que le Cameroun perd chaque année à peu près 2.3% de son PIB annuel pour
la lutte contre le paludisme (Sandie, 2013). Le gouvernement Camerounais avec l'appui des
institutions internationales ne reste pas indifférent face à cette situation. Il ira de la ratification
des traités à l’introduction dans ses Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) la
lutte contre le paludisme notamment, la réduction d’ici 2015 de 50% des cas de paludisme.
Malgré tous ces efforts déployés par le gouvernement, allant des OMD à l’adhésion à l'initiative
mondiale «Roll Back Malaria» au cours duquel des projets sur la distribution des moustiquaires
imprégnées sur tout l’étendu national a été lancé, On observe encore au pays une proportion
importante (53.6%) d'enfants de moins de 5 ans qui ne dorment pas sous MILDA, et de
nombreuses disparités régionales persistent. Certaines régions (Extrême-Nord, Ouest, Centre et
Nord), ont des proportions d'enfants dormant sous MILDA inférieures au niveau national. En
plus des pertes en vies humaines, le paludisme coûte cher en dépenses de santé publique.

2-JUSTIFICATION

Au cours de notre formation, nous avons effectués dans le cadre de la santé


communautaire un stage dans le CSI de Béon durant lequel l’occasion nous a été donné de
remarquer que l’un des problèmes de santé majeur auquel faisaient face les populations de cette
localité était le paludisme. Tel fut le cas de l’enfant X arrivé en consultation au CSI de Béon
pour céphalées, asthénie, hyperthermie, troubles digestifs et pâleur ; évoluant depuis une
semaine ; les examens demandés furent le TDR, la GE, la NFS, le Widal et la CRP. Le TDR et

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la GE revint positifs (GE avec plus de 25 000 trophozoides) ; la NFS démontra une anémie à
5g). La conduite à tenir était mise sous artésunate injectable et sous d’autres molécules pour
pallier à d’autres symptômes. Ensuite nous avons remarqué grâce au registre de consultation
externe que ce patient X était en consultation il y a 4 mois pour les mêmes symptômes .IL est
ressorti de notre échange avec la mère que l’enfant X a l’occasion de cette précédente
consultation avait été diagnostiqué positif au paludisme ; et nous remarquons dans le registre
de consultations que ces récidives sont associés à plusieurs enfants. L’on se rend donc compte
que malgré les diverses méthodes mis en place par l’OMS à travers le PNLP telles que la
distribution des moustiquaires, l’organisation de multiples séminaires de formation sur le
paludisme, la gratuité du traitement de paludisme chez les enfants, cette maladie continue à
faire des ravages au CSI de Béon ; de telles statistiques et faits marquants et loin d’être isolées
constituent la motivation de ce travail de recherche. Le paludisme est une maladie dangereuse
pour les enfants âgés de 0-5 ans ; et une mauvaise prise en charge de celle-ci leurs exposent à
de graves complications mettant en danger leurs vies.

3-QUESTION DE RECHERCHE :
Quels sont les facteurs qui favorisent la persistance des cas de paludisme chez les enfants
de 0-5ans reçus en consultation au CSI de Béon ?

De cette question de recherche, découle les questions spécifiques suivantes :

a) Quels sont les connaissances des parents ayant des enfants de 0 à 5ans sur l’utilisation
des moyens prophylactiques contre le paludisme ?

b) Quels sont les facteurs sociodémographiques à l’origine de la persistance du


paludisme des enfants de 0 à 5ans ?

4- HYPOTHESE DE LA RECHERCHE :

HYPOTHESE GENERALE : Les facteurs socio-économiques seraient à l’origine de


la persistance du paludisme chez les enfants de 0 à 5 ans

a) Le manque de connaissance des parents sur l’utilisation des moyens de prophylaxies


contre le paludisme serait à l’origine de la persistance du paludisme chez les moins de 5ans.

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b) Les facteurs sociodémographique seraient à l’origine de la persistance du paludisme


chez enfants de 0 à 5 ans

5-OBJECTIFS GENERAL :

Déterminer les facteurs socio-économiques qui favorisent la persistance du paludisme


chez les enfants de 0 à 5 ans.

OBJECTIFS SPECIFIQUES :

a) Déterminer le niveau de connaissance des parents ayant des enfants de 0 à 5ans sur
les mesures prophylactiques contre le paludisme.

b) Trouver les facteurs sociaux et démographique a l’origine de la persistance du


paludisme chez les enfants de 0 à 5ans.

6- LES INTERETS DE LA RECHERCHE

6-1- INTERET SCIENTIFIQUE :

L’étude permettra de bien connaitre l’étiologie environnementale du paludisme pour


permettre de base à d’éventuelle recherche futur pour améliorer la prise en charge de cette
maladie

6-2- INTERET SOCIAL :

L’étude nous permettra d’empêcher la transmission du paludisme, réduire voire


d’éradiquer le pourcentage diagnostiquer au sein de la population.

6- 3-INTERET PERSONNEL :

L’étude nous permettra de contribuer à la réduction des cas de paludisme récidivant chez
les enfants de 0 à 5ans.

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CHAPITRE II : REVUE DE LITTERATURE

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Pour mener à bien notre étude, nous avons décidé en tenant compte des principes qui
guident la recherche, de clarifier un certain nombre de concepts théoriques entrant dans notre
étude. Il est utile de préciser certaines définitions nécessaires pour la bonne compréhension

1- DEFINITIONS DES CONCEPTS :

1.1 PALUDISME
Le paludisme est une maladie potentiellement mortelle dû à des parasites appelés
plasmodium, et transmit à l’homme par des piqûres de moustiques femelles infectées appelée
anophèle ; (petit Robert)

1.2.1 QU’EST-CE QU’UN CAS DE PALUDISME ?


 En fonction de l’endémicité
En zone hyper endémique (prévalence parasitaire≥5%)
- Patient avec une histoire de fièvre ou une température axillaire ˃37,5°C ;
- Patient de moins de 5 ans avec pâleur palmo-plantaire ou quiconque avec Hb ˂ 8gdl.
 En zone d’endémicité faible (prévalence parasitaire˂5%)
Il s’agit ici d’un patient qui décrit une histoire de fièvre sans autre cause évidente, après
avoir été exposé au paludisme c’est-à-dire après avoir séjournée en zone endémique.
 Cas suspect de paludisme
Il s’agit d’une personne présentant des signes et symptômes au vu desquels, un agent
personnel de santé pense au paludisme. Ces signes et symptômes incluent habituellement la
fièvre (c’est le symptôme le plus fréquent et le critère de base le plus fiable pour le diagnostic,
le traitement et le suivi du paludisme. Environ 80% des cas de fièvre sont préalablement traités
comme paludisme dans les communautés).
Tous les patients suspectés de paludisme doivent être soumis à un examen de
confirmation, consistant en une microscopie ou un TDR (ce test détectent les antigènes
spécifiques c’est-à-dire les protéines produites par les parasites du paludisme ; ces antigènes
sont présent dans le sang des personnes infectés, que l’infection soit récente ou non).
Cette suspicion enclenche le processus de la confirmation parasitologie par microscopie
ou TDR puis suivra la décision subséquente de traiter ou non le cas pour paludisme

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° Cas présumé de paludisme :


Il s’agit d’un cas suspect de paludisme sans résultat de test diagnostic pour confirmer la
présence de la maladie ; néanmoins traité de manière présomptive comme un cas de paludisme.
Le cas devra être rapporté comme cas présumé de paludisme.
° Cas de paludisme confirmé :
Il s’agit d’un cas suspect de paludisme dont l’examen du sang par microscopie ou TDR
a mis en évidence des parasites du paludisme (adapté de Surveillance de paludisme, Manuel
de référence pour le suivi-évaluation, OMS 2018
° Qu’est-ce que le paludisme simple
Le paludisme est dit simple lorsque le malade ne présente aucun signe de gravité. Son
tableau peut comporter la fièvre isolée ou la fièvre et l’un ou plusieurs des symptômes suivants :
- Frissons
- Maux de tête (céphalées)
- Courbatures
- Douleurs articulaires
- Douleurs abdominales
- Troubles digestifs (perte d’appétit, diarrhée, nausées, vomissements).

° Qu’est-ce qu’un paludisme grave (P. falciparum essentiellement)


On parle de paludisme grave lorsqu’un organe vital est atteint, soit d’emblée soit suite
à un retard de prise en charge. Les complications sont variables (détresse respiratoire,
insuffisance rénale, coma, convulsions, anémies sévère, etc…) et peuvent causer des séquelles
irréversibles voir le décès.

1.2 PERSISTANCE :

Fait de persister, de durer : la persistance du beau temps.


C’est l’action de s’obstiner dans un comportement : sa persistance à nier l’évidence
nous étonne
En épidémiologie, la persistance désigne l’état de santé récidivant d’une population
à un moment donné. La persistance d’une maladie particulière représente ainsi le nombre de
personnes atteint de façon répétitive par cette maladie. Elle s’exprime généralement en
pourcentage. Elle peut également être définit comme étant la mesure de l’état de santé d’une

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population dénombrant le nombre de cas de maladies, à un instant donnée ou sur une période
donnée. Pour une affection donnée on calcule le taux de persistance en rapportant ce nombre à
la population considérée ;( petit Robert).

1.3 FACTEURS
C’est un agent, un élément qui concourt à un résultat. Selon l’OMS « Les facteurs sont des
déterminants, sociaux, économiques et environnementaux qui déterminent l’état de santé des
individus ou des populations ».

1.4 FAVORISER
C’est le fait de placer quelqu’un dans une situation qui l’avantage ; en sante c’est aussi la
création de conditions favorable pour que certaines maladies se développent chez un individu
ou une population.

2- PROPHYLAXIE ET PREVENTIONS DU PALUDISME

Le parasite du paludisme est transmis par les moustiques anophèles femelles, qui
piquent surtout entre le crépuscule et l'aube. La transmission peut rarement se faire par voie
sanguine, par transfusion, suite à un accident d'exposition au sang (AES) ou par piqûre lors du
partage de matériel d'injection chez les usagers de drogues IV. Il y a un risque de transmission
sanguine uniquement à partir de sang frais avec des globules rouges intacts. La transmission
materno-fœtale est rare. Le moustique anophèle est actif entre le coucher du soleil et l'aube.
Pour se protéger contre les piqûres (le soir et la nuit), il est conseillé de porter des vêtements
clairs longs couvrants, d’utiliser des répulsifs cutanés (en respectant les contre-indications) sur
les parties découvertes du corps et de dormir sous moustiquaire imprégnée. Les répulsifs à base
de DEET (20 à 50 %, pour les enfants et les femmes enceintes DEET, 20-30 %) protègent
pendant 4 à 6 heures et leur application doit donc être répétée régulièrement. Jusqu’à présent,
il n’existe pas encore d’études approfondies sur les répulsifs sans DEET. En observant
correctement ces précautions, le risque de malaria est réduit d'au moins 80 à 90%.Il n’existe
pas de chimio-prophylaxie simple, efficace à 100 %, et totalement dépourvue d’effets
secondaires. Les avantages et inconvénients doivent être évalués au cas par cas. En effet, une
chimio-prophylaxie n’est pas indispensable pour chaque voyageur se rendant dans un pays où
la malaria est endémique. L’indication dépendra du pays et de la région visitée, de la saison, de

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la durée et des circonstances du séjour, et de facteurs individuels (tels que l’expérience des
voyages acquise antérieurement, la tolérance aux comprimés anti-malaria pris antérieurement,
etc.). A l’exception de l’Atovaquone/Proguanil (Malarone®), les médicaments prophylactiques
n’agissent pas, ou très peu, pendant la phase d’incubation mais seulement à partir de la phase
érythrocytaire. Ils n’empêchent donc pas l’infection, mais préviennent la maladie elle-même en
décimant les parasites lorsqu’ils pénètrent dans les globules rouges. C’est la raison pour laquelle
la prophylaxie doit être prolongée pendant 28 jours après le retour d’une région endémique (95
% des accès de malaria surviennent au cours de ces 4 semaines). L’Atovaquone/Proguanil est
capable, en cas d'infection par P. falciparum, d’empêcher la formation des formes hépatiques
et ne doit être pris que pendant sept jours après le retour. En cas de P. vivax et P. ovale,
l’Atovaquone/Proguanil n’empêche pas la formation des hypnozoïtes.

3- GENERALITES A PROPOS DU PALUDISME

D’après la prophylaxie des maladies transmissibles à l’Homme, le paludisme est une


erythrocytopathie due à un parasite hématozoaire, du genre plasmodium transmis par un
moustique, l’anophèle femelle.
Un cas de paludisme est tout sujet présentant une fièvre lors de la consultation ou une
histoire de fièvre dans un délai de 48 heures (T°≥ 37,5°C).
Selon le dictionnaire médical, pour les régions tropicales, le paludisme est un malaise
général accompagné de fièvre apparaissant pendant les quelques jours qui précèdent les accès
paludéens aigue chez un sujet non protéger.
Toutes ces différentes définitions nous emmènent à faire une différence entre le
paludisme simple et grave.
En effet, le paludisme simple est une maladie généralement caractérisée par une fièvre
dépourvue de signes généraux de danger tels que les convulsions, la léthargie ou l’inconscience,
le refus de s’alimenté ou de boire, les vomissements incoercibles tandis que le paludisme grave
est tout cas de fièvre avec un ou plusieurs signes de danger ou de complications. Les premières
descriptions cliniques des fièvres palustres, avec symptômes habituels ont été réalisées par
HIPPOCRATE (Ve siècle avant Jésus-Christ). Dès le XVIIe siècle, c’est par l’administration
de l’écorce du quinquina que l’on combattait ces fièvres. Le mystère qui les entourait ne fut
élucidé qu’en 1880 avec la découverte de l’agent pathogène, le Plasmodium par Alphonse
LAVERAN. Son cycle a été décrit plus tard en Italie par GRASSI et al. (1899). Ce sont les

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travaux de MASSON (1900) qui viendront confirmer le rôle du moustique dans la transmission
de cette maladie. Dès lors, la lutte anti vectorielle accompagnée de l’administration de la
quinine aux populations devint la principale stratégie de lutte antipaludique. Avec la découverte
des insecticides à effets rémanent tel que le DDT (Dichlorodiphenyltrichloéthane), et la mise
au point de nouveaux médicaments très efficaces (chloroquine, Amodiaquine), cette lutte a
connu un succès et un essor sans pareil au cours de la deuxième guerre mondiale.
Les premières résistances des moustiques au Dichlodiphenyltrichloéthane (DDT)
apparurent en Grèce à partir de 1951. Ceci incita à une accélération des opérations de lutte afin
d’atteindre l’objectif visé (éradication du paludisme) avant que cette résistance des Plasmodium
aux médicaments notamment à la chloroquine vint compromettre les efforts d’éradication de la
maladie. En 1969, la 22è assemblée mondiale de la santé » confirma l’échec du programme
mondial d’éradication du paludisme, adopté lors de la 8è assemblée de Mexico en 1955. Ainsi,
la stratégie d’éradication fut remplacée par celle du control avec pour but de :
- réduire la transmission ;
- réduire la morbidité ;
- réduire la mortalité.
Une stratégie mondiale de lutte contre le paludisme, basée sur quatre principes a été
définie en 1992 par la conférence ministérielle d’Amsterdam. Ces quatre principes sont :
- Le diagnostic et le traitement rapide des cas ;
- la prévention et la lutte anti vectorielle ;
- la prévention et l’endiguement des épidémies ;
- le renforcement des capacités nationales (développement et modernisation des structures
sanitaires).

4- HISTORIQUE

La cause de la maladie a été découverte en 1880 à Constantine(Algérie) par un médecin


de l’armée française, Alphonse Laveran, qui reçut le prix Nobel de médecine et de physiologie
en 1907. Langlais Ronald Ross prouva en 1897 que les moustiques anophèles étaient les
vecteurs de la malaria (jusqu’à cette date, le mauvais air émanant des marécages était tenu pour
responsable de la propagation de la maladie.

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5 -EPIDEMIOLOGIE
Le paludisme touche une centaine de pays dans le monde, particulièrement les zones
tropicales défavorisées d’Afrique, d’Asie et Amérique Latine. L’Afrique est, de loin, le
continent le continent le plus touché avec 90% de cas de paludisme recensés dans ces zones
tropicales. Des épidémies peuvent survenir lors de mouvements de populations peu exposées
au paludisme vers des zones hautement endémiques.
- Les différentes espèces du parasite plasmodium impliquées
Quatre espèces de parasites du genre plasmodium sont responsables de la maladie chez
l’Homme :
 Plasmodium falciparum : c’est l’espèce la plus pathogène et responsable des cas mortels. Elle
est présente dans les zones tropicales d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Asie, et elle est
dominante en Afrique ;
 Plasmodium vivax coexiste avec plasmodium falciparum dans de nombreuses parties du
monde, et est présente dans certaines régions tempérées ;
 Plasmodium ovale, principalement trouvée en Afrique de l’ouest, ne tue pas mais peut entrainer
des rechutes 4 à 5 ans après la primo infection ;
 Plasmodium malariae a une distribution mondiale mais très inégale. Elle n’est pas meurtrière
mais peut entrainer des rechutes jusqu’à 20 ans après la primo infection

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SCHEMA DU CYCLE DU PLASMODIUM

Paludisme comme problème de santé dans le monde.


Le paludisme est une maladie potentiellement mortelle causée par des parasites
transmis aux personnes par des piqures de moustiques femelles de l’espèce anophèle infecté.
C’est une maladie évitable et on peut potentiellement en guérir. En 2019, on estimait à 229 le
nombre de cas de paludisme dans le monde et au cours de la même année, le nombre de décès
imputable à cette maladie s’est élevé à 409000 décès.

*Dans la région du Sud-Est de l’OMS

Cette région représente les 3% des cas de paludisme dans le monde. Le nombre de cas
y a chuté de 73%(23 million en 2000, 6,3million en 2019). L’incidence du paludisme dans
cette région a diminué de 78%(18 million en 2000, contre 4 million en 2019). Le nombre de
décès a diminué de 74%(35 000 en 2000, 9000 en 2019).

15
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L’Inde a enregistré la baisse la plus prononcée, avec près de 20 million de cas en 2000,
contre 5,6million en 2019, mais concentre près de 86% des décès de la région.
Dans les six pays de la sous-région du grand Mékong (Cambodge, Chine, Laos Myanmar,
Thaïlande et Viet Nam), le nombre de cas de paludisme à P. falciparum a diminué de 97% entre
2000 et 2019, et le nombre total de cas a chuté de 90%. En 2019, P. falciparum était à l’origine
de 27% des cas. Le Cambodge (58%) et le Myanmar (31%) ont concentré une large majorité
des cas de paludisme dans la sous-région du grand Mékong.
Le Sri Lanka a été certifié exempt de paludisme en 2015, et le Timor-Occidental a
remporté zéro cas de paludisme en 2018 et 2019.

*Dans la région Méditerranée orientale de l’OMS


Dans cette région, le nombre de cas de paludisme a baissé de 26%(7 million en 2000, 5
million en 2019). Près d’un quart de ces cas en 2019 étaient dus à P. vivax, principalement en
Afghanistan et au Pakistan. Sur la même période, l’incidence est passée de 20 à 10. Le nombre
de décès a diminué de 16%(12 000 en 2000, 10 000 en 2019) et la mortalité a baissé de moitié,
passant de 4 à 2 décès.
Avec quasiment 46% des cas, la Soudan est le pays le plus touché. La République
islamique d’Iran n’a rapporté aucun cas de paludisme autochtone en 2018 et 2019.

*Dans la région pacifique occidentale de l’OMS

Dans la région Pacifique occidentale de l’OMS, 1,7 million de cas ont été estimés en 2019,
soit une baisse de 43% par rapport à l’année 2000. Sur la même période, l’incidence est passée
de 5 à 2, le nombre de décès a diminué de 52%(6 600 en 2000, 3 200 en 2019), et la mortalité
de 60%, chutant de 1 à 0,4.
La Papouasie-Nouvelle Guinée a enregistré près de 80% des cas et 85% des décès dans
cette région en 2019. Depuis 2017, la Chine n’a rapporté aucun cas de paludisme indigène. La
Malaisie n’a rapporté aucun cas de paludisme humain en 2018 et 2019.
*Dans la région des Amériques de l’OMS
Le nombre de cas de paludisme dans cette région a diminué de 40% entre 2000 et 2019s
soit 5,1 million contre 0,9million ; et l’incidence du paludisme de 57%(de 14 à 6). Le nombre
de décès a diminué de 39% (909 contre 551) et la mortalité de 50%(0,8 contre 0,4).

16
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Les progrès réalisés dans cette région ces dernières années ont souffert de la forte hausse
du paludisme au Venezuela, qui avait recensé près de 35 500 cas en 2000 contre plus de 467 000
en 2019. Le Brésil, la Colombie et le Venezuela concentrent plus de 86% des cas dans cette
région. Le Costa Rica, l’Equateur et le Suriname ont signalé plus de cas en 2019 qu’en 2018,
avec respectivement 25,150 et 66 cas supplémentaires en 2019. Plus de 70% des décès en 2019
dans cette région ont été enregistrés au Venezuela.
Belize n’a signalé aucun cas de paludisme autochtone pour la première fois depuis 2000.
El Salvador n’a rapporté aucun cas de paludisme autochtone pour la troisième année
consécutive et a donc déposé une demande formelle de certification.

Paludisme comme problème de santé en Afrique


Toutes les 30 secondes, un enfant meurt de suite de paludisme dans le monde. Chaque
année, cette maladie contamine 350-500 millions de personnes et en tue 1 million ; surtout des
enfants africains. C’est en Afrique qu’on enregistre 90% des décès dus au paludisme, et cette
maladie est responsable d’environ un cinquième de la mortalité infantile. Le paludisme est
également un facteur important d’anémie chez les enfants affectant gravement leur croissance
et leur développement.
Dans un de ses rapports, l’UNICEF fait une remarque selon laquelle ; en Afrique le
paludisme a de graves conséquences économiques. Il ralenti la croissance et le développement
économique et perpétue le cercle vicieux de la pauvreté. C’est vraiment une maladie de la
pauvreté car elle touche principalement les pauvres qui vivent généralement pour la plupart
dans des zones rurales ou le paludisme existe à l’état endémique dans des logements mal
construits qui n’offrent que peu ou pas de protection contre les moustiques.
Selon l’OMS, la perturbation du traitement de la malaria causée par la pandémie de
coronavirus pourrait entrainer des dizaines de milliers de décès dus au paludisme. L’OMS craint
que même les perturbations modérées dans l’accès au traitement ne conduisent à des pertes de
vies humaines considérables.
Dans les scénarios les plus optimistes, une interruption de 10% de l’accès à un traitement
antipaludéen efficace en Afrique subsaharienne pourrait entrainer 19 000 décès
supplémentaires. Si l’accès aux soins diminue de 15%, 28 000 décès supplémentaires devraient
être observés. Des interruptions de 25% et de 50% dans la région pourraient entrainer
respectivement 46 000 et 100 000 décès supplémentaires.

17
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Le directeur du programme de lutte contre le paludisme à l’OMS, Pedro Alonso a déclaré


lors d’un point de presse que « selon nos estimations, en fonction du niveau de perturbation des
services (due à la Covid- 19), il pourrait y avoir un excès de décès dus au paludisme de l’ordre
de 20 000 à 100 000 en Afrique subsaharienne, la plupart d’entre eux chez les jeunes enfants ».
Depuis, les effets de la pandémie sur les soins et la prévention ont pu être atténués malgré
les perturbations sur l’approvisionnement. « Des dizaines de milliers de personnes ont été
sauvées », a ensuite précisé M. Alonso. En 2020, la Covid -19 est finalement apparue comme
un défi supplémentaire à la fourniture de services de santé essentiels dans le monde entier.
Pourtant selon le rapport, la plupart des campagnes de prévention du paludisme ont pu
progresser cette année sans retard important. Contrairement à d’autres campagnes, celles des
préventions contre le paludisme n’ont pas été freinées par la pandémie de Covid-19 pour
l’heure. Mais « la Covid-19 menace de faire encore dérailler nos efforts pour vaincre le
paludisme, et en particulier de traiter les malades », a déclaré le Docteur Matshidiso Moeti, la
Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.
« En dépit de l’impact dévastateur de la Covid-19 sur les économies africaines, les
partenaires internationaux et les pays doivent faire plus pour s’assurer que les ressources
nécessaires sont disponibles pour développer les programmes anti-malaria qui font une telle
différence dans la vie des gens », a-t-elle ajouté.

Paludisme comme problème de santé au Cameroun


Au Cameroun, le paludisme est la maladie la plus répandue. A l’exception des zones
montagneuses de l’Ouest où son incidence est faible, les cas de paludismes sont reportés sur
toute l’étendue du pays (Garde et al ; 1991). La lutte contre cette maladie a commencé dès 1949
à Yaoundé et Douala par les services d’hygiènes mobiles. Les vastes campagnes de
pulvérisation intra domiciliaire d’insecticide menées à partir de 1953 ont conduit à une
interruption momentanée de la transmission au Sud Cameroun (LIVADAS et al ; 1958). Depuis
la fin des années 1980, le paludisme connait une résurgence alarmante. Le MINSANTE estime
à 2 millions le nombre de cas par an ; avec 30-35% de décès, dont les 40% d’enfants de moins
de 5 ans, 22-23% des admissions hospitalières sont attribués au paludisme.

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D’après la revue Cameroon Tribune du 19 Février 2021, le paludisme fait de la résistance au


Cameroun. Le pays continue d’enregistrer une moyenne de 11 000 décès chaque année sur près
de 7 millions de cas. Des activités sont mises en œuvres pour assurer la riposte. Mais malgré
les différentes mesures adoptées par le gouvernement camerounais pour lutter contre le
paludisme, les efforts restent à fournir. D’après le MINSANTE, le paludisme demeure un
problème de santé publique. Au total, le Cameroun connait environs 6 millions de cas estimés
et 11 mille décès chaque année. Les enfants de moins de 5 ans représente environ 60% des cas
a-t-il déploré.
Selon la Malaria Atlas Projet(MAP), le Cameroun fait partir des 15 pays ayant le fardeau
du paludisme le plus élevé avec 3% de tous les cas de paludisme dans le monde en 2018. Il est
également le troisième pays avec le plus grand nombre de cas de paludisme en Afrique centrale
soit 12,7% de cas. En 2015, 30% des consultations médicales étaient des cas suspects de
paludisme et 21% des consultations dans une formation sanitaire ont conduit à un diagnostic de
paludisme confirmé au laboratoire.
Les statistiques nationales de 2015 montrent que dans les établissements de santé, 19%
des décès étaient attribués au paludisme et 48% de toutes les hospitalisations étaient dues à une
suspicion de paludisme grave.

19
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CHAPITRE III : PRESENTATION DU LIEU


D’ETUDE ET PROCESSUS METHODOLOGIQUE

20
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I-PRESENTATION DU LIEU D’ETUDE

1- HISTORIQUE DU CSI DE BEON

Le CSI de Béon est un établissement hospitalier créé en 1956 comme dispensaire


communal, érigé en 2007 en centre de santé intégré (CSI) suite au décret présidentiel portant
réorganisation de la carte sanitaire en CSI au Cameroun. Selon le système d’information
sanitaire au Cameroun, le CSI de Béon est une FOSA de niveau Périphérique ou opérationnel
qui a pour compétence la mise en œuvre des programmes qui ont été élaboré en idée par le
niveau central ou stratégique et transformé en programme par le niveau intermédiaire ou
technique.

1.1 Situation géographique

Le CSI de Béon est situé à 5Km du centre-ville. Il est limité :

- Au nord par le village nlon amioh ;


- Au sud par le fleuve Sanaga
- A l’ouest par le village libongo
- A l’est par le village yabi

1.2 Situation socioculturelle

L’aire de santé est une zone géographique comportant un ou plusieurs villages ou


quartiers desservis par un centre de santé de référence, des structures de dialogues de
participation communautaire. Celle de Béon est divisée en 10 zones dirigées par le chef du
village sa majesté LOE Fergeaud Patrick. Les 10 villages sont repartis comme l’indique le
tableau suivant : Béon , Mbondandick , Lom-Edéa , Okoth , Apouh , Koukouè ,Ferme suisse
v1 , Ferme suisse v2 , Ferme suisse v3 , Ferme suisse v4 , Ferme suisse v5.

2- DESCRIPTION DU CSI BEON

2.1 Sur le plan administratif

Le CSI de Béon est une FOSA situé dans la région du littorale, département de la Sanaga
maritime, arrondissement d’Edéa premier. Il est une FOSA de niveau 3 de 5e catégorie et 6e
référence selon les critères de classification du sis au Cameroun. Il appartient au district de santé
d’Edéa qui est divisé en 11 aires de santé à savoir :

21
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- Aire de santé de DEHANE


- Aire de santé de DIZANGUE
- Aire de santé de DELANGUE
- Aire de santé d’ELOGBELE
- Aire de santé de LOGBADJECK
- Aire de santé de MALIMBA
- Aire de santé de NGONGA
- Aire de sante de MAKONDO
- Aire de santé du PLATEAU
- Aire de santé de BEON qui comprend trois FOSA à savoir :
° Hôpital ADLUCEM D’EDEA
° Dispensaire catholique de la ferme suisse
° CSI de Béon qui est le centre dans lequel nous avons effectué notre stage. Il
approvisionne les deux autres FOSA en vaccin et ces FOSA se doivent de lui ramener
le rapport de vaccination. Notons que cet approvisionnement se fait suivant la
commande de ces différents centres. Il est important de rappeler ici que le département
de la Sanaga maritime compte 05 districts de santé qui sont :
- District de santé de POUMA
- District de santé de NGAMBE
- District de santé de DIZANGUE
- District de santé d’Edéa qui est le district dans lequel se trouve le CSI de Béon 2.

2.2 Description du campus hospitalier

Le CSI de Béon est un joyau architectural qui comprend un bâtiment qui se présente
sous forme de L abritant les différents services de l’établissement. Il a une capacité de 13 lits
ouverts. Ce bâtiment en L comprend :

01 bureau du chef de centre : dans ce bureau est rangé les documents administratifs
et c’est dans ce bureau que la responsable consulte

Une pharmacie et caisse : c’est ici qu’on stocke, vend et facture les médicaments des
patients.

22
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Une salle de petite chirurgie : c’est ici qu’on pratique les premiers soins des
pansements et dans cette même salle sont conservés les vaccins dans un réfrigérateur ;

Laboratoire : on effectue tous les examens prescrits par le personnel soignant du


centre ;

Une salle d’hospitalisation pour homme

Une salle d’accouchement ou les parturientes donnent naissance

Une salle nommée suite de couche ou sont installés les accouchés et leur bébé

Une salle d’hospitalisation mère et enfant ou sont internés les femmes et les enfants ;
A l’extérieur du bâtiment en arrière-plan se trouve :

Une case comportant trois chambres de toilette moderne

Une case comportant les toilettes traditionnelles ou sont déversés les déchets souillés
du centre.

2.3 Ressources humaines et matériels

Comme personnel, le CSI de Béon a en son sein :


 01 infirmière diplômée d’état et qui par ailleurs chef de centre ;
 05 aides-soignants et les agents d’appui.

II- PROCESSUS METHODOLOGIQUE

II-1- Type et méthode de recherche


Notre recherche était transversale et descriptive de type quantitatif. Elle s’est limitée à
déterminé les facteurs de la persistance du paludisme chez les enfants de 0-5 ans au CSI de
Béon durant la période du 15-30 Aout.

II-2- Méthode d’échantillonnage


Notre échantillonnage s’est effectué à travers le recensement des cas de paludisme chez
les enfants âgés de 0-5 ans dans les registres de consultations externes et celui des urgences du
CSI de Béon. Nous avons interrogé systématiquement toute mère avec un ou plusieurs enfants

23
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ayant un âge compris entre 0 et 5ans consultés pour paludisme au CSI de Béon plusieurs fois
durant l’année 2021-2022
II-3- Population cible

Elle était constituée de toutes les mères avec des enfants âgés de 0-5 ans reçus en
consultation au CSI de Béon en 2021-2022 pour paludisme et dont les noms figurent dans les
registres du CSI de Béon ; nous avons reçu les informations des parents qui sont venu en
consultation avec leurs enfants pour paludisme et ceux au travers des registres de consultation
externe et des urgences.

II-4- Choix de la technique d’échantillonnage


Nous avons utilisé le type d’échantillonnage dit non probabiliste à caractère non aléatoire
par ce que nous n’avons travaillé qu’avec les malades dont les noms figurent dans les registres
lors de notre enquête.

II-5- Taille de l’échantillon


Notre échantillon était constitué de toutes les mères ayant des enfants âgées de 0 à 5ans qui
ont été reçus en consultation durant la période de notre enquête. Donc notre population cible
était constituée de 30 individus.

III-DESCRIPTION DE L’I NSTRUMENT DE COLLECTE DE DONNEE

III-1-Collecte des données


Notre étude consistait à recueillir les données à les interpréter et à les analyser afin de
ressortir les différents tableaux et figures représentant la persistance du paludisme chez les
enfants de 0 à 5ans consultés au CSI de Béon ; après quoi nous allons émettre des solutions
possibles pouvant contribuer à la diminution du paludisme dans cette localité

III- 2- Présentation de l’outil


Nous avons utilisé un questionnaire constitué de 24 questions adressées aux mères que nous
avons repartis en 4 rubriques distinctes ; une fois les outils de collecte validés, nous sommes
allez avec l’autorisation d’enquête a la rencontre du chef du CSI de Béon. Avant d’être

24
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questionné nous avons expliqué les objectifs de notre étude aux répondants afin d’obtenir leurs
entière coopération.

III- 3-Déroulement de l’enquête


Pour cette collecte, nous étions vêtus d’une blouse blanche et d’un badge. Avec
l’autorisation du chef centre, nous nous somme dirigés vers le personnel en charge des
archives ; celui-ci nous a reçu et nous a donné la permission de travailler dans son bureau
Dépouillement et traitement des données
Pour analyser nos données, nous avons utilisé le dépouillement manuel ; et pour les
instruments statistiques, nous nous somme servis d’une calculatrice scientifique, d’un crayon
et d’une gomme. Les résultats sont présentés sous forme de tableaux. La saisie a été réalisée
dans un ordinateur à l’aide des logiciels Word et Excel.

III-4-Plan de communication des résultats


Cette communication sera écrite et orale. En effet, ce travail sera présenté Publiquement devant
un jury.
Avant la soutenance, un exemplaire sera remis :
- A la bibliothèque de l’EIDE de Douala ;
- A chaque membre du jury ;
- Au coordonnateur de notre travail.
Après la soutenance et les corrections apportées dans un délai arrêté par l’administration de
l’école, les copies seront déposées auprès :
- Du directeur de l’EIDE de Douala qui les distribuera à son tour à qui de droit.
- De la délégation régionale de la santé publique du littoral

III- 5- Difficultés rencontrées


Ce travail aurait certainement eu une meilleure qualité si certains aspects de la recherche ne
s’étaient heurtés à des difficultés telles que :
-La pression à suivre les cours, à préparer les évaluations, à pratiquer nos stages
académiques et de poursuivre la recherche tout au long de l’année scolaire ne nous ont pas
permis de mener à bien cette recherche ;
-Les défis à surmonter dans la préparation de l’examen de certification.
Malgré ces embuches, ce travail a été fait et remis à temps.

25
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CHAPITRE IV : PRESENTATION DES


RESULTATS

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1-Profil de l’enquêté

Figure 1 : Répartition des mères selon l’âge

N=30
EFECTIFS

30

28

26

24

22

20
15-19
18 20-24
25-29
16
30-34
14
35-39
12 40-44

10 45-49
50-54
8

0
15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 Age

Le tableau indique que les âges prédominants sont celle comprises entre 25 – 29 et 35 –
39 avec un effectif de 6 personnes.

27
FACTEURS FAVORISANT LA PERSISTANCE DES CAS DE PALUDISME DES ENFANTS DE 0 A 5 RECUS
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Figure 2 : Répartitions des mères selon la situation matrimoniale

N=30

EFFECTIFS

27%
33%

MARIEE
CELIBATAIRE
VEUVE
40%

Au vu de ce tableau, 12 mères soit 40% sont célibataires et 10 soit 33% sont veuve. La lourde
responsabilité pour la mère de s’occuper seul des enfants serait une entrave à l’utilisation de
moyen efficace pour prévenir la persistance du paludisme.

Tableau I : Repartions des mères selon leurs niveau d’instruction

N=30

NIVEAU D’ETUDE EFFECTIF POURCENTAGE


PRIMAIRE 13 43,33%
SECONDAIRE 7 23.33%
SUPERIEUR 1 3,33%
NON SCOLARISE 9 30%
TOTAL 30 100%

A la lecture du tableau 13 soit 43,33% des mères ont un niveau d’étude Primaire suivi de 9
soit 30% qui sont non scolarisé. Le bas niveau d’instruction pourrait constituer une entrave la
bonne compréhension des messages délivrés par les agents de santé.

28
FACTEURS FAVORISANT LA PERSISTANCE DES CAS DE PALUDISME DES ENFANTS DE 0 A 5 RECUS
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Tableau II : Répartitions des mères selon le nombre d’enfants

N=30

NOMBRE D’ENFANTS EFFECTIF POURCENTAGE


1 5 16,66%
2 5 16 ,66%
3 14 46,66%
PLUS DE 4 6 20%
TOTAL 30 100%

Au vu du tableau, 14 mères soit 46,66% ont au moins 3 e n f a n t s suivis de 6 soit 20% qui
ont p lu s de 4 enfants. Le nombre élevé d’enfants pourrait un obstacle à l’utilisation des
moustiquaires imprégnée pour tous les enfants.

Tableau III: Répartitions des mères selon l’âge de leurs derniers enfants

N=30

AGE DU DERNIER EFFECTIF POURCENTAGE


ENFANT
0 à 28jr 4 13,33%
1 a 24mois 13 43,33%
2 a 4ans 10 33,33%
5ans 3 10%
TOTAL 30 100%

Il ressort de ce tableau que 13% mères soit 43,33 % ont leur enfant dont l’âge compris entre
1 mois et 24 mois. L’âge précoce des enfants pourrait entre un facteur favorisant la maladie
car à cet âge, les enfants sont vulnérables.

29
FACTEURS FAVORISANT LA PERSISTANCE DES CAS DE PALUDISME DES ENFANTS DE 0 A 5 RECUS
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II-Facteurs socio-culturels

Tableau IV: Répartitions des mères selon leur niveau connaissance sur le paludisme

N=30

NIVEAU DE EFFECTIFS POURCENTAGE


CONNAISSANCE
MALADIE PROVOQUEE 30 100%
PAR LA PIQURE DE
MOUSTIQUE
TOTAL 30 100%

Il ressort de ce tableau toutes les mères connaissent ce que sait que le paludisme . La
connaissance du paludisme devrait faciliter la prévention contre la maladie

Figure 3 : Réponse des mères relatives au moyen de transmission du paludisme

N=30

EFFECTIFS

4% 17%

33% SOLEIL
ALIMENTATION
PIQURE DE MOUSTIQUE
46%
AUTRES

30
FACTEURS FAVORISANT LA PERSISTANCE DES CAS DE PALUDISME DES ENFANTS DE 0 A 5 RECUS
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Il ressort du tableau que 67% des mères ne savent pas le moyen de transmission du
paludisme. La méconnaissance des moyens de transmission pourrait constituer une entrave à
l’application des mesures de préventions.

Tableau V : Réponses des mères relative aux facteurs favorisants la prolifération des
moustiques.

N=30

REPONSES EFFECTIF POURCENTAGE


POINT D’EAU 9 30%
SOLEIL 4 13,33%
VERDURES 6 20%
ORDURES MENAGERES 11 36,66%
TOTAL 30 100%

Au regard de ce tableau la majorité des mères 26 soit 86,67% savent les facteurs favorisant la
prolifération des moustiques. La grande majorité connait les facteurs de la prolifération des
moustiques ce qui est un avantage dans la lutte contre les moustiques.

31
FACTEURS FAVORISANT LA PERSISTANCE DES CAS DE PALUDISME DES ENFANTS DE 0 A 5 RECUS
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Figure 4 : Répartitions des mères selon le niveau de connaissance des manifestations du


paludisme

N=30

EFFECTIFS

ASTHENIE
VOMISSEMENT
30% 30% FIEVRE

20% CEPHALEES

13,33% TOUX

6,60%

TOUX CEPHALEES FIEVRE VOMISSEMENT ASTHENIE Manifestations

Il ressort de ce tableau que la majorité des mères soit 93,33% connaissent les manifestations
du paludisme. La connaissance du paludisme devrait faciliter la prévention contre la maladie.

32
FACTEURS FAVORISANT LA PERSISTANCE DES CAS DE PALUDISME DES ENFANTS DE 0 A 5 RECUS
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Tableau VI: Réponses relatives au mode thérapeutique

N=30

REPONSES EFFECTIF POURCENTAGE


VOUS VOUS RENDEZ A 5 16,66%
L’HOPITAL
VOUS ACHETEZ LES 10 33,33%
MEDICAMENTS DANS
LA RUE
VOUS DONNEZ LES 11 36,66%
MESICAMENTS
TRADITIONNELLE
VOUS ALLEZ EN 4 13,33%
PHARMACIE
TOTAL 30 100%

Il ressort de ce tableau que 11 mères soit 36,66% ont pour itinéraire thérapeutique les
médicaments traditionnels suivie de 10 soit 33,33% qui utilise en premier intention les
médicaments de la rue donc la majorité des parents font l’automédication. Cette pratique
favorise le paludisme et accroît sa fréquence.

33
FACTEURS FAVORISANT LA PERSISTANCE DES CAS DE PALUDISME DES ENFANTS DE 0 A 5 RECUS
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Figures 5 : Réponse relatives des mères aux moyens de prévention utilisées

N=30
EFECTIFS

30

28

26

24

22

20 19

18 MILDA
16 elimination d'eau stagnante

14 grillage des fenetres

12 assainissement
aucun
10

6 5

4 3
2
2 1

0
MILDA elimination grillage assainissement aucun
moyen de prevention

Au regard de ce tableau, il en découle que, 19 mères ne savent pas les moyens de prévention du
paludisme. La non utilisation des moyens de préventions serait un facteur favorisant la
persistance du paludisme dans cette localité.

34
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Tableau VII : Réponses relatives à la volonté pour les mères d’hospitaliser leurs enfants

N=30

REPONSES EFFECTIF POURCENTAGE


OUI 13 43,33%
NON 17 56,66%
TOTAL 30 100%

Au vu de ce tableau, 17 mères soit 56,66% refusent d’hospitalisez leurs enfants. Le refus


d’hospitalisation des enfants par leurs mères serait une entrave à une prise en charge adéquat
contre le paludisme d’où les récidives.

Tableau VIII: Réponses des mères relatives à la raison du refus d’hospitalisation

N=30

REPONSES EFFECTIF POURCENTAGE


COUT 12 40%
D’HOSPITALISATION
ELEVE
MANQUE D’ARGENT 10 33,33%
PREFERENCE POUR LES 8 26,66%
SOINS AMBULATOIRE

TOTAL 30 100%

Au vu de ce tableau, 12 mères soit 40% avance comme raison du refus le cout tant dis que 10
autres présentent le manque d’argent comme raison de leur refus. Malgré la gratuité des soins,
le manque de moyen financiers nécessaires à l’hospitalisation des enfants serait une entrave à
la bonne prise en charge ce qui pourrait être à l’origine fréquence des cas.

35
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III-Facteurs environnementaux

Tableau IX : Réponses des mères sur les moyens utilisés pour conserver les ordures ménagères

N=30

REPONSES EFFECTIF POURCENTAGE


DANS LA BROUSSE 11 36,66%
BAC SANS COUVERCLE 12 40%
SOUS TERRE 7 23,33%
TOTAL 30 100%

Ce tableau nous renseigne que, 23 soit 76,66% n’utilisent pas les bonnes méthodes de
conservation des ordures ménagères. La mauvaise conservation des ordures ménagères
constitue un facteur de prolifération des moustiques donc un facteur à la persistance du
paludisme.

Tableau X : Réponses des mères relatives aux moyens d’évacuation des eaux usées

N=30

REPONSES EFFECTIF POURCENTAGE


PRES DU DOMICILE 8 26,66%
LA BROUSSE 20 66,66%
RIGOLE EMMENAGES 2 6,66%
TOTAL 30 100%

28 mères soit 93,32% affirment évacuez leurs eaux usées près du domicile et dans la
brousse ; ce qui est facteur de la persistance de moustique responsable du paludisme.

36
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Tableau XI : Réponses des mères concernant la fermeture des portes et fenêtre après 18H

N=30

REPONSES EFFECTIF POURCENTAGE


OUI 3 10%
NON 27 90%
TOTAL 30 100%

Au vue de ce tableau, 27 soit 90% des mères ne ferme ni portes ni fenêtres avant 18h. Sachant
que le moustique responsable du paludisme pique après 18h ; les portes et fenêtres laisser ouvert
après cette heure constituerai un facteur de piqure de moustique donc de persistance du
paludisme.

Tableau XII : Réponses des mères à l’habillement de l’enfant à la maison après 18h

N=30

REPONSES EFFECTIF POURCENTAGE


OUI 5 16,66%
NON 25 83,33%
TOTAL 30 100%

Au vue de ce tableau, 25 soit 83,33% des mères ne mettent pas de vêtements qui couvre tous
le corps de leurs enfants avant [Link] que le moustique responsable du paludisme pique
les parties du corps a découvertes ; ne pas couvrir le corps de l’enfant après cette heure
constituerai un facteur de piqure de moustique donc de persistance du paludisme.

Tableau XIII : Réponses des mères relatives à l’utilisation de moustiquaire imprégnées

N=30

REPONSES EFFECTIF POURCENTAGE


OUI 6 20%
NON 24 80%
TOTAL 30 100%

37
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Au de ce tableau, 24 mères soit 80% n’utilisent pas les moustiquaires imprégnées pour
protéger leurs enfants. L’absence d’utilisation des moustiquaires imprégnées serait une entrave
à la prévention contre le paludisme.

IV-Facteurs institutionnelle

Figure 6 : Réponses des mères relatives à la réception des moustiquaires imprégnées

EFFECTIS
7%

OUI
NON

93%

Au vu de ce graphique 90% des mères affirment avoir reçus des moustiquaires imprégnées.
L’acquisition de moustiquaires imprégnées serait un avantage dans la prévention contre le
paludisme.

Tableau XIV : Réponses des mères concernant l’hospitalisation de leurs enfants sous
moustiquaires imprégnées

REPONSES EFFECTIFS POURCENTAGE


NON 30 100%
TOTAL 30 100%

38
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Au vue de cette figure 100% des mères déclarent ne pas dormir avec leurs enfants sous
moustiquaires imprégnées à l’hôpital lors de leur hospitalisation. L’absence d’hospitalisation
sous moustiquaire imprégnées serait un facteur de la persistance du paludisme.

Figure 7 : Réponses des mères concernant l’état de salubrité de l’hôpital

EFFECTIF

13%

OUI
NON
87%

Au vue de cette figure 87% des mères déclarent que l’environnement de l’hôpital est insalubre.
L’insalubrité de l’hôpital serait un facteur de la prolifération des moustiques.

39
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Figure 8 : Réponses des mères relatives à la sensibilisation sur le paludisme par les personnels
soignant

EFFECTIF

10%

OUI
NON

90%

Au vue de cette figure 90% des mères déclarent ne pas avoir été sensibilisé contre le paludisme
par les personnels soignant. L’absence de sensibilisation des mères par le personnel soignant
expose les enfants ayant déjà été traite à faire à nouveau la maladie.

Tableau XV : Réponses des concernant leurs assistances a des programmes de sensibilisation

N=30

REPONSES EFFECTIFS POURCENTAGE


NON 30 100%
TOTAL 30 100%

Au vue de ce graphe 100% des mères déclarent qu’elles n’assistent pas à des programmes de
sensibilisation. L’absence de sensibilisation des mères par le personnel soignant expose les
enfants ayant déjà été traite à faire à nouveau la maladie.

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Tableau XVI : réponses des mères relatives à la réception d’agent de santé venu pour
sensibilisation chez eux.

REPONSES EFFECTIFS POURCENTAGE


NON 30 100%
TOTAL 30 100%

Au vue de ce tableau 100% des mères déclarent ne pas avoir reçu d’agent de santé venu les
sensibiliser chez eux. L’absence de sensibilisation des mères par le personnel soignant expose
les enfants ayant déjà été traite à faire à nouveau la maladie.

41
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CHAPITRE V : SYNTHESE ET DISCUSSION DES


RESULTATS

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Dans ce chapitre, nous allons faire la synthèse des résultats obtenus à la lumière de la revue
de la littérature et les théories convoquées dans la problématique. Nous allons à cet effet
discuter sur les facteurs socioculturels, environnementaux et institutionnels. Trente mères ont
été interrogées durant la période du 15 Août au 30 Août 2022 ;

XII a) - Profil de l’enquêté par rapport à la persistance du paludisme

Les résultats obtenus nous permettent de constater que l’âge des répondants et situé
entre 15 et 54ans. Les plus dominantes sont celle comprissent entre (25 – 29) et (35 – 39). Ce
sont les périodes pendant lesquelles l’être humain développe beaucoup d’ambition et travail
dure pour un futur meilleur. Pour le psychologue Marie Bérubé, cela est compris dans l’âge
ou se cristallise toutes les découvertes, l’âge des nostalgies. Il devient autonome donc est
capable de prendre certaines décisions de lui-même. La majorité des mères sont célibataires.
Cela entravant plus ou moins leur autonomie financière limitant ainsi leur sens de
responsabilité ou de décision face à certaines situations. Le niveau d’étude bas n’étant pas un
atout car limitant la compréhension de certains sujets impactera aussi les décisions qui
s’ensuivront. Effectivement la majorité des mères ont un niveau d’étude très bas notamment
13 parmi elles ont arrêtés les études au primaire tant dis que 9 autres sont non scolarisées.
De même, parmi elle, 22 soit 66,66% ont au moins 3 enfants à la maison. Cela demande ainsi
plus de temps et d’énergie à la mère pour s’occuper d’eux ; tant dis que 23 soit 76,66% ont
avec eux les enfants donc l’âge est compris entre 1 et 4ans.

XII b) -Facteurs socio-culturels

Après l’interrogatoire les résultats obtenues nous permettent de constater que les
répondants ne savent pas les moyens de transmission du paludisme cela constitue évidemment
un obstacle à l’utilisation effectives de méthode prophylactiques adéquat. Pour le chercheur
Bernard Minier « le vecteur du paludisme c’est le moustique, l’homme ne doit pas ménager ses
efforts dans la recherche moderne afin de le neutraliser ». L’automédication via les
médicaments traditionnels et ceux de la rue ne sont pas des itinéraires thérapeutiques sur pour
soigner le paludisme de l’enfant pour des raisons tel que l’existence de contrefaçons, de vente
des médicaments périmées ou inadéquats au traitement par des personnes non qualifiées.

43
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Effectivement nous constatons que 19 mères soit 63,33% n’ont aucune notion des moyens de
préventions du paludisme ce qui rend difficile la mise en place de méthode prophylactiques
pout faire face au paludisme de l’enfant. D’un autre côté nous avons 17 mères soit 56,66% qui
refusent strictement d’hospitalisez leurs enfants car selon eux il se pose un problème majeur de
manque moyen financiers nécessaire à l’hospitalisation des enfants.

XII c) -Facteurs environnementaux

Les résultats obtenus nous permettent de constater la majorité des mères n’utilisent pas
de bonnes méthode de conservation des ordures ménagères ce qui permet au moustique de
proliférer; c’est ainsi qu’à déclarer le biologiste Henri Borchardt « le premier geste pour
améliorer sa santé réside dans le bon emménagement de son environnement » ceci traduit
l’importance d’une bonne hygiène du milieu et de l’habitat. Le majeur parti des mères n’utilise
pas de bon moyen d’évacuations des eaux usées ce qui une fois de plus favorise la prolifération
des moustiques près des domiciles. Parmi les répondants 27 mères ne ferment ni les porte ni les
fenêtre après 18h, l’anophèle femelle vecteur du plasmodium responsable du paludisme pique
en vespérale autrement dit entre 19h et 4h du matin ainsi ne pas fermer les ouvertures du
domicile constitue une entrave à la prévention du paludisme chez l’enfant ; de même nous avons
constaté que 25 soit 83,33% des mères ne s’assurent pas de vêtir leurs enfants avec des
vêtements qui couvrent tous le corps de, ce qui pose également un problème lorsqu’on sait que
le moustique cible principalement les parties du corps laissez a découvertes . Les majeures
parties des répondants affirment ne pas utiliser de moustiquaire à la maison pour prévenir leurs
enfants, l’utilisation de moustiquaires imprégnées est pourtant la première méthode de
prévention du paludisme instaurer par l’OMS malheureusement les répondants à notre
recherche ne s’en servent pas suffisamment et contribuent ainsi malgré eux a la persistance du
paludisme des enfants.

XIII d) - Facteurs institutionnelle

Au terme de notre enquetes nous avons pu constater pour la quasi-totalité des


répondants, leurs enfants ne dorment pas sous moustiquaires imprégnées lors de
l’hospitalisation, l’absence de moustiquaire imprégnées pour l’hospitalisation des enfants
particulièrement est un défaut de la formation sanitaire qui entrave la préventions face au
paludisme c’est ainsi que l’OMS déclarent « la combinaison de la sensibilisation des

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populations ainsi que la distribution et l’utilisation en masse de MILDA nous fera faire un grand
bond dans la lutte contre le paludisme ». La plupart des répondants soit 87% affirment que
l’environnement hospitalier est insalubre ce qui permet la prolifération d’anophèles femelle au
sein de la formation sanitaire. Nous avons également constaté que la majorité des mères disent
ne pas recevoir des conseils de la part des personnels soignant en vue d’éviter à leurs enfants
de contracter le paludisme ; de même que toute les mères affirment ne pas assister à des
programmes de sensibilisation sur le paludisme et disent ne pas avoir reçu de personnels
soignant venu les sensibiliser chez eux , ce qui nous amènent à penser d’une part il y a pas de
programme de sensibilisation organisé par cette formation sanitaire , soit les répondants n’y
assistent tous simplement pas , dans un cas comme dans l’autre ce problème non négligeable
constitue une entrave à l’éducation des répondants sur la notions de paludisme et des méthodes
de préventions y associées.

45
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CONCLUSION

46
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Parvenu au terme de notre investigation portant sur Les facteurs de la persistance du


paludisme chez les enfants âgés de 0-5 ans reçus en consultation au CSI de Béon, nous
avons constaté que les parents de ses enfants sont à l’origine du caractère persistant de la
maladie chez ces derniers ; ceci est très souvent tributaire de leur ignorance, de leur négligence
et de l’insuffisance de sensibilisation à propos de certains facteurs de risque du paludisme. Nous
avons également constaté des manquements auprès du personnel soignant et de la structure
hospitalière qui pourtant devrais accompagner les répondantes dans la prévention du paludisme
des enfants. Après analyse, nous avons remarqué que la non utilisation de la moustiquaire par
ses derniers constitue la principale cause de paludisme.

Au-delà des constats, nous avons formulé quelques suggestions qui une fois appliquées
permettrons de mieux prévenir la maladie et de réduire de façon considérable la persistance du
paludisme chez les enfants au CSI de Béon.

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SUGGESTIONS ET RECOMMANDATIONS

48
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A court terme A moyen terme A long terme


A l’endroit du chef de centre A l’endroit du Maire et des A l’endroit du Maire et des
autorités locales autorités locales
- Il faut multiplier les séances - Il faut assainir le milieu de - Envisager avec la
d’IEC avec les mères sur le vie des populations. Cela collaboration du service
paludisme. Ses séances peut être possible par la hygiène et d’assainissement
porteront sur : création d’un comité de public, des séances de
* La définition, le mode de santé avec la collaboration pulvérisation terrestre et / ou
transmission et le vecteur du du personnel soignant. Ce aérienne d’insecticide une fois
paludisme. comité aura pour objectif par semestre.
* Les moyens de protection de : - Construire des caniveaux
contre le vecteur. - Lutter contre l’insalubrité pour le drainage de l’eau de
-S’assurer que par le ramassage des pluie.
l’hospitalisation, en ordures, le balayage des
particulier des enfants se fait ruelles, le nettoyage des
sous moustiquaires caniveaux.
imprégnées. - Faire du porte à porte
pour sensibiliser les
ménages sur l’importance
de la propreté.
- Aménager une salle au sein A l’endroit de la direction A l’endroit du District de
du service et y mettre une régional de la santé santé d’EDEA
diapositive pour les publique du littoral
projections d’images, des Pour résoudre les - Eduquer les mères sur le
échantillons de problèmes du niveau paludisme en insistant sur les
moustiquaires imprégnées et d’instruction moyens de préventions
de grillages pour portes et d’analphabétisme des notamment les moustiquaires
fenêtres, des chaises et bancs mères : imprégnées d’insecticide,
pour recevoir les mères. - Continuer la l’hygiène du cadre de vie à
sensibilisation de la travers les médias (télévision,
scolarisation de la petite presse écrite, radio).
fille
-Continuer de soutenir la
politique d’alphabétisation
initiée par l’UNESCO à
l’endroit des non scolarisés.

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REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUES

Livres

- Geneva world health organization( 2018 and 2019)w


- Global health estimates 2016: deaths by cause, age sex,by country and by region 200-2016
- Guide de prise en charge du paludisme au Cameroun (juin 2019) P.20 et 25
- International organization for migration
- Plan de suivi-évaluation du plan stratégique national de lutte contre le paludisme au Cameroun;
2014-2018
- Plan intègre de suivi évaluation (aout 2016) ; 2016-2020
- President’s malaria initiative, country operational plans(2019)
- The malaria atlas project accessed( 5 février 2017)
- World health organization Switzerland

Revues
- Cameroon tribune (19 février 2021) lutte contre le paludisme: l’heure du bilan de 2020
- OMS le rapport sur le paludisme dans le monde en un clin d’œil, 2019

Sites internet

- [Link]/http6April 2022 ,12h


- [Link].org9january2022 at 8 hours
- [Link].org17 september at 10p.m
- [Link]/http30juillet 2022 à 14h07
- [Link].com2Septembre a 18h17

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TABLE DES MATIERES

DEDICACE……………………………………………………………………………..ii

REMERCIEMENTS……………………………………………………………………iii

LISTE DES ABREVIATIONS…………………………………………………………iv

LISTE DES TABLEAUX……………………………………………………………….v

LISTE DES FIGURES…………………………………………………………………vi

LISTE DES ANNEXES…………………………………………………………………vii

RESUME…………………………………………………………………………………viii

ABSTRACT ……………………………………………………………………………ix

INTRODUCTION……………………………………………………………………..1

CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE…………………………………………………2

1- ENONCE DU…………………………………………………………………………3
PROBLEME……………………..………………………………………………………3

2-JUSTIFICATION……………………………………………………………………5
…………………………………………………………………………………………5

3- QUESTION DE RECHERCHE……………………………….……………………6

4- HYPOTHESES DE RECHERCHE……………..………………………….……..6

5- OBJECTIFS……………………..…………………………………………………7

1-Objectifs général………………………………………………………………………7

2-Objectifs spécifique……………………………………………………………………7

IV- LES INTERETS DE LA RECHERCHE………………………….…………………7

1- Intérêt scientifique ………………………………………………………………………7

2-Interet social……………………………………………………………………………… 7

3- Intérêt personnel…………………………………………………………………………7

51
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CHAPITRE II : REVUE DE
LITTERATURE………………………………………….………………………..……8

1- Définitions des concepts………………………………………………………………9

1.1- Paludisme………………………………………………………………..……………9

1.1.1- Qu’est-ce que le paludisme ?........................................................................................9

1.2 Persistance………………………………………………………………………………10

1.3 Facteurs…………………………………………………………………………………..11

1.4 Favoriser………………………………………………………………………………….11

2-Prophylaxie et prévention du paludisme…………………………………………………..11

3- Généralité sur le paludisme……………………………………………………………….12

4-Historique…………………………………………………………………………………. 13

5-Epidemiologie……………………………………………………………………………..14

CHAPITRE III : PRESENTATION DU LIEU D’ETUDE ET PROCESSUS


METHOLOGIQUE……………………………………………………………………….20

I-Presentation du lieu d’etude……………………………………………………………..21

1-Historique du CSI de Béon………………………………………………………………..21

1.1 Situation géographique ………………………………………………………………….21

1.2- Situation socio-culturelle……………………………………………………………….. 21

2-Description CSI de Béon………………………………………………………………….. 21

2.1-Sur le plan administratif…………………………………………………………………..21

2.2-Description du campus hospitalier………………………………………………………..22

2.3- Ressource humaine et matériel…………………………………………………………..23

II-Processus méthodologique………………………………………………………………..23

II.1- Type et méthode de recherche…… …… ………………………………………………23

52
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II.2- Méthode d’échantillonnage……………………………………………………………. 23

II.3-Population cible……………………………………………………………………….. 24

II.4- Choix de la technique d’échantillonnage………………………………………………24

II.5- Taille de l’échantillon…………………………………………………………………24

III-Description de l’instrument de collecte de donnees………………………………...24

1- Collecte de donnée………………………………………………………………………24

2- Présentation de l’outil……………………………………………………………………24

3-Deroulement de l’enquete…………………………………………………………………25

4-Plan de communication des résultats………………………………………………………25

5-Difficultés rencontrées……………………………………………………………………25

CHAPITRE IV : PRESENTATION DES RESULTATS…………………………………26

CHAPITRE V: SYNTHESE ET DISCUSSION DES RESULTATS ………..………….42

X a) -Profil de l’enquêté par rapport à la persistance du paludisme ………………..……….43

X b) -Facteurs socio-culturels………………………………………………………… …….43

X c) -Facteurs environnementaux…………………………………………………………….44

X d) -Facteurs institutionnelles………………………………………………………………44

CONCLUSION……………………………………………………………………………..46

SUGGESTIONS ET RECOMMANDATION……………………………………………48

REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUES…………………………………………………..50

ANNEXES ……………………………………………………………………………….…54

53
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ANNEXES

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