Sédiments, Sols et Evolution.
Licence Géosciences et Environnement – Université Lille 1
Sédiments – Sols & Evolution
Poly de TD « Sédiments Sols » 2006
Introduction à la Pétrographie sédimentaire
Notes à lire avant le reste de ce document
Ce document correspond au polycopié qui vous sera distribué à la première séance de TD. Le
programme prévu des TD-TP est le suivant :
- Un TD sur les roches détritiques : dans ce document, page 2 à 4. Pour ce TD, les exercices
d’application sont les exercices 1, 2, 4 et 5.
- Un TP illustrant ce TD
- Un TD sur les roches carbonatées : dans ce document, page 5 à 7. Pour ce TD, les exercices
d’application sont les exercices 3 et 6.
- Un TP illustrant ce TD
- Un TP d’introduction à la reconnaissance des lames minces de roches sédimentaires au
microscope.
Les réponses aux exercices vous seront données au cours des TD
La dernière page (page 11) comporte une feuille semi-log nécessaire pour tracer les courbes
granulométrique des exercices 1 et 2.
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Introduction à la Pétrographie sédimentaire
A - Le cycle des roches sédimentaires
Dès l’instant où une roche approche de la surface de la Terre, quelque soit son origine (magmatique,
sédimentaire ou métamorphique), elle va subir une succession de processus fondamentaux qui vont
conduire à la fabrication de roches sédimentaires. Cette succession constitue le cycle des roches
sédimentaires. Nous le construirons ensemble.
Lors de la fabrication de ces roches, le transport peut se faire sous deux formes à l’origine de la
définition des deux grandes familles de roches sédimentaires :
- En suspension → Roches détritiques terrigènes.
- En solution → Roches chimiques et biochimiques.
B - Les roches détritiques
1 - Les critères de classification des roches détritiques
1.1 - La taille des éléments : la texture
La classification des roches détritiques est essentiellement basée sur la taille des éléments (détritus)
constituant la roche ou le sédiment. La progression entre les classes la plus utilisée est celle de
Udden et Wenworth qui correspond au standard international.
(mm) Roche non consolidée Roche consolidée Classe
CAILLOUTIS ET BLOCS CONGLOMERAT
10 RUDITES
GRAVIER MICROCONGLOMERAT
2
Très grossier Très grossier
1
Grossier S Grossier
0,5 A G
Moyen B Moyen R ARENITES
0,25 L E
Fin E Fin S
0,125
Très fin Très fin
0,063
SILT SILTITE
0,002 LUTITES
ARGILE ARGILITE
Tableau 1. Classification des roches détritiques
Selon que la roche est consolidée ou non, la terminologie est différente. Ainsi, un sable
actuellement rencontré sur une plage pourra se transformer au cours de la diagenèse en un grès.
Les limites les plus significatives sont 2 et 0,063 mm. Elles séparent les rudites des arénites et les
arénites des lutites.
Les valeurs limites entre les différentes classes de sable et de grès constituent une suite géométrique
de raison 1/2 dont le premier terme est 2 et le dernier 0,063 mm (63 m).
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1.2 - La nature des éléments
Le second critère de classification est la nature des éléments ou de la phase de liaison ; nature
chimique, minéralogique, biologique, pétrographique ...
Exemples : Sable bioclastique
Grès glauconieux à ciment calcaire
Poudingue à galets de quartz et de granite ...
2 - Comment classer les roches détritiques ?
2.1 - L’analyse granulométrique
L'analyse granulométrique d'un sédiment a pour but d'étudier la répartition de la taille des grains.
Cette répartition renseigne le géologue sur la manière dont s'est déposé le sédiment. Dans le cas des
grosses particules, la taille est mesurée directement (cas des rudites), pour les particules de la taille
des sables, on procède au tamisage à sec ou sous eau courante sur des colonnes de tamis. Les tamis
présentent des mailles carrées de dimensions normalisées dont les mailles sont calculées selon une
progression géométrique. D’autres techniques plus élaborées existent aujourd’hui. Elles ne seront
pas développées.
On dispose sur un plateau vibrant une colonne de tamis. Les tamis présentant les plus petites mailles
sont disposés à la base de la colonne, ceux de plus grande maille au sommet. On renverse ensuite
dans le tamis supérieur, une masse de sable connue (généralement 100 g dans le cas d'un sable fin,
davantage si le sédiment est plus grossier). Le plateau vibrant est mis sous tension durant environ
15 mn. On récupère ensuite dans chaque tamis une certaine quantité de sable appelée refus de tamis.
Le refus d'un tamis donné contient les grains dont la taille est comprise entre celle du tamis et celle
du tamis disposé immédiatement au dessus. Chaque refus de tamis est ensuite pesé et pour chaque
classe granulométrique on obtient un pourcentage de refus. A partir de ces données, un
histogramme et une courbe cumulative peuvent être tracés. L’histogramme permet d’évaluer le
classement du sédiment tandis que la courbe sert à mesurer un certain nombre de valeurs : les
percentiles, utilisés pour calculer les paramètres de médiane et classement. La médiane est
représentée par le percentile P50. La valeur du classement peut être calculée avec la formule
suivante : So = √(Q75/Q25). Q75 et Q25 étant les quartiles.
Plus la valeur obtenue est proche de 1, meilleur est le classement.
Application : Exercices 1 et 2
2.2 - La composition de la roche
Une roche détritique est constituée de particules (les grains) et, dans le cas d’une roche consolidée,
d’une phase de liaison qui maintient les grains entre eux.
a) LES GRAINS
La plupart des minéraux ne sont pas propres aux roches sédimentaires. Nous les retrouverons
également lors des observations des roches magmatiques.
Silicates : quartz, calcédoine, feldspaths, micas, argiles
Carbonates : calcite, dolomite
Sulfates : gypse
Oxydes : limonite
Phosphates ...
A ces minéraux il faut ajouter les débris lithiques. Il s’agit de morceaux polycristallins de roches
de natures variées sédimentés avec les grains isolés. Ces débris lithiques se rencontrent, bien
entendu, essentiellement dans les roches les plus grossières.
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b) LA PHASE DE LIAISON
Elle peut avoir deux origines :
- Elle est syn-sédimentaire et dans ce cas, on parle de matrice. C’est le cas d’une boue qui se
déposerait en même temps qu’un sable.
- Elle est post-sédimentaire et dans ce cas, on parle de ciment. C’est le cas d’un ciment de calcite
venant combler les pores d’un grès au cours de la diagenèse.
Elle peut avoir des natures variées : calcaire, argileuse, siliceuse, ferrugineuse ...
3 - Comment nommer une roche détritique ?
En fonction de tous les paramètres que nous venons de détailler, il devient possible de donner un
nom à la roche détritique décrite. Après s’être assurés que nous sommes en présence d’une roche
détritique, il faut étudier successivement la texture de la roche, la nature des constituants et, le cas
échéant, des indications qui nous seront précieuses pour reconstituer le milieu de dépôt : les figures
sédimentaires.
Grande famille Texture Nature des constituants Figures sédimentaires
Taille des grains grain litage,
tri ... matrice laminations,
ciment ... bioturbations ...
Roche détritique sable fin bien trié à ciment calcaire, à à laminations
débris de coquilles obliques
Description d’une roche détritique. Principe et exemples.
4 - Le milieu de plateforme détritique
Exercices 4 et 5
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C - Les roches chimiques et biochimiques
Cet ensemble de roches comprend trois familles principales :
- les roches siliceuses : silex par exemple ;
- les roches évaporitiques résultat de l’évaporation d’eaux sursaturées : gypse, sel ou potasse par
exemple ;
- les roches carbonatées. Il s’agit de la famille essentielle qui est principalement développée en TD
et illustrée en TP.
1 - Les critères de classification des roches carbonatées
Les roches carbonatées contiennent au moins 50% de carbonate, le plus souvent du carbonate de
calcium : la calcite et l’aragonite CaCO 3 mais également du carbonate double de calcium et de
magnésium : la dolomite Ca Mg (CO 3)2. Chez les roches carbonatées, les calcaires s.l., la
classification est basée principalement sur la part des grains et de ce qui les lie : la texture mais
également sur la nature des constituants.
1.1 - La nature des éléments
Outre les grains de natures diverses déjà cités pour les roches détritiques, les roches carbonatées
peuvent, en plus, contenir des éléments particuliers tels que les oolithes, les pellets, les intraclastes
et les bioclastes (mollusques, foraminifères, brachiopodes, échinodermes ...).
1.2 - La part des grains et de ce qui les lie : la texture
La classification retenue est celle de Dunham (Tableau 2). Dans cette classification, il importe de
distinguer les grains et ce qui les relie. Pour cette seconde phase, deux possibilités :
- La phase de liaison est constituée par de la boue carbonatée. Elle est aisément reconnaissable à
l’œil nu par son caractère mat.
- La phase de liaison n’est pas de la boue. Dans ce cas, il s’agit le plus souvent d’un ciment qui est
fréquemment brillant à l’œil nu.
Tableau 2 : Classification de Dunham (1962)
S’agissant d’une classification d’origine anglaise, voici (pour mémoire) quelques équivalents
français des termes anglais. Stone : pierre, roche. Mud : boue. To pack : entasser, serrer. Grain :
grain. To bound : agglutiner, cohérer.
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Deux classes de calcaires échappent à l’obligation de traquer la présence de boue.
- Il s’agit de la texture cristalline non représentée sur le tableau : aucun élément n’est reconnaissable
suite à des processus divers tels que la diagenèse ;
- Et de la texture Boundstone : Calcaires construits par des organismes tels que les coraux, certaines
algues certains mollusques, etc.
2 - Comment classer les roches carbonatées ?
2.1 - La teneur en CaCO3
Pour définir complètement une roche carbonatée, une mesure de la teneur en carbonate de calcium
est nécessaire.
Le dosage du carbonate de calcium est basé sur l’attaque par l’acide chlorhydrique (HCl) dilué d’un
échantillon d’une masse donnée à pression et température constantes.
C’est le principe utilisé par le calcimètre de BERNARD.
Eau saturée en sel
(ne dissout pas le CO 2)
Tuyau souple
Tube gradué en cm 3
Bouchon
Dégagement de CO 2
Tuyau souple Tube à essai rempli de HCl
Erlenmeyer Echantillon broyé, sec
Le calcimètre de Bernard
Une masse m de sédiment broyé finement et sec est pesée. En général : 1, 0,5 ou 0,2 g. Il est
introduit dans un erlenmeyer dans lequel on place un tube à essai contenant HCl.
On ferme l’erlenmeyer et note le volume V0 le long du tube gradué.
Le tube à essai renversé, la réaction se produit :
CaCO3 + 2 HCl ↔ CO2 + H2O + CaCl2
La quantité de CaCO3 contenue dans l’échantillon s’obtient en mesurant le volume de CO 2 dégagé
entre le début : V0 et la fin de la réaction : V1.
Ce qui n’est pas attaqué par l’acide chlorhydrique est constitué par les éléments insolubles : argiles,
quartz, ...
Application : Exercice 3
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2.2 - Les différents types de calcaires
Un calcaire n’est que rarement pur. Il peut contenir des proportions importantes de dolomite, argile
ou quartz. Il existe donc des roches de composition intermédiaires entre deux pôles.
- Les dolomies
Dolomite 10% 50% 90% Calcite
dolomie dolomie calcaire calcaire dolomitique calcaire
- Les marnes
Argile 33% 66% Calcaire
argile marne calcaire marne calcaire marneux calcaire
- Les grès calcaires
Sable 50% Calcaire
grès grès calcaire calcaire gréseux calcaire
3 - Comment nommer une roche carbonatée ?
En fonction de tous les paramètres que nous venons de détailler, il devient possible de donner un
nom à la roche carbonatée décrite. Après s’être assurés que nous sommes en présence d’une roche
carbonatée, il faut étudier successivement la texture de la roche, la nature des constituants et, le cas
échéant, des indications qui nous seront précieuses pour reconstituer le milieu de dépôt : les figures
sédimentaires. C’est exactement le même principe que pour les roches détritiques.
Grande famille Texture Nature des constituants Figures sédimentaires
Taille des grains grain litage,
tri ... matrice laminations,
ciment ... bioturbations ...
Roche carbonatée grainstone à ciment calcaire, à à bioturbations
oolithes et bioclastes
Description d’une roche carbonatée. Principe et exemples.
4 - Le milieu de plateforme carbonatée
Actuellement, les plates formes carbonatées se développent surtout sous climat tropical (Bahamas,
Golfe persique, Australie ...) et plus rarement sous climat tempéré (entre Lybie et Tunisie ...). Pour
la formation des calcaires, deux facteurs interviennent : la précipitation et la production biologique.
La précipitation est régie par des équilibres chimiques dépendant notamment de la température et de
la concentration en carbonate des eaux marines. Le rôle de la production biologique est
extrêmement important. En effet, de nombreux organismes fixent le calcaire dans leur test :
mollusques (bivalves, gastéropodes…), brachiopodes, coraux, échinodermes (oursins, crinoïdes…),
algues ou organismes unicellulaires (foraminifères…). D’autres organismes facilitent sa
précipitation : micro-organismes, algues ou en concentrent par l’intermédiaire de pelotes fécales. En
fonction du type de plate-forme, la zonation des calcaires est différente. La connaissance de cette
zonation dans les sédiments actuels est importante pour interpréter les observations géologiques.
Application : Exercice 6
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EXERCICE 1 - Granulométrie 1
Tamis sup.(m) Tamis inf. Masse (g) % refus % cumulé
63 50 0,1
80 63 0,6
100 80 0,2
125 100 0,4
160 125 3,3
200 160 18,3
250 200 46,4
315 250 9,9
400 315 0,6
500 400 0,2
630 500 0,1
800 630 0,0
A partir des données granulométriques présentées dans le tableau, construire sur papier semi-log l'histogramme et la
courbe cumulative. Voir instructions à la page suivante.
A partir de la courbe cumulative, déterminez la médiane ainsi que les percentiles P 25 et P75. Calculez l'indice de
classement.
EXERCICE 2 - Granulométrie 2
Tamis sup.(m) Tamis inf. Masse (g) % refus % cumulé
63 50 0,1
80 63 0,8
100 80 4,5
125 100 7,3
160 125 11,0
200 160 2,9
250 200 2,3
315 250 2,4
400 315 4,2
500 400 9,0
630 500 18,8
800 630 15,2
1000 800 7,1
1250 1000 3,3
1600 1250 1,0
2000 1600 0,2
2500 2000 0,0
90,0 100,0
EXERCICE 3 - Calcimétrie
Soit une masse m de 0,5 g d’échantillon broyé, sec. On travaille à pression et température normales. Le bouchon fermé,
le volume V0 lu sur le tube est de 40,4 cm3. Après la réaction le volume V1 lu est de 135,5 cm3.
1 - Quelle est la teneur en CaCO3 de l’échantillon ?
2 - Même question pour V0 = 40,4 cm3 et V1 = 61,5 cm3.
L’observation macroscopique indique que ces deux roches sont un grès à ciment calcaire et un calcaire argileux. De
quels échantillons s’agit-il ?
Les teneurs en CaCO3 sont-elles compatibles avec les observations ?
Masses atomiques : C = 12 ; O = 16; Ca = 40
Vous souvenir du volume occupé par une mole de gaz va vous aider.
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Instructions pour réaliser une courbe granulométrique :
Une masse totale Mt a été tamisée sur une colonne de tamis. Cette colonne est constituée d’une suite de tamis dont les
mailles (taille des trous) diminue selon une loi mathématique vers le bas. Les tamis aux plus larges mailles se trouvent
au-dessus.
Chaque tamis i va bloquer la descente des particules dont la taille est comprise entre la taille de ce tamis et celle du
tamis immédiatement supérieur.
Chaque tamis recueille une masse Mi de sédiment. C’est le refus.
Cette masse Mi peut s’exprimer en pourcentage de la masse totale du sédiment Mi% = Mi/Mt x 100.
C’est la première colonne à remplir sur les exercices 1 et 2.
Le pourcentage cumulé correspond à la somme des pourcentages Mi% de tout ce qui est de taille inférieure à la taille du
tamis.
Par exemple
Tamis sup.(m) Tamis inf. Masse (g) % refus % cumulé
63 50 M1 M1/Mt x 100 M1/Mt x 100 = M1%
80 63 M2 M2/Mt x 100 M2/Mt x 100 + M1% = M2%
100 80 M3 M3/Mt x 100 M3/Mt x 100 + M2% = M3%
125 100 M4 M4/Mt x 100 M4/Mt x 100 + M3% = M4%
… … … … …
Mt 100 100
Il y a deux courbes que l’on peut tracer à partir de ce tableau de données :
L’histogramme des fréquences et la courbe cumulée croissante.
- L’histogramme des fréquences :
On présente sur le papier semi-log le pourcentage de refus de chaque classe granulométrique sous forme d’un
histogramme.
Pour le %refus du tamis i, les barres de l’histogramme sont limitées en abscisse par la taille du tamis inférieur et celle
du tamis supérieur. On représente la masse de grains dont les tailles sont comprises entre i et i+1. En ordonnée, on trace
le pourcentage de refus (% refus). Il est également possible de tracer une courbe d’histogramme. Celle-ci rejoint les
points médians de chaque barre de l’histogramme et dessine une forme qui s’éloigne plus ou moins d’une distribution
gaussienne.
- La courbe cumulée croissante.
On représente sur papier semi-log le pourcentage cumulé sous forme d’une courbe dont l’ordonnée varie forcément de
0% à 100% (total du sédiment).
L’abscisse est donnée par la valeur du tamis supérieur. En effet, pour un point d’abscisse A et d’ordonnée B%, on peut
lire ce point comme : « Il y a B% de sédiment dont la taille est inférieure à A micromètre ».
Grâce à cette courbe il est possible de calculer des paramètres de dispersion tels que la médiane ou les percentiles tels
que Q25 ou Q75. La médiane et les percentiles Q25 et Q75 correspondent respectivement à la taille (en microns) en
dessous de laquelle on a 50, 25 et 75 % du sédiment. Grâce à ces valeurs, il est possible de calculer le classement ou
d’autres paramètres.
Bon courage. Réponse en salle.
Il y a des éléments de réponses dans les livres suivants que nous vous conseillons :
- Bases de sédimentologie. Hervé Chamley, 2000. Dunod. Pages 48 à 54. Mais le reste est intéressant aussi. Attention, à
la page 50, la progression géométrique est de racine dixième de 10 et non de racine de 10 sur 10.
- Sédimentologie. Isabelle Cojan et Maurice Renard, 1997. Masson. Pages 62 à 64. Mais le reste est intéressant aussi.
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EXERCICE 4
Soit un fleuve drainant les eaux de ruissellement d’un bassin hydrographique de 50 000 km². La moyenne des
précipitations est de 100 cm ; 40% de ces eaux ruissellent, le reste s’infiltre ou s’évapore.
1) La partie basse du fleuve a une largeur L de 1000 m et une profondeur moyenne de 5 m.
Quelle est alors sa vitesse V ? Le débit Q, supposé constant, est égal à LxPxV.
2) On évalue à 0,01 cm/an l’épaisseur moyenne de sols et de roches érodés dans le bassin hydrographique considéré.
Quelle est la quantité théorique globale de matériaux érodés ?
3) Un barrage créé un lac artificiel de 2500 m de large en moyenne pour 10 km de long. Quel est l’envasement annuel
du lac ?
EXERCICE 5
Associez les roches prélevées sur le terrain et numérotées de 1 à 12 avec le lieu de leur prélèvement noté de A à L.
On insistera sur la notion de critères permettant d’associer un sédiment à son environnement.
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EXERCICE 6
Afin de trouver du pétrole, une compagnie a foré 7 puits espacés de 10 km. Les puits rencontrent tous un niveau repère
NR1 et s’arrêtent 250 m plus bas. Ce repère NR1 est horizontal.
A partir des indications des puits, en corrélant les indications lithologiques, reconstituez l’architecture de la plate-forme.
De quel type de plate-forme s’agit-il ? Sous quel climat ? Comment expliquer les deux types d’argilite ? Sur quels
critères les distinguer ? Commentez les variations verticales de faciès. A quoi peuvent-elles être dues ? A votre avis,
quelle zone a le plus de chance d’être un réservoir de pétrole ? Pourquoi ?
Le niveau zéro correspond à la position de NR1
Puits 1 Puits 2Q< Puits 3 Puits 4 Puits 5 Puits 6 Puits 7
0m 0m 0m 0m 0m 0m 0m
Argilite du Argilite du Argilite du Argilite du Argilite du Argilite du Argilite du
large large large large large large large
10 m 40 m 60 m 70 m 40 m 110 m 210 m
Sable Argilite de Argilite de Argilite de Boundstone Grainstone NR2
lagon lagon lagon corallien bioclastique
30 m 60 m 90 m 90 m 140 m 160 m 211 m
Conglomérat Sable NR2 Grainstone NR2 Boundstone Argilite du
bioclastique corallien large
60 m 80 m 91 m 110 m 141 m 180 m 250 m
NR2 NR2 Argilite du Boundstone Argilite du NR2
large corallien large
61 m 81 m 250 m 120 m 250 m 181 m
Argilite du Argilite du NR2 Argilite du
large large large
250 m 250 m 121 m 250 m
Argilite du
large
250 m
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