1
0. INTRODUCTION GENERALE
0.1 Etat de la question
Avant de nous lancer dans ce travail ,nous estimons de relever les
points de vues des chercheurs qui à travers leurs travaux ont exploité à leur
guise la question relative aux inégalités des revenus. Ceci permet de nous situer
dans la thématique, pour voir sous quel angle nous pourrons apporter une
contribution pertinente à la science et , par là-même , dégager la spécificité de
notre approche.
Dans la foulée de ces travaux consultés , sans toutefois négliger l’apport
des uns et des autres , certains ont plus retenu notre attention au regarde de la
profondeur et de la pertinence de leurs analyses.
Le lien entre les investissements publics en infrastructures et le
développement socio-économique est largement reconnu dans la littérature
économique. De nombreuses études ont été menées pour analyser l’impact de
ces investissements sur la croissance, l’emploi et les conditions de vie dans les
pays en développement, notamment en République Démocratique du Congo
(RDC). Cependant, peu d’études abordent spécifiquement les externalités socio-
économiques de ces investissements dans un cadre urbain tel que Kinshasa,
justifiant ainsi la pertinence de ce mémoire.
Il s’agit notamment de :
Premièrement une étude réalisée par le chercheur NSENGIMANA
MUNYAMAGANA1 s'est intéressée aux «effets des investissements publics dans les
secteurs des travaux publics, de la santé et des transports sur la croissance
économique en RDC entre 2002 et 2017.» Les résultats ont montré que ces
investissements ont un impact positif et significatif sur le produit intérieur brut
1
Nsengimina munyangana, effets des investissements publics dans les secteurs des travaux publics de la santé et des transports
sur la croissance économique en RDC,2022
2
(PIB). Cette étude soulève la question suivante : Dans quelle mesure les
investissements publics en infrastructures influencent-ils la croissance
économique en RDC ? L’hypothèse formulée est que ces investissements
favorisent une croissance durable lorsqu’ils sont bien orientés.
Par ailleurs, le chercheur Daniel WETCHOKONDA2 dans une approche plus
critique, sur « Analyse des effets de dépenses publiques en infrastructures et
inversements sur la croissance économique en RDC » fait une distinction entre les
dépenses publiques et les investissements productifs. Son recherche montre que
des dépenses publiques mal encadrées en infrastructures peuvent avoir un effet
néfaste sur la croissance, contrairement aux investissements bien planifiés. Son
problématique s'énonce ainsi : Les dépenses publiques en infrastructures ont-
elles un impact différencié sur la croissance économique en RDC ? L’hypothèse
avancée est que les dépenses sont inefficaces, voire nuisibles, tandis que les
investissements productifs génèrent un impact positif, bien que modéré.
En suite ,d'un point de vue plus sectoriel, le chercheur logas Lowenga 3 a
fait une étude sur «Effets de l'investissement en infrastructures de transport sur
les variables Macroeconomiques en RDC » il a utilisé un modèle d’équilibre
général pour simuler l’effet d'une augmentation de 20 % des investissements en
infrastructures de transport. L’étude révèle une amélioration notable du PIB, de
l’emploi et des revenus des ménages. La problématique soulevée est : Quel est
l’impact des investissements en infrastructures de transport sur les variables
macroéconomiques en RDC ? L’hypothèse retenue est que ces investissements
renforcent l’efficacité économique à moyen terme.
Pour clôturer , le chercheur Hertince Ntomba4 dans son mémoire «rôle du
réseau routier dans l'intégration et la croissance économique: impacts des RING
2
Daniel WETCHOKONDA : analyse des effets de dépenses publiques en infrastructures et investissement sur la croissance
économique en RDC, journal and advance acoutting n°127, 2023
3
Logas Lowenga : effets de l'investissement en infrastructures de transport sur les variables Macroeconomiques en RDC,
mouvements et enjeux sociaux,n°117 , 2023 ,
3
et routes de desserte agricole dans la création des richesses en RDC» s'est
penché sur la relation entre le réseau routier et la croissance économique. Ce
travail montre que, malgré les budgets alloués, les résultats attendus ne sont pas
toujours au rendez-vous en raison, notamment, de la corruption et de la
mauvaise qualité des infrastructures. Sa problématique est la suivante : Pourquoi
les investissements dans le réseau routier ne produisent-ils pas les effets
escomptés sur la croissance ? L’hypothèse retenue est que la mauvaise gestion
des projets limite leur impact.
À la lumière de ces éléments, il apparaît que, bien que les infrastructures
publiques soient généralement considérées comme un levier du développement,
leur impact réel est fortement conditionné par le contexte local, la qualité de la
gouvernance et la gestion des projets. Néanmoins, peu d'études se sont
spécifiquement penchées sur l'analyse des externalités socio-économiques
engendrées par ces investissements dans la ville de Kinshasa, qui, avec plus de 15
millions d’habitants, fait face à d'importants défis tels qu'une urbanisation rapide,
des inégalités spatiales marquées et des services publics insuffisants.
0.2 Problématique
En ce qui concerne le travail scientifique ,il est demandé qu’avant
d’entrer dans les vif du sujet , de définir le mot « problématique « en vue vue
d’éviter toutes les difficultés que pourraient apparaître dans ce travail . selon le
professeur BOKONGO , la problématique est un ensemble des problèmes
envisagés.5
4
Hertince Ntomba ; rôle du réseau routier dans l'intégration et la croissance économique : impacts de Ring et routes de
desserte agricole dans la création des richesses en RDC,2010
5
BOKONGO M, initiatiation à la recherche scientifique ,cours inedit ,UPN ,G1 ECO,P26
4
Dans de nombreux pays en développement, les investissements
publics en infrastructures sont considérés comme des éléments clés du
développement socio-économique. Routes, ponts, écoles, hôpitaux, ainsi que les
réseaux d’eau et d’électricité sont des infrastructures censées favoriser la
croissance économique, améliorer l’accès aux services sociaux de base et réduire
la pauvreté. En République Démocratique du Congo, la ville de Kinshasa
concentre une part importante de ces investissements, en raison de sa population
de plus de 15 millions d’habitants et de son statut de capitale politique et
économique.
Cependant, malgré les montants investis et les projets réalisés, les
conditions de vie d’une grande partie de la population kinoise demeurent
précaires : accès limité aux services essentiels, embouteillages chroniques,
inégalités spatiales marquées, chômage élevé, insécurité sociale, etc. Cela soulève
des interrogations sur l’efficacité réelle de ces investissements. En effet, la simple
présence d’infrastructures ne garantit pas nécessairement une amélioration du
bien-être social. L’impact d’un projet dépend également de sa planification, de sa
qualité d’exécution, de son accessibilité pour les populations locales, et de la
manière dont il s’intègre dans un environnement économique et social déjà
complexe.
De plus, les investissements publics engendrent des externalités,
c’est-à-dire des conséquences indirectes sur l’environnement socio-économique.
Certaines de ces externalités peuvent être positives, comme la création
d’emplois, la stimulation de certaines activités commerciales ou la réduction des
distances entre zones urbaines. D’autres peuvent, en revanche, avoir des effets
négatifs : déplacement de populations, augmentation des inégalités, déséquilibres
territoriaux ou encore mauvaise gestion des ressources publiques.
5
Dans le contexte de Kinshasa, où la population croît rapidement et
où la gouvernance urbaine présente de nombreuses limites, il est crucial
d’évaluer l’effet réel de ces investissements sur le développement de la ville et sur
la vie quotidienne de ses habitants.
Pour guider cette analyse, les questions suivantes seront
explorées :
1. Quels types d’infrastructures publiques ont été prioritairement
développés à Kinshasa au cours des dernières années, et quels objectifs étaient
visés par ces investissements ?
2. Dans quelle mesure ces investissements ont-ils contribué à
améliorer les conditions de vie socio-économiques des populations kinoises
(emploi, mobilité, accès aux services, activités économiques) ?
3. Quelles sont les principales externalités positives et négatives
générées par ces investissements dans le tissu urbain et social de Kinshasa ?
0.3 Hypothèses
D’après PINTO RONGER ,l’hypothèse de travail est la proposition des
réponses aux questions que l’on se pose sur l’objet de la recherche ,formulée en
des termes tels que l’observation et l’analyse puissent fournir la réponse ,elle est
en outre considérée comme un argument explicite aux questions que l’on se pose
au cours d’un travail scientifique d’où l’hypothèse peut être infirmée ou confirme
après une investigation6
6
PINTO R,méthodes des sciences sociales ,ed Dallos ,paris,1971
6
En tenant compte des préoccupation soulevées , nous avons supposé
quelques hypothèses ci-dessous :
Les investissements publics à Kinshasa ont principalement ciblé les
infrastructures de transport (routes), les marchés urbains, ainsi que certains
établissements scolaires et sanitaires. Ces initiatives visent à moderniser la ville,
fluidifier la mobilité urbaine et améliorer l’accès aux services sociaux de base.
Ces investissements ont eu des effets limités sur les conditions de vie des
populations kinoises, en raison de problèmes de mauvaise gouvernance, d’un
accès inégal aux infrastructures construites, et d’un manque de coordination dans
leur implantation.
Les investissements publics en infrastructures ont généré à la fois des
externalités positives (emplois temporaires, développement de certaines zones,
amélioration partielle de la mobilité) et des externalités négatives (déplacement
de populations, inégalités d’accès et marginalisation de certaines communes).
0.4. Choix et intérêt du sujet
0.4.1. Choix du sujet
Le choix de ce sujet s'explique par le rôle central des infrastructures dans le
développement socio-économique d'une ville comme Kinshasa. Ces dernières
années, la capitale de la République Démocratique du Congo (RDC) a été le
théâtre de plusieurs projets d'investissement public,touchant des secteurs clés tels
que le transport, l'énergie, l'éducation, la santé et l'assainissement. Ces projets
sont souvent justifiés par la nécessité de stimuler la croissance économique,
d'améliorer les conditions de vie et de répondre à une urbanisation rapide.
Cependant, les résultats escomptés ne sont pas toujours au rendez-vous, et de
7
nombreuses zones de la ville continuent de faire face à la pauvreté, à
l'enclavement et à des inégalités sociales.
0.4.2. Intérêt du sujet
a) Intérêt personnel :
En tant qu'étudiant en économie mathématique, ce sujet m'offre l'opportunité de
mettre en pratique des outils d'analyse économique et statistique afin d'évaluer
l'impact réel des politiques publiques. Il me permet également d'acquérir une
meilleure compréhension des mécanismes de développement urbain dans mon
propre environnement.
b) intérêt scientifique :
Ce travail contribue à enrichir la littérature sur l'économie du développement
urbain en fournissant une étude de cas sur la ville de Kinshasa. Il éclaire la nature,
la qualité et les effets des investissements publics dans un contexte africain
caractérisé par de fortes contraintes institutionnelles et financières.
c) intérêt social :
L'analyse des externalités générées par les investissements publics permettra de
mieux orienter les décisions politiques. Elle fournira aux décideurs des éléments de
réflexion visant à améliorer l'équité et l'efficacité des projets d'infrastructure, tout
en tenant compte des besoins réels des populations.
0.5. Objectif du travail
Objectif général :
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Évaluer l'impact des investissements publics en infrastructures sur le
développement socio-économique de la ville de Kinshasa, en mettant en évidence
les principales externalités qu'ils génèrent.
Objectifs spécifiques :
1. Identifier les types d'infrastructures publiques développées à Kinshasa et les
priorités de l'État en la matière.
2. Examiner les effets directs de ces investissements sur la croissance économique,
l'emploi, la mobilité et les services sociaux.
3. Analyser les externalités positives et négatives résultant de ces projets, tant au
niveau local que global.
0.6. Méthode et technique de recherche
0.6.1 Méthode
Une méthodologie de recherche est un ensemble d’étapes et de procédure
systématiques utilisées pour collecter ,analyser et interpréter des données dans
le but de répondre à une question de recherche ou de résoudre un problème
spécifique. Les méthodes de recherche peuvent varier en fonction du domaine
d’étude , des objectifs de recherche et des types de donnés collectées. 7
[Link] methoide utilisées
PINTO R. ET GRAWITZ M. définissent la méthode comme un
ensemble d’opération intellectuelles par lesquelles une discipline cherche une
vérité poursuivit8
Dans son sens large ,on définît la méthode comme étant une démarche ou
l’ensemble des marches que suit l’esprit pour découvrir et démontrer une
vérité .dans son sens philosophique ,la méthode se définît comme une attitude
d’esprit vis-à-vis de l’objet qu’on étudie et la logique de objet scientifique qui en
7
BOKONGO M, initiation à la recherche scientifique,G1 Eco,UPN ,2020-2021
8
PINTO R .et GRAWITZ M, méthodes des sciences sociaes P.U.F, paris, p21
9
découle . En rapport avec ce travail ,nous avons utilisées les méthodes différentes
pour son élaboration :
Méthode historique : cette méthode nous permis de retracer l’évolution des
politiques d’investissement public à Kinshasa.
Méthode quantitative : elle nous a permis de mesurer les effets économiques
des projets à travers divers indicateurs, tels que le PIB local, le taux d’emploi
et la couverture des services.
Méthode qualitative : elle nous a permis de recueillir les avis des bénéficiaires
concernant les impacts des infrastructures sur leur vie quotidienne.
Méthode analytique : elle nous a permis d'interpréter les relations entre les
investissements et le développement socio-économique.
Méthode statistique :elle nous a permis pour le traitement des données
recueillies et l’établissement de corrélations.
0.6.2 Techniques utilisées :
La technique est l’ensemble des moyens et des procédés qui
permettent au chercheur de ressembler les données et les informations sur son
sujet de recherche . voici quelques techniques que nous sommes servis
Technique documentaire : elle nous a permis de consulter les différents
documents et exploiter de sources secondaires, comprenant des rapports
gouvernementaux, des bases de données et des publications universitaires.
Technique d’interview : elle nous a permis de réaliser les entretiens avec des
acteurs impliqués dans les projets, tels que des fonctionnaires, des ingénieurs,
des représentants d’ONG et des citoyens.
Technique des questions enquêtes : cette technique nous a permis à la
dffusion d’un questionnaire auprès d’un échantillon représentatif de la
population de Kinshasa concerné
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Technique de la piramide des âges: elle nous a permis de comprendre
l’impact différencié des investissements sur différentes tranches d’âge de la
population.
0.7. Délimitation du sujet
Le travail de telle portée mérite une étude globalisante ,mais compte
tenu des possibilités qui sont limitées et surtout du temps imparti, nous ne
pourrions pas mener des recherches d’une manière globale et absurde , alors que
le champ d’investigation est vaste . quand à nous , nous sommes limites dans
l’espace et dans le temps pour ne pas nous fourvoyer dans une foret
d’investigation sans insue . Ainsi :
Dans l’espace : nous avons porté notre choix sur les différentes communes de
Kinshasa, capitale de la RDC.
Dans le temps : cette recherhe scientifique s’entend sur une periode allant de
2022 à 2024
0.8. Canevas du travail
Le présent travail ; hormis l’introduction générale et la conclusion est
subdivisé en trois chapitres à savoir
Chap 1
Chap 2
Chap 3
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