Introduction
Le code de commerce, dans les différents faits et situations Juridiques, qu'il soulève et
traite
entre autres le cas de《l'entreprise individuelle commerciale》qui y occupe une place
particulièrement privilégiée, par cette notion est étroitement liée à un concept central,
celui de
《commerçant》, qui fait, d'ailleurs, l'objet du livre premier de cette loi.
Chapitre 1: LES PERSONNES INCAPABLES
L'article 6 de l'acte uniforme indique que 《 nul ne peut accomplir des actes de
commerce à titre de profession habituelle s'il n'est juridiquement capable d'exercer
le commerce》. Cette disposition concerne les mineurs et les majeurs incapables.
I) Les mineurs
1. Le mineur non émancipé
Le mineur non émancipé (pas 18 ans révolus) ne peut être commerçant. Ses
représentants Légaux ne peuvent exercer le commerce en son nom.C'est pourquoi
s'il hérite d'un fonds de commerce, il ne peut l'exploiter lui-même; le fonds sera
mis en location-gérance ou vendu.
2. Le mineur émancipé
S'agissant du mineur émancipé, il ne peut être commerçant que s'il a 18 ans revolus,
s'il a une autorisation spéciale de faire le commerce et si cette autorisation est inscrite
au registre de commerce et du crédit mobilier (RCCM).
II) Les majeurs incapables
Le majeur incapable sont ceux qui sont dans un état habituel de démence ou de
fureur pour lesquels l'interdiction a été prononcé par le tribunal. Ils n'ont pas la
capacité de faire le commerce. Leurs représentants légaux ne peuvent le faire en
leur nom.
Chapitre 2: L'ACTION COMMERCIALE
I) Généralités
Une personne pratique une activité lorsqu'elle entreprend des actes de commerce.
L’acte doit d’abord avoir été accompli dans l’esprit de la spéculation. Le
commerçant veut tirer des
bénéfices, qu’ils soient directs ou indirects. Dans la plupart des cas, il achète un bien
dans le but de le revendre et prend une marge bénéficiaire ce faisant.
De plus un commerçant est celui qui fait l'accomplissement d'acte de commerce par
nature, sa profession, qui agit en son nom, pour son compte, à ses risques et périls.
Il convient également de savoir que si une personne acquiert un bien dans le but de
le revendre, ce n’est pas forcément un acte de commerce. Il doit effectuer plusieurs
achats,
Parailleurs, dans la liste des figurent:
• L’achat de bien meuble en vue de la revente
• L’achat de bien immeuble en vue de la revente
• L’entreprise de location de meuble (prestation de service commercial)
• L’entreprise de manufacture, de commission ou de transport (terrestre ou maritime)
• L’entreprise de fourniture
• L’opération de change, de courtage et de nature bancaire.
Certains actes sont classés , en vertu du principe
juridique selon lequel «l’accessoire suit le principal». Une activité relève de l’acte de
commerce lorsqu’elle est accessoire à une autre activité principale, de nature
commerciale.
Il y'a aussi les actes de commerce par la forme qui ont toujours le caractère
commercial quelque soit l'objet et le but de l'acte qu'il soit fait professionne llement
par un commerçant ou à titre isolé par un non commerçant. Il s'agit de la signature
d'une lettre de change, d'un billet à ordre ou d'un warrant.
De plus il y'a l'acte mixte qui est celui qui est commercial pour l'une partie et civil pour
l'autre.
II) Les règles régissant l'activité commerciale
Les règles régissant l’activité commerciale relèvent essentiellement du Droit
commercial régit par le Code du commerce.
Parmi les obligations qui incombent aux commerçants, exerçant une activité
commerciale, on citera:
_ L’obligation d’immatriculation au RCCM: toute personne qui souhaite mettre en
place une activité commerciale doit s’enregistrer auprès du tribunal de commerce.
On retrouve également
_ Les obligations comptables à cet effet, il doit tenir différents livres comptables:
°Livre journal: il enregistre chaque jour les opérations du commerçant.
°Grand livre: il enregistre les opérations avec les clients et fournisseurs.
°Livre d’inventaire: ce livre permet au commerçant de faire son inventaire.
_ L'obligation de loyale concurrence: la concurrence déloyale peut se faire de la façon
suivante:
°il peut s'agir d'une atteinte au nom commercial
°il peut s'agir d'une atteinte à l'enseigne
°il peut s'agir d'un dénigrement (publicité mensongère, vente à perte,
désorganisations)
III) La moralité de l'activité
commerciale Il s'agit ici des incompatibilités des interdictions
et des déchéances.
1. Les incompatibilités
Les exercices de l'activité commerciale est incompatibles avec certaines professions
qui ne sont pas orientés directement vers la recherche de profit. Ainsi il est interdit aux
fonctionnaires, aux officiers ministériels et auxiliaires de justice (avocats, huissiers,
notaires, commissaires priseurs), au membre de certains ordres (architectes, experts-
comptables, médecins...) d'exercer le commerce.
NB: Les actes de commerce accomplis au mépris de cette incompatibilité reste
valables et peuvent faire considérer leur auteur comme un commerçant de fait. Par
conséquent, il pourra être mis en faillite et pourra aussi encourir des sanctions
disciplinaires telles la révocation, la destitution ou la radiation.
2. Les interdictions
Dans un but d'assainissement des professions commerciales, la loi prévoit qu'un
commerçant puisse être interdit de façon générale et définitive ou temporaire de
l'exercice d'une activité commerciale. Cette mesure peut être prononcée soit par un
tribunal comme peine principale ou comme peine complémentaire soit par une
juridiction professionnelle. L'interdiction peut être levée à la demande de l'interdit
après au moins 5 ans par la juridiction qu'il a prononcé.
3. Lesdéchéances
Sont frappées de déchéance, les personnes ayant condamnées à une peine de prison
de plus de 3 mois, sans sursis, pour vol, escroquerie, infraction aux lois des sociétés.
La déchéance est liée automatiquement au jugement de condamnation; c'est-à-dire
que le tribunal n'a pas besoin de le prononcer expressément. Le dechu ne peut faire
le commerce, ni être gérant, ni être administrateur d'une société commerciale. S'il
passe outre, il devra assumer toutes les conséquences y compris les sanctions
pénales.
CONCLUSION
Les activités commerciales comprennent toutes les activités exercées uniquement
dans le but de générer des bénéfices mais aussi exigent certaines règles les
régissant. Cependant, des conditions de capacité à exercer l'activité commerciale
sont établies.
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