L’ENGAGEMENT POLITIQUE DU POÈTE
PARAGRAPHE 1 : La poésie est un moyen de lutte contre les tenants
du pouvoir. En effet, malgré les risques qu’ils courent tels qu’une
poursuite judiciaire, une censure, une peine de mort, exil forcé,
certains poètes mettent leur plume au service d’un engagement
politique. Ils vont alors se donner pour tâche de dénoncer les abus de
pouvoir dans leur production. Ainsi, ils contribuent, par leurs écrits, à faire
changer une situation politique qu’ils jugent inacceptable.
Exemple : Nous en trouvons l’illustration dans Les Châtiments, 1853 de
Victor Hugo. Faisant, en effet de Napoléon III l’archétype de la tyrannie,
Hugo condamne avec fermeté les crimes commis et dénonce la bassesse
de son régime, ses vices et ses déportements (mauvaise manière de
vivre) présentés comme une décadence de bas Empire. C’est ainsi qu’il
faudra comprendre le sens de l’appellation dépréciative : « Napoléon- le
Petit »
PARAGRAPHE 2 : Le poète apparait comme un protecteur contre les
excès d’un régime. Depuis toujours, des poètes ont très souvent joué
le rôle de protecteur de ceux qui n’ont pas les moyens de se défendre
contre les abus d’un dictateur ou d’un système politique. Ils vont
donc aller en guerre contre les puissants qui détiennent le pouvoir en
dénonçant leur conduite très réprouvable et même leur font la morale.
Exemple : Au XVIe siècle, par exemple, Agrippa D’Aubigné avait fait
des reproches acrimonieux (agressif, acerbe) contre les princes tenants du
pouvoir dans son œuvre épique Les tragiques, 1616. Il pestait : « Vous
qui avez donné ce sujet à ma plume, / Vous-mêmes qui avez
portez sur mon enclume. / Ce foudre rougissant acéré de fureur, /
Lisez le : Vous aurez horreur de votre horreur ». Là, il s’en prend aux
princesses qui, selon lui, sont responsables des guerres de religion.
BONNE CHANCE