L'Évaluation de L'entreprise
L'Évaluation de L'entreprise
Immatériel
KALHI Nawal
Doctorante au laboratoire LAREMO-Université Hassan II-EST Casablanca. Maroc
[email protected]
Tél : 06 70 35 28 92
Pr. MDARBI SAID
Professeur chercheur, directeur du laboratoire LAREMO-Université Hassan II-EST
Casablanca. Maroc
[email protected]
Tél : 06 61 42 65 03
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L’évaluation de l’entreprise : Le poids de l’Actif
Immatériel
Résumé:
Le capital immatériel n'est pas un sujet nouveau. Il a toujours existé, mais il a
longtemps été soit vu comme un élément annexe soit été traité de manière intuitive et
informelle. Le capital immatériel, concept apparu en Suède pour la première fois au
début des années quatre-vingt-dix, est désormais entré dans le vocabulaire des
directeurs financiers, qui ont toutefois encore du mal à en définir les contours avec
précision. 1 .Il existe de nombreuses méthodes de mesurer le capital immatériel,
beaucoup d'entre elles sont reconnues, outillées et surtout mises en œuvre. Cependant,
l'absence de standards reste un problème.
Mots clé : Le capital immatériel, évaluation, mesure, performance .
Abstract:
The intangible capital is not a new subject. It has always existed, but for a long time it
has been seen as a secondary element or treated in intuitive and informal manner. The
concept of intangible capital, appeared in Sweden for the first time at the beginning of
the nineties, since then it entered in the vocabulary of financial director, who have still
notfind the exact definition of the concept. There are many ways to measure the
intangible capital. Many between its are recognized, equipped and particularly
implemented. Meanwhile, the absence of standards remains a problem.
Key Words: Intangible capital, evaluation, measure, performance
1
Source : Valoriser le capital immatériel de l'entreprise, d'Alan Fustec et Bernard Marois 2006.
2
“Treating intangibles as services obscures not only the real nature of intangibles
but alsothat of services.” P. Hill
Introduction :
A
la richesse en matières premières, sur les industries manufacturières et sur le
volume en capital matériel dont disposait chaque pays. Or dans une économie
toujours plus tournée vers les services, valoriser une entreprise consiste à évaluer sa
capacité à créer de la richesse dans le futur. En effet, ce sont bien la fidélité des
clients, la capacité à attirer des talents et à innover qui assurent la pérennité de
l’organisation, ces facteurs clés de la performance et de la compétitivité composent
le capital immatériel de l’entreprise et contribuent à sa valeur, une valeur qui n’est pas toujours
visible dans le bilan comptable. C’est pourquoi la mesure du capital immatériel devient essentielle
pour mesurer de façon plus fiable la valeur de l’entreprise tout en évaluant l’état de toutes ses
ressources qu’elles soient visibles ou invisibles.
C’est en 1992, chez l’assureur suédois SKANDIA, que Leif EDVINSSON a défini le terme de capital
immatériel dans le cadre de ses recherches sur l’évolution des méthodes de gestion du groupe. Cinq
ans plus tard, en collaboration avec Michael MALONE, il publiera le résultat de ses travaux dans un
ouvrage fondateur « Le capital immatériel de l’entreprise ».
Prenons l’exemple de la cuisine d’un grand restaurant : Au bilan figure les équipements de la cuisine,
les stocks, le local. Pour autant, la valeur que nous attribuons n’a rien à voir avec la somme de ces
trois composants, elle repose pour l’essentiel sur le chef étoilé, l’expérience de ses seconds, la qualité
des fournisseurs, la coordination et l’organisation, le savoir-faire, les recettes etc. On peut généraliser
cet exemple à tous types d’entreprises, et qui explique à quel point le bilan financier nous renseigne
avant tout sur le passé (Chiffre d’Affaires réalisé) et très peu sur la valeur ni sur la capacité de
création de valeur de l’entreprise.
Le capital immatériel, un peu comme la prose de Monsieur Jourdain, est une notion que tous les
Directeurs financiers pratiquent au quotidien, mais que peu prennent la peine de formaliser. Quelles
sont les définitions de cet élément intangible et pourtant crucial ? Quel intérêt peut-on trouver à
l'évaluer, le cartographier et le suivre avec des indicateurs réguliers ?
Autant de questions auxquelles ce présent article se propose de répondre, avec des outils concrets et
des méthodes éprouvées, en évitant le flou artistique qui entoure souvent ce type de concept. Car les
esprits pragmatiques que les dirigeants des entreprises sont attachés aux chiffres et aux faits, sans
pour autant ignorer que certains éléments qui n'apparaissent pas au bilan de l'entreprise et qu’on
peut quantifier sont pourtant les principales clés de sa compétitivité.
•Selon Bercy : Tous les ans, en France, le poids des investissements dans l’immatériel représente 2/3
des investissements totaux (Alan Fustec et Bernard Marois 2006).
• Selon la banque mondiale, l’économie française est immatérielle à 86 %, depuis 15 ans dans une
économie dominée par l’immatériel.
Cependant, l’évaluation du capital immatériel de l’entreprise a deux enjeux majeurs :
Valoriser financièrement le capital immatériel d’une entreprise ;
S’assurer que les ressources nécessaires à la pérennité et la performance de l’entreprise
sont en bon état.
Cet article est structuré de la façon suivante. Dans un premier point, nous exposons une synthèse sur
les différentes revues de littérature sur l’évaluation du Capital Immatériel, nous développons ensuite
dans un deuxième point la relation entre le Capital Immatériel de l’entreprise et les normes
comptables internationales IAS-IFRS. Le troisième point traitera les méthodes financières
d’évaluation traditionnelles. Le quatrième et le cinquième point présentent respectivement les
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nouvelles méthodes d’évaluation du Capital Immatériel et les difficultés liées à cette nouvelle
évaluation.
Cette nouvelle thématique de recherche commence à revêtir une importance exponentielle pour de
la communauté scientifique. Un nouveau champ de recherche est né pour les académiques mais
également pour les gestionnaires, les financiers, et les économistes (La Puerta, 2011). Néanmoins,
(Kaufmann& Schneider 2004) ont effectué un travail de recherche sur les principales publications
depuis 1997 concernant le Capital Immatériel, ils ont déclaré que la revue de la littérature montre
clairement que la plupart des publications dans ce domaine manquent encore de fondement
théorique.
2
Thomas Durand, 1997, Savoir, savoir-faire et savoir-être. Repenser les compétences de l’entreprise, Actes de
la conférence de Montréal, p4.
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Dans le cadre de l’une ou l’autre de ces théories, plusieurs travaux empiriques ont été réalisés
pour expliquer l’écart de valeur et conforter l’importance accordée aux différentes composantes
du capital immatériel.
Dans ces études, le capital immatériel ou l’une de ses composantes sont appréciés soit :
À travers la mesure de l’information diffusée par l’entreprise (Scoring -appréciation du savoir-
faire, des processus ...- diffusion volontaire d’information) ;
À travers la valorisation financière ou la mesure des investissements (valorisation des marques,
des brevets, investissement en R&D, en formation…) ;
À travers leur traitement comptable (activation de dépenses de R&D ; traitement du goodwill…).
Auteurs Résultats
OCDE en (1992) et la -ont montré que les dépenses en R&D n’expliquent qu’en partie les
commission innovations faites par les entreprises. D’autres variables telles que
européenne (1996) l’acquisition de technologies ou la stratégie peuvent contribuer à
l’évaluation des entreprises.
Lev (1996), -se sont intéressés aux informations non financières (savoir-faire,
Mavrinac&Siesfeld connaissance…) et ont montré leur pertinence dans l’évaluation des
(1997). entreprises aux yeux des investisseurs.
Mavrinac et Siesfeld -ont mené une enquête auprès de 250 investisseurs institutionnels pour
(1997) vérifier la pertinence des informations non financières dans l’évaluation des
actifs et les décisions d’investissement. Les auteurs montrent que 35 % d’une
décision d’investissement résulte d’une évaluation des données non
financières. Cette valeur ne résulte pas d’une faible proportion
d’investisseurs s’appuyant entièrement sur les données non-financières,
mais qu’au contraire plus de 60 % des personnes interrogées estiment que
ce type d’élément compte pour 20 % à 50 % dans les décisions
d’investissement, et qu’une réponse sur cinq les situe entre 50 % et 59 %.
Amir et Lev (1996) -ont montré que le cours des actions des entreprises prestataires de services
de téléphonie cellulaire n’est expliqué ni par le chiffre d’affaires, ni par le
résultat net, ni même par les résultats futurs espérés, mais par les
populations de leur zone de couverture
Ittner et Larcker (1996) -établissent une étroite relation entre la satisfaction de la clientèle et la
performance boursière de l’entreprise.
Banker et al. (2000) -obtiennent des résultats similaires que ceux d’Ittner et larcker (1996) et
concluent à l’utilité des mesures non financières de la satisfaction de la
clientèle aux yeux du marché financier.
Boone&Raman (1997), -montrent que des dépenses inattendues en R&D augmentent les asymétries
Welker (1995), Sengupta d’information et se traduisent, sur les marchés financiers, par une
(1998),LeuzetVerrecchia amélioration de la liquidité du titre (diminution du bid-ask spread) et d’une
(2001) augmentation de sa volatilité
Chan et al., (2001) -mettent en évidence une réaction significativement positive des
(Pinches, Naranayan et investisseurs à l'annonce de nouvelles initiatives en R&D, particulièrement
Kelm–(1996). pour les firmes à la pointe du secteur de la haute technologie. Avec
(Pinches, Naranayan et Kelm - 1996), cette réaction est d’autant plus
importante que l’entreprise est leader sur son marché, opère sur des
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marchés concentrés ou que son projet est finalisé.
Deng et al. (1999) -ont étudié la capacité de différentes mesures dérivées des citations de
brevets à prédire les rendements et les ratios market-to-book futurs dans
plusieurs secteurs intensifs en R&D (Recherche et Développement). Quatre
mesures sont significativement associées avec les valeurs futures de ratios
market-to-book et de rendements : nombre de brevets attribués à une
société pour une année donnée ; intensité de citations de brevets d'une
société dans des brevets ultérieurs ; mesure du « lien scientifique » ; et
intensité de R&D.
Changeur (2003) -montre que sur le marché français, les marchés financiers sont sensibles
aux annonces faites en matière de stratégies de marques (création de
marques, achat de marques, extension de marques et cession ou abandon de
marques) et prouve que celles-ci engendrent l’anticipation d’un surplus de
rentabilité.
Chahine et Mathieu -sur un échantillon de 50 entreprises introduites sur le nouveau marché,
(2003) montrent que les informations relatives aux atouts technologiques et aux
ressources humaines déterminent la rentabilité anormale observée le
premier jour de cotation.
Béjar (2007 et 2008) -démontre que la qualité de l’effort informationnel fourni par l’entreprise
sur son capital immatériel lors de son introduction en bourse réduit
significativement les asymétries d’information et baisse le niveau de la sous-
évaluation initiale des titres. Cet effort augmente par ailleurs
significativement la longévité des entreprises sur les marchés financiers.
Guo et al. (2005) -mettent en évidence l’efficacité informationnelle des signaux
technologiques au moment de l’introduction en bourse pour les entreprises
biotechnologiques et pharmaceutiques
Auteurs Résultats
Lev et Zarowin, (1998) et -la modification profonde des ratios de valeur boursière sur valeur
(1999), Chang, (1998), comptable atténue la pertinence des mesures financières traditionnelles
Collins, Maydew et Weiss, et l’utilité des rapports financiers pour les investisseurs.
(1997), Francis et
Schipper, (1999)
Denison (1967) -des écarts non justifiés constatés entre la valeur des actifs d’une
La théorie néoclassique entreprise et sa valeur de marché sont attribués au progrès
technologique
Schultz (1971); Becker -le Capital Humain comme étant le facteur qui contribue le plus à
(1975) l’accroissement de la productivité de l’entreprise et à l’explication de ses
performances.
Romer, (1986); Lucas, -la théorie de l’investissement intellectuel valorise les opportunités
(1988); Barro et Salla i technologiques et marketing au sein de l’entreprise.
Martin, (1995)
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David et Foray, (1995) -définissent l’économie du savoir comme étant une étape d’un processus
évolutif dans lequel les investissements en immatériel représentent les
fondements de la croissance économique. Les théories de croissance
endogène identifient en l’accumulation du savoir la source de la
croissance économique en tenant compte de l’hypothèse des ressources
limitées.
Cañibanoetal. (2000) -ce courant, initié par des chercheurs américains, avait pour principal
but de prouver au FASB5 que les investissements et les dépenses, en
R&D engendraient des performances additionnelles et qu’il convenait, à
ce titre, de les activer
Hirschey (1982), Morck& -ils ont mis en évidence un lien positif durable entre la profitabilité
Yeung (1991), Sougiannis future d’une entreprise et ses investissements en R&D.
(1994), Lev et Sougiannis
(1996), Lev et Zarowin,
(1998), Lev (1998)
Sougiannis en 1994 -montre que l’accroissement des dépenses de R&D induit une
augmentation des profits de l’entreprise sur une période d’au moins 7
années.
Collins, Maydew et Weiss -montrent que les entreprises fortement engagées dans des
(1997); Francis et Schipper investissements immatériels sont caractérisées par une forte corrélation
(1999) entre leur valeur de marché et l’information produite par leurs
composantes immatérielles.
Lev &Sougiannis (1996) et -observent une relation significative entre le Capital Innovation (mesuré
Lev et Zarowin (1998) par les dépenses de R&D) et les rendements du titre à venir
Casta et Ramond (2005) -montrent sur un échantillon de 1501 entreprises françaisesespagnoles et
britanniques, que l’investissement immatériel6 explique de manière
significative, le rendement d’un titre.
Lev et Zarowin (1998) -ont étudié l'évolution de l'utilité de l'information financière en
analysant les relations, de 1977 à 1997, entre les prix de marché et les
rendements, ainsi que les variables financières clés, comme les résultats,
les cash-flows et les valeurs comptables. Ils montrent que la corrélation
entre les prix de marché et les variables financières a continuellement
diminué sur la période étudiée. Plus spécifiquement, l'étude montre que
les firmes, qui ont augmenté leur intensité en R&D sur la période 1977-
1997, connaissent en moyenne une diminution de l'association entre les
résultats et les prix de marché, alors que les firmes qui ont diminué leur
intensité de R&D connaissent une hausse de la force de leur association
entre les rendements et les résultats.
Bartel,(1995); -démontrent l’existence d’un lien positif entre des investissements dans
D’Arcimoles, (1995) ; le capital humain est apprécié à travers les dépenses en formation
Black et Lynch, (1996, continue et la rentabilité économique et financière.
1997), et plus Barrett et
O’Connell, (2001) et Bassi
et al. (2002) ;
Barth et al. (1998) -montre que la valorisation des marques par des organismes
indépendants est pertinente pour l’évaluation boursière des entreprises.
Beldi et Al. (2010) -une étude portant sur 51 marques confirme que leur valorisation
apporte un contenu informationnel supplémentaire pour les
investisseurs et les analystes financiers permettant une meilleure
valorisation des entreprises qui les détiennent.
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1.4. Traitement comptable des actifs immatériels et performances des entreprises ;
Jusqu'à présent, l’inscription à l’actif de dépenses immatérielles développées en interne
était perçue comme risquée et comme une source d'erreur pour l'analyse financière.
Cependant, quelques recherches récentes suggèrent que la capitalisation des immatériels
peut en fait fournir une information utile aux investisseurs.
Auteurs Résultats
Lev et Zarowin (1999) -montrent que l’écart qui s’est accru entre les valeurs
boursières et les valeurs d’actifs est en partie dû aux
modes de comptabilisation de ces investissements. En
effet un accroissement des dépenses en R&D, alourdit les
coûts supportés par l’entreprise (optique comptable) et
augmente, par conséquent, l’écart entre la valeur
comptable et la valeur de marché.
Lev et Sougiannis, (1996, 1999) -arrivent aux mêmes conclusions que Lev et Zarowin
(1999) en démontrant que la capitalisation des frais de
R&D est associée à des cours boursiers supérieurs à ceux
des entreprises qui les comptabilisent en charges.
Hughes et Kao (1991) -confortent les conclusions de Lev en testant l’efficacité
de l'activation des frais de R&D en tant que signal au
marché financier. Les auteurs ont ainsi établi que
l'activation correspond à un processus volontaire de la
part des dirigeants pour signaler aux marchés leurs
projets de R&D rentables et ainsi se démarquer de leurs
concurrents.
Zhao (2002) -a étudié comparativement la pertinence de la
capitalisation des frais de R&D dans différents pays (dont
la France), il montre que dans les pays où il n’est pas
possible d’inscrire la R&D à l’actif (Allemagne, Etats-
Unis), le montant divulgué des coûts des totaux de R&D
améliore les associations entre les prix de marché, les
résultats et les valeurs comptables.
Cazavan-Jeny(2004) -Sur le marché français, l’inscription au bilan
d’investissement R&D n’a pas d’impact sur la valorisation
des entreprises par les marchés avec un échantillon de 63
entreprises. L’auteur arrive tout de même à montrer que
le poids du goodwill inscrit à l’actif présente de
nombreuses corrélations positives et significatives avec le
ratio market-to-book. Cette relation est d’autant plus
importante qu’il existe un décalage temporel entre le
poids du goodwill capitalisé et le ratio market-to-book.
Aboody et Lev (1998) -ont étudié la pertinence de la capitalisation des coûts de
développement des logiciels pour les investisseurs sur un
échantillon de 163entreprises américaines entre les
années 1987 à 1995. Ils démontrent que ces dépenses sont
positivement corrélées aux variables de marché (i.e.
rendements et cours boursiers) et concluent à l’utilité de
cette information pour les investisseurs.
Kallapur et Kwan (2004) -leur préoccupation a été l’impact de marques
inscritesdans les bilans des entreprises. Les auteurs
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montrent que cette inscription estcorrélée positivement à
la valeur boursière des entreprises.
Mais le capital immatériel ne se limite pas à une représentation conceptuelle et statique de l'écart entre
la valeur réelle d'une entreprise et celle figurant sur son bilan comptable.
L'enjeu de sa mesure est essentiel, car la taille et la pérennité des cash-flows futurs seront d'autant
plus importantes que l'entreprise disposera de clients fidèles et solvables, de collaborateurs motivés
et compétents, de savoir-faire innovants et protégés, de fournisseurs solides, d'une organisation
efficace et légère ou encore d'un système d'information fiable et performant...
Si cela semble relever du plus simple bon sens, les méthodes traditionnelles d'évaluation ne peuvent
cependant pas apprécier concrètement le potentiel de création de valeur d'une entreprise, elles ne
font que le supposer au vu de sa performance passée ou de la promesse parfois bien fragile d'un
business plan.
-La juste valeur de l'entreprise comme principe fondamental de la comptabilité : La
comptabilité classique ne rend plus compte fidèlement de la vraie valeur d'une entreprise. Son
incapacité à prendre en compte les actifs intangibles pousse les comptables eux même à proposer des
évolutions importantes. Lancée en 1998, la norme IFRS (IAS) 38 a été développée pour proposer une
approche cohérente pour la reconnaissance et la mesure des actifs intangibles, comprenant achetés
ou générés en interne.
IAS 38 : Une immobilisation incorporelle est un actif non monétaire identifiable sans
substance physique, détenu en vue d'une utilisation pour la production ou la fourniture de
biens ou de services, pour la location à des tiers ou à des fins administratives. Un actif est une
ressource :
a - Contrôlée par une entreprise du fait d'événements passés; et
b - Dont des avantages économiques futurs sont attendus par l'entreprise.
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-Identifiable : La définition comptable d'une immobilisation incorporelle impose qu'elle soit
identifiable afin de la distinguer clairement du goodwill.
-Contrôle : Une entreprise contrôle un actif si elle a le pouvoir d'obtenir les avantages économiques
futurs découlant de la ressource sous-jacente et si elle peut également restreindre l'accès des tiers à
ces avantages.
-La juste valeur d'un actif immatériel : La juste valeur d'un actif est le montant pour lequel cet
actif pourrait être échangé entre parties bien informées, consentantes et agissant dans des conditions
de concurrence normale.
-L'obligation de réévaluation des actifs s'applique à l'immatériel
La norme IAS 36 [Dépréciation d'actifs] précise les règles de suivi de la dépréciation des actifs. Cela
nécessite une réévaluation régulière de la valeur de l'actif. De même, IAS 38 impose à une entreprise
d'estimer au minimum une fois par an la valeur recouvrable d'une immobilisation incorporelle qui
n'est pas encore prête à être mise en service.
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En aucun cas, le capital immatériel ne s'oppose aux valorisations traditionnelles. Il les complète et
leur donne crédit : « Votre évaluation est digne de confiance parce que vos actifs immatériels sont
bons ».
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Les différentes composantes du capital immatériel ou du capital intellectuel sont identifiées et des
indicateurs et des indices sont créés et rapportés (reporting) dans un tableau de bord ou
scorecard ou sous forme graphique. Les méthodes des scorecards sont similaires aux méthodes
DIC (Méthodes d'évaluation Directe du Capital Intellectuel), mis à part qu'aucune évaluation
monétaire n'est faîte de la valeur des actifs intangibles. Un indice composite peut être ou non
produit.
Méthodes d'évaluation directe du capital intellectuel (DIC) :
Elles estiment la valeur monétaire des actifs intangibles par l'identification de leurs différentes
composantes. Une fois les composantes identifiées, elles peuvent être évaluées directement soit
individuellement soit avec un coefficient agrégé. Deux écoles émergent, d'une part, celle de
l'évaluation « non financière », élaborée par le cabinet d'étude spécialisé dans le reporting
immatériel Ginkyo et qui axe son outil de diagnostic sur la mesure de la compétitivité de
l'entreprise. Ce cabinet, qui a construit un modèle de reporting propriétaire baptisé IC-Reporting
TM, définit le capital immatériel comme la somme de trois catégories d'actifs: le capital humain
(compétences, savoir-faire, motivations, expérience, etc.), le capital structurel (systèmes
d'information, organisation, gouvernance, technologie, méthodes qualité, R & D, etc.), et le
capital relationnel (la qualité des relations qu'entretient votre entreprise avec ses clients,
fournisseurs, partenaires, actionnaires, etc.). D'autre part, une approche qui se revendique
financière portée par Goodwill Management et adoptée par l'Observatoire de l'immatériel, qui
décompose le capital immatériel en dix éléments (capital clients, capital marque, capital
organisationnel, capital humain, capital technologique, capital actionnaires, capital
fournisseurs/partenaires, capital sociétal et enfin capital naturel) On cite la méthode d’évaluation
la plus répandue est celle de Thésaurus Capital Immatériel qui est un référentiel français de
mesure de la valeur extra-financière et financière du capital immatériel des entreprises, elle
propose pour chaque actif une cartographie qui le décompose en une arborescence de critères
d'évaluation plus ou moins détaillée selon les besoins de l'entreprise ou sa complexité.
Ces deux définitions recouvrent grosso modo les mêmes réalités, mais pour des finalités
différentes : Dans le premier cas de figure, l'évaluation du capital immatériel est utilisée comme
un moyen pour mieux connaître ses forces et faiblesses, afin d'améliorer la compétitivité de
l'entreprise. Cette valorisation extra-financière est utilisée seule à des fins de management : Dans
ce cas, l’état des actifs immatériels de l’entreprise est apprécié grâce à des notes, ce qui permet de
renforcer leurs points forts et de corriger leurs fragilités. La forte corrélation qui est établie entre
qualité des actifs immatériels et performance économique de l’entreprise permet au dirigeant
d’ancrer ainsi sa pratique managériale au cœur du processus de création de valeur. Dans le second
cas, l'évaluation du capital immatériel intervient essentiellement dans le cadre d'opérations haut
de bilan (ouverture de capital, fusions-acquisitions...) en complément d'une valorisation
financière.
Alan Fustec et Bernard Marois ont développé une méthode originale d’évaluation baptisé
Thésaurus Bercy qui combine une approche qualitative et une valorisation financière du Capital
Immatériel. Totalement déconnectée de la valeur de marché, elle propose un système de
valorisation crédible de l’entreprise grâce à une allocation réaliste et non redondante de la valeur
créée aux différents actifs matériels et immatériels de l’entreprise, elle se décompose de trois
grandes étapes/
1 -La première étape : Classification des Actifs Immatériels
Consiste à décomposer le capital immatériel en plusieurs actifs nécessaires au processus de création
de valeur.
Ci-dessous un tableau qui récapitule des travaux de classification des actifs immatériels de
l’entreprise autre que celle proposée par Thésaurus Bercy par le cabinet GOODWILL management :
12
Auteurs
Classification des Actifs Immatériels
Stephano Zambon et al. - propose un regroupement en 3 grandes catégories :
Propriété intellectuelle : les actifs incorporels intégrant des droits
(brevets, marques, licences, designs, copyrights, droits sur des films…).
Des actifs incorporels identifiables séparément (systèmes
d’information, réseaux, processus et structures administratives, capital
humain, capital de savoir (marketing et technique ; dessins, …)
Le Goodwill composé de tous les actifs incorporels non séparables :
Investissements immatériels passés inclus dans l’organisation,
expertise de management, position géographique etc.
Edvinsson et Malone -Actif immatériel de l’entreprise = capital humain + capital structurel ;
capital structurel = capital client + capital organisationnel = capital de
processus + capital d’innovation.
Karl Erick Sveiby (1997) -qui propose une segmentation en 3 parties : le capital de compétence,
la structure interne et la structure externe.
OCDE (2006) -Recommandent une classification en 3 grands pôles établie par le
projet Meritum et retenue par la communauté européenne ainsi que
dans de nombreux guides nationaux (Autriche, Allemagne, Suisse,
Japon) : le capital humain, le capital relationnel (clients, partenaires et
fournisseurs), et le capital structurel (savoir-faire, bases de données,
procédures…)
Les travaux regroupés au -Regroupent les actifs immatériels en 3 grandes catégories qui sont :
sein du réseau WICI3 capital humain, capital relationnel et capacités organisationnelles.
Christian Pierrat (1996) -Segmente le capital immatériel en 4 parties :
Droits et quasi droits (brevets, marques, contrats, droits,
concessions…) ;
Actifs incorporels matérialisables (logiciels, bases de données…)
Des éléments de structure générant des revenus (réseau de
distribution, fichiers clients…) ;
Des révélateurs d’actifs incorporels (part de marché…)
AICPA (American -présente une longue liste de 90 actifs ou éléments d’actifs parmi
Institute lesquels les ressources naturelles, les prix et récompenses, les manuels
of Certified Public de procédures, les contrats de travail, etc.
Accountants
Cette méthode propose pour chaque actif une arborescence de critères dont les éléments
terminaux sont évalués grâce à ou plusieurs indicateurs. Dans Thésaurus Capital Immatériel nous
avons recensé les 7 actifs immatériels indispensables à tout processus de création de valeur :
Le capital clients : si les clients sont fidèles, solvables, rentables… l’entreprise est plus
performante dans la durée
Le capital humain : si les collaborateurs sont compétents, motivés et savent coopérer…
l’entreprise a plus de chance de réussir à long terme.
3
WICI (World Intellectual Capital Initiative) qui se définit comme le réseau mondial du reporting d’entreprise
(world’s business reporting network), créé et lancé en 2007 à l’initiative de diverses institutions internationales :
Enhanced Business Reporting Consortium, EuropeanFederation of Financial AnalystSocieties, le ministère
japonais de l’économie, l’OCDE, la Society for KnowledgeEconomics, les universités Ferrara et Waseda.
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Le capital de savoir : savoir-faire et R&D : c’est de là que provient l’avantage concurrentiel de
l’entreprise et sa capitalisation est un enjeu essentiel en cas de transmission.
Le capital de marques : une marque connue et réputée a une grande valeur. C’est l’actif
immatériel le plus connu. Pourtant il est rarement valorisé au bilan.
Le capital organisationnel : c’est un facteur de performance remarquable mais à nouveau, il
n’est pas valorisé.
Le capital fournisseurs : dans une économie qui externalise de plus en plus, leur importance
et leur valeur vont croissantes.
Le système d’information : sans lui, dans le monde d’aujourd’hui, les entreprises s’arrêtent
de fonctionner. Cette liste peut être complétée par l'analyse de trois autres actifs :
Le capital sociétal : si l'entreprise bénéficie d'infrastructures de qualité au niveau des
transports publics, d'une proximité avec des centres de recherche, se situe dans une ville attractive
qui facilite ses recrutements... alors elle bénéficie d'un avantage compétitif.
Le capital naturel : l'entreprise peut être positivement ou négativement impactée par les
ressources naturelles dont elle a besoin pour son exploitation (matériaux, énergies...).
Le capital actionnaires : avoir un actionnaire de référence qui rassure, des actionnaires qui
ont les réserves financières pour accompagner le développement de l'entreprise, ou encore qui sont
patients et de bon conseil....
-La seconde étape de cette méthode, c’est la notation qui consiste en une évaluation qualitative
des sept actifs par l’interprétation de la mesure de chaque indicateur et à sa conversion en une note.
Non seulement cette étape fournit une grande quantité d’informations sur la qualité des actifs
immatériels, mais, en outre, le résultat de la notation est utilisé pour la valorisation financière de
l’actif.
-La troisième et la dernière étape consiste donc à déterminer la valeur financière des actifs
immatériels, qui se base sur le principe que pour créer de la valeur il faut la rencontre d’une offre
d’une demande. A partir de ce principe, les actifs sont classés en deux catégories : ceux qui sont
nécessaires à la conception de l’offre, donc des produits, et ceux qui représentent la demande et donc
fournissent le cash en contre partie des produits vendus : ce sont les clients.Cette méthodologie
permet de distinguer la performance et la pérennité de chaque pôle et de les valoriser distinctement.
En partant de ce principe de polarité, les méthodes financières utilisées pour valoriser les actifs
immatériels peuvent être rangées en deux catégories. :
Valeur de Création(V-CRE) : fondée sur l’idée que l’actif vaut ce qu’il a coûté ou ce que cela
coûterait de le reconstituer dans son état actuel.
V-CRE du capital humain=charge de travail d’un responsable du recrutement pour
recruter tous les salariés x salaire de la personne + honoraires de cabinet de recrutement +
dépenses de marketing RH (annonces…) +coût de la formation post-recrutement + coût de
la moindre performance d’un salarié à l’embauche ;
V-CRE du capital client=charge de travail des commerciaux pour recruter une clientèle
équivalente à celle d’aujourd’hui + coût marketing correspondant ;
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V-CRE du capital de savoir=charge de travail nécessaire à la reconstitution du capital
savoir (brevets, secrets de fabrication, plan, descriptifs des produits et services, procédures
opérationnelles, résultats de R&D,etc.)x salaires moyens correspondants (charges
comprises);
V-CRE du capital partenaire=coût de recrutement de tous les partenaires et fournisseurs
actuels ;
V-CRE du capital SI=coût de redéveloppement et de rachat de composants matériels et
logiciels du Système d’Information ;
V-CRE du capital organisationnel=coût de mise en place des éléments organisationnels
de l’entreprises ;
V-CRE du capital marque=coût historique ou coût de remplacement.
Valeur de Rendement (V-REND) : qui établit le rendement que l’actif peut générer sur la
durée de sa vie. Partant toujours du principe de polarité de l’offre et la demande, on distingue deux
valeurs de rendement à calculer :la valeur de Rendement des clients et la valeur de Rendement des
actifs de collecte :
La valeur de Rendement des clients : correspond à 100% de la valeur que ces clients vont
créer dans le futur. Elle peut se calculer en fonction de deux paramètres : La rentabilité
actuelle et le taux de fidélité. Si la fidélité est moins bonne, les flux futurs générés décroissent
plus vite.
La valeur de Rendement des Actifs de collecte : même méthode de calculs sauf que pour la
partie de cashs flow, on ne va pas prendre 100 % comme dans le calcul de la valeur de
Rendement des clients, mais on va multiplier par la contribution de chaque actif dans la
génération de cette rentabilité actuelle.
Finalement, la valeur de Rendement proposée par la méthode est la moyenne des deux valeurs de
Rendement (VR clients et VR des actifs de collecte).
Bien que l’objectif ultime soit de permettre une valorisation financière des actifs et, par extension,
des entreprises, il est prioritaire de débuter par une évaluation extra-financière des actifs. C’est une
question de bon sens : il ne viendrait pas à l’idée à l’acquéreur potentiel d’un appartement d’acheter
celui-ci au prix moyen du m2 d’un quartier (méthode des comparables) sans procéder en premier
lieu à une évaluation extra-financière : la rue est-elle bruyante ? L’appartement est-il bien
insonorisé ? Est-il bien isolé thermiquement ? L’ascenseur est-il assez spacieux pour monter des
objets encombrants jusqu’à l’étage ? La vue depuis la fenêtre du salon est-elle dégagée ?
L’établissement de la valeur du bien dépendra de tous ces éléments.
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-Une nature à la fois transverse et différenciée des actifs immatériels : qui contrôle la marque ? La
responsabilisation est difficile pour les entreprises et les institutions ;
-Une résistance au changement ;
-Une rare attention institutionnelle aux niveaux nationaux et internationaux.
Conclusion :
Pour bien conclure, l’approche par le Capital Immatériel est un concept novateur qui apporte un
nouvel éclairage complémentaire sur la valeur des entreprises, ce concept cherche à identifier les
richesses cachées de l’entreprise, soit tout ce qui lui permet de créer de la valeur et que l’on ne peut
déceler à la lecture de son bilan. Le capital immatériel est donc associé par définition à la différence
entre la valeur réelle, ou de marché, de l’entreprise et sa valeur comptable. Eccles (1999, p. 40)
souligne « On ne saurait trouver les principaux indicateurs de performance des entreprises dans les
seules données financières. Qualité, satisfaction des clients, innovation, part de marché : des
grandeurs de ce type reflètent mieux les conditions économiques et les perspectives de croissance
d’une entreprise que ses bénéfices publiés ».
Les méthodes d’évaluation du capital immatériel ne vont pas sans quelque difficulté. Une évaluation
précise n’est pas sans risque : une mesure peut ainsi nécessiter de comporter une part de subjectivité,
comme par exemple dans le rating des qualités et caractéristiques des actifs immatériels. Serait-il dès
lors illusoire de prétendre aboutir à un résultat scientifique sur la valeur des actifs immatériels ?
Il est parfois nécessaire de compléter des indicateurs objectifs (taux d’absentéisme, nombre de
contrats décrochés par un commercial, nombre de pannes annuel du système informatique etc.) par
une estimation (le management est bon/assez bon/mauvais ; ce commercial fait mieux que les autres
comptes tenus de ses clients ou non etc.). Lorsque le management a une approche consensuelle sur
la performance d’un actif, on peut considérer que ce constat donne une crédibilité à sa mesure
objective.
Valoriser une entreprise est un exercice difficile. Bilan, compte de résultat, annexes ne donnent
qu’une vision parcellaire de l’entreprise. La valorisation basée sur le capital immatériel offre à
l’évaluateur une nouvelle méthode qui complète celles qu’il utilise habituellement. Elle lui fournit
également des instruments d’analyse approfondie car, pour ne pas se limiter à la partie émergée de
l’iceberg, il faut savoir plonger au plus profond du processus de création de valeur.
L’évaluation des actifs immatériels devient un enjeu de premier plan en fusion-acquisition et va
devenir un réel domaine de recherche et d’approfondissement méthodologique. En effet, pour
l’instant, en dehors de l’évaluation des marques et des brevets, les méthodes de mesure sont rares et,
pour celles qui existent, n’ont pas encore été éprouvées sur un grand nombre de cas.
Quels challenges face à nous sur l’immatériel ? L’établissement d’une norme, d’un référentiel. Il faut
définir des principes admis, des standards. Ensuite il faut un consensus sur les processus de mesure
(ex : comment mesure le nombre de collaborateurs d’une entreprise ? de clients ?). Il faut également
définir une gouvernance : qui est responsable de l’information ? Qui garantit sa qualité ? Qui réalise
l’audit ? Enfin, il faudra définir le degré de transparence que l’on veut donner à l’information : est-ce
une option ? Est-ce une obligation ? Si oui, pour qui ?
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