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Analyse Financiere

Ce document présente un cours sur l'analyse financière, abordant les objectifs, les sources de données, l'évaluation des éléments de patrimoine et les méthodes d'analyse. Il se concentre sur l'importance de comprendre les états financiers, les informations sectorielles et générales pour évaluer la santé financière d'une entreprise. Les méthodes d'évaluation incluent la valeur d'entrée normale, la valeur actuelle et la valeur réévaluée.

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Analyse Financiere

Ce document présente un cours sur l'analyse financière, abordant les objectifs, les sources de données, l'évaluation des éléments de patrimoine et les méthodes d'analyse. Il se concentre sur l'importance de comprendre les états financiers, les informations sectorielles et générales pour évaluer la santé financière d'une entreprise. Les méthodes d'évaluation incluent la valeur d'entrée normale, la valeur actuelle et la valeur réévaluée.

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Page |1

PLANNING DU COURS

0. INTRODUCTION
0.1. OBJET DE L’ANALYSE FINANCIERE
0.2. OBJECTIFS DU COURS
CHAP I : SOURCES DES DONNEES DE L’AF
I.1. LES INFORMATIONS GENERALES
I.2. LES INFORMATIONS SUR LE SECTEUR
I.3. LES INFORMATIONS CONCERNANT L’Ese
CHAP II : EVALUATION DES ELEMENTS DE PATRIMOINE DE L’Ese
ET DU PATRIMOINE
II.1. GENERALITES
II.2. METHODES D’EVALUATION DES ELEMENTS DU PATRIMOINE
CHAP III : MISE EN ŒUVRE DE L’AF PAR LES MASSES
FINANCIERES
III.1.1. MASSES FINANCIERES DANS LE DOMAINE DU PATRIMOINE
III.1.2. MASSES FINANCIERES DANS LE DOMAINE DE L’ACTIVITE
III.1.3. MASSES FINANCIERES D’EQUILIBRE
III.2. ANALYSE DE LA STRUCTURE FINANCIERE
III.2.1. CONTENUS ET REGLES
III.2.2. INDICATEURS D’APPRECIATION
CHAP IV : ANALYSE DYNAMIQUE & METHODES DE RATIOS
IV.1. NOTIONS
IV.2. TECHNIQUE DE LA BALANCE DE MUTATIONS DE VALEURS
IV.2.1. PRINCIPES DE L’ELABORATION DE LA BMV
IV.2.2. PRESENTATION DE LA BMV
IV.3. ELABORATION DU BILAN FINANCIER
IV.4. METHODES DES RATIOS
IV.4.1. DEFINITIONS ET PREALABLES
IV.4.2. TYPOLOGIE DES RATIOS
CHAP V : EFFET DE LEVIER ET TABLEAU DE BORD
V.1. NOTIONS
V.2. EFFET DE LEVIER
V.3. TABLEAU DE BORD
Page |2

0. INTRODUCTION
0.1. OBJET DE L’ANALYSE FINANCIERE

L’analyse financière ou encore diagnostic financier a pour objet de


poser un diagnostic sur la situation financière d’une entreprise.

Au D.F son but consiste à interpréter des états financiers (Bilan,


compte de résultat, TFT) et à formuler un jugement de valeur sur la
santé financière d’une entreprise et à partir de là préparer une
décision à prendre.

En effet, un analyste financier est celui qui, à partir des états


financiers d’une entreprise et des diverses infos disponible la
concernant à la portée de sa main doit pouvoir apporter un jugement
de valeur sur la santé financière de celui-ci, suggère les solutions
susceptibles d’améliorer ses performances et de déterminer le
décideur à agir ou à ne pas agir.

Cependant, si traditionnellement l’analyse porte sur les facteurs


comptables de plus en plus par contre les analystes financiers
apportent de l’importance aux facteurs non comptables qui d’une part
traduisent l’influence sur l’entreprise de l’environnement dans lequel
elle évolue et d’autre part mettre en exergue sa spécificité en tant
qu’entité autonome.

C’est donc, sous cette double dimension de l’A.F qu’il faut comprendre
le contenu du présent cours.

0.2. OBJECTIFS DU COURS

L’objectif de ce cours est donc de rendre les étudiants qui auront la


suivi ce cours d’être capable de porter un jugement sua la situation
financière d’une entreprise et de le motiver. C’est l’objectif général de
ce cours, mais pour y arriver les objectifs intermédiaires ou les sous
objectifs doivent être maîtrisés à savoir :

 Apprendre à lire et à comprendre les documents comptables de


base qui constituent les outils de travail pour l’analyste il s’agit
ici d’étudier le principe d’élaboration et de présentation des
documents de synthèse ainsi que la description de leur contenu.

A ce niveau le Professeur KINZONZI affirme que l’analyste a besoin en


1er lieu d’appréhender dans sa totalité et dans ses composantes la
situation comptable de l’entreprise exprimée par le bilan complétée et
prolongée par le tableau de financement et le tableau économico fiscal
et financier (TEFF).
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 Apprendre à analyser les documents de synthèse comptable


dont notamment le bilan et compte de résultat grâce à
l’utilisation de certaines techniques d’analyse financière devant
permettre à l’analyste de prendre et de fonder son jugement.

CHAP I : SOURCES DES DONNEES DE L’ANALYSE FINANCIERE

Pour une bonne A.F, l’analyse des financiers doit disposer d’une
gamme importante d’information ou des données, il ne doit pas
seulement se limiter aux seuls états financiers de l’entreprise, il doit
disposer en principe de 3 types des données ou d’infos d’A.F :

 Données ou infos à caractère général ;


 Données ou infos sur les secteurs ;
 Données ou infos concernant l’entreprise.

I.1. LES DONNEES OU INFORMATION A CARACTERE GENERAL

L’analyse des financiers doit avant tout disposer des infos générales
concernant la conjoncture économique, l’environnement de
l’entreprise et le retournement de conjoncture économique car la
conjoncture économique tout comme l’environnement a toujours une
influence négative ou positive selon le cas sur les activités ainsi que
les bénéfices de l’entreprise.

Ainsi, lorsque la conjoncture économique est favorable, les activités et


les bénéfices des entreprises tendent à s’accroître dans le cas
contraire c’est-à-dire en cas d’une baisse de la conjoncture
économique les activités et les bénéfices tendent s’amenuiser.

Les informations à caractère général concernant la situation


économique du pays peuvent provenir :

- Des rapports de la banque centrale du Congo (BCC) ;


- Des bulletins des ministères et des banques ;
- Des revues de la conjoncture économique nationale et
internationale et
- De la presse économico –financière

Exemple : les pages d’infos écques et financières des journaux locaux


et étrangers, les publications de l’IRES (Institut des Recherches pour
les études économiques et des sciences sociales), les publications de
l’INS, PNUD, BIRD, BAD, FMI…
Page |4

I.2. INFORMATIONS SUR LE SECTEUR

L’Analyse des financiers doit nécessairement réunir les infos sur le


secteur d’activité dans lequel évolue l’Ese étudiée car l’évolution ou la
croissance d’une Ese résulte de son activité et celle-ci est
caractéristique du secteur auquel il appartient l’analyse du financier
ne doit pas ignorer l’importance du secteur d’activité de l’Ese étudiée
dans l’économie nationale.

Ces infos peuvent provenir :

- Des rapports de la BCC ;


- Des diverses publications de l’IRES et de l’INS et
- Des diverses publications et rapports des ministères.

1.3. INFORMATIONS CONCERNANT L’ENTREPRISE

Pour mener à bien une AF, on doit disposer enfin et surtout les infos
financières sur l’Ese étudiée. Des telles infos sont généralement
consignées dans le rapport de gestion des comptes, le projet des
décisions de répartition des bénéfices et dans le tableau de synthèse.
L’analyse des financiers doit enfin disposer les infos concernant la
part du marché de l’Ese, sa politique commerciale et de financement,
ses perspectives écques à C, M et LT. Parlant particulièrement des
tableaux de synthèse, il sied de rappeler que le SYSCOHADA prévoit
quatre tableaux :

- Le bilan ou l’état de la situation financière;


- Le compte de résultat ou l’état du résultat global ;
- Le tableau de flux de trésorerie et
- Les notes annexes.

I.3.1. LE BILAN

Le bilan désigne un document de synthèse qui traduit la situation


patrimoniale d’une Ese à un moment donné. C’est un tableau
synoptique qui présente la situation financière d’une entité à une date
donnée.

Il y a plusieurs sortes de bilans mais celui qui nous intéresse nous


c’est le bilan financier.

Le bilan financier est celui établit après répartition du résultat et


après certaines corrections du bilan comptable.

Il est utilisé surtout pour faire le DF. Se faisant, on peut avoir un


bilan condensé ou un bilan synthétique.
Page |5

Un bilan condensé donne 3 rubriques à l’actif et 3 rubriques au


passif :

BILAN
ACTIF PASSIF
Cycle d’investissement ACTIF IMMOBILISE RESSOURCES
Cycle d’exploitation ACTIF CIRCULANT DURABLES
Cycle de trésorerie TRESORERIE-ACTIF PASSIF CIRCULANT
TRESORERIE-PASSIF

Et le bilan synthétique est celui qui représente 2 rubriques à l’actif et


au passif.

ACTIF BILAN PASSIF

AI CP

AC PC

I.3.2. LE COMPTE DU RESULTAT

C’est un tableau qui permet la détermination par palier jusqu’à la


détermination du résultat final. Il est établi généralement à la fin de
l’exercice comptable à partir des données provenant de la balance
définitive ou balance après inventaire. Le compte de résultat permet
d’apprécier l’activité de l’Ese au cours d’un exercice comptable donné.

I.3.3. TABLEAU DE FLUX DE TRESORERIE

Voir le petit fascicule

CHAP II : EVALUATION DES ELEMENTS DU PATRIMOINE DE


L’ENTREPRISE ET DU PATRIMOINE

II.1. GENERALITES

Evaluer c’est apprécier la valeur d’un bien quelconque, d’une entité


donnée (Ese, ONGD, parti politique) dans le cadre d’une opération
projetée comme la cession, l’acquisition, le partage, la fusion et
l’absorption.
Page |6

En cas d’une telle opération, il se pose généralement à l’AF un


problème de la valeur de référence qui puisse le mettre avec les
spécialistes d’autres disciplines intéressées.

Entre la valeur d’origine réévaluée, la valeur de remplacement, la


valeur de liquidation l’AF n’a que l’embarras de choix. Pour lever toute
équivoque les plans comptables de la plupart de pays ont arrêté les
règles, les principes et les méthodes d’évaluation qui puissent
permettre de déterminer la véritable valeur écque d’un élément du
patrimoine de l’Ese et de l’Ese toute entière.

II.2. METHODES D’EVALUATION DES ELEMENTS DU


PATRIMOINE

La valeur écque réelle d’une Ese peut s’exprimer de 3 manières ou


selon 3 méthodes distinctes à savoir :

- La méthode de la valeur d’entrée normale VEN ;


- La méthode de la valeur actuelle et
- La méthode de la valeur réévaluée.

II.2.1. La méthode de la valeur d’entrée normale VEN

La VEN d’un bien dans le patrimoine de l’Ese est sa contre valeur en


numéraire ou en nature que l’entrepreneur a consenti pour l’acquérir
ou le créer. Les modalités d’application de la VEN dans le patrimoine
d’une Ese varie selon le mode d’obtention (acquisition ou production)
ou le mode de règlement ou de financement (paiement comptant ou
différé, financement sur FP ou FE).

NB : la VEN acquis est égale à la valeur d’acquisition du principal


augmentée des FA diminuée des réductions commerciales obtenues
hors facture.

VEN = PA+FA- R3

La VEN d’un bien produit par l’Ese pour elle-même est égale à son
coût réel de production c'est-à-dire au coût d’achat des matières
premières et fournitures augmenté des charges et pertes directes et
indirectes de la production.

Ces charges et pertes comprennent le coût de financement, les fris


interbancaires de financement (intérêts payés au propriétaire du
capital) et rémunération de l’entrepreneur ou de la main d’œuvre au
cours de la période de la production.
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VEN = CAMPU + CHARGES DIRECTES+CHARGES INDIRECTES

CAMPU = CAMPA + SIMP – SFMP

VEN ou CPPFF = CAMPU + CHARGES DIRECTES + CHARGES


INDIRECTES DE PRODUCTION

EX1 : L’entreprise NICOLE a acheté une machine sophistiquée pour


améliorer sa productivité au cours de l’exercice prochain. La dite
acquisition a nécessité un emprunt de 200.000$ remboursable dans
5ans, au taux de 10% l’an. En outre, elle a engagé les dépenses
suivantes pour l’acheminement de la machine frais de transport 500
$, manutention 400 $. A cela il faut signaler qu’elle bénéficie d’une
ristourne de 2000$.

T.D : Déterminez la VEN de cet élément dans le patrimoine de


l’entreprise NICOLE.

SOLUTION

Données

Emprunt = 200.000 ; n = 5 ans ; taux = 10% ; Transport = 500 ;


manutention = 400

i = c x t x n = 200.000 x 10 x 5 = 100.000
100 100

PA = (200.000 + 100.000) = 300.000


VEN = 300.000 + 900 – 2000 = 298.900

EX2 : L’entreprise DOLY a fabriqué au début de l’année pour elle-


même un hangar en tuiles. Les tôles, planches et clous nécessaires
ont coûté 400.000$, somme empruntée de moitié auprès d’un bailleur
des fonds avec un intérêt de 20% l’an. Remboursable dans 6 mois.
Elle a dépensé pour sa fabrication 50.000 comme main d’œuvre des
menuisiers et ajusteurs. Quelle est la VEN de cet hangar ?

SOLUTION

Données

Coût d’achat MP = 400.000$ ; emprunt = 200.000 ; i = 20% ; n = 6


mois ; main d’œuvre = 50.000

i = c x t x n = 200.000 x 20 x 6 = 20.000
100 x 12 1200

VEN = 400.000 + 20.000 + 50.000 = 470.000


La VEN d’un bien acquis à titre gratuit est égale à sa valeur vénale.
Page |8

N.B : En A.F, on voit ce qu’on a dépensé réellement.

II.2.2. La méthode de la valeur actuelle

La valeur actuelle d’un élément du patrimoine de l’entreprise à un mot


donné est sa valeur à cette date et dans l’état où il se trouve.

Pour les créances et les dettes, la valeur actuelle est égale à leur
montant actualisé à cette date en appliquant un taux d’actualisation.

V. act = Vo (1 + i)n

Où i = taux d’actualisation

Va = valeur actuelle

Vo = valeur d’origine et n = temps

Pour les immobilisations : la valeur actuelle est égale à sa valeur


d’usage ou valeur de remplacement ou encore valeur marchande.

Pour les stocks : ils sont actualisés à leur coût d’achat ou à leur coût
réel de production à la date indiquée (date de l’évaluation).

Quant aux fonds propres : ils restent inchangés ou immuable ou ne


les actualise pas quelque soit les circonstances.

Il est à noter que tout élément dont la valeur est indexiez à une
monnaie étrangère (monnaie forte) sera évalué selon la méthode de la
valeur actuelle servant le cours d’échange du jour de l’évaluation ou
suivant le cours d’échange moyen du dernier mois. Il en est ainsi des
dettes et créance indexées au taux d’échange d’une monnaie
étrangère.

Pour les titres de patrimoine : la valeur actuelle est égale à la valeur


estimée au niveau de l’actif par action dans le bilan de la société
émettrice et pour les titres autres que des participations on utilise
toute autre méthode jugée la meilleure possible.

EX : Méthode de la valeur boursière, la méthode de la valeur de


négociation.

II.2.3. Méthode de la valeur réévaluée

La valeur réévaluée c’est la VEN de l’élément du patrimoine multipliée


par un coefficient de conversion en vue de corriger sa valeur en termes
de dépréciation monétaire pour l’adapter à la valeur réel ou au pouvoir
d’achat de la monnaie.
Page |9

N.B : Le coefficient de réévaluation est fixé chaque année par le


ministère des finances.

A cet effet, on doit disposer d’un coefficient de conversion ou de


réévaluation pour transformer le coût historique des différents
éléments du patrimoine en un montant exprimé en terme du pouvoir
d’achat à la date d’établissement des concepts.

Pour une application de cette méthode on doit distinguer les actifs et


les passifs monétaires des postes non monétaires du bilan.

N.B : La différence entre actif monétaire (on voit les liquidités) et l’actif
non monétaire on voit les biens en nature évaluable en monnaie.

Les 1èrs restent invariable en terme d’unité monétaire quelles que


soient les variations du pouvoir d’achat de l’unité monétaire (52, 57).

EX : Quelque soit l’inflation dans un pays on évalue l’entreprise on ne


peut changer le montant des comptes 52, 57 et 40. A vrai dire de tels
comptes se soldent par une perte en termes de pouvoir d’achat en cas
d’inflation. Quant aux pertes non monétaires du bilan par exemple,
les valeurs immobilisés, ils font l’objet d’une réévaluation en cas
d’inflation pour avoir des valeurs réajustées.

Parlant particulièrement de la réévaluation des immobilisations il


existe 2 méthodes à ce sujet :

- La méthode de la valeur nette et


- La méthode de complément des valeurs.

Ces 2 méthodes permettent de déterminer la plus-value de


réévaluation. La réévaluation c’est pour connaître la vrai valeur de
l’élément à la date concernée.

A. La méthode de la valeur nette

Selon cette méthode, la plus-value de réévaluation est la différence


entre les valeurs nettes avant et après la réévaluation.

EX : Un matériel acquis à 800.000FC somme des amortissements des


annuités 100.000. Déterminez la plus-value de réévaluation si le
coefficient publié par le ministère des finances est de 2,5.

Plus-value de réévaluation (PVR) = Valeur Net après Réév – Valeur


Nette avant rééval, = Vo – somme d’annuité

800.000 – 100.000 = 700.000 (i)


P a g e | 10

Réévaluons : Vo réévaluée = 800.000 x 2,5 = 2.000.000 (1)

Sommes annuités réévaluées = 100.000 x 2,5 = 250.000 (2)

(i) Valeur nette après réévaluation est égale (1) – (2) = 1.750.000
(i).

Plus-value de réévaluation = ï – i ou 1.750.000 – 700.000 = 1.050.000

B. Méthode de complément des valeurs

Elle est la plus significative sur le plan comptable par rapport à la 1ère,
car elle traduit plus fidèlement le sens de la réévaluation en ce qu’elle
donne les composantes de l’écriture dans le journal.

Selon cette méthode, la plus-value de la réévaluation est la différence


entre l’accroissement des valeurs entre le complément valeur
d’amortissent et complexe valeur d’origine.

EX : Même exemple que ci-haut.

PVR = Complément valeur d’origine – complément valeur


d’amortissement.

1) Complément valeur d’origine = Vo réévaluée Vo

→ (800.000 x 2,5) – (800.000) = 2.000.000 – 800.000 = 1.200.000

2) Complément valeur d’amortissement =


∑ 𝑎𝑛𝑛𝑢𝑖𝑡é 𝑑′ 𝑎𝑚𝑜𝑟𝑡𝑖𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑟éé𝑣𝑎𝑙𝑢é𝑒 - ∑ 𝑎𝑛𝑛𝑢𝑖𝑡é 𝑑 ′ 𝑎𝑚𝑜𝑟𝑡𝑖𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 =
complément valeur d’amortissement.

→ (100.00 x 2,5) – 100.000 = 250.000 – 100.000 = 150.000

PVR = (1) – (2) = 1.200.000 – 150.000 = 1.050.000

Journalisation

24.5 Mat de transport 1.200.000


14.0 À plus-value de réév. 1.050.000
28 Amortissement 150.000
Réévaluation
P a g e | 11

II.3. METHODES D’EVALUATION DU PATRIMOINE DE


L’ENTREPRISE

Pour évaluer l’ensemble du patrimoine de l’entreprise, l’analyste


financier dispose des plusieurs méthodes. Les méthodes les plus
utilisés sont les suivantes :

- La méthode dite indirecte ;


- La méthode de la valeur mathématique ou intrinsèque ;
- La méthode de la valeur financière ou de rendement et
- La méthode de cash- flow.

II.3.1. Méthodes indirectes

Elles déterminent la valeur de l’entreprise grand (V) à partir de sa


valeur de rendement et de sa valeur substantielle (valeur active après
réévaluation).

V=R+S Or R = B x 100
2 t
où V = c’est la valeur de l’entreprise
R = valeur de rendement

S = valeur substantielle ou valeur active après réévaluation

B = bénéfice futur ou réévalué

t = taux de capitalisation exprimé en %

EX : Une entreprise dont le total de son actif après réévaluation s’élève


à 16.000.000 estimes sur bénéfices futur à 1.500.000 pour la période
qui lui reste avant la fin de sa vie avec un taux de capitalisation de
10%.

T.D : Déterminez sa valeur globale.

SOLUTION
𝑅+𝑆 𝐵 𝑥 100 1.500.000 𝑥 100
V= R= = = 1.500.000
2 𝑡 10

II.3.2. Méthode de la valeur mathématique ou intrinsèque

Elle se subdivise en 2 variantes à savoir :

- La méthode mathématique comptable


- La méthode de la valeur comptable corrigée.
P a g e | 12

1°) L a méthode mathématique comptable

Déterminer la valeur de l’entreprise à partir de la situation nette


comptable de son bilan en faisant la différence entre les ressources
totales de l’entreprise et celle qui appartiennent aux tiers ou autrui.

V = Resources totales – dettes (capitaux étrangers ou emprunts)

2°) Méthode de la valeur comptable corrigée

Rectifie la situation nette pour la rendre correcte du point de vue


comptable. Elle décèle à cet effet des réserves occultes c'est-à-dire
cachées en cas de dissimulation par sous-estimation de l’actif ou par
surestimation du passif. Quand bien même l’intention de cacher les
réserves n’y est pas dans le chef des gestionnaires de l’Ese, l’analyste
financier doit tenir de l’incidence des réserves latentes (réserves en
puissance, qu’on n’a pas encore constitué donc réserves en devenir)
sur la situation nette, il en est de même des cas de la surestimation
de la situation nette à la suite des risques des créances douteuses non
provisionnées.

NB : Pour découvrir les réserves occultes il faut faire l’inventaire extra-


comptable. Il est à remarquer que les réserves occultes n’apparaissent
pas au bilan.

III.3.3. METHODE DE LA VALEUR FINANCIERE

La méthode de la valeur financière, autrement appelée méthode du


rendement ou du cash – flow.

Selon cette méthode la valeur de l’Ese est déterminée sur base des
dividendes moyens distribués au cours des exercices qui ont précédé
le moment de la détermination de la valeur. La 2ème méthode, celle du
cash-flow détermine la valeur d’une Ese en considérant son cash-flow
brut ou net. Le terme anglais cash-flow peut se traduire en français
comme flux de trésorerie ou d’argent liquide. Il sert souvent à évaluer
les sources disponibles dans l’Ese pour autofinancer et fournir la
limite maximum de celui-ci.

APPLICATION N°1

Le 1er Janvier 2023 une société a été constituée par les associés
PATRICK et DOLY, Mr PATRICK a apporté un immeuble évalué à
600.000FC et les fonds versés dans le compte bancaire 200.000FC, il
faut signaler que le précité a une dette de 100.000 remboursable dans
6 mois, Mr DOLY a apporté un mobilier estimé à 400.000 des
marchandises 200.000 et un emprunt de 150.000 remboursable dans
18 mois.
P a g e | 13

T.D : Dressez le bilan d’ouverture et déterminez sa valeur économique


suivant la méthode mathématique comptable.

SOLUTION

ACTIF BILAN D’OUV. PASSIF

V.I R.S et D.A


23.2 Immeuble 600.000 10 Capital 1.550.000
24.4 Mat. Mob 400.000 17 Dette de loc. Acq. 150.000
Actif Circulant Passif circulant
31 Marchandise 200.000 50 Titre de plac. 100.000
41 Client 150.000
52 Banque 200.000
57 Caisse 250.000

1.800.000 1.800.000

Cap. Propres = total actif – passif exigible = 1.800.000 – 250.000 =


1.550.000

Valeur économique = ressources totales – dettes = 1.800.000 –


250.000 = 1.550.000

APPLICATION2

Voici les éléments suivants du patrimoine de l’entreprise à la fin de


l’exercice comptable 2023.

- Valeur immobilisé 1.000.000 ;


- Stock en magasin 400.000 ;
- Créance sur clients 200.000 ;
- Somme en banque 200.000 ;
- Somme en caisse 400.000 ;
- Emprunt à long terme 250.000 ;
- Dettes envers fournisseur 150.000 ;
- Capital social 1.400.000 et
- Un résultat dont le montant est à déterminer.

T.D : Dressez le bilan et calculez la valeur économique de l’entreprise.

Calculez la valeur économique de l’entreprise en tenant compte des


précisions ci-après faites par l’analyste financier. Après consultation
du projet de répartition des bénéfices 40% de celui-ci doit distribuée
au propriétaire du capital. Il faut signalement également la détection
des réserves occulte qui ont grevé inutilement le bénéfice de 50.000 et
qui doit être réintégrée dans la caisse.
P a g e | 14

SOLUTION

ACTIF BILAN D’OUV. PASSIF

V.I R.S et D.A


23.2 Immeuble 100.000 10 Capital 1.400.000
Actif Circulant 13 Résultat net d’ex 150.000
31 Marchandise 400.000 16 Emprunt et D.A 250.000
41 Client 200.000 Passif circulant
52 Banque 200.000 40 Fsseur et C.R 150.000
57 Caisse 400.000

2.200.000
2.200.000

1) Valeur écque = ressources totales – cap. Empruntés = 2.200.000


– 400.000 = 1.800.000 = 1.800.000 – 1.400.000 = 400.000
résultat
450.000 180.000
2) Résultat bénéficiaiire = 400.000 + 50.000 = 100 = 100 = 44.7

40% à distribuer = 180.000

60% à conserves = 270.000

ACTIF BILAN D’OUV. PASSIF

V.I R.S et D.A


23.2 Immeuble 100.000 10.1 Cap. Soc. 1.400.000
Actif Circulant 11 Reserve 270.000
31 Marchandise 400.000 16 Emprunt et D.A 250.000
41 Client 200.000 Passif circulant
52 Banque 200.000 40 Fsseur et C.R 150.000
57 Caisse 450.000 46.2 Ass. LD/[Link] 180.000

2.250.000

2.250.000

Valeur écque = ressources totales – cap. Empruntés = 2.250.000 –


580.000 = 1.670.000
P a g e | 15

APPLICATION3

Voici les éléments suivants du patrimoine :

- Mobilier 400.000
- Matériel roulant 400.000
- Terrain 1.000.000
- Stock marchandises 600.000
- Effet à payer 300.000
- Emprunt à M.T 200.000
- Capital social 1.000.000

Il est à noter par ailleurs qu’une partie des emprunts à M.T arrive à
l’échéance dans 2 mois à savoir la moitié.

En plus les réserves occultes détectées s’élèvent à 200.000 sommes


qui doit être réintégrée dans le compte bancaire et que les bénéfices à
conserver au titre des réserves représente 30% du résultat.

T.D : 1) Dressez le bilan et déterminez la valeur économique de


l’entreprise ;

2) Justifiez le choix de la méthode que vous avez utilisé.

CHAP III : LA MISE EN ŒUVRE DE L’ANALYSE FINANCIERE PAR


LES MASSES FINANCIERES

III.1. RAPPEL

Pour bien mener une analyse financière, l’analyste financier dispose


des plusieurs masses financiers tout de le domaine du patrimoine que
dans le domaine d’activité. A cela il faut ajouter les masses financières
d’équilibre.

III.1.1. MASSES FINANCIERES DANS LE DOMAINE DU


PATRIMONE

En parlant du domaine du patrimoine de l’entreprise on se réfère plus


au bilan, c’est donc celui-ci qui présente la situation patrimoniale de
l’entreprise à un moment donné (analyse statistique = ici on se réfère
à plusieurs bilan ou document de synthèses).

Pour une analyse dynamique, on doit aligner plusieurs bilans


successifs pour apprécier entre autre l’évolution de la situation
patrimoniale de l’entreprise. Ainsi, les principales masses financières
au niveau du bilan sont :

- Fonds propres : qui comprend le capital et le prolongement du


capital, on peut aussi les appelés capitaux propres. (1)

Capitaux propres = (cptes 10 + 11 + 12 + 13.00 +14) – 47.3


P a g e | 16

- Capitaux étrangers ou emprunts ou exigibles (DLT, DMT & DCT)


(2)
- Capitaux permanents = (1) + (2) – DCT ou 2 – DCT
- L’actif immobilisé net = V.I brute – amortissement
- L’actif circulant (V.E, V.R, V.D)

III.1.2. MASSES FINANCIERES DANS LE DOMAINE DE L’ACTIVITE

En parlant du domaine de l’activité de l’entreprise on se réfère plus au


Compte de Résultat, à ce niveau les masses financières les plus
significatives sont :

 La marge commerciale

MC = Vente des marchandises – Achat des marchandises ± variation


des stocks des marchandises
13.2 = 701-601 ± 6031

 La Valeur ajoutée
- La valeur ajoutée : c’est une richesse créée par l’entreprise
lorsqu’elle est positive. Dans ce cas elle indique ce que
l’entreprise a ajouté par son activité dans le circuit économique.
Elle permet la rémunération des facteurs de production, la V.A
peut être calculée de 2 manières :

En mode soustractif :

a) Dans une entité commerciale :

VA = MC + Autres produits d’exploitations – consommations des B&S


13.3 = 13.2+(707+71+75+78.1)–(604+605+608+6033+61+62+63+64+65)

b) Dans une entité industrielle :

VA = Production – consommations des B&S


13.3 = (702+703+704+705+706+707+73+72+71+75+781)-
(602+6032+604+605+608+6033+61+62+63+64+65)

En mode additif :

Que ça soit dans l’entité commerciale ou entité industrielle, la VA par


addition égale :

VA = Consommations internes + RAO+Eléments supplétifs


13.3 = (66+67+68+69)+(13.7)+(97.2)

Hormis les deux ci-haut cités, les autres soldes intermédiaires de


gestion sont :
P a g e | 17

 EXCEDENT BRUT D’EXPLOITATION (EBE)

EBE = VA – CHARGE DU PERSONNEL


13.4 = 13.3 - 66

 RESULTATS D’EXPLOITATION (RE)

RE = (EBE+791+798+799)-(681+691)
13.5 = 13.4 +791+798+799-681+691

 RSULTATS FINANCIERS (RF)

RF ou 13.6 = (77+797+787)-(67+687+697)

 RESULTATS DES ACTIVITES ORDINAIRES (RAO)

RAO = RE + RF
13.7 = 13.5 + 13.6

 RESULTATS HORS ACTIVITE ORDINAIRES (RHAO)

RHAO = Produits hors activités ordinaries – charges hors activités ordinaries


13.8 = (82+84+86+88) – (81+83+85)

 RESULTAT NET (RN)

RN = RAO+ RHAO – (Participation des travailleurs + impôt sur le résultat)


13.1 ou 13.9 = (13.7+13.8)-(87+89)

N.B : Le résultat net est :

 13.1 dans le cas d’un bénéfice et


 13.9 dans le cas d’une perte

APPLICATION

Les établissements MUNKO FILS présentent les renseignements ci –


après :

- Impôts et taxes 370.000FC


- Transport 325.000FC
- Achat des marchandises 16.580.000FC
- Variation des stocks marchandises 3.245.000FC
- Vente des marchandises 22.160.000FC
- Autres achats et services consignés 234.000FC
- Produits accessoires 1.985.000FC
P a g e | 18

- Subvention d’exploitation 2.428.000FC


- Charge du personnel 2.215.000FC
- Dotation aux amortissements d’exploitation 840.000FC
- Transferts des charges 167.000FC
- Frais financiers 958.000FC
- Produits financiers 2.422.000FC
- Dotation aux provisions et aux dépréciations financières
115.400FC
- Vente du vieux camion 8.945.500
- Réparation de ce camion avant vente 255.600FC
- Participation des travailleurs 675.800FC
- Impôts sur le résultat 30%
- Autres charges 410.000FC

T.D : Dégagez les différents résultats

- Excédent brut d’exploitation


- Résultat d’exploitation
- Résultat financier
- RAO
- RHAO
- RN de cet ETS

RESOLUTION

a) EBE (134) = VA (133) – charge du personnel (66)

VA = [(MC, MC/PR + produit acces. + Subvention d’exploitation +


Autres produits] - [(Autres achats et services consignés + transport +
services externe + impôts et taxes + autres charges)]

MC = (Vente des marchandises) - [achat Mses ± variation des stocks


Mses] = (22.160.000) - [16.580.000 + 3.245.000] = 22.160.000 –
19.825.000 = 2.335.000=

VA = [2.335.000 + 1.985.000 + 2.428.000] - [237.000 + 325.000 +


370.000 + 410.000] = 6.748.000 - 1.339.000 = 5.409.000FC

EBE = 5.409.000 – 2.215.000 = 3.194.000FC

b) R.E (135) = [EBE+Transf. De charge d’expl+repris de provision


d’expl. + Reprises d’amortissement d’exploitation] - [dotation
aux amortissements d’exploitation + dotat. Aux prov. D’exploit]

R.E = [3.194.000+167.000] – 845.000 = 3.361.000- 845.000 =

R.E = 2.516.000FC

c) R.F (136) = [revenu financier+transfert de charge fin+ reprises de


charge de provision financière] - [frais financiers+dotation aux
amortissements+ dotation aux provisions financières]

R.F = (2.422.000) – (958.000+115.400) 2.422.000-1.073.400=


P a g e | 19

R.F = 1.348.600FC

d) RAO (137) = RE +RF = 2.516.000 + 1348600=

RAO = 3.864.600FC

e) RHAO (138) = [produit de cess. d’immobilisation+produit


HAO+Repris HAO+subvention d’equil] - [charge HAO+valeur
comptables+dotation HAO]

RHAO = 8.943.500 – 255.600 =

RHAO = 8.687.900FC

f) RN (139) = [RAO (137) + RHAO (138)] - [participation des travailleurs


+ impôts sur le résultat (89)]

RN = [3.864.600+8.687.900] - [675.800+3.765.750] =

12.552.500-4.441.550 = 8.110.950FC

Impôts = 30% = 0,3 = (3.864.600 + 8.687.900)0,3

APPLICATION2

Souciez de connaitre le résultat de son activité économique l’ETS


SAVLO livre les informations suivants :

- Vente de savons 42.865.000FC


- Achats de M.P 11.246.000FC
- Variations de stocks M.P -4.718.600FC
- Autres produits 3.368.700FC
- Autres achats et services consigné 5.231.500
- Impôts et taxes 5% de vente savons
- Charge du personnel 4.213.000FC
- Reprises des amortissements d’exploitation 3.987.500FC
- Transferts de charges d’exploitation 1.876.400FC
- Dotation aux provisions d’exploitation 2.846.200FC
- Dotation aux amortissements d’exploitation 2.468.800FC
- Charges financières 2.895.000FC
- Revenus financiers 5.988.900FC
- Dotation aux amortissements financiers 1.465.300FC
- Vente d’une moto 1.150.000FC
- Réparer à 125.000FC (moto)
- Participation des travailleurs 2.230.000FC
- Impôt sur le résultat 12%

T.D : Calculez : VA ; EBE ; RE ; RF ; RAO ; RHAO ; RN.


P a g e | 20

III.1.3. LES MASSES FINANCIERES D’EQUILIBRE

Les masses financières d’équilibre les plus importantes qui doivent


être calculées lors d’une analyse financière efficace sont :

- Le fonds de roulement (FR)


- Les besoins en fonds de roulement (BFR)
- La trésorerie.
A) LE FONDS DE ROULEMENT

C’est une marge de sécurité secrétée par le supplément des capitaux


permanents sur les valeurs immobilisées. En d’autre terme, c’est
l’excédent des ressources durables sur les emplois stables.

B) LES BESOINS EN FONDS DE ROULEMENT

Désignent les besoins de l’exploitation réelle de l’entreprise. Il s’agit de


la différence entre les besoins cycliques et les ressources cycliques de
l’entreprise.

BFR = Besoins cycliques – Ressources cycliques

- Ressources cycliques ce sont des dettes à court terme


- Besoins cycliques ce sont les emplois cycliques dans une large
mesure.

Mais en pratique, le calcul du BFR s’effectue de la manière suivante :

(1) Additionner les postes suivants de l’actif circulant = stock +


clients + effet à recevoir + débiteurs divers + comptes de
régularisation active = besoins cycliques
(2) Additionner les postes suivants des dettes à court terme =
fournisseurs + effet à payer + créditeurs divers + comptes de
régularisation passive ce sont des ressources cycliques.

Très important : A noter que n’entrez pas dans le calcul du BFR les
comptes financières du bilan càd en actif les comptes 52 et 57 et au
passif le découvert bancaire. Il y a découvert bancaire lorsque le 46.2
présente un solde débiteur (donc l’entreprise doit à la banque).

C) LA TRESORERIE

Comme nous l’avons dit le RF est un élément de sécurité financière


d’une entreprise. Mais il n’est pas suffisamment seul de confirmer
toute la garantie de la sécurité financière de l’entreprise. C’est
pourquoi il faut lui joindre la notion de trésorerie qui constitue un
élément de sécurité financière pour l’entreprise.

La trésorerie est précaire lorsqu’elle insuffisante c’est-à-dire il n’y a


rien dans la caisse.
P a g e | 21

La trésorerie pléthorique c’est-à-dire il y a beaucoup des fonds à la


caisse et on n’en fait rien (mauvaise affaire = immobilisation des
fonds, thésaurisation).

La trésorerie aisée c’est-à-dire il y a une quantité suffisant, une bonne


situation.

La trésorerie a un aspect restrictif dans ce sens qu’elle doit


constamment assurer l’équilibre des recettes (entrées) et les dépenses
(sorties).

III.2. ANALYSE DE LA STRUCTURE FINANCIERE

III.2.1. CONTENUS ET REGLES

L’étude de la structure financière consiste à comparer l’actif et le


passif d’une entreprise. Elle permet de déterminer le rapport
d’exigibilité des capitaux mis à sa disposition et le degré des liquidités
des différentes utilisations de ces ressources ou emplois à un moment
donné. Dans le bilan, cette situation se résume en distinguant 4
grandes masses (cfr bila synthétique).

A l’actif :

- L’actif immobilisé ou emplois acycliques


- L’actif circulant ou emplois cycliques

Au passif :

- Les capitaux permanents ou ressources acycliques


- Les passifs circulants ou ressources cycliques

Pour une entreprise, dire qu’elle est bien gérée le bilan doit respectes
la règle de l’équilibre financier minimum qui veut que les capitaux
permanent les actifs immobilisées et que les passifs circulants
financent les actifs circulants, cela parce que les capitaux permanents
restent longtemps dans l’entreprise et auront le temps nécessaire
d’être remboursé ou d’être couvert par des ressources secrétées par
ces immobilisations notamment par voie d’amortissement.

Les passifs circulants doivent financer les valeurs actives circulantes


car celles-ci ont généralement une vitesse de rotation rapide pour
pouvoir les rembourser à brève échéance.

Cependant, pour mieux faire l’équilibre financier ne doit être qu’un


minimum requis, une sorte de seuil permettant d’accéder à une
gestion prudent prudente.

En effet, certains actifs circulants ont une vitesse de rotation


habituellement lente pour secréter les liquides nécessaires au
remboursement des dettes à court terme.
P a g e | 22

Quand bien même que cette vitesse est rapide l’est n’est pas à l’abris
de certains aléas tels que les accidents, les méventes, les grèves, les
guerres, les pillages etc qui peuvent freiner le rythme de rotation de
ces actifs circulants qui se verraient ainsi pris de vitesse par
l’exigibilité des passifs circulants.

Pour toutes ces raisons, l’analyse financière a introduit la nation du


FR au-delà de la notion de l’équilibre financier minimum. Ce FR quant
à lui découle de la règle dite de sécurité financière, celle-ci postule que
les capitaux permanents après avoir financé les immobilisations
doivent pouvoir à l’entreprise un reliquat qui constitue un matelas de
sécurité financière.

A côté de ces deux règles, nous pouvons ajouter 2 autres qui


gouvernent également à une bonne composition de la structure
financière de l’entreprise à savoir la règle de l’équilibre des masses et
la règle de l’endettement maximum.

La 1ère citée postule que chaque poste de l’actif doit en principe être
financé par les capitaux du passif de même durée où les financent les
longs et les courts financent les courts.

La 2ème citée constitue d’orthodoxie financière (prudente) en matière


d’endettement, elle recommande d’une que les capitaux empruntés ne
doivent pas être supérieur aux capitaux propres et d’autres parts part
que l’endettement à terme ne doit jamais dépasser la moyenne de 3
ans de l’autofinancement.

III.2.2. INDICATEURS D’APPRECIATION

Pour bien apprécier la structure financière d’une entreprise d’une


entreprise, on se réfère aux indicateurs ci-après :

- Le fonds de roulement ;
- Le besoin en fonds de roulement ;
- La trésorerie ;
- La liquidité.

III.2.2.1 LE FONDS DE ROULEMENT

A. DEF, FORME ET TYPES

Le FR a été défini précédemment comme une marge de sécurité


constituée par le supplément des C.P sur les immobilisations ou la
partie des actifs cycliques qui est financé par les capitaux permanents
et non par les passifs circulants.

FRN = C.P – Actif immobilisé nette où A.I nette = A.I Brute – amortis.
Quant à la forme du fonds de roulement il peut être positif, négatif ou
nul.
P a g e | 23

1er cas le FR est positif : lorsque les CP sont supérieur aux A.I ou
encore lorsque les A.C sont supérieurs aux P.C. Lorsqu’il est + il peut
se présenter sous trois formes :

- FR + mais pléthorique
- FR + équilibré ou suffisant
- FR + insuffisant

A P

A.I 40 70
V.E 20
CP

V.R 25 DCT30

V.D 15
100 100

A.I 40 70
CP

V.E 30

DCT30

V.R 20

V.D 10
100 100

A.I 50 CP 70

V.E 30

V.R 10 DCT30

V.D 10
100 100

 Le FR + est pléthorique lorsqu’il va au-delà des valeurs


d’exploitation et couvre au moins une partie des actifs
circulants. Ce n’est pas de la bonne gestion, un FR +
pléthorique ne traduit nullement une bonne structure financière
de l’entreprise.
 Le FR + est insuffisant lorsqu’il ne couvre qu’une partie des
actifs circulants ou zone des risques.

2ème cas le FR est nul : lorsque les CP n’arrivent que à financer les A.I
ne dégagent pas un supplément ou l’excédent.
P a g e | 24

AI CP
50 50
AC PC
50 50
3 ème cas le FR peut être négatif : lorsque les capitaux permanent
n’arrivent pas à financer toutes les AI et qu’une partie de celle-ci est
couverte par les passifs circulants.

Cette situation est malsaine, la plus malsaine du point de vue


financier.

AI CP70

70
AC
30 PC
60
100 100

Parlant des types de FR on en distingue généralement trois :

- FR Net (FRN) FR Etranger (FRE) et le FR propre (FRP)


1. FRN est la différence entre les CP & les AI nettes

FRN = CP – (I –a)

2. FRP est la différence entre les capitaux propres et les actifs


immobilisés.

FRP = capitaux propres – AI

Si le FRP = 0 c’est une bonne situation de la structure financière.

AI40 CP40

DMCT20
AC
60 PC
40
Ici on constate que les capitaux propres à eux seuls couvrent toutes
les immobilisations.

Si FRP < 0, ici il faut d’abord vérifier le FRN pour se prononcer sur la
structure financière de l’entreprise.

3. Le FRE = FRN – FRP

1ère formule = 20 – 0 = 20

2ème formule FRE = ∑ 𝑃𝐶 (𝐷𝐿𝑀𝑇)


P a g e | 25

B. REMEDES AU FR NEGATIF ET PLETHORIQUE

B1. REMEDE AU FR NEGATIF

Le FR négatif traduit une très mauvaise structure financière de


l’entité, pour y remédier l’entité peut :

- Accélérer la facturation des stocks de manière à diminuer les


valeurs d’exploitation (pour payement des dettes) ;
- Activer le recouvrement des créances commerciales de façon à
faire tant soit peu face à l’exigible à court terme ;
- Diminuer les valeurs immobilisées par la cession, dépréciation,
celles qui ne sont pas indispensables qui ne peuvent pas
diminuer la capacité productive de l’entité ;
- Augmenter les capitaux permanents par des nouveaux apports
ou par l’endettement à long et à moyen terme.

B.2. REMEDES AU FR PLETHORIQUE

Le FR pléthorique ne traduit pas aussi une bonne structure financière


et une bonne gestion de l’entité, l’excèdent exagéré des CP sur les
immobilisations nettes dénote un sous-emploi des CP.

En effet, dans ce cas une partie importante des CP est mal utilisée ou
n’est pas fructifiée. D’où le remède le plus puissant l’expansion
prudente des activités de l’entreprise des nouveaux investissements.

Autant dire le FR traduit clairement le cycle d’investissement de


l’entreprise, parlant de l’actif du bilan, il y a trois cycles dans
l’entreprise :

- Cycle d’investissement représenté par le FR ;


- Cycle d’exploitation représenté par le BFR et
- Cycle financier représenté par la trésorerie.

III.2.2.2 LES BESOINS EN FONDS DE ROULEMENT

a) NOTION ET MESURES

Toute activité industrielle ou commerciale engendre des


encaissements et de décaissements, ces flux sont rarement
synchronisés c’est dans le décalage entre les achats et leur payement
d’une part et d’autre part la production, les ventes et leur payement
que le BFR trouve son origine.

En effet, avant de pouvoir vendre il faut acheter et stocker


(marchandises & matières 1ères), produire et stocker (produit fini) à ce
1er décalage physique s’ajoute d’autres d’ordre financier : les
fournisseurs accordent généralement des crédits et les clients
n’achètent pas toujours au comptant.

Au total les décaissements et les encaissements liés au cycle


d’exploitation : achat – production – vente apparaissent à des dates
P a g e | 26

différents. Si les décaissements précèdent les encaissements, alors


apparaît un besoin de financement qui se renouvelle sans cesse et qui
est en vérité permanent. C’est ce besoin de financement qu’on appel
besoin en fonds de roulement. Lorsqu’il est + il constitue la partie de
financement du cycle d’exploitation restée à charge de l’entreprise.
Bref : les BFR sont des besoins de cycle d’exploitation qui n’ont pas
de financement dans l’exigible à court terme et qui doivent de ce fait
être financé par des ressources stables (CP) d’où il faut disposer du FR
pour faire face aux BFE qui constituent une charge.

BFR = Emplois cyclique – Ressources cyclique

b) INTERPRETATION DU BFR

Après le calcul du BFR par l’analyste financier, il doit interpréter si :

BFR > 0, BFR< 0 et BFR = 0

1er cas si BFR < 0 : ce que les ressources cycliques sont supérieurs
aux besoins cyclique, ce que l’exploitation permet de dégager ces
ressources de financements supplémentaire, il s’agit donc d’un besoin
négatif, cette valeur viendra s’ajouter au FR éventuelle, on va
compenser son absence éventuelle.

On peut dire qu’il y a un coût d’opportunité c’est-à-dire on néglige le


meilleur choix pour choisir ce qui n’est pas bon.

2ème cas si BFR = 0 ce qu’il n’y a pas des besoins générés par l’activité
ou l’exploitation ni encore les ressources de financement
supplémentaire dégagées. Il s’agit d’un cas extrêmement rare et
exceptionnel.

3ème cas si BFR > 0 ce que les besoins sont > aux ressources
cycliques, le solde positif obtenu représente le besoin réel de
financement d’exploitation (cas idéal). Il faut donc noter que à la
lumière de ce qui précède le BFR traduit parfaitement le cycle
d’exploitation de l’entreprise.

III.2.2.3. LA TRESORERIE

A) DEFINITION

La trésorerie qui est un élément de sécurité financière de l’entreprise a


plusieurs définitions ou peut être approchée de plusieurs manières.

 Dans une 1ère approche, elle est la différence à une date donnée
entre les ressources mises en œuvre pour financer une activité
et les besoins entrainés par la dite activité, elle change au jour
le jour dans une entreprise.
P a g e | 27

 Elle peut être approchée aussi comme la masse des capitaux


rendus disponibles par le jeux de dépenses – recettes et qui doit
permettre de faire constamment face aux échéances.
 Elle est donc selon la 3ème approche l’ensemble des moyens de
financement à court terme dont dispose une entreprise pour
faire face sans difficulté à ses dépenses ou aux dettes qui
viennent à échoir.

B) TYPES ET MODES DE CALCUL

La trésorerie s’exprime de plusieurs manières notamment en terme de


la trésorerie générale ou totale, trésorerie immédiate, trésorerie nette,
trésorerie active et trésorerie passive.

1°) La trésorerie générale ou total TG

Est la capacité de l’entreprise à rembourser les dettes à court terme


avec les créances et les disponibles.

TG = (VR – AAF) + VD – (DCT – AAC

AAF = avances et acomptes au fournisseur

AAC = avances et acomptes au client, le compte 40 fournisseurs peut


se retrouver au passif et à l’actif, à l’actif c’est lorsque le fournisseur
doit à l’entreprise.

N.B : Ces avances ne sont pas des créances au sens propre du terme
c’est pourquoi on les soustrait aux valeurs réalisables.

AAF sont des fausses créances

AAF sont des fausses dettes

La vraie créance c’est celle qu’on doit recouvrer, à ce niveau on


soustrait des valeurs réalisables les avances et acomptes aux
fournisseurs qui sont fausses créances et des avances et acomptes
aux clients qui sont des fausses dettes.

2°) La trésorerie immédiate ou réduite ou à vue

Elle traduit la capacité de l’entité à rembourser les dettes à court


terme ou passif circulant grâce aux seules valeurs disponibles.

TI = VD – (DCT – AAC)
3°) Trésorerie active

Il s’agit des disponibles dégagés par le fonctionnement de l’entité ou


par l’exploitation de l’entité. On y trouve, les valeurs disponibles ou
comptes financiers 52 et 57 auxquels on y ajoute le bon de trésor
(BTR) et autres placements qui sont remboursables à tout moment.
P a g e | 28

TA = VD + VMP

Où VMP = valeurs mobilières de placement

Le bon de trésor ou certificat de trésorerie sont des titres émis par la


BCC pour permettre à l’Etat d’emprunter de l’argent.

4°) Trésorerie passive

C’est la somme formée par le concours bancaire courant auquel


recourt l’entreprise, le solde débiteur du compte bancaire de ladite
entreprise + les effets escomptés non encore échus.

TP = Concours bancaire + découvert bancaire (solde débiteur des


comptes de l’entité à la banque) + les EENE

Où EENE = effets escomptés non encore échus

Le concours bancaire c’est la négociation d’un crédit auprès de la


banque.

5°) La trésorerie nette ou solde nette de trésorerie

TN OU SNT = FRN – BFR ou TA - TP


Elle est l’excèdent du FRN sur le BFR.

Il y a trésorerie nette dès que le FR a couvert la totalité de BFR tout en


laissant une marge.

C) APPRECIATION DE LA TRESORERIE NETTE

L’AF doit à tout prix apprécier la trésorerie nette s’il veut mener une
AF efficace car elle réalise l’équilibre financier à CT entre le FRN et le
BFR.

Ainsi lorsque :

1) La TN > O dans ce cas on dit que la trésorerie de l’entité est


aisée, en terme de l’équilibre financier, cette situation est
favorable car elle revient à dire que l’entreprise est capable de
payer ses dettes à CT avec ses valeurs disponibles. Toutefois,
cette situation n’est pas forcément symbolique d’une bonne
gestion financière car elle peut aussi traduire une utilisation
inefficace des ressources stables dans le cas où on a une
trésorerie pléthorique.
2) LA TN = O dans ce cas on dit que la trésorerie de l’entité est
nulle ou relative. Cela ne traduit pas forcément une mauvaise
gestion de la structure financière de l’entreprise car cette
situation prémunit l’entreprise contre d’une part les risques
P a g e | 29

symétriques de surliquidités des capitaux durables et d’autre


part la dépendance des bailleurs des fonds à CT et
3) La TN < O dans ce cas la trésorerie est négative ou serrée ou
précaire ou défavorable ou étroite, cela traduit que les
disponibles ne seront pas capables de couvrir la totalité des
dettes à CT, c’est une très mauvaise situation financière de
l’entité.

III.2.2.4. LA LIQUIDITE

A) DEFINITION ET IMPORTANCE

C’est la capacité d’honorer rapidement les engagements financiers, elle


est une notion générale qui fait intervenir tous les actifs circulants.

Elle se traduit par le degré de réalisation possible des divers éléments


constitutifs de l’actif circulant pour faire face à son passif exigible à
CT. De la liquidité dépend aussi l’équilibre financier de l’entité à CT.

On dit d’une entreprise qu’elle a un degré de liquidité élevé lorsque ses


valeurs d’échange sont facilement monnayables en vue de faire face
avec aisance à ses DCT.

On dit d’une autre qu’elle a un degré de liquidé bas lorsqu’elle doit


faire face à ses dettes à l’échéance rapprochée alors que ses valeurs
d’échange ne sont pas rapidement transformables en liquidité.

Les conclusions d’une analyse de la liquidité aident non seulement les


créanciers à se faire une idée sur les chances d’être régulièrement
payés par l’entreprise aux échéances mais elle permet d’apprécier le
dynamisme et la mobilité des composantes du FR.

B) TYPES & MODES DE CALCUL

La liquidité peut s’exprimer de deux manières distinctes :

- En terme de liquidité générale.

LG = [VD + (VR – AAF) + VE] – (DCT – AAC)

Au sens large la liquidité prend en compte les VE, VR à court terme et


les VD.

- Liquidité réduite = trésorerie générale

LR = [VD + (VR – AAF)] – ( DCT - AAC


Elle se confond avec la trésorerie générale on totale de l’entreprise,
dans ce cas on ne prend pas en compte les valeurs d’exploitation.

EX : Voici le bilan de fin d’exercice de l’entreprise TITINA & compagnie


après affectation du résultat.
P a g e | 30

A B P

I.a 3.000.000 Capital 3.000.000


Stocks 500.000 Reserve 200.000
Clients 500.000 Fournisseurs 800.000
EàR 150.000 EàP 300.000
Débiteurs divers 100.000 Créditeurs divers 100.000
Banque 120.000
Caisse 30.000

4.400.000 4.400.000

SOLUTION

FRN = CP – (I-a)

CP = 3.000.000 + 200.000 = 3.200.000

I – a = 3.000.000

a) FRNH = 3.200.000 – 3.000.000 = 200.000


FRNbas = 1.400.000 – 1.200.000 = 200.000
b) BFR = Emplois cycliques (VE+VR=EC) – Ressources cycliques
(DCT)

Emplois cycliques = 500.000+500.000+150.000+100.000 = 1.250.000

Ressources cycliques = 800.000+300.000+100.000 = 1.200.000

BFR = 1.250.000 – 1.200.000 = 50.000

c) TN = FRN – BFR = 200.000 – 50.000 = 150.000


d) LG = [VD+(VR-AAF)+VE-(DC –AAC) =
150.000+750.000+500.000-1.200.000 = 200.000

Commentaire : Le FR est positif mais non suffisant parce qu’il


n’arrive pas à couvrir l’ensemble des valeurs d’exploitation. Le BFR est
positif comme il est positif il couvert totalement par le fonds de
roulement. La trésorerie est positive c’est-à-dire il y a de l’argent en
caisse. Donc l’entreprise a une structure financière qui semble être
passable car le FR est insuffisant. Car le FR est insuffisant et couvre
seulement une partie des VE et non la totalité.
P a g e | 31

CHAP IV ANALYSE DYNAMIQUE ET METHODES DE RATIOS

IV.1. NOTION

A titre de rappel on distingue généralement 3 cycles financiers


permettant d’apprécier l’équilibre financier d’une entreprise à savoir :

- Le cycle d’investissement qui permet de déterminer le FRN ;


- Le cycle d’exploitation qui permet de déterminer le BFR ;
- Le cycle financier qui permet de déterminer la trésorerie.

L’analyse de tous ces cycles à partir du tableau de synthèse isolé (d’un


seul exercice comptable) ne permet pas de déceler les causes qui sont
à l’origine de l’équilibre ou de déséquilibre financier de l’entreprise car
il ne fixe essentiellement qu’une image figée ou statique de la situation
financière et économique de l’entreprise à un moment donné.

Il faut dès lors comparer le tableau des synthèses successif pour


dégager un aspect cinétique de la structure et de l’activité financière
de l’entreprise à différent époque.

Cette comparaison permet à l’analyste financier d’émettre un


jugement sur la marche de l’entreprise et sur la politique financière
suivie par ses dirigeants.

EX : L’examen critique des tableaux de financement successif permet


de déceler les raisons qui ont conduit les dirigeants à contacter un
emprunt à augmenter le 10.4 à telle époque.

Il permet aussi de suivre la politique des amortissements et celles des


investissements de l’entreprise, au-delà de cette dimension l’A.F.
dynamique doit être complétée par la comparaison de la situation
financière avec celle des autres entreprise du même secteur. A cela il
faut ajouter la nécessité de prendre en compte l’environnement
économique, financier et autre dans lequel évolué l’entreprise. Une
telle analyse lorsqu’elle se base sur le bilan doit passer par la
technique de la balance de mutation des valeurs qui sera suivie par
l’établissement d’un bilan financier, le tout sera complété par le calcul
des ratios nécessaire à une analyse efficience.

IV.2. TECHNIQUE DE LA BMV

IV.2.1. PRINCIPES DE L’ELABORATION DE LA BMV

Concernant particulièrement l’analyse des bilans successifs, on peut


éviter les erreurs et maintenir une vie rigoureuse dans le temps,
recouvrir au tableau du BMV. Certains auteurs l’appellent tableau des
flux de passage aux comptes patrimoniaux.

Le tableau de mutation des valeurs permet de placer les comptes du


bilan en fonction des critères financiers.
P a g e | 32

Avant d’établir ce tableau, il faut prendre un certain nombre des


précautions c’est-à-dire faire une certaine toilette du bilan comptable,
notamment :

- Retirer de l’actif des non-valeurs et moins-values camouflées


sous une appellation quelconque.

EX : Frais de 1er établissement, frais de constitution.

- Constituer le cas échéant des provisions pour dépréciation des


stocks (38) ou sur les débiteurs, clients douteux (48)
- Scinder le 13.0 en ces 2 composantes qui sont :
 Le 13.00 qui augmente les FP et qui peut être viré dans les 11
ou le 12.
 13.01 qui augmente les dettes à court terme.
- Classer les créances sur 41 à LT dans les autres VI.

IV.2. PRESENTATION DE LA BMV

Quant à sa présentation, la BMV juxtapose le bilan comparé suivi de 2


colonnes.

La 1ère enregistre les augmentations du patrimoine (A+ P-)

La 2ème enregistre les diminutions du patrimoine (A- P+)

A titre illustratif, voici la BMV de l’entreprise TITINA et compagnie.

Balance de Mutation des Valeurs

Bilan Init Bilan Init Variation


2009 % 2010 % Augm. Dimin.
Postes Patr. Patr.
A. Actif A+ P - A - P+
V.I Brutes 27.673 30.292
-Amortis. <8.276> <10.086>
VI nettes A’19.397 51 A’’20.206 54 A’’’809 –
Val. D’exploit A’’9.602 26 A’’8.690 23 – A’’’912
Val. Réalisab A’’6.704 18 A’’7.755 21 A’’’1.051 –
Val. Disponib 2.004 5 715 2 – 1.289
Tot. Actif 37.707 100 37.368 100
B. Passif
Cap. Propres 27.518 73 27.518 74 – –
D & LMT 4.050 11 3.260 8 720 –
DCT 6.139 16 6.590 18 – 451
Tot. Passif 37.707 100 37.368 100
Total Mutation 2 650 2 650
des valeurs

La cristallisation c’est le fait de tirer le % de chaque rubrique. Dans la


BMV on peut juxtaposer à côté des montants de chaque bilan une
P a g e | 33

colonne de % pour dégager les grandes masses bilantaires en %


(Tableau de visualisation) ou bien représenter ces grandes masses par
un cercle proportionnel ou par une représentation graphique.

TABLEAU DE CRISTALLISATION

Sert à visualiser la composition du bilan.

A photocopier

IV.3. ELABORATION DU BILAN FINANCIER

IV.3.1. NOTION

Ce bilan est le tableau de synthèse pour l’AF car il permet à la fois à


l’étude de l’évolution patrimoniale de l’entité et celle de sa situation
financière. Mais ce bilan comptable ne répond pas correctement,
exactement aux objectifs de financiers qui sont plus préoccupés par le
présent que le futur et par le passé.

Ainsi, il faut opérer de retraitement (correction des comptes) pour


établir le bilan financier à partir duquel sera effectué l’AF.

IV.3.2. PRINCIPES ET PRESENTATION DU BILAN FINANCIER

Ce bilan financier est obtenu à partir d’une série d’opérations de


retraitement du bilan comptable à savoir :

- Le redressement ;
- Le reclassement ;
- La restructuration ;
- L’homogénéisation et
- La condensation ou la synthétisation et la cristallisation.

1°) Le redressement

Peut être défini comme une opération par laquelle l’AF modifie les
chiffres du comptable à l’actif ou au passif.

A) A l’actif

A l’actif les corrections suivantes sont exigées en plus de la déduction


des amortissements et provisions.

1. A L’Actif immobilisé

L’AF va éliminer les actifs fictifs et les non – valeurs.

Ex : Frais de premier établissement, frais de constitution.

- Soustraire les prêts à plus d’un an revenant à l’échéance à CT.


- Y intégrer le montant des stocks outil pour éviter la rupture de
stocks.
P a g e | 34

2. Dans les VE
- Eliminer le montant de stock outil dans le montant de stock
général.
3. Dans les VR
- Eliminer les effets à recevoir escomptés par la banque et les
titres à court terme qu’il faut considérer désormais comme VD.
- Intégrer les prêts à plus d’un an revenant à l’échéance à CT.
4. Dans les VD
- Intégrer les EAR et les T à CT escomptés par la banque.

B) Au Passif

Les corrections suivantes sont exigées :

- Procéder à l’affectation du résultat et tenir compte de la somme


des réserves de l’exercice et de la variation du report à nouveau,
- Soustraire de ces fonds propres les non – valeurs et les charges
à étaler ;
- Soustraire les emprunts à L&MT (dettes financières et
ressources assimilées) arrivant à l’échéance à CT.
- Soustraire de leurs rubriques certaines provisions pour charge
considérée comme dettes à CT.

2°) L restructuration, l’homogénéisation et le reclassement

Pour ces opérations, l’AF doit arranger dans le bilan le compte selon
cycle financier.

L’homogénéisation particulièrement consiste à rendre les éléments du


bilan homogènes et comparables dans le temps.

Pour y arriver, l’AF peut recourir aux méthodes écques telles que la
méthode des indices et celle des valeurs constantes. De là, l’AF doit
procéder à la déflation si l’entreprise évolue dans un pays où règne
l’inflation.

Parlant de la déflation des données, celle – ci s’impose en cas


d’inflation (qui est toujours caractérisée par une haute des prix sur le
marché).

Si on veut mener une AF à partir des données sincères on tient


compte du taux d’inflation au pays. La méthode la plus facile à utiliser
pour ce faire est celle qui consiste à déterminer le coefficient déflateur
à partir de taux de change moyenne.

Coefficient déflateur = Taux de change moyen annuel (année de réf.)


Taux de change moyen annuel (année cour.)
Exepmle1

En 2008 : 1 $ = 450 FC

En 2009 : 1 $ = 500 FC
P a g e | 35

En 2010 : 1 $ = 550 FC

Coefficient déflateur 2009 = 450/500 = 0,9

Coefficient déflateur 2010 = 450/550 = 0,81

Exemple2

Voici les totaux bilantaires successifs de l’entité FABIEN SEBASTIEN :

- Total actif 2008 : 606 147


- Total actif 2009 : 3 342 105
- Total actif 2010 : 3 802 145
- Total passif 2008 : 606 147
- Total passif 2009 : 3 342 105
- Total passif 2010 : 3 802 145

Sachant que les taux de change annuels moyens ont été les suivants :

En 2008 1$ = 450 FC, 500 FC en 2009 et 550 FC en 2010

TAF :

Exprimez ces données en Francs constants :

- Coefficient déflateur 2009 : 450/500 = 0,9


- Coefficient déflateur 2010 : 450/550 = 0,81

Total actif (2009) = 3 342 105 X 0,9 = 3 007 894,5 FC

Total passif (2009) = 3 342 105 X 0,9 = 3 007 894,5 FC

Total actif (2010) = 3 802 145 X 0,81 = 3 079 737, 45

Total passif (210) = 3 802 145 X 0,81 = 3 079 737,45

3°) La Condensation ou la synthétisation

Elle consiste à grouper les grandes rubriques figurant au bilan.

La condensation exige le regroupement des postes du bilan en 3


rubriques à l’actif contre 3 autres au passif.

ACTIF Bilan condensé PASSIF

BILAN
ACTIF PASSIF
Cycle d’investissement ACTIF IMMOBILISE RESSOURCES
Cycle d’exploitation ACTIF CIRCULANT DURABLES
Cycle de trésorerie TRESORERIE-ACTIF PASSIF CIRCULANT
TRESORERIE-PASSIF
P a g e | 36

La synthétisation exige le regroupement des postes du bilan en 2


rubriques à l’actif et 2 autres rubriques au passif.

ACTIF Bilan synthétique PASSIF

AI CP

AC PC

4°) La cristallisation

Il s’agit tout simplement de déterminer les composantes de ce bilan


financier en termes de %. Le total du bilan correspond à 100%.

D’où pour chaque poste du bilan on aura : montant X 100/Total bilan

On peut enfin représenter les grandes masses de ce bilan financier


soit par un cercle proportionnel ou par une représentation graphique.

Après tout ceci conjugué on peut passer alors à l’analyse proprement


dite par le calcul des agrégats comme le FRN, le BFR et la TN et les
différents ratios appropriés intéressant l’étude.

IV.4. METODES DES RATIOS

IV.4.1. DEFINITION ET PREALABLES

On appelle ratio selon PIERRE – LAUZEL, le rapport établi entre 2


postes ou grandeurs, ils sont choisis de telle manière qu’ils aient une
signification rationnelle pour une situation ou une évolution.

Les données avec lesquelles on calcule les ratios viennent des


documents comptables, extra-comptables ou externes.

Le but du calcul de ratio est de dégager les relations caractéristiques


qui facilitent l’analyse, la prévision et le contrôle de gestion.

Pour qu’un ratio soit significatif il faut que les données de documents
de base soient homogènes et valables. Se faisant, il permettre une
comparaison significative de l’entité à elle – même (comparaison
temporelle ou analyse historique) ou rapport à d’autres entreprises du
secteur (comparaison spatiale ou analyse horizontale).

Le choix d’un ratio donné dépend de l’objectif poursuivi par


l’utilisateur, l’information recherchée sera différente d’un utilisateur à
un autre : analyste financier, banquier, actionnaire, chef d’entreprise,
syndicaliste, reviseur comptable…
P a g e | 37

IV.4.2. TYPOLOGIE DES RATIOS

Il existe une multitude des ratios en tant que comparaison de 2


grandeurs, les ratios qui intéressent particulièrement l’AF sont aussi
nombreux et dépendent de l’intérêt et l’objectif poursuivi par chaque
analyse.

Cependant, les principaux ratios qui intéressent l’AF peuvent être


regroupés en 3 catégories :

- Les ratios de situation ;


- Les ratios de gestion du cycle d’exploitation et
- Les ratios de rentabilité ou de rendement.

IV.4.2.1. RATIOS DE SITUATION

Ils expriment la situation de l’entreprise à un moment donné, on


distingue les ratios de structure du bilan, les ratios de financement et
les ratios de liquidités.

A) Ratios de structure du bilan


1. Structure de l’actif
SA = Poste X100/Total actif
Ce ratio indique la proportion du poste de l’actif concerné sur le total
des avoirs de l’entreprise.

Exemple :
𝐴𝐼 𝑛𝑒𝑡 𝑋 100
- Ratio de structure : I-a = 𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑎𝑐𝑡𝑖𝑓
𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘 𝑋 100
- Ratio de structure de stock = 𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑎𝑐𝑡𝑖𝑓
𝑐𝑟é𝑎𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑋 100
- Ratio de structure des créances = 𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑎𝑐𝑡𝑖𝑓
2. Structure du passif

SP = Poste X100/Total passif


Les ratios de structure du passif mettent en évidence les proportions
des différentes ressources dont l’entreprise dispose (capitaux propres,
capitaux étrangers) sur l’ensemble de son passif.

Exemple1
𝑐𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒𝑠 𝑋 100
Ratio de structure des capitaux propres = 𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑖𝑓

Ce ratio permet d’exprimer la part relatives des capitaux propres dans


le financement à terme de l’entreprise. Il est aussi appelé ratio de
l’indépendance financière car il permet d’apprécier si l’entreprise est
autonome du point de vue financier.
P a g e | 38

Plus ce ratio est proche de 1 (s’il est > à 0,1) plus l’entreprise est
financièrement indépendante et donc l’entreprise dispose de
l’indépendance (autonomie financière).

Exemple2
𝑐𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 é𝑡𝑟𝑎𝑛𝑔𝑒𝑟𝑠 𝑋 100
Ratio de structure des capitaux empruntés = 𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑖𝑓

Il est aussi appelé taux d’endettement global, ce ratio permet


d’appréhender la dépendance financière de l’entreprise vis – à vis des
tiers au cours d’un exercice donné. Plus ce ratio est élevé (<50%) plus
la situation de l’entité est dangereuse.

Exemple3 Ratio de structure des capitaux permanents

Ce ratio permet d’appréhender si l’entité a fourni beaucoup d’efforts


pour avoir des ressources durables.

Il donne la proportion des CP dans le financement de l’entreprise, il


peut être comparé avec le ratio de la structure des valeurs
immobilisées nettes pour apprécier l’existence ou non du FRN.

B) Ratio de financement
𝑐𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑒𝑟𝑚𝑎𝑛𝑒𝑛𝑡𝑠
1. Ratios de financement des immobilisations = 𝑎𝑐𝑡𝑖𝑓 𝑖𝑚𝑚𝑜𝑏𝑖𝑙𝑖𝑠é 𝑛𝑒𝑡

Ce ratio permet d’apprécier si les CP sont capables de financer les


actifs immobilisés nets de l’entreprise. Lorsqu’il est supérieur à 1 cela
traduit que les CP ont pu financer les actifs immobilisés et il y a un
FR+.

2. Ratio de financement de l’actif circulant


𝐹𝑅𝑁
- Financement actif circulant = >1
𝑎𝑐𝑡𝑖𝑓 𝑐𝑖𝑟𝑐𝑢𝑙𝑎𝑛𝑡

Si ce ratio est > 1 c'est-à-dire il y a pléthore de FR.


𝐹𝑅𝑁
- Financement stock = =1
𝑉𝐸

Si ce ratio = 1 ce que le FR est positif et suffisant, c’est la situation


idéale.

C) Ratio de liquidités
𝑨𝒄𝒕𝒊𝒇 𝒄𝒊𝒓𝒄𝒖𝒍𝒂𝒏𝒕
1. Ratio de liquidités générales = ≥𝟏
𝑷𝒂𝒔𝒔𝒊𝒇 𝒄𝒊𝒓𝒄𝒖𝒍𝒂𝒏𝒕

S’il est ≥ 1 ce que l’entité a la capacité de rembourser toutes ces dettes


à CT avec l’actif circulant.

Cependant, ce ratio doit être analysé avec circonspection (prudence)


car certains actifs circulants peuvent avoir une vitesse de rotation
faible, ce qui pouvait diminuer la capacité de remboursement de
l’entreprise.
P a g e | 39

𝑽𝑫+𝑽𝑹
2. Ratio de liquidités réduites = Ratio de LR = 𝑫𝑪𝑻

Ce ratio indique la capacité de l’entreprise la capacité de l’entreprise é


rembourser ses dettes à court terme avec ses disponibles et ses
valeurs réalisables.
𝑽𝑫
3. Ratio de liquidité immédiate ou trésorerie = Ratio de LI = 𝑫𝑪𝑻

Ce ratio est généralement inférieur à 1 mais il peut être aussi


supérieur à 1. Ce ratio lorsqu’il est supérieur à 1 peut signifier un
excès de liquidité par rapport à l’ensemble de DCT.

Remarque

Pour le calcul de ratio de liquidité générale et de liquidité réduite ci –


haut il faut élaguer (se débarrasser) des fausses créances et des
fausses dettes.

IV.4.2.2. Ratio de gestion du cycle d’exploitation

Le BFR fluctue chaque jour en raison d’un nombre important des


facteurs qui intéressent de cycle d’exploitation de l’entreprise. Il s’agit
principalement de :

- La longueur du cycle d’exploitation et l’importance des stocks


nécessaires ;
- La durée de délai de paiement obtenu des fournisseurs ;
- La longueur du délai de paiement accordé aux clients et
- La croissance ou la diminution des chiffres d’affaires.

NB : les 3 premiers cités concernent le ratio d’exploitation et le dernier


porte sur la relation existante entre le BFR et le CA.

A) Le ratio d’exploitation

1. La rotation de stocks : elle exprime le temps d’écoulement


des stocks.

- Durée de rotation des marchandises =


𝑆𝑡𝑜𝑐𝑘𝑠 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛𝑠 𝑚𝑎𝑟𝑐ℎ𝑎𝑛𝑑𝑖𝑠𝑒𝑠 𝑋 360 𝐽𝑜𝑢𝑟𝑠
𝑐𝑜û𝑡 𝑑′𝑎𝑐ℎ𝑎𝑡

𝑆𝐼+𝑆𝐹
Où stock moyen = 2

Coût d’achat = SI + ACHATS – SF


𝑆𝑡𝑜𝑐𝑘𝑠 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛𝑠 𝑃𝐹 𝑋 360 𝐽𝑜𝑢𝑟𝑠
- Durée de rotation produits finis = 𝐶𝑃𝑃𝐹𝐹

Ce ratio exprime le nombre de rotation de stocks des marchandises ou


des PF. Par ailleurs, il peut arriver à l’analyste financier la nécessité
de déterminer le stock outil.
P a g e | 40

En gestion on le calcule à partir de point de commande.


𝐶𝑜𝑛𝑠𝑜𝑚𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛𝑛𝑒 𝑋 𝐷é𝑙𝑎𝑖 𝑑𝑒 𝑙𝑖𝑣𝑟𝑎𝑖𝑠𝑜𝑛
Point de commande = 𝐷𝑢𝑟é𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑜𝑚𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛

2. L e ratio de crédit moyen accordé aux clients en jours ou durée


de rotation crédits – clients.

𝐶𝑙𝑖𝑒𝑛𝑡𝑠+𝐸𝐴𝑅+𝐸𝐸𝑁𝐸𝑋360 𝐽𝑜𝑢𝑟𝑠
- Durée de rotation crédits – clients = 𝐶ℎ𝑖𝑓𝑓𝑟𝑒 𝑑′ 𝑎𝑓𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑛𝑒𝑡
4) Durée de rotation crédit fournisseurs ou les crédits moyens
accordés par les fournisseurs en jours.
- Durée de rotation des crédits-fournisseurs
𝐹𝑜𝑢𝑟𝑛𝑖𝑠𝑠𝑒𝑢𝑟𝑠+𝐸à𝑃
= 𝐶𝑜û𝑡 𝑑′𝑎𝑐ℎ𝑎𝑡 x 360 jours

Il exprime au moment d’établissement des comptes de cette entreprise


le nombre moyens des jours accordés par les fournisseurs.

Idéalement les entreprises essayent d’avoir un crédit fournisseurs plus


long que le crédit-client.
Une augmentation des nombres de jours des crédits fournisseurs peut
avoir un effet stimulant sur la rentabilité lorsque le coût de ces
ressources est plus bas que le coût d’autres moyens de financement.

B) Coefficient de proportionnalité
𝐵𝐹𝑅
Coefficient de proportionnalité = 𝐶ℎ𝑖𝑓𝑓𝑟𝑒 𝑑′ 𝑎𝑓𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒

Ce ration établit la rotation entre le BFR et le C.A, lorsqu’il diminue


dans le temps cette évolution indique que le CA augment plus que
proportionnellement à l’augmentation du BFR, cette situation dénote
une maîtrise du cycle d’exploitation. Inversement lorsque ce ratio croit
dans le temps cela montre que le CA augmente moins que
proportionnellement à l’augmentation du BFR une telle situation peut
indiquer les difficultés que rencontrent l’entreprise dans la gestion de
son cycle d’exploitation, il peut s’agir d’une mauvaise gestion des
stocks ou une mauvaise politique de recouvrement des créances ou le
deux à la fois.

IV.4.2.3. RATIOS DE RENTABILITE ET DE RENDEMENT

A) Notion

Ces ratios sont calculés dans une large mesure à partir des données
tirées du BFR de l’entreprise. Ils visent généralement un diagnostic
financier sur les comptes des résultats.

Parlant du terme diagnostic, celui-ci tire son origine dans la médecine,


il signifie faire le point sur la santé d’un malade.

Pour l’analyse financière faire le diagnostic financier consiste à faire


les points sur la situation financière de l’entreprise de façon à détecter
P a g e | 41

le phénomène en évolution susceptible d’entraver (gêner, retarder) à


brève échéance la bonne poursuite des objectifs financiers de
l’entreprise et le cas échéant proposer des solutions susceptibles de
renverser les tendances.

Le diagnostic financier porte sur les comptes de résultat a pour


principal objectif apprécier la rentabilité qui est le fondement de la
création des valeurs d’une entreprise.

B) PRINCIPAUX RATIOS
1. Ratio de rentabilité commerciale
𝑅é𝑠𝑢𝑙𝑡𝑎𝑡 𝑛𝑒𝑡
- Ratio de rentabilité d’exploitation = x100
𝐶ℎ𝑖𝑓𝑓𝑟𝑒 𝑑′ 𝑎𝑓𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑛𝑒𝑡
𝑀𝐵
- Taux de marge = x100
𝐶ℎ𝑖𝑓𝑓𝑟𝑒 𝑑′ 𝑎𝑓𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑛𝑒𝑡
𝑇𝑎𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑚𝑎𝑟𝑔𝑒
- Taux de marque = x100
1−𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑚𝑎𝑟𝑔𝑒

Ce taux mesure l’efficience financière de l’entreprise en se basant sur


son activité commerciale. Il ne doit donc pas être confondu avec le
taux de marge.
𝐶ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒 𝑑′𝑒𝑥𝑝𝑙𝑜𝑖𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
- Coefficient d’exploitation = x100
𝑃𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑡 𝑑′𝑒𝑥𝑝𝑙𝑜𝑖𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛

Ce ratio mesure l’efficience financière de l’entreprise en rapportant les


charges d’exploitation aux produits. Plus ce ratio est faible plus
l’exploitation a un bon rapport ou l’efficacité.
𝐶𝑎𝑠ℎ−𝑓𝑙𝑜𝑤
2. Ratio de cash-flow = 𝐸𝑔𝑖𝑏𝑙𝑒𝑠

Ce terme anglais cash-Flow signifie flux de trésorerie ou d’argent


liquide. Il sert souvent à évaluer les ressources disponibles dans
l’entreprise pour autofinancement et fournit la lite maximum de celui-
ci. Selon le SYSCOHADA, le Cash-Flow brut = RBE +RBHE = 13.5 +
13.8*

Le cash-flow net = cash-flow brut – impôt/bénéfices = 13.5 +13.8*-89

Une façon de calculer le cash-flow et l’autofinancement est la


suivante :

Amortissement

+Provision pr dépréciation des charges & pertes (prov. Avec objet réel)

= Autofinancement de maintien (1)

+ Réserves

+ Report à nouveau

+ Provision

+ Plu-values
P a g e | 42

= Autofinancement de croissance (2)

(3) = (1) + (2) = autofinancement global


(4) = (3) + dividende = cash-flow net
(5) = (4) + impôt sur bénéfice = cash-flow brut.
3. Ratio de rentabilité des capitaux investis ou ratio de rentabilité
économique ou ration de rentabilité de l’actif net.
𝑅é𝑠𝑢𝑙𝑡𝑎𝑡
Rte écque = x100
𝐴𝑐𝑡𝑖𝑓 𝑛𝑒𝑡

Ce ratio traduit la capacité bénéficiaire des investissements de


l’entreprise.

En anglais ROI ou Return on investment ou ROI du capital investi il


constitue un bon indicateur des comparaisons entre les entreprises
du même secteur dans la mesure où il élimine toutes les distorsions
qui résulteraient de la rémunération différente attribué aux fonds
propres et aux fonds des tiers.

Plus ce ratio est élevé plus l’investissement dégage un résultat


suffisant.

4. Ratio de rentabilité financière ou ratio de rentabilité des


capitaux propres
𝑅é𝑠𝑢𝑙𝑡𝑎𝑡
Rte Financière = x100
𝐶𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒𝑠

Ce ratio permet d’apprécier la rentabilité générée par les capitaux


propres investis dans l’entreprise, + le résultat est positif ou élevé + la
rentabilité financière est bonne. Toute chose restant égal par ailleurs.

APPLICATION

1) Calculez le P.V et la rentabilité commerciale nette d’une


entreprise qui a sur son coût de revient de 200$.
2) On vous donne les éléments suivants :
- CA = 400.000
- MB = 112.000
- Résultat net après impôt 38.000 dont 50% à distribuer
- Intérêt payés 15.000
- Exigible à LT 50.000
- Exigible à CT 100.000
- Capitaux propres 1.350.000
- I. a = 800.000

T.D : Calculez les indicateurs ci-après :

1) Le taux de marque

2) L a rentabilité financière

3) Ratio d’autonomie financière


P a g e | 43

4) ratio d’endettement global

5) Ratio de structure de V.I nettes

6) Ration de financement des VI

3) A la clôture d’un exercice comptable on vous présente les éléments


ci-après :

- Vente : 89.000
- E à R : 6.000
- SI Mses : 22.000
- Clients : 14.000
- SF Mses : 18.000
- Achat Mses : 3.600
- Fournisseurs : 20.000

T.D : En tant qu’analyste financier le patron de l’entreprise vous


demande de calculer pour lui le délai de transformation des stocks de
marchandises en liquidité et le crédit moyen accordé aux fournisseurs
en jours.

4) Voici la situation de 3 entreprises

CA Compte client EàP EENE


Groupe DOKOLO 4.800.000 240.000 120.000 60.000
Groupe scibe 5.800.000 680.000 220.000 -
UPAK 3.200.000 1.200.000 - -
T.D : En tant qu’analyste financier, pouvez-vous dire aux tiers
l’entreprise qui a reçu à recouvrer ses créances dans un délai le plus
court.

5) On vous donne les éléments suivants :

- Stocks au 1er janvier 4.000l de carburant


- Entrées de la période 86.000l de carburant
- Stocks de la clôture 12.000l de carburant

T.D : Après combien des jours l’entreprise pourra renouvelle son stock
de carburant, quel est le stock outil si sa consommation moyenne est
de 2.400l pour un délai de livraison de 30 jours.

RESOLUTION
P a g e | 44

CHAP V. EFFETS DE LEVIER ET TABLEAU DE BORD

V.1. NOTION

L’objectif de ce chapitre est de donne un aperçu général sur la notion


de l’effet de levier et celle du tableau de bord de gestion.

En effet, toute entreprise essaye de maximiser les gains de ses


actionnaires notamment par un recours volontiers à l’endettement
mais celui-ci augmente le risque de l’entreprise de n’être pas capable
de couvrir ses charges fixes et de payer des intérêts en cas des
mauvais résultats de l’autre côté, le chef de l’entreprise et ses
gestionnaires ont toujours besoin d’un ensemble des infos financières
et autres synthétisés pouvant leur permettre de bien gérer. Ces infos
sont généralement résumées dans le tableau de bord de la gestion.

Il en résulte que l’effet de levier financier et le tableau de bord sont 2


éléments parmi tant d’autres pouvant permettre ou guider le
gestionnaire à prendre des bonnes décisions.
A ce titre, il intéresse particulièrement l’analyste financier dans le cas
de son diagnostic financier.

Le 1er outil de gestion c’est la comptabilité [comptabilité générale, la


CAGE et les prévisions budgétaires].

Le 2ème outil c’est le budget

Le 3ème outil c’est le tableau de bord.

V.2. EFFET DE LEVIER

V.2.1. ELEMENTS DE DEFINITION

Il sied de relever qu’on distingue en gestion 2 types d’effets de levier :

- L’effet de levier opérationnel qui mesure l’impact sur les


résultats de l’utilisation de l’actif fixe qui requiert un certain
niveau des coûts fixes ;
- L’effet de levier financier quant à lui mesure l’impact sur le
résultat financier de l’entreprise de l’utilisation des capitaux
étrangers.

Dans le cadre de ce cours, nous allons nous intéresser seulement à


l’effet de levier financier qui constitue un indicateur fondamental dans
l’étude de l’amélioration ou de la dégradation du taux de rentabilité
financière dû au recours à l’endettement.

En effet, l’appel à l’endettement permet grâce à un effet de levier


d’accroître ou de diminuer la rentabilité des capitaux propres.
P a g e | 45

V.2.2. L’APPRECIATION DE L’EFFET DE LEVIER

En général, la rentabilité financière ou la rentabilité des fonds propres


peut croître grâce à :

- L’utilisation plus efficace des actifs ;


- L’utilisation plus abondante des capitaux étrangers c’est
pourquoi chaque fois que le taux de rentabilité des capitaux
investi est supérieur au taux de rémunération des capitaux sur
le marché financier, l’entreprise peut emprunter à ces derniers
pour accroître la rentabilité des fonds propres l’effet de levier
joue positivement dans ce cas.

Dans le cas contraire lorsque le taux de rentabilité des capitaux


investis est inférieur au taux de rémunération des capitaux sur le
marché financier l’entreprise ne doit pas emprunter à ce dernier,
sinon la rentabilité de ses F.P sera entamer à négativement l’effet de
levier jouera négativement dans ce cas.

Si le taux de rentabilité des capitaux investis est = au taux de


rémunération des capitaux sur le marché financier, l’effet de levier est
nul en cas de recours à l’endettement.

EX : Soit une entreprise avec un ROI = 20%. Elle a deux choix : soit
travailler uniquement avec le fonds propres de 240.000$, soit
emprunté en plus de fonds propres une autre somme de 240.000$
pour avoir un capital investi de 480.000$. En tant qu’analyste
financière, que conseillerez-vous au chef de cette entreprise si le taux
sur le marché financier est de :

a) 30%
b) 15%
c) 20%

N.B : Soutenez votre proposition par des calculs financiers nécessaire.


𝑆𝑎𝑛𝑠 𝑟𝑒𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠 à 𝑙′𝑒𝑛𝑑𝑒𝑡𝑡𝑒𝑙𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑅é𝑠𝑢𝑙𝑡𝑎𝑡 𝑛𝑒𝑡 𝑥 100
a) i = 30% → 1) =
𝑅𝑒𝑛𝑡𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡é 𝑓𝑖𝑛𝑎𝑛𝑐𝑖è𝑟𝑒 𝐶𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒𝑠

240.000𝑥20
Résultat net = = 48.000
100

48.000𝑥100
Rentabilité financière = =20%
240.000

3) Avec recours à l’endettement


480.000𝑥20
ROI = = 96.000 → Résultat brut
100

Résultat net = résultat brut – frais financier


240.000𝑥30
Frais financier = =72.000
100

Résultat net = 96.000 – 72.000 = 24.000


P a g e | 46

240.000𝑥100
Rentabilité financière = =10%
240.000

Commentaire : La rentabilité des capitaux propres avec emprunt est


de 10% inférieur à la rentabilité des capitaux propres sans emprunt
qui est de 20% (10% < 20%).

L’entreprise ne doit donc pas s’endetter sinon sa rentabilité financière


sera entamée négativement par ailleurs, si elle s’endettait son résultat
est nul.

c) i= 15% → Avec recours à l’endettement


480.000𝑥20
Résultat brut = =96.000
240.000

240.000𝑥15
Frais financiers = =36.000
1000

Résultat net = Résultat brut – frais financier

= 96.000 – 36.000 = 60.000


60.000𝑥100
Rentabilité financière = = 25%
240.000

L’entreprise doit recouvrir à l’endettement car (25% > 20%)

d) i= 20% → avec recours à l’endettement


480.000𝑥20
Résultat brut = =96.000
24.000

240.000𝑥20
Frais financiers = =48.000
100

Résultat net = résultat brut – frais financiers =

96.000 – 48.000 = 48.000


48.000𝑥100
Rentabilité financière = =20%
240.000

Dans ce cas, l’entreprise ne peut pas recourir à l’endettement car


l’effet de levier est nul (car 20%

V.3. TABLEAU DE BORD

V.3.1. ELEMENTS DE DEFINITION

Dans les points précédents, nous avons démontré que le taux de


rentabilité des capitaux propres augmente lorsque l’effet de levier est
positif.

Mais cette augmentation ne pourra être effectuée que si l’entreprise


fait l’objet d’une bonne gestion financière car, rappelons-le,
l’accroissement de l’endettement accroit les risques financiers de
l’entreprise. Pour écarte tout danger, l’entreprise doit recouvrir aux
outils modernes de gestion qui sont :
P a g e | 47

- la comptabilité de gestion
- le budget et
- le tableau de bord de gestion.

Parlant du tableau de bord de gestion, il peut être compris comme un


dispositif constitué d’un ensemble d’information nécessaire,
sélectionnées et synthétisées mise à la disposition d’un dirigeant de
façon permanente pour lui permettre de gérer efficacement l’entreprise
dont il est responsable.

Ainsi, comme l’affirme aussi bien PONTIER, le tableau de bord doit


être synoptique et doit rassembler tous les éléments de conscience
dans les visuels. Les chefs de demain gouvernera son entreprise avec
les yeux fixés sur le tableau de bord.

V.3.2. ELABORATION DU TABLEAU DE BORD

Elaboration du tableau de bord nécessite la présentation


d’information liée aussi bien à la gestion et supposera un diagnostic
financier préalable et permanent.

Ratios de Formule Tendance Action suggérée


Autonomie 𝑐𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒𝑠
financière 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑖𝑓 Ou ou
Liquidité 𝑉𝐷 + 𝑉𝑅
𝐷𝐶𝑇 Ou ou
Trésorerie nette 𝑉𝐷
𝐷𝐶𝑇 Ou ou
Fonds de 𝐶𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑒𝑟𝑚.
roulement net 𝑉𝑎𝑙. 𝐼𝑚𝑚𝑜. 𝑁𝑒𝑡 Ou ou
Rentabilité 𝐶ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒 𝑠𝑎𝑙𝑎𝑟𝑖𝑎𝑙𝑒
sociale 𝑉𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑎𝑗𝑜𝑢𝑡é𝑒 Ou ou
Commentaire : ces grandeurs qui permettent la création des ratios
proviennent des états financiers dans la plus part des cas. La
tendance est la résultante de l’analyse comparative dans le temps. Elle
peut être baissière, haussière ou stagnante.

L’attention du gestionnaire devrait beaucoup plus être attirée par les


tendances baissières et haussières. Les actions à suggérer désignent
les pistes d’actions à entreprendre parmi tans d’autres et suivant le
principe d’une bonne gestion, en vue de renverser la tendance surtout
lorsque celle-ci est mauvaise.
P a g e | 48

BIBLIOGRAPHIE

1. AUBERT – CRIER. J et Cie, Gestion de l’entreprise, PUF, Paris,


1971.
2. COHEN. E, Analyse financière, Economica, Paris, 1987.
3. CONSO. P, La gestion de l’entreprise, Tome 1, 7 éd. DUNOD,
Paris, 1985.
4. DEPALLENS. G, Initiation aux problèmes financiers de
l’entreprise, cadero, Paris, 1976.
5. DEPALLENS. G, La gestion financière de l’entreprise, SIREY,
Paris, 1974.
6. GRIFFITHS. S et DEGOS, J.G., Gestion financière : de l’analyse
à la stratégie, éd. d’organisation, Paris, 1999.
7. GUERRA, F et Cie, Comptabilité 3 : diagnostic financier,
DEBOECK, Université Bruxelles, 1995.
8. HANAN DELOUVET, CH, Nouveau traité d’analyse et discussion
de Bilan, éd. Comptables commerciales et financières,
Bruxelles, 1963.
9. VERRHULST. A, Cours d’économie d’entreprise, 2ème éd. CRP,
Kin, 1984.
10. Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information
financière & Système comptable OHADA (SYSCOHODA) du 15
Février 2017.

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