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Lecon 5

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LEÇON 5 28 avril — 4 mai

Evangéliser et témoigner de façon progressive

SABBAT APRÈS-MIDI

Étude de la semaine: Mt 25.35-40; 1 Co3.1-3; 1 P 2.2; Jn 6.54-66; Lc 8.4-15.

Verset à mémoriser: « Je vous ai donné du lait; non pas de la nourriture solide, car vous
n’auriez pas pu la supporter» (1 Co 3.2).

Pensée centrale: Lorsque nous évangélisons et témoignons, il est important de présenter d’abord la
simple vérité de l’Evangile.

Une évangélisation progressive — ou séquentielle — est une stratégie permettant aux gens de passer
d’un programme à l’autre lorsque ceux-ci sont mis en place selon une séquence rigoureuse. Si ce n’est
pas effectué correctement, cela risque de faire plus de mal que de bien.

Le texte clef montre que Paul savait qu’en voulant trop bien faire, on peut faire du mal. On propose
parfois des informations si complexes, et dans le mauvais ordre, que le récipiendaire soit étouffé sous
le poids, soit ne parvient pas à en saisir le sens profond, soit n’a pas vraiment envie d’appliquer
personnellement ce qu’il a appris. Tout comme le régime du bébé commence par du lait, puis se
transforme progressivement en nourriture solide, les petits enfants en Christ doivent recevoir une
nourriture spirituelle que leur compréhension spirituelle en plein développement puisse assimiler.

Cette semaine, nous examinerons comment harmoniser les stratégies et programmes d’évangélisation,
et comment ceux-ci s’élaborent et se soutiennent les uns les autres au cours d’une année ecclésiale
consacrée à l’évangélisation séquentielle.

* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 5 mai.


DIMANCHE 29 avril

L’évangélisation séquentielle et les besoins ressentis

Comme nous l’avons déjà noté au cours des semaines précédentes, la prise de conscience des besoins
ressentis par les individus ou la communauté influencera notre façon d’aborder les gens, ainsi que les
programmes et les services que nous leur offrirons. En réalisant leurs besoins, nous serons mieux
placés pour planifier une séquence bien programmés répondant à leurs besoins les plus essentiels,
individuellement ou collectivement.

Lisez Lc 9.11. Qu’indique ce verset sur le désir de Jésus d’opérer des guérisons à la fois
physiques et spirituelles? Dans notre propre sphère d’action, comment agir de même envers
ceux que nous cherchons à toucher?

Il est certain que beaucoup de ceux qui venaient à Jésus portaient avant tout l’attention sur son
aptitude à soulager la souffrance physique. Jésus les aidait sur le plan physique, bien sûr, mais il
répondait également à un besoin dont la personne, peut-être, n’avait pas conscience, c’est-à-dire, le
besoin de guérison spirituelle.

Tandis que le peuple de Dieu aujourd’hui s’active à répondre aux besoins personnels ou collectifs, il
doit suivre l’exemple de Jésus et essayer de tourner les esprits vers les questions éternelles.

Examinez Mt 25.35-40. Quel est le message transmis, ici ? Prenons- nous ces mots au sérieux
ou les considérons-nous simplement à la façon d’une métaphore ? C’est-à-dire, si nous les
prenions réellement au sérieux, comment agirions-nous?

Exercer un ministère, quel qu’il soit, auprès de ceux que Jésus aime et pour qui il a donné sa vie,
revient à exercer notre ministère auprès de lui. Cela montre à quel point Jésus est étroitement lié à sa
création. Quand des personnes souffrent, il se sent concerné et éprouve de la sympathie pour elles ;
nous devons réagir de même. Il nous est montré dans Mt 25.35-40 que le fait de répondre aux besoins
ressentis par les autres ne doit pas obligatoirement faire partie d’une stratégie fixée par l’Eglise. Quand
on prend conscience des besoins d’autrui, il faut y répondre, où qu’en soit où l’Eglise par rapport à ses
stratégies séquentielles. Si de nombreuses personnes suivent un programme après l’autre à mesure
que grandit leur intérêt spirituel, d’autres ont besoin de nourriture spirituelle tout de suite. Il n’est pas
nécessaire que l’Eglise abandonne sa séquence de programmes et d’événements planifiés, mais elle
doit être capable de répondre en tout temps aux besoins, grâce à un personnel qualifié et des
ressources adéquates.
LUNDI 30 avril

Du lait et de la nourriture solide

Cf. 1 Co 3.1-3 et 1 P 2.2. À quoi Paul et Pierre, à votre avis, se référaient-il plus
particulièrement en parlant de lait, de nourriture solide et du besoin de croître? Selon vous,
qu’est ce que du « lait » — théologiquement parlant — contrairement à de la « nourriture
solide »?

Il est clair que les membres de l’Église de Corinthe n’avaient pas beaucoup progressé spirituellement
depuis que Paul avait mis leur groupe en place. En conséquence, la prédication qu’il leur a adressée
contenait un appel à s’abandonner à Dieu et à croître suffisamment spirituellement pour saisir les
vérités profondes de l’Evangile. Sa prédication, à ce moment-là, était davantage de l’ordre de
l’évangélisation que de l’édification. Il ne pouvait aborder de thèmes plus profonds, les Corinthiens
n’étant pas assez spirituellement matures pour les comprendre et y répondre.

En cherchant à toucher des gens aujourd’hui, gardons constamment à l’esprit la stratégie de Paul.
Amenons les gens à s’abandonner au Christ avant d’attendre d’eux qu’ils acceptent les vérités
profondes et transformatrices de sa Parole écrite.

Quand on parle d’évangélisation séquentielle, on évoque soit une stratégie à long terme, soit à court
terme. Quand les gens ont progressé d’un programme à l’autre jusqu’au moment où ils s’ouvrent à
l’appel de Dieu, il est possible de leur offrir une série complète de réunions d’évangélisation ou de
commencer une série d’études bibliques personnelles. Quel que soit le programme, le principe est
toujours le même : d’abord le lait (thèmes simples tirés de l’Evangile, pour commencer la relation),
puis de la nourriture solide (vérités plus profondes qui interpellent, conduisant à un engagement
ferme).

Lisez Jn 16.12. Quel point important est souligné ici? Comment appliquer ce principe lorsque
nous abordons autrui?

Un adventiste du septième jour récemment baptisé était tellement enthousiasmé par les vérités qu’il
avait apprises qu’il voulait en parler à tout le monde. La première chose qu’il désirait généralement
partager avec autrui était « la marque de la bête ». Aussi bien intentionné était-il, il montrait par son
comportement même que la vérité devait être présentée d’une manière séquentielle.

Réfléchissez aux vérités bibliques auxquelles vous vous êtes trouvé confronté au début, les
trouvant difficiles à accepter. Avec le temps, comment avez-vous fini par les admettre? En
quoi cette expérience peut-elle vous aider à témoigner davantage de sensibilité lorsque
vous évangélisez autrui?
MARDI 1er mai

Des vérités qui interpellent

Une vérité qui interpelle est un enseignement biblique qui, une fois compris, incite la personne à
entreprendre des changements significatifs dans ses croyances ou son mode de vie personnel.
Certaines de ces vérités, telles que l’observation du sabbat du septième jour ou le fait d’éviter les
aliments impurs, ont un effet à la fois sur la croyance et le mode de vie

— ce qui souligne une fois de plus la nécessité d’amener les gens à accepter le Christ avant de les
exhorter à se mettre à son service.

Il est montré dans Jn 6 54-66 que certains des fidèles se sont détournés de Jésus lorsqu’ils
ont été confrontés à une vérité qui les interpellait. Pourquoi certaines des personnes qui
l’avaient suivi ont-elles fini par se détourner de lui? Quelle leçon en retirer personnellement
? Quelles vérités vous interpellent, remettant en cause, peut-être, votre engagement envers
Jésus?

Un grand nombre de gens, après avoir participé au festin sur la montagne la veille, ont suivi Jésus
dans l’espoir d’être nourris à nouveau. Tandis que Jésus cherchait à tourner leurs esprits vers le monde
spirituel à l’aide de l’image de son corps et de son sang, beaucoup d’entre eux sont repartis. Non qu’ils
ne pouvaient comprendre la vérité du salut par le seul Christ, mais ils refusaient de l’accepter. C’était
pour eux le moment de se remettre en question et quand leurs besoins personnels ont cessé d’être
comblés, ils ont choisi de s’en aller.

Lisez Jn 14.15. Pourquoi cette vérité interpelle-t-elle?

Tel est le défi qui se présente à quiconque déclare aimer Jésus — réfléchir sérieusement à son
engagement envers lui. Tôt ou tard viendra le moment où la croyance professée sera mise à l’épreuve
par le besoin d’agir. En réalité, il arrive parfois qu’à n’importe quel stade de l’évangélisation, les gens
se détournent lorsqu’ils sont confrontés à des vérités qui les interpellent. L’expérience montre,
cependant, que les gens réagissent plus facilement et plus positivement à une vérité qui les interpelle
quand une relation d’amour avec le Sauveur existe déjà. En d’autres termes, il est toujours vrai que
c’est une séquence bien menée qui apporte les meilleurs résultats.

Jésus avait beaucoup de choses à communiquer à ses disciples, mais il savait que ceux-ci n’étaient pas
encore capables de les comprendre. Voir Jn 1612. Sa promesse, selon laquelle le Saint-Esprit les
conduirait « dans toute la vérité » (Jn 16.13), est encore valable de nos jours. Elle s’adresse toujours à
nous et à ceux que nous cherchons à guider vers le Christ.

Même si le don de la grâce est gratuit, l’engagement qui résulte de l’acceptation de ce don
est parfois d’un coût très élevé. Comment aider une personne qui se débat avec ce don,
quels que soient ses circonstances? Qu’avez-vous appris sur le coût de cet engagement,
enseignement que vous pourriez partager avec une personne affrontant les mêmes défis?
MERCREDI 2 mai

Évaluer le degré de croissance spirituelle

Ce n’est pas parce que nous avons communiqué des informations bibliques lors d’une conférence
publique, d’un séminaire ou d’une étude biblique, que nous avons la garantie d’avoir exercé sur
l’assistance une influence d’ordre spirituel. Beaucoup de gent ont assisté à des séries de réunions
d’évangélisation, à un séminaire sur l’Apocalypse, à une étude biblique ou peut-être même tout cela à
la fois. Peut-être ont-ils désormais une meilleure compréhension de la vérité biblique, mais cela ne
signifie pas qu’ils l’ont intégrée à leur vie.

Alors comment savoir si les gens qui nous écoutent sont influencés par la vérité d’une manière qui
changera leur vie

Une excellente manière de mesurer le degré de croissance spirituelle des gens est de leur poser des
questions. [...] Le mieux est de poser des questions qui restent ouvertes, c’est-à-dire des questions qui
suscitent une réponse contenant une information ; on ne peut y répondre seulement par oui ou non.

En voici quelques exemples:

À votre avis, que nous disent ces versets aujourd’hui? Comment feriez- vous part de cette vérité
biblique à un ami ? Quel effet vous fait cette promesse divine ? Quels changements pensez-vous devoir
faire dans votre vie, dans votre attitude envers les autres et dans votre façon de vivre en général suite
à ce que vous avez étudié? Ces vérités vous aident-elles à aimer Jésus davantage ? Pourquoi ? De tout
ce que vous avez appris, qu’est-ce qui vous impressionne le plus ? Qu’est-ce qui vous donne le plus
d’espérance ? Qu’est-ce qui vous effraye le plus

Les études bibliques, tout comme les autres présentations évangéliques, devraient être organisées
selon une séquence logique et régulière. C’est-à-dire que les études les plus simples et les plus faciles
à comprendre doivent être présentées en premier, tandis que des études plus complexes seront
présentées plus tard, lorsque la compréhension biblique de l’étudiant sera meilleure. Il est important
de poser des questions inquisitrices tout au long de chaque étude pour évaluer la compréhension et la
croissance spirituelles de la personne.

Recherchez les versets suivants et réfléchissez aux raisons pour lesquelles Dieu, malgré son
omniscience, a pose ces questions. Gn 3.9, 13 ; Mt 16.13-15 ; 22.41-46 ; Mc 9.33 ; Lc 2.46. Ces
versets ne montrent-ils pas que des questions bien poses peuvent puissamment aider les
gens à grandir en grâce ?
JEUDI 3 mai

Se préparer à la moisson

Guider quelqu’un tout au long de son voyage spirituel revient à accomplir les préparatifs en vue de la
moisson. Quiconque a travaillé dans un potager sait qu’il existe des moments particuliers et une
certaine séquence d’événements à suivre pour produire la récolte souhaitée. Il faut retourner la terre,
enlever les mauvaises herbes, semer et arroser. Il est aussi nécessaire de créer pour les plantes le bon
environnement ; certaines ont besoin d’être en plein soleil, tandis que d’autres ont besoin d’un peu
d’ombre. En outre, il est nécessaire de protéger les plantes des oiseaux et autres prédateurs. En
d’autres termes, les plantes du jardin doivent recevoir des soins dès le semis pour croître et devenir
productives. Pour les gens ayant entrepris un voyage spirituel, un processus semblable commence
avant le baptême et doit continuer ensuite. Idéalement, une personne reçoit de la nourriture spirituelle
jusqu’au moment où elle est elle-même capable de commencer à nourrir spirituellement autrui. Ce
principe souligne là encore l’importance vitale d’une séquence planifiée, précisant les bonnes périodes,
les étapes à franchir, et créant le meilleur environnement possible pour nourrir et protéger
spirituellement.

Lisez la parabole du semeur et l’explication de Jésus dans Lc 8.4-15. Quels défis cette
parabole nous présente-t-elle quand il s’agit d’amener à maturité la graine qui tombe dans
la bonne terre? Voir aussi Jn 16.7, 8,13.

L’explication de Jésus au sujet de la parabole révèle des faits intéressants. Il est suggéré au verset 12
que certaines personnes ont commencé à croire, mais que le diable a attiré leur intérêt avant même
que leur foi ne soit fermement enracinée. Au verset 13, il est décrit des personnes recevant la Parole
avec joie. Elles ont cru pendant un temps, mais, une fois tentées, elles ont choisi une autre direction.
Au verset 14, il est mentionné un autre groupe qui a entendu, mais qui n a pas cherche à acquérir de
maturité chrétienne. La plupart de ces personnes ont entrepris le voyage vers le Christ et son
royaume, mais des événements survenant à différents stades de leur maturité ont empêché leur
croissance spirituelle.

Se contenter de semer la semence suffit rarement à produire une bonne moisson. Le défi que nous
devons relever, individuellement et en tant qu’Eglise, est de semer la graine de l’Evangile, puis de
nourrir spirituellement, de façon séquentielle, tous ceux qui entreprennent le voyage.

Quel aspect de la parabole décrit le mieux votre propre expérience spirituelle ? Quels choix
pourraient améliorer votre condition spirituelle ?
VENDREDI 4 mai

Pour aller plus loin: Cibler un auditoire.

Vous avez sans doute réalisé à présent que la stratégie d’évangélisation que nous poursuivons semaine
après semaine prendra plus d’un trimestre à être réalisée. Par exemple, ne nous attendons pas à
découvrir, planifier et animer en une semaine les possibilités existantes de formation à l’évangélisation
mentionnées dans la leçon 3.

Quoi qu’il en soit, tout en réfléchissant à votre formation et à la façon dont votre ministère peut
s’articuler avec les plans généraux de votre Eglise, il est important de cibler votre auditoire.

Les points suivants valent la peine d’être examinés:

1. Tout en consultant votre pasteur, les anciens ou les responsables de l’évangélisation, déterminez
quels seront vos programmes et vos auditoires. Réfléchir à l’auditoire que vous souhaitez cibler vous
aidera à vous concentrer sur tous les aspects de la question. Par exemple, dans le cas d’un programme
pour enfants, le mieux serait de mettre des annonces dans les écoles et les quartiers où vivent des
familles avec jeunes enfants.

Les retraités, les chômeurs, les étudiants, etc. sont aussi d’éventuels auditoires à cibler.

2. Cibler votre auditoire vous aidera à choisir les personnes, lieux, dates et stratégies les mieux
adaptés à votre projet. Cela vous aidera également à faire une évaluation efficace à la fin de votre
programme, tout en vous offrant un sujet de prière précis.

3. Pour cibler votre auditoire, peut-être n’aurez-vous pas à chercher à l’extérieur de votre Eglise.
Voyez qui la fréquente sans être baptisé, ou bien quels sont les jeunes encore non baptisés, ou bien
ceux qui assistent régulièrement aux programmes de l’Eglise ou de l’Ecole du sabbat.

À méditer

• 1. « Une vérité reçue dans le cœur nous prépare à en recevoir une autre. » — Ellen WHITE,
Témoignages pour l’Eglise, vol. 3, p. 81. Selon quelle séquence les vérités que nous
connaissons doivent-elles être présentées afin que nous soyons le plus efficace possible
lorsque nous évangélisons ? Pourquoi la mort du Christ à notre place doit-elle toujours être
mise en avant dans tous nos enseignements?

• 2. « Le Christ attirait à lui le cœur de ses auditeurs à cause de l’amour dont il était animé
et, peu à peu, à mesure qu’il les sentait capables de les recevoir, il leur révélait les grandes
vérités du royaume. Nous aussi, nous devons apprendre à adapter nos efforts aux conditions
particulière dans lesquelles ses trouvent les gens — afin de nous mettre à leur niveau. » —
Ellen WHITE, Evangéliser, pp. 58, 59. Devons-nous tempérer par amour la façon dont nous
présentons la vérité biblique, notamment les points de doctrine risquant de remettre en
question les croyances d’autrui ? Est-ce nécessaire? Commentez.

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