Chim I Edes Solutions
Chim I Edes Solutions
Notation : un composé X sera noté X(l) en phase liquide, X(s) en phase acide éthanoïque éthanol éthanoate d’éthyle eau
solide et X en solution aqueuse. C’est un équilibre homogène en phase liquide, sans solvant. Le sens 1
Partie A – Thermodynamique de la synthèse de l’éthanoate d’éthyle (vers la droite) est appelé estérification (ici formation de l’ester éthanoate
L’acide éthanoïque est un intermédiaire important de la chimie organique d’éthyle) et le sens 2 (vers la gauche) hydrolyse (disparition de l’ester).
industrielle. Il sert notamment à la fabrication d’esters. On s’intéresse ici à la 1. Expérience n° 1 : on fait réagir 1 mole d’acide éthanoïque et 1 mole
synthèse de l’ester éthanoate d’éthyle. d’éthanol. Quelle que soit la température de travail, on obtient l’équilibre
Données : Constante des gaz parfaits : R = 8,31 J.mol-1.K-1. 0,667 mole d’eau.
Numéros atomiques : hydrogène Z = 1 ; carbone Z = 6 ; oxygène Z = 8. a. Calculer le rendement de la réaction.
Données thermodynamiques à 298 K : b. Calculer la constante d’équilibre, K1 de la réaction 1.
*Enthalpies de liaisons : c. La réaction est-elle exothermique ?
Définition : l’enthalpie standard de liaison A-B est l’enthalpie standard de la d. Si le ballon utilisé pour cette expérience est mal séché et contient de
réaction l’eau, le rendement de la réaction est-il modifié ? Si oui, dans quel sens ?
A-B(g) = A(g) + B(g) Justifier.
où A et B peuvent être des atomes ou des groupes d’atomes. Elle ne 2.
dépend que de la nature des atomes liés et du nombre de liaisons qu’ils a. Écrire les représentations de Lewis des quatre molécules intervenant
établissent. dans la réaction 1.
Liaison C-H C-O C=O C-C O-H b. Étudier le bilan des liaisons rompues et formées au cours de cette
Enthalpie de 411 358 799 346 460 réaction.
liaison c. En utilisant les données thermodynamiques, calculer l’enthalpie standard
(kJ.mol-1 ) de la réaction 1 à 298 K. Est-ce en accord avec le résultat de la question 1c
*Enthalpie standard de vaporisation, ∆vapH° : ?
Corps CH3COO CH3CH2O CH3COO H2O(l) 3. En déduire la valeur de l’entropie standard de la réaction 1 à 298 K.
H(l) H(l) CH2CH3(l) 4. Expérience n° 2 : on fait réagir maintenant 1 mole d’acide éthanoïque et
∆vapH° 41,6 40,4 34,7 44,0 10 moles d’éthanol.
a. Déterminer la composition du système à l’équilibre.
(kJ.mol-1) M.SCHWING
I- La molécule d’acide éthanoïque, CH3COOH. b. Calculer le rendement de la réaction.
a. Donner la configuration électronique des atomes d’hydrogène (H), de c. Comparer au rendement de la première expérience. Conclure.
carbone (C) et d’oxygène (O). 5. Expérience n° 3 : enfin, on mélange 1 mole d’acide éthanoïque, 1 mole
b. En déduire la valence la plus courante pour chacun de ces atomes. (La d’éthanol, 3 moles d’éthanoate d’éthyle et 3 moles d’eau.
valence d’un atome est le nombre de liaisons qu’un atome peut former dans a. Calculer l’affinité chimique et en déduire le sens d’évolution du système.
une molécule). b. Déterminer la composition du système à l’équilibre.
c. Écrire une représentation de Lewis pour la molécule d’acide éthanoïque. B. Équilibres simultanés
II- Équilibres d’estérification. On mélange 2 moles d’acide éthanoïque, 2 moles d’éthanol et 2 moles de
Dans cette partie, la température est égale à T = 298 K. méthanol (CH3OH(l)). En plus de la réaction A, on a un autre équilibre
On considère que l’activité d’un constituant i dans un mélange M.SCHWING
liquide est d’estérification entre le méthanol et l’acide éthanoïque. Les réactifs et les
égale à la fraction molaire de ce constituant dans le mélange (ai = xi). produits sont tous à l’état liquide.
A. On peut préparer l’éthanoate d’éthyle grâce à la réaction suivante : 1. Écrire les deux équilibres simultanés qui se produisent.
réaction 1 : 2. Écrire le bilan molaire des espèces présentes à l’équilibre en fonction de α
et β, coefficients de dissociation respectifs de l’éthanol et du méthanol.
∑
0 5 10 15,8 20
La conductivité d’une solution s’écrit : σ= λ i × Ci
M.SCHWING
i 1. Partie (AB)
avec Ci concentration molaire de l’ion i et λi sa conductivité molaire. a. Écrire l’équation-bilan de la réaction de dosage qui se produit dans cette
Pour les concentrations utilisées ici, les conductivités molaires λi sont partie, puis l’équation complète (c’est-à-dire celle qui fait intervenir les ions
données dans le tableau suivant. dits indifférents).
Conductivités ioniques molaires limites à 298 K : b. Faire le bilan des ions majoritaires présents en solution au point A ; puis
le bilan des ions qui apparaissent et disparaissent au cours du dosage de A
ion i Na+ H3O+ OH- CH3COO- Cl-
2 -1 à B. Justifier qualitativement pourquoi la conductivité de la solution diminue.
λi (S.cm .mol ) 50 350 199 41 76
c. Exprimer la conductivité en fonction des conductivités molaires et des
Mode opératoire : on prépare un mélange M d’acide chlorhydrique (H+ + Cl-
concentrations des espèces ioniques majoritaires dans la solution après
) et de vinaigre. Un litre de mélange M contient V1 = 50 mL de vinaigre et n1 l’addition du titrant.
= 2,5.10-2 mol d’acide chlorhydrique. On prélève Vo = 10 mL de ce mélange, d. Exprimer ces concentrations en fonction de Cb, Vb, no (nombre de moles
on y ajoute 90 mL d’eau. initial d’acide chlorhydrique dans le volume Vo) et VT (volume total de la
On dose par une solution d’hydroxyde de sodium (Na+ + OH-) de solution). Dans cette partie de la courbe, on peut considérer que le volume
concentration Cb. total de la solution ne varie pas.
Le dosage est suivi par conductimétrie. On trace la conductivité de la e. Retrouver que σ = f(Vb) est une droite de pente négative.M.SCHWING
solution, σ, en fonction du volume de solution d’hydroxyde de sodium ajouté,
2. Partie (BC)
Vb. La courbe obtenue, σ = f(Vb) (document II) présente trois parties : (AB), a. Écrire l’équation-bilan de la réaction de dosage qui se produit dans cette
(BC), et (CD). partie, puis l’équation complète.
Dosage conductimétrique du mélange M par une solution d’hydroxyde de b. Faire le bilan des ions majoritaires présents en solution au point B ; puis
sodium.
le bilan des ions qui apparaissent et disparaissent au cours du dosage de B
(document II) à C. Justifier qualitativement pourquoi la conductivité de la solution
augmente.
pH 6 50% %
5 40%
4
30%
3
20%
2
1 10%
Vb/mL
0 0%
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
M.SCHWING
1.1. Identifier les courbes 1 à 4.
1.2. Donner les expressions littérales des constantes d’acidité Ka1, Ka2 et
Ka3.
1.3. Déterminer graphiquement les valeurs des pKai des différents couples.
On détaillera la méthode utilisée sur le document réponse ci-contre que l’on
collera sur la copie.
- Chimie des solutions - Page 3
Dissolution du dioxyde de carbone atmosphérique dans une solution
14 140%
(S1) d’hydroxyde de sodium.
13
12 120%
6 60%
B
5
4 40%
PE2
3
Solution d’acide
2 20%
chlorhydrique à
Ca=1,0×10-1 mol/L 1
0 0%
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
V1=9,0 mL V2=14,0 mL
Solution (S’1)
Les courbes A, B et C représentent les pourcentages des espèces
Vb = 5,0 mL contenant l’élément carbone (échelle de droite)
1.
Identifier l’espèce dont le pourcentage est représenté par la courbe A.
Identifier l’espèce dont le pourcentage est représenté par la courbe B
Identifier l’espèce dont le pourcentage est représenté par la courbe C.
2. Ecrire l’équation associée à la réaction qui a lieu lors de la dissolution
d’une (petite) quantité de dioxyde de carbone dans la solution (S1).
En déduire que la solution (S’1) contient C5 = C3 - 2C4 mol/L d’ions OH- et C4
mol/L d’ions carbonate.
3. Ecrire les équations des réactions qui ont lieu lors du dosage pour :
♦ 0 < V < V1 M.SCHWING
♦ V1 < V < V2
4. Etablir la relation littérale entre C3, C4, Vb , Ca et V1.
5. Etablir la relation littérale entre C3, C4, Vb, Ca, V1 et V2.
6. En déduire les valeurs des concentrations C4 et C5 dans la solution (S’1).
C
Va = 10,0 mL 2 M.SCHWING
0,2
d’une solution
d’acide V
chlorhydrique 0 0
de 0 2 4 6 8 10 12 14 16
concentration V1=10,0 mL V2=12,5 mL
C’a
Les courbes A, B et C représentent les pourcentages des espèces
contenant l’élément carbone (échelle de droite)
1.
Identifier l’espèce dont le pourcentage est représenté par la courbe A.
Identifier l’espèce dont le pourcentage est représenté par la courbe B
Identifier l’espèce dont le pourcentage est représenté par la courbe C.
2. Ecrire les équations des réactions qui ont lieu lors du dosage pour :
♦ 0 < V < V1 (2 équations)
♦ V1 < V < V2 (2 équations)
3. Etablir la relation littérale entre C6, C7, Va , C’a et V1.
M.SCHWING
4. Montrer que Va C’a = V1.Cb
5. Etablir la relation littérale entre C6, C7, V1 et V2. Montrer que C7 = (V2-
V1)×Cb/V2
Va = 10,0 mL
M.SCHWING
40%
4 M.SCHWING
20%
2
0 0%
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30
Potentiel de l'électrode de
1.3.2. On suppose que le seul complexe formé est dans chaque cas le 1600 500
Dérivée du Potentiel
complexe maximum, comprenant 3 ligands par ion.
mesure (mV)
En exploitant les courbes expérimentales, déterminer les potentiels 1400 400
standard des nouveaux couples redox mis en jeu. 1200 300
Quel est, pour chaque élément, la forme la plus stabilisée par
1000 200
complexation ?
1.3.3. Calculer le rapport des constantes de stabilité de 800 100
l’orthophénanthroline avec le fer(II) et le fer(III). Faire le même calcul pour
600 0
le cobalt.
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24
Potentiel de l'électrode de
octaédrique à haut spin. Donner la structure électronique des orbitales d 1600 250
Dérivée du potentiel
pour chacun de ces complexes.
mesure (mV)
1400 200
4.4.2.2. Ces complexes sont-ils paramagnétiques ou diamagnétiques ?
4.4.2.3. Par quel(s) atome(s) l’orthophénanthroline intervient-elle dans 1200 150
ces réactions de complexation ?
1000 100
4.4.2.4. Les complexes Co(ophen)3n+ sont-ils chiraux ? Justifier la
réponse par un schéma simple. 800 50
600 0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24
Volume (mL)
4.2.6. Déterminer le pourcentage de l’élément azote sous forme d’ions 3. Ecrire le bilan du dosage en terme d’ions H échangés entre l’acide
nitrate dans le produit commercial. Quel est le pourcentage de et les deux bases.
l’élément azote sous toutes ses formes dans l’engrais 4. En déduire la quantité de matière d’ammoniac formé au cours de
ammonitrate ? l’expérience précédente.
En déduire le pourcentage de l’élément azote sous toutes ses formes dans
l’ammonitrate étudié. Ce résultat est-il en accord avec ceux trouvés
5. DETERMINATION DE LA TENEUR TOTALE EN AZOTE précédemment ?
D’UN ENGRAIS AMMONITRATE PAR LA METHODE
DE DEWARDA.
E(mV)
• Constante de dissociation des acides (pKA) : HCrO4-/CrO42- : 6,5
H2O/HO- : 14,0 200
• Conductivités ionique molaires à dilution infinie (en mS.m2.mol-1) pour les
ions en sol. aqueuse à 25°C : λ(Ag+) : 6,2 ; λ(Na+) : 5,0 ; λ(Cl-) : 7,6 ; 100
λ(NO3-) : 7,1
On suppose, dans toute la suite, que l’on dose un volume v0 d’une solution 0
(S) de chlorure de sodium, à la concentration initiale c0. Le dosage se fait à 0 5 10 15 20
l’aide d’une solution de nitrate d’argent à la concentration c ; le volume de
v(mL)
solution de nitrate d’argent versé est noté v.
1. Etude de la réaction de dosage
L’équation associée à la réaction de dosage (RD) est : Ag+(aq) + Cl-(aq) = 2.1. Justifier l’utilisation d’une allonge
AgCl(s) 2.2. Déterminer, d’après la courbe obtenue, la valeur de c0,
1.1. Calculer la constante KRD de cet équilibre à 25°C concentration de la solution (S) en chlorure de sodium.
1.2. Définir avec précision l’équivalence du dosage ; calculer alors 2.3. On note ∆E° le potentiel standard du couple Ag+/Ag par
la concentration en ions Ag+ à l’équivalence. rapport à l’ECS. Donner les expressions de ∆E en fonction de
2. Suivi potentiométrique du dosage des ions chlorure v et de ∆E°, avant et après l’équivalence.
On prélève v0 = 100 mL de solution (S). On appelle ∆E la différence de 2.4. Montrer qu’il est possible de trouver numériquement les
potentiel entre une électrode d'argent plongeant dans cette solution et une valeurs du produit de solubilité du chlorure d’argent et de ∆E°
électrode au calomel saturé (ECS) munie d’une allonge qui l'isole en utilisant les valeurs expérimentales données de ∆E et v.
chimiquement de la solution à doser. Calculer ces grandeurs.
On mesure ∆E en fonction du volume v d’une solution de nitrate d’argent (c 3. Dosage conductimétrique
= 0,200 mol.L-1). Les résultats sont consignés dans le tableau suivant : 3.1. Rappeler le principe d’une mesure en conductimétrie ;
expliquer pourquoi la tension appliquée à la cellule est
V (mL) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 8,5 9 9,5 forcément alternative.
3.2. Il est habituel, en conductimétrie, d’ajouter un volume veau
∆E(mV) 79 82 86 90 95 101 108 119 137 155 265 375 d’eau distillée à la prise d’essai v0 de la solution (S), avec
veau >> v0. Justifier cette précaution expérimentale.
3.3. Dans ces conditions, donner, en justifiant qualitativement,
V (mL) 10 11 11 12 13 14 15 16 17
l’allure de la courbe de dosage conductimétrique d’une
∆E(mV) 392 403 410 420 427 433 437 441 444 solution de chlorure de sodium par une solution de nitrate
d’argent.
4. Méthode de Mohr M.SCHWING
La courbe est donnée ci-dessous : M.SCHWING A v0 = 100 mL d’une solution (S) de chlorure de sodium à environ 0,02 mol.L-
1
, on ajoute 1 mL d’une solution de chromate de potassium (K2CrO4) à