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Promotion 1
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(2007-2008)
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THEME
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CAS DE LA SGBS
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Octobre 2012
Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS
Dédicace
Je dédie ce mémoire à :
ma mère Mme Aminata NDIR, pour tous les efforts qu’elle a consentis pour
m’offrir une excellente éducation et qui m’a toujours soutenu aussi bien
financièrement que moralement et sans qui la rédaction de ce mémoire n’aurait
jamais été possible ;
mes frères et sœur, pour tout le soutien et toute la sollicitude dont ils ont toujours
fait preuve à mon égard ;
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Remerciements
Mes remerciements s’adressent à M. AGASSA, qui dans ses efforts de suivi de mon
mémoire m’a permis de cultiver le goût de la recherche. Ses conseils précieux ont su me
donner l’engouement nécessaire à l’aboutissement de ce travail de longue haleine. Ces
quelques lignes de remerciement sont moindres, relativement à la qualité de son
accompagnement. Qu’il y trouve, je l’espère, l’expression de toute ma reconnaissance ;
tous ceux, qui, d’une manière ou d’une autre, m’ont soutenue au cours de mes
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études et de ma formation au CESAG et dont les noms n’ont pu être cités. Qu’ils
trouvent à travers ce mémoire l’expression d’une profonde gratitude.
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Dédicace ................................................................................................................................. i
Remerciements ...................................................................................................................... ii
Tables des sigles et abréviations........................................................................................... iii
Liste des tableaux ................................................................................................................. iv
Table des matières ................................................................................................................. v
INTRODUCTION GENERALE ........................................................................................... 1
PREMIERE PARTIE : CADRE THEORIQUE DE L’ETUDE............................................ 7
Chapitre 1 : LE PROCESSUS DE PRET BANCAIRE ET LE RISQUE
OPERATIONNEL LIE AU PROCESSUS ....................................................................... 9
1.1. Le processus de prêt bancaire ............................................................................ 9
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............................................................................................................. 26
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[Link]. Suivi des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire ..... 27
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2.3. Les outils spécifiques de la gestion des risques opérationnels liés au processus
de prêt bancaire............................................................................................................ 33
2.3.1. Les outils de gestion de la fraude ................................................................ 33
2.3.2. Les outils de gestion des risques administratifs........................................... 34
2.3.3. Les outils de gestion du risque juridique ..................................................... 34
2.3.4. Les outils de gestion de la sécurité physique............................................... 34
2.3.5. Les outils de gestion de la sécurité informatique ........................................ 34
2.4. Les bonnes pratiques en matière de gestion des risques opérationnels liés au
processus de prêt bancaire. .......................................................................................... 35
Chapitre 3 : METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE ................................................ 38
3.1. Le modèle d’analyse ........................................................................................ 38
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SENEAGL ....................................................................................................................... 47
4.1. Missions et objectifs de la SGBS .................................................................... 47
4.2. Activité et produit de la Société Générale de Banque au Sénégal................... 47
4.3. La Répartition du capital ................................................................................. 48
4.4. Organisation de la banque ............................................................................... 49
4.4.1. La Direction des Risques ............................................................................. 49
4.4.2. La Direction de l’Exploitation et du Réseau ............................................... 49
4.4.3. Le marché de la clientèle entreprise ............................................................ 50
4.4.4. Le marché de la clientèle des particuliers .................................................... 50
Chapitre V: DESCRIPTION DU PROCESSUS DE PRET BANCAIRE ET LA
GESTION DES RISQUES OPERATIONNELS ASSOCIES ........................................ 51
5.3.1. La gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire ..... 59
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INTRODUCTION GENERALE
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Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS
Dés leur création, les entreprises expriment des besoins progressifs et continuels de
capitaux et cela pour financier leurs activités économiques ainsi que leur croissance.
Pour y arriver, elle manifeste souvent des difficultés de fonctionnement dues à un manque
en apport capital. C'est ainsi qu'elle est obligée d'aller vers des sources de financement
externes.
Pour satisfaire leur besoin de financement, les entreprises font appel aux institutions
financières telles que les caisses d'épargnes, les établissements financiers et les banques.
Toutefois, la banque constitue la première source de financement au Sénégal.
L’activité bancaire constituant un levier important dans le monde des affaires, les banques
apparaissent dès lors comme de véritables acteurs de développement économique à travers
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la collecte de fonds, l’octroi des prêts et le financement des projets. Elles sont ainsi parmi
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constitue un facteur inhérent aux activités du secteur financier. En effet au cours de ces
dernières années, les scandales financiers, les incertitudes du marché et la turbulence des
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marchés de capitaux ont mis en lumière les dangers liés aux risques et les conséquences
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Toute décision comporte en elle-même une part de risque, la non décision aussi. Par
conséquent, les banques doivent acquérir rapidement des capacités de gestion des risques si
elles veulent survivre dans un environnement en constante mutation.
Ainsi tout l’art, repose sur l’analyse de la gestion du risque opérationnel si l’on ne veut pas
mettre en péril la vie de l’entreprise.
Les risques opérationnels ont pris une importance considérable dans le secteur bancaire.
Selon le comité de Bâle II, le risque opérationnel est « le risque de pertes provenant du
Mais force est de constater que même si certains risques semblent être gérés,
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d’autres se sont développés provoquant des pertes énormes, compte tenu de la croissance
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Des événements récents comme la crise des subprimes (Août 2007) et la fraude interne à la
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Société Générale (2008) ont mis en évidence la fragilité des différents dispositifs de
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maîtrise des risques en vigueur dans les établissements financiers. Les agences de notation
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et les autorités de surveillance des marchés financiers démontrent que les problèmes liés
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aux pertes auraient pu être évité si les risques opérationnels étaient bien gérés
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Ainsi, l’impact d’un risque non maîtrisé peut entrainer des conséquences graves pour toute
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entreprise. La prise en compte de ces risques est alors nécessaire car on ne peut pas exclure
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Au cours de leurs activités, les banques sont exposées à une vaste série de risques. Bien
que les dirigeants s’efforcent pour améliorer la gestion opérationnelle et stratégique de
leurs entreprises, très peu d’entreprises, même au plan international peuvent prétendre
avoir mis en place une gestion des risques parfaite.
Cela s’explique par le fait que les risques sont de plus en plus difficiles:
- à identifier du fait qu'ils sont présents à tous les niveaux d'une organisation;
- à mesurer de par la conjonction de pertes directes et de pertes indirectes beaucoup
plus délicates à quantifier;
- à gérer de par l'organisation de plus en plus transversale des métiers de la banque et
de par les difficultés à bien maitriser les limites de leurs périmètres.
C'est en partie pour ces raisons que tant les régulateurs que les institutions bancaires ont
mis en place des moyens pour identifier, mesurer et contrôler les risques opérationnels liés
aux prêts.
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Pour une banque comme la Société Générale des Banques au Sénégal (SGBS) filiale de la
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Société Générale à Paris qui a connu d’énormes pertes avec l’affaire Albert spaggiari1 en
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1979 et l’affaire Kerviel en 2008, adopter une gestion globale des risques opérationnels,
c’est d’abord un souci de bonne gestion.
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Il est donc nécessaire pour les banques de prendre en compte la dimension des risques
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opérationnels liés aux prêts à travers une démarche logique et cohérente qui permettra de
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constituer une base de connaissance de ces risques, de déterminer les modalités d’une
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L’analyse des risques opérationnels ne se limite pas seulement au secteur bancaire ; car si
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premier rang des préoccupations. La question qu’on serait tenté de se poser est: « quelle
démarche adopter pour une analyse de gestion efficace des risques opérationnels liés au
processus de prêt bancaire ?».
Les solutions retenues pour la gestion des risques opérationnels dans une banque consistent
à:
Dans ce mémoire nous retenons la dernière solution car elle semble être bien adaptée.
Les risques opérationnels découlent des insuffisances des procédures d’octroi de prêt ou de
leur suivi administratif; notamment la perte d’informations, la mauvaise conservation des
pièces juridiques nécessaires au recouvrement des encours ou le suivi des échéances des
garanties. Les risques surviennent à la suite de défaillances humaines ou techniques.
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Au regard de cette situation, la question de recherche que nous nous posons est : quel est le
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dispositif mis place dans la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt
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- quelle est le contrôle interne mis en place par la SGBS pour faire face à ces
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risques ?
- quel dispositif de contrôle faut-il mettre en place pour une meilleure gestion de ces
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risques ?
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La réponse à toutes ses questions motive notre choix pour le thème: « Analyse de la
gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux entreprises: cas de
la SGBS».
L’objectif principal de cette étude est d’analyser l’efficacité de la gestion des risques
opérationnels liés au processus de prêt bancaire et montrer que cette gestion est préalable
au dispositif de contrôle interne mis en place par les dirigeants de la banque face à des
événements générateurs de pertes considérables.
Notre approche pour cette étude est l’approche par les risques. Cette approche qui est une
approche préventive du contrôle interne va permettre à la banque d’être prévenant dans la
gestion de ses risques.
Pour la banque
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La SGBS doit avoir une vision claire des risques auxquels elle s’expose et particulièrement
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de ses risques opérationnels liés aux processus de prêt bancaire. D’où l’importance d’une
analyse de la gestion des risques qui permettra à la banque de mieux connaitre ceux sur
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lesquels il faut rapidement se pencher et mieux organiser ses missions de contrôle afin
d’assurer une saine gestion des contrôles et assurer sa survie.
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Pour nous
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Cette étude nous permettra d’améliorer nos connaissances dans les domaines des risques
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du secteur bancaire plus précisément les risques opérationnels liés au processus de prêt
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PREMIERE PARTIE :
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Selon Sardi (2002 :39), il est d’usage de dire que le métier de banquier est le métier du
risque. Les risques sont inhérents à l’activité bancaire. L’absence ou l’insuffisance de leur
maîtrise provoque inévitablement des pertes qui affectent la rentabilité et les fonds propres.
La persistance et la profondeur de ces pertes peuvent conduire à la défaillance, c’est-à-dire
l’incapacité de faire face à ses engagements.
Le banquier, en acceptant les dépôts des clients sans les conserver dans son coffre pour les
lui rendre à sa demande ou à une date déterminée, prend un risque. La gestion des risques
constitue un impératif pour toutes les banques; elle leur permet de surveiller les risques
afin de parer à toute éventualité.
Ainsi dans ce secteur, l’identification et la gestion des risques sont une obligation. De
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bonne visibilité du risque. Alors, il est du devoir des dirigeants de veiller à mettre en place
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Pour permettre à la SGBS d’avoir un dispositif efficace de mesure et de gestion des risques
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opérationnels, nous avons décidé dans le cadre de cette étude de contribuer à l’analyse de
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la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêts bancaires afin qu’elle puisse
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première partie de l’étude comporte trois chapitres dont le premier est consacré à la
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Au 21ème siècle, les banques demeurent un élément central de marchés financiers bien
développés. Cependant, certaines banques ont étendu leurs activités au-delà des
traditionnelles fonctions bancaires de base.
Le secteur bancaire est normalement composé de banques spécialisées qui opèrent dans des
petits segments de marchés ciblés en termes de clientèle ou de produit, et des banques
généralistes qui proposent une vaste gamme de services bancaires et d'autres produits
financiers, tels que l’ouverture de comptes de dépôt, les prêts, le courtage d’actions et
l'assurance-vie.
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Par définition, les banques sont des établissements financiers qui collectent des dépôts
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d’argent puis les utilisent sous forme d’investissements ou de prêts accordés aux
entreprises et aux ménages. Le financement bancaire est un vecteur moteur de croissance
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Les opérations de prêts sont diverses et complexes. Elles ne sont pas le fait des banques
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mais restent fondamentalement liées aux banques. Il est donc nécessaire d’avoir une bonne
connaissance de cette notion de prêt.
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Selon Sardi (2005 : 761), un prêt est une opération par laquelle un prêteur (ou un créancier)
remet une somme d’argent à un emprunteur (ou débiteur), avec engagement par ce dernier
de restituer cette somme à une date convenue (échéance), augmentée des intérêts convenus.
Un prêt bancaire est un prêt d’argent accordé à une personne par une banque. Le prêt se
différencie du crédit par le fait que ce dernier regroupe l’ensemble des formes de prêts
d’argent.
Selon Desmicht (2007 : 73), un prêt a d’abord un objet; le financement de tout ou partie
d’un bien mobilier ou immobilier.
Le prêt constitue l’activité principale des banques qui ont pour vocation de consentir des
prêts aux entreprises sans distinction de la taille. Par ailleurs, compte tenu du risque que
comporte l’opération de prêt, ces entreprises n’ont accès que si un certain nombre de
conditions visant à prévoir d’éventuelles difficultés sont prises.
Toute demande de prêt est soumise à une étude préalable pour s'assurer de :
Pour bénéficier d’un prêt, l’emprunteur doit au préalable ouvrir un compte à dépôt à la
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banque vérifie auprès des fichiers de la BCEAO si l’emprunteur est interdit de prêt ou non.
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Une fois que la banque est rassurée que l’emprunteur présente les conditions requises un
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En effet l’analyse de la solvabilité est une enquête que les banques effectuent sur la
capacité de leurs clients à régler à l’échéance prévue les encours accordés. La solvabilité
est un indicateur probabiliste de comportement de paiement futur, permettant de mesurer
objectivement la pertinence d’un octroi de prêt. Elle est souvent utilisée dans le processus
de prise de décision et dans la gestion de la relation client. L’analyse de la solvabilité est
donc indispensable pour les banques car elle permet de savoir à l’avance l’état financier de
son futur client.
Pour Camara (2006 :119), « la disponibilité de CAAR (Critères d’Acceptation des Actifs
Risqués) devrait être un préalable. Il s’agit des critères auxquels se réfèrent les agents de
crédit dans l’analyse des dossiers de prêt ». Le concept de CAAR est très utilisé par la
plupart des institutions financières à travers le monde et intègre des notions relativement
simples. Sur la base des bilans financiers, des comptes de résultats décomposés et des
renseignements dont il dispose, l’analyste financier procède au diagnostic économique et
financier de l’emprunteur.
c. Les garanties
Nous allons développer les différents types de garanties dans la deuxième partie de notre
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étude.
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d. L’amortissement du prêt
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en une fois à la date d’échéance définitive (prêts in fine). Il sera complètement remboursé à
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l’achèvement de sa durée.
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L’échéance comprend:
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La date limite de versement est une clause de contrat de prêt. Les intérêts commencent à
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courir dès le versement. L’engagement hors bilan est annulé et remplacé par un encours de
crédit dans le bilan (Desmicht, 2007:75).
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On peut classer les différentes opérations de prêts selon qu’elles soient consenties à des
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particuliers ou à des entreprises, ou selon leur objet de financement. Pour les prêts aux
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financement de celles-ci.
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Selon Siruguet (2001:159), pour assurer leur développement les entreprises font appel au
secteur bancaire pour financer l’actif de roulement, le cycle de commercialisation, le
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commerce extérieur;
Pour Greuning & al. (2004:140), « la fonction de prêt de la banque doit satisfaire trois
objectifs fondamentaux: les prêts doivent être consentis sur une base saine et en fonction
de leur caractère recouvrable, les fonds doivent être investis de manière profitable pour les
actionnaires et dans le sens de la protection des déposants et les besoins légitimes de crédit
des agents économiques et /ou des ménages doivent être satisfaits ».
Ces objectifs sont en droite ligne avec l’objectif du contrôle interne qui est de construire et
conserver une image favorable au sein du secteur et auprès des parties prenantes, présenter
des états financiers fiables aux partenaires, et agir en conformité avec les lois et
règlements.
Ces différents acteurs réalisent plusieurs types d’opérations dans le but de mettre à la
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L’Institut Français de l’Audit et du Contrôle Interne (IFACI) définit le risque comme étant
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« un ensemble d’aléas susceptibles d’avoir des conséquences négatives sur une entité et
dont le contrôle interne et l’audit ont notamment pour mission d’assurer autant que faire se
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peut la maitrise » (Renard, 2010:155). Cette définition est complétée par celle de Vincent
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(2011 : 137) : « le risque c’est la menace qu’un événement ou une action ait un impact
défavorable sur la capacité de l’entreprise à réaliser ses objectifs avec succès.
Pour Chiappori &Yanelle (1996:137) ; le risque peut se définir comme un danger éventuel
plus ou moins prévisible. La caractéristique propre des risques est donc l’incertitude
temporelle d’un événement ayant une certaine probabilité de survenir et de mettre en
difficulté la banque.
Le risque inhérent au secteur bancaire se distingue par sa multiplicité et par son caractère
multidimensionnel .Selon Greuning & Bratanovic (2004:3), les risques bancaires se
classent en quatre (04) familles : les risques financiers, les risques d’exploitation, les
risques accidentels et les risques opérationnels.
Les risques financiers se subdivisent en deux types : les risques purs et les risques
spéculatifs. Les premiers, au nombre desquels nous notons les risques de liquidité, de
crédit et d’insolvabilité, peuvent engendrer des pertes pour une banque, lorsqu’ils ne sont
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pas bien gérer tandis que les seconds, basés sur un arbitrage financier, peuvent engendrer
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un profit lorsque l’arbitrage est bon ou une perte lorsqu’il est mauvais. Les principales
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sortes de risques spéculatifs sont les risques de taux d’intérêt, les risques monétaires et les
risques de prix de marché.
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Les risques financiers sont aussi sujets à des phénomènes complexes d’interdépendance
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Ainsi une banque qui se consacre à des opérations en devises étrangère se trouve
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normalement exposée au risque de change, mais si elle tient des opérations ouvertes ou si
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ses prévisions comportent des décalages, elle sera aussi exposée à un risque
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Les risques accidentels comprennent toutes sortes de risques exogènes qui, lorsqu’ils se
matérialisent, sont susceptibles de compromettre l’activité de la banque ou sa situation
financière et l’adéquation de ses fonds propres. Compte tenu des particularités du secteur
bancaire de la zone UEMOA, seuls les risques opérationnels retiennent notre attention dans
la suite de ce paragraphe.
Selon Christian & al (2008 :19), le risque opérationnel est « le risque de pertes résultant
d’une inadaptation ou d’une défaillance imputable à des procédures, personnels et
systèmes internes, ou à des événements extérieurs, y compris les événements de faible
probabilité d’occurrence, mais risque de perte élevée ». Le risque opérationnel, ainsi défini,
inclut le risque juridique qui correspond au risque lié à la non application des dispositions
légales ou réglementaires mais exclut les risques stratégiques et de réputation qui
correspondent au risque lié à l’absence des stratégies ou à une stratégie déficiente sur un ou
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Pour Camara (2006 :130), « le risque opérationnel se définit comme la probabilité des
pertes subséquentes à une défaillance des procédures administratives, machines et outils de
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sécurité physique.
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Autant dire que son champ d'application semble tellement large qu'on n'en perçoit pas
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Vanini (2004) critique la définition de Bâle. Selon lui, l’utilisation de cette définition sans
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aucune extension amène à des difficultés d’application dans les banques. Tel que défini le
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risque opérationnel représente seulement une possibilité de perte, le potentiel de gain est
négligé. La définition indique que les personnels et les systèmes sont les causes de pertes,
mais elle ne prend pas en compte le fait qu’ils soient les mieux placés pour détecter les
sources de pertes potentielles et lancer des avertissements. De plus, le document de travail
de Bâle centré sur la perte, ne permet pas de représenter les anciennes pertes des banques,
ni les éventuelles à venir. Enfin, Vanini ajoute que cette définition sous-entend que les
pertes sont seulement directes, alors qu'en réalité, les pertes indirectes sont
comparativement plus importantes.
la typologie des risques opérationnels selon Bâle, il conviendrait d’en donner les
composantes.
A ce titre, Bâle II retient quatre sous ensembles: le risque lié au système d’information, le
risque lié aux processus, le risque lié aux personnes, le risque lié aux événements
extérieurs.
Le régulateur du Comité de Bâle a choisi une répartition selon sept (07) grandes catégories
de risques opérationnels
Fraude interne : il s’agit des pertes liées à des actes commis à l’intérieur de
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l’entreprise.
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Fraude externe : qui concerne les pertes liées à des actes de tiers visant à
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législative ou règlementaire.
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sécurité sur le lieu de travail : Il s’agit des pertes liées à des actes contraires aux
dispositions législatives et réglementaires, ou aux conventions en matière d’emploi,
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La mise en place des normes International Financial Reporting Standards (IFRS) au niveau
de la banque nécessite une démarche structurée ; en tenant compte des contraintes de la
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- les comptes comptables sont-ils compatibles avec la production des nouveaux états
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financiers ?
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A partir de 1998, un travail de refonte a débouché en janvier 2000 sur la publication d’un
nouveau dispositif appelé « Accord de Bâle II ou Ratio Mac Donough. Le nouvel accord
de Bâle sur les fonds propres a été finalisé en juin 2004 et adopté par les gouverneurs des
banques centrales et les superviseurs des pays du G10.
La mise en oeuvre de la réforme a été fixée au 1er janvier 2007 pour les méthodes standard
et au 1er janvier 2008 pour les méthodes avancées. Le nouvel accord repose sur une
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approche non seulement quantitative mais aussi qualitative s’appuyant sur trois piliers.
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La réforme Bâle 2 et les normes IFRS semblent à priori indépendantes. Cependant, elles
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- la protection des fonds propres, qui est l’objet même du pilier I et correspond aux
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exigences de fonds propres, du ratio Bâle II. Les IFRS imposent que toute perte
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réalisée ou probable soit déduite du résultat. Le report à nouveau qui augmente les
fonds propres est ainsi net de pertes potentielles et améliore la qualité de ceux-ci au
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- la discipline de marché qui correspond au pilier III vise l’obligation pour la banque
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de fournir des informations fiables et régulières sur la situation et sur les opérations
qu’elle effectue.
Les risques liés au processus de prêt bancaire peuvent être de diverses formes. Selon
Maders (2006 :10), les plus fréquents sont le risque de contrepartie, le risque de marché, le
risque d’image commerciale, le risque de malversation, le risque règlementaire, le risque
déontologique, le risque stratégique et le risque de liquidité.
Le risque de contrepartie désigne le risque de défaut des clients, c’est- à- dire le risque de
pertes consécutives aux défauts d’un emprunteur face à ses obligations. Encore appelé
risque de crédit, il est le premier risque auquel est confronté un établissement financier
(Bessis 1995 : 15).
irrégulière opérée à son profit par un employé de la banque, seul, ou à l’aide de complice à
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Selon Sardi (2002: 451), le risque juridique ou risque fiscal ou encore risque pénal, il
correspond au risque lié à la non application des dispositions légales.
Le risque de liquidité représente pour une banque la possibilité de ne pas pouvoir faire
face, à un moment donné, à ses engagements ou à ses échéances par la mobilisation de ses
actifs (Mathieu, 2005 : 152).
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Le risque opérationnel découle des insuffisances des procédures d’octroi de prêt bancaire
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garanties. Il s’agit ici d’aborder la notion de risque opérationnel lié au processus de prêt et
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Selon Maders (2006 : 39), les risques opérationnels sont définis par le comité de Bâle
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de la banque. Ils sont liés par exemple à l’informatique et aux technologies, à l’adéquation
aux pratiques et aux procédures bancaires et aux dispositions prises contre la mauvaise
gestion et la fraude (Greuning & al, 2004 : 5). Ces risques sont présentés dans le tableau à
la page suivante :
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4. Non enregistrement de la demande impayés -Contrôle réciproque des dossiers entre
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5. Absence de visite client -Pertes de ressources les agents du processus de prêt
6. Garantie non adaptée/ fausse -Enquête préalable, visite sur le terrain
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7. Faux états financiers du client -Contrôle de l’activité du client
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8. Fausse adresse client -Exiger des états financiers certifiés
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9. Non respect de la quotité -Veiller au calcul de la quotité
10. Absence d’analyse des mouvements du compte -Etude de la situation du compte client
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11. Non respect des renseignements commerciaux -Dispositions de la politique de prêt
bancaire
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Phase de prêt 12. Traite non signée -Litiges -Vérification de tous les dossiers par les
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13. Convention non signée -Pertes de ressources personnes habilitées
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14. Retard dans la mise en place du prêt -Rapprochement des éléments saisis dans
15. Erreurs /Omission le logiciel avec ceux qui sont sur les
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16. Garantie non ou mal formalisée dossiers
17. Surcharge des conventions /traites -Vérifier l’authentification des garanties
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18. Hypothèque non inscrite par les instances habilitées
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19. prêt non autorisé
20. Tableau d’amortissement erronée
21. Taux d’intérêt non conforme
Un risque opérationnel lié à un prêt bancaire peut résulter d’une carence dans la gestion
des sûretés par exemple. Comme les banques font de la transformation, elles empruntent à
court terme et prêtent à long terme, il y a un risque que les taux d'emprunt s'élèvent
réduisant la marge bénéficiaire, voire la transformant en marge négative. L'immobilisation
des capitaux non remboursés renforce ce risque. Pour pallier le risque de contrepartie,
notamment de non remboursement définitif, la banque prend des garanties personnelles ou
réelles. Si son client ne la rembourse pas, elle actionne ces garanties pour se rembourser du
capital, des intérêts et des frais. Il faut espérer que les garanties soient suffisantes. Il faut
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surtout espérer qu'elles ont été bien prises et que le contrat de prêt a été rédigé dans les
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Le risque opérationnel intervient également tout au long de la vie du prêt par les
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informations obligatoires qui doivent être faites, comme l'information des cautions
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Il intervient dans la conservation des actes. Pour actionner les garanties, on doit retrouver
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les actes. En service crédit, on dit que la première garantie est l'acte de crédit lui-même. Le
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prêt bancaire n'est pas que prêter de l'argent. C'est aussi promettre de payer à la place du
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client, en d’autres termes il s’agit des engagements par signatures. C'est une activité à haut
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risque parce que si l’acte d'engagement est mal rédigé, la banque risque de payer des
sommes considérables non prévues. La rédaction de ces actes est donc du risque
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opérationnel.
- la banque a été défaillante dans la perception des intérêts dus par la contrepartie sur
un financement octroyé par la banque. Nous avons perçu trop peu : ultérieurement
quand la banque a réalisé son erreur et essaie de récupérer les intérêts non perçus, la
contrepartie n’accepte qu’un règlement partiel et le solde est passé en perte; la
contrepartie n’est pas défaillante. Il s’agit alors d’une perte opérationnelle constatée
dans la gestion d’un dossier de prêt ;
- lors de la saisie de garanties, la banque se rend compte que la garantie matérialisée
(le montant de l’immeuble apporté par le client) pendant la mise en place du prêt
est inférieur à celle saisie. Il s’agit là d’une fraude.
Conclusion
Dans le cadre des travaux menés par le comité de Bâle, un nouvel accord appelé Bâle III
fait l’objet de débat actuel, En effet au cours du mois de septembre 2010, les 27 régulateurs
bancaires membres du comité de Bâle sont parvenus à un accord sur le futur ratio de
solvabilité en le portant à 7% dont 4,5% de fonds propres « durs ».Ce ratio s’appliquera à
toutes les banques progressivement à partir de 2013. Il doit permettre de renforcer la
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La banque est souvent présentée comme un portefeuille de risques. Ces derniers sont une
dimension inévitable et naturelle compte tenu des produits proposés et de la matière
manipulée qui est l’argent.
La conséquence principale des risques est de provoquer une perte significative pour la
banque, soit au travers d’un ralentissement, soit par une augmentation des charges. Ils
aboutissent in fine à une altération dangereuse des fonds propres conduisant à la faillite de
l’établissement et pouvant remettre en cause la stabilité du système bancaire dans son
ensemble (Lamarque, 2008: 77).
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Les banques doivent se doter d’une base de données et mettre en place une fonction de
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surveillance et de gestion des risques. La gestion des risques demeure un atout majeur de
compétitivité et constitue à ce titre un réel avantage concurrentiel.
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La gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire est devenue plus
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qu’un simple exercice de conformité, elle est une source de création de valeur de
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l’entreprise. Ceci permet de réduire les pertes, préserver le capital propre et protéger
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l’image de la banque.
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bancaire
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Le dispositif de gestion des risques opérationnels est d’offrir une meilleure compréhension
de ces risques, un dispositif d’alerte et de suivi des activités de la banque.
La finalité de la mise en œuvre d’un dispositif de maîtrise des risques opérationnels est de
pouvoir agir sur les différents éléments identifiés et quantifiés afin de modifier le profil de
risques de la société ou tout au moins sa sensibilité en cas de survenance d’événements non
souhaités ( Jimenez, 2008 : 127) .
Selon Renard (2008 : 224), il n’y a pas de méthode d’audit qui ne commence pas par la
connaissance des processus ou des activités que l’on doit auditer. Sans connaitre
nécessairement le « métier » de celui qu’il a à auditer, l’auditeur doit au moins en avoir la
culture pour être en mesure de comprendre les explications qu’il va chercher et solliciter et,
plus généralement pour se faire admettre aisément. Cette prise de connaissance permet
d’avoir une bonne compréhension du processus de prêt bancaire et de déceler les risques
opérationnels afférents.
Roncalli aborde dans le même sens que Renard, il dit que « L’environnement interne
englobe la culture et l’esprit de l’institution de crédit. Il structure la façon dont les risques
C
crédits sont appréhendés et pris en compte par l’ensemble des acteurs du processus et plus
ES
Il s’agit ici d’identifier, d’évaluer et faire un suivi des événements internes et externes
O
bancaire
U
E
Pour Coopers & Lybrand (2000 :59), « l’identification des risques n’est pas un exercice
limité dans le temps. C’est un exercice permanent car les risques évoluent avec les
changements de l’environnement interne ou externe. Il est donc important que dans
l’identification des risques, on tienne compte des risques possibles par anticipation de
l’évolution future de l’environnement externe et interne ».
En effet, l’identification des risques est un processus itératif qui est souvent intégré au
processus de planification. Dans la mesure où le pilotage bancaire s’inscrit dans une suite
d’amélioration continue, les risques doivent sans cesse être identifiés au niveau de
l’organisation dans son ensemble, mais également dans chacune de ses opérations.
Plusieurs auteurs ont élaboré des techniques d’identification des risques qui sont les
suivants :
Pour notre étude nous allons détailler les deux derniers points à savoir l’identification par
analyse historique et celle basée sur les tâches élémentaires.
-B
L’identification basée sur les tâches élémentaires part du principe que les activités sont à
IB
découper en plusieurs tâches élémentaires. Pour Renard (2004 : 76), il suffit après, de se
LI
demander qu’est ce qui se passerait si la tâche est mal exécutée ou n’est pas du tout faite.
O
L’identification par analyse historique quant à elle permet de faire une analyse en se basant
EQ
sur les risques opérationnels déjà survenus au sein de l’entreprise. Nous combinerons ces
U
L’identification des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire peut se faire à
travers des questionnaires, des observations, des entretiens et des revues documentaires.
Selon Maders & Masselin (2004 :51) une fois les risques identifiés, il est nécessaire
d’évaluer leur impact en cas de survenance. Celle-ci est une combinaison de trois facteurs:
sa probabilité d’apparition, sa gravité en cas de survenance et la durée pendant laquelle les
conséquences de l’évènement ont un impact. Pour évaluer l'exposition d'un établissement
bancaire aux risques opérationnels, le Comité de Bâle propose trois approches par ordre
croissant de complexité et de sensibilité au risque mais la commission bancaire incite à
adopter la méthode la plus avancée :
profession) ;
O
Cette cartographie des risques permet d’abord d’identifier et d’appréhender les facteurs de
risque, de conscientiser l’ensemble des acteurs parties prenantes du processus, et ensuite de
construire un référentiel commun compris par tous. La cartographie des risques répond à
l’idée de bien identifier les risques pour les aborder et les gérer dans les meilleures
conditions possibles.
- bottom-up : les indicateurs clés des risques opérationnels sont définis et mesurés
aux niveaux inférieurs, là où l’appréciation individuelle des managers exercera un
-B
levier maximum sur le suivi des risques opérationnels pour être ensuite consolidés
IB
activités sera décidée par les organes exécutifs en fonction de leurs risques
EQ
- mis en œuvre à chaque niveau du processus de prêt bancaire afin d’obtenir une
vision globale d’exposition aux risques ;
- destiné à identifier les évènements potentiels d’affecter le processus de prêt
bancaire et à gérer les risques dans le cadre de l’appétence pour le risque crédit ;
- donné par la Direction et le Conseil d’Administration pour une assurance
raisonnable (quant à la réalisation des objectifs de service chargé de prêt).
Le management des risques n’est pas un processus séquentiel dans lequel un élément
affecte uniquement le suivant. C’est un processus multidirectionnel et itératif par lequel
n’importe quel élément a une influence immédiate et directe sur les autres éléments du
processus de prêt bancaire.
C
prêt bancaire
AG
Le dispositif de contrôle comprend l’ensemble des systèmes de contrôle mis en oeuvre par
-B
Le dispositif de management des risques comprend huit éléments qui résultent de la façon
EQ
Selon Hamzaoui (2008 :80), le COSO définit le contrôle interne dans son référentiel
intitulé « Internal control-Integrated Framework » comme un « processus mis en place par
le conseil d’administration, les dirigeants et le personnel de l’entité, destiné à fournir une
assurance raisonnable quant à la réalisation des objectifs suivants : la réalisation et
l’optimisation des opérations, la fiabilité des informations financières et la conformité aux
lois et aux réglementations en vigueur.
Pour Maders & Masselin (2004 :57), les fondamentaux de contrôle internes sont les
suivants : la politique définie, connue et appliquée ; la éparation des fonctions ; la réalité
des informations ; les pistes d’audit ; les habilitations, délégations, autorisations ; les codes
C
sont variées, mais nous constatons que malgré les différents termes utilisés, les conceptions
ne sont pas fondamentalement contradictoires, ni divergentes. Presque toutes disent que le
IB
contrôle interne n’est pas une fonction, il est l’affaire de tous les membres d’une
LI
organisation afin de déceler les risques, de les prévenir, de réduire les conséquences et
O
Selon Rouff (2000:13), le contrôle interne fixe trois objectifs qui ne différent pas
E
Renard (2010 :143), quant à lui, considère que le contrôle interne concourt à la réalisation
d’un objectif général que l’on peut décliner en objectifs particuliers. L’objectif général
c’est la continuité de l’entreprise dans le cadre de la réalisation des buts poursuivis,
l’atteinte de cet objectif passe par des objectifs permanents.
La plupart des établissements bancaires ont déjà initié leurs démarches de gestion des
risques opérationnels, plus par volonté de mieux maîtriser ces risques que par souci
d’économiser leurs fonds propres compte tenu du calibrage actuel proposé par le comité de
Bâle entre les différents types de risques. Evaluer d’une manière efficace un dispositif de
contrôle interne revient à adopter une démarche bien structurée et dont la finalité est
d’offrir une appréciation synthétique de ce dispositif à la direction générale.
Le système de contrôle interne est une composante essentielle de la gestion d’une banque
AG
qui sont sous leur responsabilité afin d’assurer la protection du patrimoine et la fiabilité des
différents enregistrements comptables et des états financiers qui en découlent. Dans la
IB
norme 2120.A1, les normes professionnelles définissent les aspects sur lesquels doit porter
LI
En se dotant d’un système de contrôle interne rigoureux, la banque pourra mieux réaliser
ses buts et ses objectifs de rentabilité à long terme. Un tel système peut garantir que la
banque agit dans le respect des lois et réglementations ainsi que de ses politiques,
programmes, règles et procédures internes. En outre, il atténue le risque de pertes
imprévues ou d’atteinte à la réputation de la banque.
L’examen des procédures d’engagements passe par la revue des points suivants : le respect
C
de la politique d’offre (respect des barèmes de taux, des conditions de mise en place, de la
ES
personnel.
TH
Les points clés de contrôle interne de cette phase concernent essentiellement : le suivi du
U
E
règlement des échéances et le traitement de relance des premiers impayés, la mise à jour
des informations relatives à la vie du dossier notamment les garanties et la gestion des
événements affectant la situation des crédits.
La revue de cette procédure doit conduire l’auditeur à s’assurer qu’il n’y a pas de dossiers
sains susceptibles d’être classés en douteux.
risques, et de porter une opinion sur le niveau de maîtrise dont dispose la banque sur les
provisions qu’elle constitue.
- niveau 1 : contrôles quotidiens réalisés par des opérationnels ou par leur hiérarchie
immédiate ;
- niveau 2 : collaborateurs extérieurs à l’opération qui justifient périodiquement les
soldes comptables (back office) et vérifient que les procédures sont bien suivies
afin de déceler des erreurs ou des anomalies ;
- niveau 3 : pilotage du dispositif de contrôle par la comptabilité centrale ;
C
ES
contrôles permanents.
-B
2.3. Les outils spécifiques de la gestion des risques opérationnels liés au processus
IB
de prêt bancaire
LI
Ils sont mis en oeuvre par les dirigeants de la banque dans la gestion des risques
O
gestion des risques opérationnels à savoir : les outils de gestion de la fraude, les outils de
EQ
gestion des risques administratifs, les outils de gestion du risque juridique, les outils de
gestion de la sécurité physique et les outils de gestion de la sécurité informatique.
U
E
Pour gérer la fraude, les mesures suivantes peuvent être mises en œuvre:
- une politique des ressources humaines : une procédure claire de recrutement doit
être mise en place de sorte que le recrutement du personnel ne se fasse sur des
bases arbitraires ;
- la gestion des congés : il paraît évident que la gestion des congés relève des
ressources humaines. Toutefois, il nous a paru impérieux de le distinguer des autres
tâches des ressources humaines pour la simple raison que les congés sont un
puissant outil de gestion des risques de fraude et de collusion ;
- la mobilité de poste des agents assure leur moins grande sédentarisation et induit
une probabilité réduite de prise d’habitudes nocives avec les membres. Un employé
ne doit pas demeurer éternellement à son poste, cela peut créer un manque de
motivation ;
- la formation est un puissant levier de la gestion du risque de fraude et comme
d’ailleurs de celle de l’ensemble des risques opérationnels.
Le respect scrupuleux des procédures, l’instauration du principe des quatre (04) yeux ainsi
que la formation sont des instruments de gestion du risque administratif. Le principe des
quatre yeux stipule que toute opération doit être vue par deux (02) personnes dont l’une
C
La sécurité physique doit être l’affaire de tout le personnel. Les valeurs en chèques, les
TH
garanties, les pièces justificatives doivent être soigneusement rangées dans un coffre fort.
EQ
2.4. Les bonnes pratiques en matière de gestion des risques opérationnels liés au
processus de prêt bancaire.
pour la banque toute entière et poser les principes servant à identifier, évaluer, suivre et
maîtriser/atténuer ce risque.
U
E
Principe 5 : Les banques devraient mettre en oeuvre un processus de suivi régulier des
profils de risque opérationnel et des expositions importantes à des pertes. Les informations
utiles à une gestion dynamique du risque opérationnel devraient être régulièrement
C
Principe 6 : Les banques devraient adopter des politiques, processus et procédures pour
maîtriser et/ou atténuer les sources importantes de risque opérationnel. Elles devraient
-B
compte tenu de leur appétit pour le risque et de leur profil de risque globaux.
LI
O
Principe 7 : Les banques devraient mettre en place des plans de secours et de continuité
TH
d’exploitation pour garantir un fonctionnement sans interruption et limiter les pertes en cas
EQ
Principe 8 : Les autorités de contrôle bancaire devraient exiger que toutes les banques,
E
quelle que soit leur taille, aient mis en place un dispositif efficace pour identifier, évaluer,
suivre et maîtriser/atténuer les risques opérationnels importants, dans le cadre d’une
approche globale de la gestion du risque.
Conclusion
Nous avons cherché à travers ce chapitre à éclairer les notions en rapport avec le prêt
bancaire, le processus de prêt bancaire, la notion de risque, les risques opérationnels liés au
processus de prêt bancaire, le dispositif de maîtrise des risques du processus de prêt
bancaire et les bonnes pratiques en matières de gestion de risques opérationnels en milieu
bancaire. La prise de connaissance du processus de prêt bancaire et les risques
opérationnels liés à ce processus nous ont permis de savoir leur importance dans le secteur
C
bancaire.
ES
AG
-B
IB
LI
O
TH
EQ
U
E
Les deux premiers chapitres nous ont permis de mieux connaitre le processus d’octroi de
prêts bancaires ainsi que les risques opérationnels liés aux activités d’octroi de prêts. Nous
présenterons à travers le présent chapitre notre méthodologie de recherche ainsi que les
outils de collectes et d’analyse des données utilisés.
Nous retiendrons l’approche par les risques pour l’analyse de la gestion des risques
opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux entreprises, dans le cas de la présente
étude. L’intérêt de cette approche est de permettre à la SGBS de mieux gérer ses risques
opérationnels liés au processus de ses prêts bancaires aux entreprises.
C
Ce chapitre est structuré en deux sections et présentera dans la première section le modèle
ES
d’analyse, et dans la deuxième section les outils de collectes et d’analyse des données
AG
utilisés.
A travers notre modèle d’analyse (figure n°4 ci dessous), nous décrirons d’une part, les
LI
différentes phases et étapes liées au processus de gestion des risques opérationnels liés au
O
processus de prêt bancaire aux entreprises à la SGBS et d’autre part nous mettrons l’accent
TH
Etapes Outils
• Interviews
Prise de connaissance de la banque
• Observations
• Organigramme
•
C
Interviews
ES
• QCI
LI
apparentes
• Tests de conformité et de
EQ
performance
• La feuille de révélation et d’analyse
U
de maîtrise des
risques
Conclusion et
recommendations
Source : nous-mêmes
Notre étude qui s’est déroulée à la Direction des risques de la SGBS, nous a permis de
rencontrer les personnes impliquées dans le processus de prêt bancaire et nous avons utilisé
différentes méthodes pour la collecte de nos informations à savoir : les interviews,
l’observation physique, l’analyse documentaire, la grille de séparation des tâches, le
diagramme de circulation, , la revue documentaire etc.
3.2.1. L’interview
L’interview est un entretien avec une personne en vue de l’interroger sur ses activités, ses
idées, etc., dans le but de recueillir ses opinions. Cet outil est très déterminant dans notre
C
étude pour une bonne qualité des informations spécifiques recherchées ou détenues par des
ES
bancaire tout en appréhendant ses risques et les dispositifs de contrôle interne existants.
Pour réaliser ces entretiens nous prendrons rendez-vous avec certains acteurs du processus
-B
et nous leurs administrons notre questionnaire. Ainsi, lors de nos entretiens, nous allons
rencontrer les personnes suivantes :
IB
LI
(03);
TH
Elle sera de deux sortes, celle directe qui nous permettra de comprendre et de valider les
informations recueillies lors de l’interview sur les différentes étapes du processus de prêt
bancaire (depuis l’expression du besoin de financement à la mise en place de prêt) ; et celle
indirecte qui consistera à travers l’examen du traitement de certains dossiers de prêt
d’appréhender les différents risques et d’avoir une idée du respect des procédures de CI
mis en place par la SGBS. Ainsi nous observerons attentivement les tâches effectuées par
les différents acteurs du processus cela nous permettra de comparer ce qui est décrit lors de
l’interview et ce qui est réellement fait.
« Le flow-chart ou diagramme de circulation est un outil qui permet de retracer les modes
opératoires d’un processus ou d’une fonction sous la forme de représentation de
C
symboles», (Renard, 2004 : 156). Il nécessite au préalable que les différentes phases du
ES
jusqu'à la mise en place effective du prêt. La circulation des documents sera indiquée par
des flèches. qui traverseront les services concernés. Ce diagramme sera construit à l’aide
EQ
3.2.6. Questionnaire
Une réponse « oui » à une question constitue une force apparente du dispositif de contrôle
interne ; par contre, une réponse « non » constitue une faiblesse réelle ou potentielle.
Le TFfA nous servira à l’identification des risques dans notre chapitre 6 pour l’analyse de
la gestion des risques. Il nous permettra d’identifier à chaque tâche, le risque qui
susceptible de se produire. Devant chaque tâche il ya l’objectif fixé, le risque encouru et
les pratiques communément admises
C
C’est outil mis à la disposition des responsables pour permettre le suivi permanent des
AG
risques. IL s’agira d’énumérer sur cette feuille les problèmes rencontrés lors du processus
de prêt bancaire, les risques opérationnels associés, les causes de ces problèmes, les
-B
à un probleme.
LI
Ces tests seront très utiles pour s’assurer d’une part que les dispositifs de contrôle interne
EQ
ont été appliqués, ainsi ils permettront de remonter à la source en passant par toutes les
phases intermédiaires, et d’autre part ils permettront de s’assurer que les opérations sont
U
A travers la méthodologie de recherche nous avons défini les différents outils qui nous
seront nécessaires pour l’analyse de la gestion des risques opérationnels liés au prêt
bancaire, dont nous aborderons les aspects pratiques dans la deuxième partie de notre
étude.
La gestion des risques opérationnels est devenue plus qu’un simple exercice de conformité,
elle est une source de création et de valeur de la banque, ceci permet de réduire les pertes,
C
La revue de littérature ainsi présentée nous a permis de cerner les variables que sont
l’activité bancaire, les différentes étapes du processus de prêt bancaire et de gestion des
-B
Toutes ces dimensions sont importantes pour aborder la partie pratique de notre étude.
LI
O
Quels sont les risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire ? Comment ces
TH
risques sont –ils gérés à la SGBS ? C’est à toutes ces questions que nous tenterons de
EQ
DEUXIEME PARTIE :
IB
La crise n’est pas encore terminée et ses répercussions ne sont pas neutres sur l’Afrique et
le Sénégal en particulier. L’inflation a connu une forte baisse, due en grande partie à un
recul des cours mondiaux des matières premières. Après avoir traversé la plus profonde
dépression depuis 1929, l’économie mondiale a été marquée en octobre 2009 par
l’amélioration des indicateurs d’activité dans la plupart des pays. En effet, ce début de
redressement de la conjoncture économique est le résultat des multiples efforts consentis
par les autorités politiques et monétaires à travers le monde. Cependant, la situation reste
toujours fragile. Aussi, sur le plan de la politique monétaire, les principales Banques
Centrales ont elles maintenu les mesures d’assouplissement de leur politique monétaire.
longtemps fait considérer la taille totale du portefeuille comme une donnée exogène
ES
permettant d’expliquer les relations soit avec les prêteurs (gestion du passif), soit avec les
emprunteurs (gestion de l’actif).
AG
La SGBS est une SA de droit sénégalais avec conseil d’administration constituée en 1962
et inscrite sur la liste des établissements de crédit de l’UEMOA sous le numéro K0011 B.
Elle est membre du réseau international du groupe français Société Générale (1.200
implantations dans plus de 80 pays). Son réseau est constitué de 49 agences, 6 guichets
dédiés au transfert rapide d’argent Western Union, distincts de ceux existant dans les
agences, d’un guichet de change traitant également des opérations Western Union et d’un
bureau de représentation à Paris.
bancaire Sénégalais.
Objectifs
-B
IB
La SGBS a retenu les objectifs suivants : accroître les parts de marché au Sénégal et
LI
partenaire des grands projets privés et soutenant activement le partenariat public - privé
E
La SGBS est une banque de détail. Elle segmente sa clientèle selon 2 grandes catégories :
la clientèle commerciale et la clientèle privée
Les principaux produits proposés à la clientèle se résument comme suit par type de
besoins :
La banque au quotidien
Les assurances
Les prêts
Ils concernent : le prêt personnel Ordinaire, le prêt personnel Etudiant, le prêt personnel
C
Ils regroupent : le compte épargne, Epargne 12, Epargne Plus, le plan Epargne logement, le
-B
caisse et le CARHUIT
O
TH
Les transferts
EQ
La SGBS est une SA de droit sénégalais avec conseil d’administration constituée en 1962
et inscrite sur la liste des établissements de crédit de l’UEMOA sous le numéro K0011 B.
Elle est membre du réseau international du groupe français Société Générale (1.200
implantations dans plus de 80 pays). Son réseau est constitué de 49 agences, 6 guichets
dédiés au transfert rapide d’argent Western Union, distincts de ceux existant dans les
agences, d’un guichet de change traitant également des opérations Western Union et d’un
bureau de représentation à Paris. Son capital s’établit à FCFA.10.000 millions et se
décompose comme suit :
L’organigramme de la SGBS comprend neuf (9) directions dont une Direction des Risques
(DRIS) et une Direction de l’Exploitation et du Réseau (DER) au sein desquelles nous
avons séjourné pendant notre stage.
La Direction des Risques a pour principales tâches l’analyse des différents dossiers de prêt
ES
avant accord et notamment, le suivi des engagements et les reportings divers. Les tâches se
repartissent comme suit :
AG
des dossiers à déclasser, le traitement des fiches de décision et divers. Ces tâches
LI
Cette direction est constituée de plusieurs entités qui sont structurées comme suit :
Le marché de la clientèle des particuliers qui comprend les employés du secteur public et
privé.
-B
IB
LI
O
TH
EQ
U
E
La banque est un partenaire incontournable d’une entreprise notamment pour financer ses
activités, ses investissements. Tout chef d’entreprise doit bien connaitre les produits et les
-B
services que celle-ci peut lui offrir et les conditions relatives. Pour ce faire, il est alors
important de prendre connaissance du processus de prêt bancaire et la gestion des risques
IB
opérationnels associés.
LI
O
Pour décrire le processus de prêt bancaire, il est nécessaire de définir la typologie de prêt
EQ
bancaire. La SGBS octroie plusieurs types de crédits qui sont regroupés en deux grands
U
groupes.
E
Les crédits par caisse sont des financements qui entrainent des flux réels de trésorerie de la
banque vers son client. Ces prêts sont essentiellement destinés au financement de projets
d’investissement ou à la reconstitution du fonds de roulement. Il existe différents types de
crédits par caisse, à savoir:
- les prêts amortissables sont des crédits destinés au financement des projets
d’investissement, d’équipement, et du financement des besoins d’exploitation. Ce
sont des crédits classiques définis en fonction de la durée. Ils peuvent être à court
La facilité de caisse ou le crédit spot est un concours financier à très courte durée que la
banque accorde pour faire face à une difficulté temporaire de trésorerie. Le montant
accordé ne dépasse généralement pas un mois du chiffre d’affaires.
Le découvert : est un dépassement plafonné que la banque autorise au client sur son
compte ordinaire pour une durée d’un an renouvelable. Il vise à assurer au client la
disponibilité permanente de liquidité pour ses besoins de fonctionnement courants. En
C
contrepartie, les recettes tirées de l’activité doivent être virées systématiquement sur le
ES
L’avance est généralement adossée sur un marché. Elle peut être définie comme une
-B
avance de fonds accordée à un client par la banque dans le but de démarrer un travail qui
lui a été confié. Dans ce cas précis, la banque procédera à un nantissement de marché. Ce
IB
qui lui permettra de rentrer directement en possession des fonds jusqu’à hauteur des fonds
LI
L’escompte : lorsqu’un fournisseur vend un bien à son client, il lui accorde généralement
EQ
La banque apporte son concours à une entreprise sans décaisser des fonds sous forme
d’engagement que l’on appelle des crédits par signature, appelés communément cautions
bancaires. La banque prête alors simplement sa signature sans supporter de charge de
trésorerie.
C
ES
La banque s’engage par lettre auprès de tiers, à satisfaire aux obligations contractées
AG
envers eux par son client, au cas où ce dernier n’y satisferait pas lui-même. Les crédits par
signature regroupent : les cautions et le crédit documentaires.
-B
pour le traitement du dossier de prêt. Il peut être défini comme le mécanisme qui retrace le
TH
chemin suivi par le dossier de prêt dès l’instant que l’entreprise entre en contact avec la
banque et manifeste son besoin d’être financée jusqu’à l’aboutissement dudit dossier.
EQ
Il s’agit de ceux qui autorisent l’exécution de la mise en place du prêt à savoir le Directeur
de l’Exploitation et du Réseau qui donne son avis (favorable ou défavorable) ; le Directeur
des Risques donne aussi son avis sur le dossier de prêt ; et éventuellement le Directeur
Général qui a la décision finale lorsque le montant du prêt atteint un certain montant.
Ils participent activement à l’étude et au montage des dossiers de prêt pour le bon
fonctionnement de la procédure.
Le conseiller joue un rôle d’interface entre la banque et son client. Ce rôle revêt une
importance, en ce sens que le conseiller est la personne qui connaît mieux le client et qui
représente pour lui un interlocuteur privilégié auprès de la banque. Ce qui lui confère des
missions essentielles qui sont la gestion du portefeuille de la clientèle, la réception et le
traitement de la demande de concours, le suivi des engagements. Il a en charge également
C
régularité des dossiers de crédits soumis à son appréciation, donne son avis sur le dossier et
O
le transmet à la hiérarchie.
TH
En fonction du type de crédit demandé, chacune de ces sections intervient à une étape du
EQ
Toute entreprise qui sollicite un prêt à la SGBS devra nécessairement fournir un certain
nombre de documents :
Lorsqu’il s’agit d’une demande de prêt amortissable, outre les éléments ci-dessus d’autres
éléments doivent être fournis en complément, il s’agit :
AG
d’affaires ;
LI
- du plan d’affaires appelé business plan. C’est un programme qui présente les
O
- les engagements par caisse : il s’agit des crédits de trésorerie, crédits pour lesquels
la banque effectue un décaissement réel (facilités de caisse, crédits à moyen terme,
escompte papier commercial, avance sur marché, prêts pour investissement d’une
durée maximum de 7 ans),
- les engagements par signatures : ce sont des garanties accordées aux clients pour
couvrir certaines opérations réalisées avec des tiers (crédit documentaire, effets
avalisés, cautions sur marchés …). Les engagements par signature sont traités dans
le narratif „Octroi et suivi des engagements hors bilan)
Pour bénéficier d'un concours, le client doit formuler une demande mentionnant les
éléments requis
Le gestionnaire du compte reçoit les demandes s'il s'agit d'un client ayant déjà un compte
au niveau de la banque. Sinon, le client se présente et fait une demande écrite. Dans ce cas
le responsable de l'exploitation affecte la demande à un gestionnaire. L'affectation se fait
suivant la localisation géographique pour les agences. Si c'est un client de l’agence du
C
géographique.
AG
Ensuite, le gestionnaire de compte fait un entretien avec le client pour comprendre les
motifs de la demande de crédit. Cet entretien sera sanctionné par un compte rendu
-B
d’entretien. Ce compte rendu sera ensuite validé par le Responsable de marché. Chaque
IB
Après validation par le responsable de marché, le compte rendu d’entretien est transmis au
service banque pour le montage du dossier de crédit. Pour ce faire, il s’assure que tous les
documents requis sont joints au compte rendu (à savoir, le bilan, le rapport d’expertise s’il
y a une hypothèque) et que le compte rendu a bien fait l’objet de validation par le
responsable de marché.
Le Service Banque prépare les dossiers en tenant compte des réserves (garanties
complémentaires à demander ou mettre à jour) du responsable financier. Le dossier préparé
par le service Banque comportera :
Une fois le dossier complet, il le soumet à la validation de son supérieur hiérarchique (le
Responsable du service). Si le supérieur hiérarchique approuve, le dossier est mis dans le
circuit de décision et transmis au Responsable de marché. Le dossier chemine ensuite
suivant la délégation des pouvoirs. Tous les dossiers de crédit ne remontent pas aux
Risques. Ils ne sont transmis que si la limité décisionnelle du Responsable d'Exploitation
C
est dépassée.
ES
Contrôle 1 : Toutefois, le CDR (Contrôle des Risques) effectue un contrôle sur les dossiers
AG
LAD par sondage. Le résultat du contrôle effectué fait l’objet d’un PV signé par l’adjoint
du Directeur des Risques et envoyé au Directeur pour validation avant d’être scanné et
-B
envoyé aux responsables de marché concerné. L’objectif de ce contrôle est de s’assurer que
IB
[Link]. La notation
E
Limite décisionnelle d’octroi de crédit. Depuis mars 2010, un nouveau système de notation
pour l’octroi des crédits est utilisé. Ce système de notation est différent de la cotation
BHFM qui est utilisé pour le déclassement des crédits.
La banque dispose d'un outil d'analyse STARWEB qui permet de faire une analyse
détaillée du concours pour les PME et les grandes entreprises qui permet de faire des
notations par rapport aux dossiers de crédit. Les notes varient de 1 à 8. Il va répondre à un
questionnaire dans Starweb et c’est le logiciel lui meme qui va affecter une note au client.
A l’issu de l’analyse de STARWEB on émet un rapport de „NOTATION DE LA
CONTREPARTIE“. Un projet d'utilisation d'un outil de scoring est en cours. L'analyse est
faite soit par les rédacteurs du service banque (dossiers exploitation) soit par ceux du CDR
(dossiers Risques).Une autre application "ANADEFI" permet le dépouillement des états
financiers.
[Link]. L‘analyse
L'analyse porte d'une part sur le marché dans lequel exerce le demandeur du prêt
(perspectives, croissance de l'activité, risques éventuels, concurrence...), ainsi que sur la
structure financière de demandeur. Elle se fait sur Excell et nécessite ensuite un
rapprochement avec les informations sur les mouvements du compte bancaire du client.
[Link]. La notification
C
ES
La notification est envoyée au chargé de clientèle et une lettre est remise au client. Le
dossier et la notification sont envoyés au service garantie pour mise à jour des garanties
AG
est envoyée.
IB
LI
professionnels…) cf délégation des pouvoirs. Un comité de crédit formel existe juste pour
EQ
les arbitrages si le CDR n'est pas favorable à un crédit par exemple. Ce comité est dans ce
cas composé du DG, du directeur Risques, du Directeur de l'exploitation et du
U
E
Responsable de marché.
Il existe aussi un suivi périodique des engagements par le comité des engagements. Ce
comité se réunit tous les 2 mois et est composé du DG, du Directeur des Risques, du
Responsable du SUPAD, du Directeur de l'Exploitation et du Responsable de marché
concerné. Un PV est effectué et le CDR se charge du suivi des décisions.
Les instances qui autorisent le concours sont membres du comité des engagements. Mais la
présence du DG et du CDR (organe régulateur) assure le bon fonctionnement de la
surveillance des engagements. De plus dans ces réunions il existe une certaine collégialité.
C
Le contrôle porte sur la revue semestrielle du portefeuille et revue mensuelle des comptes
AG
débiteurs sans mouvements de plus de 3 mois, les comptes débiteurs sans mouvements
significatifs de plus de 6 mois et les impayés de plus de 6 mois. Une revue est effectuée
-B
par le CDR dans le cadre de reporting mensuels remontés à la BHFM (Banque Hors France
IB
A la SGBS, la stratégie de la gestion des risques opérationnels est définie par le groupe
EQ
Société Générale qui est la société mère et s’applique à l’ensemble des entités consolidées.
U
Par risque opérationnel, le Groupe désigne le risque de pertes résultant d’une inadaptation
E
La gestion des risques opérationnels est le processus par lequel sont évalués en utilisant
une approche systématique qui identifie et organise par priorité les risques et qui ensuite
met en place les stratégies. Cette approche comprend à la fois :
- un contrôle de prévention conçu pour éviter les incidences indésirables avant leur
survenue ;
- un contrôle de détection conçu pour identifier les incidences indésirables lorsqu’ils
surviennent. Ils identifient leurs erreurs après qu’elles soient survenues ;
- un contrôle de correction conçu pour s’assurer que des mesures correctives sont
prises en vue de réparer les incidents indésirables ou d’éviter qu’ils se renouvellent.
La gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire commence par la
description du processus de prêt et son découpage en des tâches élémentaires. La
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connaissance du processus de prêt bancaire a déjà fait l’objet de l’étude ci-dessus. Cette
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description est facilitée par les outils et techniques de description que nous avons énoncés
AG
dans notre modèle d’analyse. La gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt
consiste à identifier, évaluer et à suivre les risques auxquels la banque est confrontée.
-B
du prêt bancaire
LI
O
La gestion des risques opérationnels passe nécessairement avant tout par l’identification de
TH
ceux-ci. C’est une étape qui permet de trouver l’ensemble des risques liés au processus de
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- l’auto évaluation des risques et des contrôles qui a pour but d’identifier et de
mesure l’exposition de la banque aux différents risques opérationnels liés au
processus de prêt bancaire afin d’établir des cartographies de ces risques;
- les indicateurs clés de risque ou (KRI : Key Risk Indicators) qui alertent en amont
sur les risques potentiels de pertes opérationnelles. Ces indicateurs sont des
données objectives et mesurables devant permettre d’évaluer un ou plusieurs
risques clés et ainsi d’en améliorer le pilotage.
- les analyses de scenarii, consistent à effectuer des estimations d’expert des pertes
potentielles auxquels la banque est exposée pour chacune de ses activités
notamment, les pertes potentielles de faible fréquence mais à forte sévérité ;
subies (c’est-à-dire que les responsables d’activités sont en charge de la mise à jour
des événements de risques, ils peuvent réaliser l’actualisation dans l’outil risques
-B
Les principales catégories de risques opérationnels sont liées à des carences dans la gestion
TH
des risques et celles-ci entrainent souvent des pertes financières par suite d’erreurs ou de
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fraude, comme exemple de fraude le client qui apporte une fausse garantie, ou l’agent de
saisie qui au moment de la mise en place du prêt saisie un zéro de trop.
U
E
Conclusion
A travers ce chapitre nous avons pris largement connaissance du processus de prêt bancaire
à la SGBS, depuis l’expression du besoin du client à la mise en place effective du prêt,
ainsi que les différents types de crédits qu’elle octroie à sa clientèle entreprise. Mais pour
octroyer un prêt la banque prend d’énormes risques. Parmi lesquels nous avons retenu le
risque opérationnel lié au processus de prêt. Quelle est la démarche à adopter pour une
analyse de gestion efficace des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire ?
Nous répondrons à cette question dans la suite de notre étude.
Le processus de prêt bancaire est exposé à des risques variés. Ceux-ci pouvant être des
risques de fraude, de perte, de dégradation du système de la banque et pouvant être causés
soit par les acteurs intervenant tout au long du processus, soit par des procédures. La
survenance de ces risques peut avoir des conséquences néfastes pour la réalisation des
objectifs de la banque.
Ainsi, la tâche effectuée ou omise peut comporter des risques positifs par la possibilité de
tirer un bénéfice ou négatifs par la menace d’une perte ou d’un échec. En effet la gestion
des risques opérationnels vise d’une part, à minimiser la probabilité de survenance de cette
C
banque. La gestion des risques opérationnels est d’une importance capitale en ce sens
AG
qu’une bonne gestion des risques donne à priori aux dirigeants l’assurance de la survie de
la banque.
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Cependant, la mise en place des outils de contrôle seuls demeure insuffisante pour la
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prêt bancaire
Cette étape est importante, il s’agit d’identifier tous les risques liés au processus et de
procéder à l’évaluation des risques opérationnels pouvant impacter négativement les
performances du processus.
Le risque opérationnel lié au processus de prêt bancaire peut se définir comme le risque de
pertes qui résulte:
- des défaillances d’inadéquation des procédures telles que la saisie erronée des
données, l’omission des données, le prêt porté au compte d’un tiers et non du
bénéficiaire, le prêt accordé avant la prise effective de la garantie prévue, le
dépassements des limites et autorisation pour la réalisation d’une opération ;
- des ressources humaines telles que l’exigence de compétence et de disponibilité des
acteurs du processus, fraude;
- des événements extérieurs comme une mauvaise application des aspects juridiques,
détérioration du bien pris en garantie;
- et ou des défaillances du système d’information dû à l’absence de base de données
sur la situation des biens pris en garanties.
C
Cependant quels sont les risques opérationnels spécifiques au processus de prêt bancaire
ES
- budgétisation ;
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- recouvrement du prêt.
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A l’aide des questionnaires administrés aux différents acteurs du processus, nous avons
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scindé le processus en sous processus, les sous processus en activités et les activités en
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tâches.
Dans les tableaux suivants nous avons identifié les risques qui pourront survenir.
Cette première étape permet de recenser tous les risques qui sont liés à la budgétisation. Si
elle est mal élaborée, les erreurs pourront se répercuter dans tout le processus.
prêt".
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insuffisante
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A travers cette étape, nous avons déterminé les risques afférents à l’étude du dossier depuis
l’étape de la rédaction du commentaire, jusqu’à celle du montage du dossier.
habilitées DRIS)
Enregistrement S’assurer que tous 12. Omission d’un Pertes de Vérifier
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du prêt et du CR compte toutes les fonction -Retard dans éléments saisis dans le
TH
prêt les dossiers sont mise en place du ressources mis en place a fait
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A travers cette étape, nous avons déterminé les risques liés à la mise en place du prêt. Cette
étape est fondamentale en ce sens que toute erreur ou défaillance du système entrainera
d’énormes pertes à la banque.
Tableau 5: Identification des risques liés au sous processus " suivi du prêt"
Envoi des S’assurer que 23. Mauvaise foi du Pertes de Vérifier les
correspondances le client est client ressources coordonnées du client
-B
le client
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Cette phase consiste à identifier tous les risques opérationnels qui découlent de l’activité de
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Une fois les risques identifiés, il faut évaluer, non seulement, la probabilité de survenance
du risque mais aussi l’impact du risque s’il se matérialise.
L’évaluation des risques se fait par rapport à la probabilité de survenance et l’impact des
risques identifiés.
L’évaluation de la probabilité d’occurrence des risques tient compte des résultats des tests
d’existence et de permanence réalisés durant notre stage à la SGBS. L’évaluation est faite
à partir du modèle ci-dessous.
Probabilité de survenance
. Risques
source RCSA
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1. Prévision irréaliste 1
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5. Informations erronées 2
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8. Client insolvable 2
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La SGBS dispose de plusieurs moyens lui permettant d’assurer le suivi des risques
opérationnels liés au processus de prêts toutefois, le dispositif est perfectible.
- de l’existence d’un dispositif de gestion des créances par la mise en place d’états
d’alerte permettant le suivi des engagements irréguliers (impayés, lignes de crédit
C
sans autorisation…). Ces états sont extraits du système d’exploitation puis envoyés
ES
aux différents chargé de clientèle pour régularisation (prise de contact avec le client
pour régulariser la situation, recueil de garantie supplémentaire etc…). Cette
AG
- d’un dispositif de surveillance des risques, à travers une cartographie des risques
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en place des actions de correction et de prévention des risques identifiés par chaque
TH
- d’un dispositif de contrôle permanent à travers des contrôles au quotidien par les
opérationnels autrement appelé sécurité au quotidien (prise de garanties et
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sédentarisation et limiter des prise d’habitudes nocives avec les membres, existence
d’outils pratique de suivi des indicatifs clés de risque (KRI) et de collecte de pertes
opérationnels et de reporting au sein de la société mère, existence d’une veille
juridique et règlementaire, mise en place d’une cellule de formalisation, de
validation et de diffusion de procédures, instructions et directives au sein de la
banque et diffusée sur un portail accessible à tous les membres du personnel.
Toutefois, face à ses forces, certaines insuffisances devraient être corrigées. Il s’agit
notamment :
- de l’exercice d’analyse des risques qui se fait tous les 2 ans, il serait plus pertinent
de rapprocher la périodicité à une fréquence annuelle vu les évolutions rapides du
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- les contrôles de second niveau qui existent devront être effectués de manière plus
rigoureuse permettant ainsi de détecter des anomalies et de mettre en place des
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être systématique pour assurer un meilleur suivi des pertes supportées par la
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banque.
TH
Conclusion
U
Nous avons cherché à travers ce chapitre à effectuer une analyse de la gestion des risques
E
opérationnelle liée au processus de prêt bancaire à la SGBS. Nous avons tenté de faire
ressortir les forces et faiblesses de la gestion des risques opérationnelles au sein de cette
entité. Il en ressort que des outils performants sont en place toutefois, ils peuvent être
utilisés de manière plus efficiente pour améliorer la maîtrise des risques opérationnels. La
banque devra prendre toutes les dispositions nécessaires pour élaborer des procédures
couvrant des contrôles pertinents, investir sur la formation des agents. De plus, elle devra
renforcer les contrôles de premier et second niveau des dossiers de crédit, afin de limiter la
survenance de pertes opérationnelles liées au risque de crédit qui impacte la dégradation du
coût net du risque (CNR).
L’intérêt de cette deuxième partie a été de faire une prise de connaissance de la SGBS, de
ses activités en matière de prêt bancaire ainsi que la gestion de ses risques opérationnels
associés. Cette démarche a été possible grâce aux outils préalablement définis dans notre
modèle d’analyse.
Notre étude peut avoir été utile en ce sens qu’elle est une synthèse des difficultés du
processus de prêt, et qu’elle peut impacter positivement sur la sensibilité des acteurs du
processus. Cette partie, nous a permis également de mettre en application notre démarche
et d’aboutir à l’analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt
bancaire, il revient aux dirigeants de la banque de s’en servir pour corriger les défaillances
C
CONCLUSION GENERALE
IB
LI
O
TH
EQ
U
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Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS
risque d’évoluer pour les futurs demandeurs qui ont vraiment besoin de ces ressources
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explique ainsi la difficulté à laquelle sont confrontées les petites et micro-entreprises pour
accéder au crédit par les niveaux de garanties exigés et par les taux d’intérêts élevés.
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Notre démarche nous a servi à atteindre les objectifs spécifiques que nous nous étions fixés
IB
au début de notre mémoire. Cependant comme toute œuvre humaine, des insuffisances
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Par cette analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire,
U
nous avons montré comment les risques sont gérés, nous avons également analysé les
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OUVRAGES
3. BESSIS Joël (1995), Gestion des risques et gestion actif-passif des banques,
Editions Dalloz, Paris, 574 pages.
pages.
IB
10. FITOUSSI Isabelle (1990), La PME face à sa banque, Edition Performa, Paris,
314 pages.
11. HASSID Olivier (2008), la gestion du risque, 2è édition DUNOD, Paris, 150
pages.
12. HEAD George L. et HORN Stephen (2004), Les fondements de la gestion des
risques, Carm Institute, Paris, 89 pages.
15. LAMARQUE Eric (2008), Gestion bancaire, 2e édition Pearson Education, Paris,
240 pages.
16. MADERS Henri-Pierres & MASSELIN Jean Luc (2009), contrôle interne des
risques : cibler, évaluer, organiser, piloter, maitriser, 2e éditions Éditions
d’Organisation, Paris, 261 pages.
18. OCDE (2004), Revue de l’OCDE sur le développement, Les dossier du CAD, Vol
ES
5.
AG
19. RENARD Jacques (2010), Théorie et pratique de l’audit interne, 7ième édition,
Groupe Eyrolles, 469 pages.
-B
SOURCES INTERNET