0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
33 vues84 pages

M0182MPCGF14

Ce mémoire analyse la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME, en se concentrant sur la Société Générale de Banque au Sénégal (SGBS). Il aborde les différentes étapes du processus de prêt, les risques associés et les dispositifs de maîtrise et de contrôle des risques opérationnels. La recherche inclut une méthodologie d'analyse et des outils spécifiques pour évaluer et gérer ces risques.

Transféré par

Grace Kelly
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
33 vues84 pages

M0182MPCGF14

Ce mémoire analyse la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME, en se concentrant sur la Société Générale de Banque au Sénégal (SGBS). Il aborde les différentes étapes du processus de prêt, les risques associés et les dispositifs de maîtrise et de contrôle des risques opérationnels. La recherche inclut une méthodologie d'analyse et des outils spécifiques pour évaluer et gérer ces risques.

Transféré par

Grace Kelly
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Centre Africain d’Etudes Supérieures en Gestion

CESAG BF – CCA Master Professionnel en


BANQUE, FINANCE, COMPTABILITE, Comptabilité et Gestion Financière
CONTROLE & AUDIT (MPCGF)

Promotion 1
C

(2007-2008)
ES
AG
-B

Mémoire de fin d’étude


IB

THEME
LI
O

ANALYSE DE LA GESTION DES RISQUES OPERATIONNELS


TH

LIES AU PROCESSUS DE PRÊT BANCAIRE AUX PME :


EQ

CAS DE LA SGBS
U
E

Présenté par : Dirigé par :

Garmy FALL ADJASSA Fanny Marial


Enseignant

Octobre 2012
Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Dédicace

Je dédie ce mémoire à :

 ma mère Mme Aminata NDIR, pour tous les efforts qu’elle a consentis pour
m’offrir une excellente éducation et qui m’a toujours soutenu aussi bien
financièrement que moralement et sans qui la rédaction de ce mémoire n’aurait
jamais été possible ;
 mes frères et sœur, pour tout le soutien et toute la sollicitude dont ils ont toujours
fait preuve à mon égard ;
C
ES
AG
-B
IB
LI
O
TH
EQ
U
E

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page i


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Remerciements

Je voudrais, en premier lieu, remercier le Tout Puissant pour la miséricorde, le secours et


les bénédictions dont il a toujours parsemé ma vie ;

Mes remerciements s’adressent à M. AGASSA, qui dans ses efforts de suivi de mon
mémoire m’a permis de cultiver le goût de la recherche. Ses conseils précieux ont su me
donner l’engouement nécessaire à l’aboutissement de ce travail de longue haleine. Ces
quelques lignes de remerciement sont moindres, relativement à la qualité de son
accompagnement. Qu’il y trouve, je l’espère, l’expression de toute ma reconnaissance ;

Mes remerciement s’adressent également à :


C
ES

 tous les membres du corps Professoral du Centre Africain d’Etudes Supérieures en


Gestion CESAG ;
AG

 tous ceux, qui, d’une manière ou d’une autre, m’ont soutenue au cours de mes
-B

études et de ma formation au CESAG et dont les noms n’ont pu être cités. Qu’ils
trouvent à travers ce mémoire l’expression d’une profonde gratitude.
IB
LI
O
TH
EQ
U
E

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page ii


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Tables des sigles et abréviations

BCEAO : Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest


CA : Chiffre d’Affaire
CESAG : Centre Africain d’Etudes Supérieures en Gestion
COSO: Committee of Sponsoring Organizations of the Tread way Commission
CR : Compte Rendu
DG : Direction Générale
PME : Petites et Moyennes Entreprises
PMI : Petites et Moyennes Industries
SGBS : Société Générale de Banque au Sénégal
C
ES
AG
-B
IB
LI
O
TH
EQ
U
E

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page iii


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Liste des tableaux

Tableau 1: Risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire.................................. 21


Tableau 2: Identification des risques liés au sous processus "élaboration du budget ......... 64
Tableau 3: Identification des risques liés au sous processus "étude du dossier de prêt". .... 64
Tableau 4: Identification des risques opérationnels liés au sous processus "mise en place du
prêt". ................................................................................................................. 65
Tableau 5: Identification des risques liés au sous processus " suivi du prêt" ...................... 66
Tableau 6: Echelle de cotation de la probabilité de survenance du risque .......................... 67
Tableau 7: Evaluation de la probabilité de survenance des risques opérationnels identifiés
.......................................................................................................................... 67
C
ES
AG
-B
IB
LI
O
TH
EQ
U
E

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page iv


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Table des matières

Dédicace ................................................................................................................................. i
Remerciements ...................................................................................................................... ii
Tables des sigles et abréviations........................................................................................... iii
Liste des tableaux ................................................................................................................. iv
Table des matières ................................................................................................................. v
INTRODUCTION GENERALE ........................................................................................... 1
PREMIERE PARTIE : CADRE THEORIQUE DE L’ETUDE............................................ 7
Chapitre 1 : LE PROCESSUS DE PRET BANCAIRE ET LE RISQUE
OPERATIONNEL LIE AU PROCESSUS ....................................................................... 9
1.1. Le processus de prêt bancaire ............................................................................ 9
C
ES

1.1.1. Définition de la notion de prêt ....................................................................... 9


1.1.2. Les caractéristiques de prêt............................................................................ 9
AG

1.1.3. Les conditions d’octroi de prêt .................................................................... 10


[Link]. L’étude des dossiers de prêt................................................................. 10
-B

[Link]. Les phases de prêt ................................................................................ 11


IB

1.1.4. Les différentes opérations du processus de prêt bancaire............................ 12


LI

1.1.5. Les objectifs du processus de prêt bancaire................................................. 12


O

1.1.6. Les acteurs du processus de prêt bancaire ................................................... 13


TH

1.2. Notion du risque et du risque opérationnel...................................................... 13


EQ

1.2.1. Définition du risque ..................................................................................... 13


1.2.2. Les risques spécifiques liés à l’activité bancaire ......................................... 14
U

[Link]. Les risques financiers .......................................................................... 14


E

[Link]. Les risques d’exploitation.................................................................... 14


[Link]. Les risques accidentels ........................................................................ 14
[Link]. Les risques opérationnels .................................................................... 15
1.2.3. Risques liés au processus de prêt bancaire .................................................. 18
[Link]. Le risque de contrepartie ..................................................................... 19
[Link]. Le risque de marché............................................................................. 19
[Link]. Le risque d’image commerciale .......................................................... 19
[Link]. Le risque de malversation .................................................................... 19
[Link]. Le risque règlementaire ....................................................................... 19
[Link]. Le risque déontologique ...................................................................... 19

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page v


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

[Link]. Le risque stratégique............................................................................ 20


[Link]. Le risque de liquidité ........................................................................... 20
1.3. Le risque opérationnel lié au processus de prêt bancaire ................................ 20
1.3.1. Les différents risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire ...... 20
Source : Cartographie des risques SG ..................................................................... 21
1.3.2. Quelques exemples de survenance des risques opérationnels liés au
processus d’octroi de prêt : ...................................................................................... 22
Chapitre 2 : LA GESTION DES RISQUES OPERATIONNELS LIES AU
PROCESSUS DE PRÊT BANCAIRE ............................................................................ 24
2.1. Dispositifs de maitrise des risques opérationnels liés au processus de prêt
bancaire........................................................................................................................ 24
C

2.1.1. Objectif du dispositif de maîtrise des risques opérationnels ....................... 24


ES

2.1.2. Prise de connaissance du processus de prêt bancaire .................................. 25


AG

2.1.3. Identification, évaluation et suivi des risques opérationnels liés au processus


de prêt bancaire........................................................................................................ 25
-B

[Link]. Identification des risques opérationnels liés au processus de prêt


bancaire ............................................................................................................. 25
IB

[Link]. Evaluation des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire


LI

............................................................................................................. 26
O

[Link]. Suivi des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire ..... 27
TH

2.1.4. Dispositif de management des risques opérationnels liés au processus de


EQ

prêt bancaire ............................................................................................................ 28


[Link]. Dispositif de contrôle des risques opérationnels liés au processus de
U
E

prêt bancaire ........................................................................................................ 29


[Link]. Les éléments du dispositif de contrôle des risques opérationnels liés au
processus de prêt bancaire ................................................................................... 29
2.2. Contrôle interne du processus de prêt bancaire ............................................... 30
2.2.1. Objectifs du contrôle interne du processus de prêt bancaire ....................... 30
2.2.2. Evaluation du système de contrôle interne des risques opérationnels liés au
processus de prêt bancaire ....................................................................................... 31
[Link]. Les objectifs de l’évaluation du contrôle interne des risques
opérationnels liés au processus de prêt bancaire ................................................. 31
[Link]. Les phases d’évaluation du contrôle interne des risques opérationnels
liés au processus de prêt bancaire ........................................................................ 32

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page vi


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

2.3. Les outils spécifiques de la gestion des risques opérationnels liés au processus
de prêt bancaire............................................................................................................ 33
2.3.1. Les outils de gestion de la fraude ................................................................ 33
2.3.2. Les outils de gestion des risques administratifs........................................... 34
2.3.3. Les outils de gestion du risque juridique ..................................................... 34
2.3.4. Les outils de gestion de la sécurité physique............................................... 34
2.3.5. Les outils de gestion de la sécurité informatique ........................................ 34
2.4. Les bonnes pratiques en matière de gestion des risques opérationnels liés au
processus de prêt bancaire. .......................................................................................... 35
Chapitre 3 : METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE ................................................ 38
3.1. Le modèle d’analyse ........................................................................................ 38
C

3.2. Les outils de collecte et d’analyse des données............................................... 40


ES

3.2.1. L’interview .................................................................................................. 40


AG

3.2.2. L’observation physique ............................................................................... 40


3.2.3. Analyse documentaire ................................................................................. 41
-B

3.2.4. La grille de séparation des tâches ................................................................ 42


3.2.5. Le diagramme de circulation ....................................................................... 42
IB

3.2.6. Questionnaire ............................................................................................... 42


LI

3.2.7. Le tableau des forces et faiblesses apparentes (TFfA) ................................ 43


O

3.2.8. La feuille d’analyse et de révélation des risques ......................................... 43


TH

3.2.9. Les tests de conformité et de permanence ................................................... 43


EQ

DEUXIEME PARTIE : CADRE PRATIQUE DE L’ETUDE............................................ 45


Chapitre 4 : PRESENTATION DE LA SOCIETE GENERALE DE BANQUES AU
U
E

SENEAGL ....................................................................................................................... 47
4.1. Missions et objectifs de la SGBS .................................................................... 47
4.2. Activité et produit de la Société Générale de Banque au Sénégal................... 47
4.3. La Répartition du capital ................................................................................. 48
4.4. Organisation de la banque ............................................................................... 49
4.4.1. La Direction des Risques ............................................................................. 49
4.4.2. La Direction de l’Exploitation et du Réseau ............................................... 49
4.4.3. Le marché de la clientèle entreprise ............................................................ 50
4.4.4. Le marché de la clientèle des particuliers .................................................... 50
Chapitre V: DESCRIPTION DU PROCESSUS DE PRET BANCAIRE ET LA
GESTION DES RISQUES OPERATIONNELS ASSOCIES ........................................ 51

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page vii


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

5.1. Les différents types de prêt bancaire à la SGBS ............................................. 51


5.1.1. Les crédits par caisse ................................................................................... 51
5.1.2. Les crédits par signature .............................................................................. 53
5.2. La description du processus de prêt bancaire aux entreprises ......................... 53
5.2.1. Les acteurs du processus de prêt bancaire ................................................... 53
[Link]. Les décideurs ....................................................................................... 53
[Link]. Les exécutants...................................................................................... 54
5.2.2. Les différentes étapes du processus de prêt bancaire .................................. 55
[Link]. Types d’engagements .......................................................................... 55
[Link]. Montage dossier de crédit et validation ............................................... 56
[Link]. La notation ........................................................................................... 57
C

[Link]. L‘analyse ............................................................................................. 58


ES

[Link]. La notification ..................................................................................... 58


AG

[Link]. Les arbitrages en cas d’avis différents................................................. 58


[Link]. Organe du suivi des concours .............................................................. 58
-B

[Link]. Contrôles mis en place pour le suivi.................................................... 59


5.3. La gestion des risques opérationnels à la SGBS.............................................. 59
IB

5.3.1. La gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire ..... 59
LI

5.3.2. Identification et évaluation des risques opérationnels associés au processus


O

du prêt bancaire ....................................................................................................... 60


TH

5.3.3. Le suivi des risques opérationnels liés au processus de prêt ....................... 61


EQ

Chapitre 6 : ANALYSE DE LA GESTION DES RISQUES OPERATIONNELS LIES


AU PROCESSUS DE PRET BANCAIRE ..................................................................... 62
U
E

6.1. Identification et évaluation des risques opérationnels associés au processus de


prêt bancaire ................................................................................................................ 62
6.1.1. Identification des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire 62
6.1.2. Evaluation des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire
identifiés .................................................................................................................. 66
[Link]. Evaluation de la probabilité de survenance des risques identifiés....... 67
[Link]. Evaluation du niveau des risques opérationnels liés au processus de
prêt à la SGBS : forces et faiblesses du dispositif au sein de la SGBS ............... 68
CONCLUSION GENERALE ............................................................................................. 71
BIBLIOGRAPHIE .............................................................................................................. 73

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page viii


C
ES
AG
-B

INTRODUCTION GENERALE
IB
LI
O
TH
EQ
U
E
Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Dés leur création, les entreprises expriment des besoins progressifs et continuels de
capitaux et cela pour financier leurs activités économiques ainsi que leur croissance.

Pour y arriver, elle manifeste souvent des difficultés de fonctionnement dues à un manque
en apport capital. C'est ainsi qu'elle est obligée d'aller vers des sources de financement
externes.

Pour satisfaire leur besoin de financement, les entreprises font appel aux institutions
financières telles que les caisses d'épargnes, les établissements financiers et les banques.
Toutefois, la banque constitue la première source de financement au Sénégal.

Le secteur bancaire sénégalais occupe la deuxième place au sein de l’UEMOA (Union


C

Economique et Monétaire Ouest Africaine) après la Côte d’ivoire. Le paysage bancaire


ES

sénégalais est composé de nombreuses banques et établissements financiers.


AG

L’activité bancaire constituant un levier important dans le monde des affaires, les banques
apparaissent dès lors comme de véritables acteurs de développement économique à travers
-B

la collecte de fonds, l’octroi des prêts et le financement des projets. Elles sont ainsi parmi
IB

les principaux fournisseurs d’informations financières sur l’économie.


LI
O

Cependant, le métier de banquier est indissociable de la notion de risque. Le risque


TH

constitue un facteur inhérent aux activités du secteur financier. En effet au cours de ces
dernières années, les scandales financiers, les incertitudes du marché et la turbulence des
EQ

marchés de capitaux ont mis en lumière les dangers liés aux risques et les conséquences
U

d’une mauvaise gestion.


E

Toute décision comporte en elle-même une part de risque, la non décision aussi. Par
conséquent, les banques doivent acquérir rapidement des capacités de gestion des risques si
elles veulent survivre dans un environnement en constante mutation.

Ainsi tout l’art, repose sur l’analyse de la gestion du risque opérationnel si l’on ne veut pas
mettre en péril la vie de l’entreprise.

Les risques opérationnels ont pris une importance considérable dans le secteur bancaire.
Selon le comité de Bâle II, le risque opérationnel est « le risque de pertes provenant du

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 2


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

processus internes inadéquats ou défaillants, de personnes et systèmes ou d’événements


externes ».

Ce risque peut se matérialiser par:

- le risque de fraudes sur les montants versés ou retirés;


- le risque d’erreurs d’imputation avec pour conséquence la non fiabilité de
l’information;
- le risque de vol, malversation et de détournement d’actifs résultant de la défaillance
des systèmes de sécurité;
- le risque de perte de clients résultant d’une mauvaise qualité du service.
C

Mais force est de constater que même si certains risques semblent être gérés,
ES

d’autres se sont développés provoquant des pertes énormes, compte tenu de la croissance
AG

des activités et de la complexité des opérations réalisées.

Des événements récents comme la crise des subprimes (Août 2007) et la fraude interne à la
-B

Société Générale (2008) ont mis en évidence la fragilité des différents dispositifs de
IB

maîtrise des risques en vigueur dans les établissements financiers. Les agences de notation
LI

et les autorités de surveillance des marchés financiers démontrent que les problèmes liés
O

aux pertes auraient pu être évité si les risques opérationnels étaient bien gérés
TH

Ainsi, l’impact d’un risque non maîtrisé peut entrainer des conséquences graves pour toute
EQ

entreprise. La prise en compte de ces risques est alors nécessaire car on ne peut pas exclure
U

la matérialisation de nouvelles crises.


E

L’opération de prêt présente un certain nombre de risques. Outre le risque afférent à la


solvabilité de l’emprunteur, d’autres sont liés au financement, au taux d’intérêt, à la
compensation et au cours de change. Une combinaison de la survenance du risque lié au
processus de prêt et du risque opérationnel et sont parfois la conséquence d’une
insuffisance du système de contrôle interne.

Au cours de leurs activités, les banques sont exposées à une vaste série de risques. Bien
que les dirigeants s’efforcent pour améliorer la gestion opérationnelle et stratégique de
leurs entreprises, très peu d’entreprises, même au plan international peuvent prétendre
avoir mis en place une gestion des risques parfaite.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 3


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Cela s’explique par le fait que les risques sont de plus en plus difficiles:

- à identifier du fait qu'ils sont présents à tous les niveaux d'une organisation;
- à mesurer de par la conjonction de pertes directes et de pertes indirectes beaucoup
plus délicates à quantifier;
- à gérer de par l'organisation de plus en plus transversale des métiers de la banque et
de par les difficultés à bien maitriser les limites de leurs périmètres.

C'est en partie pour ces raisons que tant les régulateurs que les institutions bancaires ont
mis en place des moyens pour identifier, mesurer et contrôler les risques opérationnels liés
aux prêts.
C

Pour une banque comme la Société Générale des Banques au Sénégal (SGBS) filiale de la
ES

Société Générale à Paris qui a connu d’énormes pertes avec l’affaire Albert spaggiari1 en
AG

1979 et l’affaire Kerviel en 2008, adopter une gestion globale des risques opérationnels,
c’est d’abord un souci de bonne gestion.
-B

Il est donc nécessaire pour les banques de prendre en compte la dimension des risques
IB

opérationnels liés aux prêts à travers une démarche logique et cohérente qui permettra de
LI

constituer une base de connaissance de ces risques, de déterminer les modalités d’une
O

meilleure gestion des risques, de faire une surveillance permanente du dispositif de


TH

contrôle et une mobilisation de l’ensemble du personnel.


EQ

L’analyse des risques opérationnels ne se limite pas seulement au secteur bancaire ; car si
U

le risque en soi n’est pas nouveau, l’évolution de la réglementation bancaire le replace au


E

premier rang des préoccupations. La question qu’on serait tenté de se poser est: « quelle
démarche adopter pour une analyse de gestion efficace des risques opérationnels liés au
processus de prêt bancaire ?».

Les solutions retenues pour la gestion des risques opérationnels dans une banque consistent
à:

- identifier et évaluer les risques opérationnels liés aux prêts;


- concevoir une cartographie des risques opérationnels liés au processus de prêt
bancaire de la SGBS;

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 4


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

- rechercher les meilleurs pratiques en matière de gestion des risques opérationnels


liés au processus de prêt bancaire ;
- analyser ces risques liés aux prêts, afin de pouvoir mettre en œuvre un dispositif
dynamique adapté à la culture et à l’organisation de la banque;

Dans ce mémoire nous retenons la dernière solution car elle semble être bien adaptée.

Les risques opérationnels découlent des insuffisances des procédures d’octroi de prêt ou de
leur suivi administratif; notamment la perte d’informations, la mauvaise conservation des
pièces juridiques nécessaires au recouvrement des encours ou le suivi des échéances des
garanties. Les risques surviennent à la suite de défaillances humaines ou techniques.
C

Au regard de cette situation, la question de recherche que nous nous posons est : quel est le
ES

dispositif mis place dans la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt
AG

bancaire aux entreprises de la SGBS ?

En d’autres termes et de manière spécifique:


-B
IB

- quelle est la démarche à adopter pour l’identification et l’évaluation des risques


LI

opérationnels liés aux processus de prêt ?


O

- quelle est le contrôle interne mis en place par la SGBS pour faire face à ces
TH

risques ?
- quel dispositif de contrôle faut-il mettre en place pour une meilleure gestion de ces
EQ

risques ?
U
E

La réponse à toutes ses questions motive notre choix pour le thème: « Analyse de la
gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux entreprises: cas de
la SGBS».

L’objectif principal de cette étude est d’analyser l’efficacité de la gestion des risques
opérationnels liés au processus de prêt bancaire et montrer que cette gestion est préalable
au dispositif de contrôle interne mis en place par les dirigeants de la banque face à des
événements générateurs de pertes considérables.

Les objectifs spécifiques qui en découlent sont:

- identifier les risques liés au processus de prêt bancaire ;

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 5


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

- analyser le dispositif de contrôle mis en place pour la gestion de ces risques ;


- évaluer le contrôle à mettre en place pour la gestion de ces risques opérationnels, en
vue d’apporter une solution appropriée.

Notre approche pour cette étude est l’approche par les risques. Cette approche qui est une
approche préventive du contrôle interne va permettre à la banque d’être prévenant dans la
gestion de ses risques.

Cette étude dégage les intérêts suivants :

 Pour la banque
C

La SGBS doit avoir une vision claire des risques auxquels elle s’expose et particulièrement
ES

de ses risques opérationnels liés aux processus de prêt bancaire. D’où l’importance d’une
analyse de la gestion des risques qui permettra à la banque de mieux connaitre ceux sur
AG

lesquels il faut rapidement se pencher et mieux organiser ses missions de contrôle afin
d’assurer une saine gestion des contrôles et assurer sa survie.
-B
IB

 Pour nous
LI

Cette étude nous permettra d’améliorer nos connaissances dans les domaines des risques
O

du secteur bancaire plus précisément les risques opérationnels liés au processus de prêt
TH

bancaire et de nous approprier des spécificités de leur gestion.


EQ

Notre travail s’articulera autour de deux parties essentielles:


U
E

- la première partie sera consacrée au cadre théorique portant sur la revue de la


littérature où nous exposerons l’activité bancaire, la notion du risque opérationnel,
et l’analyse de la gestion des risques opérationnels liés processus de prêt bancaire;
- la seconde partie permettra d’avoir une connaissance pratique de la démarche
adoptée par la SGBS pour l’identification des risques liés au processus bancaire,
l’analyse du dispositif de contrôle interne mis en place pour la gestion de ces
risques et l’évaluation du contrôle à mettre en place pour la gestion de ces risques
opérationnels en vue d’apporter une solution appropriée.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 6


C
ES
AG
-B

PREMIERE PARTIE :
IB

CADRE THEORIQUE DE L’ETUDE


LI
O
TH
EQ
U
E
Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Selon Sardi (2002 :39), il est d’usage de dire que le métier de banquier est le métier du
risque. Les risques sont inhérents à l’activité bancaire. L’absence ou l’insuffisance de leur
maîtrise provoque inévitablement des pertes qui affectent la rentabilité et les fonds propres.
La persistance et la profondeur de ces pertes peuvent conduire à la défaillance, c’est-à-dire
l’incapacité de faire face à ses engagements.

Le banquier, en acceptant les dépôts des clients sans les conserver dans son coffre pour les
lui rendre à sa demande ou à une date déterminée, prend un risque. La gestion des risques
constitue un impératif pour toutes les banques; elle leur permet de surveiller les risques
afin de parer à toute éventualité.

Ainsi dans ce secteur, l’identification et la gestion des risques sont une obligation. De
C

nouvelles réglementations ont vu le jour et exigent un niveau de contrôle poussé et une


ES

bonne visibilité du risque. Alors, il est du devoir des dirigeants de veiller à mettre en place
AG

des dispositifs de contrôle interne et de « risk management » afin de sécuriser


l’environnement interne et externe de l’entreprise.
-B

Pour permettre à la SGBS d’avoir un dispositif efficace de mesure et de gestion des risques
IB

opérationnels, nous avons décidé dans le cadre de cette étude de contribuer à l’analyse de
LI

la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêts bancaires afin qu’elle puisse
O

atteindre ses objectifs de façon efficiente et efficace.


TH
EQ

Il s’agira d’examiner l’activité bancaire, le processus de prêt bancaire, la notion de risques


d’une part, et d’autre part la gestion de ces risques et son analyse dans son ensemble. Cette
U

première partie de l’étude comporte trois chapitres dont le premier est consacré à la
E

présentation de l’activité bancaire, le deuxième porte sur la notion des risques


opérationnels et le troisième va s’appesantir sur la méthode d’analyse.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 8


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Chapitre 1 : LE PROCESSUS DE PRET BANCAIRE ET LE RISQUE


OPERATIONNEL LIE AU PROCESSUS

Au 21ème siècle, les banques demeurent un élément central de marchés financiers bien
développés. Cependant, certaines banques ont étendu leurs activités au-delà des
traditionnelles fonctions bancaires de base.

Le secteur bancaire est normalement composé de banques spécialisées qui opèrent dans des
petits segments de marchés ciblés en termes de clientèle ou de produit, et des banques
généralistes qui proposent une vaste gamme de services bancaires et d'autres produits
financiers, tels que l’ouverture de comptes de dépôt, les prêts, le courtage d’actions et
l'assurance-vie.
C
ES

Par définition, les banques sont des établissements financiers qui collectent des dépôts
AG

d’argent puis les utilisent sous forme d’investissements ou de prêts accordés aux
entreprises et aux ménages. Le financement bancaire est un vecteur moteur de croissance
-B

économique et de création de richesses.


IB

1.1. Le processus de prêt bancaire


LI
O

Les opérations de prêts sont diverses et complexes. Elles ne sont pas le fait des banques
TH

mais restent fondamentalement liées aux banques. Il est donc nécessaire d’avoir une bonne
connaissance de cette notion de prêt.
EQ

1.1.1. Définition de la notion de prêt


U
E

Selon Sardi (2005 : 761), un prêt est une opération par laquelle un prêteur (ou un créancier)
remet une somme d’argent à un emprunteur (ou débiteur), avec engagement par ce dernier
de restituer cette somme à une date convenue (échéance), augmentée des intérêts convenus.
Un prêt bancaire est un prêt d’argent accordé à une personne par une banque. Le prêt se
différencie du crédit par le fait que ce dernier regroupe l’ensemble des formes de prêts
d’argent.

1.1.2. Les caractéristiques de prêt

Selon Desmicht (2007 : 73), un prêt a d’abord un objet; le financement de tout ou partie
d’un bien mobilier ou immobilier.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 9


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

1.1.3. Les conditions d’octroi de prêt

Le prêt constitue l’activité principale des banques qui ont pour vocation de consentir des
prêts aux entreprises sans distinction de la taille. Par ailleurs, compte tenu du risque que
comporte l’opération de prêt, ces entreprises n’ont accès que si un certain nombre de
conditions visant à prévoir d’éventuelles difficultés sont prises.

[Link]. L’étude des dossiers de prêt

Toute demande de prêt est soumise à une étude préalable pour s'assurer de :

- la faisabilité réglementaire de l'opération;


C

- la solvabilité des emprunteurs.


ES

a. La faisabilité réglementaire de l'opération


AG

Pour bénéficier d’un prêt, l’emprunteur doit au préalable ouvrir un compte à dépôt à la
-B

banque. L’ouverture du compte exige que l’emprunteur fournisse à la banque un certain


nombre d’informations personnelles (le nom de l’emprunteur, spécimen de signature,
IB

l’adresse, sa capacité juridique, sa solvabilité etc.). Sur la base de ces informations la


LI

banque vérifie auprès des fichiers de la BCEAO si l’emprunteur est interdit de prêt ou non.
O

Une fois que la banque est rassurée que l’emprunteur présente les conditions requises un
TH

compte est ouvert à son nom.


EQ

b. La solvabilité des emprunteurs


U
E

Selon Vernimmen (2008 : 936 ), la solvabilité traduit l’aptitude de l’emprunteur à faire


face à ses engagements en cas de liquidation, c'est-à-dire d’arrêt de l exploitation et de
mise en vente des actifs.

En effet l’analyse de la solvabilité est une enquête que les banques effectuent sur la
capacité de leurs clients à régler à l’échéance prévue les encours accordés. La solvabilité
est un indicateur probabiliste de comportement de paiement futur, permettant de mesurer
objectivement la pertinence d’un octroi de prêt. Elle est souvent utilisée dans le processus
de prise de décision et dans la gestion de la relation client. L’analyse de la solvabilité est
donc indispensable pour les banques car elle permet de savoir à l’avance l’état financier de
son futur client.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 10


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Pour Camara (2006 :119), « la disponibilité de CAAR (Critères d’Acceptation des Actifs
Risqués) devrait être un préalable. Il s’agit des critères auxquels se réfèrent les agents de
crédit dans l’analyse des dossiers de prêt ». Le concept de CAAR est très utilisé par la
plupart des institutions financières à travers le monde et intègre des notions relativement
simples. Sur la base des bilans financiers, des comptes de résultats décomposés et des
renseignements dont il dispose, l’analyste financier procède au diagnostic économique et
financier de l’emprunteur.

c. Les garanties

L’emprunteur doit fournir des garanties pour l’octroi de prêts :


C

- personnelles : caution ou aval d’un tiers ;


ES

- réelles : assurance décès, assurance perte d’emploi, hypothèque, cautions payantes,


AG

dépôt de titres ou d’effets de commerce, dépôts de marchandises.

Nous allons développer les différents types de garanties dans la deuxième partie de notre
-B

étude.
IB
LI

d. L’amortissement du prêt
O

Le montant prêté est remboursé progressivement par l’emprunteur à chaque échéance ou


TH

en une fois à la date d’échéance définitive (prêts in fine). Il sera complètement remboursé à
EQ

l’achèvement de sa durée.
U

L’échéance comprend:
E

- une part du montant du prêt ou capital: l’amortissement;


- les intérêts dus par le client, calculés sur le capital restant dû (CRD) à la date de la
dernière échéance réglée et sur la durée entre cette dernière échéance et la suivante;
- le prix des accessoires (assurances par exemple, les garanties…).

[Link]. Les phases de prêt

Durant sa vie, un prêt passe par un ensemble de phases, obligatoires ou facultatives,


décrites ci-après:

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 11


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

- l’engagement de la banque : après entretien entre l’emprunteur et la banque, celle-


ci prépare et signe un contrat de prêt incluant les caractéristiques ci-dessus les
modalités de remboursement et le tableau d’amortissement. Le taux effectif global
(TEG) du crédit doit être indiqué. Cet engagement de la banque est inscrit dans ses
comptes en hors bilan;
- la signature de l’emprunteur: le client signe son contrat dans un délai contractuel,
cette opération n’a pas de trace comptable;
- les versements du prêt peuvent se faire en une ou plusieurs fois, sur son compte à la
banque ou à son notaire ou par chèque bancaire à un tiers, sur présentation de
justificatifs (facture d’achat, avancement des travaux, etc.).
C

La date limite de versement est une clause de contrat de prêt. Les intérêts commencent à
ES

courir dès le versement. L’engagement hors bilan est annulé et remplacé par un encours de
crédit dans le bilan (Desmicht, 2007:75).
AG

1.1.4. Les différentes opérations du processus de prêt bancaire


-B

On peut classer les différentes opérations de prêts selon qu’elles soient consenties à des
IB

particuliers ou à des entreprises, ou selon leur objet de financement. Pour les prêts aux
LI

entreprises, objet de notre étude, la typologie de prêts dépend de la nature du besoin de


O

financement de celles-ci.
TH
EQ

Selon Siruguet (2001:159), pour assurer leur développement les entreprises font appel au
secteur bancaire pour financer l’actif de roulement, le cycle de commercialisation, le
U

financement des stocks, l’acquisition des biens d’équipements et les opérations de


E

commerce extérieur;

1.1.5. Les objectifs du processus de prêt bancaire

Pour Greuning & al. (2004:140), « la fonction de prêt de la banque doit satisfaire trois
objectifs fondamentaux: les prêts doivent être consentis sur une base saine et en fonction
de leur caractère recouvrable, les fonds doivent être investis de manière profitable pour les
actionnaires et dans le sens de la protection des déposants et les besoins légitimes de crédit
des agents économiques et /ou des ménages doivent être satisfaits ».

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 12


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Ces objectifs sont en droite ligne avec l’objectif du contrôle interne qui est de construire et
conserver une image favorable au sein du secteur et auprès des parties prenantes, présenter
des états financiers fiables aux partenaires, et agir en conformité avec les lois et
règlements.

1.1.6. Les acteurs du processus de prêt bancaire

Le processus d’octroi de prêt, de par sa transversalité, comporte d’amont en aval, un


nombre important d’acteurs qui sont : le conseil d’administration, la direction générale, la
direction du crédit, la direction du recouvrement, les agents de prêt et les clients
(particuliers, entreprises …).
C

Ces différents acteurs réalisent plusieurs types d’opérations dans le but de mettre à la
ES

disposition de la clientèle les ressources désirées.


AG

1.2. Notion du risque et du risque opérationnel


-B

Avant d’aborder la notion du risque opérationnel, il convient de donner une définition du


IB

risque de manière générale.


LI

1.2.1. Définition du risque


O
TH

L’Institut Français de l’Audit et du Contrôle Interne (IFACI) définit le risque comme étant
EQ

« un ensemble d’aléas susceptibles d’avoir des conséquences négatives sur une entité et
dont le contrôle interne et l’audit ont notamment pour mission d’assurer autant que faire se
U

peut la maitrise » (Renard, 2010:155). Cette définition est complétée par celle de Vincent
E

(2011 : 137) : « le risque c’est la menace qu’un événement ou une action ait un impact
défavorable sur la capacité de l’entreprise à réaliser ses objectifs avec succès.

Pour Chiappori &Yanelle (1996:137) ; le risque peut se définir comme un danger éventuel
plus ou moins prévisible. La caractéristique propre des risques est donc l’incertitude
temporelle d’un événement ayant une certaine probabilité de survenir et de mettre en
difficulté la banque.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 13


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

1.2.2. Les risques spécifiques liés à l’activité bancaire

Le risque inhérent au secteur bancaire se distingue par sa multiplicité et par son caractère
multidimensionnel .Selon Greuning & Bratanovic (2004:3), les risques bancaires se
classent en quatre (04) familles : les risques financiers, les risques d’exploitation, les
risques accidentels et les risques opérationnels.

[Link]. Les risques financiers

Les risques financiers se subdivisent en deux types : les risques purs et les risques
spéculatifs. Les premiers, au nombre desquels nous notons les risques de liquidité, de
crédit et d’insolvabilité, peuvent engendrer des pertes pour une banque, lorsqu’ils ne sont
C

pas bien gérer tandis que les seconds, basés sur un arbitrage financier, peuvent engendrer
ES

un profit lorsque l’arbitrage est bon ou une perte lorsqu’il est mauvais. Les principales
AG

sortes de risques spéculatifs sont les risques de taux d’intérêt, les risques monétaires et les
risques de prix de marché.
-B

Les risques financiers sont aussi sujets à des phénomènes complexes d’interdépendance
IB

susceptibles d’accroître de manière significative le profil de risque global d’une banque.


LI

Ainsi une banque qui se consacre à des opérations en devises étrangère se trouve
O

normalement exposée au risque de change, mais si elle tient des opérations ouvertes ou si
TH

ses prévisions comportent des décalages, elle sera aussi exposée à un risque
EQ

supplémentaire de liquidité et de taux d’intérêt (Greuning et Bratanovic, 2004 :3).


U

[Link]. Les risques d’exploitation


E

Les risques d’exploitation sont liés à l’environnement commercial de la banque,


notamment aux problèmes d’ordre macroéconomique, aux facteurs juridiques et
réglementaires et au système global d’infrastructure du secteur financier et de paiement.

[Link]. Les risques accidentels

Les risques accidentels comprennent toutes sortes de risques exogènes qui, lorsqu’ils se
matérialisent, sont susceptibles de compromettre l’activité de la banque ou sa situation
financière et l’adéquation de ses fonds propres. Compte tenu des particularités du secteur

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 14


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

bancaire de la zone UEMOA, seuls les risques opérationnels retiennent notre attention dans
la suite de ce paragraphe.

[Link]. Les risques opérationnels

Selon Christian & al (2008 :19), le risque opérationnel est « le risque de pertes résultant
d’une inadaptation ou d’une défaillance imputable à des procédures, personnels et
systèmes internes, ou à des événements extérieurs, y compris les événements de faible
probabilité d’occurrence, mais risque de perte élevée ». Le risque opérationnel, ainsi défini,
inclut le risque juridique qui correspond au risque lié à la non application des dispositions
légales ou réglementaires mais exclut les risques stratégiques et de réputation qui
correspondent au risque lié à l’absence des stratégies ou à une stratégie déficiente sur un ou
C

plusieurs métiers de l’entreprise.


ES
AG

Pour Camara (2006 :130), « le risque opérationnel se définit comme la probabilité des
pertes subséquentes à une défaillance des procédures administratives, machines et outils de
-B

travail. Il distingue cinq risques opérationnels dont le risque de fraude, le risque


administratif, le risque juridique, le risque de la sécurité informatique, le risque de la
IB

sécurité physique.
LI
O

Autant dire que son champ d'application semble tellement large qu'on n'en perçoit pas
TH

d'emblée l'application pratique.


EQ

Vanini (2004) critique la définition de Bâle. Selon lui, l’utilisation de cette définition sans
U

aucune extension amène à des difficultés d’application dans les banques. Tel que défini le
E

risque opérationnel représente seulement une possibilité de perte, le potentiel de gain est
négligé. La définition indique que les personnels et les systèmes sont les causes de pertes,
mais elle ne prend pas en compte le fait qu’ils soient les mieux placés pour détecter les
sources de pertes potentielles et lancer des avertissements. De plus, le document de travail
de Bâle centré sur la perte, ne permet pas de représenter les anciennes pertes des banques,
ni les éventuelles à venir. Enfin, Vanini ajoute que cette définition sous-entend que les
pertes sont seulement directes, alors qu'en réalité, les pertes indirectes sont
comparativement plus importantes.

Tous ces risques illustrent la particularité de l’activité bancaire et démontrent la nécessité


que des mesures idoines soient prises pour empêcher leur survenance. Avant d’introduire

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 15


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

la typologie des risques opérationnels selon Bâle, il conviendrait d’en donner les
composantes.

A ce titre, Bâle II retient quatre sous ensembles: le risque lié au système d’information, le
risque lié aux processus, le risque lié aux personnes, le risque lié aux événements
extérieurs.

[Link].1. Typologie des risques opérationnels

Le régulateur du Comité de Bâle a choisi une répartition selon sept (07) grandes catégories
de risques opérationnels

 Fraude interne : il s’agit des pertes liées à des actes commis à l’intérieur de
C
ES

l’entreprise visant à commettre une fraude ou un détournement d’actifs ou à


enfreindre une disposition législative ou réglementaire, ou des règles de
AG

l’entreprise, à l’exclusion des cas pratiques discriminatoires ou contraires aux


règles en matière d’égalité professionnelle, et impliquant au moins un membre de
-B

l’entreprise.
IB

 Fraude externe : qui concerne les pertes liées à des actes de tiers visant à
LI

commettre une fraude ou un détournement d’actif ou à enfreindre une disposition


O

législative ou règlementaire.
TH

 Insuffisances des pratiques internes concernant les ressources humaines et


EQ

sécurité sur le lieu de travail : Il s’agit des pertes liées à des actes contraires aux
dispositions législatives et réglementaires, ou aux conventions en matière d’emploi,
U

de santé ou de sécurité, à la réparation de préjudices personnels ou à des pratiques


E

discriminatoires ou contraires aux règles en matière d’égalité professionnelle.


 Clients, produits et pratiques commerciales : il s’agit ici des pertes liées à un
manquement délibéré ou non, à une obligation professionnelle envers un client (y
compris les exigences en matière de confiance et d’adéquation du service), à la
nature ou aux caractéristiques d’un produit.
 Dommages aux actifs corporels : ils correspondent aux pertes liées à la perte ou à
l’endommagement d’actifs physiques résultant d’une catastrophe naturelle ou
d’autres événements.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 16


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

 Dysfonctionnement de l'activité et des systèmes: c’est par exemple, les pannes de


matériel et de logiciel informatiques, les problèmes de télécommunications et les
pannes d’électricité.
 Dysfonctionnement des processus de traitement : il s’agit des pertes liées aux
lacunes du traitement des transactions ou de la gestion des processus et aux
relations avec les contreparties commerciales et les fournisseurs.

[Link].2. Les grands principes de la réforme de Bâle II et IFRS.

La combinaison des normes IFRS et de la réforme Bâle II a un effet fondamental sur le


pilotage de la banque en mettant en avant de nouvelles logiques de gestion des fonds
propres.
C
ES

a. L’application des IFRS à la banque


AG

La mise en place des normes International Financial Reporting Standards (IFRS) au niveau
de la banque nécessite une démarche structurée ; en tenant compte des contraintes de la
-B

situation existante. Pour l’application des IFRS trois problèmes se posent:


IB
LI

- les données bancaires ou financières du compte rendu d’opérations (CRO)


O

correspondent-elles à une évaluation aux normes IFRS ?


TH

- le schéma comptable applicable au CRO conduit-il la donnée dans un compte aux


nouvelles normes ?
EQ

- les comptes comptables sont-ils compatibles avec la production des nouveaux états
U

financiers ?
E

Ces trois questions structurent la démarche d’application des IFRS.

b. Les grands principes de la réforme de Bâle II

A partir de 1998, un travail de refonte a débouché en janvier 2000 sur la publication d’un
nouveau dispositif appelé « Accord de Bâle II ou Ratio Mac Donough. Le nouvel accord
de Bâle sur les fonds propres a été finalisé en juin 2004 et adopté par les gouverneurs des
banques centrales et les superviseurs des pays du G10.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 17


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Les objectifs de la refonte de l’accord de Bâle II sont :

- la prise en compte de l’ensemble des risques opérationnels auxquels les banques


peuvent être exposées dont la collatération (garanties réelles et personnelles), les
dérivés de crédit, ou la titrisation ;
- le renforcement de la surveillance prudentielle et une plus grande transparence
financière ;
- la convergence entre l’existence de fonds propres réglementaires et l’exigence de
capital économique propre à chaque établissement.

La mise en oeuvre de la réforme a été fixée au 1er janvier 2007 pour les méthodes standard
et au 1er janvier 2008 pour les méthodes avancées. Le nouvel accord repose sur une
C

approche non seulement quantitative mais aussi qualitative s’appuyant sur trois piliers.
ES
AG

c. Synergies entre les normes IFRS et Bâle II

La réforme Bâle 2 et les normes IFRS semblent à priori indépendantes. Cependant, elles
-B

ont des points communs au moins à deux niveaux:


IB
LI

- la protection des fonds propres, qui est l’objet même du pilier I et correspond aux
O

exigences de fonds propres, du ratio Bâle II. Les IFRS imposent que toute perte
TH

réalisée ou probable soit déduite du résultat. Le report à nouveau qui augmente les
fonds propres est ainsi net de pertes potentielles et améliore la qualité de ceux-ci au
EQ

regard des risques ;


U

- la discipline de marché qui correspond au pilier III vise l’obligation pour la banque
E

de fournir des informations fiables et régulières sur la situation et sur les opérations
qu’elle effectue.

1.2.3. Risques liés au processus de prêt bancaire

Les risques liés au processus de prêt bancaire peuvent être de diverses formes. Selon
Maders (2006 :10), les plus fréquents sont le risque de contrepartie, le risque de marché, le
risque d’image commerciale, le risque de malversation, le risque règlementaire, le risque
déontologique, le risque stratégique et le risque de liquidité.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 18


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

[Link]. Le risque de contrepartie

Le risque de contrepartie désigne le risque de défaut des clients, c’est- à- dire le risque de
pertes consécutives aux défauts d’un emprunteur face à ses obligations. Encore appelé
risque de crédit, il est le premier risque auquel est confronté un établissement financier
(Bessis 1995 : 15).

[Link]. Le risque de marché

Appelé risque sectoriel, il correspond au risque lié à la stratégie de positionnement des


institutions financières sur le marché vis-à-vis de la population cible et du contexte social
(Deborah, 2003 : 54).
C
ES

[Link]. Le risque d’image commerciale


AG

Risque de politique commerciale, il correspond au risque lié à une perception négative de


l’activité commerciale de la banque par ses clients potentiels que sont les membres
-B

adhérents pour la plupart (Maders, 2006 : 104).


IB

[Link]. Le risque de malversation


LI
O

Le risque de détournement, de collusion ou de vol correspond au risque lié à une opération


TH

irrégulière opérée à son profit par un employé de la banque, seul, ou à l’aide de complice à
EQ

l’interne ou à l’externe (Pouliot, 2002 : 29).


U

[Link]. Le risque règlementaire


E

Selon Sardi (2002: 451), le risque juridique ou risque fiscal ou encore risque pénal, il
correspond au risque lié à la non application des dispositions légales.

[Link]. Le risque déontologique

C’est un risque de procédures ou de contrôle interne ; il correspond au risque lié à la non


application des principes déontologiques du secteur bancaire (Du Sert, 1999 : 54).

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 19


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

[Link]. Le risque stratégique

Pour Knight (2003: 55), le risque de politique générale ou de management, il correspond


au risque lié à une absence de stratégie ou à une stratégie déficiente dans la gestion des
dossiers clients et le suivi des crédits propres à l’institution.

[Link]. Le risque de liquidité

Le risque de liquidité représente pour une banque la possibilité de ne pas pouvoir faire
face, à un moment donné, à ses engagements ou à ses échéances par la mobilisation de ses
actifs (Mathieu, 2005 : 152).
C

1.3. Le risque opérationnel lié au processus de prêt bancaire


ES

Le risque opérationnel découle des insuffisances des procédures d’octroi de prêt bancaire
AG

ou de leur suivi administratif, notamment la perte d’informations, la mauvaise conservation


des pièces juridiques nécessaires au recouvrement des encours ou le suivi des échéances de
-B

garanties. Il s’agit ici d’aborder la notion de risque opérationnel lié au processus de prêt et
IB

de donner quelques exemples de risques opérationnels liés au prêt.


LI

1.3.1. Les différents risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire


O
TH

Selon Maders (2006 : 39), les risques opérationnels sont définis par le comité de Bâle
EQ

comme étant des risques de pertes résultant de l’inadaptation ou de la défaillance des


procédures internes, des personnes et des systèmes, ou résultant des évènements extérieurs.
U

Ce sont des risques liés à l’organisation et au fonctionnement général du système interne


E

de la banque. Ils sont liés par exemple à l’informatique et aux technologies, à l’adéquation
aux pratiques et aux procédures bancaires et aux dispositions prises contre la mauvaise
gestion et la fraude (Greuning & al, 2004 : 5). Ces risques sont présentés dans le tableau à
la page suivante :

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 20


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Tableau 1: Risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire

Sous processus Risques Conséquences Dispositifs de maitrise


Etude des 1. Surévaluation prix/ quantités - créances difficiles à -Vérifier la solvabilité du client
dossiers de prêt 2. Client insolvable recouvrer -Vérifier que le prêt est bien adapté à
3. Mode de remboursement non compatible à l’objet du prêt -Rééchelonnements l’activité du client

C
4. Non enregistrement de la demande impayés -Contrôle réciproque des dossiers entre

ES
5. Absence de visite client -Pertes de ressources les agents du processus de prêt
6. Garantie non adaptée/ fausse -Enquête préalable, visite sur le terrain

A
7. Faux états financiers du client -Contrôle de l’activité du client

G
8. Fausse adresse client -Exiger des états financiers certifiés

-B
9. Non respect de la quotité -Veiller au calcul de la quotité
10. Absence d’analyse des mouvements du compte -Etude de la situation du compte client

IB
11. Non respect des renseignements commerciaux -Dispositions de la politique de prêt
bancaire

LI
Phase de prêt 12. Traite non signée -Litiges -Vérification de tous les dossiers par les

O
13. Convention non signée -Pertes de ressources personnes habilitées

TH
14. Retard dans la mise en place du prêt -Rapprochement des éléments saisis dans
15. Erreurs /Omission le logiciel avec ceux qui sont sur les

EQ
16. Garantie non ou mal formalisée dossiers
17. Surcharge des conventions /traites -Vérifier l’authentification des garanties

U
18. Hypothèque non inscrite par les instances habilitées

E
19. prêt non autorisé
20. Tableau d’amortissement erronée
21. Taux d’intérêt non conforme

Source : Cartographie des risques SG

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 21


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

1.3.2. Quelques exemples de survenance des risques opérationnels liés au


processus d’octroi de prêt :

Un risque opérationnel lié à un prêt bancaire peut résulter d’une carence dans la gestion
des sûretés par exemple. Comme les banques font de la transformation, elles empruntent à
court terme et prêtent à long terme, il y a un risque que les taux d'emprunt s'élèvent
réduisant la marge bénéficiaire, voire la transformant en marge négative. L'immobilisation
des capitaux non remboursés renforce ce risque. Pour pallier le risque de contrepartie,
notamment de non remboursement définitif, la banque prend des garanties personnelles ou
réelles. Si son client ne la rembourse pas, elle actionne ces garanties pour se rembourser du
capital, des intérêts et des frais. Il faut espérer que les garanties soient suffisantes. Il faut
C

surtout espérer qu'elles ont été bien prises et que le contrat de prêt a été rédigé dans les
ES

règles de l'art. C'est là qu'intervient le risque opérationnel. Le risque opérationnel en terme


de prêt bancaire est d'avoir mal travaillé et de rendre ainsi caduque sa sauvegarde.
AG

Le risque opérationnel intervient également tout au long de la vie du prêt par les
-B

informations obligatoires qui doivent être faites, comme l'information des cautions
IB

Il intervient dans la conservation des actes. Pour actionner les garanties, on doit retrouver
LI

les actes. En service crédit, on dit que la première garantie est l'acte de crédit lui-même. Le
O

prêt bancaire n'est pas que prêter de l'argent. C'est aussi promettre de payer à la place du
TH

client, en d’autres termes il s’agit des engagements par signatures. C'est une activité à haut
EQ

risque parce que si l’acte d'engagement est mal rédigé, la banque risque de payer des
sommes considérables non prévues. La rédaction de ces actes est donc du risque
U
E

opérationnel.

- la banque a été défaillante dans la perception des intérêts dus par la contrepartie sur
un financement octroyé par la banque. Nous avons perçu trop peu : ultérieurement
quand la banque a réalisé son erreur et essaie de récupérer les intérêts non perçus, la
contrepartie n’accepte qu’un règlement partiel et le solde est passé en perte; la
contrepartie n’est pas défaillante. Il s’agit alors d’une perte opérationnelle constatée
dans la gestion d’un dossier de prêt ;
- lors de la saisie de garanties, la banque se rend compte que la garantie matérialisée
(le montant de l’immeuble apporté par le client) pendant la mise en place du prêt
est inférieur à celle saisie. Il s’agit là d’une fraude.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 22


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Conclusion

Ce chapitre nous a permis de prendre connaissance du processus de prêt de la banque dans


un premier point. Le risque étant inhérent à toute activité bancaire, il est évident que la
réalisation de ces opérations engendre des risques. Cette notion du risque a fait l’objet d’un
second point.

Dans le cadre des travaux menés par le comité de Bâle, un nouvel accord appelé Bâle III
fait l’objet de débat actuel, En effet au cours du mois de septembre 2010, les 27 régulateurs
bancaires membres du comité de Bâle sont parvenus à un accord sur le futur ratio de
solvabilité en le portant à 7% dont 4,5% de fonds propres « durs ».Ce ratio s’appliquera à
toutes les banques progressivement à partir de 2013. Il doit permettre de renforcer la
C

capitalisation des banques et la gestion du risque opérationnel pour éviter qu’elles ne


ES

fassent de nouveau appel aux Etats en cas de crise.


AG
-B
IB
LI
O
TH
EQ
U
E

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 23


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Chapitre 2 : LA GESTION DES RISQUES OPERATIONNELS LIES AU


PROCESSUS DE PRÊT BANCAIRE

La banque est souvent présentée comme un portefeuille de risques. Ces derniers sont une
dimension inévitable et naturelle compte tenu des produits proposés et de la matière
manipulée qui est l’argent.

La conséquence principale des risques est de provoquer une perte significative pour la
banque, soit au travers d’un ralentissement, soit par une augmentation des charges. Ils
aboutissent in fine à une altération dangereuse des fonds propres conduisant à la faillite de
l’établissement et pouvant remettre en cause la stabilité du système bancaire dans son
ensemble (Lamarque, 2008: 77).
C
ES

Les banques doivent se doter d’une base de données et mettre en place une fonction de
AG

surveillance et de gestion des risques. La gestion des risques demeure un atout majeur de
compétitivité et constitue à ce titre un réel avantage concurrentiel.
-B

La gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire est devenue plus
IB

qu’un simple exercice de conformité, elle est une source de création de valeur de
LI

l’entreprise. Ceci permet de réduire les pertes, préserver le capital propre et protéger
O

l’image de la banque.
TH

2.1. Dispositifs de maitrise des risques opérationnels liés au processus de prêt


EQ

bancaire
U
E

Le dispositif de gestion des risques opérationnels est d’offrir une meilleure compréhension
de ces risques, un dispositif d’alerte et de suivi des activités de la banque.

2.1.1. Objectif du dispositif de maîtrise des risques opérationnels

La finalité de la mise en œuvre d’un dispositif de maîtrise des risques opérationnels est de
pouvoir agir sur les différents éléments identifiés et quantifiés afin de modifier le profil de
risques de la société ou tout au moins sa sensibilité en cas de survenance d’événements non
souhaités ( Jimenez, 2008 : 127) .

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 24


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

2.1.2. Prise de connaissance du processus de prêt bancaire

Selon Renard (2008 : 224), il n’y a pas de méthode d’audit qui ne commence pas par la
connaissance des processus ou des activités que l’on doit auditer. Sans connaitre
nécessairement le « métier » de celui qu’il a à auditer, l’auditeur doit au moins en avoir la
culture pour être en mesure de comprendre les explications qu’il va chercher et solliciter et,
plus généralement pour se faire admettre aisément. Cette prise de connaissance permet
d’avoir une bonne compréhension du processus de prêt bancaire et de déceler les risques
opérationnels afférents.

Roncalli aborde dans le même sens que Renard, il dit que « L’environnement interne
englobe la culture et l’esprit de l’institution de crédit. Il structure la façon dont les risques
C

crédits sont appréhendés et pris en compte par l’ensemble des acteurs du processus et plus
ES

particulièrement son appétence pour le risque, l’intégrité et les valeurs éthiques,


AG

l’environnement dans lequel l’institution opère (Roncalli 2004 : 98).


-B

2.1.3. Identification, évaluation et suivi des risques opérationnels liés au


processus de prêt bancaire
IB
LI

Il s’agit ici d’identifier, d’évaluer et faire un suivi des événements internes et externes
O

susceptibles d’affecter l’atteinte des objectifs du processus de prêt bancaire.


TH

[Link]. Identification des risques opérationnels liés au processus de prêt


EQ

bancaire
U
E

Pour Coopers & Lybrand (2000 :59), « l’identification des risques n’est pas un exercice
limité dans le temps. C’est un exercice permanent car les risques évoluent avec les
changements de l’environnement interne ou externe. Il est donc important que dans
l’identification des risques, on tienne compte des risques possibles par anticipation de
l’évolution future de l’environnement externe et interne ».

En effet, l’identification des risques est un processus itératif qui est souvent intégré au
processus de planification. Dans la mesure où le pilotage bancaire s’inscrit dans une suite
d’amélioration continue, les risques doivent sans cesse être identifiés au niveau de
l’organisation dans son ensemble, mais également dans chacune de ses opérations.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 25


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Le but de l’identification est d’évaluer l’impact du risque opérationnel en l’absence de tout


dispositif de contrôle interne mis en place dans le processus de prêt bancaire. Cette
première étape passe par une description précise des processus de chaque activité.

Plusieurs auteurs ont élaboré des techniques d’identification des risques qui sont les
suivants :

- l’identification basée sur les actifs créateurs de valeurs ;


- l’identification basée sur l’analyse de l’environnement ;
- l’identification basée sur les check-lists ;
- l’identification basée sur l’atteinte des objectifs ;
- l’identification par analyse historique ;
C

- l’identification par tâches élémentaires.


ES
AG

Pour notre étude nous allons détailler les deux derniers points à savoir l’identification par
analyse historique et celle basée sur les tâches élémentaires.
-B

L’identification basée sur les tâches élémentaires part du principe que les activités sont à
IB

découper en plusieurs tâches élémentaires. Pour Renard (2004 : 76), il suffit après, de se
LI

demander qu’est ce qui se passerait si la tâche est mal exécutée ou n’est pas du tout faite.
O

Des outils existent pour arriver à détecter ces tâches élémentaires.


TH

L’identification par analyse historique quant à elle permet de faire une analyse en se basant
EQ

sur les risques opérationnels déjà survenus au sein de l’entreprise. Nous combinerons ces
U

deux approches dans notre processus d’identification des risques.


E

L’identification des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire peut se faire à
travers des questionnaires, des observations, des entretiens et des revues documentaires.

[Link]. Evaluation des risques opérationnels liés au processus de prêt


bancaire

Selon Maders & Masselin (2004 :51) une fois les risques identifiés, il est nécessaire
d’évaluer leur impact en cas de survenance. Celle-ci est une combinaison de trois facteurs:
sa probabilité d’apparition, sa gravité en cas de survenance et la durée pendant laquelle les
conséquences de l’évènement ont un impact. Pour évaluer l'exposition d'un établissement

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 26


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

bancaire aux risques opérationnels, le Comité de Bâle propose trois approches par ordre
croissant de complexité et de sensibilité au risque mais la commission bancaire incite à
adopter la méthode la plus avancée :

- l'indicateur de base consiste en l'application d'un ratio forfaitaire (15%) au Produit


Net Bancaire des 3 derniers exercices ;
- l'approche standard permet d'appliquer un coefficient différent selon les lignes
métier. L'éligibilité à cette méthode impose de disposer de données chiffrées des
pertes supportées par chaque ligne métier du fait des risques opérationnels ;
- enfin l'approche avancée permet à l'établissement de construire sa propre méthode
interne d'évaluation des risques opérationnels. La méthode choisie ainsi que les
C

conditions d'application (présence d'une structure centralisée de contrôle des


ES

risques, fréquence et pertinence des reportings …) sont alors soumises à


l'approbation préalable du régulateur.
AG

L'éligibilité à cette méthode impose de disposer des données suivantes :


-B

- données de pertes internes (propres à l'établissement) ;


IB

- données de pertes externes (bases de données transverses sur l'ensemble de la


LI

profession) ;
O

- analyses de scénarios d'événements potentiels ;


TH

- analyses des facteurs d'environnement et de contrôle interne.


EQ

[Link]. Suivi des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire


U
E

Le suivi des risques opérationnels est le troisième processus clé du système de


gestion de cette catégorie de risques. Avant d’aborder la notion du suivi il convient au
préalable d’établir une cartographie de l’ensemble des risques opérationnels liés au
processus de prêt bancaire identifiés.

[Link].1. Cartographie des risques opérationnels liés au processus de


prêt bancaire

La cartographie des risques répond à la question de savoir comment intégrer au


mieux l’approche risques/opportunités dans le processus stratégique et opérationnel d’une
organisation ?

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 27


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

« La première phase d’identification et de diagnostic de ces risques/opportunités se


matérialise souvent par une cartographie des risques », (Basps 2001: 3).

Cette cartographie des risques permet d’abord d’identifier et d’appréhender les facteurs de
risque, de conscientiser l’ensemble des acteurs parties prenantes du processus, et ensuite de
construire un référentiel commun compris par tous. La cartographie des risques répond à
l’idée de bien identifier les risques pour les aborder et les gérer dans les meilleures
conditions possibles.

[Link].2. Suivi des risques opérationnels liés au processus de prêt


bancaire
C

A ce stade se pose le problème de consolidation des indicateurs (indicateurs d’alerte,


ES

indicateurs de pertes…..), que l’on peut aborder au moyen de deux approches:


AG

- bottom-up : les indicateurs clés des risques opérationnels sont définis et mesurés
aux niveaux inférieurs, là où l’appréciation individuelle des managers exercera un
-B

levier maximum sur le suivi des risques opérationnels pour être ensuite consolidés
IB

progressivement jusqu'au niveau central ;


LI

- top-down : c’est en fonction de la vision stratégique globale, de la rentabilité


O

globale des opérations que l’allocation de capital réglementaire aux différentes


TH

activités sera décidée par les organes exécutifs en fonction de leurs risques
EQ

opérationnels. Dans ce contexte, les décisions prises aux niveaux supérieurs de la


hiérarchie seront répercutées et traduites en plans d’actions suivis et maîtrisés par
U

les managers au moyen d’indicateurs adéquats.


E

2.1.4. Dispositif de management des risques opérationnels liés au processus de


prêt bancaire

Le dispositif de management des risques du processus de prêt bancaire est :

- un processus permanent qui irrigue toute l’institution de crédit;


- mis en œuvre par les acteurs du processus de prêt bancaire, à tous les niveaux de
l’institution, pris en compte dans l’élaboration de la stratégie du processus de prêt
bancaire

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 28


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

- mis en œuvre à chaque niveau du processus de prêt bancaire afin d’obtenir une
vision globale d’exposition aux risques ;
- destiné à identifier les évènements potentiels d’affecter le processus de prêt
bancaire et à gérer les risques dans le cadre de l’appétence pour le risque crédit ;
- donné par la Direction et le Conseil d’Administration pour une assurance
raisonnable (quant à la réalisation des objectifs de service chargé de prêt).

Le management des risques n’est pas un processus séquentiel dans lequel un élément
affecte uniquement le suivant. C’est un processus multidirectionnel et itératif par lequel
n’importe quel élément a une influence immédiate et directe sur les autres éléments du
processus de prêt bancaire.
C

[Link]. Dispositif de contrôle des risques opérationnels liés au processus de


ES

prêt bancaire
AG

Le dispositif de contrôle comprend l’ensemble des systèmes de contrôle mis en oeuvre par
-B

les responsables de la banque à tous niveaux pour maitriser le fonctionnement du processus


de prêt bancaire.
IB
LI

[Link]. Les éléments du dispositif de contrôle des risques opérationnels liés


O

au processus de prêt bancaire


TH

Le dispositif de management des risques comprend huit éléments qui résultent de la façon
EQ

dont l’organisation est gérée et s’intègrent au processus de management


U

(Pricewaterhousecoopers, 2005 : 32-33) :


E

- l’environnement interne du processus de prêt bancaire ;


- la fixation des objectifs des événements du processus de prêt bancaire ;
- l’identification des événements du processus de prêt bancaire ;
- l’évaluation des risques du processus de prêt bancaire ;
- le traitement des risques du processus de prêt bancaire ;
- les activités de contrôles du processus de prêt bancaire ;
- l’information et la communication du processus de prêt bancaire ;
- le pilotage du processus de prêt bancaire.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 29


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

2.2. Contrôle interne du processus de prêt bancaire

Selon Hamzaoui (2008 :80), le COSO définit le contrôle interne dans son référentiel
intitulé « Internal control-Integrated Framework » comme un « processus mis en place par
le conseil d’administration, les dirigeants et le personnel de l’entité, destiné à fournir une
assurance raisonnable quant à la réalisation des objectifs suivants : la réalisation et
l’optimisation des opérations, la fiabilité des informations financières et la conformité aux
lois et aux réglementations en vigueur.

Pour Maders & Masselin (2004 :57), les fondamentaux de contrôle internes sont les
suivants : la politique définie, connue et appliquée ; la éparation des fonctions ; la réalité
des informations ; les pistes d’audit ; les habilitations, délégations, autorisations ; les codes
C

d’accès informatiques et les manuels de procédures ….


ES
AG

Le dispositif du contrôle interne permet de ramener le risque inhérent en risque résiduel, il


consiste à diminuer la probabilité et l’impact du risque. Les définitions du contrôle interne
-B

sont variées, mais nous constatons que malgré les différents termes utilisés, les conceptions
ne sont pas fondamentalement contradictoires, ni divergentes. Presque toutes disent que le
IB

contrôle interne n’est pas une fonction, il est l’affaire de tous les membres d’une
LI

organisation afin de déceler les risques, de les prévenir, de réduire les conséquences et
O

d’améliorer les performances.


TH
EQ

2.2.1. Objectifs du contrôle interne du processus de prêt bancaire


U

Selon Rouff (2000:13), le contrôle interne fixe trois objectifs qui ne différent pas
E

fondamentalement de ceux du COSO :

- l’efficacité et l’efficience du fonctionnement


- la fiabilité de l’information interne et externe
- la conformité aux lois et règlements et aux politiques internes

Renard (2010 :143), quant à lui, considère que le contrôle interne concourt à la réalisation
d’un objectif général que l’on peut décliner en objectifs particuliers. L’objectif général
c’est la continuité de l’entreprise dans le cadre de la réalisation des buts poursuivis,
l’atteinte de cet objectif passe par des objectifs permanents.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 30


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

2.2.2. Evaluation du système de contrôle interne des risques opérationnels liés au


processus de prêt bancaire

La plupart des établissements bancaires ont déjà initié leurs démarches de gestion des
risques opérationnels, plus par volonté de mieux maîtriser ces risques que par souci
d’économiser leurs fonds propres compte tenu du calibrage actuel proposé par le comité de
Bâle entre les différents types de risques. Evaluer d’une manière efficace un dispositif de
contrôle interne revient à adopter une démarche bien structurée et dont la finalité est
d’offrir une appréciation synthétique de ce dispositif à la direction générale.

[Link]. Les objectifs de l’évaluation du contrôle interne des risques


opérationnels liés au processus de prêt bancaire
C
ES

Le système de contrôle interne est une composante essentielle de la gestion d’une banque
AG

et constitue le fondement d’un fonctionnement sûr et prudent de l’organisation bancaire.


Ainsi les dirigeants doivent, appliquer et surveiller l’ensemble des mesures de contrôles
-B

qui sont sous leur responsabilité afin d’assurer la protection du patrimoine et la fiabilité des
différents enregistrements comptables et des états financiers qui en découlent. Dans la
IB

norme 2120.A1, les normes professionnelles définissent les aspects sur lesquels doit porter
LI

l’évaluation du contrôle interne qui sont donc autant d’objectifs à atteindre :


O
TH

- la fiabilité et intégrité des informations financières et opérationnelles ;


EQ

- l’efficacité et efficience des opérations ;


- la protection du patrimoine ;
U

- le respect des lois et règlements et contrats.


E

En se dotant d’un système de contrôle interne rigoureux, la banque pourra mieux réaliser
ses buts et ses objectifs de rentabilité à long terme. Un tel système peut garantir que la
banque agit dans le respect des lois et réglementations ainsi que de ses politiques,
programmes, règles et procédures internes. En outre, il atténue le risque de pertes
imprévues ou d’atteinte à la réputation de la banque.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 31


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

[Link]. Les phases d’évaluation du contrôle interne des risques


opérationnels liés au processus de prêt bancaire

La démarche de l’évaluation du contrôle interne doit suivre un certain nombre de


processus. En effet, selon Ogien (2008: 478) l’évaluation du contrôle interne concernant
l’activité de prêt se concentre sur l’analyse des procédures d’engagements, de la gestion
des encours sains, du dispositif de surveillance des risques et du dispositif de contrôle sur
les comptes.

[Link].1. L’analyse des procédures d’engagements

L’examen des procédures d’engagements passe par la revue des points suivants : le respect
C

de la politique d’offre (respect des barèmes de taux, des conditions de mise en place, de la
ES

réglementation spécifique applicable en matière de crédit et/ou prêt) , l’existence de


AG

système de scoring et d’un système de délégation, l’existence d’un système de limites de


suivi des autorisations, la qualité de la formalisation des décisions d’octroi et des dossiers
-B

et le contrôle des dossiers physiques (exhaustivité des pièces à fournir).


IB

L’analyse doit permettre de s’assurer de la correcte adéquation entre la connaissance des


LI

règles de fonctionnement des procédures et de leur application quotidienne par le


O

personnel.
TH

[Link].2. Les procédures de gestion des encours sains


EQ

Les points clés de contrôle interne de cette phase concernent essentiellement : le suivi du
U
E

règlement des échéances et le traitement de relance des premiers impayés, la mise à jour
des informations relatives à la vie du dossier notamment les garanties et la gestion des
événements affectant la situation des crédits.

La revue de cette procédure doit conduire l’auditeur à s’assurer qu’il n’y a pas de dossiers
sains susceptibles d’être classés en douteux.

[Link].3. Le dispositif de surveillance des risques

La revue du dispositif de surveillance des risques a pour principaux objectifs de s’assurer


de la faculté de l’établissement bancaire à recenser de manière exhaustive ses encours à

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 32


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

risques, et de porter une opinion sur le niveau de maîtrise dont dispose la banque sur les
provisions qu’elle constitue.

[Link].4. Le contrôle des comptes

Les contrôles permanents se ventilent autour à quatre niveaux :

- niveau 1 : contrôles quotidiens réalisés par des opérationnels ou par leur hiérarchie
immédiate ;
- niveau 2 : collaborateurs extérieurs à l’opération qui justifient périodiquement les
soldes comptables (back office) et vérifient que les procédures sont bien suivies
afin de déceler des erreurs ou des anomalies ;
- niveau 3 : pilotage du dispositif de contrôle par la comptabilité centrale ;
C
ES

- niveau 4 : inspection générale rattachée à la direction qui a pour vocation à être


indépendante des métiers, fonctions ou territoires et peut tout vérifier y compris les
AG

contrôles permanents.
-B

2.3. Les outils spécifiques de la gestion des risques opérationnels liés au processus
IB

de prêt bancaire
LI

Ils sont mis en oeuvre par les dirigeants de la banque dans la gestion des risques
O

opérationnels. Selon Camara (2006 : 136-138), il existe cinq outils spécifiques de la


TH

gestion des risques opérationnels à savoir : les outils de gestion de la fraude, les outils de
EQ

gestion des risques administratifs, les outils de gestion du risque juridique, les outils de
gestion de la sécurité physique et les outils de gestion de la sécurité informatique.
U
E

2.3.1. Les outils de gestion de la fraude

Pour gérer la fraude, les mesures suivantes peuvent être mises en œuvre:

- une politique des ressources humaines : une procédure claire de recrutement doit
être mise en place de sorte que le recrutement du personnel ne se fasse sur des
bases arbitraires ;
- la gestion des congés : il paraît évident que la gestion des congés relève des
ressources humaines. Toutefois, il nous a paru impérieux de le distinguer des autres
tâches des ressources humaines pour la simple raison que les congés sont un
puissant outil de gestion des risques de fraude et de collusion ;

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 33


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

- la mobilité de poste des agents assure leur moins grande sédentarisation et induit
une probabilité réduite de prise d’habitudes nocives avec les membres. Un employé
ne doit pas demeurer éternellement à son poste, cela peut créer un manque de
motivation ;
- la formation est un puissant levier de la gestion du risque de fraude et comme
d’ailleurs de celle de l’ensemble des risques opérationnels.

2.3.2. Les outils de gestion des risques administratifs

Le respect scrupuleux des procédures, l’instauration du principe des quatre (04) yeux ainsi
que la formation sont des instruments de gestion du risque administratif. Le principe des
quatre yeux stipule que toute opération doit être vue par deux (02) personnes dont l’une
C

valide et l’autre fait.


ES
AG

2.3.3. Les outils de gestion du risque juridique

La gestion du risque juridique exige des réelles compétences en droit. Il convient de


-B

recruter, de former les cadres et agents chargés des questions juridiques.


IB
LI

2.3.4. Les outils de gestion de la sécurité physique


O

La sécurité physique doit être l’affaire de tout le personnel. Les valeurs en chèques, les
TH

garanties, les pièces justificatives doivent être soigneusement rangées dans un coffre fort.
EQ

2.3.5. Les outils de gestion de la sécurité informatique


U
E

La sécurité informatique concerne trois éléments au moins ; le logiciel informatique, le


poste individuel de travail, le réseau informatique de la banque.

- Le logiciel informatique doit être paramétré afin d’adapter le fonctionnement de la


banque au logiciel et non le contraire. Ainsi les informations sur les codes agences,
numéros de compte client, etc. seront saisies.
- Le poste individuel : pour obtenir une grande productivité du travail, chaque
employé de la banque doit recevoir un ordinateur. La gestion des mots de passe doit
être pris en compte afin d’éviter la survenance d’un risque opérationnel.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 34


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

- Le réseau informatique est un ensemble d’ordinateurs généralement reliés entre eux


par un autre ordinateur de puissance plus élevée appelée serveur. L’intérêt pour une
banque de travailler en réseau est le gain de productivité.

2.4. Les bonnes pratiques en matière de gestion des risques opérationnels liés au
processus de prêt bancaire.

L’importance du risque opérationnel s’est accrue du fait de la multiplication des scandales


dus à la mauvaise gestion. Face à cette situation observée au niveau des banques le comité
de Bâle a jugé nécessaire d’assurer la maîtrise de ce risque. Il a instauré de saines pratiques
répondant aux principes devant régir un dispositif pour la gestion et la surveillance efficace
du risque opérationnel, à utiliser par les banques et leurs superviseurs afin d’évaluer les
C

politiques et pratiques de gestion de ce risque. Le régulateur a développé dix principes de


ES

bonnes pratiques nécessaires à la maîtrise des risques opérationnels du processus d’octroi


AG

de crédit, rappelant par là l’importance tant de l’implication de l’organe exécutif dans la


mise en place d’un tel systèmes, que de l’identification des risques opérationnels de ce
-B

processus, notamment au travers d’une cartographie de ces derniers.


IB

Principe 1 : Le Conseil d’Administration de l’institution bancaire devrait considérer les


LI

principaux aspects du risque opérationnel de la banque comme une catégorie distincte de


O

risque à gérer, et il devrait approuver et réexaminer périodiquement le dispositif de gestion


TH

de ce risque. Ce dispositif devrait fournir une définition du risque opérationnel valable


EQ

pour la banque toute entière et poser les principes servant à identifier, évaluer, suivre et
maîtriser/atténuer ce risque.
U
E

Principe 2 : Le Conseil d’Administration devrait garantir que le dispositif de gestion du


risque opérationnel de la banque est soumis à un audit interne efficace et complet, effectué
par un personnel fonctionnellement indépendant, doté d’une formation appropriée et
compétent. La fonction d’audit interne ne devrait pas être directement responsable de la
gestion du risque opérationnel.

Principe 3 : La direction générale devrait avoir pour mission de mettre en oeuvre le


dispositif de gestion du risque opérationnel approuvé par le Conseil d’Administration. Ce
dispositif devrait être appliqué de façon cohérente dans l’ensemble de l’organisation
bancaire, et les membres du personnel, à tous les niveaux, devraient bien comprendre leurs

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 35


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

responsabilités dans la gestion du risque opérationnel. La direction générale devrait aussi


être chargée d’élaborer des politiques, processus et procédures de gestion du risque
opérationnel pour tous les produits, les activités processus et systèmes importants.

Principe 4 : Les banques devraient identifier et évaluer le risque opérationnel inhérent à


tous les produits, activités, processus et systèmes importants. Elles devraient aussi, avant
de lancer ou d’exploiter des produits, activités, processus et systèmes nouveaux, soumettre
à une procédure adéquate d’évaluation le risque opérationnel qui leur est inhérent.

Principe 5 : Les banques devraient mettre en oeuvre un processus de suivi régulier des
profils de risque opérationnel et des expositions importantes à des pertes. Les informations
utiles à une gestion dynamique du risque opérationnel devraient être régulièrement
C

communiquées à la direction générale et au Conseil d’Administration.


ES
AG

Principe 6 : Les banques devraient adopter des politiques, processus et procédures pour
maîtriser et/ou atténuer les sources importantes de risque opérationnel. Elles devraient
-B

réexaminer périodiquement leurs stratégies de limitation et de maîtrise du risque et ajuster


leur profil de risque opérationnel en conséquence par l’utilisation de stratégies appropriées,
IB

compte tenu de leur appétit pour le risque et de leur profil de risque globaux.
LI
O

Principe 7 : Les banques devraient mettre en place des plans de secours et de continuité
TH

d’exploitation pour garantir un fonctionnement sans interruption et limiter les pertes en cas
EQ

de perturbation grave de l’activité.


U

Principe 8 : Les autorités de contrôle bancaire devraient exiger que toutes les banques,
E

quelle que soit leur taille, aient mis en place un dispositif efficace pour identifier, évaluer,
suivre et maîtriser/atténuer les risques opérationnels importants, dans le cadre d’une
approche globale de la gestion du risque.

Principe 9 : Les superviseurs devraient procéder régulièrement, de manière directe ou


indirecte, à une évaluation indépendante des politiques, procédures et pratiques des
banques en matière de risque opérationnel. Les superviseurs devraient veiller à ce qu’il
existe des mécanismes appropriés leur permettant de se tenir informés de l’évolution dans
les banques.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 36


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Principe 10 : La communication financière des banques devrait être suffisamment étoffée


pour permettre aux intervenants du marché d’évaluer leur méthodologie de gestion du
risque opérationnel.

Conclusion

Nous avons cherché à travers ce chapitre à éclairer les notions en rapport avec le prêt
bancaire, le processus de prêt bancaire, la notion de risque, les risques opérationnels liés au
processus de prêt bancaire, le dispositif de maîtrise des risques du processus de prêt
bancaire et les bonnes pratiques en matières de gestion de risques opérationnels en milieu
bancaire. La prise de connaissance du processus de prêt bancaire et les risques
opérationnels liés à ce processus nous ont permis de savoir leur importance dans le secteur
C

bancaire.
ES
AG
-B
IB
LI
O
TH
EQ
U
E

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 37


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Chapitre 3 : METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE

Les deux premiers chapitres nous ont permis de mieux connaitre le processus d’octroi de
prêts bancaires ainsi que les risques opérationnels liés aux activités d’octroi de prêts. Nous
présenterons à travers le présent chapitre notre méthodologie de recherche ainsi que les
outils de collectes et d’analyse des données utilisés.

Nous retiendrons l’approche par les risques pour l’analyse de la gestion des risques
opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux entreprises, dans le cas de la présente
étude. L’intérêt de cette approche est de permettre à la SGBS de mieux gérer ses risques
opérationnels liés au processus de ses prêts bancaires aux entreprises.
C

Ce chapitre est structuré en deux sections et présentera dans la première section le modèle
ES

d’analyse, et dans la deuxième section les outils de collectes et d’analyse des données
AG

utilisés.

3.1. Le modèle d’analyse


-B
IB

A travers notre modèle d’analyse (figure n°4 ci dessous), nous décrirons d’une part, les
LI

différentes phases et étapes liées au processus de gestion des risques opérationnels liés au
O

processus de prêt bancaire aux entreprises à la SGBS et d’autre part nous mettrons l’accent
TH

sur les différents outils utilisés à chaque étapes.


EQ
U
E

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 38


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Figure N°4 : Schématisation du modèle d’analyse

Etapes Outils

• Interviews
Prise de connaissance de la banque
• Observations

• Organigramme

Description et analyse du processus de


prêts


C

Interviews
ES

Identification des risques • Analyse documentaire


AG

Analyse des risques


-B
IB

• QCI
LI

• Grille d’analyse de tâches


Evaluation du dispositif de contrôle
O

interne • Tableaux des Forces et faiblesses


TH

apparentes
• Tests de conformité et de
EQ

performance
• La feuille de révélation et d’analyse
U

Analyse du dispositif de problème


E

de maîtrise des
risques

Conclusion et
recommendations

Source : nous-mêmes

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 39


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

3.2. Les outils de collecte et d’analyse des données

Notre étude qui s’est déroulée à la Direction des risques de la SGBS, nous a permis de
rencontrer les personnes impliquées dans le processus de prêt bancaire et nous avons utilisé
différentes méthodes pour la collecte de nos informations à savoir : les interviews,
l’observation physique, l’analyse documentaire, la grille de séparation des tâches, le
diagramme de circulation, , la revue documentaire etc.

3.2.1. L’interview

L’interview est un entretien avec une personne en vue de l’interroger sur ses activités, ses
idées, etc., dans le but de recueillir ses opinions. Cet outil est très déterminant dans notre
C

étude pour une bonne qualité des informations spécifiques recherchées ou détenues par des
ES

personnes ressources. Les entretiens nous permettront de décrire le processus de prêt


AG

bancaire tout en appréhendant ses risques et les dispositifs de contrôle interne existants.
Pour réaliser ces entretiens nous prendrons rendez-vous avec certains acteurs du processus
-B

et nous leurs administrons notre questionnaire. Ainsi, lors de nos entretiens, nous allons
rencontrer les personnes suivantes :
IB
LI

- les conseillers clientèles chargés des grandes et petites et moyennes entreprises


O

(03);
TH

- les analystes des dossiers de prêt (01);


EQ

- les risk managers de la Direction des risques (01);


- les agents de la section « garanties », chargés d’évaluer le niveau des garanties à
U

exiger pour chaque prêt (01)


E

3.2.2. L’observation physique

Elle sera de deux sortes, celle directe qui nous permettra de comprendre et de valider les
informations recueillies lors de l’interview sur les différentes étapes du processus de prêt
bancaire (depuis l’expression du besoin de financement à la mise en place de prêt) ; et celle
indirecte qui consistera à travers l’examen du traitement de certains dossiers de prêt
d’appréhender les différents risques et d’avoir une idée du respect des procédures de CI
mis en place par la SGBS. Ainsi nous observerons attentivement les tâches effectuées par
les différents acteurs du processus cela nous permettra de comparer ce qui est décrit lors de
l’interview et ce qui est réellement fait.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 40


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

3.2.3. Analyse documentaire

A travers l’étude de la documentation de la SGBS (manuel de procédure de prêt bancaire,


dossiers de demande de prêt, les différents rapports d’activités des analystes, risk manager
et chargé de clientèle, organigramme, règlement intérieur, états financiers), nous
identifierons les différents concepts liés à son activité de financement des entreprises et les
différentes mesures prises en matière de contrôle interne.

L’analyse des documents nous permettra d’avoir un aperçu sur l’importance et le


fonctionnement du processus de prêt bancaire aux entreprises à la SGBS, ainsi que les
risques qui lui sont liés et le mode de gestion de ces risques.
C
ES
AG
-B
IB
LI
O
TH
EQ
U
E

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 41


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

3.2.4. La grille de séparation des tâches

Elle relie l’organigramme fonctionnel à l’organigramme opérationnel, et permettra de


respecter le principe de séparation des tâches. Ainsi, elle permettra de déceler les tâches
incompatibles, les cumuls de fonctions, les surcharges des agents ; plus spécifiquement,
l’analyse de la grille d’analyse des tâches au sein de la SGBS, nous permettra de voir le
mode de répartition des tâches et responsabilités au sein de cette institution.

3.2.5. Le diagramme de circulation

« Le flow-chart ou diagramme de circulation est un outil qui permet de retracer les modes
opératoires d’un processus ou d’une fonction sous la forme de représentation de
C

symboles», (Renard, 2004 : 156). Il nécessite au préalable que les différentes phases du
ES

processus soient découpées en tâches.


AG

Le flow-chart nous permettra de prendre connaissance du processus de prêt bancaire et de


représenter la circulation des dossiers de prêt entre les différentes fonctions et centres de
-B

responsabilités. Il s’agira d’indiquer l’origine et la destination des dossiers, c’est-à-dire


IB

donner une vision complète du cheminement des informations et leurs supports.


LI
O

Chaque opération sera matérialisée par un symbole différent de la réception du client


TH

jusqu'à la mise en place effective du prêt. La circulation des documents sera indiquée par
des flèches. qui traverseront les services concernés. Ce diagramme sera construit à l’aide
EQ

des informations recueillies lors de nos interviews.


U
E

3.2.6. Questionnaire

Notre questionnaire sera administré à un échantillon des agents de la banque intervenant


dans le processus de prêt bancaire. Ce questionnaire sera composé de questions fermées, en
vue d’analyser les opérations " à risques ", d’évaluer le dispositif de contrôle interne afin
d’appréhender les forces et faiblesses du processus.

Une réponse « oui » à une question constitue une force apparente du dispositif de contrôle
interne ; par contre, une réponse « non » constitue une faiblesse réelle ou potentielle.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 42


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Le questionnaire sera établi en deux phases:

- la première phase portera sur le processus d’octroi de prêts ;


- la seconde sera consacrée à l’évaluation du dispositif de contrôle interne ;

3.2.7. Le tableau des forces et faiblesses apparentes (TFfA)

Le TFfA nous servira à l’identification des risques dans notre chapitre 6 pour l’analyse de
la gestion des risques. Il nous permettra d’identifier à chaque tâche, le risque qui
susceptible de se produire. Devant chaque tâche il ya l’objectif fixé, le risque encouru et
les pratiques communément admises
C

3.2.8. La feuille d’analyse et de révélation des risques


ES

C’est outil mis à la disposition des responsables pour permettre le suivi permanent des
AG

risques. IL s’agira d’énumérer sur cette feuille les problèmes rencontrés lors du processus
de prêt bancaire, les risques opérationnels associés, les causes de ces problèmes, les
-B

conséquences, et les recommandations pour une amélioration. Chaque feuille correspondra


IB

à un probleme.
LI

3.2.9. Les tests de conformité et de permanence


O
TH

Ces tests seront très utiles pour s’assurer d’une part que les dispositifs de contrôle interne
EQ

ont été appliqués, ainsi ils permettront de remonter à la source en passant par toutes les
phases intermédiaires, et d’autre part ils permettront de s’assurer que les opérations sont
U

toujours traitées conformément à ce qui a été décrit lors des entretiens


E

A travers la méthodologie de recherche nous avons défini les différents outils qui nous
seront nécessaires pour l’analyse de la gestion des risques opérationnels liés au prêt
bancaire, dont nous aborderons les aspects pratiques dans la deuxième partie de notre
étude.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 43


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Conclusion de la première partie

La banque en tant qu’intermédiaire financier joue un rôle important dans l’activité


économique par la satisfaction des besoins d’investissement et de fonctionnement des
entreprises. Cette activité d’intermédiation financière consiste pour elle, à recevoir des
agents à capacité de financement, des dépôts et à les prêter aux agents économiques à
besoins de financement. Dans le cadre de leur fonction d’intermédiation financière, les
banques s’exposent au risque de ne pas recouvrer la totalité des fonds engagés dans les
délais impartis.

La gestion des risques opérationnels est devenue plus qu’un simple exercice de conformité,
elle est une source de création et de valeur de la banque, ceci permet de réduire les pertes,
C

de préserver les fonds propres et protéger l’image de la banque.


ES
AG

La revue de littérature ainsi présentée nous a permis de cerner les variables que sont
l’activité bancaire, les différentes étapes du processus de prêt bancaire et de gestion des
-B

risques opérationnels associés. Ainsi, avons-nous pu aborder la notion de risque


opérationnel, le dispositif de contrôle de ce risque, l’analyse de la gestion des risques.
IB

Toutes ces dimensions sont importantes pour aborder la partie pratique de notre étude.
LI
O

Quels sont les risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire ? Comment ces
TH

risques sont –ils gérés à la SGBS ? C’est à toutes ces questions que nous tenterons de
EQ

répondre dans la deuxième partie de notre étude.


U
E

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 44


C
ES
AG
-B

DEUXIEME PARTIE :
IB

CADRE PRATIQUE DE L’ETUDE


LI
O
TH
EQ
U
E
Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

La crise n’est pas encore terminée et ses répercussions ne sont pas neutres sur l’Afrique et
le Sénégal en particulier. L’inflation a connu une forte baisse, due en grande partie à un
recul des cours mondiaux des matières premières. Après avoir traversé la plus profonde
dépression depuis 1929, l’économie mondiale a été marquée en octobre 2009 par
l’amélioration des indicateurs d’activité dans la plupart des pays. En effet, ce début de
redressement de la conjoncture économique est le résultat des multiples efforts consentis
par les autorités politiques et monétaires à travers le monde. Cependant, la situation reste
toujours fragile. Aussi, sur le plan de la politique monétaire, les principales Banques
Centrales ont elles maintenu les mesures d’assouplissement de leur politique monétaire.

La conception du rôle traditionnel de la banque en tant que fournisseur de crédit a


C

longtemps fait considérer la taille totale du portefeuille comme une donnée exogène
ES

permettant d’expliquer les relations soit avec les prêteurs (gestion du passif), soit avec les
emprunteurs (gestion de l’actif).
AG

La caractéristique de l’activité bancaire est le nombre important des risques opérationnels


-B

engendrés. La maitrise de ces risques requiert l’adoption des instruments appropriés


IB

d’appréciation (ex-ante) et de suivi (ex-post) du risque. Il serrait donc nécessaire de


LI

prendre connaissance du processus de prêt bancaire de la SGBS et de prôner un bon


O

dispositif de gestion des risques opérationnels.


TH
EQ
U
E

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 46


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Chapitre 4 : PRESENTATION DE LA SOCIETE GENERALE DE BANQUES AU


SENEAGL

La SGBS est une SA de droit sénégalais avec conseil d’administration constituée en 1962
et inscrite sur la liste des établissements de crédit de l’UEMOA sous le numéro K0011 B.
Elle est membre du réseau international du groupe français Société Générale (1.200
implantations dans plus de 80 pays). Son réseau est constitué de 49 agences, 6 guichets
dédiés au transfert rapide d’argent Western Union, distincts de ceux existant dans les
agences, d’un guichet de change traitant également des opérations Western Union et d’un
bureau de représentation à Paris.

4.1. Missions et objectifs de la SGBS


C
ES

L’entrée sur le marché de nouvelles banques à capitaux étrangers a modifié le paysage


AG

bancaire Sénégalais.

Objectifs
-B
IB

La SGBS a retenu les objectifs suivants : accroître les parts de marché au Sénégal et
LI

positionner la position de leader, accroître le drainage des ressources de la banque afin


O

d’augmenter sa capacité financière, consolider sa position dans un contexte de


TH

reconfiguration du paysage bancaire au Sénégal, se positionner comme banque leader dans


le développement des échanges dans la sous-région et comme banque de référence dans le
EQ

financement des investissements au Sénégal et dégager une image positive de banque,


U

partenaire des grands projets privés et soutenant activement le partenariat public - privé
E

dans le secteur marchand

Ce chapitre nous a permis de connaître l’historique de la SGBS filiale du groupe Société


Générale à Paris, d’avoir une idée sur son organisation et son fonctionnement.

4.2. Activité et produit de la Société Générale de Banque au Sénégal

La SGBS est une banque de détail. Elle segmente sa clientèle selon 2 grandes catégories :
la clientèle commerciale et la clientèle privée

Les principaux produits proposés à la clientèle se résument comme suit par type de
besoins :

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 47


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

 La banque au quotidien

Elle concerne le compte à vue de particuliers et l’approche conventionnelle de trésorerie,


l’assurance compte sécurité, le compact Douze, la carte Visa, la carte Azur Epargne, la
carte Argent, les Boites postales, le Vocalia, le Messalia, et le SOGEBASE

 Les assurances

Elles concernent : le Taxawu, l’Educassur, le Plan Sécurité Retraite

 Les prêts

Ils concernent : le prêt personnel Ordinaire, le prêt personnel Etudiant, le prêt personnel
C

Immobilier, le prêt Véhicule Neuf


ES
AG

 L’épargne et les placements

Ils regroupent : le compte épargne, Epargne 12, Epargne Plus, le plan Epargne logement, le
-B

plan Epargne XALYI, l’épargne-crédit-Maternité, l’épargne-crédit-Scolarité, l’épargne-


IB

crédit-Pèlerinage, l’épargne-crédit-Tabaski, le compte à terme, le compte à rente, le Bon de


LI

caisse et le CARHUIT
O
TH

 Les transferts
EQ

Ils sont composés du Western UNION, des transferts Internationaux, du I-transfert et du


Yobantel
U
E

4.3. La Répartition du capital

La SGBS est une SA de droit sénégalais avec conseil d’administration constituée en 1962
et inscrite sur la liste des établissements de crédit de l’UEMOA sous le numéro K0011 B.
Elle est membre du réseau international du groupe français Société Générale (1.200
implantations dans plus de 80 pays). Son réseau est constitué de 49 agences, 6 guichets
dédiés au transfert rapide d’argent Western Union, distincts de ceux existant dans les
agences, d’un guichet de change traitant également des opérations Western Union et d’un
bureau de représentation à Paris. Son capital s’établit à FCFA.10.000 millions et se
décompose comme suit :

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 48


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

- SOCIETE GENERALE: 63,31%


- SGBCI 1,56
- Divers Sénégalais: 35,15%

4.4. Organisation de la banque

L’organigramme de la SGBS comprend neuf (9) directions dont une Direction des Risques
(DRIS) et une Direction de l’Exploitation et du Réseau (DER) au sein desquelles nous
avons séjourné pendant notre stage.

4.4.1. La Direction des Risques


C

La Direction des Risques a pour principales tâches l’analyse des différents dossiers de prêt
ES

avant accord et notamment, le suivi des engagements et les reportings divers. Les tâches se
repartissent comme suit :
AG

- les tâches quotidiennes concernent le traitement des dossiers de demande de prêt de


-B

la clientèle commerciale, clientèle professionnelle et la clientèle privé, le traitement


IB

des dossiers à déclasser, le traitement des fiches de décision et divers. Ces tâches
LI

quotidiennes s’accentuent sur les contrôles des dossiers de prêt venant de


O

l’exploitation avant avis DRIS et transmission à la DG pour décision, les contrôles


TH

de l’épuisement de la procédure contentieuse ;


- les tâches hebdomadaires concernent l’élaboration des fiches d’engagements de
EQ

certains clients, la participation de la DRIS à la réunion commerciale ;


U

- les tâches mensuelles consistent à la préparation fin de mois, au dispatching de ces


E

états, aux contrôles mensuels (application procédure pré contentieuse et


contentieuse) ;
- les tâches trimestrielles consistent essentiellement à faire des reportings, la revue
des engagements clientèle commerciale, clientèle professionnelle et clientèle
privée;
- les tâches semestrielles concernent l’élaboration du dossier du comité de crédit et le
reportings BCEAO ;
- les tâches annuelles quant à elles concernent essentiellement à faire des reportings
BHFM pour encours souverains, et à l’élaboration du rapport annuel d’activités.

4.4.2. La Direction de l’Exploitation et du Réseau

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 49


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Cette direction est constituée de plusieurs entités qui sont structurées comme suit :

4.4.3. Le marché de la clientèle entreprise

Le marché de la clientèle entreprise a une segmentation bien définie :

- l’espace GE et institutionnels regroupe les entreprises dont le CA annuel est


supérieur ou égal à deux milliards (Mds) et demi (CA>=2,5Mds).
- l’espace PME/PMI, qui comprend les entreprises dont le chiffre d’affaires (CA)
annuel est compris entre cinq cent millions et deux milliards et demi
(500Ms<CA<2,5Mds) ;
- les autres : les institutionnels, les ONG confessionnelles, les professionnels et le
recouvrement amiable.
C
ES

4.4.4. Le marché de la clientèle des particuliers


AG

Le marché de la clientèle des particuliers qui comprend les employés du secteur public et
privé.
-B
IB
LI
O
TH
EQ
U
E

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 50


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Chapitre V: DESCRIPTION DU PROCESSUS DE PRET BANCAIRE ET LA


GESTION DES RISQUES OPERATIONNELS ASSOCIES

Pour l’intérêt de cette étude, il convient d’aborder brièvement la notion d’entreprises.


L’entreprise se définit comme une unité économique qui produit des biens et des services
en vue de les vendre afin de couvrir ses charges et de dégager éventuellement un profit.
Pour financer leurs activités, les entreprises ont souvent recours aux institutions financières
pour solliciter un prêt. Le prêt joue un rôle important dans la vie des entreprises, qui
participent fortement à la création de richesses d’un pays.

La clientèle « entreprise » de la SGBS se compose essentiellement des grandes entreprises


(GE) des petites et moyennes entreprises ou industries (PME/PMI), des institutionnels, des
C

ONG et des professionnels regroupés en clientèle commerciale.


ES
AG

La banque est un partenaire incontournable d’une entreprise notamment pour financer ses
activités, ses investissements. Tout chef d’entreprise doit bien connaitre les produits et les
-B

services que celle-ci peut lui offrir et les conditions relatives. Pour ce faire, il est alors
important de prendre connaissance du processus de prêt bancaire et la gestion des risques
IB

opérationnels associés.
LI
O

5.1. Les différents types de prêt bancaire à la SGBS


TH

Pour décrire le processus de prêt bancaire, il est nécessaire de définir la typologie de prêt
EQ

bancaire. La SGBS octroie plusieurs types de crédits qui sont regroupés en deux grands
U

groupes.
E

5.1.1. Les crédits par caisse

Les crédits par caisse sont des financements qui entrainent des flux réels de trésorerie de la
banque vers son client. Ces prêts sont essentiellement destinés au financement de projets
d’investissement ou à la reconstitution du fonds de roulement. Il existe différents types de
crédits par caisse, à savoir:

- les prêts amortissables sont des crédits destinés au financement des projets
d’investissement, d’équipement, et du financement des besoins d’exploitation. Ce
sont des crédits classiques définis en fonction de la durée. Ils peuvent être à court

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 51


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

(inférieur à 2 ans), moyen (compris entre 2 et 7 ans) ou à long terme (supérieur à 7


ans) ;
- les autres crédits par caisse sont : la facilité de caisse ou le crédit spot, le découvert,
l’avance, l’escompte, le crédit de campagne.

La facilité de caisse ou le crédit spot est un concours financier à très courte durée que la
banque accorde pour faire face à une difficulté temporaire de trésorerie. Le montant
accordé ne dépasse généralement pas un mois du chiffre d’affaires.

Le découvert : est un dépassement plafonné que la banque autorise au client sur son
compte ordinaire pour une durée d’un an renouvelable. Il vise à assurer au client la
disponibilité permanente de liquidité pour ses besoins de fonctionnement courants. En
C

contrepartie, les recettes tirées de l’activité doivent être virées systématiquement sur le
ES

compte afin de le mouvementer.


AG

L’avance est généralement adossée sur un marché. Elle peut être définie comme une
-B

avance de fonds accordée à un client par la banque dans le but de démarrer un travail qui
lui a été confié. Dans ce cas précis, la banque procédera à un nantissement de marché. Ce
IB

qui lui permettra de rentrer directement en possession des fonds jusqu’à hauteur des fonds
LI

qu’il a avancés au client.


O
TH

L’escompte : lorsqu’un fournisseur vend un bien à son client, il lui accorde généralement
EQ

un délai de règlement. Ce délai permet à l’acheteur de transformer le bien, de le


commercialiser avant de régler lorsque lui-même aura été réglé par son client. En
U

contrepartie de ce délai accordé, le client signe un document en vertu duquel le fournisseur


E

devra attendre le délai imparti avant de réclamer le paiement de sa créance. Cette


matérialisation de la créance par un effet de commerce permet au fournisseur qui a
consenti des délais de règlement de retrouver une partie de sa trésorerie en mobilisant les
traites auprès de son banquier. C’est donc une opération de rachat par la banque à une
entreprise d’un effet de commerce avant l’échéance et ce, moyennant le paiement d’agios.
L’entreprise reste cependant le garant de paiement notamment en termes d’impayés.

Le crédit de campagne consiste au financement d’opérations ayant un caractère


saisonnier. Il peut être souvent accordé pour faire face à une charge exceptionnelle de
trésorerie.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 52


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Ces crédits nécessitant de gros décaissements, la banque dans le but de limiter et de


partager les risques liés à ce type de financement, fait appel à d’autres banques. Ce groupe
de banques est appelé pool bancaire ou consortium bancaire et on parlera de crédits par
pool bancaire ou crédits consortiaux. Les crédits consortiaux sont donc des crédits dont le
financement est fait par plusieurs banques et ayant à sa tête un chef de file.

5.1.2. Les crédits par signature

La banque apporte son concours à une entreprise sans décaisser des fonds sous forme
d’engagement que l’on appelle des crédits par signature, appelés communément cautions
bancaires. La banque prête alors simplement sa signature sans supporter de charge de
trésorerie.
C
ES

La banque s’engage par lettre auprès de tiers, à satisfaire aux obligations contractées
AG

envers eux par son client, au cas où ce dernier n’y satisferait pas lui-même. Les crédits par
signature regroupent : les cautions et le crédit documentaires.
-B

5.2. La description du processus de prêt bancaire aux entreprises


IB
LI

La description du processus de prêt bancaire représente la méthode utilisée par la SGBS


O

pour le traitement du dossier de prêt. Il peut être défini comme le mécanisme qui retrace le
TH

chemin suivi par le dossier de prêt dès l’instant que l’entreprise entre en contact avec la
banque et manifeste son besoin d’être financée jusqu’à l’aboutissement dudit dossier.
EQ

Pour une meilleure compréhension, il convient de donner une description complète de ce


U
E

processus afin de déceler les différents risques opérationnels associés.

5.2.1. Les acteurs du processus de prêt bancaire

Ce sont les différents acteurs de la banque qui interviennent dans le processus.

[Link]. Les décideurs

Il s’agit de ceux qui autorisent l’exécution de la mise en place du prêt à savoir le Directeur
de l’Exploitation et du Réseau qui donne son avis (favorable ou défavorable) ; le Directeur
des Risques donne aussi son avis sur le dossier de prêt ; et éventuellement le Directeur
Général qui a la décision finale lorsque le montant du prêt atteint un certain montant.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 53


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

[Link]. Les exécutants

Ils participent activement à l’étude et au montage des dossiers de prêt pour le bon
fonctionnement de la procédure.

[Link].1. Les agents du front office : les conseillers de clientèle

Le conseiller joue un rôle d’interface entre la banque et son client. Ce rôle revêt une
importance, en ce sens que le conseiller est la personne qui connaît mieux le client et qui
représente pour lui un interlocuteur privilégié auprès de la banque. Ce qui lui confère des
missions essentielles qui sont la gestion du portefeuille de la clientèle, la réception et le
traitement de la demande de concours, le suivi des engagements. Il a en charge également
C

la recherche de nouveaux clients, la prise de décision dans la limite de ses pouvoirs et de


ES

transmission des dossiers à la hiérarchie pour information ou pour décision finale.


AG

[Link].2. Les agents du back office


-B

Le Directeur du pôle service clients, responsable des services Etudes, Communication, et


IB

Clientèle privée, joue donc le rôle de contrôleur général de la direction. Il contrôle la


LI

régularité des dossiers de crédits soumis à son appréciation, donne son avis sur le dossier et
O

le transmet à la hiérarchie.
TH

En fonction du type de crédit demandé, chacune de ces sections intervient à une étape du
EQ

processus d’octroi et de mise en place du prêt.


U

- La section gestion des crédits qui est chargé de l’établissement des CR de


E

vérification, de la mise en place et du suivi des crédits amortissable. C’est cette


cellule qui s’occupe également de la déclaration des encours de crédits des clients
SGBS à la centrale des risques ainsi que de la déclaration mensuelle des conditions
de banque à la BCEAO, ainsi que de la fourniture de toutes les informations liées
aux engagements ;
- La section garantie pour la matérialisation des garanties données par le client,
l’établissement des certificats de main levée, le suivi de ces garanties, le classement
et la conservation de tous les dossiers de garantie ;
- La section caution pour la mise en place dans Delta (progiciel de gestion bancaire à
la SGBS) des cautions et avals donnés aux clients. Elle s’occupe aussi du tirage des

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 54


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

cautions, de la constitution de dépôt, des écritures d’extournes et de la levée sur les


cautions.

5.2.2. Les différentes étapes du processus de prêt bancaire

Toute entreprise qui sollicite un prêt à la SGBS devra nécessairement fournir un certain
nombre de documents :

- une demande de concours est adressée au Directeur Général de la banque. Celle-ci


doit préciser les concours sollicités ainsi qu’une brève présentation de leur objet ;
- les états financiers (bilan, compte de résultat, états annexés) des trois derniers
exercices. Ils permettront d’obtenir après retraitement, la notice financière.
C
ES

Lorsqu’il s’agit d’une demande de prêt amortissable, outre les éléments ci-dessus d’autres
éléments doivent être fournis en complément, il s’agit :
AG

- du compte d’exploitation prévisionnel qui permet au banquier de se faire une idée


-B

sur l’évolution et les perspectives de l’activité, de même que sa rentabilité


IB

d’affaires ;
LI

- du plan d’affaires appelé business plan. C’est un programme qui présente les
O

caractéristiques et schéma du financement (montants, les apports des différentes


TH

parties, la périodicité du déblocage) ;


- du plan de trésorerie qui permet de voir l’évolution de la situation de la trésorerie
EQ

de l’affaire afin de détecter les périodes de difficultés financières.


U
E

L’ensemble de ces éléments est transmis au Directeur Général pour avis.

[Link]. Types d’engagements

Il y a deux types d’engagements :

- les engagements par caisse : il s’agit des crédits de trésorerie, crédits pour lesquels
la banque effectue un décaissement réel (facilités de caisse, crédits à moyen terme,
escompte papier commercial, avance sur marché, prêts pour investissement d’une
durée maximum de 7 ans),
- les engagements par signatures : ce sont des garanties accordées aux clients pour
couvrir certaines opérations réalisées avec des tiers (crédit documentaire, effets

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 55


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

avalisés, cautions sur marchés …). Les engagements par signature sont traités dans
le narratif „Octroi et suivi des engagements hors bilan)

Pour bénéficier d'un concours, le client doit formuler une demande mentionnant les
éléments requis

[Link]. Montage dossier de crédit et validation

Le gestionnaire du compte reçoit les demandes s'il s'agit d'un client ayant déjà un compte
au niveau de la banque. Sinon, le client se présente et fait une demande écrite. Dans ce cas
le responsable de l'exploitation affecte la demande à un gestionnaire. L'affectation se fait
suivant la localisation géographique pour les agences. Si c'est un client de l’agence du
C

siège répartition en fonction du secteur ou de la part de marché et aussi de la localisation


ES

géographique.
AG

Ensuite, le gestionnaire de compte fait un entretien avec le client pour comprendre les
motifs de la demande de crédit. Cet entretien sera sanctionné par un compte rendu
-B

d’entretien. Ce compte rendu sera ensuite validé par le Responsable de marché. Chaque
IB

responsable de marché pilote un certain nombre de chargé de clientèle selon le marché


LI

concerné. Il y a 4 responsables de marché :


O
TH

- un responsable pour les grandes entreprises ;


- un responsable pour les PME ;
EQ

- un responsable pour les TPE ;


U

- un responsable pour les institutionnels (ETAT).


E

Après validation par le responsable de marché, le compte rendu d’entretien est transmis au
service banque pour le montage du dossier de crédit. Pour ce faire, il s’assure que tous les
documents requis sont joints au compte rendu (à savoir, le bilan, le rapport d’expertise s’il
y a une hypothèque) et que le compte rendu a bien fait l’objet de validation par le
responsable de marché.

Le Service Banque prépare les dossiers en tenant compte des réserves (garanties
complémentaires à demander ou mettre à jour) du responsable financier. Le dossier préparé
par le service Banque comportera :

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 56


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

- la notation pour les PME et grandes entreprises (notation faite grâce à


STARWEB) ;
- l’analyse financière : effectuée par les rédacteurs sur la base du bilan du client,
- l’état issu de BO sur les mouvements de l’exercice à comparer avec le chiffre
d’affaire sur le bilan.

Une fois le dossier complet, il le soumet à la validation de son supérieur hiérarchique (le
Responsable du service). Si le supérieur hiérarchique approuve, le dossier est mis dans le
circuit de décision et transmis au Responsable de marché. Le dossier chemine ensuite
suivant la délégation des pouvoirs. Tous les dossiers de crédit ne remontent pas aux
Risques. Ils ne sont transmis que si la limité décisionnelle du Responsable d'Exploitation
C

est dépassée.
ES

Contrôle 1 : Toutefois, le CDR (Contrôle des Risques) effectue un contrôle sur les dossiers
AG

LAD par sondage. Le résultat du contrôle effectué fait l’objet d’un PV signé par l’adjoint
du Directeur des Risques et envoyé au Directeur pour validation avant d’être scanné et
-B

envoyé aux responsables de marché concerné. L’objectif de ce contrôle est de s’assurer que
IB

la quotité cessible est respectée.


LI

- La notification : pour octroi de mise en place du crédit


O
TH

En agence, le conseiller de clientèle monte le dossier et le fait valider par le responsable


EQ

d'agence ou son adjoint ou le Responsable d'unité commerciale (réseau d'agences).


U

[Link]. La notation
E

Limite décisionnelle d’octroi de crédit. Depuis mars 2010, un nouveau système de notation
pour l’octroi des crédits est utilisé. Ce système de notation est différent de la cotation
BHFM qui est utilisé pour le déclassement des crédits.

La banque dispose d'un outil d'analyse STARWEB qui permet de faire une analyse
détaillée du concours pour les PME et les grandes entreprises qui permet de faire des
notations par rapport aux dossiers de crédit. Les notes varient de 1 à 8. Il va répondre à un
questionnaire dans Starweb et c’est le logiciel lui meme qui va affecter une note au client.
A l’issu de l’analyse de STARWEB on émet un rapport de „NOTATION DE LA
CONTREPARTIE“. Un projet d'utilisation d'un outil de scoring est en cours. L'analyse est

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 57


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

faite soit par les rédacteurs du service banque (dossiers exploitation) soit par ceux du CDR
(dossiers Risques).Une autre application "ANADEFI" permet le dépouillement des états
financiers.

[Link]. L‘analyse

L'analyse porte d'une part sur le marché dans lequel exerce le demandeur du prêt
(perspectives, croissance de l'activité, risques éventuels, concurrence...), ainsi que sur la
structure financière de demandeur. Elle se fait sur Excell et nécessite ensuite un
rapprochement avec les informations sur les mouvements du compte bancaire du client.

[Link]. La notification
C
ES

La notification est envoyée au chargé de clientèle et une lettre est remise au client. Le
dossier et la notification sont envoyés au service garantie pour mise à jour des garanties
AG

reçues. Le client prend connaissance des conditions de concours lors de la signature de la


convention de crédit. Sachant que dès l'octroi du crédit, une notification commerciale lui
-B

est envoyée.
IB
LI

[Link]. Les arbitrages en cas d’avis différents


O

Cela dépend du marché (Entreprises, Investisseurs institutionnels, particuliers,


TH

professionnels…) cf délégation des pouvoirs. Un comité de crédit formel existe juste pour
EQ

les arbitrages si le CDR n'est pas favorable à un crédit par exemple. Ce comité est dans ce
cas composé du DG, du directeur Risques, du Directeur de l'exploitation et du
U
E

Responsable de marché.

La validation est en chaîne les principaux intervenants dans le processus d'octroi ne se


réunissent pas en comité.

[Link]. Organe du suivi des concours

Il existe trois niveaux de suivi:

- niveau1 (unité commerciale): ce suivi est effectué par chaque Responsable


- niveau2 (Réseau) ce suivi est fait par le Responsable du support administratif
réseau (SUPAD). Ce service suit les engagements au quotidien en s'assurant qu'il

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 58


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

n'existe pas de dépassements abusifs des délégations, demande d‘explications dans


le cas contraire. Les impayés sont également suivis.

Il existe aussi un suivi périodique des engagements par le comité des engagements. Ce
comité se réunit tous les 2 mois et est composé du DG, du Directeur des Risques, du
Responsable du SUPAD, du Directeur de l'Exploitation et du Responsable de marché
concerné. Un PV est effectué et le CDR se charge du suivi des décisions.

Les instances qui autorisent le concours sont membres du comité des engagements. Mais la
présence du DG et du CDR (organe régulateur) assure le bon fonctionnement de la
surveillance des engagements. De plus dans ces réunions il existe une certaine collégialité.
C

[Link]. Contrôles mis en place pour le suivi


ES

Le contrôle porte sur la revue semestrielle du portefeuille et revue mensuelle des comptes
AG

débiteurs sans mouvements de plus de 3 mois, les comptes débiteurs sans mouvements
significatifs de plus de 6 mois et les impayés de plus de 6 mois. Une revue est effectuée
-B

par le CDR dans le cadre de reporting mensuels remontés à la BHFM (Banque Hors France
IB

Métropolitaine, la banque de détail de la SG).


LI
O

5.3. La gestion des risques opérationnels à la SGBS


TH

A la SGBS, la stratégie de la gestion des risques opérationnels est définie par le groupe
EQ

Société Générale qui est la société mère et s’applique à l’ensemble des entités consolidées.
U

Par risque opérationnel, le Groupe désigne le risque de pertes résultant d’une inadaptation
E

ou d’une défaillance imputable à des procédures, personnes et systèmes internes ou à des


événements extérieurs, y compris les événements de faible probabilité d’occurrence, mais à
risque de pertes élevées. Cette définition exclut le risque stratégique mais comprend les
risques de non-conformité, dont le risque d’atteinte à la réputation. La gestion des risques
opérationnels à la SGBS est en conformité avec les recommandations du comité de Bâle II.

5.3.1. La gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire

La gestion des risques opérationnels est le processus par lequel sont évalués en utilisant
une approche systématique qui identifie et organise par priorité les risques et qui ensuite
met en place les stratégies. Cette approche comprend à la fois :

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 59


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

- un contrôle de prévention conçu pour éviter les incidences indésirables avant leur
survenue ;
- un contrôle de détection conçu pour identifier les incidences indésirables lorsqu’ils
surviennent. Ils identifient leurs erreurs après qu’elles soient survenues ;
- un contrôle de correction conçu pour s’assurer que des mesures correctives sont
prises en vue de réparer les incidents indésirables ou d’éviter qu’ils se renouvellent.

C’est un processus itératif qui demande la participation du personnel intervenant dans le


processus de prêt bancaire.

La gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire commence par la
description du processus de prêt et son découpage en des tâches élémentaires. La
C

connaissance du processus de prêt bancaire a déjà fait l’objet de l’étude ci-dessus. Cette
ES

description est facilitée par les outils et techniques de description que nous avons énoncés
AG

dans notre modèle d’analyse. La gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt
consiste à identifier, évaluer et à suivre les risques auxquels la banque est confrontée.
-B

5.3.2. Identification et évaluation des risques opérationnels associés au processus


IB

du prêt bancaire
LI
O

La gestion des risques opérationnels passe nécessairement avant tout par l’identification de
TH

ceux-ci. C’est une étape qui permet de trouver l’ensemble des risques liés au processus de
EQ

prêt bancaire. Le dispositif d’évaluation quantitative et qualitative de ses risques


opérationnels s’appuie sur :
U
E

- l’auto évaluation des risques et des contrôles qui a pour but d’identifier et de
mesure l’exposition de la banque aux différents risques opérationnels liés au
processus de prêt bancaire afin d’établir des cartographies de ces risques;
- les indicateurs clés de risque ou (KRI : Key Risk Indicators) qui alertent en amont
sur les risques potentiels de pertes opérationnelles. Ces indicateurs sont des
données objectives et mesurables devant permettre d’évaluer un ou plusieurs
risques clés et ainsi d’en améliorer le pilotage.
- les analyses de scenarii, consistent à effectuer des estimations d’expert des pertes
potentielles auxquels la banque est exposée pour chacune de ses activités
notamment, les pertes potentielles de faible fréquence mais à forte sévérité ;

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 60


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

- la collecte de pertes opérationnelles.

5.3.3. Le suivi des risques opérationnels liés au processus de prêt

Le suivi des risques opérationnels consiste notamment à:

- réaliser périodiquement l’auto-évaluation des risques et des contrôles (RCSA), sous


la supervision des responsables des risques opérationnels ce qui implique d’évaluer
le degré de vulnérabilité à ces risques en tenant compte des dispositifs de
prévention et de contrôle et en s’appuyant notamment sur les procédures de
contrôle interne (surveillance permanente, etc.);
- mesurer l’exposition de la banque aux risques;
C

- procéder aux analyses de scenarii pertinentes;


ES

- déclarer au fil de l’eau et de manière exhaustive et exacte les pertes opérationnelles


AG

subies (c’est-à-dire que les responsables d’activités sont en charge de la mise à jour
des événements de risques, ils peuvent réaliser l’actualisation dans l’outil risques
-B

opérationnel à n’importe moment);


- définir les actions nécessaires pour maintenir ou ramener les risques à un niveau
IB

acceptable et s’assurer de leur suivi.


LI
O

Les principales catégories de risques opérationnels sont liées à des carences dans la gestion
TH

des risques et celles-ci entrainent souvent des pertes financières par suite d’erreurs ou de
EQ

fraude, comme exemple de fraude le client qui apporte une fausse garantie, ou l’agent de
saisie qui au moment de la mise en place du prêt saisie un zéro de trop.
U
E

Conclusion

A travers ce chapitre nous avons pris largement connaissance du processus de prêt bancaire
à la SGBS, depuis l’expression du besoin du client à la mise en place effective du prêt,
ainsi que les différents types de crédits qu’elle octroie à sa clientèle entreprise. Mais pour
octroyer un prêt la banque prend d’énormes risques. Parmi lesquels nous avons retenu le
risque opérationnel lié au processus de prêt. Quelle est la démarche à adopter pour une
analyse de gestion efficace des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire ?
Nous répondrons à cette question dans la suite de notre étude.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 61


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Chapitre 6 : ANALYSE DE LA GESTION DES RISQUES OPERATIONNELS LIES


AU PROCESSUS DE PRET BANCAIRE

Le processus de prêt bancaire est exposé à des risques variés. Ceux-ci pouvant être des
risques de fraude, de perte, de dégradation du système de la banque et pouvant être causés
soit par les acteurs intervenant tout au long du processus, soit par des procédures. La
survenance de ces risques peut avoir des conséquences néfastes pour la réalisation des
objectifs de la banque.

Ainsi, la tâche effectuée ou omise peut comporter des risques positifs par la possibilité de
tirer un bénéfice ou négatifs par la menace d’une perte ou d’un échec. En effet la gestion
des risques opérationnels vise d’une part, à minimiser la probabilité de survenance de cette
C

perte, et d’autre part les opportunités provenant de l’environnement de l’organisation de la


ES

banque. La gestion des risques opérationnels est d’une importance capitale en ce sens
AG

qu’une bonne gestion des risques donne à priori aux dirigeants l’assurance de la survie de
la banque.
-B

Cependant, la mise en place des outils de contrôle seuls demeure insuffisante pour la
IB

gestion de ces risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire.


LI
O

La première partie de ce chapitre est consacrée à l’identification et l’évaluation du niveau


TH

de risques associés au processus, la deuxième porte sur l’évaluation du dispositif de


EQ

contrôle, et la troisième est réservée aux recommandations.


U

6.1. Identification et évaluation des risques opérationnels associés au processus de


E

prêt bancaire

Cette étape est importante, il s’agit d’identifier tous les risques liés au processus et de
procéder à l’évaluation des risques opérationnels pouvant impacter négativement les
performances du processus.

6.1.1. Identification des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire

Le risque opérationnel lié au processus de prêt bancaire peut se définir comme le risque de
pertes qui résulte:

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 62


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

- des défaillances d’inadéquation des procédures telles que la saisie erronée des
données, l’omission des données, le prêt porté au compte d’un tiers et non du
bénéficiaire, le prêt accordé avant la prise effective de la garantie prévue, le
dépassements des limites et autorisation pour la réalisation d’une opération ;
- des ressources humaines telles que l’exigence de compétence et de disponibilité des
acteurs du processus, fraude;
- des événements extérieurs comme une mauvaise application des aspects juridiques,
détérioration du bien pris en garantie;
- et ou des défaillances du système d’information dû à l’absence de base de données
sur la situation des biens pris en garanties.
C

Cependant quels sont les risques opérationnels spécifiques au processus de prêt bancaire
ES

aux entreprises à la SGBS ?


AG

Avec le responsable clientèle commerciale nous avons scindé le processus en sous


processus suivants :
-B

- budgétisation ;
IB

- étude des dossiers de prêt bancaire ;


LI

- mise en place du prêt bancaire ;


O

- suivi du prêt bancaire ;


TH

- recouvrement du prêt.
EQ

A l’aide des questionnaires administrés aux différents acteurs du processus, nous avons
U

scindé le processus en sous processus, les sous processus en activités et les activités en
E

tâches.

- le dispositif de maîtrise du risque ;

Dans les tableaux suivants nous avons identifié les risques qui pourront survenir.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 63


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Tableau 2: Identification des risques liés au sous processus "élaboration du budget

" Sous processus : Elaboration du budget


Tâches Objectif du CI Risque Impact Dispositif de maîtrise du
opérationnels opérationnel risque
Elaboration S’assurer que le 1. Prévision Manque de Elaboration du budget
du budget budget est élaboré en irréaliste ressources sur la base du budget
tenant compte du précédent et de la
budget précédent conjoncture économique

Cette première étape permet de recenser tous les risques qui sont liés à la budgétisation. Si
elle est mal élaborée, les erreurs pourront se répercuter dans tout le processus.

Tableau 3: Identification des risques liés au sous processus "étude du dossier de


C

prêt".
ES

Sous processus : Etude du dossier de prêt


AG

Tâches Objectif du CI Risques opérationnels Impact Dispositif de maîtrise du


opérationnel risque
Constitution S’assurer de 2. Dossier imprécis et Pertes de Constitution du dossier de
-B

du dossier de l’exhaustivité des incomplet ressources prêt sur la base d’une


IB

prêt dossiers de prêt 3. Garantie fictive et check-list


LI

insuffisante
O

Rédaction du S’assurer de la 4. Absence d’états -Manque à -Etude sur la situation du


TH

CR fiabilité et de financiers gagner client


sincérité des 5. Informations -Pertes de -Effectuer de visite de
EQ

informations erronées ressources terrain


fournies par le 6. Erreur sur de l’objet -Litiges avec -vérification du contenu
U
E

client du prêt le client CR avant validation


Traitement -S’assurer de 7. Non respect de la -Pertes de -Veuillez au calcul de la
du dossier de bonne analyse des quotité ressources quotité
prêt informations 8. Client insolvable -Pertes de - vérifier la situation
financières du 9. Prêt non conforme à ressources financière du client
conseiller l’activité de -pertes de -vérifier que le prêt
clientèle et du l’entreprise ressources sollicité correspond au
chargé d’étude du 10. Omission des frais -Pertes de besoin de l’activité
dossier d’étude du dossier ressources -vérifier que les frais
d’études du dossier ont
été mentionnés

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 64


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

A travers cette étape, nous avons déterminé les risques afférents à l’étude du dossier depuis
l’étape de la rédaction du commentaire, jusqu’à celle du montage du dossier.

Tableau 4: Identification des risques opérationnels liés au sous processus "mise en


place du prêt".

Sous processus : mise en place du prêt


Tâches Objectif du CI Risques Impact Dispositif de maîtrise
opérationnels opérationnel du risque
Approbation du S’assurer que tous 11. Contrat non Contestation Approbation du
dossier de prêt les contrats de prêts signée ou non dossier par des
sont approuvés par approuvé à tous les personnes autorisées
les personnes niveaux (CR, DER, DPSC,
C
ES

habilitées DRIS)
Enregistrement S’assurer que tous 12. Omission d’un Pertes de Vérifier
AG

des garanties les éléments en aspect juridique ressources l’authentification des


relation avec les 13. Garantie fictive garanties par les
-B

garanties existent 14. Omission instances habilitées


d’enregistrer
IB

Etablissement de S’assurer que le 15. Saisie erronée -Pertes de Faire un


LI

la fiche de saisie logiciel prend en 16. Cumul de ressources rapprochement des


O

du prêt et du CR compte toutes les fonction -Retard dans éléments saisis dans le
TH

de vérification données le paiement logiciel avec ceux qui


EQ

sont sur les dossiers


Déblocage du S’assurer que tous 17. Retard dans la -Pertes de Vérifier que tout prêt
U

prêt les dossiers sont mise en place du ressources mis en place a fait
E

validés par la DRIS prêt -Pertes de l’objet de validation


et signés par le DG 18. Validation du ressources par une personne
ou DRIS dossier par une habilitée
personne non
habilitée
Classement du S’assurer que les 19. Pertes de PUH -Pertes de Désigner une personne
dossier de prêt dossiers de prêt sont 20. Dossier perdu ressources qui se chargera du
bien rangés dans des -Litiges avec classement
coffres forts pour le client
d’éventuels prêts

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 65


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

A travers cette étape, nous avons déterminé les risques liés à la mise en place du prêt. Cette
étape est fondamentale en ce sens que toute erreur ou défaillance du système entrainera
d’énormes pertes à la banque.

Tableau 5: Identification des risques liés au sous processus " suivi du prêt"

Sous processus : suivi et recouvrement du prêt


Tâches Objectif du CI Risques Impact Dispositif de maîtrise
opérationnels opérationnel du risque
Déclassement des S’assurer de 21. Absence de -Pertes de -Vérifier tous les
dossiers l’exhaustivité relance ressources impayés et adresser des
du suivi des 22. Echéance -Litiges avec le correspondances au
impayés erronée client client
C
ES

-Etablir une fiche de


simulation de prêt
AG

Envoi des S’assurer que 23. Mauvaise foi du Pertes de Vérifier les
correspondances le client est client ressources coordonnées du client
-B

informé de sa lors de l’entretien


situation
IB

Actionnement des S’assurer de 24. Fraudes Pertes de Faire une contre


LI

garanties l’effectivité 25. Malveillances ressources évaluation des


O

des garanties internes garanties apportées par


TH

le client
EQ
U

Cette phase consiste à identifier tous les risques opérationnels qui découlent de l’activité de
E

suivi et recouvrement du prêt bancaire.

Une fois les risques identifiés, il faut évaluer, non seulement, la probabilité de survenance
du risque mais aussi l’impact du risque s’il se matérialise.

6.1.2. Evaluation des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire


identifiés

L’évaluation des risques se fait par rapport à la probabilité de survenance et l’impact des
risques identifiés.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 66


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

[Link]. Evaluation de la probabilité de survenance des risques identifiés

L’évaluation de la probabilité d’occurrence des risques tient compte des résultats des tests
d’existence et de permanence réalisés durant notre stage à la SGBS. L’évaluation est faite
à partir du modèle ci-dessous.

Tableau 6: Echelle de cotation de la probabilité de survenance du risque

Niveau Probabilité Description


3 Forte Il est bien possible que le risque se produise
2 Moyenne Il est éventuellement possible que le risque se produise
1 Faible Il est difficile que le risque se réalise
C
ES

Tableau 7: Evaluation de la probabilité de survenance des risques opérationnels


identifiés
AG

Probabilité de survenance
. Risques
source RCSA
-B

1. Prévision irréaliste 1
IB

2. Dossier imprécis et incomplet 1


LI

3. Garantie fictive et insuffisante 3


O

4. Absence d’états financiers 1


TH

5. Informations erronées 2
EQ

6. Erreur sur l’objet du prêt 2


7. Non respect de la quotité 1
U

8. Client insolvable 2
E

9. Prêt non conforme à l’activité de l’entreprise 2


10 Omission de frais de dossier 1
11 Contrat non signé ou non approuvé à tous les 1
niveaux
12 Omission d’un aspect juridique 3
13 Garantie irréalisable ou fictives 3

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 67


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

[Link]. Evaluation du niveau des risques opérationnels liés au processus de


prêt à la SGBS : forces et faiblesses du dispositif au sein de la SGBS

La SGBS dispose de plusieurs moyens lui permettant d’assurer le suivi des risques
opérationnels liés au processus de prêts toutefois, le dispositif est perfectible.

La banque dispose de plusieurs forces contribuant à rendre efficace le dispositif de gestion


des risques opérationnels. Il s’agit notamment :

- de l’existence d’un dispositif de gestion des créances par la mise en place d’états
d’alerte permettant le suivi des engagements irréguliers (impayés, lignes de crédit
C

sans autorisation…). Ces états sont extraits du système d’exploitation puis envoyés
ES

aux différents chargé de clientèle pour régularisation (prise de contact avec le client
pour régulariser la situation, recueil de garantie supplémentaire etc…). Cette
AG

procédure peut conduire la Direction risque en collaboration avec le chargé de


clientèle soit à recouvrer la créance due, ou à transférer le dossier au recouvrement
-B

amiable puis en cas de défaillance du client au contentieux.


IB

- d’un dispositif de surveillance des risques, à travers une cartographie des risques
LI

qui constituent un processus d'auto-évaluation des risques et qui permet de mettre


O

en place des actions de correction et de prévention des risques identifiés par chaque
TH

métier (direction de l’exploitation, direction des risques, direction financière…).


EQ

- d’un dispositif de contrôle permanent à travers des contrôles au quotidien par les
opérationnels autrement appelé sécurité au quotidien (prise de garanties et
U

formalisation avant octroi de crédit), des contrôles de second niveau à périodicité


E

mensuelle ou trimestrielle assurée par les managers on parlera de la supervision


formalisée et des contrôles contradictoires effectuées par les membres de la
surveillance permanente (Cellule Surveillance Permanente rattachée au Contrôle
Permanent). Par ailleurs, elle dispose d’un contrôle périodique qui a pour rôle
principal d’évaluer périodiquement et de manière indépendante et objective le
dispositif de contrôle permanent et le degrés de maîtrise des risques.
- de la mise en place d’outils de gestion de la fraude, par des formations dispensées
aux agents sur les risques opérationnels (existence d’un centre de formation),
signature à toutes les nouvelles recrues des documents de règles internes et
obtention de leur casier judiciaire, une mobilité de poste des agents pour réduire la

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 68


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

sédentarisation et limiter des prise d’habitudes nocives avec les membres, existence
d’outils pratique de suivi des indicatifs clés de risque (KRI) et de collecte de pertes
opérationnels et de reporting au sein de la société mère, existence d’une veille
juridique et règlementaire, mise en place d’une cellule de formalisation, de
validation et de diffusion de procédures, instructions et directives au sein de la
banque et diffusée sur un portail accessible à tous les membres du personnel.

Toutefois, face à ses forces, certaines insuffisances devraient être corrigées. Il s’agit
notamment :

- de l’exercice d’analyse des risques qui se fait tous les 2 ans, il serait plus pertinent
de rapprocher la périodicité à une fréquence annuelle vu les évolutions rapides du
C

cadre règlementaire, les nouveaux produits et les fraudes éventuelles auxquels la


ES

banque pourrait être confrontée ;


AG

- les contrôles de second niveau qui existent devront être effectués de manière plus
rigoureuse permettant ainsi de détecter des anomalies et de mettre en place des
-B

plans d’action efficaces qui permettraient de les corriger ;


IB

- la déclaration des pertes opérationnelles liées au processus d’octroi de prêt devrait


LI

être systématique pour assurer un meilleur suivi des pertes supportées par la
O

banque.
TH

- Des efforts sont à faire en matière de formation des agents.


EQ

Conclusion
U

Nous avons cherché à travers ce chapitre à effectuer une analyse de la gestion des risques
E

opérationnelle liée au processus de prêt bancaire à la SGBS. Nous avons tenté de faire
ressortir les forces et faiblesses de la gestion des risques opérationnelles au sein de cette
entité. Il en ressort que des outils performants sont en place toutefois, ils peuvent être
utilisés de manière plus efficiente pour améliorer la maîtrise des risques opérationnels. La
banque devra prendre toutes les dispositions nécessaires pour élaborer des procédures
couvrant des contrôles pertinents, investir sur la formation des agents. De plus, elle devra
renforcer les contrôles de premier et second niveau des dossiers de crédit, afin de limiter la
survenance de pertes opérationnelles liées au risque de crédit qui impacte la dégradation du
coût net du risque (CNR).

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 69


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Conclusion de la deuxième partie

L’intérêt de cette deuxième partie a été de faire une prise de connaissance de la SGBS, de
ses activités en matière de prêt bancaire ainsi que la gestion de ses risques opérationnels
associés. Cette démarche a été possible grâce aux outils préalablement définis dans notre
modèle d’analyse.

Notre étude peut avoir été utile en ce sens qu’elle est une synthèse des difficultés du
processus de prêt, et qu’elle peut impacter positivement sur la sensibilité des acteurs du
processus. Cette partie, nous a permis également de mettre en application notre démarche
et d’aboutir à l’analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt
bancaire, il revient aux dirigeants de la banque de s’en servir pour corriger les défaillances
C

observées dans l’organisation du processus.


ES
AG
-B
IB
LI
O
TH
EQ
U
E

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 70


C
ES
AG
-B

CONCLUSION GENERALE
IB
LI
O
TH
EQ
U
E
Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

Le secteur bancaire sénégalais, qui occupe la deuxième place au sein de l’Union


économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), après celui de la Côte d’ivoire, avec
20 banques en 2009 et plus de 25 % des actifs du système financier de l’Union, n’arrive
toujours pas à répondre aux nombreuses sollicitations, surtout des petites et moyennes
entreprises (Pme). Ces dernières ont en effet un accès très limité au crédit. En 2008, les
grandes entreprises ont bénéficié de 88,1 % des prêts, alors que la part des entreprises de
taille moyenne n’a été que de 6,7 % sur un taux de financement de l’économie qui peine à
dépasser 24 %. Pis, une récente étude de la Banque mondiale fait état de rejet de 80 % des
dossiers de demande de crédit des Pme dû notamment à l’absence d’états financiers
formalisés et certifiés par un commissaire aux comptes des demandeurs qui permettrait
d’assurer sur la solvabilité du client. Et, le taux élevé de défauts de remboursement noté
C

risque d’évoluer pour les futurs demandeurs qui ont vraiment besoin de ces ressources
ES

financières pour démarrer ou s’agrandir, innover ou améliorer leur production. Le rapport


AG

explique ainsi la difficulté à laquelle sont confrontées les petites et micro-entreprises pour
accéder au crédit par les niveaux de garanties exigés et par les taux d’intérêts élevés.
-B

Notre démarche nous a servi à atteindre les objectifs spécifiques que nous nous étions fixés
IB

au début de notre mémoire. Cependant comme toute œuvre humaine, des insuffisances
LI

existent, il appartient à la Direction Générale de la SGBS d’avoir à sa disposition notre


O

document de l’enrichir et surtout d’analyser son dispositif de contrôle interne de ces


TH

risques opérationnels afin de mieux les gérer.


EQ

Par cette analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire,
U

nous avons montré comment les risques sont gérés, nous avons également analysé les
E

forces et faiblesses du système de contrôle. Nous avons formulé des recommandations


même si l'application de ces recommandations de façon globale et systématique reste a
priori incertaine, l'idéal pour nous est de contribuer à l’amélioration d’une gestion efficace
des risques opérationnels liés processus de prêt bancaire.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 72


E
U
EQ
BIBLIOGRAPHIE
TH
O
LI
IB
-B
AG
ES
C
Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

 OUVRAGES

1. AUGROS Jean Claude et QUERUEL Michel (2000), Risque de taux d’intérêt et


gestion bancaire, Editions ECONOMICA, Paris, 422 pages.

2. BARTHELEMY Bernard et COURREGES Philippes (2004), Gestion des


risques : méthodes d’optimisation globale, 2ème édition, Editions d’organisation,
Paris, 471 pages.

3. BESSIS Joël (1995), Gestion des risques et gestion actif-passif des banques,
Editions Dalloz, Paris, 574 pages.

4. CALVET Henri (2000), Etablissements de crédit : appréciation, évaluation et


méthodologie de l’analyse financière, Edition Economica, Paris, 384 pages.
C
ES

5. CLAUDE André (2002), La gestion Financière des Chantiers de travaux Publics,


2ème édition le Moniteur, Paris, 305 pages.
AG

6. CONSO Pierre (2005), « Gestion financière de l’entreprise » édition DUNOD, 604


-B

pages.
IB

7. COOPERS & LYBRAND & IFACI (1994), La nouvelle pratique du contrôle


LI

interne, Edition d’organisation, Paris, 378 pages.


O

8. DESMICHT François (2007), La pratique de l’activité bancaire, 2e édition


TH

Dunod, Paris, 354 pages.


EQ

9. DIETSCH Michel et Joël PETEY (2003), Mesure et gestion du risque de crédit


dans les institutions financières, 2ème édition, Revue banque, Paris, 199 pages.
U
E

10. FITOUSSI Isabelle (1990), La PME face à sa banque, Edition Performa, Paris,
314 pages.

11. HASSID Olivier (2008), la gestion du risque, 2è édition DUNOD, Paris, 150
pages.

12. HEAD George L. et HORN Stephen (2004), Les fondements de la gestion des
risques, Carm Institute, Paris, 89 pages.

13. HELFER Jean Pierre (2010), Management, Stratégie et organisation, Edition


Vuibert, Paris, 486 pages.

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 74


Analyse de la gestion des risques opérationnels liés au processus de prêt bancaire aux PME : cas de la SGBS

14. JIMENEZ Christian, MERLIER Patrick et DAN Chelly (2008), Risques


opérationnels : De la mise en place du dispositif à son audit, Revue banque
Edition, Paris, 271 Pages.

15. LAMARQUE Eric (2008), Gestion bancaire, 2e édition Pearson Education, Paris,
240 pages.

16. MADERS Henri-Pierres & MASSELIN Jean Luc (2009), contrôle interne des
risques : cibler, évaluer, organiser, piloter, maitriser, 2e éditions Éditions
d’Organisation, Paris, 261 pages.

17. MATHIEU Michel (2002), L’exploitant bancaire et le risque crédit, Edition


d’Organisation, Paris, 301 pages.
C

18. OCDE (2004), Revue de l’OCDE sur le développement, Les dossier du CAD, Vol
ES

5.
AG

19. RENARD Jacques (2010), Théorie et pratique de l’audit interne, 7ième édition,
Groupe Eyrolles, 469 pages.
-B

20. RONCALLI Thierry (2004), la gestion des risques financiers, Editions


IB

Economica, Paris, 454 pages.


LI

21. ROUYER Gérard & CHOINEL Alain (2001), La banque et l’entreprise :


O

Techniques actuelles de financement, 3e édition Collection Banque ITB, La Revue


TH

Banque Editeur, Paris, 432 pages.


EQ

22. SIRUGUET Jean-Luc (2001), Le contrôle comptable bancaire : un dispositif de


U

maitrise des risques, Tome 2 Banque éditeur, Paris, 559 pages.


E

23. VAN GREUNING Hennie et BRATANOVIC Brajovic Sonja (2004), Analyse


et gestion du risque bancaire, Editions ESKA, Paris, 384 pages.

 SOURCES INTERNET

1. Comité de Bâle (1992), Transferts et titrisation d'actifs, un groupe de travail du


Comité de Bâle, publié en septembre 2009,
[Link]
2. OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Economique (2013),
Revue de l’OCDE sur le développement
[Link]

Garmy FALL MPCGF, CESAG-2007/2008 Page 75

Vous aimerez peut-être aussi