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Chap 55 Elect PDF

Ce chapitre traite des circuits électriques, en se concentrant sur les générateurs et récepteurs électriques. Les générateurs produisent de l'énergie électrique, tandis que les récepteurs la consomment et la transforment. Des lois et méthodes pour résoudre les circuits électriques, ainsi que des applications pratiques, sont également discutées.

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Chap 55 Elect PDF

Ce chapitre traite des circuits électriques, en se concentrant sur les générateurs et récepteurs électriques. Les générateurs produisent de l'énergie électrique, tandis que les récepteurs la consomment et la transforment. Des lois et méthodes pour résoudre les circuits électriques, ainsi que des applications pratiques, sont également discutées.

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Chap.

VI – Circuits électriques
Étude des réseaux
Un circuit électrique est principalement formé d’un ou plusieurs générateurs, qui
sont des dispositifs permettant de produire de l’énergie électrique à partir d'une
autre forme, et d’autres dispositifs, appelés récepteurs électriques qui consomment
l'énergie électrique et la transforment en d’autres formes d’énergie.

Dans ce chapitre on va étudier les principales propriétés des générateurs et des


récepteurs ainsi que l’étude de quelques lois et méthodes pour la résolution des
circuits électriques.

1- Générateurs électriques

Un générateur peut être modélisé, soit comme un générateur de tension avec une
résistance en série, soit comme un générateur de courant avec une résistance
montée en parallèle.

a) générateurs de tension

a-1 Force électromotrice d’un générateur

Le générateur de tension est un modèle théorique. C'est un dipôle capable


d'imposer une tension constante quel que soit le dispositif relié à ses bornes. Il est
également appelé source de tension.

Le générateur de tension est un dispositif ayant pour effet


- +
d’accroître l’énergie potentielle des charges électriques r
B I A
circulant dans un circuit ; il est caractérisé par une force E
électromotrice (f.é.m) de symbole E. Cette f.é.m est - +
B I A
assimilée à une pompe de charge qui, à l’intérieur du
E, r
générateur, force les charges positives à se déplacer dans
le sens opposé au champ électrique et les charges - + I
négatives dans le sens inverse. B A
E, r

La force électromotrice E s’exprime en volts (V).

Dr A. Zaiour Chapitre 6 : Circuits et réseaux électriques Dr I. Rachidi


106
Un grand nombre de générateurs réels peuvent être
simplement modélisés par l'association d'un B - +
générateur de tension constante, donc de f.é.m E, et r A
E
d'une résistance en série r, dite résistance intérieure I
du générateur, qui provoque une chute de tension aux (D)
bornes du générateur lorsque le courant débité augmente.

a-2 Étude énergétique

Considérons le générateur de la figure ci-contre. Ce générateur, de f.é,m. E et de


résistance intérieure r, débite un courant d’intensité I dans un dispositif électrique
(D).
Lorsque l’intensité du courant devient constante et indépendante du temps, c’est à
dire en régime permanent, nous pouvons résumer le bilan énergétique, échangé
pendant un temps t, comme suit :
- L’énergie Wr reçue par le générateur pendant t ;
- l’énergie électrique Wé = (VA –VB)It fournie par le générateur et reçue par le
dipôle (D) pendant t ;
- et l’énergie WJ = rI2t dissipée par effet Joule dans la résistance intérieure r
pendant t ;.

D’après le principe de conservation de l’énergie, on a :


Wr = Wé + WJ ;
Ainsi :
Wr = (VA –VB)It + rI2t
Wr = [(VA –VB) + rI]It.

Le terme [(VA –VB) + rI] = E est appelé force électromotrice (f.é.m.) du


générateur de tension.

Ainsi, on déduit une relation, dite loi d’Ohm dans le cas d’un générateur de
tension, identique à celle concernant les conducteurs ohmiques :
VA –VB = E – rI.

L’énergie Wr reçue par un générateur de tension, pendant un temps t, est alors
donnée par :
Wr = EIt.

La puissance Pr reçue par un générateur de tension est aussi donnée par :


Pr = EI.

Dr A. Zaiour Chapitre 6 : Circuits et réseaux électriques Dr I. Rachidi


107
Le rendement  d’un générateur de tension est le rapport de la puissance
électrique disponible ou fournie Pé = (VA – VB) I entre ses bornes à la puissance
totale Pt = EI reçue :
 A
V  VB I  VA  VB ,
EI E
ce rendement est toujours inférieur à 1 ( < 1)

Remarques :

1) En circuit ouvert, la tension qui existe à ses bornes est dite tension à vide du
générateur de tension ; elle vaut : VA – VB = E.

2) En court-circuit, un générateur de tension idéal (r = 0) devrait délivrer un


courant infini et donc fournir une puissance également infinie. Dans le cas un
générateur de tension réel (r  0), le générateur délivre un courant dit courant de
court-circuit d’intensité : ICC = E/r. Il ne faut jamais court-circuiter un générateur
de tension.
VA-VB
3) Il est fortement déconseillé de placer en parallèle
E
deux générateurs de tension de f.é.m différentes.

4) La caractéristique intensité tension d’un générateur de I

tension est donnée par le graphique de la figure ci-contre ICC

où la pente de la droite représente –r.

Applications
A + -
r B
1- Soit un générateur de f.é.m E = 12 V et de E
I
résistance intérieure r = 1 . Ce générateur débite un
R
courant d’intensité I dans un conducteur ohmique de
résistance R = 5 . Calculer :
a) la puissance totale reçue par le générateur.
b) La puissance dissipée dans le générateur.
c) La puissance dissipée dans le conducteur ohmique R. En déduire son
rendement.

Solution :

a) On a :
VA – VB = RI (loi d’Ohm dans le cas d’un conducteur ohmique) ;

Dr A. Zaiour Chapitre 6 : Circuits et réseaux électriques Dr I. Rachidi


108
VA – VB = E – rI (loi d’Ohm dans le cas d’un générateur de tension).
Ainsi : RI = E – rI
E
 I ;
Rr
12
Et I  2 A.
5 1
La puissance reçue est alors : Pr = E I = 12×2= 24 W.

b) La puissance dissipée dans le générateur est alors :


PJ = rI2 = 1×22 = 4 W.

c) La puissance dissipée par le conducteur ohmique R est alors :


PR = RI2 = 5×22 = 20 W, ou PR = Pr - PJ = 24 – 4 = 20 Watts

Le rendement du générateur vaut alors :


P  PJ 24  4
 r 
Pr 24
 = 0,83 = 83%

2- Montrer que dans le circuit précédent, la perte maximale de puissance dans le


conducteur ohmique R se produit lorsque r = R, c’est à dire lorsque la résistance R
est équivalente à la résistance interne r.

Solution :

On a : P = RI2
E2R
P= .
R  r 2
dP
Pmax  0 ;
dR
dP
= E2
R  r   2R R  r 
2

dR R  r 2
dP rR
= E2 = 0.
dR R  r 
Ce qui donne R = r.

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109
a- 3 Groupement des générateur de tension

Groupement en série :

Le groupement de générateurs de tension (E1, r1) (E2,r2) (En, rn)


en série vise à l’obtention d’une grande A
B
force électromotrice. I

Soient E1, E2, …, En et r1, r2, …, rn respectivement les f.é.m. et les résistances
internes de n générateurs groupés en série :
La tension aux bornes du groupement en série est donnée par :
VA-VB = V1 + V2 +….+ Vn.
VA-VB = E1 - r1I + E2 - r2I +…+ En - rnI.

Le générateur équivalent (E, r) qui remplace le


groupement est caractérisé par une différence de (E,r)
potentiel : A B
I
VA-VB = E – rI =
Ainsi :
VA-VB = E – rI = E1 - r1I + E2 - r2I +…+ En - rnI.
Cette dernière relation est valable quelque soit I, ce qui donne :
E = E1 + E2 +…+ En, ou
n
E= E
i 1
i

r = r1 + r2 +…+ rn ou
n
r= r
i 1
i

Groupement en parallèle : (E1, r1)

Le groupement en parallèle est obtenu en plaçant n


(E2,r2)
générateurs identiques ayant pour chacun (E, r). Ce A
groupement est équivalent à un générateur équivalent B
de f.é.m. Eé. I
(En, rn)
Les tensions en parallèle sont égale :
VA-VB = V1 = V2 =….= Vn.
Ainsi :
(Eé, ré)
VA-VB = Eé – réI = E - rI1 = E - rI2 =…= E - rIn.
Cette dernière relation est valable quelque soit I et Ii, ce A B
I
qui donne :

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110
Ee = E.
Mais les résistances internes sont identiques, alors :
I = nIi, et réI = rIi
r
D’où : re 
n

Groupement en opposition : (E1, r1) (E2,r2)


A B
Dans ce cas, les forces électromotrices se retranchent
et les résistances internes, placées en série s’ajoutent.
Dans le cas de la figure ci-contre :
Eé = E1 – E2 ; et ré = r1 + r2.

Application
(Eé, ré)
On dispose de 24 générateurs identiques, chacun de
f.é.m. E = 1,8 V et de résistance interne r = 2 . A
I
B
a) Comment doit-on les associer pour obtenir un
courant d’intensité maximale dans un conducteur ohmique de résistance 3 
branché aux bornes de cette association ?
b) Déterminer la valeur de l’intensité maximale.

Solution

a) Si l’on forme p séries de q éléments chacune, groupées en dérivation, l’intensité


I du courant dans R est donnée par :
La résistance interne de l’association est donnée par :
qr 2q
ré = = .
p p
2q
L’intensité du courant est maximale lorsque ré = R = 3  = .
p
Mais p×q = 24, ce qui donne :
p2 = 16, donc p = 6 séries et q = 4 éléments.

b) La f.é.m de chaque série est :


E1 = 4×1,8 = 7,2 V.
La f.é.m de l’association est :
Eé = E1 = 7,2 V.

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111
7,2
Ainsi : Imax 
33
Imax == 1,2 A.

b) Générateur de courant

Un générateur de courant parfait est un générateur qui B - + A


débite un courant d’intensité constante IS, quelle que soit IS
la tension entre ses bornes. La figure ci-dessus montre le
symbole d'un générateur de courant parfait.

Les générateurs réels peuvent être simplement modélisés par l'association d'un
générateur de courant parfait et d'une résistance interne r
IS I A
branchée en parallèle. Ainsi un générateur réel est B
modélisé par une source idéale de courant en parallèle
avec sa résistance interne r. r

Remarques :

1) La résistance interne associée à un générateur de courant parfait est alors


infinie.

2) Il est fortement déconseillé de placer en série deux


générateurs de courant de valeurs différentes. VAB

3) La caractéristique courant-tension du générateur de


courant réel est donc :
I
V
I = IS - AB
r
5) Les transistors sont l'application pratique essentielle des sources de courant.

2- Récepteurs
(E',r')
Un récepteur d’énergie électrique (moteurs,
électrolyseurs, lampe …) est un appareil qui B - +
A
transforme l’énergie électrique en une forme
autre qu’énergie électrique ou chaleur par effet I
- +
joule.

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112
Considérons le récepteur de la figure ci-contre. Ce récepteur, de f.c.é,m. E' et de
résistance interne r', est traversé par un courant d’intensité I lorsqu’il est soumis à
une différence de potentiel (VA – VB).

Lorsque l’intensité du courant devient constante et indépendante du temps, c’est à


dire en régime permanent, nous pouvons résumer le bilan énergétique, échangé
pendant un temps t, comme suit :
- l’énergie électrique Wé = (VA –VB)It reçue par le récepteur.
- L’énergie Wu utile fournie par le récepteur pendant t ;
- et l’énergie WJ = r'I2t dissipée par effet Joule dans la résistance intérieure r'
pendant t.

D’après le principe de conservation de l’énergie, on a :


Wé = Wu + WJ.
Alors :
(VA –VB)It = Wu + rI2t
 Wu = [(VA –VB) - rI]It.

Le terme [(VA –VB) - rI] = E' est appelé force contre électromotrice (f.c.é.m.) du
récepteur.

Ainsi, on déduit une relation, dite loi d’Ohm dans le cas d’un récepteur de tension,
identique à celle concernant les conducteurs ohmiques et les générateurs :
VA –VB = E' + r'I.

L’énergie totale reçue par le récepteur (Wé = (VA – VB) I t ) pendant t se


transforme en chaleur (WJ = r'I2t : perte par effet joule) et en une autre forme
d’énergie utile Wu telle que
Wu = E' I t
VA – VB = e + r I

Le rendement ' d’un récepteur est le quotient de la puissance Pu qu’il fournit sous
forme utile (mécanique, chimique, rayonnante,…) par la puissance électrique
reçue Pé = (VA – VB) I qu’il reçoit :
Wu
' =
VA  VB I
E' I
' =
VA  VB I

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113
E'
' = ,
VA  VB
est toujours inférieur à 1 (' < 1)

Remarques :

1) Lorsqu’un récepteur ne fournit pas d’énergie utile (moteur calé, électrolyseurs à


anodes solubles, …) la f.c.é.m. E' = 0. VA-VB

2) Lorsque la tension aux bornes d’un récepteur est E'


inférieure à ss f.c.é.m., le récepteur n’est pas alors
I
traversé par un courant électrique I = 0.

3) La caractéristique intensité tension d’un récepteur est donnée par le graphique


de la figure ci-contre où la pente de la droite
représente r'.

1 2
3- Réseaux électriques

Un réseau électrique est un ensemble d’éléments de


circuits ou branches associés de façon quelconque. 3

Une branche est une portion du circuit comprise


Réseau électrique
entre deux nœuds voisins.

Chaque branche peut contenir des générateurs, des récepteurs, des conducteurs
ohmiques.
Les courants sont en général, en régime permanent, d’intensités constantes, et
parfois d’intensités variables (en régime transitoire, avec des condensateurs).

On appelle :
- nœud, tout point commun à trois branches au moins.
- une maille est un circuit fermé constitué par une série des branches.

On peut citer à partir du schéma ci-haut, les mailles : 1, 2 et 3.

4. Lois de Kirchhoff :

Les lois de l’électrocinétique, connues sous le nom de lois de Kirchhoff, sont en


fait des simples lois de conservation.

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114
a) Loi des nœuds

Soit un nœud quelconque du circuit sur lequel arrive un certain nombre de fils.
Sur chacun de ces fils, circule un courant.
I4
En régime permanent, la conservation de la charge I3
électrique se traduit par la conservation du courant, en
aucun point du circuit il ne peut y avoir accumulation I2
(ou perte) de charges. Cela signifie donc que I5
l’ensemble des courants entrants compense I1
exactement les courants sortants :
ΣIentrants =ΣIsortants

Ceci constitue la loi des nœuds.

Exemple : le nœud de la figure ci-dessus nous donne:


I1 + I3 + I4 = I2 + I5.

b) Loi des mailles

La somme des différences de potentiel aux bornes des éléments d’une maille doit
être nulle :
V  0
i

Cette loi découle du principe de conservation de l’énergie :


L’énergie reçue par une maille est égale à l’énergie qu’elle perd.

c) Lois d’Ohm généralisées

L’application des lois de Kirchhoff nécessite l’étude de quelques notions


indispensables :

1- Si un conducteur ohmique de résistance R est parcouru par un courant I de A


vers B, alors la différence de potentiel, entre ses A R B
bornes, est donnée par : I
VA-VB = +RI ; (VA - VB)
VB-VA = - RI.
(E, r)
I B
2- Dans un générateur, où I sort de sa borne positive A
(A), alors la différence de potentiel, entre ses bornes, est
donnée par : (VA - VB)
VA-VB = E - rI ;

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115
VB-VA = -(E - rI).

(E', r')
3- Si un récepteur (E', r') est parcouru par un courant
I de A vers B, alors la différence de potentiel, entre A M B
I
ses bornes, est donnée par :
(VA - VB)
VA-VB = E' + r'I ;
VB-VA = -(E' + r'I).

(E, r)
De même si un générateur joue le rôle d’un récepteur,
A I B
I entre par sa borne positive (A), alors la différence de
potentiel, entre ses bornes, est donnée par :
VA-VB = E + rI ; (VA - VB)
VB-VA = -(E + rI).

d) Résolution pratique des équations en électrocinétique

En général, on cherche à calculer les courants Ik qui circulent dans chacune des
branches d’un circuit.

Pour résoudre ce problème on procède de la façon suivante :


1. Sur chaque branche, on choisit un sens de parcours arbitraire pour le courant
qui le parcourt.
2. On écrit la loi des nœuds.
3. On choisit les mailles indépendantes, c’est à dire ayant au moins une branche
non partagée avec une autre maille.
4. On écrit les équations des mailles, en suivant un sens de parcours choisi, la
somme algébrique des différences de potentiel sur une maille est égale à zéro :
[(Vi) = 0].

En suivant cette méthode, il faut obtenir m équations à m inconnues.


Si, après calcul, un courant d’une branche a une intensité positive, cela signifie
qu’il est effectivement dans le sens choisi initialement ; sinon il est effectivement
dans le sens opposé à celui choisi initialement.

Application –1

On donne le circuit ci-après.


a) Trouver la résistance équivalente de ce circuit.
b) Calculer I.
c) Trouver la valeur de l’intensité du courant qui passe entre C et D.

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116
Solution
E1 =4V
a) R1 = 1 + 3 = 4  ; B
I C
1
1 1 1 i
 
R2 4 4 8 3
 R2  2  4 4
R3 = R2 + 2 = 4  ;
1 1 1 e’=2V
 
R 3 4 R CD
A 2
 R CD  2  D
E2 =4V
b) VC – VB = 22 = 2 I + 4 + 2 + 8 I ;
16
I  1,6 A
10
c) VC – VD = 2 I = 3,2 volts = 4 I.
 I = 0,8 A

5- Théorème de superposition

Dans un circuit linéaire à plusieurs générateurs, continus ou variables, l’intensité


du courant électrique, dans chaque branche (k), est égal à la somme algébriques
N
des courants Ik = I
1
i
que produiraient seul, chacun des générateurs de tension,

les autres étant remplacés par des courts-circuits.

Soit un réseau comportant n dipôles dont N générateurs de tension ou de courant


indépendants. L'état électrique de ce circuit, ou sa réponse, peut être caractérisé
par l'ensemble des intensités des courants traversant chaque dipôle et des tensions
aux bornes de ceux-ci.

Nous pouvons calculer N états partiels en considérant chacune des N sources en


service seule les autres étant "éteintes".

Le principe de superposition permet d'écrire la réponse complète à partir des états


partiels :

Remarques

1) Dans le cas d’un générateur de courant idéal "éteint", il est remplacé par un
circuit ouvert (IS = 0 ").

Dr A. Zaiour Chapitre 6 : Circuits et réseaux électriques Dr I. Rachidi


117
2) Dans le cas d’un générateur de tension idéal "éteint", il est remplacé par un
court-circuit.

3) Le principe de superposition est une conséquence directe de la linéarité du


réseau.
C B
A 2 5
Exemple IA IC IB
Déterminer les intensités des V 2,5 V
courants IA, IB et IC du circuit 3
suivant.

Solution M

Étape 1 :
On éteint un des deux
générateurs en le remplaçant C B
A 2 5
par un court-circuit. IA1 IC1 IB1
2V 3
La résistance équivalente
totale vaut
R1 = 3,875 .
Ainsi : M
IA1 = 2/3,875 = 0,516 A ;
IC1 = [2-2×0,516]/3 = 0,323 A ;
IB1 = [2-2×0,516]/5 = 0,194 A (Ou IB1 = 0,516 – 0,323 = 0,193 A)

Étape 2 :
On éteint l’autre générateur en A C B
2 5
le remplaçant par un court- IA2 IC2 IB2
circuit. 2,5 V
La résistance équivalente totale 3
vaut R2 = 6,2 .
Ainsi :
IB2 = 2,5/6,2 = 0,403 A ; M
IC2=[2,5-5×0,403]/3 = 0,161 A ;
IA2= [2,5-5×0,403]/2 = 0,242 A (Ou IB1 = 0,403 – 0,162 = 0,241 A)

Des deux étapes, on déduit que :


IA = IA1 - IA2 = 0,516 - 0,242
IA = 0,274 A ;

Dr A. Zaiour Chapitre 6 : Circuits et réseaux électriques Dr I. Rachidi


118
IB = - IB1 + IB2 = - 0,193 + 0,403
IB = 0,210 A ;
IC = IC1 + IC2 = 0,323 + 0,161
IC = 0,484 A ;

6- Théorème de Thévenin

Le théorème de Thévenin s'énonce de la façon


suivante: "En courant continu, tout réseau linéaire RTh A
bilatéral à deux bornes peut être remplacé par un
+
générateur constitué d'un générateur de tension et VTh
d'une résistance en série avec cette source." -

Considérons le circuit de la figure ci-contre.


Le théorème de Thévenin permet d'isoler une partie B
Générateur de Thévenin
des résistances (X) de ce circuit, le reste du circuit
étant représenté par le générateur de Thévenin. A
R3
On a à trouver le générateur de Thévenin +
équivalent de la partie encadrée pour pouvoir V1
- R2 R1 X
déterminer l’intensité du courant qui traverse
la résistance X.

B
Remarques

1) Il est important de se rendre compte que le générateur de Thévenin ainsi


déterminé ne peut être qu'un montage en série avec la résistance X, ainsi on
pourra calculer le courant I et la tension VAB aux bornes de X.

2) Les résistances internes des générateurs présentes dans le circuit seront


considérées comme des résistances ordinaires.

Procédure

Voici les étapes à suivre pour déterminer les valeurs des éléments du générateur
de Thévenin : RTh et VTh :
1. On isole du circuit la branche de résistances à laquelle on raccordera le
générateur de Thévenin. Dans notre cas, il s'agit de la branche contenant X.

2. On repère les 2 bornes du générateur de Thévenin.

Dr A. Zaiour Chapitre 6 : Circuits et réseaux électriques Dr I. Rachidi


119
3. On court-circuite tous les générateurs de tension et mettre en circuit ouvert tous
les générateurs de courant.

4. On détermine la résistance équivalente totale RTh présente aux deux bornes


repérées (vue depuis la résistance X).

5. On restitue au circuit ses générateurs de tension et de courant puis on détermine


la tension VTh en circuit ouvert aux bornes repérées.

6. On raccorde le générateur de Thévenin à la branche des résistances (X) et on


détermine le courant correspondant.
A
5
Exemple 1
+
Déterminer le courant qui traverse la 12 V,
résistance 9  du circuit ci-contre. 1 - 4 3 9

+ -
B
9 V, 2 
Étape 1 : Détermination de RTh.
A
5
1
En replaçant les deux générateurs par leurs
résistances internes, on obtient le circuit de la
figure 1. 1 4 Fig. 1

RTh = 7,8 
2
B
Étape 2 : Détermination de VTh

VCD = 12 – I1 = 4 I1 ;
Ce qui donne :
I1 = 2,4 A. I1 C A
Ainsi : 5
I3=0
VAB = VAC + VCD + VDB +
12 V
VAB = 0 + 4×2,4 + 9 = 18,6 V. 1 - 4 Fig. 2
Ce qui donne que VTh = 18,6 V.
I2=0
Étape 3 : Détermination de I2 D + - B
9V, 2 
En accordant le générateur de Thévenin, on
obtient le circuit de la figure 3.

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120
La résistance totale du circuit : A
I RTh
Ré = 7,8 + 2,25 I2
I1
Ré = 10,05  +
VTh
L’intensité I du courant principal vaut alors : Fig. 3 3 9
-
I = 18,6/10,05
I = 1,85 A
La tension VAB = 2,25×1,85 B
VAB = 4,16 V
L’intensité I2 du courant dans R = 9  vaut alors :
I2 = 4,16/9
I2 = 0,46 A.

Exemple 2 A
6
Soit le circuit de la figure ci-contre. 20 4
a) Trouver les caractéristiques du +
+ 72 V,12 + 18 V,
générateur de Thévenin de la partie
- 4 -2
encadrée du circuit. IS = 6 A
b) En appliquant le théorème de
B
Thévenin, trouver l’intensité du M
courant dans la branche AB.

Procédure

Étape 1 A
6
Choisir la partie du circuit qui représente le 20
générateur de Thévenin.
12
4 Figure 1
Étape 2 Court-circuiter la source de tension et ouvrir
la source de courant (figure 1).
B
On trouve : RTh = 14  M

Étape 3 A
6
Déterminons la tension de Thévenin VTh(1) à l'aide 20
du générateur de tension de 72 V et sans le 72 V, +
12
générateur de courant (Figure 2). 4
Figure 2
Déterminons IT. IT
On a : 72 – (20+4)IT = 12 IT, ce qui donne:
M B

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121
IT = 2 A. A
6
Ainsi la tension VAB = 72 – (20+4)×2 = 24 V.
La tension de Thévenin : VTh(1) = 24 V. IS 20

12
Étape 4 4 Figure 3
I3 I2
Déterminons la tension de Thévenin VTh(2) à B
l'aide du générateur de courant et sans le M
générateur de tension (Figure 3).
Déterminons VAB(2).

La résistance équivalente des trois résistances 4, 20 et 12  a pour valeur


Ré = 8 .
Ainsi la tension VAB(2).= VTh(2) = Ré×IS
VAB(2) = 8×6 = 48 V.

Étape 5

Appliquer le théorème de superposition :


La tension totale de Thévenin :
VTh = VTh(1) + VTh(2)
VTh = 24 +48 = 72 V.

RTh A
Étape 6
4
Accorder le générateur de Thévenin à la branche +
+ 18 V,
AB. (Figure 4) VTh
- -2
Déterminons IAB. Figure 4
IAB
On a VAB = 72 – 14 IAB = 4IAB + 18 + 2 IAB
M B
 IAB = 2,7 A.

7- Théorème de Norton

Le théorème de Norton s'énonce de la façon suivante: A


"En courant continu, tout réseau linéaire bilatéral à IN
deux bornes peut être remplacé par un générateur +
constitué d'un générateur de courant et d'une RN
résistance en parallèle avec cette source."
Considérons le circuit de la figure ci-contre. Le
théorème de Norton permet d'isoler une partie des B
Générateur de Norton

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122
résistances (X) de ce circuit, le reste du circuit étant représenté par le générateur
de Norton.

Ce qui a été dit pour le générateur de Thévenin peut se dire pour le théorème de
Norton.
Voici les étapes à suivre pour déterminer les valeurs correspondantes de RN et de
IN.

Procédure

1. On retire du circuit la branche à laquelle sera raccordé le générateur de Norton.


Dans notre cas, il s'agit de la branche contenant X.

2. On repère les 2 bornes du circuit (A et B dans notre cas).

3. On court-circuite tous les générateurs de A


R3
tension et mettre en circuit ouvert tous les
IS
générateurs de courant; déterminer ensuite la +
résistance équivalente totale RN présente aux 2 R2 R1 X
bornes repérées.

4. On restitue au circuit ses générateurs de B


tension et de courant puis on détermine l’intensité de courant Norton IN qui
passerait dans un court-circuit reliant les 2 bornes repérées.
6. Raccorder le générateur de Norton à la branche qui avait été retirée du circuit.
A
Exemple 1 5

12 V, +
Déterminer le courant qui traverse la 1 - 4 9
3
résistance 9  du circuit ci-contre.
+ -
Détermination de RN B
En replaçant les deux générateurs par leurs 9 V, 2 
résistances internes, on obtient le circuit de
la figure 1. 1 A
5

RN = 7,8 .
1 4 Figure 1

2
B

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123
Détermination de IN I1 C A
5
I2
VCD = 12 – I1 = 4 I1 = -9 + 7 IN ; + IN
12 V
Ce qui donne : 1 - 4 Figure 2
I1 = I2 + IN.
De ces équations, on déduit que IN
IN = 2,385 A. D + - B
9V, 2 
Détermination de I2
A
En accordant le générateur de Norton, on obtient le I I1 I2
circuit de la figure 3. N
La résistance totale du circuit : RN 3 9
Ré = 1,746  Figure 3

L’intensité I du courant principal vaut alors : B


I = 18,6/10,05 = 1,85 A

La tension :
VAB = Ré×IN = 1,746×2,385
VAB = 4,164 V
L’intensité I2 du courant dans R = 9  vaut alors :
I2 = 4,164/9
I2 = 0,463 A.
A
6
Exemple 2
Soit le circuit de la figure ci-contre. 20 4
a) Trouver les caractéristiques du +
+ 72 V,12 + 18 V,
générateur de Norton de la partie - 4 -2
encadrée du circuit. IS = 6 A
b) En appliquant le théorème de
M B
Norton, trouver l’intensité du courant
dans la branche AB.
A
6
Procédure
Étape 1 Choisir la partie du circuit qui représente 20
le générateur de Norton. 12
4 Figure 1

M B

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124
Étape 2 Court-circuiter les sources de tension et ouvrir la source de courant
(figure 1).
On trouve : RN = 14 

Étape 3 C A
6

Déterminons le courant de Norton IN(1) dans le 20


court-circuit AB, à l'aide du générateur de tension 72 V, + IN(1)
12
de 72 V et sans le générateur de courant (Figure 2). 4
Déterminons IN(1). I Figure 2
On a : 72 =I[(20+4) 4], ce qui donne:
M B
IT = 2,57 A.
Ainsi la tension :
VCB = 72 – (20+4)×2,57
VCB = 10,286 V.
Le courant de Norton :
IN(1) = 10,286/6
IN = 1,714 A.
C A
Étape 4 6
IS 20
IN(2)
Déterminons le courant de Norton IN(2) à l'aide
12
du générateur de courant et sans le générateur
4 Figure 3
de tension (Figure 3).
I3 I2
Déterminons la résistance équivalente des M B
quatre résistances 4, 20, 6 et 12 . Elle a pour valeur
Ré = 3,429 .
Ainsi la tension :
VCB(2) = Ré×IS = 3,429×6
VCB(2) = 20,57 V.
Le courant IN(2) = 20,57/6 = 3,429 A. A

Étape 5 IN 4
RN
+ 18 V,
Appliquer le théorème de superposition : -2
l’intensité totale de Norton : Figure 4
I1 IAB
IN = IN(1) + IN(2);
IN = 3,429 + 1,714 M B
IN = 5,143 A.

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125
Étape 6

Accorder le générateur de Norton à la branche AB. (Figure 4)


A
Étape 7
IN 4
On détermine IAB(1) en court-circuitant le RN
générateur de tension (Fig. 5). 2
La résistance équivalente totale Ré = 4,2 . Figure 5 IAB(1)
I1
Ainsi :
IAB(1) = (Ré ×IN)/6 = 21,6/6 M B
IAB =3,6 A.

Étape 8 A

On détermine IAB(2) en remplaçant le 4


générateur de courant par un circuit ouvert RN
+ 18 V,
(Fig.6).
-2
On trouve : Figure 6 IAB(2)
IAB(2) = - 18/(14+4+2) I1
IAB = -0,9 A. M B

Étape 9

Appliquer le théorème de superposition :


L’intensité totale:
IAB = IAB(1) + IAB(2);
IAB = 3,6 – 0,9
IAB = 2,7 A.

8- Courants transitoires i(t)

8.1. Circuit R, C connecté à un générateur E


E
Un condensateur de capacité C est branché en série avec K
un conducteur ohmique de résistance R aux bornes d’un C -q
générateur de tension continue de f.é.m. E. i
+q
R
À un instant t0 = 0, on ferme le circuit. Soit i l’intensité
du courant dans le circuit. À un instant t, i = i(t).

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126
En utilisant les lois de Kirchhoff durant la période de charge du condensateur :
q
E = Ri + ;
C
À t0 = 0 c.à.d. au début de la charge du condensateur, sa charge est nulle et par
suite sa tension est aussi nulle.
D’où, à t0 = 0, la tension aux bornes de R est égale à E, ainsi :
E
E = RI0 et I0 = .
R
Après un certain temps, lorsque le condensateur se charge complètement, c'est-à-
dire q atteint sa valeur maximale Q0 et par suite la tension aux bornes du
condensateur atteint la valeur maximale E et la tension aux bornes de R devient
égale à zéro, ainsi : i devient nulle.
Q0 = C E (Q0 étant le charge maximale)
i est la dérivé de q par rapport au temps, avec :
dq
i=+
dt
dq q
E=R +
dt C
dq 1 E
 + q = .
dt RC R
La solution de cette équation différentielle est la somme d’une solution q1 de
l’équation sans second membre plus une solution particulière q2 de l’équation
avec second membre.

Solution de l’équation différentielle sans second membre :


dq 1 1
+ q1 = 0
dt RC
dq 1
 1=- dt
q1 RC
Ainsi la solution sans second membre :
t

RC
q1 = A e
On prend comme solution particulière : q2 =
constante.
q
1 E
0+ q2 =  q2 = CE. CE
RC R q(t)
La solution générale :
q = q1 + q2

t
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127
t

q = Ae RC
+ CE.
Pour t0 = 0, q = 0, ainsi :
A = - CE = Q0.
Par suite, l’équation horaire de q est donnée par :
t t
 
q = CE(1- e RC
), ou q = Q0(1- e RC
).

La constante de temps = RC s’appelle la constante de relaxation. C'est-à-dire


pour t = , q devient q() = 0,63Q0 ; et pour t = 5, q(5) = 0,993Q0, cela signifie
que pour t = 5, le condensateur est considéré pratiquement chargé.

Pour obtenir l’équation horaire de i(t), dérivons q


par rapport au temps. i
t I0
dq 1  RC
i= = CE( e )
dt RC
t t
i(t)
E  
i = e RC , ou i = I0 e RC .
R
Q est la charge maximale du condensateur. t

7.2 Décharge d’un condensateur à travers une résistance

Considérons le circuit de la figure ci-contre, où un K


-q
condensateur chargé est branché en série avec une C
i
résistance R. Soit Q0 la charge initiale du condensateur. +q
À t0 = 0, on ferme l’interrupteur K et la décharge du R
condensateur commence à travers la résistance R.
On a : vR = vC
q dq
 Ri  , avec i =  (courant de décharge)
C dt
Ainsi :
dq q q
-R = E
dt C I0 
dq 1 R
 + q = 0.
dt RC q(t)
On a vu en haut que la solution de cette équation
différentielle est :

t t
q = B e RC .
Pour t0 = 0, q = Q0, ce qui donne B = Q0.

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128
t

 q = Q0 e RC
.
dq
L’équation horaire du courant i est obtenue avec i = 
dt
t t
Q  
 i = 0 e RC , ou i = I0 e RC .
RC
La constante de temps = RC s’appelle la constante de relaxation. C'est-à-dire
pour t = , q devient q() = 0,37Q0 ; et pour t = 5, q(5) = 0,007Q0, cela signifie
que pour t = 5, le condensateur est considéré pratiquement déchargé.

Remarques:

1) Dans la décharge et la charge, les charges ne se déplacent pas d’une armature à


l’autre armature du condensateur à travers l’air ou le diélectrique, mais à travers le
circuit extérieur au condensateur.

2) Lorsque le condensateur atteint sa charge maximale, l’intensité du courant


devient nulle.

7-3 Circuit R, L, C

Considérons le circuit (RLC) de la figure ci-contre où L


un condensateur chargé d’une charge Q0 est branché en
série avec une bobine d’inductance L et une résistance -q
C i
R. À t0 = 0, on ferme l’interrupteur K. Cherchons +q
comment varie q du condensateur en fonction du temps. R
K
D’après la loi des mailles on obtient:
di q
L  Ri   0 ,
dt C
dq di d 2q
avec i = - et . =- 2
dt dt dt
En remplaçant i par sa valeur, on obtient :
d 2q dq q
L 2
R  0
dt dt C
Ainsi on obtient l’équation différentielle :
d 2 q R dq q
  0
dt 2 L dt LC
La solution de cette équation différentielle est de la forme :
q(t) = et

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129
dq d 2q
=  e et 2 = 2et ,
t
dt dt
en remplaçant dans l’équation différentielle, on obtient :
R 1 
2et +  et + e = 0,
L LC
Ainsi on obtient une équation du second degré :
R 1
2 + 2 + = 0,
2L LC
Qui a pour solutions :
2
R  R  1
1 = - -    et
2L  2L  LC
2
R  R  1
2 = - +    .
2L  2L  LC
La solution générale est une superposition des deux solutions :
2
R  R  1
-t
q(t) = e [Ae -t
+ Be ], avec  
+t
et  =    .
2L  2 L  L C
Trois régimes se posent :
2 2
 R  1 R  1
1) Si    = 0,    ,
 2L  LC  2L  LC
L
R2 , la charge q tend vers zéro le plus rapidement possible sans
C
oscillations. Ce régime est dit régime critique.
2 2
 R  1 R  1
2) Si    > 0,    ,
 2L  LC  2L  LC
L
R2 , la charge q tend vers zéro avec plus de retard et sans
C
oscillations. Ce régime est dit régime très amorti.
2 2
 R  1 R  1
2) Si    < 0,    ,
 2L  LC  2L  LC
L
R2 , la charge q tend vers zéro mais avec oscillations. Ce régime
C
est dit régime pseudo-périodique amorti.

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130
1
En posant 02  et 2 = 02   2 , la solution générale peut être prise
LC
R
sous la forme : q0e-t cos(t + ), avec   et   02   2
2L
q

q0e-tcos

t (s)

-q0e-tcos

V = q/C, alors V(t) possède la même forme de variation.

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131
Exercices
E1 =4V
1) On considère le circuit ci-contre. I C
B 1
Trouver :
i
a) Les intensité des courants I1, I2 et I3
8 3
b) Les d.d.p. aux bornes des
générateurs. 4 4

E'=2V

A 2
D
E2 =4V

A 6

6V
2) Dans le circuit illustré à la figure,
quelles sont les valeurs indiquées par 10 
l’ampèremètre et par le voltmètre ? V
5
4,5 V
6

A B
I1
 4 
3) a- Trouver la résistance E1= 6 V 1 4 6 2
équivalente entre A et B
V
b- Calculer I 3 5
c- Trouver alors l’intensité
I1 du courant qui passe dans I
E2=12 V
AB E' = 2 V
3 E'

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132
4) a) Un circuit électrique comprend, associés en série : un générateur de force
électromotrice (f.é.m) E = 52 V et de résistance interne r = 1 , un moteur et une
résistance R = 5  plongée dans un calorimètre.
b) Lorsqu’on empêche le moteur de tourner, on constate alors dans R un
dégagement de chaleur de 24,2 kJ en 5 minutes.
Lorsque le moteur fonctionne, la quantité de chaleur dégagée dans R est réduite à
1,5 kJ en 5 minutes.
Calculer la résistance intérieure x et la force contre-électromotrice (f.c.é.m) E du
moteur.
c) Calculer la différence de potentiel aux bornes du moteur. En déduire son
rendement.

5) Dans le circuit, toutes les résistances R R


sont identiques et sont égales à 10 . Le
générateur de f.é.m. E = 50 volts et de R R R
R
résistance négligeable débite un courant C
d’intensité 5,75A. Déterminer :
M N
a- La résistance équivalente entre les
points M et N. I2
b- La charge du condensateur C de R e
capacité C = 2F I1
c- Le courant I2 qui circule entre M et
N
d- La force contre – électromotrice e du E = 50V
récepteur.

6) On donne le circuit de la figure ci-contre : R3


E = 1200 volts ; C = 6,5 F ; et C
R1 = R2 = R3 = 7,3105 . À la date t0 = 0, le I3
condensateur est non chargé. R2
I2
a) Déterminer, à la date t0 = 0 et à la date t = , I1
les intensités des courants dans chaque
résistance. E
b) Trouver la différence de potentiel aux R1
bornes de R2 à la date t0 = 0 et à la date t = .

7) Un générateur G1 (E1 = 4,5 V ; r1 6 ) est monté en série avec un générateur


G2 (E2 ; r2). Les fils de connexion ont une résistance totale R = 0,4 . Le courant

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133
mesuré est I = 1,25 A. Quand on monte G2 en opposition avec G1, le courant
mesuré I change de sens et a pour valeur I = 0,18 A.
A B A B

G1(E1,r1) G1(E2,r2) G1(E1,r1) G1(E2,r2)

I I'
R R
Calculer :
a) E2 et r2
b) La différence de potentiel VAB aux bornes de G2 dans chaque cas.

8) Deux générateurs sont branchés E1


I1 r1
en parallèle tels que : E2 = xE1 ; r2 =
yr1
a) Trouver le générateur équivalent I2 r2
entre A et B aux deux générateurs (E1, I E2
r1) et (E2, r2) R
b) Vérifier le cas particulier pour
x=y=1

9) a) Trouver la capacité équivalente entre P et Q, du système des condensateurs


encadrés par le rectangle en pointillé du circuit de la figure ci-dessous

3F 3F
P
4
1F
6 2F
2F
10
V
Q
3F 3F
F

b) Le système de condensateurs et les deux résistances sont reliés à un générateur


comme le montre la figure.
Trouver la valeur de la charge Q du condensateur équivalent du système de
condensateurs ; sachant que le courant qui traverse la résistance de 6  est de 1 A.

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134
10) Trouver, en utilisant le théorème de Thévenin puis
3
celui de Norton l’intensité du courant IAB qui traverse
la résistance 100 .
+ 9 100
12 V
-

M
A
3
IS=12 A
11) Même exercice que 10. + 9 10

M B

12) En utilisant le théorème de A B C


4 8
superposition, déterminer :
a) l’intensité du courant I1. I1 I3
b) La tension VBM 10 V, 10 + 40 V,
1 -2
I2
M
13) Soit un circuit formé :
- d’un générateur de tension continue de E1 = 18 V, en série avec une résistance
Ri .
- d’un accumulateur placé en parallèle sur le générateur de tension et ayant une
f.é.m. E2 = 12 V et une résistance interne R2 = 1,5 .
- D’un conducteur ohmique de résistance R3, en parallèle sur l’accumulateur. Le
courant qui recharge l’accumulateur vaut 60 mA. Le courant dans R3 vaut 120
mA.
a) Calculer la tension V2 aux bornes de l’accumulateur.
b) Déterminer les valeurs de R3 et de R1.

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135
14) A B C
a) Déterminer, en utilisant le théorème qu’on 4 8
veut, la valeur de I3. I1 I3
b) calculer la puissance dissipée par la 20 V, 20 + 12 V,
résistance 11 . 1 -1
I2
11
M

15) A
Déterminer le générateur de
Norton équivalent au dipôle AB , 1 k
puis le générateur de Thévenin. 4k
+ 2 k
En déduire l’intensité IAB du 10 V
courant dans R et la tension VAB R = 4k
+ + +
entre ses bornes
1 k 4V 10 V
5 mA
B

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