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Module 1 - Les Sources

Le document traite des sources du droit de la mer, en mettant l'accent sur le droit conventionnel, le droit coutumier et la jurisprudence. Il retrace l'évolution historique des efforts de codification du droit maritime, culminant avec la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer adoptée en 1982. Le texte souligne également l'importance des conventions bilatérales et multilatérales pour traiter des questions spécifiques liées aux activités maritimes.

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Module 1 - Les Sources

Le document traite des sources du droit de la mer, en mettant l'accent sur le droit conventionnel, le droit coutumier et la jurisprudence. Il retrace l'évolution historique des efforts de codification du droit maritime, culminant avec la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer adoptée en 1982. Le texte souligne également l'importance des conventions bilatérales et multilatérales pour traiter des questions spécifiques liées aux activités maritimes.

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MODULE 1: LES

SOURCES DU
DROIT DE LA
MER

C o urs de dro i t de l a m er

E nsei gnante: Meri em A grebi

2 0 2 1 -2 0 2 2
2

MODULE 1: LES
SOURCES DU
DROIT DE LA
MER
I- LE DROIT
O U TRO U VEZ L ES REGL ES DU
DRO I T DE L A MER? CONVENTIONNEL
II- LE DROIT COUTUMIER
III- LA JURISPRUDENCE
IV- LES AUTRES SOURCES
05

I- LE DROIT
CONVENTIONNEL
I D E NT I F I E R L E S R E G L E S
C O N V E NT I O N N E L L E S

Mouvement de codification du droit de la mer du


début du XXe siècle ayant débouché sur
l’adoption de la Convention des Nations Unies sur
le droit de la mer (CNUDM)
Depuis le début du XXe siècle, la communauté des nations a cherché à dégager un certain
nombre de principes et de règles qui puissent s’imposer à tous les Etats comme un code
international de la mer.

Cependant, les tentatives d’unification et de codification se sont heurtées durant des années
aux intérêts divergents des Etats et la persistance des particularismes locaux ou régionaux.

Ces tentatives ont toutefois débouché sur l’élaboration de Conventions ayant pour but la
codification du droit de la mer.

Cela étant, les conventions découlant de ce mouvement de codification, bien


qu’elles constituent le plus gros lot du droit conventionnel régissant le droit de la
mer aujourd’hui, ne sont pas les seules, et il existe d’autres qui portent sur des
zones ou des problèmes particuliers (pollution, sécurité, conservation d’espèce
déterminées, droit des travailleurs maritimes, etc.).

I- 1 Les conventions I- 2 Les autres instruments


codifiant le droit de la mer conventionnels
I-1 LES
03

CONVENTIONS
CODIFIANT LE
DROIT DE LA MER
aucune autre branche du droit international n’a connu pendant les récentes
années des efforts similaires de codification de ses règles pertinentes, dans
des traités aussi longs.

Le droit de la mer est un des premiers sujets discuté au sein de la Commission du


droit international (ci-après CDI) (dès 1949) : (organe auxiliaire de l’Assemblée générale composé
d’experts du droit international et dont la vocation est de préparer des projets de traités multilatéraux qui sont ensuite
soumis pour négociation sur les aspects les plus divers du droit international (Aller sur le site)
202
0

Ce processus avait comme objectif « de substituer la précision et la rigueur [des


traités] à l’imprécision de la coutume »:

• engagé à la Conférence de codification de la Haye de 1930 se rapportant


aux eaux territoriales (au sein de la SDN)
• se poursuivit sous les auspices des Nations Unies avec les Conférences
de Genève de 1958 et de 1960,
• a culminé et s’est vu consacré au cours de la troisième Conférence du
droit de la mer (1973-1982), débouchant sur la Convention des Nations
Unies sur le droit de la mer.

Il y a eu donc des prémisses de codification avant l’ONU et pas uniquement au sein de la SDN:

A- Les tentatives préalables à la codification au sein de l’ONU


B- Les tentatives de codification de l’ONU
A- Les tentatives
14

préalables à la codification
au sein de l’ONU
1- LES ENTITÉES PRIVÉES

2 - T E N TAT I V E S I N T E R G O U V E R N E M E N TA L E S

3 - S O C I E T E D E S N AT I O N S ( 1 9 3 0 )
11

1- ENTITÉS NON 2- TENTATIVES


GOUVERNEMENTALES INTER-
GOUVERNEMENTALES

- Association du - Proclamation de
droit international Tr u m a n d u 2 8 s e p t .
(ILA) 1945: Plateau
- Institut de droit continental
international - Déclaration de
- La Harvard Law Santiago (Chili, Pérou
School et Equateur), août
1952: mer territoriale
de 200 MM
11

3- TENTATIVE DE LA
SOCIETE DES NATIONS

Malgré son échec, ce mouvement a


• Les premières tentatives de codifier eu des répercussions au sein de
certains aspects du droit de la mer a
l’Organisation des Nations Unies.
eu lieu dans le cadre d’une
conférence générale de codification Elle s’est préparée pour canaliser et
du droit international à La Haye en structurer une évolution devenue
1930 sous l’égide de la SDN. inévitable et en codifier les termes.
• S’agissant du droit de la mer, même
si des sujets divers ont été abordés La CDI entreprit donc dès 1949
elle avait surtout pour objectif de
son travail préparatoire aux
fixer une limite universelle de la
largeur de la mer territoriale. conventions allant être adoptées au
• Mais en dépit de cette ambition, elle sein de l’ONU.
fut un échec. La conférence n’a pas
su surmonter les dissensions entre
les Etats et la mer territoriale a été
fixée à 3 milles marins.
B- Le mouvement de
14

codification au sein de
l’ONU

POURQUOI?
Plusieurs facteurs ont amené les Etats vers une
codification du droit de la mer et ce en plusieurs étapes:
B- Le mouvement de
14

codification au sein de
l’ONU
CROISSANCE DU DIVERSIFICATION
NOMBRE DES ÉTATS DES ACTIVITÉS
ET L’INFLUENCE DES L’ÉVOLUTION LES IMPÉRATIFS HUMAINES DANS LE
ÉTATS TECHNOLOGIQUE ÉCONOMIQUES MILIEU MARIN
NOUVELLEMENT
INDÉPENDANTS • Permet une • Liés à la • Pêche industrielle,
exploitation off- pêche et à la aquaculture,
• Influence des Etats
shore de plus navigation • extraction du pétrole et du
côtiers en
en plus gaz off-shore, de minerais,
développement
éloignée des • Mais aussi à • utilisation des énergies
(protection et accès aux côtes l’exploitation des marines (marées, vagues,
zones maritimes)
nouvelles courants, énergie éolienne)
• Influence des • Transport maritime ressources et • construction d’îles et de
puissances maritimes de plus en plus espaces récifs artificiels, etc.
(liberté des mers) gigantesque
LES 3 1958: LA PREMIERE
1 CONFERENCE
CONFERENCES Débouche sur les 4 conventions de Genève

DE CODIFICATION
DU DROIT DE LA 1960: LA DEUXIEME
2
MER
CONFERENCE
Échec total

1973- 1982: LA TROISIEME


3 CONFERENCE
Débouche sur la Convention des Nations Unies sur le
droit de la mer
1
1958: LA PREMIERE
12

CONFERENCE
Cette conférence rassembla la quasi-totalité de la société internationale soit 86 Etats durant deux mois.

Quatre Conventions furent adoptées:

Deux conventions portant sur le Deux conventions plus novatrices


droit de la mer classique

1. Convention sur la mer territoriale et la 3. Convention sur la pêche et la conservation


zone contiguë des ressources biologiques de la haute-mer

2. Convention sur la Haute mer 4. La convention sur le plateau continental


1
1958: LA PREMIERE
12

CONFERENCE
1 L’enjeu de ces débats était principalement la
1- Convention sur la mer territoriale et pêche puisque celle-ci est exclusivement réservée
la zone contiguë, signée le 29 avril à l’Etat riverain dans les limites de sa mer
1958 et entrée en vigueur le 10 territoriale à une époque où la zone économique
septembre 1964 exclusive n’existait pas encore.

Codifie les normes coutumières relatives à


la surface maritime et les ressources dans Mais la conférence n’arrive pas
la mer territoriale.
à fixer une limite précise et
Elle a pour objet de définir les droits et universelle à la mer territoriale
obligations de l’Etat côtier et du degré de
souveraineté exercée sur ces zones.
1
1958: LA PREMIERE
12

CONFERENCE
1 2
1- Convention sur la mer territoriale et 2- La convention sur la Haute mer,
la zone contiguë, signée le 29 avril entrée en vigueur le 30 septembre
1958 et entrée en vigueur le 10 1962.
septembre 1964

Elle réaffirme le principe de liberté


dans toutes ses composantes :
navigation, pêche, pose de câbles et
de pipelines, survol.
1
1958: LA PREMIERE
12

CONFERENCE
3 4
3- Convention sur la pêche et la 4- La convention sur le plateau continental,
conservation des ressources entrée en vigueur le 10 juin 1964.
biologiques de la haute-mer, entrée en
vigueur le 20 mars 1966,

Elle est la plus novatrice


Elle tente d’imposer car elle reconnait les
quelques limites aux Etats droits souverains
mais qui restent assez exclusifs des Etats sur
timides. une partie du fond des
mers, adjacente aux
côtes.
2
1960: LA DEUXIEME
12

CONFERENCE
Elle avait comme but le réexamen de la limite de la mer territoriale: certains Etats
souhaitant la préciser et l’étendre, répondant au besoin de protéger leurs pêcheries
côtières.

Elle portait ainsi autant sur une question de limites de la mer territoriale que de
pêche exclusive à partir de concepts qui étaient apparus lors de la conférence de
1958 : l’instauration de zones de pêche indépendantes de la mer territoriale et au-
delà de celle-ci.

Cette conférence fut un échec cuisant d’autant plus fortement ressenti par certains
Etats (ex. L’Islande, revendiquaient l’octroi de zones de pêche exclusives de 50M).
1973- 1982: LA TROISIEME
12
3

CONFERENCE
Ses travaux de négociations ont duré 9 ans : 11 sessions et un très grand nombre de réunions
officieuses, (à New York, Caracas et Genève).

A l’issue de ces travaux, la « Conférence » adopta un texte unique de 320 articles (et non pas
4 conventions séparées): la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (La CNUDM
ou UNCLOS) ou Convention de Montego Bay (CMB).

Signée le 10 décembre 1982 à Montego Bay par 119 Etats et entrée en vigueur 12 mois après
la date du dépôt du 60ème instrument de ratification ou d’adhésion (par la Guyane le 16
novembre 1993) soit le 16 novembre 1994 (Voir UN TREATY).

Considérée aujourd’hui comme la référence normative en la matière => la « Constitution


des océans »
1973- 1982: LA TROISIEME
12
3

CONFERENCE
Spécificité de son mode de négociation et de prise de décision: Le PACKAGE DEAL
Le choix du mode de prise de décision est une question importante pour la compréhension de
certaines solutions adoptées par la conférence:
• La grande majorité des Etats, dont les pays en développement, étaient favorables au vote,
• tandis que les grandes puissances maritimes étaient favorables au consensus, afin de peser
plus sur les négociations et défendre leurs intérêts en facilitant la recherche de solutions
conciliées.

La méthode du consensus l’a emporté : pour garantir le respect des souverainetés tout en
garantissant qu’un groupe majoritaire ne ferait pas « sa » Convention au détriment d’un autre
groupe d’Etats.
La convention fut adoptée suivant la technique du « compromis global
» ou le package deal : adoption par paquets des dispositions
permettant aux Etats de faire des concessions sur une partie du texte
en ayant l’assurance que les concessions seront faites en contrepartie et
en leur faveur sur un autre volet.
1973- 1982: LA TROISIEME
12
3

CONFERENCE
PARENTHESE

Consulter la collection des traités des Nations Unies : [Link]

La section des traités a pour attribution, entre autres de: « Analyser, enregistrer, classer, inscrire au
répertoire et publier les traités et autres accords interna5onaux conformément à l’Ar5cle 102 de la Charte ;»

Pour la CNUDM, voir:


[Link]
6&chapter=21&Temp=mtdsg3&clang=_fr
1973- 1982: LA TROISIEME
12
3

CONFERENCE
PS: L’adoption de la CNUDM n’a pas marqué la fin de la codification du droit de la mer.

• L'Accord aux fins d’application des dispositions de la Convention des Nations Unies
sur le droit de la mer du 10 décembre 1982 relatives à la conservation et à la gestion
des stocks de poissons chevauchants et de grands migrateurs (text: UNTS V ol.
2167, No. 37924, 3) adopté le 4 août 1995 à l’issue d’une Conférence de 6 mois (avril-
août 1995), entré en vigueur le 11 décembre 2001.

• Actuellement en négociation: la Conférence intergouvernementale sur la biodiversité


marine des zones au-delà de la juridiction nationale : la première tenue en
septembre 2018 à NY (suivie de 3 autres).
I-2 LES AUTRES
03

INSTRUMENTS
CONVENTIONNELS
PLUSI EU RS I N STRUMENTS BI L ATERAU X
E T MU LTI L ATERAU X
Plusieurs conventions qui portent sur des zones ou des problèmes
particuliers (pollution, sécurité, conservation d’espèce
déterminées, droit des travailleurs maritimes, etc.), ont été
élaborées soient de manière bilatérales, soient multilatérales sous
les auspices de l’ONU et ses agences spécialisées. Ces agences
sont d’ailleurs ou bien spécialisées dans les affaires maritimes
telles que l’Organisation maritime internationale (OMI), l’institution
spécialisée des Nations Unies chargée d’assurer la sécurité et la
sûreté des transports maritimes et de prévenir la pollution des
mers par les navires, ou d’autres qui ne le sont pas.
I-2 LES AUTRES
03

INSTRUMENTS
CONVENTIONNELS
• Convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique adoptée par La Conférence générale de l’UNESCO le 2
Exemples

novembre 2001 avec l’objectif d’assurer et de renforcer la protection du patrimoine culturel subaquatique conformément à la
CNUDM.

• Pollution: les accidents des pétroliers « Erika » 1999 et « Prestige » en 2003 ont poussé les efforts aussi bien au niveau de
l’OMI que l’UE (ERIKA I, ERIKA II et III legislative packages), afin de renforcer la sécurité maritime et de prévenir les
déversements accidentels de pétrole et les marées noires.
• La menace du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive en mer ont débouché sur l’adoption par
les Etats-Unis et plusieurs autres Etats de Interdiction Principles for the Proliferation Security Initiative (2003) et l’adoption
sous les auspices de l’OMI de la Convention pour la répression des actes illicites contre la sécurité de la navigation (SUA
Convention 2005).
• Convention sur la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires applicable aux dommages causés par les
navires et installations nucléaires adoptée par l’Agence internationale de l’énergie atomique.
05

Ce type de conventions ne pose pas


de problème particulier : elles
complètent les règles existantes, les
précisent, ou y dérogent.

Elles peuvent d’ailleurs faire évoluer


le droit coutumier ou être à l’origine
de nouvelles règles coutumières.
05

II- LE DROIT
COUTUMIER
QUELLES COUTUMES?

Le droit de la mer est un droit qui a évolué de


manière coutumière, et avant sa codification,
ses règles étaient essentiellement des règles
coutumières.
II- LE DROIT
COUTUMIER En dépit de l’importance de la coutume, la
CNUDM ne fait que rarement mention de la
coutume (comme le notent Lucchini et
Voelkel).
QUELLES COUTUMES?
Les auteurs attribuent ce silence à l’ambition
parfois prêtée au texte de 1982 de prétendre
Le droit de la mer est un droit qui a évolué de constituer à lui seul l’ordre mondial des mers et
manière coutumière, et avant sa codification, par la méfiance éprouvée par certains Etats à
ses règles étaient essentiellement des règles l’encontre de la coutume.
coutumières.
05
Plusieurs remarques doivent en effet être faites:

Il existe une relation dialectique entre la règle


conventionnelle issue de la codification et la règle
coutumière codifiée ; et dans un droit évolutif
comme le droit de la mer, cette relation est
primordiale.

La coutume exerce un double rôle :


• elle peut être à l’origine du traité ou de la
convention
• et peut découler d’une pratique ultérieure née de
son application.

Le préambule de la CNUDM affirme d’ailleurs que


« les questions qui ne sont pas réglementées par la
Convention continueront d’être régis par les règles
et principes du droit international général ». Ce qui
inclut à l’évidence la coutume.
20

RELATION
COUTUME - DROIT
CONVENTIONNEL

COUTUME PRE- C O D I F I C AT I O N PA R L A LA COUTUME APRES LA


C O D I F I C AT I O N COMMISSION DU DROIT C O D I F I C AT I O N
I N T E R N AT I O N A L
- La codification, ne fait pas disparaître la règle
- Codification et développement progressif coutumière qui peut continuer à s’appliquer aux États qui
n’ont pas ratifié ce texte et ne sont pas engagés par lui
- Pas d’identité entre l’ancienne coutume
et les règles coutumières codifiées
20

RELATION
COUTUME - DROIT
CONVENTIONNEL

COUTUME PRE- C O D I F I C AT I O N PA R L A LA COUTUME APRES LA


C O D I F I C AT I O N COMMISSION DU DROIT C O D I F I C AT I O N
I N T E R N AT I O N A L
- La codification, ne fait pas disparaître la règle
- Codification et développement progressif coutumière qui peut continuer à s’appliquer aux États qui
n’ont pas ratifié ce texte et ne sont pas engagés par lui
- Pas d’identité entre l’ancienne coutume
et les règles coutumières codifiées - Les Conventions elles-mêmes et plus encore peut être
leurs travaux préparatoires sont à l’origine de pratiques
qui peuvent à leur tour déboucher sur la cristallisation de
nouvelles règles coutumières.
05

III-LA
JURISPRUDENCE
R O L E D E S T R I B U N AU X

Le rôle de la jurisprudence est


prégnant dans le développement
du droit de la mer.
05

III-LA
JURISPRUDENCE Apport considérable dans:

• Précision ou développement de
R O L E D E S T R I B U N AU X plusieurs règles notamment en
matière de délimitation maritimes
litigieuse à l’occasion de différends
Le rôle de la jurisprudence est
entre Etats
prégnant dans le développement
du droit de la mer.
• Précision et découverte de normes
coutumières en matière de droit de
la mer
05

III-LA
JURISPRUDENCE
III- 1 LES RÈGLES GÉNÉRALES DE
RÉGLEMENT DES DIFFÉRENDS
R O L E D E S T R I B U N AU X
III-2 LE ROLE DE LA JURISPRUDENCE
Le rôle de la jurisprudence est
prégnant dans le développement
du droit de la mer.
III- 1 LES RÈGLES
03

GÉNÉRALES DE
RÉGLEMENT DES
DIFFÉRENDS
PARTI E X V DE L A CN UDM

Prévoit explicitement plusieurs procédures de


règlement des différends portant sur
l’interprétation ou l’application de la Convention
PARTIE XV de la Liberté de choix
CNUDM laissée aux Etats
Fait donc partie intégrante de entre plusieurs procédures et
la Convention et n’est pas
contenu dans un protocole options
optionnel séparé que les États
peuvent choisir de ne pas
accepter
Le principe général qui sous-
=> Cela signifie que quand un
tend la partie XV
État consent à être lié par la
Convention, il accepte ses Tant que les Etats font
règles relatives à la procédure en sorte de résoudre
de règlement des différends. leurs désaccords de
Ils font donc partie du manière pacifique, ils
Package tel quel. peuvent choisir
librement le moyen de
le faire.
PARTIE XV
C o ns t i tuée de t ro i s s ect i o ns

SECTION 1 SECTION 2 SECTION 3

DISPOSITIONS PROCEDURES L I M I TAT I O N S E T


GENERALES O B L I G AT O I R E S EXCEPTIONS A
ABOUTISSANT A L ’A P P L I C AT I O N D E
Procédures non-
DES DECISIONS LA SECTION 2
obligatoires.
O B L I G AT O I R E S
1- PROCEDURES
17

NON OBLIGATOIRES
sont les procédures
traditionnelles basées sur le
consentement, telles que la
Pour passer à la procédure
négociation, la conciliation ou
obligatoire, il faut l’épuisement
le règlement du différend via un
préalable des procédures de la
accord séparé. Ceci inclut
section 1.
aussi le recours à l’arbitrage en
dehors de la Convention si les
deux parties y consentent.
1- PROCEDURES
17

NON OBLIGATOIRES
Deux conditions doivent être remplies:

L ’article 281 relatif à la « Procédure à suivre lorsque les parties ne sont


pas parvenues à un règlement » prévoit dans son alinéa 1er que :

« 1. Lorsque les Etats Parties qui sont parties à un différend relatif à


l'interprétation ou à l'application de la Convention sont convenues de
chercher à le régler par un moyen pacifique de leur choix, les
procédures prévues dans la présente partie ne s'appliquent que si
l'on n'est pas parvenu à un règlement par ce moyen et si l'accord
entre les parties n'exclut pas la possibilité d'engager une autre
procédure ».
Exemple : CIJ, Venezuela vs. Guyana, affaire pendante, introduite en 2018 (le Guyana considère que la négociation et la médiation ne peut plus aboutir)
2- PROCEDURES
17

OBLIGATOIRES

modes de règlements des


différends impliquant une tierce
partie qui rend une décision
obligatoire pour les parties.
2- PROCEDURES
17

OBLIGATOIRES

La Convention donne le choix aux


Etats entre plusieurs options.
2- PROCEDURES
17

OBLIGATOIRES
Article 287 : Choix de la procédure

1. Lorsqu'il signe ou ratifie la Convention ou y


adhère, ou à n'importe quel moment par la
suite, un Etat est libre de choisir, par voie de
déclaration écrite, un ou plusieurs des moyens
suivants pour le règlement des différends
relatifs à l'interprétation ou à l'application de la
Convention:
a) Le Tribunal international du droit de la mer, constitué conformément à l’annexe VI
b) La Cour internationale de Justice
c) un tribunal arbitral constitué conformément à l'annexe VI
d) un tribunal arbitral spécial, constitué conformément à l'annexe VIII, pour une ou plusieurs
des catégories de différends qui y sont spécifiés.
17

Selon quelles règles le choix


se fait-il ?
2- PROCEDURES
17

OBLIGATOIRES
Article 287 - alinéa 3-5:

« un Etat Partie qui est partie à un différend non couvert par une déclaration en
vigueur est réputé avoir accepté la procédure d'arbitrage prévue à l'annexe VII.

4. Si les parties en litige ont accepté la même procédure pour le règlement du


différend, celui-ci ne peut être soumis qu'à cette procédure, à moins que les parties
n'en conviennent autrement.

5. Si les parties en litige n'ont pas accepté la même procédure pour le règlement
du différend, celui-ci ne peut être soumis qu'à la procédure d'arbitrage prévue à
l'annexe VII, à moins que les parties n'en conviennent autrement. »
LO GI Q U E DE CO MPRO MI S

Ce compromis entre le règlement obligatoire via un tiers et la flexibilité est


le produit de plusieurs années de négociations durant les conférences
diplomatiques ayant débouché sur l’adoption de la CNUDM.

Plusieurs Etats avaient considéré qu’il était nécessaire de préserver le


texte de la Convention pour deux raisons :
• premièrement, elle était innovante et ces innovations pouvaient
déboucher sur des différends.
• Et deuxièmement, le règlement obligatoire des différends assurerait une
interprétation uniforme de la Convention.

Plusieurs pays en développement ont d’ailleurs poussé vers un tel régime


obligatoire afin de préserver leurs droits à l’égard des Etats puissants.

Tous les Etats sont égaux devant la loi et l’histoire a montré qu’ils avaient
raison. Plusieurs différends ont impliqué des Etats non égaux : par
exemple: la Grande-Bretagne contre Maurice (conflit sur l’Archipel des
Chagos) ou encore le conflit entre la Chine et les Philippines en matière
de revendications maritimes territoriales.
3- LIMITATIONS ET
17

EXCEPTIONS
Toutefois, plusieurs aspects du droit de la mer ont été considérés comme étant
trop politiques et sensibles pour qu’il soit soumis automatiquement au règlement
obligatoire des différends.

Þ C’est pour cela que la Section 3 de la partie XV prévoit des exceptions à ce


règlement obligatoire:

L’article 298 prévoit trois types de catégories de différends que les Etats
peuvent exclure du règlement obligatoire des différends via une déclaration
écrite:
• Les différends portant sur la a délimitation maritime
• les différends relatifs à des activités militaires
• et différends pour lesquels le Conseil de sécurité exerce ses fonctions
en vertu de la Charte des Nations Unies
III-2 LE ROLE DE LA
03

JURISPRUDENCE

- Li re: arti cl es sur googl e dri ve

- Voi r: P hi l l i ppe Gauti er, 1996 -


2016: 20 ans de j uri sprudence
i nternati onal rel ati ve au droi t de
l a mer
[Link] egal .[Link]/avl /l s/Gauti er
_LS _vi deo_2.html
05

IV- LES AUTRES


SOURCES
LE DROIT DÉRIVÉ DES OI
Règles obligatoires, Soft law (recommandations, directives, codes de conduites, etc.)

L’ASSEMBL EE GEN ERAL E L E C O N SEI L DE SEC URITE


DE L’ O N U Résolutions. Ex. Adoptées dans le cadre de la lute
Depuis 1985 rend des resolutions annuelles sur le droit contre la piraterie maritime aux large de la Somalie
de la mer + Activité de la division des affaires maritimes
de l’ONU : DOALOS
L’ O MI
création de normes en la matière notamment dans la
L E SECRE TARI AT GEN ERAL
prévention de la pollution du milieu marin par les navires DES N U
ainsi que la sécurité de la navigation et des ports.
Elle a adopté de nombreuses conventions dont certaines Rapports
revêtent une importance majeure dans la vie maritime (la
Convention SOLAS pour la sauvegarde de la vie en mer,
MARPOL pour la prévention de la pollution par les navires, L A FAO L’ O MS
la convention portant création de l’Organisation
internationale de télécommunication maritimes par En matière de pêcheries régulations qui concernent les
satellites, la convention internationale sur la recherche et le questions sanitaires et de
sauvetage maritime, etc.) quarantaine affectant le transport
+ Soft law pour la sécurité des navires+ codes de maritime international.
conduites, etc.
Autres?
Do c tri ne

Pri nci pes généraux du


dro i t

Ent i tées pri vées


( s hi ppi ng, co m m erc e
m ari t i m e)

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