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Cours de Mathematiques Avancees Master 2024-2025 Inbtp

Ce document est un recueil de cours de mathématiques avancées, élaboré par le Professeur NGOMA BUVEKA, qui introduit directement des concepts complexes tels que la fonction gamma et la fonction beta, tout en rappelant l'importance des notions préalables. Il souligne également l'importance de l'effort personnel des étudiants dans le cadre du nouveau système éducatif congolais en transition vers le LMD. Les démonstrations et exercices sont conçus pour faciliter la compréhension et l'application des théories mathématiques présentées.

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Cours de Mathematiques Avancees Master 2024-2025 Inbtp

Ce document est un recueil de cours de mathématiques avancées, élaboré par le Professeur NGOMA BUVEKA, qui introduit directement des concepts complexes tels que la fonction gamma et la fonction beta, tout en rappelant l'importance des notions préalables. Il souligne également l'importance de l'effort personnel des étudiants dans le cadre du nouveau système éducatif congolais en transition vers le LMD. Les démonstrations et exercices sont conçus pour faciliter la compréhension et l'application des théories mathématiques présentées.

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COURS DE MATHS AVANCEES

PREAMBULE

Ce recueil est le résultat d’une dizaine d’années de collaboration avec le


Professeur Emérite Butsana bu Nianga que je remercie ici.

Contrairement aux années passées où près de 30 heures ont été consacrées au


rappel des notions sur les calculs vectoriel, différentiel et intégral ainsi que et
la résolution des triangles, nous commençons cette année académique 2019-
2020 en entrant directement dans le vif du sujet. Néanmoins, les Assistants
veilleront à s’assurer que toutes ces notions non directement abordées ici, font
partie du bagage du lecteur. A cet effet, les Travaux Pratiques et Travaux
Dirigés côtés porteront aussi bien sur les points directement abordés que sur
ceux directement enseignés.

Le nouveau système éducatif Congolais étant en transition vers le LMD, notre


approche pédagogique incitera l’étudiant à travailler d’arrache-pied, au prix
de la transpiration s’il le faut, afin de ne pas tomber dans la tentation de la
corruption que nous décourageons vigoureusement.

Ce support est par conséquent un outil de travail que le lecteur devra utiliser,
dans le cadre du cours de Maths avancées, à temps et à contretemps. Nous
l’avons conçu de sorte à simplifier, le plus possible son contenu, grâce aux
détails apportés à chaque démonstration, Nous soulignons que les efforts
inlassables produisent presque toujours les effets les plus surprenants.

Au travail et une bonne année académique.

Professeur NGOMA BUVEKA

[1]
PROF NGOMA Mast 2024-2025
er
COURS DE MATHS AVANCEES

CHAPITRE I. FONCTION GAMMA ET FONCTION BETA

§1. DEFINITION D’UNE FONCTION GAMMA

1. Définition

L’intégrale *Г(p)+ eulérienne de seconde espèce gamma p est définie par


l’expression :

Γ(𝑝 + 1) = 𝑥 𝑝 𝑒 ;𝑥 𝑑𝑥 (1-1)
0

Autrement dit,


Γ(𝑝) = ∫0 𝑥 𝑝;1 𝑒 ;𝑥 𝑑𝑥
(1-2)

E01. Montrer que gamma 1 :

Г(1) = 1 (1-
3)

R1.
Г(1) = ∞ e;X dx = ,e;X -∞
∫0 0

(1-4)

limX→0 e;X = 1; limX→∞ e;X = 0 ⟹ Г(1) = 1 (1-


5)

§2. SECONDE DEFINITION

Dans l’intégrale (1-2), on peut poser

x = y² (1-
6)

D’où

dx = 2ydy (1-7)
[2]
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x 0

y 0

Ainsi, la définition (1-2) prend la nouvelle forme


Γ(𝑝) = 2 ∫0 𝑦 2𝑝;1 𝑒 ;𝑦² 𝑑𝑦
(1-8)

E02. Justifier le résultat (1-8)

§3. FORMULE DE RECURRENCE

Si, dans (1-1), on pose

u = xp (1-9)

dv = e;X dx (1-10)

on trouve

du = px p;1 dx (1-11)

v = −e;X (1-12)

Puisque

d(uv) = udv + vdx (1-


13)

Autrement dit :

udv = d(uv) − vdu (1-14)

En intégrant, membre à membre, on a :

∫ udv = ∫ d(uv) − ∫ vdu (1-15)

[3]
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Soit

∫ udv = uv − ∫ vdu (1-16)

E03. Justifier le passage entre (1-15) et (1-16).

R03. Les représentations d et S sont inverses l’un et l’autre.

En réintroduisant, dans (1-16), les valeurs respectives de u, v, du et dv, on


trouve

Г(p + 1) = ,x p e;X -0∞ + p ∫0 x p;1 e;X dx (1-
17)

Or, le premier terme du second membre (1-17) est nul. En effet, pour (0 < p),
on a :

limX→0 xp = 0 (1-
18)

limX→∞ e;X = 0 (1-19)

Ainsi, le résultat (1-17) est réduit à la forme, voir (1-2)

Γ(𝑝 + 1) = 𝑝Γ(𝑝)
(1-
20)

Elle est la relation de récurrence vérifiée par la fonction Г(p + 1).

§4. FONCTIONГ(n + 1), n ENTIER NATUREL

Pour

[4]
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p=n (1-
21)

La relation (1-20) donne lieu au n relation ci-après :

Г(n + 1) = nГ(n) (1-


22/1)

Г(n) = (n − 1)Г(n − 1) (1-


22/2)

<<<<<<<<<..

Г( ) = 2Г(2)
(1-22/n-1)

Г(2) = 1Г(1)
(1-22/n)

Or, en multipliant, membre à membre, ces n relations de récurrence, on obtient


toutes les simplifications et compte tenu de (1-5) :

Γ(𝑛 + 1) = 𝑛!
(1-23)

Observation

La fonction factorielle n’est définie que pour les entiers naturels n. par contre,
Г(p) est définie pour tout réel p tel que :

0<𝑝 (1-24)

Ainsi, la fonction Г(n + 1) est une généralisation de la fonction factorielle. Ci-


1
après, on va calculer Г (1⁄ ) alors que . / ! n’a aucun sens.
2 2

E04. Montrer que

[5]
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0! = 1 (1-
25)

R04. Selon le résultat (1-23)

Г(n) = (n − 1)! (1-


26)

En particulier,

Г(1) = (1 − 1)!

Г(1) = 0! (1-27)

En vertu de (1-5) et de (1-27), on déduit le résultat (1-25).

§5. FONCTION DE GAUSS

Selon la définition de Gauss

Γ(𝑝) = Γ(𝑝 + 1)

0<𝑝 (1-
28)

Ainsi, pour p = n=entier naturel, la définition (1-28) et le résultat (1-23) nous


permettent d’écrire :

𝜋(𝑛) = 𝑛!
(1-29)

E05. Trouverles valeursde (0), (1), (2).

§6. Calcul de Г (1⁄2)

[6]
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Lorsque l’on pose


1
p= (1-
2
30)

Dans la définition (1-8), on trouve en réponse :


Г (1⁄2) = 2 ∫0 e;y² dy (1-

31)

Ou encore

Г (1⁄2) = 2I

(1-32)

Ou

I = ∫0 e;y² dy (1-
33)

Puisqu’une intégrale définie est indépendante de la valeur que l’on donne à la


variable d’intégration, on peut encore écrire :

I = ∫0 e;X² dx (1-
34)

Où x et y sont deux variables indépendantes. Ainsi,


∞ ∞
I² = ∫0 dx ∫0 e;(X²:y²) dy (1-
35)

Cette intégrale double a comme domaine d’intégration, le 1er quadrant.

[7]
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Fig. 1-1

Le domaine ci-dessus hachuré, est défini au moyen des inégalités suivantes :

0 ≤ x < +∞
} (1-
0 ≤ y < +∞
36)

Si on introduit les coordonnées polaires :

x = rcos𝜃 (1-
37)

y = rsin𝜃 (1-
38)

on voit que le domaine d’intégration (1-36) peut également être défini au


moyen des relations suivantes :

0 ≤ 𝜃 ≤ 𝜋⁄2
}
0 ≤ r ≤ +∞
(1-39)

Le lecteur peut, à toutes fins utiles, se rappeler la fig. 1-2 ci-après.

Fig. 1-2

r = ‖r ‖

Le premier quadrant correspond principalement aux inégalités (1-39). Dans le


cours d’analyse infinitésimale, on montre que le changement de variable

x = F(u, v) (1-
40)

[8]
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y = G(u, v) (1-
41)

permet d’écrire, en fonction des variables u, v, la nouvelle expression de l’aire


de l’élément de surface plane. C’est dire :

d𝘗 = J(u, v)du dv (1-


42)


6X 6X

Y = |6u
6y
6v|
6y
(1-
6u 6v
43)

Dans notre cas particulier (uàr, v = 𝜃)cfr. (1-37) et (1-38), on a :

J = r |cos𝜃 −sin𝜃|
sin𝜃 cos𝜃
(1-44)

Soit

J=r (1-
45)

E06. Retrouver, par la géométrie élémentaire, l’aire d𝘗 du rectangle MPQN.

d𝜃 M P

Fig.1-3

[9]
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Où M
N est l’arc du cercle en O et de rayon rPQ, l’aire de cercle en O et e rayon
r + dr.

Les accroissements d𝜃 et dr sont infiniment petits. De sorte qu’avec une erreur


infiniment petite, le quadrilatère ci-dessus peut-être assimilé à un rectangle
dont le deux côtés consécutifs sont, par exemple, MN et NQ ayant pour
longueurs respectives rd𝜃 et dr.

Ainsi,

𝑑𝘗 = 𝑟 𝑑𝑟 𝑑𝜃 (1-46)

L’intégrale double (1-35) prend en coordonnées polaires, la forme ci-après :


⁄2 ∞
I² = ∫0 d𝜃 ∫0 re;2² dr (1-
47)

Or

d𝘗 = dxdy = rdrd𝜃 (1-


47/1)

et

x² + y² = r²
1 ⁄2 ∞
I² = d𝜃 2re;2² dr (1-
∫0 ∫0
2
48)

d(e;2² ) = −2re;2² dr (1-


49)
⁄2 (1-
∫ d𝜃 =
0 2
50)
1
I² = ⁄2 d𝜃 ∞ −(−2re;2² )dr

2 0
∫0
1 ∞
I² = 0 1 −d(e;2² ) (1-
∫0
2 2
51)
[10]
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I² = d(e;2² ) (1-

4 0
52)

I² = (1-
4
53)
1
I = √𝜋 (1-
2
54)

On en déduit la valeur de l’intégrale de Laplace

∫ 𝑒 ;𝑥² 𝑑𝑥 = √𝜋 (1-
0
55)

De même, la valeur, longtemps promise de Г (1⁄2), à savoir, cfr (1-31)

Γ(1⁄2) = √𝜋
(1-
56)

1
E07. Calculer Г .n + /
2

R07. Selon la relation de récurrence (1-20), on peut, de proche en proche,


2n:1 2n:1
calculer les différentes valeurs de Г . / car la demi-entier correspond à
2 2
1
n + = 2n:1 (1-57)
2 2

Si on pose
2n;1
p= (1-
2
58)
[11]
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on a
2n:1
p+1 = (1-
2
59)

de sorte qu’en vertu de (1-0), on peut écrire en n relations ci-après :


2n:1 2n;1 2n;1
Г. /= Г. / (1-
2 2 2
60/1)
2n;1 2n;3 2n;3
Г. /= Г. / (1-60/2)
2 2 2

<<<<<<<<<<<
3 1 1
Г. / = Г. / (1-
2 2 2
60/n)

Le lecteur, qui aurait été dérouté par le comptage des relations (1-60), doit
réfléchir en regardant attentivement le tableau ci-après :

n1 2 3 4 5 6 7 n

2n − 11 3 5 7 9 11 13 2n − 1 (1-
61)

Le tableau montre que le nombre impair 2n − 1 est le nième nombre naturel


impair.

Si on multiplie, membre à membre, les n relations (1-60) ci-dessus, on trouve


après toutes simplifications, les résultats :

1 1 1
Γ 𝑛+ = (2𝑛 − 1)‼ Γ
2 2𝑛 2 (1-
62)

[12]
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On va revenir sur ce résultat. En attendant, on introduit le concept de double


factorielle.

§7. DOUBLE FACTORIELLE

La double factorielle est un concept que l’on peut définir à partir du produit
des n seconds membres des relations (1-60) ci-dessus. Le produit déjà exprimé
sous la forme (1-62) donne lieu à la définition ci-après, à savoir :
1 1 (2n;1)(2n;3)(2n;5)…5×3×1 1
(2n − 1)‼ Г. / = Г . /(1-63)
2n 2 2n 2

Ainsi, on voit que :

(2n − 1)‼ = (2n − 1)(2n − 3)(2n − 5) … 5 × 3 × 1 (1-


64)

Autrement dit :
2n (2n;2)
(2n − 1)‼ = (2n − 1) …5 × 4 × 3 × 2 × 1 (1-
2n (2n;2)

65)

Soit
(2n)!
(2n − 1)‼ =
,n(n;1)(n;2)(n;3)…×3×2×1-2n
(2n)!
(2n − 1)‼ = (1-66)
2n ,n(n;1)(n;2)(n;3)…×3×2×1-

N
(2n − 1)‼ = (1-
D
67)

Le dénominateur comporte n facteurs. Ainsi,

$ D = 2n,n(n − 1)(n − 2)(n − 3) … × 3 × 2 × 1-


(1-68)

E08. Montrer que la niète 2n , 2n, 2, … 2 comporte n termes.

Enfin

[13]
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D = 2nn! (1-
69)

Finalement

(2𝑛)! (1-
(2𝑛 − 1)‼ =
70) 2𝑛𝑛!

Retour à la question E07.

Selon la première partie de la réponse à E07, voir ci-dessus, on a, cfr. (1-62) et


(1-70)

1 (2𝑛)!
Γ 𝑛+ = 2𝑛 √𝜋
2 2 𝑛!
(1-
71)

E09. Justifier, dans la réponse finale (1-71), la présence du facteur√ .

E10. Montrer que

Г .−n + / =
1 (;)n 22n n! 𝜋 (1-
2 (2n)!

72)
1 1 1
− Г .− / = Г . / (1-
2 2 2
73)

Car
1 1
=− +1 (1-
2 2
74)

Ainsi, on a les n relations


1 1 1
− Г .− / = Г . / (1-
2 2 2
75/1)

[14]
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3 3 1
− Г .− / = Г .− /
2 2 2
(1-75/2)
5 5 3
− Г .− / = Г .− /
2 2 2
(1-75/3)

<<<<<<<<<<.
2n;1 2n;1 2n;3
−. /Г. / = Г 0− . /1 (1-75/n-
2 2 2
1)
1 1 3
.−n + / Г .−n + / = Г 0−n + 1
2 2 2
(1-75/n)

En multipliant, membre à membre ces n relations, on trouve


1 1
(−)n (2n − 1)‼ Г .−n + / = √𝜋 (1-
2n 2
76)

Ou
1 22n n!
Г .−n + / = (−1)n 𝜋 (1-
2 (2n)!

77)

En effet, en vertu de (1-70),


1 22nn!
= (1-
(2n;1)! (2n)!

78)

E11.

lim𝗌→0 Г(𝜀 + 1)

0<𝜀

[15]
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R11.

Г(𝜀 + 1) = 𝜀Г(𝜀) (1-


79)

La valeur de 𝜀 étant positive la limite est positive

lim𝗌→0 Г(𝜀) = +∞

0<𝜀

E12. Représenter graphiquement la fonction

y = Г(x)

0<x

R12. On construira à partir de quelques points tirés du tableau des


variations ci-après

1 3 5
x 1 2 <
2 2 2

√ 3√
Г(x)√𝜋 1
2
1
4
<

1 2

Fig.1-4

E13. Représenter graphiquement la courbe Г(x)dans l’intervalle


ouvert-−1, 0,.

R13.

[16]
PROF NGOMA Mast 2024-2025
er
COURS DE COMPLEMENT MATH

-1 −1⁄ 0
2

Fig.1-5

En effet, pour toutes valeurs de

|x| < 1 (1-


80)

ou

Г(1 − x) = −xГ(−x) (1-


81)

Puisque, d’après (1-80) et la représentation graphique, fig.1-4 montre que :

0 < Г(1 − x) (1-


82)

On conclut que

−1 < Г(−x) < 0 (1-


83)

X
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Fig.1-6

E14. Calculer la longueur de l’arc de la courbe de la fonction

y = f(x) (1-
84)

Dans l’intervalle(a, b).

R14.

Y Q(x + dx, y + dy)

dsdy

P(x, y)dx M

x x + dx X

Fig.1-7

Y BA(1, f(a), B(b, f(b))

ds

(a, 0) x x + dx(b, 0)

Fig.1-8

[18]
PROF BUTSANA & ASS NGOMA BTP4 2019-2020
COURS DE COMPLEMENT MATH

Selon le triangle rectangle PMQ, fig.1-7

(ds)2 = (dx)2 + (dy)2 (1-


85)

Ou encore
ds 2 dy 2
. / =1+. / (1-
dX dX
86)

Ou encore
ds 2
. / = 1 + (y′)2 (1-87)
dX

Ainsi, sachant qu’une grandeur essentiellement positive

ds = ,1 + (y′)2-1⁄2dx (1-
88)

Ainsi, la longueur , de l’arc de courbe AB, fig 1-8

b
𝑃 = ∫a √1 + (y′)2dx
(1-89)
COURS DE COMPLEMENT MATH

Le problème que l’on vient de résoudre porte le nom de problème de


rectification d’un arc de courbe. Le calcul de l’intégrale (1-89) donne souvent
lieu à des difficultés parfois prohibitives. Cas de l’ellipse.

Dans la pratique, le radical de l’intégrale (1-89) peut être développé en série,


parfois calculé numériquement.

E15. Calculer la longueur de l’arc de cercle AB

B(0, R)

P(x, y)

[19]

c)

A(R, 0)

Fig.1-9

Le cercle c), fig.1-9 a pour équation paramétriques

NNNNNN [20]
COURS DE COMPLEMENT MATH
x = Rcos𝜃 (1-
90)

y = Rsin𝜃 (1-
91)

dy = (Rcos𝜃)d𝜃 (1-
92)

dy = x d𝜃 (1-
93)

dx = −R sin𝜃 d𝜃 (1-94)

dx = −y d𝜃 (1-95)
dy X cos
= −. / = − (1-96)
dX y sin𝜃

de sorte que
cos𝜃 2
(y′)2 = .− / (1-
sin𝜃
97)

1 + (y′)2 =
sin²𝜃:cos²𝜃 (1-
sin²𝜃
98)

R sin²𝜃:cos²𝜃 R 1 R 1 |d |
𝑃 = ∫0 √ sin²𝜃 d𝜃 = ∫0 √ sin²𝜃 d𝜃 = ∫0 d𝜃 = ∫R X (1-99)
sin𝜃 0 sin𝜃

Note

NNNNNN [21]
COURS DE COMPLEMENT MATH

La présence du signe (-) devant la différentielle (1-94) mérite un commentaire.


Le lecteur trouvera ce dernier sur le tableau des variations ci-après :

x 0 R

𝜃2 0 (1-100)

Les deux différentielles dx et d𝜃 varient en sens inverse, tandis que y et 𝜃


varient dans le même sens.

y R 0

𝜃2 0 (1-101)

Dans l’intégrale (1-99), c’est la valeur absolue de dx qui nous intéresse, car la
longueur est une grandeur essentiellement positive.

Ainsi, (1-99) s’écrira sous la forme :

𝑃 = R∫ ⁄2 sin𝜃 d𝜃 (1-
0 sin𝜃
102)

Ainsi finalement,
⁄2 ⁄2 0
𝑃 = R ∫0 d𝜃 = R,0- = R
2

𝜋 (1-
𝑃= 𝑅
2
103)

Circonférence du cercle

4R = 2𝜋R
2

E16.Rectifier l’arc de l’ellipse

NNNNNN [22]
COURS DE COMPLEMENT MATH

X² + =1 (1-
a² b²
104)

Situé dans le premier quadrant.

B(0, b)

P(x, y)

A(a, 0)

Fig.1-10

R16. Les équations paramétriques de l’ellipse, fig. 1-10 sont :

x = a cos𝜃 (1-
105)

y = b sin𝜃 (1-
106)

D’où

dx = −asin𝜃 d𝜃 (1-
107)

dy = bcos𝜃 d𝜃 (1-
108)
a
dx = − (b sin𝜃)d𝜃
b
(1-109)
a
dx = − yd𝜃 (1-
b
110)

Il est clair que l’on trouve également

NNNNNN [23]
COURS DE COMPLEMENT MATH
b
dy = x d𝜃 (1-
a
111)
dy b² a cos²𝜃
. /= (1-
dX a² b sin²𝜃
112)
b² cos²𝜃
(y′)2 = (1-
a² sin²𝜃
113)

Ainsi,
a²sin²𝜃:b²cos²𝜃
1 + (y′)2 = (1-114)
a²sin²𝜃

B(0, b)

Fig. 1-11

O (a 𝜀, 0)

Par définition, l’abscisse de foyer est a 𝜀, avec pour une ellipse

0<𝜀<1 (1-
115)

Selon le théorème de Pythagore appliqué au triangle OBF, fig. 1-11, on a :

a² = b² + a²𝜀² (1-
116)

D’où

b² = a²(1 − 𝜀²) (1-


117)

|dx| = |a|sin𝜃 d𝜃

NNNNNN [24]
COURS DE COMPLEMENT MATH
⁄2 a²sin²𝜃:b²cos²𝜃 1⁄2
𝑃 = a ∫0 . / d𝜃 (1-
a²sin²𝜃
118)
⁄2
𝑃 = a ∫0 (1 − 𝜀²cos²𝜃)1⁄2d𝜃

⁄2
𝑃 = a ∫0 (a²sin²𝜃 + b²cos²𝜃)1⁄2d𝜃 (1-
119)

b²cos² = a²(1 − 𝜀²)cos²𝜃 (1-


120)
⁄2
𝑃 = a ∫0 (1 − 𝜀²cos²𝜃)1⁄2d𝜃 (1-
121)

L’intégrale ci-dessus porte le nom de l’intégrale elliptique du second ordre.

Abel sut démontrer que cette intégrale (sa forme d’intégrale définie) ne peut
pas être calculée en termes d’un nombre fini de fonction élémentaire.

Ainsi, notre projet de calcul se heurte à un obstacle prohibitif en terme d’un


nombre fini d’opération.

§9. FONCTION BETA

La fonction

𝛽(m, n)

0<m (1-
122)

0<n (1-
123)

est définie par l’intégrale


1
𝛽(m, n) = ∫0 x m;1 (1 − x)n;1 dx (1-
124)

NNNNNN [25]
COURS DE COMPLEMENT MATH

En dehors des conditions (1-122) et (1-123), l’intégrale définie (1-124) ne


converge pas. L’intégrale définie (1-124) jouit d’un grand nombre de
propriétés.

§10. PROPRIETES DE SYMETRIE

Si, dans l’intégrale (1-124), on pose

y=1−x (1-
125)

on obtient :

dy = −dx (1-
126)

x 0 1

y 1 0 (1-127)

Ainsi, l’intégrale (1-124) prend la forme


0
I = − ∫1 (1 − y)m;1 yn;1 dy
(1-128)

Autrement dit
1
I = ∫0 yn;1 (1 − y)m;1 dy (1-
129)

Puisque, dans une intégrale définie le nom donné à la variable d’intégration


n’a aucune importance particulière, (1-129) ne peut ainsi être écrite sous la
forme équivalente
1
I = ∫0 x n;1 (1 − x)m;1 dx (1-
130)

C’est précisément la valeur de 𝛽(m, n), autrement dit :

NNNNNN [26]
COURS DE COMPLEMENT MATH

(1-
𝛽(𝑚, 𝑛) = 𝛽(𝑛, 𝑚)
131)

Exemples
3 7
1 x 1⁄2 (1 − x)5⁄2 dx = 𝛽 . , / (1-
∫0 2 2
132)
7 3
1 x 5⁄2 (1 − x)1⁄2 dx = 𝛽 . , / (1-
∫0 2 2
133)
3 7 7 3
𝛽. , / = 𝛽. , / (1-
2 2 2 2
134)

§11. CHANGEMENT DES BORNES

Dans l’intégrale (1-124), on peut poser


y
x= (1-135)
a

Où a est un nombre réel positif.

0<a (1-
136)
1
1 − x = (a − y) (1-
a
137)
1
dx = dy (1-
a
138)

x 0 1

y 1 0 (1-
139)

L’intégrale (1-124) prend alors la forme

NNNNNN [27]
COURS DE COMPLEMENT MATH
1 a
I= ym;1 (a − y)n;1dy (1-

am+n−1 0
140)

E17. Calculerl’intégrale
2
I = ∫0 x1⁄3(2 − x)2⁄3dx (1-
141)

R17.
2
m−1 = 1,n − 1 = (1-
3 3
142)
4
m= (1-143)
3
5
m= (1-
3
144)

m+n−1=2 (1-
145)

Par définition (1-140) on trouve


4 5 1
𝛽. , / = I (1-
3 3 2
146)

Soit
4 5
I = 2𝛽 . , / (1-
3 3
147)

Jusqu’à ce niveau, on n’a pas encore su calculer la valeur numériques de


𝛽(m, n).

§12. FORME TRIGONOMETRIQUE

Si, dans la définition (1-124), on pose


NNNNNN [28]
COURS DE COMPLEMENT MATH

x = sin²𝜃 (1-
148)

on a :

dx = 2sin𝜃cos𝜃d𝜃 (1-
149)

x 0 1

𝜃 0 𝜋⁄ (1-
2
150)

1 − x = cos²𝜃 (1-
151)

L’intégrale (1-124) peut alors prendre la forme

I = 2 ∫02(sin𝜃)2m;1(cos𝜃)2n;1d (1-152)

§13. PERIODE D’UN PENDULE SIMPLE

Si 𝜃0 est l’amplitude angulaire, l’énergie totale construite, vaut

E = mg𝑃(1 − cos𝜃0) (1-


153)

𝜃 < 𝜃0
(1-154)

On a
1
E = mv² + mg𝑃(1 − cos𝜃) (1-
2
155)

Avec

NNNNNN [29]
COURS DE COMPLEMENT MATH

v = 𝑃𝜃 (1-
156)

Ainsi, la conservation de l’énergie totale donne lieu à l’égalité :


1 m𝑃²𝜃 2 + mg𝑃(1 − cos𝜃) = mg𝑃(1 − cos𝜃) (1-
2
157)

Dans la suite, pour simplifier la question, on pose

𝜃0 = (1-158)
2

de sorte que le résultat (1-158) se réduit à l’expression


1 m𝑃²𝜃 2 = mg𝑃cos𝜃
2
(1-159)

g
𝜃 2 = 2 ( ⁄𝑃) cos𝜃 (1-

160)

Si on prend l’hypothèse
d𝜃
0< (1-161)
dt

dans ce cas, l’angle 𝜃 varie de la manière suivante

𝜃0 𝜃0

𝜃 𝜃 max 0 (1-162)

Selon (1-160), dans l’hypothèse (1-161), on a, au point le plus bas,


1⁄2
2g
𝜃 max = 4 ⁄𝑃5 (1-

163)

Dans l’hypothèse (1-162), on obtient, à partir de (1-160)

NNNNNN [30]
COURS DE COMPLEMENT MATH

2g⁄
d𝜃 = √ 𝑃 √cos𝜃dt (1-

164)

Ou
d𝜃 2g
= √ dt (1-
√cos𝜃 𝑃

165)

Ainsi, le quart de la période, T⁄4, vaut

( T⁄ ) = 𝑃 ⁄ ∫ ⁄2
(cos𝜃)1⁄2d𝜃
4 √ 2g 0

(1-166)

Selon la définition (1-152), on a :

⁄2 ⁄2
2∫ (sin𝜂𝜃)2m;1 (cos𝜃)2n;1 d𝜃 = 2 ∫ (cos𝜃);1⁄2 d𝜃
0 0
(1-167)

Autrement dit
1 1
m= ; n= (1-
2 4
168)

On recopie (1-166) sous la forme ci-après :


𝑃 ⁄2
T =√ 2 (cos)1⁄2d𝜃 (1-
2 2g
∫0

169)

1 1
𝑇 = 2√𝑃⁄2𝑔 𝛽 ( , )
2 4 (1-
170)

NNNNNN [31]
COURS DE COMPLEMENT MATH

§14. FONCTION 𝛽 SECONDE FORME TRIGONOMETRIQUE

A partir de la représentation (1-152), on peut poser

t = tg𝜃 (1-
171)
d𝜃
dt = (1-
cos²𝜃
172)

Voici quelques rappels intéressants :

sin²𝜃 + cos²𝜃 = 1 (1-


173)

En divisant, membre à membre, par cos²𝜃, on trouve, cfr (1-171)


1
co²𝜃
= 1 + t² (1-174)

Si, dans la relation (1-173), on divise à présent, membre à membre par sin²𝜃,
on trouve
1 1
=1+ (1-
sin²𝜃 t²
175)

sin²𝜃 = (1-
1:t²
176)
1
cos²𝜃 = (1-
1:t²
177)

Pour mémoire, on donne, ci-après, la variation de t (1-171) en fonction de 𝜃.

𝜃
𝜋⁄
2
NNNNNN [32]
COURS DE COMPLEMENT MATH

Fig.1-13

Ainsi, on a le tableau des variations

𝜃 0 𝜋⁄
2
0 0 (1-
178)

Selon les résultats (1-176), (1-177) et (1-152), on trouve


1 1
m; n;
∞ t² 2 1 2 dt
I=2 ∫0 .1:t²/ .
1:t²
/
1:t²
(1-
179)
1
⁄2 m;1⁄2 n;
𝛽(m, n) = 2 ∫0 (sin𝜃) (cos²𝜃) 2 d𝜃 (1-
180)
∞ t2m−1
I = 2 ∫0 dt (1-181)
(1:t²)m+n

E18. Calculer l’intégrale


∞ X²
I = ∫0 dx (1-
(1:X²)4
182)

R18.
∞ X²
2I = 2 ∫0 dx (1-
(1:X²)4
183)

En posant

m+n=4 (1-
184)

Ou

2m + 2n = 8
(1-185)

NNNNNN [33]
COURS DE COMPLEMENT MATH

Par ailleurs,

2m − 1 = 2 (1-
186)

En retranchant (1-186) de (1-185), on trouve

2n + 1 = 6 (1-
187)
5
n= (1-
2
188)
3
m= (1-
2
189)
1 5 3
I = 𝛽. , / (1-
2 2 2
190)

§15. RELATION ENTRE FONCTIONS GAMMA ET FONCTION BETA

Selon la définition (1-8)



Г(p) = 2 ∫0 y 2p;1 e;y² dy (1-
8)

on peut aussi écrire



Г(q) = 2 ∫0 x 2q;1 e;X² dx (1-
191)

En multipliant, membre à membre, les deux relations ci-dessus, on trouve


∞ ∞
Г(q)Г(p) = 2 ∫0 x 2q:1 dx ∫0 2y 2p;1 e;(X²:y²) dy
(1-192)

Dans cette intégrale double, le domaine d’intégration défini par les inégalités :

NNNNNN [34]
COURS DE COMPLEMENT MATH

0 ≤ x < +∞ (1-
193)

0 ≤ y < +∞ (1-
194)

est le premier quadrant tout entier. En coordonnées polaires, ce domaine est


défini par les inégalités :

0≤𝜃< (1-
2
195)

0 ≤ r < +∞ (1-
196)

Moyennant les transformations (1-90) et (1-91) et moyennant l’expression


jacobien (1-54), on peut exprimer en coordonnées polaires, l’intégrale double
(1-191)
⁄2 ∞
Г(q)Г(p) = 2 ∫0 (sin𝜃)2p;1 (cos𝜃)2q;1 d𝜃 × 2 ∫0 r 2(p:q);1 e;r² dr (1-
197)

En vertu des résultats (1-152) et (1-8), on a :


⁄2
2 ∫0 (sin𝜃)2p;1 (cos𝜃)2q;1 d𝜃 = 𝛽(p, q)
(1-198)

2 ∫0 r²(p + q);1 e;r² dr = Г(p + q) (1-
199)

Ainsi, selon (1-197), on obtient

Г(p)Г(q) = 𝛽(p, q)Г(p + q) (1-


200)

Γ(𝑝)Γ(𝑞)
𝛽(𝑝, 𝑞) =
Γ(𝑝 + 𝑞)
(1-
201)

NNNNNN [35]
COURS DE COMPLEMENT MATH

E19. Calculer la période du pendule simple

𝜃0 = (1-
2
202)

Selon le résultat final (1-170),


1 1
. /. /
T = 2√𝑃⁄2g 2
3
. /
4
(1-203)
4

E20. Calculer l’intégrale


2
I = ∫0 x1⁄3(2 − x)2⁄3dx

R20. On a obtenu le résultat (1-147), à savoir


4 5
I = 2𝛽 . , / (1-
3 3
147)

Selon (1-201), on a :
4 5
I = Г. /Г. / (1-
3 3
204)

§16. FORMULE DE LEGENDRE (DUPLICATION)

On se rappelle la relation

sin(2𝜃) = 2sin𝜃cos𝜃 (1-


205)

Si on pose

𝜑 = 2𝜃 (1-
206)

NNNNNN [36]
COURS DE COMPLEMENT MATH
,Г(n)-2
𝛽(n, n) = (1-
Г(2 n)
207)

Or
⁄2
𝛽(n, n) = 2 ∫0 (sin𝜃cos𝜃)2n;1 d𝜃
(1-208)
⁄2
𝛽(n, n) = 2K ∫0 (2sin𝜃cos𝜃)2n;1 d𝜃 (1-
209)

1 2n;1
K=. / (1-
2
210)
1
𝛽(n, n) = 2K 𝜃< ⁄2,sin(2𝜃)-2n;1 d(2𝜃) (1-
∫𝜃<0 2
211)
⁄2
2n;1 𝛽(n, n) = 2 ∫0 (sin𝜑)2n;1 d𝜑 = 𝛽(p, q) (1-
212)

Si 𝜃 varie 0
2

𝜑 varie 0 𝜋

Raison pour laquelle on a multiplié l’intégrale par 2.


1
q= (1-
2
213)

p=n (1-
214)

D’où
1
Г. /Г (n)
22n;1 𝛽(n, n) = 2 1
(1-
Г.n: /
2

215)

NNNNNN [37]
COURS DE COMPLEMENT MATH
1
Г(n) Г. /
2n;1 = 2
2 = 1 (1-
Г(2n) Г.n: /
2

216)

Enfin,

1
Γ(𝑛)Γ.𝑛: /
Γ(2𝑛) = 2 22𝑛;1
√π
(1-
217)

§17. FORMULE DE STIRLING ET DEVELOPPEMENT ASYMPTOTIQUE


1 1 139 517
Г(p) = (2𝜋p)1⁄2 pp e;p 01 + + − − 1 (1-
12p 288z² 51840z3 2488320z4

218)

E21.

I = ∫0 x² e;X² dx

R21. Selon (1-8), on a :

1 Г(p) = ∫∞ x 2p;1 e;X² dx


2 0

On pose

2p − 1 = 2
3
p=
2

D’où
3
1Г. /=I
2 2

Avec
3
Г. / = √
2 2

NNNNNN [38]
COURS DE COMPLEMENT MATH

1 √𝜋 √𝜋
= =𝐼
2 2 4

E22. Calculer
∞ X4
I = ∫0 (3:5X²)4
dx

R22.
1 ∞ X
I= 4 dx

81 0
4
.1:5X²/
3

On pose

t² = 5 x²
3

5
t=√ x
3

3
dx = √ dt
5

3 2
x4 = . / t4
5

1 3 5 21 t4
I= . / 0 ∞ 1
81 5 2
. 2 ∫0 dt
(1:t²)4

Selon (1-181), on a :
5
2m − 1 = 4 ⟹ m =
2

3
m+n=8⇒n=
2 2
5⁄2 5 3
5⁄2 5⁄2
1 3 5 3 1 3 Г. /Г. / 1 3
I= . / 𝛽. , / = ./ 2 2
= ./ . /
162 5 2 2 162 5 Г(4) 162 5 6

E23. Calculer
∞ 4
I = ∫0 x²e;X dx

R23. On pose

NNNNNN [39]
COURS DE COMPLEMENT MATH

u² = x4

u = x², x = u1⁄2

du = 2x dx
1
I= ∞
u1⁄2 e;u² du

2 0
4I = 2 ∞
u1⁄2 e;u² du
∫0
1 3
2p − 1 = ⟹ p =
2 4
3
4I = Г . /
4

1 3
𝐼 = Γ( )
4 4

NNNNNN [40]
COURS DE COMPLEMENT MATH

CHAPITRE II. TRANSFORMEE DE LAPLACE

§01. Définition

La transformée de Laplace d’une fonction : → Œ est une fonction ➚: Œ → Œ


définie par l’intégrale de Laplace
:∞
➚(p) = ∫ f(t)e;pt dt (2 − 1)
0

A cet effet, on note

➚(p) = 𝑓 *f(t)+ (2 − 2)

Avec

f(t) : Fonction originale

➚(p) : Transformée de Laplace ou image

§02. Propriétés

 f est causale car f(t) Ξ 0 ✯t < 0.


En effet, la partie ; du domaine de définition de f n’est pas dans
l’intégrale de Laplace. C’est pour cette raison que l’on considère que la
fonction y est nulle.
 f est localement sommable sur : c'est-à-dire sommable sur tout
intervalle borné de :

 f est de classe exponentielle c'est-à-dire E 𝜎 ∈ et t ≥ T telle que


|f(t)| ≤ 𝛽e𝜎t avec 𝛽 > 0

Une fonction remplissant ces trois propriétés est dite de classe 𝑓.

La transformée de Laplace étant une fonction complexe de Œ → Œ , l’étude


de ses propriétés dans le plan complexe repose sur la théorie des fonctions
analytiques.

NNNNNN [41]
COURS DE COMPLEMENT MATH

 Propriété de ➚(p) : si la fonction f(t) est de classe 𝑓, il existe un réel 𝜎0


appelé abscisse de sommabilité telle que sa transformée de Laplace ➚(p)
est analytique dans le demi-plan Re p > 𝜎0 et satisfait la condition

lim |➚(p)| = 0
|p|→∞
Re p > 𝜎0

§03. Transformation de Laplace inverse

Soit ➚: Œ → Œ une fonction analytique dans un demi-plan Re p > 𝜎0 et


satisfaisant la condition

lim |➚(p)| = 0
|p|→∞
Re p > 𝜎0

Alors la fonction définie par


1
f(t) = ∫∆ ➚(z)ezt (2 − 3)
2i𝜋

Où ∆ est un chemin rectiligne

Re z = 𝜎 < 𝜎0 (2 − 4)

Est une fonction causale telle que

𝑓*f+ = ➚ (2 − 5)

L’expression (2 − 5) peut être notée :

f = 𝑓 ;1 *➚+ (2 − 6)

L’expression (2 − 6) est la transformée inverse de ➚. L’intégrale complexe qui


apparaît dans cette définition est appelée intégrale de Bromwich-Wagner.

§04. Théorèmes

1. Théorème de la valeur initiale

Si limt→0+ f(t) = f(0: ) est bornée, alors

lim p➚(p) = lim f(t) = f(0: ) (2 − 7)


t→0 t→0+

NNNNNN [42]
COURS DE COMPLEMENT MATH

2. Théorème de la valeur finale

Si limt→∞ f(t) est bornée, alors

lim p➚(p) = lim f(t) (2 − 8)


p→0 t→∞

§05. Propriétés de la transformation de Laplace

Ces propriétés sont présentées sous la forme d’un tableau repris ci-dessous :

f(t) (p)
Linéarité af + bg aF + bG
Changement d’échelle f(at) 1 p
➚. /
a > 0) a a
Décalage temporel f(t − t0)u(t − t0) e ➚(p)
;pt

Décalage /p eatf(t) ➚ (p − a)
n;1
Dérivation /t f n(t)
pn ➚(p) − ∑ pn;k;1
k<0
Dérivation /p tnf(t) dn➚(p)
(−)n
dpn

Intégration /t ➚(p)
∫ f(t′)dt′
0 p
Intégration /p f(t) ∞
f(0) = 0 ∫ ➚(p′)dp′
t 0
T
Périodicité temporelle ( sur fT − périodique 1
:)
∫ f(t) e;pt dt
1−e ;pT
0
Convolution f(t) * g(t) F(p)G(p)

§06. Transformées des fonctions usuelles (p > 𝜎0)

f(t) (p)
u(t) 1
𝜎0 = 0
p
eatu(t) 1
𝜎0 = 0
p−a
cos(mt) u(t) p
𝜎0 = 0
p + m2
2

sin(mt) u(t) m
𝜎0 = 0
p2 + m2
𝛿n pn

NNNNNN [43]
COURS DE COMPLEMENT MATH

t𝖺u(t), 𝘢 > −1  (p + 1)
𝜎0 = 0
p𝖺:1
cosh (mt) u(t) p
𝜎0 = |b|
p2 − b2
sinh(mt) u(t) b
𝜎0 = |b|
p2 − b2

§07. Exercices

E01. Déterminer les transformées de Laplace des fonctions suivantes :

1) t3e3tu(t)
cos √t
2) u(t)
t
1 2 ⁄t
3) e;a u(t)
√t

E02. Déterminer les transformées de Laplace inverses des fonctions suivantes


2p2 ;4
1)
p3 :3p2 :7p:5
p:a
2) ln p:b 0<b<a

Corrigé

R01

1.1. Soit 𝑓*t 3 f(t)+ = (−)3 ➚(3) (p)

Avec

f(t) = e3tu(t)
1
⇒ ➚(p) =
p−3

Il s’ensuit que
6
𝑓*t 3 e3t u(t)+ =
(p − 3)4

1.2. On utilise ici le développement de

NNNNNN [44]
COURS DE COMPLEMENT MATH

u2n
cos u = ∑(−)n
(2n)!
n≥0

On obtient
1
n;
cos √t t 2
= ∑(−)n
t (2n)!
n<0

Le rayon de convergence de ce développement est infini et il y converge


uniformément. On peut par conséquent en prendre la transformée de Laplace
terme à terme :
1
∑ (−)n  .n + / ∑ ( )n( )
cos √t n<0 2 = n<0 −
𝑓8 9=
2n ! √𝜋 𝜋
p
t n:
1
n:
1 = √ e;1⁄4p
(2n)! p 2 (2)2n n! p 2

La fonction ➚(p) une singularité p = 0, ce qui donne 𝜎0 = 0et cela est bien
cos √t
l’ordre exponentiel de
t

2 −(a −√pt)2
∞ e−a ⁄t−pt ∞e ⁄√t
1.3. ➚(p) = ∫0 dt = e;2a√p ∫ dt
√t 0 √t

On pose
a
u= − √pt
√t

On obtient :

a √p
u′(t) = − − < 0 ✯t ≥ 0
2 √t 2 √t

La fonction u est décroissante de +∞ (pour t = 0) à −∞ (pour t → ∞)

En exprimant t en fonction de u, on obtient :


2
√p(√t) + u(t) − a = 0

Ce qui donne :

1
√t = 4−u ± √u2 + 4a√p5
2√p
NNNNNN [45]
COURS DE COMPLEMENT MATH

Il faut que l’on ait √t ≥ 0

Ce qui implique

1
√t = 4−u ± √u2 + 4a√p5
2√p

Et

dt 1 u
= l−1 +
√t √p
√u2 + 4a√p
𝗁 )

L’intégrale devient :

:∞
e;2a√p 2 u
➚(p) = ∫ e;u l1 − du
√p ;∞ √u2 + 4a√p
𝗁 )
2
u e−u
Le terme est intégrable et impair, son intégrale sur (−∞, +∞) est donc
√u2 :4a√p

nulle par symétrie ; il vient :

:∞
e ;2a√p 2 𝜋
➚(p) = ∫ e;u du = √ e;2a√p
√p ;∞ p

R02

2.1. On décompose la fraction rationnelle en éléments simples, on obtient :


2p2 − 4 1 1 5p − 3
= (− + )
p3 + 3p2 + 7p + 5 2 p + 1 p2 + 2p + 5

Le tableau des transformées des fonctions usuelles nous permet d’écrire :


m
𝑓*e;at sin(mt)u(t)+ =
(p + a)2 + m2
p
𝑓*e;at cos(mt)u(t)+ =
(p + a)2 + m2

Pour qu’apparaissent les expressions de ce type, on décompose

NNNNNN [46]
COURS DE COMPLEMENT MATH
5p − 3 p+1 2
=5 −4
p2 + 2p + 5 (p + 1)2 + 4 (p + 1)2 + 4

On obtient finalement :

2p2 − 4 1
𝑓 ;1 8 9= ,−e;t + 5e;t cos(2t) − 4e;t sin(2t)-
p3 + 3p2 + 7p + 5 2

2.1. On développe la fonction en puissance de 1⁄p pour p > sup(a, b)

a b a n b n
ln | p + a | = ln (1 + ) − ln (1 + ) = ∑(−)n:1 6( ) − ( ) 7
p+b p p p p
n<0

On prend la transformation inverse de la série terme à terme

p+a 1 (at)n − (bt)n 1


𝑓 ;1 {ln | |} = ∑(−)n:1 6 7 u(t) = − (e;at − e;bt )u (t)
p+b t n! t
n<0

Chapitre III : POLYNOME D’HERMITE

§01. L’OSCILLATEUR HARMONIQUE SIMPLE

On appelle ainsi, tout système caractérisé par le potentiel

NNNNNN [47]
COURS DE COMPLEMENT MATH

V  1 m2x2 (3-01)
2

L’équation de Schrödinger prend alors la forme

 d   1 m2x2 E
2 2

(3-02)
m dx2 2

Cette équation fut résolue, pour la première fois par (1) Schrödinger (voir
notice bibliographie).

Pour résoudre l’équation (4-02), la première étape commence par un


changement d’unités.

Unité de Longueur

On se rappelle le problème de l’oscillateur harmonique simple, en mécanique


rationnelle.

A savoir tout système décrit par l’équation différentielle ci après :

dx2  1 m2x 0
2
(3-03)
dt 2

On a montré que l’énergie totale vaut

NNNNNN [48]
COURS DE COMPLEMENT MATH

E  1ka2 (3-04)
2

Soit

E 1 m2a2 (3-05)
2

On prend comme unité de longueur, l’amplitude a de l’oscillateur classique


dont l’énergie totale est donnée par l’expression (4-05).

Ainsi, la longueur, élongation, x est exprimé en fonction de cette nouvelle


unité. On écrit :

x = ax′ (3-06)

où la variable x’ est, cette fois, une véritable sans dimensions.

Unité d’énergie

L’unité d’énergie est par définition, l’énergie (4-05) de l’oscillateur dont


l’amplitude est choisie comme unité de longueur.

Pour toutes les autres énergies, on écrira

NNNNNN [49]
COURS DE COMPLEMENT MATH


E (3-07)

Où l’énergie choisie comme unité est (4-05), soit

(3-08)

Par conséquent (4-07) prend la forme plus précise

E  1 

(3-09)
2 



A ce niveau on peut, enfin, préciser la valeur de l’unité de longueur a. A cet
effet, on identifie les relations (4-05) et (4-09).

Pour 1 ; on trouve ainsi l’égalité

 m2a2 (3-10)

On obtient ainsi l’unité de longueur, à savoir

NNNNNN [50]
COURS DE COMPLEMENT MATH
1 
a 
2
(3-11)
m
§02. EQUATION DE SCHRÖDINGER, NOUVELLE FORME

Compte tenu du système d’unités adoptées ci-dessus, l’équation de


Schrödinger (3-02), en raison des unités

d  dx' d (3-12)
dx dxdx'

d 1 d
dx adx'
d2 1  d 2
2  2 
dx'  (3-13)
dx a  

Prend la forme ci-après :

 d 2 1 2 2 2
2
1 
 2     m a x'     (3-
2ma dx'  2 2 
14)

Soit, en remplaçant a par sa valeur (3-11) :

m d 2 1 2  2
2
1 
 
2m    m x'  2 
dx' 2 m  (3-
15)

Soit

NNNNNN [51]
COURS DE COMPLEMENT MATH



 d 2   2
2
1 
    
2 dx'  x'    (3-
  2 2 
16)

Soit


 (3-
17)

§03. EQUATION ASYMPTOTIQUE

L’équation différentielle (3-17) prend une forme particulièrement simple


lorsque :

x' (3-
18)

Puisque le paramètre λ est une constante, on a, dans la condition (3-18) :

 x'2 (3-
19)

NNNNNN [52]
COURS DE COMPLEMENT MATH

L’équation différentielle (3-17) encadrée ci-dessus prend la forme approchée

 d 2 2
   x'  (3-
dx'
 
20)

N.B. En raison des confusions, toujours possible, entraînées par la notation x’,
on procède à la substitution

x'x (3-
21)

Toutefois, il faut garder à l’esprit la caractéristique selon laquelle, la variable x


est désormais sans dimension.

Dans le contexte (3-21), l’équation différentielle (3-20) prend la forme

(3-
22)

La solution asymptotique est

NNNNNN [53]
COURS DE COMPLEMENT MATH

  xnex 2
2
(3-
23)

avec

d   e
x
2

nxn1  x
n1 2
(3-
dx
24)

 
d2  nn1xn2 2n1xn nxn xn2 ex2
dx
(3-
2
25)

Selon la condition asymptotique, on obtient

d2  x2xnex2 2 

  (3-26)
 
2 

dx



Soit la relation (3-22)

En vertu de la solution asymptotique (3-22), on propose, pour une valeur


arbitraire de x la solution

(3-
27)

NNNNNN [54]
COURS DE COMPLEMENT MATH

Vérifiant l’équation différentielle

d2  x2  0
dx2
  (3-

28)

Déjà écrite ci-dessus (3-17).

Pour qu’il en soit ainsi, la fonction xdoit vérifier une certaine équation
différentielle découlant de la solution (3-27).

En effet,

2  2 x2 2  x2  2


x2
D e 2  ''e 2  'xe 2  xD2e 2

 x2
 
(3-29)
 0 1   2








Formule de Leibniz

Dnuv
 (nr)DnruDrv
n

r0

NNNNNN [55]
COURS DE COMPLEMENT MATH

Df(x) = f(x)

Or

Dex 2 xex 2
2 2
(3-

30)



D2 ex 2   x2 1ex 2  2
(3-

31)

Ainsi

 x2
 
  
 x
2

D xe 2  '2x' x 1  e
2 2 2

(3-
 
32)

Ainsi, l’équation différentielle (4-28) donne lieu à l’équation différentielle


cherchée, à savoir

(3-
33)

NNNNNN [56]
COURS DE COMPLEMENT MATH

Telle est la condition à laquelle doit satisfaire la fonction x introduite dans
la solution générale (3-27).

§04. METHODE DE FROBENUS

Pour résoudre l’équation différentielle (3-33), on propose la solution générale


 
 x  ak
xk
 (3-
 k0

34)

Dans ce cas

'x ak kxk1 (3-
k0

35)

''xak kk  1x
k2
(3-
k0

36)

Par substitution dans l’équation différentielle (3-33), on obtient l’expression

a k k  1xk2 a 2k  1ak 0


 
(3-
k k
k0 k0

37)

§05 EQUATION INDICIELLE

Selon le théorème fondamental de l’algèbre, le coefficient de chacun des


termes ci-dessus (3-37), il y en a une infinité, doit être nul. Or la puissance la
plus petite est 2 à, elle correspond à la valeur k = 0.
Le coefficient de cette puissance, soit a0 1.
Il en résulte l’équation

a010 (3-
38)

NNNNNN [57]
COURS DE COMPLEMENT MATH

Selon un développement ci-après, on va voir que le coefficient a0 est une


constante arbitraire. L’équation (3-38) se réduit donc à l’équation

10 (3-
39)

Dont les racines sont :

(3-
40)

et

(3-
41)

Selon la racine (3-40), le développement (3-37) prend la forme

a kk 1xk2 a 2k  1xk 0


 
(3-
k k
k0 k0

42)

§06. RELATION DE RECURRENCE

Selon le résultat (3-42), le coefficient k dexk doit être nul. Il en résulte la


radiation

ck ak2k2k1ak2k10 (3-
43)

Il en résulte la radiation de récurrence (RR) cherchée, à savoir :

NNNNNN [58]
COURS DE COMPLEMENT MATH

(3-
44)

Conséquences de la RR

4n41
Si n est un entier naturel, on a

a2n 
2n2n1 2n2
a (3-

45/1)

a2  01a0 (3-
2x1
45/n)

Si on connaît la relation de λ, on retirerait facilement la valeur de a2n en


fonction de a0.

C’est précisément l’un des objectifs poursuivis ci-après.

Avec  0, la puissance la plus faible dans le développement (3-37) était x ;2 .

C’est le cœfficient qui a donné naissance au terme en x ;2 . Le terme en x-1


résulte de la valeur

1 (3-
41)

Le coefficient c1 correspondant est

C1 = a1x1x0 =0 (3-
46)

Ce coefficient c1, nul que soit la valeur donnée au paramètre a1, montre que a1
est une constante arbitraire. De même la puissance de x ;2 . est

NNNNNN [59]
COURS DE COMPLEMENT MATH

a0x0x(−1) = 0 (3-
47)

donne lieu à la constante arbitraire a0

On dispose ainsi de deux constantes arbitraires a0 et a1.

On a vu que théoriquement, les coefficients pairs peuvent, chacun, être


calculés en fonction de a0.

De la même façon, on obtient les n relations de récurrence

a  4n21a (3-
2n1
2n12n 2n1
48/1)

a3  21a1 (3-
3x2
48/n)

Les coefficients impairs peuvent donc être calculés en fonction de a1.

Les cœfficients pairs donnent donc lieu à la solution paire e x. En anglais, le
mot pair se dit « even ».

ex ao a2x2 ...a2nx2n ... (3-


49)

Par contre, les coefficients impairs, (en anglais, se dit odd) donnent lieu à la
solution impaire o x

 ox a1xa3x3 ...a2n1x2n1 ... (3-
50)

Les deux solutions e x et o x sont linéairement indépendantes. On sait, en


effet, selon le théorème d’Abel que le Wronskien peut être calculé par
n’importe quelle valeur de x, soit x0.

NNNNNN [60]
COURS DE COMPLEMENT MATH

Si W, est différent de zéro, pour x0, alors ce coefficient est partout différent de
zéro.

Or, sachant que

'e x2a2x...2na2nx2n1 ... (3-


51)

'0 xa1 3a3x2 ...2n1a2n1x2n ... (3-


52)

De sorte que

e 0 a0 (3-


53)

00 0 (3-
54)

'e 00 (3-


55)

'0 0a1 (3-


56)

De sorte qu’au point x = 0, on a


a0 0
W(0)  (3-
0 a1
57)

La solution dégénérée

x0 (3-
58)

Etant à écarter, du point de vue physique. Solution qui entraînerait soit a0 =


0, soit a1 = 0.

Ainsi, tous les cas admissibles impliquent

NNNNNN [61]
COURS DE COMPLEMENT MATH

a0a1 0 (3-
59)

Ainsi on trouve, à partir de (4-57) et du théorème d’Abel

We x,o x 0 (3-


60)

Les solutions e x et o x sont linéairement indépendantes.


La solution la plus générale de l’équation différentielle linéaire (3-33) est donc
donnée par l’expression

(3-
61)

Les exigences de la Mécanique Quantique, lorsqu’elle vérifie la


condition

limxx0 (3-
62)

Il n’est pas évident que la solution e x etx ci-dessus vérifient cette
condition.


Autrement dit, la convergence des séries e x et o x n’est pas du tout
évidente.

En effet, selon le critère de Cauchy ou critère des termes consécutifs.


Selon la somme infinie e x , on a

ex a0 a2x2 ...a2n2x2n2 ... (3-


63)

tn=a2n-2x2n-2 (4-
64)

NNNNNN [62]
COURS DE COMPLEMENT MATH

tn+1=a2nx2n (3-
65)

n e tn1 (3-
tn
66)

soit

n e  a2n n2 (3-


a2n2
67)

L’examen de o x, où
on a1xa3n3 ...a2n1x2n1 a2n1x2n2 ... (3-
68)

Ainsi

n o  a2n1 x2 (3-


a2n1
69)

Si on considère la fonction ex2 développée en série, on a :


1 x   x   x  ...
2 2 2 2 3
x2
e
(3-
1! 2! 3!
70)

Soit
2
ex 1 x  x4  x6 ..
2

(3-
1! 2! 3!
71)

Ou enfin


ex2
 x
 k!
 2k
(3-
k0

72)

NNNNNN [63]
COURS DE COMPLEMENT MATH

Si on applique, à cette série, le critère de Cauchy, on doit considérer le quotient


n c tn1  n
2
(3-
tn  n
73)  
Car
  x2n2


tn c 
n1! (3-

74)
c x
2n
t (3-
n1
n!
75)

A partir de ce moment, o, doit remonter à la RR (3-44) d’om on tire : 


ak2  2k1  (3-

k2k1

ak
76)

Or le critère de Cauchy est appliqué dans les conditions asymptotiques, c’est-


à-dire pour K (ou n) très grand. Ainsi, dans ce cas on utilise la notation pour
rappeler le contexte asymptotique.

Dans le cas (3-76), on a :

Ainsi on trouve, puisque

12k (3-
77)
ak2  2k (3-
ak k2
78)

Car, on a également

NNNNNN [64]
COURS DE COMPLEMENT MATH

2«k (3-
79)

1«k (3-
80)

Ainsi
ak2  2
ak k (3-
81)

de même, Crf (3-67)

n e  2 x2 (3-
n
82)

de même, Crf (3-69)

n o  2 x2 (3-
n
83)

La fonction exp(x²) peut-être écrite sous la forme

 
expx2   x
n

npair

n2 !
(3-

84)

n2k 0,2,6,...,r
r 2!
tr1   2  x2
(3-
tr  r !
2
85)

NNNNNN [65]
COURS DE COMPLEMENT MATH
r2!
 2   2 (3-
 r ! r
2
86)

de telle sorte que par cette exponentielle, on a également

n c  2 x2 (3-
n
87)

On montre que, Cfr Morse and Feshbach (methods of theoretical physics) que
 
l’égalité des rapports n e , n o , n c signifie qu’asymptotiquement, les trois
séries sont identiques.

Autrement dit :

e x ex
2
(3-
88)

o x ex
2
(3-
89)

Ainsi, selon le résultat (3-27), ce comportement asymptotique entraînerait les


solutions :

e x ex 2
2
(3-
90)

o x ex 2
2
(3-
91)

Or, en raison de la restriction (3-62), ces deux solutions sont inacceptables. Par
conséquent, les séries e x et o x, Cfr (3-51) et (3-52) se réduisent à des
polynômes de degrés finis n. si le degré de chacun de ces polynômes doit être
fini, alors le dernier terme non nul doit être le terme en an.

Il faut pour cela, que l’on ait, Cfr (3-44)

NNNNNN [66]
COURS DE COMPLEMENT MATH
2n1
an2 
n2n1an 0 (3-

92)

Ce résultat n’est possible que si

2n10 (3-93)

Autrement dit

(3-
94)

En vertu de ce résultat et de la définition (3-09), on trouve les énergies propres

En  2n1 w (3-
2
95)

Soit

(3-
96)

Ainsi, et c’est une règle générale en mécanique quantique, les énergies propres
comme toutes les valeurs propres des observables quantisées découlent des
conditions aux frontières.

Dans le cas précédent, c’était le comportement asymptotique par x .


§08. FONCTIONS PROPRES

Avec la valeur de (3-94), on peut remonter sur les relations (3-45), à savoir :

2n4
a2n 
2n2n1 2n2
a (3-

96/1)

NNNNNN [67]
COURS DE COMPLEMENT MATH
2n8
a2n2 
2n22n3a 2n4 (3-

96/2)
2n12
a2n1 
2n42n6a 2n6 (3-

96/3)

2n4r
a2n2r2 
2n2r22n2r1a2n2r (3-

96/r)

En multipliant, membre à membre, les r expressions, on obtient, après toutes


les simplifications, le résultat ci-après :

a  r 2r n2n4n6...n2ra (3-


2n
2n2n1...2n2r1 n2r
97)

Les polynômes e(x) et o(x) discutés ci-dessus portent le nom de polynôme


d’Hermite, si le coefficient a2n vaut :

a2n 22n (3-


98)

Ainsi, le coefficient a2n-2r est parfaitement déterminé :

a2n2r  An,r22n
 
Bn,r
(3-

99)

Où les coefficients A (n, r) et B (n, r) découleraient de la relation précédente


précisée par (3- ) et (3- ).

Ainsi,

NNNNNN [68]
COURS DE COMPLEMENT MATH

A(n,r)  2n!
2n 2r !
(3-

100) 
Car,  

2n2,12n2...2n2r22n2r1  2n!  
2n2r !
(3-

101)


Bn,rn2n4n6...n2r (3-
102)

Le lecteur pourra étudier, de la même façon le polynôme impair 2n1x



Au paragraphe ci-après, on revient sur ces polynômes.

§09. POLYNOMES D’HERMITE

Par définition, un polynôme d’Hermite Hn(x) est un polynôme pair ou


impair de degré n. le coefficient du terme xn doit être égale à 2n (cfr 3-98).

Enfin, le polynôme Hn(x) est la solution de l’expre3ssion différentielle (3-33)


dans laquelle<compte du résultat (3-94).

Ainsi, l’équation différentielle d’Hermite est :

(3-
103)

Lorsque l’entier n est pair, la relation de récurrence (3-44), montre que tous les
autres coefficients sont parfaitement déterminés.

On examinera, à titre d’illustration, les relations (3-96/i).

NNNNNN [69]
COURS DE COMPLEMENT MATH

I = 1,2 … , r (3-
104)

Exemples

Hox1 (3-
105)

Par définition, un polynôme de degré zéro a la forme :

f(x) = a0 (3-
106)

La puissance la plus élevée de ces polynômes est zéro.

Par conséquent, selon la définition d’un polynôme d’Hermite, si le polynôme


(3-106) est un :

a 0 = 20 (3-
107)

telle est la puissance du résultat (3-106).

Puisque le polynôme H1(x) était de degré 1, on a

H1(x) = 2x (3-
108)

Par définition de polynôme impair, le polynôme H2(x) doit avoir la forme ci-
après :

H2(x) = a2x² + d0 (3-


109)

d2 = 2² (3-
110)

NNNNNN [70]
COURS DE COMPLEMENT MATH

Le coefficient a0 découle de (3-44).

Ainsi

a2 04a0 (3-
2x1
111)


Soit
4 4 a0
2
Ainsi

d0 = −2 (3-
112)

de sorte que

(3-
113)

Selon la même approche,

H3x8x3 a1x (3-


114)

avec la relation de récurrence (3-44), on a :

8 26a1 (3-
3x2
115)

Puisque n vaut 3, on en déduit la valeur

a1 = −12 (3-
116)

de sorte que la forme explicite de H3(x) est

NNNNNN [71]
COURS DE COMPLEMENT MATH

H3x8x3 12x

EXERCICES

1. Expliciter la représentation de H2n (x) et H2n:1 (x)

Réponse

Selon la relation de récurrence (3-44)


4
an 
nn1 n2
a (3-

118/1)
8
an2 
n2n3an4 (3-

118/2)
12
an4 
n4n5an6 (3-

118/3)

a 
 4r a (3-
n2r2
n2r 2n2r 1 n2r
118/r)

En multipliant, membre à membre, ces r expressions, on obtient, après toutes


les simplifications :
1r 4r r!
an 
n! an2r (3-
n2r!
119)

Car
nn1n2...n2r1nn1...n2r1n2rn2r1...1 n!

n2rn2r1...1 n2r!

NNNNNN [72]
COURS DE COMPLEMENT MATH

Aussi, sachant que an=2n, on a :

(3-
120)

A titre de test, on détermine H3(x), H2(x), H4(x) et H5(x)

H2(x) = 8x3 + a1x

n = 3 : 3 − 2r = 1, r = 1

De sorte que

a123!
1!
(cfr 3-117) a1 = −12

H4x16x4 a2x2 a0 (3-


121)

a 2 4!
2

2
2
a2 48 (3-
122)

4 − 2r = 0 ; r = 2

a0  4!
2
a0 = 12 (3-
123)

Ainsi

NNNNNN [73]
COURS DE COMPLEMENT MATH

(3-
124)


H5 32x a3x x1x
5 3
(3-
125)

5 − 2r = 3, r=1

a 85! 16
3
...
5 − 2r = !: 4 = 2r : r = 2

a1  2x120
2!
a1 = 120

(3-
126)

Preuve

a  610a
5 (Méthode analytique)
20 3

32 1a a 16


5 3 3

210 160 8a


a3  a
3x2 1 6 1
a1
20a1 12
6
2. Calculer le terme indépendant de H2n(x)

Réponse

NNNNNN [74]
COURS DE COMPLEMENT MATH

2n − 2r = 0, r = n

Ainsi

(3-
127)

C’est le terme indépendant de H2n(x).

Calculer le terme indépendant de H2(x), H4(x) et H6(x)

Réponse

H2(x) = −2, Cfr (3-112)

H4(x) =
4!
2!
Soit

H4(0) = 12 Cfr (3-123)

H (0)  72012 (3-


6
6
128)

§10. RELATION DE RECURRENCE DES POLYNOMES Hn(X)

On appelle l’équation différentielle des polynômes d’Hermite,


H'' 2xH' 2nH 0 (3-103)
n n n

Il est facile de voir que le polynôme

f(x) = H′n(x) (3-


129)

est aussi solution de l’équation d’Hermite (3-103).

NNNNNN [75]
COURS DE COMPLEMENT MATH

En effet,

f 'n H'n' (3-


130)

f ''n H'n'' (3-


131)

Si on dérive une fois l’équation différentielle d’Hermite, on obtient :

H'n''2H'n2xH''n2nH'n 0
H'n''2xH'n'2n1H'n 0 (3-
132)

Or, l’équation différentielle de Hn-1(x) est :

H''n12xH'n12n1Hn1 0 (3-
133)

Or, on la montre ci-dessus, l’équation d’Hermite, par une valeur donnée de


l’entier n, n’admet qu’une solution polynomiale indépendante, l’identité des
équations différentielle (3-132) et (3-133) montre que la fonction H’’n(x) est
proportionnelle au polynôme d’Hermite Hn-1(x).

Ainsi,

H'n (x) Hn1(x) (3-


134)

Cette relation entraîne l’égalité des coefficients.

Ainsi, on peut écrire :

n2n xn1 cxn1 (3-


135)

En effet, on sait que, par définition, un polynôme d’Hermite Hn(x) est défini
par le premier terme et par les relations de récurrence (3-44).

Concrètement :

NNNNNN [76]
COURS DE COMPLEMENT MATH

Hn(x)2nxn an2xn2 ... (3-136)

De même,

Hn1(x)2n1xn1 an3xn3 ... (3-


137)

La relation (3-134) donne aussi lieu à l’égalité des coefficients en xn-1. D’où,
selon (3-137) et (3-136), on déduit (3-135) qui se réduit à

𝐶 = 2𝑛 (3-138)

La relation de récurrence (3-134) prend la forme

(3-139)

Est une relation de récurrence non pure. En effet, elle contient une dérivée.

Si on la dérive une fois de plus, elle prend la forme :

H''n (x) 2nH'n1(x) (3-


140)

En vertu de (3-139), avec la substitution

nn1 (3-
141)

On trouve

H''n (x) 2nn1Hn2 (3-


142)

Si on réintroduit, dans l’équation différentielle (3-103), les valeurs respectives


des dérivées H’’n(x) et H’n, on trouve la relation de récurrence pure, à savoir :

2nHn 4nn1Hn2 4nxHn1-

Soit

NNNNNN [77]
COURS DE COMPLEMENT MATH

Hn(x) 2xHn1 2n1Hn2 (3-


143)

Ou encore, avec la substitution

nn1 (3-
144)

(3-
145)

Telle est la relation de récurrence pure cherchée.

Cette relation donne lieu à de nombreuses applications dont on trouvera, ci-


après, quelques exemples.

§11. FONCTION GENERATRICE

La fonction génératrice du polynôme d’Hermite est définie comme étant


la fonction F(x, �) donnée par le développement :

(3-
146)

En dérivant par rapport à t, on trouve


F  
 1 H (x)t n1
(3-
t n1 n1! n
147)

Le premier terme n=0, qui aurait donné naissance au dénominateur (-1), (non
défini, voir fonction ) a été exclu.
On peut réécrire (3-147) sous la forme

NNNNNN [78]
COURS DE COMPLEMENT MATH

 Fx,t 
1 H

(x)tn (3-
t n0 n! n1

148)

Voir la substitution (3-144). Selon la relation de récurrence (3-145), le


développement (3-148) prend la forme

F(n,t)  2nH 2H tn


1
(3-
n n1
n0 n!

149)

dont il convient de réexaminer chacun des deux termes.

En effet, selon la définition de la fonction génératrice F’(x’,t), on peut réécrire



F(x,t) 2x1 H (x)t n  2t  1 H tn1

 n! n 
 n1 n1!
n0  n1 

Pour le second terme, on doit se rappeler l’identité des sommations (3-147) et


(3-148), de sorte que chacun des crochets ci-dessus n’est que l’expression de
F (x’, t).

Ainsi, à partir de la fonction (3-150), on déduit le résultat 



F 2x2tFx,t
(3-
t
151) 
1 Fx,t2xt 
(3-
F(x,t) t
152)

Grâce à la séparation des variables F et t, on peut écrire provisoirement (en


considérant x comme constante)

dF2x2tdf
F

�n Fc   2x2tdt (3-


 
154)
NNNNNN [79]
COURS DE COMPLEMENT MATH

Ou encore par application de l’opérateur exp :


F exp2(xtt 2 )
(3-
c
155)

Soit

(3-
156)

La fonction génératrice F(x,t) a déjà introduit en (3-146). on connaît déjà le


résultat (3-105). L’identité de développement (3-146) et (3-156) entraîne
automatiquement l’égalité des termes indépendants (ou terme en to).

C 1 H 0(x) (3-
0!
157)

Soit
𝐶=1
(3-
158)
 n
Fx,t  t 2ntn (3-
n0 n!
159)

Ce développement découle directement de (3-156).

Ainsi, on obtient la définition, sans équivoque :

(3-
160)

telle est la fonction génératrice des polynômes d’Hermite.

NNNNNN [80]
COURS DE COMPLEMENT MATH

Conclusion

(3-
161)

§12. FORMULE DE RODRIGUES

La fonction génératrice (3-161) peut-être développée en série de Mc


Laurin.

On obtient dans ce cas :


1 n
 nF'x',tt
 n
2
 (3-162)
e2xtt
n0 n!t

N.B.

e2xtt ex .ex 2xtt


2 2 2 2
(3-
163)

Ou

e2xtt ex .ext


2 2 2
(3-
164)

Ou enfin

(3-
165)

t (3-
166)

NNNNNN [81]
COURS DE COMPLEMENT MATH

Selon la variable , on peut encore écrire 



 e  
 Fx,t e2  2 
(3-
t  t

167)

Soit 

 Fx,t  1ex2  e2 t0 (3-
t t0

168)

D’une manière plus générale, on peut écrire


  
  . (3-
 t t 
169)
  
  .
 x x  (3-

170)

De ces deux dernières relations, on déduit

 
 (3-
t x
171)

nn  n. 
n
(3-
t 
n
172) x
Dès lors, le développement en série de Mc Laurin, (3-162) devient

(3-173)

(3-174)

NNNNNN [82]
COURS DE COMPLEMENT MATH

« Formule de Rodrigues »

Exemple

H0(x) ex D0 (ex )


2 2
(3-
174)

Soit

H0(x) 1 (cfr 3-105)

H1(x) ex 2xex


2 2
(3-
175)

H1(x) = 2x (3-
108)

Enfin,

H2(x) ex 4x2 2ex


2
  2
(3-
176)

Soit

H2(x) = 4x² − 2 (3-


113)

De la même façon,
H (x) ex d 4x2 2 ex
3
2

2
 
dx


ex 8x8x3 4x ex 8x3 12x
2
 2

Ainsi

(3-
117)

D’une manière générale, on en déduit la relation de récurrence

NNNNNN [83]
COURS DE COMPLEMENT MATH
H (x) ex2 d

n1
H (x)ex2

 n
 (3-
dx
177)

D’où, après dérivation, la relation de récurrence

Hn1(x) exH'n (x)2xHn ex


2
(3-
178)

Autrement,

(3-
179)

Exemple

 
H4(x) 2nH3  d 8x3 12x
dx
H 2x8x 12x24x 12
4
3 2

Ou encore

H4(x) 16x4 48x2 12 (3-


124)

H5(x) = 2xH4(x) − H′4(x)

H5 = 2xH4 − 8H3

 
= 2x H4(x) 8H3

  
2x 16x4 48x2 12 8 8x3 12x

(3-
126)

[84]
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§13. ORTHOGONALITE DES FONCTIONS D’HERMITE

Définition : on appelle fonction d’Hermite, la fonction propre n (x) définie par


la relation

(3-
180)

Voir (3-87). La différence avec (3-87) est que le polynôme (x) a été remplacé
par le cas particulier des polynômes d’Hermite.

Théorème

Par

nGm (3-
181)

n,m 0 (3-
182)

Où le produit scalaire ci-dessus est défini comme étant l’intégrale

 ,  A A H (x)H (x)ex dx 2

n m 

n m n m
(3-

183)

Démonstration

Puisque les constantes de normalisation An et Am sont, par définition
différentes de zéro, il suffit d’examiner l’intégrale

I  Hn (x)Hm(x)ex dx
n,m 2
(3-


184)

[85]
Master 1 BTP/HE/GR 2024-2025
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Le calcul de cette intégrale tient compte de la formule de Rodrigues :

(3-
173)

L’intégrale (3-184) prend la forme


I ( n
n,m
x2 n x x
1) Hm(x)e D e e dx
  2 2
(3-



185)

C’est-à-dire

I (1) HmDn (ex )dx
n
n,m 2
(3-


186)

Mais,

Dnex  d Dn1ex
2

dx
 2
(3-

187)

Ainsi,

I () Hmd(Dn1ex )
n
n,m 2
(3-


188)

d

Avec

d H''m dx (3-
189)

vDn1 ex  2
(3-
190)

Ainsi, selon la règle d’intégration par partie, l’intégrale (3-186) prend la forme

[86]
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I ()n H Dn1ex  1n1 
2

H' Dn1ex dx
2
(3-
n,m m  
 m

191)

Or, quel que soit la valeur de n, on a :

 
Dn1 ex R(x)ex
2 2

Ou soit que

ex Hn (x)  Dnex 1n


2
 2
 (3-
173)

De sorte que

 
Dn1 ex n ex Hn(x)
2 2

 
Mais,
limH ex 0
2
(3-
n n

192)

Ainsi par retour sur (4-191), on obtient le résultatn


I 1 
H' Dn1ex dx (3-
2

n,m 
 n

193)

I  1  
Après avoir réutilisé, au total n intégration, on obtient
n 2 
DnH ex dx
2
(3-
n,m   m

194)

On admet que (3-195) m < M

Dès le départ, les rôles de n et m sont choisis de telle sorte que l’intégration (3-
195) soit vérifiée.

On travaille dans l’hypothèse n G m.

Selon la condition (3-195), on a :


[87]
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Dn 0
(3-
Hm
196)

Aussi, selon les conditions (3-195), on a


In,m = 0
3 (3-
nGm
197)

On a aussi démontré l’orthogonalité des fonctions d’Hermite.

Norme : lorsque les entiers n et m sont égaux, l’intégration (3-194)


Inn   Dn Hn ex dx

 2
(3-
198)

Or, 

D Hn(x) 2 n!
n n
(3-
199)

ainsi

In,n 2n n!ex dx


 2
(3-
200)

Soit

In,n 2nn!  (3-


201)

Ainsi, les fonctions données par la base orthonormée n,


(3-
202)

§14. QUELQUES PROPRIETES DES FONCTIONS D’HERMITE


[88]
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Les fonctions n(x) (4-203) jouissent de plusieurs propriétés découlant


des propriétés des polynômes d’Hermite.

Par exemple

Hn 2nHn1 (3-
134)

Or, selon la définition (3-202)


  A H (x)e x2
2
(3-
n n n

180)

De sorte que

(3-
203)

A partir de cette relation, on peut établir la propriété (p2), puisque (p1) est la
propriété déjà rencontrée ci-dessus :

(p1) (3-
204)

Ensuite, on s’attaque à l’intégrale

2 
 n n

(p ) I  x dx (3-
205)

Etant donnée que les fonctions n et xn  sont des fonctions de parités
opposées de sorte que l’intégrale définie (3-205) est nulle, la fonction

n(x)  x2n

est une fonction impaire

[89]
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d’où

(p2) (3-
206)

<<<<.sont des fonctions propres de l’oscillateur Harmonique.

(p3) connaissant la relation

H′n (x) = 2nHn;1 (3-


139)

Peut prendre la forme découlant de (3-202). 


An
 (x)e 2n
x2
2
 2 (3-

n

n1 ex 2
An1
207)

Soit

'nxn2n An n1 (3-


An1
208)

D’autre part

An  2 n1!
n1
(3-
An1 2nn!
209)

Soit

An  1
(3-
An1 2n
210)

Ainsi, la relation (3-208) prend la forme définitive


[90]
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(3-
211)

En vertu de la relation (3-179),

Hn1 2xHn H'n (3-


179)



Peut s’écrire
1
1  x2 2 2x 1  ex 2  D e 2
2 x2
(3-
e
An1 n1 An n An n
212)

Soit

An  2x x ' (3-


An1  n1

n n n

213)
2n1n11 2
(3-
2n n!  n1  xn 'n
214)

Soit

'n xn  2n1n1 (3-


215)

Si on identifie membre à membre, les relations (3-215) et (3-211), on obtient

[91]
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(3-
216)

D’où la relation de récurrence pure

Valeurs moyennes de la fonction xn pour un puits rectangulaire de profondeur


infinie.

Cn xn cosxd (1)

Sn xn sinxd (2)

Cn iSn xneixdx (3)

Cn iSn xneixdx (4)

Or 

Cn iSn  1xn eixdix (5)
i


Cn iSn  1ixn eixdix (6)
i
Si, dans (5) on pose

 ix (7)

et dans (6) : 

t ix (8)

Les relations (5) et (6) prennent les formes respectives 



Cn iSn  1ned (9)
i
[92]
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Cn iSn  1 tnetdt
i
(10)

avec

Cn iSn   ed


n1 n
i
(11)

Or

ed1e
(12)























CHAPITRE 4. LES FONCTIONS DE BESSEL

§01. Introduction

Ces fonctions, après les fonctions circulaires, solutions de l’équation


différentielle

d²y ²y 0
(4-01)
dx²
représentent, sans contexte, les fonctions spéciales les plus importantes.

[93]
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Leurs équations différentielles peuvent généralement, après transformations


être ramenées à la forme suivantes

x² d²y xdyx²²y 0 (4-02)


dx² dx
§02. Relation avec les fonctions circulaires

Si, dans l’équation différentielle (4-02) ci-dessus, on pose

y ux2
1
(4-03)

on obtient les résultats


dy x12 du 1 x32u (4-04)
dx dx 2
d²y  x12 d²u x32 du 3 x52 du (4-05)
dx² dx² dx 4 dx
Autrement dit,
x dy x2 du 1 x2u
1 1
(4-06)
dx dx 2

x² d²y  x 2 d²u x 2 du 3 x 2u (4-07)


31 1 1

dx² dx² dx 4
L’équation différentielle (4-02) prend ainsi la forme ci-après
x2 d²y  1 x2ux²²x2
3 1 1
(4-08)
dx² 4
1
Si on multiplie, membre à membre par x 2 on trouve, en regroupant les trois
derniers termes :
xd²u x² ² 1u 0 (4-09)
dx²  4

Si on pose

n 1 (4-10)
2
[94]
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On peut écrire l’équation différentielle (4-9) sous la forme

x² d²u x²u 0 (4-11)


dx²
Autrement dit, l’équation précédente se réduit à la forme ci-après

(4-12)

Ainsi, sa solution générale est

uc1cosxc2 sinx (4-13)

Où c1 et c2 sont des constantes arbitraires.

D’une manière générale, l’équation différentielle de Bessel (4-02) comporte n


donné, deux solutions particulières.

Jn(x), yn(x)

La solution Jn(x) est la fonction de Bessel de première espèce et d’ordre n.

La solution yn (x) est, par contre, la fonction de Bessel de seconde espèce,


d’ordre n.

La solution la plus générale, de l’équation différentielle (4-02) est aussi donnée


par la combinaison linéaire

y c1Jn(x)c2yn(x) (4-14)

Dans le cas (4-10) on a

(4-15)

Cette importante solution, sur laquelle nous reviendrons plus tard, montre
qu’il y a une étroite parenté entre les fonctions circulaires et les fonctions de
Bessel.

[95]
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§03. Résolution de l’équation de Bessel

Pour résoudre l’équation différentielle (4-02), on pose



y akxk (4-16)
k0

D’où on tire les conséquences ci-après 



x² d²y  a k  1xk

(4-17)
dx² k0 k


x dy a k xk (4-18)
k
dx k0

x²y akx k2
(4-19)

n²y n²akxk (4-20)

On peut additionner ces quatre dernières équations, après avoir regroupé les
coefficients de la puissance k.
Dans ce cas, la somme se réduit à la forme ci-après

a k k  1k n²xk a xk2 0


 
(4-21)
k k
k0 k0

Où, après développement du crochet,

a k ²n²xk a xk2 0


 
(4-22)
k k
k0 k0

L’équation différentielle obtenue en posant k=0, prend la forme

(4-23)

avec ses solutions immédiates

 n 

 n
(4-24) et (4-25)

[96]
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Remarque

Le paramètre n peut prendre n’importe quelle valeur réelle.

Ci-après, on verra que les valeurs entières ou demi-entières, résultant


fréquemment des conditions aux frontières, ont une importance toute
particulière.

§04. Représentation explicite de Jn n entier positif

La solution (4-24), de l’équation indicielle permet de retranscrire le résultat (4-


22) sous la forme immédiate ci-après

a k n² n²xkn a xkn2 0


 
(4-26)
k k
k0 k0

Le théorème fondamental de l’Algèbre permet d’annuler le cœfficient


Ak dexkn, dans la relation (4-26).
Or

Ak akk n²n²ak2 (4-27)

On en tire ainsi la relation de récurrence :

akkn²n²ak2 0 (4-28)

que l’on peut réécrire sous la forme

(4-29)

§05. Les constantes arbitraires

Dans le développement (4-26), les coefficients de rang par a0,a2,...peuvent être


calculés en fonction de a0 au moyen de la relation (4-29) que l’on peut détailler
de la manière suivante :

y a xn2s
s s
(4-30)

[97]
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La relation de récurrence trouvée ci-dessus peut être détaillée sous la forme


1
as  (4-31/1)
2s2n2s s2
a

as2  1 (4-31/2)
2s12n2s2 s4
a

<<<<<<<<<<<..

a2  1 (4-31/3)
22n2

En multipliant, membre à membre, ces égalités, on trouve


a   a
s
(4-32)
s
FsGs 0

F(s) 2s2s22s4

soit
Fs2s2s12s22s3...3x2 (4-33)
2s1 2s3 3
Soit encore

F(s)  2s!
2s 1!! (4-34)

Or, on connaît l’identité ci-après 


 2s!
  2s s!
2s1!! (4-35)

ainsi

(4-36)

Par ailleurs 

Gs2n2s2n2s2...2n2 (4-37)

[98]
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Gs2n2s2n2s1...2n12n! (4-38)
2n2s1 2n12n!
Gs
   2n2s! 2n1...1 (4-39)
2n!2n2s1...2n12n1...1
2n2s!
 G s 2n!2n2s1 !!
2n1!! (4-40)

Gs  ns! (4-41)


n!
Ainsi
ns
as  2s
2 s!ns! 0
a (4-42)

En posant

a0  1 (4-43)
n!
On a

(4-44)

(4-45)

[99]
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SUPPLEMENT

[100]
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CHAPITRE 1 CALCUL VECTORIEL

1.1 Addition (règle du parallélogramme)

Fig 1-1

[101]
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A partir d’un point arbitraire O on construit les vecteurs OA = u et AB = v

Par équipollence, on obtient la figure ci-dessous :

Fig 1-2

Ces vecteurs sont construits de cette façon pour que l’extrémité de OA coïncide
avec l’origine du vecteur AB.

Par définition, la somme w=OB = OA + AB = u + v (1-1)

1.2 Propriétés de l’addition

P1 Commutativité (cfr fig 1-2)

u+ v= v+u (1-2)

P2 Distributivité du produit scalaire

𝜆(u + v) = 𝜆u + 𝜆v (1-3)

P3 (𝑎 + 𝛽)v = 𝑎v + 𝛽v(1-4)

P4 Associativité

(u + v) + t = u + ( v + t ) (1-5)

Fig 1-3

p=u+ v (1-6)

q = v+ (1-7)

tw = p (1-8)

+t

On a également :

=u+q =u+(v+t) (1-9)

1.3 Norme de la somme

Etant donné la somme vectorielle

w =u+v (1-10)
[102]
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Trouver la norme W où

w=‖w‖ (1-11)

Soit

w = ‖u + v‖ (1-12)

Avec les deux barres verticales on évite, pour le débutant, une éventuelle
confusion avec le concept, tout à fait différent, de la valeur absolue d’un
nombre algébrique.

m v

O u A D

Fig. 1-4 : norme du vecteur u + v

B C

v m v

𝜃 𝜃
u

Fig. 1-5

La direction de u, tout à fait arbitraire, a été prise comme étant la direction


horizontale. Le résultat attendu, en ce qui concerne la norme du vecteur u + v
dépend de l’angle 𝜃.

A partir du point A, extrémité du vecteur

u = OA (1-13)

[103]
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on a construit le vecteur tout à fait arbitraire

v = AC (1-14)

Les vecteurs u et v forment un angle 𝜃.

A partir du point C (fig.02), on abaisse, sur la droite (OA) la perpendiculaire


CD, où D est le pied de cette perpendiculaire.

Sur la droite (OA), ainsi la projection orthogonale (sur le vecteur u ) du vecteur


v est AD:

AD= vcos𝜃 (1-15)

De plus, dans le triangle rectangle ADC, on a

DC= vsin𝜃 (1-16)

Autrement dit (fig.02) :

OD= DA+ A
D

Ou

OD= u + vcos𝜃 (1-17)

Le triangle ODC étant rectangle, son hypoténuse, de nombre W satisfait à la


condition

w² = OD2 + DC2 (1-18)

Ou

w² = (u + vcos𝜃)2 + (vsin𝜃)2 (1-19)

Ou

w² = u² + 2uvcos𝜃 + v²(cos²𝜃 + sin²𝜃) (1-


20)

Quelque soit la valeur de 𝜃, on connait la relation

cos²𝜃 + sin²𝜃 = 1 (1-21)

[104]
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C’est une autre formulation du théorème de Pythagore. Cfr. Ex03.

Ainsi, le résultat (8) prend la forme


𝑤² = 𝑢² + 𝑣² + 2𝑢𝑣𝑐𝑜𝑠𝜃 (1-
22)

Première question : sachant que les normes u et v sont constantes :

u = Cte (1-23)

v = Cte (1-24)

Pour quelle valeur de 𝜃, la norme w sera-t-elle maximale ?

Deuxième question : pour quelle valeur de 𝜃, la valeur de w sera-t-elle


minimale ?

Troisième question : peux-tu rattacher les deux réponses, ci-dessus trouvées à


certaines inégalités bien connues dans la géométrie euclidienne ?

Peut-être as-tu trouvé pour chacune de trois questions posées une réponse
appropriée. Nous espérons que cette réponse ressemble aux réponses que
vous trouverez respectivement dans les lignes suivantes :

RQ2.

w² = (u² + v²) + 2 uvcos𝜃

Le premier terme a droite de l’égalité est une constante puisque les deux
sommes sont constantes. Le second variable dépend de la valeur maximale qui
peut atteindre la fonction

f(𝜃) = cos𝜃 (1-25)

Or, f(𝜃) atteint sa valeur maximale lorsque

𝜃 = 0° (1-
26)

Ainsi,

[105]
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w2max = u² + v² + 2uv (1-27)

Soit
2
𝑤𝑚𝑎𝑥 = (𝑢 + 𝑣)2 (1-28)

𝑤𝑚𝑎𝑥 = 𝑢 + 𝑣
(1-29)

Question

Pourquoi le passage du résultat (4) vers le résultat (5) a transité par l’extraction
d’une racine carrée ; pourquoi avons-nous omis la deuxième solution qui nous
aurait donnée la valeur négative – u − v.

Réponse

Une norme doit toujours être positive ou nulle. La solution négative ne répond
pas au concept d’une norme.

RQ3. La fonction f(𝜃) introduit au cours de la réponse RQ2 prend sa valeur


minimale pour

cos𝜃 = −1 (1-30)

Ainsi,

w2min = u² + v² − 2uv (1-31)

wmin = |u − v| (1-32)

RQ4. Les réponses RQ3 et RQ2 sont regroupées sous la forme

|𝑢 − 𝑣| ≤ ‖𝑢 + 𝑣‖𝑢 + 𝑣 (1-33)

Autrement dit, la somme vectorielle

[106]
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w=u+v (1-34)

satisfait aux inégalités triangulaires :

c C

A Fig. 1-6

|b − c| ≤ a ≤ b + c (1-
35)

|a − c| ≤ b ≤ a + c (1-36)

|a − b| ≤ c ≤ a + b (1-
37)

Les inégalités (3), (4), (5) portent le nom d’inégalité triangulaire. Les inégalités
ne pourront être très bien comprises que lorsqu’on aura terminé l’exercice 04.

Ex03. Montrer que l’angle 𝜃 aigu, satisfait nécessairement à la propriété, et que


cette propriété découle du théorème de Pythagore.

a c

C b A

Fig. 1-7

Par définition, dans le triangle rectangle, on a

[107]
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c
sin𝜃 = (1-38)
a
b
cos𝜃 = (1-39)
a

Selon le théorème de Pythagore vérifié par le triangle rectangle ABC, ci-


dessus, donne lieu à la relation remarquable vérifiée par l’hypoténuse (de
longueur a) et les cotés b et c adjacents à l’angle droit, A
.

Théorème de Pythagore

a² = b² + c² (1-40)

Ou encore
b² c²
1= + (1-41)
a² a²

En remplaçant les deux fractions ci-dessus par leurs valeurs respectives de (1)
et (2), on trouve la relation proposée, à savoir

1 = sin²𝜃 + cos²𝜃

Ou encore

𝑠𝑖𝑛²𝜃 + 𝑐𝑜𝑠²𝜃 = 1 (1-42)

Remarque

Peut-on voir plus loin ? Car ce théorème V n’a été démontré que dans le cadre
restreint de l’angle aigu d’un triangle rectangle. Qu’arrive-t-il si l’angle 𝜃 était
tout à fait quelconque ? Pour répondre à cette question, on considère le cercle
de rayon 1, centré à l’origine (voir fig.04).

B
[106]
θ(0,0) θ
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P(x, y)

A’ A X

(CT)

B’

Fig. 1-8

Connais-tu ce cercle ? Chez nos amis les mathématiciens, ce cercle porte le


nom de cercle trigonométrique1. Physiciens, ingénieurs et autres utilisateurs
ont adopté cette même appellation.

Le cercle trigonométrique (CT) représente ainsi le lieu géométrique de points


P(x, y) du plan OXY tels que Op².

OP = r (1-43)

r = xe1 + ye2 (1-44)

Puisque

‖OP‖ = 1 (1-45)

on a

r r = r² = x² + y² = 1 (1-46)

Selon l fig.04, on a, dans le 1er quadrant

x = cos𝜃 (1-47)

y = sin𝜃 (1-48)

Que se passe-t-il si le point P, tout en appartenant au cercle trigonométrique


(CT) appartient au deuxième quadrant ? Y

𝜃
P(x, y) P′(x′, y′)
𝜑𝜑′
1
Le centre coïncide avec l’origine, le rayon du cercle est égal à une unité de longueur.
[107]
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Fig. 1-9

Les angles 𝜃 et 𝜑 sont supplémentaires.

Réponse

Par définition de cosinus et sinus, on a, quelque soit la position du point P sur


le cercle trigonométrique (CT), la définition généralisée :
𝑥 = 𝑐𝑜𝑠𝜃

𝑦 = 𝑠𝑖𝑛𝜃
(1-49)

Définition généralisée.

Dans le 2ème quadrant, on a géométriquement

𝑂𝑀 = 𝑥 ≤ 0

0 ≤ 𝑀𝑃 = 𝑦 (1-50)

et
x′ = −x = −cos𝜃
} (1-51)
y′ = y = sin𝜃

Ex 01. Montrer que le théorème de Pythagore est un cas particulier de carré de


la norme du vecteur v + v où u et v G 0.

(u + v). (u + v) = (u. u) + (v. v) + 2u. v (1-


52)

D’où l’on tire


[108]
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‖u + v‖2 = u² + v² + 2u. v (1-


53)

Tel est le résultat général.

Lorsque, dans la relation (2), le produit scalaire est nul, autrement dit lorsque
les deux vecteurs u et v sont orthogonaux, le produit scalaire représenté au
dernier terme de la relation (2) devient nul. Dans ce cas, on trouve

‖u + v‖2 = u² + v² (1-54)

u+v=m

u 𝜃 = 𝜋⁄2

Fig. 1-10

Ou selon la figure 4-1 et le résultat (3) ci-dessus, on peut écrire


𝑤² = 𝑢² + 𝑣² (1-55)

Théorème de Pythagore

Alors que, dans le cas général, illustré sur la fig.4-2, on a

(1-56)
𝑤² = 𝑢² + 𝑣² + 2𝑢𝑣𝑐𝑜𝑠𝜃

Norme d’une somme

Ex02. Trouver la norme de la somme u1 + u2 + u3 où u1 , u2 et u3 sont trois


vecteurs arbitraires.

Soit 𝜃ij l’angle formé par les vecteurs ui et uj .

1≤i≤3 (1-57)

1≤j≤3 (1-58)

On a
[109]
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22 2

ui + uj ‖ = ui + uj + 2ui . uj (1-59)

Ainsi
‖u1 + u2 ‖2 = u2 + u2 + 2u1 . u2 (1-60)
1 2

de même
‖u1 + u3 ‖2 = u2 + u2 + 2u1 . u3 (1-61)
1 3

Enfin
‖u2 + u3 ‖2 = u2 + u2 + 2u2 . u3 (1-62)
2 3

Or,

u1 + u2 + u3 = (u1 + u2 ) + u3 (1-63)

u1 + u2 + u3 = u2 + (u1 + u3 ) (1-64)

enfin

u1 + u2 + u3 = u1 + (u2 + u3 ) (1-65)

Selon la représentation (7), on trouve

‖u1 + u2 + u3 ‖2 = ‖u1 + u2 ‖2 + u23 + 2(u1 + u2 ). u3 (1-


66)

Or
‖u1 + u2 + u3 ‖2 = u2 + u2 + u2 + 2u1 . u2 + 2u1 . u3 + 2u2 . u3 (1-
1 2 3
67)

Ou

‖u1 + u2 + u3 ‖2 = S1 + 2S2 (1-68)

Avec
S1 = u2 + u2 + u2 (1-69)
1 2 3

[110]
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S2 = u1 . u2 + u2 . u3 + u3 . u1 (1-70)

Lorsque les trois vecteurs u1 , u2 , u3 sont perpendiculaires deux à deux, on


retrouve le théorème de Pythagore sous, cette fois, une forme généralisée, à
savoir :

(1-71)
𝑤² = 𝑢12 + 𝑢22 + 𝑢32

Puisqu’avec ces conditions d’orthogonalité

𝜃12 = (1-72)
2

𝜃13 = (1-73)
2

𝜃23 = (1-74)
2

u3 u2

u1
𝜃23

𝜃12

Fig.1-11

Les vecteurs u1 , u2 et u3 ne sont pas nécessairement coplanaires.

Il est intéressant de constater que l’orientation de trois angles 𝜃ij a été négligée
parce que les vecteurs ne sont pas nécessairement dans le plan. Quand bien

[111]
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même il en serait ainsi. L’orientation n’aurait, sur nos résultats, aucune


incidence. En effet, la fonction cos𝜃 est une fonction paire :

cos(−𝜃) = cos𝜃 (1-75)

u3

u3
𝜃13

u1 𝜃23

u2
𝜃12

fig.1-12

1.4 Norme de v − u

Fig 1-13

OC′ = u − v cos 𝜃 (1-76)

d=v−u (1-77)

D'où en raisonnant comme précédemment, on trouve :

‖v − u‖2 = ‖u − v‖2 (1-78)

De sorte que l’on peut écrire :

d2 = u2 + v2 − 2uv cos 𝜃 (1-79)

1.5 Produit scalaire

Par définition, u. v = uv cos 𝜃 (1-


80)
[112]
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1.6

Ex.01Montrer que dans un parallélogramme, les diagonales se coupent en


leurs milieux.

Rép.01

Soit le parallélogramme ABCD fig.01

A B

D C

Fig.01. Parallélogramme

Par définition, les côtés opposés d’un parallélogramme satisfont à la relation


ci-après :

AB = DC (1)

En raison des expressions

DB = DC + CB (2)

DB = DA + AB (3)

on trouve

0 = (DC − AB) + (CB − DA) (4)

En vertu de la relation (1), on a:

0=CB − DA (5)

Q1. Justifier explicitement le résultat (5)

RQ1. En vertu de la relation (1) de RQ1, on a :

AB = DC

Soit
[113]

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DC − AB=0

Ceci ramène la relation (4) à la relation (5).

D’où l’on tire l’égalité vectorielle

DA = CB

L’équipolence des vecteurs AB et DC entraîne automatiquement celle de deux


autres vecteursDAetCB.

Revenons à la réponse RQ1.

Si le point M représente le milieu de la diagonale DB, ce même point


représente également le milieu de la diagonale CA. Telle est la thèse ou la
vérité à démontrer.

Démonstration

Puisque M est le milieu de la diagonale DB, on a :

DM = MB (6)

En vertu du théorème de Chasles –Möbius, on a :

DM = DC + CM (7)

MB = MA + AB

Ou encore, puisque l’addition vectorielle est commutative, on a :

MB = AB + MA (8)

En retranchant, membre à membre (7) et (8), on a :

DM − MB = (DC − AB) + (CM − MA) (9)

En vertu des relations (6) et (1), la relation (9) ci-dessus se réduit à l’expression

0 = CM − MA
(10)

Autrement dit :
𝑀𝐴 = 𝐶𝑀
[114]
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(11)

C .Q.F.D

Autrement dit, le point M se trouve sur la droite CA. Mieux encore, il est situé
au milieu du segment CA, c’est précisément cela qu’il fallait démontrer.

N.B. Il n’est pas sûr que d’emblée, la démonstration ait été très bien comprise
par tout le monde. C’est un genre de réflexion qu’il va falloir apprendre à
fréquenter assidûment. La maîtrise du calcul vectoriel est à ce prix. Comme
toutes les branches de mathématique et de la physique, le calcul vectoriel n’est
pas une science destinée au perroquet. Elle est destinée à tous ceux qui
veulent, dans le sillage d’Euclide, qui veulent façonner leur esprit au contact
d’un effort quotidien à pratiquer au cours de toute la vie. Le résultat final est
exceptionnel car celui qui nous aura suivi sur ce sentier comprendra que par
rapport à ses amis résolument abonnés à l’école de perroquet, il aura maîtrisé
une science et une discipline qui le place définitivement à part.

Ex 06. Montrer que les diagonales d’un losange sont perpendiculaires

Rép 06. B

v u

O 𝜃 M w C

u v

Fig.6-1

Les deux diagonales sont :

w =u+v (1)

d=u−v (2)

[115]
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Ainsi, ces deux diagonales vérifient la propriété ci-après :

w. d = (u + v). (u − v) = u. u + u. v + (v. u) − (v. v) = u² − v² (3)

Or, dans un losange, les quatre côtés sont égaux. Donc,

u² = v² (4)

Ainsi, selon les résultats (3) et (4), on débouche sur le résultat final, à savoir :

𝑤. 𝑑 = 0 (5)

A l’issue de cet exercice, le lecteur aura déjà remarqué l’intérêt de produit


scalaire en tant que test de perpendiculaire. Nous lui disons que ceci n’est
qu’un début ; dans la suite, il sera servi. Quant à l’étudiant lui-même, il doit
s’entraîner dès le début à l’art de l’activité intellectuelle : il doit se secouer et
découvrir bien des petites particularités parfois non signalées par le
professeur.

Ex07. Sachant que les vecteurs u. v du losange de la fig.6-1 forment un angle 𝜃,


calculer en fonction de l’angle 𝜃 les normes des vecteurs u et w (fig.6-1).

Rép07. La norme w² est égale à :

w² = (u + v). (u + v) (1)

En vertu de la relation (4) de l’exercice précédent, la relation (1) ci-dessus


prend la forme :

w² = u² + u² + 2u²cos𝜃 (2)

En effet,

u. v = ‖u‖‖v‖cos𝜃 (3)

u. v = u²cos𝜃 (4)

Ainsi,

[116]
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w² = 2u²(1 + cos𝜃) (5)

En vertu de la formule d’addition, on a :


𝜃 𝜃
cos𝜃 = cos . + / (6)
2 2

ou
𝜃 𝜃
cos𝜃 = cos² − sin² (7)
2 2

Considérons comme

cos(𝜃1 + 𝜃2) = cos𝜃1cos𝜃2 − sin𝜃1sin𝜃2


(8)

Puisque
𝜃 𝜃
sin² + cos² = 1 (9)
2 2

on a
𝜃
cos𝜃 = 2cos² − 1
2
(10)

ou encore
𝜃
1 + cos𝜃 = 2cos²
2
(11)

Elle est forte la tentation d’aller revisiter la relation (5) obtenue ci-dessus. Puis,
cette dernière prend une nouvelle forme, à savoir :
𝜃
w² = (2u²) .2cos² /
2
(12)

Soit
𝜃 2
w² = .2ucos /
2
(13)

[117]
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𝑤= (14)
𝜃 2
2𝑢𝑐𝑜
Question

N’est-il pas, au second membre, possible de simplifier et de faire disparaître


ainsi le facteur 2 ? Ce serait la faute du siècle ! Votre professeur du secondaire
connait le risque d’être recherché par la police.

Une autre façon de voir cette égalité (14) consiste à écrire

𝜃 𝑤
𝑐𝑜𝑠 =
(15) 2 2𝑢

Enfin, la norme d découle également de la relation

𝜃 𝑑⁄2
(16) 𝑠𝑖𝑛 =
2 2𝑢

Question

Puisque u = v, pourquoi n’écrit-on pas u = v ?

Tirée du triangle rectangle OMB fig.7-1, la relation (16) peut aussi s’écrire :

𝜃
𝑑 = 2𝑢 𝑠𝑖𝑛
(17) 2

u d⁄
2

𝜃⁄
2

[118]
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m⁄ M
2

Fig.7-1

OM = w⁄2

OB = u

MB = d⁄2

Ainsi, on trouve le théorème de Pythagore appliqué au triangle rectangle OMB,


fig.7-1, à savoir :
2
2
(d⁄2) + (w⁄2 ) = u²

(18)

Soit
𝑑² + 𝑤² = 4𝑢²
(19)

Ex08. Quelles sont les valeurs maximales et minimales des diagonales w et d


d’un losange (fig.8-1).

Rép08.

Lorsque, sur la fig.6-1, on considère les segments OB, BC comme étant des
tiges rigides, rectilignes et infiniment minces articulée en B. de même les tiges
OA, AC articulées en A, si le point O est fixe, tandis que le point C peut
coulisser librement le long de l’axe OX.

[119]
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u d u

O 𝜃⁄ w C
2

u u

A fig.8-1

Lorsque le point C atteint sa position d’éloignement maximale, par rapport à


l’origine O, on a, en cette position (𝜃 = 0).

mmax = 2u
(20)

En cette position

dmin = 0
(21)

𝜃max = 0
(22)

Par contre, la relation (19), indépendante de la valeur de 𝜃, donne lieu au cas


extrême :

w2max = 4u²
(23)

Par contre, lorsque csedéplaçant le long de l’axe OX, vient coïncider avec O,
les segments OA, OB forment alors un angle

𝜃max = 𝜋
(24)

mmin = 0
(25)

dmax = 2u
(26)

[120]
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Autrement dit, les inégalités

0 ≤ w ≤ 2u
(27)

découlent du triangle OBC (isocèle en B) (ou du triangle OAC également


isocèle en A). enfin, la considération des triangles isocèles BOA ou BCA donne
lieu, dans chacun des cas, aux inégalités

0 ≤ d ≤ 2u
(28)

Ex09. On donne deux vecteurs u et v, on demande de calculer la norme de leur


différence :

d=u−v (1)

v d

O u D

Fig.9-1

Rép09. Selon la différence (1), on a :

d² = (u − v). (u − v) (2)

Ou
𝑑² = 𝑢² + 𝑣² − 2𝑢𝑣 𝑐𝑜𝑠𝜃
(3)

Ou, désormais, nous adoptons la définition du produit scalaire

u. v = u. v cos𝜃 (4)

[121]
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La loi (4) représente la loi du cosinus, loi bien connue du lecteur.

c a

A b C

Fig.9-2

Appliquée au triangle de la fig.9-2, la loi du cosinus, relation (3) donne


respectivement lieu aux trois expressions ci-après :

a² = b² + c² − 2bc cosA (8)

b² = a² + c² − 2ac cosB (9)

c² = a² + b² − 2ab cosC
(10)

Ex10. On considère, dans le plan OXY, le cercle(C), centré à l’origine, cercle de


rayon R. si A et B sont deux points arbitrairement choisis sur (C) et que M est
le milieu de la corde AB, montrer que le vecteur OM est perpendiculaire auAB.

A B

O’ fig.10-1

[122]
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Si on complète le parallélogramme OAO’B sachant que les diagonales se


coupent en leur milieu, on a :
1
OM = (OA + OB) (3)
2

et

OO′ = OA + OB (4)

Ainsi
1
OM. AB = (OB + OA). (OB − OA)
2

ou
1
OM. AB = (R² − R²) = 0
2

Q .D

Q10. Montrer que dans un cercle, le segment de droite rejoignant le centre de


cercle au point de contact d’une tangente à ce cercle est perpendiculaire à cette
dernière. Pouvez-vous trouver une démonstration ?

Réponse voir page ultérieure.

Voici une réponse réservée à la question Q10. La propriété de la


perpendiculaire du vecteur OM à la corde AB ne dépend pas de la longueur de
cette dernière. A la limite lorsque les points A et B coïncident, la corde AB
devient la tangente au cercle (C), au point A.

Ex11. Démontrer la loi des sinus vérifiée par un triangle ABC tout à fait
quelconque.

A hc

hcha

[123]
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B A

Fig.11-1

Selon la fig.11-1
hA
sinB= (1)
c
hA
sinC= (2)
b

Des égalités (1) et (2) ci-dessus, on tire la relation

CsinB= bsinC (3)

N.B. la lettre majuscule surmontée d’un chapeau dénote l’angle, par exemple
en Bou en C. Par contre, cette même lettre majuscule non surmontée d’un
chapeau dénote le point géométrique particularisé.

Avec la perpendiculaire abaissée du sommet C, on obtient, de la même façon,


les relations ci-après :
hc
sinB= (4)
a
hc
sinA= (5)
b

En éliminant hc entre (5) et (4), on obtient la relation

bsinA= asinB (6)

De la relation (1), on a :
b c
= (7)
sinB sinC

De même, la relation (6) entraîne l’égalité


b a
= (8)
sinB sinA

Or, c’est un principe bien connu en mathématique : deux grandeurs égales à


c
une même troisième (grandeur) sont égales entre-elles puisque la fraction sinC
a
(première grandeur) est, selon la relation (7), la fraction (deuxième
sinA

[124]
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b
grandeur) est, de nouveau égale à la grandeur sinB(troisième grandeur). On en
déduit l’égalité :
a b c
= = =K
sinA sinB sinC

G1 G3 G2

𝐺1 = 𝐺3𝐺2 = 𝐺3 ⟹ 𝐺1
= 𝐺2 (9)

Ex12. Trouver l’interprétation géométrique de la constante K intervenant dans


la loi des sinus (ex11.).

Rép. Soit le triangle ABC inscrit au centre (Г) de rayon R. si la loi des sinus est
appliquée au triangle inscrit ACD tel que l’un des côtés (AD) est un diamètre
du cercle (Г), on a
2R b
= (1)
sin𝜃 sin𝜃

B 𝜃

A 𝘢

B O D

Fig.11-1

Car l’angle A
CD de même mesure que la moitié de l’arc A
GB où G est un point
arbitrairement choisi sur l’arc AB parcouru dans le sens trigonométrique.

Ainsi,

[125]
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A
CD =
2

A’ A X
𝑅=1

B’

Fig.12-3

𝛽 + 2𝘢 = 𝜋 (1)

𝛽+𝜑=𝜋 (2)

𝜑 + 2𝘢 = 𝜋 (3)

A titre de rappel, nous observons que la longueur du cercle trigonométrique


(R = 1) vaut 2𝜋R. Autrement dit vaut 2𝜋. Ainsi, chacun des quarts de cercles
qui sont AB, BA′, A′ B′ et B′A vaut, en radian . C’est aussi la mesure des angles
2
au centre correspondant, à savoir A
OB, BOA′, A′OB′ et B′OB.

D’une manière générale, l’arc CA de même mesure que l’angle au centre 𝜑.


(Fig.12-2). Par contre, l’angle A
DC (fig.12-2) ayant son sommet D sur le cercle
de même mesure que la moitié de l’angle 𝜑 où
𝜑
𝘢 = ⁄2 (4)

[126]
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Ainsi, si l’on a dans un cercle quelconque 3 points A, D, C l’angle 𝘢 en D est


nécessairement égal à la moitié de l’angle A
OC (l’angle 𝜑).

Avant de quitter la fig.12-1, il convient d’observer que le quadrilatère ADCB


est un quadrilatère inscrit au cercle (Г). L’angle Ba même mesure que la
moitié de l’arc ACparcouru dans le sens de la flèche. Par contre, l’angle D(ou
l’angle 𝘢) a même mesure que la moitié de l’arc CAparcouru dans le sens de la
flèche. Or, la somme des longueurs de ces arcs est égale à la circonférence
toute entière, c’est-à-dire 2𝜋R. Par conséquent, la moitié de cette somme
correspond à la longueur 𝜋R. Autrement dit, dans le quadrilatère inscriptible
ADCB la somme des angles opposés est égale à 𝜋. Or, les sinus de deux angles
supplémentaires sont égaux. Par conséquent, sin 𝘢 = sinB
. Enfin, l’angle (A
CD)
CD) est égal à 𝜋⁄2 :
. enfin l’angle 𝜃 (angle A

sin𝜃 = 1

Conclusion finale

Dans le triangle ACD, la loi du sinus donnée par la relation (1) prend la
forme :
2R b =K (2)
=
1 sinB

Ou encore
𝐾 = 2𝑅
(3)

A B
[127]
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Fig.12-4

𝑂𝐴 = 𝑂𝐵 = 𝑅

En général, l’arc arbitraire AB du cercle de rayon R et de centre O a comme


longueur
𝑃 = 𝑅𝜃
(4)

à condition que l’angle 𝜃 soit mesurée en radian. Ainsi,

𝜃 = 𝑃⁄𝑅

L’angle 𝜃 est une grandeur sans dimension.

L’angle correspondant à un tour complet vaut, à partir de la relation (4) 2𝜋


radian puisqu’un tour complet correspond à la longueur

𝑃 = 2𝜋R (5)

Ceci vous permet de calculer le radian :

180° → 𝜋rad
180×113°
≈ 1rad
353

L’approximation ci-dessus provient du précieux moyen mnémotechnique


selon lequel le nombre 𝜋 vaut approximativement 355⁄113. Le lecteur se

rappellera finalement ce nombre en écrivant cet autre nombre à 6 chiffres, à


savoir 113355.

En scindant en 2 groupes ces 6 chiffres, en 2 autres groupes composés chacun


de 3 nombres, on obtient, sans avoir modifié l’ordre 355 et 113.

Ex13. Ecrire l’équation de la droite du plan OXY lorsque cette droite passe par
l’origine.

Rép. Les points M(x1, y1) et N(x2, y2) sont les extrémités de deux vecteurs
OM et ON ayant une même direction.

[128]
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OM = ON (1)

u = OMΛON = 0 (2)

Puisque par construction et par définition, les points O, M et N sont alignés.

(D)

e1 e2 e3
u y1 0| = 0 (3)
= |x1
x2 y2 0

Soit

u = (x1 y2 − x2 y1 )e3 = 0 (4)

Comme le vecteur e3 , perpendiculaire au plan (e1 , e3 ) est différent de zéro, on


a:

x1y2 = x2y1 (5)

Soit
𝑦1 𝑦2
= =𝑚 (6)
𝑥1 𝑥2

[129]
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Ainsi pour le point arbitraire P(x, y) appartenant à la droite (D) ci-dessus, on


a:

(7)
𝑦 = 𝑚𝑥

En effet, cette généralisation peut étonner le lecteur. Qu’il se rassure car aucun
critère n’a été imposé au choix des coordonnées (x1, y1), (x2, y2). La seule
condition qui a été imposée est que ces points appartiennent à la droite (D).

Le critère d’appartenance à la droite (D) suffit pour entraîner la propriété (7).

Note finale

Le paramètre porte le nom de coefficient angulaire de la droite (D).

Ex14. Ecrire l’équation analytique de la droite (D) du plan OXY sachant que
cette dernière ne passe pas par l’origine.

(D) Y u(a, b)

P.0, e⁄b/

e2 u M(x, y)

𝜃r

O e1 X

M′(x, y′)

Fig.15-1

- Par l’origine O(0,0), on construit un vecteur u de norme arbitraire,


perpendiculaire à la droite (D).

[130]
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- On trace également le vecteur r = OM

r = OM (1)

r = xe1 + ye2 (2)

Soitu, le vecteur unitaire ayant la même direction que le vecteur u ci-dessus,


c’est-à-dire :

u= (3)
u

Ou encore une fois de plus

u = ‖u‖ (4)

Selon la définition du produit scalaire des vecteurs uet r, on a :

u. r = rcos𝜃 (5)

Ainsi,
𝑢. 𝑟 = 𝑂
𝑄
(6)

Puisque
OQ
cos𝜃 =
r

Cfr. Triangle rectangle OQM.

Quelle conclusion peut-on tirer à partir de la relation (6) encerclée ci-dessus ?

Ne lis pas tout de suite notre réponse. Cherche d’abord ta réponse propre.
Voici la nôtre : le produit scalaire u. r est indépendant des coordonnés (x, y) du
point M choisi sur la droite (D). Si cette réponse correspond à celle que tu as
trouvée, nous te disons bravo !!!

Voici, à présent la suite :


u
u. r = .r = O
Q (7)
u

Soit

u. r = uO
Q (8)

[131]
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Le second membre, constant, est indépendant des coordonnées (x, y) du point


M. on se rappelle que ce dernier a été choisi d’une manière arbitraire sur la
droite (D). ainsi, le résultat (7) peut prendre la forme finale :

𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 = 𝑐 (9)

Où la constante c vaut :

c = uO
Q
(10)

Ex15. Ecrire l’équation de la droite du plan OXY passant par l’origine et


parallèle à la droite d’équation (9 )de rép15.

PMΛOM′ = 0 (1)

Car par définition, les deux vecteurs sont parallèles.

Soient les droites parallèles (D) et (D’). la droite (D’) passant par l’origine a
pour équation

y = mx

Alors la droite (D) ne passant pas par l’origine aura pour équation

y = mx + t


c
t=
b

En identifiant cette dernière équation avec le résultat trouvé R15, on obtient :


c
y = mx + = c;ax
b b

Avec
𝑎
𝑚=−
𝑏

[132]
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Tel est le coefficient angulaire de la droite (D) dot l’équation est écrite sous la
forme générale de l’exercice 14.

Ex16. Montrer que, dans un triangle, les hauteurs concourent en un point H


(orthocentre du triangle).

Rép16. Soit H le point de concours des hauteurs issues des sommets A et B.

H C

Fig.17-1

Sur la fig.17-1, l’origine O des axes n’est pas représentée. Soient les vecteurs
a, b, c, h, tels que

OA = a, OB = b, OC = c, OH = h

Ainsi

AB = OB − OA = b − a

BC = c − b

CA = a − c

AH = h − a, BH = h − b

Par hypothèse

BC. AH = 0 (1)

CA. BH = 0 (2)

Q1. Sais-tu justifier les relations (1) et (2) ?

[133]
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répQ1.

BH est perpendiculaire à CA

AH est perpendiculaire à BC

Si, par toi-même, tu n’a pas su trouver cette réponse, saches que tu as un
problème : le problème d’une lecture attentive. Entraînes-toi dans cette
discipline. Ce n’est qu’avec la maîtrise de cette dernière que tu pourras, un
jour, appartenir à la grande famille de ce que l’on appelle intellectuelle. Sais-tu
que l’homme de la rue ne connaît que la lecture cursive. Les mots sont lus
mais de ces mots l’esprit ne retient guère l’information véhiculée. Sort le plus
rapidement possible de cette stratégie d’une lecture cursive.

La relation (1) peut également être écrite sous la forme

(c − b). (h − a) = 0
(3)

(a − c). (h − b) = 0
(5)

Q2. Sais-tu justifier les relations (3) et (4) ?

Si ta réponse est la suivante :<<<<<<<<<<<..

Ces relations découlent de la traduction de (1) et (2). Si telle est la réponse que
tu as trouvée, alors bravo !!! Si tu n’as pas trouvé cette réponse, tu dois
continuer à te méfier de la lecture cursive.

En additionnant (3) et (4), on trouve les relations :

(c − b). (h − a) + (a − c). (h − b) = 0 (5)

Si la hauteur issue du sommet c passe par le point, alors on doit également


avoir :

AB. CH = 0 (6)

[134]
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Autrement dit,

(b − a). (h − c) = 0 (7)

Or, quel que soit le point H dans l’espace euclidien 3, on a

(c − b). (h − a) + (a − c). (h − b) + (b − a). (h − c) = 0 (8)

C’est une identique remarquable que le lecteur vérifiera sans peine. Par
symétrie, chaque produit scalaire, il y en a 12, se produit deux fois mais avec
des signes opposés. Dans le cas particulier de la relation (8), où les relations
(3), (4) sont vérifiées, l’identité (8) se réduit au dernier terme qui doit, lui aussi
être nul en vérifiant ainsi la relation (6) qui représente précisément notre thèse
à démontrer. Ceci achève la démonstration du théorème de l’orthocentre.

Ex17. On donne la droite d’équation 31x + 47y = 121. On demande de


calculer la distance entre cette droite et l’origine des axes.

Rép19. Considérons :

31x + 47y = 121 (1)

L'équation générale de la droite (D) est

ax + by = uO
Q (2)

u = (a² + b²)1⁄2 (3)

En divisant, membre à membre, l’équation (2) par u, on a :

ax+ b
y=O
Q (4)
u u

Or, selon (1)

a = 31, b = 47 (5)

Ainsi,

[135]
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u = (31² + 47²)1⁄2 (6)

La distance d, cherchée, vaut ainsi

d = |O
Q| (7)

Soit
121
d= (8)
u

Ex18. On donne les vecteurs a et b définis dans un espace vectoriel En . Sachant


que leur base orthonormée y a été définie, on demande de calculer le produit
scalaire des vecteurs a. a, . , a .

Déterminer en min et seconde, à cette même occasion, l’angle formé par les
vecteurs a et b ci-dessus.

E19.

C a B

Fig.19

Selon la fig. 19 ci-dessus

a=b+c (1)

c=a−b (2)

Ainsi,

c² = a² + b² − 2a (3)

Or

ab = abcosC (4)

[136]
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On retrouve ainsi la loi du cosinus

c² = a² + b² − 2abcosC (5)

Certains jeunes lecteurs ou lectrices pensent que la meilleure méthode est


d’apprendre de connaitre ces lois par cœur. C’est une approche contre
productive. Le recours à des nombreuses et fréquentes applications de ces lois
représente, de loin, la meilleure approche.

Le lecteur s’efforcera, par lui-même, d’établir les deux relations ci-après :

a² = b² + c² − 2bccosA (6)

b² = c² + a² − 2cacosB (7)

Les résultats (5), (6) et (7) débouchent sur les inégalités triangulaires.

En reprenant, par exemple la relation (5), lorsque les modules a et b sont


constantes, on observe que l’on a cmax lorsque la condition

cosC= −1 (C= 𝜋) (8)

est réalisée (savez-vous pourquoi ?). dans ce cas, on trouve

cmax = a + b (9)

N’allez pas plus loin, justifiez d’abord le résultat (9). Enfin, c prend sa valeur
minimale lorsque l’on a

cosC= 1
(10)

Dans ce cas,

c2min = (a − b)2
(11)

Soit

cmin = |a − b|(C= 0)
(12)

[137]
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Puisqu’une norme est une grandeur essentiellement positive ou nulle et que la


différence a − peut-être négative, nulle ou positive, on est obligé d’exprimer
la norme de cmin sous la forme (13) ci-dessus.

Pour toutes les autres valeurs possibles de C, on a

cmin ≤ c ≤ cmax
(13)

Autrement dit, les côtés a, b, c d’un triangle quelconque vérifient les inégalités
triangulaires

|𝑎 − 𝑏| ≤ 𝑐 ≤ 𝑎 + 𝑏
(14)

D’une manière analogue, à partir de la relation (5), et à partir de la relation (7)


on établit respectivement les relations triangulaires ci-après
|𝑏 − 𝑐| ≤ 𝑎 ≤ 𝑏 + 𝑐

(15)

|𝑐 − 𝑎| ≤ 𝑏 ≤ 𝑏 + 𝑐

(16)

E20. Démontrer la formule de Héron.

R20. Des relations précédentes, on obtient la relation

(a + b)2 − c² = 2ab(1 + cosC) (1)

De la même façon

c² − (a − b)2 = 2ab(1 − cosC) (2)

Or, on montre que


C
1 + cosC= 2cos² (3)
2

[138]
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C
1 − cosC= 2sin² (4)
2

Les relations (1) et (2) prennent respectivement la forme


C
(a + b + c)(a + b − c) = 4abcos² (5)
2

Pour le premier membre, on a appliqué la relation

𝘢² − 𝛽² = (𝘢 + 𝛽)(𝘢 − 𝛽) (6)

De même, la relation (2) devient


C
(c + a − b)(c − a + b) = 4absin² (7)
2

Si on introduit la substitution

2p = a + b + c (8)

on donne aux relations (5) et (6) les formes respectives


C
p(p − c) = abcos²
2
(9)
C
(p − a)(p − b) = absin²
2
(10)

De plus, la superficie du triangle ABC est donnée par l’expression


1
S = absinC
2
(11)

En vertu de la relation
C C
sinC = 2sin cos
2 2
(12)

on a :
C C
S = absin cos
2 2
(13)

[139]
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En multipliant, membre à membre, les relations (9) et (10), on obtient le


résultat

C 2
p(p − a )(p − b)( p − c) = .absin Ccos 2/
2
(14)

D’où l formule de Héron

𝑆 = ,𝑝(𝑝 − 𝑎)(𝑝 − 𝑏)(𝑝 − 𝑐)-1⁄2


(15)

Formule de Héron

* *
*

E21. Les angles A


,B
, Cd’un triangle de cotés respectifs a, b et c vérifient les
relations
A B C
(p − a)tg = (p − b)tg = (p − c )tg (1)
2 2 2

2p = a + b + c (2)

(Le paramètre p représente le demi-périmètre du triangle ABC).

La loi (1) est la loi des tangentes.

R22. Si on revisite la réponse R23, on retombe sur la relation


C
(a + b + c)(a + b − c) = 4abcos² (3)
2

Ainsi que cette autre relation


C
(c − a + b)(c + a − b) = 4absin² (4)
2

La relation (2) ci-dessus donne lieu à ces autres relations

2(p − a) = (c − a + b) (5)

2(p − b) = (c + a − b) (6)

[140]
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2(p − c) = (a + − c) (7)

La relation (3) peut ainsi être ramenée à la forme


C
p(p − c) = abcos²
2
(8)

De la même façon, la loi (4) donne lieu à la forme


C
(p − a)(p − b) = asin² (9)
2

En divisant, membre à membre, les relations (8) et (9), on obtient


𝖢
absin² (p;a)(p;b)
2
𝖢 = (10)
abcos² p(p;c)
2

Parmi ceux et celles qui nous lisent, il y a parfois des « piétons », c’est-à-dire
des personnes qui ne comprennent pas vite. Que ces personnes ne s’inquiètent
pas car la tortue de la fable a fini par gagner une course que le lièvre croyait
gagnée.

Dans la vie réelle, ce ne sont pas toujours ceux qui comprennent tout, dès le
premier contact, qui accèdent à l’excellence professionnelle. Le piéton part
lentement, mais méfions-nous car dans la suite il arrive parfois qu’il dépasse
tous les anciens de sa promotion !

En divisant haut et bas parc le produit ab, on ramène la relation (10) à la forme
C
tg² = (p;a)(p;b)
2 p(p;c)

(11)

Si on multiplie, membre à membre, par le produit p(p − c), on ramène (11) à


cette forme
C p(p;a)(p;b)(p;c)
p(p − c)tg² = (12)
2 p(p;c)

En multipliant, membre à membre, cette dernière relation, on trouve la forme


ci-après :

[141]
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C
p²(p − c)2 tg² = S²
2
(13)

Voir la formule de Héron (R22).

Symétries

Voici une source d’inspirations inépuisables, chez les mathématiciens, chez les
physiciens, chez les ingénieurs et chez tous les scientifiques !

Si on divise, membre à membre, la relation (13) par le facteur p², on obtient ce


résultat étrange
C S²
(p − c)2 tg² =
2 p²

(14)

Au second membre de (14), il n’y a aucune référence au sommet C ou à


l’angleC.

Par ailleurs, lorsque l’on a le triangle ABC (cfr R22), le choix du sommet C ou
de l’angle Cn’a pas été dicté par aucune considération particulière. Ainsi, les
angles Aet Bdoivent vérifier également la relation (14), désormais écrit sous la
forme étendue ci-après :

𝐴^ 𝐵 𝐶^ 𝑆
(𝑝 − 𝑎)𝑡𝑔2 = (𝑝 − 𝑏)𝑡𝑔2 = (𝑝 − 𝑐)𝑡𝑔2 =
2 2 2 𝑝 (15)

Loi des tangentes

E23. Lorsque les vecteurs u, v et w, appartenant tous à 3, sont linéairement


indépendants, c’est-à-dire lorsque leur produit mixte est différent de zéro :

( u , v , w) G 0 (1)

Montrer que, dans ce cas, tout vecteur r , appartenant également à 3, peut être
décomposé sous la forme :

r = au + v + cw (2)

Le produit vectoriel (u, v , w) intervenant dans la définition (1) vaut :

[142]
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u (vΛw) (3)

limite notre réponse au cas où les vecteurs u, v et w appartiennent tous à


l’espace euclidien 3.

Compte tenu des propriétés

v. vΛw = 0 (4) (P1)

w. vΛw = 0 (5) (P2)

on voit qu’à partir de la relation (2), on peut écrire

(r, v , w) = aV (6) (P3)

Où par définition, on a écrit

V = (u, v , w) (7)

R23.

(P1) Le vecteur vΛw est, à la fois, perpendiculaire au vecteur v et w. Pour cette


raison, les produits scalaires v. vΛw et w. vΛw sont nuls. Voilà explicitées les
relations (P1) et (P2).

u
𝑤

Fig.23

Le parallélépipède ci-dessus est généralement un parallélépipède oblique.

Si on multiplie, membre à membre et scalairement par le vecteur wΛu les


vecteurs r ainsi que le second membre, voir (2), on trouve

(r, w, u) = b(v. wΛu) (8)


[143]
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Une permutation cyclique ne modifie jamais la valeur d’un produit mixte, on a

v. wΛu = u. vΛw = V (9)

Le résultat (8) est ainsi ramené à la forme

(r, wΛa) = bV
(10)

Enfin, en multipliant, membre à membre scalairement par le vecteur vΛv les


fonctions r et le second membre de (2), on trouve

(r, uΛv) = c(w. uΛv)


(11)

Par permutation circulaire (ou cyclique), on trouve

(w. uΛv) = (u, v, w) = V


(12)

Le résultat (11) ci-dessus prend la forme

(r, u, w) = cV
(13)

Les relations (13), (10) et (6) donnent lieu à l’identité suivante :


(r,v,w) (r,w,u) (r,u,v)
= = =V (14)
a b c

On en déduit les valeurs des composantes a, b et c, à savoir :

a = (r, v, w)⁄V

Ainsi de suite.

[144]
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CHAPITRE 2. DERIVEE D’UNE FONCTION A UNE VARIABLE


INDEPENDANTE

2.1. DERIVEES

Soit

y = un (2-
1)

Avec n ∈

Il va de soi que l’on peut écrire

ln y = ln un (2-
2)

ln y = nln u (2-
3)

Ou encore en utilisant des différentielles

d(ln y) = nd(ln u) (2-


4)
dy du
=n (2-
y u

5)

La dérivée qui nous intéresse ici est


dy
dX
(2-
6)

Mais, nous pouvons écrire

[145]
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dy dy du
= (2-
dX du dX
7)

De (5), on peut écrire


dy y
=n (2-
dX u
8)

Insérons (2-1) dans (2-8)


dy un
=n (2-
du u
9)

ou encore

dy = nun;1 (2-
du
10)

Avec u(x), une fonction à une variable indépendante.

De sorte que finalement, on peut écrire

𝑑𝑢
= 𝑛𝑢′𝑢𝑛;1
𝑑𝑥
(2-
11)

E01. Soit

y = u1⁄2 avec u = x²

Trouver
dy
dX

§23. BINOME DE NEWTON

Ce binôme représente une bonne introduction à bien de concepts relatifs au


développement en série.

Soit la fonction

[146]
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y = (a + x)n (2-
12)

On cherche le développement tel que


n

(a + x)n = ∑ Arxn
r<0

N.B. Grâce aux idées développées (2-12 peut être généralisé au cas où n est un
réel tout à fait arbitraire.

Selon la définition (2-12), on a :

y = F(x) = ∑ Arxr
r<0

(2-
13)

Le premier objectif est le calcul des coefficients Ar du développement en série


(2-12).

A cet effet, on observe que

F(0) = an (2-
14)

Si on dérive k fois la fonction (2-12), on trouve

DkF(x) = ∑ r! Ar
r<k

(2-
15)

Etant donné que dans ce développement, seul le premier terme en r = k est


indépendante de x,
dk
DkF(0) = 0 k F(n)1 = A k k! (2-
dx

16)

[147]
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Autrement dit
1
Ak = D(k)(0) (2-
k!
17)

Avec
dk
Dk = (2-
dk
x

18)

On vient d’établir cette relation comme sous le nom de développement en


série de Mac Lauren.

N.B. Ce développement n’est pas toujours facile à réaliser.

Voici deux cas simples qui ne se prêtent pourtant pas à ce développement


1
F(x) = (2-
COX

19)

Si le cours pouvait être poursuivi suffisamment, loin on trouverait :


1
= ∑ Bn x n
cosx n<0

(2-
20)

Les coefficients de ce développement portent le nom de nombres de


Bernoulli.

De la même façon, on montre que



1
= ∑ Enxn
sinx n<0

(2-
21)

[148]
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Les coefficients de ce développement portent le nom de nombres d’Euler.

Après cette dégression, on revient au binôme de Newton (2-12).

Si on pose

u = (a + x) (2-
22)

On trouve
d du
d (n + x)n = . un. (2-
dX du dX
23)

Avec

du =1 (2-
dX
24)

Or

dk un = n(n − 1) … (n − k + 1)un;k (2-


dkx

25)

Pour

n∈ (2-
26)

on a

dk n(n;1)…(n;k:1)(n;k)!un−k (2-
=
dk
n (n;k)!

27)

Ainsi
dk n!
0 F(x)1 = Fk(0) =
dX k (n;k)!

(2-28)

Le développement de Mac Lauren prend la forme finale ,n ∈ -

[149]
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n!
F(x) = ∑r<0 xr (2-
r!(n;r)!

29)

§24. COEFFICIENTS BINOMIAUX

Ces coefficients, déjà introduits dans les coins élémentaires, viennent d’être
repris ci-dessus. Le lecteur aura reconnu le coefficient
n n!
. /= (2-
r r!(n;r)!

30)

Une propriété connue de tout le monde est la propriété


n n−1 n−1
.r/ = . /+. /
r−1 r
(2-31)

Illustration du triangle de Pascal

n (a + x)n

0 1

1 1 1

2 1 2 1

3 1 3 3 1

[150]
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4 1 4 6 4 1

Sur le triangle ciblé, on a

1+3=4

Ce tableau peut être prolongé indéfiniment

n (a + x)n

5 1 5 10 10 5 1

TM

6 1 6 15 20 15 6 1

TM

TM=Termes Médians.

Les termes médians sont au nombre de 2 si n est impair et il est unique si n est
pair.
n n
. /=. / (3-
r r−1
32)

Les coefficients binomiaux sont symétriques par rapport au(x) terme(s)


médian(s).

§25. FORMULE DE LEIBNIZ

Si u et v sont deux fonctions de la variable indépendante x, on a :


n
n
Dn(u. v) = ∑ . r/ D(n;1) uD(r)v
r<1

(2-
33)

Exemple
[151]
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E16.

f(x) = D10 (Xe;X )

Rép.
10 9 ;X
D
10(
xe
;X )
.10 , 10 ;X -
= / D e x+ . /D e .1
0 1
De;X = −e;X , D2 e;X = e;X

⇒ D10 e;X = e;X

Ainsi

D10 (Xe;X ) = (x − 10)e;X

E17. Calculer D10 (x²e;X )

E18. Calculer D20(x3sinx)

Remarque

Pour ceux qui cherchent à en savoir plus, cfr série Schaum.

« Finite difference », Mc Graw Hill.

§26. GENERALISATION DU BINOME DE NEWTON

F(x) = (a + x)n (2-


39)

Cette fois, n est un réel arbitraire.

Dr (a + x)n = n(n − 1) … (n − r + 1)(a + x)n;r (2-


40)

Le coefficient ci-dessus peut donner lieu à des formes intéressantes dans bien
des cas.

Par exemple

[152]
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1
n=− (2-
2
41)

E19. Montrer que (n entier)

D(n) sinx = sin .x + n / (2-


2
42)

Dn cosx = cos .x + n / (2-


2
43)

En déduire les développements



x2n
cosx = ∑(−)n
(2n)!
n<0

(2-
44)

x 2n:1
sinx = ∑(−)n
(2n + 1)!
n<0

(2-
45)
1
Revenons au développement pour n = −
2

t = n(n − 1)(n − 2) … (n − r + 1) (2-


46)

La relation (2-46) a r facteurs.


1
n=−
2
1 3 5
t = (−)r × × × … × (2r;1) (2-
2 22 2
47) avec

[153]
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(−)r = (−1)r
(2-48)
1
t = (−)r(2r − 1)‼ (2-
2r
49)

On appelle double factorielle(2r − 1)‼, le produit

(2r − 1)‼ = 1 × 3 × 5 × … × (2r − 1) (2-


50)

Tableau 2-1 : double factorielle

r (2r − 1)‼

1 1

2 3 !! = 1 × 3

3 5‼ = 1 × 3 × 5

4 7‼ = 105

5 9‼ = 94

[154]
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CHAPITRE 3. CALCUL INTEGRAL, REVISION ET APPLICATIONS

§8. EXEMPLE DE QUELQUES PRIMITIVES

Par définition le résultat


dF
f(x) = (3-
dX
1)

donne lieu à la différentielle

dF(x) = f(x)dx (3-


2)

Lorsque F(x) est une constante arbitraire C, on a

dC =0 (3-
dX
3)

ou

dc = 0 (3-
4)

[155]
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On peut généraliser (3-2) en écrivant :

d(F + C) = f(x)dx (3-


5)

L’ensemble des fonctions ayant pour différentielle f(x)dx est donc indiqué par
l’écriture

(3-
∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = 𝐹(𝑥) + 𝐶
6)

Le lecteur connaît déjà les méthodes d’intégration par décomposition, par


substitution, par partie. Nous n’y reviendrons qu’en termes d’exemples.

E01

∫(x3 + 7x² + 3x + 4)dx

(3-7)

E02

x n:1
∫ xndx = +C
n+1

(3-
8)

A condition que l’on ait

n G −1 (3-
9)

E03
dx
∫ = ln|x| + C
x

[156]
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(3-
10)

où C est une constante réelle arbitraire.

On peut également écrire


dx
∫ = ln(ax)
x

(3-
11)

ou
dx
∫ = ln x + ln a
x

(3-
12)

Ainsi, en comparant les résultats (3-12) et (3-10), on a :

C = ln a (3-
13)

Attention, il faut que

0<a
(3-14)

E04.
∫ sinx dx = −cosx + C

(3-
15)
∫ cox dx = sinx + C

(3-
16)

E05.

[157]
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1
∫ eaxdx = eax + C
a

(3-
17)

E06.
dx

√x² + a²

(3-
18)

Là on utilise une substitution

t − x = √x² + a² (3-
19)

En élevant, au carré, les deux membres, on a :

t² − 2tx + x² = x² + a² (3-
20a)

ou

t² − 2tx = a² (3-
20b)

En calculant les différentielles, on a :

2t dt − 2x dt − 2t dx = 0 (3-
21a)

t dt − x dt − t dx = 0 (3-
21b)

Soit

(t − x)dt = t dx (3-
22)

D’où
[158]
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t;X
dx = dt (3-
t
23)

Selon la substitution ci-dessus, on a :

√x² + a² dt = dx (3-
t
24)

Retour sur l’intégrale proposée, elle se réduit à :

1 dt
∫ √x² + a²
√x² + a² t

(3-
25)

= ln|t| + C (3-
26)

Ce qui donne le résultat


dx
∫ = ln |x + √x² + a²| + C
√x² + a²

(3-
27)

E07.
dx

a² − x²

On commence par réduire la fraction en fraction simple.

A cet effet, on écrit :

[159]
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a² − x² = (a − x)(a + x) (3-
28)
1 A B
= + (3-
a²;X² a;X a:X
29)

1 = Ax + Aa + Ba − Bx (3-
30)

1 = (Ax − Bx) + Aa + Ba
(3-31)

A−B = 0
2 (3-
Aa + Ba = 1
32)

A=B=0
8A + B = 1 (3-
a
33)

La résolution de ce système de deux équations à deux inconnues donne


1
2A = (3-
a
34)
1
A= (3-
2a
35)
1
B=A=
2a
(3-36)

Ainsi, on a
1 1
1 2a
= 2a
+ (3-
a²;X² a;X a:X
37)

1 1 1 1 1
= . /+ . / (3-
a²;X² 2a a;X 2a a:X
38)

[160]
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Les dénominations étant égaux, il en va de même finalement


dx dx dx
∫ = A∫ + A∫
a² − x² a−x a+x

(3-
39)


dx dx
∫ = −∫ = − ln|x − a| + C
a−x x−a

(3-
40)

Enfin
dx
∫ = ln(x + a)
x+a

(3-
41)

Finalement, on obtient
dx 1 x+a
∫ = ln | |+C
a² − x² 2a x − a

(3-
42)

D’où

X:a
1⁄2a
I = ln .X;a/ +C (3-
43)

§9. AIRES DES SURFACES PLANES

Le lecteur connaît le résultat ci-après

Y
[161]
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O (a,0) (b,0) Dx

Fig. 3.1

Par
b

∫ f(x)dx
a

on désigne la superficie ou aire

𝑆 = 𝐹(𝑏) − 𝐹(𝑎) (3-


44)

où F(x) est une primitive de f(x).

E18. Calculer l’aire du triangle (OAB).

B(a,b)

O A(a,0) X

Figure 3.2

Question : Quelle est l’équation de la droite OB.

Cette équation est

[162]
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b
y = x = f(x) (3-
a
45)

Puisque la droite passe par l’origine, son équation est

y = mx = f(x) (3-
46)

Puisque la droite passe par le point B, on a :

f(a) = ma (3-
47)

En vertu de (3-45) et (3-46)


b
m= (3-
a
48)

et

f(a) = b (3-
49)

La droite (OB) a pour équation


b
y = x = f(x) (3-
a
50)

Ainsi,
a
b b a ba
S = ∫ | x dx = x²| =
a 2a 0 2
0

(3-
51)

[163]
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E09

Y B(a,b)

O C(c,o) A(a,o) X

Figure 3.3.

Question : Trouver l’aire du triangle OBC.

Réponse

Aire (OBC)

Aire (CBA)

Selon le résultat (3-51), on a :


1
Aire (OBA) = ab
2
(3-52)
1
Aire (CBA) = CA× b (3-
2
53)

Or, selon la relation de Chastes Möbius,

CA= a − c (3-
54)

Ainsi,
1
aire(CBA) = (a − c)b (3-
2
55)

[164]
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D’où l’aire de la surface hachurée vaut


S = 1 ab − 1 (a − c )b (3-
2 2
56)

1 1
S = (a − a − c) = bc (3-
2 2
57)

D’où
1
S = . / base × hauteur (3-
2
58)

E10. Calculer l’aire du parallélogramme (OACB)

B C

O B’ A(a,o) X

Figure 3.4.

Les triangles (OAB) et (ACB) ont la même aire. En effet, ils ont la même
hauteur et la même base a.

Or,
1
Aire(OAB) = ah (3-
2
59)

D’où l’aire du parallélogramme (OABC) vaut :

[165]
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1
S = 2 . ah/ = ah (3-
2
60)

Selon la figure 3.4


h
sin𝜃 = (3-
‖OB‖

61)

h = ‖OB‖sin𝜃

On connaît déjà le résultat

OAΛOB = ‖OA‖. ‖OB‖sin𝜃 = aire (OACB)

§10. AIRE D’UN SECTEUR ELEMENTAIRE

Y Q(x + dx, y + dy)

P(x,y)

O X

Figure 3.4

OP = xe1 + ye2 (3-


62)

OQ = (x + dx)e1 + (y + dy)e2 (3-


63)

ez dz = OPΛOQ (3-
64)

[166]
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e1 e2 e3
e3 dS = |dx dy 0|
x y 0

En effet,

e1 e2 e3
((xe1 + ye2 )Λ(xe1 + ye2 ) + (xe1 + ye2 )Λ(dxe1 + dye2 )) = |dx dy 0|
x y 0

Ce déterminant vaut :

e3 dS = (ydx − xdy)e3

Conclusion
1
𝑑 = (𝑦𝑑𝑥 − 𝑥𝑑𝑦) (3-
2
65)

E11. Calculer l’arc du cercle défini par les équations

x = Rcost (3-
66)

y = Rsint (3-
67)

P
O
X

Figure 3.6

dx = −Rsin𝜃d𝜃 (3-
68)

[167]
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dy = Rcos𝜃d𝜃 (3-
69)
1
dS = (R²sin²𝜃 + R²cos²𝜃)d𝜃
2

dS = 1 R²d𝜃
2
(3-70)

Les opérateurs sont inverses l’un de l’autre. Ils s’annulent lorsqu’ils sont
juxtaposés.

Ainsi,
1
, -2
S = 2 R² 𝜃 0
(3-71)

Autrement dit
1
S = R²(2𝜋)
2

Soit

S = 𝜋R² (3-
72)

E12. Calculer l’aire de l’ellipse dont les équations paramétriques sont :

x = a cos𝜃 (3-
73)

y = b sin𝜃 (3-
74)

Ainsi

dx = −a sin𝜃 d𝜃 (3-
75)

dy = b cos𝜃 d𝜃 (3-
76)
[168]
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Alors
1
dS = (ab cos²𝜃 + ab sin²𝜃)d𝜃
2

dS = 1 ab
2

e1 e2 e3
1
dS = |dx dy 0 |
2
x y 0

Soit
1
dS = ab d𝜃 (3-
2
77)

En intégrant comme précédemment, on trouve :


𝑆 = 𝜋𝑎𝑏

E13. On donne le triangle OAB sachant que ce triangle représente une plaque
homogène.

On demande e calculer les coordonnées x, yde cette plaque.

Réponse
1
x= ∫ xdM
M

(3-
79)
1
y= ∫ ydM
M

(3-80)

Y B

[169]
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O A X

x x + dx

Figure 3.7

Les points géométriques à l’intérieur de la plaque élémentaire hachurée ont


approximativement la même abscisse x.

Dans la déformation de xet y, M représente la masse totale de la plaque


triangulaire. Or, cette dernière est homogène.
1
M = 𝜎 . ab/ (3-
2
81)

Où σ représente la masse spécifique superficielle.

Il reste à calculer l’intégrale

I = ∫ xdM
(D)

(3-
82)

dM représente la masse de la plaque rectangulaire hachurée sur la figure 3.7.

dM = 𝜎′dS (3-
83)

Où, dS représente l’aire du rectangle élémentaire hachurée sur la figure 3.7.

dS = ydx (3-
84)

dM = 𝜎′ydx
(3-85)

Remarque

[170]
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Partout où le lecteur aura rencontré l’indice D, on rappelle que l’intégrale


correspond à une intégrale définie. Dans le cas présent, le domaine
d’intégration est défini par la plaque homogène OAB.

Ainsi :
1
x= 1𝜎ab (3-
2

86)

On doit avoir, en effet, pour tout le rectangle élémentaire une infinité de points
dont le plus à gauche a comme abscisse :

𝑥=0
(3-
87)

Le rectangle le plus à gauche se confond pratiquement avec le segment vertical


AB.

Ainsi, l’abscisse de ce dernier rectangle est donné par l’abscisse du segment


AB.

D’où

xM = a (3-
88)

L’indice M rappelle qu’il s’agit de la valeur maximale de x. Il nous reste le


calcul d’intégrale
a
I = ∫ x(𝜎ydx)
0

(3-
89)

On se trouve devant un point de blocage en raison de la présence inopinée des


variables x et y.

[171]
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Pour lever cette difficulté, on se rappelle que les coordonnées x et y


représentent les coordonnées d’un point situé sur la droite AB.

Or, l’équation de la droite AB est donnée par :


X y
+ =1 (3-
a b
90)

L’équation ci-dessus est la forme canonique de l’équation de la droite du plan,


droite ne passant pas par l’origine.

En vertu de cette relation, on obtient :


X
y = b .1 − / (3-
a
91)

Restitué dans l’intégrale, on obtient :


ax x
I = 𝜎b ∫ .1 − / dx
0 a a

(3-
92)
a
x x dx
I = 𝜎ba² ∫ .1 − /
0 a a a

(3-
93)

On pose
X
u= (3-
a
94)

x 0 a

u 0 1
1
I = 𝜎ba² ∫ u(1 − u)du
0

u² u3 a
I = 𝜎ba² 0. − /1
2 3 0

[172]
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1 1 𝜎ba²
I = 𝜎ba² . − / = (3-
2 3 6
95)

Fondamentalement, on divise haut et bas par 𝜎ab et on trouve


2a a
x= = (3-
6 3
96)

De manière analogue, on trouve


b
y= (3-
3
97)

B(o,b)

A(a,o) X

Figure 3.8
1
y= ∫ ydM
M
dM = 𝜎xdy

A partir de la figure 3-8, on procède de la même façon et on trouve


b
y= cfr (3-97)
3

§11. RECTIFICATION D’UNE COURBE PLANE

Q(x + dx, y + dy)

[173]
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P H(x + dx, y)

x x + dx X

Figure 3.9

Selon la figure 3.9 ci-dessus, le triangle rectangle PQH permet d’écrire :

P2 = PH2 + HQ2
Q

On pose

PQ= ds

D’où

(ds)2 = (dx)2 + (dy)2 (3-


98)

Ainsi, sachant que pour dx et dy, infiniment petits, l’arc P


Qet le segment de
droite PR tendent à se confondre.

Lorsque tel est le cas, on dit que la courbe est rectifiable. C’est généralement le
cas de courbes ayant pour un ingénieur ou un physicien, un intérêt pratique.

Un exemple de courbe non rectifiable est la courbe de PEANO (cfr Net).

Selon la relation (3-98), on a :

ds = ,(dx)2 + (dy)2-1⁄2 (3-


99)

Soit

ds = ,1 + (y′)2-1⁄2
dX

[174]
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§12. RECTIFICATION DU CERCLE

𝑑𝜃

Figure 3.10

OP = OQ = R

L’arc

ds = P⌃R

ds =?

𝜃 𝜃
2 2

P O’ Q

Figure 3.11

PO′ = O′Q = 1 PQ
2
(3-101)
𝜃
PO′ = Rsin (3-
2
102)

[175]
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𝜃3
𝜃 𝜃 . /
sin = ( − 2 + ⋯ +) (3-
2 2 3!

103)

Pour θ infiniment petit, 𝜃3, 𝜃5, …, sont des infiniment petits d’ordre supérieur.
On peut le négliger.

D’où
𝜃 𝜃
sin (3-
2 2
104)

Les unités sont en radians.

Ainsi,

BO′ = R𝜃 (3-
105)

et

BC = R𝜃 (3-
106)

Dans le cas particulier de la figure 3.10, on a :

ds = PQ = Rd𝜃

ds = Rd𝜃 (3-
107)

Remarque

B et C jouent le même rôle que P et Q dans la figure 3.11.

La rectification du cercle de la figure 3.10 donne, par exemple, à la longueur de


ce cercle, la valeur que nous allons noter 𝑃. Il est clair que
2
𝑃 = R ∫ d𝜃
0

[176]
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(3-
108)

Soit
𝑃 = 2𝜋𝑅
(3-
109)

Avec 𝑃 circonférence d’un cercle.

§13. RECTIFICATION DE L’ELLIPSE D’EQUATION



X² + =1 (3-
a² b²
110)

Les équations paramétriques de l’ellipse sont :

x = acos𝜃 (3-
111)

y = bsin𝜃 (3-
112)

Soit

dx = −asin𝜃 d𝜃 (3-
113)

dy = bcos𝜃 d𝜃 (3-
114)
dy
y′ =
dX

ou
b² COs𝜃
2
(y²)2 = . / (3-115)
a² sin𝜃

En vertu de (3-100), on a :

[177]
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ds a²(1;COs²𝜃):b²COs²𝜃
=√
dX a²sin²𝜃

ou
ds 1 √a²(1 − cos²𝜃) + b²cos²𝜃
=
dX asin𝜃

ds 1
= √a²(a² − b²)cos²𝜃
dX asin𝜃

asin𝜃
|ds| = ,a² − (a² − b²)cos²𝜃-1⁄2d𝜃 (3-
asin𝜃
116)

|ds| = a,1 − k²cos²𝜃-1⁄2d𝜃 (3-


117)

avec
a²;b²
k² = (3-

118)

En valeur absolue, on a :
⁄2
𝑃 = 4a ∫ (1 − k²cos²𝜃)1⁄2d𝜃
0

(3-
119)

∆y

𝑃⁄
4

O ∆x

[178]
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L’intégrale ci-dessus porte le nom d’intégrale elliptique de 2ème espèce. Abel,


un mathématicien Norvégien a démontré que ma primitive correspondante ne
peut pas être exprimée en termes de fonctions élémentaires. On ne peut
calculer cette longueur que par voie numérique. L’intégrale elliptique de 2 ème
espèce est aussi appelée intégrale abélienne de 2ème espèce. L’intégrale
elliptique de 1ère espèce apparaît, par exemple, à l’occasion du calcul de la
période d’une pendule simple lorsque l’amplitude angulaire d0 est arbitraire.

Dans les élémentaires, on calcule la période T d’un pendule simple


uniquement dans le cas d’une petite oscillation.

§14. AIRE LATERALE D’UNE SURFACE DE REVOLUTION

Y R

d𝜑

d𝜑

O X

Figure 3-13

⌃P de longueur ds. C’est


Sur la figure 3.13, on considère un arc courbe rigide M
arc est l’ase de rotation (∆) sont coplanaires, c’est-à-dire appartiennent à u
même plan méridien.

On appelle plan méridien, tout plan contenant l’axe de rotation, ici l’axe (∆).

En géographie, le plan méridien est tout plan contenant l’axe polaire


rejoignant les pôles Nord et Sud.

Soit autour de (∆), une rotation infinitésimale d’amplitude d𝜑.

⌃P est infiniment court, ainsi, on admet que chacun de ses<, par


L’arc M
exemple de x de l’axe (∆).

[179]
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Les arcs P⌃ ⌃N son égaux. La longueur de chacun d’eux est


Q et M

𝑑𝑃 = 𝑥𝑑𝜑
(3-
120)

Après un tour complet parcouru en cercle de rayon x, l’arc P⌃


Q est de longueur

𝑑𝑃 = 2𝜋𝑥 𝑑𝑠 (3-
121)

Avec cette relation, on peut calculer l’aire d’une surface de révolution, (∆),
étant l’axe.

Ci-après, on calcule l’aire cherchée.


X Rsin𝜃
= = Rd𝜃
MP NQ

Y Q

d𝜃 M

O X

Figure 3.14.

O’

[180]
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P P

Figure 3.15.

dS = 2𝜋R²sin𝜃d𝜃 (3-
122)

Ainsi, l’aire de la sphère vaut :


⁄2
S = 2 4𝜋R² ∫ sin𝜃d𝜃5
0

(3-
123)

Ou

𝑆 = 4𝜋𝑅² (3-
124)

§15. VOLUME D’UN SOLIDE DE REVOLUTION

A x x + dx

Figure 3.16

[181]
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Soit l’arc de la courbe rigide (AB) décrivant autour de l’axe OX, un


mouvement de rotation la lamelle élémentaire (x, x + dx) hachurée sur la
figure 3.16, engendre un disque de rayon R. Le volume de ce disque est

dV = uy²dx (3-
125)

(Base × épaisseur ou hauteur).

Ainsi, le volume correspondant de l’arc A⌃B (figure 3.16) est

𝑏
𝑉 = 𝜋 ∫ 𝑦²𝑑𝑥
𝑎 (3-
126)

Cas particulier de la sphère d’équation

x² + y² + z² − R² = 0 (3-
127)

Sa trace dans le plan XOY est

x² + y² − R² = 0
(3-128)

La rotation de ce cercle autour de l’axe OX engendre la sphère ci-dessus.

Or

y² = R² − x²
(3-129)

Ainsi
R
V = 2𝜋 ∫0 (R² − x²)dx
(3-130)

[182]
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Fig 3.17
1
V = 2𝜋R3 01 − 1 (3 −
3
131)

Ce qui donne
4
V= R3
3
(3 − 132)

§16 QUELQUES INTEGRALES DEFINIES

2
I2 = ∫ sin2𝜃 (3 − 133)
0

2
J2 = ∫ cos2𝜃 (3 − 134)
0

2
J2 = ∫ cos 𝜃 (cos 𝜃) d𝜃 (3 − 135)
0

Posons

2
J2 = ∫ udv (3 − 136)
0

Avec

v = sin 𝜃 (3 − 137)

u = cos 𝜃 (3 − 138)

J2 = ,uv-2 − ∫2 vdu (3 −
0 0
139)

,uv-2 = ,cos 𝜃 d𝜃-2 = 0 (3 − 140)


0 0

[183]
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du = − sin 𝜃 d𝜃 (3 − 141)

Ainsi

J2 = ∫02 sin2𝜃 d𝜃 (3 − 142)

En vertu de (3 − 133) on peut écrire :

J2 = I2 (3 − 143)

Application

Calculer I2 , In et Jn

1°) Pour répondre à cette première question


1
I2 = (I2 + J2) (3 − 144)
2
1 2
I = ∫ (cos2𝜃 + sin2𝜃)d𝜃 (3 − 145)
2
2 0

1 2
I2 = ∫ d𝜃 (3 − 146)
2 0

1
I2 = ,𝜃-20 (3 − 147)
2
Ce qui donne finalement
𝜋
I2 = (3 − 148)
4
2°)

In = ∫02(sin 𝜃)nd𝜃 (3 − 149)

Et

Jn = ∫02(cos 𝜃)nd𝜃 (3 − 150)

En procédant comme dans le premier exemple, on trouve

[184]
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In = Jn (3 − 151)

On peut à présent calculer par exemple Jn :

2
Jn = ∫ (cos 𝜃)n;1 cos 𝜃 d𝜃 (3 − 152)
0

Soit

2
Jn = ∫ udv (3 − 153)
0

Autrement dit

u = (cos 𝜃)n;1 (3 − 154)

v = sin𝜃 (3 − 155)

du = (n − 1)(−sin𝜃)cos𝜃d𝜃 (3 − 156)

En vertu respectivement de (3 − 139) et de (3 − 140), on a repectivement

J2 = ,uv-2 − ∫2 vdu et ,uv-2 = ,cos 𝜃 d𝜃-2 = 0


0 0 0 0

De sorte que l’on a :

2
Jn = (n − 1) ∫ (cos 𝜃)n;2 sin2 𝜃d𝜃 (3 − 157)
0

2
Jn = (n − 1) ∫ (cos 𝜃)n;2 (1 − cos 2 𝜃)d𝜃 (3 − 158)
0

L’équation ci-dessus peut s’écrire :

Jn = (n − 1), Jn;2 − Jn - (3 − 159)

Ou

(1 + n − 1) Jn = (n − 1) Jn;2 (3 − 160)

Ou encore

nJn = (n − 1) Jn;2 (3 − 161)

De sorte que l’on a finalement

[185]
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𝑛−1 (3 − 162)
𝐽𝑛 = 𝐽𝑛;2
𝑛

Formule de récurrence

Exemple

Calculer ∫02 cos8𝜃d𝜃

Réponse

Nous allons le faire à l’aide de la formule de récurrence établie en (3 − 162)


7
J8 = J6 (3 − 163)
8
5
J6 = J4 (3 − 164)
6
3
J4 = J2 (3 − 165)
4
𝜋
J2 = (3 − 166)
4
En multipliant membre à membre ces quatre relations, on obtient après toutes
les simplifications :
7 5 3 𝜋 35 𝜋
J0 = × × × = (3 − 167)
8 6 4 4 96 4
On retiendra que

2 𝜋
J0 = ∫ d𝜃 = (3 − 168)
0 2

Remarque

En observant le numérateur et le dénominateur de (3-167), on peut écrire :

8 × 6 × 4 × 2 = (4 × 2) × (3 × 2) × (2 × 2) × 2 = 24 × 4! (3 − 169)

[186]
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8 6 4 2 8!
7×5×3×1= ×7× ×5× ×3× ×1 = 4 (3 − 170)
8 6 4 2 2 × 4!
La double factorielle est

(2n)!
(2n − 1)!! = (3 − 171)
2n × n!

Application

Calculer

2 d𝜃
I=∫
0 √1 − 𝜀2cos2𝜃

[187]
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