Corrigé du Bac Blanc
Terminales générales lundi 15 avril 2024 Durée : 4 heures
E XERCICE 1 5 points
Partie A
( )
1. D’après le texte, pour k = 1 ou k = 2, on a : p A k A k+1 = 0, 65 et p A (A k+1 ) = 0, 5.
( ) k
Donc p A k (A k+1 ) = 0, 35 et p A A k+1 = 0, 5.
k
On complète l’arbre pondéré ci-dessous modélisant la situation.
0, 3 5 A3
5 A2
0, 3
0, 65 A3
A1
0, 5 A3
0, 6
0 ,6 5
A2
0, 5 A3
0, 35 A3
0, A2
4 0, 5
0, 65 A3
A1
0, 5 A3
0, 5
A2
0, 5 A3
2. La probabilité que le joueur atteigne deux fois la cible au cours des trois tirs est :
[( ) ( ) ( )]
p(X = 2) = p A 1 ∩ A 2 ∩ A 3 ∪ A 1 ∩ A 2 ∩ A 3 ∪ A 1 ∩ A 2 ∩ A 3
Les événements A 1 ∩ A 2 ∩ A 3 , A 1 ∩ A 2 ∩ A 3 et A 1 ∩ A 2 ∩ A 3 sont 2 à 2 incompatibles donc :
( ) ( ) ( )
p(X = 2) = p A 1 ∩ A 2 ∩ A 3 + p A 1 ∩ A 2 ∩ A 3 + p A 1 ∩ A 2 ∩ A 3
= 0, 6 × 0, 35 × 0, 65 + 0, 6 × 0, 65 × 0, 5 + 0, 4 × 0, 5 × 0, 35 = 0,136 5 + 0,195 + 0,07
= 0,401 5
3. a. On a vu que p(X = 2) = 0,401 5 ; de plus p(X = 0) et p(X = 3) sont donnés dans le
tableau. On a donc :
( )
p(X = 1) = 1 − p(X = 0) + p(X = 2) + p(X = 3) = 1 − (0, 1 + 0,401 5 + 0,073 5)
= 1 − 0, 575 = 0, 425
On complète le tableau donnant la loi de probabilité de la variable aléatoire X .
X = xi 0 1 2 3
P (X = x i ) 0, 1 0, 425 0,401 5 0,073 5
1
b. E (X ) = 0 × 0, 1 + 1 × 0, 425 + 2 × 0,401 5 + 3 × 0,073 5 = 1,448 5
c. Sur 3 tirs, le joueur peut espérer atteindre sa cible 1, 5 fois.
Partie B
1. Les valeurs pouvant être prises par la variable aléatoire S sont 2, 3, 4 et 5 comme le montre
le tableau ci-dessous :
dé 2
1 2 3 3
dé 1
1 2 3 4 4
1 2 3 4 4
2 3 4 5 5
2 3 4 5 5
2. Ce même tableau nous donne le nombre de fois que S prend ces valeurs sur les 16 jetés
possibles des deux dés d’où la loi de probabilité de la variable aléatoire S donnée dans le
tableau ci-dessous :
si 2 3 4 5 total
2 1 4 1 6 3 4 1
p(S = s i ) = = = = 1
16 8 16 4 16 8 16 4
3. E (S) = E (X + Y ) = E (X ) + E (Y ) = 1, 5 + 2, 25 = 3, 75.
Les variables aléatoires X et Y étant indépendantes, on a :
p p
V (S) = V (X +Y ) = V (X )+V (Y ) = 0, 25+0, 6875 = 0, 9375 et donc σ(S) = V (S) = 0, 9375.
On a donc σ(S) = 0, 9682 arrondi par défaut à 10−4 près.
2
E XERCICE 2 5 points
−1 − 3 −4
−−−−→
1. a. Le vecteur EF a pour coordonnées 2 − (−2) = 4
1 − (−1) 2
3 − (−1) 4
−−−−→
Le vecteur FG a pour coordonnées 2 − 2 = 0
−3 − 1 −4
−−−−→ −−−−→
b. x −−−−→ = −1 × x −−−−→ et y −−−−→ 6= −1 × y −−−−→ donc les coordonnées des vecteurs EF et FG ne
FG EF FG EF −−−−→ −−−−→
sont pas proportionnelles et donc les vecteurs EF et FG ne sont pas colinéaires. Les
points E, F et G ne sont donc pas alignés.
−−−−−−→
2. a. La droite (FG) passe par le point F et a pour vecteur directeur FG ; elle a donc pour
représentation paramétrique :
x = x F + x FG t
x = −1 + 4t
−−−−→
y = y F + y FG t où t ∈ R soit
−−−−→ y = 2 où t ∈ R
z = z + z −−−−→ t
F z = 1 − 4t
FG
b. On appelle H le point de coordonnées (2 ; 2 ; −2).
H est le projeté orthogonal de E sur la droite (FG) si H appartient à la droite (FG) et si
−−−−−→ −−−−→
les vecteurs EH et FG sont orthogonaux.
• Le
point H appartient à la droite (FG) si on peut trouver une valeur de t telle que :
x H = −1 + 4t 2 = −1 + 4t
yH = 2 c’est-à-dire 2 = 2
z H = 1 − 4t −2 = 1 − 4t
3
La valeur t = convient donc le point H appartient à la droite (FG).
4
2−3 −1
−−−−−→
• Le vecteur EH a pour coordonnées 2 − (−2) = 4 .
−2 − (−1) −1
4
−−−−→
Le vecteur FG a pour coordonnées 0 .
−4
−−−−−→ −−−−→ −−−−−→ −−−−→
EH · FG = (−1) × 4 + 4 × 0 + (−1) × (−4) = 0 donc les vecteurs EH et FG sont ortho-
gonaux.
Le point H est donc le projeté orthogonal du point E sur la droite (FG).
c. D’après les questions précédentes, [EH] est la hauteur du triangle EFG correspondant
à la base [FG] ; donc l’aire du triangle EFG vaut, en cm2 :
EH × FG
A= .
2
−1 √ p p
−−−−−→
• EH 4 donc EH = (−1)2 + 42 + (−1)2 = 18 = 3 2
−1
4 √ p p
−−−−→
• FG 0 donc FG = 42 + 02 + (−4)2 = 32 = 4 2
−4
3
p p
3 2 × 4 2
Donc l’aire du triangle est en cm2 : A = = 12.
2
2
n 1 est un vecteur normal au plan (EFG) s’il est orthogonal à deux vec-
3. a. Le vecteur ⃗
2
−−−−→ −−−−→
teurs non colinéaires dirigeant le plan (E FG) comme EF et FG .
−−→ −−−−→ −−−−→ −−→
• n · EF = 2 × (−4) + 1 × 4 + 2 × 2 = 0 donc les vecteurs EF et n sont orthogonaux.
−−→ −−−−→ −−−−→ −−→
• n · FG = 2 × 4 + 1 × 0 + 2 × (−4) = 0 donc les vecteurs FG et n sont orthogonaux.
2
Le vecteur ⃗n 1 est donc un vecteur normal au plan (EFG).
2
2
n 1 est un vecteur normal au plan (EFG), donc le plan (EFG) a une équation de la
b. ⃗
2
forme 2x + y + 2z + d = 0 où d est un réel à déterminer.
F est un point de (EFG) donc 2x F + y F + 2z F + d = 0 c’est-à-dire
2 × (−1) + 2 + 2 × 1 + d = 0 ce qui donne d = −2.
Le plan (EFG) a donc pour équation cartésienne 2x + y + 2z − 2 = 0.
c. La droite (d ) passant par le point D et orthogonale au plan (EFG) a pour vecteur direc-
−−→
teur tout vecteur normal au plan (EFG) donc en particulier le vecteur n . Elle a donc
pour représentation paramétrique ;
x = x D + x⃗n t x = 3 + 2t
y = y D + y⃗n t où t ∈ R c’est-à-dire y = 1+t où t ∈ R
z = z D + z⃗n t z = 5 + 2t
d. On note K le projeté orthogonal du point D sur le plan (EFG). Le point K appartient
donc à la droite (d ) et au plan (EFG) donc il existe t ∈ R pour lequel les coordonnées
x = 3 + 2t
y = 1+t
(x ; y ; z) du point K sont solutions du système :
z = 5 + 2t
2x + y + 2z − 2 = 0
On a donc t tel que 2 (3 + 2t ) + (1 + t ) + 2 (5 + 2t ) − 2 = 0, soit
15 5
6 + 4t + 1 + t + 10 + 4t − 2 = 0 ou encore 9t + 15 = 0 ; ce qui donne t = − = − .
( ) ( ) 9 3
5 1 5 2
On a donc : x K = 3 + 2t = 3 + 2 − = − , y K = 1 + t = 1 + − = − et z K = 5 + 2t =
( ) 3 3 3 3
5 5
5+2 − =
3 3 ( )
1 2 5
Donc le point K a pour coordonnées − , − , .
3 3 3
( )2 ( )2 ( )2 ( ) ( )2 ( )
2 1 2 5 10 2 5 10 2
4. a. DK = − − 3 + − − 1 + − 5 = − + − + −
3 3 3 3 3 3
100 25 100 225
DK2 = + + = = 25
9 9 9 9 p
DK étant une distance, on a donc DK = 25 et la distance DK est égale à 5 cm.
aire de la base × hauteur
b. Le volume du tétraèdre DEFG est donné par la formule : .
3
4
Une base du tétraèdre est le triangle EFG d’aire 12, et la hauteur relative à cette base
est [DK] de longueur 5.
12 × 5
Le volume du tétraèdre DEFG est donc, en cm3 : = 20.
3
5
E XERCICE 3 5 points
Partie A
q est un réel strictement plus grand que 1 donc il existe un réel strictement positif a tel que
q = 1 + a.
Pour tout n ∈ N on a donc q n = (1 + a)n ≥ 1 + na d’après le premier pré-requis.
lim 1 + na = +∞ car a > 0. Par comparaison (deuxième pré-requis) on a donc également
n→+∞
lim q n = lim (1 + a)n = +∞.
n→+∞ n→+∞
Partie B
1. La formule à saisir dans la cellule B4, puis à recopier vers le bas, permettant d’obtenir des
valeurs de la suite (u n ) dans la colonne B est = 5*B3/4 - B2/4
2. On peut conjecturer que la suite (u n ) converge vers le nombre 7.
1
On considère les suites (v n ) et (w n ) définies pour tout n ∈ N par : v n = u n+1 − u n et w n =
4
u n − 7.
1 5 1 1 1
1. a. Pour tout n ∈ N on a v n+1 = u n+2 − u n+1 = u n+1 − u n − u n+1 = u n+1 − u n = v n
4 4 4 4 4
donc la suite (v n ) est constante.
1 3 21
b. La suite (v n ) est constante, donc pour tout n ∈ N, v n = v 0 = u 1 − u 0 = 6 − = .
4 4 4
1 21 1 21
Donc, pour tout n ∈ N, u n+1 − u n = donc u n+1 = u n + .
4 4 4 4
2. a. Montrons par récurrence que la proposition u n < u n+1 < 15 est vraie pour tout n ∈ N.
• Initialisation
u 0 = 3 et u 1 = 6 et 3 < 6 < 15 donc u 0 < u 1 < 15 et la proposition u n < u n+1 < 15 est
vraie pour n = 0.
• Hérédité
On suppose que pour n ⩾ 0, u n < u n+1 < 15 ; c’est l’hypothèse de récurrence.
1 1 15 1 21 1 21 15 21
u n < u n+1 < 15 =⇒ u n < u n+1 < =⇒ u n + < u n+1 + < + ce
4 4 4 4 4 4 4 4 4
36
qui équivaut à u n+1 < u n+2 < c’est-à-dire u n+1 < u n+2 < 9.
4
On en déduit que u n+1 < u n+2 < 15 donc que la propriété est vraie au rang n + 1.
• Conclusion
On a vérifié que la propriété était vraie pour n = 0 ; on a démontré qu’elle était
héréditaire pour n ⩾ 0. D’après le principe de récurrence, on peut dire que la pro-
priété est vraie pour tout n ⩾ 0.
b. • On a démontré que pour tout n, u n < u n+1 donc la suite (u n ) est croissante.
• On a démontré que pour tout n, u n < 15 donc la suite (u n ) est majorée.
La suite (u n ) est croissante et majorée donc, d’après le théorème de la convergence
monotone, la suite (u n ) est convergente.
6
3. a. Pour tout n, w n = u n − 7 donc u n = w n + 7.
1 21 1( ) 7 1 7 7 1
• w n+1 = u n+1 − 7 = un + − 7 = wn + 7 − = wn + − = wn
4 4 4 4 4 4 4 4
• w 0 = u 0 − 7 = 3 − 7 = −4
1
Donc la suite (w n ) est géométrique de premier terme w 0 = −4 et de raison q = .
4
( )n ( )n−1 ( )n−1
1 1 1 1
b. On en déduit que, pour tout n, w n = w 0 ×q n = −4× = −4× × =− .
4 4 4 4
( )n−1
1
Or u n = w n + 7 donc, pour tout n, u n = 7 − .
4
( )N
1 1
c. lim n − 1 = +∞ et lim = 0 car −1 < < 1 donc par composition des limites
n→+∞ N →+∞ 4 4
( )n−1
1
lim = 0.
n→+∞ 4
Par sommes de limites on en déduit que lim u n = 7.
n→+∞
7
E XERCICE 4 5 points
Partie A
1. a. lim (x − 3) = +∞ et lim ex = +∞, donc par produit de limites lim f (x) = +∞.
x→+∞ x→+∞ x→+∞
b. En dérivant le produit :
f 0 (x) = 1ex + (x − 3)ex = ex (1 + x − 3) = (x − 2)ex .
c. Comme ex > 0 quel que soit le réel x, le signe de f 0 (x) est celui de x − 2 :
• si 0 ⩽ x < 2, x − 2 < 0 : f 0 (x) est négatif donc la fonction f est décroissante sur [0 ; 2]
de f (0) = 10 + (−3) × 1 = 7 à f (2) = 10 − e2 ≈ 2, 61 ;
• si x > 2, x − 2 > 0 : f 0 (x) est positif donc la fonction f est croissante sur [2 ; +∞[ de
f (2) à +∞.
d. D’après ce qui précède, f admet un minimum égal à 10 − e2 sur [0 ; +∞[ et 10 − e2 est
un nombre strictement positif, on peut donc affirmer que f est strictement positive
sur [0 ; +∞[.
2. a. On a G 0 (x) = 1 × ex + (x − 4)ex = ex (1 + x − 4) = (x − 3)ex = g (x).
Donc G est bien une primitive de g sur [0 ; +∞[.
b. Comme f (x) = 10 + g (x), une primitive de f est la fonction F définie par :
F (x) = 10x +G(x) +C = 10x + (x − 4)ex + K , avec K ∈ R.
c. Comme F 0 (x) = 10+g (x) = f (x) > 0, la dérivée de F étant supérieure à zéro, la fonction
F est strictement croissante sur [0 ; +∞[.
3. a. D’après 1.b Pour tout x ∈ [0 ; +∞[ on a f 0 (x) = (x − 2)ex .
Pour tout x ∈ [0 ; +∞[ on a de même f 00 (x) = 1×ex +(x−2)×ex = ex (1+x−2) = ex (x−1).
Comme ex > 0 quel que soit le réel x, le signe de f 00 (x) est celui de x − 1 :
• si 0 ⩽ x < 1, x −1 < 0 : f 00 (x) est négatif donc la fonction f est concave sur l’intervalle
[0 ; 1] ;
• si x > 1, x − 1 > 0 : f 00 (x) est positif donc la fonction f est convexe sur l’intervalle
[1 ; +∞].
b. f 00 (1) = 0 et d’après l’étude du signe de f 00 (x) faite précédemment f 00 (x) s’annule en
changeant de signe. La courbe C f admet donc un point d’inflexion d’abscisse 1 et
d’ordonnée f (1) = 10 + (1 − 3)e1 = 10 − 2e.
Partie B
1. On a vu qu’une primitive de f (x) est F (x) = 10x + (x − 4)ex + K .
Les coûts fixes, soit pour x = 0 objets produits sont égaux à 20 000 (, ou 20 milliers d’eu-
ros soit :
F (0) = 20 ⇐⇒ −4 + K = 20 ⇐⇒ K = 24.
Donc pour x ∈ [0 ; 4], C (x) = 10x + (x − 4)ex + 24.
2. a. On veut que f (x) = 11,292 ⇐⇒ 10 + (x − 3)ex = 11,292.
Or on a vu dans la partie A que sur l’intervalle [2 ; 4], la fonction f est croissante de
f (2) = 2, 61 milliers d’euros à f (4) = 10 + 1e4 ≈ 64, 6 milliers d’euros.
Comme la fonction f est continue car dérivable sur [2 ; 4], strictement croissante sur
[2 ; 4] et que 7 000 < 11 292 < 64 600, d’après le corollaire du théorème des valeurs
intermédiaires il existe un réel unique x 0 ∈ [0 ; 4] tel que f (x 0 ) = 11, 292.
8
b. La calculatrice donne :
f (3) = 10 et f (4) = 64, 6 arrondi au dixième, donc 3 < x 0 < 4 ;
f (3) = 10 et f (3, 1) = 12, 2 arrondi au dixième, donc 3 < x 0 < 3, 1 ;
f (3, 06) = 11, 28 arrondi au centième et f (3, 07) = 11, 29 arrondi au centième , donc
3, 06 < x 0 < 3, 07 ;
f (3, 060) = 11, 28 arrondi au centième et f (3, 061) = 11, 302 arrondi au centième et
donc x 0 = 3, 06 arrondi au centième près par défaut.
Le coût marginal atteindra 11 292 ( pour une production de 3 060 kg.
C (3, 06)
c. C (3, 06) = 34,552 arrondi au millième et = 11,291 534 7 arrondi à 10−7 près.
3, 06
C (3, 061)
C (3, 061) = 34,563 arrondi au millième et = 11,291 534 5 arrondi à 10−7 près.
3, 061
Le coût moyen de fabrication par tonne est à l’euro près 658 (.