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CM7: La Génération Zéro Et Les Américains: I) Au-Delà Des Frontières

Le document traite de la 'génération zéro', un mouvement artistique qui rejette le centralisme parisien et l'abstraction lyrique, prônant un art plus réaliste et collectif. Il souligne la dégradation des relations entre les artistes américains et européens, ainsi que les rivalités internes au sein des mouvements artistiques. Finalement, le Nouveau Réalisme s'effondre face à l'émergence du pop-art américain, marquant une rupture dans la scène artistique européenne.

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CM7: La Génération Zéro Et Les Américains: I) Au-Delà Des Frontières

Le document traite de la 'génération zéro', un mouvement artistique qui rejette le centralisme parisien et l'abstraction lyrique, prônant un art plus réaliste et collectif. Il souligne la dégradation des relations entre les artistes américains et européens, ainsi que les rivalités internes au sein des mouvements artistiques. Finalement, le Nouveau Réalisme s'effondre face à l'émergence du pop-art américain, marquant une rupture dans la scène artistique européenne.

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CM7 : La « génération zéro » et les américains

Nouvelle génération qui veut s’émanciper du centralisme parisien, veut se démarquer


de l’abstraction lyrique. Rejettent toute forme d’expression intérieure qui serait
commerciale.
Agacés par les tableaux sans forme précise, ils veulent un message plus clair. On
rejette un style et le message associé.

Décentrement par rapport à Paris, ce qui explique la victoire d’un américain à la


biennale de Venise.

Condamne les émissions de la peinture, l’abstraction lyrique, etc.

On dénonce l’héroisme de la peinture américaine, la théatralisation gestuelle, qui


masque les objectifs mercantiles et on masque les volontés nationalistes, on veut
transgresser les frontières artistiques.

Dégradation des relations USA/Paris (???)

I) Au-delà des frontières


A) Contre l’abstraction lyrique

Triomphe de l’abstr lyrique dans les 50s, ça fait vendre de peindre ses tourments
intérieurs.
Reprise économique = changement d’état d’esprit, on sort des inquiétudes de la
guerre.

Ces avant-gardes commencent à se constituer en réseau.

D’autres : Yves Klein, affichistes, etc.

Réseau facilité par les moyens de communication. On expose, on devient ami = on


dépasse les frontières et, pendant un temps, les concurrences.

Anti marchands, anti individualiste, on veut faire tout l’inverse = on veut faire du
réalisme, de l’anti artistique. On veut travailler en collectif.

Pierre Rastany (1930-2003) comprend la difficulté des jeunes peintres de sa


génération. C’est un homme de ressource, capital culturel important, assez sensible
aux différences culturelles, se méfie des idéologies.
1956 : Il monte un mouvement, « Espaces imaginaires », rassemble des jeunes
artistes. Il cherche l’originalité, des artistes rejetés ailleurs.

Expositions communes, rencontres régulières (il envoit Klein à Milan, qui expose en
57, rencontre des collectionneurs, rencontre Pierro Manzoni)

Galeries : Galerie Apollinaire à Milan, Schmela à dusseldorf, Iris Clert à Paris =


Klein en est la vedette.

Ce groupe de jeune publie en 57 un manifeste en 3 langues : « Contre le style », c’est-


à-dire l’abstr lyrique.

Ramifications : en Allemagne, etc.

ça leur donne l’assurance de vivre de leur art, donc Otto Piene et Heinz Mack fondent
le groupe Zéro.

B) « Nouveau réalisme » ou « génération zéro » ?

On cherche l’interaction.
Otto Piene poinçonne ses images.

Piene fait des expos la nuit parce qu’il joue avec la lumière : Please turn, 1961.

Mouvement Arte Nucleare, Milan : on veut chercher la vérité dans la matière, dans
l’atome. Piero Manzoni, Achrome, 58 : toiles recouvertes de plâtre et trempé dans le
caolin

58 : fondation du groupe G58 à Anvers.

57 : Fondation du Nederlandse Informele Groep aux Pays-Bas.

Groep Nul, avec sa revue Nul-0.

Mieux accueillis à Berlin qu’à Paris.

C) Le dépassement de la problématique de l’art

= Titre d’un livre d’Yves Klein paru en 59 ?

Le sortir de toute progression, de toute médiation, il va prouver qu’on peut vendre


rien à voir.

Ils sont très critiques vis à vis de la modernité, qui tue et sclérose les gens, d’autant
plus que la critique sort parfois d’enfants de peintres.
Manzoni, Manifeste contre quoi que ce soit pour l’exposition internationale de rien,
1960 : C’est facile d’ignorer la réalité.
C’est des gosses de riches : Klein, Guy de Bore (??)

Manzoni, Merda d’Artista, 61 : Exposition d’une 60aine de conserves avec marqué


« merde d’artiste ».
= y a une ligne qui a été franchie.

Manzoni vend ses empreintes digitales (il signe des œufs durs avec ses empreintes
digitales).

Tout faire, tant que c’est ritualisé, on crée un évènement autour du n’importe quoi.
Ex : l’immatérialité du bleu, de Yves Klein = y a une cérémonie mais y a rien à voir.

Jean Tinguely, Sculpture méta-mécanique automobile, 54.

C’est moins l’oeuvre elle-même que ce qu’elle produit, l’effet qu’elle produit. Donc
parfois l’artiste doit être là car pas d’oeuvres sans son artiste.

C’est pas du happening, tout est pensé, pas d’impro.

Anthropométries d’Yves Klein : peinture en public, femmes nues qui servent de


pinceaux.

Exposition Zéro : Défilé de nuit, tout le monde se balade avec des ballons et souffle
des bulles. L’œuvre c’est la soirée en elle-même.

L’art n’est jamais réélement sérieux : on est dans du spectacle de variété, dans
l’évènement/performance, les artistes sont en costume.

Les artistes se docmentent : on se fait prendre en photo, on se fait filmer. Klein se fait
filmer quand il fait ses anthropométries. On fait des reportages sur ces gens qui
intriguent.
Arman est filmé en 61, présenté comme architecte des ordures, sculpteur de la
poubelle.

Festival du Nouveau Réalisme, Nice, 61.

Grand bal population, galerie Iris Clert, 63.

Idée d’un artiste indépendant, qui fait ses propres choix, et donc on détourne
l’attention du public des marchands.
Klein : zones de sensibilité picturale immatérielles. Klein cède à un acheteur une
œuvre qui n’existe pas parce qu’elle est pas matérielle, vendue contre de l’or pur.
Deal : Klein jette la moitié de l’or. L’acheteur reçoit le papier qui confirme la
transaction. L’acheteur doit brûler le récépissé pour qu’il ne reste bien.
La seule façon de prouver c’est de faire venir un huissier ou se prendre en photo avec
Klein + sa signature.

Rythme économico-artistique.

Pourquoi Manzoni vend sa merde ? Italie des 60s, très pieuse, culte des reliques et
des traces humaines = moquerie. Il faut avoir foi en les reliques de l’artiste.

Rivalité d’artistes : rivalité Manzoni/Klein.

Daniel Spoerri : sa spécialité c’est les tableaux pièges : restes d’un repas, il a collé sur
la table et a mis au mur.

Les musées s’adaptent rapidement.

II) Le retour des concurrences


A) Réaction des nouveaux réalistes (les parisiens)

1960 : Klein dépose à l’INPI la formule de l’International Klein Blue (IKB).

Jean Tinguely a fait déposer sa Meta-Matic n°10, c’est une machine qui fait du
dessin.

Les artistes se disputent la primauté d’inventions. Takis, brevet pour les télépeintures
= Klein prétend que c’est lui qui les a inventé.

Yves Klein peint au feu.

Exposition : Klein, Tinguely, etc. = Restani dit que ça détourne les réalités
industrielles.
On crée un groupe, mais il est rongé par rivalité entre Klein et Tinguely.

Tinguely invité au MoMA, Klein est jaloux.


Installation de Tinguely, Hommage à New York.

Grand mot : le réalisme. Le réél c’est des affiches lacérées, des déchets ramassés, les
arbres bidons de Martial Raysse, les corps utilisés comme pinceaux par Klein.
Déclaration constitutive du groupe de Restani, les nouveaux réalistes.

Les américains sont content d’etre accueillis en Europe mais c’est pas ce qu’ils
espéraient : ils pensaient passer pour l’avant-garde américaine mais on les exose avec
les expressionnistes abstraits, ceuc qu’ils rejettent.

Ex : 60, Exposition à Darmstadt (Allemagne) ; 61 : exposition itinérante American


Vanguard Painting.

Ils vont être captés comme une simple extension de ce qui se passe en Europe

B) Vers la confrontation

Printemps 61, Rauschenberg et Jones à Paris.


Expositions organisées par Iris Clert, etc. Elle vient de déménager sa galerie dans
Paris, donc faut renta la location, besoin de pub internationale.

Gopoltiquue aussi : 20 juin 61, des français et américains, performance Hommage à


David Tudor au centre culturel américain. Ballet qui vire au happening inattendu = ça
choque, Rauschenberg peint rapidement une peinture et s’en va, puis Niki de Saint
Phalle tire sur une toile avec des bombes de peintures attachées = réf à la guerre
d’Algérie.

Ce happening ce passe à l’ambassade américaine, qui soutient le décolonialisme donc


renforce l’anti américanisme.

Ça tourne court à cause de la critique du marché et des marchands : on a beau vouloir


s’éloigner des marchands, on peut pas s’en dégager.

On classifie mal : On fait des néo dadas des réalistes, et ça plait pas. Les américains
aiment pas trop Paris.

À ça s’ajoute des rivalités personnelles :


Niki de Saint Phalle et Roschenberg s’entendaient trop bien pour Jasper Johns,
compagnon de Roschenberg.
Roschenberg fait rentrer Tinguely au MoMA (??), … = tensions.

Jasper Johns rentre chez lui et fait des œuvres tristes.

Déception des américains en Europe.

Klein invité à exposer, mais Roschenberg et Johns le voit comme un concurrent.


Castelli expose des monochromes de Klein, alors que Klein voulait exposer ses
sculptures. Coup dur pour Klein, d’autant que Tinguely cartonne. Il se plaint de
l’accueil qui lui est réservé, on lui reproche d’être prétentieux, etc.

César a vendu une brique jaune au MoMA. Devient une menace : prend des contrats
partout en Europe.
Arman, accumulation de poupées démembrées.

Gens qui osent et les américains les détestent.

Déception de part et d’autre de l’Atlantique, l’amertume est de plus en plus forte.


Marginalisation géographique, marchande, de Paris.

En 62, Niki et Tinguely sont à NY, après ça ils se revoient plus, le fossé se creuse,
d’autant plus que Sydney…, galerie, exposition « The New Realism », on montre
quelque chose de nouveau, les premières œuvres de pop-art américain.

Victoire du pop-art, des américains, coup dur pour les parisiens.

C) L’éclatement européen

éclatement du nouveau réalisme

8 oct 61 : Klein, Raysse et Hains déclarent la dissolution du Nouveau Réalisme.


Klein veut médiatiser sa peinture du feu + veut faire une architecture de l’air.

6 juin 62 : Mort de Klein

Les autres vendent aux USA : Martial Raysse, Raysse Beach, 62, plaît aux
américains.

Collaboration entre allemands et italiens (??), ils se débrouillent dans leur coin.
Zero/Nul veut monter une exposition au museum d’Amsterdam, les allemands étaient
pas contents, accusations d’usurpation + allemands désignés par des croix gammées
sur le plan privé de l’expo.

Chacun suit sa voie, plus de groupe qui tienne. Plus de collaboration.

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