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CM3: Heurs Et Malheurs de L'abstraction Européenne: I) Le Triomphe de La Nouvelle École de Paris

Le document explore le développement et les défis de l'abstraction européenne, notamment à travers la 'nouvelle école de Paris', qui a vu des galeries et des critiques jouer un rôle clé dans la promotion de ce mouvement artistique. Malgré un succès initial, l'abstraction a souffert de sa propre popularité, entraînant une saturation du marché et une crise de l'art abstrait à la fin des années 1950. Les tensions entre les courants géométriques et lyriques, ainsi que les influences extérieures, ont également façonné ce paysage artistique complexe.

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CM3: Heurs Et Malheurs de L'abstraction Européenne: I) Le Triomphe de La Nouvelle École de Paris

Le document explore le développement et les défis de l'abstraction européenne, notamment à travers la 'nouvelle école de Paris', qui a vu des galeries et des critiques jouer un rôle clé dans la promotion de ce mouvement artistique. Malgré un succès initial, l'abstraction a souffert de sa propre popularité, entraînant une saturation du marché et une crise de l'art abstrait à la fin des années 1950. Les tensions entre les courants géométriques et lyriques, ainsi que les influences extérieures, ont également façonné ce paysage artistique complexe.

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CM3 : Heurs et malheurs de l’abstraction européenne

Il ne reste que l’abstraction, souvent marginalisée dans le sgaleries, donc petits


marchands.
On parle de « nouvelle école de Paris », désigne le triomphe international de
l’abstraction parisienne, et croyance que ce type de peinture est supérieur.

I) Le triomphe de la « nouvelle école de Paris »


A) Le rôle des galeries et des revues

Certains galeristes s’intéressent à l’abstraction.


On s’intéresse aux étoiles montantes.

Galeriste connu : Marguerite et Aimé Maeght. S’intéresse à des abstraits et va les


chercher dans toute l’Europe.

64 : fondent la fondation Maeght.

Appui de Braque (peintre) et André Malraux.

On cherche, parfois petites annonces dans la presse pour invtier les peintres à se faire
connaître. Une fois qu’on a trouvé la perle rare, on fait signer des contrats
d’exclusivité aux artistes, perte de liberté pour les peintres mais garantissent un
salaire régulier.

Quand il y a des rencontres, il y a de la pub, il se passe des choses.

Ex : Galerie Drouin, invite des écrivains surréalistes, de l’art brut et des critiques, qui
ont tous intérêt à se rencontrer. Certaines galeries s’attachent à des critiques, pour
qu’ils fassent la pub, et quand on a pas besoin de la presse on a sa propre revue,
souvent éphémère.
Ex : Derrière le miroir, de 46 à 82, par la galerie Maeght : reproductions en couleurs ;
dates des vernissages ; poésie.
Développement des catalogues aussi. Certains galeristes se disent éditeurs, se disent
découvreurs de jeunes talents sans intérêt pour l’argent (c’est faux), mythologie du
découvreur de talents.

De plus en plus, des galeries se spécialsient dans des courants esthétiques particuliers.
Ex : Galerie Denise René, revue Art d’aujourd’hui, animée par André Bloc de 1949 à
1954.
On compte sur la diffusion des revues pour faire de la pub. On met en place une
tradition d’avant-garde, croyance en la supériorité de Paris en matière artistique,
basée sur un manichéisme : « Tout ce qui n’est pas nazi est d’avant-garde, l’esprit
résistant est l’esprit français donc l’avant-garde c’est la France, or Paris est la France,
donc l’avant-garde c’est Paris ».

consensus qu’il existe une « nouvelle école de Paris ».


On trouve des cubistes, des figuratifs, des abstraits, des informels, espèce de mélange,
mais cette école de Paris accompagne la reprise du marché parisien sur la scène
internationale.
Le marché reprend, doucement jusqu’en 52 puis ça explose jusqu’en 60/61.

47 : création d’un comité professionnel des galeries d’art, syndicat qui fait un
lobbying auprès de l’État et va avoir des faveurs : baisse de taxes et facilitation des
transactions.
On fait bénéficier les galeristes des facilités de change, souvent payés en dollars.

On considère que les œuvres achetées à Paris sont considérés comme étrangères, et
donc sans taxes. Tout est fait pour que ça circule.

Il y a de la demande, la nouvelle école de Paris plait, en Belgique ; Italie du Nord ;


Suisse ; Suède.

GB : repliée vers les USA plutôt.

Les affaires reprennent aussi avec les USA : 1949 : ouverture d’une succursale de la
galerie de Louis Carré sur la 5e avenue à NY.
On rétablit des contacts, notamment avec Léo Castelli aux USA.

Mais l’abstraction reste un domaine pas très bien vu. Risque pour les peintres, même
physiques. Ex : Exposition Mirobolus Macadam & Cie, certains viennent détruire les
œuvres.
Du côté des galeristes, c’est courageux de soutenir des gens qui ne vont pas se
vendre, il faut savoir équilibrer avec des gens qu’ont sait qui vont se vendre.

Les critiques font la pluie et le beau temps : ils savent écrire et parler, donc on a
besoin d’eux. Les critiques parlent mieux de l’art que les artistes.

Ex : Charles Estienne et Michel Tapié. Dans leurs revues, ils polémiquent, défendent
leur courant artistique, et les polémiques sont parfois violentes. On intellectualise, on
théorise l’art qui se fait.
2 tendances : abstraction géométrique, froide, et abstraction lyrique, chaude. Guerre
entre les 2.
Géométrique : on rejette la nature, questions de formes, formelles, pas loin de la
science.
Lyrique : Définit l’art comme un lieu existentiel, affectif, où ce qui compte c’est le
geste improvisé, manifestation de l’intériorité.

Léon Degand et Charles Estienne se détestent, car la femme de Degand est partie
avec Estienne, les questions personnelles comptent dans ce milieu. Ces querelles ont
constitué tout le langage de l’art jusqu’aux années 2000/10.

Concurrence des discours, multiplication d’expositions manifestes, qui affichent leurs


théories.
Stratégie simple :
Affirmer sa rupture avec le passé ; affirmer le lien avec l’actualité sociale/politique
mais métaphysique ; toujours se présenter comme inclassable, marginal,
contestataire.

Prolongement du système parisien hors Europe :


Allemagne de l’Ouest, après 49 des bourses de mobilité permettent aux jeunes artistes
d’étudier à Paris.

2 ateliers : atelier de Hans Hartung (1904-1989), accueille des allemands, et celui de


Pierre Soulages (1919-2022).

Exposition d’abstraits en Allemagne : on expose des français et allemands (Chagal,


Soulages, Matisse), influence de ces expos en Allemagne pour les jeunes peintres.

Réactions en Allemagne et Autriche, heurts. Fond politique car les tenants de


l’abstraction sont engagés pour la paix, l’internationalisme, etc.

Discussion entre philosophes/artistes, comme Theodor Adorno (libéraliste) et Martin


Heidegger (révolution conservatrice, proche des nazis).

Karl Hofer, peintre naturaliste, directeur de l’école des Beaux-Arts de Berlin, a perdu
son poste durant la guerre, mais ce qui le dérange chez les abstraits c’est de
s’approprier l’avant-garde, de se revendiquer seuls à demander la paix, il est contre le
kidnapping idéologique.

Conflits dans le même courant :


Fougeron, dans la ligne culturelle du PC, mais face à ça, courant original se
développe dans le communisme, tourné vers le misérabilisme, représenté par 3
peintres (Bernard Lorjou (naissance du peintre), Francis Gruber, Bernard Buffet
(Horreur de la guerre : les fusillés, Visage de femme, Tête de clown)).

Division aussi chez les abstraits (lyriques et géométriques, cubistes, chrétiens/athées,


etc.)
Vers 1950, c’est l’abstraction géométrique qui est devenue l’art officiel, presque
académique.
Livre de Charles Estienne, L’art abstrait est-il un académisme ?.

Momification du courant géométrique.

À tel point qu’elle est enseignée, dans une académie d’art abstrait, animée par Jean
Dewasne et Edgard Pillet.
Cours de peinture, conférences, on accueille des étudiants étrangers et on part à
l’étranger. On l’enseigne à la Sorbonne.
Louis Hautecoeur, Histoire de l’art, 3 volumes, 1959 = apothéose.

Critique : corruption par le marché de l’art.

B) Le raz de marée lyrique

on passe du froid au chaud.

Revue Cimaise (ce qui est utilisé pour accrocher les tableaux), « revue de l’art
actuel » = soutiennent tout ce qui est actuel, c’est-à-dire lyrique, donc tout ce qui est
pas lyrique est pas actuel.

Créent du réseau, donc on finit par connaître des intellectuels.


Tapié : Il fait de la critique, et arrive à rassembler des artistes. Quand il présente des
artistes aux galeries, il introduit le discours qui les accompagnent.

Ça plaît à la galerie Facchetti : Facchetti, photographe, styliste, etc. De son côté, on


trouve Georges Mathieu (qui vient du monde la pub aussi), il voit le potentiel de
s’associer à un photographe pour valoriser le monde de la peinture.

Approche très spectaculaire, théâtrale, donc il procède à une mise en scène de sa


peinture. Mise en scène de son travail par Georges Mathieu.
Il arrive à convaincre Facchetti de peindre en direct une toile, Hommage au Maréchal
de Turenne, 1952, il peint torse nu. On fait des photos, publication des photos, impact
à tel point qu’il recommencera, dans plusieurs pays différents.

Cette façon de mettre en scène la création va contribuer à l’expansion de l’art


informel.
On va filmer Georges Mathieu, quand en 1954 il peint La bataille de Bouvines, là il
est habillé en militaire.

Hommage au connétable de Bourbon, live acting.


C’est dans un théâtre, il y a un public.
Qui on retrouve chez Tapié ?
Des nord américains, etc.
Soulages, Mathieu, De Staël, Degottex.
Chinois, hongrois, étrangers qui sont des cautions.

Ironie de l’histoire : pièce de 10 francs designé par Mathieu. Triomphe de


l’abstraction.
Logo d’Antenne 2, inspiré de Mathieu aussi.
Symbole national, s’est internationalisé.

Façon de vivre l’art, sans filtre, se sentir vivre corporellement, réellement. Après-
guerre, le corps a une importance (famine, etc). Idée du corps retrouvé, sorti d’affaire.

Ça marche en Allemagne et pays de l’Est.


On vend des jeunes peintres abstrait, qui sont ravis de faire exploser…
Heinz Mack, Otto Piene, proposent leur vision de l’abstraction lyrique. Ambition
d’être des pionniers, idée de l’explorateur.

Galerie Charpentier, bourgeois, se met d’un coup à faire de l’abstrait.


Le prix du salon, donné à des figuratifs, est donné à des abstraits maintenant.

Les prix montent, les musées s’y intéresse.

Hartung : Première expo en 1952, nouvelle rétrospective en 57, il est de plus en plus
connu. 2000 personnes invitées à son vernissage, devient une sommité du monde de
l’art en 6 ans. Il obtient le prix de la Biennale de Venise.

Pic de l’abstraction en 61, puis dégringolade.


Effets de l’inflation : les gens peuvent acheter, période de Trente Glorieuse, donc on
espère faire une plus value sur cet investissement, modernisation des moyens de
transports qui permet de transporter les œuvres.

Artistes martyrs au XIXe : Van Gogh, Munch, artistes qui souffrent dans une période
d’angoisse, d’industriel.

50s : Aussi un martyr, Nicolas de Staël, peintre en vue lorsqu’il se suicide en 55. Dès
qu’il meurt, sa cote grimpe et les prix flambent. 1,5M de francs pour une taille
moyenne en 54 (?), 5 à 10M en 59.

Le Monde : « on s’inscrit 6 mois à l’avance pour un Manessier, comme pour une DS


(voiture) ». (60 ?)
Donc ça veut dire qu’il y a plus assez d’offre, donc les galeristes doivent élargir les
écuries et trouver des artistes. Plus trop de querelle esthétiques.

Mais les artistes ne trouvent pas trop d’avantages à ce système, l’abstraction va finir
victime de son succès.
2e moitié des 50s : marché saturé, donc il faut trouver des stratégies pour le relancer,
tandis que des outisders essaient de se faire entendre.

II) L’abstraction victime de son succès


A) Stratégies de l’abstraction « froide »

Marginalisée.
Solution : aller chercher des artistes rejetés, des parias, un rejet qui les associent à la
suversion.
On les trouve dans les pays hostiles au progressisme de l’art : Yougoslavie et
Espagne.

Yougoslavie : Maréchal Tito, dictature communiste, essaie de se détacher de Staline.


Apparait en 1951 un groupe appelé Exat 51, veulent différencier les arts appliqués
(des arts dans le quotidien) et …
Ils veulent lutter contre l’idée que l’abstraction est un signe de décadence bourgeoise
car venant de l’Ouest.
Ils veulent créer une nouvelle esthétique socialiste.

Exat 51 propose des pavillons yougoslaves aux expositions internationales, avec


accord de l’État, dans lesquels l’abstraction a sa place. Contact avec la France et la
revue Art d’aujourd'hui.
Mais en 1956, le groupe disparaît.

Espagne :
Relative ouverture à la modernité artistique, expression surtout à l’étranger. Donc
migration vers Paris, fondation d’un groupe artistique nommé Equipo 57, fondé en
1957. Prétention de créer un art au service des autres et signer en groupe, ne pas
signer individuellement.
Critiquent beaucoup de choses/personnes, prônent un art scientifique.
Equipo 57 refuse la récupération du régime, ils refusent d’exposer à la Biennale de
Venise car sponso par le régime.
Suspecté d’être communistes, dissolution du groupe en 1961.

B) À l’Est du nouveau ?

Venant de l’URSS ?
1953, mort de Staline, légère ouverture culturelle en URSS.
1954 : Le degel, roman d’Ilya Ehrenbourg. Ouvre la voie à une nouvelle génération,
désireuse d’exprimer ses sentiments. Dans le livre, deux personnages sont des
peintres. L’un est carriériste donc mauvais mais prêt à tout. Le deuxième est
paysagiste, reste fidèle à ses convictions, pauvre et isolé mais heureux avec sa
femme.
Livre débattu mais applaudi.

1956 : Rapport Khrouchtchev, critique du stalinisme, donc on s’ouvre peu à peu aux
critiques.
1957 : Guerassimov, portraitiste officiel de Staline, quitte la présidence de
l’Académie des BA de Moscou au profit de Ioganson, plus ouvert.

Mais les expériences tournent court : 62, organisation de l’art abstrait, on invite
Khrouchtchev mais il comprend rien, se fâche et ferme la salle. Fin de la parenthèse
permissive de l’art.

Pologne : 56, le dictateur Boreslaw Bierut meurt. Déclenche d’immenses espoirs en


Pologne, on se lance dans la déstalinisation, republication d’interdits.
Peintures : Alfred Lenica se remet à faire de l’abstrait.
Donc expérimentations : Tadeusz Kantor.

Allemagne : beaucoup de peintres polonais sont présentés. Ex : Kazimierz Mikulski.


Reconnaissance internationale, mais ça s’arrête : 1959, suppression des libertés en
Pologne. On fixe un quota de 15 % de toiles abstraites dans les expos en Pologne.

C) Crise de l’art abstrait

Fin 50s, années de crise pour l’art abstrait.


Y a tellement de peintres qui ont tellement produit, tellement de critiques qui ont
parlé, etc. = on se trouve face à une profusion de théories, de styles, tout le monde se
proclame « autres », fratras où y a tout et n’importe quoi. Au final, on se demande ce
qu’est l’avant-garde, historienne de l’art : « c’était un peu tout, donc rien, surtout à
Paris ».

Donc on décide à Paris que l’avant-garde c’est les peintres de moins de 25 ans.
On est obligé de faire comme les autres pour pouvoir se faire entendre.

Un autre critique contre le système : Yves Klein, critique l’abstraction.


« Le morbidisme », les artistes qui se vident dans leurs tableaux.
Yves Klein, représentatif du malaise qui gagne les jeunes. Il est un héritier : sa mère
est une peintre abstraite, mais marginale car une femme, son père fait du figuratif.
Il part au Japon faire du judo, ceinture noire IVe dan, mais se fait jeter des clubs.
Retourne à la peinture.
1954 : il fait sa propre promotion, alors totalement inconnu, en sortant deux livres :
Yves Peintures, où c’est des monochromes. Il s’invente une vie : dit qu’il a été publié
à Madrid, dit qu’il a été exposé au Japon.
Profite du réseau de sa mère, exposé au salon…
Première œuvre : Monochrome orange, 1955. Il est très mal reçu, car il vaut mieux
copier comme tout le monde plutôt que prendre le risque que n’importe qui fasse
comme vous, ça n’a aucune valeur.
Donc il expose seul : Son expo s’appelle Yves Peintures, au Salon des isolés. Tape
dans l’oeil d’un jeune critique, Paul Restany, s’intéresse à la théorie de Klein, qui est
très mystique (démarches spirituelles), théorie de « l’autosuffisance des couleurs ».

Grâce à sa mère il rentre dans des galeries. Galerie d’Iris Clert, expo nommée
« Spécialisation de la sensibilité à l’état de matière première en sensibilité picturale
stabilisée » :
Entrée par la porte côté, avec un drap noir pour cacher l’intérieur. On entre dans une
pièce où y a rien, repeinte en blanc.
= Le vide de Klein. Il expose du vide, il dit que tout a été fait, plus rien à faire, à part
montrer qu’il y a plus rien à faire. Il dénonce pas le système marchand pour autant, il
joue avec le système.

La critique du système marchand vient des situationnistes et du pop-art anglais.

Critiques contre l’abstraction :


Guy Debord (1931-94), écrivain/cinéaste, arrive à Paris en 51, fréquente les
mouvements intellectuels (lettrisme). Il fonde l’internationale lettriste, en 52, publie
des textes dans des revues. On fait de l’expérimentation, etc.
Il fait du cinéma : 52, Hurlements en faveur de Sade. On y voit une succession de
fonds noirs et blancs, sons (citation code civil, improvisation).

On annonce la mort du cinéma. Démarche nihiliste et révolutionnaire, appelle au


débat concernant la participation des arts à la normalisation des goûts et des
consciences.

Prétend s’échapper à toutes les formes de l’art, dépassement de l’art.


Refuse le système marchand, le respect du créateur comme génie, etc.

Démarche qui séduit d’autres artistes du temps :


Asger Jorn, qui rencontre Debord. Créent le livre Mémoires, avec illustrations
d’Asger Jorn. On propose la défense d’un art du quotidien, du vagabondage, de la
déambulation urbaine.
Première tentative de rupture.

Deuxième démarche :
En Angleterre, situation particulière : elle se tient à l’écart du système marchand
parisien, s’intéresse aux USA, au constructivisme. Ces milieux progressistes sont un
peu ancrés à gauche, héritiers du surréalisme.

Se réunissent au Institute of contemporary Arts de Londres en 47.


52 : Independant Group, réunit des architectes, critiques, etc. Démarche
constructiviste, s’intéressent à la culture médiatique américaine.

56 : Exposition This is Tomorrow, à la Witechapel Gallery (Londres).


Oeuvres qui évoquent la vie quotidienne, la consommation de masse, le star system.
C’est là que débute le pop art. Affiche, BD, publicité, cinéma = tout ce qui est objet
de consommation, œuvres s’inspirent de cela.

Œuvre : Just What Is it that makes today’s homes so different, so Appealing ? De


Hamilton, en 56. Collage pris dans des magasines, on construit un intérieur fantasmé.
Lecture critique de la fabrication des mythes par les médias.

Café : littéraire, galeries (???). Dedans, quelques jeunes jouent à contre courant :
posture anti intellectuelle. Deux jeunes bretons, les affichistes, Raymond Hains et
Jacques Villegié. Ils s’attaquent à la production médiatique urbaine, car ils pensent
que les images qu’on affiche dans la rue participent du contrôle de l’espace public.

Ils se mettent à décoller des affiches, et les recoller sur d’autres affiches = font du
collage. Ils transforment en art le vandalisme urbain, démarche politique (refuser la
propagande politique/commerciale).

Loi de 1881 (?), interdiction de décoller des affiches admin = ils sont à la limite de la
légalité.

Guy Debord et les situationistes pratiquent la dérive urbaine, d’une nouvelle ville.
Tous de gauches, ne vivent pas de leur art mais pour eux c’est un premier pas vers la
révolution.

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