1
séance
1
Le cycle de
l’azote dans
la nature
Séance 1
Le cycle de l’azote dans la nature
1 — Les besoins des plantes
annexe A annexe B 3h
2 — Absorption des nutriments par les plantes
annexe C annexe D
3 — Je suis un atome, nous sommes des molécules
annexe E annexe F
4 — Les protéines (optionnel)
annexe G annexe H annexe I
5 — Le voyage d’un atome
annexe J annexe K annexe L annexe M
6 — Décomposition des déchets organiques
annexe I annexe N annexe O annexe P
Maquette Bactérie
Introduction : Qu’est-ce que l’azote ?
Le cycle de l’azote dans la nature.
L’azote est présent partout dans la nature, sous des formes très diverses.
Il entre dans de nombreux processus biologiques et physico-chimiques
naturels qui ont lieu en permanence.
Cette première séance propose de se pencher sur le cycle naturel de
l’azote, un des principaux ensembles de réactions biochimiques le faisant
intervenir.
Pour bien comprendre ce cycle naturel, la méthode expérimentale permet
via différentes expériences et observations de s’approprier, pas à pas,
l’intégralité de ce phénomène complexe.
Présent dans les sols sous forme minérale (nitrate, ammoniac, etc.), l’azote
est absorbé par les plantes. Il est indispensable à la synthèse de composants
organiques comme les acides aminés et l’ADN. Un même atome d’azote va
ainsi circuler du sol vers les plantes. Puis pourra ensuite se retrouver dans
chaque maillon d’une chaîne alimentaire. Pour finalement réintégrer le sol,
via la dégradation de la matière organique par certaines bactéries, capables
de re-transformer l’azote sous forme organique en azote minéral.
Objectifs et notions abordées :
→ Découvrir et suivre le cycle complet → Appréhender les notions d’acides
de l’azote dans le sol, l’eau, l’air et aminés et de protéines.
les êtres vivants.
→ Identifier les chaînes alimentaires
→ S’interroger sur les besoins et réseaux trophiques.
des plantes.
→ Comprendre la dégradation
→ Comprendre l’absorption de la matière organique et le rôle
des nutriments par les plantes. des micro-organismes.
→ Appréhender les notions d’atomes → Découvrir et utiliser la démarche
et de molécules. expérimentale.
Tempête de cerveaux pour lancer la séance 1 :
→ Pour faire émerger les → Par des questions simples :
représentations du groupe qu’est ce que l’azote pour vous ?
Où le trouve-t-on ? A quoi sert-il ?
Les besoins
20 activité
min
des plantes 1
Introduction Matériel
Comme tous les êtres vivants,
les végétaux ont des besoins. Quels • Un tableau ou un paperboard
sont les éléments qui leurs sont • Un marqueur
indispensables pour vivre ? Qu’est-ce • Un protocole expérimental
qui favorise leur croissance ? annexe A : 1 exemplaire
par groupe
Objectif • Photographies du protocole
• S’interroger sur les besoins des expérimental
végétaux pour survivre et croître. annexe B : 1 exemplaire
• Découvrir l’importance de l’azote par groupe
dans la nutrition des plantes. Si les expériences sont
• Via la méthode expérimentale réalisées par les jeunes :
OHERIC*, définir un protocole • 5 mêmes plantes en pots
expérimental et confronter les • 1 petite boîte opaque
résultats. (ex :carton)
• du coton
Préparation • 1 sac plastique transparent
En fonction du temps disponible, • du fil
cette activité peut se dérouler
de plusieurs manières.
• Pour un atelier ponctuel, se référer aux annexe A : « Protocole expérimental »
et annexe B : « Photographies du protocole expérimental ».
• Pour des ateliers sur plusieurs semaines, les jeunes réaliseront leur propre
protocole expérimental.
Déroulé
Chaque groupe de 5 ou 6 jeunes maximum met en place
le protocole et les expériences associées avant une mise
en commun.
Étape 1 : Se questionner et formuler des hypothèses − OBSERVATION et HYPOTHÈSE
— Demander aux jeunes de lister les besoins des plantes, d’après leurs
observations de tous les jours. Noter sur un tableau toutes les idées proposées.
Étape 2 : Imaginer des expériences pour tester nos hypothèses − EXPÉRIMENTATION
— Demander à chaque groupe d’imaginer des expériences pour répondre
à la question : « Quels sont les besoins des plantes ? ».
— Définir ensemble les étapes de la démarche expérimentale*, 1
amener les jeunes à s’interroger sur l’importance de la variation
d’un seul paramètre* et la présence d’un témoin*.
Étape 3 : Réaliser des expériences − EXPÉRIMENTATION
— Pour un atelier ponctuel, s’appuyer sur les photos de l’expérience réalisée
et le protocole de la malle annexe A annexe B .
— Pour un atelier sur plusieurs semaines, accompagner les jeunes dans
la réalisation complète de leurs protocoles expérimentaux.
Étape 4 : Interpréter les résultats et formuler des explications
RÉSULTATS et INTERPRÉTATION
— Laisser les jeunes analyser les résultats et, ensemble, formuler
des explications sur les besoins des plantes.
Étape 5 : Remettre en question la méthodologie et rechercher les limites
de l’expérimentation − CONCLUSION et NOUVEAUX QUESTIONNEMENTS
— Demander aux groupes de réfléchir aux limites des expériences réalisées
et de trouver tout ce qui peut questionner leurs conclusions.
Si les jeunes ont réalisé leurs propres expériences, chaque groupe travaillera
sur son protocole.
Explication
Comme tous les êtres vivants, les végétaux ont besoin,
pour se développer, de l’apport de quatre éléments
principaux Carbone (C), Hydrogène (H), Oxygène (O),
Azote (N) qui constituent l’essentiel des molécules
du vivant.
— Les plantes utilisent la lumière comme source d’énergie.
— L’air est composé de 78% de diazote (N2), 21% de
dioxygène (O2), 0,04% de dioxyde de carbone (CO2) et des
traces de gaz rares*. Les plantes y trouvent le carbone
et l’oxygène dont elles ont besoin.
— L’eau (H2O) apporte aux végétaux de l’hydrogène
et de l’oxygène.
— La terre apporte des nutriments* et notamment
l’azote, absorbé par les plantes sous forme de nitrates
(NO3-) et d’ammonium (NH4+).
En science, tout commence par l’Observation du monde
qui nous entoure, ce qui fait émerger un questionnement.
Pour répondre à ces questions on formule des Hypothèses.
On réalise alors des Expériences qui produisent des
Résultats qu’il faut Interpréter avant d’aboutir à une Conclu
sion: c’est la démarche expérimentale OHERIC. →
Explication (suite)
S’interroger sur les possibles erreurs d’interprétations
et les incertitudes qui demeurent à la suite des expéri
mentations est important.
Exemples : Les conclusions tirées des expériences
réalisées sur des pieds de tomate sont-elles généralisables
à toutes les plantes ? À tous les stades de croissance ?
Le sac plastique a été retiré sur les photos du jour 21, jour
27 et jour 45 de l’expérience D annexe B . Cela ne peut-il
pas remettre en cause nos résultats ?
Comment les végétaux absorbent-ils leurs nutriments ?
voir l’activité S1-A2
Pour aller plus loin
La photosynthèse*
Ce processus bioénergétique permet aux
organismes de synthétiser de la matière organique
grâce à l’énergie lumineuse.
Les feuilles ont des stomates* qui absorbent
le CO2 qui va être transformé en sucre : les glucides
qui peuvent être mis en réserve ou directement
utilisés comme énergie.
L’eau et les sels minéraux sont absorbés par le
système racinaire, l’eau est ensuite transformée en
molécules d’oxygène qui sont rejetées dans l’air.
Toutes ces étapes ont lieu dans les chloroplastes*,
qui sont présents dans les cellules des feuilles.
La lumière est essentielle, sans elle,
la photosynthèse qui permet l’assimilation de
ces nutriments, ne peut pas avoir lieu.
Les nutriments 6
1
La plante a besoin de nutriments, présents
dans le sol et captés par les racines.
Les principaux nutriments sont :
L’azote (N)*, présent dans la terre sous
forme de nitrates NO3- et d’ammonium NH4+
est nécessaire pour la bonne croissance des
pousses et des feuilles, il est le constituant
majoritaire des protéines et de la chlorophylle*.
Le potassium (K)* a un rôle dans la stabilité
des plantes, dans la qualité des fibres.
Le magnésium (Mg)* est l’élément principal
des pigments verts des feuilles, il entre dans
la constitution des glucides, des lipides et des
protéines.
Le phosphore (P)* stimule la floraison et
la fructification. Il est au cœur du métabolisme
énergétique de la plante.
Le soufre (S)* permet la production des
protéines et des vitamines. Il permet à l’azote
d’être plus performant.
activité
Absorption des nutriments
par les plantes 2
Introduction Matériel
Pour se développer, les plantes ont
besoin d’eau et de nutriments dont de Préparation avant l’animation :
l’azote, que l’on trouve, à l’état naturel, • des feuilles de choux/des
sous forme minérale dans le sol. branches de céleri (minimum 3)
Comment font-elles pour puiser les • 4 récipients transparents
ressources dans la terre et les acheminer (bocaux en verre)
jusqu’au bout de leurs feuilles malgré • de l’eau
l’action de la gravité ? • du colorant alimentaire bleu
(de préférence) ou rouge
Objectif (comme du bissap)
• Comprendre par quels mécanismes • 1 couteau ou 1 cutter
la plante absorbe l’eau et les nutriments • 1 sac plastique transparent
nécessaires à sa croissance. • 1 loupe
• Suivre le trajet de l’azote, de la terre • du papier
aux cellules de la plante. • 1 paquet de piques à brochette
• des carottes (minimum 2)
Préparation • du sel de cuisine
Cette activité nécessite une Pour l’animation :
préparation en amont. • annexe C : 4 planches A4
à imprimer/photocopier
1 - La veille de l’animation (24h avant) : « Fleurs à découper »
→ Expérience 1 • des ciseaux
• Découper la base des feuilles de • de l’eau
choux/branches de céleri. • une bassine
• Tremper une des deux feuilles/ • annexe D (1 planche de 3
branches dans un récipient rempli d’eau. images) : « Poil racinaire »,
• Tremper l’autre feuille/branche dans « Stomate » et « Cycle de
un récipient rempli d’eau et de colorant l’azote minéral à organique »
alimentaire rouge ou bleu (ou dans
le bissap).
• Laisser les feuilles de choux/branches
de céleri absorber les liquides durant 24h.
2 - Quelques heures avant l’animation (au moins 2h avant) :
→ Expérience 2
• Disposer un sac plastique sur une autre feuille de choux/branche de céleri.
→ Expérience 5
• Plonger des petits morceaux de carotte dans un récipient contenant de l’eau
douce et dans un second récipient contenant de l’eau salée.
3 - Juste avant l’animation : disposer les 5 expériences sur plusieurs tables. 2
→ Expérience 1 (complément)
• Découper un segment d’environ 5 cm à la base de la feuille de choux/branche
de céleri et le déposer devant les récipients.
• Déposer une loupe à côté.
→ Expérience 3
• Déposer sur la table l’ annexe C « Fleurs à découper ».
• Préparer des feuilles et du papier.
• Les fleurs peuvent être découpées avant l’animation pour gagner du temps.
→ Expérience 4
• Disposer sur la table l’ annexe D (2 premières images) « Poil racinaire », « Stomate ».
• Garder la 3ème image « Cycle de l’azote minéral à l’organique » pour illustrer lors
du défi.
Déroulé
Expérience 1 :
Observer le choux/le céleri.
Que remarque-t-on au niveau
des feuilles/des tiges ?
Expérience 2 : Que peut-on
observer à la surface du sac
plastique contenant la feuille de
choux/branche de céleri ?
Expérience 3 :
Découper les fleurs de l’ annexe C.
Replier vers l’intérieur les pétales
des fleurs. Les déposer à la surface
de l’eau. Qu’observe-t-on ?
Expérience 4 : Observer les 2 premières images
de l’ annexe D : « Poil racinaire » et « Stomate ».
Quelles informations apportent-elles ?
Expérience 5 : Extraire les morceaux de carottes
des récipients d’eau (douce et salée). Qu’observe t-on ?
Défi : En observant ces expériences, quelles hypothèses peut-on
formuler sur la manière dont les plantes absorbent l’eau et les minéraux ?
Présenter en conclusion, la 3ème image
« Cycle de l’azote minéral à l’organique ».
Explication
Expérience 1 — On observe que le colorant a été absorbé
par la plante ; il est maintenant présent jusque dans les
feuilles. En observant à la loupe la tige du choux/céleri, on
remarque de petits « tuyaux ». C’est par ces petits tuyaux
que la sève monte dans la plante.
Expérience 2 — De petites gouttes d’eau apparaissent
sur le sac plastique. Elles proviennent des feuilles qui ont
« transpiré ». L’eau s’est évaporée à travers de toutes petites
fenêtres présentes dans les feuilles, appelées stomates*.
Ce phénomène s’appelle l’« évapotranspiration* ».
Expérience 3 — Au bout de quelques secondes,
les fleurs en papier s’ouvrent. Le papier absorbe l’eau.
Quand l’eau arrive au niveau des plis de la feuille, elle
passe en gonflant les fibres de papier lui faisant reprendre
sa forme initiale, ouvrant ainsi les pétales de la fleur.
Lorsqu’on dépose le papier sur l’eau, celle-ci s’infiltre
dans des petits tuyaux fonctionnant comme ceux
observés lors de l’expérience 1, qui sous l’effet du pas
sage de l’eau se déplient. Ce phénomène s’appelle
la capillarité*. C’est elle qui permet à un liquide de
remonter une surface malgré la gravité.
Expérience 4 — Sur les images, on peut observer
la présence sur les racines de petits « poils absorbants ».
C’est par ces poils absorbants que l’eau et l’azote
minéral dissous dans l’eau vont pénétrer dans la plante
par capillarité.
De plus, les stomates présents sur les feuilles permet
tent l’évapotranspiration et ainsi l’aspiration de la sève vers
le haut.
La sève brute va donc monter et être transportée
dans toute la plante par une sorte tuyau appelé xylème*.
Expérience 5 — On observe que les carottes plongées
dans l’eau douce sont restées dures, alors que dans l’eau
salée, les carottes se sont ramollies. Il y a donc eu sortie
d’eau de l’intérieur de la carotte vers le milieu extérieur :
l’eau salée. L’échange d’eau entre les cellules de la carotte
et le milieu extérieur est appelé osmose*, un autre
phénomène essentiel utilisé par la plante pour absorber
les nutriments.
Pour aller plus loin
2
C’est également par osmose que l’eau pénètre dans
les racines. L’eau contenue dans les racines est plus
concentrée en minéraux que l’eau contenue dans
le sol. Les minéraux entrent mais ne ressortent pas.
Ainsi, un flux d’eau continu est créé entre le sol,
en passant par les racines, les tiges et les feuilles
et jusqu’à l’atmosphère. Cela explique en partie la
sensation de fraîcheur que l’on peut ressentir sous
les arbres lors des fortes chaleurs.
L’azote minéral* (du sol) est donc absorbé par
la plante qui va le transformer en azote organique*
et l’utiliser notamment pour la synthèse d’acides
aminés*. Mais comment sont formés ces acides
aminés et à quoi servent-ils ? voir S1-A3
Voir aussi la 3ème image de l’annexe D :
« Cycle de l’azote minéral à l’organique »
Je suis un atome,
activité
nous sommes des molécules 3
Introduction Matériel
Dans la nature, la matière est composée
d’atomes qui, liés ensemble, constituent • annexe E : « Cartes Atomes et
des molécules. Mais d’où viennent Enzymes » – 30 cartes atomes
ces atomes ? Et comment s’assemblent et 6 cartes enzyme
ces molécules ? • annexe F : « Pancarte
Molécule » – 7 Pancartes
Objectif Optionnel
• Comprendre la distinction entre • 1 paquet de pics à brochette
atome* et molécule*. • 30 pièces « Atome » :
• Comprendre comment les molécules bouchons en liège peints
sont composées. • 1 vrille
• Voir le principe d’une réaction
chimique.
• Découvrir qu’un même atome peut
participer successivement à la
composition de molécules très diverses.
Préparation
Préparer l’ annexe E : « Cartes Atomes & Enzymes » et l’ annexe F : « Pancarte
Molécule ». Vérifier la quantité de pièces « Atome » et les disposer, ainsi que
les pics à brochette, sur des tables.
Déroulé
En classe entière (13 jeunes minimum pour fabriquer
les acides aminés)
Distribuer une carte « Atome » à chaque jeune qui la positionne
de manière à ce que les autres la voit bien (exemple : autour du cou).
Chaque jeune représente un atome et devra se lier (un bras tendu
= une liaison) à d’autres atomes pour former des molécules dont
on annonce la formule grâce à la pancarte molécule.
Il faut respecter le nombre de liaisons possibles pour chaque atome
Hydrogène (H) : 1, Oxygène (O) : 2, Azote (N) : 3 et Carbone (C) : 4.
Défi : En utilisant les pancartes « Molécule » annexe F : 3
— Demander aux jeunes de former successivement les molécules des gaz
présentes dans l’air ambiant : N2, O2, CO2 puis H2O (vapeur d’eau)
— Leur demander ensuite de former les molécules minérales azotées
présentes dans la terre : nitrates (NO3) et ammonium (NH4).
— Introduire la notion d’ion* (NO3-) et (NH4+) en fonction des connaissances
en chimie des jeunes.
On a vu précédemment (Cf. annexe D :
« Cycle de l’azote minéral à organique ») que
l’azote minéral, sous forme de nitrates et
d’ammonium, est absorbé par la plante. Ces
molécules azotées vont être prises en charge
par la plante, qui va ensuite les découper à
l’aide d’enzymes*, sorte de « ciseaux du vivant »,
et les incorporer à d’autres molécules de la
plante pour former des acides aminés.
— Sans que les jeunes (encore organisés
en molécules) ne bougent, sortir les cartes
annexe E : « Enzyme » et annexe F : « Pancarte
Molécule » des acides aminés « ALANINE »
et « GLYCINE ».
— Demander aux jeunes de se recombiner
en acides aminés « ALANINE » puis « GLYCINE ».
Pour cela ils doivent désigner aux enzymes,
les liaisons à briser.
Combien faut-il d’élèves pour former l’alanine, puis la glycine ?
L’alanine et la glycine sont des acides aminés*. La plante va assembler des acides
aminés les uns derrière les autres pour produire des protéines*. Si une protéine est
composée de 1000 acides aminés, combien faudrait-il d’élèves pour la symboliser ?
Optionnel :
Il est possible de réaliser cette activité en atelier d’assemblage
en utilisant des pics à brochette avec des bouchons peints.
Pour cela il suffit de procéder de la même manière, mais cette fois-ci
les jeunes doivent assembler les pièces « Atome » entre elles
en utilisant les pics à brochette.
Explication
— Chez les êtres vivants, les composés organiques sont
formés à quelques exceptions prés, d’un nombre très
réduit d’atomes différents : Carbone, Hydrogène, Oxygène,
Azote et plus rarement Soufre et Phosphore.
— Les végétaux trouvent les éléments chimiques dont
ils ont besoin dans l’air, la terre et l’eau (voir activité S1-A1 ).
Ils transforment ensuite ces éléments en matière
organique* nécessaire à la vie. Ces réactions biochimiques
sont complexes et se déroulent en de multiples étapes.
— L’azote présent dans le sol est ainsi un composant
nécessaire à la plante pour produire des acides aminés.
Chaque protéine est, quant à elle, un assemblage de
milliers d’acides aminés.
— Les protéines ont de multiples fonctions : structure
des cellules, communication cellulaire, défense contre les
pathogènes, enzymes, composition des pollens…
(voir activité S1-A5 ).
— Contrairement aux plantes, les animaux (dont les
humains) ne savent pas fabriquer certains acides aminés.
Ils ont donc besoin de se nourrir de plantes ou d’autres
animaux et de digérer leurs protéines pour se les procurer.
Pour aller plus loin
3
L’azote n’entre pas uniquement dans la composition
des acides aminés. C’est aussi un composant essentiel
de l’ADN* (Acide Désoxyribonucléique*), molécule
porteuse de l’information génétique, et de l’ATP*
(Adénosine triphosphate*), molécule responsable
du transport de l’énergie dans les cellules.
Parmi les centaines d’acides aminés existant,
seuls 22 acides aminés permettent de fabriquer la quasi
totalité des protéines du vivant !
Pour cela les cellules utilisent les informations géné
tiques contenues dans leur ADN*, véritable recette
de cuisine, pour assembler les acides aminés dans un
ordre particulier afin de produire les protéines dont
elles ont besoin.
Dans la vie de tous les jours
Lorsqu’on nous dit de manger varié, c’est en partie pour s’assurer d’absorber
tous les acides aminés dont notre corps à besoin et qu’il ne peut pas produire.
On les appelle les acides aminés essentiels. Ainsi nos cellules ont tous
les ingrédients pour produire les protéines nécessaires au fonctionnement
de notre corps.
Voyage et transformation
activité
des acides aminés 4
Introduction Matériel (par groupe)
Dans les activités précédentes,
nous avons découvert comment l’azote 1 kit de jeu complet
minéral du sol est absorbé par comprenant :
les plantes et transformé en acides • annexe G : « Carte qui mange
aminés. Ceux-ci sont ensuite com qui ? » – 6 cartes
binés en protéines. • annexe H : «Planche de flèches
Mais que se passe-t’il quand la plante à découper» – 24 Flèches « Est
est consommée par un animal ? mangé par »
Et cet animal par un autre animal ? • annexe I : « Puzzle Tangram* »
Que devient l’azote alors contenu 7 pièces de puzzle «Acides aminés»
dans les acides aminés ?
Objectif Préparation
• Comprendre le principe Faire des groupes de 5 ou 6 jeunes.
de réseau trophique*. Prévoir 1 kit de jeu complet
• Suivre le trajet d’un même atome par groupe.
d’azote de la plante à l’animal.
• Comprendre comment les Pour chaque groupe, distribuer les cartes
organismes réutilisent les acides de l’ annexe G : « Carte qui mange qui ? »
aminés consommés pour recréer et une planche annexe H : « Planche
des protéines. de flèches à découper » – Flèches
« Est mangé par ».
Déroulé
Partie 1 : Qui mange qui ?
Défi : reconstituer une chaîne alimentaire simple
— A partir des cartes annexe G et des flèches annexe H ,
retrouver « Qui mange qui ? ».
— Une proie peut avoir plusieurs prédateurs.
— Il y a plusieurs solutions possibles.
— Il faut utiliser toutes les cartes.
Partie 2 : Le Puzzle tangram* des protéines 4
— Pour chaque groupe, distribuer un tangram « Acides aminés » ( annexe I ).
Chaque pièce de puzzle ( annexe I ) représente un acide aminé fabriqué
par la plante.
Défi 1 : À partir des pièces de puzzle
« Acides aminés » ( annexe I ), reconstituer
la protéine dessinée sur la carte « Plante »
(1ère image de l’ annexe G ).
Lorsqu’un prédateur mange la plante,
il prélève les protéines, les digère, sépare
les acides aminés et les assemble pour
former ses propres protéines.
Défi 2 : Séparer les acides aminés
constituant la protéine de plante
et les réassembler pour former la protéine
dessinée sur la carte d’un prédateur
de la plante ( annexe G ).
Règles du jeu :
1 - Les pièces doivent toutes être utilisées pour former une figure « protéine ».
2 - Les acides aminés ne peuvent pas être superposés.
3 - La protéine doit être reproduite à l’identique du schéma sous l’image.
Explication
— Les organismes vivants se mangent les uns les autres. On
observe que les interactions entre eux ne sont pas linéaires.
Il s’agit d’un réseau dans lequel tous les organismes sont
interdépendants. Ce réseau est appelé : réseau trophique*.
— Les animaux (dont les humains) peuvent produire par
eux-mêmes certains acides aminés, mais pas tous ceux
dont ils ont besoin. Ils trouvent les acides aminés qu’ils ne
peuvent pas produire dans leur alimentation. →
Explication (suite)
Ainsi, ils digèrent les protéines : ils les « découpent » grâce
aux enzymes (ciseaux du vivant) et détachent ainsi les
acides aminés qui les composent. Puis ils recombinent ces
acides aminés pour former leurs propres protéines.
— Un même acide aminé peut ainsi passer d’un organisme
à l’autre. L’azote étant un composant essentiel des acides
aminés, un même atome d’azote « voyage » donc d’un
organisme à l’autre lorsqu’une proie est mangée par un
prédateur.
— De plus, lorsqu’un organisme vivant meurt ou qu’il
excrète, la matière organique ainsi produite se retrouve
sur le sol. Que se passe-t-il alors et que devient l’azote
contenu dans la matière organique ? (voir S1-A6 )
Pour aller plus loin
Les végétaux sont toujours à la base des réseaux trophiques.
Ce sont des producteurs*. Ils sont capables de produire
directement la matière organique à partir du soleil, du CO2
de l’air et de l’azote minéral contenu dans le sol. On dit
qu’ils sont autotrophes*.
Les animaux doivent, quant à eux, consommer d’autres
organismes vivants pour puiser la matière azotée et carbonée
dont ils ont besoin. On dit qu’ils sont hétérotrophes*.
Les acides aminés sont utilisés pour la synthèse de nos
propres protéines, qui remplissent des fonctions biologiques
obligatoires pour l’existence, la croissance ou la reproduction
de l’organisme (voir S1-A5). 11 acides aminés essentiels sont
fabriqués par nos cellules. Par conséquent, ils ne sont pas
indispensables dans l’alimentation.
Un second groupe de 9 acides aminés essentiels (lysine,
tryptophane, leucine, isoleucine, thréonine, phénylalanine,
méthionine, histidine, valine) ne peuvent pas être synthétisés
par les humains. Ces acides aminés sont indispensables et
doivent donc obligatoirement être apportés par nos aliments.
Les protéines
activité
dans mon corps 5
Introduction Matériel
Les humains ont besoin de protéines
et donc des acides aminés qui • Vignettes (ou échantillons)
les composent. Ils ne sont pas capables de l’ annexe J : « Aliments
de toutes les synthétiser et vont et apports en protéines »
devoir en chercher certaines dans • Vignettes de l’ annexe K :
les aliments pour compléter. « Fonctions des protéines »
Lesquelles trouve-t-on dans les aliments ? • annexe L : « Planche du corps
Que deviennent-elles une fois humains »
ingérées ? Et quels sont leurs rôles ? • Fiche réponse dans l’annexe M
• 1 tableau ou un paperboard
Objectif • 1 marqueur
• S’interroger sur les besoins • Pâte à fixe ou aimants
en protéines (pour accrocher les vignettes)
• Comprendre l’importance • De quoi chauffer de l’eau
des protéines pour notre nutrition (exemple : bouilloire)
• Découvrir les rôles des protéines • 5 blancs d’œufs crus
dans notre corps. • 5 verres transparents
qui résistent à l’eau chaude
Préparation • 5 fourchettes qui résistent
L’étape 1 peut se faire à la chaleur
en plénière.
Les étapes 2 et 3 se font par
groupes de 5 ou 6 jeunes maximum.
Distribuer à chacun des groupes :
• Les vignettes de l’ annexe J « Aliments et apports en protéines »
• Les vignettes de l’ annexe K « Fonctions des protéines »
• 1 Planche du corps humains à trous de l’ annexe L
Déroulé
Étape 1 : Questionnement et recueil d’idées
— Demander aux jeunes de nommer des aliments qu’ils pensent
riches en protéines.
— Leur demander ensuite d’imaginer à quoi elles peuvent servir
dans notre corps.
Noter sur un tableau toutes les idées proposées.
Étape 2 : Fonctions des protéines
— Classer les aliments de l’ annexe J par quantité croissante de protéines contenues.
— Associer les vignettes de l’ annexe K « Fonction des protéines » aux
emplacements du corps correspondants en annexe L .
Étape 3 : Expériences de l’œuf
— Placer un blanc d’œuf cru dans un verre. Observer son apparence.
— Ajouter de l’eau bouillante sur le blanc d’œuf de façon à remplir le verre.
— Remuer avec une fourchette et observer de nouveau l’apparence de l’œuf.
Que s’est-il passé ?
Explication
1 — Nos besoins en protéines se calculent en gramme de
protéines par kilo de poids corporel par jour ( annexe J ).
Toutes les protéines ne sont pas équivalentes pour remplir
les besoins. La qualité ou valeur nutritionnelle* d’une
protéine se définit comme l’efficacité avec laquelle cette
protéine satisfait aux besoins à la fois en azote et en acides
aminés.
2 — Véritables éléments bâtisseurs, les protéines
construisent, entretiennent et renouvellent les cellules
de notre corps. Les protéines sont composées de
l’assemblage d’acides aminés (voir S1-A4 ). L’ordre d’enchaî
nement de ces acides aminés détermine la structure
et la fonction de la protéine.
Quand nous mangeons des aliments contenant des
protéines, celles-ci sont décomposées par la digestion
en acides aminés. Ceux-ci, une fois arrivés aux cellules
permettent de reformer de nouvelles protéines.
3 — A l’état naturel, le blanc d’œuf est transparent
et presque liquide. Plongé dans l’eau bouillante, il devient
blanc et solide. Que s’est-il passé ?
Le blanc d’œuf est composé d’une grande partie d’eau
(90%) et d’une protéine appelée albumine (10%).
Dans le blanc d’œuf cru, les protéines ressemblent
à de minuscules pelotes de fils invisibles à l’œil nu.
Lorsqu’elles sont chauffées par l’eau bouillante, les liaisons
entre protéines se cassent : c’est la dénaturation*.
Les pelotes de fils se déroulent, deviennent de longue
chaîne d’acides aminés, rencontrent d’autres molécules
(eau, protéines) et s’associent avec elles. →
Explication (suite) 5
Les fils de protéines s’assemblent alors en une trame
emprisonnant l’eau : c’est la coagulation* (passage des
molécules de l’état liquide à solide ou semi-solide).
Cet arrangement provoque la dispersion de la lumière
et donc l’opacité du blanc cuit.
Pour aller plus loin
La coagulation de l’œuf, et plus généralement
d’une solution correspond au passage d’un état liquide
à un état plus ou moins solide. Ce phénomène est
notamment dû à la présence de protéines dans l’œuf.
Le test de Biuret permet de mettre en évidence la
présence de protéines dans une solution. Cette pré
sence se traduit par l’apparition d’un précipité*
de coloration violette. Ce test est réalisé en séparant
le blanc et le jaune de l’œuf.
Les protéines, formées d’acides aminés, sont des
molécules liées par des liaisons d’hydrogène.
La dénaturation se produit lorsque ces liaisons se
brisent, étant donnée leur faible résistance et
la présence d’une agitation externe. Les molécules
de protéines se déroulent alors et deviennent une
longue chaîne d’acides aminés.
https ://sites.google.com/site/tpecoagulationoeuf/le-
phenomene-de-la-coagulation
Le retour
activité
à la terre 6
Introduction Matériel
L’azote est un composant des protéines. (3 expériences réparties sur 3 tables)
Celles-ci sont essentielles aux êtres
vivants. Lorsque les animaux excrètent Expérience 1
ou que des organismes meurent, • Des fruits frais
de la matière organique* se retrouve • Des fruits pourris depuis
sur le sol. Que devient-elle alors ? une semaine
Comment l’azote présent dans les • Des fruits pourris depuis
acides aminés est-il retransformé en deux semaines
azote minéral (nitrate ou ammonium) • Du compost ou de la terre
assimilable par les plantes ? • Des loupes
• Des assiettes ou autres
Objectif récipients pour les fruits
• Découvrir les micro-organismes*.
• Comprendre comment les déchets Expérience 2
organiques se dégradent et comment • annexe N « Images de levures »
les molécules qui les composent sont • Des sachets de levure
digérées par les bactéries*. de boulanger
• Comprendre le rôle essentiel de ces • Des ballons de baudruche
bactéries, capables de changer • Du sucre en poudre
les déchets organiques en nutriments • Des petites bouteilles
pour les plantes (nitrate et ammoniac). en plastique transparentes.
• Terminer ainsi le cycle complet • De l’eau tiède
de l’azote. • 1 entonnoir
Préparation Expérience 3
→ Expérience 1 • annexe O « Image de bactéries »
Disposer sur la table : • La maquette « Bactérie »
• les fruits frais, les fruits pourris • annexe I « Puzzle Tangram »
depuis une semaine, les fruits pourris → 7 pièces de puzzle
depuis deux semaines et le compost • annexe P « Azote minéral »
(ou la terre) → 3 ou 4 jetons
• les loupes
→ Expérience 2 L’expérience est rapide 6
Disposer sur la table : à réaliser mais il faut environ 1h30
• les photos de levures pour observer le résultat final.
• le sachet de levure Cependant, un résultat intermédiaire
• 1 bouteille en plastique → peut être observé en quelques
avec l’eau tiède minutes. Si le temps manque, on peut
• 1 ballon réaliser cette expérience à un
• du sucre en poudre autre moment, par exemple, au début
• une cuillère de la séance 2.
→ Expérience 3
Disposer sur la table :
• la maquette « Bactérie » avec les jetons découpés de l’ annexe P
« Jetons Azote minéral » insérés dans la partie « rejet » de la maquette
• l’ annexe O : « Image de bactéries »
• l’ annexe I :« Puzzle Tangram »
Faire 3 groupes : un par expérience. Les groupes devront tourner
sur les trois expériences. Il est aussi possible d’animer une seule
expérience séparément des autres.
Déroulé
Le but est de découvrir :
Comment la matière organique se dégrade ?
Comment l’azote organique (acides aminés) se retrouve-t-il
sous forme d’azote minéral (ammonium) dans le sol ?
Expérience 1 :
— Observer les différentes étapes de la décomposition du fruit
— Quelle est la dernière étape ?
— Qu’observe t-on sur le fruit ? A votre avis, d’où cela vient-il ?
Expérience 2 :
— Observer les levures sur les photos
— Verser un sachet de levure de boulanger
dans une bouteille transparente
— Ajouter 10 cl d’eau tiède (environ 30 °C)
— Ajouter une cuillère de sucre en poudre
— Placer un ballon sur le goulot de la bouteille
— Attendre 2 heures et observer
Expérience 3 :
— Observer les photos de bactéries.
— Ouvrir la partie « ingestion » de la maquette
« bactéries » et la nourrir à l’aide des pièces de annexe I
« Puzzle Tangram ».
— Retourner la maquette
et ouvrir la partie « rejet ».
— Observer ce qui ressort
du micro-organisme*.
Que peut-on en conclure ?
Explication
Expérience 1 — On observe la dégradation du fruit au
cours du temps. L’échantillon le plus avancé a un aspect
proche de celui de la terre. Avec le temps, on observe
une évolution à la surface du fruit : ce sont les micro-
organismes* qui sont en action. Ils se nourrissent de
matière organique* et provoquent ainsi la décomposition
du fruit. Ils sont présents naturellement tout autour de
nous dans l’air, dans la terre, dans l’eau, et même sur notre
peau et dans notre corps.
Expérience 2 — Dans la bouteille, après quelques minutes,
on observe l’apparition d’une mousse en surface. Après
quelques heures, le ballon s’est gonflé.
La levure décompose les molécules de sucre et
s’en nourrit. Elle rejette du CO2 qui fait mousser le liquide
et gonfle le ballon.
Les levures* sont des organismes unicellulaires
de la famille des champignons. Ce sont des eucaryotes*,
c’est-à-dire des cellules dotées d’un noyau.
Elles dégradent principalement les sucres présents dans
la matière organique et participent ainsi à la décomposition
d’organismes complexes. →
Explication (suite) 6
Expérience 3 — Les bactéries* sont des micro-organismes
encore plus petits que les levures. Ce sont des procaryotes*,
c’est-à-dire des cellules sans noyau.
Il en existe une grande diversité et certaines participent
à la dégradation de la matière organique.
Certaines sont présentes dans la terre et sont capables
de digérer les acides aminés et de produire de l’ammonium.
Dans certaines conditions (par exemple, s’il y a assez d’eau
dans le sol) cet ammonium peut ensuite être transformé
en nitrate.
Pour aller plus loin
Il existe trois grandes familles de micro-organismes :
— Les eucaryotes* unicellulaires, appelés aussi
protistes*. Ce sont des cellules à noyau qui mesurent
en moyenne 0,1 mm.
— Les procaryotes*, principalement les bactéries.
Ce sont des cellules sans noyau, d’une taille comprise
entre 0,05 et 0,001 mm. Certaines sont responsables
de maladies infectieuses, d’autres sont nécessaires
à notre santé.
— Les virus* : Ce ne sont pas des cellules mais des
agents infectieux qui ont besoin d’un hôte pour vivre,
généralement des cellules. Ils ne participent pas
à la dégradation de la matière organique.
La dégradation de la matière organique se fait en plu
sieurs phases. La première étape est la fragmentation*,
c’est la découpe en petits morceaux, en général par
des insectes ou d’autres petits animaux. Dans une
deuxième étape, interviennent les micro-organismes ;
d’abord les protistes puis enfin, les bactéries.
Dans la vie de tous les jours
Le microbiote* est l’ensemble des micro-organismes - bactéries,
virus, parasites, champignons non pathogènes*, qui vivent dans
un environnement spécifique.
Dans l’organisme, il existe différents microbiotes, au niveau de la
peau, de la bouche, de l’intestin… Notre tube digestif par exemple,
abrite pas moins de 1000 milliards (1012) à 100 000 milliards (1014)
micro-organismes, soit 2 à 10 fois plus que le nombre de cellules
qui constituent notre corps. Ces micro-organismes constituent
notre microbiote intestinal (ou flore intestinale). Dans une bouche
humaine, il existe environ 10 milliards (1010) de bactéries soit
plus que d’êtres humains sur notre planète.
NOTES