VIDEO 243_ Poussés par l’Esprit
Le Saint-Esprit est la 3e personne de la Divinité, après Jésus
dit-on : Père, Fils et Saint-Esprit. Mais peut-on dire « après »
quand Genèse 1 parle de l’Esprit qui se mouvait avant toute
création. Nous entrons là dans un autre mystère !
La dimension du Saint-Esprit, en hébreu Rua’h haQodesh,
est la cause de nombreuses disputes théologiques. Quel
dommage, alors que l’Esprit de Dieu promeut l’unité entre
les hommes. Ce que nous pouvons dire pour commencer, c’est que le Saint-
Esprit est une « personne » divine à part entière. Dans les Actes, nous voyons les
apôtres, agir, poussés par l’Esprit. Ne l’attristons pas.
Ephésiens 4 :30 « N'attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été
scellés pour le jour de la Rédemption. Que toute amertume, toute animosité,
toute colère, … disparaissent du milieu de vous. Soyez bons les uns envers les
autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a
pardonnés en Christ ».
Un Esprit éternel
Le verset d’Ephésiens (4 :30) exprime que le Saint-Esprit est bien l’Esprit de
Dieu, et qu’Il est une personne, un ami précieux, que nous pouvons attrister.
Précisons que le Saint-Esprit est visible et actif dans toute la Bible sous
différentes formes ; Il a toujours été avec le Père et le Fils, et les trois sont
indissociables. Donnons une image : de la même manière que le Soleil est Dieu
qu’on ne peut regarder en face sous peine d’être aveugle, le Rayon lumineux qui
vient jusqu’à nous est Christ, et la Chaleur et l’atmosphère qui nous fait vivre
sur terre, est le Saint-Esprit. De même que la Lumière sous différente forme est
UNE, Dieu est UN, et trois fois saint.
Examinons le verset suivant, et discernons les trois personnes :
Esaïe 48 :16 « Approchez-vous de moi, écoutez bien ceci : Dès le
commencement, Je n'ai jamais parlé en secret. Lorsque les événements se sont
produits, J'étais présent. Et maintenant le Seigneur, l'Eternel, m'a envoyé, moi et
son Esprit ».
Le sceau de l’Esprit
Le verset suivant parle de sceau. Le sceau de l’Esprit évoque l’appartenance.
Par l’Esprit de Dieu qui nous habite, nous sommes marqués comme les
esclaves dont on perçait l’oreille – Ex 21 :6) : « Son maître… lui percera l'oreille
avec un poinçon contre un linteau de porte, et l'esclave sera pour toujours à son
service ». En tant que chrétiens, nous devenons serviteurs de Dieu, et nous
jouissons de l’Héritage de Dieu jusqu’à la Guéoula, le Jour de l’Avènement du
Messie. L’esclave ou serviteur, en hébreu, est Ebed, et c’est aussi l’adorateur,
celui qui sert Dieu de tout son coeur.
Ephésiens 1 :13 « En Christ, après avoir entendu la parole de la vérité, l'Evangile
de votre salut, en Lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui
avait été promis, lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de
ceux que Dieu s'est acquis, à la louange de sa gloire ».
Quel est notre héritage ?... Moïse précise qu’« Israël est l’Héritage de
Dieu » (Deut 32 :9). Et David disait que le peuple juif est « l’Héritage de Dieu » et
qu’il est naturel de le bénir (2Sam 21 :3). Et en Deut (33 :4), Moïse dira que la
Torah est « l’héritage d’Israël ».
Alors, pouvons-nous dissocier la Parole de Dieu de son peuple-Israël, à qui elle
a été donnée, comme de l’Esprit qui en est la clef ? L’Esprit-saint est la sève de
l’Olivier-franc (Rom 11), qui coule dans le peuple juif et dans l’Eglise, et les
maintient unis. Elle coule également dans la Nouvelle Alliance.
La querelle du Filioque
Evoquons l’histoire de l’Eglise, et cette dispute millénaire ! La séparation entre
l'Église catholique et l'Église orthodoxe remonte au grand schisme d'Orient en
1054 et marque une rivalité politique entre l’Orient et l’Occident et de profondes
différences théologiques entre les deux confessions.
Sur quoi repose cette folle dispute ? - La question est : « De qui procède le Saint-
Esprit, du Père, ou du Père-et-du Fils ? » Le mot filioque signifie « et fils » en latin.
La « clause du filioque » a été ajoutée au Credo de Nicée, indiquant que le Saint-
Esprit procédait du Père et du Fils. Les deux Églises ne sont toujours pas
d’accord sur cette clause. Laissons ce sujet qui n’honore pas Dieu. Lisons ces
deux versets disant que le Saint-Esprit vient à la fois du Père et du Fils.
Jean 14:26 « Mais le consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom,
vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que Je vous ai dit » .
Jean 15 :26 « Quand sera venu le Consolateur, que Je vous enverrai de la part du
Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi ».
Dans l’épisode d’Ananias qui fut foudroyé pour avoir menti au Saint-Esprit,
Pierre dit qu’il a menti à Dieu (Actes 5 :3-4). La Bible enseigne ainsi que le Saint-
Esprit est Dieu. Ceux qui s’opposent au « Filioque » (les Orthodoxes) disent
finalement que l’Esprit est « subordonné » au Père et au Fils, et donc n’est pas
égal à Dieu. C’est vraiment de la pinaillerie théologique, car Jésus Lui-même dit
qu’Il est soumis au Père, et pourtant, Il s’identifie à Lui, lorsqu’Il dit – Ani Hou,
« Je suis (Dieu) » (Jean 8 :58). Pour les pharisiens, c’était un blasphème !
Le Paraclet
Les Actes des Apôtres auraient pu s’appeler les « Actes de l’Esprit » car nous Le
voyons à l’œuvre dans l’Eglise, et si l’Esprit est éternel, nous devons dire que la
Nouvelle Alliance lui donne une actualité visible et universelle.
Avec Jean, le mot désignant le Saint-Esprit est « Paraclet » (en héb Mena’hem),
et qui peut être traduit par : le Consolateur, le Conseiller, l’Avocat, le Défenseur.
Et Jésus avait dit à ses disciples l’importance de ce bouleversement :
Jean 16 :7 : « Il vous est avantageux que je m'en aille, car si Je ne m'en vais pas,
le Consolateur ne viendra pas vers vous ; mais, si Je m'en vais, Je vous l'enverrai.
Et quand Il sera venu, Il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la
justice, et le jugement ».
En effet, c’est le Saint-Esprit qui nous rend sensible au péché qui nous habite,
ainsi nous avons besoin de Sa Justice, au travers de la Croix. C’est également
l’Esprit qui nous invite à craindre l’Eternel et Son Jugement.
Le Baptême du Saint-Esprit
Aujourd’hui encore, les Eglises - catholique, protestante et évangélique - sont
divisées sur ce sujet. Des théologiens disent que l’Esprit est donné dès le début
de la conversion, quand nous acceptons le Seigneur et reconnaissons l’œuvre
de la Croix. Et il y a ceux qui disent que nous avons besoin d’une seconde
expérience, celle de l’Esprit. Le Baptême de l’Esprit nous remplit et touche tout
notre être – corps, âme et esprit.
Alors que des disciples connaissent le baptême de Jean, Paul leur demande s’ils
ont reçu le Baptême du Saint-Esprit : « Ils répondent : Nous n'avons pas même
entendu dire qu'il y ait un Saint-Esprit ». Lisons la suite, elle est glorieuse.
Actes 19 :4 « Lorsque Paul leur eut imposé les mains, le Saint-Esprit vint sur eux,
et ils parlaient en langues et prophétisaient ».
En ce qui nous concerne, pour l’avoir vécu, nous n’avons aucun doute de la
nécessité des deux expériences. Certains le reçoivent en une seule fois, comme
par exemple, Paul (Actes 13 :9). Considérons le Tabernacle fait en 3 parties : le
Parvis avec l’Autel d’airain symbolisant la Croix, le Lieu-saint avec la Menorah, et
le Lieu-très-saint où est l’Arche sainte.
- Il y a ainsi 3 révélations, selon cet ordre : Jésus, l’Esprit, et le Père.
A notre avis, il est dommageable et triste, de rester dans le Parvis, même si cela
ne met pas en question le salut. Jésus a dit : « Vous recevrez une puissance, le
Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins » (Actes 1 :8).
Voulons-nous être des témoins efficaces ?... Paul et les disciples ont été
« poussés par l’Esprit ». Avançons avec Lui ; soumis à Sa direction, soyons
remplis par Lui. AMEN
GF – le 31 janvier 2025