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Organe de Sens

Le document présente les organes de sens, en se concentrant sur l'anatomie et la physiologie de l'œil et de l'oreille. Il décrit les différentes structures de ces organes, leurs fonctions et les phénomènes liés à la vision et à l'audition. Les objectifs incluent l'énumération des organes de sens et la compréhension de leur anatomie et physiologie.

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Organe de Sens

Le document présente les organes de sens, en se concentrant sur l'anatomie et la physiologie de l'œil et de l'oreille. Il décrit les différentes structures de ces organes, leurs fonctions et les phénomènes liés à la vision et à l'audition. Les objectifs incluent l'énumération des organes de sens et la compréhension de leur anatomie et physiologie.

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ORGANE DE SENS

Présentation : Dr Yosep OWONA


Supervision : Dr Issiaka SOUIBOU
NO ANATOMY
NO MEDECINE
2
CICLES
 Etudiant(e)s en sciences de la santé niveau I.

3
OBJECTIS
 Enumérer les différents organes de sens
 Décrire l’anatomie des organes de sens

 Connaitre la physiologie des organes de sens

4
PRÉ-REQUIS
 Anatomie système nerveux central
 Physiologie générale

5
PLAN
I. L’œil
II. L’oreille
III. La langue
IV. Le nez
V. La peau

6
L’ŒIL

7
L’ŒIL – ANATOMIE (1/9)
 Le globe oculaire est de forme sphérique.
 Son diamètre est de 25 mm environ, son poids de 7 à 8 g.

 Il est constitué par une coque extérieure formée par trois


membranes concentriques à l'intérieur de cette coque, se trouvent
des milieux transparents.

8
L’ŒIL – ANATOMIE (2/9)
I – LES MEMBRANES DU GLOBE OCULAIRE

1. La membrane fibreuse.
 C'est la membrane protectrice de l'œil.

 Elle est constituée de deux parties.

 Une partie postérieure formant les 5/6 postérieurs du globe :


c'est la sclérotique.
 Une partie antérieure formant le 1/6 antérieur du globe : c'est la
cornée. Elle est transparente et dépourvue de tout vaisseau.

9
L’ŒIL – ANATOMIE (3/9)
2. La membrane vasculaire ou uvée.
 Membrane nourricière de l'œil.

 Elle comprend trois parties très riches en vaisseaux et en pigments


:
 En arrière, la choroïde qui tapisse la face profonde de la
sclérotique.
 En avant de la choroïde, la membrane vasculaire forme le corps
ciliaire qui sécrète les liquides contenus dans le globe.
 Le corps ciliaire comporte deux éléments : le muscle ciliaire,
muscle de l'accommodation, et les procès ciliaires (70 à 80
petits replis conjonctifs contenant des pelotons vasculaires). 10
L’ŒIL – ANATOMIE (4/9)
 Plus en avant encore, la membrane vasculaire forme l’iris.
 C'est un diaphragme vertical percé d'un orifice central, la
pupille.
 L'iris est pigmenté et sa couleur donne la teinte de l'œil.
 Il contient en outre de nombreuses fibres musculaires lisses
innervées par le système végétatif.
 La contraction de ces fibres, déclenchée par le parasympathique
provoque le rétrécissement de la pupille ou myosis.
 Leur relâchement provoqué par le sympathique entraîne la
dilatation pupillaire ou mydriase.
11
L’ŒIL – ANATOMIE (5/9)
3. La membrane nerveuse ou rétine.
 C'est la membrane sensible aux impulsions lumineuses.

 Elle est constituée, de la périphérie vers le centre par les éléments


suivants :
 Epithélium pigmentaire : à trois rôles essentiels
 Il agit comme écran pigmenté.
 Il intervient dans la nutrition des cellules visuelles.
 Il intervient dans le renouvellement des disques des cellules
visuelles.

12
L’ŒIL – ANATOMIE (6/9)
 Les cellules visuelles : ou cellules photoréceptrices.
 Elles sont de deux types les cellules à bâtonnet adaptées à la
vision crépusculaire en périphérie, et les cellules à cône,
adaptées à la vision discriminative et à la vision des couleurs
quand l'éclairement est suffisant.
 Les cellules nerveuses de relais : Ce sont des cellules bipolaires
et multipolaires.
 Les cellules multipolaires ou cellules horizontales unissent entre
elles plusieurs cellules photoréceptrices.
 Les cellules bipolaires unissent les cellules photoréceptrices aux
cellules donnant naissance aux fibres du nerf optique.
13
L’ŒIL – ANATOMIE (7/9)
II – LES MILIEUX TRANSPARENTS DE L'ŒIL

 Le cristallin :
 C'est une lentille transparente, biconvexe, située en arrière de
l'iris.
 L'humeur aqueuse :

 C'est un liquide incolore chimiquement voisin de l'eau, qui


remplit l'espace compris entre la cornée et le cristallin (chambre
antérieure de l'œil).
 Le corps vitré :

 C'est un liquide visqueux, transparent, qui emplit le globe 14

oculaire en arrière du cristallin.


L’ŒIL – ANATOMIE (8/9)
III – LES ANNEXES DU GLOBE OCULAIRE.
 Les muscles du globe oculaire au nombre de sept :

 Le droit supérieur, le droit inférieur, le droit externe, le droit


interne , le grand oblique, le releveur de la paupière supérieure
et Le petit oblique.
 Ils sont innervés par :

 Le nerf moteur oculaire externe (VI) innerve le droit externe


: sa paralysie entraîne un strabisme interne ou convergent ;
 Le nerf pathétique (IV) innerve le grand oblique ;
 Le nerf moteur oculaire commun (III) innerve tous les
autres muscles. 15
L’ŒIL – ANATOMIE (9/9)
 Sa paralysie entraîne un strabisme externe et une chute de la
paupière supérieure ou ptôsis.

 Les paupières
 La conjonctive

 L'appareil lacrymal : Il comprend une glande, la glande


lacrymale, et les voies lacrymales

16
L’ŒIL – PHYSIOLOGIE (1/8)
I – PHÉNOMÈNES PHYSIQUES DE LA VISION

1- La vision de loin (sans accommodation)


 L'ensemble des milieux transparents de l'œil est l'équivalent d'un
système de lentilles dont l'indice de réfraction serait de 1,40 et
dont le foyer serait situé au niveau de la tache jaune de la rétine.
 Un objet placé à l'infini engendre une image petite, réelle et
renversée, exactement placée sur la rétine au niveau de la
macula.

17
L’ŒIL – PHYSIOLOGIE (2/8)
2 –Vision de prés (avec accommodation)
 Lorsque les objets se rapprochent (moins de 60 mètres), l'œil est
obligé de faire effort pour en donner une vision nette.
 Cet effort constitue l'accommodation.

 Il a pour but de ramener sur la rétine l'image des objets proches,


image qui, en l'absence d'accommodation se forme derrière la
rétine, entraînant une vision floue.
 Ce but est atteint par l'augmentation de courbure du cristallin sous
l'influence de la contraction des muscles ciliaires, parallèlement, se
produit un rétrécissement de l'orifice pupillaire ou myosis (réflexe
pupillaire à la distance).
18
L’ŒIL – PHYSIOLOGIE (3/8)
 Cet effort d'accommodation commence à se produire à partir d'une
distance de 60 m (punctum remotum).
 Pour des distances de plus en plus près, l'effort d'accommodation
devient de plus en plus grand.
 Il est maximal lorsque l'objet est situé à 15 cm de l'œil (le
punctum proximum)
 Pour des distances inférieures, le pouvoir d'accommodation du
cristallin est dépassé, et l'image est floue.
 Le pouvoir d'accommodation diminue avec l'âge du fait de la
disparition d'élasticité du cristallin.
 Le punctum proximum s'éloigne c'est la presbytie. 19
L’ŒIL – PHYSIOLOGIE (4/8)
II – PHÉNOMÈNES PHYSIOLOGIQUES DE LA VISION

1- La perception lumineuse :
 La perception des images comporte :

 La Naissance des influx au niveau de la rétine ;


 La formation du message nerveux ;
 Cheminement des influx. Jusqu'au lobe occipital ;
 Interprétation cérébrale des influx.

20
L’ŒIL – PHYSIOLOGIE (5/8)
 Remarque :
 Les impressions lumineuses persistent pendant un temps très
court après l'excitation qui les a engendrées (0/50 de seconde).
 Si entre deux excitations consécutives l'intervalle est inférieur à
ce temps, l'impression subjective est celle d'une seule excitation :
ce phénomène a trouvé son application dans le cinéma.
 Normalement, il est possible de distinguer deux points éloignés
de 3 mm, à 10 m de distance.

21
L’ŒIL – PHYSIOLOGIE (6/8)
2- La perception des couleurs :
 Les bâtonnets ne comportent qu'un seul type cellulaire,

 Leur pigment, la rhodopsine est surtout sensible â la lumière


bleu-vert.
 Dans une semi-obscurité, les bâtonnets sont seuls à fonctionner ;
 Les cônes sont de trois types contenant chacun un pigment
différent.
 Chaque pigment absorbe préférentiellement une des trois
couleurs primaires du spectre lumineux visible : le bleu, le
vert, le rouge
22
L’ŒIL – PHYSIOLOGIE (7/8)
La perception des couleurs par la rétine résulte donc de
l'excitation à des degrés divers des différents types de cônes, le
mélange des excitations et leurs intensités différentes assurant
ainsi la reconstitution des couleurs.
3- Les anomalies de la vision des couleurs ou
dyschromatopsies.
 Il en existe plusieurs variétés :

 Achromatopsie : disparition totale de la vision des couleurs. Les


achromates possèdent un seul type de cône fonctionnel et ne
différencient que les variations de luminosité.
 Dichromatopsie : les dichromates ont deux types de cônes
23
fonctionnels
L’ŒIL – PHYSIOLOGIE (8/8)
III – LES PRINCIPALES ANOMALIES DU SYSTÈME
OPTIQUE DE L'ŒIL

 l'hypermétropie : défaut de convergence des milieux


transparents, ou défaut de longueur du globe, l'image des objets
tend à se former derrière la rétine.
 La myopie : excès de convergence ou excès de longueur du globe
oculaire, l'image se forme devant la rétine.
 L'astigmatisme : une irrégularité de courbure du globe ou une
hétérogénéité des milieux transparents, l'image d'un point devient
un segment de droite.
24
 Le strabisme : l'axe visuel d'un œil s'écarte de celui de l'autre
L’OREILLE

25
L’OREILLE – ANATOMIE (1/9)
 L'oreille est un organe pair et symétrique occupant des cavités
creusées dans le rocher et qui assure deux fonctions différentes :
 l'audition

 l'équilibration
 Anatomiquement, l'oreille comprend trois parties :

 l'oreille externe,
 l'oreille moyenne
 l'oreille interne

26
L’OREILLE – ANATOMIE (2/9)
1. L'OREILLE EXTERNE
 Elle comprend deux parties :

 le pavillon
 le conduit auditif externe
 Le pavillon formé par un cartilage enroulé sur lui-même en
cornet.
 Il présente à étudier : un bourrelet périphérique, l'hélix, se
prolongeant vers le bas par le lobule de l'oreille, L'anthélix, enfin
une excavation centrale où s'ouvre le conduit auditif externe,
 Le conduit auditif externe : C'est un canal long de 3 cm environ
dont le fond est fermé par la membrane du tympan. 27
L’OREILLE – ANATOMIE (3/9)
2. L'OREILLE MOYENNE
 Située dans l'épaisseur du rocher et comprend trois parties :

 la caisse du tympan,
 la trompe d'Eustache,
 l'antre mastoïdien
a. La caisse du tympan : une cavité creusée dans l'os temporal
 Sa paroi antérieure, osseuse, présente l'orifice de la trompe
d'Eustache ;
 Sa paroi postérieure, l'orifice de l'antre mastoïdien ;

 Sa paroi interne, contenant l'oreille interne, présente deux orifices :


28
la fenêtre ronde et la fenêtre ovale ;
L’OREILLE – ANATOMIE (4/9)
 Sa paroi externe est formée par la membrane du tympan qui
sépare l'oreille moyenne de l'oreille externe.

 La caisse du tympan contient trois petits os, les osselets de l'oreille


moyenne.
 Ces trois osselets sont :

 le marteau, appliqué contre le tympan auquel il adhère,


articulé en dedans avec l'enclume, elle même articulée en
dedans avec l'étrier qui, par son extrémité, interne vient
obturer la fenêtre ovale
29
L’OREILLE – ANATOMIE (5/9)
b. Les cavités mastoïdiennes
 Ce sont des cavités aériennes creusées dans l'os temporal.

 Et communiquent directement avec la caisse du tympan

c. La trompe d'Eustache
 Canal, long de 4 cm. allant de la caisse du tympan au pharynx et
faisant communiquer ces deux organes.

3. L'OREILLE INTERNE
 L'oreille interne comprend deux éléments :

 le labyrinthe membraneux;
30
 le labyrinthe osseux.
L’OREILLE – ANATOMIE (6/9)
a. Le labyrinthe membraneux
 Constitué par trois petits sacs qui communiquent entre eux.

 Ce sont : l'utricule ; le saccule ; le limaçon.

 L'utricule : sur l'utricule s'implantent trois canaux membraneux,


les canaux : semi-circulaires, supérieur, postérieur et externe.
 Le saccule : il est réuni à l'utricule par un canal très fin, le canal
endolymphatique.
 L'ensemble de l'utricule et du saccule forme le vestibule.

 Le limaçon : c'est un élément enroulé sur lui-même en spirale,


communiquant avec le saccule par un canal très fin.
31
L’OREILLE – ANATOMIE (7/9)
 Sa partie antérieure porte le nom de canal cochléaire.
 Tous les éléments du labyrinthe membraneux contiennent un
liquide aqueux, l'endolymphe.

b. Le labyrinthe osseux
 Il loge le labyrinthe membraneux.

 Et limite avec lui l'espace périlymphatique empli de la


périlymphe.
 Il comprend :

 Le vestibule : C'est la cavité osseuse où sont logés l'utricule et


le saccule 32
L’OREILLE – ANATOMIE (8/9)
 Les canaux semi-circulaires osseux. Au nombre de trois, ils logent
les canaux semi-circulaires membraneux correspondants.
 Le limaçon osseux : C'est la cavité osseuse qui loge le limaçon.

c. Le conduit auditif interne


 C'est un canal creusé dans le rocher : son orifice interne s'ouvre
dans l'étage postérieur de la base du crâne ;
 Le fond de ce canal est formé par une lame osseuse perforée par de
nombreux orifices et qui répond au vestibule et à la base du
limaçon osseux.
33
L’OREILLE – ANATOMIE (9/9)
 Le conduit auditif interne livre un passage :
 au nerf facial,
 au nerf intermédiaire de Wrisberg,
 au nerf cochléaire
 au nerf vestibulaire qui s'engagent dans les orifices du fond du
conduit

34
L’OREILLE – PHYSIOLOGIE (1/5)
 L'oreille assure deux fonctions :
 l'audition ;
 l'équilibration.
1- L'audition
 Les différentes parties constitutives de l'oreille jouent chacune leur
rôle dans le phénomène de l'audition.
 L'oreille externe : Le pavillon a pour rôle de capter les sons et de
les diriger en profondeur vers le tympan qui se met alors à vibrer.
 L'oreille moyenne : Les vibrations du tympan déclenchées par les
sons, sont transmises par les osselets de la caisse jusqu'à la fenêtre
ovale. 35
L’OREILLE – PHYSIOLOGIE (2/5)
 Elles sont, au cours de cette transmission, considérablement
amplifiées,
 Le tympan ne peut vibrer correctement que si la pression aérienne
est la même sur ses deux faces.
 Cette égalité est réalisée par le fonctionnement de la trompe
d'Eustache.
 L'oreille interne : C'est à son niveau que s'effectue la perception
des sons.
 Sur la paroi inférieure du limaçon membraneux, se trouve l'organe
de Corti, organe de la perception sensorielle auditive.
36
L’OREILLE – PHYSIOLOGIE (3/5)
 Les voies auditives
 Les cellules sensorielles auditives entrent en contact des fibres
nerveuses du premier neurone de la voie auditive.
 Les corps de l'ensemble des neurones sont groupés et forment le
ganglion spiral ou ganglion de Corti.
 Les axones de ces neurones se rassemblent et forment le nerf
cochléaire faisant partie de la huitième paire crânienne.
 Le deuxième neurone de la voie auditive est situé dans le noyau
cochléaire.
 Le troisième neurone est situé dans les noyaux olivaires
supérieurs. 37

 Le quatrième neurone va du corps genouillé médian aux aires de


l'écorce cérébrale
L’OREILLE – PHYSIOLOGIE (4/5)
2- L'équilibration
 Seule l'oreille interne joue un rôle dans l'équilibration.

 Cette fonction est plus particulièrement dévolue à la portion


vestibulaire du labyrinthe membraneux.
 Le vestibule comprend des organes otolithiques.

 Ses récepteurs sont appelés macules.

 Ils donnent des informations sur la position de la tête.

38
L’OREILLE – PHYSIOLOGIE (5/5)
 Les canaux semi-circulaires ont des récepteurs appelés crêtes
ampullaires.
 Elles donnent des informations sur les mouvements de la tête.

 Les informations des récepteurs sont véhiculées par le nerf


vestibulaire qui rejoint le nerf auditif et va vers le cervelet pour
participer au sens de l’équilibre.

39
LA LANGUE

40
LA LANGUE
 Le sens du goût nous renseigne sur la nature et les propriétés des
aliments.
 Le siège du sens gustatif est au niveau de la langue.

 Le point de départ des sensations gustatives est en effet, au niveau


de la muqueuse linguale.
 De là, les sensations gustatives sont transmises par l'intermédiaire
des voies gustatives

41
LA LANGUE – ANATOMIE (1/6)
 La muqueuse linguale est l'unique partie vraiment gustative de
l'organe.
 Mince à la face inférieure de la langue, la muqueuse est au
contraire très épaisse sur sa face dorsale.
 Elle est revêtue d'un épithélium pavimenteux stratifié.

 Elle est hérissée sur le dos et les bords de la langue de petites


saillies ou papilles dont on distingue cinq types.
 Les deux premières catégories étant les seules à avoir un rôle de
perception gustative :

42
LA LANGUE – ANATOMIE (2/6)
 Les papilles caliciformes : Les plus volumineuses, sont au
nombre de 9 à 11 et dessinent sur la partie postérieure de la langue
un V ouvert en avant, le V lingual ; la pointe du V constitue le
foramen caecum ;
 Les papilles fongiformes, en forme de champignon, au nombre
de 100 à 200, sont surtout situées en avant du V lingual le long des
bords de la langue
 Les trois autres types de papilles, papilles filiformes, papilles
hémisphériques, papilles foliées, ont essentiellement un rôle de
perception tactile.

43
LA LANGUE – ANATOMIE (3/6)
 Les organes des perceptions gustatives sont les bourgeons
gustatifs ; des formations ovoïdes qui forment sur la surface de
l'épithélium une petite fossette,
 La fossette gustative qui s'ouvre à l'extérieur par un pore
gustatif.
 La fossette et le pore gustatifs sont remplis en permanence d'une
substance dense, homogène, qui joue un rôle important dans le
mécanisme de la stimulation gustative.

44
LA LANGUE – ANATOMIE (4/6)
 Chaque bourgeon du goût est constitué par :
 Des cellules sensorielles : chaque cellule se termine par de
longues microvillosités dans la fossette gustative ;
 leur pôle inférieur est en contact avec les terminaisons de la voie
gustative ;
 Des cellules de soutien : entourant les cellules sensorielles.

 Les bourgeons du goût sont groupés au niveau des papilles


fongiformes et caliciformes.
 Au niveau de chaque papille, les bourgeons du goût sont situés
dans les sillons qui limitent ces papilles, au fond des sillons.
45
LA LANGUE – ANATOMIE (5/6)
 Les glandes qui bordent le haut des sillons sécrètent un liquide
fluide qui nettoie et facilite la pénétration des liquides vers les
bourgeons.
Les voies gustatives :
 Les voies gustatives sont formées par trois neurones

 Le premier neurone (neurone périphérique) va des bourgeons


du goût jusqu'au bulbe rachidien.
 Chaque fibre nerveuse est connectée à un grand nombre de
bourgeons du goût : la perception gustative est, de ce fait, mal
localisée.
46
LA LANGUE – ANATOMIE (6/6)
 Le deuxième neurone (neurone bulbo-thalamique). Il fait
synapse avec le précédent dans le noyau du faisceau solitaire et
gagne le thalamus.
 Le troisième neurone (neurone thalamo-cortical). Il fait,
synapse avec le précédent au niveau du thalamus et gagne l'écorce
cérébrale au niveau pariétal.

47
LA LANGUE – PHYSIOLOGIE (1/6)
1- Les saveurs physiologiques
 Il faut d'abord bien préciser ce que sont les sensations gustatives.

 Quand on parle habituellement du « goût » d'un aliment, on réunit


en fait dans cette expression plusieurs sensations :
 la saveur gustative proprement dite ;
 l'olfaction gustative : (fumet d'une viande) ;
 les sensations thermiques : aliments chauds ou froids ;
 les sensations tactiles : consistance des aliments.
 Toutes ces sensations s'additionnent pour aboutir au complexe
final qu'est le goût.
48
LA LANGUE – PHYSIOLOGIE (2/6)
 Le sens du goût permet de discerner quatre saveurs fondamentales
: le salé, le sucré, l'amer, l'acide.
 N'importe quelle saveur secondaire peut être reproduite par la
combinaison de ces saveurs fondamentales : salé + sucré - fade,
sucré + amer = goût alcalin, etc.
 L'éventail des sensations est donc assez pauvre en réalité.

2- Topographie des quatre saveurs


 Le dos de la langue en avant du V lingual présente des territoires
complètement insensibles soit à l'une des quatre saveurs, soit
même dans une zone à toutes les quatre ; 49
LA LANGUE – PHYSIOLOGIE (3/6)
 Les papilles caliciformes du V lingual sont uniquement sensibles à
l'amer ;
 La face inférieure de la langue n'est sensible à rien ;

 Les bords de la langue sont sensibles au salé, au sucré et à l'acide ;

 Par ailleurs, les lèvres et les gencives sont sensibles à l'acide.

3- Mécanismes des perceptions


L'excitation des bourgeons du goût.
 Les substances excitant les bourgeons du goût sont des substances
sapides.
50
LA LANGUE – PHYSIOLOGIE (4/6)
 L'excitation des cellules sensorielles est une excitation chimique
par combinaison des substances sapides avec une protéine
spécifique contenue dans les cellules sensorielles.
 La protéine spécifique est présente dans les villosités de ces
cellules.
Conditions influençant la perception.
 Le seuil de concentration : au-dessous duquel il n'y a pas de
perception ;
 La température : la gustation optimale se fait entre 20°C et 30 °C
;
 L'étendue de la surface excitée ; 51
LA LANGUE – PHYSIOLOGIE (5/6)
 Le temps de gustation doit être long ;
 Enfin, certaines substances paralysent la perception de l'une des
quatre saveurs fondamentales :
 Créatinine et urée diminuent le goût sucré,
 Les épices émoussent le goût ;
 d'autres substances sensibilisent au contraire la perception.

52
LA LANGUE – PHYSIOLOGIE (6/6)
4- Exploration du goût : électro gustométrie.
 Les troubles du goût peuvent être :

 Quantitatifs (diminution ou disparition du goût : hypogueusie


et agueusie)
 Qualitatif (anomalies de perception de certaines saveurs :
dysgueusie).
 Les troubles du goût peuvent être dus à :

 Une cause locale : atteinte des muqueuses linguale (glossite) ou


buccale (infection bucco-pharyngée),
 Insuffisance de sécrétion salivaire (hypersialie),
 Carences en zinc, en fer, en vitamines B responsables d'atteintes 53

muqueuses.
LE NEZ

54
LE NEZ – ANATOMIE DE LA MUQUEUSE PITUITAIRE (1/3)
 Le sens de l'odorat nous renseigne sur la qualité des différentes
odeurs.
 Le sens de l'odorat a son siège au niveau des fosses nasales, dont la
muqueuse est le point de départ des sensations olfactives.

 La muqueuse olfactive est située à la partie haute des fosses


nasales, zone appelée fossette olfactive qui occupe :
 La paroi externe des fosses nasales au-dessus du cornet moyen ;
 Sa paroi supérieure en regard de la lame criblée de l'ethmoïde ;
 Sa paroi interne dans son tiers supérieur.
55
LE NEZ – ANATOMIE DE LA MUQUEUSE PITUITAIRE (2/3)
 La muqueuse olfactive comprend deux parties :
 Une zone pigmentaire, ou locus luteus, qui tapisse toute la
fossette olfactive ;
 Une zone sensorielle proprement dite, située au centre de la
zone précédente.
 La muqueuse olfactive est formée par trois types de cellules :

 Des cellules basales ;


 Des cellules de soutien dont le sommet présente de
nombreuses microvillosités et dont le cytoplasme contient un
pigment jaunâtre.
 Des cellules sensorielles ou cellules de Schultze ou 56
esthésioneurocytes
LE NEZ – ANATOMIE DE LA MUQUEUSE PITUITAIRE (3/3)
 Les voies olfactives
 La cellule sensorielle olfactive est en réalité un neurone :

 Le bulbe olfactif ;
 Les bandelettes olfactives ;
 Les centres olfactifs situés aux extrémités du lobe limbique.

57
LE NEZ – PHYSIOLOGIE (1/2)
1- Les excitants ou corps odorants
 Seuls les corps volatils ont une odeur.

 L'odeur accompagne dans l'air les particules matérielles.

2- Les conditions de perception


 Pour être perçues, les odeurs doivent parvenir jusque dans la
fossette olfactive.
 L'arrivée des molécules odorantes peut se faire aussi par voie
postérieure en suivant le courant aérien expiratoire, en particulier
au cours de la mastication et de la déglutition.
58
LE NEZ – PHYSIOLOGIE (2/2)
3- Le mécanisme de la stimulation olfactive
 Deux théories ont été émises :

 Une théorie physique : les excitations sont déclenchées par les


vibrations des molécules odorantes qui ébranlent les cils olfactifs
;
 Une théorie chimique : les molécules odorantes sont absorbées
à la surface des cils de la cellule olfactive en se combinant avec
le mucus.
4- Les perturbations de l'olfaction
 Les principales perturbations de l'olfaction sont :

 L'anosmie ou perte de l'odorat, et 59

 La parosmie ou perception sans cause d'odeurs habituellement


mauvaises.
LA PEAU

60
LA PEAU
 Le sens du toucher nous renseigne sur nos contacts avec les
éléments extérieurs.
 L'organe du tact est représenté par la peau.

 La peau est l'enveloppe extérieure du corps ;

 Elle se continue au niveau des orifices naturels avec les muqueuses


qui tapissent les cavités du corps en communication avec
l'extérieur (cavité buccale, fosses nasales, etc.).
 Ses fonctions sont multiples.

 Elle a joue à la fois :

 Un rôle protecteur, un rôle de sécrétion ;


 Un rôle de respiration et d'absorption ; 61

 Un rôle sensoriel tactile.


LA PEAU – ANATOMIE (1/11)
1- Aspect extérieur de la peau
 La peau représente une surface de 1.70 m2 environ.

 Elle est très résistante et jouit d'une grande élasticité.

2- Coloration
 Elle permet de diviser les ethnies humaines en quatre catégories
(blanche, noire, jaune, rouge).
 Mais dans une même ethnie sa coloration peut varier

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LA PEAU – ANATOMIE (2/11)
3- Épaisseur
 Elle est très épaisse sur le crâne, à la plante du pied, à la paume de
la main,
 Très mince au contraire au niveau des paupières ; au niveau des
membres.

4- Rapports
 La peau glisse sur les organes sous-jacents par l'intermédiaire de
tissu cellulaire sous-cutané ou hypoderme.

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LA PEAU – ANATOMIE (3/11)
5- Surface
 Elle est marquée par de nombreux sillons ou plis qui sont de
quatre sortes :
 Les plis papillaires, qui forment aux doigts les empreintes
digitales ;
 Les plis de locomotion déterminés par les mouvements ;
 Les plis musculaires déterminés par les contractions des
libres musculaires ;
 Les plis séniles ou rides dus au vieillissement.

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LA PEAU – ANATOMIE (4/11)
6- Structure de la peau
 La peau est formée de deux couches superposées :

 Une couche superficielle, l'épiderme ;


 Une couche profonde, le derme.

 L'épiderme.
 Il est formé de plusieurs couches de cellules superposées réalisant
l'aspect d'un épithélium pavimenteux stratifié.
 L’épiderme est constitué de :

 Cellules profondes dont l'ensemble forme la couche


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muqueuse de Malpighi, la partie réellement vivante de
l'épiderme.
LA PEAU – ANATOMIE (5/11)
 Elles sont en effet douées d'une très grande vitalité et se
multiplient très activement.
 C'est dans cette couche que se trouvent les matières colorantes
ou pigments qui donnent à la peau sa coloration.
 Cellules superficielles dont l'ensemble forme la couche cornée.

 Ce sont des cellules aplaties, desséchées, insensibles, qui ne sont


autre chose que les cellules de la couche précédente vieillies et
refoulées en surface.
 Leur protoplasma s'est chargé d'une substance chimique spéciale,
la kératine, qui donne a la peau son caractère protecteur et isolant.
 Les plus superficielles de ces cellules s'exfolient et tombent 66
régulièrement : c'est la desquamation.
LA PEAU – ANATOMIE (6/11)
 Le derme.
 Formé par un tissu conjonctif banal, serré, résistant, contenant :

 Des fibres conjonctives,


 Des fibres élastiques enchevêtrées,
 Des fibres musculaires lisses.
 La limite entre le derme et l'épiderme est sinueuse, hérissée de
saillies du derme qui s'enfoncent dans l'épiderme qu'on donne le
nom de papilles.

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LA PEAU – ANATOMIE (7/11)
7- Annexes de la peau
 Les poils

 D'origine épidermique les poils sont formés par une tige et une
racine.
 À chaque poil est annexé :

 Une glande appelée glande sébacée ;


 Un petit muscle lisse, le muscle redresseur du poil, dont la
contraction provoque le hérissement du poil (chair de poule).

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LA PEAU – ANATOMIE (8/11)
 Les ongles
 Chaque ongle comprend trois parties :

 La racine, en arrière, cachée sous un repli dermique ;


 Le corps, à la partie moyenne ;
 L'extrémité, en avant.
 L'ongle se renouvelle sans cesse grâce à son appareil reproducteur.

 Les glandes sébacées.


 Elles élaborent un produit spécial, le sébum, composé
principalement de corps gras, chargé de lubrifier les poils et
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d'empêcher le dessèchement de la peau.
LA PEAU – ANATOMIE (9/11)
 Les glandes sudoripares
 Situé dans l'épaisseur du derme, Le nombre des glandes
sudoripares du corps est de deux à trois millions.
 Elles sont destinées à sécréter la sueur.

8- Les récepteurs cutanés sensibles


 La fibre nerveuse sensible est le dendrite d'un neurone sensitif
situé dans le ganglion de la racine postérieure sensitive des nerfs
rachidiens.

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LA PEAU – ANATOMIE (10/11)
 Il existe différents types de récepteurs cutanés sensibles :
 Les terminaisons nerveuses libres ;
 Les complexes de Merkel ;
 Les corpuscules de Meissner ;
 Les corpuscules de Ruffini ;
 les corpuscules de Pacini ;
 les corpuscules de Krause ou de Golgi.

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LA PEAU – ANATOMIE (11/11)
 Selon leur rôle physiologique, les récepteurs cutanés de la
sensibilité peuvent être classés en trois groupes :
 Les thermorécepteurs,
 Les nocicepteurs,
 Les mécanorécepteurs.
 Le rôle de chaque type de récepteur n'est pas complètement élucidé
pour certains d'entre eux.

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LA PEAU – PHYSIOLOGIE (1/5)
1- Rôle protecteur
 la peau est résistante.

 Elle est mauvaise conductrice de la chaleur.

 Les pigments que contient la peau ont un rôle de protection contre


les radiations lumineuses et solaires.
 Les annexes de la peau ont également un rôle de protection :

 Les poils protègent certains orifices contre les poussières


extérieures (cils des yeux, poils du nez et des oreilles).

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LA PEAU – PHYSIOLOGIE (2/5)
2- Rôle sécréteur
 La peau sécrète la sueur et le sébum.

 La sueur

 La sueur est un liquide aqueux de réaction acide et d'odeur


spécifique.
 Elle contient du chlorure de sodium, de potassium, des phosphates,
de l'urée, de l'acide lactique, des acides gras volatils.
 La quantité de sueur éliminée est en moyenne de 1000 cm3 par
jour, plus forte en cas de travail musculaire.
 Elle a un double rôle :

 Élimination de substances toxiques ; 74

 La thermorégulation.
LA PEAU – PHYSIOLOGIE (3/5)
3- Rôle absorbant
 Les gaz peuvent traverser la peau, d'où la notion d'une discrète
respiration transcutanée.

4- Rôle immunitaire
 Les cellules de l'épiderme sécrètent un grand nombre de facteurs
solubles : les cytokines, qui agissent sur les fonctions des cellules
et interviennent dans :
 L'inflammation : en augmentant l'activité métabolique et
bactéricide des polynucléaires et en favorisant la migration de
ceux-ci (diapédèse) vers les foyers inflammatoires. 75
LA PEAU – PHYSIOLOGIE (4/5)
 La cicatrisation : les cytokines augmentent la prolifération des
fibroblastes, la croissance des cellules épidermiques (kératinocytes)
et la production de collagène.
 Le tropisme des cellules de défense : les cytokines favorisent
l'activation et la prolifération des lymphocytes, notamment des T
helper.
 Des lymphocytes NK (Natural killer) et des mastocytes.

 Les phénomènes allergiques cutanés : certaines cytokines


augmentent la sécrétion locale d'histamine par les mastocytes

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LA PEAU – PHYSIOLOGIE (5/5)
5- Rôle sensoriel
 Les sensations perçues par la peau sont de trois ordres :

 Sensations tactiles : elles permettent d'apprécier le poids, la


forme, la résistance, les dimensions des objets ;
 Sensations douloureuses ;
 Sensations thermiques.

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AKIBA

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