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Séance 9

Le document décrit les différents types de roches, y compris les dolomies, roches phosphatées, siliceuses, ferrifères, salines, charbonneuses et résiduelles, en détaillant leurs compositions et origines. Il aborde également le métamorphisme, expliquant les transformations des roches sous pression et température, ainsi que les divers types de métamorphisme et leurs caractéristiques. Enfin, il traite de l'architecture des roches métamorphiques, mettant en évidence leur orientation et stratification.
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- Les dolomies : Le principal constituant est la dolomite (Mg,Ca(CO3)2).

Ce sont des roches plus


dures que les calcaires. Généralement impures, elles se mélangent aux calcaires pour donner des
calcaires magnésiens ou dolomitiques.
- Les roches phosphatées : Le principal constituant est l’apatite sous forme de colophane. Les
sédiments phosphatés on trois origines : la précipitation chimique du phosphore comme dans le
cas des carbonates ; l’accumulation d’os, de tests et de coprolithes phosphatés dans un milieu
marin suite à une « hécatombe » ; concentration continentale secondaire provenant de phosphates
sédimentaires ou de l’apatite des roches magmatiques (phosphorites). Les roches phosphatées
sont de textures variées. Les phosphates en grains (phospharénites) sont des roches jaunâtres
contenant en moyenne 70% de phosphates tricalciques.
- Les roches siliceuses d’origine chimiques et biochimiques : Le principal minéral
constitutif est la silice cryptocristalline appelée opale. Ces roches sont mises en place par
floculation de la silice ou par fixation de la silice par les organismes à proximité de manifestation
volcanique sous marines.
Les diatomites sont des roches formées de carapaces microscopiques d’algues marines
unicellulaires appelées diatomées. Elles sont blanchâtres, très légères et rayables à l’ongle. Les
radiolarites contiennent des traces microscopiques de squelettes de radiolaires. Les jaspes sont
des radiolarites rouges sombres, à éclat cireux, dont la couleur témoigne d’une diagenèse en
milieu oxydant. Les silexites ou cherts sont des silex (formées de calcédoine et d’opale sous forme
de rognons) opaques et à cassure courbe.
- Les roches ferrifères : Elles contiennent au moins 10% d’oxydes et d’hydroxydes de fer sous
forme d’hématite, de limonite, de goethite. On peut citer les hématitites, le fer oolitique ou
pisolitique.
- Les roches salines ou évaporites : Elles résultent de l’évaporation de l’eau de mer en milieu
saturé. Ce sont donc des dépôts physico-chimiques de climats secs. Souvent plastiques et
facilement solubles (à des degrés divers), elles sont essentiellement représentées par trois roches
d’importance géologique et économique considérables correspondant à trois minéraux : le sel
gemme (halite), la pierre à plâtre (gypse) et les sels de potasse (sylvine et carnallite).
- Les roches charbonneuses : Les principales sont les houilles et les pétroles. On peut citer
aussi les tourbes, les lignites, les schistes bitumeux et les ambres. La teneur en carbone de ces
roches est très variable (tourbe 50%, lignite 55%, houille 60 - 90%, anthracite 95%, pétrole très
peu). En général, ce sont des roches de couleur noire.
Les houilles sont constituées de matières organiques carbonées de nature amorphe riches en
carbone et de fossiles végétaux.
La tourbe est un charbon quaternaire ou actuel, spongieux, léger, à carbonisation peu avancée,
avec des débris végétaux reconnaissables.
Les pétroles sont des mélanges complexes d’hydrocarbures issus de l’évolution de la matière
organique enfouillie en milieu réducteur et sous l’influence de bactéries anaérobies.

- Les roches résiduelles : Elles représentent le résultat ultime de l’altération superficielle des
roches. Elles sont formées de résidus demeurés sur place après le départ de produits solubles par
lessivage. Leur genèse implique ainsi l’accumulation sur place d’hydrates d’aluminium et
d’hydroxydes de fer. Ces roches sont en général de couleur rouge caractéristique. Il s’agit :
* des latérites, matériaux meubles ou indurés constituant les sols tropicaux et intertropicaux et
composés d’argiles, de quartz hérité, d’hydroxydes de fer, d’aluminium, de manganèse et de
titane.
* des bauxites, roches cohérentes, de structure variée et essentiellement composées d’hydrate
d’aluminium (gibbsite, diaspore, bœhmite) de kaolinite, de silice, d’hydroxydes de fer et de titane.
Ils représentent le principal minerai d’aluminium.

III - LES ROCHES METAMORPHIQUES


1- Généralités

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Lorsqu’une roche, d’origine magmatique, sédimentaire ou même métamorphique, est soumise à
de nouvelles conditions de température et/ou de pression différentes de celles ayant présidé à sa
formation, elle se transforme à l’état solide pour donner une roche métamorphique. Cette
transformation est caractérisée par la recristallisation de nouveaux minéraux, dits néoformés et
l’acquisition de textures et structures particulières. Les processus métamorphiques sont des plus
difficiles à comprendre à cause :
- de la variabilité minéralogique et donc chimique des roches transformées,
- des modifications variables selon l’intensité des phénomènes pour une même
composition chimique et
- des paramètres fondamentaux (température et pression) agissant dans de vastes domaines
et pas forcément simultanément.

a- Les limites du métamorphisme


Les processus métamorphiques n’incluent, ni l’altération météorique, qui se fait à température
standard, ni la diagenèse. C’est au-delà de cette dernière que l’on parle de métamorphisme.
Minéralogiquement et théoriquement la limite inférieure du métamorphisme est fixée aux rayons
X. Pour le géologue « de base », il y a métamorphisme si les minéraux de recristallisation (à partir
des argiles) sont déterminables au microscope. A la limite supérieure, le métamorphisme exclut
les phénomènes d’anatexie ou de magmatisme.

b- Le métamorphisme isochimique
Le métamorphisme, c’est la transformation minéralogique des roches à l’état solide et par
conséquent sans passer par l’état de fusion. Les transferts d’éléments chimiques (ions, groupes
d’ions ou molécules) se font grâce à des fluides dont les principaux sont H2O et CO2. Ces
recristallisations s’effectuent dans les profondeurs du globe terrestre, là où sont entrainées les
roches sédimentaires, magmatiques ou métamorphiques, grâce aux mouvements tectoniques
(subduction, collision). Les roches se trouvent dans de nouvelles conditions de température et de
pression et par conséquent leur minéralogie devient instable et s’adapte plus ou moins
complètement aux nouvelles conditions plus rigoureuses.
Comme dans le cas des roches magmatiques, c’est la composition chimique qui détermine la
composition minéralogique. La plupart du temps, les réactions s’effectuant en milieu fermé, la
composition chimique de la roche métamorphique est la même que celle de la roche de départ
appelée protolithe. Le métamorphisme est dit isochimique. Ceci n’est pas le cas du
métamorphisme métasomatique (métasomatisme) qui est défini par des transferts importants
d’éléments chimiques en relation avec la mise en place d’intrusions qui libèrent une phase gazeuse
ou liquide riche en ces éléments (métamorphisme de contact).

c- Quelques définitions
- Paragenèse : c’est la composition minéralogique d’une roche constituée de minéraux
présents dans un climat défini par une fourchette de température et de pression.
- Séquence : c’est l’ensemble des roches métamorphiques, de degré variable, ayant une
composition chimique moyenne et provenant de protolithes magmatiques ou sédimentaires
proches.
- Minéraux index : minéraux qui apparaissent dans des conditions thermodynamiques
précises et qui sont donc très utiles pour déterminer ces conditions, c’est-à-dire le climat
caractérisé par une température T et une pression P, dans lequel la roche s’est formée. Un bon
minéral index est un minéral qui a un champ de stabilité restreint : il n’est présent que dans un
intervalle réduit de température et de pression.
- Isogrades et zones métamorphiques : ces deux notions découlent de la précédente car
sur le terrain, on peut suivre l’apparition puis constater la disparition d’un minéral index et donc
de tracer des lignes qui matérialisent ces fluctuations, ce sont des isogrades. Entre l’apparition
d’un minéral et sa disparition, existe une zone où il est présent, zone dénommée par le minéral

32
caractéristique. On parle ainsi de zone à chlorite, zone à grenat etc. ordonnées en fonction de
l’intensité croissante du métamorphisme.
- Faciès métamorphique : c’est le climat dans lequel les roches de différentes séquences
ont évolué. Il est défini par une fourchette de température et une fourchette de pression
identifiable grâce aux minéraux index spécifiques de chaque séquence. La précision des minéraux
index permet de définir des sous-faciès. Les deux principaux faciès du métamorphisme général
sont : le faciès schiste vert (300-520°C), le faciès amphibolite (520-750°C).
- Zones métamorphiques : on a constaté une progression dans l’intensité du
métamorphisme en allant de l’extérieur vers l’intérieur où elle est maximale. L’étude du champ de
stabilité des minéraux en laboratoire a permis de connaître les conditions d’apparition et de
disparition des minéraux au profit de nouvelles paragenèses. Des coupures ont été établies en
fonction de l’association des minéraux observés donc en fonction de la profondeur (zones
métamorphiques. La zone transitoire, située entre le domaine de la diagenèse et celui du
métamorphisme proprement dit est l’anchizone. La zone métamorphique la moins profonde est
donc l’épizone (200 à 500°C). La catazone (650 à +700°C) est la zone la plus profonde après la
mésozone (500 à 650°C). L’ultrazone correspond à la profondeur exceptionnelle où sont réunies
des conditions les plus sévères.
Ce découpage est pratique mais présente un inconvénient majeur. C’est le fait de relier
l’intensité du métamorphisme à la profondeur alors que l’augmentation de la température est
fonction du gradient géothermique qui varie fortement d’un contexte à l’autre.

Tabl. 5 : Définition des zones métamorphiques


Température Zones Faciès
350°C Epizone Schiste vert

520°C Mésozone Amphibolite

750°C Catazone Granulite

Ultrazone Granulite
Eclogite

d- Les facteurs de métamorphisme


Les facteurs les plus importants du métamorphisme sont la température et la pression.
Les pressions (pression lithostatique, pressions orientées, pression de la phase fluide)
jouent un rôle fondamental aussi bien dans la formation des minéraux que des structures.
La pression lithostatique est celle exercée par les roches sus-jacentes à la zone métamorphique.
Elle dépend de la densité des roches et de la profondeur à laquelle elle s’exerce. Elle est dite
isotrope parce qu’elle n’induit aucune déformation dans les roches concernées.
Les pressions orientées résultent des déformations orogéniques qui se produisent dans les zones
de subduction et d’hypercollision. Elles sont toujours présentes dans le métamorphisme général
et déterminent les structures orientées caractéristiques (schistosité, linéation et microplis).
Au cours du métamorphisme, les réactions chimiques sont rendues possibles grâce à la présence
de fluides (H2O et CO2 majoritairement) qui sont les vecteurs de transport. Les recristallisations
qui affectent les roches métamorphiques sont considérablement accélérées par la présence d’eau
et, sans cette dernière, beaucoup de réactions ne pourraient avoir lieu.
Le rôle de la température dans la transformation métamorphique des roches est
incontestable. Dans les conditions standard de température les vitesses de réactions sont
extrêmement faibles ou nulles. Ceci explique qu’aucune réaction ne soit possible dans les roches
sédimentaires et magmatiques malgré que leurs minéraux ne soient pas en équilibre entre eux.
Avec l’augmentation de la température, les vitesses et l’ampleur des réactions sont accélérées.
La montée de la température est liée à la mise en place d’un pluton, à l’enfouissement des roche
en grande profondeur, c’est l’effet du gradient géothermique (3°C/100m).

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e- Les différents types de métamorphisme.
Les facteurs responsables des transformations métamorphiques ont des rôles inégaux et par
conséquent les roches formées ont des caractéristiques différentes en fonction du type de
métamorphisme subi. Il existe six métamorphismes différents :
- Le métamorphisme général (régional), ainsi dénommé à cause de son ampleur. Les roches
subissent une augmentation de température et de pression et sont presque toujours orientées.
- Le métamorphisme de contact (thermique), dans lequel le facteur principal est une forte
augmentation de température autour d’une intrusion magmatique granitique ou gabbroïque. Il
affecte des enclaves et les terrains encaissants en formant des zones concentriques successives
appelées auréoles de métamorphisme de contact.
- Le métamorphisme océanique intéresse la croûte océanique, ultrabasique et basique. Le
facteur principal est ici l’eau qui induit un métamorphisme hydrothermal avec recristallisation des
minéraux sans modification des structures magmatiques primaires.
- Le pyrométamorphisme se développe grâce à de très fortes augmentations de
température. Ces conditions sont réalisées lors de la mise en place de coulées basaltiques sur des
sols qui subissent un recuit important alors que les basaltes eux-mêmes sont hydratés et envahis
par des zéolites.
- Le métamorphisme dynamique (cataclastique) intéresse de faibles volumes de roches le
long de surfaces tectoniques. Les températures sont généralement faibles alors que les pressions
orientées sont très importantes.
- Le métamorphisme d’enfouissement se produit lorsque les roches se retrouvent à grande
profondeur dans les géosynclinaux et donc soumises à la seule pression lithostatique qui induit
des transformations minéralogiques sans transformations structurales.
Le ou les paramètres essentiels pour ces différents types de métamorphisme sont résumés dans le
tableau 6.
Tabl. 6 : Importance des paramètres dans les différents métamorphismes.
Métamorphisme Température P. orientée P. lithostatique Fluides
Général *** *** *** *
Contact *** *
Océanique * ***
Pyrométam. ***
Cataclastique * ** *
Enfouissement * *** *

2- Architecture des roches métamorphiques


Les roches métamorphiques montrent généralement une orientation des différents minéraux ce
qui leur donne une organisation en feuillets (effets de la pression orientée).

a- Débit
A l’affleurement les roches du métamorphisme général, qui sont de loin les plus abondantes,
montrent un aspect stratifié lié à la nature sédimentaire de la protolithe et à la pression orientée
qu’elles ont subit. Le plan de débit correspond au plan de foliation ou schistosité. En fonction de
l’épaisseur des feuillets les roches se débitent en plaquettes, en bancs ou en dalles (cas des
quartzites, et des gneiss). Dans le paysage, les micaschistes à nu donnent des rochers déchiquetés,
gris, gris bleuté, parfois gris verdâtre et fournissent des dalles médiocres et inégales. Les marbres,
les roches hautement métamorphiques (granulites, éclogites) et celles issues du métamorphisme
de contact sont massifs et présentent un débit en blocs ou parfois en boules suite à l’altération.

b- Structure
La foliation est l’alternance de feuillets de composition minéralogique et de couleurs différentes.
Les feuillets sont généralement sombres, à micas et minéraux ferromagnésiens, ou clairs, et

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quartzo-feldspathiques. La schistosité correspond à une superposition de feuillets de même
composition.
Les principales structures des roches métamorphiques sont :
- structure foliée ou rubanée (ex. gneiss, amphibolites, quartzites),
- structure schisteuse ou feuilletée (ex. schistes, micaschistes, quartzites),
- structure massive (ex. marbres, pyroxénites, amphibolites)
- structure œillée (ex. gneiss), liée à la présence des yeux de feldspath et de quartz.

c- Texture
On distingue :
- la texture granoblastique dans laquelle le quartz et les feldspaths sont grenus et indentés, mais
les micas restent disposés en lits parallèles (ex. gneiss) ;
- la texture lépidoblastique, avec des minéraux phylliteux (micas, chlorite) particulièrement
abondants et disposés dans le plan de schistosité (ex. micaschistes) ;
- la texture nématoblastique au sein de laquelle les minéraux en aiguille (amphiboles = actinote
et hornblende) sont dominant (ex. amphibolites) ;
- la texture porphyroblastique est caractérisée par l’apparition de cristaux géants
(porphyroblastes de feldspath, de quartz, de grenat, etc.) sur un fond de texture
granoblastique ou lépidoblastique (ex. gneiss œillés ; fig. 14).

Fig. 15 : Quelques textures


de roches métamorphiques.
Texture granoblastique (a)
dans un gneiss,
lépidoblastique (b) dans un
micaschiste,
porphyroblastique (c et d)
a b dans un gneiss œillé et un
micaschiste à grenat.

c d

3- Classification des roches métamorphiques


Les roches métamorphiques ne sont pas aussi faciles à dénommer et à classer que les roches
magmatiques car les paramètres susceptibles d’interférer sont nombreux et variables :
- multiples séquences aux compositions chimiques complexes,
- pression et température variables,
- métamorphisme différents dans un même contexte géodynamique.
On distingue :
- des roches métamorphiques d’origine magmatique, dites orthodérivées (selon leur mode
de gisement primaire, plutonique ou volcanique et leur famille chimique, elles appartiendront aux
séquences orthodérivées plutoniques acide (granite) ou basique (gabbro), ou orthodérivées
volcaniques acide (rhyolite) ou basique (basalte) ;

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- des roches métamorphiques d’origine sédimentaire, dites paradérivées, variant selon la
nature du sédiment de départ (tabl. 7).
Le préfixe méta, associé à un nom de roche, traduit le fait que cette roche a subi un faible
métamorphisme qui n’a pas complètement oblitéré sa nature antémétamorphique.
Enfin, à la suite d’un broyage tectonique (mylonitisation) associé à une recristallisation plus ou
moins faible la roche est appelée brèche tectonique ou mylonite.

4- Principales roches métamorphiques


a- Les schistes
Les schistes (sériciteux, chloriteux, graphiteux, etc.) sont peu métamorphisées et donc à grain fin,
à schistosité très marquée permettant de débiter la roche en feuillets. Les schistes sériciteux et
schistes chloriteux, à éclat lustré, sont les faciès schisteux les plus communs, avec chlorite, séricite
et quartz comme minéraux les plus courants. Les prasinites sont des schistes chloriteux à
épidote et actinote, contenant de l’albite et parfois du glaucophane.

b- Les micaschistes
Ce sont des roches déjà fortement métamorphiques, avec des paragenèses très variées qui sont
fonction de la nature chimico-minéralogique de la roche-mère pélitique. Elles ont une schistosité
bien marquée. Les minéraux phylliteux qui recouvrent les surfaces de débit sont assez largement
développés pour être visibles individuellement à l’œil nu (degré de cristallisation important, en
mésozone avec T>520°C). Leur éclat n’est plus lustré, mais brillant. Ils sont caractérisés par
l’association de micas noirs et/ou blancs et de quartz. Les feldspaths (albite ou oligoclase) sont
également présents, ainsi qu’un minéral rougeâtre (souvent porphyroblastique) qui est du grenat.

c- Les Gneiss
Le faciès pétrographique auquel on donne le nom de gneiss est caractérisé par l’empilement de
feuillets sombres, riches en minéraux ferromagnésiens (micas) et de feuillets clairs, riches en
quartz et feldspath. La texture est granoblastique à grano-lépidoblastique ou œillée.
Par définition, un gneiss est une roche métamorphique qui à une paragenèse granitique : quartz,
biotite et/ou muscovite, feldspath alcalin et/ou plagioclase. Les variations de composition
observées caractérisent les différentes familles. Le gneiss rose est l’équivalent métamorphique
d’un granite à feldspath alcalin. Le gneiss gris est l’équivalent métamorphique d’une granodiorite.
Le gneiss œillé est l’équivalent métamorphique d’un granite porphyroïde dans lequel les gros
cristaux de feldspath potassique ont été tectonisés avant de recristalliser moulé par la schistosité.

d- Les amphibolites
Le terme amphibolite désigne une roche métamorphique dont le principal constituant est
une amphibole (actinote, hornblende, glaucophane), reflétant un chimisme et des conditions
thermodynamiques spécifiques. Les amphibolites à hornblende sont des roches sombres
disposées en lits, lentilles ou massifs dans un encaissant de nature variable. De structure massive,
leur grain est en général fin et la schistosité est peu marquée. La texture est typiquement
nématoblastique déterminée par l’abondance des hornblendes prismatiques plus ou moins
allongés. Quatre autres minéraux sont présents, en quantité variable en fonction du type
échantillonné : plagioclase, quartz, sphène et biotite. L’analyse chimique permet de rattacher une
origine magmatique basique.

e- Les quartzites
Elles sont constituées essentiellement de quartz, avec très accessoirement micas, calcite et
feldspath. Ce sont des roches dures, claires, blanchâtres, mais aussi parfois sombres lorsqu’elles
renferment des minéraux comme la magnétite ou l’hématite (quartzites ferrifères ou itabirites).
Elles sont de texture granoblastique.

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f- Les marbres
Les marbres sont des roches claires, plus ou moins largement cristallisées. De structure massive et
de texture granoblastique, ils sont réputés pour leur beauté et leur utilisation dans le domaine de
l’architecture et de la décoration. On appelle marbre, une roche calcitique et/ou dolomitique
formée dans les conditions du métamorphisme général ou de contact. Généralement, on
distingue les marbres et les cipolins. Ces derniers renferment des veines de serpentine ou d’autres
minéraux qui permettent un débit en pelure.

g- Les cornéennes
Il existe plusieurs variétés de cornéennes, qui sont difficiles à déterminer macroscopiquement, car
elles ressemblent fortement aux roches magmatiques. Ce sont des roches sombres, massives, à
grain fin et à cassure conchoïdale, dans lesquelles on ne distingue bien souvent aucun minéral à
l’œil nu, sauf la biotite qui brille et l’andalousite en taches ou automorphe. Elles sont de texture
granoblastique.

h- Les roches hautement métamorphiques


Elles renferment des minéraux particuliers qui traduisent un climat caractérisé par des
températures et/ou pressions très élevées. Ce sont essentiellement les éclogites et les granulites.
- Les éclogites sont des roches remarquables par leur composition minéralogique et leur
signification pétrogénétique. Le faciès normal est une roche verdâtre parsemée de grenats rouges,
eux-mêmes souvent ceinturés d’une couronne vert foncé (auréoles réactionnelles). La roche se
distingue par sa densité et surtout sa dureté. Elle ne possède aucune schistosité et la texture est
granoblastique. L’essentiel de la paragenèse est : grenat et pyroxène, avec accessoirement rutile,
quartz et disthène, en fonction du type.
- Les granulites affleurent exceptionnellement et leur aspect macroscopique dépend de la
composition minéralogique. Leur grain rappelle celui des roches plutoniques. Elles sont de
texture granoblastique ou gneissique. Leur paragenèse regroupe : quartz, grenat, Opx, sillimanite
et plagioclase.

i- Les migmatites
Le mot migmatite vient du grec « migma » qui signifie mélange. Une migmatite est en effet
caractérisée par l’association d’une phase métamorphique et d’une phase granitique. Elle
représente donc le stade intermédiaire entre la roche métamorphique initiale et la roche
magmatique finale.
Le caractère migmatitique se voit préférentiellement à grande échelle, c’est-à-dire sur le terrain.
Les roches métamorphiques sont parcourues par des filons sécants ou parallèles à la schistosité.
Ces filons, plutôt leucogranitiques, illustrent les différents stades de fusion, les plus riches en
biotite étant les plus tardifs.
La partie métamorphique est micaschisteuse ou gneissique ; elle possède donc encore une
schistosité ou foliation. La partie magmatique est représentée par :
- du granite semblable au granite d’anatexie ;
- du leucogranite résultant des premiers stades de fusion ;
- des pegmatites et des aplites qui ont, respectivement, une composition d’un granite à très
grands cristaux et d’un granite à grain fin.
Les migmatites sont classées en fonction de leur structure en migmatites homogènes ou
hétérogènes. Leur genèse est facile à comprendre lorsqu’elles sont observées en place car on
passe progressivement des roches métamorphiques aux roches magmatiques de composition
granitiques : elles sont donc en relation avec le phénomène d’anatexie, c’est-à-dire la fusion
partielle.

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Tabl. 7: Classification des roches métamorphiques
Séquences PARA (roches paradérivées) ORTHO (roches orthodérivées)
Calco- Acide Basique
Pélitique Arénacée Carbonatée
pélitique Volcanique Plutonique Volcanique plutonique
Pélite Grès Calcaires et
Protolithe Marnes Rhyolite Granite Basalte Gabbro
(argilite) feldspathiques dolomies
Epizone Calcaires et
Schistes Schistes Métagranites
Quartzites dolomies à
sériciteux et lustrés Métarhyolite ou Prasinites
chlorite- micacés minéraux
chloriteux Prasinites Protogine
séricite-albite Cipolins
Mésozone Micaschistes
Quartzites
à 2 micas
Amphibolites
Ms – Bt - Gneiss à 2 Amphibolites
Hbl- Feld micas
Catazone Leptynites Orthogneiss
Gneiss à
Leptynites Marbres Pyroxénites Pyroxénites
Sill – Pyr - sillimanite
Grt
Ultrazone
Granulites Granulites pyroxénites Granulites Granulites Pyroxénites
Pyr - Grt-
Cord.

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