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Changement Social551

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INTRODUCTION

Il n’est plus à démontrer que le monde est en perpétuelle évolution. La société


malienne ne fait pas exception à cette règle. Cette mutation de l’environnement
entraine des changements qui obligent toutes les composantes de la société à s’adapter
pour ne pas devenir obsolètes. L’éducation, à travers l’école, n’échappe pas à cette
règle et doit de ce fait s’arrimer aux transformations de son milieu. En effet,
l’éducation est la base sur laquelle nous érigeons le monde de demain et la matière par
laquelle les nations façonnent et préparent ses futurs acteurs : une génération éduque
l’autre.
Ainsi dans cet exposé, Nous tenterons de comprendre en quoi l'éducation permet de
stimuler le changement de la société malienne et à favoriser ainsi un réel
développement humain, inscrit dans la durée, legs précieux que se transmettront les
générations futures.

Définition des concepts

Le changement social (ou sociétal) est « toute transformation observable dans le


temps, qui affecte, d'une manière qui ne soit pas que provisoire ou éphémère, la
structure ou le fonctionnement de l'organisation sociale d'une collectivité donnée et
modifie le cours de son histoire ».
Les spécialistes des sciences sociales et/ou de développement ont défini le concept
« changement social ».

Ainsi le sociologue canadien Guy Rocher le définit en ces termes : « C’est la totalité
des actions entreprises pour orienter une société vers la réalisation d’un ensemble
ordonné des conditions individuelles ou collectives de vie jugées désirables par rapport
à certaines valeurs ».

L’éducation signifie aujourd’hui plus couramment l'apprentissage et le


développement des facultés physiques, psychiques et intellectuelles; les moyens et les
résultats de cette activité de développement. Spécifiquement, l'éducation humaine
inclut des compétences et des éléments culturels caractéristiques du lieu géographique
et de la période historique. Elle correspond à la formation globale d'un individu, à
divers niveaux (au niveau religieux, moral, social, technique, scientifique, médical,
etc.)
Développement

En cherchant à comprendre la société, les sociologues emploient la théorie


sociologique, c’est ainsi qu’on usera de la théorie du capital humain de Gary Becker,
prix Nobel d’économie 1992 pour essayer de situer la place de l’éducation dans le
processus de développement et du changement social. Cette théorie du capital humain
de Gary Becker analyse de l’apport de la formation c’est-à-dire l’éducation à la
croissance et la croissance au changement social.

1°) De l’éducation à la croissance et au développement global :

Elle stipule que l’éducation accroît la productivité de la personne, favorise le


rendement privé de l’individu mais aussi la rentabilité sociale pour la collectivité en
formant notamment les ressources humaines (mains d’œuvres qualifiées). Donc
l’éducation favorise la croissance et le développement global.

2°) De la croissance au changement social :

Il existe des liens entre croissance et changement social. Tout d'abord, la croissance
s'accompagne d'une modification de la nature de la production, donc du cadre de vie
(rapport à la nature et au progrès technique, urbanisation) et donc du contrôle social,
du travail (séparation du lieu de travail et du lieu de vie familiale), donc de la structure
sociale et des formes d'identification collective (classe ouvrière, etc.).

3°) Du changement social à l’éducation :

Le changement social à son tour favorise la croissance en détruisant certains obstacles


sociaux à la croissance, à l’égalité, à la justice, à l’'urbanisation qui favorise
l'individualisme. Dans le contexte malien, l'éducation et l'urbanisme ont permis de
casser l'armure de la classe [Link] recherche du bien-être matériel, ce qui incite à
l'amélioration de l'activité productive et donc des méthodes de production. Ainsi les
retombés de la croissance et du développement permettent d’entretenir et de
développer l’éducation pour valoriser l’esprit d'entreprise, du progrès technique et des
innovations.

L’une des fonctions essentielles de tout système éducatif est de préparer un citoyen
encré dans les valeurs de son milieu et ouvert au monde. La formation, la transmission
des connaissances et des savoir-faire sont du ressort de l’éducation, c’est donc un
instrument de développement, un investissement dans le capital humain, le capital
humain représentant essentiellement les compétences qui favorise le développement de
l’individualisme, de la rationalisation (liée en grande partie à la scolarisation) avec
l’idée de modernisation des sociétés. L’éducation a permis une hiérarchisation sociale
moins rigide c’est-à-dire une « moyennisation » de la société, donc une réduction des
inégalités. Elle est à l’origine des transformations des liens sociaux et le
renouvellement des solidarités (au sein de la famille, du métier, dans les ateliers, les
entreprises, les bureaux etc.).

Dans le domaine de la justice sociale, les inégalités ont toujours existé dans la société
humaine et elles conduisent à un fort sentiment d’injustice parmi les populations. Cette
injustice est perceptible dans tous les domaines de la vie. Comme le note Rawls
(1987), « La justice est la première vertu des institutions sociales, comme la vérité est
celle des systèmes de pensée. …Si efficaces et bien organisées que soient des
institutions et des lois, elles doivent être réformées ou abolies si elles sont injustes ».
Et l’une des vocations intrinsèques de l’éducation est de corriger les inégalités sociales
ainsi l’éducation permet une institutionnalisation des conflits sociaux.

Conclusion :
Le levier d’action pour le changement est constitué de l’ensemble du système est sans
doute à formation,car il s’agit, à travers l’éducation, de faire émerger un nouveau type
d’homme capable de porter un nouveau projet social ou modèle de développement.
Donc si la société est un corps, l’éducation en est son cœur. La relation entre les deux
est, par conséquent, essentielle : les deux doivent battre à la même cadence. C'est ce
qui explique d'ailleurs la préoccupation des autorités maliennes à l'égard de
l'éducation.

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