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Plan

La datation absolue permet de déterminer l'âge précis d'échantillons grâce à des méthodes basées sur la décroissance radioactive des isotopes. Les techniques incluent la datation au carbone-14 pour des objets organiques, l'uranium-plomb pour des roches anciennes, et la thermoluminescence pour des artefacts archéologiques. Chaque méthode a ses spécificités, ses applications et ses limites, contribuant à notre compréhension de l'histoire terrestre et humaine.

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La datation absolue permet de déterminer l'âge précis d'échantillons grâce à des méthodes basées sur la décroissance radioactive des isotopes. Les techniques incluent la datation au carbone-14 pour des objets organiques, l'uranium-plomb pour des roches anciennes, et la thermoluminescence pour des artefacts archéologiques. Chaque méthode a ses spécificités, ses applications et ses limites, contribuant à notre compréhension de l'histoire terrestre et humaine.

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PLAN :

INTRODUCTION

I. Le principe de la datation absolue

a) Quelques notions : isotopes - isotopes stables - isotopes radioactifs - périodes

b) Equation fondamentale de la décroissance radioactives et période d’un élément radioactif

II. Les méthodes de la datation absolues

CONCLUSION

BIBLIOGRAPHIE

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Introduction

La datation absolue est une méthode fondamentale pour déterminer avec précision l'âge d'un
échantillon, qu'il s'agisse de roches, de fossiles ou d'objets archéologiques. Contrairement à la
datation relative, qui ne fournit qu'un ordre chronologique, la datation absolue repose sur des
mesures scientifiques qui permettent d'obtenir un âge exact, exprimé en années. Ce processus
utilise principalement les phénomènes de décroissance radioactive, une propriété naturelle des
isotopes, qui agissent comme une sorte d'horloge chimique.

I. Le principe de la datation absolue

a) Quelques notions : isotopes, isotopes stables, isotopes radioactifs, périodes

Isotopes : Les isotopes sont des variantes d'un même élément chimique. Bien qu'ils aient le
même nombre de protons dans leur noyau, leur nombre de neutrons diffère. Par exemple, le
carbone existe sous plusieurs formes isotopiques, telles que le ¹²C et le ¹³C (stables), ainsi que
le ¹⁴C (radioactif).

Isotopes stables : Ces isotopes ne subissent pas de désintégration au cours du temps. Leur
quantité reste constante, ce qui les rend utiles pour établir des références.

Isotopes radioactifs : Ces isotopes se transforment spontanément en d'autres éléments au fil


du temps. Ce processus de décroissance radioactive produit des particules et des
rayonnements. Par exemple :

 Uranium-238 (⁲⁳⁸U) : Se décompose en plomb-206 (²°⁶Pb).


 Carbone-14 (¹⁴C) : Se transforme en azote-14 (¹⁴N).
 Potassium-40 (⁴⁰K) : Se désintègre en argon-40 (⁴⁰Ar).
 Rubidium-87 (⁸⁷Rb) : Se décompose en strontium-87 (⁸⁷Sr).
 Thorium-232 (²³²Th) : Se transforme en plomb-208 (²°⁸Pb).
 Samarium-147 (¹⁴⁷Sm) : Se désintègre en néodyme-143 (¹⁴³Nd).

Période (ou demi-vie) : La période d'un isotope radioactif, aussi appelée demi-vie,
correspond au temps nécessaire pour que la moitié de la quantité initiale de cet isotope se
transforme. Par exemple, la demi-vie du carbone-14 est d'environ 5730 ans. Cette
caractéristique permet de mesurer le temps écoulé depuis qu'un isotope radioactif a commencé
à se désintégrer.

b) Équation fondamentale de la décroissance radioactive et période d’un


élément radioactif

II. Les méthodes de la datation absolue

Plusieurs techniques de datation absolue ont été développées, chacune adaptée à des situations
et des types d’échantillons particuliers.

1. Datation au carbone-14 (¹⁴C)

Cette méthode repose sur la décroissance du carbone-14, un isotope radioactif présent dans les
organismes vivants. À leur mort, la quantité de ¹⁴C commence à diminuer. En mesurant la
proportion de ¹⁴C restant, on peut déterminer l'âge de l'échantillon.

 Utilisation : La datation au carbone-14 est largement utilisée en archéologie pour


dater des objets organiques tels que les ossements, le bois ou les textiles. Par exemple,
cette méthode a été utilisée pour dater les restes humains retrouvés sur le site
archéologique de Stonehenge et pour confirmer l'âge du suaire de Turin (daté du XIVe
siècle).
 Limites : Elle est efficace uniquement pour des âges inférieurs à 50 000 ans, car au-
delà de cette période, la quantité de ¹⁴C devient trop faible pour être mesurée avec
précision. De plus, elle nécessite des conditions de conservation strictes pour éviter
toute contamination par du carbone moderne.

2. Datation par l’uranium-plomb (⁲⁳⁸U)

Cette technique repose sur la désintégration de l’uranium-238 en plomb-206 et est utilisée


pour dater des roches très anciennes, parfois vieilles de plusieurs milliards d'années.

 Utilisation : Elle est particulièrement précieuse pour déterminer l'âge de formations


géologiques telles que les zircons. Par exemple, cette méthode a permis de dater les
plus anciens minéraux terrestres découverts en Australie, âgés de 4,4 milliards
d'années.
 Précision : Extrêmement élevée grâce à l’utilisation de diagrammes concordia qui
minimisent les erreurs dues à la perte de plomb dans les échantillons. Cependant, elle
requiert un équipement sophistiqué et coûteux.

3. Datation par le potassium-argon (⁴⁰K)

Le potassium-40 se décompose en argon-40, un gaz rare, et cette méthode est adaptée aux
roches volcaniques et aux minéraux.

 Utilisation : Elle est fréquemment employée pour dater les éruptions volcaniques. Par
exemple, les couches volcaniques entourant les fossiles des premiers hominidés en
Afrique de l'Est ont été datées grâce à cette méthode, fournissant des informations
cruciales sur l’évolution humaine.
 Limites : La méthode est sensible aux pertes d’argon, ce qui peut fausser les résultats.
De plus, elle nécessite des échantillons soigneusement conservés pour éviter la
contamination.

4. Datation par thermoluminescence

Cette technique mesure l'énergie lumineuse émise par certains minéraux lorsqu'ils sont
chauffés. L’énergie accumulée reflète le temps écoulé depuis leur dernière exposition à la
chaleur ou à la lumière.

 Utilisation : La thermoluminescence est couramment utilisée pour dater des objets


archéologiques comme les céramiques et les pierres chauffées. Par exemple, elle a
permis de confirmer l’âge de poteries préhistoriques en Europe, datant de 10 000 ans.
 Limites : Elle est sensible aux conditions environnementales, comme l’exposition à la
lumière, qui peut réinitialiser l’horloge lumineuse. Cela la rend moins fiable dans des
environnements instables.

Conclusion

La datation absolue est une révolution dans l’étude de l’histoire terrestre et humaine. Grâce à
des méthodes comme le carbone-14, l’uranium-plomb ou la thermoluminescence, les
scientifiques peuvent retracer précisément les événements majeurs de l'histoire géologique ou
des civilisations. Ces outils, bien qu'exigeant des conditions précises, offrent une fenêtre
unique sur le passé, nous permettant de mieux comprendre l'évolution de la Terre et de ses
habitants.

Bibliographie

1. Faure, G., & Mensing, T. M. (2005). Isotopes: Principles and Applications. Wiley.
2. Dickin, A. P. (2005). Radiogenic Isotope Geology. Cambridge University Press.
3. Schärer, U. (1984). The Effect of Initial 230Th Disequilibrium on U-Pb Ages: An
Evaluation by Concordia Diagram. Earth and Planetary Science Letters, 67(2), 293-
302.

II. Les méthodes de la datation absolue


Plusieurs techniques de datation absolue ont été développées, chacune adaptée à des situations
et des types d’échantillons particuliers. Cette section explore en détail leurs utilisations, leurs
limites et leurs applications historiques ou géologiques.

1. Datation au carbone-14 (¹⁴C)

Cette méthode repose sur la décroissance du carbone-14, un isotope radioactif présent dans les
organismes vivants. À leur mort, la quantité de ¹⁴C commence à diminuer. En mesurant la
proportion de ¹⁴C restant, on peut déterminer l'âge de l'échantillon.

 Utilisation : La datation au carbone-14 est largement utilisée en archéologie pour


dater des objets organiques tels que les ossements, le bois ou les textiles. Par exemple,
cette méthode a été utilisée pour dater les restes humains retrouvés sur le site
archéologique de Stonehenge et pour confirmer l'âge du suaire de Turin (daté du XIVe
siècle).
 Exemple historique : En 1991, l'analyse au carbone-14 de "Ötzi", l’homme des
glaces, retrouvé dans les Alpes, a révélé qu'il vivait il y a environ 5300 ans, offrant
une fenêtre unique sur l’âge du Néolithique tardif.
 Limites : Cette méthode est sensible aux perturbations récentes, comme les émissions
industrielles ou les essais nucléaires, qui ont modifié les niveaux de ¹⁴C dans
l'atmosphère. De plus, elle est efficace uniquement pour des âges inférieurs à 50 000
ans, car au-delà de cette période, la quantité de ¹⁴C devient trop faible pour être
mesurée avec précision.

2. Datation par l’uranium-plomb (⁲⁳⁸U)

Cette technique repose sur la désintégration de l’uranium-238 en plomb-206 et est utilisée


pour dater des roches très anciennes, parfois vieilles de plusieurs milliards d'années.

 Utilisation : Elle est particulièrement précieuse pour déterminer l'âge de formations


géologiques telles que les zircons. Par exemple, cette méthode a permis de dater les
plus anciens minéraux terrestres découverts en Australie, âgés de 4,4 milliards
d'années.
 Exemple géologique : Les recherches sur les météorites grâce à cette méthode ont
permis de déterminer que le système solaire s'est formé il y a environ 4,56 milliards
d'années, contribuant à notre compréhension de l'origine planétaire.
 Précision et limites : La méthode est extrêmement précise grâce aux diagrammes
concordia, qui minimisent les erreurs dues à la perte de plomb dans les échantillons.
Cependant, elle requiert des échantillons exempts de perturbations chimiques et un
équipement coûteux.

3. Datation par le potassium-argon (⁴⁰K)

Le potassium-40 se décompose en argon-40, un gaz rare, et cette méthode est adaptée aux
roches volcaniques et aux minéraux.

 Utilisation : Elle est fréquemment employée pour dater les éruptions volcaniques. Par
exemple, les couches volcaniques entourant les fossiles des premiers hominidés en
Afrique de l'Est ont été datées grâce à cette méthode, fournissant des informations
cruciales sur l’évolution humaine.
 Exemple historique : La méthode a joué un rôle clé dans la datation des fossiles
d’Australopithecus afarensis (dont "Lucy"), situés dans des sédiments volcaniques
d'Éthiopie datant de 3,2 millions d'années.
 Limites : Cette technique est sensible aux pertes d’argon, ce qui peut fausser les
résultats. Elle nécessite des échantillons soigneusement conservés pour éviter la
contamination par des gaz externes.

4. Datation par le rubidium-strontium (⁸⁷Rb-⁸⁷Sr)

Cette méthode repose sur la désintégration du rubidium-87 en strontium-87, avec une demi-
vie de 48,8 milliards d'années. Elle est principalement utilisée pour les roches magmatiques et
métamorphiques.

 Utilisation : Cette technique est idéale pour dater des échantillons vieux de plusieurs
centaines de millions d’années. Par exemple, elle a permis de reconstituer l'histoire
thermique des massifs montagneux anciens, comme les Alpes et l’Himalaya.
 Limites : Les variations isotopiques naturelles dans les minéraux hôtes peuvent
compliquer l’analyse. En outre, elle est moins précise que la méthode uranium-plomb
pour les âges très anciens.

5. Datation par thermoluminescence

Cette technique mesure l'énergie lumineuse émise par certains minéraux lorsqu'ils sont
chauffés. L’énergie accumulée reflète le temps écoulé depuis leur dernière exposition à la
chaleur ou à la lumière.

 Utilisation : La thermoluminescence est couramment utilisée pour dater des objets


archéologiques comme les céramiques et les pierres chauffées. Par exemple, elle a
permis de confirmer l’âge de poteries préhistoriques en Europe, datant de 10 000 ans.
 Exemple historique : Cette méthode a joué un rôle clé dans la datation des peintures
rupestres des grottes de Lascaux, situées entre 15 000 et 17 000 ans BP, révélant des
aspects fascinants de l’art préhistorique.
 Limites : Elle est moins précise que d’autres techniques et dépend fortement des
conditions environnementales. Les échantillons doivent être protégés de toute
exposition à la lumière après leur collecte.

Conclusion

Les méthodes de datation absolue ont révolutionné notre compréhension de l'histoire de la


Terre et de l'évolution de la vie. Elles permettent d'obtenir des dates précises pour des
événements historiques, géologiques ou biologiques, contribuant à une meilleure
connaissance de notre passé. Bien que chaque méthode ait ses limites, leur combinaison
permet de surmonter ces contraintes et d'offrir une vision plus complète des événements à
travers les âges.

Bibliographie
1. Faure, G., Principles of Isotope Geology, Wiley, 1986.
2. Libby, W. F., "Radiocarbon Dating", Science, 1946.
3. Dalrymple, G. B., The Age of the Earth, Stanford University Press, 1991.
4. Articles et images issus de Wikimedia Commons : https://commons.wikimedia.org.

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