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Introduction Pierre

Le document aborde l'importance stratégique du pétrole, une ressource non renouvelable, et son impact sur l'économie, en particulier à Goma, où la hausse des prix du pétrole affecte le pouvoir d'achat des ménages. Il examine les facteurs d'instabilité des prix des produits pétroliers, notamment l'essence, et propose une étude sur l'influence du taux de change sur ces prix entre 2005 et 2008. La méthodologie inclut des techniques d'observation, documentaire et d'interview, avec une analyse statistique des données.

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Introduction Pierre

Le document aborde l'importance stratégique du pétrole, une ressource non renouvelable, et son impact sur l'économie, en particulier à Goma, où la hausse des prix du pétrole affecte le pouvoir d'achat des ménages. Il examine les facteurs d'instabilité des prix des produits pétroliers, notamment l'essence, et propose une étude sur l'influence du taux de change sur ces prix entre 2005 et 2008. La méthodologie inclut des techniques d'observation, documentaire et d'interview, avec une analyse statistique des données.

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INTRODUCTION GENERALE

Le pétrole est une ressource non renouvelable, donc épuisable. Cette définition, confère à l'offre de
pétrole un caractère particulier puisque les pays producteurs de cette ressource doivent prendre en
compte le fait qu'extraire un baril aujourd'hui c'est renoncer à l'extraire demain.1(*)

Ainsi, les producteurs doivent choisir une stratégie de contrôle de la production permettant de gérer la
durée d'exploitation de cette ressource. En effet, le pétrole est une énergie indispensable pour le bon
fonctionnement de l'économie. C'est ainsi qu'aucun pays au monde ne peut se passer de cette énergie.

Le commerce du pétrole est le plus important de la planète, en valeur comme en volume. Or, son prix
sur le marché mondial ne cesse d'augmenter et fait l'actualité. Elle suscite non seulement des
commentaires divers mais également d'inquiétude chez les pouvoirs publics, les entreprises et ménages.

La hausse des prix des produits pétroliers touché le panier de la ménagère qui s'amincit davantage.
Ainsi, dans un pays où le pouvoir d'achat est très faible avec un taux de chômage le plus élevé de la
sous-région, la hausse des prix du pétrole a des effets négatifs sur les ménages car elle a des
répercussion sur le prix de revient des autres produits, notamment produits de première nécessité,
rendant ainsi la vie de la population intenable.

Par ailleurs, la hausse des prix du pétrole constitue un véritable danger pour un pays et les
conséquences sont perceptibles même au niveau des entreprises qui par la suite chercheront à réduire
les effectifs et envoyer de nombreuses familles dans le chômage.

Également, des perspectives d'emplois aléatoires et des taux d'inflation élevés affectent déjà le pouvoir
d'achat des populations démunies, et par ricochet, aura des effets multiplicateurs sur l'économie
entière. Evidemment, la hausse des prix du pétrole fait accroître les coûts de transport.

Dans les pays en voie de développement, à l'instar de la RDC, la hausse des prix du pétrole signifie moins
d'éclairage et moins d'aliments chauds, car le pétrole est souvent la seule source d'énergie domestique
disponible, à cause de délestage intempestif du courant électrique.
Le pétrole est utilisé dans toutes les industries mécanisées comme énergie de base, ses dérivés
chimiques servent à la fabrication de toutes sortes de produits, qu'ils soient hygiéniques, alimentaires,
de protection, de contenant ou matière plastique, tissues, etc. Ce faisant, le pétrole est devenu
indispensable et par conséquent très sensible stratégiquement dans l'économie actuelle.

La RDC, en dépit de ses ressources hydrauliques, minières, forestières et pétrolières, le marché local, lui,
représente près de 60 millions d'habitants et plus de 80% de l'économie relève du secteur informel.

Le présent travail voudrait comprendre l'instabilité des prix des produits pétroliers en occurrence
l'essence dans la ville de Goma pour la période allant de 2005 à 2008.

0.1. PROBLEMATIQUE

A lumière de ce qui précède, sachant que le domaine du pétrole est un domaine très sensible depuis la
production, la commercialisation, la fixation du prix sur le marché mondial... des éléments qui sont hors
de contrôle du consommateur, des importateurs comme ceux de la RDC, particulièrement ceux de
Goma, car disait le Secrétaire des Nations Unies lors de la crise de l'année dernière que la crise n'était
pas une pénurie ou un déséquilibre entre l'offre et la demande mais une situation de spéculation sur le
marché international. Considérant tous ces effets constants a l'entrée des produits pétroliers a Goma.

Dans cette situation de bras de fer presque de ce marche stratégique, il sied de savoir au niveau de
Goma comment se comporte le marché des produits pétrolier, en particulier celui de l'essence, quant
nous estimons d'autre facteurs peuvent jouer un rôle pour une tendance a la hausse ou a la baisse du
prix au niveau local.

Pour mieux mener nos recherches, nous nous sommes pose les questions suivantes :

- Quelle est la tendance actuelle de l'évolution des prix de l'essence dans la ville de Goma?

- Le taux de change a-t-il une influence sur les prix de l'essence?

0.2. HYPOTHES DE TRAVAIL


L'hypothèse de travail est une proportion des réponses aux questions que l'on se pose à propos de
l'objet de la recherché formule en des termes tels que l'observation et l'analyse puissant fournir la
réponse.2(*)

Les hypothèses de notre travail seront formulées dans le sens que soit retrouvée cette sensibilité des
produits pétroliers dans la situation de Goma avec la tendance de l'évolution des prix de l'essence
répondant à l'environnement économique. Egalement, nous estimons que le taux de change aurait une
influence significative sur le prix de l'essence.

0.3. OBJECTIFS

L'objectif général assigné dans le cadre de cette étude est de mesurer l'influence du taux de change sur
l'évolution des prix produits pétroliers en occurrence l'essence. Toute chose restant égale par ailleurs.

0.4. INTERETS ET CHOIX DU SUJET

Ce travail est intéressant à plusieurs égards comme il en est question d'étudier l'un des facteurs
d'instabilité des prix des produits pétroliers en occurrence l'essence en tant qu'un produit stratégique
pour lequel la hausse du prix a un impact négatif sur la vie socio-économique de la population. De ce
fait, les résultants de l'étude permettront aux pouvoirs publics et décideurs politiques une prise des
décisions, et aux entreprises de bien orienter leurs politiques économiques.

En outré, son choix est motivé par l'application de la théorie de l'ajustement, régression et corrélation
simple au phénomène économique étudié.

0.5. METHODOLOGIE

Dans cette partie du présent travail, nous décrivons la façon dont nous avons procédé pour aborder
scientifiquement notre sujet. On y trouvera donc, l'ensemble des opérations intellectuelles par
lesquelles nous sommes passées pour atteindre les vérités que nous poursuivons.

Ainsi, nous avons utilisé les méthodes statistiques qui ont permis de faire la collecte, la présentation,
l'analyse et l'interprétations des données.
Egalement, les techniques ci-après ont été utilisées :

1°) La technique d'observation : c'est à partir de cette dernière qu'est venue l'inspiration du sujet de
notre travail. En effet, en observant les difficultés que la population de la ville de Goma rencontraient
face à l'accroissement des coûts de transport, nous avons voulu, à partir de ces pures et simples raisons
en faire une étude tout en dégageant les facteurs d'instabilité des prix des produits pétroliers en
occurrence l'essence.

2°) La technique documentaire : celle-ci a été utilisée pour consulter les documents et rapports annuels
des différentes institutions fréquentes pour un prélèvement des données chiffrées. Cette
documentation a été faite à la à la Division Provinciale de l'Economie et aux stations services de la place.

Ainsi donc, là où, la documentation n'a pas répondu complément à toutes nos attentes, il nous a fallu
utiliser l'interview pour compléter les données recueillies par la technique documentaire.

Notons que, dans le présent travail, la technique d'interview a surtout servi à fournir le complément
d'information nécessaire pour comprendre les données chiffrées ou tout simplement pour expliquer
certains faits.

Nous avons également les logiciels ou programmes informatiques suivants :

ü WORD pour la saisie ou traitement des textes ;

ü EXCELL pour le traitement et l'analyse des données ;

ü SPSS pour l'analyse des données.

0.6. DELIMITATION DU SUJET

La délimitation du sujet de notre travail est faite selon un double point de vue, à savoir :
- Du point de vue temporal, notre étude est menée sur une période allant de janvier 2005 au décembre
2008 ;

- Du point de vue spatial, il s'agit les faits qui ont suscité notre curiosité scientifique. Ainsi, le champ
d'investigation de notre étude est la ville de Goma.

O.7. DIFFICULTES RENCONTREES

Le présent travail n'a pas été facile. En effet, non seulement son champ est vaste et complexe, mais
également, il a posé un problème la récolte de certaines données utiles à son réalisation, notamment les
données chiffrées ou les statistiques.

Egalement une autre difficulté sue laquelle nous sommes buté est celle des divergences des données
chiffrées selon les services contactés et même à l'intérieur des services pour des raisons inconnues.

O.8. PRESENTATION SOMMAIRE DU TRAVAIL

Hormis l'introduction et la conclusion générale, notre travail s'articule sur quatre chapitres. Le premier
chapitre porte sur les concepts généraux, le deuxième sur le marché des changes et le marché des
produits pétroliers dans la ville de Goma, le troisième aux méthodes statistiques d'analyse des données
et enfin le dernier chapitre lui est consacré à la présentation des données, analyse et interprétation des
résultants.

CHAP.I. QUELQUES CONCEPTS GENERAUX

I.1. CONCEPTS DE BASE

I.1.1. LE PETROLE3(*)

Connu depuis l'Antiquité dans la presqu'île d'Apchéron (Mer Caspienne), le pétrole est devenu au XXe
siècle, l'une des bases de l'économie mondiale. La découverte de Drake en Pennsylvanie (1859) aux
Etats-Unis, marqua ses débuts ; le développement du moteur à explosion dès 1900;, consacra son essor.
On produisit alors 21 millions de tonnes, dans le monde ; en 1959, on a extrait environ 975 millions de
tonnes ; en 1964, près de 1.300 millions.
Mélange complexe d'hydrocarbures, le pétrole est un liquide huileux de teinte brun-noirâtre.

Géologiquement, il fut formé par la fermentation microbienne des algues unicellulaires et organismes
microscopiques qui constituent le plankton marin.

Ces éléments organiques se sont déposés et accumulés au fond des eaux salées dans des lagunes et
mers intérieures, sous un climat sec : beaucoup de gisements pétroliers sont en effet accompagnés
d'importants dépôts de sel.

Par la fermentation sous l'eau, les débris organiques ont donné naissance à une boue putride, dite
sapropèle. Sous l'action de bactéries, celui-ci a subi une transformation chimique profonde,
accompagnée de la descente de la masse visqueuse vers le fond du basin de sédimentation.

Mais le pétrole poussé par le gaz qu'il dégage, se déplace dans les terrains sédimentaires : il quitte les
roches mères où s'est accumulé, et tend à s'élever dans les roches poreuses surincombantes qui
deviennent ainsi des roches-magasins. Aussi, dans les terrains plissés, le pétrole se rassemble-t-il sous
pression dans les roches poreuses qui constituent des voûtes ou dômes anticlinaux ; un chapeau gazeux
recouvre alors le gisement, lui-même contenu sous une couche imperméable.

Parmi les produits pétroliers, on peut citer :

- L'essence : c'est un liquide très inflammable provenant de la distillation des pétroles bruts et utilise
comme carburant ou solvant ;

- Le gasoil ou mazout : est un liquide légèrement visqueux, il est utilise en même temps comme
combustible et comme carburant. Il est formé d'un mélange d'hycarbures de couleur jaune pale ;

- Le Kérosène (pétrole lampant) : il joue le rôle important sur le plan socio-économique tant pour les
milieux ruraux que les milieux urbains ;
- L'AVGAZ : c'est une catégorie de produits pétroliers plus raffinée et sensible. Il est utilise pour les
moteurs à réacteur de petits porteurs, ainsi que des appareils du type Fakker ;

- Le JET A1 : vient juste après l'AVGAZ et est utilisé pour faire tourner les avions à 5O porteurs.

I.1.2. LE PRIX

Le prix est le rapport entre deux quantités de marchandises proposes à l'échange ou ce qui revient au
même, quantité d'un bien que l'on doit donner en échange d'une unité d'un autre bien, service ou
facteur de production.

Dans une économie monétarisée, le prix est la quantité de monnaie que l'on doit donner en échange
d'une unité d'un bien ou d'un service.

Dans la théorie de la valeur objective reposant sur la quantité de travail socialement nécessaire (théorie
de la valeur travail), le prix ne constitue pas la valeur d'échange. Il en est l'expression. Il oscille autour de
la valeur en fonction des conditions du marché.

I.1.3. LE TAUX DE CHANGE

Le taux de change est un rapport entre deux monnaies qui résulte d'une confrontation entre l'offre et la
demande. C'est un prix de marché susceptible d'évoluer au gré des besoins, des arbitrages et de la
spéculation.4(*)

Il est la valeur de la monnaie nationale exprimée en monnaie étrangère. Le taux de change se fixe sur le
marché des changes où les devises sont offertes et demandées contre la monnaie nationale.
Les offres de devises proviennent des exportations et des entrées de capitaux de l'étranger
(conversation de devises en monnaie nationale), les demandes de devises proviennent des importations
et des sorties de capitaux (conversation de la monnaie nationale en devises).

Ainsi, les variations du taux de change proviennent de la situation de la balance des paiements, un
déficit de la balance des paiements entraînera une tendance à la baisse de la monnaie nationale, un
excédent, une tendance à la hausse.

I.2. PRESENTATION DE LA VILLE DE GOMA

I.2.1. SITUATION GEOGRAPHIQUE

La ville de Goma est construite dans le lift valley africain. Elle est située à l'Est de la RDC et plus
précisément dans la province du Nord-Kivu.

Elle se situe à une altitude de 1640 m au bord du lac Kivu et 20°14' de latitude sud. Elle est limitée :

§ Au nord par le territoire de Nyiragongo

§ Au sud par le lac Kivu

§ A l'Est par le République Rwandaise

§ A l'Ouest par le territoire de Masisi

I.2.2. HISTORIQUE5(*)

Traditionnellement Goma est la déformation du mot «NGOMA» qui signifie en Swahili tambour. Ce
même mot aurait été donné en référence du bruit assimilable à celui du tambour qui résonne. La
résonance dont il est question ici, était le grand bruit similaire au son du tambour, provoqué par
l'éruption volcanique. C'est ainsi qu'en mémoire de ce grand bruit, le premier village qui était implanté
surnommé «NGOMA».
Selon cette légende, l'on a tendance à affirmer qu'après l'éruption volcanique primitive, ce village a
disparu et ses habitants se sont disperses et ont construit trois nouveaux villages : Mungoma (l'actuel
Goma), Matcha (le village de Sake) et Munti (le village de Munigi).

Vers 1900, Goma a eu des contacts avec les colonisateurs. Vers les années 1912 fut fondé le poste de
Goma en face du poste Allemand de Gisenyi et devrait jouer le rôle militaire. Plus tard, il pourrait
devenir un office de l'Etat-civil. Dans les mêmes perspectives, vers les années 1930, son site actuel
correspondait aux camps des travailleurs et du chemin de fer de l'Etat (CFE). Ce camp aurait été
initialement établi au bord du lac Kivu vers l'Est du site.

A l'époque, Goma était le point d'aboutissement du réseau du VICE-CONGO et servait de port d'étage
pour le transbordement des produits agricoles et de matériels de construction provenant de Bukavu ou
à destination de Bukavu.

En 1945, Goma fonctionnait comme un poste d'Etat en dépendance du territoire de Rutshuru. Après
cette période, ce poste fut une entité autonome, détachée de la juridiction de Rutshuru. Par la suite,
Goma grandissait rapidement, ainsi avec une population de 1000 habitants en 1948, il sera déjà identifié
comme un petit centre actif capable d'abriter les services d'un parquet de Grande Instance et d'autres
éléments marquants. C'est le décret du 03 septembre 1954 qui donnant à la ville de Goma le statut de
centre extra-coutumier d'une population estimée à 8600 habitants.

En 1951, cette entité a été élevée à la fois au niveau du territoire et du chef-lieu du district du Nord-Kivu.
Le fait de reconnaître le Nord-Kivu comme district trouvait sa raison d'être dans le rôle économique
combine important reconnu à Goma en 1950. a cela il faut ajouter l'arriver massive des colons blancs
vers les années 1945-1950 dans l'ex-Kivu et l'extension de l'exploitation minière dans le Nord-Kivu. Ces
facteurs ont conduit au mouvement en faveur de la dislocation administrative entre Goma et Bukavu.

Le 25 décembre 1966, le Nord-Kivu est encore devenu district qua,d fut décidé le retour aux anciennes
provinces et districts avant le référendum constitutionnel de juin 1967.
Le Nord-Kivu est élevé au rang de la région test par l'ordonnance loi n°88-031 du 20 juillet 1988 et après
le découpage de la région du Kivu en trios provinces autonomes. Son chef lieu de la ville de Goma selon
l'esprit de l'ordonnance loi n°88-170 du 15 novembre 1988 portant création de la ville de Goma.

La Mairie de Goma est une entité administrative décentralisée dotée d'une personnalité juridique et
d'une autonomie de gestion. Sous son autorité fonctionnent deux communes à savoir : la commune de
Goma et la commune de Karisimbi.

I.2.3. SUPERFICIE ET CLIMAT

La ville de Goma s'étend sur une superficie de 66.450,18Km2 ; son climat est tempéré et adouci par les
vents qui soufflent du Lac Kivu et des montagnes volcaniques situées dans le parc de Virunga. La ville de
Goma deux saisons :

- Du 01 janvier au 15 février : une petite saison sèche

- Du 15 février au 15 mai : une petite saison de pluie

- Du 15 mai au 15 septembre : une grande saison sèche

- Du 15 septembre au 15 décembre : une grande saison de pluie.

I.2.4. POPULATION

La ville de Goma est peuplée en grande partie par les ethnies autochtones de la province du Nord-Kivu à
savoir : Nande, Hutu, Tutsi, Hunde, Nyanga, Tembo et Bakano.

Outre ces ethnies, elle est peuplée par d'autres tribus d'origines différentes : rwandais, européens,
américains, asiatiques, ...

I.2.5. SUBDIVISION ADMINISTRATIVE


La ville Goma est subdivisée en deux communes, celle de Goma et celle de Karisimbi, séparée par la
route Goma-Sake.

A. COMMUNE DE GOMA

La commune de Goma occupe la partie du sud de la ville de Goma. Elle abrite presque la quas-totalité
des affaires politico-administratives grâce à son emplacement et les maisons qui y sont construites (les
organismes internationaux, les institutions publiques, les usines, les agences de voyage et douanières,
les grands magasins, les institutions financières, ...)

Elle est limitée de manière suivante :

- Au nord par la commune de Karisimbi

- Au sud par le lac Kivu

- A l'Est et à l'Ouest ses limites correspondent à celle de la ville en général.

Cette commune est subdivisée en sept quartiers à savoir : Mikeno, Les Volcans, Katindo, Keshero, Lac
vert, Mapendo et Himbi.

B. COMMUNE DE KARISIMBI

Elle est essentiellement résidentielle et située à l'extrême sud de la zone rural de Nyiragongo au nord de
la commune de Goma. De l'Est ses limites correspondent à celles de la ville de Goma également. Elle est
subdivisée en onze quartiers : Virunga, Majengo, Mabanga Nord-Sud, Katoyi, Ndosho, Mugunga,
Murara, Kasika, Kahembe et Bujovu.

I.2.7. SOL ET HYDROGRAPHIE

La ville de Goma est couverte entièrement du sol volcanique. Quant à l'hydrographie, la ville est baignée
dans la partie sud par le lac Kivu. Elle est traversée par aucune rivière ni cours d'eau.
CHAP.II. LE MARCHE DES CHANGES ET LE MARCHE DES PRODUITS PETROLIERS DANS LA VILLE DE GOMA

II.1. INTRODUCTION

Les agents économiques ayant une activité internationale (commerce de biens, de services ou d'actifs
financiers, investissements internationaux) doivent souvent échanger leur monnaie nationale contre les
devises étrangères. Le marché des changes est précisément le marché où les différentes devises sont
échangées. On définit alors par taux de change, le prix d'une devise par rapport à une autre.6(*)

En matière d'un marché interbancaire, trois groupes d'agents économiques contribuent au


fonctionnement du marché des changes :

- Les entreprises, les gestionnaires de fonds et les particuliers qui se situent en amont du marché ;

- Les autorités monétaires, et plus particulièrement les banques centrales ;

- Les banques et les courtiers qui assurent le fonctionnement quotidien du marché : ce sont les «
professionnels » du marché.

Les premiers transmettent aux banques et au courtiers des ordres dits « de clientèle » pour l'achat ou la
vente de devises. Les autorités monétaires interviennent éventuellement sur le marché pour régulariser
ses fluctuations.

Les banques opèrent sur le marché des changes pour exécuter les ordres de leur clientèle et pour leur
propre compte. Dans la plupart des pays développés, les agents non bancaires, entreprises et
particuliers n'accèdent pas directement au marché des changes ; les banques sont des intermédiaires
obligés pour les opérations de change.

Une grande part des opérations cambiaires sont en effet effectuées entre intermédiaires (banques,
courtiers, etc.) et sont de nature largement financière. Il en résulte que le marché des changes est
d'abord un marché de gros sur lequel la valeur unitaire des transactions est élevée, auquel on oppose le
marché de détail qui concerne les transactions des banques avec leurs clients individuels. Toutefois, au
cours de la période récente, cette frontière entre les banques et les entreprises s'est estompée. Toutes
les firmes multinationales effectuent, en effet, des opérations de change pour leur propre compte,
notamment dans le cadre des transactions entre maisons mères et filiales.

Au siège de la banque, les opérations de change sont exécutées par les cambistes. Ceux-ci centralisent
les ordres de la clientèle, établissent des compensations et transmettent sur le marché des changes les
offres et demandes excédentaires de devises.

La fonction du cambiste est de traiter au meilleur cours, au moment le plus propice. Il lui faut donc bien
sentir le marché afin d'anticiper son évolution, si possible avant la concurrence. Le cambiste est là pour
réaliser au mieux les ordres de la clientèle, et aussi pour faire gagner de l'argent à sa banque en
engageant celle-ci quotidiennement pour plusieurs millions, voire plusieurs dizaines de millions de
dollars. La vitesse de réaction des cambistes doit être très élevée depuis que se généralise l'usage du
courtage électronique.7(*)

Sur le marché des changes, le prix d'une devise évolue en fonction des variations de l'offre et de la
demande qui portent sur cette devise. Les déterminants des taux de change sont donc les facteurs qui
agissent sur l'offre et la demande de devises.8(*)

Le taux de change d'une monnaie nationale varie tout d'abord en fonction de l'évolution du solde de la
balance des transactions courantes. C'est la simple loi de l'offre et de la demande qui s'applique ici :
lorsque l'offre est supérieure à la demande, le prix sur le marché a tendance à baisser.

En conséquence, un excédant ou déficit des transactions courantes conduit à une hausse de la demande
ou l'offre de la monnaie nationale et amène à une appréciation ou dépréciation du taux de change.

Les offres et les demandes de devises sur le marché des changes proviennent également des
mouvements de capitaux sensibles aux taux d'intérêt.

Toutefois, le taux de change peut s'écarter durablement de la valeur que l'on serait en droit d'attendre à
la lecture des données fondamentales de l'économie (ensemble des déterminants qui précèdent : solde
des transactions courantes, taux d'inflation, taux d'intérêt) en raison de la spéculation sur le marché des
changes.
II.2. LE MARCHE DES CHANGES A GOMA

Le change est l'acte par lequel on échange les monnaies de différentes nations. Les monnaies prennent
les mêmes formes que la monnaie à l'intérieur d'un pays. La majeure partie des actifs monétaires
échangés sur les marchés des changes est des dépôts à vue dans des banques.

Le taux de change est le prix de la monnaie d'un pays en termes de la monnaie d'un autre. Les taux de
changes donnent l'information sur l'offre et la demande effective (portée) relatives de deux monnaies
entre les pays ayant des relations commerciales. On entend parler de deux taux au moins: le taux officiel
et le taux parallèle.

Dans les pays développés, on a tendance à ne pas avoir de différence entre le taux officiel et le taux
parallèle (ou le taux du marché) d'autant plus que les taux sont fixés par le marché entre la demande à
l'importation et l'offre à l'exportation de la monnaie en question. Ceci ne signifie pas que les
responsables de la gestion de la monnaie n'interviennent pas dans la formation du taux de change, mais
quand ils le font, il s'agit le plus souvent des interventions souvent au niveau du marché.

Dans un pays à économie faible, n'ayant pas une monnaie forte, il y a souvent un grand écart entre le
taux officiel et le taux parallèle appelé aussi taux réel, taux du marché noir ou encore taux du marché.
C'est au taux parallèle qu'on recourt le plus souvent pour mieux apprécier la vraie demande de la
monnaie en question, ou alors à l'écart entre le taux parallèle et le taux officiel pour trouver les
distorsions économiques et financières provoquées par les responsables de la politique monétaire ou
autres responsables économiques.

En République Démocratique du Congo, particulièrement dans la ville de Goma, le marché de change


n'est pas organisé, en ce sens qu'il existe des combistes incontrôlés par la BCC qui travaillent dans
l'informel, qui sont des intervenants sur le marché de change. La Banque Centrale du Congo fixe le taux
de change à appliquer au lendemain, suivant les transactions faites au cours de la journée. C'est le taux
de change officiel.

Cependant les cambistes qui travaillent à leurs propres comptes, disposant des informations nécessaires
en matière des opérations de change, augmentent une certaine marge sur le taux fixé par la Banque
Centrale pour constituer le taux qu'ils appliquent, étant donné que ces derniers sont à la recherche d'un
profit. Les cambistes de la ville de Goma oeuvrent dans une association et chaque matin se consultent
pour fixer le taux parallèle en fonction du taux officiel. Une fois ce taux fixé, les combistes se
communiquent pour l'appliquer. Nous disons que le taux fixé par les cambistes est réel, car il est celui
qui est beaucoup appliqué sur le marché.

Outre les cambistes, les banques autres que la Banque Centrale sont également les intervenants sur le
marché de change. Les banques appliquent un taux non loin du taux officiel. Parmi les banques
opérationnelles dans la ville de Goma, nous pouvons citer : BIAC, BIC, BCDC, UBC, etc.

II.3. LE MARCHE PETROLIER A GOMA

II.3.1. PROVENANCE

La ville de Goma a comme source d'approvisionnement en produits pétroliers le port de Mombasa. Les
produits pétroliers importés à Goma sont : l'Essence, le Gasoil et le Kérosène ou pétrole.

Le transport des produits pétroliers est fait par les voies routières à bord de Camion Wagon de Citerne
et de Camion Conteneur, qui passent le Rwanda et l'Ouganda ; via de transitaire de Kenya et de la
Tanzanie en provenance de l'Arabie Saoudite.

II.3.2. CONDITIONS D'EXERCICER LE COMMERCE DE CARBURANT

Pour exercer la profession pétrolière, l'exploitant doit avoir à sa possession les documents suivants :

1) Arrêté du ministre de l'énergie et hydrocarbure ;

2) Permi d'exploitation du secrétaire général de l'énergie et hydrocarbure ;

3) Permi d'exploitation délivré par le superviseur provincial de l'environnement, conservation de la


nature et tourisme ;

4) L'autorisation de la ville.
Les deux premiers documents concernent les sociétés ou les entreprises de vente de carburant à
succursale multiple en RDC, tandis que les deux derniers sont requis pour les pétroliers occasionnels
n'ayant pas de succursales.

II.3.3. STATIONS SERVICES ET DEPOTS PRODUITS PETROLIERS A GOMA9(*)

Tableau n°1

Stations Services Ou Depots

Capacite en m3

Proprietaire

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