Projet Cross Border Complet 2025
Projet Cross Border Complet 2025
Rapport Préliminaire
sur l’apport en eau à Djibouti,
l’Ethiopie, la Somalie.
Renforcer la résilience des plans des
gestions de ressources en eau.
assoceffca@[Link]
Résumé analytique
p.7
1. Le contexte p.8
1.1 Justification et origine du projet
p.8
1.2 Situation et priorité du secteur de l’eau
p.9
1.3 Définition du problème
p.11
1.4 Bénéficiaires et parties prenantes
p.15
1.5 Justification de l’intervention du CEFFCA
p.16
2. Le Projet
p.16
2.1 impact, objectif et résultats
p16
2.2 composantes, produits et activités du projet
p.16
2.3 coût et financement
p.19
3. Exécution du projet p.20
3.1 Bénéficiaire et organe de production
p.20
3.2 Modalité d’exécution
p.21
3.3 Calendrier d’exécution
p.22
3.4 Modalités de passation des marchés
p.23
3.5 Modalités de gestion financières et de décaissement
p.24
3.6 Modalité de suivi, de supervision et d’établissements de
rapports p.2
4. Efficacités, durabilités et risques
p.26
4.1 Efficacité et efficience
p.26
4.2 Durabilité
p.27
4.3 Risque et atténuation
CONLUSION ET RECOMMANDATION
p.29
ANNEXES
Objectif du projet : renforcer la gestion des gestions des ressources en eau et mobiliser des investissements pour
le secteur de l’eau
1.2. Réservoirs
réhabilités au
plus tard au
29ème mois
GESTION DU PROJET
1. Création et 1. Nombre de 1. Aucun en 2024 1. 6 en 2025
fonctionnement réunion du
du comité comité directeur
directeur
DESCRIPTION / ACTIVITES CLES DE LA COUT (euros)
COMPOSANTE
Composante 1 : préparation d’un plan d’expertise 4.718.000
intégrée des ressources en eau
1. Revue et évaluation de la situation actuelle et
identification des problèmes clés
2. Analyse des besoins en matière de mise en
valeur des ressources en eau
3. Préparation du plan de gestion intégrée en eau
Composante 2 : Préparation de plan d’investissement Inclus dans la
composante 1
1. Préparation de projets/programmes prioritaires
2. Préparation de plan d’action pour l’appui au
secteur
3. Table ronde des donateurs
Composante 3 : Conception et exécution des travaux 550 000
de réhabilitation
1. Hiérarchisation et sélection des travaux
prioritaires
2. Conception détaillée
3. Acquisition des services d’entrepreneurs
4. Exécution des travaux
Composante 4 : Fourniture d’appui au secteur et 160 000
renforcement des capacités
1. Renforcement des capacités des Ministères
chargés de la gestion de l’eau
2. Renforcement des capacités des communautés
3. Activités des gestions des connaissances
Composante 5 : Gestion du projet 392 000
Provision pour aléas (3°/°) 180 000
Cout total 6.000 000
Résumé analytique
La Corne de l’Afrique connait depuis quelques années, une des pires sécheresses de son
histoire récente. Cette sécheresse touche à peu près 3 millions d’habitants dans les districts de
la région la plus touchée. De graves pénuries alimentaires et d’eau ainsi que la flambée des
prix des produits alimentaires et de l’eau et la mort du bétail ont plongé beaucoup de familles
dans la pauvreté. Par ailleurs, il a été signalé vers la fin 2022 en plein crise du Covid, qu’il
existait environ 200.000 personnes déplacées à l’intérieur de cette région et notamment dans
la 5ème région d’Ethiopie.
L’absence de mise en valeur et la mauvaise gestion des ressources en eau sont les causes
principales de la vulnérabilité dans cette région à la sécheresse, et constituent une des entraves
majeures à l’amélioration des moyens de subsistance et du développements économiques. Les
principaux bénéficiaires de ce plan seront les quelques 3 millions de personnes exsangues,
vivant en milieu rural et péri-urbain dont 2 millions de pasteurs nomades et leurs bétails
estimés à environ 20 à 30 millions de têtes.
Le projet a pour objet de satisfaire le besoin identifié d’un plan global de gestion intégrée et
de mise en valeur des ressources en eau à Djibouti, l’Ethiopie, la Somalie et le Somaliland
piloté par l’IGAD et notre ONG – le CEFFCA - dans un premier temps, qui contribuera aux
efforts déployés actuellement pour assurer la sécurité de l’alimentation en eau et la résilience
face à la sécheresse, se remettre des effets de la sécheresse, améliorer les moyens de
subsistance et appuyer la reprise économique. Les principaux bénéficiaires seront ces 3
millions de personnes vivants essentiellement en milieu rural et accessoirement en péri-
urbain.
L’objectif global du projet est d’améliorer la gestion intégrée des ressources en eau et de
mobiliser dans un second temps les projets d’investissements pour satisfaire tous les types de
besoins en eau. Pour atteindre cet objectif, le projet s’articulera autour de quatre composantes
principales :
1.1.1 Depuis quelques années, les habitants qui habitent à la frontière qui longe
entre Djibouti, la Somalie (Somaliland) et l’Ethiopie traversent une des
périodes les plus sèches jamais enregistrées de mémoire d’homme. Les
pluies saisonnières ayant été insuffisantes pendant cinq années
consécutives. La situation relative à la sécurité alimentaire s’est dégradée
dans toutes ces zones touchées par la sécheresse avec une augmentation de
trois à quatre fois des prix des produits alimentaires. De même, le prix de
l’eau a flambé et est hors de portée pour la plupart des pauvres. Les
troupeaux de bétail ont été décimés, ce qui a obligé les pasteurs/nomades
durement touchés à migrer vers les agglomérations et les villages à la
recherche d’aide. La malnutrition s’est accentuée chez les enfants de moins
de cinq ans et les adultes. Des graves pénuries alimentaires et d’eau ainsi
que la flambée des prix des produits alimentaires et de l’eau et la mort du
bétail ont plongé beaucoup de familles dans l’exil et la pauvreté.
1.1.4 Cette population frontalière comme les autoritaires locales sont bien
conscients du besoin d’améliorer la gestion de cette ressources précieuse
mais limitée. Il est nécessaire pour les autorités publiques (s’ils ne l’ont
déjà faite) de réaliser une vision 2025-2030, un plan directeur pour les
programmes nationaux de conservation et de développement de l’eau pour
leurs régions frontalières respectives. La vision à long terme devrait être
des pays « qui mettent à disposition et en tout temps suffisamment d’eau
fraiche pour ses citoyens et les activités productives, grâce à la
conservation et à une gestion durable de ses eaux superficielles et
souterraines ».
Le présent projet a pour objet de satisfaire le besoin d’élaborer un plan global d’expertise et
de diagnostic intégrée et de mise en valeur des ressources en eau de toute la région et de
contribuer de ce fait aux efforts déployer par les Gouvernements pour se remettre des effets de
la sécheresse, renforcer la résilience face à la sécheresse, améliorer les moyens de subsistance
et appuyer la reprise économique.
Les quatre pays devront s’employer à mettre en place un cadre global qui englobera les outils
institutionnels, juridiques et politique et en priorité :
. une politique régionale initié par l’IGAD qui tient compte des spécificités des frontaliers
. Des lois sur l’eau pour chaque région dépendante de chacun de pays limitrophes à cette
région sinistrée
1.2.2 Il peut se révéler nécessaire de mettre à jour la politique et la stratégie pour tenir compte
de tout changement qui pourrait s’opérer, dans le cadre du présent projet, au niveau des cadres
politique, de gouvernance et d’appui du secteur, ou de priorités en matière de gestion
stratégique des ressources en eau, et de des mesures de mise en œuvre.
1.2.3 Les ministères de l’eau et ceux opérationnels pour l’appui au projet doivent
planifier et préparer un nombre de plans pertinents qui définissent les priorités à
court et à moyen terme.
1.2.4 Ils doivent en outre préparer un programme d’action national pour l’adaptation au
changement climatique. La gestion et la mise en valeur des ressources en eau
devraient être soulignée dans le cadre des priorités d’adaptation ayant trait à la
politique et à la planification, au développement institutionnel et aux
investissements dans les ressources, le besoin de préparer des plans régionaux de
gestion en eau figurant en bonne place.
1.2.5 Les Gouvernements devraient solliciter en priorité (outre les ONG) l’aide et
l’appui la banque mondiale, de la banque africaine de développement, de l’agence
française pour le développement, de l’union européenne de African Water Facility
(Facilité Africaine de l’Eau), du Fond international de développement agricole, du
programme des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), de l’Organisation des
Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), de l’UN-Habitat, du
programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) Un nombre
important et croissant d’ONG internationales opèrent déjà dans toutes ces régions
et sont actives dans le secteur des réfugiés, de l’eau, de l’agriculture et l’élevage. Il
s’agit principalement de Cooperazione Internazionale, de l’Union Européen, de
l’Agence Française pour le développement du conseil norvégien pour les réfugiés,
de l’Agence pour le Développement de la Suède (SIDA), Terre solidari, OXFAM,
ActionAid, Caire, etc. Ensemble, elles fournissent un important appui de base sûr
au développement du secteur.
1.2.6 Le FAO devrait mettre en œuvre le programme de gestion de l’information sur
l’eau et la terre à l’échelle de cette frontière entre les quatre pays.
1.2.7 L’IGAD devrait diriger une initiative sur la résilience face à la sécheresse dans la
Corne de l’Afrique, notamment aux frontières entre la Somalie, Djibouti,
l’Ethiopie et le Somaliland
1.2.8 Dans le cadre de cette initiative collaborative entre les quatre pays, il y a
possibilité de mettre en place un programme sur la résilience face à la sécheresse
et sur les moyens durables dans la Corne de l’Afrique, surtout dans la mesure où il
existe des chevauchements avec la principale composante qui porte sur la mesure
et la gestion des ressources en eau. En particulier, et dans un second temps, les
plans d’investissement qui permettront aux quatre pays de passer rapidement à la
conception détaillée et à la mise en œuvre de l’infrastructure d’alimentation en eau
pour satisfaire les besoins humains, agricoles et du bétail des pasteurs/nomades de
cette région transfrontalière.
1.2.9 La FAO devrait également mettre en œuvre un programme de gestion de
l’information sur l’eau et la terre à l’échelle de la sous-région de ces quatre pays. Il
s’agit d’un programme à moyen terme visant à permettre aux institutions
gouvernementales des trois pays de fournir de façon efficiente et efficace des
informations essentielles sur l’eau et la terre. L’autre phase étant axée sur une
étude hydrogéologique ainsi qu’en la collecte d’autres données hydrologiques
indispensables. Enfin, la dernière phase du programme est de fournir de l’aide
notamment en maintenant et en développant davantage les systèmes d’information
sur l’eau et la terre, et en renforçant la capacité des institutions du secteur à
appliquer de façon pratique les informations à leurs activités de gestion de
ressources, comme la planification sectorielle.
1.2.10 Le processus de création d’un fonds fiduciaire multi-donateurs pour ces quatre
pays devrait se mettre en place avec l’appui de la Banque mondiale et d’autres
partenaires. Une fois établi, ce fonds ouvrira la porte à une aide accrue aux
donateurs, en particulier dans la mesure où ces régions se trouvent à la frontière de
quatre pays limitrophes.
1.2.11 Au total, les donateurs sont bien intéressés à aider ces quatre pays en un : à savoir
leurs régions frontalières respectives. Le fonds fiduciaire proposé et d’autres
engagements prévus ou potentiels (en particulier de la part des Etats du Golfe et
des Fonds arabes) permettront d’assurer un flux adéquat de financements pour les
projets en aval qui sont identifiés et préparés dans le cadre de la composante
« planification des investissements » du projet que nous présentons ici même.
1.3 Définition du problème
1.3.1 Cadre hydrologique – L’eau est une ressource rare dans toute cette sous-région
frontalière. Il n’existe ni lac ni cours d’eau permanent, et les eaux de pluie sont
limitées à deux brèves saisons humides. Les précipitations annuelles moyennes,
qui s’établissent à environ 300mm, atteignent à peu près 500mm à l’ouest et le
long de la chaine de hauts plateaux, et la grande partie de la région est classée
comme aride ou semi-aride. L’évapotranspiration est très élevée, tout
particulièrement dans la zone côtière de Djibouti et de la Somalie où elle atteint
2900mm. Les sécheresses sont courantes et se produisent à une ampleur sévère
tous les deux à trois ans et grave tous les cinq ans et au-delà, et elles sont à
l’origine d’énormes difficultés liées aux moyens de subsistance, surtout chez les
pasteurs nomades qui vivent de l’élevage.
1.3.2 Besoin d’un plan de Gestion intégré des ressources en eau – La mauvaise
gestion des ressources en eau est la plus importante contrainte qui empêche de
s’attaquer à la vulnérabilité de cette région limitrophe aux catastrophes liées à des
conditions climatiques défavorables. Beaucoup de régions de ces quatre pays
(DJIBOUTI – Ethiopie – Somalie - Somaliland) enregistrent certes des niveaux
d’eau de pluie suffisants pour satisfaire les besoins courants, mais ces trois pays
manquent d’infrastructures et de savoir-faire pour gérer convenablement ses
ressources en eau disponibles. Un plan global de Gestion intégré des ressources en
eau pour le secteur, ainsi que des mesures coordonnées d’appui sectoriel, la
planification des investissements et la préparation des projets/programmes
permettront à ces pays de mobiliser les investissements d’infrastructures qui font
cruellement défaut et de mieux gérer leurs ressources en eau.
1.3.3 La résilience face à la sécheresse est une priorité régionale. En raison de
l’accroissement de la variabilité climatique, le régime pluviométrique a changé et
les sécheresses deviennent plus fréquentes et plus graves, ce qui conduit à un
grand nombre de catastrophes et gestion de leurs effets dans la région. Le
renforcement de la résilience requiert aussi la consolidation des secteurs productifs
et des moyens de subsistances, ainsi que la fourniture de services de base comme
ceux d’accès à l’eau potable. La disponibilité d’un plan de gestion intégré des
ressources en eau contribuera considérablement à améliorer les efforts de
préparation à la sécheresse.
1.3.4 Infrastructures – Sans des infrastructures adéquates, les frontaliers de ces quatre
pays ne seront pas en mesure de satisfaire leurs besoins en eau. En particulier,
étant donné leur régime pluviométrique saisonnier, les sécheresses annuelles
récurrentes et l’absence d’eau superficielle permanente, il existe un grand besoin
d’infrastructure de captage des eaux pluviales permettant de recueillir et de stocker
les eaux des pluies pour le bétail, l’irrigation et d’autres usages. Malheureusement,
les années de conflit et l’instabilité ont conduit à un manque aigu de fonds pour
l’extension de la base infrastructurelle, voire pour l’entretien de celle-ci. Il est par
conséquent impératif d’aménager des infrastructures de tous les types, et des
investissement importants sont nécessaires. Il convient toutefois d’effectuer une
planification détaillée des investissements pour mobiliser des financements auprès
des donateurs, ainsi que pour assurer une utilisation optimale de tous les fonds et
l’orientation de ceux-ci vers des projets prioritaires qui procurent des avantages
importants.
1.3.5 Connaissance des ressources en eau – Avec l’appui de diverses organisations
comme le FAO ou d’ONG, qui ont fourni une assistance en matière de gestion de
l’information sur l’eau et la terre, la région a été en mesure d’acquérir une
connaissance suffisante de ses ressources en eau qui peut servir de base pour
préparer un plan de gestion des ressources hydriques pour le secteur. La base d’un
réseau hydrométéorologique est aussi en place, mais elle mérite d’être renforcée. Il
y a une méconnaissance des rendements durables des aquifères profonds, aussi
importe-il de réaliser une étude hydrométéorologique vaste et globale à l’échelle
de la sous-région, en s’appuyant sur le projet en cours pour améliorer la
connaissance en eaux souterraines. De même un inventaire exhaustif de tous les
points et sources d’eau de la région a été effectué en 2008, mais doit être mis à
jour. Le renforcement des capacités, notamment la formation du personnel existant
et la sensibilisation d’un plus grand nombre de spécialistes, la fourniture
d’équipements supplémentaires pour améliorer le réseau hydrométéorologique, la
réalisation d’études géophysiques et le contrôle de la qualité de l’eau sont
également nécessaires.
1.3.6 Captage et stockage des eaux de pluie – La région et particulièrement le
Somaliland (région autoproclamée libre de la Somalie) a identifié le besoin
d’étendre considérablement le réseau des réservoirs de surface existant qui servent
à stocker l’eau pour le bétail, la consommation humaine et la partie agricole. De
même, elle aimerait construire des barrages plus grands et à usages multiples, dans
les régions plus montagneuses de la région où il peut exister des emplacements
adaptés. En milieu urbain, le captage des eaux pluviales à partir des toitures doit
être encouragé, pour satisfaire les besoins des ménages.
1.3.7 Alimentation en eau – Le niveau d’accès à l’eau potable de la région n’est pas
bien connu, aucune statique fiable n’est disponible. Les estimations récentes
effectuées par le FAO et les ministères des agricultures ont donné des chiffres
variant de 20°/° à 50°/° dans divers districts. Par exemple, le plan de
développement 2012-2016 du Somaliland signale qu’en moyenne, 41°/° de la
population utilisait des sources d’eau potable en 2006. La consommation moyenne
dans la capitale Harguessa est estimée à seulement 10 lire/tête/jour. Pour
approvisionner l’eau les zones rurales, notamment les petites agglomérations,
l’usage des puis de forages profonds est envisagé. Cela requiert toutefois des
forages pouvant atteindre entre 300 à 400m (la moyenne dans la région est estimée
à 150m) et la construction peut atteindre 100.000 dollars ou plus. Le recours à
l’énergie solaire ou éolienne pour le pompage de l’eau est en cours
d’expérimentation dans toute la région de ces pays et devrait être étendu aux puits
de forage moins profonds.
1.3.8 Eau pour le bétail – plus de 50°/°étant des pasteurs/nomades, l’eau destinée au
bétail est une préoccupation majeure à l’laquelle il convient de s’attaquer de toute
urgence. Toutefois, étant donné qu’un mauvais emplacement des points d’eau peut
conduire à des conflits et une dégradation de l’environnement liée au surpâturage,
un choix minutieux de lieu d’aménagement du point d’eau est essentiel. Des points
d’eau stratégiques peuvent être utilisés durant les périodes de sécheresse, aussi
faut-il les planifier et les aménager.
1.3.9 Utilisation de l’eau à des fins agricoles – Dans cette région de l’Afrique,
l’agriculture est avant tout une activité essentiellement de subsistances, ses
produits étant destinés à la consommation des ménages. Les cultures fruitières et
l’horticulture qui se pratiquent à une échelle relativement petite, sont
principalement commerciales. On y trouve différents types d’agriculture,
notamment en Somalie (où la sécheresse est particulièrement criante),
l’agroélevage sous pluie, l’agriculture irriguées avec alimentation par pompage,
et l’agroélevage par épandage des eaux de crue. D’après les estimations,
l’agriculture sous pluie est pratiquée sur une superficie de 300.000 ha tandis que la
surface irriguée n’est que de 8.000ha. Les estimations des zones irrigables n’ont
été effectuées que la partie occidentale de la région, tandis qu’une initiative de
genre n’a été prise pour la partie orientale. Il y a lieu d’étudier plus en profondeur
le potentiel de l’irrigation à grande échelle et d’élaborer un modèle pratique
d’agriculture irriguée qui contribuerait à renforcer la résilience face à la
sécheresse. Les principaux défis auxquels est confronté le secteur sont
l’insuffisance de la pluviosité, le coût élevé de l’irrigation lié à des pratiques
inefficaces et aux prix élevés des combustibles, le manque d’intrants agricoles, de
mauvaises pratiques agricoles, le manque de technologies appropriées, la
dégradation des sols, l’insuffisance des capitaux disponibles, l’absence de services
de vulgarisation et le manque d’accès aux marchés.
1.3.10 Terre et environnement – La dégradation des terres devient une source grave de
préoccupation, en raison de la disparition de la couche arable sous l’effet des
inondations soudaines durant la saison pluvieuse, et de la perte de la végétation
protectrice dans beaucoup de régions. Les moyens techniques permettant de
s’attaquer à ces problèmes (comme les murets de terres, les terrasses en pierre, les
barrages de retenue de eaux de ruissellement, les barrages à accumulation de sable
et les pépinières d’arbres) ont été démontrés avec succès dans des projets
antérieurs, mais ils n’ont jamais été adoptés à grande échelle.
1.3.11 Institution de l’eau – L’action des Ministères des Mines, de l’énergie et des
Ressources en Eau est limitée et entravée par des budgets d’exploitations limités
insuffisants d’effectifs professionnels/techniques et d’équipements requis pour
remplir leurs missions. Les partenaires au développement fournissent un certain
appui sous forme d’assistance technique et un nombre de propositions sont
disponibles pour améliorer la formation interne. Parmi les autres ministères dont
les activités ont trait à l’eau figurent ceux de l’agriculture, de l’élevage, du
développement pastoral, de l’environnement et de la santé. Au niveau décentralisé,
il incombe aux districts d’appuyer la fourniture de l’eau (planification, supervision
de la prestation des services, exploitation et entretien, gestion financière et
appropriation des actifs). Toutefois, les capacités des districts sont également très
faibles. Une revue du cadre institutionnel et réglementaire ainsi qu’une évaluation
globale du renforcement des capacités et du développement des ressources
humaines sont nécessaires.
1.3.12 Toute la région du Grand-Est de la corne de Corne de l’Afrique se propose de
remédier au manque d’effectifs professionnels et techniques qualifiés en renforçant
les programmes universitaires existants et en créant des instituts de l’eau pour
l’enseignement technique. Il convient de déployer des efforts supplémentaires pour
affiner ces propositions, notamment en élaborant des plans d’action détaillés et
assortis de coûts estimatifs.
1.3.13 Gouvernance et réglementation – La Somalie comme le Somaliland procèdent
quant à eux, la mise en place de réformes globales de leurs politiques, lois et plans
stratégiques pour le secteur. De même, leurs ministères respectifs chargés de l’eau
s’emploient à renforcer leurs capacités avec l’appui de divers partenaires, et
diverses propositions ont été émises à cet égard et ont trait aux modèles de
partenariat public-privé (PPP) du secteur de l’eau, de l’assainissement et de
l’hygiène, à la réglementation, à la gouvernance, etc. Des appels sont aussi lancés
en faveur de la mise en place d’un organisme de réglementation indépendant. Il
convient de continuer à soutenir ces processus, en commençant par la préparation
et l’adoption d’un plan d’action global pour l’appui au secteur. Cela permettrait
aux ministères de coordonner leurs efforts et de contribuer à assurer un
financement pérenne et adéquat. Ce faisant, les ministères chargés de l’eau dans
toute la région de la Corne de l’Afrique, continueront à progresser vers
l’acquisition des capacités requises pour gérer durablement leurs ressources en
eau, notamment Djibouti et l’Ethiopie.
1.3.14 Partenariat public-privé – Le secteur privé joue un rôle majeur dans
l’alimentation en eau, en raison de la capacité limitée des autorités de la région à
assurer une fourniture directe dans ces services. Il est envisagé que les montages
dans le domaine de PPP continueront d’être développés en particulier dans les
zones rurales. Il convient de s’attaquer à un certain nombre de problèmes pour
améliorer les PPP, notamment en renforçant les capacités des différents ministères
chargés de l’eau, à réguler le secteur privé et à ce en veillant à ce que les besoins
des pauvres soient bien satisfaits. L’UNICEF a joué un rôle moteur dans le PPP,
en réalisant un certain nombre de projets pilotes qui ont conduit à la mise en
évidence de bons exemples de systèmes bien gérés d’alimentation en eau en milieu
urbain/rural. Elle a par exemple préparé pour expérimenter divers modèles
novateurs de prestation des services en milieu urbain. Dans les zones rurales, une
évaluation des modèles de gestion de l’eau est aussi indispensable, car il se pose
un éventail de questions liées à la décentralisation, à la gestion communautaire,
aux clans, et aux pasteurs nomades. Les PPP pourraient être envisagés pour la mise
au point d’intervention dans le domaine de l’utilisation de l’eau pour le bétail et
l’irrigation, ou d’autres activités d’appui connexes dans ces deux sous-secteurs.
1.3.15 Tarifs et abordabilité – Les populations sont habituées à la notion du paiement de
l’eau destinée à leur propre usage ainsi qu’au bétail. Toutefois, les pauvres
souffrent en raison des prix élevés qu’ils paient pour l’eau, surtout pendant la
saison sèche lorsque l’eau doit être transportée par camion sur de longues
distances dans les zones rurales. Il s’ensuit que dans ces périodes de pénurie, le
prix de l’eau peut atteindre 10 à 20 dollars le M3 en milieu rural. Il y a lieu
d’évaluer et de mettre au point des voies et moyens pour garantir des tarifs
équitables et abordables, dans un cadre global d’utilisation de l’eau.
L’amélioration d’infrastructures pour accroitre la densité des points d’eaux ainsi
que l’extension des réseaux urbains d’adduction d’eau contribueront aussi à pallier
ce problème.
Les principaux bénéficiaires seront les quelques 3,5 millions de personnes vivant en
rural de la sous-région qui regroupe 3 pays et une région : Djibouti, l’Ethiopie, la
Somalie et la région du Somaliland, dont environ 2 millions de pasteurs nomades et
leurs 18 à 20 millions de têtes de bétail. Les différents ministères chargés de l’eau
ainsi que d’autres ministères (agriculture, urbanisme, planifications, santé, éducation)
profiteront aussi des plans et des mesures d’appui au secteur de l’eau. Le niveau
décentralisé des administrations et les communautés tireront parti de l’appui durant
l’exécution des travaux prioritaires. En outre, toute la sous-région profitera du
renforcement de la paix et de la sécurité qui découlera de la disponibilité accrue de
l’eau.
Le projet est bien aligné sur les nouveaux cadres stratégiques du CEFFCA. Il s’inscrit
dans le cadre de la priorité stratégique principale qui est de maintenir les pasteurs-
nomades dans leurs environnements et à ne pas quitter leurs terres ancestrales sous
prétexte que l’eau manquerait. Ce dernier a aussi trait à la priorité stratégique
consistant à améliorer la gouvernance de l’eau des Etats, en raison de l’appui au
secteur que le CEFFCA tente d’apporter. Il est également en rapport avec la priorité
visant à promouvoir les connaissances au sujet de l’eau, à travers l’élaboration d’un
cadre d’information et de connaissance sur les ressources hydriques, et diverses
activités du projet que l’IGAD qui est en capacité de promouvoir pour garantir la paix
et éviter l’émigration des populations vers les routes de l’exil.
2. LE PROJET
2.1 Impact, objectif et résultats
2.11 L’impact visé par le présent projet est de contribuer aux efforts déployer pour assurer la
sécurité de l’alimentation en eau et la résilience face aux catastrophes, se remettre des effets
de la sécheresse, améliorer les moyens de subsistance et appuyer la relance économique en
apportant une importante expertise et un diagnostic actualisés.
2.1.2 L’objectif du but global du projet est d’améliorer la gestion des ressources en eau et de
mobiliser l’expertise pour le secteur de l’eau. Concrètement, le projet va :
i.i élaborer des projets et programmes susceptibles de bénéficier de concours bancaires, aux
fins de financement et
i.i.i atténuer quelques peu les incidences de la sécheresse et renforcer les capacités, grâce à
l’exécution des travaux de réhabilitation prioritaires
i. Préparation de gestion intégrée des ressources en eau de tous les ministères de la sous-
région
i.i Préparation d’un plan d’investissement contenant des projets et des programmes
v. Gestion du projet
2.2.2 Un résumé des activités réalisées dans le cadre des cinq composantes est donne ci-après.
Les détails sont fournis dans les termes de référence figurant dans l’annexe.
i. Préparation d’un plan de gestion intégré des ressources eau de tous les ministères
concernés
2.2.7 Produits
2.2.9 Produits
· Plan d’investissement contenant des projets et programmes résistants aux aléas
climatiques et sensibles à la question du genre, qui sera préparé aux fins de
financements.
Le coût estimatif total du projet, y compris les droits, taxes et impôts s’élève à 6.000000 euros
(six millions). La Facilité Africaine de l’Eau, la Banque mondiale, les différents fonds des
nations unies et la Banque Africaine de Développement devraient couvrir parmi les bailleurs
de fonds une partie conséquente au moyen d’un financement sous forme de prêts et de dons.
Les tableaux 2.1 et 2.2 présentent les composantes principales et la ventilation de coûts.
Tableau 2.1
Tableau 2.2
[Link]écution du projet
3.1.2 Compte tenu de la complexité du projet et pour faciliter une mise en œuvre
efficient du projet, le projet sera co-piloté par le Centre Européen
Francophone France-Corne de l’Afrique (CEFFCA).
3.2.2 Les ministères des ressources en eau des quatre pays limitrophes (Djibouti,
Ethiopie, Somalie ainsi que le Somaliland) créeront une Cellule
d’exécution du Projet (CEP) formée des membres de leurs personnels
administratifs. En collaboration avec le chef du projet du CEFFCA, la CEP
s’emploiera à superviser le travail du cabinet-conseil (3.2.3) et appuiera la
plupart des aspects de la mise en œuvre, notamment la gestion, la
coordination et le contrôle de la qualité du projet. La CEP se composera
d’un coordinateur de projet de contrepartie affecté par les différents
Ministères et épaulé par un agent de suivi et d’évaluation ainsi que
d’ingénieurs chargés de la conception et de la supervision des travaux de
construction. Au niveau des districts (et des sous-régions) et des
agglomérations/communautés, les administrations locales participeront à la
mise en œuvre conformément des politiques de décentralisation. Elles
appuieront la coordination régionale des activités du projet, la collecte des
données, et des aspects de la conception technique et de la supervision des
travaux prioritaires.
3.2.3 Le CEFFCA en collaboration avec l’IGAD, recruteont également un
cabinet-conseil international qui effectuera l’établissement du plan
directeur, la préparation des plans d’investissement, la réalisation des
conceptions techniques détaillées et l’élaboration des documents d’appel
d’offre, la supervision des travaux prioritaires et la mise en œuvre des
activités d’appui au secteur et de renforcement des capacités. Dans le cadre
de ces activités, le cabinet-conseil fournira au personnel chargé de la
gestion des ressources en eau une assistance technique sous forme de
formation sur le tas et d’appui. Cela permettre de renforcer la capacité
globale de gestion des ressources en eau en vue d’appuyer l’exécution et de
mettre en œuvre les projets en aval qui seront préparés dans le cadre du
plan d’investissement.
3.2.4 Il sera créé un Comité directeur du projet (CDP) qui se composera des
personnalités ci-après ou de leurs représentants : Les ministres chargés des
ressources des eaux des pays et régions concernés, un représentant de
l’IAGD (Autorité intergouvernementale pour le développement), les
ministres de la planification, de l’agriculture, de l’élevage, de la santé et de
l’environnement et le président de l’ONG du CEFFCA, le représentant de
la Banque Africaine de Développement (BAD), de la banque mondiale et
un représentant des organes onusiens. Le CDP pourrait comprendre par
ailleurs des observateurs qui représentent les partenaires d’autres
Organisations Non Gouvernementales (ONG) pertinents et présents pour le
secteur de l’eau. Le CDP sera une entité consultative chargée d’examiner
les documents clés comme le rapport final, de passer en revue
l’avancement de l’exécution du projet, et de veiller au respect des
politiques et des plans sectoriels de quatre pays.
3.2.7 Pour séparer les fonctions des membres du Comité directeur du Projet
(CDP) de celle à la fois chargée des prêts de l’organe d’exécution,
l’approbation opérationnelle incombera au CEFFCA et de l’IGAD. Par
conséquent, les fonctions courantes d’exécution du projet comme
l’organisation des passations des marchés, le traitement des demandes de
remboursements, l’établissement de rapports d’activités etc seront remplis
par les ministères chargé de l’eau ainsi que par le centre régional des
ressources de l’Afrique de l’Est. Cette disposition éliminera toutes les
situations potentielles de conflits d’intérêts qui risque de se présenter. Le
MEP décriera en détail le rôle et les responsabilités de l’IGAD, du
CEFFCA, des organes onusiens et de la BAD ainsi que la Banque
mondiale.
3.4.1 Toutes les procédures de passation des marchés du présent projet seront
conformes aux procédures opérationnelles , de la BAD, de la Banque
mondiale et des organes onusiens (PAM, PNUD, UNICEF) ainsi que les
autres bailleurs de fonds.
a) Les contrats particuliers des biens, des travaux et des services de consultants pendant
la durée de vie de vie du projet
b) Les modes d’acquisitions proposés et
c) Les procédures de revue connexes de la Banque Africaine de Développement (BAD)
3.6.1 Les partenaires onusiens, la BAD et la Banque mondiale ainsi que leurs
partenaires étant l’organe d’exécution, les activités de suivi et de
supervision seront confiées au Centre régional des ressources de l’Afrique
de l’Est de la BAD (Banque Africaine de Développement). Le centre
supervisera, suivra et évaluera l’exécution du projet conformément aux
règles, règlementations, politiques et procédures applicables de la BAD. Il
recevra un appui consultatif du Département de l’eau et de l’assainissement
et d’autres départements de la Banque, selon le cas.
3.6.2 Le suivi permanent des activités du projet par la BAD sera appuyé par les
Ministères des Eaux des différents pays à travers la Cellule d’exécution du
Projet (CEP). Le Comité directeur passera en revue l’avancement de
l’exécution dans le cadre de ses réunions régulières. La matrice du cadre
logique figurant dans le présent rapport d’évaluation servira de base
d’évaluation axée sur les résultats des produits du projet lors de la mise en
œuvre et après l’achèvement.
3.6.4 Les mêmes partenaires cités plus haut doivent spécifiquement informer le
bailleur de fond principal de l’achèvement de toutes les activités ayant trait
au projet et doivent soumettre dans un délai de six mois un rapport
d’achèvement de projet rédigé, ainsi que d’autres informations raisonnables
demandées par les bailleurs de fonds pour préparer leurs propres rapports
réglementaires sur l’utilisation des fonds transférés.
Efficacité
4.1.2 En améliorant la gestion des ressources en eau le projet contribuera aux efforts
déployer par les différents pays pour assurer la sécurité de l’alimentation en
eau et la résilience face aux catastrophes, se remettre des effets de la
sécheresse et d’améliorer les moyens de subsistance.
4.1.3 Le projet vise à renforcer la résilience face aux catastrophes dans toute la
région grâce à un appui des secteurs productifs majeurs auprès des pays de la
région (agriculture/irrigation élevage et agroélevage), en s’attaquant aux
contraintes liées aux ressources hydriques et en élaborant des méthodologies
novatrices pour une utilisation plus efficiente de l’eau qui est rare dans le
contexte régional. Le projet fournira aussi un appui aux secteurs des services
en particulier ceux de l’alimentation en eau potable, ce qui permettra de
protéger le potentiel de santé de base, de nutrition et de développement de la
population, afin de rendre possible la croissance et le développement même
dans des conditions favorables. Ce faisant, les liens entre l’alimentation en eau
pour la consommation humaine et le bétail seront pris en considération.
Efficience
4.2 Durabilité
4.2.1 Les analyses préparées dans le cadre du processus de planification qui
comprendront des évaluations d’impact environnemental et social, des évaluations
économiques et financières, et l’’évaluation des risques et des mesures d’atténuation des
risques liés aux sécheresses, aux inondations, au changements et à la variabilité
climatiques, contribueront à assurer la durabilités des interventions prioritaires devant
être réalisées au titre du projet, ainsi que les interventions proposées dans les plans
d’investissements et qui seront mises en œuvre plus tard dans le cadre d’autres
financements.
4.2.3 Le projet élaborera en outre un cadre convenu et des plans d’action afin
d’améliorer les montages actuels de Partenariat Public/Privé (PPP) pour
l’alimentation en eau et les services connexes. Une participation accrue du
secteur privé, combiné avec une meilleure régulation, contribuera à garantir
une alimentation durable en eau.
4.2.4 La disponibilité durable des ressources en eau constitue une des principales
questions environnementales qui seront abordées lors de l’établissement du
Plan Directeur et dans les approches techniques. Le projet traitera : du stockage
et de l’utilisation des rares ressources en eaux superficielles, surtout dans les
situations de non-disponibilités d’eau souterraine en qualité suffisante ; des
mesures d’efficience liées à la demande ; de la conservation et de la
réutilisation de l’eau ; et des besoins de gestion des ressources en eau pour la
protection de l’environnement, la réhabilitation de la nappe souterraine et
l’érosion fluviale/des ruisseaux. De même, la conception d’un programme de
suivi de l’eau pour améliorer la connaissance des ressources hydriques
disponibles à la mise à jour des plans d’atténuation de la sécheresse font partie
du sujet.
4.2.5 Le projet traite des préoccupations liées à l’équité sociale à plusieurs niveaux.
A titre d’exemple, le niveau de l’évaluation comprendra une revue des
questions des mécanismes d’engagement, de sensibilisation et de participation
des parties prenantes, une attention particulière étant accordée aux femmes et
aux jeunes. Le plan de la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE)
couvrira la préparation d’un plan d’action pour le genre qui tient compte de la
participation et du rôle des femmes dans la gestion des ressources en eau. Dans
le cadre des travaux de réhabilitation prioritaires, des ONG locales seront
mises à contribution pour démontrer la façon de renforcer les capacités par les
communautés, les ménages, les pasteurs, etc. pour satisfaire leurs besoins en
eau et gérer durablement leurs ressources en eau.
· Désintérêt des donateurs pour le financement des travaux en aval ou des mesures
d’appui au secteur. Ce risque peut être atténuer en veillant à la consultation et à la
participation de partenaires au développement clés à tous les principaux stades de
revue du projet, notamment la revue des rapports initial et intérimaire, de la version
définitive du plan de gestion des ressources en eau, ainsi que du plan d’investissement
et des plans d’action pour l’appui au secteur, afin que les produits du projet répondent
à leurs attentes et besoins. L’IGAD et les gouvernements des quatre régions
concernées par la sécheresse (DJIBOUTI, ETHOIPIE, SOMALIE et le
SOMALILAND) jouent un rôle actif et de l’intérêt potentiels auprès des donateurs à
financer les projets en aval.
· Le risque d’insuffisance des budgets alloués au secteur au niveau des ministères ou
des districts pour la coordination et l’exécution des projets en aval peut être atténuer
en coordonnant la réponse avec les ministères de l’eau de la région et des donateurs en
vue de fournir des financements adéquats pour couvrir les budgets d’exploitation et de
développement, conformément aux résultats de l’établissement du plan directeur.
· Le risque de litiges éventuels qui peuvent survenir, durant la préparation de l’étude, au
sujet de partage de ressources financière et des ressources hydriques transfrontalières,
sera atténué en faisant appel à des coordonnateurs régionaux comme l’IGAD et le
CEFFCA, en consultation avec les organes nationaux/infranationaux appropriés. La
préparation prévue du cadre de partage des avantages facilitera aussi l’adoption du
plan de mise en valeur par l’ensemble des parties prenantes. Les mécanismes de
règlement des différends ayant trait au partage des ressources seront décrits en détail
dans le plan d’exécution du projet.
CONCLUSION ET RECOMMANDATION
4.2 Le projet constitue un pas important dans les efforts déployés par l’IGAD pour mettre
en valeur et gérer durablement ses ressources en eau. La préparation d’un plan de
gestion en eau et d’investissement permettra au projet non seulement d’améliorer la
gestion des ressources hydriques, mais aussi de mobiliser les grands investissements
requis pour développer le secteur. A long terme, le projet devrait avoir un impact
considérable sur les efforts fournis par les pays pour se remettre des effets de la
sécheresse, contribuer à assurer la sécurité de l’alimentation en eau et la résilience face
à la sécheresse, améliorer les moyens de subsistance et appuyer la reprise économique.
4.3 Il est demandé à tous les bailleurs de fonds internationaux d’approuver un don de
6.000000 millions d’euros pour le CEFFCA pour la mise en œuvre du projet décrit
dans le présent Rapport préliminaire de constat et d’évaluation.
Annexes
Annexe 1. coût estimatif (montant en euros)
R = REVUE ET REVISION
Profil de l’équipe d’experts
Le CEFFCA et l’IGAD souhaitent recruter un chef de projet qui sera affecté à Djibouti pour
appuyer la préparation de la mise en œuvre d’un plan d’investissement inter-étatique autour
de l’eau. Le chef de projet sera rémunéré à même les fonds du projet. Placé lui-même sous
l’autorité du principal bailleur, de l’IGAD et du CEFFCA, le chef de projet appuiera la
gestion de l’expertise générale du projet.
1. CHEF DE PROJET
Responsabilités et tâches
· Collaborer étroitement avec les principaux bailleurs, les Ministère chargés de l’eau,
ceux chargés de l’agriculture et enfin de l’élevage de Djibouti, ETHIOPIE, SOMALIE
ET SOMALILAND.
· Passer en revue les objectifs et la portée du projet et achever la mise au point des
termes de références de l’étude
· Encadrer et superviser l’ensemble des experts et consultants qui interviendront dans le
cadre du projet, en veillant à leurs obligations contractuelles.
· Préparer un manuel d’exécution du projet (MEP) et superviser la mise en œuvre des
activités conformément au MEP.
· En étroite collaboration avec le l’IGAD et le CEFFCA, créer un Comité directeur du
projet (CDP).
· Animer les réunions régulières du CDP et y participer, et fournir les services de
secrétariat technique pour les activités du CDP
· Assurer la supervision de la Cellule d’exécution du projet (CEP) et lui donner des
orientations sur tous les sujets se rapportant à leurs fonctions dans le cadre de
l’exécution du projet.
· Préparer des rapports d’activité du projet et des rapports d’achèvement de projet selon
un calendrier défini dans le MEP et le rapport d’évaluation du projet en utilisant un
format convenu entre le principal bailleur de fonds du présent projet, l’IGAD et le
CEFFCA.
· S’assurer que tous les ateliers et réunions nécessaires pour l’exécution du projet
(CEP), tels que décrits dans le MEP et/le rapport d’évaluation du projet sont organisés
selon les besoins du projet.
· Réceptionner les rapports, les études et d’autres documents du projet préparés par les
experts et les consultants, le cas échéant, et prendre les dispositions nécessaires pour
leur reproduction et diffusion.
· Représenter et promouvoir le projet
· Assurer des contacts et un dialogue continu avec les principaux donateurs et bailleurs
de fonds clés tout au long du projet, et organiser une table ronde de fin de projet.
· Avoir une expertise sur l’administration des grands projet ruraux et péri-urbain
· Avoir des connaissances approfondies sur la passation des marchés.
Qualifications et expérience
- Détenir un diplôme supérieur en gestion des ressources hydriques, en alimentation en
eau et assainissement, en génie agricole et dans l’élevage ou dans une discipline
connexe pertinente pour le projet.
- Avoir servi pendant au moins 10 comme cadre supérieur dans une institution
pertinente du secteur public ou privé, voire dans une organisation internationale, et
posséder des capacités en gestion et en coordination de projets et programmes de
développement financé au moyen de ressources internationales. Une expérience de
plan de gestion et la préparation de fonds d’investissement sur l’eau est essentielle.
- Être à jour des connaissances sur les questions contemporaines sur la sécheresse,
l’agriculture, l’élevage et l’eau en sur les territoires arides ou semi-arides de la Corne
d’Afrique.
- Maitriser l’anglais et le français. Avoir une aptitude à l’expression d’une des
principales langues parlées (somali, amharique, arabe, etc) sur la Corne de l’Afrique
serait un atout.
- Maitriser les logiciels de bureautiques de base et les réseaux sociaux.
3. Hydrologue
L’hydrologue sera titulaire au minimum d’un master en hydrologie et justifiera d’au
moins 15 ans d’expérience des projets liés aux ressources en eau. Il lui incombera de
recueillir et d’analyser l’ensemble des données hydrométéorologiques disponibles et
de procéder à l’évaluation globale des ressources en eaux superficielles des bassins au
niveau des quatre pays et au niveau de la région concernée qu’est la frontière aride qui
traverse ces quatre pays, d’établir des paramètres de conception hydrologiques pour
les options identifiées de mise en valeur des ressources hydriques dans les bassins.
4. Hydrogéologue
L’hydrogéologue détiendra au minimum un master en hydrogéologie et au moins 15
ans d’expérience des projets ayant trait à la gestion des eaux tant souterraines que
superficielles dans un environnement aride et semi-aride. Il sera chargé d’évaluer
l’emplacement, la quantité, la qualité et l’état des ressources en eaux souterraines de
ces bassins, et de préparer la revue de la carte géologique et hydrogéologique des
bassins. En coordination avec l’ingénieur en ressources hydrique et en irrigation, il
élaborera des propositions d’utilisation des eaux souterraines pour l’irrigation, le bétail
et l’alimentation en eau potable.
5. Ingénieur hydraulicien
L’ingénieur-hydraulicien aura au minimum un master en hydraulique et au moins 10
ans d’expérience des projets nécessitant la planification des bassins fluviaux, une
étude de faisabilité, une conception détaillée et une supervision. Il lui reviendra
d’évaluer les types de barrages, de préparer les dessins conceptuels, d’établir la base
de données des coûts devant servir à estimer les coûts d’investissement des projets
hydroélectriques, d’irrigation et de mise en valeur des ressources en eau à des fins
multiples.
6. Ingénieur en infrastructure
L’ingénieur en infrastructure détiendra au minimum un master en conception des
travaux de génie civil et justifiera une expérience d’au moins 10 en planification et
conception des infrastructures, en ce qui concerne la planification et la réalisation de la
mise en valeur des ressources en eau. Il sera chargé d’évaluer les types d’ouvrages de
génie civil, notamment les routes, les installations de stockage et de
commercialisation, etc, de préparer les dessins conceptuels, ainsi que d’établir la base
de données des coûts devant servir à estimer les coûts d’investissement.
7. Ingénieur en irrigation
L’ingénieur en irrigation aura au minimum un master en génie de l’irrigation et au
moins 10 ans d’expérience pertinente. Il travaillera en étroite collaboration avec
l’hydrologue, l’hydrogéologue, l’ingénieur en infrastructure, l’agronome et
l’environnementaliste en vue d’élaborer des propositions d’utilisation de l’eau pour
l’irrigation et l’alimentation du bétail, sélectionnera et concevra des systèmes
appropriés d’irrigation durable pour les projets à l’étude. L’ingénieur en irrigation sera
responsable au niveau de l’étude de préfaisabilité, de l’identification et de la
conception de projets d’irrigation pertinents, ainsi que de l’évaluation des besoins en
matière de réhabilitation du système existant.
8. Spécialiste de l’alimentation en eau et de l’assainissement
Ce spécialiste détiendra au minimum un master en alimentation en eau et
assainissement et justifiera d’une expérience d’au moins 10 ans dans les domaines de
la planification, de la conception et de la promotion de l’hygiène. Il passera en revue la
situation existante en matière d’alimentation en eau et d’assainissement en milieu rural
et urbain, et identifiera les options de développement permettant d’assurer l’accès au
niveau local et régional. Il préparera un programme régional d’alimentation en eau et
d’assainissement en milieu rural, ainsi que des stratégies et plan directeur
d’alimentation en eau et d’assainissement. Il identifiera et préparera des programmes
et projets prioritaires d’alimentation en eau en milieu urbain et rural aux fins
d’investissement.
9. Planificateur régional/Economiste
Le planificateur/Economiste sera titulaire au moins d’un master en économie et
possédera 15 à 20 d’expérience en planification et en préparation du plan directeur des
ressources en eau. Il réunira des informations sur le pays, analysera la situation
économique, sociale et de production, et préparera des propositions sur diverses
approches et options de mise en valeur des ressources en eau. Il effectuera une analyse
des scénarios et proposera les stratégies de développement et les plans d’action à court
et à long terme, en coordination avec d’autres membres de l’équipe. Il procédera à
l’évaluation économique et financières générale, à l’évaluation du coût d’opportunité
de l’eau, à la détermination de la sensibilité des résultats aux changements des
variables clés, et à l’établissement du calendrier d’investissement du projet. Il
participera aussi à la préparation du cadre politique, en consultation avec les
décideurs, en vue d’élaborer du projet et de rapports sur la hiérarchisation des phases
d’un plan de financement et de développement.
10. Agronome
L’agronome détiendra au minimum un mas en agriculture aride et semi-aride et
possédera une expérience d’au moins 10 ans acquise en Afrique. Il lui incombera
d’identifier les cultures/méthode de culture et d’irrigation adaptées aux différentes
conditions agroclimatiques et catégories de terrain, les plans de développement de
l’agriculture irriguée pluviale à petite, moyenne et grande échelle, les service d’appui
à l’agriculture et les débouchés commerciaux, et de formuler de recommandations
pour l’amélioration. Il passera également en revue les politique, stratégies et lois
antérieurs et en vigueur.