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Projet Cross Border Complet 2025

Le rapport préliminaire aborde la gestion des ressources en eau à Djibouti, en Éthiopie et en Somalie, en réponse à une grave sécheresse affectant environ 3 millions de personnes. Le projet vise à renforcer la résilience face au stress hydrique en élaborant un plan d'investissement et de gestion intégrée des ressources en eau, tout en soutenant les communautés touchées. Les principales composantes incluent la conception de travaux de réhabilitation et le renforcement des capacités des acteurs locaux.

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Projet Cross Border Complet 2025

Le rapport préliminaire aborde la gestion des ressources en eau à Djibouti, en Éthiopie et en Somalie, en réponse à une grave sécheresse affectant environ 3 millions de personnes. Le projet vise à renforcer la résilience face au stress hydrique en élaborant un plan d'investissement et de gestion intégrée des ressources en eau, tout en soutenant les communautés touchées. Les principales composantes incluent la conception de travaux de réhabilitation et le renforcement des capacités des acteurs locaux.

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06/06/2024

L’eau est une ressource qui soutient le développement


de l’humanité.

Rapport Préliminaire
sur l’apport en eau à Djibouti,
l’Ethiopie, la Somalie.
Renforcer la résilience des plans des
gestions de ressources en eau.

Personne Responsable du Projet


Ali Darar ROBO
Tel : +33 6 46 53 84 09

assoceffca@[Link]

– 00633637952 – Pierre Nour – Président Centre Européen


Francophone France de l’Afrique (CEFFCA)
CEFFCA – 1 ALLEE PAUL SCHERRER – 69002 LYON

« PLAN D’EXPERTISE ET DE DIAGNOSTIC DE


L’EAU »

RENFORCER LA RESILIENCE FACE AU STRESS HYDRIQUE AUX FRONTIERES


ENTRE DJIBOUTI, L’ETHIOPIE, LA SOMALIE e.
Table des matières

Sigles et Acronymes p.4

Références principales d’intervention et le cadre logique sur les résultats


p5

Résumé analytique
p.7

1. Le contexte p.8
1.1 Justification et origine du projet
p.8
1.2 Situation et priorité du secteur de l’eau
p.9
1.3 Définition du problème
p.11
1.4 Bénéficiaires et parties prenantes
p.15
1.5 Justification de l’intervention du CEFFCA
p.16
2. Le Projet
p.16
2.1 impact, objectif et résultats
p16
2.2 composantes, produits et activités du projet
p.16
2.3 coût et financement
p.19
3. Exécution du projet p.20
3.1 Bénéficiaire et organe de production
p.20
3.2 Modalité d’exécution
p.21
3.3 Calendrier d’exécution
p.22
3.4 Modalités de passation des marchés
p.23
3.5 Modalités de gestion financières et de décaissement
p.24
3.6 Modalité de suivi, de supervision et d’établissements de
rapports p.2
4. Efficacités, durabilités et risques
p.26
4.1 Efficacité et efficience
p.26
4.2 Durabilité
p.27
4.3 Risque et atténuation

CONLUSION ET RECOMMANDATION
p.29

ANNEXES

ANNEXES 1 : coût estimatif p.p31à 32

ANNEXE 2 Analyse du cadre logique axé sur les résultats


p.33

Calendrier d’exécution du projet sur 30 mois


p34

Profil de l’équipe d’expertise et de diagnostic


p.p38 à 43
SIGLES ET ACRONYMES
Avertissement : certains acronymes sont absents de la liste ci-dessous en raison de leur
retranscription dans leurs totalités à l’intérieur du document

· BAD : Banque Africaine de Développement


· BM : Banque mondiale
· FAE : Facilité Africaine de l’EAU
· CDP : Comité directeur du projet
· CEP : Cellule d’exécution du projet
· COOPI : Cooperazione Internazionale
· DFID : Département britannique de développement International
· EARC : Centre de ressources régional pour l’Afrique de l’Est
· FAO : Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture
· FIDA : Fonds international de développement agricole
· GIRE : Gestion intégrée des ressources en eau
· IGAD : Autorité intergouvernementale pour le développement
· MEP : Manuel d’exécution du projet
· NAPA : Programme d’action internationale pour le changement climatique
· ONG : Organisation Non Gouvernementale
· PDIP : personnes déplacées à l’intérieur du pays
· PNUD : Programme des nations unies pour le développement
· PPP : Partenariat Public/Privé
· UE : Union Européenne
· Unicef : Fonds des nations unies pour l’enfance
· UN-Habitat : Programme des Nations unis pour l’habitat
AVERTISSEMEN
T
Le projet porte sur l’expertise et le
diagnostic de l’eau, de l’élevage et de
l’agro-élevage et peu sur
l’investissement de projets portant
dans la région désertique et semi-
désertique de la Corne de l’Afrique.
REFERENCES PRINCIPALES D’INTERVENTION
ET LE CADRE LOGIQUE SUR LES RESULTATS
Pays et intitulé du projet : RENFORCER LA RESILIENCE FACE AU STRESS HYDRIQUE AUX
FRONTIERES ENTRE DJIBOUTI, L’ETHIOPIE, LA SOMALIE.

Objectif du projet : renforcer la gestion des gestions des ressources en eau et mobiliser des investissements pour
le secteur de l’eau

Préparation d’un plan d’investissement


1. Plan d’investissement 1. Préparation et 1. Aucune en 1. Plan
contenant des projets et validation du 2024 d’investissement
programmes résistants plan au plus tard
aux aléas climatique et d’investissement 24ème mois après
sensibles à la question l’approbation du
du genre, qui ont été projet
préparé aux fins de
financement
Conception et exécution des travaux prioritaires
[Link] et mise en 1.1. Nombre de 1. Aucun en 2024 1.1. – dessins
œuvre de travaux dessins préparés achevés au plus
prioritaires en vue de la tard au 22ème
réhabilitation des mois
réservoirs d’eau. 2. Aucun en 2024
1.2. Travaux achevés

1.2. Réservoirs
réhabilités au
plus tard au
29ème mois

Fourniture d’appui au secteur et renforcement des capacités


1. Renforcement de 1.1. Nombre de 1.1 Aucun en 2024 1.1-1 voyage d’étude au
l’expertise des voyage d’études plus tard au 8ème mois
pouvoirs publics 1.2. Nombre 1.2 Aucun en 2024
concernés par l’eau d’ateliers 1.2-2 ateliers d’échanges
d’échanges de de connaissances d’ici à
connaissances la fin du projet

GESTION DU PROJET
1. Création et 1. Nombre de 1. Aucun en 2024 1. 6 en 2025
fonctionnement réunion du
du comité comité directeur
directeur
DESCRIPTION / ACTIVITES CLES DE LA COUT (euros)
COMPOSANTE
Composante 1 : préparation d’un plan d’expertise 4.718.000
intégrée des ressources en eau
1. Revue et évaluation de la situation actuelle et
identification des problèmes clés
2. Analyse des besoins en matière de mise en
valeur des ressources en eau
3. Préparation du plan de gestion intégrée en eau
Composante 2 : Préparation de plan d’investissement Inclus dans la
composante 1
1. Préparation de projets/programmes prioritaires
2. Préparation de plan d’action pour l’appui au
secteur
3. Table ronde des donateurs
Composante 3 : Conception et exécution des travaux 550 000
de réhabilitation
1. Hiérarchisation et sélection des travaux
prioritaires
2. Conception détaillée
3. Acquisition des services d’entrepreneurs
4. Exécution des travaux
Composante 4 : Fourniture d’appui au secteur et 160 000
renforcement des capacités
1. Renforcement des capacités des Ministères
chargés de la gestion de l’eau
2. Renforcement des capacités des communautés
3. Activités des gestions des connaissances
Composante 5 : Gestion du projet 392 000
Provision pour aléas (3°/°) 180 000
Cout total 6.000 000
Résumé analytique
La Corne de l’Afrique connait depuis quelques années, une des pires sécheresses de son
histoire récente. Cette sécheresse touche à peu près 3 millions d’habitants dans les districts de
la région la plus touchée. De graves pénuries alimentaires et d’eau ainsi que la flambée des
prix des produits alimentaires et de l’eau et la mort du bétail ont plongé beaucoup de familles
dans la pauvreté. Par ailleurs, il a été signalé vers la fin 2022 en plein crise du Covid, qu’il
existait environ 200.000 personnes déplacées à l’intérieur de cette région et notamment dans
la 5ème région d’Ethiopie.

L’absence de mise en valeur et la mauvaise gestion des ressources en eau sont les causes
principales de la vulnérabilité dans cette région à la sécheresse, et constituent une des entraves
majeures à l’amélioration des moyens de subsistance et du développements économiques. Les
principaux bénéficiaires de ce plan seront les quelques 3 millions de personnes exsangues,
vivant en milieu rural et péri-urbain dont 2 millions de pasteurs nomades et leurs bétails
estimés à environ 20 à 30 millions de têtes.

Le projet a pour objet de satisfaire le besoin identifié d’un plan global de gestion intégrée et
de mise en valeur des ressources en eau à Djibouti, l’Ethiopie, la Somalie et le Somaliland
piloté par l’IGAD et notre ONG – le CEFFCA - dans un premier temps, qui contribuera aux
efforts déployés actuellement pour assurer la sécurité de l’alimentation en eau et la résilience
face à la sécheresse, se remettre des effets de la sécheresse, améliorer les moyens de
subsistance et appuyer la reprise économique. Les principaux bénéficiaires seront ces 3
millions de personnes vivants essentiellement en milieu rural et accessoirement en péri-
urbain.

L’objectif global du projet est d’améliorer la gestion intégrée des ressources en eau et de
mobiliser dans un second temps les projets d’investissements pour satisfaire tous les types de
besoins en eau. Pour atteindre cet objectif, le projet s’articulera autour de quatre composantes
principales :

1 Elaboration d’un plan d’investissements contenant des projets et des programmes


aux fins de financements
2 Préparation d’un plan de gestion intégrée des ressources en eau
3 Conception et exécution de travaux de réhabilitation prioritaires
4 Fourniture d’appui au secteur et renforcement des capacités

Les résultats à moyen terme correspondants sont :

1. La mobilisation de financements pour mettre en œuvre les investissements en aval


prévus
2. Un bon fonctionnement d’institution de l’eau capable de gérer les ressources en eau,
suivant le plan de gestion intégrée des ressources en eau

L’IGAD et le CEFFCA seront bénéficiaires de la gestion du projet au niveau régional avec


tous les partenaires intergouvernementaux.
[Link]
1.1 Justification et origine du projet

1.1.1 Depuis quelques années, les habitants qui habitent à la frontière qui longe
entre Djibouti, la Somalie (Somaliland) et l’Ethiopie traversent une des
périodes les plus sèches jamais enregistrées de mémoire d’homme. Les
pluies saisonnières ayant été insuffisantes pendant cinq années
consécutives. La situation relative à la sécurité alimentaire s’est dégradée
dans toutes ces zones touchées par la sécheresse avec une augmentation de
trois à quatre fois des prix des produits alimentaires. De même, le prix de
l’eau a flambé et est hors de portée pour la plupart des pauvres. Les
troupeaux de bétail ont été décimés, ce qui a obligé les pasteurs/nomades
durement touchés à migrer vers les agglomérations et les villages à la
recherche d’aide. La malnutrition s’est accentuée chez les enfants de moins
de cinq ans et les adultes. Des graves pénuries alimentaires et d’eau ainsi
que la flambée des prix des produits alimentaires et de l’eau et la mort du
bétail ont plongé beaucoup de familles dans l’exil et la pauvreté.

1.1.2 D’après les autorités de quatre pays frontaliers, la sécheresse a directement


touché à peu près 40°/° de la population ce qui correspond à 3 millions de
personnes. Plus de de 70°/° de cette population sont des pasteurs/nomades
et les autres sont des agriculteurs. Par ailleurs, il a été signalé vers la fin de
2022 qu’on dénombrait environ 100.000 personnes déplacées à l’intérieur
de cette zone frontalière.

1.1.3 Les causes de la vulnérabilité de ces pasteurs/nomades et des agriculteurs


au risque de sécheresse et les entraves à l’amélioration des moyens de
subsistances et au développement économiques sont en grande partie liées
à l’absence de mise en valeur et à la mauvaise gestion des ressources en
eau. La plupart des eaux pluviales ne sont pas utilisées à des fins
productives, en raison d’un manque d’installation de stockage et de
mauvaises pratiques en matière de gestion de l’eau. L’eau souterraine est
une ressource limitée et son extraction est très couteuse, car il se révèle
nécessaire de forer des puits profonds de 200 à 400m dans beaucoup de
cette zone limitrophe. En outre, les pressions exercées sur cette ressource
rare s’accentuent sous l’effet de la croissance démographique, de
l’urbanisation, de l’agriculture irriguées et des activités industrielles. Les
secteurs éprouvant des besoins d’eau varient, de l’alimentation de 2
millions de citadins de zone limitrophe, de 3 millions de frontaliers ruraux
et du bétail (estimé à 7 millions de dromadaires, de 5 millions de bovins et
25 millions d’ovins et de caprins) à l’agriculture, à l’élevage et à l’industrie
dans les agglomérations et villes limitrophes de cette zone frontalière.
Toutefois, en dépit de ces divers problèmes, les besoins en eau sont
raisonnablement susceptibles d’être satisfaits dans bon nombre de cas si
l’eau est bien gérée. A titre d’exemple, de meilleures infrastructures de
captage des eaux pluviales sont nécessaires sur les hauts plateaux où
l’essentiel de 500mm annuel de pluie tombe lors de tempêtes intenses avec
des crues soudaines connexes.

1.1.4 Cette population frontalière comme les autoritaires locales sont bien
conscients du besoin d’améliorer la gestion de cette ressources précieuse
mais limitée. Il est nécessaire pour les autorités publiques (s’ils ne l’ont
déjà faite) de réaliser une vision 2025-2030, un plan directeur pour les
programmes nationaux de conservation et de développement de l’eau pour
leurs régions frontalières respectives. La vision à long terme devrait être
des pays « qui mettent à disposition et en tout temps suffisamment d’eau
fraiche pour ses citoyens et les activités productives, grâce à la
conservation et à une gestion durable de ses eaux superficielles et
souterraines ».

Le présent projet a pour objet de satisfaire le besoin d’élaborer un plan global d’expertise et
de diagnostic intégrée et de mise en valeur des ressources en eau de toute la région et de
contribuer de ce fait aux efforts déployer par les Gouvernements pour se remettre des effets de
la sécheresse, renforcer la résilience face à la sécheresse, améliorer les moyens de subsistance
et appuyer la reprise économique.

1.2 Situation et priorité du secteur de l’eau

Politique, lois et réformes

Les quatre pays devront s’employer à mettre en place un cadre global qui englobera les outils
institutionnels, juridiques et politique et en priorité :

. une politique régionale initié par l’IGAD qui tient compte des spécificités des frontaliers

. des stratégies et des réglementations relatives à l’eau

. Des lois sur l’eau pour chaque région dépendante de chacun de pays limitrophes à cette
région sinistrée
1.2.2 Il peut se révéler nécessaire de mettre à jour la politique et la stratégie pour tenir compte
de tout changement qui pourrait s’opérer, dans le cadre du présent projet, au niveau des cadres
politique, de gouvernance et d’appui du secteur, ou de priorités en matière de gestion
stratégique des ressources en eau, et de des mesures de mise en œuvre.

Planification et priorités des Gouvernements

1.2.3 Les ministères de l’eau et ceux opérationnels pour l’appui au projet doivent
planifier et préparer un nombre de plans pertinents qui définissent les priorités à
court et à moyen terme.
1.2.4 Ils doivent en outre préparer un programme d’action national pour l’adaptation au
changement climatique. La gestion et la mise en valeur des ressources en eau
devraient être soulignée dans le cadre des priorités d’adaptation ayant trait à la
politique et à la planification, au développement institutionnel et aux
investissements dans les ressources, le besoin de préparer des plans régionaux de
gestion en eau figurant en bonne place.
1.2.5 Les Gouvernements devraient solliciter en priorité (outre les ONG) l’aide et
l’appui la banque mondiale, de la banque africaine de développement, de l’agence
française pour le développement, de l’union européenne de African Water Facility
(Facilité Africaine de l’Eau), du Fond international de développement agricole, du
programme des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), de l’Organisation des
Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), de l’UN-Habitat, du
programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) Un nombre
important et croissant d’ONG internationales opèrent déjà dans toutes ces régions
et sont actives dans le secteur des réfugiés, de l’eau, de l’agriculture et l’élevage. Il
s’agit principalement de Cooperazione Internazionale, de l’Union Européen, de
l’Agence Française pour le développement du conseil norvégien pour les réfugiés,
de l’Agence pour le Développement de la Suède (SIDA), Terre solidari, OXFAM,
ActionAid, Caire, etc. Ensemble, elles fournissent un important appui de base sûr
au développement du secteur.
1.2.6 Le FAO devrait mettre en œuvre le programme de gestion de l’information sur
l’eau et la terre à l’échelle de cette frontière entre les quatre pays.
1.2.7 L’IGAD devrait diriger une initiative sur la résilience face à la sécheresse dans la
Corne de l’Afrique, notamment aux frontières entre la Somalie, Djibouti,
l’Ethiopie et le Somaliland
1.2.8 Dans le cadre de cette initiative collaborative entre les quatre pays, il y a
possibilité de mettre en place un programme sur la résilience face à la sécheresse
et sur les moyens durables dans la Corne de l’Afrique, surtout dans la mesure où il
existe des chevauchements avec la principale composante qui porte sur la mesure
et la gestion des ressources en eau. En particulier, et dans un second temps, les
plans d’investissement qui permettront aux quatre pays de passer rapidement à la
conception détaillée et à la mise en œuvre de l’infrastructure d’alimentation en eau
pour satisfaire les besoins humains, agricoles et du bétail des pasteurs/nomades de
cette région transfrontalière.
1.2.9 La FAO devrait également mettre en œuvre un programme de gestion de
l’information sur l’eau et la terre à l’échelle de la sous-région de ces quatre pays. Il
s’agit d’un programme à moyen terme visant à permettre aux institutions
gouvernementales des trois pays de fournir de façon efficiente et efficace des
informations essentielles sur l’eau et la terre. L’autre phase étant axée sur une
étude hydrogéologique ainsi qu’en la collecte d’autres données hydrologiques
indispensables. Enfin, la dernière phase du programme est de fournir de l’aide
notamment en maintenant et en développant davantage les systèmes d’information
sur l’eau et la terre, et en renforçant la capacité des institutions du secteur à
appliquer de façon pratique les informations à leurs activités de gestion de
ressources, comme la planification sectorielle.
1.2.10 Le processus de création d’un fonds fiduciaire multi-donateurs pour ces quatre
pays devrait se mettre en place avec l’appui de la Banque mondiale et d’autres
partenaires. Une fois établi, ce fonds ouvrira la porte à une aide accrue aux
donateurs, en particulier dans la mesure où ces régions se trouvent à la frontière de
quatre pays limitrophes.
1.2.11 Au total, les donateurs sont bien intéressés à aider ces quatre pays en un : à savoir
leurs régions frontalières respectives. Le fonds fiduciaire proposé et d’autres
engagements prévus ou potentiels (en particulier de la part des Etats du Golfe et
des Fonds arabes) permettront d’assurer un flux adéquat de financements pour les
projets en aval qui sont identifiés et préparés dans le cadre de la composante
« planification des investissements » du projet que nous présentons ici même.
1.3 Définition du problème

Problèmes de gestion et de planification des ressources en eau

1.3.1 Cadre hydrologique – L’eau est une ressource rare dans toute cette sous-région
frontalière. Il n’existe ni lac ni cours d’eau permanent, et les eaux de pluie sont
limitées à deux brèves saisons humides. Les précipitations annuelles moyennes,
qui s’établissent à environ 300mm, atteignent à peu près 500mm à l’ouest et le
long de la chaine de hauts plateaux, et la grande partie de la région est classée
comme aride ou semi-aride. L’évapotranspiration est très élevée, tout
particulièrement dans la zone côtière de Djibouti et de la Somalie où elle atteint
2900mm. Les sécheresses sont courantes et se produisent à une ampleur sévère
tous les deux à trois ans et grave tous les cinq ans et au-delà, et elles sont à
l’origine d’énormes difficultés liées aux moyens de subsistance, surtout chez les
pasteurs nomades qui vivent de l’élevage.
1.3.2 Besoin d’un plan de Gestion intégré des ressources en eau – La mauvaise
gestion des ressources en eau est la plus importante contrainte qui empêche de
s’attaquer à la vulnérabilité de cette région limitrophe aux catastrophes liées à des
conditions climatiques défavorables. Beaucoup de régions de ces quatre pays
(DJIBOUTI – Ethiopie – Somalie - Somaliland) enregistrent certes des niveaux
d’eau de pluie suffisants pour satisfaire les besoins courants, mais ces trois pays
manquent d’infrastructures et de savoir-faire pour gérer convenablement ses
ressources en eau disponibles. Un plan global de Gestion intégré des ressources en
eau pour le secteur, ainsi que des mesures coordonnées d’appui sectoriel, la
planification des investissements et la préparation des projets/programmes
permettront à ces pays de mobiliser les investissements d’infrastructures qui font
cruellement défaut et de mieux gérer leurs ressources en eau.
1.3.3 La résilience face à la sécheresse est une priorité régionale. En raison de
l’accroissement de la variabilité climatique, le régime pluviométrique a changé et
les sécheresses deviennent plus fréquentes et plus graves, ce qui conduit à un
grand nombre de catastrophes et gestion de leurs effets dans la région. Le
renforcement de la résilience requiert aussi la consolidation des secteurs productifs
et des moyens de subsistances, ainsi que la fourniture de services de base comme
ceux d’accès à l’eau potable. La disponibilité d’un plan de gestion intégré des
ressources en eau contribuera considérablement à améliorer les efforts de
préparation à la sécheresse.
1.3.4 Infrastructures – Sans des infrastructures adéquates, les frontaliers de ces quatre
pays ne seront pas en mesure de satisfaire leurs besoins en eau. En particulier,
étant donné leur régime pluviométrique saisonnier, les sécheresses annuelles
récurrentes et l’absence d’eau superficielle permanente, il existe un grand besoin
d’infrastructure de captage des eaux pluviales permettant de recueillir et de stocker
les eaux des pluies pour le bétail, l’irrigation et d’autres usages. Malheureusement,
les années de conflit et l’instabilité ont conduit à un manque aigu de fonds pour
l’extension de la base infrastructurelle, voire pour l’entretien de celle-ci. Il est par
conséquent impératif d’aménager des infrastructures de tous les types, et des
investissement importants sont nécessaires. Il convient toutefois d’effectuer une
planification détaillée des investissements pour mobiliser des financements auprès
des donateurs, ainsi que pour assurer une utilisation optimale de tous les fonds et
l’orientation de ceux-ci vers des projets prioritaires qui procurent des avantages
importants.
1.3.5 Connaissance des ressources en eau – Avec l’appui de diverses organisations
comme le FAO ou d’ONG, qui ont fourni une assistance en matière de gestion de
l’information sur l’eau et la terre, la région a été en mesure d’acquérir une
connaissance suffisante de ses ressources en eau qui peut servir de base pour
préparer un plan de gestion des ressources hydriques pour le secteur. La base d’un
réseau hydrométéorologique est aussi en place, mais elle mérite d’être renforcée. Il
y a une méconnaissance des rendements durables des aquifères profonds, aussi
importe-il de réaliser une étude hydrométéorologique vaste et globale à l’échelle
de la sous-région, en s’appuyant sur le projet en cours pour améliorer la
connaissance en eaux souterraines. De même un inventaire exhaustif de tous les
points et sources d’eau de la région a été effectué en 2008, mais doit être mis à
jour. Le renforcement des capacités, notamment la formation du personnel existant
et la sensibilisation d’un plus grand nombre de spécialistes, la fourniture
d’équipements supplémentaires pour améliorer le réseau hydrométéorologique, la
réalisation d’études géophysiques et le contrôle de la qualité de l’eau sont
également nécessaires.
1.3.6 Captage et stockage des eaux de pluie – La région et particulièrement le
Somaliland (région autoproclamée libre de la Somalie) a identifié le besoin
d’étendre considérablement le réseau des réservoirs de surface existant qui servent
à stocker l’eau pour le bétail, la consommation humaine et la partie agricole. De
même, elle aimerait construire des barrages plus grands et à usages multiples, dans
les régions plus montagneuses de la région où il peut exister des emplacements
adaptés. En milieu urbain, le captage des eaux pluviales à partir des toitures doit
être encouragé, pour satisfaire les besoins des ménages.
1.3.7 Alimentation en eau – Le niveau d’accès à l’eau potable de la région n’est pas
bien connu, aucune statique fiable n’est disponible. Les estimations récentes
effectuées par le FAO et les ministères des agricultures ont donné des chiffres
variant de 20°/° à 50°/° dans divers districts. Par exemple, le plan de
développement 2012-2016 du Somaliland signale qu’en moyenne, 41°/° de la
population utilisait des sources d’eau potable en 2006. La consommation moyenne
dans la capitale Harguessa est estimée à seulement 10 lire/tête/jour. Pour
approvisionner l’eau les zones rurales, notamment les petites agglomérations,
l’usage des puis de forages profonds est envisagé. Cela requiert toutefois des
forages pouvant atteindre entre 300 à 400m (la moyenne dans la région est estimée
à 150m) et la construction peut atteindre 100.000 dollars ou plus. Le recours à
l’énergie solaire ou éolienne pour le pompage de l’eau est en cours
d’expérimentation dans toute la région de ces pays et devrait être étendu aux puits
de forage moins profonds.
1.3.8 Eau pour le bétail – plus de 50°/°étant des pasteurs/nomades, l’eau destinée au
bétail est une préoccupation majeure à l’laquelle il convient de s’attaquer de toute
urgence. Toutefois, étant donné qu’un mauvais emplacement des points d’eau peut
conduire à des conflits et une dégradation de l’environnement liée au surpâturage,
un choix minutieux de lieu d’aménagement du point d’eau est essentiel. Des points
d’eau stratégiques peuvent être utilisés durant les périodes de sécheresse, aussi
faut-il les planifier et les aménager.
1.3.9 Utilisation de l’eau à des fins agricoles – Dans cette région de l’Afrique,
l’agriculture est avant tout une activité essentiellement de subsistances, ses
produits étant destinés à la consommation des ménages. Les cultures fruitières et
l’horticulture qui se pratiquent à une échelle relativement petite, sont
principalement commerciales. On y trouve différents types d’agriculture,
notamment en Somalie (où la sécheresse est particulièrement criante),
l’agroélevage sous pluie, l’agriculture irriguées avec alimentation par pompage,
et l’agroélevage par épandage des eaux de crue. D’après les estimations,
l’agriculture sous pluie est pratiquée sur une superficie de 300.000 ha tandis que la
surface irriguée n’est que de 8.000ha. Les estimations des zones irrigables n’ont
été effectuées que la partie occidentale de la région, tandis qu’une initiative de
genre n’a été prise pour la partie orientale. Il y a lieu d’étudier plus en profondeur
le potentiel de l’irrigation à grande échelle et d’élaborer un modèle pratique
d’agriculture irriguée qui contribuerait à renforcer la résilience face à la
sécheresse. Les principaux défis auxquels est confronté le secteur sont
l’insuffisance de la pluviosité, le coût élevé de l’irrigation lié à des pratiques
inefficaces et aux prix élevés des combustibles, le manque d’intrants agricoles, de
mauvaises pratiques agricoles, le manque de technologies appropriées, la
dégradation des sols, l’insuffisance des capitaux disponibles, l’absence de services
de vulgarisation et le manque d’accès aux marchés.
1.3.10 Terre et environnement – La dégradation des terres devient une source grave de
préoccupation, en raison de la disparition de la couche arable sous l’effet des
inondations soudaines durant la saison pluvieuse, et de la perte de la végétation
protectrice dans beaucoup de régions. Les moyens techniques permettant de
s’attaquer à ces problèmes (comme les murets de terres, les terrasses en pierre, les
barrages de retenue de eaux de ruissellement, les barrages à accumulation de sable
et les pépinières d’arbres) ont été démontrés avec succès dans des projets
antérieurs, mais ils n’ont jamais été adoptés à grande échelle.

Problèmes d’appui au secteur

1.3.11 Institution de l’eau – L’action des Ministères des Mines, de l’énergie et des
Ressources en Eau est limitée et entravée par des budgets d’exploitations limités
insuffisants d’effectifs professionnels/techniques et d’équipements requis pour
remplir leurs missions. Les partenaires au développement fournissent un certain
appui sous forme d’assistance technique et un nombre de propositions sont
disponibles pour améliorer la formation interne. Parmi les autres ministères dont
les activités ont trait à l’eau figurent ceux de l’agriculture, de l’élevage, du
développement pastoral, de l’environnement et de la santé. Au niveau décentralisé,
il incombe aux districts d’appuyer la fourniture de l’eau (planification, supervision
de la prestation des services, exploitation et entretien, gestion financière et
appropriation des actifs). Toutefois, les capacités des districts sont également très
faibles. Une revue du cadre institutionnel et réglementaire ainsi qu’une évaluation
globale du renforcement des capacités et du développement des ressources
humaines sont nécessaires.
1.3.12 Toute la région du Grand-Est de la corne de Corne de l’Afrique se propose de
remédier au manque d’effectifs professionnels et techniques qualifiés en renforçant
les programmes universitaires existants et en créant des instituts de l’eau pour
l’enseignement technique. Il convient de déployer des efforts supplémentaires pour
affiner ces propositions, notamment en élaborant des plans d’action détaillés et
assortis de coûts estimatifs.
1.3.13 Gouvernance et réglementation – La Somalie comme le Somaliland procèdent
quant à eux, la mise en place de réformes globales de leurs politiques, lois et plans
stratégiques pour le secteur. De même, leurs ministères respectifs chargés de l’eau
s’emploient à renforcer leurs capacités avec l’appui de divers partenaires, et
diverses propositions ont été émises à cet égard et ont trait aux modèles de
partenariat public-privé (PPP) du secteur de l’eau, de l’assainissement et de
l’hygiène, à la réglementation, à la gouvernance, etc. Des appels sont aussi lancés
en faveur de la mise en place d’un organisme de réglementation indépendant. Il
convient de continuer à soutenir ces processus, en commençant par la préparation
et l’adoption d’un plan d’action global pour l’appui au secteur. Cela permettrait
aux ministères de coordonner leurs efforts et de contribuer à assurer un
financement pérenne et adéquat. Ce faisant, les ministères chargés de l’eau dans
toute la région de la Corne de l’Afrique, continueront à progresser vers
l’acquisition des capacités requises pour gérer durablement leurs ressources en
eau, notamment Djibouti et l’Ethiopie.
1.3.14 Partenariat public-privé – Le secteur privé joue un rôle majeur dans
l’alimentation en eau, en raison de la capacité limitée des autorités de la région à
assurer une fourniture directe dans ces services. Il est envisagé que les montages
dans le domaine de PPP continueront d’être développés en particulier dans les
zones rurales. Il convient de s’attaquer à un certain nombre de problèmes pour
améliorer les PPP, notamment en renforçant les capacités des différents ministères
chargés de l’eau, à réguler le secteur privé et à ce en veillant à ce que les besoins
des pauvres soient bien satisfaits. L’UNICEF a joué un rôle moteur dans le PPP,
en réalisant un certain nombre de projets pilotes qui ont conduit à la mise en
évidence de bons exemples de systèmes bien gérés d’alimentation en eau en milieu
urbain/rural. Elle a par exemple préparé pour expérimenter divers modèles
novateurs de prestation des services en milieu urbain. Dans les zones rurales, une
évaluation des modèles de gestion de l’eau est aussi indispensable, car il se pose
un éventail de questions liées à la décentralisation, à la gestion communautaire,
aux clans, et aux pasteurs nomades. Les PPP pourraient être envisagés pour la mise
au point d’intervention dans le domaine de l’utilisation de l’eau pour le bétail et
l’irrigation, ou d’autres activités d’appui connexes dans ces deux sous-secteurs.
1.3.15 Tarifs et abordabilité – Les populations sont habituées à la notion du paiement de
l’eau destinée à leur propre usage ainsi qu’au bétail. Toutefois, les pauvres
souffrent en raison des prix élevés qu’ils paient pour l’eau, surtout pendant la
saison sèche lorsque l’eau doit être transportée par camion sur de longues
distances dans les zones rurales. Il s’ensuit que dans ces périodes de pénurie, le
prix de l’eau peut atteindre 10 à 20 dollars le M3 en milieu rural. Il y a lieu
d’évaluer et de mettre au point des voies et moyens pour garantir des tarifs
équitables et abordables, dans un cadre global d’utilisation de l’eau.
L’amélioration d’infrastructures pour accroitre la densité des points d’eaux ainsi
que l’extension des réseaux urbains d’adduction d’eau contribueront aussi à pallier
ce problème.

1.4 Bénéficiaires et parties prenantes

Les principaux bénéficiaires seront les quelques 3,5 millions de personnes vivant en
rural de la sous-région qui regroupe 3 pays et une région : Djibouti, l’Ethiopie, la
Somalie et la région du Somaliland, dont environ 2 millions de pasteurs nomades et
leurs 18 à 20 millions de têtes de bétail. Les différents ministères chargés de l’eau
ainsi que d’autres ministères (agriculture, urbanisme, planifications, santé, éducation)
profiteront aussi des plans et des mesures d’appui au secteur de l’eau. Le niveau
décentralisé des administrations et les communautés tireront parti de l’appui durant
l’exécution des travaux prioritaires. En outre, toute la sous-région profitera du
renforcement de la paix et de la sécurité qui découlera de la disponibilité accrue de
l’eau.

1.5 Justification de l’intervention du Centre Européen Francophone France-Corne de


l’Afrique (CEFFCA)

Le projet est bien aligné sur les nouveaux cadres stratégiques du CEFFCA. Il s’inscrit
dans le cadre de la priorité stratégique principale qui est de maintenir les pasteurs-
nomades dans leurs environnements et à ne pas quitter leurs terres ancestrales sous
prétexte que l’eau manquerait. Ce dernier a aussi trait à la priorité stratégique
consistant à améliorer la gouvernance de l’eau des Etats, en raison de l’appui au
secteur que le CEFFCA tente d’apporter. Il est également en rapport avec la priorité
visant à promouvoir les connaissances au sujet de l’eau, à travers l’élaboration d’un
cadre d’information et de connaissance sur les ressources hydriques, et diverses
activités du projet que l’IGAD qui est en capacité de promouvoir pour garantir la paix
et éviter l’émigration des populations vers les routes de l’exil.

2. LE PROJET
2.1 Impact, objectif et résultats

2.11 L’impact visé par le présent projet est de contribuer aux efforts déployer pour assurer la
sécurité de l’alimentation en eau et la résilience face aux catastrophes, se remettre des effets
de la sécheresse, améliorer les moyens de subsistance et appuyer la relance économique en
apportant une importante expertise et un diagnostic actualisés.

2.1.2 L’objectif du but global du projet est d’améliorer la gestion des ressources en eau et de
mobiliser l’expertise pour le secteur de l’eau. Concrètement, le projet va :

i.i préparer un plan de gestion globale des eaux de la région

i.i élaborer des projets et programmes susceptibles de bénéficier de concours bancaires, aux
fins de financement et

i.i.i atténuer quelques peu les incidences de la sécheresse et renforcer les capacités, grâce à
l’exécution des travaux de réhabilitation prioritaires

2.1.3 Le projet escompte comme résultats :

· La mobilisation de financements pour mettre en œuvre les investissements prévus en


aval ;
· Un bon fonctionnement d’institutions de l’eau capable de gérer durablement les
ressources eau, suivant les plans de gestion des ressources hydriques

2.2 Composantes, produits et activités du projet

2.21 Le projet aura cinq composantes principales :

i. Préparation de gestion intégrée des ressources en eau de tous les ministères de la sous-
région

i.i Préparation d’un plan d’investissement contenant des projets et des programmes

i.i.i Conception et exécution de réhabilitations prioritaires

i.v Fourniture d’appui au secteur et renforcement des capacités

v. Gestion du projet

2.2.2 Un résumé des activités réalisées dans le cadre des cinq composantes est donne ci-après.
Les détails sont fournis dans les termes de référence figurant dans l’annexe.

i. Préparation d’un plan de gestion intégré des ressources eau de tous les ministères
concernés

2.2.3 La préparation du plan de gestion intégrée des ressources en eau se déroulera en


trois étapes :
i. Evaluation de la situation actuelle et identification des problèmes clés ;
ii. Analyse des besoins de mise en valeur des ressources en eau pour les zones
retenues des principaux bassins de drainage (Golfe d’Aden, Ogaden et
Togdheer/Nugal)
iii. Elaboration du plan de gestion intégré pour tous les usages de l’eau, qui
englobe les stratégies de développement à court terme et à long terme, les
projets et programmes étant hiérarchisés aux fins de mise en œuvre. Une
vue globale d’ensemble de l’approche qui sera suivie et de produits est
présentée ci-après.

2.2.4 Les activités d’évaluation donneront un aperçu de la situation actuelle en ce qui


concerne la disponibilité et l’utilisation des ressources en eau ; le cadre de
développement interrégional (ou inter-Etatiques) ; les documents relatifs aux
politiques et aux stratégies en vigueur ; les gouvernances sectorielles ; et les plans
de développement proposés. On évaluera la situation aux données et informations
existantes et déterminera les travaux supplémentaires. Des cartes thématiques
d’échelles diverses seront établies comme contribution à la préparation d’un plan
global et susceptibles d’être utilisés à l’investissement et à d’autres fins. Il sera
soumis un rapport initial qui comprendra une évaluation à la situation soulignant
les clés de développement, et le plan de travail détaillé pour les stades suivants.
Les commentaires formulés par toutes les parties prenantes clé dans le cadre de la
première revue s’appuieront entre autres sur ce support.
2.2.5 Le stade d’analyse mettra l’accent sur les études thématiques et sectorielles, ainsi
que sur l’examen des options et scénarios de développement suivant une série
différentes d’hypothèses. Les études thématiques et sectorielles porteront
notamment sur les caractéristiques physiques, les ressources naturelles, les
ressources en eau, les infrastructures, le développement socio-économique et les
aspects environnementaux. Un rapport intérimaire donnant des détails sur la nature
et les résultats de l’analyse effectués ainsi que sur les questions clés identifiées lors
de la préparation du plan sera soumis. Ce rapport servira de base à l’investissement
et à la deuxième série de consultation avec les parties prenantes clés.
2.2.6 Le stade de préparation du plan englobera l’élaboration de plans de gestion des
ressources en eau couvrant tous les usages de l’eau pour les zones retenues des
bassins de drainage, qui seront fondu dans un plan global de gestion en ressources
en eau. Le plan de gestion en ressources de l’eau incorporera la mise en valeur
intégrée et à usage multiples des ressources hydrique, foncières et naturelles des
bassins. La préparation du plan de gestion en ressources de l’eau s’appuiera sur
une évaluation systématique des ressources en eau disponibles et des usages
existants et potentiels dans les bassins de drainage, et sur une élaboration de
projets et programmes de développement qui tient compte des caractéristiques des
zones retenue dans les bassins principaux, notamment les besoins et les conditions
socioéconomiques. Le plan fournira une liste hiérarchisée des programmes et
projets de développement devant être mis en œuvre sur une période de 30 ans, sous
forme d’intervention à cours (0 à 5 ans) à moyen ( 5 à 10 ans) et à long terme (10 à
20 ans). Les cadres de gouvernance et d’appui du secteur seront définis somme
faisant parti du plan global de gestion des ressources de l’eau ; et le cadre de
gestion de l’information/des connaissances sur les ressources en eau et le cadre de
suivi et d’évaluation. Un plan d’action pour le genre, une stratégie
d’investissement en vue d’un financement durable du plan d’exécution, ainsi qu’un
plan de sensibilisation du public à la gestion intégrée de l’eau seront préparés. Les
plans existants de préparation à la sécheresse seront revus et mis à jour, ainsi
qu’une carte de risques de catastrophes naturelles. Le rapport final qui décrit en
détail le plan et les options de développement sera soumis aux parties prenantes
pour examen, et mis au point après observation émises dans le cadre de l’examen
pour les investissements à venir.

2.2.7 Produits

· Le rapport initial, qui donne une évaluation de la situation en soulignant les


questions clés de développement et en définissant le plan de travail détaillé
pour la préparation du plan de gestion intégré de l’eau de toute la région.
· le rapport intérimaire, qui décrit en détail la nature et les résultats de
l’analyse effectuée et des questions clés identifiées lors de la préparation du
plan.
· Le Plan de Gestion Intégré de l’Eau, qui énonce les options de
développement et définit le cadre de gestion et de mise en valeur des
ressources en eau.

ii. Préparation d’un plan d’investissement

2.2.8 Le plan d’investissements couvrira la préparation de projets et de programmes aux


fins de financement. Les projets/programmes seront exécutés dans les zones
retenues des bassins de drainage, un accent étant mis sur les mesures prioritaires à
court terme identifiées dans le plan de gestion des ressources en eau. Les
projets/programmes prendront généralement en considération l’utilisation de l’eau
à des fins multiples, l’alimentation intégrée en eau de la population rurale et du
bétail, l’assainissement et l’hygiène en milieu rural, l’alimentation et
l’assainissement en milieu urbain, la production à petite échelle de cultures
irriguées de grande valeur, l’atténuation des catastrophes, etc. La préparation
englobera les dessins préliminaires et les coûts estimatifs, ainsi que le terme de
référence détaillée pour les études ultérieures sur la conception technique détaillée
et pour la mise en œuvre. Une analyse détaillée des aspects techniques,
économiques, financière ainsi que pour évaluer les effets sociaux et
environnementaux et identifier les mesures d’adaptation au changement climatique
et d’atténuation de celui-ci. Il s’agit de préparer des plans d’action pour l’appui au
secteur – assorti de termes de référence et de budgets – qui peuvent être utilisés
pour des projets autonomes ou intégrés dans d’autres projets. Des précisions seront
données sur l’estimation des besoins en investissements et les stratégies de
mobilisation des ressources. Un rapport de planification des investissements qui
donne des détails sur la nature des projets et des programmes, la solution
technique, la viabilité économique et financière, et les considérations
environnementales et sociales sera soumis pour examen et validation. Une table
ronde sur la mobilisation des ressources sera organisée après la soumission du
rapport de planification des investissements.

2.2.9 Produits
· Plan d’investissement contenant des projets et programmes résistants aux aléas
climatiques et sensibles à la question du genre, qui sera préparé aux fins de
financements.

iii) Conception et exécution de travaux prioritaires

2.2.10 Cette composante permettra l’accent sur la réhabilitation de petits réservoirs de


stockage d’eau, en vue de satisfaire des besoins hautement prioritaires dans les
régions frappées par la sécheresse, tout en renforçant les capacités requises pour
mettre en œuvre les travaux en aval qui seront préparés dans le cadre de la
planification des investissements. Etant donné l’impérieuse nécessité de ces
travaux, les structures devant être réhabilitées seront identifiées et hiérarchisées au
début du processus de préparation des investissements.
2.2.11 Parmi les principales activités à réaliser figurent la hiérarchisation et la sélection
des travaux prioritaires ; l’évaluation et l’étude des besoins en matière de
réhabilitation ; la conception détaillée et la préparation des documents d’appel
d’offres ; l’acquisition des services des entrepreneurs devant réaliser les travaux ;
et l’exécution des travaux prioritaires, en établissant le lien avec les activités de
renforcement des capacités communautaires
2.2.12 Produits

· Evaluation, conception et exécution des travaux prioritaires.

2.3 Coûts et financement

Le coût estimatif total du projet, y compris les droits, taxes et impôts s’élève à 6.000000 euros
(six millions). La Facilité Africaine de l’Eau, la Banque mondiale, les différents fonds des
nations unies et la Banque Africaine de Développement devraient couvrir parmi les bailleurs
de fonds une partie conséquente au moyen d’un financement sous forme de prêts et de dons.
Les tableaux 2.1 et 2.2 présentent les composantes principales et la ventilation de coûts.

Tableau 2.1

Coût estimatif du projet par composante et montant en devises/monnaie nationale (euros)

Composante Coût total Bailleurs de fonds


Coût en
devises
A : Préparation du Plan de gestion en eau et 4.728000 4.728000 0
investissement à partir d’un diagnostic actualisé
B : Travaux prioritaire 550000 0 550000
C : Appui au secteur et renforcement des 160000 160.000 0
capacités
D : Gestion du projet 387100 387100 0
Total coût de base 5.830000 5.830000 550000
Provision coût de base (3°/°) 174900 158253 16500
Total coût du projet 6.000000 5.433353 566500
Pourcentage 90°/° 10°/°

Tableau 2.2

Coût du projet par catégorie de dépenses et source de financements attendu (euros)

CATEGORIE DE DEPENSES Coût total ONU/BAD/WB


Coût en devises Coût en
euros
Services 4.888000 4.888000
Travaux 550.000 550.000
Biens 0
Dépenses d’exploitation 387.100 387100
Total, coût de base 5825100 5.275100 550.000
Provision pour aléas (3°/°) 174.900 158253 16500
Total, coût du projet 6.000000 5.433353 566500

[Link]écution du projet

3.1 Bénéficiaire et organe de production


3.1.1 L’autorité Intergouvernemental pour le développement (IGAD) installé à
Djibouti sera l’organe coordinatrice du projet avec le CEFFCA. Les
ministères de Djibouti, de l’Ethiopie en particulier de l’organe de la 5 ème
région, le ministère de la Somalie, en particulier du Gouvernement du
Puntland (Nord) et de la Somaliland auront la charge de la mise en œuvre
et de l’exécution du projet dans leurs région respectives.

3.1.2 Compte tenu de la complexité du projet et pour faciliter une mise en œuvre
efficient du projet, le projet sera co-piloté par le Centre Européen
Francophone France-Corne de l’Afrique (CEFFCA).

3.2 Modalités d’exécution

3.2.1 La Banque Africaine de Développement, la Facilité Africaine de l’Eau, la


Banque mondiale et les différentes agences de l’ONU recruteront un
consultant individuel justifiant d’une expérience considérable de la
préparation du Plan de gestion intégrée des ressources en eau. Le chef du
projet sera recruté par le CEFFCA et devra être basé à Djibouti et
travaillera en collaboration avec la Cellule d’Exécution du Projet (CEP). Le
chef du projet du CEFFCA appuiera les bailleurs de fonds dans tous les
aspects de la mise en œuvre, notamment la gestion et la coordination du
projet, la passation des marchés, ainsi que la supervision des activités de
conception et de construction des travaux prioritaires.

3.2.2 Les ministères des ressources en eau des quatre pays limitrophes (Djibouti,
Ethiopie, Somalie ainsi que le Somaliland) créeront une Cellule
d’exécution du Projet (CEP) formée des membres de leurs personnels
administratifs. En collaboration avec le chef du projet du CEFFCA, la CEP
s’emploiera à superviser le travail du cabinet-conseil (3.2.3) et appuiera la
plupart des aspects de la mise en œuvre, notamment la gestion, la
coordination et le contrôle de la qualité du projet. La CEP se composera
d’un coordinateur de projet de contrepartie affecté par les différents
Ministères et épaulé par un agent de suivi et d’évaluation ainsi que
d’ingénieurs chargés de la conception et de la supervision des travaux de
construction. Au niveau des districts (et des sous-régions) et des
agglomérations/communautés, les administrations locales participeront à la
mise en œuvre conformément des politiques de décentralisation. Elles
appuieront la coordination régionale des activités du projet, la collecte des
données, et des aspects de la conception technique et de la supervision des
travaux prioritaires.
3.2.3 Le CEFFCA en collaboration avec l’IGAD, recruteont également un
cabinet-conseil international qui effectuera l’établissement du plan
directeur, la préparation des plans d’investissement, la réalisation des
conceptions techniques détaillées et l’élaboration des documents d’appel
d’offre, la supervision des travaux prioritaires et la mise en œuvre des
activités d’appui au secteur et de renforcement des capacités. Dans le cadre
de ces activités, le cabinet-conseil fournira au personnel chargé de la
gestion des ressources en eau une assistance technique sous forme de
formation sur le tas et d’appui. Cela permettre de renforcer la capacité
globale de gestion des ressources en eau en vue d’appuyer l’exécution et de
mettre en œuvre les projets en aval qui seront préparés dans le cadre du
plan d’investissement.

3.2.4 Il sera créé un Comité directeur du projet (CDP) qui se composera des
personnalités ci-après ou de leurs représentants : Les ministres chargés des
ressources des eaux des pays et régions concernés, un représentant de
l’IAGD (Autorité intergouvernementale pour le développement), les
ministres de la planification, de l’agriculture, de l’élevage, de la santé et de
l’environnement et le président de l’ONG du CEFFCA, le représentant de
la Banque Africaine de Développement (BAD), de la banque mondiale et
un représentant des organes onusiens. Le CDP pourrait comprendre par
ailleurs des observateurs qui représentent les partenaires d’autres
Organisations Non Gouvernementales (ONG) pertinents et présents pour le
secteur de l’eau. Le CDP sera une entité consultative chargée d’examiner
les documents clés comme le rapport final, de passer en revue
l’avancement de l’exécution du projet, et de veiller au respect des
politiques et des plans sectoriels de quatre pays.

3.2.5 Etant donné la caractère atypique des dispositions relatives à l’exécution du


projet qui prévoit que la Banque Africaine de Développement - BAD,

3.2.6 Facilité Africaine de l’Eau, la Banque mondiale et les organes onusiens


(notamment l’organisation des Nations Unis pour l’alimentation et
l’agriculture - FAO, le PNUD et l’UNICEF) servent d’organes d’exécution,
un manuel d’exécution du Projet (MEP) sera préparé lors du démarrage, en
consultation avec les différents ministères chargés de l’eau et le manuel
visera à attribuer un rôle et des responsabilités aux divers acteurs et parties
prenantes, pour garantir les fonctions relatives à la transparence, à
l’obligation des rendre des comptes et au contrôle de l’exécution du projet.
Le manuel contiendra notamment le rôle et les responsabilités de l’organe
d’exécution, de la CEP, du CDP et du cabinet conseil ; une description plus
détaillée des dispositions en matière de mise en œuvre, notamment les
mécanismes des règlements des différends liés à l’accès/au partage des
ressources en eau ; la passation des marchés : les mises à jour du coût
estimatif et du calendrier d’exécution (le cas échéant) ; etc.

3.2.7 Pour séparer les fonctions des membres du Comité directeur du Projet
(CDP) de celle à la fois chargée des prêts de l’organe d’exécution,
l’approbation opérationnelle incombera au CEFFCA et de l’IGAD. Par
conséquent, les fonctions courantes d’exécution du projet comme
l’organisation des passations des marchés, le traitement des demandes de
remboursements, l’établissement de rapports d’activités etc seront remplis
par les ministères chargé de l’eau ainsi que par le centre régional des
ressources de l’Afrique de l’Est. Cette disposition éliminera toutes les
situations potentielles de conflits d’intérêts qui risque de se présenter. Le
MEP décriera en détail le rôle et les responsabilités de l’IGAD, du
CEFFCA, des organes onusiens et de la BAD ainsi que la Banque
mondiale.

3.3 Calendrier d’exécution

3.3.1 La durée de l’exécution du projet est de 30 mois à partir de la date


d’approbation. Le calendrier détaillé d’exécution du projet figure en
annexe2. Quelques-unes des activités et dates clés sont la préparation du
rapport initial eu plus tard au 12 ème mois, l’achèvement du Plan de Gestion
en Ressource de l’Eau au plus tard au 20 ème mois, l’établissement du plan
d’investissement pour les futurs bailleurs de fonds au plus tard au 26 ème
mois et la réalisation des travaux prioritaires au plus tard au 29ème mois.

3.4 Modalités de passation des marchés

3.4.1 Toutes les procédures de passation des marchés du présent projet seront
conformes aux procédures opérationnelles , de la BAD, de la Banque
mondiale et des organes onusiens (PAM, PNUD, UNICEF) ainsi que les
autres bailleurs de fonds.

3.4.2 En tant qu’organe d’exécution, ces organismes cités ci-dessus seront


responsables de l’acquisition des travaux et services, car ils possèdent la
capacité avérée de mettre en œuvre les activités de passation des marchés.
Le texte d’un avis général de passation de marché sera publié dans les sites
web des organes concernés.
3.4.3 Les modalités de passation des marchés sont résumées au tableau 3.1 et
décrites ci-après

Résumé des modalités de passation des marchés (tous les montants en


euros)

La sélection Appel d’offres Sélection de Total


basée sur la régional consultant
qualité et le coût individuels
Services 4.888000 562.000 5.450000
Travaux 550.000 550.000
Total 4.888000 550.000 562.000 6.000000

3.4.4 Services de consultants. Le recrutement d’un cabinet de conseil pour la


préparation du plan directeur de diagnostic et d’expertise, la conception et
la supervision des travaux prioritaires, l’organisation d’ateliers et le
renforcement de capacités (4.888000 euros) s’effectuera suivant la méthode
de sélection basée sur la qualité et le coût. Le Centre Européen
Francophone France-Corne de l’Afrique procédera aux recrutements des
ingénieurs et des chefs de projets du Comité Directeur du projet composé
de la banque mondiale, de la BAD et des organes de l’ONU (PAM, PNUD,
UNICEF) principalement, d’un montant de 562.000 euros sur une période
de 30 mois, en se servant des procédures de sélection des consultants
individuels.

3.4.5 Les contrats de travaux de génie s’élevant à 550.000 euros et consistant en


la réhabilitation des installations de stockage des eaux superficielles et en
des travaux connexes seront exécutés en un ou plusieurs marchés,
l’acquisition des services des entrepreneurs étant effectuée par l’organe
d’exécution au moyen d’un appel d’offres régional (Djibouti, Ethiopie,
Somalie et la Somaliland). De par leur nature, leur taille et leur valeur, les
travaux de construction devant être réalisés sous peine d’être susceptibles
d’attirer des soumissionnaires internationaux, devrait faire consensus pour
qu’un seul pays qui compte un nombre d’entrepreneurs nationaux
suffisamment qualifiés pour garantir le recours à un appel à la concurrence
soit choisi.
3.4.6 Plan de passation des marchés. Durant la phase de démarrage du projet,
l’organe d’exécution préparera un plan de passation des marchés
décrivant :

a) Les contrats particuliers des biens, des travaux et des services de consultants pendant
la durée de vie de vie du projet
b) Les modes d’acquisitions proposés et
c) Les procédures de revue connexes de la Banque Africaine de Développement (BAD)

3.5 Modalités de gestion financière et de décaissement

3.5.1 La gestion financière du projet, qui englobe la budgétisation, la


comptabilité, le contrôle interne, et l’établissement de rapports financiers et
sur les flux de fonds, sera assurée par les représentants des donateurs de
fonds ainsi que leurs partenaires suivant les procédures des donateurs. Les
consultants et les entrepreneurs présenteront à la BAD et à ses partenaires
les états de dépenses et les pièces justificatives, lesquels seront conservés à
des fins d’examen par les auditeurs indépendants du projet à mi-parcours
ou à la fin du projet. La FAE et ses partenaires recruteront et retiendront un
auditeur à cette fin et couvrira le coût y afférent. La banque mondiale, la
BAD et ses partenaires (Organismes onusiens essentiellement) disposent de
l’expertise interne requise pour assurer les fonctions de gestion financière
du projet.

3.5.2 La modalité de décaissement en ce qui concerne les services et les travaux


acquis dans le cadre du projet sera la méthode du paiement direct,
conformément aux règles et procédures de la plupart de bailleurs de fonds.
Le projet entrera en vigueur aux fins de décaissement à la signature de
l’accord du prêt et du don.

3.6 Modalités de suivi, de supervision et d’établissement de rapports

3.6.1 Les partenaires onusiens, la BAD et la Banque mondiale ainsi que leurs
partenaires étant l’organe d’exécution, les activités de suivi et de
supervision seront confiées au Centre régional des ressources de l’Afrique
de l’Est de la BAD (Banque Africaine de Développement). Le centre
supervisera, suivra et évaluera l’exécution du projet conformément aux
règles, règlementations, politiques et procédures applicables de la BAD. Il
recevra un appui consultatif du Département de l’eau et de l’assainissement
et d’autres départements de la Banque, selon le cas.
3.6.2 Le suivi permanent des activités du projet par la BAD sera appuyé par les
Ministères des Eaux des différents pays à travers la Cellule d’exécution du
Projet (CEP). Le Comité directeur passera en revue l’avancement de
l’exécution dans le cadre de ses réunions régulières. La matrice du cadre
logique figurant dans le présent rapport d’évaluation servira de base
d’évaluation axée sur les résultats des produits du projet lors de la mise en
œuvre et après l’achèvement.

3.6.3 Tous les partenaires du projet, en qualité d’organe d’exécution, gérera la


mise en œuvre du projet par le biais de son chef de projet.

3.6.4 Les mêmes partenaires cités plus haut doivent spécifiquement informer le
bailleur de fond principal de l’achèvement de toutes les activités ayant trait
au projet et doivent soumettre dans un délai de six mois un rapport
d’achèvement de projet rédigé, ainsi que d’autres informations raisonnables
demandées par les bailleurs de fonds pour préparer leurs propres rapports
réglementaires sur l’utilisation des fonds transférés.

Efficacités, Durabilité et Risques

4.1 Efficacité et efficience


4.1.1 Toutes les solutions de rechange techniques et liées à l’exécution doivent être
minutieusement passées en revue et analysées durant une mission qui prévoit des
discussions approfondies sur le terrain avec toutes les institutions clés du secteur.
Les solutions de rechange retenues ont été jugées comme constituant la méthode la
plus efficace et efficiente pour aller de l’avant, comme peut montrer la revue ci-
après :

Efficacité

4.1.2 En améliorant la gestion des ressources en eau le projet contribuera aux efforts
déployer par les différents pays pour assurer la sécurité de l’alimentation en
eau et la résilience face aux catastrophes, se remettre des effets de la
sécheresse et d’améliorer les moyens de subsistance.

4.1.3 Le projet vise à renforcer la résilience face aux catastrophes dans toute la
région grâce à un appui des secteurs productifs majeurs auprès des pays de la
région (agriculture/irrigation élevage et agroélevage), en s’attaquant aux
contraintes liées aux ressources hydriques et en élaborant des méthodologies
novatrices pour une utilisation plus efficiente de l’eau qui est rare dans le
contexte régional. Le projet fournira aussi un appui aux secteurs des services
en particulier ceux de l’alimentation en eau potable, ce qui permettra de
protéger le potentiel de santé de base, de nutrition et de développement de la
population, afin de rendre possible la croissance et le développement même
dans des conditions favorables. Ce faisant, les liens entre l’alimentation en eau
pour la consommation humaine et le bétail seront pris en considération.

4.1.4 La mobilisation de financements pour mettre en œuvre les investissements en


aval prévus est essentielle à la création des impacts du projet, étant donné le
manque criard d’infrastructures d’alimentation en eau de la région. Il faudra
travailler avec les partenaires au développement pour assurer leur participation
à tous les stades du projet, en faisant siéger les partenaires clés au Comité
directeur.

Efficience

4.1.5 Après avoir procédé à un examen approfondi des diverses solutions de


rechange pour l’organe d’exécution, il a été décidé que seul le Comité
Directeur du projet apporterait une fonction efficiente au projet et au plan du
coût, en assurant une exécution à temps du projet.

4.1.6 L’option consistant pour la Banque Africaine de Développement et la Banque


mondiale, à remplir la fonction d’organe d’exécution a également été
envisagée, mais il faut reconnaitre que le recours de l’IGAD et du CEFFCA
permettront de séparer dans une certaine mesure ce rôle de celui que joue ces
bailleurs en tant qu’administrateur des fonds, avec comme objectif
l’indépendance et l’objectivité des bailleurs de fonds dans l’exécution de ces
fonctions. A cet égard, l’IGAD et le CEFFCA superviseront la gestion
financière et administrative du projet, passeront en revue et approuveront
l’ensemble des acquisitions et des demandes de décaissements, et encadreront
et suivront l’exécution du projet, le tout en conformité avec les règles,
règlements, les politiques et les procédures en vigueur.

4.2 Durabilité
4.2.1 Les analyses préparées dans le cadre du processus de planification qui
comprendront des évaluations d’impact environnemental et social, des évaluations
économiques et financières, et l’’évaluation des risques et des mesures d’atténuation des
risques liés aux sécheresses, aux inondations, au changements et à la variabilité
climatiques, contribueront à assurer la durabilités des interventions prioritaires devant
être réalisées au titre du projet, ainsi que les interventions proposées dans les plans
d’investissements et qui seront mises en œuvre plus tard dans le cadre d’autres
financements.

4.2.2 Au niveau institutionnel le renforcement des capacités des différents ministère


de l’eau amélioreront leur aptitude à mettre en œuvre les projets en aval, et
suscitera aussi une certaine confiance envers les donateurs potentiels, ce qui
facilitera le financement par eux des plans d’investissement. La participation
de ces ministères à tous les aspects des études contribuera à assurer
l’appropriation du Plan de gestion des ressources en eau et d’investissement. A
Titre d’exemple, durant la réhabilitation des infrastructures d’eau, une
formation et un encadrement seront offerts aux bénéficiaires en vue de susciter
chez eux un sentiment d’appropriation et de renforcer leur capacité d’assurer
l’exploitation et l’entretien des réservoir de stockage d’eau.

4.2.3 Le projet élaborera en outre un cadre convenu et des plans d’action afin
d’améliorer les montages actuels de Partenariat Public/Privé (PPP) pour
l’alimentation en eau et les services connexes. Une participation accrue du
secteur privé, combiné avec une meilleure régulation, contribuera à garantir
une alimentation durable en eau.

4.2.4 La disponibilité durable des ressources en eau constitue une des principales
questions environnementales qui seront abordées lors de l’établissement du
Plan Directeur et dans les approches techniques. Le projet traitera : du stockage
et de l’utilisation des rares ressources en eaux superficielles, surtout dans les
situations de non-disponibilités d’eau souterraine en qualité suffisante ; des
mesures d’efficience liées à la demande ; de la conservation et de la
réutilisation de l’eau ; et des besoins de gestion des ressources en eau pour la
protection de l’environnement, la réhabilitation de la nappe souterraine et
l’érosion fluviale/des ruisseaux. De même, la conception d’un programme de
suivi de l’eau pour améliorer la connaissance des ressources hydriques
disponibles à la mise à jour des plans d’atténuation de la sécheresse font partie
du sujet.

4.2.5 Le projet traite des préoccupations liées à l’équité sociale à plusieurs niveaux.
A titre d’exemple, le niveau de l’évaluation comprendra une revue des
questions des mécanismes d’engagement, de sensibilisation et de participation
des parties prenantes, une attention particulière étant accordée aux femmes et
aux jeunes. Le plan de la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE)
couvrira la préparation d’un plan d’action pour le genre qui tient compte de la
participation et du rôle des femmes dans la gestion des ressources en eau. Dans
le cadre des travaux de réhabilitation prioritaires, des ONG locales seront
mises à contribution pour démontrer la façon de renforcer les capacités par les
communautés, les ménages, les pasteurs, etc. pour satisfaire leurs besoins en
eau et gérer durablement leurs ressources en eau.

4.2.6 Le changement climatique sera abordé à plusieurs stades durant l’étude, à


travers l’accent mis sur des activités précises, comme la préparation de plan
nationaux/régionaux globaux d’adaptation et d’atténuation, et sur le
programme d’investissement dans les infrastructures connexes, l’intégration
d’une analyse rigoureuse des scénarios climatiques dans le cadre des activités
de modélisation et de planification, la préparation ou la mise à jour de plans de
préparation à la sécheresse, etc. La question de la protection des projets devant
être préparés contre les perturbations climatiques sera traitée par le biais de
l’analyse des scénarios, des évaluations des risques, etc dans le cadre des
activités de modélisation/conception.

4.3 Risque et atténuation

4.3.1 Divers risques sont liés à l’exécution du projet

· Désintérêt des donateurs pour le financement des travaux en aval ou des mesures
d’appui au secteur. Ce risque peut être atténuer en veillant à la consultation et à la
participation de partenaires au développement clés à tous les principaux stades de
revue du projet, notamment la revue des rapports initial et intérimaire, de la version
définitive du plan de gestion des ressources en eau, ainsi que du plan d’investissement
et des plans d’action pour l’appui au secteur, afin que les produits du projet répondent
à leurs attentes et besoins. L’IGAD et les gouvernements des quatre régions
concernées par la sécheresse (DJIBOUTI, ETHOIPIE, SOMALIE et le
SOMALILAND) jouent un rôle actif et de l’intérêt potentiels auprès des donateurs à
financer les projets en aval.
· Le risque d’insuffisance des budgets alloués au secteur au niveau des ministères ou
des districts pour la coordination et l’exécution des projets en aval peut être atténuer
en coordonnant la réponse avec les ministères de l’eau de la région et des donateurs en
vue de fournir des financements adéquats pour couvrir les budgets d’exploitation et de
développement, conformément aux résultats de l’établissement du plan directeur.
· Le risque de litiges éventuels qui peuvent survenir, durant la préparation de l’étude, au
sujet de partage de ressources financière et des ressources hydriques transfrontalières,
sera atténué en faisant appel à des coordonnateurs régionaux comme l’IGAD et le
CEFFCA, en consultation avec les organes nationaux/infranationaux appropriés. La
préparation prévue du cadre de partage des avantages facilitera aussi l’adoption du
plan de mise en valeur par l’ensemble des parties prenantes. Les mécanismes de
règlement des différends ayant trait au partage des ressources seront décrits en détail
dans le plan d’exécution du projet.

CONCLUSION ET RECOMMANDATION

4.2 Le projet constitue un pas important dans les efforts déployés par l’IGAD pour mettre
en valeur et gérer durablement ses ressources en eau. La préparation d’un plan de
gestion en eau et d’investissement permettra au projet non seulement d’améliorer la
gestion des ressources hydriques, mais aussi de mobiliser les grands investissements
requis pour développer le secteur. A long terme, le projet devrait avoir un impact
considérable sur les efforts fournis par les pays pour se remettre des effets de la
sécheresse, contribuer à assurer la sécurité de l’alimentation en eau et la résilience face
à la sécheresse, améliorer les moyens de subsistance et appuyer la reprise économique.
4.3 Il est demandé à tous les bailleurs de fonds internationaux d’approuver un don de
6.000000 millions d’euros pour le CEFFCA pour la mise en œuvre du projet décrit
dans le présent Rapport préliminaire de constat et d’évaluation.
Annexes
Annexe 1. coût estimatif (montant en euros)

Description Unité Quantit Coût Coût Coût en


par/mo é Total Total devise
is Unitaire TTC des des
(total/ principa principa
mois) ux ux
bailleur bailleurs
s
Plan de Gestion des
Ressources et
diagnostics de l’eau
Chefs d’équipe/Planificateur 30 3600 108.000 608000
de la mise en valeur
Hydrologue/changement 24 2800 67.200 224000
climatique
Hydrogéologue 24 2800 67.200 168000
Ingénieur-hydraulicien 24 2800 67.200 84000
Ingénieur en infrastructure 24 2800 67.200 168000
Gestion de l’irrigation 24 2800 67.200 252000
Spécialiste de 24 2800 67.200 252000
l’alimentation en eau et de
l’assainissement
Planificateur 24 2800 67.200 196000
régional/Economiste
Agronome/production 24 2800 67.200 196000
végétale
Spécialiste des 24 2800 67.200 168000
sols/planificateur de
l’utilisation des terres
Planificateur 24 28000 67.200 168000
régional/économiste
Spécialiste de l’élevage/des 24 2400 67.200 96000
parcours naturels
Environnementaliste/ 12 3000 36.000 96000
politique de sauvegarde
Système d’information 18 2800 50.400 308000
géographique,
télédétection
Développement 30 2400 72.000 96000
institutionnel
Financement/PPP 30 2800 67.200 84000
Ingénieurs superviseurs 30 3000 90.000 72000
20 Techniciens 30 2000 1.200.00 85000
X30X20 0
Secrétariat Administration 30 1000 30.000 72000
Total partiel 2.390.6 3.42200 0
rémunération 00 0
Autres dépenses
Indemnités (allocation 30 30.000 900.000 426000
quotidienne, hébergement)
Voyage international par 50 4000 200.000 200000
avion voyages
Acquisition de données 24 250.000 500000
(vérification sur le terrain,
image de télédétection)
Transport local et carburant 30 200.000 100000
Dépenses diverses 30 20000 20000
ONG pour l’appui à 30 50000 50000
l’exécution et le
renforcement des capacités
Renforcement des 30 110.000 110000
capacités de la CEP,
voyages d’études, atelier
sur le savoir
Comité directeur, réunions 30 50.000 50000
de revue
TOTAL PARTIEL. 1.780.0 1.45600
DEPENSES 00 0
REMBOURSABLES
COÛT ESTIMATIF (montant en euros) – SUITE…

Description Unité Total Coût Coût Coût en


(Unité/ Total Total devise
Mois) unitaire des pour les
TTC principa principa
ux ux
bailleur bailleurs
s

TOTAL, 4.170.6 4.170.6


PLANIFICATION 00 00
Travaux prioritaires
Réhabilitation des 24 550000 550000
réservoirs d’eau
superficielle
Forage, création de 1.187.40 1.187.40
retenues d’eau, appui 0 0
à l’agriculture et à
l’élevage
TOTAL, TRAVAUX 1.737.4 0 1.737.40
PRIORITAIRES 00 0
Gestion et coordination
du projet
CHEF DE PROJET PRINCIPAL 30 2000 60.000 60.000
(frais, allocation
quotidienne)
CHEF DE PROJET PRINCIPAL 6 voyages 2000 12.000 12.000
(voyage international par
avion)
CHEF DE PROJET PRINCIPAL 30 20.000 20.000
(transport local divers)
TOTAL GESTOIN DU 150.000 150.000 0
PROJET
TOTAL MONTANT DU 4.812.6 4.412.6 1.737.40
PROJET 00 00 0
Provision pour aléas (3°/°) 285714 132.378 52122
TOTAL GENERAL 6.0000 4.544.9 1.789.52
00 78 2
ANALYSE DU CADRE LOGIQUE AXE SUR LES RESULTATS

Pays et intitulé du projet : Corne de l’Afrique – Renforcer la résilience


face au stress hydrique à DJIBOUTI, l’ETHIOPIE, LA SOMALIE et le
SOMALILAND

Objectif du projet du projet : améliorer la gestion des ressources en


eau et mobiliser des investissements pour le secteur de l’eau

CHAINE DE INDICATEURS DE PERFORMANCE Risques/Mesures


RESULATATS d’atténuation
Indicateur Référence Cibles
Contribution aux efforts 1. °/° de la 1. Horizo Horizon 2028 Risque : désintérêt des
visant à assurer la sécurité population n 2025 1. 50°/° de donateurs pour le
de l’alimentation en eau, à disposant 20°/° de la la financement des travaux en
renforcer la résilience face d’un volume population jouit populati aval ou des mesures
aux catastrophes, à se d’eau d’un accès à on jouit d’appui au secteur.
remettre des effets de la adéquat l’eau, du point d’un
sécheresse et à améliorer destinée à la de vue de la accès à Mesure d’atténuation :
les moyens de subsistance consommati quantité et de l’eau, du assurer la participation des
on humaine la qualité point de donateurs clés, pour tenir
et animale. 2. 8000 vue de la tous les bailleurs de fonds
2. Superficie ha de quantité entièrement informés au
Impact

des terres terres et de la sujet du projet.


sur irrigué qualité
lesquelles se es 2. 100.000
pratique 3. 100.00 ha de
l’agriculture 0 PDIP nouvelle Risque : Insuffisance des
irriguée parcelles budgets alloués au secteur
3. Nbr de PDIP irriguées des ministère ou des
dont les 3. 100°/° districts.
moyens de des PDIP
subsistance rentre Mesures d’atténuation :
sont rétablis elles ; coordonner les quatre pays
90°/° de et les donateurs en vue de
la fournir des financements
populati adéquats pour couvrir les
on budgets d’exploitation et de
Mobilisation de financements Pourcentage total des développer, suivant les
pour mettre en œuvre les investissements 90°/° du montant résultats de la planification
investissements en aval prévus en 2024 0°/° en 2024 total d’ici à 2028 de la gestion des
prévus ressources en eau et
l’investissements
Effets

Bon fonctionnement Nombre de


d’institutions de l’eau professionnels de la Risque : litige au sujet du
capables de gérer GIRE en service dans 10°/° de 90°/° des besoins partage transfrontalier des
durablement les ressources des institutions l’effectif et du budgétaires et en ressources en eau
en eau suivant le plan du publiques budget requis personnel prévus
GIRE adéquatement en 2025 d’ici à 2028 Mesure d’atténuation :
financées faire appel à l’IGAD en tant
qu’entité de coordination
régionale, pour atténuer le
risque de différends au
Composante 1 : Préparation d’un plan de gestion intégrée des ressources sujet des ressources
en eau (GIRE) hydriques communes
[Link] initial fournissant [Link] du Aucune en 2024 [Link] du
l’évaluation de la situation et rapport initial rapport Risque : manque de
le plan de travail d’évaluation 12 capacité d’un ministère
[Link] intérimaire [Link] du Aucune en 2024 mois après Atténuation : formation
donnant des détails sur la rapport intérimaire l’approbation du sur le tas
nature et les résultats de projet.
l’analyse et sur les [Link] du
problèmes clés identifié lors rapport
de la préparation du plan. [Link] du plan Aucune en 2024 intérimaire 16
[Link] de la GIRE sur les de GIRE mois après
bassins de drainage [Link] du
plan GIRE 20 mois
après

Calendrier d’exécution du projet sur 30 mois

Activité Durée en mois


1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Démarrage et
décaissement
Délai entre X X
l’approbation
et la signature
Création de la X X
CEP et du
CDP
Acquisition de
services de
consultants
Mise au point
final des
termes de X X X
référence
Déclaration
d’intérêt,
demande et X X X X X X
préparation de
propositions
Evaluation, X X
négociation,
mobilisation
Plan de GIRE
Revue et X X R
évaluation
Analyse X X X
Appui au
secteur,
renforcement
des capacités
Voyage X
d’études
Gestion de
projet
Réunion du X X X
Comité
directeur
Etablissement X X X
de rapports
R = REVUE ET REVISION

Calendrier d’exécution du projet sur 30 mois (suite…)

Activité Durée en mois (suite des mensualités restantes du projet)


1 1 1 1 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 3
6 7 8 9 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0
Préparation du X X X R
plan d’expertises
et de diagnostics
Plan
d’investissemen
t
Préparation des X X X X X R
projets
d’investissement
en aval
Table ronde des X
donateurs
Travaux
prioritaires
Conception X X
Acquisition de
services
d’entrepreneurs
Exécution des X X X X
travaux
Appui au
secteur,
renforcement
des capacités
Voyage d’études X
Ateliers sur le X X
renforcement des
capacités/le savoir
Gestion du projet
Etablissement de X X X X X
rapports

R = REVUE ET REVISION
Profil de l’équipe d’experts

Le CEFFCA et l’IGAD souhaitent recruter un chef de projet qui sera affecté à Djibouti pour
appuyer la préparation de la mise en œuvre d’un plan d’investissement inter-étatique autour
de l’eau. Le chef de projet sera rémunéré à même les fonds du projet. Placé lui-même sous
l’autorité du principal bailleur, de l’IGAD et du CEFFCA, le chef de projet appuiera la
gestion de l’expertise générale du projet.

1. CHEF DE PROJET
Responsabilités et tâches
· Collaborer étroitement avec les principaux bailleurs, les Ministère chargés de l’eau,
ceux chargés de l’agriculture et enfin de l’élevage de Djibouti, ETHIOPIE, SOMALIE
ET SOMALILAND.
· Passer en revue les objectifs et la portée du projet et achever la mise au point des
termes de références de l’étude
· Encadrer et superviser l’ensemble des experts et consultants qui interviendront dans le
cadre du projet, en veillant à leurs obligations contractuelles.
· Préparer un manuel d’exécution du projet (MEP) et superviser la mise en œuvre des
activités conformément au MEP.
· En étroite collaboration avec le l’IGAD et le CEFFCA, créer un Comité directeur du
projet (CDP).
· Animer les réunions régulières du CDP et y participer, et fournir les services de
secrétariat technique pour les activités du CDP
· Assurer la supervision de la Cellule d’exécution du projet (CEP) et lui donner des
orientations sur tous les sujets se rapportant à leurs fonctions dans le cadre de
l’exécution du projet.
· Préparer des rapports d’activité du projet et des rapports d’achèvement de projet selon
un calendrier défini dans le MEP et le rapport d’évaluation du projet en utilisant un
format convenu entre le principal bailleur de fonds du présent projet, l’IGAD et le
CEFFCA.
· S’assurer que tous les ateliers et réunions nécessaires pour l’exécution du projet
(CEP), tels que décrits dans le MEP et/le rapport d’évaluation du projet sont organisés
selon les besoins du projet.
· Réceptionner les rapports, les études et d’autres documents du projet préparés par les
experts et les consultants, le cas échéant, et prendre les dispositions nécessaires pour
leur reproduction et diffusion.
· Représenter et promouvoir le projet
· Assurer des contacts et un dialogue continu avec les principaux donateurs et bailleurs
de fonds clés tout au long du projet, et organiser une table ronde de fin de projet.

· Avoir une expertise sur l’administration des grands projet ruraux et péri-urbain
· Avoir des connaissances approfondies sur la passation des marchés.
Qualifications et expérience
- Détenir un diplôme supérieur en gestion des ressources hydriques, en alimentation en
eau et assainissement, en génie agricole et dans l’élevage ou dans une discipline
connexe pertinente pour le projet.
- Avoir servi pendant au moins 10 comme cadre supérieur dans une institution
pertinente du secteur public ou privé, voire dans une organisation internationale, et
posséder des capacités en gestion et en coordination de projets et programmes de
développement financé au moyen de ressources internationales. Une expérience de
plan de gestion et la préparation de fonds d’investissement sur l’eau est essentielle.
- Être à jour des connaissances sur les questions contemporaines sur la sécheresse,
l’agriculture, l’élevage et l’eau en sur les territoires arides ou semi-arides de la Corne
d’Afrique.
- Maitriser l’anglais et le français. Avoir une aptitude à l’expression d’une des
principales langues parlées (somali, amharique, arabe, etc) sur la Corne de l’Afrique
serait un atout.
- Maitriser les logiciels de bureautiques de base et les réseaux sociaux.

2. Chef d’équipe/planificateur de la mise en valeur des ressources


autour de l’eau
Le chef d’équipe sera responsable de la planification et de la réalisation globale de
l’étude, ainsi que de la coordination et de la gestion des experts proposés pour l’étude.
Il encouragera l’échange de connaissances et d’expériences entre les membres de
l’équipe, assurera la liaison avec les ministères compétents et d’autres prenantes, et
veillera à l’établissement en temps utile de rapports exacts. En tant que responsable de
la mise en valeur des ressources en eau et de son halo, il sera chargé de l’étude de la
répartition globale de l’eau et de l’élaboration du plan directeur, ainsi que de la
préparation du projet de mise en valeur des ressources en eau. Il détiendra au
minimum un master en génie des ressources hydriques et possédera au moins 20 ans
d’expériences acquise en partie en Afrique ou dans une zone aride ou semi-aride et
ayant trait à la planification et à la modélisation des bassins fluviaux, à la gestion et à
la mise en valeur intégrée des ressources en eau.

3. Hydrologue
L’hydrologue sera titulaire au minimum d’un master en hydrologie et justifiera d’au
moins 15 ans d’expérience des projets liés aux ressources en eau. Il lui incombera de
recueillir et d’analyser l’ensemble des données hydrométéorologiques disponibles et
de procéder à l’évaluation globale des ressources en eaux superficielles des bassins au
niveau des quatre pays et au niveau de la région concernée qu’est la frontière aride qui
traverse ces quatre pays, d’établir des paramètres de conception hydrologiques pour
les options identifiées de mise en valeur des ressources hydriques dans les bassins.
4. Hydrogéologue
L’hydrogéologue détiendra au minimum un master en hydrogéologie et au moins 15
ans d’expérience des projets ayant trait à la gestion des eaux tant souterraines que
superficielles dans un environnement aride et semi-aride. Il sera chargé d’évaluer
l’emplacement, la quantité, la qualité et l’état des ressources en eaux souterraines de
ces bassins, et de préparer la revue de la carte géologique et hydrogéologique des
bassins. En coordination avec l’ingénieur en ressources hydrique et en irrigation, il
élaborera des propositions d’utilisation des eaux souterraines pour l’irrigation, le bétail
et l’alimentation en eau potable.

5. Ingénieur hydraulicien
L’ingénieur-hydraulicien aura au minimum un master en hydraulique et au moins 10
ans d’expérience des projets nécessitant la planification des bassins fluviaux, une
étude de faisabilité, une conception détaillée et une supervision. Il lui reviendra
d’évaluer les types de barrages, de préparer les dessins conceptuels, d’établir la base
de données des coûts devant servir à estimer les coûts d’investissement des projets
hydroélectriques, d’irrigation et de mise en valeur des ressources en eau à des fins
multiples.

6. Ingénieur en infrastructure
L’ingénieur en infrastructure détiendra au minimum un master en conception des
travaux de génie civil et justifiera une expérience d’au moins 10 en planification et
conception des infrastructures, en ce qui concerne la planification et la réalisation de la
mise en valeur des ressources en eau. Il sera chargé d’évaluer les types d’ouvrages de
génie civil, notamment les routes, les installations de stockage et de
commercialisation, etc, de préparer les dessins conceptuels, ainsi que d’établir la base
de données des coûts devant servir à estimer les coûts d’investissement.

7. Ingénieur en irrigation
L’ingénieur en irrigation aura au minimum un master en génie de l’irrigation et au
moins 10 ans d’expérience pertinente. Il travaillera en étroite collaboration avec
l’hydrologue, l’hydrogéologue, l’ingénieur en infrastructure, l’agronome et
l’environnementaliste en vue d’élaborer des propositions d’utilisation de l’eau pour
l’irrigation et l’alimentation du bétail, sélectionnera et concevra des systèmes
appropriés d’irrigation durable pour les projets à l’étude. L’ingénieur en irrigation sera
responsable au niveau de l’étude de préfaisabilité, de l’identification et de la
conception de projets d’irrigation pertinents, ainsi que de l’évaluation des besoins en
matière de réhabilitation du système existant.
8. Spécialiste de l’alimentation en eau et de l’assainissement
Ce spécialiste détiendra au minimum un master en alimentation en eau et
assainissement et justifiera d’une expérience d’au moins 10 ans dans les domaines de
la planification, de la conception et de la promotion de l’hygiène. Il passera en revue la
situation existante en matière d’alimentation en eau et d’assainissement en milieu rural
et urbain, et identifiera les options de développement permettant d’assurer l’accès au
niveau local et régional. Il préparera un programme régional d’alimentation en eau et
d’assainissement en milieu rural, ainsi que des stratégies et plan directeur
d’alimentation en eau et d’assainissement. Il identifiera et préparera des programmes
et projets prioritaires d’alimentation en eau en milieu urbain et rural aux fins
d’investissement.

9. Planificateur régional/Economiste
Le planificateur/Economiste sera titulaire au moins d’un master en économie et
possédera 15 à 20 d’expérience en planification et en préparation du plan directeur des
ressources en eau. Il réunira des informations sur le pays, analysera la situation
économique, sociale et de production, et préparera des propositions sur diverses
approches et options de mise en valeur des ressources en eau. Il effectuera une analyse
des scénarios et proposera les stratégies de développement et les plans d’action à court
et à long terme, en coordination avec d’autres membres de l’équipe. Il procédera à
l’évaluation économique et financières générale, à l’évaluation du coût d’opportunité
de l’eau, à la détermination de la sensibilité des résultats aux changements des
variables clés, et à l’établissement du calendrier d’investissement du projet. Il
participera aussi à la préparation du cadre politique, en consultation avec les
décideurs, en vue d’élaborer du projet et de rapports sur la hiérarchisation des phases
d’un plan de financement et de développement.

10. Agronome
L’agronome détiendra au minimum un mas en agriculture aride et semi-aride et
possédera une expérience d’au moins 10 ans acquise en Afrique. Il lui incombera
d’identifier les cultures/méthode de culture et d’irrigation adaptées aux différentes
conditions agroclimatiques et catégories de terrain, les plans de développement de
l’agriculture irriguée pluviale à petite, moyenne et grande échelle, les service d’appui
à l’agriculture et les débouchés commerciaux, et de formuler de recommandations
pour l’amélioration. Il passera également en revue les politique, stratégies et lois
antérieurs et en vigueur.

11. Spécialiste des sols/Planificateur de l’utilisation des terres


Ce spécialiste sera titulaire d’un master en science des sols ou en planificateur de
l’utilisation du sol et justifiera d’au moins 5 ans d’expérience des projets nécessitant le
recours à la prospection pédologique, à la télédétection et aux techniques
d’utilisation/évaluation des terres. Il lui reviendra de passer en revue et de contrôler les
cartes existantes de classification et d’utilisation des sol, de déterminer la capacité et
l’adaptabilité des terre, d’identifier sur carte les projets potentiels d’agriculture
irriguée et pluviale, ainsi que les besoins en matière de conservation des sols et de
gestion des bassins versants, et de préparer le plan d’utilisation des terres.

12. Spécialiste de l’élevage


Ce spécialiste détiendra un master en production animales ou dans des disciplines
connexes, avec une expérience des systèmes de production tropicale et de la gestion
des parcours, et il aura une expérience professionnelle pratique d’au moins 10 ans en
Afrique. Il sera chargé d’évaluer : les systèmes existants de production et la gestion de
celle-ci ; les améliorations requises pour moderniser le système de production ; le
besoin de gestion des ressources en eaux aux fins de production d’aliments pour
animaux et de consommation du bétail ; et les besoins en matière de l’eau des réserves
fauniques.

13. Environnementaliste (politique de sauvegarde)


L’environnementaliste sera titulaire d’un master en sciences environnementale ou dans
une discipline connexe, et aura une expérience pertinente de 15 à 20 ans en analyse
des aspects positifs et négatifs de la mise en valeur des ressources en eau. Il possédera
une expérience de l’évaluation des impacts des programmes/projets de développement
sur l’environnement, et il collaborera avec d’autres membres de l’équipe pour intégrer
systématiquement les questions et les préoccupations transversales dans l’évaluation
environnementale stratégique, en ce qui concerne le plan et programmes proposés de
mise en valeur des ressources en eau au niveau régional et des bassins.

14. Sociologue/spécialiste du genre (politique de sauvegarde)


Ce spécialiste détiendra au minimum un master en sociologie, en socioéconomie ou
dans une discipline connexe, avec une expérience d’au moins 10 ans acquise sur le
terrain en Afrique. Il possédera une expérience en matière de réalisation des études
d’impact social. Le sociologue sera responsable de la collecte et de l’analyse
d’information et de données sur les facteurs socioéconomiques et culturels qui influent
sur le développement du secteur de l’eau, comme les régimes de propriétés foncière,
les rôles liés au genre, la pauvreté, la santé, la migration de la population, les sources
de revenu de rechange et la prise de décision concernant un vaste éventail de questions
de production et de commercialisation. Le spécialiste évaluera l’adéquation du cadre
juridique, institutionnel et politique aux niveaux nationaux que régional pour la prise
en compte systématique des questions de genre et d’autonomisation des femmes et
formulera des commentaires portant sur les questions de genre en vue de l’évaluation
des impacts environnementaux et sociaux.
15. Expert en système d’information géographique/en
télédétection
L’expert sera au minimum titulaire d’un master en télédétection et en application du
système d’information géographique. Ses principales tâches consisteront à mettre en
œuvre la base de données des ressources naturelles des bassins, à publier un recueil de
carte de base thématiques, à analyser les données en vue de l’élaboration du plan
directeur, et à publier un atlas de la planification. Il assurera la coordination et la
formation du personnel du projet dans le même domaine. Il sera aussi chargé de
l’identification et de la planification des images de télédétection, de l’installation du
système de traitement des images, et de l’élaboration des cartes thématiques.

16. Spécialiste institutionnel


Ce spécialiste détiendra un master dans tout domaine thématique pertinent, avec une
expérience pertinente de 10 ans en évaluation et développement institutionnels, en
analyse et élaboration de la politique, en régulation sectorielle et en analyse du cadre
juridique des pays en développement. Son expérience doit avoir trait tout
particulièrement au développement du secteur public et à l’établissement d’un rôle
précis pour le secteur privé dans la prestation des services, comme dans le cadre de
partenariat public/privé (PPP)

17. Spécialiste de PPP


Ce spécialiste sera titulaire au minimum d’un master en administration des affaires et
posséderai au moins 5 ans d’expérience en élaboration de projets de PPP, acquise pour
l’essentiel dans le secteur de l’eau. Il lui incombera de passer en revue l’expérience de
la région en matière de PPP dans le secteur de l’eau. Il identifiera les enseignements
tirés et les domaines où une amélioration s’impose.

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