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Module Electronique de Puissance

L'électronique de puissance est une branche de l'électrotechnique qui traite de la conversion statique de l'énergie électrique à l'aide de convertisseurs. Ce document aborde les composants électroniques de puissance tels que les diodes, thyristors, triacs et transistors, en détaillant leur fonctionnement, caractéristiques, critères de choix et protections. L'importance croissante de cette discipline dans des domaines variés comme les énergies renouvelables et les systèmes de propulsion souligne son rôle essentiel dans l'ingénierie électrique.

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Thèmes abordés

  • systèmes de propulsion,
  • caractéristiques Tension-Coura…,
  • réseaux intelligents,
  • redresseurs,
  • protection en di/dt,
  • caractéristiques des MOS,
  • systèmes de commande,
  • caractéristiques des IGBT,
  • caractéristiques des diodes,
  • caractéristiques des thyristor…
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Module Electronique de Puissance

L'électronique de puissance est une branche de l'électrotechnique qui traite de la conversion statique de l'énergie électrique à l'aide de convertisseurs. Ce document aborde les composants électroniques de puissance tels que les diodes, thyristors, triacs et transistors, en détaillant leur fonctionnement, caractéristiques, critères de choix et protections. L'importance croissante de cette discipline dans des domaines variés comme les énergies renouvelables et les systèmes de propulsion souligne son rôle essentiel dans l'ingénierie électrique.

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  • systèmes de propulsion,
  • caractéristiques Tension-Coura…,
  • réseaux intelligents,
  • redresseurs,
  • protection en di/dt,
  • caractéristiques des MOS,
  • systèmes de commande,
  • caractéristiques des IGBT,
  • caractéristiques des diodes,
  • caractéristiques des thyristor…

1

INTRODUCTION A L’ELECTRONIQUE DE PUISSANCE

L'électronique de puissance est l'une des branches de l'électrotechnique, elle concerne


l’étude de la conversion statique de l'énergie électrique, la conversion est réalisé au moyen des
convertisseurs permettant de changer la forme de l'énergie électrique disponible en une forme
appropriée à l’alimentation d’une charge.
L'électronique de puissance comprend l'étude, la réalisation, la maintenance :
 Des composants électroniques utilisés en forte puissance.
 Des structures des convertisseurs de la commande de ces convertisseurs.
 Des applications industrielles de ces convertisseurs.

En conclusion, l'électronique de puissance est une discipline en constante évolution qui


explore les dispositifs, les convertisseurs et les systèmes pour la conversion et la gestion
de l'énergie électrique à des niveaux de puissance élevés. Son importance croissante
dans divers domaines tels que l'alimentation électrique, les systèmes de propulsion, les
énergies renouvelables et les réseaux intelligents en fait un domaine d'étude essentiel
pour l'ingénierie électrique.
On distingue généralement quatre grandes fonctions des convertisseurs de l'électronique
de puissance :
2

CHAPITRE I : LES COMPOSANTS ELECTRONIQUES DE PUISSANCE

Les composants électroniques qui nous intéressent dans ce chapitre fonctionnent en


commutation, c,à,d qu’ils fonctionnent comme interrupteur : soit il est ouvert, soit il est
fermé.
Certains sont command ables soit à l’ouverture seulement, soit à la fermeture seulement
ou à la fermeture et à l’ouverture.
I.2. DIODE DE PUISSANCE :
I.2.1 Présentation :
La diode de puissance Figure ci-dessous, est un composant électronique unidirectionnel
non commandable (ni à la fermeture ni à l’ouverture). Elle n’est pas réversible en tension et ne
supporte qu’une tension anode-cathode négative ( V AK < 0 ) à l’état bloqué. Elle n’est pas réversible en
courant et ne supporte qu’un courant dans le sens anode-cathode positif à l’état passant ( i AK >0 ).

Fig. I.1: Symbole de la diode »


I.2.2. Principe de fonctionnement :
Le fonctionnement de la diode s’opère suivant deux modes :
Diode passante (ON), tension V AK =0pour i AK >0
Diode bloquée (OFF), courant i AK =0 pour V AK <0
Diode bloquée : V AK <0 , i AK =0 Diode passante : V AK =0, i AK >0

Fig. I.2.:
I.2.3. Caractéristique Tension-Courant :
Valeurs maximales admissibles :
3

IF max : courant direct (Forward) maximal admissible.


VRmax : tension inverse (Reverse) maximale admissible.
Tension de seuil (ou de "déchet") :
Vd =0,6 à 0,7 V
Phénomène "d’avalanche" : danger !

Fig. I.3 : Caractéristiques Tension-Courant de la diode


I.2.4. Critères de choix d’une diode :
Avant tout dimensionnement en vue de choisir les composants, on se base sur les valeurs
extrêmes de ces grandeurs qui sont prises en considération :
 la tension inverse de V AK à l’état bloqué ;
 le courant moyen de i AK ( ⟨ i AK ⟩ )à l’état passant ;
Remarque : Par sécurité de dimensionnement, on applique un coefficient de sécurité (de 1,2 à 2) à ces
grandeurs.
I.2.4.1. Photo image d’une diode de puissance

Fig. I.4 : Diode de puissance


I.2.5. Protection de la diode :
1. Protection contre les surintensités :
Cette protection est assurée par un fusible ultra rapide (UR) dont la contrainte thermique
est plus faible que celle de la diode. (Si bien qu’il « fond » avant la diode.)

Fig. I.5. : Fusible ultra rapide


2. Protection thermique :
a. Refroidissement naturel :
En fonctionnement normal, la jonction PN soumise le risque d’atteindre une température
trop élevée (θjmax donnée par le constructeur). Pour palier cet inconvénient, le composant est monté
sur un dissipateur thermique ou « radiateur » pour assurer l’évacuation de l’énergie thermique.
4

b. Refroidissement par ventilation forcée :


Il est utilisé pour les composants de moyennes puissances.

c. Refroidissement à eau ou à huile:


Il est réservé aux composants de forte puissances, le liquide circulant dans le radiateur
pour évacuer la chaleur.

Fig. I.6 : Dissipateur thermique


3. Protection en dv /dt et di/dt :
Les semi-conducteurs sont très sensibles aux variations brutales de tension et de courant
qui apparaissent lors des commutations. Contre les variations de courant, on utilise une inductance (qui
retarde le courant) tandis que le condensateur retarde la tension.

I.3. THYRISTOR (SCR) :


I.3.1. Présentation :
Le thyristor est un composant électronique unidirectionnel(le courant passe dans un seul
sens) commandé à la fermeture, mais pas à l’ouverture Figure ci-dessous. Il est réversible en tension
et supporte des tensions V AK aussi bien positives que négatives.
Il n’est pas réversible en courant et ne permet que des courants i AK positifs, c’est à dire
dans le sens anode-cathode, à l’état passant.

Anode

Gâchette
Cathode
Fig. I.9 : Symbole du thyristor
I.3.2 Principe de fonctionnement :
Le fonctionnement du thyristor s’opère suivant deux modes :
L’état passant (ON) :
L’amorçage du thyristor est obtenu par un courant de gâchette i Gpositif d’amplitude
suffisante alors que la tension V AK est positive.
Cet état est caractérisé par une tension V AK nulle et un courant i AK positif.
L’état bloqué (OFF) :
En distingue deux types de blocage :
 Blocage naturelle par annulation du courant i AK .
 Blocage forcée par inversion de la tension V AK .
5

Fig. I.10
I.3.3. Caractéristique Tension-Courant :
Valeurs maximales admissibles :
IFmax : courant direct (Forward) maximal admissible.
VDRM: tension maximale directe répétitive.
VRRM : tension maximale inverse répétitive.
tension de seuil (ou de "déchet") :
Vd =0,6 à 0,7 V

Fig. I.11 : Caractéristiques Tension-Courant du thyristor


I.3.4 Critères de choix d’un thyristor :
Après avoir établi les chronogrammes de fonctionnement du thyristor ( v AK et i AK ) dans le
système envisagé, on calcule les valeurs extrêmes prises par :
 la tension inverse V RRM ou directe V DRM maximale de v AK ;
 le courant moyen de i AK à l’état passant ;
Remarque : De la même manière que la diode, on applique un coefficient de sécurité (de 1,2 à 2) à ces
grandeurs.
Les figures ci-dessous illustrent les différentes formes physiques du thyristor.

Fig. I.12 : Différents formes du thyristor


6

I.3.5 Protection du thyristor :


Pour la protection contre les surintensités, les surtensions, la variation brusque et
thermique ne diffère.
Protection contre les di/dt :

Au début de l'amorçage du thyristor, seule une petite partie de la jonction est conductrice.
Si la vitesse de croissance du courant principal est trop importante, elle peut entraîner des densités de
courant énormes qui vont détruire le composant. Pour limiter ce phénomène, on utilise des petites
inductances en série avec le thyristor.

Fig. I.13 : Protection du thyristor contre di/dt


Protection contre les dv /dt :
Si la tension anode-cathode augmente trop rapidement, elle peut entraîner un amorçage
intempestif du thyristor (sans signal de gâchette). Pour neutraliser ce phénomène, on utilise le circuit
suivant :

Fig. I.14 : Protection du thyristor contre dv/dt


Lorsqu'un sur tension présente entre les points A et B, le condensateur se charge à travers
D et l'impédance de la ligne. La tension V ak évolue plus lentement (comme aux bornes du
condensateur). La résistance R intervient lors de l'amorçage commandé et limite le courant de
décharge du condensateur dans le thyristor.

I.4. THYRISTOR GTO :


I.4.1. Présentation :
Le thyristor GTO (Gate Turn Off) est une évolution du thyristor classique qui a la propriété
de pouvoir être bloqué à l'aide de la gâchette, contrairement aux thyristors classiques. Il est utilisé
pour les commutations des fortes puissances.
SYMBOLE DU THYRISTOR GTO :
La figure ci-dessous illustre le symbole du thyristor GTO

Fig. I.15 : « Symbole du thyristor GTO »


I.4.2 Principe de fonctionnement :
L’état passant (ON) :
7

Un GTO s'amorce par la gâchette (avec V gK >0) comme un thyristor ordinaire. Le courant
de gâchette peut être de quelques ampères. Une fois la conduction amorcée, elle se maintient.
L’état bloqué (OFF) :
Le mode de blocage spécifique du GTO consiste à détourner le quasi totalité du courant
d'anode dans la gâchette. En pratique, on applique donc une tension négative sur la gâchette
( V gk < 0 ) pour détourner le courant. L'opération doit avoir une durée minimale pour assurer un blocage
fiable.

Fig. I.16 : Thyristor de puissance GTO


I.5. TRIAC
I.5.1 Présentation
Le triac est un composant électronique bidirectionnel (le courant passe dans les deux
sens) commandé à la fermeture. C’est l’équivalent de deux thyristors montés tête-bêche et
commandés par une seule gâchette.

Fig. I.5.1.a : Symbole de triac Fig. I.5.1.b : Photo image du triac


I.5.2. Principe de fonctionnement
L’état passant (ON) :
Pour commander le triac, un courant doit passer par la gâchette (une impulsion pour des
valeurs positive).
L’état bloqué (OFF) :
Une fois amorcé, il reste passant. Pour le désamorcer, il faut annuler le courant Anode 1/
Anode 2.
I.5.3. Caractéristique Tension-Courant :
Valeurs maximales admissibles :
IFmax : courant direct ou inverse maximal admissible
VDRM : tension maximale directe répétitive
VRRM : tension maximale inverse répétitive
8

Fig. I.18: Caractéristique Tension-Courant du triac


I.5.4. Amorçage du TRIAC
Il existe deux modes d’amorçage du triac :
- amorçage par dépassement de ± VBO qui est peu utilisé ;
- amorçage par courant de gâchette qui présente quatre cas possibles, suivant le quatre
quadrants de la figure I.19

EE2(+)
2 (+)
E2(+)
G(-) G(+) (I)
(II) IG moyen IG faible

E1 E1

IG
EE2(+)
2 (+)
(III) E2(-) G(+)
G(-) (IV)
IG moyen IG fort

E1 E1

Fig. I.19 : Sens de courant de gâchette et de tensions VE2E1 par amorçage de triac

La figure ci ‘- dessous illustre le schéma type de commande d’un triac en mode I et IV, le
courant de gâchette étant alors positif par rapport au potentiel de l’anode A1.
VDD

Charge

A2
Secteur
µC
IG
A1
9

I.5.5. Contraintes d’utilisation du triac


I.5.6. Protection complémentaire d’un triac
En dehors du circuit RC, on peut protéger le triac par une varistance ou une TRANSIL en
parallèle sur les anodes, ce qui élimine les dv/dt excessif, dus à des surtensions parasites du secteur
230V.
Un réseau RC peut néanmoins être maintenu pour atténuer les dv/dt présents lors des
commutations d’état du triac et dont le niveau n’est pas suffisant pour rendre active la varistance ou la
TRANSIL.
E E
G 1 G 1

E E
I.5.9. Applications du TRIAC
2
2

Le triac est essentiellement appliqué en courant alternatif dans :


- le contacteur statique ;
- le circuit de démarrage des moteurs alternatifs ;
- les variateurs de puissance (gradateurs) par exemple :
 variateur de l’intensité lumineuse ;
 variateur de vitesse ;
 variateur de température.

I.6. LE DIAC :
I.6.1 Présentation :
Le diac (Diode Alternatif Current) est un élément semi conducteur à deux électrodes. C’est
un composant électronique à amorçage bidirectionnel par la tension à ses bornes. Il est souvent utilisé
en électronique de puissance pour déclencher les triac et les thyristors (circuits de commande).

Fig. I.20 : Symbole de diac


I.6.2 Principe de fonctionnement :
Le diac ne conduit pas le courant tant qu'une tension appliquée à ses bornes est inférieure
à une certaine valeur notée V BO (Break over voltage) souvent comprise entre 20 et 35 volts dans les
deux sens.
10

Lorsque cette tension d’avalanche est atteinte, le diac entre en conduction (amorçage), il
serait assimilé à un interrupteur fermé, dans ce cas la tension entre ses deux électrodes serait
pratiquement nulle.

Fig. I.21 : Caractéristiques Tension-Courant du diac


I.7. TRANSISTOR BIPOLAIRE DE PUISSANCE :
I.7.1 Présentation :
Parmi les deux types, NPN et PNP, le transistor de puissance existe essentiellement dans
la première catégorie. Le transistor est un composant totalement commandé: à la fermeture et à
l’ouverture. Il n’est pas réversible en courant, ne laissant passer que des courants de collecteur i c
positifs. Il n’est pas réversible en tension, n’acceptant que des tensions V CE positives lorsqu’il est
bloqué.

Fig. I.22 : Transistor bipolaire de puissance


I.7.2 Principe de fonctionnement :
Transistor bloqué (B) ou OFF :
Etat obtenu en annulant le courant i B de commande, ce qui induit un courant de collecteur
nul et une tension V CE (tension de source). L’équivalent d’un commutateur ouvert.
Transistor saturé (S) ou ON :
Ici, le courant i B est tel que le transistor impose une tension V CE nulle tandis que le
courant i C atteint une valeur limite dite de saturation, i Csat . L’équivalent d’un commutateur fermé.
11

Fig. I.23 :
Modes de fonctionnement du transistor :

I B=0 I C =0 (commutateur ouvert)


I B >0 I C =β . I B (Amplificateur)
I B=I Bsat I C =I Cmax (commutateur fermé)
I.7.3 Critères de choix d’un transistor :
Après avoir établi les chronogrammes de fonctionnement (V CE et i C ), on calcule les
valeurs extrêmes prises par :
 la tension V CE (à l’état bloqué) ;
 le courant max i C (à l’état saturé).

Fig. I.24 : Transistor de puissance


I.7.4 Protection du transistor :
La protection est assurée par l’intermédiaire d’un circuit électronique qui mesure i C ou i E et
interrompe la commande en cas de danger.

I.8. TRANSISTOR MOS DE PUISSANCE :


I.8.1 Présentation :
Le transistor MOS est un composant totalement commandé: à la fermeture et à
l’ouverture. Il est rendu passant grâce à une tension V GSpositive (de l’ordre de quelques volts). La
grille est isolée du reste du transistor, ce qui procure une impédance grille-source très élevée. La grille
n’absorbe donc aucun courant en régime permanent. La jonction drain-source est alors assimilable à
une résistance très faible (interrupteur fermée). On le bloque en annulant la tensionV GS.
12

Fig. I.25 : « Symbole de transistor MOS»


I.8.2 Principe de fonctionnement :
Transistor bloqué ou OFF :
L’équivalent d’un commutateur ouvert.
V GS=0 I D =0

Transistor saturé ou ON :
L’équivalent d’un commutateur fermé.
V GS >0 I D> 0

I.9. TRANSISTOR IGBT : (Insulated Gate Bipolar Transistor)


Petite Histoire (l’IGBT un compromis MOSFET-BJT)

Un interrupteur idéal doit avoir les caractéristiques suivantes: impédance nulle à l’état
fermé et infinie à l’état ouvert, puissance consommée et temps de commutation nuls. On peut donc
avancer qu’un interrupteur idéal n’existe pas aujourd’hui et n’existera pas d’avantage demain.
Les deux plus célèbres composants électroniques réalisant la fonction interrupteur sont: le
transistor bipolaire et le transistor MOS. Le premier présente comme avantages une faible tension
de déchet à l’état passant et le pouvoir de commuter de forts courants, mais nécessite une puissance
de commande non négligeable et sa fréquence de travail est relativement basse. Le MOS quant à lui,
connu pour des fréquences de travail plus élevées et une puissance de commande presque nulle, est
limité par sa tension de déchet qui est importante pour des dispositifs mettant en jeu des hautes
tensions (quelques centaines de Volts).
Depuis 1979, se développe l’idée d’intégrer sur une même puce un transistor MOS et un
transistor bipolaire afin de profiter des avantages de chacun des deux dispositifs en évitant au mieux
leurs inconvénients. Cet assemblage a donné naissance à une variété de dispositifs:
- IGT (Insulated Gate Transistor) par General Electric [BAL.ALG 84];
- GEMFET (Gain Enhaced MOSFET) par Motorola;
- COMFET (Conductivity Modulated FET) par RCA [RUS.GGN 83]
Tous ont permis d’aboutir vers ce qu’on appelle aujourd’hui l’IGBT (Insulated Gate Bipolar Transistor).

Fig. I.27 : Symbole de transistor IGBT

Composant Symbole Commande Source Fonctionnement


13

Diode Non commandable Alternative Courant

Commande à la
Thyristor fermeture par Alternative Courant
impulsion positive

Commande à la :
 fermeture par impulsion
Thyristor Alternative
positive Courant
GTO ou continu
 l’ouverture par impulsion
négative

Commande à la
fermeture par
Triac Alternative Courant
impulsion positive ou
négative

Commande à la :
 fermeture par un courant
Transistor
positive Continu Courant
bipolaire
 l’ouverture par
annulation du courant

Commande à la :
 fermeture par une
Transistor
tension positive Continu Courant
IGBT
 l’ouverture par
annulation de tension

CHAPITRE II : TYPES DE COMMANDE ELECTRONIQUE DES MOTEURS

II.1. Introduction
La commande de vitesse des moteurs constitue l’application la plus importante de
l’électronique de puissance. Les installations industrielles utilisent de plus en plus des variateurs
électroniques de vitesse à thyristors, soit pour obtenir la vitesse d’entraînement optimale de machines
14

pour chaque étape d’un procédé industriel, soit pour asservir la vitesse d’un ou de plusieurs moteurs
entraînant des équipements électromécaniques. Dans le cas des entraînements contrôles à vitesse
variable, on utilise principalement les moteurs à courant continu à excitation séparée et les moteurs à
courant alternatif triphasés asynchrones.

Commande de moteurs à courant continu


Les moteurs à courant continu sont alimentés à partir :
 d’un réseau alternatif (monophasé ou triphasé) par l’intermédiaire de redresseur à
thyristors (Figure II.1);
 de redresseurs à diodes suivis de hacheurs à thyristor (Figure II.2);
 d’une batterie d’accumulateurs par l’intermédiaire d’hacheurs à thyristors (Figure II.3).

FIGURE II.1 REDRESSEUR À THYRISTORS

FIGURE II.2 REDRESSEUR ET HACHEUR DE COURANT

FIGURE II.3 HACHEUR DE COURANT

Commande de moteurs asynchrones triphasés


Depuis les années 70, on utilise de plus en plus des moteurs à courant alternatif
(synchrones et asynchrones). Ces moteurs sont plus robustes que les moteurs à courant continu ayant
des performances similaires et leur coût est moins élevé.
Les moteurs à courant alternatif sont alimentés par des tensions et des fréquences
variables à partir :
 de gradateurs à thyristors (Figure II.4) ;
 d’onduleurs autonomes à fréquence variable (FigureII.5) ;
 de cyclo convertisseurs (Figure II.6).
15

FIGURE II..4 GRADATEUR

FIGURE II..5 ONDULEUR AUTONOME À FRÉQUENCE VARIABLE

FIGURE II..6 CYCLOCONVERTISSEUR

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