REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE L’E.S.U
I.S.C/GOMA
Travail présente dans le cadre du cours de norme comptable
Travail présenté par KAMBALE VYASOYA Elie
ANNEE ACADEMIQUE 2024
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Introduction générale
L’information financière est essentielle pour permettre aux parties prenantes (investisseurs,
créanciers, actionnaires, etc.) de prendre des décisions éclairées concernant la santé financière d’une
entreprise. Parmi les différents états financiers utilisés à cette fin, l’état des flux de trésorerie occupe
une place centrale en fournissant des informations sur la capacité d’une entreprise à générer des
liquidités et à financer ses besoins. En 1992, l’International Accounting Standards Board (IASB) a
introduit l’IAS 7, une norme comptable qui régit la présentation des flux de trésorerie dans les états
financiers. Cette norme vise à offrir une vision claire et détaillée des flux de trésorerie d’une entité,
en distinguant les flux liés aux activités opérationnelles, d'investissement et de financement.
L'IAS 7 est devenue un outil fondamental pour analyser la solvabilité, la liquidité et la rentabilité
d’une entreprise. Elle répond ainsi à un besoin croissant de transparence et de comparabilité dans
l’information financière. Dans ce travail, nous nous intéresserons à l’application de l'IAS 7 en tant que
norme comptable, à son impact sur la présentation des états financiers et aux enjeux qu’elle soulève
pour les entreprises et les utilisateurs de ces états. Plus spécifiquement, nous analyserons ses
principes fondamentaux, ses exigences en matière de présentation des flux de trésorerie, ainsi que
les implications de son application dans un contexte mondial marqué par des normes comptables
harmonisées.
Nous aborderons, dans une première partie, les objectifs et les principes directeurs de l'IAS 7.
Ensuite, nous étudierons les catégories de flux de trésorerie et leur traitement comptable. Enfin,
nous analyserons les défis que cette norme pose, tant pour les entreprises qu’à travers les
perspectives des parties prenantes.
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Chapitre 1 : Introduction à la norme IAS 7 - États
de flux de trésorerie
1.1 Contexte et objectifs de la norme IAS 7
La norme IAS 7, intitulée "États de flux de trésorerie", fait partie du cadre normatif des Normes
Internationales d'Information Financière (IFRS) et a pour objectif principal de fournir des
informations sur les flux de trésorerie d'une entreprise. Ces informations sont essentielles pour
comprendre comment une entreprise génère et utilise ses liquidités et équivalents de liquidités,
permettant ainsi aux utilisateurs des états financiers de mieux évaluer la capacité de l'entité à
générer des flux de trésorerie à l'avenir.
Les flux de trésorerie représentent les mouvements d'argent et d'équivalents de liquidités entrant et
sortant de l'entreprise. La présentation de ces flux permet aux parties prenantes (investisseurs,
créanciers, gestionnaires, etc.) de mieux apprécier la liquidité de l'entreprise, sa capacité à faire face
à ses obligations financières à court terme et à financer ses projets de croissance.
La norme IAS 7 a été introduite par le Comité des Normes Comptables Internationales (IASC) en
1992, puis a été adoptée et modifiée par l'International Accounting Standards Board (IASB). Elle est
aujourd'hui une norme IFRS essentielle, applicable dans le cadre des rapports financiers des
entreprises cotées en bourse et dans d'autres secteurs suivant les standards internationaux.
1.2 Portée et application de la norme IAS 7
La norme IAS 7 s'applique aux états financiers consolidés et individuels des entités qui sont soumises
à l'application des normes IFRS, en particulier pour les entreprises cotées en bourse et les groupes
internationaux. L'objectif de l'IAS 7 est de garantir que l'information sur les flux de trésorerie est
présentée de manière cohérente, transparente et utile pour les parties prenantes.
Il est important de noter que la norme ne s'applique pas dans tous les cas. Elle ne s'applique pas aux
entités opérant dans des secteurs très spécifiques, comme les entreprises financières, qui doivent
respecter des normes supplémentaires (telles que IFRS 9 ou IFRS 7). De plus, les petites entreprises
qui suivent un cadre comptable différent peuvent être exemptées de certaines obligations relatives à
la présentation des états de flux de trésorerie.
1.3 Les principaux objectifs de la norme IAS 7
Les objectifs de la norme IAS 7 peuvent être résumés en trois points principaux :
1. Fournir des informations sur les sources et les utilisations de la trésorerie : Le principal objectif
de la norme est de montrer de manière claire et détaillée comment une entreprise génère et utilise
ses flux de trésorerie. Cette information est cruciale pour les investisseuses, créancières et autres
parties prenantes afin de déterminer si l'entreprise peut faire face à ses obligations de paiement et
de financement.
2. Clarifier les différences entre résultat net et flux de trésorerie : La norme permet de faire la
distinction entre les flux de trésorerie générés par les opérations courantes d'une entreprise et les
flux de trésorerie associés aux activités d'investissement et de financement. Cela permet d'obtenir
une image plus précise de la santé financière de l'entreprise, en complétant les informations fournies
par le compte de résultat traditionnel.
3. Améliorer la comparabilité entre entreprises : En fournissant une structure uniforme pour la
présentation des flux de trésorerie, la norme IAS 7 permet de garantir que les états financiers des
entreprises peuvent être comparés de manière cohérente, quel que soit le secteur d'activité ou la
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région géographique. Cette comparabilité est particulièrement importante pour les investisseurs et
les analystes financiers.
1.4 Structure et contenu de l'état des flux de trésorerie
L’état des flux de trésorerie, tel que prescrit par IAS 7, est divisé en trois sections principales :
1. Les flux de trésorerie liés aux activités opérationnelles : Cette section présente les flux de
trésorerie provenant des activités principales de l’entreprise, telles que les recettes des ventes, les
paiements aux fournisseurs, les salaires, les impôts, etc. Ces flux sont généralement présentés selon
deux méthodes : la méthode directe (où les flux de trésorerie sont directement calculés) et la
méthode indirecte (où le résultat net est ajusté pour tenir compte des éléments non monétaires et
des variations de working capital).
2. Les flux de trésorerie liés aux activités d'investissement : Cette section englobe les flux associés à
l'achat et à la vente d'actifs non courants (tels que des immobilisations corporelles ou des titres de
participation). Les investissements et les désinvestissements affectent directement la capacité de
l'entreprise à générer des flux de trésorerie à long terme.
3. Les flux de trésorerie liés aux activités de financement : Les flux liés aux emprunts, aux émissions
d'actions, aux paiements de dividendes, etc., sont regroupés dans cette section. Ces activités
montrent comment l'entreprise finance ses opérations et ses projets à long terme.
1.5 Conclusion du chapitre
La norme IAS 7 joue un rôle essentiel dans la présentation de l'information financière d'une
entreprise, en particulier en ce qui concerne la gestion de la trésorerie. En permettant une évaluation
plus précise de la liquidité et de la solvabilité de l'entreprise, cette norme aide les investisseurs, les
créanciers et les autres parties prenantes à prendre des décisions éclairées. Le chapitre suivant
approfondira les exigences spécifiques de la norme IAS 7, ainsi que les méthodes de présentation des
flux de trésorerie et les défis associés à son application dans le cadre des états financiers.
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Chapitre 2 : Les catégories de flux de trésorerie
et leur traitement comptable selon l'IAS 7
La norme IAS 7, intitulée "État des flux de trésorerie", permet aux utilisateurs des états financiers
d’avoir une meilleure compréhension de la gestion de la trésorerie d’une entreprise, en présentant
les flux de trésorerie sous trois catégories principales. Ces catégories correspondent aux différentes
activités de l'entreprise : les activités d’exploitation, les activités d'investissement et les activités de
financement. Chaque catégorie a un traitement comptable spécifique qui doit être respecté lors de la
préparation des états financiers.
2.1 Catégories des flux de trésorerie selon IAS 7
La norme IAS 7 divise les flux de trésorerie en trois grandes catégories :
1. Les flux de trésorerie provenant des activités d’exploitation :
Ces flux correspondent aux encaissements et décaissements résultant des activités principales de
l'entreprise. Il s'agit des flux générés par la vente de biens ou de services et des paiements relatifs
aux coûts d'exploitation.
Encaissements : Par exemple, les recettes provenant de la vente de produits, les paiements reçus des
clients, etc.
Décaissements : Par exemple, les paiements aux fournisseurs, les charges liées aux salaires, aux
loyers, etc.
Traitement comptable : Les flux liés à l'exploitation doivent être présentés en utilisant soit la
méthode directe, qui détaille chaque encaissement et décaissement, soit la méthode indirecte, qui
commence par le résultat net et ajuste ce dernier pour refléter les éléments non monétaires
(amortissements, provisions, etc.).
2. Les flux de trésorerie provenant des activités d'investissement :
Ces flux concernent les achats et ventes d'immobilisations corporelles, d'immobilisations
incorporelles, ainsi que les investissements financiers et les prêts accordés à des tiers.
Encaissements : Par exemple, les ventes d'immobilisations, la cession de titres financiers, les
remboursements de prêts accordés, etc.
Décaissements : Par exemple, les achats d'immobilisations, les acquisitions de titres financiers, les
prêts accordés, etc.
Traitement comptable : Les flux d'investissement doivent être présentés de manière distincte des
autres catégories de flux. Ils sont traités sur la base des encaissements et des paiements relatifs aux
transactions sur des actifs financiers et des immobilisations.
3. Les flux de trésorerie provenant des activités de financement :
Les flux de trésorerie liés au financement concernent les transactions qui affectent la structure du
capital de l'entreprise, notamment les emprunts, les émissions d'actions ou d'autres titres financiers,
ainsi que les paiements de dividendes ou le remboursement de dettes.
Encaissements : Par exemple, les emprunts contractés, l'émission d'actions ou d'obligations, les
augmentations de capital, etc.
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Décaissements : Par exemple, les remboursements d'emprunts, le paiement de dividendes, les
rachats d'actions, etc.
Traitement comptable : Ces flux doivent également être présentés de manière distincte, car ils
reflètent les mouvements financiers qui affectent la solvabilité et la structure du capital de
l'entreprise.
2.2 Traitement comptable des flux de trésorerie : principes
généraux
La norme IAS 7 stipule que les flux de trésorerie doivent être enregistrés sur une base nette, c'est-à-
dire en prenant en compte les flux entrants et sortants, mais sans compensation entre les différentes
catégories de flux. De plus, les informations doivent être présentées de manière claire et
transparente, de manière à ce que les utilisateurs des états financiers puissent comprendre les
mouvements de trésorerie de l’entreprise.
Les principales règles comptables associées à chaque catégorie sont les suivantes :
Activités d'exploitation : Les flux liés aux opérations courantes doivent refléter la capacité de
l'entreprise à générer des liquidités par son activité principale.
Activités d'investissement : Cette catégorie reflète les flux de trésorerie liés à l'achat et à la vente
d'actifs qui ont pour objectif de générer des rendements à long terme pour l'entreprise.
Activités de financement : Les flux liés au financement de l'entreprise par emprunts, actions ou
autres instruments financiers doivent être bien détaillés, car ils affectent directement la structure
financière et la liquidité de l'entreprise.
2.3 Exemples pratiques et applications
Pour mieux comprendre l'application de ces catégories, examinons quelques exemples concrets de
traitement comptable des flux de trésorerie :
1. Exemple d'une entreprise de production :
Activités d'exploitation : Les recettes de la vente de biens ou services, les paiements aux fournisseurs
et aux employés.
Activités d'investissement : L’achat d’une nouvelle machine de production, la vente de matériel
obsolète.
Activités de financement : L’émission d’actions pour lever des fonds, le remboursement de prêts
bancaires contractés pour financer l’acquisition d'équipements.
2. Exemple d'une entreprise de services financiers :
Activités d'exploitation : Les paiements des clients pour les services fournis, les frais d’administration
liés aux services financiers rendus.
Activités d'investissement : Les achats ou ventes d’actifs financiers, les investissements dans des
actions ou des obligations.
Activités de financement : L’émission de dettes ou d’obligations, le paiement de dividendes aux
actionnaires, les remboursements de dettes.
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2.4 Importance des catégories de flux de trésorerie
La séparation des flux de trésorerie en ces trois catégories est cruciale pour plusieurs raisons :
Elle permet de mesurer la rentabilité de l’entreprise sur la base de ses activités d'exploitation.
Elle aide les investisseurs à évaluer l’efficacité de l’entreprise dans la gestion de ses investissements
et de son financement.
Elle offre aux analystes financiers une meilleure visibilité sur la capacité de l’entreprise à générer des
liquidités à partir de ses activités principales, et comment elle utilise ces liquidités pour financer sa
croissance ou ses opérations.
2.5 Conclusion
La norme IAS 7 établit un cadre précis et structuré pour la présentation des flux de trésorerie dans les
états financiers. La séparation des flux en trois catégories distinctes permet non seulement d’obtenir
une vue claire de la situation de liquidité de l’entreprise, mais aussi d’offrir aux utilisateurs des
informations essentielles pour évaluer la santé financière de l'entreprise. La rigueur dans l'application
de ces principes est essentielle pour garantir une transparence optimale et permettre une prise de
décision éclairée par les parties prenantes.
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Chapitre 3 : Aperçu de la norme IAS 7 et l'OHADA
révisé par rapport aux flux de trésorerie
Introduction
La norme IAS 7 (L'état des flux de trésorerie) est une norme clé de l’International Financial Reporting
Standards (IFRS) qui réglemente la présentation des flux de trésorerie dans les états financiers des
entreprises. Elle vise à fournir aux utilisateurs des informations sur les sources et les utilisations des
liquidités et des équivalents de liquidités, ce qui est essentiel pour évaluer la capacité d'une
entreprise à générer des liquidités et à gérer ses obligations financières. En parallèle, l'OHADA
(Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires), avec ses normes comptables
révisées sous le SYSCOHADA révisé, propose également des règles pour la présentation des flux de
trésorerie, bien que certaines différences subsistent par rapport aux exigences de la norme IAS 7.
Ce chapitre propose un aperçu de la norme IAS 7 et de ses principes en comparaison avec les règles
du SYSCOHADA révisé en matière de flux de trésorerie. L'objectif est de mettre en lumière les
similitudes, mais aussi les divergences qui peuvent exister entre ces deux référentiels comptables.
1. Objectifs de la norme IAS 7 et du SYSCOHADA révisé
Norme IAS 7 :
La norme IAS 7 a pour objectif principal de fournir des informations sur les flux de trésorerie
provenant des activités de l'entreprise, afin d'évaluer la capacité de cette dernière à générer des
liquidités et à les utiliser pour financer ses opérations, ses investissements, ou le remboursement de
dettes. L'IAS 7 cherche ainsi à renforcer la transparence financière en détaillant les flux de trésorerie
dans trois catégories :
Les activités opérationnelles
Les activités d'investissement
Les activités de financement
SYSCOHADA révisé :
Le SYSCOHADA (Système Comptable OHADA) révisé introduit un cadre comptable uniforme pour les
entreprises dans les pays membres de l'OHADA. Bien que l'objectif de la présentation des flux de
trésorerie reste similaire à celui de l'IAS 7, c’est-à-dire fournir des informations utiles pour évaluer la
solvabilité et la liquidité de l'entreprise, les méthodes de présentation et certaines terminologies
diffèrent légèrement. Le SYSCOHADA révisé propose une approche légèrement simplifiée et
davantage axée sur les besoins des entreprises de l'Afrique francophone.
2. Principales différences dans la présentation des flux de
trésorerie
Méthode de présentation des flux de trésorerie :
IAS 7 :
L'IAS 7 permet deux méthodes de présentation des flux de trésorerie liés aux activités
opérationnelles :
La méthode directe, qui présente les entrées et sorties de trésorerie spécifiques liées aux opérations
de l'entreprise.
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La méthode indirecte, qui commence par le résultat net et ajuste ce dernier pour les éléments non
monétaires et les variations du fonds de roulement.
SYSCOHADA révisé :
Le SYSCOHADA révisé privilégie généralement la méthode indirecte pour la présentation des flux de
trésorerie, bien que la méthode directe soit également permise. Toutefois, dans la pratique, la
méthode indirecte est plus couramment utilisée dans les pays membres de l'OHADA.
Catégorisation des flux de trésorerie :
IAS 7 :
La norme IAS 7 distingue clairement trois catégories de flux de trésorerie :
Activités opérationnelles : Flux liés à la production, la vente de biens et services, et les paiements des
clients et fournisseurs.
Activités d'investissement : Flux provenant de l'acquisition ou de la cession d'actifs à long terme
(immobilisations corporelles, investissements financiers).
Activités de financement : Flux associés aux apports en capital, emprunts, et paiements de dettes
financières.
SYSCOHADA révisé :
Le SYSCOHADA révisé suit une logique similaire, mais les distinctions peuvent parfois être moins
détaillées. Les catégories sont généralement :
Flux liés à l’exploitation
Flux liés à l’investissement
Flux liés au financement
Cependant, des différences peuvent apparaître dans la présentation et la terminologie employée
pour décrire les flux de trésorerie, ce qui peut entraîner des variations dans l’interprétation des états
financiers entre les utilisateurs des référentiels IAS 7 et SYSCOHADA.
3. La définition des liquidités et équivalents de liquidités
Une autre différence notable concerne la définition des liquidités et des équivalents de liquidités.
IAS 7 :
Selon l'IAS 7, les liquidités sont définies comme les espèces et les équivalents de liquidités qui sont
immédiatement disponibles pour être utilisés. Les équivalents de liquidités comprennent des
placements à court terme, hautement liquides et facilement convertibles en montants connus, avec
un faible risque de variation de valeur.
SYSCOHADA révisé :
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Le SYSCOHADA révisé offre une définition similaire, mais pourrait présenter des divergences
concernant les critères exacts de liquidité ou les types de placements considérés comme équivalents
de liquidités, notamment en raison des pratiques spécifiques aux pays membres de l'OHADA.
4. Exigences d'annexes et d'informations complémentaires
IAS 7 :
L'IAS 7 impose des informations supplémentaires à fournir dans l'annexe des états financiers, telles
que les flux de trésorerie relatifs aux intérêts et dividendes reçus ou payés, ainsi que des
informations détaillées sur les restrictions éventuelles sur l'utilisation des liquidités.
SYSCOHADA révisé :
Le SYSCOHADA révisé impose également la présentation d’informations détaillées dans l'annexe,
mais les exigences peuvent être moins strictes ou moins détaillées concernant les informations
spécifiques sur les intérêts, dividendes, ou les restrictions sur les liquidités. Cela peut refléter une
approche plus flexible adaptée aux réalités des entreprises dans les pays membres.
5. Conclusion : Similarités et divergences
En résumé, bien que les deux référentiels comptables, IAS 7 et le SYSCOHADA révisé, poursuivent un
objectif similaire en matière de transparence financière et de présentation des flux de trésorerie, des
différences importantes existent dans leur application. L'IAS 7 offre une structure plus détaillée et
précise, avec un accent particulier sur la méthode directe pour la présentation des flux de trésorerie
opérationnels. De son côté, le SYSCOHADA révisé privilégie souvent la méthode indirecte et peut être
plus flexible dans la terminologie et la présentation des informations.
Les entreprises opérant dans des pays membres de l'OHADA qui se conforment au SYSCOHADA
révisé devront veiller à ajuster leurs pratiques pour respecter les exigences locales tout en assurant
une présentation comparable aux normes internationales, notamment pour les entreprises cotées ou
celles ayant des investisseurs internationaux.
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Conclusion générale
Les trois chapitres traitant de la norme IAS 7 mettent en évidence l'importance de la gestion et de la
présentation des flux de trésorerie pour fournir une image fidèle de la liquidité d'une entreprise. Que
ce soit à travers les méthodes de présentation ou en expliquant les différents types de flux
(opérationnels, d'investissement, de financement), cette norme cherche à garantir que les
utilisateurs des états financiers ont toutes les informations nécessaires pour évaluer la performance
et la solvabilité d'une entreprise, tout en assurant la transparence et la comparabilité des données.
1. "International Financial Reporting Standards (IFRS) - A Practical Guide" par Hennadiy A. P. (Ed.)
2. "IFRS: A Quick Reference Guide" par Robert Kirk
3. "Wiley IFRS 2020: Interpretation and Application of International Financial Reporting Standards"
par PKF International Ltd
4. "IFRS: Principles of Accounting" par Fred Phillips
5. "IFRS Made Easy" par Steven Collings
6. "Financial Accounting: An International Introduction" par David Alexander et Christopher Nobes
7 et les états des flux de trésorerie dans un contexte global.
7. "IFRS for Dummies" par Steven Collings
8. "Understanding IFRS: A Guide for Non-Accountants" par David Harris
Ressources en ligne :
IFRS Foundation ([Link])
Deloitte, EY, KPMG, PwC - IFRS