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Projet de Fin D'etude

Le projet de fin d'étude examine le rôle de la biomasse comme source d'énergie renouvelable dans la transition énergétique, en soulignant ses méthodes de conversion et ses impacts écologiques. Bien que la biomasse offre des avantages significatifs, tels que la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la valorisation des déchets, son exploitation soulève des défis liés à la durabilité et à la gestion des ressources. L'étude vise à optimiser les procédés de conversion énergétique de la biomasse pour améliorer son efficacité et son intégration dans les systèmes énergétiques existants.

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Projet de Fin D'etude

Le projet de fin d'étude examine le rôle de la biomasse comme source d'énergie renouvelable dans la transition énergétique, en soulignant ses méthodes de conversion et ses impacts écologiques. Bien que la biomasse offre des avantages significatifs, tels que la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la valorisation des déchets, son exploitation soulève des défis liés à la durabilité et à la gestion des ressources. L'étude vise à optimiser les procédés de conversion énergétique de la biomasse pour améliorer son efficacité et son intégration dans les systèmes énergétiques existants.

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Projet de fin d’étude

Parcours

Mécanique-Energétique

LA BIOMASSE ENERGIE

Réalisé par :

 EL OMARI CHAIMAA
 ALIOUI ASSMAA
 CHAHIMI NOUHAILA

À la Faculté des Sciences Ben M’sick devant le Jury :

Année universitaire : 2024/2025

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INTRODUCTION GENERALE

Actuellement, la transition énergétique est considérée comme une priorité cruciale pour
relever les défis environnementaux et bâtir un avenir plus durable. Dans ce contexte, le recours
aux énergies renouvelables apparaît comme une solution indispensable pour réduire notre
relance sur les énergies fossiles et limiter les émissions de gaz à effet de serre. La biomasse se
démarque parmi ces sources alternatives par son potentiel colossal, sa variété et sa nature
renouvelable. Provenant de substances organiques d'origine animale ou végétale, elle peut être
convertie en diverses sortes d'énergies : thermiques, électriques ou sous forme de
biocarburants. Cette capacité de diversification est un avantage considérable pour diversifier
nos sources d'énergie et combattre le changement climatique. L’énergie issue de la biomasse
repose sur plusieurs procédés de conversion thermochimique, dont les plus répandus sont la
combustion, la gazéification et la pyrolyse. La combustion, qui consiste à brûler directement la
biomasse pour produire de la chaleur, est la méthode la plus ancienne et reste largement utilisée
à travers le monde. La gazéification, quant à elle, transforme la biomasse en un gaz combustible
pouvant être exploité pour générer de l’électricité ou fabriquer des carburants synthétiques.
Enfin, la pyrolyse offre des perspectives prometteuses en permettant la production de
biocarburants liquides et solides, ouvrant ainsi de nouvelles voies pour le développement
industriel. L’un des grands atouts de la biomasse réside dans son cycle de carbone relativement
neutre. En effet, le dioxyde de carbone émis lors de sa combustion est en grande partie réabsorbé
par la croissance des végétaux, ce qui limite son impact sur le climat, contrairement aux énergies
fossiles. De plus, la valorisation des déchets agricoles, forestiers et industriels par la biomasse
favorise une meilleure gestion des ressources et s’inscrit dans une logique d’économie
circulaire. En intégrant cette ressource dans une approche durable, il est possible de produire
de l’énergie tout en respectant l’environnement et en renforçant la sécurité énergétique des
territoires. Cependant, malgré ses nombreux avantages, l’exploitation de la biomasse soulève
aussi des défis majeurs. Pour assurer la viabilité de ce secteur, il est essentiel d’améliorer
l’efficacité des procédés de conversion, de sécuriser l’approvisionnement en matières premières
et de maîtriser les coûts de production et de distribution. De plus, une utilisation excessive de

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la biomasse pourrait entraîner des conséquences négatives, notamment la déforestation,
l’appauvrissement des sols et une concurrence avec les cultures alimentaires. Il est donc
primordial de développer des technologies plus performantes et respectueuses de
l’environnement afin de garantir une exploitation durable de cette ressource. Ce travail de fin
d’études se propose d’analyser les différentes méthodes de conversion énergétique de la
biomasse, en mettant l’accent sur leur efficacité et leur impact écologique. L’objectif est
d’optimiser ces procédés pour en améliorer les performances énergétiques et faciliter leur
intégration dans les systèmes existants. En étudiant en détail les phénomènes thermiques liés à
la biomasse, nous chercherons à identifier les stratégies les plus adaptées pour renforcer son
rendement et sa durabilité. En somme, la biomasse constitue une alternative prometteuse pour
accompagner la transition énergétique et réduire notre dépendance aux énergies fossiles.

Toutefois, son exploitation doit être encadrée et optimisée afin d’en maximiser les bénéfices
tout en minimisant les risques environnementaux. Une compréhension approfondie des
processus thermiques et des différentes stratégies de valorisation permettra d’identifier les
meilleures solutions pour une intégration efficace et durable de la biomasse dans le paysage
énergétique de demain.

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Chapitre 1 : Généralité sur la biomasse
Énergie

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1.1 Introduction :

Dans cette section, nous allons introduire la biomasse comme une source d’énergie
renouvelable, en mettant en évidence son rôle dans la transition énergétique et le développement
durable. La biomasse représente l’ensemble des matières organiques pouvant êtr utilisées pour
produire de l’énergie sous diverses formes, telles que la chaleur, l’électricité et les
biocarburants. L’intérêt croissant pour la biomasse énergétique repose sur sa disponibilité et
son potentiel à réduire la dépendance aux énergies fossiles. Toutefois, son exploitation soulève
des enjeux techniques et environnementaux, nécessitant une compréhension approfondie des
processus de conversion et des impacts associés. De nombreux secteurs industriels, notamment
la production d’énergie, la chimie et l’agriculture, intègrent la biomasse dans leurs stratégies
énergétiques afin d’optimiser l’efficacité et de limiter les émissions de gaz à effet de serre. Les
principales ressources potentielles de biomasse incluent les résidus agricoles (paille, bagasse,
coques de fruits), les déchets forestiers (sciure, copeaux de bois), les cultures énergétiques
dédiées (miscanthus, switchgrass) et les déchets organiques issus des industries
agroalimentaires et des municipalités. L’exploitation efficace de ces ressources repose sur
diverses techniques industrielles de conditionnement et de conversion, telles que la combustion,
la gazéification, la pyrolyse, la digestion anaérobie et la fermentation. L’étude de la biomasse
comme source d’énergie implique donc d’analyser ses mécanismes de valorisation, ses
avantages et ses défis. Ce chapitre se propose d’examiner ces aspects en explorant la définition
de la biomasse énergétique, son historique, ses principales ressources potentielles ainsi que les
techniques industrielles utilisées pour son conditionnement et sa valorisation.

1.2 Définition :

La biomasse énergie regroupe l'ensemble de la matière organique d'origine végétale ou


animale. Le bois, les plantes, les déchets agricoles, les bio déchets des ménages et des
entreprises sont des ressources d'origine renouvelable, valorisée pour produire de l'énergie.
Plusieurs techniques, comme la combustion et la méthanisation, sont utilisés pour produire de
l'énergie à partir de la biomasse en fonction de ce que l'on souhaite obtenir :de la chaleur, de
l’électricité, des carburants.

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1.3 Historique :

La première façon d'utiliser la biomasse comme source d’énergie a été de maîtriser le feu. Les
humains exploitaient les ressources de la biomasse en brûlant des branches, des herbes sèches
et du bois pour se chauffer, s’éclairer, éloigner les animaux dangereux ou faire cuire leurs
aliments. Depuis l’Antiquité́ , la biomasse était principalement utilisée pour le chauffage et la
cuisine. Dans les civilisations anciennes comme l’Égypte, Babylone ou la Grèce, les gens
utilisaient de la paille pour alimenter les fours à céramique et brûlaient du bois pour produire
de l’acier. L’histoire de la biomasse a connu un tournant majeur autour des années 1800.Le bois
était alors la principale source d’énergie pour cuisiner et se réchauffer. Cette utilisation s’est
prolongée durant l’Antiquité́ , où les grandes civilisations l’employaient pour la métallurgie et
la construction. Jusqu’au Moyen Âge, le bois demeura la source d’énergie dominante, mais sa
surexploitation menaça les forêts européennes. À partir du XVIe siècle, la raréfaction du bois
dans certaines régions poussa au développement du charbon comme alternative. Avec l’essor
de la révolution industrielle au XIXe siècle, le charbon, puis le pétrole et le gaz, dominèrent le
paysage énergétique. L’utilisation de la biomasse déclina fortement, bien qu’elle subsistât dans
les zones rurales pour le chauffage et l’agriculture. À partir des années 1970, les crises
pétrolières et la prise de conscience écologique ravivèrent l’intérêt pour les énergies
renouvelables, y compris la biomasse. De nouvelles technologies émergèrent pour l’exploiter
de manière plus efficace et durable Aujourd’hui, la biomasse joue un rôle clé dans la transition
énergétique et la lutte contre le changement climatique. Elle est utilisée sous diverses formes :
bioénergie thermique, biogaz et biocarburants. La biomasse reste une source renouvelable
prometteuse, complémentaire au solaire et à l’éolien. Son histoire révèle son importance
fondamentale dans l’évolution énergétique de l’humanité́ .

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Figure 1 : la vie quotidienne des premiers humains : chasse, feu et communauté

1.4 Panorama de la biomasse :


L’énergie de la biomasse gagne du terrain comme alternative renouvelable aux combustibles
fossiles, notamment dans le domaine du chauffage. Cet intérêt croissant pour la biomasse en
tant que source d’énergie repose sur son potentiel à réduire notre dépendance aux énergies non
renouvelables et à diminuer notre empreinte carbone. Cependant, l’utilisation de la biomasse
pour le chauffage soulève également des questions concernant ses limites environnementales,
économiques et techniques. Cette partie explore en détail et les Défis et Perspectives et les
études d’impact environnemental associées, offrant ainsi une vue d’ensemble équilibrée sur la
question.

a) Les défis et les Perspectives :

Malgré ses avantages, l’adoption de la biomasse comme source d’énergie pour le chauffage
rencontre plusieurs obstacles. Les défis comprennent la nécessité d’investissements initiaux
élevés, la disponibilité et la logistique de la biomasse, ainsi que la réglementation et les
politiques de soutien.

 Investissement et coût :
Les technologies de conversion de la biomasse, en particulier les installations de cogénération
et de digestion anaérobie, requièrent des investissements initiaux substantiels. Bien que les
coûts opérationnels puissent être compétitifs à long terme, le financement initial et la
rentabilité constituent des obstacles pour de nombreux projets.

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 Disponibilité de la Biomasse :
La disponibilité locale de la biomasse est cruciale pour la viabilité économique et
environnementale des projets de chauffage. La collecte, le transport et le stockage de la
biomasse doivent être gérés efficacement pour assurer un approvisionnement stable et durable.

b) Impacts Environnementaux de la Biomasse :


L’utilisation de la biomasse comme source d’énergie pour le chauffage est souvent présentée
comme une solution verte. Toutefois, son impact environnemental varie selon de nombreux
facteurs, notamment le type de biomasse utilisé, la technologie de conversion et la gestion du
cycle de vie du combustible.

 Réduction des Gaz à Effet de Serre :


La biomasse peut contribuer à une nette réduction des émissions de gaz à effet de serre par
rapport aux combustibles fossiles. Lorsque gérée de manière durable, la biomasse absorbe le
CO2 de l’atmosphère pendant sa croissance, ce qui peut compenser les émissions résultant de
sa combustion. Toutefois, cette balance carbone positive dépend de pratiques de récolte et de
gestion durables.

 Utilisation des Terres et Biodiversité :

La culture de biomasse énergétique soulève des préoccupations concernant l’utilisation des


terres. La conversion de forêts ou de terres agricoles en cultures énergétiques peut entraîner une
perte de biodiversité et affecter les écosystèmes. Une planification et une gestion attentives sont
nécessaires pour minimiser ces impacts et assurer que la production de biomasse soit durable.
L’avenir de l’énergie de la biomasse est prometteur, avec des avancées continues dans les
technologies de conversion et un soutien croissant pour les initiatives durables. En abordant de
manière holistique les défis liés à sa production et à son utilisation, la biomasse peut jouer un
rôle clé dans la transition énergétique mondiale vers des sources plus propres et renouvelables.

1.6 Effet de serre :

La biomasse dégage une grande quantité de gaz à effet de serre, peut-être même plus que les
centrales au pétrole ou au gaz naturel. Ces émissions se manifestent par une pollution de l’air
et des sols, mais aussi par une élévation de l’effet de serre.Les gaz à effet de serre (GES) émis
par l'énergie de biomasse proviennent principalement de la combustion de la biomasse, qui
libère du dioxyde de carbone (CO2), du méthane (CH4) et de l'oxyde nitreux (N2O). Cependant,
il est important de noter que l'énergie de biomasse peut également avoir un impact positif sur
l'environnement, car elle peut réduire les émissions de GES par rapport aux énergies fossiles.
Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), les émissions de GES de l'énergie de biomasse
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peuvent varier entre 10 et 100 grammes par kilowatt-heure (kWh) produit. Cependant, ces
données sont très variables et dépendent de plusieurs facteurs, notamment de la technologie de
production et de l'utilisation finale de l'énergie. Il est également important de noter que l'énergie
de biomasse peut avoir des impacts environnementaux positifs, tels que la promotion de la
gestion durable des forêts et des terres agricoles, ainsi que la production de biocarburants et de
bioénergies.

Figure 3 : Effet de serre

1.7 la biomasse :

La biomasse est effectivement la source d'énergie la plus ancienne utilisée par l'humanité. Elle
est issue de la matière organique, telle que les plantes, les déchets organiques, les résidus
agricoles, les déchets forestiers, etc.La biomasse est utilisée pour produire de la chaleur, de
l'électricité, des carburants, etc. Elle représente environ 10% de l'énergie primaire mondiale et
est souvent utilisée dans les circuits non commerciaux, notamment dans les pays en
développement .En effet, pour environ 2,6 milliards d'habitants, la biomasse représente
quasiment la seule source d'énergie, notamment pour la cuisson, le chauffage, etc.Il est
important de noter que la biomasse peut être une source d'énergie renouvelable et propre, mais
elle peut également avoir des impacts environnementaux et sociaux négatifs si elle n'est pas
produite et utilisée de manière durable.

1.8 Les types de la biomasse :

Il existe différents types de biomasse qui peuvent être utilisés comme source d'énergie. Bien
qu’il existe de nombreuses classifications, nous avons ici choisi la classification qui nous
semblait la plus adaptée. Celle-ci consiste à diviser la biomasse en quatre types :

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 La biomasse aquatique soit les résidus des activités de pêche et d’aquaculture ainsi que
les cultures d’algues et de micro algues.

Figure 4 : les micro algues

 La biomasse agricole : qui regroupe les cultures alimentaires et énergétiques mais


également les résidus, par exemple les tiges non consommables, et les déchets de
l’agriculture tels que les surplus et produits non-calibrés pour la consommation et,
finalement, les effluents d’élevage comme les déjections et litières animales qui forment
les fumiers et les lisiers.

Figure 5 : Les déchets agricoles

 La biomasse forestière : qui englobe les forêts soit le bois comme matière première de
même que les résidus et déchets issus de l’activité forestière lors de la première
transformation du bois.

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Figure 6 : le bois, une ressource essentielle.

 La biomasse industrielle : regroupe principalement tous les produits connexes de


l’industrie agroalimentaire et de l’industrie du bois de deuxième transformation. La
biomasse d’origine collective qui comprend l’ensemble des déchets produit par l’homme
et notre société, soit les déchets biodégradables de la communauté comme les boues
d’épurations, les bois élagués dans les parcs et le long des voiries, etc., les ordures
ménagères et, pour finir, les produits biodégradables en fin de vie que sont principalement
les produits en bois issu de la construction, des déchetteries et de la grande distribution,
telles que les cagettes et les palettes.

Figure 7 : Industrie et énergie durable

1.9 Avantages et inconvénients de la biomasse :

1. Avantages de l’énergie de la biomasse :

L’avantage majeur de l’énergie de la biomasse, qui compte globalement peu d’inconvénients,


est qu’elle est renouvelable .Une directive européenne la définit comme « la fraction
biodégradable des produits, déchets et résidus provenant de l’agriculture (comprenant les
substances végétales et animales), de la sylviculture et des industries connexes, ainsi que la
fraction biodégradable des déchets industriels et municipaux (...) » L’énergie de la biomasse est
donc fabriquée à partir de déchets, résidus et autres matières biodégradables.Un deuxième
avantage de l’énergie biomasse, loin d’être un inconvénient pour les entreprises, est que ce type
d’énergie fait appel à des ressources peu coûteuses, qui sont disponibles en grandes quantités.

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Celles-ci peuvent être d’origine végétale ou animale. Les matières organiques sont alors
récupérées pour être ensuite exploitées. Il peut s’agir :

 Du bois extrait dans les forêts,


 Des déchets végétaux produits par l’agriculture (feuilles, paille, tiges…),
 Des déchets alimentaires générés par l’industrie ou les foyers,
 Du fumier récolté dans les exploitations agricoles…

Le bois occupe une part importante de l’énergie de la biomasse. Récolté dans les forêts, le bois
issu des arbres est exploité à hauteur de 60 % de ce qui pousse annuellement. Les forêts ont 17
donc le temps de se régénérer. Cela constitue indéniablement un avantage majeur de l’énergie
de la biomasse. Autre point positif, ces matières organiques peuvent servir à chauffer une
maison. En effet, la cheminée utilise l’énergie de la biomasse. De nos jours, les appareils pour
brûler le bois sont design et permettent ainsi de profiter de cette énergie renouvelable avec style,
ce qui représente un avantage de plus pour l’énergie de la biomasse. Disponible partout,
l’énergie de la biomasse est inépuisable. Les déchets étant produits par chaque espèce vivante,
leur disponibilité est donc illimitée. Ce dernier point est un atout considérable par rapport aux
ressources énergétiques fossiles, comme le pétrole ou encore le charbon. On le voit donc,
l’énergie biomasse dispose de nombreux avantages. Mais des inconvénients sont aussi à noter.

2. Les inconvénients de l’énergie de la biomasse :

Au-delà d’avantages indéniables, l’énergie de la biomasse compte trois inconvénients


majeurs : Tout d’abord, pour produire de l’électricité ou du chauffage grâce à l’énergie de la
biomasse, il est primordial d’être attentif quant à l’emploi des ressources naturelles. Cela est
notamment valable pour le bois, issu des forêts, qui peut vite être épuisé si son exploitation
n’est pas contrôlée. Pour éviter l’épuisement des stocks de bois disponibles, les centrales
thermiques à biomasse par combustion utilisent d’autres types de biomasses. Pour fonctionner,
elles se servent, entre autres, de paille, de canne à sucre ou encore d’écorces de noix de coco.
Ces dernières sont quant à elles issues de déchets de végétaux agricoles. L’autre inconvénient
de l’énergie de la biomasse est son coût, qui a tendance à augmenter. Le procédé de combustion
ou de méthanisation peut coûter cher, le prix de l’énergie ainsi produite dépendant des frais de
fonctionnement des centrales. Plus ces derniers sont élevés, plus l’électricité produite sera
onéreuse. De plus, la dépense pour l’acheminement des ressources n’est pas moindre, elle
dépend notamment du prix du carburant utilisé pour le transport. La biomasse est réputée
génératrice de CO2, et donc polluante, ce qui constitue un inconvénient majeur pour l’énergie

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de la biomasse. En réalité, la quantité de dioxyde de carbone qu’elle rejette correspond à la
quantité de CO2 qui est précédemment absorbée par les végétaux qui sont ensuite utilisés
comme ressource énergétique. C’est donc un cycle sans fin qui se produit. Le potentiel de
l’énergie de la biomasse est important. Cependant, le rendement de cette bioénergie est
globalement assez faible par rapport au total national. En matière de production d’énergies
renouvelables, elle se classe loin derrière l’énergie hydraulique ou encore éolienne.

1.10 Les caractéristiques physique chimique des matières lignocellulosiques :

 La biomasse lignocellulosique :

La biomasse lignocellulosique est une source très abondante, renouvelable, et peu


dispendieuse. Elle composée de cellulose (40 à 45%), d’hémicellulose (25 à 35%), de lignine
(20 à 30 %) des matières extractibles (2 à 5%) et de matière inorganique (0.1 à 1%). Longtemps
exploitée pour la production d'énergie sous forme de chaleur, son utilisation actuelle est
principalement portée sur la construction, le papier, la production des produits chimiques et le
composites biosourcés à haute valeur ajoutée.

 Les caractéristiques chimique lignocellulosique de la biomasse :

Les matières chimiques de la biomasse lignocellulosiques sont principalement composées de


trois biopolymères :

 La cellulose : est un polymère naturel présent dans les parois des cellules végétale c'est
l'un des principaux constituants de la biomasse ligneuse, représentant environ 40 à 45%
de sa composition. Et un polysaccharide composé de chaînes de glucose liées entre elles
par des liaisons glycosidiques. Elle est insoluble dans l'eau et présente une structure
cristalline rigide qui lui confère une grande résistance mécanique. La cellulose joue un
rôle essentiel dans la structure et la fonction des plantes, en particulier dans la formation
des parois cellulaires et la résistance aux contraintes. Première pour la production de
bioéthanol et d'autres produits chimiques.

 Les hémicelluloses : sont des polysaccharides présents dans les parois des cellules
Végétales, notamment dans les plantes ligneuses. Ils représentent environ 25 à 35% de
la composition de la biomasse ligneuse. Les hémicelluloses sont des molécules
complexes composées de chaînes de sucres liées entre elles par des liaisons
glycosidiques. Ils sont constitués de plusieurs types de sucres, notamment la xylose, le
mannose, le galactose, le rhamnose et l’arabinose. Dans l'industrie, les hémicelluloses

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sont utilisées pour produire divers produits, tels que les adhésifs, les résines, les
plastiques et les textiles. Elles sont également utilisées comme matière.
 La lignine : est un polymère complexe présent dans les parois des cellules végétales,
notamment dans les plantes ligneuses. Il représente environ 20 à 30% de la composition
de la biomasse ligneuse. Et un composé aromatique qui joue un rôle essentiel dans la
structure et la fonction des plantes. Elle est responsable de la rigidité et de la résistance
des parois cellulaires, et elle permet aux plantes de résister aux contraintes mécaniques
et aux attaques des micro-organismes.

La lignine est composée de plusieurs unités de phénol liées entre elles par des liaisons éther
et de liaisons Carbon-carbone. Elle est insoluble dans l'eau et présente une structure
tridimensionnelle complexe. Dans l'industrie, la lignine est utilisée pour produire divers
produits, tels que les adhésifs, les résines, les plastiques et les combustibles. Elle est également
utilisée comme matière première pour la production de bioéthanol et d'autres produits
chimiques. La lignine présente plusieurs avantages, notamment sa disponibilité abondante, sa
faible toxicité et sa capacité à être transformée en divers produits de valeur ajoutée. Cependant,
elle présente également beberapa défis, notamment sa complexité structurelle et sa difficulté à
être dégradée.

 Les caractéristique physique lignocellulosique de la biomasse :

a. Densité : La densité des matières lignocellulosiques varie typiquement entre 1,2 et 1,5
g/cm³, selon la proportion de cellulose, lignine et hémicellulose.

b. Cristallinité : La cellulose eut présenté différents niveaux de cristallinité, influençant la


résistance et la biodégradabilité des matériaux. La cellulose I, présente dans les plantes,
est généralement plus cristalline que la cellulose II, obtenue après traitement chimique.

c. Comportement hygroscopique : Ces matériaux ont la capacité d'absorber l'humidité,


principalement à travers les hémicelluloses, ce qui peut affecter leurs propriétés
mécaniques en conditions d'humidité variable.

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Figure 8 : Structure de la Biomasse Lignocellulosique et ses Composants

1.11 Les principales ressources potentielles :

La biomasse une source d’énergie renouvelable est l’ensemble des matières organiques
biodégradables provenant de différents secteurs : agriculture (cultures et résidus), industrie
(déchets, résidus), élevage (déjections), déchets municipaux, forêts, etc. Au stade de la
valorisation industrielle, seule est prise en compte la biomasse disponible sous forme
abondante, en fonction des besoins locaux, dans la mesure où elle est économiquement
réalisable par rapport à d’autres usages possibles, parmi ces principales ressources potentielles :

1) Les déchets agricoles : peuvent être utilisés pour produire de l'énergie sous forme de
biogaz, bioéthanol, électricité et chaleur. Cela offre une solution durable pour réduire les
émissions de gaz à effet de serre et promouvoir l'énergie verte. L'utilisation des déchets
agricoles pour produire de l'énergie est une alternative renouvelable et respectueuse de
l'environnement.

2) Les déchets forestiers : sont des résidus de l'exploitation forestière qui peuvent être utilisés
pour produire de l'énergie. Ils peuvent être transformés en différentes formes d'énergie telles
que l'électricité, la chaleur, le biogaz et le bioéthanol.

3) Les déchets urbains : peuvent être utilisés pour produire de l'énergie par différents moyens,
tels que la production de biogaz, d'électricité, de chaleur et de combustibles solides. Cela
présente plusieurs avantages, notamment la réduction des déchets envoyés en décharge, la
production d'énergie renouvelable, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la
création d'emplois.

4) La biomasse aquatique : est une ressource renouvelable qui peut être utilisée pour
produire de l'énergie, notamment à partir d'algues, de plantes aquatiques et de micro-
organismes

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5) Les résidus de l'industrie agroalimentaire : peuvent être utilisés pour produire de
l'énergie renouvelable par différentes méthodes, telles que la méthanisation, l'incinération
et le compostage. Cela permet de réduire les déchets envoyés en décharge, les émissions de
gaz à effet de serre et de créer des emplois dans le secteur de l'énergie renouvelable.

6) Le bois de feu : est une source d'énergie renouvelable qui offre une chaleur confortable et
une ambiance chaleureuse, mais il présente également des inconvénients tels que les
émissions de gaz à effet de serre, la pollution de l'air et la déforestation.

7) Les cultures énergétiques : comme le maïs et la canne à sucre, sont cultivées


spécifiquement pour la production de biocarburants, tels que l'éthanol et le biodiesel. Ces
plantes jouent un rôle crucial dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, offrant
une alternative renouvelable aux combustibles fossiles. Cependant, leur utilisation soulève
des questions concernant l'impact environnemental et la compétition avec les terres
agricoles destinées à l'alimentation humaine.

8) Les déchets de construction : sont des matériaux générés lors de la construction, de la


rénovation ou de la démolition de bâtiments. Ils peuvent être gérés par réutilisation,
recyclage ou élimination, et leur valorisation peut permettre la production de granulats, de
combustibles ou de nouveaux matériaux de construction.

9) Les déchets alimentaires : sont les restes de nourriture non consommables ou jetés,
provenant de ménages, restaurants, supermarchés et industries agroalimentaires. Leur
gestion est importante pour réduire les déchets, conserver les ressources et réduire les
émissions de gaz à effet de serre.

10) Les déchets de papiers : sont des documents, cartons, journaux, magazines et autres
matériaux en papier inutilisés. Ils peuvent être recyclés pour produire de nouveaux produits
en papier, conservant ainsi les ressources naturelles, réduisant les déchets et les émissions
de gaz à effet de serre.

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Figure 9 : les principales ressources potentielles

1.12 Les techniques industrielles de conditionnellement :

 Le séchage :

Le séchage est une étape importante dans le processus de préparation de la biomasse pour la
production d'énergie. Le séchage a pour objectif de réduire la teneur en humidité de la biomasse
pour améliorer sa qualité énergétique, réduire son poids et son volume pour faciliter son
transport et son stockage, et prévenir la dégradation de la biomasse due à l'humidité.Il existe
plusieurs méthodes de séchage, notamment le séchage naturel, où la biomasse est exposée à
l'air libre pour sécher, le séchage mécanique, où la biomasse est séchée à l'aide de machines qui
utilisent de l'air chaud ou de la vapeur, et le séchage solaire, où la biomasse est séchée à l'aide
de l'énergie solaire .Le séchage présente plusieurs avantages, notamment l'amélioration de la
qualité énergétique de la biomasse, la réduction des coûts de transport et de stockage, et la
prévention de la dégradation de la biomasse. Cependant, le séchage présente également
quelques inconvénients, notamment les coûts élevés pour les équipements de séchage, le besoin
d'énergie pour le séchage, et le risque de dégradation de la biomasse si le séchage n'est pas
effectué correctement.

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Figure 10 : séchage traditionnel du poisson sur racks dans les îles Lofoten .

 La gazéification :

La gazéification de la biomasse est un procédé thermochimique qui convertit des matières


organiques en syngas, un mélange principalement composé de monoxyde de carbone (CO),
d'hydrogène (H₂) et, dans une moindre mesure, de méthane (CH₄). Réalisée à des températures
élevées (700-1400°C) en présence d'un agent gazéifiant comme l'air, la vapeur d'eau ou le
dioxyde de carbone, cette technologie permet de valoriser divers types de biomasse, tels que les
déchets agricoles, forestiers ou municipaux. Le syngas produit peut être utilisé pour générer de
l'électricité, du chauffage, ou transformé en biocarburants et produits chimiques renouvelables.
Bien que présentant des avantages significatifs, notamment la réduction des émissions de CO₂
et la valorisation des déchets, la gazéification reste confrontée à des défis techniques et
économiques, notamment liés aux coûts initiaux élevés, à la complexité des installations et à la
gestion des impuretés comme les goudrons. Malgré ces obstacles, elle s’inscrit comme une
solution clé pour promouvoir une économie plus durable et bas-carbone.

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Figure 11 : Processus de Gazéification de la Biomasse : Conversion en Syngaz et Biochar

 La fermentation :

La fermentation de la biomasse est un procédé biologique qui utilise des micro-organismes pour
convertir les matières organiques en énergie renouvelable, comme le biogaz ou le bioéthanol.
Ce processus, réalisé en l'absence (anaérobie) ou en présence (aérobie) d'oxygène, permet de
valoriser des déchets agricoles, alimentaires ou des cultures énergétiques pour produire de
l'électricité, de la chaleur ou des biocarburants. Bien que la fermentation présente des avantages
significatifs, notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la valorisation des
déchets, elle reste confrontée à des défis tels que les coûts élevés des installations et les
rendements énergétiques parfois limités. Avec des innovations continues, notamment dans
l'utilisation de biomasses non alimentaires et l'amélioration des micro-organismes, la
fermentation s'affirme comme une solution durable pour la production d'énergie dans le cadre
de la transition écologique.

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Figure 12 : Processus de Production de Biogaz : Fermentation Anaérobie et
Récupération du Digestat

 La carbonisation :

La carbonisation de la biomasse est un processus thermique qui convertit la biomasse en


charbon de bois, appelé biochar. Ce processus permet de produire de l'énergie renouvelable,
d'utiliser des déchets organiques et de produire du biochar qui peut être utilisé comme
amendement pour les sols. Les avantages de la carbonisation de la biomasse incluent la
production d'énergie renouvelable, l'utilisation de déchets organiques et la production de
biochar. Cependant, ce processus présente également des inconvénients, tels que des coûts
élevés, une complexité technique et des risques environnementaux. La carbonisation de la
biomasse peut être utilisée pour produire de l'électricité, de la chaleur, du biochar et des
carburants. Ce processus est une solution prometteuse pour réduire les émissions de gaz à effet
de serre et pour produire de l'énergie renouvelable.

Figure 13 : Processus de Carbonisation : De la Biomasse Brute au Charbon Actif

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 La torréfaction :

La torréfaction de la biomasse est un procédé thermochimique qui consiste à chauffer des


matières organiques (bois, résidus agricoles) entre 200 °C et 300 °C dans une atmosphère
pauvre en oxygène, améliorant ainsi leurs propriétés énergétiques. Ce traitement réduit
l'humidité et les composés volatils, augmentant la densité énergétique de la biomasse tout en
facilitant son transport, son stockage et sa combustion. La biomasse torréfiée peut être utilisée
pour produire de l'électricité, du chauffage ou des biocarburants, offrant une alternative durable
au charbon avec des émissions de CO₂ réduites. Bien que le procédé présente des défis, comme
son coût énergétique et les pertes de masse, il offre des perspectives prometteuses pour valoriser
les déchets organiques et soutenir la transition vers des énergies renouvelables.

Figure 14 : un processus de torréfaction de la biomasse avec réutilisation des gaz

 La Combustion :

La combustion produit de la chaleur par l'oxydation complète du combustible, généralement en


présence d'un excès d'air. L'eau chaude obtenue est utilisée dans les réseaux de chauffage urbain
ou dans les systèmes de chauffage central pour les particuliers équipés d'une chaudière
biomasse, tels que le bois, les pellets et les plaquettes forestières.et la vapeur produite peut être
envoyée dans une turbine ou un moteur à vapeur pour produire de l'énergie mécanique ou,
principalement, de l'électricité, qui est produite par un processus appelé cogénération, où la
chaleur et l'électricité sont produites simultanément.

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Figure 15 : La combustion de la biomasse

1.13 Conclusion :

En conclusion, la biomasse est une source d'énergie renouvelable et propre qui offre de
nombreuses opportunités pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles et lutter contre
le changement climatique. Cependant, son utilisation doit être faite de manière durable et
responsable, en prenant en compte les impacts environnementaux et sociaux potentiels. Il est
donc essentiel de développer des stratégies et des technologies pour optimiser la production et
l'utilisation de la biomasse, tout en garantissant la protection de l'environnement et des
communautés locales .

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Chapitre 2 : Étude bibliographique de la
Biomasse

2.1 Introduction :

La biomasse est une ressource clé pour le renouvellement de l'énergie. La valorisation efficace
de la biomasse repose sur une bonne compréhension de ses mécanismes de conversion
thermique. Dans cette recherche, on considère les progrès récents dans les processus de
valorisation énergétique de la biomasse. Les travaux considérés concernent les fondamentaux
des questions liées à l'oxycombustion, au séchage, aux chaudières industrielles et à la pyrolyse.
Croisée par l'analyse de l'expérimental et numérique indique des pistes concrètes à faire du

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rendement énergétique une priorité avec un bas impact environnemental. Rien que cela offre
des perspectives séduisantes à l'aggravation efficace et durable d'une technologie en bioénergie.

2.2 Transfert thermique dans la biomasse énergie :

Le transfert thermique représente un facteur clé dans l’optimisation des procédés de valorisation
énergétique de la biomasse. Plusieurs chercheurs se sont penchés sur l’étude de l’effet de la
biomasse sur le transfert de chaleur.

L’étude menée par Smart et al [1] analyse l'effet de l’oxy-combustion du charbon et de la


biomasse sur le transfert de chaleur et la combustion. Des expériences ont été réalisés sur une
installation de 0,5 MWt avec deux types de charbon (russe et sud-africain) et de la biomasse
(tourteau de karité, sciure). Un brûleur IFRF a été utilisé avec un recyclage des gaz entre 65 %
et 75 %. Les résultats montrent que le flux thermique radiatif diminue avec le recyclage, tandis
que le flux convectif augmente. La co-combustion réduit le flux radiatif en raison d’une
température de flamme plus basse. L’oxy-combustion améliore l’élimination du carbone
résiduel, surtout avec la sciure. Toutefois, une teneur en O₂ inférieure à 2 % entraîne une
combustion incomplète.

Figure16 : Schéma d'un système oxy-combustible à passage unique.

L’étude menée par Syrodoy et al [2] concentre sur le transfert de chaleur et de masse lors du
séchage de couches épaisses de biomasse ligneuse humide, en mettant en évidence des champs
de température non uniformes. Des expériences sur des copeaux de bois chauffés entre 333 K
et 393 K ont révélé des variations thermiques importantes, mesurées à différentes profondeurs
par des thermocouples. La vapeur d'eau se déplace non seulement vers la surface chaude mais
aussi vers les zones plus froides, influençant le séchage. L’impact de la perméabilité de la
biomasse a été étudié, conduisant à un nouveau modèle physique expliquant l’effet de la
température ambiante et de la porosité sur le séchage.

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Figure17 : Schéma du dispositif expérimental

L’étude menée par Yrjölä et al [3] ont mené une étude complète sur l'optimisation des
chaudières à biomasse en analysant les mécanismes de transfert thermique. Leurs travaux
reposent sur deux approches complémentaires une modélisation numérique intégrant et une
validation expérimentale conduite sur deux chaudière la première domestique de 50 kW
alimentée en granulés et l’autre industrielle de 4000 kW utilisant des copeaux de bois.Les
principaux résultats montrent que;le rayonnement contribue modérément (3-13% du transfert
total) et la région d'entrée des tubes est déterminante (39-52% du transfert).Cette étude établit
ainsi un lien clair entre la modélisation théorique et les applications pratiques, offrant des
solutions concrètes pour le secteur des bioénergies.

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Figure 18 : Schéma principal d’une chaudière à granulés de bois 50KW et d’une
chaudière à copeaux de bois 4000KW et leurs sections de convection.

L’étude menée par Koufopanos et al [4] ont développé un modèle couplant cinétique
chimique et transferts thermiques pour la pyrolyse de biomasse. Leurs expériences sur des
particules de bois (0,3-20 mm) dans un réacteur isotherme ont validé le modèle, révélant une
transition endothermique/exothermique selon le taux de conversion. Les résultats, publiés dans
(The Canadian Journal of Chemical Engineering) (1991), montrent l'importance des réactions
secondaires pour les grosses particules, offrant ainsi des bases solides pour la conception
d'unités industrielles.

L’étude menée par Sun et al [5] ont présenté l'efficacité de la combustion et du transfert de
chaleur tout en minimisant les émissions dans un lit fluidisé circulant (LFC). Des granulés de
biomasse déchiquetés de différentes tailles ont été utilisés en cocombustion. La méthode
expérimentale est basée sur des tests effectués dans un lit fluidisé circulant de 0,2 MW pour
analyser la pression du lit, les profils de température, la perte de cendres volantes et les
émissions gazeuses. Les résultats montrent que l'augmentation de la teneur en biomasse favorise
une distribution uniforme de la température, réduit les émissions de NOx et de SOx et améliore
le transfert de chaleur de 10 %, sans affecter de manière significative la pression de fond.

L’étude menée par Antal et al [6] explore la pyrolyse de la biomasse pour produire des
hydrocarbures utilisables comme carburants. Des expériences ont analysé la dépolymérisation
de la cellulose et la pyrolyse du glycérol en eau supercritique. Les réactions de déshydratation
et de décarboxylation ont été étudiées sous différentes conditions. Les résultats montrent que la
conversion de la cellulose est autothermique, préservant l’énergie du substrat. Pour le glycérol,
deux voies principales sont identifiées : une déshydratation à basse température menant à
l’acroléine et une rupture homolytique à haute température favorisant l’acétaldéhyde.

2.3 Conclusion :

Cette analyse bibliographique a permis de déterminer les mécanismes clés de la conversion


thermique de la biomasse. Les études sur l'oxycombustion indiquent son potentiel

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d'amélioration de l'efficacité énergétique, bien qu'elle nécessite un contrôle précis des
paramètres de fonctionnement. La recherche sur le thermo séchage met en évidence
l'importance des transferts de chaleur et de masse, en particulier pour les couches épaisses de
biomasse. Concernant les chaudières, les performances dépendent principalement des
phénomènes de transfert thermique et des conditions d'écoulement. Quant à la pyrolyse, les
résultats montrent que la taille des particules influence considérablement les mécanismes
réactionnels et les produits obtenus. Ces travaux démontrent l'intérêt d'approches combinant
modélisation et expérimentation, ouvrant ainsi des perspectives pour le développement de
systèmes plus performants. Ces éléments constitueront la base des investigations ultérieures de
cette recherche.

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Chapitre 3 : Modélisation mathématique de
la Biomasse

3.1 Introduction :

Dans ce chapitre, nous nous intéressons à la modélisation des systèmes de conversion de la


biomasse en énergie, une étape clé pour comprendre et optimiser ces procédés. La biomasse est
une source d’énergie renouvelable utilisée pour la production de chaleur, d’électricité et de
biocarburants. La modélisation mathématique de ces procédés permet de simuler les
phénomènes physiques et chimiques qui s’y déroulent, d’ajuster les paramètres de
fonctionnement, et ainsi d'améliorer le rendement énergétique tout en minimisant les émissions
de gaz à effet de serre, notamment le dioxyde de carbone (CO₂). La modélisation des processus

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de combustion et de gazéification permet non seulement d’analyser les transferts de masse et
de chaleur, mais aussi d’étudier la formation des produits (CO, H₂, CH₄...) et les réactions
impliquées. Elle constitue donc un outil indispensable pour concevoir des systèmes plus
propres, plus efficaces et adaptés aux différents types de biomasse. À titre d’exemple,
considérons une chaudière à biomasse à lit fixe, utilisée pour chauffer des bâtiments ou produire
de la vapeur industrielle. Dans ce type de chaudière, la biomasse (bois déchiqueté, granulés,
résidus agricoles…) est introduite dans une chambre de combustion où elle subit
successivement le séchage, la pyrolyse, la gazéification et la combustion. La modélisation de
chaque zone permet de déterminer les profils de température, les concentrations en gaz, et les
rendements thermiques associés. Ce chapitre présentera les bases de cette modélisation, les
équations mathématiques qui décrivent les phénomènes, ainsi que leur résolution et
interprétation dans le cadre d’un système réel.

3.2 Définition de la chaudière de biomasse :

La chaudière à biomasse énergie est un système de chauffage qui utilise des matières
organiques naturelles (comme le bois, les granulés, les copeaux, les résidus agricoles ou
forestiers) comme source d’énergie renouvelable pour produire de la chaleur. Cette chaleur peut
être utilisée pour le chauffage des bâtiments, la production d’eau chaude sanitaire, ou pour des
processus industriels. Elle fonctionne sur le principe de la combustion ou de la gazéification de
la biomasse énergie, convertissant l’énergie chimique stockée dans la matière végétale en
énergie thermique, qui est ensuite transférée à un fluide caloporteur (souvent de l’eau) circulant
dans un circuit fermé.

Figure 19 : schéma de fonctionnement d’une chaudière de biomasse

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3.3 Formulation mathématique :

3.2.1 Problème physique :

La valorisation énergétique de la biomasse pose plusieurs défis physiques, principalement liés


à la conversion de la matière organique en énergie thermique ou électrique avec une efficacité
optimale. Bien que la biomasse soit une source d’énergie renouvelable et considérée comme
respectueuse de l’environnement, les processus thermo physiques qui accompagnent sa
combustion et son transfert de chaleur présentent souvent un faible rendement. Une part
importante de l’énergie produite est en effet perdue sous forme de chaleur non récupérée, ce
qui limite les performances globales des systèmes de conversion. Pour remédier à cette
inefficacité, il devient indispensable d’analyser ces phénomènes à l’aide d’outils scientifiques
rigoureux, notamment la modélisation mathématique. Cette dernière permet de simuler les
étapes clés telles que la combustion, le transfert thermique et la conversion énergétique, en
prenant en compte des paramètres essentiels comme la température, l’humidité, la composition
de la biomasse, ainsi que les conditions opératoires. Grâce à la modélisation, il est possible
d’estimer la quantité d’énergie produite, d’identifier les principales sources de pertes
thermiques et de comparer les performances entre différents types de biomasse. Elle offre
également la possibilité de tester virtuellement divers scénarios sans recourir à des expériences
coûteuses ou longues, facilitant ainsi l’optimisation des systèmes pour un rendement
énergétique maximal et une réduction des émissions polluantes.

3.2.2 Equations gouvernantes :

L'application des principes généraux de la physique nous permet d'établir les différentes
équations nécessaires à la résolution du problème considéré dans cette étude. Ces principes
basés sur la conservation de la masse, et la quantité de mouvement (Navier-Stokes) et l'équation
du bilan énergétique et l'équation de conservation d'énergie se traduisent mathématiquement
dans les équations citées ci-après [7].

 Equation de conservation de l’énergie s’écrit :

Cette équation exprime le principe fondamental de conservation de l’énergie dans un fluide en


mouvement, comme un gaz ou un liquide. Elle décrit comment l’énergie totale contenue dans
une petite portion de fluide évolue avec le temps, sous l’effet des transferts thermiques, du
mouvement du fluide, et des sources internes d’énergie.

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𝝏(𝝆𝑬) 𝝏
+ (𝝆𝒗𝒊 𝑬) = 𝒌𝒆𝒇 𝚫𝑻 + 𝑸 (1)
𝝏𝒕 𝝏𝒙𝒊

Avec :

𝝆 ∶ La masse volumique

Q : la source de chaleur représente ici l’énergie libérée par la combustion de la biomasse


(exothermique).

E : l’énergie totale par unité de masse du fluide


𝒌𝒆𝒇 : la conductivité thermique effective

 Equation de conservation de la masse (continuité) :

Cette équation dit que la quantité de matière dans un endroit change en fonction de ce qui
entre, de ce qui sort, et de ce qui est créé ou consommé à l’intérieur.

𝛛𝝆
+ 𝛁. (𝝆𝒗
⃗⃗⃗ ) = 𝑺𝒎 (2)
𝛛𝐭

Avec :

⃗⃗⃗ : Vecteur vitesse.


𝒗

𝝆 : La masse volumique.

𝑺𝒎 : Source de masse.

 Equation de quantité de mouvement (Navier–Stokes) :

Cette équation représente l'application du principe fondamental de la dynamique (la deuxième


loi de Newton) à un fluide. Elle exprime comment un élément de fluide change de vitesse (ou
de direction) en réponse aux forces qui s’exercent sur lui, notamment la pression et la gravité.


𝝏𝒗
𝝆( + (𝒗.
⃗⃗⃗ 𝛁)𝒗
⃗ ) = −𝛁𝒑 + 𝝆𝒈 (3)
𝝏𝒕

Avec :

𝝆: la masse volumique.

𝒈 : accélération de la gravité.

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⃗⃗⃗ : Vecteur vitesse du fluide.
𝒗

𝒑 : la pression.

3.2.3 le transfert de chaleur dans la chaudière :

Le transfert de chaleur dans une chaudière à biomasse énergie implique trois modes
principaux :

 Conduction :

La conduction thermique est le transfert de chaleur à travers un matériau solide, sans


déplacement de matière. Dans une chaudière à biomasse, elle permet de transmettre la chaleur
produite par la combustion à l’eau ou au fluide chauffé. Cette chaleur passe à travers les parois
métalliques par conduction. Plus le matériau conduit bien la chaleur, plus le transfert est
efficace. Cela améliore le rendement de la chaudière.

Loi de Fourier : 𝝋 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (T) = - λ 𝛁


⃗⃗ = -λ S 𝒈𝒓𝒂𝒅 ⃗ (T) (4)

Avec :

 ⃗⃗ : flux de chaleur transmis par conduction (W).


𝝋

 λ : conductivité thermique du milieu (W/m.C).

 S : air de la section de passage du flux de chaleur(m2).

 Convection :

La convection thermique est un mode de transfert de chaleur qui se produit dans les fluides
(liquides ou gaz) par le déplacement des particules chauffées. Dans une chaudière à biomasse,
la convection intervient lorsque la chaleur produite par la combustion est transmise à l’eau ou
à l’air en mouvement. Ce transfert se fait soit naturellement (par différence de densité), soit de
manière forcée (à l’aide de pompes ou ventilateurs). La convection permet de répartir
efficacement la chaleur dans tout le système. Elle joue un rôle clé dans le chauffage rapide et
homogène du fluide caloporteur.

Loi de Newton : 𝝋 = 𝒉 𝑺(𝑻𝑺 − 𝑻∞ ) (5)

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Avec :

 𝝋 : flux de chaleur transmis par convection(W).

 𝒉 : coefficient de transfert de chaleur par convection (W.m-2 .C-1).

 S : air de la section de passage du flux de chaleur(m2).

 TS : température de surface du solide (℃).

 𝑻∞ : Température du fluide loin de la surface du solide (℃).

 Rayonnement :

Le rayonnement thermique est un transfert de chaleur sous forme d’onde


électromagnétiques, sans besoin de contact direct entre les corps ni d’un milieu matériel. Dans
une chaudière à biomasse, le rayonnement joue un rôle important, surtout à haute température,
où la chaleur produite par la flamme est émise directement vers les surfaces internes de la
chaudière. Ces surfaces absorbant l’énergie rayonnée et la transmettant ensuite au fluide
caloporteur. Ce mode de transfert complète la conduction et la convection. Il est essentiel pour
améliorer l’efficacité globale de la combustion.

Loi de Stefan-Boltzmann : 𝝋 = 𝝈𝑻𝟒 𝒔 ; Ou, 𝜎 est la constante de Stefan- Boltzmann, vaut


𝟓, 𝟔𝟕. 𝟏𝟎−𝟖 𝒘/(𝒎𝟐 . 𝒌𝟒 ) .

3.2.4 Equations de la température du fluide caloporteur :

Le transfert de chaleur dans une chaudière à biomasse peut être modélisée par l’équations
suivante :

Q=𝒎̇ . 𝑪𝒑. (𝑻𝐬 − 𝐓𝐞) (6)

Cette équation permet de quantifier la quantité de chaleur transférée au fluide caloporteur,


essentielle pour évaluer la performance thermique de la chaudière.

Avec :

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 Q : quantité de chaleur.

 𝒎̇ : le débit massique du fluide caloporteur(kg/s).

 𝑪𝒑: La capacité calorifique spécifique du fluide (J/kg. K).

 Ts et Te : Les températures de sortie et d’entrée du fluide(K).

3.2.5 le rendement thermique de la chaudière de biomasse :

Le rendement thermique ou l’efficacité thermique permet de mesurer la performance


énergétique du système, c’est-à-dire la capacité de la chaudière à transformer l’énergie contenue
dans la biomasse en chaleur utile, s’écrivant suivante :

𝑸 𝐮𝐭𝐢𝐥𝐞
𝓻= × 𝟏𝟎𝟎 (7)
𝑸 𝒄𝒐𝒎𝒃𝒖𝒔𝒕𝒊𝒃𝒍𝒆

 𝓻 : le rendement thermique dans la chaudière (en %).

 𝑸utile : la quantité de chaleur transférée au fluide caloporteur (énergie utile).

 𝑸Combustible : énergie totale contenue dans la biomasse brûlée.

Une chaudière efficace présente généralement un rendement entre 70 % et 90 %.

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