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Cours 2-2023

La modélisation statistique en un point de l'écoulement repose sur des observations expérimentales montrant que, bien que les signaux de vitesse soient non reproductibles, leurs moments statistiques le sont. Les modèles RANS se classifient selon l'ordre des moments retenus, allant des modèles à 0 équation à ceux à 2 équations, chacun ayant des applications spécifiques dans l'analyse des écoulements turbulents. Les modèles à zéro équation, par exemple, utilisent des échelles de longueur pour déterminer la viscosité turbulente, tandis que les modèles à un ou deux équations intègrent des tensions de Reynolds et d'autres paramètres pour une modélisation plus précise.

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Cours 2-2023

La modélisation statistique en un point de l'écoulement repose sur des observations expérimentales montrant que, bien que les signaux de vitesse soient non reproductibles, leurs moments statistiques le sont. Les modèles RANS se classifient selon l'ordre des moments retenus, allant des modèles à 0 équation à ceux à 2 équations, chacun ayant des applications spécifiques dans l'analyse des écoulements turbulents. Les modèles à zéro équation, par exemple, utilisent des échelles de longueur pour déterminer la viscosité turbulente, tandis que les modèles à un ou deux équations intègrent des tensions de Reynolds et d'autres paramètres pour une modélisation plus précise.

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Modélisation statistique en un point

1.. Comment est venue l’idée?


La modélisation statistique en un point de l’écoulement sont développées sur la base de ces observations
expérimentales :
Même si l’expérience montre que le signal de vitesse mesuré
au même point de la même soufflerie n’est pas reproductible.

La densité de probabilité des signaux de vitesse est


reproductible ou déterministe.

Les signaux sont donc différents mais ils partagent les


mêmes moments statistiques (moyenne, variance, …)

D’un point de vue ingénieur, l’analyse d’un écoulement turbulent peut se faire à travers ses quantités statistiques
obtenues en un point. NBN-M2-2023
1
2. La classification des modèles RANS:
Les méthodes de fermeture en un point opèrent sur les équations statistiques des différents moments de
fluctuations de vitesse. Ainsi, nous distinguerons divers types de modèles selon l’ordre des moments retenus
comme inconnues principales.
Aussi, selon le nombre d’équations d’évolution supplémentaires associées, on parlera de :
- Modèle à 0 équation (dit modèle de longueur de mélange)
- Modèle à 1 équation (équation de k, longueur de mélange (𝑘 − 𝑙𝑚 )
- Modèle à 2 équations (𝑘 − 𝜀; 𝑘 − 𝜔,…

2.1. Les modèles au premier ordre:


Le champ des grandeurs inconnues principales se limite aux seules valeurs moyennes des fonctions
de l’écoulement (moment d’ordre un).

2.2. Les modèles au deuxième ordre:


Ces modèles nécessitent comme inconnues premières, outre les valeurs moyennes, les tensions de
Reynolds (moments d’ordre deux).
NBN-M2-2023 2
2.1. Les modèles au premier ordre:

Ce sont les modèles à viscosité turbulente basés sur l’hypothèse de viscosité apparente, introduite par Boussinesq en 1897.
Il relie le tenseur de Reynolds au champ moyen de vitesse (tenseur de déformation), par similitude avec la loi de comportement
d’un fluide visqueux reliant le tenseur des contraintes visqueuses 𝜏𝑖𝑗 au tenseur de déformation 𝑆𝑖𝑗 :

A. Rappel des équations de Reynolds (RANS equations): Ecoulement stationnaire incompressible


ഥ𝑖
𝜕𝑈 𝜕𝑃ത 𝜕 ഥ𝑖
𝜕𝑈
𝑈𝑗 . =− +  − 𝑢𝑖 𝑢𝑗 (A.1)
𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑖 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗


𝜕𝑈 𝜕𝑃ത 𝜕 ഥ𝑖
𝜕𝑈 ഥ𝑗
𝜕𝑈
Ou 𝑈𝑗 . 𝑖 = − +  + − 𝑢𝑖 𝑢𝑗
𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑖 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑖

ഥ𝑖
𝜕𝑈 𝜕
Ou 𝑈𝑗 . = ത 𝑖𝑗 + 2𝑆𝑖𝑗 −𝑢𝑖 𝑢𝑗
−𝑃𝛿 (A.2)
𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗
𝜏𝑖𝑗 𝑡
𝜏𝑖𝑗

ത 𝑖𝑗 + 2𝑆𝑖𝑗
Pour un fluide newtonien incompressible: 𝜏𝑖𝑗 = −𝑃𝛿 ;  la viscosité dynamique du fluide

𝑡
Pour un écoulement turbulent: décomposition de 𝜏𝑖𝑗 en une partie sphérique + une partie déviateur de trace nulle

NBN-M2-2023 3
𝑡 𝑡 𝑡
𝜏𝑖𝑗 = 𝜋𝛿𝑖𝑗 + 𝐷𝑖𝑗 avec 𝐷𝑖𝑗 = 2𝑡 𝑆𝑖𝑗
Identifions la trace :
𝑡
𝑡𝑟 𝜏𝑖𝑗 = −𝜌 𝑢12 + 𝑢22 + 𝑢22 = −2𝜌𝑘
2
Or 𝑡𝑟 𝜋𝛿𝑖𝑗 = 3𝜋  𝜋 = − 3 𝜌𝑘
2
𝑡
𝜏𝑖𝑗 = − 𝜌𝑘𝛿𝑖𝑗 + 2𝜇𝑡 𝑆𝑖𝑗 ; 𝒕 la viscosité dynamique turbulente de l’écoulement
3

1 𝜕𝑈𝑖 𝜕𝑈𝑗 1
𝑆𝑖𝑗 = + et 𝑘 = 𝑢𝑖 𝑢𝑖 est l’énergie turbulente (Demi trace de 𝑢𝑖 𝑢𝑗 )
2 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑖 2

La viscosité turbulente et l’énergie turbulente jouent respectivement des rôles équivalents à ceux de la viscosité
moléculaire et de la pression.

2
En remplaçant: −ρ𝑢𝑖 𝑢𝑗 = − 𝜌𝑘𝛿𝑖𝑗 + 2𝜇𝑡 𝑆𝑖𝑗 dans l’équation (2)
3

𝜕𝑈ഥ𝑖 𝜕 2
𝑈𝑗 . = − 𝑃ത + 𝜌𝑘 𝛿𝑖𝑗 + 2  + 𝑡 𝑆𝑖𝑗 (A.3)
𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 3
𝜕𝑈ഥ𝑖 1 𝜕 2 𝜕 ഥ𝑖
𝜕𝑈 ഥ𝑗
𝜕𝑈
𝑈𝑗 . =− 𝑃ത + 𝜌𝑘 + ( + 𝑡 ) + (A.4)
𝜕𝑥 𝑗 𝜌 𝜕𝑥 𝑖 3 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑖
C’est l’équation de Reynolds-Boussinesq
NBN-M2-2023 4
2
Ou simplement en prenant 𝑃ത ∗ = 𝑃ത + 𝜌𝑘 :
3
ഥ𝑖
𝜕𝑈 1 𝜕𝑃ത ∗ 𝜕 ഥ𝑖
𝜕𝑈
𝑈𝑗 . = − + ( + 𝑡 ) (A.5)
𝜕𝑥𝑗 𝜌 𝜕𝑥𝑖 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗

𝑡 𝜕𝑈𝑚
De façon générale, 𝜏𝑖𝑗 est exprimée comme suit : 𝑢𝑖 𝑢𝑗 = 𝐹𝑖𝑗 ( )
𝜕𝑥𝑛

Selon l'expression de la fonction 𝐹𝑖𝑗 , on trouve différentes classes de schémas de fermeture :


• Schémas linéaires: sont les modèles algébriques et modèles à équations de transport
• Schémas non-linéaires. Non-Linear Eddy Viscosity Model (comme 𝑘 − 𝜀 𝑟é𝑎𝑙𝑖𝑠𝑎𝑏𝑙𝑒)
• Schémas tensoriels.

On se limitera dans ce qui suit aux modèles à schémas linéaires.


Aussi, selon le nombre d’équations d’évolution supplémentaires associées, on introduit la classification suivante:
- Modèle à 0 équation (dit modèle de longueur de mélange)
- Modèle à 1 équation (équation de k, longueur de mélange algébrique (𝑘 − 𝑙𝑚 )
- Modèle à 2 équations (𝑘 − 𝜀; 𝑘 − 𝜔,…
NBN-M2-2023 5
Au départ, Boussinesq supposait 𝑡 constante; mais elle est vite remise en cause sachant que l’agitation turbulente
n’est pas une propriété physique du fluide.

L’analyse dimensionnelle de cette grandeur permit de la donner comme fonction de deux échelles caractéristiques
de l’écoulement: à savoir une échelle de vitesse et une échelle de longueur. 𝑡  𝑢𝑡 𝑙𝑚

Selon les relations qui permettent de déterminer ces échelles, nous distinguerons entre les différents modèles se
basant sur le concept de viscosité turbulente.

2.1.1. Modèle du premier ordre à zéro équation:

Les modèles a zéro équation déterminent algébriquement la viscosité de turbulence a partir d'une échelle de
longueur caractéristique de l'agitation turbulente. Ils reposent sur le concept de la longueur de mélange introduite par
Prandtl(1925); ils sont dits schémas de longueur de mélange.

A l'origine, Prandtl l’a développé pour les écoulements bidimensionnels stationnaires de type couche limite où la
contrainte principale peut donc s’écrire:

NBN-M2-2023 6

𝜕𝑈
−𝑢𝑣 = 𝑡
𝜕𝑦
On peut associer à l’écoulement la fluctuation de vitesse:
𝜕𝑈ഥ
ഥ ഥ
𝑢𝑡 = 𝑈 𝑦 + 𝑙𝑚 − 𝑈(𝑦) ≅ 𝑙𝑚
𝜕𝑦 𝑦
Au cours du mélange, les fluctuations peuvent être supposées du même ordre: 𝑢 ≈ v
D’où 𝑢𝑣 ≈ 𝑢 𝑣 ≈ 𝑢𝑡 2

2 ഥ 𝜕𝑈
𝜕𝑈 ഥ
Ainsi on obtient la fermeture suivante: 𝑢𝑣 = 𝑙𝑚
𝜕𝑦 𝜕𝑦

𝜕𝑈
Ainsi 𝑡 = 2
𝑙𝑚
𝜕𝑦

𝑙𝑚 est donnée par une expression analytique qui est basée sur des résultats expérimentaux pour certains
écoulements cisaillés:
- Sa valeur reflète la nature de l'agitation propre à chaque configuration.
NBN-M2-2023 7
• Cas d’un jet plan: 𝑙𝑚 𝑥 = 0,09𝛿0,5 (𝑥) …………..………avec 𝛿0,5 𝑥 = 0,1𝑥 (𝛿0,5 demi largeur du jet)
• Ca d’un jet rond: 𝑙𝑚 𝑥 = 0,075𝛿0,5 (𝑥) …………………avec 𝛿0,5 𝑥 = 0,09𝑥

𝑙𝑚 (𝑦) 𝑦 2 𝑦 4
• Cas d’une conduite-canal: = 0,14 − 0,08 1 − − 0,06 1 − ; R étant le rayon de la
𝑅 𝑅 𝑅
conduite ou demi largeur du canal

• Cas d’une couche limite:


𝑦+

- Zone de paroi: 𝑙𝑚 𝑦 = 𝑦(1 − 𝑒 𝐴+ )…………….Van Driest
- Région logarithmique: 𝑙𝑚 𝑦 = y
𝑙𝑚 𝑥,𝑦  𝑦
- Zone externe: pour 𝑦Τ𝛿 > 0.15 ; = 0,085 tanh
𝛿(𝑥) 0,085 𝛿 𝑥
𝑦𝑢∗ 𝜏𝑝
 = 0,41; 𝐴+ = 26 ; 𝛿: épaisseur de la couche limite ; 𝑦+ = et 𝑢∗ =
 𝜌

NBN-M2-2023 8
Modèles bizone en couche limite:

D’après le modèle Smith-Cebeci (1967), Un profil de vitesse moyenne réaliste en couche limite turbulente peut
s’obtenir avec une prescription de la longueur de mélange sur deux zones:

𝑟é𝑔𝑖𝑜𝑛 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑛𝑒, 𝑦 < 𝑦𝑚 𝑜ù 𝑡 = 𝑡1


ቊ 𝑦𝑚 + ≈ 400
𝑟é𝑔𝑖𝑜𝑛 𝑒𝑥𝑡𝑒𝑟𝑛𝑒, 𝑦 > 𝑦𝑚 𝑜ù 𝑡 = 𝑡2

𝑦+
2 𝜕𝑈 −
𝑡1 = 𝑙𝑚 ; 𝑙𝑚 𝑦 = 𝑦(1 − 𝑒 𝐴+ )
𝜕𝑦
−1
𝑦 6
𝑡2 = 𝛼𝑈𝐸 𝛿 ∗ 𝐹𝐾𝑙𝑒𝑏 (𝑦, 𝛿) ; 𝐹𝐾𝑙𝑒𝑏 𝑦, 𝛿 = 1 + 5,5
𝛿

1
𝑑𝑃 −2
𝛼 = 0,0168; 𝐴+ = 26 1 + 𝑦 𝑑𝑥
𝜌𝑢∗ 2

NBN-M2-2023 9
Autres modèles algébriques

Citons parmi ces propositions:


• Prandtl-Reichardt (1942): Adapté aux écoulements cisaillés libres:
𝑡 = 𝐴 𝑈𝑚𝑎𝑥 − 𝑈𝑚𝑖𝑛 𝛿 ; 𝐴 = 0,0148 𝑗𝑒𝑡 𝑝𝑙𝑎𝑛 , et , 𝑒𝑡 𝐴 = 0,010(jet rond)

• Smagorinsky (1963):
Modèle en fermeture de sous malle LES
2 1/2
𝑡 = 𝑙𝑚 2𝑆𝑖𝑗 𝑆𝑖𝑗
• Baldwin-Lomax (1978) :
modèle bicouche en couche limite pariétale attachée
1/2
𝑡 = 𝑙𝑚 2 𝑖𝑗 𝑖𝑗
- Des extensions ont été proposées pour tenir compte des effets, comme par exemple :
Effets de courbure, Sawyer (1963).

Avantages
Manques
De concept simple,
manque d'universalité
Faciles a implémenter numériquement
Difficilement exploitables en écoulements complexes.
Largement documentés. NBN-M2-2023 10
A l’aide de relations purement algébriques, il est quand-même difficile de traduire correctement les propriétés
turbulentes d’écoulements complexes (tridimensionnels, avec décollement….).

1.2. Modèles du premier ordre à une équation:


Afin de surmonter cette limitation, une équation supplémentaire d’une grandeur turbulente, qui tienne compte des
modifications locales de l’agitation turbulente est considérée. La viscosité de turbulence s'obtient par une fonction
auxiliaire, solution d'une équation de transport spécifique. La classification est relative au choix de cette fonction.

Celle-ci est généralement représentative d’une échelle de vitesse des fluctuations turbulentes (u ≈ k , k énergie
1
cinétique de turbulence: 𝑘 = 𝑢𝑖 𝑢𝑖 ).
2
𝑡 = 𝐶𝜇 𝑙 𝑘 (Type Kolmogoroff-Prandtl).
𝐶𝜇 est une constante et 𝑙 est une échelle de longueur.
Soulignons quand même que le gain est généralement encore limité, du fait que l’échelle de longueur reste toujours
prescrite de façon algébrique.

NBN-M2-2023 11
B. Equation de transport des tensions de Reynolds :

L’équation de Navier Stokes régissant la fluctuation 𝑢𝑖 est obtenue en retranchant de l’équation de Navier stokes
instantanée (I) l’équation de Reynolds moyennée (II):

ഥ𝑖 +𝑢𝑖 )
𝜕(𝑈 ത
1 𝜕(𝑃+𝑝) 𝜕 ഥ𝑖 +𝑢𝑖 )
𝜕(𝑈
ഥ𝑗 +𝑢𝑗
𝑈 = − +  (B.1)
𝜕𝑥𝑗 𝜌 𝜕𝑥𝑖 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗

ഥ ത ഥ𝑖
ഥ𝑗 𝜕𝑈𝑖 = − 1 𝜕𝑃 +
𝑈
𝜕

𝜕𝑈
− 𝑢𝑖 𝑢𝑗 (B.2)
𝜕𝑥𝑗 𝜌 𝜕𝑥𝑖 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗

ഥ ഥ ത ഥ𝑖
ഥ𝑗 𝜕𝑈𝑖 + 𝑈
𝑈 ഥ𝑗 𝜕𝑢𝑖 + 𝑢𝑗 𝜕𝑈𝑖 + 𝑢𝑗 𝜕𝑢𝑖 = − 1 𝜕𝑃 − 𝜕𝑝
+
𝜕

𝜕𝑈
+
𝜕

𝜕𝑢𝑖
(I) développée
𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜌 𝜕𝑥𝑖 𝜕𝑥𝑖 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗
ഥ𝑖
𝜕𝑈 1 𝜕𝑃ത 𝜕 ഥ𝑖
𝜕𝑈
ഥ𝑗
𝑈 = − +  + 𝑢𝑖 𝑢𝑗 (II)
𝜕𝑥𝑗 𝜌 𝜕𝑥𝑖 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗

12
On obtient l’équation (B.3):


ഥ𝑗 𝜕𝑢𝑖 + 𝑢𝑗 𝜕𝑈𝑖 + 𝑢𝑗 𝜕𝑢𝑖 = − 1
𝑈
𝜕𝑝
+
𝜕

𝜕𝑢𝑖

𝜕
𝑢𝑖 𝑢𝑗 (B.3)
𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜌 𝜕𝑥𝑖 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗

ഥ𝑘
𝜕𝑢𝑖 𝑈 ഥ 𝑖 𝑢𝑘
𝜕𝑈 𝜕𝑢𝑖 𝑢𝑘 1 𝜕𝑝 𝜕 𝜕𝑢𝑖 𝜕
+ + = − +  + 𝑢𝑖 𝑢𝑘 (B.3) en remplaçant l’indice j par
𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘 𝜌 𝜕𝑥𝑖 𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘
k

De même l’équation de Navier Stokes régissant la fluctuation 𝑢𝑗 .


ഥ𝑘
𝜕𝑢𝑗 𝑈 ഥ𝑗 𝑢𝑘
𝜕𝑈 𝜕𝑢𝑖 𝑢𝑘 1 𝜕𝑝 𝜕 𝜕𝑢𝑗 𝜕
+ + =− +  + 𝑢𝑗 𝑢𝑘 (B.4)
𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘 𝜌 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘

Ainsi l’équation de transport des tensions de Reynolds sont obtenues en additionnant l’équation de la fluctuation
𝑢𝑖 multipliée par 𝑢𝑗 + l’équation de la fluctuation 𝑢𝑗 multipliée par 𝑢𝑖

13
Ces trois termes du membre de gauche de l’équation sont alors :

ഥ𝑘 )
𝜕( 𝑢𝑖 𝑈 ഥ𝑘 )
𝜕( 𝑢𝑗 𝑈 𝜕
𝑢𝑗 + 𝑢𝑖 = ഥ𝑘
𝑢𝑖 𝑢𝑗 𝑈 (B.5-a)
𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘

ഥ 𝑖 𝑢𝑘 )
𝜕(𝑈 ഥ𝑗 𝑢𝑘 )
𝜕(𝑈 ഥ𝑖
𝜕𝑈 ഥ𝑗
𝜕𝑈
𝑢𝑗 + 𝑢𝑖 = 𝑢𝑗 𝑢𝑘 + 𝑢𝑖 𝑢𝑘 (B.5-b)
𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘

𝜕𝑢 𝑢 𝜕𝑢𝑗 𝑢𝑘 𝜕
𝑢𝑗 𝑖 𝑘 + 𝑢𝑖 = 𝑢𝑖 𝑢𝑗 𝑢𝑘 (B.5-c)
𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘

En appliquant l’opérateur moyenne et en utilisant la condition d’incompressibilité :

𝜕
ഥ𝑘 = 𝑃𝑖𝑗 + 𝑇𝑖𝑗 + 𝑖𝑗 + 𝐷𝑖𝑗 − 𝜖𝑖𝑗
𝑢𝑖 𝑢𝑗 𝑈 (B.6)
𝜕𝑥𝑘

14
ഥ𝑖
𝜕𝑈 ഥ𝑗
𝜕𝑈
𝑃𝑖𝑗 = − 𝑢𝑗 𝑢𝑘 + 𝑢𝑖 𝑢𝑘 (B.6-a)
𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘

𝜕
𝑇𝑖𝑗 = − 𝑢𝑖 𝑢𝑗 𝑢𝑘 (B.6-b)
𝜕𝑥𝑘

1 𝜕𝑝 𝜕𝑝
𝑖𝑗 = − 𝑢𝑗 + 𝑢𝑖 (B.6-c)
𝜌 𝜕𝑥𝑖 𝜕𝑥𝑗

𝜕 𝜕𝑢 𝜕𝑢𝑗
𝐷𝑖𝑗 = 𝑢𝑗  𝑖 + 𝑢𝑖  (B.6-d)
𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘

𝜕𝑢𝑖 𝜕𝑢𝑗 𝜕𝑢𝑗 𝜕𝑢𝑖


𝜖𝑖𝑗 =  +  (B.6-e)
𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘

15
C. Equation de bilan de l’énergie cinétique de turbulente :

L’équation de l’énergie cinétique turbulente est obtenue par contraction d’indices i=j et en gardant la demi somme :

𝜕 𝑢𝑖 𝑢𝑖 𝑃𝑖𝑗 +𝑇𝑖𝑗 +𝑖𝑗 +𝐷𝑖𝑗 −𝜖𝑖𝑗


ഥ𝑘
𝑈 =
𝜕𝑥𝑘 2 2

𝜕 ഥ
ഥ𝑘 𝑘 = −𝑢𝑖 𝑢𝑘 𝜕𝑈𝑖 − 1
𝑈
𝜕
𝑢𝑖 𝑢𝑖 𝑢𝑘 −𝑢𝑗
1 𝜕𝑝
+
𝜕
𝑢 
𝜕𝑢𝑖
− 
𝜕𝑢𝑖 𝜕𝑢𝑖
𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘 2 𝜕𝑥𝑘 𝜌 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑘 𝑖 𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘

𝜕 ഥ 1 𝜕𝑝𝑢𝑗
ഥ𝑘 𝑘 = −𝑢𝑖 𝑢𝑘 𝜕𝑈𝑖 − 1
𝑈
𝜕
𝑢𝑖 𝑢𝑖 𝑢𝑘 − +
𝜕
𝑢 
𝜕𝑢𝑖
− 
𝜕𝑢𝑖 𝜕𝑢𝑖
(B.7)
𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘 2 𝜕𝑥𝑘 𝜌 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑘 𝑖 𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘

𝜕 𝜕𝑢 𝜕2 𝑘
Avec 𝑢  𝑖 = 
𝜕𝑥𝑘 𝑖 𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗

1 𝜕
𝑢𝑖 𝑢𝑖 𝑢𝑘 : Terme de diffusion de 𝑘𝑡 par fluctuation de vitesse
2 𝜕𝑥𝑘

𝜕𝑢𝑖 𝜕𝑢𝑖
 : terme de dissipation visqueuse par unité de masse. Terme qui est toujours positif
𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘 16
Pour un écoulement homogène : l’équation se réduit à:

𝜕 ഥ
ഥ𝑘 𝑘 = −𝑢𝑖 𝑢𝑘 𝜕𝑈𝑖 −  𝜕𝑢𝑖
𝑈
𝜕𝑢𝑖
(B.8)
𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘 𝜕𝑥𝑘

La convection de l’énergie cinétique turbulente par unité de masse est équilibrée par la production (transfert entre le
champ moyen et le champ turbulent) d’un côté et la dissipation visqueuse par unité de masse d’un autre côté.

En reprenant l’équation de transport de l’énergie cinétique de l’écoulement moyen, on remarque notamment que le
terme de production en rouge est le même mais de signe opposé à celui de l’équation (B.8) .

ഥi ഥ𝑖 2
ഥ j . 𝜕K
U = +ui uj
U
−
𝜕𝑈

𝜕 1

PUഥi −
𝜕𝐾
ഥ i ui uj
+ U
𝜕xj 𝜕xj 𝜕𝑥𝑗 𝜕xi ρ 𝜕𝑥𝑗

17
La valeur de k s'obtient par la résolution d'une équation de transport modélisée: Eq (B.7) en reprenant l’indice j:

𝜕 ഥ 1 𝜕𝑝𝑢𝑗 𝜕2 𝑘
ഥ𝑗 𝑘 = −𝑢𝑖 𝑢𝑗 𝜕𝑈𝑖 − 1
𝑈
𝜕
𝑢𝑖 𝑢𝑖 𝑢𝑗 − +  − 
𝜕𝑢𝑖 𝜕𝑢𝑖
(B.9)
𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 2 𝜕𝑥𝑗 𝜌 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗

Ou
2
ഥ𝑖 1 𝜕𝑢𝑗 .𝑝 𝜕2 𝑘
ഥ𝑗 . 𝜕𝑘
𝑈 =
𝜕𝑈
− 𝑢𝑖 𝑢𝑗 . −
𝜕𝑢𝑖
− +
𝜕
𝑘𝑢𝑗 −  (B.10)
𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜌 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗
𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑃𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑖𝑠𝑠𝑖𝑝𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝐷𝑖𝑓𝑓𝑢𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑡𝑢𝑟𝑏𝑢𝑙𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑒𝑡 𝑚𝑜𝑙é𝑐𝑢𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒

2
ഥ𝑖 𝜕 𝑢𝑗 .𝑝 𝜕2 𝑘
ഥ𝑗 . 𝜕𝑘
𝑈 =
𝜕𝑈
− 𝑢𝑖 𝑢𝑗 . −
𝜕𝑢𝑖
− + 𝑘𝑢𝑗 −  (B.10)
𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜌 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗
𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑃𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑖𝑠𝑠𝑖𝑝𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝐷𝑖𝑓𝑓𝑢𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑡𝑢𝑟𝑏𝑢𝑙𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑒𝑡 𝑚𝑜𝑙é𝑐𝑢𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒

1 𝜕 𝜕
avec 𝑢𝑖 𝑢𝑖 𝑢𝑗 = 𝑘𝑢𝑗
2 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗

ഥ𝑖 , 𝑃ത et 𝑢𝑖 𝑢𝑗 .
Cette équation fait apparaitre de nouveaux termes par rapport aux variables 𝑈
Pour pouvoir calculer k, il est nécessaire de modéliser au préalable la plupart des termes.
NBN-M2-2023 18
La modélisation concerne les termes suivants :
ഥ𝑖
𝜕𝑈
• Production 𝑃 (𝑘)
= −𝑢𝑖 𝑢𝑗
𝜕𝑥𝑗
ഥ𝑖
𝜕𝑈 ഥ𝑖
𝜕𝑈 ഥ𝑗
𝜕𝑈 2 ഥ𝑖
𝜕𝑈
En utilisant l’hypothèse de Boussinesq: −𝑢𝑖 𝑢𝑗 = 𝑡 + − 𝑘𝛿𝑖𝑗
𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑖 3 𝜕𝑥𝑗
(𝑘) 𝜕(𝑘𝑢𝑗 )
• Diffusion turbulente : 𝐷𝑡𝑢𝑟 = :
𝜕𝑥𝑗
𝑡 𝜕𝑘
Par analogie à la diffusion visqueuse: 𝑘𝑢𝑗 = − ; 𝜎𝑘 = 𝑐𝑡𝑒 est l’équivalent d’un nombre de Prandtl turbulent.
𝜎𝑘 𝜕𝑥𝑗
𝜕𝑢𝑖 2
• Pseudo-dissipation : 𝜀 = ( )
𝜕𝑥𝑗
3
𝑘2
𝜀= 𝐶𝐷 ; 𝐶𝐷 = 𝑐𝑡𝑒
𝐿
1 𝜕𝑝𝑢𝑗 (𝑘)
• Diffusion par fluctuations de pression: 𝐷𝑝𝑟𝑒𝑠 = ……………… Négligé ou pris dans 𝐷𝑡𝑢𝑟
𝜌 𝜕𝑥𝑗

NBN-M2-2023 19
avec les hypothèses précédentes, l’équation de k peut s’écrire sous la forme suivante:
𝜕𝑘 ഥ𝑖
𝜕𝑈 ഥ𝑗 𝜕 𝑈
𝜕𝑈 ഥ𝑖 𝜕 𝑡 𝜕𝑘
ഥ𝑗 .
𝑈 = 𝑡 + + + − ณ
𝜀 (B.11)
𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑖 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜎𝑘 𝜕𝑥𝑗
𝐷𝑖𝑠𝑠
𝑃𝑟𝑜𝑑 𝐷𝑖𝑓𝑓

Avec 𝑡 = 𝐶𝜇 𝑙 𝑘
• Modèles largement diffusés, a l'origine, en aérodynamique externe : écoulements de couches limite sur ailes,
fuselage...
• Les fermetures à équation pour la fonction auxiliaire k réduisent en partie l'empirisme des schémas algébriques.
• La prescription algébrique d'une échelle de longueur rend difficile l'application en situation de physique complexe
(décollement, recirculation...), géométrie complexe (3D, confinement...

NBN-M2-2023 20
Notons que parmi les modèles les plus couramment utilisés, notamment en aérodynamique, celui de Spalart-
Allmaras (1992) qui considère une équation de transport modélisée pour la viscosité ෤ , au lieu, comme les
modèles précédents, d’exprimer 𝑡 comme une inconnue secondaire dans le modèle. C’est un modèle dit bas-
Reynolds: il est construit de sorte qu’il puisse être utilisé dans la région de paroi grâce au comportement du
coefficient 𝑓𝑣1 dans l’expression. Ce modèle est reconnu pour sa simplicité et sa stabilité.

Il est basé sur la résolution de l’équation de transport de viscosité turbulente modifiée ෤ ; telle que 𝑡 = ෤ 𝑓𝑣1 où
𝑓𝑣1 est une fonction d’amortissement visqueux donné par:
3 ෩
𝑓𝑣1 = 3 3 avec  = et 𝐶𝑣1 = 7.1
 +𝐶𝑣1 

Ainsi on écrit: 𝑢𝑖 𝑢𝑗 = −2𝑓𝑣1 ෤ 𝑆𝑖𝑗

Equation de transport de ෤ :

2
𝜕
෩ 1 𝜕 𝜕
෩ 𝜕


𝑈𝑗 . = 𝑃෩ +  + ෤ + 𝐶𝑏2 − 𝐷෩
𝜕𝑥𝑗 𝜎෩ 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗
෩ 
Ici , 𝑃෩ = 𝐶𝑏1 𝑆෤ : terme de production de ෤ avec 𝑆 = 𝑆 + 2 2 𝑓𝑣2 où 𝑆 =
ሚ ሚ 2𝑖𝑗 𝑖𝑗 et 𝑓𝑣2 =1−
𝑑 1+𝑓𝑣2
NBN-M2-2023 21
1
෩ 2 6 6
1+𝐶𝜔3
Le terme de destruction 𝐷෩ = 𝐶𝜔1 𝑓𝜔 où 𝑓𝜔 = 𝑔 6 est la fonction d’amortissement qui doit annuler
𝑑 𝑔6 +𝐶𝜔
le terme de dissipation en dehors de la couche limite.

6 ෩
Avec 𝑔 = 𝑟 + 𝐶𝜔2 𝑟 − 𝑟 et 𝑟 = ሚ 2 2
𝑆 𝑑

« d » représente la distance à la paroi

𝐶𝑏1 1+𝐶𝑏2
𝐶𝜔1 = + et les autres constantes sont fournies dans le tableau:
2 𝜎

𝐶𝑏1 𝐶𝑏2 𝜎෩ 𝐶𝑣1 𝐶𝜔2 𝐶𝜔3 


0.1335 0.622 0.6666 7.1 0.3 2 0.4187

Même si ce modèle est assez empirique et relativement simple, il donne de bons résultats pour les écoulements de
couches limites.

Ce modèle est venu supplanter celui de Nee-Kovasznay, 1969 qui considère l’équation de transport de la viscosité
totale (  + 𝑡 ); comme première tentative de ce type de fermeture.
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1.3. Modèle du premier ordre à deux équations:
La famille des modèles à deux équations est apparue pour éviter la prescription algébrique d’une échelle de
longueur.
Ces modèles utilisent en plus de l’équation pour l’échelle de vitesse déduite de k, une équation de transport de
l’échelle de longueur ou de toute grandeur g dont la combinaison de type :𝑔𝑚 𝑘 𝑛 est homogène à une longueur.

Le modèle 𝑘 − 𝜀 standard: Jones- Launder (1972), Hanjalic-Launder (1972)

𝑘 3/2
Par une analyse dimensionnelle, l’échelle de longueur caractéristique découlant de la combinaison (k, 𝜀 ): 𝑙 ≈
𝜀
𝑘2
La viscosité turbulente est donnée localement par: 𝑡 = 𝐶𝜇 , 𝐶𝜇 =cte .
𝜀

Les valeurs de k et  sont obtenues par la résolution de leurs équations de transport modélisées:
L’équation de k déjà écrite précédemment:

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Avec ces hypothèses de modélisation (diap.20), l’équation se met sous la forme:

𝜕𝑘 ഥ𝑖
𝜕𝑈 ഥ𝑗 𝜕 𝑈
𝜕𝑈 ഥ𝑖 𝜕 𝑡 𝜕𝑘
ഥ𝑗 .
𝑈 = 𝑡 + + + −𝜀 (Eqt k-mod) (B.11)
𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑖 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜎𝑘 𝜕𝑥𝑗

L’équation transport de la dissipation s’obtient en prenant le rotationnel des équations des fluctuations de vitesse.
Néanmoins, une telle équation aurait un nombre considérable de termes à modéliser et dont les caractéristiques
sont inconnues.
𝑘
Ainsi, s’appuyant sur des approches essentiellement empiriques et sur l’équation de k (𝑘 = 𝜀 ), en considérant
𝜀
les mêmes contributions élémentaires, on donne directement le résultat :

ഥ𝑗 𝜕𝜀 𝜀 ഥ𝑖
𝜕𝑈 ഥ𝑗 𝜕 𝑈
𝜕𝑈 ഥ𝑖 𝜕 𝑡 𝜕𝜀 𝜀2
𝑈 = 𝐶𝜀1 𝑡 + + + − 𝐶𝜀2 (Eqt -mod) (B.12)
𝜕𝑥𝑗 𝑘 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑖 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜎𝜀 𝜕𝑥𝑗 𝑘

𝑘2
Avec: 𝑡 (𝑘, 𝜀) = 𝐶
𝜀

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Les constantes adimensionnelles du modèle sont obtenues sur la bases de considérations physiques:

𝐶𝜀2 est liée à la décroissance de k en turbulence de grille


𝐶𝜀1 est liée au comportement de l’équation dans la région interne de la couche limite (déformation ou cisaillement
uniforme).
𝜎𝑘 et 𝜎𝜀 , proches de 1, sont souvent ajustés sur des résultats expérimentaux de référence (jet-sillage)
𝐶𝜇 𝐶𝜀1 𝐶𝜀2 𝜎𝜀 𝜎𝑘
0.09 1.44 1.92 1.3 1.0

Ce modèle est largement utilisé malgré des faiblesses telles que:


• Les difficultés dues à l’équation de  qui est une forme approchée: peu adaptée aux écoulements complexes.
• Surestimation des contraintes turbulentes et de la viscosité dans les zones de forts cisaillements
Afin de corriger ces inconvénients :
l’introduction des « lois de paroi » permettant de bien simuler la zone proche paroi qui aussi une zone de faibles
nombres de Reynolds ( Low-Re ).

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• Modification des équations de transport de k et 𝜀 en introduisant un facteur d’amortissement pour tenir compte
des effets de paroi .
𝑘2 +
• 𝑡 = 𝐶 𝑓 Avec 𝑓 = 1 − 𝑒 −0.0115𝑦
𝜀

Ainsi, quand on s’approche de la paroi, ce coefficient tend vers zéro et les effets de la turbulence diminuent..

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Les « lois de paroi » ou « wall-functions » associées au modèle k-

En proche paroi k est théoriquement nulle et  a une valeur finie … Par conséquent, le modèle ne peut être
appliqué dans cette zone.

La solution: imposer des conditions aux limites au premiers nœuds du maillage et non pas au niveau de la paroi: on
considère ainsi la contrainte tangentielle à la paroi et non pas la vitesse elle-même (laquelle est nulle à la paroi).
Les lois de paroi sont employées alors pour fournir les conditions aux limites pour les contraintes aux niveaux des
parois, nécessaires à la résolution de l’équation de  notamment.

Ces lois sont déterminées expérimentalement après l’analyse de la couche limite turbulente.

𝑦𝑢∗ 𝑢
En prenant les variables adimensionnelles de paroi : 𝑦+ = et 𝑢+ =
 𝑢∗
1
On sait que pour 𝑦 + > 7, on est en région logarithmique, où : 𝑢+ = 𝑙𝑛𝑦 +

Avec  = 0.41 est la constante de Van Karman et  = 9.7, constante empirique.

A reprendre après notions Couche limite turbulente….


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V. Yakhot et al. ont proposé en 1992 une version légèrement différente du modèle standard, en s’appuyant sur la
théorie de groupes de renormalisation (RNG) appliquée sur l’équation instantannée de Navier-Stokes; C’est:

modèle 𝑘 − 𝜀 𝑅𝑁𝐺:
On peut considérer qu’il s’agit d’une correction implicite du modèle standard dont l’idée de base est d’avoir des
résultats plus réalistes dans des régions de fort gradient en atténuant la diffusivité excessive.
Les calculs analytiques obtenus donnent un modèle avec des constantes différentes du modèle standard:

𝜕𝑘 ഥ𝑖
𝜕𝑈 𝜕𝑈ഥ𝑗 𝜕 𝑈
ഥ𝑖 𝜕 𝑡 𝜕𝑘
ഥ𝑗 .
𝑈 = 𝑡 + + + −𝜀
𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑖 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜎𝑘 𝜕𝑥𝑗
𝜕𝜀 𝜀 ഥ𝑖
𝜕𝑈 𝜕𝑈ഥ𝑗 𝜕 𝑈
ഥ𝑖 𝜕 𝑡 𝜕𝜀 𝜀2
ഥ𝑗
𝑈 = 𝐶𝜀1 𝑡 + + + − 𝐶𝜀2
𝜕𝑥𝑗 𝑘 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑖 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜎𝜀 𝜕𝑥𝑗 𝑘

1 1
Avec = = 1.39 et 𝐶𝜀1 = 1.42
𝜎𝜀 𝜎𝑘

L’originalité: 𝐶𝜀2 n’est plus une constante; sa valeur dépend explicitement du rapport des deux « fréquences »
𝜀
S et :
𝑘
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Une correction implicite du modèle de b
𝐶 3 (1−Τ0 ) 𝑘
𝐶𝜀2 = 1.68 + avec  = 𝑆 et 𝑆 = 2𝑖𝑗 𝑖𝑗
1+𝛽3 𝜀
avec 𝐶 = 0.0845, 0 = 4.38 et 𝛽 = 0.012

𝐶 3 (1−Τ0 )
Ainsi, dans les zones à fort taux de déformation, 𝑅𝜀 = amène une contribution négative au
1+𝛽3
calcul de 𝑅𝜀 (diminution de 𝐶𝜀2 standard). Ce qui entraine une diminution de la destruction de la dissipation .
Ce modèle répond donc mieux aux effets de déformation rapide tels que:

• écoulement qui subit des accélérations ou des décélérations importantes (conduite en présence d’un
convergent ou d’un divergent)
• Présence de décollements ou des zones de recirculation.

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Il est aussi possible de prendre une autre grandeur que  comme seconde variable. Le modèle dont l’usage peut
être considéré aussi universel que le modèle 𝑘 − 𝜀 standard est le modèle 𝑘 − 𝜔.

Le modèle 𝑘 − 𝜔:

Il a été introduit initialement par Kolmogorov en 1942, à l’époque où sa résolution n’était pas possible. Il prit pour
𝜀
seconde variable une échelle caractéristique de la turbulence 𝜔 = ( fréquence: inverse de l’échelle de temps).
𝑘
L’inverse de  représente l’échelle de temps caractéristique de la dissipation de l’énergie cinétique k. Depuis de
nombreuses améliorations du modèle ont conduit à la forme standard développé par D. C Wilcox (1988):
Les équations modélisées pour k et  s’écrivent respectivement:
La viscosité turbulente est donnée dans ce cas par:
𝑘
𝑡 = 𝛼
𝜔
α est un coefficient permettant de diminuer l’influence de la viscosité turbulente en effectuant une correction “bas-
Reynolds”.

𝜕𝑘 ഥ𝑖
𝜕𝑈 ഥ𝑗 𝜕 𝑈
𝜕𝑈 ഥ𝑖 𝜕 𝜕𝑘
ഥ𝑗 .
𝑈 = 𝑡 + +  + 𝜎 ∗ 𝑡 − 𝛼𝑘𝜔
𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑖 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗
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Cette équation a une forme analogue à l’équation de k dans le modèle 𝑘 − 𝜀, avec au second membre le terme de
production suivi du terme de diffusion puis de celui de la dissipation de k.

L’équation de  est donnée par:

ഥ𝑖 ഥ𝑗 𝜕 𝑈
𝜕𝑈 ഥ𝑖
ഥ𝑗 . 𝜕𝜔 = 𝛼 𝜔 𝑡
𝑈
𝜕𝑈
+ +
𝜕
 + 𝜎𝑡
𝜕𝜔
− 𝛼𝜔2 ;
𝜕𝑥𝑗 𝑘 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑖 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗
Les constantes de ce modèle sont déduites de la même façon que pour le modèle 𝑘 − 𝜀 .

Sans corrections des « bas Reynolds » 𝛼 = 𝐶


Ce modèle présente des performances comparables à celles du modèle k-ε mais avec une prise en compte améliorée
de la zone de proche paroi: Une bonne prévision pour les écoulements transitoires et ceux avec recirculations…
Son inconvénient majeur : sensibilité à la condition aux limites sur ω aux frontières et à l’entrée du domaine de calcul.
On peut dire que le modèle k-ε est préconisé loin des parois alors que le modèle k- ω est meilleur près des parois.
Une version de modèle combinant les atouts de ces deux derniers modèles a été introduit par Menter (1994): k- ω-
SST (Shear Stress Transport). NBN-M2-2023 31
En résumé: Les modèles à viscosité turbulente basés sur l’hypothèse d’une forte turbulence ne sont pas
adaptés aux zones de proche des parois. Il existe des solutions permettant de tenir compte de la présence des
effets visqueux :
• (1) Utiliser une loi de paroi pour ne pas résoudre l’équation dans cette région (k- standard ou k- RNG.
• (2) introduire des fonctions d’amortissement forçant le comportement du modèle, appelé dès lors modèle bas-
Reynolds (k-ω).
• ou (3) résoudre des équations différentes pour l’écoulement principal et l’écoulement proche des parois (SST
k-ω).

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Calage des modèles 𝑘 − 𝜀 et 𝑘 − 𝜔 standards
Les valeurs de certains coefficients de ces modèles sont obtenues par référence à trois situations types:
• La décroissance énergétique en turbulence homogène isotrope.
• La région d’équilibre énergétique de couche limite
• La loi logarithmique de couche limite qui doit être solution de du modèle en négligeant la convection et la
diffusion visqueuse.

Exemple de détermination des constantes de modèles:


- Turbulence homogène de grille:
Lorsqu’une grille, dont la taille des barreaux et l’espacement entre eux sont connus, est placée dans un canal
alimenté par de l’air, on génère une turbulence calibrée (homogène) permettant de reproduire un spectre de
Kolmogorov.

𝜕𝑘 𝜕𝜀 ε2
En appliquant l’hypothèse d’homogénéité on a: = −ε et = −𝐶𝜀2
𝜕𝑡 𝜕𝑡 𝑘

Les résultats expérimentaux montrent que k décroit avec le temps selon : 𝑘 𝑡 = 𝑡 −𝑛 ; avec 1. < 𝑛 < 1.25
Ce qui qui nous donne une plage de variation de 𝐶𝜀2 : 1.8 < 𝐶𝜀2 < 2
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